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 Quand on ouvre la Boîte de Pandore, que reste il de l'espérance ? } feat Tiberius Wolff

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Aguistin R. Marban


« Un Oréo pour les gouverner tous, un Oréo pour la trouver. »


Aguistin R. Marban


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Ѽ Conte(s) : Folklore européen ۩๑ L'étrange Noël de Mr Jack
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Raven le très très mauvais présage annonceur de la dernière heure ☘ Le porteur de poisse au visage d'ange #Incube ☘ Un familier aussi badass que Salem

✓ Métier : Emmerdeur professionnel ✥ Gardien du cimetière de la ville ✥ Stagiaire de temps à temps à l’hôpital #Esclave ✥ Chanteur dans son groupe de Rock
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________________________________________ Lun 4 Mar 2019 - 18:48

Quand on ouvre la Boîte de Pandore, que reste il de l'espérance ? Aguistin & Tibérius

Il existe deux manières d'affronter un problème ; soit on l'empêche d'approcher, soit on se laisse traverser par lui. La seconde n'est pas forcément la plus mauvaise. - Les Fourmis ~ Bernard Werber



L’eau chaude coulait le long de ses plaies qui étaient entrain de se refermer doucement depuis qu’il avait remis les pieds à Storybrook. Il regardait le sang qui partait dans le bac de douche d’un air hagard. Lui qui n’aimait pas l’eau, qui l’exécrait tant, venait de passer plus d’une trentaine de minutes dedans, ce qui correspondait à un véritable exploit. Or vu dans l’état où il était, il aurait pu y passer des heures que ça n’aurait rien changé. Ce n’est que quand un frisson parcourut sa peau fine qu’il se décida de couper l’eau, et de sortir pour trouver un peu de chaleur. Passant devant le miroir, il faisait peur à voir, encore plus que d’habitude. Ses cernes violettes étaient creusées, son teint était encore plus pâle qu’un cachet d’aspirine, et il était couvert de blessures, qui heureusement cicatrisaient. La fatigue le fit bailler à s’en décrocher la mâchoire, alors qu’il enfilait d’un geste robotique le pyjama pliait qu’il y avait sur la chaise. Etait ce lui qui l’avait mis là ? Il ne s’en souvenait pas, son esprit encore trop embrouillé par ce qu’il venait de vivre. Mettant dans sa bouche le cordon du gros sweet bleu qu’il avait, il passa par le salon pour pouvoir se rendre dans sa chambre, la maison étrange silencieuse. C’était étrange, ce silence, après la multitude de bruits qu’il avait entendu. Il s’arrêta quelques instants sur la silhouette de Tiberius dans le canapé, qui avait accepté de rester après qu’il le lui ai demandé d’une voix rauque et étranglé. Ils étaient à peine rentrés de cet univers parallèle avec ce chemin monstrueux et ces oies folles que le faucheur avait fait son apparition dans le cimetière. Il avait trouvé l’équipe dans un état déplorable, prête à se rouler en boule dans un coin pendant des heures. Livio avait émis quelques mots envers le faucheur, avant de ramener Dolorès dont les tremblements ne s’étaient sans doute toujours pas arrêté. Quand à River et JB, Aguistin ne s’en étaient pas forcément préoccupé, voulant à tout prix fuir le regard de Tibérius pour le moment, son esprit perdu dans le brouillard de souvenirs que le chemin avait fait ressurgir. Il s’était alors rendu dans la salle de bain mais le faucheur plus rapide lui avait bloqué la route. Mais Aguistin était bien trop accro à lui, pour l’ignorer comme ça, après ce maudit jeu qui avaient failli leur coûter la vie. Il ne voulait pas lui parler maintenant, il devait trier ses idées, pour ne pas faire de bourdes, pour ne pas briser ce qu’il avait mit en place depuis des années, alors il avait prétexté la fatigue, pour justifier son attitude. Cependant il ne voulait pas rester seul, en aucun cas il ne voulait qu’il parte, sa présence le rassurait même s’il n’était pas dans la même pièce, sentant son aura comme un baume bienfaiteur. “Je … je vais essayer de me reposer.” Il croisa son regard glacial et poussa un petit soupir, prenant enfin la direction de sa chambre. Il aurait tellement voulu se mettre à coté de lui, le serrer fermement, poser sa tête contre son torse et s'apaiser en sentant son odeur. Mais non, il s’effondra sur son lit, épuisé, seul comme une âme en peine. Si quelques heures étaient seulement passés dans la réalité de Storybrook, eux avaient l’impression d’avoir vécu des mois et des mois sur ce chemin digne de l’enfer. Il avait mal partout, mais ce n’était pas ça le pire, il avait l’habitude de la douleur physique. Par contre, les angoisses dans sa tête qui tourbillonnaient aussi fort qu’un ouragan l’emporta dans un cauchemar qui le fit hurler quelques heures plus tard, alors que le soleil commençait à se lever. Passant une main sur son visage, ses cheveux trempés de sueur, il essayait de calmer sa respiration. Il pouvait sentir Tibérius dans le canapé, tout allait bien, il était vivant, entier, sa fratrie, ses amis aussi et ce qu’il avait vu n’était qu’un mauvais rêve, une hantise qui revenait de temps en temps. Mais comme ça, avec cette intensité, c’était bien la première fois. Il revoyait encore tous les détails sordides comme si en réalité ce n’était pas dans le jeu de l’oie où il avait été quelques heures auparavant mais bel et bien comme s’il sortait de la cave de Finkelstein. La crise d’angoisse était aussi forte que quand ils avaient atterri en Pologne, avec Cassandre, dans une mauvaise manipulation de ses pouvoirs, poings encore liés par les menottes de Fink’, qu’il avait seulement réussi à briser, tout comme ses os.

Soufflant plusieurs fois, les mains sur les temps pour faire le vide, il laissa le filet noir de l'anxiété envelopper son bras. Il était plus fort que ça, c’était lui qui les contrôlait, pas l’inverse. Se levant doucement, il attrapa son gobelet à paille avant de passer dans l’ombre de son lit, se téléportant pour atterrir sur l’une des grandes branches du saule pleureur du cimetière. L’air frais lui fit quelques peu du bien, séchant les larmes qui avaient coulé sur son visage. Il ferma les yeux, profitant de la douce chaleur des rayons de soleil le caressant, souriant doucement en entendant son ami le corbeau venir le rejoindre. “Tu n’as pas l’air bien … est ce que tu veux que j’aille te chercher à manger ?” Pour toute réponse, il posa sa main sur la tête de l’oiseau, caressant doucement ses plumes, pensant aux siennes dans un élan de nostalgie. “Pas maintenant Eustache. J’ai pas très faim.” “Toi ? Pas faim ? Y a vraiment un soucis … tu veux m’en parler ?” Il poussa un autre grand soupir, vidant tout l’air que ses poumons avaient. En vérité il ne savait pas par quoi commencer. Il y avait bien trop de choses mais ce n’était pas ça qui le bloquait. Comme si parler rapidement était un problème, comme si parler tout court était un problème ..."Non, pas envie." Même le corbeau à ses côtés secoua la tête, ébouriffant ses plumes avant de se rapprocher de lui, grimpant sur le haut de ses cuisses. “Alors pas faim, pas bavard, Aguistin … tu peux me le dire à moi ! On fait parti de la même famille … quasiment ! Si tu avais eu ta vraie forme et que j’aurais été dans ton monde on aurait été de la même clan c’est certain.” Il eut quand même un petit sourire à ces croassements, touché par ce que lui disait l’animal. Il avait toujours été tout seul au fond, les corbeaux ne l’ayant jamais réellement accepté comme l’un des leurs, encore moins après sa transformation. Si en ces temps immémoriaux il avait eu Eustache, sans doute son chemin de vie aurait été légèrement différent. La Mort avait vu en cet oiseau difforme toute la solitude qu’il pouvait avoir, et lui avait donné comme véritable ami, son plus fidèle faucheur car même si Aguistin se plaisait à être entouré de vrais monstres, elle voyait bien qu’il était indéniablement rejeté par les siens. Faucheur qui d’ailleurs le sortie de ses pensées, de ses questionnements à savoir s’il allait parler où non au corbeau. Penchant la tête sur le côté, il fit une petite moue autour de sa paille, qu’il avait toujours dans sa bouche. Le corbeau se déplaça pour aller saluer Tibérius d’un piaillement et d’un geste de l’aile. “Je vais bien ! Tu .. tu peux aller travailler.” Ce n’était pas dans ses habitudes de le repousser mais il n’avait pas d’autres choix. Sautant de la branche, il rata comme à ce qui devait une habitude son atterrissage, tombant lourdement sur le sol. “Putain de distances …” Se relevant tant bien que mal, il regarda d’un air triste le gobelet qui se trouvait dans sa main au moment fatidique, maintenant striée par une énorme fissure. “Oh non je l’aimais bien …” Et dans un mouvement qui contrastait avec son calme apparent, il lança vivement le gobelet contre l’un des arbres, un peu plus loin, qui ricocha forcément sur une des tombes en marbre. Massant ses tempes pour calmer son flot de pensées, il se tourna vers Tibérius, essayant de lui faire le plus grand sourire qu’il pouvait. “Ça m’apprendra à vouloir ouvrir un jeu chelou aussi ! Faut croire que je retiens pas la leçon.” Il émit une sorte de rire, mélange entre un hoquet, une onomatopée, et insulte envers lui même. “J’espère que River va bien … entre ça, et la Candy Moutain … s’il me fait pas la gueule ça sera un miracle !”

