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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
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٩(͡๏̯͡๏)۶ La Mélodie de la Lune ☆ Evénement #111
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 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%]

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Cassiopée C. Brooke


« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


Cassiopée C. Brooke


╰☆╮ Avatar : Jenna Louise Coleman

Ѽ Conte(s) : Coraline
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : La fillette qui attire les monstres en manque d'amour

✓ Métier : Officiellement Archéologue. Officieusement Cryptozoologue. Officieusellement Dessinatrice.
Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] Original

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Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] _


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________________________________________ Lun 25 Mar 2019 - 0:09

    Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] Tumblr_oyzjrkUjEa1r19xa8o1_500
    Cassiopée Coraline Brooke
« Il est étonnant de constater à quel point notre personnalité dépend du lit dans lequel nous nous réveillons le matin. Étonnant, aussi, comme cette personnalité peut être fragile. »

Le Passeport



    Surnom(s) → Cassie, Coco, Sissie, y en a pleins !
    Age → 31 ans physiquement

    Occupation / Emploi → Officiellement Archéologue. Officieusement Cryptozoologue. Officieusellement Dessinatrice.

    Votre personnage est-il tiré d'un conte ? : Coraline de Neil Gaiman (et du film d'animation !)
    Si oui, lequel et qui est-il dedans ? : Coraline !



Les Petits Secrets


    Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 24988749 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] K89xvWx


    Bavarde de premier ordre, notre jeune femme n'a pas sa langue dans sa poche, surtout lorsqu'elle est en bonne compagnie. On recherche sa participation à des réunions, à des fêtes, car c'est un boute-en-train inégalable qui sait admirablement détendre l'atmosphère et faire rire tout le monde. Cependant, ce n'est pas parce qu'elle montre une facette de femme libre, conquérante et qui dit se qu'elle pense tout bas qu'elle ne rêve pas la nuit de bras protecteur. Lorsque elle s'attache à quelqu'un c'est pour longtemps voir pour toujours. Il lui aura fallu longtemps, mais cela aura été le fruit d'une analyse prudente et tout en réserve. Tout comme l'homme de sa vie qu'elle attendra, idéalisera, sans se rendre compte qu’un être parfait ne peut exister. Alors elle tombe souvent dans les pièges grossiers que l’on lui tends, refaisant souvent les mêmes erreurs. Ce n’est pas faute d’essayer de s’améliorer, de ne plus croire aussi facilement tout ce qu’on peut lui dire, lui promettre et elle s’améliore, petit à petit, comme l’oiseau faisant son nid. Elle est comme ça aussi car elle aime foncièrement les gens, ne comptant jamais son temps pour ses proches ou pour aider les autres. Respectant toujours ses engagements, elle peut même aller juste qu'au sacrifice s'il le faut, une vraie richesse de cœur, de dévouement et d'abnégation. Calme et toujours positive, elle n’aime ni le conflit, ni les rapports de force, essayant toujours d’aller à la compromission. Son intuition est considérablement développée et elle s'en sert avec maestria (pour la plupart du temps) dans ses rapports humains. Elle arrive à deviner les besoins des autres avant les siens, qu’elle a tendance à ignorer. En effet, plutôt passive, parfois paresseuse et souvent rêveuse, elle sait observer, être à l'écoute des autres, effacée, timide, elle saura aussi aisément émouvoir autrui. Une petite moue, la tête penchée sur le coté, une petite grimace, un doigt enroulant une mèche autour de son doigt, un regard gentil sous un froncement de sourcils surjoué, elle sait y faire pour que la faute ne lui retombe jamais dessus ou quand un avis n’est pas le même que le sien.

    Cassiopée a une particularité qui fonde son caractère et son identité. Elle est atteinte du syndrome de Peter Pan. Ce syndrome, plutôt masculin mais n’épargnant pas les femmes, désigne les enfants angoissés par l’idée de grandir et surtout les adultes qui ne se sentent pas à l’aise dans le monde qui les entoure. Bien loin d’une psycho-pathologie ou d’une maladie, le syndrome de Peter Pan est une tendance de certains individus, « hommes de par leur âge, et enfants par leurs actes ». Cela s’explique par une maturation affective bloquée dans l'enfance alors que l'intellect, lui, s'est développé normalement, voir en excès. Du coup, les personnes atteintes vivent entre deux mondes contradictoires. Leur âge et leur maturité intellectuelle voudraient qu'ils se comportent comme des adultes et mènent une vie faite (en partie) de devoirs et de responsabilités, alors qu'ils n'ont qu'une volonté : être transparents pour ne pas avoir à assumer les tracas du quotidien et les responsabilités inhérentes à la vie adulte. Ils voudraient pouvoir se réfugier en paix dans leur monde imaginaire et intérieur, car c'est là qu'il se sentent bien. Et il se trouve que Cassiopée a un imaginaire plus que fertile, vivant depuis sa plus petite enfance dans un monde coloré, où les monstres côtoient avec grand plaisir les sorcières qui lisent les constellations dont est tirée son nom. Elle aime le magique, le merveilleux, l'étrange ou le fantastique, les contes et les légendes, qu’elle connaît sur le bout des doigts. Ainsi, en cas de déceptions, qui sont nombreuses elle s'évade dans ses rêves, dans ce monde où on l’écoute avec attention. En parlant d’échecs, Cassiopée en a horreur. On apprend mieux de ses échecs que de ses réussites ? Que nenni, pas pour elle. Un fort sentiment de honte réside dans son esprit, et il est difficile de lui faire partir. En plus d’avoir le comportement d’une enfant, elle a celui de la petite fille modèle, qui montre de l'engouement à réussir, à faire plaisir, non sans une certaine pointe de malice et de rébellion. La société ne fait pas de cadeau aux adultes agissant comme des enfants, avec une telle attitude, les désagréments se répètent et ne font malheureusement qu’empirer. Cassiopée n’exprime pas ses émotions telles qu'elle les ressent vraiment et cela ressort souvent sous des formes extrêmes. La colère ressort sous forme de rage, la joie sous celle de l'hystérie et la déception sous celle de l'apitoiement sur soi. La tristesse peut ressortir sous forme d'une gaieté forcée, de blagues enfantines, d'un rire nerveux où d’une grimace rigolote. En cas de contraintes, la femme-enfant se réfugie dans la technique dite du Bee Gees, c’est à dire qu’elle rechigne à s’atteler à la tâche en râlant et en prenant une voix suraigue de tûte tûte petite-fille trop trop mignonne.

    Or, si une rencontre avec une personne protectrice peut tout à fait donner naissance à une relation épanouie, il n'en est pas de même avec des personnes machistes, voire dominatrices. "La femme-enfant plaît parce qu’elle représente la liberté dans toute sa splendeur". L’infantilisation fait office d’échappatoire à toutes formes de contraintes, de règles et de responsabilité. Comme un homme de 40 ans qui retournerait dans sa boîte de nuit fétiche après deux décennies, elle rappelle la jeunesse, détend, redonne goût à la vie. Elle fonctionne comme l’assaisonnement dans la salade, elle rajoute du piment mais aussi de la tendresse au fond du cœur des hommes. Elle est marrante, danse n’importe comment, porte toujours des robes très colorées, se maquille peu (et heureusement). Elle réveille en eux la possibilité d’une seconde jeunesse ou leur offre tout simplement ce brin de folie qu’ils attendaient tant. Cassiopée n’échappe en aucun cas à la règle, pouvant atteindre le coeur le plus caché et faire retomber en enfance la plus sérieuse des personnes. Véritable passionnée possédant une grande lucidité dans ses décisions mais un sens de l'utopie dans la réalisation. Lui dire de ne pas faire de dépenses excessives équivaudrait à dire à un canard de ne pas se jeter à l'eau. Plus elle connaît de soucis ou de déceptions, plus elle dépense allègrement l'argent qu'elle a gagné durement. Jeune femme sensible à la flatterie et plus sensible encore aux critiques, elle a un besoin énorme de compliments et d'applaudissements. Pour peu qu'on satisfasse ce besoin, elle est capable de soulever des montagnes et de se dévouer corps et âme faisant preuve d'une efficacité exceptionnelle.

    Parlons peu, parlons bien, Cassiopée ne vit pas que « d'amour et d'eau fraiche » et si sa sensualité est assez discrète et réservée, elle est capable de véritables élans sensuels et est totalement épanouie du moment où elle a trouvé le partenaire idéal. Cependant, elle a connu nombreuses déceptions car si les hommes en principe recherchent sa compagnie, c'est parce qu'elle est gaie, primesautière, ayant peu de complexes, susceptibilités représentant divers fantasmes existant depuis la nuit des temps. Ils l'acceptent volontiers comme "copine", mais sans plus. A leurs yeux, elle manque de vraie féminité. La coquetterie s'inscrit bien dans la liste de ses habitudes pourtant elle a tendance à forcer son maquillage, se barbouillant trop de rouge et de vert ou de bleu (d’ou le fait qu’il ne vaut mieux pas qu’elle le fasse), peut-être par peur inconsciente de ne pas être assimilée à une vraie femme. De plus sa dernière relation en date l’enferme dans le cercle vicieux des violences domestiques. C’est sa capacité de résilience hors du commun qui l’a maintenant malheureusement dans cet état. Elle arrive à encaisser l'insupportable avec un courage sans limite, se relevant illico presto, à conserver le sourire malgré l'orage, à trouver des solutions constructives face à l'adversité de la vie. Cette force peut aussi effrayer et apporter ainsi son lot d'injustice. On la considère souvent comme une affabulatrice hors pair, accentuant au passage sa tendance naturelle au débordement émotionnel ayant pour effet de mettre un bon nombre de personnes à dos Cela fait l'effet d'une bombe en plein cœur. Pourtant on l’a choisi, on vient la chercher même pour ce pouvoir surnaturel, cette résilience. Ce sont des personnalités manipulatrices qui abuseront souvent de sa capacité à se remettre debout immédiatement après une agression. Elle est encore trop malmenés par son potentiel: vivre l'intolérable sans être cru, terrassés par une cascade d'injustice.

    En résumé, Cassiopée est une jeune femme très attachante mais qu'il faut bien connaître pour ne pas la blesser, d'autant qu'en plus, elle ne veut pas fournir le mode d'emploi de son caractère. Elle déteste devoir s'expliquer sur son comportement ; c'est ainsi qu'elle espère trouver l'homme qui la comprendra, qui lira en elle comme dans un livre ouvert et qui saura surtout, la faire rêver, voyager et effacer les traumatismes qu’elle a pu avoir. Pas défaitiste, elle ne part pas dans la vie avec des idées préconçues, préférant découvrir par elle même en bonne aventurier. Cependant son défaut sera de suivre un peu trop aveuglément, de faire confiance bien trop rapidement. Défaut, ou qualité prouvant là une grande intelligence et une bonté d’âme ? Si elle peut apparaître comme crédule, ce qui est en partie vraie, elle possède une logique bien à elle. Effectivement elle fait partie de ces enfants que l’on considère comme à “haut potentiel intellectuel.” Lors du diagnostic de son syndrome, le psychiatre en charge de cet enfant n’a pas pu s’empêcher de lui faire réaliser différents tests pour confirmer une hypothèse qu’il avait. En plus de son QI élevé, il a ainsi remarqué que les traits afférents au syndrome de Peter Pan se calquait sur cette logique propre. Curiosité et soif d’apprendre, capable d’acquérir des connaissances par ses propres moyens, perfectionniste, peu d’estime d’elle même, peur même de ce qu’elle peut être, de ses émotions débordants, hypersensibilité, altruisme, besoin intime d’aider les autres, supportant mal l'échec et Pensée en arborescence, ses idées déclinent en une multitude d'autres idées en provenance d'un point commun entre elles, créant une pensée riche mais au-delà de la concentration. Et si justement Cassiopée adoptait des comportements enfantins dans une sorte de réaction défensive face au monde. C’est en tout cas ce qu’il a dit, aux parents Brooke. Surdouée ne veut pas dire génie, mythe véhiculé pendant longtemps par la culture occidentale. Avoir un haut potentiel intellectuel ne se base pas uniquement sur les compétences pratique mais représente une personnalité bien distincte, complexe, unique en son genre.



    ✘Aime la viande très cuite, presque grillée ✘ Adore le cidre ✘Veut faire pousser un chêne en pot car c'est son arbre préféré ✘ Adore les plantes et à un vrai feeling avec les fleurs ✘ Se teint en brune ✘ À toute une collection de peluche, genre beaucoup beaucoup ✘ A commencé à apprendre le hautbois au collège ✘ Aime toujours autant les histoires et les contes de fées ✘ Porte des lunettes pour reposer ses yeux mais parfois elle l'oublie qu'elle les as mises sur son nez ✘ Ses couleurs sont le jaune, le bleu & aussi le vert ✘ Elle adore les coquelicots ✘A pleins de petits sachets de Lavande ✘ A souvent des bonbons dans ses poches ✘ Est très créative ✘ Passe son temps à dessiner ✘ Adore danser ✘ Lis beaucoup de livres ✘ Pense qu’elle chante juste ✘ Cuisine extrêmement bien ✘ Aime bien aller au cinéma ✘ Regarde souvent des vieux films ✘ Parle souvent “seule” ✘ Adore toutes les fêtes ✘ A toujours une attache particulière avec les monstres ✘ Collectionne les post-it et les objets de bureaux ✘ Est une spécialiste des ‘bento’ qu’elle apporte régulièrement à ses proches ✘ A assez régulièrement un air "éthéré" ✘ Fixe souvent les portes ✘ Est en pleine crise existentielle à cause du nombre de parents qu'elle a ✘ A une amnésie partielle depuis 1 an, ses souvenirs reviennent petit à petit surtout depuis la rencontre avec un certain Luci' et son doctorant Spencer ✘ Et pleins d'autres choses ...

    Pouvoirs : Clairvoyance → Coraline arrive à voir la vraie forme des choses. Elle arrive à savoir la vraie nature de chaque personne. Qu'était il avant ? Se dissimule t'il en humain ? Est ce que c'est son don particulier qui lui permet de communiquer avec les créatures spectrales ? Elle ne le sait pas, à vrai dire, elle ne sait même pas comment le déclencher. Il s'active de façon totalement involontaire sans même qu'elle ne le veuille. Ça marche, ça marche pas, ça n'a pas réellement d'importance, ce n'est pas le plus important pour elle à l'heure actuelle.



Il y a bien un début à l'existence .


Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] Coraline-coraline-39778734-500-213 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] Giphy



A la question: Si Coraline n’avait elle pas déménagé aurait elle trouvé l’Autre Mère ? J’aurais tendance à répondre Non. Pourquoi ? Car effectivement, l’entrée du monde de l’Autre Mère se trouve uniquement dans le Pink Palace. Ainsi, si notre jeune fille n’était pas venue, l’Autre Mère aurait pu continuer ses agissements à la vue et au nez de tous. Or je reste persuadé, moi, le chat, que Coraline aurait défait d’autres monstres tout aussi impitoyable. Cette petite a un don, un très grand don, celui de voir au delà des apparences. Néanmoins, pour qu’elle en prenne la pleine conscience, elle doit se détacher de ses peurs, de ses doutes, de ses angoisses, et ça ce n’est vraiment pas gagné. Regardez son histoire, vous comprendrez parfaitement ce que je veux dire par là.


