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Antropy Tiger


« Tic tac,
sonne le glas. »


Antropy Tiger


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________________________________________ Mar 4 Juin 2019 - 19:36


Born for this.


Retourner entre les murs de l’hôpital n’était franchement pas une expérience enrichissante ni rassurante. Je n’avais qu’une seule envie à vrai dire : partir d’ici le plus rapidement possible ! L’ennui c’est que, sans cet hôpital, mon mari serait sans doute mort à l’heure qu’il était et je devais donc prendre mon mal en patience pour qu’il se remette convenablement. J’avais d’ailleurs chaudement remercié Thomas pour ce qu’il avait fait ; j’avais conscience que s’il n’avait pas été là, s’il n’avait pas réagit suffisamment rapidement, ça aurait sans doute été à la morgue qu’il nous aurait donné rendez-vous. Il me certifiait que ce n’était rien mais je refusais de le croire. Le meilleur ami de Carlisle lui avait sauvé la vie quand je n’avais pas été là pour pouvoir le faire… J’avais pleuré, encore, en le remerciant à nouveau et il s’était contenté de me tapoter le dos pour me rassurer. Parfois je me disais que je ne méritais pas mon compagnon… Ce ne fut qu’une preuve de plus à cette idée.

Le docteur Yang n’alla pas vraiment pour me permettre de souffler, encore plus lorsqu’elle énonça que cela pouvait très mal se passer pour Carlisle ! Du sang dans sa salive ? Mon dieu. Et son estomac. Et sa gorge. Et tout le reste ! Et s’il s’étouffait dans son sommeil ? Ou s’il ne pouvait plus jamais parler ? Chanter ? S’il ne parvenait plus à avaler quoi que ce soit et doive se nourrir de soupes à longueur de journée ? Mon esprit prolifique était en train d’imaginer tout un tas de scénarios catastrophes et je sentais le sang quitter mon visage au fil des secondes. La vie ne tenait décidément qu’à un fil, j’étais bien placé pour le savoir, mais l’idée qu’il puisse arriver quelque chose de pire à mon mari… Qu’il puisse ne jamais s’en remettre, ou encore… ?!

Ses mains, fraiches, m’attrapèrent le visage en coupe pour m’obliger à redresser la tête et quitter le saugrenu de mes pensées. Je croisais son regard, à la fois sévère et inquiet, et me mordit l’intérieur de la joue. Je n’avais pas à lui rajouter une dose d’inquiétude alors qu’il allait déjà mal ! C’était à moi de prendre sur moi et de faire comme si tout allait bien, pour penser à lui. J’inspirai en constatant qu’il attendait peut-être une réaction et fini par soupirer brièvement. Je posai une main sur les siennes.

« Ca va aller. » Dis-je, peut-être un peu plus pour moi-même que je ne l’aurais voulu. « Tu as besoin de quelque chose ? De ton ordinateur ou de ton téléphone ? Ah non, elle a dit de se reposer donc pas de ça ici… Déjà que tu t’es habillé, on ne va pas exagérer non plus. »

Même si je me doutais qu’il avait sans doute déjà demandé à Thomas de lui rapporter ses outils de travail à distance… Un homme comme lui ne s’arrêtait jamais vraiment, combien de fois avais-je coupé son téléphone à l’en faire hurler ou refermé l’écran de son ordinateur portable sous ses noms d’oiseau. Carlisle ne s’arrêtait jamais, il ne faiblissait jamais et après avoir été affiché dans le congrès, je me doutais bien qu’il avait plutôt intérêt à se montrer plus fort que jamais. Plus intouchable que jamais. C’était presque si je m’attendais à ce qu’il m’annonce qu’il y retournait demain comme si de rien était… Je serrai les dents et espérai secrètement que le docteur Yang l’en dissuade si l’idée était évoquée.

Toute cette peur enfouie était en train de ressurgir et je devais faire avec, malgré le petit sourire encourageant que je lui offris et auquel il ne fut pas dupe. Je ne pouvais pas duper mon compagnon, je le savais très bien mais je tentai quand même de faire bonne figure. Ma joue se perdit contre sa paume et j’y déposai finalement un baiser avant de reculer d’un pas.