Aguistin regarda ses pieds, vraiment inquiet cette fois pour son ami. Son attitude quand ils étaient revenus avait laissé à désirer, et il s’en voulait vraiment pour ça, y ayant réfléchi du haut de sa branche. Enfin, le mage comprendrait certainement quand il aurait toutes les pièces du puzzle, celle que le corbeau lui donnerait au compte goutte. Il allait s’élancer en contournant Tibérius pour rentrer à l’intérieur quand il sentit la main du faucheur lui attraper son poignet, ce contact le faisant frissonner de tout son être. Se stoppant, il dodelina de la tête, un peu étonné d’un tel geste de sa part. “Il y a … un problème ?” Même s’il faisait l’idiot, il ne l’était pas et encore moins l’homme devant lui. Il n’avait quasiment pas dit un mot depuis la soirée, se replongeant comme à cette époque qu’il aurait voulu oublier de ses nombreux souvenirs. Mordant sa lèvre, il s’approcha un peu du faucheur, avant de enlacer entièrement. La veille, quasiment à la même heure, il se posait toujours les mêmes questions existentielles sur savoir si oui ou non Tib’ lui avait donné cette petite marque d’affection à Noël cause d’une tradition païenne, et maintenant, il se posait la question de comment lui mentir le plus efficacement possible. Il se détestait de devoir faire ça. S’il y avait bien une personne dans le monde, voir même dans l’univers à qui, il ne disait de mensonges, c’était bien le faucheur, et Madame la Mort, mais ce n’était pas la même chose. “S’il te plait … je te demande juste … de ne rien demander.” Il savait très bien qu’il ne voulait pas savoir en détail ce qui s’était passé hier soir, Livio lui en ayant déja assez raconté. Lui même le ferait à un autre moment, quand ses démons seraient exorcisés. Il savait très bien qu’il voulait savoir ce qui s’était passé avant, à l’époque, et il s’était justement juré de ne rien dire. Pendant des années, il avait réussi à garder le silence, lui, l’incessant bavard, le corbeau croassant à toute heure du jour et de la nuit. Mais il avait fallu que Fink’ change les plans de leurs accords, qu'ils se voient dans le couloir de l’hôpital au lieu du café en centre ville. Il avait fallu d’un grain de sable dans sa machine huilé pour que tout déraille. Si le regard noir que lui avait fait Tibérius, sentant toute sa colère quand il lui avait délibérément dit qu’il avait proposé un café à Finkelstein en toute amitié, était resté gravé dans sa mémoire et dans son être, lui faisant un mal de chien, ce n’était rien par rapport à ce qu’il s’imaginait s’il l’apprenait. Se reculant, un peu, il reprit son chemin avant qu’il ne l'interrompt. Plissant le nez, signe d’agacement chez le corbeau, il essaya de maîtriser les tremblements dans sa voix cassée, tout comme ceux de ses mains. “C’est rien je te dis ! Une affaire, que je règle moi même ..” Il choisissait ses mots, les pesait avec grande conscience, comme si toute son innocence s'était envolé, encore une fois. “Ça suffit ! Stop ! Arrête ! Laisse moi tranquille !” Il écarquilla lui même les yeux en s’entendant élever la voix de la sorte, chose qu’il n’avait jamais encore faite en plus de quatre siècles de cohabitations. Il déglutit, avant de passer la main sur son visage, remarquant que ses yeux n’avaient pas fait que s’agrandir, des larmes silencieuses traçant des sillons bien connu. En vérité, il n’arrivait même pas à se convaincre lui même, car au fond, il connaissait la ténacité de Tibérius, mais il essaya quand même, on ne sait jamais, comme il avait tendance à dire. “S’il te plait. Tu n’y gagneras rien à connaître des petites absurdités. Vraiment, c’est encore pire que quand je te racontes le dernier épisode de topchef !”



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Tiberius Wolff


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Tiberius Wolff


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________________________________________ Mar 5 Mar 2019 - 18:54



And I'll use you as a makeshift gauge
Of how much to give and how much to take.
I'll use you as a warning sign. That if you talk enough sense then you'll lose your mind. And I'll use you as a focal point so I don't lose sight of what I want. And I've moved further than I thought I could. But I missed you more than I thought I would... - Amber Run, I FOUND.


Ça avait un goût amer, comme de la cendre fondant dans la bouche à vous en étouffer les bronches jusqu’à ce que mort s’en suive. Un moyen rudement efficace de torture quand on y songeait, couplé à l’absurdité mécanique d’un esprit si torturé qu’il ne voyait même pas les brèches laissant filtrer une atroce vérité. Criante vérité. Aguistin avait toujours été un être bavard, déversant sa logorrhée verbale et psychologique à tout va sans s’inquiéter si on l’écoutait réellement… Mais le découvrir muet comme une carpe, torturé telle une tombe profanée et angoissé au point de ne pas parvenir à convenablement dormir la nuit ne donnait aucun espoir de tranquillité : quelque chose n’allait pas. Quelque chose de si grand, et gros, qu’il refusait jusqu’à en discuter avec Tiberius ! Et cela, le Faucheur n’était pas vraiment prêt à l’accepter.

Ils avaient passés des siècles en compagnie l’un de l’autres, liés par l’esprit comme par un tout autre chose d’indescriptible… Une espèce de ruban rouge attaché à leurs annulaires qui les empêchaient de se délier l’un de l’autre. De s’éloigner. De se perdre ou de simplement se refuser. Ce qu’Aguistin ressentait, Tiberius pouvait le savoir et il s’en abreuvait macabrement comme d’une étincelle vivante résonnant en lui. Jour et nuit. C’était une petite présence quotidienne, un aspect de sa réalité qu’il avait accepté depuis longtemps maintenant et s’il n’écoutait pas toujours les élucubrations de son corbeau, au moins avait-il la décence de ne jamais le lui dire. Un verre de whisky chassait parfois le bourdonnement de sa voix, ou un bon livre qui finalement ne se terminait jamais quand il venait dormir sur son canapé. Parce qu’il ne pouvait jamais vraiment l’effacer de son esprit malgré l’habitude. Parce qu’il ne pouvait jamais vraiment détruire cette chose qui les unissait et qui faisaient d’eux un duo mortel.

Pourtant, c’était arrivé. C’était la troisième fois, en près de cinq siècles, que le lien était rompu. Quelques heures tout au plus, mais quelques heures de trop. Se redressant dans son fauteuil, relâchant l’œuvre de Victor Hugo en pleine lecture, il avait attendu dans le silence le plus absolu que la connexion revienne. Qu’il ressente de nouveau l’étoffe vaporeuse d’Aguistin et que ce ne soit qu’un mauvais passage… Mais non. La première fois, cela avait duré des semaines. La seconde, une nuit entière. Et maintenant… Se penchant pour relever le livre négligé, il le referma d’un coup sec et bu son verre d’un trait, le faisant ensuite tourner entre ses doigts dans une démarche nerveuse. Agacée. Peut-être angoissée, si seulement il connaissait ce sentiment. Son corbeau n’avait jamais montré qu’il voulait se séparer jusqu’alors… Etait-ce un signe qu’il en avait assez ? Ou bien, un effet négatif de Storybrooke sur leurs véritables natures ? Son tempérament l’empêcha de songer à une envie de jouer les filles de l’air de la part du blondinet, le connaissant bien trop pour savoir qu’il ne partirait pas sans un au revoir… Mais quelque chose tapi en lui se mit à gronder férocement. Hargneusement. La simple idée d’une séparation définitive fit monter en lui un frisson de fureur qu’il ne se connaissait que trop bien et il rejeta le verre sur le tapis, le brisant net. Spontané. Le souffle court. Le sang bouillonnant de colère et la raison rappelant à l’ordre d’excellence et de patience. Il devait se calmer. Il devait… vraiment, se calmer.

Puis soudain, les souvenirs étaient revenus. Les images avaient défilé à toute allure, entremêlées, mélangées, comme des feux d’alerte se mettant à luire un à uns. La rapidité d’un esprit. La compréhension d’un démon. Les yeux qui s’ouvrirent sur le plafond tandis que l’incompréhension se mêlait à un flou artistique des plus macabres. Jamais Aguistin ne lui avait fait partager ce genre de choses, la ville les empêchant de communiquer par ce biais depuis l’instigation du sort noir… Alors pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il avait ressentit une si vive douleur dans tout le corps ? Pourquoi il l’avait entendu hurler à en perdre la voix ? Pourquoi est-ce qu’il eut froid, puis terriblement chaud ? Pourquoi… Dérouté, déconcerté, le faucheur attendit quelques minutes. En Décembre, le corbeau s’était rué chez lui pour réclamer sa présence. Mais là, rien ne vint. Rien ne paru. Rien ne disloqua le silence de plomb de sa maison… Alors, enfilant une chemise et une veste propre, Tiberius glissa dans les ombres de la mort et vint chercher les réponses à ses questions. Envers et contre tout. Envers et contre son familier, s’il le fallait.

Quite à se faire détester, autant que ce soit pour une bonne raison.

Le haussement de voix du jeune homme manqua presque de le prendre au dépourvu, noircissant son regard pourtant glacière d’une expression si tenace qu’il craignit un instant de lui faire peur. Une blessure. Un couteau qui glissait lentement dans une plaie déjà ouverte et qui s’amusait à en faire couler davantage de sang… Voilà ce que les paroles d’Aguistin lui inspiraient à ainsi le repousser, quand son être tout entier semblait avoir envie de se blottir contre lui. Il l’avait fait d’ailleurs, avant de chercher à fuir. À le repousser. À le rassurer de la pire des manières et à refuser d’affronter son visage ne face à face. D’où venait cette douleur sourde qui étreignait ses entrailles ? D’où venait cette haine féroce qui nourrissait le monstre en lui, l’affamait et le rendait si à cran qu’il manquait à tout instant de détruire quelque chose ? Il aurait pu vriller son poignet, tordre son cou gracile ou même éventrer son corps blafard s’il s’était laissé aller… S’il répondait à cette pulsion dangereuse qui était en train d’envenimer son sang et de faire tourner sa patience à peau de chagrin.

« Aguistin. » Rappela-t-il, une première fois.