Les cartons n’étaient pas encore tous déballés, et ils allaient rester encore un moment dans cet état là, car Coraline estimait qu’elle avait autre chose d’important à faire. Trouver une source ! Voila ce qui était sa priorité à l’heure actuelle. Elle était sortie toute excitée, alors que l’on pouvait entendre au loin les prémices d’un fort orage. Badinant dans le jardin, son sourire s'agrandit en voyant ce qu’elle pensait être un sourcier. Sans se préoccuper de quoi que ce soit, elle cassa une branche pour se mettre en quête. Les yeux fermés, elle inspira fortement avant de se laisser guider par son instinct, ses pieds l’emmenant hors des sentiers battus. Plus elle marchait, et plus elle s’éloignant de la grand bâtisse, qui devenait au fur et à mesure toute petite. Les collines se dessinaient, et la forêt devenait plus dense. Elle adorait l’odeur de la terre juste avant la pluie, elle aimait entendre le bruit du vent entre les feuilles, comme une mélodie que seule elle pouvait entendre. Le paysage était sympathique, changeant de celui de la ville qu’elle avait l’habitude de voir. Elle sursauta en entendant un bruit de pierres tomber. Tournant la tête vers le bruit, elle fronça les sourcils. Il n’y avait rien. Était ce son imagination ? Fort probable. Imagination qui se mit d’ailleurs à tourner en plein régime. Non c’était sans doute les gardiens de la source, des petits trolls, ou des petites fées, qui essayait de la distraire pour l’empêcher de la trouver. Or c’était bien mal la connaître. Tenant son bâton fermement, elle accéléra le pas, avant de se stopper net, le bruit se faisant encore entendre. Alors elle se mit à courir, les cheveux au vent pour les semer et ne s’arrêta que quand elle estima qu’elle se trouvait assez loin du premier bruit. Quelques minutes de silence, juste le tonnerre avant qu’elle ne sursaute à nouveau à l’entente des pierres rouler sur le sol. Elle fit une petite grimace, avant de lever les yeux au ciel quand elle remarqua que ce n’était qu’un vieux chat maigre, qui l’accompagnait dans ses démarches. “Va t’en ! Tu as failli me faire mourir de peur !” Pas qu’elle n’aimait pas les chats, mais elle n’avait pas envie de se faire remarquer par les gardiens de la source. Or avec ce chat, elle n’allait pas passer inaperçue. Elle lui lança quelques cailloux pour qu’il parte mais sans succès. Légèrement résignée, elle enleva son sac en bandouillière, regardant les alentours. “Il parait qu’il y a un vieux puit ici ! Tu sais où il est ?” Le chat s’étira et elle put remarquer qu’il hochait de la tête. Il avait compris ce qu’elle lui disait mais il ne voulait pas répondre. “Tu fais ta tête de mule ? Très bien !” Elle se retourna, levant haut dans le ciel la baguette et commença à réciter une formule qu’elle était entrain d’improviser.. “Baguette de sourcier … oh grande baguette … toi qui trouve toutes les eaux … indique moi …. le puiiiiiiiit” Le vent s’était accentué, l’orage grondait de plus en plus jusqu’à ce qu’un éclair ne tombe à quelques kilomètres. “Je l’ai trouvé n’est ce pas ?” Le chat miaula et Coraline prit ça pour un oui, hors un bruit, cette fois vraiment assourdissant retentit dans la forêt. Les esprits n’étaient pas content, ils lui envoyaient leur protecteur, un monstre rugissant et difforme qui klaxonnait comme un malade, et qui fonçait aussi droit sur elle. Comme une arme, elle tendit sa baguette vers lui, en hurlant de ne pas s’approcher d’elle mais tout ce qu’elle réussit à faire était de tomber en arrière, en plein dans la boue, tandis que le monstre la contournait. Ils restèrent pendant quelques secondes à se jauger, Coraline fronçant les yeux, réfléchissant à quel monstre il pouvait appartenir, sa grand mère lui ayant offert une encyclopédie avant de partir. Or quand il souleva son drôle de casque, il se révéla être un monstre des plus banals, et des plus idiots … un garçon .. Elle leva les yeux au ciel, encore plus honteuse de s’être faite avoir qu’avec le chat. “Toi tu dois venir du Texas, une terre aride … j’ai déja entendu parler de ces sorciers chasseurs d’eau mais … je n’y crois pas ! Ce n’est qu’une simple branche ...” Ok, lui, elle n’allait pas l’aimer. Coraline avait ce fonctionnement un peu binaire, surtout avec les garçons, commençant à rentrer dans le merveilleux âge de la puberté. Soit elle les aimait, comme ses amis qu’elle avait dû abandonner pour venir ici, soit elle les détestait, comme celui là présentement, qui se moquait d’elle. “Bien sur que non ! C’est une baguette de sourcier !” Et pour bien lui montrer son mécontentement, elle le frappa à la jambe avant de récupérer la branche qu’il tenait. “De plus je n’aime pas être harcelé alors va t’en !” Si elle était partie dans la forêt c’était pour être seule, pour chercher entre autre la source, et différents monstres magiques. “Ni par les fous furieux comme toi … ni par leurs chats …” Elle aurait du s’en douter … le chat venait de grimper sur le rocher au coté du garçon. Il l’avait envoyé en éclaireur … “Ce n’est pas vraiment mon chat, c’est un chat errant ! une vraie bête sauvage !” Il faisait des grands gestes et elle poussa un long soupir tandis qu’elle le regardait caresser la tête de la fameuse bête. “Mais je le nourris de temps en temps alors il m’en est reconnaissant !” Elle fit à nouveau une grimace avant de se reconcentrer sur ses affaires. “Si comme tu le dis je suis une chercheuse d’eau il est où le puit ?” Sautant, réalisant quelques bonds, elle lui tira même la langue. “Et bien fait attention à ne pas trop sauter … parce que tu vas tomber dedans !” Immédiatement elle regarda ses pieds, étonné, avant de sourire tout en se reculant. Elle l’avait trouvé, toute seule ! Une preuve de plus qu’elle avait raison. Le garçon s’accroupissait, mettant les mains dans la boue pour l’enlever, dévoilant ainsi la plaque de bois protégeant le puit. “On raconte qu’il est tellement profond qu’après avoir touché le fond, en se réveillant, l’on voit un ciel couvert d’étoiles au beau milieu de la journée.” Pour toutes réponses, elle émit un petit ricanement avant de se rapprocher. Il était idiot, il ne savait pas, mais pouvait elle lui en vouloir ? Non. Ce qu’il disait était normal, pour un autre monde, celui des esprits. Alors que le garçon se relevait pour regarder le paysage, Coraline passa sa main dessus, essayant de trouver une poignet où une ouverture, bien décidé à rendre une petite visite à des êtres magiques. “Je suis étonné qu’elle vous loue l’appartement … ma grand mère.” Elle n’écoutait que d’une oreille, cela ne l’a concernait pas, elle s’en fichait même. Elle toqua sur le bois, écoutant le résonnement du son se répercuter sur les parois. “Elle est la propriétaire du Pink Palace et elle a toujours refusé les couples avec enfant.” Cependant vu qu’il continuait de parler, elle se leva à son tour, haussant les sourcils. “Quoi ? Mais pourquoi ?” Même si ce n’était pas ses affaires, Coraline n’aimait pas les discriminations. “Oooh … hum … je n’ai pas vraiment le droit d’en parler …” Elle se mordit la lèvre pour ne pas lui répondre trop méchamment. S’il n’avait pas le droit, pourquoi lui avait il dit ? Maintenant elle voulait en savoir plus. “Je m’appelle Wybie… Wybie Lovat.” “Wybie ?” “C’est l’abréviation de pourquoi naître ..Tu penses bien que je n’ai pas choisi ...” Drôle de prénom … Elle regarda sa main, qu’elle venait de lui serrer et maintenant pleines de boues, comme si cette dernière allait se mettre à parler pour lui donner toutes les réponses que son cerveau trop imaginaire demandait. “Et toi ? On t’as affublé de quel prénom ?” Elle n’aimait pas sa façon de parler, mais elle était polie. “ On ne m’a affublait de rien !” Il avait vraiment de drôle de façon de parler aux gens. Même si elle ne les appréciait pas, elle essayait de rester courtoise. “Moi c’est Coraline.” “Ah Caroline quoi ?” “Coraline !!! Coraline Jones.” Son sentiment sur le fait qu’il était idiot se renforçait de plus en plus. Il n’y avait que les idiots qui s’amusaient à déformer son prénom. “C’est pas une théorie hyper scientifique mais … il paraît qu’un prénom ordinaire comme Caroline pousse les gens à avoir une conception ordinaire de ce qui les porte.” Sa moue se transforma en grimace tandis qu’elle serait son petit poing. Qui était il pour lui dire une chose pareille ? De plus, elle ne s'appelait pas Coraline, alors elle ne se sentait pas concerné. Les sourcils froncés, elle entendit au loin le cri d’une vieille femme, et un petit sourire se dessina. Elle allait enfin pouvoir être tranquille et découvrir les mystères de cette source. “J’entends ton nom Why-Born …” “Je … je n’ai rien entendu moi ! Je reste ici !” “Ooooh si on vous a appelé ! Monsieur Pourquoi je suis venu au monde !” Elle le regardait en le fixant dans les yeux et elle s’aperçut de son malaise. Ah il faisait moins le malin maintenant ! Même le chat s’était défait de ses caresses pour retourner sur sa pierre. Il rigolait d’une drôle de manière, il était étrange, même pour elle, surtout pour elle. Son comportement ne lui plaisait pas du tout. Il ramassait ses affaires, penaud, se grattant la nuque. “Bon .. ravi d’avoir rencontré une chercheuse d’eau du Michigan.” Elle voulait lui dire de se dépécher, qu’elle n’avait pas que ça à faire, (si elle n’avait que ça), mais son éducation l’en empêchait, lui faisant comprendre par sa gestuelle, tapant la branche dans sa main. “Mais … la prochaine fois enfile des gants !” “Et pourquoi ça ?” “Parce que la baguette de sourcier que tu tiens ben .. c’est une branche d'arbre à puces.” Écarquillant les yeux, elle la jeta au loin, regardant ses mains. C’était donc ça, les petits picotements qu’elle ressentait, et non une quelconque façon de communiquer des esprits. Tirant la langue quand il démarra, elle haussa les épaules au miaulement du chat qui secoua la tête avant de partir, pour la laisser seule avec son puits.

Comme prévu, l’orage s’était déchaîné, et elle avait été obligé de rentrer et maintenant, elle s’ennuyait. Sa mère venait de lui dire de défaire encore une fois ses cartons, de ranger, de faire le ménage, mais elle n’avait pas envie, alors elle ne le ferait pas. Après tout, sa mère n’avait pas envie de s’occuper d’elle et elle ne le faisait pas car elle avait soit disant des choses plus importantes à faire …Alors Coraline appliquait ce principe, elle avait aussi d’autres choses à faire, rester à savoir lesquelles.“Coraline ! Je n’ai pas le temps de me querelle avec toi.” Bien, elle commençait à élever la voix, signe que le débat était clot. Les bras croisés, elle allait sortir de la cuisine mais contre toutes attentes, sa mère l’appelait. “Au fait, un gamin est venu déposer ça sous le porche.” Elle lui tendit un paquet de taille moyen, tout mou. Déchirant rapidement le papier, elle y trouva dedans un petit mot, mal écrit, avec des taches de gras. “Hey Jonzye, regarde ce que j’ai trouvé dans la malle de ma grand mère ! Ça ne te rappelle pas quelqu’un ?” Qui d’autre que ce crétin de Wybie pour faire une chose pareille. Mais au lieu de jeter le paquet sans en prendre considération, elle finit de l’ouvrir, la surprenant encore plus que sa rencontre avec lui au puits. C’était une poupée de chiffon. Pas n’importe quelle poupée. C’était elle ! En poupée de chiffon. Ça alors … Elle avait le même cirée jaune, les même bottes, les même taches de rousseau sur ses joues, la même coup de cheveux. La seule chose de différente était ses yeux. Il y avait des boutons cousus à la place. “Une mini moi ? Comme c’est bizarre …” Comment avait il pu réaliser une poupée comme ça aussi rapidement ? L’avait elle sous estimé ? Non, le mot indiquait qu’il l’avait trouvé ...or ils ne se connaissait pas avant. Son père lui donnerait peut être des pistes. Ne prenant pas la peine de répondre à sa mère, elle se rendit dans le bureau paternel. Lui aussi était bien trop occupé, à taper sur son ordinateur avec lenteur. Elle ne comprenait pas. Ils travaillaient tous les deux dans les plantes, et pourtant ils avaient horreur de la nature. Ils préféraient rester devant leurs écrans à expliquer comment bien planter des tulipes au lieu d’aller vraiment en planter. Elle était aussi persuadée qu’ils ne savaient que la théorie, soupçonnant même sa mère de n’en avoir jamais planté. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle ne l’avait jamais vu appliquer les conseils qu’elle écrivait dans ses bouquins. Si les gens savaient ça … “Alors Papa ! Ton article ça avance ?” Pas de réponse. Elle s’en serait doutée, mais elle était têtue, sans doute trop. “Papaaaa …” De sa voix aiguë elle l'appela, petite fille en demande d’attention. “Bonjour à toi Coraline ! Et … à la copie conforme de … Coraline !” Il l’avait vu dans le reflet de son écran d’ordinateur avant de daigner se retourner et d’hausser les épaules, ne se préoccupant pas de comment sa fille avait pu obtenir une chose pareille. “Est ce que tu sais où sont les outils de jardinage ?” “Dis moi … il tombe des cordes dehors non ?” Pinçant les lèvres, elle renifla. Même si son père était beaucoup plus gentil que sa mère, moins agressif, il n’accédait quand même pas à sa requête. [color=goldenrod]“Rooh ça va … ce n’est que de la pluie !” “Humm qu’est ce que la patronne a dit ?” Même si les affaires de ses parents ne l’interessaient guère, elle avait bien remarqué que c’était sa mère qui commandait. Elle avait le monopole sur tout, ne laissait jamais rien passer, pire qu’à l’armée. “Ne t’avises surtout pas de mettre les pieds dehors Coraline Jones !” Elle avait prit une grosse voix, secouant la poupée comme elle se sentait maltraitée. Elle ne comprenait pas pourquoi sa mère était aussi dure avec elle, avec eux. “Dans ce cas … tu n’as pas besoin des outils ..” Même si la fin de sa phrase partait dans des tons joyeux, elle ne put s’empêcher d’être déçu, poussant un soupir à en fendre l’âme. Seul le bruit des touches résonna dans la pièce, comme si l’affaire était close. Certes, elle l’était peut être pour son père, mais pas pour elle. S’accrochant à la porte, elle se balança d’avant en arrière, ajoutant un grincement sinistre à cette ambiance morose. En quelques minutes, elle eut l’effet escomptée. Son père se prit la tête entre les mains, avant de se tourner vers elle. “Tu sais quoi ? Cette main a été construite il y a plus de 150 ans” Bon à vrai dire, ce n’était pas vraiment ça qu’elle attendait, mais c’était mieux que rien, un début de conversation. “Et alors ?” Il attrapa l’un de ses carnets à dessin avant de lui tendre. “Va l’explorer ! Fait en le tour et … et compte toutes les pièces, les fenêtres, les recoins et note les sur le carnet ! Met en application les cours de dessin que l’on t’a payé l’an passé ! Mais s’il te plait, laisse moi travailler !!!” Voila … on arrivait toujours à ça .. à cette même phrase … laisse moi travailler. Un dernier regard triste et elle sortit de la pièce, résignée, enlevant son cirée jaune. Elle avait hésité quelques minutes avant de le faire, l’idée de la fugue lui traversant l’esprit, mais courir des jours sous la pluie, n’était pas forcément la meilleure des idées, même elle le reconnaissait. Alors elle entreprit de découvrir cette maison, essayant de l’imaginer comme un autre monde totalement inconnu. Elle s’amusait de tout. Des plis du tapis. De la buée sur les fenêtres. Des cafards dans la douche et du robinet mal raccordé. Du chauffe eau rouillé qui se trouvait dans une pièce dont les boutons des lumières faisait disjoncter tout le courant. Elle avait quasiment fait le tour de la maison. Il ne lui restait qu’une seule pièce, le salon, tout aussi gris et déprimant que le reste. Pourtant sa mère avait prévu de le repeindre, et elle avait été joyeuse à cette idée là. Or de week end en week end cette activité était repoussée. Coraline savait qu’en réalité, ils ne le feraient pas, devant supporter la vue de cet affreux papier peint gris et de la déco’ qui laissait à désirer. Passant la main sur la table de la salle à manger, elle fourra son nez dans des cartons, sortant avec nostalgie des boules à neiges représentant tous les endroits où ils avaient été. Même s’ils avaient beaucoup voyagé, qu’on lui répétait sans arrêt qu’elle avait eu de la chance de voir tous ces pays exotiques, cela ne compensait pas le manque affectif qu’elle pouvait ressentir. Elle les déposa délicatement sur le rebord de la cheminé avant de reprendre son petit dessin, notant à coté que le tableau du salon était moche, la déprimant encore plus. Elle allait repartir pour prendre la direction de sa chambre, quand elle s’aperçut que sa poupée avait disparu. Ah non ! Si la seule chose à laquelle elle parlait, partait aussi, ça n’allait pas aller. “Très bien Mini Moi ! Ou est ce que tu te caches ?” Elle regarde sous la tableau, l’ayant peut être fait tomber, mais elle n’était pas là. C’était étrange. Tournant dans la pièce, elle laissa tomber son carnet au sol quand elle remarqua que la poupée se trouvait derrière un carton, la fixant de son air hagard. Comment avait elle atterri dans cet endroit ? L’attrapant en poussant le carton, elle écarquilla des yeux quand elle remarqua une chose encore plus étrange. Dans le mur, il y avait une porte, une toute petite porte. Sa curiosité fut piquée instantanément, passant la main sur le papier peint. “Hey Maman ! C’est quoi cette porte ?” Elle avait hurlé, la cuisine se trouvant non loin de là. “J’ai pas le temps Coraline ! Je suis super occupée !!” “Je crois .. qu’elle est fermée !” Elle essayait de gratter avec ses ongles, mais sans succès. “Mamaaaaaan !” Elle aurait pu parier que sa mère lui dirait encore une fois qu’elle était occupée, mais elle sentait que cette porte était importante. Qu’est ce qu’une porte comme ça pouvait bien faire dans un salon ? Quelques minutes après, sa mère débarqua, furieuse, les mains sur les hanches. Elle n’en avait pas peur, plus peur serait plus approprié, avec toutes les colères qu’elle lui avait déclenché. Ce n’était pas volontaire, elle n’aimait pas les disputes, mais c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour qu’elle lui accorde de l’attention. “Coraline …” Ses doigts tapotaient sur ses bras qu’elle avait croisé, le regard sévère. “Est ce que tu accepterais de me laisser tranquille si je t’ouvre cette porte ?” Elle évitait les cris, et en plus elle était à deux doigts d’obtenir ce qu’elle voulait, alors Coraline fit sa tête de chien battu, de petite fille sage. Sa mère repartit dans la cuisine, là où elle rangeait toutes les clés pour revenir avec une immense, ce qui contrastait avec la porte. Mais ce n’était pas ça le plus bizarre, c’était plutôt la forme qu’elle avait, longue, et avec un gros bouton. Néanmoins, Coraline était tellement excitée en s’imaginant ce qu’elle allait trouver derrière qu’elle n’y fit pas attention. Sa mère, armée d’un grand couteau, déchira le papier peint avant d’insérer la clé. Mais qu’elle ne fut pas sa déception, quand elle l’ouvrit … “Des briques !!! Pourquoi ???” Sa mère poussa un gros soupir, connaissant l’esprit trop débordée de sa fille. “Parce qu’ils ont du murer cette partie au moment de diviser la maison en appartements.“Non mais tu rigoles … ça n’a pas de sens ! Pourquoi la porte est aussi petite alors ?” “Nous avons passé un deal Coraline ! Je t’ouvre la porte, tu me laisses tranquille ! Alors plus un mot maintenant ! ” Forcément … sa mère ne l’entendait pas de cette oreille, elle s’en fichait royalement, retournant à son travail. Coraline avait un drôle de pressentiment, quelque chose qu’elle avait déja ressenti au fond de son être lors d’un voyage en Amazonie. Une multitude de questions se bousculaient dans sa tête, mais son sentiment de déception et d’échec était tellement fort qu’il prit le pas sur tout le reste, lui faisant claquer cette minuscule porte.

