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٩(͡๏̯͡๏)۶ You Are my Buddi ☆ Evénement #115
Une mission de seb - 20 octobre 2019
Une mission toute mignonne, toute gentille !

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 By each crime and every kindness, we birth our future ∞ BALTHY

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Eulalie


« Un Rasoir pour
les Gouverner tous ! »


Eulalie


╰☆╮ Avatar : Holland Roden

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By each crime and every kindness, we birth our future ∞ BALTHY _


Actuellement dans : « Un Rasoir pourles Gouverner tous ! »


________________________________________ Ven 25 Oct 2019 - 20:56


Oh my love, what have I done ?
oh my lover, what's on your mind ?


Les vertiges. La panique. Les nausées. La colère. Les tremblements. Le vide.

Ma tête me donnait l'impression d'être sur le point d'exploser tandis que mes doigts frôlaient les murs du couloir que j'empruntais, comme pour que je garde conscience de cet environnement qui m'entourait sans perdre pied. Je me sentais épiée, observée, traquée. Les décorations le long des murs, des crânes moqueurs aux araignées perchées sur des toiles trop réalistes, me donnaient l'impression d'être prêts à m'encercler au moindre faux mouvement. La lumière tamisée qui régnait dans tout l'immeuble m'avait quant à elle plu durant les premières heures des festivités, mais elle ne faisait à présent qu'intensifier mon sentiment oppressant d'angoisse. Les décorations le long des murs, des crânes moqueurs aux araignées perchées sur des toiles qui semblaient trop réalistes, me donnaient l'impression de m'observer et d'être prêts à m'encercler au moindre faux mouvement.

Je sursautais lorsqu'un garde, que je connaissais pourtant, me coupa dans mon avancée. Il sembla ravi de l'effet provoqué par son costume, son sourire en témoignait, mais je n’étais que panique personnifiée alors que je le dévisageais avec incompréhension et que son engouement se transformait en légère inquiétude.

« Bah alors petite ? Ça va bien ? On dirait que t’as vu un fantôme ! » s’amusa-t-il cependant, cette simple remarque me faisant déglutir péniblement. « Je savais pas que c’était hanté ici, Basile m’avait caché ça ! Il est où le revenant ? A l’étage ? Je veux trop voir ça ! »

« Non ! » m’exclamais-je trop précipitamment en empoignant fermement son bras avec une force incontrôlée pour empêcher toute avancée de sa part.

Gérard - puisque c’était son nom - était le plus imposant des gardes d’Olympe que je connaissais, mais cela ne l’empêcha pas d’esquisser une grimace à ce geste impulsif. Je relâchais ma prise immédiatement, consciente que mon comportement allait paraître suspect si je restais aussi tendue face à lui et ce contact me dérangeant soudainement tandis que mes doigts se trouvaient engourdis.

« J’ai… Ce n’est rien. Je ne suis pas très fan d’Halloween, c’est tout. Cette fête me perturbe. » mentis-je uniquement à moitié en affichant une moue indécise.

« Ah. Qu’est-ce que tu fais là alors ? »

Bonne question. me retins-je de répliquer dans un soupir, me contentant plutôt d’un haussement d’épaules que j’espérais assez nonchalant. Je venais masser nerveusement mon bras, me pinçant les lèvres en jetant un coup d’oeil à la foule qui s’était amassée dans cette salle.

« Je ne peux rien refuser à Basile, je suppose. »

« Ah, ce gars sait se montrer convaincant ! C’est ce que j’admire chez lui. » appuya Gérard avec un air presque rêveur. « Je pensais pas qu’il arriverait à faire venir autant de gens, encore moins des humains de Storybrooke ! C’est bien que les dieux soient pas là quand même, c’est moins guindée, on est plus cools, puis... Je veux pas manquer de respect à ton créateur, mais comme on dit, sans Anatole, la fête est plus folle ! »

Je ne pouvais qu'être d'accord, en quelque sorte. Je préférais ne même pas imaginer à quel point il m’aurait été difficile de rester impassible en présence du Titan, en effet. J’affichais un sourire approbateur peu convaincant à cette réplique et espérais couper court à cette conversation, non pas parce que je n’appréciais pas le garde, mais parce que j’avais d’autres priorités bien plus importantes à gérer. Rien que le penser faisait s’affoler mon rythme cardiaque et réveillait les frissons le long de ma peau. Peut-être aurait-il été plus judicieux que je m’éclipse sans rien dire, que je m’échappe, que je fuis. Cela aurait été lâche, aussi. Je n’étais pas dotée de ce trait de caractère… n’est-ce pas ? Je commençais à en douter moi-même.