« Est-ce que vous avez une idée de qui a fait ça ? »

Je fixai Sirrus et Thomas en posant cette question, ayant bien conscience que Shubner ne m’avait pas tout dit la veille et qu’ils avaient tous une idée derrière la tête. Il suffit de voir leurs regards se croiser pour comprendre, qu’effectivement, ils me cachaient quelque chose. Je poussai un soupir désabusé… J’avais beau être issu d’une autre classe sociale qu’eux, la sécurité de Carlisle était une de mes priorités. Même si j’avai sbien moins de moyens et, apparemment, bien moins envie de me salir les mains qu’eux.

« Nous n’en sommes pas encore tout à fait sûr. » Justifia le Chafouin, lissant sa cravate. « Mais il se pourrait que les Mazzini ne soient pas étrangers à ce qui est arrivé. »

Thomas hocha la tête et beaucoup de choses passèrent dans le silence dont il gratifia Carlisle à côté de moi. Ah, j’aimerais tellement pouvoir me glisser dans leurs têtes et savoir ce qu’ils pensaient !

« Mazzini… Comme la femme qui m’a interpellé hier ? » Compris-je soudain. « Mais je croyais que cette famille n’avait rien à craindre de toi, et vice-versa ? Elle avait l’air de bien te connaître en plus… »

Je me mordis la lèvre inférieure, me remémorant les mots que m’avaient échangés… Elle ne s’était pas présentée mais les jumeaux avaient indiqué qu’elle s’appelait Gianna. Elle avait des frères et un père de famille aussi revêche que les italiens en général. Une famille aristocratique et ancienne. Quel intérêt alors de s’en prendre à Carlisle ? Je n’y comprenais pas grand chose… A dire vrai, je n’avais jamais véritablement saisi pourquoi on pouvait attaquer des gens sans raison, les enfermer et les torturer puis les tuer sans montrer de remords ou de regrets. Je ne saisissais pas toujours les dangers de leur monde… Et je n’avais, jusqu’à présent, pas eu besoin de le faire parce que mon compagnon était mon rempart. Mais quand on s’ne prenait directement à lui, que restait-il pour ne pas tomber dans un piège et se fourvoyer ?

Sentant une nausée me prendre sous leur discussion à la fois remplie de sous-entendus et vide de sens communs, je portai les doigts sur mes tempes et les massai lentement. Prit d’une grimace, je fini par déclarer devoir aller récupérer un café et les laissait un peu seul. J’entendis l’ordre de Carlisle de ne pas trop m’éloigner et je lui adressai un sourire entendu ; s’il pensait que j’allais le laisser filer tout seul après ce qui était arrivé, il ne fallait pas y compter !

Seul devant la machine à café de la réanimation, j’étais en train d’étudier quelle boisson prendre pour chasser ce mal de tête en train de solidement s’installer… Lorsqu’une vois sirupeuse mais nimbée d’arrogance me détourna de mon objectif : une femme se trouvait juste à ma droite, habillée d’un manteau en velours pourpre et chaussée de bottines en cuir. Son visage me fit sursauter et je me décalai de plusieurs pas pour éviter de me retrouver à portée de Gianna Mazzini !

« Et bien, quelle étrange manière de saluer quelqu’un. »

Hein ?! Non mais, elle était quand même gonflée ! C’était pas elle que Thomas avait accusé d’être derrière la tentative d’assassinat de mon mari ?!

« Qu’est-ce que vous faites là ?! »

Elle me toisa des pieds à la tête sans aucune manière et je fis de même, sur le qui vive et prêt à bondir au moindre signe d’attaque. Elle venait peut-être terminer son œuvre ? Sûrement pas ! Plutôt mourir que de lui indiquer où se trouvait Carlisle !

