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 Mi Casa es su Casa - C'est encore loin l'Espagne ? [Fe]

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Dolos BoGosse


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________________________________________ Mar 8 Jan 2019 - 11:00



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    J'étais rentré sans bruit dans la chambre de la jeune femme. D'ordinaire elle vivait dans une grande demeure en compagnie de divers petits personnages issus du monde des contes. De là où ils venaient, ils étaient tout colorés. J'avais vue le dessin animé. Je m'étais renseigné. Mais ici, ils étaient fait de chair et d'os. C'était surprenant ce que la magie pouvait accomplir. Ce n'était pas comme le pouvoir divin. Je n'arrivais pas à définir lequel des deux je préférais.

    Il m'était déjà arrivé d'entrer dans cette demeure en cachette, sans qu'on remarque ma présence. J'avais déjà pu y voir ce grand gaillard effrayé par tout. Ou le petit colérique qui courait dans tous les sens quand quelque chose l'énervait. J'avais failli glisser sur une marre d'eau, de larmes pour être exact. Je n'arrivais juste pas à comprendre la dernière occupante de la maison, qui avait une façon bien à elle de s'habiller.

    En entrant dans la chambre d'Aphrodite, je l'avais regardé dormir. Si belle. Si désirable. Elle avait ce petit quelque chose qui pourrait rendre un homme fou. D'ailleurs, elle en avait rendu plus d'un, fou. Fou de désir. Fou d'Amour. Son pouvoir était divin. Il pouvait envoûter n'importe quel être qu'elle désirait. Ca devait lui faciliter grandement la vie. Bien que sa peau nue devait suffir à convaincre n'importe qui. Elle faisait si jeune, si fraîche.

    A côté de son lit était posé un peignoir. Sans doute qu'elle avait quitté la salle de bain, avant de venir faire un somme. Je ne savais pas si elle dormait, ou si c'était de mon fait. Le décors avait légèrement changé. C'était toujours une chambre, mais elle était différente. Le lieu aussi était différent. On était dans un petit village, à proximité de la mer. Le sud de l'Espagne était magnifique. J'étais sûr que sous ces draps reposait le corps nu de la déesse. Sa peau devait être incroyablement douce au réveil. Je n'étais habité plus que par une seule pensée. La toucher. La caresser. Explorer son corps jusque dans ses moindres recoins.

    Pourquoi les hommes étaient si faibles face à elle ?

    M'approchant, je m'étais penché sur elle, ma bouche épousant parfaitement les siennes. Je m'étais laissé tenter par ce qui rendait fou tous les hommes qui l'avaient approché. Le doux contact de ses lèvres. Elles se faisaient douces et exigeantes. Je ne savais pas si elle était consentante ou pas, mais elle ne semblait pas me repousser. Peut-être rêvait-elle encore ? Elle était tel la Belle au Bois Dormant, et j'étais un Prince qui venait la réveiller.

    Quand je libérais ses lèvres, afin de reprendre mon souffle, j'éprouvais une sorte de frustration. Le moment n'avait pas duré bien longtemps. C'était donc ça. On en voulait toujours plus avec elle. Son pouvoir résidait dans ce désir d'acquérir toujours plus. C'était une sensation délicieuse, euphorisante.

    « Tous les hommes rêvent de ça, n'est ce pas ? Te prendre dans leurs bras, dès la première minute où leurs yeux se posent sur toi et ne plus jamais te lâcher ? » dis-je songeur. « Ils rêvent de te déshabiller, de laisser courir leurs lèvres sur ta peau, de te conduire là où tous les amants te conduisent. Ils savent qu'ils ne sont pas les premiers, mais ça leur importe peu. Tout ce qui compte pour eux, c'est de faire partit de ce tout ? »

    Je trouvais cela absurde. Et pourtant, l'espace d'un instant, j'avais été l'un d'entre eux.

    « Ton pouvoir ne serais pas plus grand, si tu étais inaccessible ? Si tu les rendais fou de toi, sans jamais pouvoir atteindre leur but ? »

    C'est ce que j'aurais fait. D'un autre côté, lui donner ma méthode, ça pourrait me rendre fou moi même, si au final mon but serait de faire comme tous ces hommes, et l'espace d'un instant, de la posséder... de l'avoir rien qu'à moi.

