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٩(͡๏̯͡๏)۶ Civil War ☆ Evénement #105
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« Défendrais-tu un criminel ? »

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 Never Enough ϟ CASSANDRE

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Jules Verne


« Colgate, pour un
Grand Sourire éclatant ! »


Jules Verne




╰☆╮ Avatar : J.J. Feild *.*

✓ Métier : Bibliothécaire d'Olympe, Ecrivain & Aventurier de l'Impossible
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Actuellement dans : « Colgate, pour unGrand Sourire éclatant ! »


________________________________________ Ven 8 Fév 2019 - 23:03

« Méfions-nous de nos désirs... »
... nous risquerions d'être bien ennuyés s'ils se réalisaient.


Le 8 Février 2019.

Comme chaque matin, mon réveil sonna à cinq heures trente précises. Comme chaque matin, je me levai, jetai un coup d'oeil plein d'espoir mêlé de désillusion aux multiples feuilles plus ou moins organisées qui traînaient sur mon bureau, couvertes de mon écriture. Des idées, des esquisses de romans, des histoires toutes inachevées. Puis, comme chaque matin, je me rendis jusqu'à la salle de bains pour me préparer. Après un rasage en bonne et due forme, je m'habillai (pantalon en velours pour supporter la rigueur de l'hiver, chemise et veston que j'agrémentais d'un pull au besoin).

Ainsi se résumait mon existence. Une ritournelle sans fin et à peu de choses près, monotone en tous points. Par moments, je regrettais presque les aventures périlleuses dans lesquelles je n'avais plus été embarqué depuis des lustres (si on omettait l'épisode de Magrathéa, qui à mon sens, relevait davantage de la plaisanterie burlesque que d'une odyssée).

Pourtant, cette journée-là ne serait pas ordinaire. C'était le second anniversaire que je fêterai au XXIème siècle. Je me doutais que pour l'occasion, un évènement avait été organisé. Je pouvais compter sur mes amis pour ne pas m'oublier. Avec le Temps, certains étaient devenus comme une seconde famille. Ils ne pourraient jamais remplacer celle que j'avais perdue, mais c'était adorable de leur part de faire l'effort d'essayer.

En me rendant au rez-de-chaussée, j'éclairai le salon et hésitai à débuter la matinée par quelques gammes au piano. Ellie et Anatole ne dormaient pas -si tant est qu'ils soient à l'étage- mais je ne souhaitais pas les importuner avec ma musique à une heure indue. La tranquillité des autres devait être respectée. De toutes les façons, une journée ne pouvait bien commencer qu'avec un grand petit déjeuner. Aussi je me dirigeai vers la cuisine, impatient de découvrir ce que Bernadette m'avait préparé.

Une odeur de brûlé agressa mes narines dès l'instant où j'ouvris la porte. Je découvris les toasts en train de noircir dans une poêle alors qu'une fumée noire s'en élevait. Je m'y précipitai et éteignis la cuisinière, avant d'aller ouvrir toutes les fenêtres.

"Bernadette !" m'écriai-je, mécontent.

En moins d'une minute, un froid polaire s'engouffra par les fenêtres largement ouvertes. Je quittai la pièce, refermai la porte et sursautai en me retrouvant nez à nez avec ma domestique. Ses yeux globuleux brillaient dans la pénombre avec une avidité inquiétante. Miséricorde... quelle mouche l'avait-elle encore piquée ?

Je n'eus pas le temps d'articuler un mot qu'elle brandit une enveloppe en manquant de m'éborgner au passage. Elle la tenait si énergiquement entre ses deux mains que le papier menaçait de se déchirer.

"Ca suffit, voyons ! Un peu de calme !" fis-je tout en lui prenant la lettre. "Pourquoi tant d'exubérance ?"

Si elle se montrait aussi enthousiaste à chaque carte d'anniversaire que j'allais recevoir, elle finirait en tachycardie avant la fin de la journée !

Je me plaçai près d'une fenêtre du couloir afin de m'aider d'une lumière d'un réverbère pour lire. L'enveloppe ne portait aucun timbre, signe que la personne l'avait déposée directement dans la boîte aux lettres, à moins qu'elle l'ait remise directement à Bernadette, ce qui expliquerait sa liesse (par moments, elle réagissait exactement comme un chien). L'écriture était féminine, élégante et distinguée. Sans attendre plus longtemps, je la décachetai et parcourus la missive.

"Cher Jules,
En ce jour très spécial, rejoignez-moi au plus vite sur la plage, à l'endroit où vous affectionnez de vous promener à cheval. J'ai quelque chose de très important à vous dire."

Je clignai des yeux et dévisageai Bernadette.

"La lettre n'est pas signée." déclarai-je, décontenancé.

Ma domestique poussa un petit halètement plein d'ardeur, alors que je sentais qu'en fin de compte, c'était plutôt moi qui étais victime de tachycardie.

