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 New york ! New york ! Et... non mais c'est une blague ? ✗ Erwin

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Lena Davis



« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Lena Davis


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________________________________________ Dim 24 Nov 2019 - 13:36


New York new york !


New York, 23h40.

Séminaire sur l’avancement des recherches sur les maladies dégénératives. Je m’y étais surtout rendue pour rendre un rapport de mes dernières recherches et surtout pour pouvoir discuter avec des médecins qui pourraient me venir en aide pour ce que je suis en train de faire mais je n’avais pas parlé de Storybrooke. Je ne voulais pas en parler parce qu’il fallait tout de même plus ou moins protéger la ville. Bref, vêtue d’une robe verte que j’avais pris en toute hâte dans mes affaires dans la chambre d’hôtel. Je pousse la porte d’entrée de l’hôtel, une fois que le taxi m’avait déposée devant.

Mes chaussures étaient complètement trempées à cause de cette fichue pluie et une fois bien au sec à l’intérieur, j’avais retiré ma veste pour la prendre à mon bras et tapotant sur mon smartphone en me dirigeant jusqu’à l’ascenseur, je grimpe à l’intérieur et appuie sur le bouton de mon étage. Il commence à monter et s’arrête à l’étage du dessous. Je ne fais pas attention et continue d’envoyer les dernières informations à mon assistante à Storybrooke avant que les portes ne se referment et que je ne porte finalement mon attention sur la personne présente dans l’ascenseur.

« C’est une blague ? » déclarais-je en haussant les sourcils.


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Erwin Dorian



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Erwin Dorian


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________________________________________ Lun 25 Nov 2019 - 0:49

"Pourvu qu'on soit pas les seuls dans cet ascenseur"