Elle était allée au lit sans manger. Une punition ? Non elle avait eu le choix en quelque sorte. Manger ces betteraves, ces épinards et ces légumes anciens qui ressemblaient à de la bave de martien, où aller se coucher le ventre vide. Le plat de son père était tellement immonde qu’elle avait choisit la deuxième option. Ce n’était pas la première fois qu’elle le faisait, certainement pas la dernière. Passant outre le bruit de son estomac criant famine, elle posa sa nouvelle poupée sur sa chaise tandis qu’elle se saisit de son éternel ours en peluche, avant de regarder la photo de ses deux amis. Une boule se forma dans son ventre, et elle savait que ce n’était clairement pas la faim. Triste, encore plus que d’habitude, elle se retourna, serrant sa peluche contre sa poitrine. Elle espérait qu’ils ne l’oublient pas, que malgré la distance, elle serait toujours leur amie. Et c’est sur cette pensée, qu’elle s'endormit rapidement. Elle aurait pu dormir d’une traite jusqu’au lendemain si un bruit étrange ne l’avait pas réveillée en sursaut. Restant quelques instants aux aboies, elle se pencha pour regarder en dessous de son lit, le bruit venant de là. Etait ce le monstre sous le lit qui venait pour lui aspirer son âme par les pieds ? Non, point du tout, juste quelques souris chapardeuses. Il n’en fallait pas plus pour la faire se lever pour les poursuivre. Si elle arrivait à les attraper, peut être qu’elle pourrait monnayer son exploit à ses parents. Bien décidé, elle dévala l’escalier à toute vitesse pour aller dans le salon. Sur la pointe des pieds pour ne pas les effrayer, elle les chercha. Ou étaient elles passées ? Bingo ! Sous le canapé. A quelques poils près elle arriva presque à s’en saisir mais plus rapide, elles s’échappèrent pour se faufiler dans la fameuse petite porte. Sans penser au fait qu’elle était murée, Coraline l’ouvrit vivement. Elle cligna plusieurs fois des paupières tandis que sa bouche réalisait une magnifique imitation d’un poisson rouge. Il n’y avait plus de mur mais une sorte de couloir en tissu qui s’étirait quasiment à l’infini. Elle arrivait à peine à distinguer au fond une porte. Un violent courant d’air fit voleter ses cheveux en arrière, l’obligeant même à plisser des yeux, avant qu’elle ne revoie la souris tout au bout du tunnel. Ni une, ni deux, elle s'engagea dedans à quatre pattes. La texture était inattendue, un peu comme de la gélatine mais pas désagréable pour autant. Puis les couleurs, ces tons de violets et de bleus qui changeaient au fur et à mesure qu’elle avançait lui plaisait vraiment. Elle se préparait déja à trouver un monde merveilleux derrière cette porte, pleins de couleurs, avec des souris géantes, des animaux volants aux tons multicolores. Encore une fois, qu’elle ne fut pas sa déception en trouvant … son salon. Fronçant les sourcils en observant la pièce, elle ne comprenait pas. Elle n’avait pas l’impression d’être chez elle, mais elle l’était visiblement. Tout était exactement pareil. Venait elle juste de faire le tour ? Alors qu’elle observait les boules à neiges sur le rebord de la cheminée, elle entendit une sifflement, une douce mélodie, mais surtout une très bonne odeur venant de la cuisine. “Mmmh ça sent boooon !” Parlant pour elle même, alors que son ventre criait toujours famine, elle décida de s’y rendre. Même si elle se trouvait chez elle, quelque chose était différent. La décoration déja. Il n’y avait plus ces vieux papiers peints décrépis mais la peinture qu’elle avait choisi au magasin le mois d’avant. Quand avaient ils pu faire ça sans qu’elle ne s’en rende compte ? Poussant doucement la porte de la cuisine, son étonnement ne fit que grandir en voyant déja l’état de la pièce, magnifiquement bien arrangé, et surtout sa mère, occupé à réaliser différents plats. “Pile pour le souper ma chérie !” Si le ton avait beau la surprendre, ne se souvenant pas de la dernière fois où sa mère avait été aussi gentille avec elle, elle se recula de quelques pas quand elle se tourna vers elle. Que lui était il arrivé ? Ses yeux … ses yeux avaient été remplacé par des boutons. “Non … non … vous n’êtes pas ma mère !” Son instinct lui disait de fuir, immédiatement, de repasser par le couloir violet et de fermer la porte. Or sa curiosité sans limite lui disait de rester, de découvrir quel genre de magie était à l’oeuvre. “Ma mère à moi … n’est pas comme ça …” Pas aussi aimable, attentionnée … “Elle n’a pas les yeux en forme de …” Elle n’arrivait pas à le dire, préférant montrer, comme sur ses gardes finalement. “De boutons c’est ça ? Est ce que tu les aimes ? Je suis ton Autre Mère petite coquine ! Allez va prévenir ton Autre Père que nous allons passer à table !” Qu’est ce que c’était cette histoire ! Elle avait d’autres parents ? Ce n’était à rien comprendre. Totalement figée, Coraline regardait cette autre mère si gentille ouvrir le four, où une délicieuse odeur de poulet rôti lui chatouillait les narines. “Qu’est ce que tu attends ? Il est encore entrain de travailler …!” Cette information arriva quelque peu à la faire débugger, plissant son front, de plus en plus étonnée, voulant savoir le fin mot. Ne la quittant pas du regard, elle traversa la cuisine, suspicieuse pour suivre les nouveaux bruits qu’elle entendait, celui d’un piano. Ils avaient un piano maintenant ? Oh elle adorait la musique, mais justement ses parents n’en avaient jamais voulu, trop bruyant … les déconcentrant. Quand elle poussa la porte de la pièce qui était censée être le bureau de son père, elle en fut encore plus surprise. Il n’y avait plus de bureau en bois mangé par les vers, avec cet ordinateur de malheur. Non, il y avait un gigantesque piano à queue violet. “Cooooraline ! Veux tu entendre mon nouveau morceau ?” “Mon père … ne joue pas de piano !” Elle hésita à employer le mot détester, étant presque persuadée que si sa mère lui donner l’autorisation, il pourrait en faire. “Mais c’est parce que je n’en joue pas, c’est lui qui joue pour moi.” Des mains robotiques sortirent du piano pour venir se greffer sur celle de l’homme qui commença alors à chanter une chanson endiablée. Attentive, son sourire s’étira en se rendant compte que les paroles parlaient d’elle. Voila une surprise ! C’était bien la première fois qu’on lui en dédiait une. Puis le rythme était très sympathique, il donnait envie de danser ! Cependant, pensant toujours que l’Autre Mère avait le même caractère que sa mère, elle se devait de l’interrompre. “Excusez moi … mais je suis chargée de vous dire que le repas est servie” Les colères que sa mère piquait quand on ne venait pas à table étaient pharaoniques et elle n’avait aucune envie que ce père là, tout comme l’autre le subisse. Polie, souriante, comme toujours elle lui tapota l’épaule pour le prévenir. “Ceux qui ont faim, levez les mains !” Le robot fit lever les deux mains, son père gloussa, l’entrainant aussi, vu que son estomac gargouilla très fortement. Une fois dans la salle à manger, Coraline n’en revenait pas de la multitude de plats qu’il y avait. S’asseyant, elle resta sur ses gardes quelques minutes, or l’odeur était bien trop alléchante et elle avait faim, très faim. Ses autres parents firent le bénédicité pour bénir la nourriture présente. Il y avait des choses qui ne changeait pas finalement. Dès qu’ils eurent finit, elle se jetta sur le poulet. “Hummm c’est délicieux !” Elle n’avait jamais rien mangé d’aussi succulent. La chaire était tendre, assaisonnée comme il le fallait, et la peau était croustillante. Parfait. Les plats tournaient devant elle, et elle se servait allègrement. “On dirait que tu as une faim de loup ma chérie !” Oh oui, et voir ces choses là réveillait en elle la Coraline gourmande. “Est ce qu’il y a de la sauce brune ?“Tiens, le train de sauce arrive !” Admirative, elle qui adorait les petits train, le regarda zigzaguer entre la purée de pommes de terre maison, la salade de tomate, et de maïs, les frites, des brioches, des petits pois, le poulet, pour arriver jusqu’à elle. Elle se régalait, mangeant et buvant à sa faim. Puis son Autre Mère débarrassa la table pour lui servir le dessert, un immense gâteau au chocolat et à la framboise, son préféré. Des fleurs se dessinerent dessus, ainsi qu’une écriture en pâte à sucre. “Bienvenue chez toi … chez moi ?” Elle leva la tête vers ses autres parents, qui s'étreignaient. “Cela fait longtemps que nous attendons Coraline.” “Vous m’attendiez ?” “Sans toi, cette maison n’est pas la même trésor !” “J'ignorais que j’avais d’autres parents !” Surtout des parents aussi gentils, totalement différents des siens. “En réalité, tu n’es pas un cas isolé ! Tout le monde en a d’autres !” Elle n’en avait jamais entendu parler … même dans les livres qu’elle lisait sur la magie, il n’était mentionné nul part que chaque individu sur terre possédait d’autres parents. “Bien sur ! Et dès que tu auras fini, nous irons nous amuser tous ensemble !” Maintenant qu’elle avait l’estomac plein, que son cerveau reprenait des forces, elle trouvait ça de plus en plus bizarre. “On pourra jouer à n’importe quoi ? Même une partie de cache cache ?” “Quelle merveilleuse idée ! Un cache cache ! On ira le faire sous la pluie !” Et un éclair zébra le ciel, le tonnerre rugissant à en faire trembler la maison. “Mais … vous n’aimez pas la boue !” “Faux ! Ici l’on adore la boue.” Son Autre Mère s’emballait un peu, parlant de bain de boue mais surtout, de boue contre son urticaire. “Comment ? Comment vous savez ça ?” Elle retira vivement sa main de la sienne, son sentiment de malaise augmentant de minutes en minutes. “Euh … j’aurais bien aimé rester mais mon autre maman m’attend !” Elle était mal à l’aise avec ces attentions de gentillesse, n’étant pas habitué à ça. “C’est moi, ton autre maman !” “Alors … mon autre autre maman ?” Elle lui fit un petit sourire contrit, butant contre son père qui l’enssera dans ses bras pour la câliner. Etrange, mais pas désagréable. “Je crois .. que je vais aller me coucher ..” “Oh oui tu dois être épuisé, en pleine digestion ! Viens je t’ai fais un lit très moelleux avec une tonne de coussins !” Se faisant entraîner dans sa chambre, elle avait voulu bifurquer mais son autre père se tenait derrière. Cependant, toutes notions de fuite s’en alla quand elle découvrit sa chambre. Elle était somptueuse, comme celle qu’elle avait imaginé dans ses rêves. Un mélange entre l’univers des princesses avec cet énorme lit à baldaquin, le sol, les murs recouvert d’un rose ancien qu’elle aimait, et d’aventures avec son luminaire représentant le système solaire. Il y avait des chevaux volants en bois, des libellules en carton qui lui tournèrent autour, des peluches de pieuvres et de caméléon lui parlant et même une tortue réalisé en épingle à linge qui vient galoper dans ses jambes. C’était merveilleux. Elle était émerveillée, répondant aux salutations de ces nouveaux jouets tout en sautant dans son lit, qui tenait ses promesses. Elle caressa la tête du caméléon, avant de glousser en voyant que la tortue voulait grimper. Se penchant, elle l’aida pour la mettre sur l’un des nombreux coussins. Son Autre Mère en profita pour lui attraper la main, passant dessus le fameux remède à base de boue. “Fait de beaux rêves mon trésor.” Baillant, elle se laissa tomber comme une masse , s’endormant rapidement. “A bientôt … très bientôt.” Quand elle se réveilla, elle était dans sa chambre, sa vraie chambre, au lit pas totalement montée, aux cartons entassés et aux fentes sur le plafond. C’était donc un rêve … mais pourtant, elle était persuadée que ça n’en était pas un, bien trop réel. D’ailleurs, quand elle voulut se gratter par réflexe les mains, elle couina en remarquant qu’il n’y avait plus rien. “Ça … a marché !” Un grand sourire se dessina sur son visage alors qu’elle sautait du lit pour se rendre dans le salon. Sauf qu’elle le perdit, une fois de plus, en voyant que la petite porte était murée. Qu’est ce que cela voulait dire … Son urticaire n’était pas parti par le miracle du Saint Esprit. “Coraline ! Petit déjeuner !” La voix criarde de sa mère lui fit pousser un soupir, traînant les pieds y aller. Peut être, que si elle lui parlait, elle allait s’en souvenir. “Allez prend ton compliment alimentaire et plus vite que ça.” Oh non … rien n’avait changé, au contraire … Ce n’était qu’un rêve comme elle lui affirmait en rigolant avant de lui dire d’aller parler aux voisines pour s’occuper et surtout pour dégager le plancher.


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Cassiopée C. Brooke


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Cassiopée C. Brooke


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Ѽ Conte(s) : Coraline
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : La fillette qui attire les monstres en manque d'amour

✓ Métier : Officiellement Archéologue. Officieusement Cryptozoologue. Officieusellement Dessinatrice.
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________________________________________ Lun 25 Mar 2019 - 0:09



Ne jamais se fier aux apparences .


    Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 66bca9a86c63fec4e0874e103fb0b010 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] Tumblr_inline_pk7tlauCHE1qalwhh_250


    Toutes les nuits pendant plus de deux mois, Coraline alla chez ses autres parents. La vie était bien meilleure, plus douce, plus joyeuse. Au fur et à mesure, elle sentait un poid s'ôter de ses épaules, remplacé par un sentiment qu’elle n’avait quasiment jamais ressenti. Dès qu’elle posait le pied sur le sol de l’Autre Pink Palace, elle était heureuse, aimée, choyée, comme elle aurait du être dans la réalité. Bien entendu, personnes ne la croyait quand elle racontait les différentes aventures qu’elle avait. On rigolait, comme toujours. Wybie avait même pris la fuite le jour où elle lui avait dit qu’il était bien mieux avec les lèvres cousus comme son double. Mais elle s’en fichait. Déja car ce n’était pas la première fois qu’on ne la prenait pas au sérieux sur ce genre de chose. Quand elle était revenue du Mexique, elle avait dessiné le drôle d’homme qu’elle avait rencontré. Les livres de mythologie disaient que c’était le Chupacabra, une créature fantastique aux yeux bleus, deux trous pour les narines, une bouche avec des crocs saillants vers le haut et vers le bas, sans poils dont la particularité était de sucer le sang des animaux. Une sorte de vampire latin du monde animal. Elle l’avait vu, elle avait même parlé avec lui. Il était très gentil contrairement à ses camarades qui l’avait pointé du doigt en la surnommant la zinzin. Enfin, elle était habituée aux moqueries, s’étant forgé une carapace pour en être insensible. Elle voyait des choses que les autres ne pouvaient pas voir, c’était une chance, pas un défaut ou une tare de son cerveau. Mais un jour, elle décida de passer par la petite porte en pleine journée, pour prouver que tout était bien réel, qu’elle ne faisait pas que rêver. Son déclencheur ? Une matinée particulièrement horrible en compagnie de sa vraie mère. Cette dernière avait décidé de la prendre pour l'emmener faire des courses. La rentrée approchait grandement, et ils avaient reçu la liste des fournitures que l’établissement privé demandé, en l'occurrence, des uniformes. Coraline détestait les uniformes. Pas qu’elle ait été une adepte de la mode, mais elle aimait montrer son originalité dans le choix de ses vêtements souvent colorés, dépareillés diront certains. Le magasin était morne, tout comme la ville qui se trouvait à une quinzaine de kilomètres du Pink Palace. Pendant que sa mère choisit ses uniformes, elle regardait les voitures passer depuis la vitrine du magasin, assise sur l’escalier. Elle observa les alentours, et son oeil capta sa couleur préféré, le jaune. Sur une petite table non loin d’elle, plusieurs paires de gants étaient exposés. Elle avait eu le coup de coeur pour la paire jaune. Elle les voulait. Alors elle fit tout pour les avoir, essayant d’obtenir l’attention de sa mère, sans succès. Même en grimpant sur un tabouret que des gamins avaient laissés, elle n’obtient que de l’indifférence. “Repose les.” “Mais Mamaaaaan ! Tous les autres enfants vont être habillés en gris ennuyeux, j’aurais au moins cette superbe paire de gant.” En plus, elle tenait chaud et c’était doux. “J’ai dis repose les !” Sa mère se tourna enfin, lui lançant un regard strict tout en donnant les fameux uniformes à la vendeuse. “Veux tu que je t’engueule devant tout le monde pour que tu les remettes à sa place ?” Croisant les bras, vexé, Coraline murmura pour elle même. “Mon autre Mère me les aurait acheté.” “Alors demande lui de te payer tous tes vêtements.” Elle n’aimait pas le ton ironique qu’elle employait. Si d’ordinaire elle ne faisait pas attention, là, elle était vexée, car finalement, elle y croyait vraiment. Son Autre Mère lui avait offert déjà un tas de chose qu’elle ne lui avait jamais fait. Dépitée, elle obéit, la rejoignant à la caisse. “C’est une jeune fille bien élevé ça !” Aucunes des deux ne répondit à la caissière, Coraline se contenta d’ignorer le monde, son esprit cherchant du réconfort dans ses souvenirs, tandis que sa mère pianotait sur son portable. Le retour en voiture fut encore plus morose que l’aller. La pluie avait commencé à tomber et elle la regarder par la fenêtre, suivant des yeux la ligne blanche. Le silence était pesant, et les quelques mots que sa mère lui disait était pire. Elle ferma les yeux pour essayer de dormir. Si comme on lui disait, tout ce qu’elle vivait n’était qu’un rêve, elle irait rapidement. Or comme elle l’avait pensé, elle ne rêva de rien du tout, l’abysse noire, renforçant un peu plus son abattement. Aidant à porter les sacs de courses, elle posa tout sur la table de la cuisine dans un soupir. “Tu voudrais pas un burrito moutarde ketchup salsa pour midi ?” Elle cligna des yeux en regardant sa mère, la tête dans le frigo. “C’est une blague j’espère ?” A ce stade là, elle préférait faire la cuisine elle même, comme elle en avait l’habitude. Sa mère pensait que les repas immondes qu’elle lui donnait lui suffisait, or elle partait de table une fois sur deux sans avoir mangé. Elle n’avait pas un appétit de moineau comme ses parents disaient. Non, elle cuisinait en cachette, quand ces derniers n’y prêtaient pas attention, comme souvent. “Je devais aller faire des courses de tout façon. Ton père veut nous cuisiner un truc spécial pour l'achèvement de son article.” La petite brune haussa les épaules sans rien ajouter. Quoi qu’il fasse, ça serait mauvais de toute façon. “Tu veux venir avec moi ? Tu pourras choisir une chose que tu aimes !” Levant la tête d’entre ses bras, elle la pencha sur le côté, étonné de cette proposition. “Comme les gants que je voulais tout à l’heure par exemple ?” Amère, acide. Sa mère poussa un soupir avant d’attraper son sac et de partir. Mais elle s’arrêta devant la porte. “Ecoute Coraline … Si jamais les choses se passent bien, je te promets que je vais faire des efforts.” Des paroles, toujours des paroles. “A chaque fois tu dis ça !” Elle avait arrêté de compter le nombre de fois où sa mère lui avait dit qu’elle arrangerait les choses entre elles. Elle essayait oui, pendant un jour, et la routine reprenait place. Qu’elles se trouvent en Amazonie, au Sénégal, en Indonésie sur n’importe quel endroit de la planète s'était toujours la même histoire. Oui je finis d’écrire mon livre. Oui j’ai du temps à te consacrer. Oh j’ai une nouvelle idée. Dommage j’ai commencé un autre article. Retour à la case départ. Alors Coraline c’était fait une raison, et ce n’était pas aujourd’hui que cela allait changer. “J’en ai pas pour longtemps …” La porte claqua emportant avec le murmure de la jeune fille. “Mais il se peut que moi si.” Elle était bien décidé à trouver l’autre monde, celui où elle était heureuse. Rapidement, elle se leva pour fouiller dans tous les tiroirs. Dans la voiture, sa mère lui avait dit qu’elle avait verrouillé la petite porte à cause des rats, mais la connaissant, elle n’avait pas dû jeter la clé. Cherchant partout, elle eut un petit sourire victorieux en voyant qu’elle l’avait mise au dessus de la porte, en hauteur. Comme si c’était ça, qui allait l’empêcher de l’atteindre. Une fois la clé en main, Coraline eut une drôle de sensation. Ce n’était pas la première fois qu’elle ressentait une sorte de courant électrique la traverser de part en part. Elle hésita quelques secondes, dans l’encadrement de la cuisine, fixant cette drôle de clé. Une part d’elle même lui hurlait de rester là, d’aller dans sa chambre et de reprendre le dessin qu’elle faisait, qu’elle pensait à tout quitter parce qu’elle était en colère. Une autre part, lui hurlait aussi dessus, mais pour lui dire de partir à l’aventure. Pourquoi resterait elle là, alors que personne ne l’aimait ? ne lui trouvait des qualités ? l’appréciait à sa juste valeur ? Bizarrement la deuxième petite voix était beaucoup plus attirante. Avec toutes ses pérégrinations, elle était arrivée au salon sans même s’en rendre compte. Glissant la clé dans la serrure, elle prit une grande inspiration, et ouvrit la porte. Contrairement à la première fois qui n’avait laissé apparaître qu’un mur de brique, là, il y avait bien le fameux tunnel violet. Son sourire s’agrandit au maximum alors que ses cheveux volaient sous le courant d’air. “Je savais que ce n’était pas un rêve !” Rampant comme elle en avait l’habitude maintenant, elle arriva dans l’autre salon, où une douce odeur de cannelle embaumait la pièce. “Autre Maman ?” Sa voix tomba dans le vide, il n’y avait personne. Se rendant dans la cuisine, elle poussa un petit gloussement. La table était remplie de délicieux cupcakes, de bonbons, de hot dog, tout ce qu’elle aimait et de cadeaux. Un mot était plié sur une grande boite. “Ma chère Coraline. Madame Spink et Madame Spunk t’invite à descendre chez elles après le déjeuner. J’espère que la tenue que j’ai crée pour toi te plaira. Bisous Maman.” Ouvrant la boite, elle était encore plus émerveillée. Dedans, des habits qu’elle aurait pu choisir dans un grand magasin s’y trouvait. Un pull rempli d’étoiles, un pantalon en velours, et une paire de bottes bleues. “Tu vois, elle me les a acheté.” Elle ricana tout en prenant la boite dans les mains pour aller se changer. Elle avait prit la bonne décision. La journée se passa à merveille. Les deux dames étaient d’excellentes compagnie. Le diner avec ses autres parents était génial, et elle avait même le droit d’aller dans le jardin alors que la nuit tombait. Faisant un rot bruyant, rigolant toute seule en se tapant le ventre, elle sauta deux à deux les marches avant de lever la tête en entendant un miaulement. Il y avait un chat. Le même chat qu’elle avait rencontré lors de sa découverte du puit. “Wybie a un chat dans ton genre.” Elle le regarda marcher sur le toit pour venir à sa rencontre. “Pas Wybie le silencieux, celui qui est trop bavard.” Même le Wybie d’ici était plus agréable, elle s’était d’ailleurs liée d’amitié avec lui. “Tu dois être l’Autre chat alors !” “Nooooon” Une voix très grave sortit du matou, surprenant Coraline. “Je suis l’autre de personne… Je suis moi !” Elle resta quelques secondes silencieuses avant de s’approcher de lui, intriguée, curieuse. “Ahem … je vois que tu n’as pas de boutons à la place des yeux … mais si tu es le même chat .. comment peux tu parler ? Parce que la dernière fois … tu es resté bien silencieux !” Même si elle parlait, elle n’attendait pas forcément une réponse en retour. Elle était peut être rêveuse mais pas stupide. Or là, le chat lui parlait parfaitement, et elle le comprenait tout autant. “C’est comme ça, voila tout !” Elle hoqueta avant de rigoler. Il pensait vraiment qu’une réponse de ce genre lui suffirait ? Il avait prit de l'avance et elle sauta par dessus les rochers pour le rattraper. “Vraiment ? Les chats ne parlent pas dans mon monde…normalement” “Ah bon ? Pourtant tu m'as bien parlé ...” Il sauta sur un tronc mort pour aller se percher sur une branche. “De toute évidence, tu es une spécialiste de ces choses là.” C’était bien la première fois qu’on lui disait une phrase pareille. Elle avait comprit le sous entendu, et elle allait réagir quand le chat, qui se léchait en même temps les oreilles lui feula au visage. “Après tout, je ne suis qu’une grosse poule mouillé qui ne sert à rien !” Oups … elle plaqua ses mains sur sa bouche, se souvenant qu’elle lui avait dit ça le lendemain de la visite du puits, quand Mr Bobinski avait sauté du balcon. “Oh non ne t’en va pas ! Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas te vexer !” Et c’était vrai. Parfois sa pensée avait tendance à aller trop vite, parlant sans vraiment réfléchir, disant ce qui lui passer par la tête avant de regretter. Elle baissa la tête, honteuse. Elle adorait les animaux, de toutes sortes. Elle avait bien essayé de faire un caprice pour en avoir mais c’était peine perdue. Alors elle s’était rabattu sur les animaux sauvages. On lui disait de faire attention, qu’ils avaient des maladies mortelles, mais ce n’était pas ça qui l’empêchait d’aller les caresser ou de leurs donner à manger. “Depuis quand tu viens ici ?” Le chat s’était rapproché, comme s’il avait accepté ses excuses. “Depuis un certain temps.” Et alors il se passa quelque chose d’extraordinaire. Il disparut derrière la branche. Écarquillant les paupières, elle fixa l’endroit avant de sursauter en le voyant réapparaître de l’autre coté du tronc. “C’est un jeu … entre elle et moi !” Maintenant, elle fronça les sourcils, pas certaine de comprendre ce qu’il lui disait. “Elle déteste les chats, et elle essaye de me chasser.” Est ce que par le elle, il voulait parler de l’autre mère ? Au moins, voila un point commun avec la vraie. “Mais c’est en vain bien sur !” Elle voyait la queue du chat fouetter l’air d’un coté, et il avait la tête de l’autre, à quelques mètres de là. Comment faisait il ça ! “Je vais et je viens à ma guise !” Il disait ça avec un air fier, comme s’il était content de l’embêter. “L’autre mère déteste vraiment les chats ?” “Oooh elle est différente des autres mères à qui j’ai eu affaire !” “Mais qu’est ce que tu veux dire par là ? En plus elle est fabuleuse !” Elle essaya de classer les informations qui lui arrivait. Il y avait donc d’autres mères, ce qu’elle lui avait dit quelques temps avant prenait sens. “Tu penses que ce monde est un rêve devenu réalité … mais tu te trompes ! C'est un cauchemar ...” Il grimpa à nouveau sur le toit, avec sa voix mystérieuse. “C’est l’autre Wybie qui m'a expliqué ce qu'elle te faisait !” Alors là, ça m’étonnerait … il ne parle pas ! Il n’a pas de langue !” Et en plus elle ne fait rien de mal ! Elle me rend juste ... heureuse ! Elle avait trouvé ça étonnant sur le moment qu’il soit muet, mais l’autre mère l’avait rassuré, en lui disant qu’il était tout simplement handicapé. “Peut être pas à toi jeune fille … mais nous, la gente féline nous avons des sens plus aiguisé que les humains. Et nous pouvons sentir et voir des … Chut !” Elle l’écoutait attentivement avant de faire une petite grimace. Il s’était arrêté de parler pour se mettre en alerte, les oreilles dressées, à l'affût du moindre bruit, qu’il avait visiblement entendu. Et il partit direction en courant, sans demander son reste, laissant Coraline seule et pleine d’interrogations. Elle haussa les épaules en soupirant alors qu’une musique d’orchestre se faisait entendre. Le spectacle des voisins allait commencer, et il aurait été dommage qu’elle arrive en retard.