    « Habille toi. Le décors a changé. Nous sommes dans un lieu que j'aimerais te faire visiter. J'ai quelque chose à t'y montrer. Quelque chose d'unique. »

    J'attendais de voir si elle était partante ou non. Après tout, elle pouvait rentrer chez elle à tout moment. Je ne la retenais pas, ici. On était le matin, c'était l'Espagne... et quelque chose d'unique l'attendait.

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________________________________________ Jeu 10 Jan 2019 - 17:54



L'illusion est trompeuse mais la réalité l'est bien davantage.

Dans mes rêves, bien souvent, je retrouvais Marcus. Il était mon plus grand regret actuel. A croire que je ne pouvais vivre sans un chagrin d'amour. Mon existence me paraissait désespérément vide et creuse quand je n'avais aucune peine de coeur à épancher. Etait-ce lié à mes attributions divines ? Perpétuellement, je me sentais dépendante de mes émotions. J'avais l'impression que certaines femmes avaient le même fonctionnement, mais cela ne suffisait pas à me sentir proche d'elles. J'avais vécu tant de vies que l'isolement devenait une seconde nature, un besoin vital. Une envie égoïste de garder mon jardin secret.

Cette nuit-là, Marcus et moi nous tenions assis au bord de l'atrium d'une villa romaine, nos peaux baignées par le clair de lune. Je sentais sa main caresser mon épaule nue par intermittences. Nous n'avions pas besoin de parler. Dans le véritable Amour, tout est dit en un seul regard. Et nos yeux ne se quittaient jamais. Il écarta une de mes mèches de cheveux pour glisser sa main dans ma nuque et déposer un baiser délicat sur mes lèvres. Oh, comme ses étreintes me manquaient ! C'était si injuste que nous ayons été si vite séparés par le destin.

Peu à peu, le baiser aussi doux que le rêve fut remplacé par quelque chose de mouillé et de désagréable. Je fronçai les sourcils et battis des cils, m'éveillant à contrecoeur. J'eus un sursaut alors que, tétanisée, je voyais une énorme tête difforme penchée au-dessus de la mienne. Je reconnus la voix du Moche avant de réaliser que c'était bel et bien lui. J'avais décidé de le nommer ainsi, car c'était là la meilleure façon de le qualifier.

Tout d'abord, j'eus l'intention de le gifler, mais ma main retomba mollement sur le drap qui me recouvrait. Je cherchais à comprendre ce qui lui avait pris. De quel droit se permettait-il de se servir comme s'il était au marché ? A quoi jouait-il, encore ? Ses propos provoquèrent un frisson glacé le long de mon échine, même s'il régnait une chaleur agréable dans la chambre.

Oh non... voilà qu'il tombe amoureux de moi. songeai-je, exaspérée. Il ne manquait plus que ça...

Econduire le Moche risquait d'être un exercice ardu s'apparentant à de la haute voltige, mais j'étais bien décidée à relever le défi. Je m'en ferais même un malin plaisir.

Volontairement provocante, je me redressai de côté dans le lit, posant mon bras le long de ma hanche tout en l'observant.

"J'ai déjà repoussé les avances de bon nombre de personnes, simplement pour voir ce qu'il adviendrait. Je m'en suis amusée à la fin des années 60. Que crois-tu qu'il soit arrivé ensuite ? Des émeutes, des gens qui deviennent fous d'amour, qui chantent le flower power et aspirent à l'extase sans retenue. Oui, je pense être à l'origine du mouvement hippie. J'étais sur les lieux à Woodstock en 1969. C'était si beau et si hallucinant à la fois !"

Je haussai les épaules, une moue au coin des lèvres.

"Si je devenais une sainte, le monde finirait par imploser. C'est la conclusion à laquelle j'en suis arrivée."

Le Moche me conseilla de m'habiller, car il souhaitait me faire visiter les lieux. J'avais remarqué que je ne me trouvais pas dans ma chambre, mais je n'avais pas cédé à la panique pour autant. Il était puissant, pourtant je me doutais que s'il voulait me tuer ou me faire souffrir, il s'y serait pris autrement.

Alors que je quittai le lit, le drap glissa. Hélas, le Moche n'eut pas le plaisir de voir mon corps nu car dans ce laps de temps, j'avais fait apparaître une robe blanche à fines bretelles. Je lui adressai un large sourire, certaine de l'avoir contrarié.

"Allons-y !" dis-je sans aucun enthousiasme. "Tu as de la chance que je n'avais rien de prévu aujourd'hui, à part tourmenter mon pirate de compagnie."