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New Nork, 23h45

Comme quotidiennement, Erwin Dorian était assez satisfait de lui-même. Mais de manière totalement exceptionnelle, sa joie n’était pas reportée entièrement sur sa personne mais sur son travail.
Il venait d’être personnellement invité à assister et à intervenir au séminaire national de gestion de patrimoine qui se déroulait à New-York et n’importe quel habitant d’une petite ville du Maine y aurait vu là, l’ultime reconnaissance d’un investissement acharné de chaque jour.
Erwin Dorian n’était pas de ceux-là. L’invitation avait des attraits différents chez lui qu’il simplifiait en la simple reconnaissance nationale de son intelligence...et bientôt évidemment le monde entier.
Quel meilleur moyen de commencer à étendre ses ambitions politiques aux frontières mondiales qu’en se plaçant de manière visible sur la scène ? Le notaire avait été plus que flatté de découvrir que son travail florissant et ses manœuvres habiles avaient attirés l’attention des spécialistes en la matière. Bien sûr, ils étaient loin de se douter des procédés peu recommandables qu’il orchestrait en secret.
Nonobstant ce fait, une telle invitation ne se refusait pas… Aussi, avait-il annulé l’ensemble de ses rendez-vous professionnels et s’était engouffré dans un avion en laissant son étude dans les mains de son associé. En bon chien de garde, il en ferait bon usage, n’est-ce pas ?
L’hôtel abordait 5 étoiles rutilantes et un service « au petit soin pour les clients » si on en croyait la publicité. Fraîchement arrivé dans la soirée, il n’avait guère pris la peine de descendre à la réception pour investir les lieux vérifier le bien fondé de cette affirmation, ayant préféré demander la livraison d’un bouquet de fleurs et d’un grand miroir, ceux précédemment installés étant bien trop étroits à son goût. Il aurait pu l’ordonner, l’exiger, mais avait préféré opter pour une démarche plus gracieuse. Un simple sourire à l’hôtesse d’accueil et il avait été exaucé. La beauté offrait tout dans la vie et personne ne l’en dissuaderait.
Pour le reste, la chambre était correcte – à cela il fallait comprendre d’un luxe réel mais qu’il jugeait simple – et les alentours calmes.
Après une hésitation d’une bonne heure sur la tenue à adopter, il avait assisté à l’ouverture du séminaire et au buffet. Bien que la moitié des participants ne sachent pas situer Storybrooke ce qui n’était pas surprenant ni le Maine sur une carte, il lui avait fallu peu de temps pour parvenir à enrichir son carnet d’adresses de quelques noms satisfaisants. Une majorité pour les relations professionnelles, d’autres par pur intérêt envers les richesses qu’ils avaient évoqués devant lui. Une visite de ce cher Hyde à leur domicile ne serait pas sans intérêt…
Cette pensée fort réjouissante en tête, l’estomac bien rempli et avec son éternel égo, il avait repris la route de sa chambre d’hôtel. Elle n’était qu’à deux étages d’écart mais il n’avait pas pris attention à la localisation de l’escalier … Oh et puis, sa chambre étant localisée juste à côté de l’ouvrage, il était plus intéressant de l’emprunter.
D’un doigt impérieux il pressa le bouton de fer. Patienta tandis que le bruit métallique annonçait son arrivée. Consultant sa montre machinalement, il fut surpris de l’heure. 23H40 déjà. Georgia avait du attendre son appel, peut-être l’attendait-elle toujours. Il avait oublié de la tenir informée de son atterrissage, d’ailleurs. Mais il n’avait aucune envie d’entretenir une quelconque discussion à cette heure. Non pas qu’il se trouvât particulièrement éreinté du voyage mais par simple volonté de maintenir un teint parfaitement frais pour la première journée de colloque, il ne souhaitait pas griser sa mine en détails insignifiants. Il répondit néanmoins à Midas qu’il fallait absolument qu’il débloque le compte bancaire de Madame Joks avant la fin de semaine, passer à côté d’une telle somme aurait été dommage. Il validait à peine son message lorsque la porte de l’ascenseur s’ouvrit devant lui.
Aussi s’y engouffra-t-il sans réelle attention prêtée à ses occupants, une main dans les cheveux remplaçant une mèche indisciplinée imaginaire par simple plaisir, puis releva les yeux.
Un début de rictus s’inscrivit sur son visage.
Décidément, il fallait croire que la vermine était attachée à ses talons. En piteux état, un manteau dégoulinant de pluie porté à bras le corps, vêtue d’une robe verte trop distinguée pour elle, les yeux solidement rivés à son téléphone, se tenait, adossée à la rampe de l’ascenseur, Lena Davis.
L’avait-elle vu et tentait-elle de l’ignorer ? Il n’avait pu le savoir mais il doutait bien que non. On ne pouvait ignorer sa présence. Et elle plus encore…
Si son premier réflexe à sa vue avait été de pester, à présent, un enthousiasme presque sadique à l’idée de la savoir si proche entrait dans son esprit. Dire qu’il n’avait pu encore correctement se venger de l’impudence extrême qu’elle lui avait manifesté. Rire au nez de sa déconfiture… A cette seule pensée, une once de rage passa en lui. Chaque chose se payait un jour… Et il s’était promis de le lui faire plaisamment comprendre. Il avait voulu et aurait pu la livrer à Hyde, ne doutant pas qu’à titre exceptionnel, les penchants sadiques de son complice l’auraient ravi. Mais c’était bien trop simple, trop banal. Non pas que Lena Davis ne mérita un traitement particulier. Elle était commune, basse, vulgaire, telle une petite punaise qu’il écraserait avec facilité mais elle demeurait, à son plus grand amusement, sottement orgueilleuse. Preminger haïssait la prétention des gens du commun. Plus encore lorsqu’on lui déniait sa propre perfection. Et c’était cet orgueil qu’il s’était promis de briser, qu’il asphyxierait.
Comme mue par un instinct, la jeune femme relevait justement les yeux. Ceux-ci rencontrèrent ceux du notaire et le reconnurent. Automatiquement, comme la personne sans retenue qu’elle était, sa bouche proférait déjà tout ce qu’elle pensait de cette rencontre impromptue. Qu’attendre de plus d’elle ?
- C’est un heureux hasard, n’est-il pas ? Chantonna-t-il, sarcastiquement, en s’appuyant sur le mur voisin au sien, maintenant volontairement le contact oculaire avec elle.