« Tu veux boire un truc ? Leurs cocktails sont géants ! Je t’en ramène un, bouge pas d’ici ! »

Je n’eus pas le temps de lui intimer de ne rien en faire qu’il était déjà à l’autre bout de la pièce, près du bar tenu par un extra-terrestre aux allures humaines, et je sentis mon angoisse s’installer encore un peu plus. C’était ce que je souhaitais, qu’il me laisse, mais je ne savais plus comment agir. Je ne savais plus vers qui me tourner.

« Basile ? » tentais-je d’appeler avec une voix qui ne portait pas assez au dessus de la musique qui résonnait autour de moi, cherchant l'intéressé du regard sans parvenir à distinguer son costume coloré et pailleté à travers les monstres divers présents à cette festivité.

Je le maudissais de m’avoir incité à faire acte de présence aujourd’hui. Si je n’étais pas venue, rien de tout ça ne serait arrivé. Je haïssais cette soirée, cet endroit aussi. Mon ami m’avait intimé de « profiter », de cesser de me prendre la tête sans raison, et si il n’avait pas totalement tord… Je n’aurai pas dû l’écouter à ce point. J’avais bu bien assez de cocktails pour toute une vie. J’avais abaissé mes barrières. Et la suite n’avait été qu’un véritable cauchemar.

Je clignais des yeux, immobile jusque là, avant de laisser mes jambes me guider jusqu’au stand de karaoké d’où j’avais entendu la voix du garde que je cherchais s’élever. Mais mon soulagement se transforma bien vite en contrariété, mon agacement restant cependant futile face aux autres émotions qui m’envahissaient. Que faisait cette Holmes dans le coin ? Pourquoi l’aurait-il invité ? Elle devait s’être imposée d’elle-même, à l’évidence. Seulement, sa présence ne me dérangeait pas uniquement en raison de son lien de parenté avec Sherlock, mais parce que je n’étais pas dupe. Etait-elle dotée des mêmes capacités d’observation ? Bien que son frère ait déjà prouvé qu’il possédait quelques lacunes en tant que détective… Je ne pouvais pas prendre ce risque. Je ne devais pas m’approcher. Elle ne devait pas me voir.

Ma paranoïa ne s’estompait pas et je fis volte-face à une allure folle, ma tête heurtant le torse de Gérard qui était revenu vers moi sans que je ne m’en apercoive. Mes sens me faisaient défaut, mon esprit trop agité, trop occupé, trop troublé pour se concentrer sur ce qui se passait autour. Je devais sortir d’ici, prendre l’air, réfléchir, trouver un endroit où je serai capable de mettre les choses aux clairs, de réaliser que tout ça n’était qu’une hallucination. J’avais besoin d’être seule. Non. D’être guidée. J’étais plus perdue encore qu’à l’accoutumée.

« Tiens, on m’en a donné un bien rouge pour toi, ça colle bien à l’ambiance sanglante tout ça. » fit fut remarquer le garde en me mettant encore plus mal à l’aise sans le réaliser. « Il a un nom bizarre quand même, on m’a dit que c’était un Ras… »

« Je sais ce que c’est. Et je n’ai pas soif, merci. » l’interrompais-je brusquement en le contournant pour m’approcher d’un invité dont je ne connaissais ni le visage, ni le nom.

Ce n’était pas ce qui m’importait. Je ne cherchais pas un inconnu à qui me confier ou vers qui me tourner. J’avais besoin d’espace, d’un échappatoire, et il était tout trouvé grâce à lui.

« Je vous emprunte ça. » annonçais-je sans oser attraper le poignet de l'individu trop violemment et me contentant donc de décrocher le bracelet qui y était accroché avec toute la vivacité dont je pouvais être capable.

Je n’avais pas le choix, je devais m’adapter avec les moyens que je possédais. J’aurai préféré faire les choses autrement, sans avoir à m’adresser à qui que ce soit, mais je n’avais pas la chance d’être dotée du don de téléportation et faire le trajet par moi-même m’aurait demandé trop de Temps. Ma patience ne pouvait en supporter davantage.