Mais l’entité volatile et volubile n’en avait rien à faire, il continuait de secouer la tête et de parler pour combler le manque cruel d’informations dans ses réponses. Il ne voulait rien lui dire. Ne voulait pas lui répondre. Ne souhaitait pas le mettre dans la confidence et la plaie commençait à dangereusement s’élargir. Depuis quand le mettait-il de côté de la sorte, lui qui avait été son tout pendant si longtemps ? Depuis quand était-il ainsi repoussé, quand tout avait toujours été très facile ? Très tactile ? Très… Paternaliste, au fond ? Peut-être que c’était aussi ça le problème, cette relation étrange qu’ils avaient. Cet amour inconditionnel, acté, ancré, effacé puis réécrit dans une lettrine incompréhensible mais qui pouvait toujours se faire appeler ainsi. Il était attaché au corbeau. Il était… Tib avait du mal à décrire cette sensation mais elle était là. Profonde. Agonisante alors que le fiel du mensonge commençait à doucement s’immiscer dans les doutes et les compréhensions.

Quelque chose c’était passé. Quelque chose venait de se reproduire.
Et il lui manquait des éléments pour en comprendre le sens.

« Aguistin ! » Plus ferme, plus brut.

Le garçon sursauta, trembla de colère avant de faire une moue boudeuse sous une œillade assassine. Allait-il sincèrement fermer son bec alors qu’il était l’heure de répondre ? De déblatérer et de fanfaronner, de chantonner ou simplement d’expliquer ?! Entêté oiseau de mauvaise augure. Sa main toujours sur son poignet remonta vers son bras et, s’il tira, Tiberius le retint fermement. La simple perspective de lui laisser un bleu le mit en horreur, mais ce ne fut rien comparé à l’hématome qu’il découvrit quand la manche suivi sa paume. Qu’est-ce que…

«  »

Le silence de la surprise. Le bruit blanc de quelque chose qui se brise. Puis la repousse et la violence qui tente de s’échapper du bouchon mal fermé. Et ses yeux glaciers qui remontent lentement dans les siens avec une force vitale à en faire agoniser tout derniers espoirs de victoire. S’il comptait lui échapper, il se fourrait le doigt dans l’œil. Tiberius voulait savoir. Et Tiberius saurait.

Sans lui accorder le droit de refuser, il le tira à sa suite à l’intérieur de la maison du cimetière et ignora royalement ses paroles visant à le faire se détourner de son objectif. La porte claqua, le vent cogna et l’ambiance lugubre s’accentua alors qu’au milieu du salon, le faucheur tira sur le pull en laine bien trop grand pour le lui retirer. Puisqu’il ne voulait pas le faire lui-même, il l’y aida. L’imposa. Le passa le long de ses grands bras et réserva le même sort au tee-shirt caché en dessous. Tâché. Dissimulé. Une peau d’albâtre si connue et pourtant si… Il savait qu’Aguistin était maladroit, cherche merde et provocateur. Il savait qu’Aguistin se passionnait pour les débats physiques et autres réquisitoires claqués. Il savait qu’Aguistin pouvait survivre à des blessures et sourire comme si de rien était.

Mais ces bleus sur son corps n’étaient que le sommet d’un iceberg qui menaçait à tout instant de briser la fine coque de sa dignité. La peau de ses hanches était brûlée, râpée, comme si on l’avait trainé sur une grande distance sans lui laisser la moindre chance. D’un regard, Tib déduisit que ses genoux et le reste dissimulé sous son pantalon n’était pas en meilleur état. Sa lèvre au coin violacée. Son œil malmené. Sa raison tempêtée et toute sa droiture courbée ainsi dans un geste de honte et de colère lorsque le garçon attrapa vivement un plaid pour se drapper dedans. Se cacher. Se dissimuler. De quoi ? A qui ? A lui ?!

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Demanda-t-il, d’une voix blanche.

Le léger tremblement de l’obscurité sous la surface trahissait un puissant désir de vengeance. De connaissance. De reconnaissance tandis qu’il attendait, debout face à lui, une réaction. Que s’était-il passé pendant ces heures de silence ? Que s’était-il passé pour qu’il veuille à ce point fuir, quand l’aventure avec les chats avait été révélée directement ? Et pourquoi diable ces images avaient-elles filtrés de son esprit pour envahir le sien ? Que cachait le corbeau ? Que voulait-il à se point lui dissimuler ? Depuis quand n’était-il plus digne de sa confiance au point de le fuir ?! Trop de questions qui ne trouvaient réponse, comme celle posée à l’oral qui resta en apesanteur entre eux. Et plus le silence durait, plus l’importance de ces évènements prenait de l’ampleur. Plus la douleur de ses cris s’intensifiait dans sa mémoire. Plus la rage tournoyait dans son ventre. Plus son être réclamait une justice. Une vengeance. Quelque chose à se mettre sous la dent.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé, Aguistin ? » Répéta-t-il, se rapprochant de lui. « Ne m’oblige pas à te le demander une troisième fois. Car ce sera la dernière. »

Et la pire, sans aucun doute. Peut-être qu’il n’avait pas la bonne façon de faire, ou la meilleure des méthodes, mais il n’avait pas pour habitude de devoir considérer son familier comme un être ennemi qui ne voudrait plus de sa présence ou de sa confiance. Se débrouiller seul était un mantra qu’Aguistin piaillait à qui voulait l’entendre, mais ils étaient plusieurs à connaître l’affreuse version intérieure de ses pensées et de sa confiance personnelle ; de nombreuses fois, Tiberius avait vu le spectre du doute et de l’angoisse se faufiler dans son esprit pour le faire vaciller. Le remettre en doute. En cause. En raison même de ce qu’il pouvait être… Le corbeau devenait terrible en réponse à cela, d’une maladresse suicidaire et de larmes contenues. Trop retenues. Il y avait des gestes qui ne trompaient pas. Il y avait des œillades qui ne doutaient pas. Il y avait des choses qu’on ne pouvait lui cacher.

Le blondinet en avait trop révélé… Ou pas assez.

Les mains du faucheur vinrent se poser de chaque côté du gamin, son visage descendant à sa hauteur alors qu’il s’accroupissait devant lui. Ne pas le laisser fuir. Ne pas lui laisser croire qu’il le laisserait faire. Ne rien laisser au doute. Même sa miséricorde ou son pardon.

« Si je dois tuer la terre entière pour parvenir à apaiser tes peurs, je le ferais. Sans doute y aura-t-il celui qui te met dans cet état au milieu des cadavres… Mais plutôt d’un charnier, je préfèrerai le torturer ad vitam aeternam pour avoir seulement osé penser à toi. Alors vas-tu enfin te décider à m’expliquer ce que tout ce foutoir veut dire, ou vais-je devoir aller le chercher jusque dans les ténèbres de ta tête par la force ? »

Un nom. Un seul nom qui sortirait de sa bouche mordue de terreur et d'insolence... Et l’obscurité déchainerait sa colère.


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Aguistin R. Marban


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________________________________________ Mer 6 Mar 2019 - 11:03

Quand on ouvre la Boîte de Pandore, que reste il de l'espérance ? Aguistin & Tibérius

Il existe deux manières d'affronter un problème ; soit on l'empêche d'approcher, soit on se laisse traverser par lui. La seconde n'est pas forcément la plus mauvaise. - Les Fourmis ~ Bernard Werber



Il pencha légèrement la tête sur le coté, faisant une petite grimace, sa lèvre supérieure enveloppant ses dents, jouant avec. “Ça ne t’ai jamais arrivé de tomber dans l’escalier ?” Qui pensait il duper de la sorte ? Il n’était pas crédible, et il le savait, encore plus quand Tibérius le tira avec force à l’intérieur. Il aurait pu s’échapper, se faufiler dans son ombre pour aller ailleurs, loin de tout ceci mais inconsciemment, une part de lui restait là, ballottait comme un sac avant que la froideur de la grande pièce ne le saisisse. Il essaya de se débattre, mollement, mais ses bras se levèrent dans un mouvement automatique quand son pull fut enlevé sans son autorisation. Lui qui était le premier à venir se plaindre au faucheur quand on le tapait, coups méritaient sans aucun doute, se taisant encore et encore alors qu’il ressentait la douleur des blessures. Il laissa couler des larmes silencieuses quand Tibérius observa son corps mutilé, traumatismes que le jeu de l’oie lui avait infligé. Ce n’était pas tant celle là qui le mettait dans cet état, qui lui faisait faire des choses inconcevables, qui lui serrait la gorge à ne plus pouvoir parler, respirer mais bel et bien le souvenir qu’elles avaient réveillés en lui, cette boîte de Pandore qu’elles avaient ouvertes. Il voulait partir, aller loin, dans un endroit ou personne pourrait le retrouver, ou son âme pourrait se liquéfier en un torrent de larmes sans qu’on lui pose la moindre question. Or il ne put qu’aller sous son plaid, comme si se cacher du regard d’acier de Tibérius aller un peu l’aider. “Rien.” Encore et toujours, obstiné, comme si ce mot le ferait lâcher prise. Il se savait sur le rebord du gouffre, pourquoi n’y plongeait il pas ? Lui qui adorait en temps normal sauter dans l’inconnu ? Peut être parce que justement il savait, où du moins, penser savoir ce qui l’attendait. Les mots de Finkelstein s’étaient gravés dans son esprit, faussant son jugement, altérant sa réflexion, prenant pour acquis ce qui était pourtant faux. “C’est ce jeu à la con ! C’était un truc trop chelou, avec pleins d’univers à chaque fois qu’on allait sur une case. On avait des espèces de missions pour pouvoir sortir indemne, des bonus, des malus, pleins de choses.” Encore une fois il voulait tromper, dissimuler, atteindre cette dernière porte de sortie pour reprendre le cours normal de sa vie. Ce n’était pas un mensonge, il disait la pure vérité, mais pas celle que le faucheur voulait entendre. Il savait qu’il savait mais il tentait, encore et encore, un instinct de survie qu’il pensait nécessaire. Il serra fortement le plaid qui l’entourait comme une cape, alors qu’il observait Tibérius se rapprocher, avec une certaine douceur ne faisant qu’accentuer la bataille qui se jouait dans son esprit malade. La mélodie de ses mots ressemblait à une berceuse, calmant l’angoisse existentielle qui lui faisait faire ces actions inhabituelles. Il aurait pu passer des heures à l’écouter, à la croire, à imaginer ce qu’il lui disait mais le boomerang de son anxiété lui renvoya à la figure qu’il l’enterrerait de ses propres mains en apprenant la vérité. Se reculant un peu, secouant la tête pour faire taire ses voix qui lui racontaient des mensonges, il devait prendre une décision, là, maintenant. Mettant les mains devant lui, il essaya dans un premier temps de contrôler sa respiration, de faire le vide dans sa tête, ce qui n’était pas chose aisé vu ce qu’il y avait dedans. Il devait prendre une décision, cette situation n’avait que trop duré. Les voix lui disaient qu’il allait le perdre, ce leitmotiv qui avait été le scotch sur sa bouche pendant quatre ans. Et celle de Tibérius justement, qui le tirait vers l’avant, qui l’aidait à se défaire du carcan dans lequel il était enserré depuis longtemps, trop longtemps maintenant. Le voile du silence se posa sur eux pendant quelques minutes, tandis qu’une bataille féroce se livrait intérieurement.