Il appuya sur la case correspondante à son étage, sans s’enquérir du sien. Dans un contexte autre, rempli d’une foule spectatrice, se serait-il empressé de lui laisser la priorité, mais à présent ici, à des milliers de kilomètres de Storybrooke et seuls, il lui paraissait inutile de contrefaire la réalité.
Sans lui laisser le temps de protester, il enchaînait déjà, tandis que l’ascenseur s’ébrouait.

- Que faites-vous donc si loin de Storybrooke ? Je doute que vous participiez comme moi au congrès national du patrimoine… Je ne vous pensais pas capable de faire tant de kilomètre pour venir m’écouter, Ajouta-t-il méchamment, ricanant à moitié.
Ses yeux se posèrent à nouveau sur l’allure de la jeune femme, la valise qui la talonnait, son manteau, ses cheveux quelques peu désordonnés… Visiblement elle venait d’arriver à l’hôtel. Bien évidemment, elle n’était pas venue pour lui. Mais alors pour quoi ? Il tenta de se remémorer si un quelconque colloque voisin se tenait en ce lieu… Un souvenir épars lui revint d’une brochure que comportait l’hôtel en lien avec la profession médicale mais rien de très concret.
Après tout, il s’en moquait.
L’ascenseur se mit à ralentir, afin d’annoncer son arrêt. Intérieurement presque il en fut heureux. S’il ne craignait en aucun cas cette chère Lena, la bouffée de malveillance qu’elle déclenchait instantanément en lui l’impressionnait. Il n’aimait personne hormis lui-même mais n’avait pas réellement de réel ressentiment envers autrui, traitant tout à chacun avec un dédain froid. Hormis Julian qu’il avait vaincu, Lena restait un cas à part.
L’ascenseur s’arrêta tout à fait.
- Bonne soirée…saluait-il déjà, presque prêt à quitter les lieux.
Mais quelque chose le stoppa dans son élan. Malgré l’arrêt, la porte demeurait hermétiquement close. Il fronça les sourcils, tourna la tête, vers le petit écran annonçant les étages. L’indicateur annonçait « 7 ». Alors pourquoi la porte ne s’ouvrait-elle pas ?
Il écouta le silence qui régnait à présent dans le lieux, appuya une nouvelle fois sur le bouton. Sans obtenir réel succès. La fermeture de métal ne se débloqua pas. Pire encore, la moitié des lumières s’éteignirent dans un bruit sec, à l’instar du plateau de contrôle.
Cette fois, il fallait bien se rendre à l’évidence…
Il était bloqué dans l’ascenseur avec Lena Davis…
Et dire que ça se prétendait être un hôtel 5 étoiles.

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________________________________________ Lun 25 Nov 2019 - 23:42


New York new york !


New York, 23h40.

Il fallait vraiment que je tombe sur lui ? Pourquoi la vie ironise tellement ? J’aurais pu rencontrer n’importe quoi mais non…il fallait que ce soit cet infâme bourgeois péteux et stupidement narcissique. Mon regard s’était relevé vers lui et j’avais souris nerveusement. Il n’était pas stupide, il savait tout bonnement que j’aurais préféré être dans un aquarium rempli de piranhas plutôt que dans cet ascenseur avec lui.

« Tout dépend de la signification du terme. » énonçais-je.

Je le regarde appuyer sur le bouton qui devait le conduire à son étage, toujours adossée à la rambarde de l’ascenseur; Terminant le mail que je devais envoyer, je pianote une dernière fois sur mon iPhone et le range dans mon sac à main avant de finalement reprendre la parole, histoire d’être un minimum courtoise même si je ressentais à l’égard d’Erwin, une haine viscérale.

« Et vos chevilles ça va ? Vous passez encore les portes ? Vous n’êtes pas le centre du monde Erwin. Mais vu que vous le demandez si poliment, je suis invitée d’honneur à un colloc’ concernant les travaux sur la guérison des maladies dégénératives. Et… »

Je m’approche de lui, le regarde de la tête aux pieds avant de reprendre avec un petit rictus au coin des lèvres.

« Plutôt mourir dans un incendie que de venir vous écouter déblatérer sur le merveilleux ennui qu’est votre vie. »

Bonne soirée ? Sérieusement. Je lui fis un simple signe de tête mais compris bien vite que quelque chose clochait. Nous étions coincés. Tous les deux dans un ascenseur…entre deux étages et personne ne savait que nous étions là. Respirant profondément, je pose doucement mon manteau sur ma valise et mon sac sur le sol avant de lever le regard vers Erwin.