« Je suis venue m’assurer de la santé d’un… Ami, dirons-nous. »

Qu’est-ce que je disais…

« Savez-vous où je peux trouver Monsieur Evil ? »

Son sourire sonnait si faux que je sentis une vague pulsion grimper en moi… Est-ce que je pouvais le lui arracher du visage pour le lui faire avaler ? Non parce que si c’était bien elle, ou un de ses frères, elle pouvait se mettre le doigt dans l’œil ! Et ce n’était pas parce qu’elle affichait des yeux rougis d’ailleurs, ni une trace rouge sur la joue, que j’allais me laisser avoir. Il s’agissait de la sécurité de Carlisle.

« Je ne vois pas de qui vous parlez. » Feignis-je.

« Oh, je pense que vous voyez exactement de qui je veux parler. »

Je n’aimais pas la manière qu’elle avait de communiquer. Résolu, je me redressai et repris un peu contenance pour lui faire face sans ciller. Je n’allais sûrement pas lui donner l’information qu’elle recherchait et je ne bougerai pas de là tant qu’elle s’y trouverait !

« Désolé. Essayez du côté de l’accueil ? Ils ont souvent les noms des patients et l’endroit où ils sont hospitalisés. »

« C’est ce que j’ai fais. » Me coupa-t-elle, un peu plus froide. « C’est pour cela que je sais qu’il est ici, monsieur Tiger. Je ne vous demandais que par politesse. Mais il semblerait que je me sois trompé et que vous ne sachiez rien… Du moins, pas officiellement.  »

Sans réfléchir, je me jetai en avant et la retint par le bras. Elle m’adressa un coup d’œil si assassin que je manquai de la lâcher sous la surprise, mais je tins bon. Tout pour lui faire perdre du temps et essayer de trouver une solution. Tout pour qu’elle n’approche pas un seul cheveux de l’homme de ma vie !

« Vous n’avez rien à faire ici ! »

« J’ai tous les droits. » Siffla-t-elle. « Lâchez-moi. »

« Et si je refuse de vous laissez continuer ? »

Elle plissa le regard, comme pour jauger de mon sérieux.

« Je vous déconseille de me provoquer, monsieur Tiger. »

Bizarrement je la croyais… Mais entre ma vie et celle de Carlisle, le choix était très vite fait.


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'CAUSE I DON'T CARE WHEN I'M WITH YOU
You know I love you, did I ever tell you? ☽ I'm at a party I don't wanna be at and I don't ever wear a suit and tie. Wonderin' if I could sneak out the back. Nobody's even lookin' me in my eyes. Then you take my hand. Finish my drink, say, "Shall we dance?" Hell, yeah. You know I love you, did I ever tell you? You make it better like that...

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Carlisle L. Evil


« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Carlisle L. Evil


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________________________________________ Jeu 1 Aoû 2019 - 1:31

On the other side « Carlito - Page 2 1563181979-coma3On the other side « Carlito - Page 2 Tenor
Hell or high water.

Laisser Antropy déambuler seul n’était pas dans ses habitudes, et après que le roux ai fermé la porte, il tourna les yeux vers les jumeaux, qui hochèrent la tête de concert. Rapidement, Sirrus sorti à son tour, aussi silencieux qu’il pouvait être parfois, laissant Carlisle seul avec Thomas. Même face à lui, il fit mine de ne pas souffrir, mais Thomas n’était pas dupe. Sans un mot, il lui fit signe de se rallonger, et dans un accord tacite, Carlisle finit par retourner s’allonger, relevant le dossier de son lit au maximum cependant. Il était hors de question qu’il reste alité comme un mourant. Même quand Mère lui avait brisé les doigts, il n’était demeuré en convalescence qu’une journée avant de reprendre les classes. Ce n’était pas aujourd’hui qu’il changerait ses habitudes.

-Les vidéos de surveillance de la faculté, tu les as?

-Economise ta voix si c’est pour demander de telles banalités, fit Thomas, levant les yeux au ciel avant de sortir une tablette de la poche intérieure de sa veste. Nous les avons visionné, et envoyé à Alexei pour analyser et répertoriés le moindre visage. Malheureusement, pour le moment, cela ne donne rien. Nous avons pu retracer le parcours de la bouteille sur quelques minutes, mais cela reste une faculté, les caméras ne couvrent pas tous les angles.