“Tu te souviens de ce jour du mois de Juin 2015, quand on s’est disputé violemment et que tu as dis que tu ne voulais plus de moi et que j’ai dis pareil ?” Ce jour maudit où tout avait basculé, où tout avait recommencé, montrant que l’histoire n’était en réalité qu’une suite événements similaires, où personne n’apprennait des erreurs commises et surtout pas Aguistin. Mais aujourd’hui serait différent. Si à l’époque d’Halloween Town il avait fait aussi sa tête de mule, se murant dans ce silence mortifère, il ne ferait pas la même chose et tant pis pour les conséquences. De toute façon, quelque soit l’issu, rien ne serait plus pareil, il le sentait. “Ce n’était pas de notre faute. Nous n’y étions pour rien. Notre perception était juste altéré… victimes sans doute pour la première fois.” Il s’arrêtait entre chaque phrase, prenant de difficiles goulées d’air, ses poumons le brûlant d’une acidité qu’il déversait à chaque mot, chaque révélation. “Tout avait été fait pour arriver à ce point de rupture. Pour que nous soyons si en colère l’un envers l’autre que rien ne puisse nous réunir pendant un certain temps. Et ça a marché. Son plan a fonctionné comme une mécanique bien huilé, parce que … je suis stupide. Idiot. Lamentable.” Il l’avait déja eu une fois avec Jack. Il l’avait attrapé de la même manière et il avait sauté les deux pieds joints dans sa propre cage, se passant les menottes comme un grand. Alors avec Tibérius, la manœuvre était plus qu’enfantine. “Après être parti de la morgue, je suis allé à la plage, parce que j’avais besoin d’extérioriser ma peine, ma colère. J’y suis resté pendant des heures jusqu’à ce qu’une personne vienne me parler. Elle m’a dit qu’elle avait la solution à mon problème. Mark je crois qu’il s’appelait. Il a dit que ça arrivait de se disputer et qu’il avait une idée de cadeau pour toi, pour que tu sois content alors je l’ai suivi parce que je voulais vraiment que tu sois content et que tu me pardonnes…” Il baissa la tête, honteux de s’être fait avoir comme ça. Toujours la même chose. Au fond, Aguistin s’était fait avoir à cause de la gentillesse dont il pouvait faire preuve, de cette reconnaissance qu’il voulait avoir dans les yeux des personnes à qui, il tenait. Cette qualité qui s’avérait être un défaut, un gros défaut. “Et j’aurais pas du parce que Mark n’était pas Mark mais Clark … tu sais, l’assistant de .. Finkelstein.” Voila, le nom était lâché, et Tibérius se recula un peu de lui. Ce mouvement pourtant anodin fit gémir de tristesse Aguistin, qui mit son visage dans ses mains. Il l’avait commencé, il ne pouvait pas s’arrêter maintenant, c’était trop tard, il devait assumer d’avoir parler, laissant les angoisses qui se faisaient de plus en plus forte s’échapper. “C’est là que Finkelstein m’a expliqué que ça faisait des années et des années qu’il m’observait, qu’il attendait le bon moment pour agir. Il a mit au point plusieurs inventions pour arriver à ses fins, me capturer, à nouveau, comme avant. Il m’a éloigné de toi parce que tu lui rappelait Madame la Mort, c’est qui bon est normal, forcément et que si j’étais à coté de toi il ne pouvait pas agir vu que tu devais aussi me protéger de lui. Il a dit que son envie de m’avoir été en réalité plus forte que la peur que tu pouvais lui inspirer. Il a alors fait en sorte qu’on se dispute, et il m’a attrapé parce que je suis naïf, et il a brisé notre lien.” Plus il parlait, et plus les souvenirs remontaient à la surface, comme des corps lestés qui auraient perdus leurs poids.

“Puis il a dit que de toute façon, avec ce qu’il avait fait, je ne compterai plus pour toi … et .. et il avait raison.” Rien que d’y penser, sa crise de larmes s’accentua. “Il a fait un test pour le prouver le premier jour parce que je ne voulais pas le croire. Il … il a enlevé les menottes qui bridaient mes pouvoirs, il m’a tué, et il m’a laissé dans un coin en attendant … tu .. tu n’es pas venu mais je lui ai dis que ce n’était qu’une question de temps, que tu allais venir.” Or Finkelstein avait raison et cela lui avait fait mal, encore plus mal que la lame qui avait traversé sa poitrine, encore plus mal que les scalpels qui avaient soulevé sa peau, observé ses muscles, fait des traces sur ses os. “Ensuite il m’a placé dans … je sais pas .. une cuve … qu’il remplissait d’un liquide à chaque fois. Un peu comme les bocals que tu as à la morgue. Ainsi il pouvait me sortir quand il voulait pour faire ce qu’il avait à faire, toujours sa même rengaine, trouver le secret de l’immortalité.” Son corps tremblait comme une feuille au vent, frêle et fine se baladant dans un monde qui n’était pas le sien. “Les heures se sont transformés en jours, et les jours en semaines. En plus de réduire mon corps en charpie, il a piétiné mon espoir. A chaque fois qu’il me rangeait, il me disait que c’était mieux ainsi, que tu devais être content de t’être libéré du poids que je suis. Que tu étais beaucoup plus heureux sans moi, et qu’il te voyait mener ta barque comme si de rien n’était.” Le pire était peut être ça, voir qu’en réalité, il ne servait à rien, que même Ambroise lui était plus utile, qu’il ne lui apportait rien à part des ennuis et des emmerdes. “ Pourtant, quand il n’était pas là, je disais à Cassandre que tu viendrais, peu importe le nombres de mois où je devrais subir ça, mais que tu viendrais. Après tout, Madame la Mort avait bien mis longtemps aussi avant de venir me chercher, mais elle était venue, ça serait pareil.” Il hocha la tête avant de se laisser tomber au sol, fatigué de tout, revivant chaque seconde par le biais de ses angoisses chaque moment. “Cassandre était là aussi, une autre victime. On s’est tenu compagnie. Il l’a torturé aussi, parce qu’elle a plusieurs gens dans sa tête et que lui faire du mal était le moyen de les faire apparaître.” Aguistin n’avait jamais réellement compris que ce qu’il appelait des gens dans la tête était une réaction de protection, mais ce qu’il avait saisi était qu’elle était aussi brisée que lui, une âme détruite. “Souvent d’ailleurs quand il faisait ça …” Il eut un réflexe viscéral, portant la main à sa bouche pour éviter de rejeter toute l’acidité de son estomac, n’ayant rien mangé depuis la veille. “Parfois Cassandre était consciente quand il me faisait mes opérations, parfois non mais quand c’était le cas, Finkelstein disait que c’était un échange de bons procédés et que je devais faire pareil.” Il avait eu beau supporter des tortures atroces, voir l’intérieur de son propre corps, mourir des dizaines de fois par des techniques ignobles, sa réaction avait été la plus épidermique à ce moment là. “Je n’ai jamais compris en quoi la violer était un acte scientifique. Oui je connais pas trop la science, et à la limite que nos propriétés l'intéressent … mais ça. Un jour … un jour il m’a demandé de le faire et j’ai refusé. Alors pour me punir, il m’a attaché au lit où elle était, à quelques centimètres et j’ai regardé …je n’ai rien pu faire pour l’en empêcher.” Dans la cuve, les bruits étaient atténués, et souvent il pouvait détourner le regard de la vitre, se pencher sur son propre cas. Mais là, les cris étaient comme amplifiés, et il avait l’impression de subir la même chose. “C’est à ce moment là qu’on a décidé de s’enfuir. Finkelstein a fait une erreur… C’est de croire qu’il nous avait réduit entièrement à néant alors que nous ne disions plus rien, des poupées de chiffons souillés.” Il jouait avec le bout de son plaid, les yeux fixés sur le bout de tissu, n’osant pas affronter Tibérius. Il n’arrivait pas à s’arrêter de parler pour pouvoir le laisser en place une, mais après tout, c’était lui, qui lui avait demandé. Il voulait savoir, et il apprenait. Aguistin ne disait pas tout, ne donnant pas les détails tout simplement parce qu’il n’en avait pas la force et pas le besoin. Le faucheur connaissait le scientifique fou autant que lui, ayant vu de quoi il pouvait être capable à Halloween Town. La Mort lui en ayant parlé, en sa présence d’ailleurs, quand elle lui avait expliqué avec cette doucoureuse ironie pourquoi il avait cette apparence si étrange dans la ville des monstres. “Je me suis brisé le poignet et nous avons fui aussi rapidement que nous le pouvions. J’ai raté la sortie de Storybrook, sans doute à cause du métal que j’avais toujours sur la main et qui m'empêchait correctement d’utiliser mes pouvoirs. Puis on a vécu quelques jours dans la forêt où tu nous as trouvé. Le fameux roadtrip qui a mal tourné.”