Juste avant de quitter la chambre, je me stoppai net et ajoutai :

"Qu'est-ce que tu n'as pas compris dans les mots 'je ne m'associe pas avec les monstres' ? Je ne veux pas soutenir tes actes. Je pensais avoir été suffisamment claire, à la Maison Blanche."

Il me téléporta jusqu'à un marché pittoresque espagnol. Avait-il fait exprès de nous emmener dans l'espace réservé aux fruits et légumes ? Je me crispai et avançai d'un pas mécanique tout en jetant des regards frénétiques de tous côtés. Ce pamplemousse me fixait d'un air menaçant. Et cette banane ne venait-elle pas de ricaner à mon passage ? Je me mordis les lèvres et tentai de respirer profondément. Calme-toi. Ne donne pas la satisfaction au Moche de réussir à te déstabiliser. Hélas, je ne parvins pas à réprimer un sursaut, encore moins un cri étranglé, quand un marchand tendit brusquement une orange dans ma direction.

"Une belle orange pour une belle señorita !" fit-il avec un sourire sympathique.

D'autres approchaient avec des fruits dans les mains et m'en proposaient avec une gentillesse encore plus effrayante que le reste. J'avais honte... car je venais de me cacher derrière le Moche. Il était grand, il ferait barrage si jamais les bananes, les oranges et les pamplemousses passaient à l'offensive. Et toutes ces odeurs fruitées... c'était encore pire que tout ! J'étais cernée ! Mon corps se mit à trembler alors que mes ongles s'enfonçaient dans le bras de mon "garde du corps" improvisé.

"Stop." prononça-t-il d'un ton calculé.

Instantanément, les marchands et les passants s'immobilisèrent. J'écarquillai les yeux et expirai un peu d'air. Je ne me sentais pas mieux pour autant, bien au contraire, car j'étais toujours cernée par les fruits et comble de l'horreur, je venais de me rendre compte que j'étais piégée dans une illusion !

"Très... réussi." commentai-je d'une voix faible. "Tu attends des applaudissements ?"

A la place, je lui donnai un violent coup de poing dans le bras. Ca remplacerait très bien la gifle qu'il méritait depuis le début.

"Espèce de... de..."

Comme je ne trouvais aucun qualificatif satisfaisant, je lui administrai un second coup de poing, encore plus agressif que le premier. J'aurais aimé le casser en deux, mais mon Marteau n'aurait peut-être aucun impact sur lui. Peut-être. Je n'avais pas envie de le casser. Ou pire, de lui offrir sur un plateau.

"Tu cherches à me séduire ou à me rendre folle ?" m'écriai-je, le fixant d'un oeil assassin. "Ce n'est pas très clair..."

Je respirai par saccades, car les fruits étaient toujours beaucoup trop près. J'essayais de me persuader qu'ils n'étaient pas vraiment réels, puisque tout était une illusion orchestrée par le Moche. Cependant, l'odeur était troublante. Tout paraissait trop vrai.

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________________________________________ Ven 18 Jan 2019 - 11:34



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    Ca me faisait sourire d'imaginer la déesse à l'époque du mouvement hippie. Pensait-elle réellement en être responsable ? Ca signifiait qu'à cette époque elle se trouvait aux Etats-Unis d'Amérique. J'avais toujours cru que c'était suite au baby boom de l'après guerre, que les enfants devenus adolescents s'étaient mis à rejeter les valeurs traditionnelles, le mode de vie de la génération de leurs parents et de la société de consommation qu'était devenu leur monde. La surpopulation était un réel problème. Plus il y avait de monde, plus il y avait de soucis dans le monde. Mais libre à elle de penser qu'elle en était responsable. A moi, ça m'allait très bien. D'un côté elle représentait bien tous les vices de ce mouvement. Et puis, je ne doutais pas qu'elle soit la meilleur drogue qui existe.

    « Tu n'as rien d'une sainte. » dis-je afin de la rassurer.