-La fille qui me l’a donné? demanda-t-il, zoomant sur son visage sur la tablette.

-Marie-Anne Campbell, 24 ans. Etudiante en médecine. Se destine à la pédiatrie. Elle a été interrogée par la police, puis par nos équipes, mais elle semble de bonne foi. Elle parle encore avec Katheleen à l’heure actuelle, mais je doute qu’elle nous en apprenne beaucoup.

Katheleen, toute aristocrate et discrète qu’elle fut, était une arme redoutable lorsqu’il s’agissait d’obtenir des aveux. Fille de militaire, elle avait rapidement apprit à détecter un mensonge d’une vérité, et avait parfois recours à de subtile procédés d’hypnose, fort utile à son mari. Carlisle hocha la tête, laissant défilé la vidéo. Se voir s’effondrer de la sorte était spectaculaire, mais son regard n’était pas exactement focalisé sur lui-même, tout égocentrique qu’il était. Non. Il cherchait un visage dans la foule. Un sourire mal dissimulé. Une expression de victoire. Quelque chose.

-Gianna? releva-t-il, voyant l’italienne se précipiter vers lui et sortir son téléphone.

-C’est elle qui a appelé les secours, l’informa Thomas, sobrement.

Si Carlisle en fut surpris, il demeura silencieux. Les désirs libidineux de la jeune femme était connu, mais de là à éprouvé quelques formes…. De sollicitude à son égard. Elle était l’incarnation même du vénal, de la personne dont l’orgueil et l’égoïsme supplantait tout autre sentiment, alors pourquoi faisait-elle soudain preuve d’une telle… Sollicitude ? Etait-il possible qu’elle… Rapidement, Carlisle étudia son visage, y cherchant la moindre micro-expression trahissant son jeux mais son inquiétude semblait sincère. Sa peine également. Se pouvait-il que ce que Carlisle avait prit pour un très bon jeu d’actrice soit en fait… La réalité ?

Passant son doigt sur sa lèvre, il reprit son visionnage, cherchant le moindre visage connu dans la foule. Il assista à l’arrivée des secours, des ambulances privées de l’ambassade. Il eut un soupir, se râclant douloureusement la gorge. Quel membre de la famille Mazzini avait donc intérêt à le faire mourir de la sorte ? La mise à mort publique était risquée, très risquée, beaucoup trop pour prendre le moindre risque d’échouer. Cela ne ressemblait pas du tout à la main de fer du père Mazzini, ni à la main de velours de Gianna. Giovanni était lui aussi beaucoup trop brutal pour ce type de choses, ayant probablement préféré le battre à mort dans une ruelle et mettre en scène un vol. Quant à Marco, il était encore en train de faire ses preuves, et Carlisle doutait sincèrement que son père ai pu lui demander de prendre un risque aussi énorme pour rien. Tout cela n’avait pas le moindre sens. Se pouvait-il qu’ils se soient trompés et que l’attaque soit venue d’ailleurs ?

-Des idées?

-Pour être franc, oui. Mais j’attends encore une confirmation avant de révéler mes soupç...

Il fut interrompu par la plus étrange équipée possible. Antropy, plus pâle encore que d’ordinaire, Sirrus, dont le sourire était plus énigmatique que jamais, et Gianna, dont le teint était à peu près aussi pâle qu’Antropy, et dont le bras était plus emprisonné que soutenu par celui de Sirrus. Sirrus échangea un regard avec son frère, dont le sourire s’agrandit et se figea à la fois, comme visiblement très heureux de voir l’italienne.

-Et bien me voici fixé, dit-il malicieusement, faisant légèrement trembler Gianna, si elle fut femme à trembler.

Très dignement, elle retira son bras de celui de Sirrus, observant tour à tour chacun des hommes présents avant de s’approcher de Carlisle.

-Carlisle, je suis soulagée de voir que tu vas bien.

Derrière elle, Carlisle fit Antropy avancer d’un pas, comme près à en découdre, et il arrêta net la déambulation de la jeune femme, levant la main devant lui pour la faire se stopper à quelques pas du lit.