"Pourrait-il s'agir de Lady B. ? Nous n'avons jamais convenus de nous rencontrer physiquement, mais cette écriture pourrait être la sienne. Il faudrait que je la compare avec ses lettres..."

"Ahuu gouu !" coupa Bernadette, presque réprobatrice.

"Tu as raison. Ne perdons pas de temps à enquêter ! Il est temps de... foncer !" dis-je tout en déglutissant.

Tout à mes rêveries et suppositions, j'allais jusqu'à envisager que ce soit Vaimalama Chaves qui m'attende au bord de l'eau. Après tout, elle n'avait toujours pas répondu à ma lettre. Non, c'était absurde. Avais-je signé Jules ou Gabriel ? Je ne me souvenais plus.

J'en étais là de mes pensées alors que durant le chemin de ma demeure jusqu'à la plage, je théorisais à en devenir fou. Dans tous les cas, une femme m'attendait au bout du chemin. Et c'était sans nul doute le meilleur cadeau depuis des siècles.

En raison d'un vent d'Est plutôt sournois, je portais une grosse écharpe et avais relevé le col de mon long manteau. Je marchais sur la plate-forme en bois qui avait été construite sur toute la largeur de la plage. Une silhouette se précisait de plus en plus dans le clair-obscur de la nuit mourante et du jour naissant. Etrangement, elle paraissait porter une robe qui affinait sa taille et dont la jupe laissait deviner l'ampleur d'une crinoline. Je m'étais égaré en plein songe. Une chevelure flottait au vent, tumultueuse, quand soudain, elle s'écarta du visage tant rêvé pour révéler une réalité... désarmante.

"Cassandre ?" prononçai-je d'un ton étranglé.

Stupéfait, je dévisageai la jeune femme à l'expression insolente. Que faisait-elle à cet endroit à une heure pareille ? La coïncidence était trop louche, mais je ne pouvais croire que la lettre ait été rédigé par ses soins. Elle n'aurait pu faire autant preuve de cruauté, pas après qu'elle m'ait ridiculisé sur la plage d'Olympe, l'été dernier, et que je lui avais fait comprendre que cela m'avait blessé. Non, elle avait appris de ses erreurs. Elle pouvait se montrer méchante, mais jamais totalement consciemment. Vraiment ? Désormais, je doutais. Ce ne serait pas la première femme à me décevoir.

"Vous... vous faites une marche matinale ?" hasardai-je, suspicieux.

A mesure que le jour se levait, déversant une lumière grise et timide sur le monde, je détaillai davantage la tenue de la jeune femme, et réalisai qu'elle portait bel et bien une robe de mon époque. D'ailleurs, elle la portait très bien. Cependant, ce n'était pas le sujet.

"Qu'est-ce que vous fabriquez affublée ainsi ? C'est encore une plaisanterie de mauvais goût ? Ou alors, vous avez décidé de faire un effort vestimentaire aujourd'hui ? En tous cas, vous n'avez jamais été aussi élégante. Vous ressemblez enfin à une vraie femme."

... et pas à une fille de joie. achevai-je mentalement mais étant donné l'intensité de son regard, je craignis qu'elle n'ait entendu. Pouvait-elle lire dans les pensées ? Je n'en avais jamais eu la certitude. Peut-être que mon expression faciale avait été plus éloquente que des mots ?

En tous cas, je ne me sentais pas fautif. C'était un fait avéré : Cassandre Sandman privilégiait les vêtements peu couvrants ou trop près du corps. Ce qui était très déstabilisant. On ne savait jamais où regarder, ou plutôt où ne PAS regarder. C'était très agaçant. Une façon pour elle de provoquer tout en prenant la mouche si par malheur les yeux s'égaraient trop longtemps à quelque endroit.

"Bien, je suis ravie de vous avoir rencontrée. Passez une bonne journée."
dis-je d'un ton expéditif avec un hochement de tête.

Après quoi, je me détournai d'elle pour observer la plage dans son entièreté, mais nulle trace d'une autre demoiselle. Nous étions seuls. Je ne comprenais pas. L'auteure de la lettre m'avait-elle... posé un lapin, comme disent les jeunes ? Je sentais le regard de Cassandre peser sur moi, ce qui ne m'aidait pas à me concentrer. Sentant venir sa question, je décidai de la prendre de cours en lançant, agacé :

"Je ne cherche personne en particulier ! Seulement une explication."

Explication qui m'avait posé un lapin. Cet anniversaire débutait vraiment très mal. J'avais l'impression que le vent qui cinglait mon corps riait à mes oreilles.


crackle bones

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Tu crois tout comprendre ?
Nous ne disposons même pas du savoir qui nous permettrait de mesurer notre ignorance. Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que tu as envie d'entendre, ce que tu entends, ce que tu comprends... il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même...
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