    Elle pouvait dormir sur ses deux belles oreilles. Le monde n'allait pas imploser. Aphrodite était très loin d'être la sainte que tout le monde espérait. Elle avait le diable au corps. Et peut-être même en ce moment précis, le diable un peu trop près de son corps. Car je me voyais comme tel. Je n'étais pas un prophète, là pour propager la bonne parole. Je n'étais pas un ange tombé du ciel. J'étais simplement le diable. Ce dernier était considéré comme celui qui divise, qui désunit, qui détruit. Je ne comptais pas détruire quoi que ce soit, mais j'acceptais le fait que j'allais être celui qui apporterait des changements, des idées nouvelles, qui détruirait certainement les groupes existants dans le but d'en former des nouveaux. Plus forts. Plus solides. Peut-être que oui, j'allais détruire, mais dans ce sens là. J'étais un précurseur. Moi aussi j'allais créer un mouvement, tout comme elle.

    « Je ne suis pas un monstre. Arrête de me qualifier comme tel. » lui dis-je.

    Il n'y avait rien d'agressif dans le son de ma voix. Mais je ne pouvais pas la laisser impunément m'insulter à tout bout de champs. Peut-être que c'était pour cette raison que je le lui avais fait comprendre à ma façon. A peine on était arrivé au marché, que les fleurs, les vêtements et tout autres choses, avaient pris la forme de fruits et légumes. Ce n'était pas une étole qu'on lui avait apporté, mais une pastèque, des oranges. Voilà qu'on lui proposait toute sorte de gourmandises qu'elle n'apprécierait pas. Voulais-je la rendre folle ? Non. Simplement la gronder, à ma manière. Je n'étais pas un monstre. J'avais pris son coup de poing contre mon épaule comme une certitude que tout ceci l'avait atteins, et qu'à l'avenir, elle ferait bien plus attention en choisissant l'insulte qu'elle m'infligerait.

    « Tu es déjà folle. » lui dis-je avec un petit sourire au coin des lèvres. « Quant à te séduire, je doute d'avoir le panache nécessaire pour un tel exploit. »

    Les fruits, l'odeur qu'ils dégageaient, je ne l'avais pas fait disparaitre. Je comptais laisser tout ceci autour de nous. Mais au moins on ne lui en proposait plus. Elle pouvait prendre sur elle et faire comme si de rien était.

    « Par mes actes je ne cherche qu'un exploit. Celui de te convaincre que mes intentions sont bonnes. Du moins pour toi. Pour lui. Pour moi. Je ne cherche pas à te manipuler ou quoi que ce soit d'autres. Te séduire serait sans doute un bonus non négligeable, mais pas non plus des plus appréciables. J'aime mon indépendance et le fait que je puisse avoir du temps à moi. Si je pensais à toi tout le temps, ça me rendrait juste dingue. Tu sais à quel point les hommes deviennent fou en se laissant posséder par toi. En attendant ta venue. En guettant la moindre de tes réactions face à leurs faits et gestes. Je ne veux pas de tout ça. Tu es libre de ne pas flirter avec moi, car de mon côté, je ne le ferais pas. »

    Je m'étais détaché de la jeune femme, faisant quelque pas pour m'éloigner du marché. Les rues n'étaient pas très grandes, et je ne voulais pas rester au coeur de la ville, mais m'en éloignait. Ce qui m'intéressait, c'était ce qui se trouvait aux abords de ce lieu.

    « Tu connais la légende de La Cruz del Diablo ? » lui dis-je en songeant au fait que je songeais pas mal au diable ces derniers temps.

    Sans m'arrêter de marcher, et prenant un peu d'allure, je m'étais mis à lui conter cette histoire qui nous avait conduit jusqu'ici.

    « En Cuenca, dans ce lieu où on se trouve actuellement, il y avait un garçon qui était beau. Très beau. »

    Elle allait sans doute répondre qu'il était à l'opposé de moi. Mais je pouvais devenir beau si elle le souhaitait. Ca n'avait pas de réelle importance le physique, à mes yeux.

    « Imagine Marcus par exemple. » lui dis-je pour l'aider à visualiser la beauté du garçon.

    Cette beauté à laquelle elle apportait tant d'importance.

    « Il n'avait qu'un seul défaut. C'était un Don Juan. Il a conquis toutes les filles qu'il voulait. Et après avoir passé une soirée avec elles, il les quittait. Tu imagines ? Ne passer qu'une nuit avec une âme et l'abandonner ensuite ? Il a du en faire souffrir des jolies coeurs. »

    Elle devait savoir de quoi il était question. Elle agissait de la sorte constamment. Sans se soucier des conséquences pour ces êtres. Pour cela que tomber amoureux de la déesse était la pire chose qui pouvait arriver à un homme.