-Que viens-tu faire ici Gianna?

Son ton était glacé, plus polaire que son regard, et pour la première fois, il vit une vraie émotion traversée le regard de Gianna : la peine. Elle laissa passer une seconde, reprenant contenance.

-Je viens m’assurer que tu reçois les soins adéquats.

-Est-ce vraiment la seule raison de ta venue, très chère ?

Elle eut un frisson, ne se retournant pas immédiatement, et Carlisle en profita pour se redresser, se levant près d’elle pour la dominer de toute sa taille.

-Ne serais-tu pas venu ici pour marchander quelque chose? fit-il, doucereux, sa voix aussi douce que le velours et pourtant empoisonnée.

Il lui avait fallut quelques secondes de plus que Thomas pour comprendre, mais l’arrivée de Gianna ne signifiait qu’une seule chose. Et la marque sur sa joue ne venait que confirmer son instinct.

-Ton père sait-il seulement que tu es ici?

-Je parle ici en mon nom, siffla-t-elle, aussi vipérine que lui.

-Quelle bravoure.

-J’ai appelé les secours, dit-elle soudain, comme pour plaider. Sans moi, tu serais probablement mort.

Il y eut un silence, chacun sachant que l’italienne avait, dans une certaine mesure, raison.

-… Merci.

Une fois encore, Carlisle fit une véritable émotion passé sur son visage, comme désarçonner par une telle franchise. Elle l’observa un instant, avant de hocher la tête, comme pour signer un accord tacite entre eux. Si elle eut l’air rassuré, un petit air triomphant sur le visage, elle déchanta bien vite quand Thomas vint se planter devant elle, son plus beau sourire aux lèvres.

-Tu as peut-être sa gratitude… Mais pas la mienne. Je te prierais de signaler à ta chère famille qu’ils ne sont plus les bienvenues à Berlin, ni dans toute l’Allemagne. Vous avez exactement 24 heures pour disparaître du territoire avant que je ne me charge de vous reconduire à la frontière. Je ne garantie en aucun cas que vos hommes la traverse en vie cela dit. Ni même en un seul morceau.

Thomas eu un sourire terrifiant, aussi cassant que le verre et coupant comme un rasoir. Gianna perdu de sa superbe, déglutissant avec peine, sursautant même quand il vint replacer l’une de ses mèches derrière son oreille, dans un geste aussi caressant que violent.

-De plus, tu seras bien aimable de dire à ton cher frère que sa tête est désormais mise à prix. Un bon prix, crois moi, je m’en voudrais de vous faire offense.

Rapidement, il sortit son téléphone, l’agitant légèrement sous le nez de Gianna qui devint blême.

-C’est un enfant ! plaida-t-elle, sa voix prenant de vrai accent de tristesse.

-C’est un crétin, souligna Sirrus, toujours adossé contre le mur près d’Antropy.

-Lorsque tu attaques l’un des nôtres, assures-toi de réussir et de rester… Discret. Mais la discrétion n’est pas le fort de Marco n’est-ce pas ?

-C’est une menace ? cracha-t-elle, retrouvant de sa puissance.

-Oh Gianna, tu devrais savoir que les allemands ne menacent pas. Ils préviennent courtoisement.

Il eut un sourire, encore plus vipérin, prenant une expression amusée en voyant son téléphone vibrer.

-Oh qu’il est agréable de recevoir des nouvelles de ce cher John Wick.

Cette fois, Gianna perdit clairement ses couleurs, et après un ultime regard vers Carlisle, elle quitta définitivement la chambre, ses talons claquant dans le couloir jusqu’à ce que la porte finisse par se clore complètement.

-Tu as vraiment mandaté John Wick pour ça? releva Carlisle, désabusé.

-Que veux-tu, je suis un sentimental ! Et j’aime le travail bien fait.

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- EVIL-
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It's you, it's you, it's all for you. Everything I do. I tell you all the time, heaven is a place on earth with you. Tell me all the 
Things you want to do. They say that the world was built for two, only worth living if somebody is loving you.
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