« Et voilà, cette belle journée se transforme en cauchemar. Et on dit que les pires choses se passent à Storybrooke. C’est de votre faute alors sortez nous de là. » énonçais-je, ne quittant pas Erwin des yeux.


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________________________________________ Dim 1 Déc 2019 - 20:44

"Pourvu qu'on soit pas les seuls dans cet ascenseur"

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New Nork, 23h45

Comme il fallait s’y attendre, Lena, malgré la grimace automatique qui s’était incrustée sur son visage et que cette dernière devait identifier comme une tentative de lui sourire, était tout aussi ravie de sa présence en ces lieux que lui l’était de la sienne. Quoique finalement peut-être s’amusait-il qu’elle de la situation présente . Sûrement parce que ladite situation avait un caractère temporaire. Même s’il aurait dû s’attendre en la provoquant à récolter le caractère plus que désespérant de la jeune femme, il en avait presque oublié son agressivité si spontanée.
Si les mots avaient eu le pouvoir de mordre, ceux-ci l’auraient volontiers déchiquetés. Erwin vivait néanmoins parfaitement la critique parce qu’il s’en estimait indigne, aussi, aborda-t-il celle, peu inventive de son interlocutrice avec plus d’amusement que de vexation.

- Je passe visiblement encore la porte...répondit-il posément en désignant les battants automatiques de l’ascenseur.
Il aurait pu s’arrêter là et ne pas rentrer dans son jeu. Mais sa verve reprit le dessus.

- Tout le monde ne l’est pas mais...j’ai la chance d’être en tout point parfaitement proportionné ajouta-t-il avec une arrogance suave.

Si elle avait espéré le blesser un temps soit peu, c’était chose perdue. Personne ne blessait Erwin Preminger. Qui donc en aurait-il eu le pouvoir ? De même, s’il y avait bien une chose dont il ne se cachait pas outre mesure, c’était bien le fait d’être hautement satisfait de sa propre personne. Pourquoi ne l’aurait-il pas été ? Tout le monde n’avait pas la chance d’être si plaisamment constitué tant de corps et d’esprit.
Sa réponse suffirait à faire sortir la jeune femme de ses gongs, il en était intimement persuadé. Elle n’était pas difficile à comprendre. Ridiculement prévisible à vrai dire. Il se demandait même ce que les autres pouvaient trouver d’admirable chez elle. Certes, elle n’était pas mal faite de sa personne mais rien qui puisse suffise pour inspirer un sentiment qui ressembla à de l’admiration.
Elle aurait du tout au plus inciter à l’indifférence pour tout autre que lui. Et que dire de cet incapable de Sleeve qui s’était pris au jeu de sa grossière séduction ? Il renifla avec dédain. A croire qu’il n’y avait que lui pour voir le visage si bêtement crispant de cette femme.
Cela étant, en démontrant visiblement son hostilité à son égard, ne venait-elle pas de lui permettre de faire de même ? Et non contente de le faire, voilà qu’elle continuait…
Sans prendre la peine d’ébaucher un mouvement de surprise, il haussa les épaules, préférant ne pas relever sa remarque sur « le monde qui ne tournait pas autour de lui »… Il savait bien que c’était faux. Le monde tournait autour de lui et quand bien même ce n’était pas actuellement le cas, un jour il le ferait, car il y était destiné.
A l’inverse, sa remarque justifiant sa propre présence dans l’hôtel l’intéressa davantage :

- Invitée d’honneur, dites-vous...J’ignorais qu’on puisse vous voir comme le parfait symbole des maladies dégénératives..Pour être totalement franc, je ne serais jamais allé si loin dans la comparaison malgré tout ce que je pense de vous…