« Qu’est-ce que tu f… »

Je n’entendis pas la fin de cette question. Machinalement, sans savoir comment l’objet fonctionnait, j’avais appuyé sur tous les boutons qui s’y présentaient une fois que je l’eus accroché aux côtés de mes brassards. Ca ne devait pas être compliqué. Ce que j’anticipais, en revanche, était l’arrivée. Et j’eus raison de m’en méfier.

C’était comme si tout l’air présent dans mes poumons venait d’être aspiré. Je suffoquais pendant ce qui me semblait être de longues secondes, dans l’obscurité, mon corps parcouru de spasmes que je ressentais sans qu’ils ne me fassent souffrir. Lorsque je perçus le sol sous mes pieds, il tangua et je ne pus que tomber sans que mes réflexes ne me permettent de me rattraper à quoi que ce soit. Les yeux écarquillés, je vis le parquet se rapprocher de mon visage et ne put que guider mes mains vers le sol pour ralentir ma chute.

Un grognement de frustration m’échappa instinctivement tandis que toute la tension de mon corps se relâchait instantanément, au point que la sensation était presque douloureuse. Je ne pris même pas la peine de me redresser dans l’immédiat, mes cheveux cachant mon visage tandis que mes yeux devenaient humides malgré moi. Ce n’était pas à cause d’une quelconque blessure dû à mon atterrissage bancal. Il s’agissait plutôt de la descente infernale de cette pression qui m’enserrait le coeur. Je la contrôlais comme je le pouvais, difficilement, prenant une grande inspiration qui irrita ma gorge plus qu’elle ne me permit de reprendre contenance.

Néanmoins, je pouvais remarquer que ma crainte s’était elle atténuée. La panique aussi s’effaçait doucement pour laisser place à une sérénité qu’un seul endroit, ou plutôt qu’une seule personne, était dans la capacité de me procurer. Un regard qui ne posait aucun jugement, une aura qui ne m’oppressait d’aucune façon. Cette constatation ne fit que me faire lâcher un sanglot où pointa le départ d’un rire sans joie. C’était absurde. Tout cela était trop absurde.

« Bonsoir, Balthazar. » marmonnais-je dans un murmure indistinct une fois l’instant de surprise passée, ressentant sa présence à proximité, non sans une certaine difficulté à prononcer son prénom sans embarras.

Je m'appuyais sur mes paumes pour me relever sans la moindre gêne quant à l’image que je pouvais donner. Après tout, je ne m’étais pas préparée à me présenter dans ce salon, n’ayant prit cette décision que quelques minutes à peine auparavant. Ce n’était peut-être pas un choix judicieux, mais j’étais à court d’idées. Et j’étais désespérée.

« Je ne te dérange pas ? » questionnais-je par habitude plus que par réelle préoccupation, me fichant bien qu’il ait prévu quoi que ce soit d’autre en cette soirée.

Tout en m’écartant du canapé qu’il occupait, je m’accrochais fébrilement aux pans de ma tenue d’amazone que je revêtais à présent régulièrement à bord du Hollandais et qui avait été le seul ‘costume’ que j’avais daigné porter pour me présenter à la fête de Basile. Après tout, pour le commun des mortels, cette armure était assez peu banale pour donner l’impression de n’être utilisée que comme accoutrement festif. J’aurai pourtant été vexée si quiconque en avait fait la remarque, mais mes préoccupations étaient tout autre à cet instant.

Je relevais la tête dans sa direction, ne pouvant supporter de le regarder plus de quelques secondes sans que les vertiges ne reprennent leur droit. J’avais réussi à l’éviter depuis le début de l’été. Même à ne pas trop m’interroger sur ce que pouvaient être ses occupations ou son quotidien avec Moustache. J’en étais venue à penser, après ces semaines et ces mois de recul, que je prenais le dessus sur tout ce qui le concernait, sur tout ce qui nous concernait. Je ne m’étais jamais autant trompée.

Je réalisais alors stupidement que je n’avais pas visité son appartement depuis des mois. C’était presque un exploit d’avoir passé quasiment une année entière sans mettre un pied ici. Et il était dommage de briser ce record pour le prétexte qui m’amenait, que la veille encore je n’aurai pu imaginer où soupçonner.