Le début du mensonge, le début du véritable calvaire, celui de ne pas parler, celui de ne rien dire avec cette terrible sensation de vérité. Et si effectivement il n’était pas mieux tout seul, sans lui, sans ce boulet qui l’entraînait vers le fond ? Il se roula en boule, se cachant sous son plaid en attendant la sentence. Maintenant qu’il savait à quel point il était mauvais, ayant fait éclaté au jour sa nullité, il allait partir et il ne voulait pas voir ça. Cependant, une étrange sensation parcourait son être. Il était d’un côté, énormément soulagé d’avoir parlé, d’avoir dit les choses qu’il retenait enfoui depuis si longtemps, de ne plus avoir à lui mentir, même si toute la vérité n’était pas encore révélé. Et d’un autre, il venait aussi de lui montrer, encore une fois, sans doute la plus criante, à quel point la Mort s’était trompée quand elle les avait mit ensemble. Il ne l’aidait pas. Il ne lui apportait rien. Il ne servait à rien. Il ne devrait même pas exister, alors être à ses cotés n’était qu’une utopie qu’il s’était faite en paravent. “Je ne veux pas que tu me laisses … mais je le comprendrais. C’est pour ça que je n’ai rien dit … parce que j’ai juste eu peur que ce que Finkelstein disait soit vrai. Je … je ne te mérite pas. Je ne suis pas assez fort, pas assez bien pour être ton partenaire parce que tu dois toujours t’occuper de moi et que je t’embête dans ce que tu fais encore plus ici, dans cette vie. Je suis un abruti doublé d’un faiblard. J’ai pensé que j’étais important pour toi mais c’est faux. Finkelstein a dit que j’étais un outil et il a raison. On ne s’attache pas à un outil. On fait son travail et une fois fait on le met de côté pour s’en resservir plus tard. Un outil ne doit pas s’attacher à la personne qui s’en sert. C’est tout ce que je suis, rien de plus.” Il partait dans des élucubrations, se perdant dans ses peurs mises à vif, sans se rendre compte que Tibérius avait retiré la couverture qui le cachait. “Parce qu’au fond je veux juste t’aider, et si ça doit passer par le fait que je ne suis pas là et bah tant pis, je peux ne plus être là si tu es bien comme ça. Un jour, Madame la Mort elle m’avait dit que je devais veiller à ce que tu ne manques de rien et que tu sois toujours bien. Alors j’essaie parce qu’en plus moi j’aime faire ça, ça me plait vraiment mais je vois bien que parfois j’y arrive pas et quand Finkelstein m’avait montré que sans moi tu étais bien plus heureux j’ai compris que c’était moi le problème.” C’est le courant d’air frais qui lui fit comprendre que son plaid avait disparu. Passant la main sur son corps, il buta contre celle de Tib’. Ouvrant les yeux rapidement, apeuré, il n’eut que le réflexe de se resserrer contre lui même, comme s’il pouvait disparaître ainsi de sa vue. “Je suis désolé … d’être un soucis pour toi ... et que tu ai honte de moi comme ça. C'est pour ça que j'ai rien dit ... à personne ... pour pas que tu ais encore plus honte que là maintenant.”



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Tiberius Wolff


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________________________________________ Dim 14 Avr 2019 - 17:00



And I'll use you as a makeshift gauge
Of how much to give and how much to take.
I'll use you as a warning sign. That if you talk enough sense then you'll lose your mind. And I'll use you as a focal point so I don't lose sight of what I want. And I've moved further than I thought I could. But I missed you more than I thought I would... - Amber Run, I FOUND.


Le fil des pensées de Tiberius était un immense champ blanc où s’imprimaient uns à uns les mots sortis de la bouche d’Aguistin. Est-ce qu’il était réellement en train de lui raconter cette histoire ? Est-ce qu’il était vraiment la victime de cette machination sordide, morbide et macabre qui semblait écrite pour un roman d’horreur ? Est-ce qu’il avait vraiment cru pouvoir lui cacher cela indéfiniment et garder ces souvenirs enfouis à jamais ? Le dialogue continuait, les phrases s’inscrivaient les unes après les autres, indélébiles, éternelles, fatidiques comme le glas qui résonna lorsque le corbeau perdit toute notion de vraisemblance et paniqua davantage encore. Des pleurs. Des larmes. Des cris un peu plus forts que les précédents mais toujours cette verve insatiable, ce besoin de se libérer dans une logorrhée que plus rien n’arrêtait… Mais l’ignoble vérité ou l’horripilant mensonge qui sifflait et persifflait dans son esprit jusqu’à s’insinuer au plus profond de ses certitudes. Aguistin était le pantin de ses angoisses malfamées, la torpeur enserrant son cœur bien plus rapidement que la réassurance frivole du reste. Il avait une confiance en lui proche du zéro mortuaire et c’était à donner au faucheur l’envie de le secouer comme un prunier pour en chasser les fruits pourris !

Ses paroles n’avaient littéralement aucun sens. Tiberius n’avait-il pas prouvé, au cours de ces siècles passés ensemble, à quel point le corbeau pouvait être indispensable dans la balance éternelle ? Croyait-il seulement qu’il aurait maintenu leur coexistence s’il n’avait eu que faire d’un outil pareil ? Le faucheur ne faisait jamais rien au hasard et sûrement pas dans l’inutile ou le désagréable. Le futile. Aguistin était peut-être une créature aussi volage que bavarde, il n’en restait pas moins l’annonciateur, la primeur de l’au-delà et l’accompagnant fidèle de l’âme avant que lui ne la fauche. S’il pouvait se montrer indiscipliné ou encore agaçant, il exécutait son travail avec efficacité et… Par dessus tout, sa présence était devenue aussi évidente que nécessaire dans leur existence. S’il ne le comprenait pas encore, sans doute était-il idiot… Ou bien entendait-il de trop les paroles fielleuses de ses détracteurs.

Et, en cet instant, les voix étaient en train de remporter la partie sur la raison.

Ses larmes avaient le goût du poison venimeux qui s’était acoquiné de son esprit éploré, trahissant un désarroi si grand, un désespoir si profond, que Tiberius hésita très sincèrement à l’emporter avec lui pour le réconforter. Savait-il seulement faire ça, quand le mort était plus attrayant que le vivant et qu’il réalisait à quel point son propre corbeau lui avait menti ? De longues années de dissimulation, d’enfouissement dans les tréfonds d’un réceptacle qui aurait du contenir son âme, de secrets parqués sous verrou et de sourires qui cachaient en réalité une tristesse abyssale ? Il avait bien sentit que quelque chose avait changé, imperceptiblement il l’avait fait revenir à lui, vers lui, dans cette dualité qu’ils avaient toujours eu l’un envers l’autre.

Et puis ça avait recommencé.

L’absence de lien, l’absence de contact, l’absence d’assurance et l’absence de filet de sécurité… Et voilà Aguistin livré à lui-même dans la terreur de sa propre insignifiance. Ses mains posées sur lui semblaient incapable de le retenir, de le ramener à la réalité et ce n’étaient pas ses lèvres mordues de terreur ou encore ses yeux rougis qui allaient aider Tiberius a garder son calme. Le voir dans un tel état, enveloppe charnelle violentée et misérable, il ne su par quel miracle il parvint à ne rien briser dans la pièce. Ce n’était pas l’envie qui manquait, encore moins la capacité, ses yeux devenant sombres sous la fureur du monstre tapis au fond de ses entrailles et ses mains serrant dans un léger tremblement le bras de son… Familier.

« Aguistin. »

Il eu un sursaut qui lui pinça davantage le torse, un tremblement du menton sous les sanglots qu’il étouffait et un mouvement de recul qui combla la rage grimpante chez Tiberius. Son esprit fonctionnait à double allure, pris entre la situation d’Aguistin et la perspective macabre de saisir à la gorge l’être responsable de cet état. Il avait tué pour moins que ça. Il avait réduit en cendres pour un regard de travers. Il avait frappé pour une évocation graveleuse. Alors, ce spectacle… Etait-ce le but recherché ? Evidence. Evidemment. Le résultat parfait. Semer une graine gâtée et attendre qu’elle ne fasse sa croissance dans l’échine fébrile de son porteur.

Exactement ce qu’il fallait. Exactement ce qu’il devait.

Se redressant légèrement, Tiberius attira le garçon vers lui et brisa cette distance qui leur était pourtant nécessaire. Il lui fallait le sentir contre lui. Entendre son souffle se briser contre son épaule, ressentir les soubresauts de ses sanglots et, enfin, aviser de ses mains se cramponnant à sa veste comme des serres aiguisées. Il sentait la peur et le sel, jeune homme livré à ses cauchemars qui s’était laissé envahir par leur méchanceté. Eux qui flirtaient quotidiennement avec l’absurde et le grotesque macabre, voilà que leur voix d’outre-tombe sombrait à son tour pour creuser son propre tombeau.

Tiberius ne le permettrait pas. Il n’en était pas question. Alors il attendit, que les sanglots continuent et que les yeux du corbeau ne se ferment à nouveau. Que sa lutte l’emporte sur le reste et qu’il finisse par détendre ses muscles dans ses bras. Le soutenir. Le garder. Et remonter sa main vers sa nuque pour la caresser du pouce en un geste d’une tendresse étrange. Incongrue. Il avait la peau claire, opalescente sous les hématomes. Frissonnante et réactive. Une peau dédiée. Déliée. Faites pour marquer, les souvenirs comme les coups.

« Je suis là, Aguistin. » Souffla-t-il finalement, près de son oreille. « Et je vais… Détruire celui qui a pu te faire croire que tu étais un poids mort dans nos existences. »

La phrase avait sifflé, cassante, contenant à peine la colère qui faisait vibrer ses sens.

« Je suis attaché à toi. Lié, pour l’éternité, sans obligation. Tu es à moi. Tu ne seras jamais à un autre que moi. Est-ce que tu as bien compris ce que je viens de te dire, Aguistin ? » Il attendit une preuve de son écoute. « Corps et âme, tu m’appartiens. Depuis ta naissance jusqu’à ma mort, tu ne pourras te défaire ni te détacher. Et je ne te laisserai pas essayer. »

Il était hors de question de laisser leur lien s’enfuir à nouveau, de permettre au corbeau de voler de ses propres ailes brisées et de lui laisser croire qu’il pourrait faire cavalier seul. Aguistin lui appartenait, à lui. A lui seul. C’était son familier. Son compagnon de route. Le sien… Et même si Tiberius n’était pas réputé pour ses excès de possessions, Livio lui-même ne se permettait pas de remettre en doute le lien du faucheur avec son corbeau. Il y avait des choses immuables, des vérités intrinsèques et visiblement certaines oreilles avaient besoin de se faire rappeler à l’ordre.