    “Bonne nuit Wybie !” Coraline rentra dans la maison en première, ne remarquant pas le drôle de geste que son autre Mère fit au jeune garçon, de sourire. Wybie avait comprit. Wybie savait ce qui allait se passer ce soir mais il n’eut pas le temps de prévenir son amie. C’était trop tard. Elle sautillait dans le couloir, alors que son autre père tapait dans les mains. Elle était vraiment heureuse, un sentiment de plénitude qu’elle n’avait jamais atteint. Le spectacle avait été magnifique, on l’avait même fait monter sur scène, et contrairement à ce qu’elle s’attendait, elle avait appréciait la lumière des projecteurs. “C’était troooop coool ! Et Madame Pink m’a attrapé par le poignet et j’ai voltigé dans les airs !” Elle mimait les sauts qu’elle avait fait avant d’éclater de rire. “Tu sais Coraline, tu peux rester ici à tout jamais si tu le souhaites.” Elle se stoppa dans sa douce folie, clignant des yeux, surprise, regardant son autre Mère qui avait prit le ton le plus doux possible. “C’est vrai ?” Elle y avait songé, juste avant que la représentation des gerbilles volantes ne commence. Rester dans cet endroit génial, où elle était aimée, appréciée, où elle faisait ce qu’elle avait envie avec ces parents. Elle sentit les mains de son autre père se poser sur son épaule, un grand sourire. “Bien sur ! On chantera, on jouera, on fera du jardinage, de la peinture et Maman fera tous tes plats préférés !” Sans s’en rendre compte, ils étaient arrivés dans le salon, et son autre mère retira la chaise pour la laisser s'asseoir. “Mais pour avoir tout ceci, il faut que tu fasses une minuscule petite chose...” “Oh laquelle ?” Elle serait prête à faire beaucoup. C’était tout ce qu’elle avait rêvé, et maintenant qu’elle l’avait, il était hors de question qu’elle le lâche. Pourtant, elle sentait, qu’en dessous de son sentiment d’émerveillement, quelque chose la tracassait et vu qu’elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus, que son cerveau était comme anesthésié par toute cette joie, elle le laissait de côté. Elle observa son autre mère qui s’était penchée sous la table pour en sortir une jolie boite bariolée avec un gros noeud. En plus elle allait avoir un cadeau ! “Pour toi ! Notre poupée adorée.” Sans attendre, elle ouvrit le paquet, et resta comme figée, suspendue dans le temps, son regard n’arrivant pas à se détacher des deux boutons noirs, de l’aiguille et de la bobine de fil qu’il y avait dedans. C’était étrange … cette impression d’oppressement qu’elle avait dans sa poitrine… “Le noir est de coutume .. mais il y a rose si tu préfères, ou vermillon, ou violet ! Tout ce qui te plaira.” Elle avait relevé doucement la tête vers ses autres parents, dont les yeux boutons prenaient des couleurs différentes et elle même, avait l’impression de sortir la tête de l’eau. C’était comme si pendant tout ce temps, elle avait été en apnée, sous l’eau, dans un monde merveilleux, proche de l’apoplexie, et que maintenant, elle sortait en grâce comme une sirène pour absorber tout l’air possible au fur et à mesure que son sentiment d’inconfort grandissait. “Ou Vert Anis ! Oh non ça me rendrait jalouse.” Le tic tac que l’autre mère faisait sur ses boutons l’aida enfin à réaliser à quel point le chat avait eu raison. D’un geste violent, elle repoussa la boite, horrifiée de se rendre compte ce qu’elle avait failli faire. “Jamais vous ne me coudrez des boutons à la place des yeux !” Elle plaqua ses mains sur ses yeux, comme pour les protéger, alors que l’autre mère replaçait la boite devant elle. “Mais tu dois dire oui si tu veux vraiment rester avec nous !” “L’aiguille est si grosse et si pointue que tu ne vas rien sentir car tu seras ..” et l’autre père n’eut pas le temps de finir sa phrase que l’autre mère donnait un coup dans la table pour le faire taire. Mais elle n’avait pas besoin de sa phrase, qui se voulait drôle pour comprendre. “Tu as le choix ma chérie. C’est à toi de décider. … Nous voulons seulement ton bien Coraline.” Elle avait choisi. Tant pis pour le bonheur mais elle ne vendrait pas son âme à ce monstre, car après tout, c’était bien ça non. Elle avait lu de nombreux livres, et dans certaines cultures, les yeux correspondaient aux fenêtres de l’âme. Ainsi coudre des boutons dessus, signifierait qu’elle donnait un accès exclusif à quelqu’un d’autre, et ça, c’était hors de question. “Je … je vais me coucher.” Il fallait qu’elle trouve un moyen de rentrer, et vite. Après tout, ça avait bien marché la première fois, elle tenterait de faire pareil. Ses autres parents la regardèrent étrangement, mais elle se mit à bailler grandement, feindant la fatigue. “Mais on a pas encore dîné !” “J’ai .. j’ai un mal fou à garder les yeux ouverts … je dois faire un gros dodo.” Comédienne, mais qui exagérait un peu trop les choses, elle faisait quelques grimaces tout en les contournant. “Et la nuit porte conseil.” Bizarrement l’autre mère tomba dans le panneau “Tu as bien raison ma puce ! Tu veux que je viennes te border ?” “Non non merci !” Elle marchait à reculons, pour ne pas les quitter des yeux. “Vous avez déja été tellement gentil avec moi.” Elle sursauta quand elle sentit l’autre mère dans le dos. Comment avait elle fait ça ? “C’est tout naturel. Et moi .. et ton père .. nous ne nous faisons aucuns soucis. Bientôt … tu verras les choses … à notre manière.” Quand le doigt de l’autre mère toucha sa tempe, un frisson parcourut l’échine de Coraline. Tous ses sens étaient en alerte, et elle savait que si elle ne partait pas d’ici maintenant, elle serait sans doute à jamais prisonnière. Elle eut un petit rire gêné, sourire forcé, montant les marches à tâtons, accélérant le pas quand elle remarqua qu’elle n’était plus à leur portée. Se rendant immédiatement dans sa chambre, elle attrapa tous les jouets qui lui parlaient de boutons, qui l’incitaient à commettre cet acte pour les ranger à double tour dans un grand coffre en bois. “Je rentre chez moi bande de marionnettes !” Elle poussait sa grosse commode pour la mettre devant sa porte ainsi que tous les objets qu’elle estimait suffisamment lourd pour que l’autre mère ne puisse rentrer. “Et je n’ai pas l’intention de revenir. Je préfère être malheureuse et libre qu’heureuse et enfermée !” Une fois qu’elle estima que la porte était bien verrouillée, elle enleva ses chaussures pour se jeter dans le lit, mettant l'épaisse couverture sur sa tête et se rouler en boule. “Endors toi .. endors toi ..” Elle répétait ça comme une litanie magique. Après tout, c’était comme ça qu’elle revenait chez elle à chaque fois … Elle arriva à s’endormir, épuisée, mais quand elle se reveilla, hurlant sa joie, elle déchanta vite. “Je … je n’ai pas bougé d’ici !” Horrifiée, elle enleva ses barricades pour foncer vers la sortie, mais elle était prisonnière. Tous les accès de la maison avaient été condamnés. Cependant, c’était mal connaître Coraline. Comme si elle allait abandonnée à la première difficulté. Entendant des notes de musique, elle se dirigea vers le bureau de son autre père, qui jouait toujours la même chose, comme un robot. Quand il se tourna, elle put remarquer qu’il était différent, il avait perdu toute joie de vivre. “Tout ira bien mieux quand Mère aura récupéré …. sa force est notre force …” Son ton était monocorde, mais le plus étrange c’est qu’à peine eut il finit de dire sa phrase, que les bras qui sortirent du piano le baillonèrent, lui faisant des signes d’interdiction et elle comprit qu’il était lui aussi prisonnier. “Je .. ne ...peux rien dire …quand Mère est absente.” “Si vous refusez de me parler, je vais m’adresser à l’autre Wybie !” Elle y avait pensé. S’il était aussi ingénieux que celui de son monde, il trouverait un moyen de la faire rentrer. “Peine perdue … il a fait une gueule de trois pieds de long et Mère n’a pas du tout apprécié…” Son autre père avait ouvert la bouche, mettant ses doigts dans la bouche pour l’étirer au maximum, même plus. Et cette fois les mains qui l’attrapèrent ne firent pas que le faire taire … elles l’embarquèrent aussi dans le piano dans un bruit horrible. Poussant un petit cri, Coraline partie de l’endroit en courant. Elle observa les alentours avant de rebrousser chemin et de sortir par la porte arrière du bureau de son autre père, qui miraculeusement n’était verrouillé, et une longue course l'attendait. Elle courait aussi vite que ses jambes lui permettaient. Elle se fichait de se faire lacérer le visage par des branches d’arbres qui essayaient de la retenir. Elle se fichait de tomber, de se relever et de reglisser à cause de pavés soudainement humide. Elle s’en irait d’ici, coute que coute.

    Coraline arriva dans un verger, remplie de pommiers, et s’autorisa enfin à ralentir pour reprendre son souffle. Elle était à l'affût du moindre bruit, alors quand elle entendit à coté d’elle des bruits de pas feutrés, elle se mit en position défensive. “Je peux te demander ce que tu fais exactement ?” Son regard se porta vers le Chat, qui poussa un petit miaulement, la rassurant légèrement. “Et bien … je pars de cet endroit … voilà ce que je suis entrain de faire !” Après tout, le chat l’avait averti des dangers et elle ne l’avait pas écouté. Or elle était fière, et têtue, ne voulant avouer qu’elle s’était trompée. Elle observait les alentours, alors qu’ils continuaient de parler. C’était de plus en plus étrange, comme si l’environnement autour d’eux se disloquaient. Plus ils marchaient, et plus elle avait l’impression de se retrouver dans un jeu vidéo, le décor disparaissant pour laisser place à des pixels blancs, vides. ‘“Heiiiiin mais ça c’est pas normal …Si je me fis à mon sens de l’orientation … le vieux puits devrait être par ici ...” “Il n’a rien ici.” La voix grave du chat tomba comme une sentence tandis que les derniers pixels partaient pour laisser un univers d’un blanc immaculé. “C’est la partie vide de ce monde. Elle n’a crée que ce qui était susceptible de t’impressionner.” Coraline avait du mal à saissir tout ça. Elle ne comprenait pas ce qu’elle venait faire dans cet équation, dans ce monde visiblement conçu il y a de nombreuses années. “Mais pourquoi ! Pourquoi me veut elle moi absolument ?” “Elle veut quelque chose à aimer je pense …” La voix du chat se répercutait dans cet endroit, qui donnait l’impression d’être la frontière entre le monde des vivants et celui des morts. Elle avait toujours cette drôle de sensation, renforcé, alors qu’ils s’enfonçaient dans cette chose blanche, dans ce vide sidéral. “Quelque chose qui n’est pas elle … quelque chose de différent d’avant … quelque chose d’exceptionnel … ou tout simplement … quelque chose à manger.” Bien entendu Coraline avait retenu que la dernière phrase, faisant une grimace de dégoût. “Quelque chose à manger … ne sois pas ridicule … les mères ne mangent pas leurs filles .. enfin …” “Tu sais quel goût tu as ?” Le rire assez flippant du chat continuait de la plonger dans l’horreur alors que ce dernier s’avançait de plus en plus. Reprenant la course, sa bouche fit un o de surprise quand elle retrouva la maison devant elle. “Mais comment peut on s’éloigner de quelque chose …. et l’avoir devant soi !” “En faisant … le tour du monde …” Et le monde s’était reconstitué à la perfectionne, le Pink Palace et le magnifique jardin s'étendant devant ses yeux. Une trompette résonna et une des gerbilles volantes apparut devant elle. Le chat sur ses gardes, sauta directement sur le rongeur, jouant avec avant de le prendre dans sa gueule. “Ne lui fais pas de mal !” Trop tard, elle entendit le bruit de mastication, vu le sang couler. Un oh de choc sortit de sa bouche, encore plus quand la toute petite gerbille se transforma en un immense rat. “Habituellement je ne chasse pas les rats, mais celui ci était entrain de donner l’alerte.” Elle le regarda s’éloigner pour emporter le cadavre dans le tronc d’arbre, heureuse finalement de l’avoir de son côté. Regardant la porte d’entrée, elle prit une grande inspiration et fonça dans la gueule du loup. C’était la seule solution si elle voulait entrer, repasser par l’étroit corridor. Cherchant une arme, elle prit une vieille cane qui trainait par là avant d’aller affronter ses démons, son autre mère en l'occurrence. Tout était silencieux et elle atteignit sans mal la porte du salon. Elle brise les poignets à l’aide de la canne en tirant dessus, la porte s’ouvrant dans un grincement. Au fond, elle voyait la toute petite porte, qui menait à son monde. Elle s’y précipita mais un énorme cafard bloqua l’entrée. Se reculant, la pièce commença à s’illuminer de lumières vives, toutes en formes d’insectes répugnants alors que la voix de l’autre mère s’élevait depuis un canapé dos à elle. “Il parait que l’on peut venir à bout des esprits les plus réfractaires avec beaucoup d’amours.” Elle plissa les yeux pour analyser la situation mais une autre sorte de fauteuil cafard passa sous ses jambes pour la faire s'asseoir de force, l’emmenant face à l’autre mère. “Et parfois, un chocolat ça facilite les choses ! Tu en veux un ?” L’autre mère lui tendit la boîte et Coraline put s’apercevoir qu’il s’agissait de gros insectes, encore, qui grouillait. Dégoutée, elle tira la langue. “Ce sont des chocoblattes que l’on trouve à Zanzibar ! Tu connais bien l’endroit non ?” Surprise, elle ne dit rien. Comment savait elle qu’elle avait été dans ce pays d’Afrique ? Non ce n’était pas la question, elle n’était pas venue là pour ça. “Je .. veux .. partir … je veux .. revoir … mes vrais parents ..” Elle essayait de prendre un ton autoritaire, sans peur malgré la boule au ventre, tandis que son autre mère mangeait dans un bruit répugnant ces fameux chocolats. Elle l’entendit déglutir avant qu’elle ne se tourne entièrement vers elle, les poings sur la taille. ‘Est ce que c’est une façon de parler à sa mère ça tu crois ?” “D’abord vous n’êtes pas ma mère ok !” Elle n’allait pas se laisser faire. Le temps de la manipulation était fini. Elle avait ouvert les yeux, compris le danger de la situation. “Fais moi des excuses immédiatement ! Coraline !” Si l’autre mère s’était rapprochée, elle aussi, se levant de sa chaise, le regard déterminé. “NON … Il en est hors de question !” “Tu as intérêt de t’excuser avant que j’ai compté jusqu’à 3 …” Elle ne céderait pas. Jamais. Même si son instinct de survie lui disait de partir en courant là maintenant tout de suite. Au fur et à mesure que l’autre mère égrenait son compte à rebours elle grandissait pour devenir squelettique, immense, monstrueuse. “3”. Coraline n’avait toujours rien dit, pas bougé d’un pouce, et l’autre mère était en colère. Alors elle lui attrapa le bout du nez pour la tirer vers elle avant de lui saisir les cheveux, faisant hurler de douleur la jeune fille. “Lâchez moi !” Elle avait beau se débattre, l’autre mère avait une sacrée poigne, la traînant dans le couloir. Devant un miroir, elles s’arrétèrent, et elle se sentit soulevée avant de passer à travers la glace, ayant l’impression qu’on l’a jettait dans une eau froide. Le contact avec le sol fut rude, et elle se redressa rapidement en grimaçant de douleurs. “Tu ne pourras sortir d’ici tant que tu ne seras pas une enfant affectueuse et obéissante !” Et l’autre Mère disparut, la laissant dans le noir tandis qu’elle se mettait à hurler tout en tambourinant contre la glace, qui n’était maintenant qu’un mur humide comme un autre. “Bravo Coco regarde le pétrin dans lequel tu t'es fourrée ...” Se maudissant, elle essaya d’habituer son regard au noir de la pièce, se laissant glisser le long du mur. Elle était prisonnière dans un endroit où personne ne l’a retrouverait. Elle allait mourir ici sauf si elle donnait ses yeux. Le choix était horrible.