« J’ai… J’ai besoin… » commençais-je, incertaine quant à la manière dont je devais présenter les choses, ou bien même si je désirais réellement tout lui dire. « J’ai fais quelque chose de mal. »

Le ton de ma voix me paraissait brisé et je me pinçais les lèvres, incapable d’en dire davantage. Je ne pouvais lui expliquer ce qui s’était passé, je n’étais pas prête à l’accepter, pas prête à le mettre en mots. Les images revenaient me hanter par flash insupportables et je fermais mes yeux à m’en fendre les paupières, espérant qu’il dise quelque chose, qu’il fasse quoi que ce soit, qu’il agisse pour ne pas me laisser comme ça. Il était la raison pour laquelle je me trouvais là, dans cet état, à créer ce désordre et à vivre cet enfer, pourtant…

« Il faut que tu m’aides. »

Contrairement à mon habitude, je ne lui ordonnais rien. Je l’implorais, en réalité, avec cette voix faible et confuse. Si il refusait, je serai seule. Il était l’unique personne vers laquelle je pouvais, ou même voulais, me tourner. Je me savais incapable de m’en sortir sans lui, et cela ne faisait que rendre cette situation encore plus désastreuse.
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AM I IN YOUR HEAD HALF AS
OFTEN AS YOU'RE ON MY MIND ?
you're the scars on my skin, you're the past i don't wanna erase. you're the words on my lips that have left but i still seem to taste. maybe i'm just too tired to keep lyin', maybe you're all i ever wanted.

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Balthazar Graves


« Alive, it's alive ! »


Balthazar Graves


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________________________________________ Ven 8 Nov 2019 - 22:55


And I find it kinda funny, I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying are the best I've ever had.


La vie est périssable. Les souvenirs sont immortels.
Cette réflexion était venue à l'esprit de Balthazar tandis qu'il observait la pluie tomber à travers la fenêtre de son salon. Il s'était découvert une morne passion pour cette activité. Qu'il s'agisse d'une averse ou d'une bruine, il appréciait de voir la tristesse du ciel pleurer sur le monde. Dans ces moments-là, il avait l'impression de mettre son cerveau en pause et de parvenir à accéder à un semblant de... paix. Ou plutôt de vide. C'était le mieux auquel il pouvait prétendre. Au prix d'heures entières de concentration, il était arrivé à bloquer le flot constant de ses souvenirs. Désormais, seules quelques bribes réussissaient à se frayer un chemin dans les méandres de son esprit, mais elles étaient aussitôt foudroyées sous la pluie battante. Le barbier avait appris à tuer ses souvenirs. Un par un.

Il souffrait beaucoup moins, ainsi. Certes, lorsqu'il pensait à Johanna, c'était toujours difficile. Depuis le mois dernier, il avait au moins fait l'effort de ne plus la suivre chaque nuit. Seulement quelques unes, qu'il cochait soigneusement sur le calendrier. Il tentait de mettre de la distance entre elle et lui. De toutes façons, il ne pouvait guère prétendre à autre chose. Il ne lui avait toujours pas adressé la parole et ne comptait pas le faire. Elle était mieux sans lui.

Il se concentra pour noyer cette pensée sous la pluie, parmi toutes les autres déjà mourantes sur le sol détrempé de la rue. Il faisait nuit, et des flaques de lumière éclairaient de temps à autre quelques passants déguisés. On avait déjà sonné plusieurs fois à sa porte, mais il n'avait pas répondu, ne s'était pas levé. Il restait dans le noir, chez lui, à contempler le monde en larmes. Il se souhaitait pas se rappeler de l'an dernier, de l'effort qu'il avait apporté à son costume d'Edward aux Mains d'Argent, ni de la soirée à laquelle il avait assisté... tout ceci pour elle. Quel imbécile il avait été. Qu'avait-il espéré ? Il avait rêvé d'une vie meilleure. Un échec. Rien ne bon ne pouvait lui arriver.

Il tressaillit alors qu'un flash de lumière envahit le salon un court instant. Il pivota vers l'intérieur de la pièce, sa main se crispant instinctivement sur la poche de son pantalon qui renfermait le rasoir. Et resta pétrifié sur son fauteuil.