    « Il y avait là une très jolie fille. Magnifique. Elle vivait dans le même quartier que lui. Et aucun garçon n'osait l'approcher, lui parler, parce qu'elle les rejetait tous. Sa beauté était sans précédent. Même toi tu aurais été subjugué par elle et tu lui aurais offert ta couronne de reine du charme. »

    Je me doutais qu'elle allait mal prendre le fait qu'une autre femme qu'elle était plus belle. Mais ça pouvait arriver. Si on regardait bien, Aphrodite usait souvent de son pouvoir. Ca signifiait que des hommes lui résistait et que par conséquent, elle n'était pas la plus parfaite. Honte à ceux qui avait un pareil jugement à son égard.

    « La jeune femme accepta de passer une soirée avec le Don Juan. Faut dire qu'il était diablement beau. » dis-je en adressant un petit regard à la jeune femme tout en lui souriant. « Elle l'a amenée jusqu'ici, au cimetière ! »

    On était arrivé. Le cimetière était aux abords de la ville. Je pouvais enfin m'arrêter de marcher si vite. Il y avait plusieurs tombes visibles d'ici et la chose que j'étais venu chercher qui se tenait au loin, et que je tentais d'atteindre.

    « Il était tout excité à l'idée de pouvoir l'embrasser. Et peut-être même d'avantage. Il a commencé à lui ôter sa jupe, mais à ce moment là, il vit que ses jambes étaient poilues. Et qu'en réalité ce n'était pas une jambe. C'était un sabot. Cette jeune fille n'était pas une jeune fille ordinaire. Elle était le diable. Le jeune homme a commencé à courir, prenant ses jambes - non poilus, ou qu'importe - à son cou. Mais il était trop tard. Il se précipita vers une croix planté là. Il l'embrassa. Implora son aide. L'aide de son dieu. Mais le Diable envoya un rayon en direction du jeune homme et ce dernier... fut protégé par la croix et le diable disparu. La croix resta coincée sur ce rocher, et elle est encore là où elle peut être vue. »

    On était face à cette croix. Je m'étais placé derrière ce morceau de bois, l’enlaçant de mes bras et observant la déesse.

    « Le Don Juan disparu. Son âme erre toujours dans ce cimetière, prévenant tous les jeunes hommes qui s'y rendent, que le vice n'est jamais loin d'eux. Qu'un diable se cache en toute femme. Et qu'ils doivent faire attention. Car si ils sont épris d'elles, ils n'y survivront pas. »

    J'avais tourné la tête pour observer la croix, avant de me détacher d'elle. Puis, je m'étais mis à la hauteur de la déesse.

    « L'Espagne regorge de légendes de ce genre. J'adore lire les livres qui s'y rapportent. »

    Je l'avais contemplée quelques instants. Un léger sourire se dessina au coin de mes lèvres.

    « Je t'ai amené ici pour te séduire. Mais ce n'est ni ton corps, ni ton coeur que je courtise. C'est ton âme. Frappe moi d'un coup de ton marteau divin, et je resterai debout face à toi. Je ne tomberait pas. Je ne serais pas réduit à l'état de cendres. Je peux t'apprendre. Tout t'apprendre. Si tu veux le protéger, que ce soit aujourd'hui ou demain, il va te falloir te surpasser. Etre au dessus des autres. Et pas uniquement par ta beauté, mais aussi par la force de tes bras. Tu as tellement de ressources, de pouvoirs en toi, mais tu les utilises mal. Vous sous exploitez tous le don qui vous a été confié. Ce n'est pas ton ami Titan qui t'apprendra à les utiliser. Mais moi. Laisse moi te montrer. Juste un petit aperçu et tu décideras ensuite si tu me suis ou non. »

    Pour prouver mes dires, je n'avais rien trouvé de mieux que de lui prendre sa main, et de lui faire sentir ce que je ressentais. Toute cette force, cette puissance, c'était jouissif et c'était en elle. Mais tapis au plus profond de son âme. Elle n'avait pas idée de ce qu'elle pouvait accomplir, de tout ce qu'elle pouvait dégager, si elle ne se contentait pas de séduire, mais aussi de toucher au plus profond de chaque être. L'âme. C'était pour les atteindre elles que les dieux avaient vue le jour. Je l'avais compris. Je l'avais vue. Elle allait tout apprendre, tout savoir grâce à moi. Si elle se laissait faire...

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