    Les minutes passèrent, se transformant lentement en heures et Coraline crut devenir folle, à se ronger les ongles jusqu’au sang. Elle crut même entendre des voix, pensant juste que c’était son esprit qui lui faisait une sorte de protection. Elle le pensa jusqu’à ce qu’elle aperçoive dans cette nuit noire, une lueur émanant du coin de la pièce. “Vraiment James tu ne peux pas arrêter de parler !” “Mais Aby’ … tu vois bien qu’elle n’est pas comme les autres !” “Ah oui ? Et en quoi Monsieur arrive t’il à distinguer ça ?” “Chut … elle nous regarde …” La lumière s’éteignit, au même moment où les voix se turent. “Qui est là ?” Elle répéta la question, et les petites voix ne restèrent pas longtemps dans le silence. “Motus et bouche cousue...” “ ...Car la marâtre pourrait nous écouter …” Sans peur, elle s’en approcha doucement, un peu craintive quand même. “Est ce que … c’est de l’autre mère dont vous parlez ?” Sa question était stupide, elle le savait elle même, mais son cerveau bloquait tant il était baigné par l’angoisse. Elle n’eut pas de réponses claires … mais elle prit le clignotement de ces émanations comme une affirmation. Elle n’était qu’à quelques centimètres du lit, d’où venait la lumière et elle tira doucement la couverture qui faisait un relief. La surprise fut encore plus grande que quelques heures auparavant. Elle avait en face d’elle trois fantômes, recroquevillés contre les barreaux rouillés. “Qui … qui êtes vous ?” Le petit frisé s’avança vers elle, tendant la main vers la sienne. “C’est flou … nous ne nous souvenons pas vraiment …Mais je me souviens de ma vraie maman.” Elle le suivait du regard, flotter dans les airs, tournoyer autour d’elle. “Pourquoi êtes vous ici ?” Les trois âmes crièrent en même temps. “La Marâtre …” Les deux autres disparurent, laissant la plus petite se mettre devant elle. “Nos existences elle a espionné… à travers les yeux de la petite poupée …” Quand elle s’évapora, les deux autres réapparurent, le garçon à côté d’elle, se tenant le visage. “Et elle a vu que nous n’étions pas heureuuuux.” “Elle nous a attiré ici avec des trésors, des pâtisseries, de l’amour.” “Elle nous a donné tout ce que nous voulions.” Les trois âmes se trouvaient au dessus de sa tête, réalisant une petite ronde. “Alors … nous l’avons laissé coudre les boutons.” Et une des âmes fondit sur elle, la traversant de part en part. Elle avait la bouche ouverte mais aucun son n’en sortit, juste un frisson, réflexe de ses muscles. Si elle pensait que le sentiment qu’elle avait depuis le début de cette expérience était étrange, elle venait d’en atteindre l’apogée. Au moment même où le fantôme se fondit avec elle, ses yeux se transformant pour quelques instants en boutons, elle aperçut ainsi toute la vérité. La vie de James, Abigäelle et Martha défila dans son esprit à une rapidité étonnante. Ils étaient des adolescents, dans la fleur de la vie. Enfance malheureuse, et début de vie d'adulte écourtée à cause de ça. L'amour.[color=#4169E1]“Elle nous a dit qu’elle nous aimait !” 0CB7E2]]“Nous ne pensions pas qu’elle nous ferait du mal…” “Mais finalement … elle nous a enfermé ici … et a dévoré nos vies !” Les trois âmes retournent dans le lit, s’allongeant comme des cadavres dans ce qui fut certainement leur dernière demeure. Coraline avait envie de pleurer. Une tristesse immense s’était emparée d’elle depuis que James avait partagé ses souvenirs. Une tristesse, mais aussi une colère sourde. Personne n’avait le droit de faire une chose aussi ignoble. Personne n’avait le droit d’abuser d’autres personnes aussi vulnérable, ne cherchant qu’une chose, de l’amour. La lumière s’éteignit tandis qu’elle s'agrippait aux barreaux, étouffant un sanglot. “Et bien …” Elle se retourna vers le mur, serrant fortement ses poings. “Elle sera obligée de me sortir de cette prison… si elle veut voler ma vie comme elle a volé les votres.” La détermination s’entendait dans sa voix. Elle allait réparer cette injustice. Ces trois là , et certainement une quantité d’autres avaient fait confiance à cette fausse mère parce qu’ils étaient déja malheureux, et on les avait abusé. Cela ne devait pas se reproduire. Elle leur rendrait justice. “Battre cette femme … est mon unique chance…de faire cesser tout ça ...” Les fantômes réapparurent dans son dos, laissant un flottement dans l’air avant que Martha ne s’approche de Coraline. “Si vous réussissez votre évasion … vous pourrez peut être retrouver nos yeux ?” Vos … yeux …. ?” “Oui Mademoiselle ! Elle les a caché ” “Trouvez nos yeux et nos âmes seront libérés de cet endroit !” Elle observa James qui posait son bras sur le sien, passant bien entendu à travers. Son pressentiment était donc le bon. Les yeux étaient bien le reflet de l’âme, et en les gardant, elle condamnait ces enfants à une vie éternelle de souffrance, ne leur accordant même pas le repos éternel. “Très bien ! Je …” Mais deux mains sortirent du miroir l’attrapant pour la traîner hors de sa prison. Pensant qu’elle avait affaire à l’autre mère, elle donna des grands coups, faisant tomber celui qui la tenait, lui donnant un coup dans le ventre avant de l’envoyer valser contre le mur. Il avait un masque, qu’elle enleva rapidement et elle poussa un cri d’horreur. “Wybie !” Le jeune homme avait la bouche cousue en une grimace affreuse qui se voulait sans doute sourire. Il tremblait, mettant les mains devant son visage tant il avait peur. Doucement, elle lui attrapa les mains, s’excusant de son regard. “Oh non … c’est elle qui t’as fait cette chose ?” Tout ce qu’elle voyait ne faisait qu'augmenter sa rage contre l’autre mère. Délicatement elle tira sur les fils en tissu qui retenait la bouche du garçon, qui retrouva par magie l’usage de ses lèvres. “J’espère que tu te sens …” Mais là encore elle ne put finir sa phrase, qu’il s’était déja relevé, pour l’entraîner au loin de cet endroit démoniaque. Ils arrivèrent dans le salon et Wybie poussa le gros cafard de l’entrée. Le tunnel n’avait plus rien de chaleureux, il était moche, morne, et mort, bougeant au son de la voix de l’autre mère qui criait le prénom de la jeune fille qui s’enfuyait. “Allez viens ! Elle va te refaire du mal !” Elle n’avait absolument pas envie de savoir quelles tortures elle pourrait faire au garçon, mais ce dernier refusa, hochant négativement de la tête. Pour la convaincre, il enleva son gant et souffla sur sa main, qui se transformait en poussière; Qu’est ce que cela voulait dire ? “Coraline ! Comment oses tu me désobéir et sortir sans mon accord !” Le claquement des talons de l’autre mère se rapprochait et c’est Wybie, qui jeta la jeune femme dans le tunnel, claquant la porte pour la dernière fois. La dernière fois ? Vraiment ?

    Coraline tenait toujours ses promesses. Enfin elle essayait autant qu’elle le pouvait et même si le chat lui avait interdit de retourner chez l’autre mère, elle ne pouvait pas laisser les trois âmes sans rien faire. Alors quand en plus, l’autre mère kidnappa ses vrais parents, elle ne pouvait compter que sur elle même, comme toujours. Elle s’y était préparée, avait prit tous les ustensibles possibles et c’était rendu dans le tunnel. Le chat lui ayant donné de précieux conseils. Et maintenant, elle se retrouvait à la table de la cuisine, alors que l’autre mère, de plus en plus difforme, sifflotait en cuisinant une omelette aux champignons. “Pourquoi ne ferait on pas un jeu ? Toutes les deux ?” Elle arrêta, retournant les tranches de bacon, avant de se retourner elle, un sourire mauvais. “Oh mais bien sur ! Tout le monde aime les jeux. Et de quoi s’agirait il ?“Un jeu d’exploration extrême … avec des énigmes et … des choses à trouver.” Une goutte de sueur perlait le long de la tempe de la jeune fille. “Et que devrais tu trouver ?” “Mes vrais parents.” Un rire glacial retentit, l’a faisant trembler un peu plus, essayant de ne rien montrer. “Trop facile.” “Et les yeux des trois enfants fantômes.” Oh … elle avait touché un point sensible. Elle remarqua que la main de l’autre mère se serra sur la louche et que sa bouche bougea en un rictus étrange. “Et si tu ne trouves ni tes parents, ni les yeux que se passera t’il ?” Elle ne la quittait pas des yeux justement, ne se fiant pas à la délicieuse odeur qui venait de la poêle. “Si jamais je perds la partie, je resterais ici pour toujours et vous aurez le droit de coudre des boutons à la place de mes yeux …” Il fallait que son plan réussisse. Coûte que coûte. L’autre mère semblait satisfaite au son qu’elle produisait. “Et dans l’improbable éventuelle ou tu gagnerais ?” “Je m’en irais pour toujours … vous devrez libérer tout le monde et surtout ne jamais recommencer.” L’autre mère grinça des dents avant de contourner la table, pour se mettre juste à coté, lui tendant sa main. “Marché conclu.” Or Coraline était plus maligne que ça, et avant de prendre cette main répugnante, elle ajouta. “J’exige un indice avant tout de chose.” L’autre mère parut quelque peu déstabilisé avant de reprendre sa contenance. “Bien sur ma chérie. Dans chacune des trois merveilles que j’ai imaginé pour toi, un oeil de fantôme est caché bien en vue.” “Et pour mes parents ?” L’autre mère tapa un rythme sur ses yeux, ne cédant pas cette fois ci. Elle poussa un petit soupir, prête à accepter le marché, mais l’autre mère avait disparu. Visiblement elle avait prévu d’accepter quoi qu’il se passe, laissant Coraline seule. “Que voulait elle dire par trois merveilles ?” Après tout, elle en avait vu beaucoup plus, des choses qui lui avaient plus. Se creusant les méninges, son regard fut attiré par les couleurs vive du jardin. Bien sur ! Elle parlait sans doute des choses qui avaient eu le plus de valeur pour elle, ce qu’elle appréciait véritablement. Sans perdre de temps, elle sortit du Pink Palace pour se rendre dans le jardin. C’était bizarre, elle avait l’impression de voir les choses sous un autre angle. Depuis que James l’avait traversé, elle ne voyait plus la même réalité, comme si elle avait soulevé entièrement le voile qui lui cachait le monde. Avant elle n’en voyait que le coin, maintenant c’était total, et elle le remarqua dans le jardin. Pourtant celui ci n’avait pas bougé par rapport à la dernière fois, il était toujours aussi fabuleux, avec des plantes multicolores et enchanté. Mais par dessus, comme superposé, une autre réalité, peu ragoutante. La véritable forme de ce monde, dans des nuances de noirs, de gris et de blancs. Elle se frotta les yeux, essayant de faire en sorte de ne voir qu’une seule et même chose. Mais alors qu’elle était concentrée à contrôler sa vision, elle ne remarqua pas le mur derrière elle prendre vie, laissant sortir d’immenses gueules de loup qui lui attrapèrent les chevilles pour la faire basculer en avant et l’enrouler. Poussant un petit cri, se débattant, elle fouilla rapidement dans sa saccoche pour en sortir le sécateur qu’elle avait ramené. Ce n’était pas de vulgaires plantes qui allaient l’empêcher de réaliser son objectif. Sans remords, elle découpa toutes les laines qui l’enserraient de plus en plus, et en moins de quelques minutes, elle fut à nouveau sur pied. Mais elle n’était pas au bout de ses surprises. Alors qu’elle avançait sur le petit pont, des gigantesques abeilles vinrent lui attaquer le visage, et elle arriva à les chasser en faisant du vent avec sa casquette de pêcheur et en jetant au loin un bout de biscuit, le sucre les attirant irrémédiablement. Avançant sur le chemin de pierre, elle se remit à voir en différentes dimensions, et c’est là qu’elle aperçut, derrière la fontaine, une chose luisant d’une lumière rouge. “L’oeil !” Dès qu’elle eut prononcé ce mot, elle entendit le bruit d’un mécanisme, alors que sa vision redevenait normale. Des phares l’aveuglèrent quelques instants, la faisant reculer. Devant elle se trouvait un robot de mante religieuse gigantesque, conduit par son autre père. “Désolé … Coraline …” Visiblement il n’était pas d’accord avec l’autre mère, et c’était là sa punition ultime. L’insecte robotique l’attaqua rapidement de ses grandes pattes, et elle l’esquiva plutôt bien, alors qu’elle entendait les lamentations de l’homme lui aussi prisonnier. “Mère m’oblige à faire ça …. mais je ne veux pas ….” Elle reculait mais la machine était rapide, découpant tout sur son passage, même les briques en pierre du chemin. “Je ne veux pas te faire de mal …” Elle voyait bien qu’il luttait, essayant de ralentir le robot qui avait fusionné avec lui. Regardant les alentours, elle décida de grimper sur le pont en bois, espérant que son idée était la bonne. A la vue du poids de la chose, qui brisait tout avec ces pattes, le pont ne résisterait pas. Sautant, poussant quand même un petit cri de surprise en entendant le bruit, elle eut raison. Le pont tremblait, les lattes se disloquaient et elle remarqua que la tentative de son autre père de lutter ne plaisait pas à la machine. “Corraaaaliiiine !” Elle s’approcha néanmoins, quand elle le vit bouger le bras en contre sens, pour se détacher du robot, arrachant par la même occasion un gros bouton noir. “Prend ceci ! Vite !” Le robot lutta aussi, faisant demi tour, tombant du pont. Coraline se jeta sur la main de son autre père, et au moment même où elle toucha la boule noir, tout se liquéfia. Elle n’avait pas besoin d’enclencher - même si elle ne le savait pas comment - sa double vision pour voir la vérité. Le jardin prenait sa vrai forme, et son autre père se fit engloutir avant que tout ne redevienne que des pixels. “Merci Mademoiselle !” L’oeil s’illumina en rouge et le fantôme de la plus petite des filles apparut devant elle. “James avait raison ! Vous tenez parole .. mais faites attention, il reste encore deux yeux et la Marâtre ne va pas être contente.” “Bien sur que je tiens parole ! Et il ne faut pas t’en faire ! Je pense que je suis dans le coup maintenant, j’ai compris beaucoup de choses.” Elle avait l’air déterminé, et la petite fille hocha la tête avant de disparaître dans l’oeil qu’elle tenait quand Coraline le rangea dans son sac.

    Son regard se porta sur le Pink Palace. Il restait deux endroits qu’elle avait particulièrement apprécié. Le cirque des gerbilles volantes et le spectacle de danse des soeurs Spunk. C’était sans doute là que l’autre mère avait caché les autres yeux. D’un pas décidé, elle décida de se rendre au cirque, mais elle se stoppa dans la monté des escaliers en voyant le corps de l’autre Wybie flottait dans les airs, accroché comme un drapeau à la place de l’écriteau indiquant le nom du bâtiment. “Oh non …” C’était atroce, vraiment horrible. Pour l’avoir aidé …tout comme l’autre père. “Sale Sorcière ! Vous ne me faites pas peur ! C’est vous la prochaine sur la liste !” Elle s’était agrippée à la rambarde pour hurler en direction de cette lune étrange, dont une ombre de bouton commençait à l'éclipser. Même si elle mourrait de peur, elle n’avait pas le droit de baisser les bras. Les enjeux étaient bien trop important. Elle rajouta ainsi l’autre Wybie à sa liste de gens à venger. La porte derrière elle s'entrouvrit légèrement. C’était un piège bien entendu, mais il fallait qu’elle se jette dedans. L’ambiance n’était plus du tout la même. Le cirque était maintenant glauque, des toiles d’araignées recouvrant les machines à pop corn et autres confiseries. Le plancher craquait sous ses pas, et elle était persuadée d’avoir entendu quelque chose dans l’ombre. “Bonsoir !” Un fort accent russe. Pas de doute, l’autre Bobinsky était là. Il sortit d’ailleurs de sa cachette et Coraline recula de plusieurs pas. Lui aussi était totalement différent. Il ressemblait un peu au Wybie suspendu, c’était comme si son corps n’avait plus aucune consistance, alors que pourtant il faisait quelques mètres de plus. Il y avait aussi des bruits qui venaient de son corps, des petits crissements qui n’auguraient rien de bon. “Est ce que c’est ça … que tu es venu chercher ?” Ses bras firent une vague et quand il tendit sa main, elle put voir l’oeil de James. “Oui !” Quand elle essaya de l’attraper, le dompteur fit un mouvement en arrière, se mettant à quatre pattes comme une araignée, courant dans la pièce. “Tu crois que ce jeu est une bonne chose ?” Il disparut dans l’un des canons alors que sa voix résonnait toujours. “Tu vas retourner chez toi mais tu ne seras pas heureuse. Personne ne va s’occuper de la pauvre petite Coraline, toute seule.” Attentive, elle ne devait pas perdre patience. Ils l’a mettaient tous à l’épreuve, elle devait rester concentré. Bobinsky apparu sur la charpente, se balançant comme du linge étendu à un fil. “Reste ici avec nous ! On t’écoutera toujours et on rigolera avec toi !” A force de se balancer, il tomba sur le sol dans un bruit mat, comme si on avait jeté une sac de sable. Elle grimaça et son pouvoir s’enclencha. Bobinsky n’était plus. Ce n’était même pas une copie. Ce corps était rempli de centaines de gerbilles, ou plutôt des fausses gerbilles. S’enfuyant sous le chapiteau, elle le suivit. “Reeeeste. Monsieur B t’aime bien !” Sa voix était beaucoup plus aiguë, celle des rats sans doute. Se mordant la lèvre pour rassembler son courage, elle enleva alors le grand chapeau, car c’était là, qu’elle avait vu l’oeil. Elle lâcha le couvre chef dans un cri quand un rat lui sauta au visage, tenant l’oeil dans sa bouche et des dizaines sortirent du corps qui s’affaisait, envahissant l’espace pour protéger le chef qui prenait la fuite. Sortant du chapiteau, elle essaya d’esquiver les canons de barbe à papa mais les rats visaient bien, la faisant tomber plusieurs fois. Alors elle essaya de lancer son sécateur sur le rat qui tenait l’oeil, roulant à toute vitesse sur une grosse meule de fromage mais ce dernier sauta au moment même où il traversa la porte. “Non !” Il ne devait pas partir dans la nature. Courant après lui, focalisé sur lui même, elle ne remarqua pas les autres rats qui se mirent sous ses pieds pour la faire glisser brutalement. Avec la vitesse, elle se fit éjecter contre la porte en bois qui se brisa sous son choc, mettant ses mains sur son visage pour se protéger. Elle était sonnée quand elle arrêta de rouler, les barrières en fer de la terrasse l'arrêtant. Elle n’eut pas le temps de se relever qu’elle sentit tout le balcon tremblé. Il se détachait du reste, et Coraline ne put que hurler en voyant tout l’escalier en fer rattaché se disloquait, l'entraînant avec force contre le sol. Elle fut éjectée à quelques mètres, roulant en boule, sentant de vives douleurs dans son corps quand elle rencontra l’herbe mouillé. Elle avait échoué, les rats étaient partis et en plus elle était blessé. Essayant de se relever tant bien que mal, alors que la luminosité se faisait plus rare, l'éclipse gagnant du terrain, les larmes coulèrent le long de son visage. Si elle ne trouvait pas cet oeil, elle aurait perdu. A taton, dans l’herbe, elle essaya de se mettre debout, quand elle retomba sur les fesses, de surprise en voyant la tête du chef des rats passer devant sa tête, l’oeil toujours dans la gueule. “Je crois t’avoir dit que je ne chassais que très exceptionnellement.” Un miaulement se fit entendre, et Coraline retrouva le sourire. C’était son ami le chat, qui se léchait les pattes, fier de lui, alors qu’apparaissait à ses côtés James. “Il me semble que tu as déja parlé de ça en effet !” “Coraline ! Tu as réussi !” Le fantôme passa encore une fois dans son corps, ce qui devenait une habitude, lui donnant la force de se lever. “Je n’aurais pas pu sans l’aide du Chat ! Merci beaucoup !” Endolorie, elle savait qu’il lui en restait encore un. “Alors moi aussi je vais t’aider à trouver l’oeil d’Aby !” Encore une fois, quand elle attrapa l’oeil du fantôme, tout l’espace redevient en noir et blanc. Cette fois, ce fut pire. Comme la barrière qui avait cédé, le monde se disloqua, tombant en morceaux. “Dépéche toi de sauter là dedans !” Elle avait ouvert sa sacoche au chat pour qu’il ne disparaisse pas, alors qu’elle pouvait sentir James qui s’accrochait à son cou. Sensation fort désagréable mais dont elle s’habitua rapidement. “Elle perd du pouvoir. Elle s'affaiblit. Continue comme ça et nous pourrons la battre !” Coraline s’approchait de la porte d’entrée de chez les voisins quand d’un coup, une fumée violette apparut. “Qu’est ce que c’est ?” Le chat feula. “Ce n’est pas d’elle. C’est autre chose. Plus dangereux ! Fuyons.” Mais ils n’eurent pas le temps, le nuage engloutissant tout sur son passage.