Eulalie. Impossible de ne pas la reconnaître, même dans la pénombre presque totale de la pièce. Elle venait de se téléporter jusqu'à chez lui. Il fronça les sourcils, méfiant. Pourquoi, après tout ce temps ? Il perçut dans sa voix des intonations nerveuses, et le début d'un sanglot qu'elle cacha très mal. Il s'était passé quelque chose. Quelque chose de terrible pour qu'elle vienne à lui.

Il la regarda approcher, souffrant de la proximité qu'elle lui infligeait. Plus elle s'avançait vers la fenêtre, et plus la lumière des réverbères la dévoilaient à lui. Elle portait sa tenue d'amazone, qui ne laissaient en rien deviner ses courbes avantageuses. Balthazar se focalisa sur son visage, et planta un regard acéré dans le sien dès l'instant où la lumière extérieure le lui permit.

Elle réclamait son aide. C'était décidément plus grave que ce qu'il pensait. Ou alors, elle s'était trompée d'adresse, ce qui était peu probable.

"Tu as tué quelqu'un ?"
demanda-t-il, sarcastique.

Le silence qui accueillit ses paroles fut significatif. Le regard du barbier se fit interrogateur tandis qu'il la dévisageait, indécis et dérouté par cette terrible vérité.

Les yeux de la jeune femme étaient ceux d'un animal terrifié. Elle était au bord de la panique. Balthazar se leva d'un bond, plaça ses mains sur ses épaules et la guida jusqu'au fauteuil près de la fenêtre, de façon à la faire asseoir. C'était un bon début. Elle était en état de choc mais ça allait passer. Il se souvenait parfaitement de son premier meurtre. Pirelli avait passé un sale quart d'heure à rencontrer la bouilloire en fonte d'un peu trop près. Le barbier sentit un enthousiasme morbide monter en lui à mesure qu'il se rappelait. Il plia et déplia les doigts et lança d'un ton sec à Eulalie, afin de ne pas se laisser trop emporter par l'exaltation :

"Tu es sûre qu'il est mort ? Tu as vérifié ?"

Parfois, on pense qu'ils le sont mais ils ont seulement cessé de respirer pendant quelques minutes. C'était pour cette raison que Balthazar préférait trancher la gorge : net, précis, et garantie de mort immédiate. Fracasser le crâne de Pirelli n'avait été qu'un entraînement. Une petite erreur tactique. Mais cela lui avait ouvert la porte de l'homicide.

"Comment t'y es-tu pris ?"
s'enquit-il.

Il s'était accroupi devant elle, les mains jointes sous son menton, et la fixait avec une lueur malsaine pleine de curiosité. Elle avait toute son attention. Jamais il n'aurait pensé qu'elle commettrait cet acte impardonnable. Même si elle était née pour tuer ce Surt, elle portait trop de principes en elle pour mettre cette idée à exécution. Elle ne faisait qu'accroître son intérêt. De chenille, elle devenait papillon de nuit. La métamorphose était fascinante.

Il aurait souhaité l'interroger encore et encore, avant qu'elle ne le mène sur les lieux du crime -car il soupçonnait qu'elle soit venue le chercher dans cet unique but- mais l'arrivée d'une tierce personne coupa court à ses ambitions.

Il s'agissait d'un homme déguisé en patate géante, ou quelque chose qui y ressemblait.

"Eh !" fit-il. "Ca va pas de piquer le téléporteur de quelqu'un ?"

Il pointait Eulalie du doigt.

"T'as de la chance que je suis pas en service sinon j'aurais fait un rapport à la Grande Instance des Téléportations Abusives !"

Il se dandina jusqu'à eux et appuya sur le bracelet de l'amazone. Au même instant, il agrippa le bras de Balthazar qui eut un geste pour le repousser, mais une seconde trop tard.

Un flash aveuglant les emporta. L'instant d'après, ils se retrouvèrent au coeur d'une fête bruyante agrémentée de lumières agressives. L'endroit était bondé. Tout le monde était déguisé, mais le barbier remarqua que certains costumes paraissaient trop réalistes, comme cet alien pourvu d'antennes plus vraies que nature. Il se crispa en ayant un très mauvais pressentiment, et braqua un regard oblique en direction d'Eulalie. Qui avait-elle tué et où, exactement ? Il aurait dû commencer par ces questions. A présent qu'ils étaient entourés par une foule d'inconnus, l'interrogatoire devenait plus délicat.