Lorsqu’Aguistin releva le visage et l’affronta, partagé entre incertitude et espoir, le pouce de Tiberius frôla sa lèvre coupée et appuya légèrement dessus. Une grimace lui répondit, suivi d’une petite goutte de sang trop rouge pour être honnête. Insidieuse. Tendancieuse. Vestige des sévices récents comme plus anciens à la fois… L’obscurité vit rouge quand le faucheur tenta de la réfréner. De calmer ce brasier enragé qui saisissait ses tripes et l’obligeait à un contrôle quasi militaire de son être. De conserver cette polarité engendrée par son regard de plus en plus sombre… Mais elle fut plus vive. Plus rapide. Plus pernicieuse.

Sa langue vint lécher le trait carmin qui commençait déjà à descendre vers le menton du corbeau, remontant lentement à l’orée de sa bouche. Il frôla ses lèvres des siennes, glissa son souffle chaud contre celui tiède qui semblait se bloquer dans la gorge d’Aguistin et, dans un geste empli de colère sourde, se servit un baiser aussi furtif que brusque et profond. Enragé. Désespéré aussi, à sa manière, de n’avoir compris plus vite. Plus tôt. Plus… Efficacement. Il retrouva ses sens en un clignement d’yeux, affronta ceux que le plus jeune portait sur lui et souffla d’un ton aussi rauque que bas :

« Je vais le tuer. Son nom est désormais sur la liste. »

Et dans un souffle obscur, Tiberius disparu du salon rassurant de la maison du cimetière pour se retrouver au milieu des couloirs de l’hôpital, plaquant brutalement un homme au mur en le soulevant par la gorge. Peu importait le reste ou le vide étrange des lieux. Peu importait le visage surpris de son interlocuteur ou son sourire graveleux l’instant d’après… Le faucheur allait massacrer Finkelstein. Et il allait le faire de la pire des manières.

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________________________________________ Dim 28 Avr 2019 - 9:30

Quand on ouvre la Boîte de Pandore, que reste il de l'espérance ? Aguistin & Tibérius

Il existe deux manières d'affronter un problème ; soit on l'empêche d'approcher, soit on se laisse traverser par lui. La seconde n'est pas forcément la plus mauvaise. - Les Fourmis ~ Bernard Werber


Aguistin n’osait pas regarder Tibérius dans les yeux, lui qui pourtant adorer contempler ses deux iris aussi bleu que le ciel un jour de plein été. Tant de choses passait par son regard, et c’était comme si le faucheur lui parlait, malgré les longs silences qu’il pouvait faire, il discutait avec son regard. Or là, il n’y arrivait pas. Il avait peur d’y voir toutes les peurs qui lui rongeaient l’esprit depuis des années. Dégoût. Infamie. Sottise. Bêtise. Honte. Disgrâce. Et ce n’était absolument pas supportable pour son coeur qui menaçait de s’arrêter de battre à chaque parole qu’il prononçait. Alors il fixait un point invisible sur sa chemise comme si ce dernier pourrait apporter un quelconque réconfort sachant qu’il n’avait pas tout dit. Il s’était arrêté car sa gorge le brûlait, qu’il estimait que la charge qu’il venait de montrer était assez lourde comme ça. Quand il entendit son nom prononcé avec cette intensité colérique maitrisé, il sursauta, recula. Voila, il allait payé de son incompétence, de son mensonge. C’était d’ailleurs vers cela que la balance pesait. Il s’en voulait véritablement de lui avoir menti, de lui avoir caché l’affreuse vérité, mais pouvait il faire autrement ? Aurait-il du lui dire dès le départ, quand il était venu le chercher ? Sans doute, mais l’amour propre qu’il avait lui interdisait une pareille révélation. C’est pour cela qu’il n’arrivait pas à calmer ses sanglots qui le secouait comme une dernière feuille sur une branche en fin d’automne. Il avait fait la seule chose qu’il avait en exergue, décevoir le faucheur et il ne savait absolument pas comment inverser la tendance. Contre toute attente, il poussa un faible gémissement quand il sentit la main de Tibérius dans son dos, le rapprocher de lui. Que cela voulait il dire ? Non, il devait le repousser, le tabasser, lui montrer que tout ce qu’il venait de lui dire était vrai. Or l’obscurité s’attacha par ses gestes à lui faire comprendre que son esprit avait été trop longtemps dans le brouillard accentuée par cette terrible malédiction. Il se laissa aller, enfouissant son visage dans le creux de sa veste, s’emplissant de son odeur qui agissait sur lui comme un calmant. Il osa croire que s’il restait ici, à essayer de remettre de l’ordre dans son âme c’est que tout n’était pas perdu. Il était finalement la raison qu’il n’avait plus, cette raison détruite par la peur de mal faire, par la peur d’être faible. Il portait tellement Tibérius en estime, sur un pied d’estale monumental qu’il pensait ne pas lui arriver à la cheville, même en dessous, là où il retrouvait les cadavres enterraient. Il faisait des efforts, mais pas assez selon lui, selon ces critères trop influencés par ce qu’il entendait. Finkelstein connaissait ce besoin de reconnaissance, ce besoin de briller dans les yeux des créatures qu’il estimait, et de sa frappe chirurgicale, il avait fait en sorte d’annihiler tous les siècles de travail sur soi qu’Aguistin avait pu faire. Il serra plus fortement encore, si ce n’était possible, la veste du faucheur, combattant ses ressentis néfastes qui se battaient toujours contre lui, sans penser que le combat était terminé, perdu d’avance. La perspective de voir Finkelstein mort était réjouissante, mais les mots qu’il entendait étaient un meilleur remède qu’une simple vengeance. Ils réparaient petit à petit les infinies dégâts, cette conscience qui avait été brisé en milles et un morceaux. Ils étaient le ciment d’une nouvelle base encore plus solide que la précédente, que même les océans les plus déchaînés ne pourraient briser. Si Tibérius l’acceptait encore malgré tout ça, c’est qu’il n’était peut être pas aussi abject qu’on avait voulu lui faire croire. “C’est vrai ?” Encore empli de doute, il releva d’abord ses yeux rougis vers ce visage aussi dur que les marbres constituant les tombes du cimetière. Bien sur qu’il avait envie d’adhérer à ses propos qu’il avait toujours souhaité entendre. Mais justement, est ce qu’il ne lui disait pas cela parce qu’il connaissait à l’avance l’impact de ce discours sur lui ? Il racontait déja bien à qui voulait l’entendre que Tibérius était à lui, le sien, et même s’il s’imaginait les choses les plus horribles à son encontre, comme le fait qu’il le laisserait sur le bas coté, enregistrer que l’inverse était plus qu’un fait acté le rassurait comme rien d’autre n’aurait pu le faire. Alors il essaya de calmer les tremblements de son corps, poussant un grand soupir qui fit trembler le tissu de cette chemise désormais rempli de larmes, se décollant un peu pour essayer de déceler quelque chose dans ce regard obscurcis. Il fronça légèrement les sourcils en sentant son doigt réouvrir l’une des plaies qu’il avait, sur ses lèvres gonflés. Quelle était la signification de ce geste ? S’il avait commencé à établir plusieurs hypothèses, il se figea en voyant le prédateur qu’il pouvait être. Oh pas que cela le dérangeait, il connaissait la nature de Tibérius et c’était sans doute pour cela qu’il se cachait souvent derrière lui, restant dans son ombre pour se protéger du monde extérieur. Non, ce qui l’empêcha de respirer, ce qui avait pétrifié son esprit et tous les questionnements qui tournoyaient comme une tempête était ce geste. Tout comme à Noël, il ne s’y attendait pas, le prenant par surprise. Or si la dernière fois, il avait pensé que ce geste était une sorte de mascarade, commis uniquement par la présence de gui pour respecter les diverses traditions, à l’heure actuelle, il n’y avait pas de gui dans son salon. Ce n’était pas Noël. Ce n’était pas un moment joyeux. Il n’avait jamais attendu une chose pareille après les révélations qu’il lui avait fait. Instinctivement il approcha sa tête, agrippant à nouveau sa veste pour profiter de cet instant encore plus déconcertant que le reste, qui s’arrêta bien trop vite à son goût. Il cligna plusieurs fois des yeux, de ses longs cils qui cachait son regard interrogateur, perdu.