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Il y a de ces moments qui ont un impact tel qu'ils ont sur notre vie des répercussions bien plus puissantes que ce qu'on aurait pu imaginer, qui éjectent des particules qui entrent en collision avec d'autres et qui les soudent encore plus qu'avant... Tandis qu'ils en déplacent d'autres qui deviennent les sédiments d'une grande aventure et qui en font attérir certaines, là où on ne l'aurait jamais cru.
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Cassiopée C. Brooke


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Cassiopée C. Brooke


╰☆╮ Avatar : Jenna Louise Coleman

Ѽ Conte(s) : Coraline
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : La fillette qui attire les monstres en manque d'amour

✓ Métier : Officiellement Archéologue. Officieusement Cryptozoologue. Officieusellement Dessinatrice.
Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] Original

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________________________________________ Lun 25 Mar 2019 - 0:10



Une nouvelle famille .


    Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] Tumblr_pp1bl78bJ01saqi8wo1_400 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] Tumblr_ph6997x9bZ1wezi6zo8_r1_400

    “Moi j’aimerai bien avoir autant de frères et de soeurs que toi !” “Tu dis ça parce que tu ne vis pas avec Olive !” Le jeune garçon éclata de rire poussant la jeune fille sur le coté, la faisant tomber du trottoir. “Non mais c’est vrai ! Je les aime hein ! Ils sont tout pour moi, mais parfois je me demande ce que ça fait de vivre seul.” “C’est pas cool. Tu parles seul, tu joues seul, tu t’inventes des vies. “Ouais mais ça change pas de ce que je fais maintenant.” Elle rigola en sautant dans une flaque, salissant les belles bottes que sa mère lui avaient achetés. “Parfois j’ai l’impression de … d’être étrangère. D’être à part … surtout depuis qu’on a vu le médecin pour la tête.” Elle s'arrêta, se laissant tomber sur le trottoir comme une masse. “Candy dit que c’est rien. Que ça va passer à papa de faire la gueule, qu’ils vont voir que ce n’est rien, mais que c’est juste ma personnalité qui s’exprime ainsi mais je pense pas. Je sais que je les ai déçu.” Cassiopée poussa un énorme soupir, posant sa tête sur ses mains tandis que son meilleur ami, âgé de deux ans de plus qu’elle, se posa à ses côtés. “Ce n’est pas de ta faute ! Tu ne peux pas blâmer le mort d’être mort ! C’est pareil avec toi. Tu n’as pas choisi d’être malade !” “Je … ne suis pas … malade.” Elle avait grincé des dents avant de lui lancer un regard plus que noir. Non, elle n’était pas malade, juste différente. Elle n’avait pas tout compris du haut de ses 13 ans, mais elle savait que sa vision du monde n’était pas comme celle du reste du monde justement. “Cyan et Chris ils ont prit ma défense quand Charly a dit qu’il fallait peut être me mettre dans un établissement spécialisé.” En vérité, elle ne savait pas, elle était en permanence confronté à des paradoxes. Elle adorait être avec ses frères et soeurs, mais en même temps elle voulait être seule. Elle aimait jouer avec eux, leur raconter les histoires qu’elle inventait, mais en même temps, elle avait la désagréable impression qui ne la prenaient pas au sérieux, qu’elle était mise de coté. Sa mère lui disait quotidiennement que ce n’était pas le cas. Qu’elle était aimée, choyée, et que rien ne pourrait se mettre en travers de cet amour. Elle était réconfortée, mais ses angoisses reprenaient vite le dessus, surtout quand elle voyait le regard sévère de son père se portait sur elle, quand elle ramenait des 18 en art plastique et des 4 en maths. “Allez t’en fait pas, un jour ils comprendront que tu es unique ! Ils verront tout ce que tu leurs apportes.” “Moui. En vrai. Même si j’ai dis que je voulais pas de fratrie, je les veux quand même eux. Je ne veux pas qui me rejettent. Je ne veux pas les décevoir. Si j’étais seule, je ne ferais du mal à personne dans un sens.” “Mais Sissie ! Tu ne fais du mal à personne ! Qu’est ce que tu racontes ?” “Si … en ne rentrant pas dans les clous je fais honte. Candy me dit toujours qu’il ne faut pas que je m’en soucie, mais je n’y arrive pas. J’aimerai tellement qu’ils soient fiers de moi, tous … et je ne fais que le contraire.” Elle gratta la boue de ses bottes avec ses ongles, n’osant pas regarder Oliver qui passait sa main dans son dos. Même si elle respectait toutes les règles de la maison, elle savait qu’elle decevait continuellement. Elle avait encore le goût amer des paroles de son père quand elle avait osé remettre en question l’existence de Dieu. Pourquoi n’y aurait il qu’un seul Dieu ? Pourquoi n’y en aurait il pas plusieurs ? Elle se passionnait pour l’histoire, pour les faits inexpliqués, pour les choses sortant de l’ordinaire. Elle avait des tonnes et des tonnes de cahiers où elle gribouillait ses théories, réalisant des croquis de différents dieux, de différents monstres qu’elle imaginait suite à ses lectures. Un jour elle avait lancé un pas dans la mare en disant ça et parfois elle regrettait, elle aurait mieux fait de se taire.

    “Maman, maman ! Candy ! Chlo’ j’ai été accepté !”
    Cassiopée courait entre les tables du restaurant, se cognant même contre le rebord d’une, se fichant de trouer son collant. “Venez voir !” Sa voix résonnait, tandis qu’elle prenait la direction de la cuisine où se trouvait ses soeurs et sa mère, qui avait accouru en entendant le raffut. “T’as été accepté à quoi ?” Reprenant son souffle, elle secoua l’enveloppe devant leur nez, rayonnant de fierté. “À l’université ! Ils ont accepté mon dossier ! Je rentre en 1e année d’archéologie !” Les trois femmes firent un o de surprise et de joie, Candice enlaça immédiatement sa jeune soeur. “Mais tu nous avais caché ça petite coquine !” “Hé bien …” Elle regarda par dessus l’épaule sa mère, qui en avait les larmes aux yeux. “C’est que je ne voulais pas faire de faux espoir … si jamais je n’étais pas prise …” “Pour déterrer des vieux trucs et raconter les histoires des dits vieux trucs t’es la meilleure ! Ils étaient obligés de te prendre.” Elle eut un petit sourire, embrassant aussi Chloé avant de se retrouver face à sa mère. “Ma chérie. Je suis très fière de toi.” Ses bras étaient très réconfortants, et elle posa sa tête contre son épaule. “Mais tu sais que je l’aurais été quoi que tu fasses.” “Oui je sais.” Elle disait oui, mais son esprit disait non. Ce n’était pas pour rien si elle avait prit archéologie. Bon déja parce que ça lui plaisait, mais surtout parce qu’elle savait très bien que cryptozoologue n’était pas un métier. Pas un vrai métier. Pas même un métier. C’était une passion étrange, que ses parents avaient fini par accepter, mais en aucun cas elle pouvait gagner sa vie décemment avec ça. Olivier avait tenté de lui faire comprendre qu’ils n’avaient pas totalement tord, et elle s’était résignée. Or si de façade elle n’en parlait plus, elle n’avait en aucun cas abandonné son projet de recenser tous les monstres de mythes et légendes qu’elle aimait. Au contraire, elle avait trouvé dans ce cursus d’archéologie la planque parfaite, le compromis parfait et maintenant qu’elle était prise, son père ne pourrait plus rien lui dire.

    “Est ce que tu as pensé à la crème solaire ?”
    “Maman ça va ! On aura des chapeaux … puis je ne pars pas pour bronzer !” Elle laissait sa mère vérifiait ses valises, la regardant faire assise depuis son lit. Cela ne la dérangeait pas, bien au contraire, mais elle ne voulait pas lui causer du soucis. Ce qui était le cas depuis qu’elle lui avait dit qu’elle ferait son stage de 4e année dans la Vallée de la Lune dans le désert d’Atacama au Chili, l’un des plus aride de la Terre. Dans cet environnement particulier, protégé, des scientifiques avaient fait la découverte de restes d’un temple. Alors elle avait sauté sur l'occasion, en se proposant de faire partie de l’expédition. Même si elle avait eu d’énormes doutes sur le fait qu’on l’a prendrait, elle avait été accepté, ses notes excellentes ainsi que les planches de dessins qu’elle avait joints au dossier l’ayant sans doute favorisé. “Il faudra bien que tu t’hydrates ! Tu as tendance à ne pas boire assez, et là … il va faire particulièrement chaud.” “Forcément c’est un désert ! C’est comme si tu disais qu’il faisait froid au pays du Père Noël.” "De toute façon j'ai donné une liste de chose à Oliver. C'est un bon garçon, je suis contente qu'il t'accompagne." Elle hocha la tête. Elle aussi était contente que son ami fasse partit de l'expédition. Il venait en temps que biologiste, lui aussi pour son stage de fin d'études, et elle était quand même plus rassuré. Elle se laissa tomber sur le lit, jouant avec l’une de ses peluches. “Tu crois qu’il va venir me dire au revoir à l’aéroport ?” Sa mère se stoppa dans l’inspection, venant s'asseoir à ses côtés. “Je ne sais pas s’il aura le temps, mais il viendra certainement te voir avant ton départ.” “Mouais, j’en doutes.” Elle sera fortement le phoque en peluche qu’elle avait. “Il t’aime Cassiopée. Comme il aime chacun d’entre vous. C’est juste … qu’il veut le meilleur et qu’il ne sait pas comment l’exprimer.” Elle la croyait, bien sur, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de penser que parfois, son père aurait mieux fait de ne pas avoir d’enfants. C’était cruel, mais cela montrait à quel point elle souffrait en silence, que chaque membre souffrait à sa manière. Même si elle ne disait rien, dans son coin, Cassie observait, en silence, regardait, absorbait la douleur de ses grands frères comme une éponge. Elle ne savait pas vraiment, elle ne connaissait pas tous les secrets mais elle ressentait les non dit et elle essayait d’apporter tout le réconfort qu’elle pouvait à grand coup de câlins et de petits mots affectueux. “Mais toi ! Tu nous écriras ! C’est la première fois que tu t’en vas aussi loin ! Je veux tout savoir de ton épopée.” Elle rigola doucement alors que sa mère l’enlaça tendrement pour la border. “Oui, je vais essayer. Je ne te promets rien mais ça sera fait ! Et j’ai dit de toute façon que j’enverrais un dessin à tout le monde alors toi tu en auras deux parce que je t’aime très fort.” Même si elle était heureuse de partir faire ce qu’elle aimait, elle avait un pincement au coeur de laisser sa mère. Elle avait toujours été très proche d’elle. Chris lui avait même raconté une fois, que c’était elle, qui avait pu, comme pour Cyan, choisir son prénom. Cassiopée. Elle aimait beaucoup ce prénom chargeait d’histoire et de mythologie. Elle était prédestinée à ce qu’elle faisait, comme elle s’amusait à le dire. “Bonne nuit mon étoile.” “Bonne nuit Maman !”