Mister Patate tirait sur le bracelet d'Eulalie dans l'intention de le récupérer. Balthazar resta hors du litige, car il n'avait pas envie d'attirer l'attention sur lui et il se sentait si nerveux qu'il risquait de commettre un geste fatal.

Il détestait les fêtes, et d'autant plus ce genre de 'sauterie' endiablée vantant les mérites d'Halloween. Il exécrait ces gens qui encensaient les monstres et les démons une fois l'an en ignorant totalement ce qu'était le véritable Mal.

Il se contracta davantage en entendant deux personnes chanter en duo sur une petite scène improvisée, face à un écran de karaoké. L'un était un homme vêtu d'un costume à paillettes orange vif doté de cornes et d'une paire de lunettes roses en forme de coeur, l'autre ressemblait à une grande guimauve rose engoncée dans une jolie robe à crinoline. La jeune femme portait une perruque rose pâle dressée sur son crâne telle de la barbapapa. Tous deux interprétaient une chanson qui n'évoquait absolument rien au barbier.

"Don't go breaking my heart!"
"Don't go breaking my- Don't go breaking my-!"

Ils se répondaient tous deux avec un sens du rythme assez incroyable. Ils étaient flamboyants, autant par leurs déguisements que par leurs prouesses vocales. Le barbier était forcé de le reconnaître. Il avait l'oreille musicale - bien malgré lui.

Les deux comparses en étaient à la fin de la chanson et Guimauve accrocha brusquement le regard de Balthazar. Il fronça les sourcils, se demandant pour quelle raison elle avait jeté son dévolu sur lui. Elle descendit de scène et attrapa ses jupes avec la grâce d'une grande dame, puis se dirigea vers lui.

"Monsieur Graves, vous ici !" lui lança-t-elle d'un ton chaleureux qui le fit se méfier davantage.

Par-dessous le fond de teint, les paillettes dorées sur ses pommettes, ses faux cils et le blush à ses joues, il reconnut vaguement une jeune femme qui lui avait laissé un trait mauvais souvenir. La soeur de Holmes.

"Quel bon vent vous amène ?" demanda-t-elle avec un charmant sourire. "Certainement pas mon frère. Il n'est pas là. Je suis désolée de vous l'apprendre."

Elle arbora une expression attristée avant de tourner la tête vers Eulalie.

"Ils sont tellement mignons quand ils sont tous les deux."

Elle eut un sourire enthousiaste qu'elle perdit très vite en remarquant enfin que l'amazone était livide.

"Ca ne va pas ? Tu veux que Basile te masse ? Il est doué pour tout. Enfin... je n'ai pas encore vérifié toutes ses fonctionnalités, mais pour l'instant, il ne m'a pas déçue."

Son sourire devint plus espiègle alors qu'elle attrapait le Garde par le bras pour l'entraîner vers elle. Balthazar manqua de se prendre un coup d'aile du costume démesuré de Basile et la repoussa brusquement en la tordant légèrement, le visage sombre.

Un petit silence tomba entre eux, qu'Eurus Holmes rompit en demandant d'un ton amusé :

"Quelqu'un est mort ?"

Cependant, Balthazar remarqua le regard accru et sournois de la jeune femme se poser sur Eulalie. Se doutait-elle de quelque chose ? Distraitement, il se demanda le degré de peine de Sherlock si sa soeur venait à disparaître. L'idée était diablement tentante. Au cours d'une fête de ce genre, une tragédie est si vite arrivée.

Il fronça les sourcils en la voyant arracher une poignée de sa perruque duveteuse pour la porter à sa bouche. Elle mastiqua sans cesser d'observer l'amazone de son regard perçant, tout en tendant un petit bout de ce qui semblait être de la barbapapa capillaire à Basile l'Imbécile. Le barbier était partagé entre l'exaspération la plus totale et la curiosité de comprendre comment le coiffeur de la Holmes avait réussi à confectionner une perruque en sucre rose. Etait-ce de la magie ou était-ce à sa portée ? La passion pour son travail était la seule chose qui prenait le pas sur le reste -ainsi que le meurtre, bien évidemment.
acidbrain

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- See you at the bitter end. -
Every step we took that synchronized, every broken bone, reminds me of the second time that I followed you home. You showered me with lullabies as you're walking away. Reminds me that its killing time on this fateful day.
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By each crime and every kindness, we birth our future ∞ BALTHY





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