“Non attend !”
Et il se retrouva seul, le froid et le noir l’enveloppant de cette étoffe malsaine. Quelques minutes passèrent avant qu’il ne sente un liquide couler de son nez. Du sang. Il le savait. Finkelstein allait mourir, il le savait, c’était devenu un fait inéluctable. Tibérius allait faire ce que la Mort n’avait pas été en mesure de réaliser de part les lois régissant les mondes. Il avait l’impression que même le temps était en suspens, tandis qu’il mettait sa tête entre ses mains, le cours de ses pensées, lui, allant à contre sens, dans une vitesse diabolique. Est ce que ce baiser était l’acte signant les paroles qu’il lui avait prononcé ? Est ce qu’il n’avait fait ça uniquement dans le but de lui prouver qu’il valait quelque chose à ses yeux ? Le flot des questions n’avait cessé de grossir depuis qu’il était parti mais une affirmation s’affichait en gros dans son esprit. C’était à lui de régler ses derniers comptes. Si Tibérius lui donnait une seconde chance, il devait lui prouver qu’il en était digne. Enfilant rapidement son sweet, essuyant les dernières larmes qui avaient coulé sur son visage, il suivit les pas de la mort, allant d’ombres en ombres pour le retrouver. Il était de dos, du sang à ses pieds, tenant dans ses mains son cauchemar vivant qui rigolait. Si la voix du faucheur avait été un baume pansant ses blessures, celle de Finkelstein qui résonnait dans le couloir vide fût le couteau qui ouvrit encore plus violemment ses plaies. “Je me disais bien que le toutou n’allait pas tarder à venir rejoindre son maître.” Aguistin se mordit fortement la lèvre, qui se mit à saigner immédiatement. “4 ans ? 5 ans ? Pour un être bavard je trouve que tu t’en ai bien sorti.” Finkelstein se moquait de tout, il avait toujours été comme ça, et c’était sans doute cette force de caractère et de folie qui l’avait conduit à trouver Halloween Town, il y a des siècles de cela. “Peut être parce que nous avions un accord.” Tibérius se décala, et cette fois il affronta son regard incompréhensif, chacun son tour. Finkelstein rigola, avant de reprendre à l’attention du faucheur. “C’est qu’il est beaucoup plus malin qu’il ne veut le faire croire. C’est vrai, que sur ce coup là, je l’ai un petit peu sous estimé. Quoi comme, il est capable de réfléchir par lui même de temps en temps.” Il essayait de ne pas écouter le poison de ses mots. Il gardait son regard sur le faucheur comme s’il s’accrochait à une bouée, plongé dans une tempête marine. Les vagues étaient hautes, pouvant l’envoyer se fracasser contre le mur à chaque instant, les tremblements de ses mains comme témoin lumineux, mais il ne céderait pas à l’angoisse géante que Finkelstein lui provoquait. Tibérius avait dit qu’il serait là à jamais, quoi qu’il arrive et c’était la plus solide des cordes qu’il lui avait donné. “Tu vas mourir.” Finkelstein éclata de rire, sans doute persuadé que l’envoyé de la mort ferait la même chose qu’elle, quand comme seul châtiment pour avoir touché à son porte parole, elle lui avait arraché la colonne vertébrale. “Notre accord devient donc caduc.” “Tu voudrais faire du mal à Cassandre ? Toi qui t’es attaché à elle ?” Mauvais, mesquin. “Fais attention Faucheur, tu as de la concurrence visiblement.” Finkelstein couina de douleurs, et Aguistin en profita pour se rapprocher d’avantage, se répétant comme un mantra qu’il ne pouvait rien lui arriver, que Tibérius était là. “Non. Elle a assez souffert par ta faute, et ce que j’ai fais à apaiser les tourments de son âme. Pas suffisamment pour qu’elle trouve la paix, j’en suis conscient, mais assez pour qu’elle reprenne une vie normale après ce que tu lui as fais subir.” “Arrête, elle a aimé ça !” Aguistin secoua la tête, dégoûté par ces propos. “Et j’aurais peut être du faire la même chose avec toi. Tu vois, c’est le seul regret que j’ai. Si à l’époque tu n’étais qu’un objet scientifique, ce qui est néanmoins toujours le cas actuellement, plus d’une fois l’envie de te prendre m’a traversé l’esprit. Mais je me disais, non Franck, tu as Cassandre pour ça, tu ne peux pas mélanger boulot et plaisir. Ton corbeau ne doit servir qu’à trouver la source de son pouvoir et de sa liaison avec notre chère amie La Mort.” Au point où il en était de toute façon, il lui avait fait subir des choses plus atroces que le viol. Comme il l’avait dit, il n’était pas aussi bête qu’il le laissait parfois sous entendre, et il avait compris qu’après lui avait fait du mal, il essayait de faire la même chose avec Tibérius qui avait raffermit sa prise. Il pouvait sentir la colère brute du faucheur, entendre ce grognement qui n'augurait rien de bon. Finkelstein avait une chose pour lui, le talent d’être un manipulateur hors pair. Le fiel qui déversé était si acide, qu’il pouvait trouer n’importes quelles armures, même les plus solide. “Hum, tiens je vais vous poser une question à tous les deux. Aguistin, est ce que tu es ma pute ?” “Quoi ?” Il croassa de surprise, d’étonnement. Qu’est ce qu’il allait encore bien pouvoir inventer. Qu’est ce que son cerveau de savant fou allait bien pouvoir sortir ? “ Je t’ai donné de l’argent pour mon silence mais en vérité cela m’était bien égal vu que je suis riche. Qui aurait cru un pauvre petit oiseau perdu face à un rapace tel que moi ? Je t'ai utilisé comme le vulgaire objet que tu es, encore une fois, en te faisant croire que tu avais un semblant de domination sur moi.” “C’est faux !”

La colère bourdonnait à ses oreilles. Il ne pouvait pas lui laisser dire ça, pas devant Tibérius. “Tu avais peur que ça ne se sache. Tu avais peur que tout le monde découvre que sous la façade reluisante de ton labo pharmaceutique des choses horribles se passaient. Tu avais peur que justement ta richesse ne s’envole à tire d’ailes quand le monde aurait découvert les cadavres que tu cachais dans ton placard. Ne dis pas le contraire ! N’inverse pas les rôles ! Je n’ai pas que volé les enregistrements des vidéosurveillances, je t’ai aussi enregistré, à ton insu, pendant nos rendez vous ! Alors ne ment pas !” Il avait hurlé, sa voix oscillant entre des tonalités aiguës, des tonalités graves, rauques, son pouvoir menaçant de rentrer dans l’oreille de Finkelstein à chaques mots qu’il ne retiendrait pas. Ce dernier, dont le sourire était toujours plaqué sur son visage malgré la tension ricana. Or son regard avait changé. Il n’était plus aussi sûr qu’avant et l’oreille absolue du corbeau entendit les trémolos dans sa voix. “Et alors ? Qu’est ce que cela aurait prouvé ? Il se passe tout un tas de choses étranges dans cette ville, et ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre. Un cadavre de plus, une expérimentation de plus, ce n’est rien. C’est pour la science.” Il haussa les épaules avant d’ajouter, lançant une œillade scabreuse à celui qui le retenait. “Ne veux tu pas rendre Tibérius fier de toi ? C’est pour cela qu’il t’a laissé autant de temps avec moi. Sinon, il serait venu avant. Il est complice de ta souffrance. Alors ne fait pas le fort et souviens toi du bonheur que tu lui as procuré en étant absent.” Cette fois, Aguistin fut plus rapide que le faucheur, et son poing s’écrasa avec brutalité sur le nez de Finkelstein. Ces mots auraient marché sur lui, s’il ne lui avait pas tout avoué. Ces mots auraient été le déclencheur d’une souffrance émotionnelle encore plus forte s’il ne lui avait pas dit, quelques poignées d’heures auparavant qu’il resté avec lui parce qu’il en avait envie. “Stop ! Ta gueule ! Ferme ta putain de gueule !” Les colères de l’ancien corbeau étaient nombreuses. Il s’énervait souvent pour un rien, pour faire ressortir ce trop plein émotionnel que la malédiction lui avait offert en cadeau. Un plaid emprunté, un chocolat chaud trop chaud. Or il lui arrivait de dépasser le stade de la colère pour tomber dans autre chose de plus cruelle, de plus dévastateur, de plus soumis à ses propres émotions. Un déchaînement de violence revenant de la nuit des temps, animal carnivore ancestral. Il était le prédateur agressif et sans pitié qui défendait l'honneur de celui qu'on voulait souiller dans le mensonge. Il tapait sans se retenir, ses mains se transformant petit à petit en serres acérés et puissantes. Les coups se transformaient en lacération, le déchirant avec un plaisir non dissimulé, la peur ayant été dépassé pour laisser s’exprimer la rage qu’il retenait en lui depuis le premier jour où il avait croisé la route de Finkelstein. Sa véhémence, mais aussi celles de toutes les âmes qui avaient péri sous sa main pour des raisons obscures, allant à l’encontre du carnet noir de la Mort. Cependant au lieu de voir les os dont il avait entendu pourtant le bruit caractéristique de bris, la peau qu’il arrachait montra autre chose. Le véritable visage du monstre. Personne ne pouvait venir à Halloween Town et Aguistin avait toujours trouvé ça bizarre, l’histoire qu’il avait raconté à Jack. Encore plus quand au bout d’un siècle son apparence changea étrangement. “Nous sommes tous le monstre de quelqu’un n’est ce pas ?” Il recula, tandis que Finkelstein crachait sangs et dents, avant de finir d’enlever son masque. C’était étrange, mais il n’avait pas peur. Aguistin éclata même de rire. “Tu dis me connaître, ou je ne sais quoi mais depuis le temps tu n’as rien appris.” Surprenant tout le monde, le blondinet sortit son téléphone portable pour faire un joli portrait de la monstruosité qui se trouvait devant lui. “Je n’ai jamais eu peur des monstres mais je me suis toujours méfié des humains. Ils sont vils et arrogants, s’imaginant connaître tout sur tout, pensant avoir droit de vie et de mort sur n’importe quelle âme. Et inversement, les humains ont toujours eu peur des monstres, comme toi.” Il respirait un peu mieux, comme si de voir cette chose en face de lui n’avait plus aucune importance. Il craignait Finkelstein parce qu’il condensait toutes les peurs qu’il avait. Le rejet des autres, la persécution, la maltraitance. “Enfin monstre ou humain, ton heure est venu me semble t’il. Je pense que Tib’ à beaucoup de choses à te dire.” Il se recula encore un peu plus, regardant le faucheur avec un sourire serein, pour la première fois de la soirée. “Et t’en fais pas pour Clark, je vais bien m’en occuper aussi.” Et son sourire serein dévoila toutes ses dents pointues, prête à déchirer la chaire qui lui revenait de droit dans une étrange communion morbide avec son faucheur.


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Redemption borne by brigand's blood, a blight upon the darkness. The pact embraced, a road unsought. The Maiden of Death won't be unwrought. Her wrath is known throughout the black, the gardens of death she is tending. Vengeance is her only ward, beware the blood red rose's thorn.
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Tiberius Wolff


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Tiberius Wolff


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________________________________________ Jeu 30 Mai 2019 - 16:37



And I'll use you as a makeshift gauge
Of how much to give and how much to take.
I'll use you as a warning sign. That if you talk enough sense then you'll lose your mind. And I'll use you as a focal point so I don't lose sight of what I want. And I've moved further than I thought I could. But I missed you more than I thought I would... - Amber Run, I FOUND.