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Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] Tumblr_mn1iu2J0Br1qigkibo1_250 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] DimpledDeterminedFallowdeer-small




    Mars 2015


    “Tu es vraiment obligée de repartir Cassiopée ?“Coraline, Iris, c’est Coraline.” Elle essaya d’ignorer le regard blessé que sa mère lui lançait. Enfin son autre autre autre mère. A cause de cette stupide malédiction, elle avait hérité de troisièmes parents, embrouillant encore un peu plus son cerveau déja pas mal abîmé. Quand la malédiction s’était brisée, elle avait été vraiment déboussolé. Pendant plusieurs jours, elle était restée enfermée dans sa chambre pour faire du tri dans ses souvenirs. Il fallait distinguer les vrais des faux, surtout qu’elle ne les considérait pas comme faux mais juste comme d’autres souvenirs. Cependant, son moral descendit en flèche quand Oliver, qui était le chat, lui expliqua après être passé par la fenêtre qu’ils étaient ici à cause de ce fameux nuage violet qu’ils avaient vu. Ainsi elle n’avait pas terminé le jeu avec l’autre mère et ses vrais parents biologiques étaient peut être toujours entrain de l’attendre quelque part. Mais ce n’était pas tout. James et Martha apparurent aussi quelques jours, dans sa chambre en lui disant qu’ils ne savaient absolument pas où était Aby. Sa mère d’ici, inquiète de ne pas la voir sortir, et de l’entendre, arriva à déverrouiller sa porte avec l’aide de Cyan qui était là pour une fois, et de Chris. Bien entendu, elle n’avait pas forcément été très contente, encore plus quand personne n’avait réagi quand elle leur avait présenté James et Martha. Son père avait estimé que le retour des souvenirs avait sans doute accentué sa pathologie, sans véritablement pensé que la jeune femme était suivi quasi continuellement par des spectres. Elle non plus ne capta pas vraiment cet aspect étrange et morbide. Après tout, elle faisait des rencontres ici effrayantes, et elle arrivait à toucher les deux spectres. “ Il y a eu une découverte importante dans la pyramide de Saqqarah, je me dois d’y aller.” Elle était archéologue, c’était un fait incontestable maintenant depuis trois ans. Mais ce n’était pas tout. Elle suivait de près les découvertes mais surtout les phénomènes inexpliqués qu’il y avait autour. Et là, une série d’enlèvements d’enfants dans les villages au alentour avaient été signalés. Si ce n’était pas son Autre Mère, il s’agissait sans doute d’un monstre s’établissant sur la même typologie. “Tout ce que l’on pensait était faux. Je veux me faire de vrais souvenirs dans des véritables aventures.” Et accessoirement aussi arrêté ce monstre, mais ça, elle ne le disait pas. Même si la véritable nature des choses avait été relevé, son père n’appréciait toujours pas ce qui sortait des sentiers battus, et encore plus maintenant que Cassiopée avait décidé de reprendre son identité originelle de Coraline. Certes, elle aimait ses frères et soeurs, cela ne changeait rien dans ses sentiments, mais sa façon de voir les choses évolués doucement.. Elle n’appelait plus ses parents Papa et Maman mais par leurs prénoms. Elle s’était éloignée de la maison familiale, ayant son propre petit appartement en centre ville, et la sensation d’être une étrangère s’était véritablement accentuée. Ce voyage qu’elle avait planifié sur plusieurs années finissait d’achever son éloignement. “Je te donnerais des nouvelles. Je t’enverrais des cartes postales, comme avant.” Coraline n’avait jamais été une personne méchante et faire du mal à quelqu’un d’aussi gentil qu’Iris lui fendait le coeur. Mais elle voulait être elle même, et elle essayait de faire comprendre à tout le monde qu’ils étaient les victimes d’une malédiction. Que les identités qu’ils utilisaient n’étaient pas corrects et que contrairement à la majorité de la population, elle nourrissait une rancoeur féroce, essayant coûte que coûte de trouver un moyen pour retourner dans son monde. “Dis toi seulement que je vais faire avancer la science. Puis je ne serais pas seule. Oliver et James seront là. Martha n’aime pas trop le climat sec et aride.” Iris préféra ne rien répondre. Elle acquiescait pour la plupart du temps quand celle qu’elle considérait comme sa propre fille parlait de James et Martha. Au moins, elle avait cette délicatesse là, de ne pas la contrarier. "Ne t'en fait pas, tout ira bien !"

    Novembre 2015

    Quasiment toute la famille Brooke attendait sur le tarmac de l’aéroport de Storybrook, tout comme d’autres personnes, dans un silence de plomb, dans une ambiance lourde. Il y avait quelques reniflements de temps en temps mais pas un mot n'était échangé. Ils levèrent la tête en même temps quand l’avion médical arriva, sortant ses trains d'atterrissage dans un boucan à en faire lever un mort. Les minutes passaient lentement, comme des heures alors que l’appareil faisait sa manoeuvre. Puis enfin, après la porte s’ouvrit pour laisser passer quatre brancard et des dizaines de médecins. “Qu’est ce qui s’est passé !” S’en était trop pour Iris, qui osa briser la chape de plomb tandis qu’elle s’approchait, la gorge nouée d’Oliver qui vient à leur rencontre. “Je … je ne sais pas vraiment … Je n’étais pas dans la même salle qu’elle …” Le jeune homme avait lui aussi des contusions, et un bras en écharpe. Sa voix était nouée par l’angoisse alors que l’on entendait l’ambulance arriver. “Il y a eu comme un tremblement de terre gigantesque et tout à commencé à s’écrouler. L’équipe a été séparé en plusieurs petits groupes et celui de Sissie … était dans le couloir le plus profond.” Oliver regarda un à un les membres de la famille. “On a essayé d’y retourner mais … mais il y avait autre chose. Une chose qui n’aurait pas dû être réveillé.” Il poussa un long soupir, plaquant ses cheveux en arrière. “Elle a fait preuve d’un courage immense. Elle est arrivée à faire sortir trois personnes par l’un des conduits d’aération d’une des chambres mortuaires. On l’attendait … mais elle n’est jamais venue.” Le chat savait parfaitement pourquoi elle avait préféré sauver les autres plutôt que d’attraper la main de l’un des archéologues. Parce qu’elle voulait éliminer le monstre qu’il y avait dans les entrailles. Libérer les âmes des enfants prisonniers, comme un éternel recommencement. Même si Oliver ne voyait pas James et Martha, il arrivait à percevoir leurs énergies, parfois quelques mots grâce à sa condition de félin. “La version officielle est que ce sont les autorités égyptiennes qui l’ont sortis de là.” “Et la version officieuse ?” Oliver se tourna vers Chris, qui avait les bras croisés. “Même si je ne ressemble plus au chat que j’ai été, il me reste encore quelques capacités utiles, comme celle d’apparaître dans un endroit ou je ne devrais pas me trouver.” Il se retourna vers les parents. Il connaissait depuis tout le temps la relation fluctuante que sa petite protégée avait avec eux, mais c’était ainsi. Maintenant, ils étaient sa famille, c’était un fait qu’il essayait de rentrer dans le crâne de Coraline. “Quand je l’ai retrouvé, elle était déjà inconsciente, mais elle a fait ce qu’elle devait faire.” Fouillant dans la poche de sa veste en tweed, il en sortit une petite boîte en bois, aux gravures antiques. “Ces monstres fonctionnent avec une clé. Sans ça, ils meurent.” Et il l’ouvrit. Dedans, une clé dont le bout ressemblait à une pyramide. Il le rangea rapidement avant de tourner la tête. On venait de l’appeler. Lui aussi devait passer des examens complémentaires. “On se voit à l'hôpital.” Il allait partir avant d'ajouter, se voulant rassurant. “Coraline ou Cassiopée, votre fille est une battante. Elle s’en sortira.”

    Décembre 2017


    "Laissez moi sortir d'ici !" Il faisait noir et la seule chose qu’elle entendait été un drôle de bruit. Combien de temps était elle là ? Elle n’en avait aucune idée. Elle s’était rendue compte qu’hurler ne servait à rien à part s’épuiser. La porte ne cédait pas. Alors elle s’était recroquevillée dans un coin, en attendant de trouver une solution. Puis un jour, une lumière apparut. Une petite boule orange, chaude, agréable. Elle commença à lui parler, à tout lui raconter, mais cela ne l’aidait pas. La boule ne faisait rien à part l’éclairer. Mais c’était déjà mieux que rien. Au bout d’un temps qu’elle ne saurait dire, la boule se mit à faire ce drôle de bruit. Elle s’éteignait par moment, la replongeant dans le noir, dans ses angoisses, et ce son, était entêtant. Il devenait de plus en plus omniprésent, comme une sorte de brouhaha. Il n’y avait pas seulement des bruits métalliques, il y avait des voix aussi. Elle n’arrivait pas à les distinguer, mais elle avait l’impression d’être au beau milieu d’une foule. Et un jour. Le jour. Elle entendit une sorte de clic alors qu’elle essayait comme tous les 1548796 de son décompte, la porte. Alors elle tira fortement sur la poignée, retrouvant sa rage de sortir d’ici. Forcément, elle se brisa, mais tout n’était pas perdue. Elle se jeta de toutes ses forces contre la porte, et cette dernière céda, la faisant tomber de l’autre coté. Elle fut obligée de fermer les yeux tant la lumière l’éblouit, cette même lumière orange qui lui avait tenue compagnie.


    “Elle se réveille ! Vite vite appelez le médecin !” Elle avait un mal de crâne assourdissant, et les bruits aux alentours étaient exacerbés. “Et bien … c’est pas trop tôt !” Cette voix. Elle connaissait cette voix. Prenant une inspiration comme si elle sortait la tête de l’eau, elle hoqueta avant de rouvrir les yeux. Elle n’y voyait pas très bien, c’était flou, mais les formes qu’elle voyait ne la rassurait clairement pas. “Mademoiselle ! Vous m’entendez ?” Elle hocha de la tête avant de plisser son front, se reculant dans son lit quand la femme lui attrapa son bras. “Lâchez moi !” Coraline hurla au fur et à mesure que sa vision se faisait plus net. C’était pourtant bien une voix de femme qui lui avait parlé, alors pourquoi diable y avait t’il un énorme lion qui avait posé sa patte sur elle. “Recule ! Psst psst !” Elle tourna la tête et du se la tenir, ayant l’impression que le monde entier bougeait en même temps. Il n’y avait pas qu’un lion dans la pièce. Il y avait aussi une poupée géante, et deux choses dont elle ne savait pas ce que c'était, et enfin un humain, un jeune homme qui était assis sur la commode en face d’elle et qui lui faisait des gestes pour se calmer. Il n’y avait pas que ça. Les couleurs étaient étranges. Elle voyait dans un spectre bizarre, mélange de noir, de blanc, rouge et de vert. “Calme toi, souffle, respire, ça va bien se passer.” Suivant les conseils de la voix du jeune homme qui luisait de la même couleur bleuté rassurante qu’elle avait vu ces derniers temps, elle posa ses mains dans sa tête, fermant les yeux. “C’est normal de ne pas être bien. Ne vous inquiétez pas, le médecin va arriver.” “Nous venons de prévenir votre famille, ils ne vont pas tarder.” Quand elle releva la tête, elle eut un autre hoquet de surprise. Les animaux étaient partis. Il n’y avait que des humains. Deux femmes, et un homme, qui portaient des blouses blanches. “Qui … qui êtes vous ? Ou sont les animaux ?” Les deux infirmiers se regardent, étonnés avant que l’homme ne prenne la parole. “Je suis Richard, et voici Maryse et Lemmy. Nous nous sommes occupés de vous, pendant votre coma. Il n’y a pas d’animaux.” Elle cligna plusieurs fois des yeux. Elle avait vu des animaux. Elle en était persuadée. “Ouais ma belle, t’as vraiment fait un gros dodo.” Elle se pencha sur le côté, regardant le jeune homme qui balançait ses pieds. “Tu peux m’expliquer s’il te plait ?” “Après ! Laisse faire les pro’ d’abord. Moi je ne suis qu’un spectateur. “Pardon ? Et c’est quoi le spectacle ?” Le fameux Richard s’était levé, se reculant pour discuter avec les deux femmes quand la porte s’ouvrit, pour laisser passer le médecin qui vérifia tout un tas de trucs avant de s’approcher d’elle. “Bonjour, jeune fille. Comment allez vous ?” “Euh….” En réalité, elle ne savait pas quoi répondre. Il l’osculta, regardant ses yeux, prenant son pouls, observant ses constantes. “J’ai plusieurs questions.” “Bien sur !” “La première … pourquoi est ce que cet ado n’arrête pas de me parler. Il ne porte même pas de blouse ! Il ne peut pas être membre du personnel !” Le médecin fronça les sourcils mais préféra ne rien dire, attendant les autres questions. “La deuxième, Richard c’est ça ? A parlé d’un coma … qu’est ce qui s’est passé ? Pourquoi suis je là ?” Elle regardait tour à tour les infirmiers, qui lui faisait un petit sourire avant de se mordre la lèvre, un peu gêné. “Et la troisième … comment je m’appelle ?” La dernière question jeta un pavé dans la marre, et elle put entendre les murmures du personnel. Le médecin, qui avait une mine inquiète tapota doucement sa main. “On va y aller par étape d’accord ? Quels sont vos derniers souvenirs ?” Ce fut à son tour de faire une grimace. Elle ferma les yeux, comme si ce geste allait l’aider. “Je … je ne sais pas. Le noir. Je suis dans un endroit noir. J’ai beau crier personne ne m’entend. Et c’est comme ça pendant longtemps, très longtemps ... et ... c'est tout ...” “Vous avez subi un grave accident. Nous sommes le 26 Décembre 2017 et cela fait très exactement 810 jours que vous êtes dans le coma. C’est comme si vous aviez fait un très grand somme.” Un accident … elle n’en avait aucuns souvenirs. Si c’était aussi grave, elle l’aurait su non ? “Il n’y a pas d’adolescent ici. C’est sans doute les réminiscences de votre esprit. Après un grave traumatisme, il est normal d’être un peu embrouillé, d’avoir du mal à classer et sortir ses souvenirs.” “Ne l’écoute pas il dit des conneries. C’est juste qu’il ne peut pas me voir. Lui n’a visiblement pas cette faculté. Le gars de la morgue il a discuté avec moi ! Il est pas trop trop bavard mais c'est toujours mieux que rien ! Après son copain lui il est vraiment marrant ! Un peu chiant mais marrant !” L’adolescent descendit de son meuble, pour aller regarder les perfusions. “Moi je t’appelle Sissie, comme Oliver et Martha.” “Quand à votre nom. Vous êtes Cassiopée Coraline Brooke, vous avez 31 ans depuis le 21 Septembre de cette année. Vous n'avez ni enfants, ni mari.” “Et toi ? Comment tu t’appelles.” Le médecin eut un petit rire, pensant qu'elle s'adressait à lui. “Je suis le Docteur Nolan Juss et c’est moi qui me suis occupé de toi durant tout ce temps.” “James. Je m’appelle James. Et tu m’as sauvé y a longtemps. Enfin longue histoire mais j’aurais tout le temps de te la raconter vu que tu as perdu la mémoire...” Cassiopée poussa un long soupir avant de se laisser tomber sur le coussin, dans son petit lit. Elle avait ‘dormi’ pendant près de deux ans et demi mais elle se sentait pourtant fatiguée. Elle fouillait dans sa mémoire mais rien ne lui revenait. Elle ne comprenait rien du tout à cette histoire d’accident, de gens qu’elle voyait mais qu’elle ne voyait pas. Des couleurs étranges qui venaient et qui partaient. La porte de la chambre s’ouvrit et trois femmes rentrèrent, se jetant sur elle avant même que le médecin ne puisse dire quelque chose. “Euh … bonjour ?” C’est l’infirmier, qui doucement, attrapa le bras de la plus grande en faisant un signe de tête. “Ma chérie !” Elle sentait la femme la plus âgée l’enserait de toutes ses forces. Elle put même distinguer qu’elle pleurait dans son cou. “C’est ta mère. Iris. Et ça ce sont tes soeurs. Candice et Chloé. Tu en as beaucoup d’autres.” Elle les regardait avec étonnement. Si ce que disait James était vrai, ce qui avait l’air le cas à la vue de leurs réactions, elle avait un lien de parenté avec, mais, elle avait juste l’impression, de se retrouver face à des étrangères. La grande blonde vint se mettre à coté, pour lui faire un calin aussi, lui claquant une bise forte sur la joue. “T’inquiète ma petite aventurière. Ta mémoire on va la retrouver ensemble ! Ça prendra le temps que ça prendra, mais on va aller la chercher aussi loin que possible et tout arranger là dedans.” Candice lui appuya sur la tempe, alors qu’elle fit un petit sourire. “Ouais … même si je pense pas que mon cerveau est aussi grand que ça.” “Détrompe toi, il y a plus d’un monde dans ta tête Sissie !”





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MA SOEUR Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 242150264 oui faut imaginer Candice je suis pas connecté avec elle sous les deux adresses Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 453450723
ON VA POUVOIR EMBETER CHRIS, CYAN ET ARTHUR ENTRE FILLES Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 242150264


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Pauvre Chris. Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 4114364782 Vous allez le rendre fou et le changer en Yellow Lantern Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3213561239

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Han merde, non Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3213561239

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OUIIIIII Te voilààààààààà Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 Petite soeur adorééééééée Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 4049562214 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3641168666

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Rémi & Marie Lou: Merci Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3047629014 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3047629014 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3047629014

Dydy: Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 453450723 T'en fait pas j'ai fais comme si c'était Candy Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 242150264 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 242150264 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 1367509726 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3641168666 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3641168666 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3641168666 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3641168666 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3641168666 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3641168666 OH MAIS OUI JE SUIS D'ACCORD Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 et on leur fera pleins de calins aussi Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 2750729395 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 2750729395 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 2750729395

Rémi: Il est déja fou en fait c'est ça que tu sais pas Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3392629739

Opy: J'vais faire comme avec Dydy et penser à Cyan Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 2852471132 Livio a assez de Lolo en soeur détraquée Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 453450723 Cyaaaaaan Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 2750729395 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 2750729395 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 675216545 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 1412354410 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 1412354410 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 1412354410 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 1412354410 On est les deux encore plus chelous de toute la famille Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 453450723 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 3392629739 Entre cassos on s'entend bien Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 4049562214

Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 2750729395 Ce qu'on ne voit pas fait toujours plus peur que ce que l'on voit ! } Cassiopée C. Brooke [100%] 2750729395

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