L’Obscurité n’était absolument pas satisfaite. Cette immondice, cette créature proclamait des paroles qui ne lui plaisait guère, refourguant ses expressions maladives et ses images putréfiées comme si elles étaient faites d’or et de diamants. Rien ne comptait véritablement dans les mots prononcés à même le couloir, la voix de FInkelstein glissait sur l’ombre qui le maintenait comme un vent léger incapable de s’agripper. De marcher. De faire mal avec les dards pointus qu’il tentait pourtant d’extraire à chaque instant : Tiberius n’était pas Aguistin. La parole était d’or pour ceux qui en valaient la peine et, en cet instant, le médecin n’était encore en vie que parce que le corbeau semblait avoir des comptes à régler avec lui. Il ne faudrait pas gâcher cet exceptionnel échange, que la parole en vaille la peine ou non. Tendu, grondant d’une colère aussi sourde que furieuse, le faucheur ne devait sa maîtrise qu’à la hauteur du préjudice qu’il avait fait subir à son familier : une mort rapide serait un cadeau. Un destin bien trop beau, bien trop simple, bien trop… Magnanime pour l’esprit tempétueux qui pesait intérieurement les différents moyens de lui être le plus douloureux. Tiberius avait rarement eu une telle envie d’achever une existence ; celle-ci était viscérale.

Inéluctable.

Il s’écarta d’un pas lorsque le poing d’Aguistin s’abattit sur le visage de leur adversaire, le laissant déferler ce soudain accès de rage qui aurait dû se présenter il y a des années de ça. Comment avait-il put tenir toutes ces années ? Comment avait-il pu le croiser sans ressentir un violent dégoût pour l’existence même de cette moisissure ? La mansuétude du corbeau était aussi impressionnante qu’incompréhensible, frappé dans sa raison d’être et d’exister, bafoué jusqu’à l’os et torturé à en effacer tout espoir. Finkelstein avait raison sur un point : le silence du familier était hautement surprenant ; mais il avait aussi été le gage de survie de son geôlier. Il ne fallait pas se leurrer le moins du monde, si Tiberius avait été au courant plus tôt il aurait réagi exactement de la même manière. Quoi qu’il se passe, quoi qu’il se dise, sa ligne de vie s’interrompait ce soir et la Mort elle-même ne lui en voudrait pas pour ça.

Lorsque le monstre croisa son regard, il osa un ricanement guttural qui mourut misérablement sous la force qui frappa sa mâchoire et le propulsa sur le côté, faisant résonner un craquement lugubre mais loin d’être satisfaisant. Le regard de jais du faucheur suivi sa proie lentement, dans une nonchalance nimbée de désespoir et de ténèbres, tandis que ce dernier crachait un liquide verdâtre sans pour autant cesser de ricaner. Rauque. Guttural. Tiberius le souleva par le col comme s’il ne pesait rien et le plaqua à nouveau au mur. Imperturbable créature, qui extirpa un poignard de son manteau pour le faire luire sous la lumière.

« Tu vas faire quoi avec ton cure-dent ? Le mettre dans le joli cul de ton espèce de p… »

Finkelstein n’eut pas de réponse, la lame se ficha avec brutalité et précision dans son épaule pour le placarder à même le mur. Profondément. Complètement. Lourdement. Le docteur se crispa dans un hurlement plus aigu, soufflant rapidement ce même liquide brunâtre qui s’étirait le long de sa bouche. Pas suffisant. Si peu suffisant. La dignité n’avait pas sa place quand il s’agissait de faire expier ses péchés de la pire des manières. Suspendu par son propre poids à quelques centimètres du sol, le corps semblait tout disposé à servir à la satisfaction de l’obscurité.

Il aurait pu faire tellement de chose. Il avait envie de faire tellement de choses…

La main de Tiberius traversa brutalement le ventre de Finkelstein, déchirant la chemise, déployant la chair, pour se perdre dans les entrailles putréfiées du monstre qui n’avait pas lieu d’exister plus encore. Le temps qu’il faudrait. Le temps qu’il faudra. Dans un éternel silence polaire, le faucheur attendit qu’il ai terminé de crier et repris son souffle pour bouger un peu. Si près de lui. Si près de le tuer sur place sans en profiter…

« Je ne t’apprend rien en disant que le corps humain possède deux-cent-six os intacts. »

Déclara-t-il, le fixant comme s’il n’avait été que la poussière sur un cercueil à mettre en bière. Fink eut un sursaut et un geignement, sa bouche s’ouvrant sans qu’aucun son ne s’y rajoute, bloqué au fond de sa gorge.

« Dans ton cas, deux-cent-quatre. »

Un nouveau bruit lugubre résonna dans le couloir désert, rapidement rejoins par un gargouillis immonde qui semblait être un mélange de lamentation et de jurons. Il tenait plutôt bien la route pour un monstre de bas étages, mais Tiberius était patient. Extrêmement patient. Et il n’avait pas peur de se salir les mains, ses doigts fouillant les viscères et autres organes pour saisir exactement ce qu’il souhaitait trouver. La chemise se tacha peu à peu de tâches opaques, silicieuses et sirupeuses ; les gouttes coulèrent lentement sur le pantalon pourvu de sursauts ingérés, glissèrent sur les mocassins de cuir sur mesure, tombèrent jusqu’au sol sans qu’aucune attention ne leur soit dédiée. Elles n’étaient que la preuve matérielle d’une douleur si sourde que personne ne l’entendait. C’était à voir. C’était à faire. Mais ce n’était pas à écouter.

Uns à uns, coups par coups, Tiberius brisa le moindre obstacle solide que ses doigts rencontraient. Les côtes. Le plexus. Les hanches. Les épaules. Il prit un temps infini à détruire ce squelette misérable, immobile et campé sur ses deux jambes, impassible et sachant très bien qu’Aguistin ne bougeait pas de sa place : derrière lui. Un spectateur. Un orateur. Un oiseau affamé qui réclamait une carcasse que son maître daignait à lui apporter rapidement. La patience était mère de vertu et Tiberius était extrêmement patient, n’en déplaise au st patron des immaculés ; il l’avait fait fils de la plus grande des faucheuses, la Mort était toujours la dernière danseuse à fermer le bal. Et au bout d’à peine quatre minutes, FInkelstein se mit à la supplier d’écourter le ballet pour qu’elle l’accepte en cavalier.

Le faucheur le lui refusa, l’approchant parfois de cette promesse pour ensuite le tirer en arrière et lui rappeler le misérable de sa condition de mortel. Le monstre ne parlait même plus un langage audible, pleurant et criant tandis que sa peau se liquéfiait sous le poids de ses muscles déchirés, de ses tendons perforés, de ses artères serrées et de ses organes en ébullition. Il devint rapidement un amas grouillant de putréfaction liquide prêt à imploser, tremblant dans des réflexes archaïques qui ne le rendirent que plus misérable encore que l’imaginait Tiberius. Il aurait tant aimé avoir un adversaire suffisamment résistant pour lui donner du fil à retordre, et voilà que celui qui avait fait tant de mal à Aguistin… Se révélait aussi décevant que la vérité.

Fatale vérité.

D’un coup sec, Tiberius tira sur la cage thoracique et celle-ci se déchaussa littéralement, plus retenue par quoi que ce soit d’autres qu’une peau que le faucheur trancha avec une facilité morbide. La tension, l’évasement, les dégâts explosèrent alors vers l’avant dans un flot aussi gluant que visqueux, déversant viscères et autres résultats monstrueux en éclaboussant tout sur leur passage. Une marée flottante de toute la merde concentrée dans un seul être vivant au visage si semblable aux leurs : des monstres. Ils étaient des monstres et agiraient comme des monstres. Se battant comme des monstres. Torturant comme des monstres. Achevant comme des monstres.

Les poumons à vif de Finkelstein battaient faiblement, privés de cette pression vitale pour parvenir à respirer convenablement. Le cœur battait encore dans un rythme irrégulier, manquant à tout instant de bondir lui aussi de ce thorax à ciel ouvert. L’estomac s’était évidé, perforé, et les lambeaux d’intestins pendaient misérablement de leur hôte. Il ne parvenait même plus à crier, prononçant quelques gargouillis lugubres dont Tiberius n’avait en réalité que faire. Face à l’écorché, son regard sombre s’estompa peu à peu pour ramener la glace à sa place. Il n’avait cure du sang qui maculait le haut de son corps et son visage, il changerait de manteau et de chemise dès le lendemain. Il n’avait cure de patauger dans la fange humaine. Il n’avait cure d’être sur le point de commettre l’imparable.

Pour la simple et bonne raison qu’il le faisait pour Aguistin.

Un courant polaire se fit ressentir, relevant la main pour laisser apparaître sa si précieuse faux. A sa vue, les yeux presque absents de FInkelstein semblèrent briller d’une lueur qui lui déplu. Un rictus apparu sur son visage, son visage se tournant finalement vers le garçon toujours présent.

« Aguistin. » Appela-t-il.

Sa voix n’était pas douce ou agréable. Elle était brute, sanguine et froide. Odieuse. Pourtant, passé la première seconde de compréhension, l’hésitation ne fit pas parti de la réaction de son corbeau : il vit ses deux mains blafardes saisir le manche de son arme avec fermeté. Tiberius ne cédait jamais sa faux. Pourtant il le fit, ramenant ensuite sa main vers lui pour fouiller dans la poche intérieure et en tirer une cigarette. Geste mécanique. Habitude ancestrale. Il en porta une à ses lèvres. L’alluma. Inspira. Expira. Simple. Rapide.

Fink geignait ses derniers instants, son corps se vidant du sang que son cœur ne parvenait pas à gérer, ses deux ventricules se battant pour survivre une seconde de plus que l’autre. Aguistin attendait, sur le fil avec cette magnifique lame recourbée à bout de bras. Si soyeux petit familier. Si dévoué petit compagnon. Un mal pour un autre. Une horreur pour une autre. Le nom était sur la liste, la Mort était vorace et gourmande. Une friandise pareille ne se refusait pas. Un enfer pour un autre.

Alors, Tiberius hocha imperceptiblement la tête après avoir repris une inspiration de tabac.
Et la faux s’abattit dans toute sa splendeur.

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