Son ton laissait clairement présager du contraire et un rire aigrelet s’échappa de sa bouche, contenu mais ne laissant aucun doute de la cause de son hilarité. Finalement, il s’amusait follement. Sa fatigue s’amenuisait sous l’effet de l’opportunité de tirer profit de son animosité.
A cela s’ajoutait l’air fatigué, tiré presque de la scientifique. Visiblement elle semblait pressée de rejoindre sa chambre pour profiter du réconfort d’une douche et de ses draps…
Il pensait qu’elle stopperait là les attaques directes contre sa personne mais c’était là sous-estimer son épouvantable caractère. Comme un insupportable petit roquet, elle revenait indéfiniment à la charge.
Malgré le plancher instable causé par la montée de l’ascenseur, elle se rapprocha de lui avec cet air suffisant qui ne lui seyait guère et trouva bon de déblatérer sur sa préférence entre le feu et sa personne. Evidemment, avec une parfaite mauvaise foi. Quelle personne aurait choisi le feu si elle pouvait le choisir lui ? Tout aussi sottement dépourvue de sens commun que pouvait l’être Lena Davis, une décision aussi ridicule ne pouvait se tenir.
Une nuance de rage revint cependant danser dans ses yeux lorsqu’elle présagea l’ennui de sa vie :

- Oh Lena...je sais que la vie de chercheuse infructueuse pour ne pas dire ingrate doit être bien...décevante mais ce n’est pas une raison pour présager de que la vie de tout à chacun doit être si pitoyable que la vôtre. J’ai la chance d’avoir une vie trépidante… il suspendit sa phrase et scinda ses yeux dans ceux de la jeune femme avant de poursuivre De quoi vous rendre…envieuse. Cela dit, j’interviens au niveau national, il insista sur le mot, pour proférer des conseils de gestion de patrimoine…

Comme toujours, bien évidemment, il avait l’avantage… Même s’il n’était pas mécontent de voir l’ascenseur s’arrêter à son étage. Sauf que comme il put le constater, l’heure n’était pas à la sortie. Les portes restèrent immuablement closes et avec elle la promesse d’échapper à la compagnie de cette peste brune…
Il fallait croire que le destin ne voulait pas lui accorder la paix.

- Ne soyez pas sotte, bien que ce soit beaucoup vous demander, pesta-t-il, je n’ai fait qu’appuyer sur le bouton. Je ne vois pas en quoi cette situation serait de mon fait… Ne l’avez-vous pas dit, précédemment ? « Le monde ne tourne pas autour de moi... »

Un rictus narquois imprimé sur le visage, il prit son portable en main et leva :

- Je vais appeler la réception, un hôtel de cette qualité ne manquera pas de nous sortir sitôt de là…

C’était d’une évidence telle qu’évidemment Lena n’y avait pas songé. Il composa le numéro de l’hôtel qu’il avait pris soin de noter dès son arrivée, et attendit… Vainement.
Plus que de sonner, le réseau ne passait pas… Le dernier message envoyé à son associé n’avait pas été transmis. Il contempla son écran, se déplaça dans la minuscule petite pièce. Vainement une nouvelle fois. Un sifflement de dépit s’échappa de ses lèvres. Et dire qu’il pensait que la situation ne pouvait pas s’empirer.
Même si Lena ne pouvait qu’avoir purement deviné l’issue de son essai, il précisa néanmoins de mauvaise grâce :

- Aucun réseau… Nous sommes… Probablement entre deux étages…

D’un geste imprécis, il désigna le tableau de commande. Il ne précisa pas qu’il doutait que la panne soit généralisée à l’ensemble de l’hôtel...Et que compte tenu de l’heure tardive, il y avait peu de chance que l’hôtel ne découvre la situation avant un bon moment.
Ses doigts pressèrent le tableau de bord à la recherche d’un bouton d’urgence, mais ce dernier semblait tout bonnement désactivé.

- Il faut croire que la technologie ne nous réussit pas...ironisa-t-il en s’adossant à nouveau face à elle.

Les événements d’Amazonbie défilèrent devant ses yeux et il n’était certainement pas le seul…
Il ne pouvait pas dire qu'il avait détesté cette aventure mais il y avait eu des moments purement détestables..Mais rien de comparable à la présence de Lena.
Son ancien monde lui manquait. Son ancienne puissance surtout.
Pour ainsi dire, il ne savait pas quoi penser de cette situation. Il passa une main fatiguée sur son visage, espérant que celle-ci lui permettrait d’avoir les idées plus claires.
Il espérait surtout ne pas devoir dormir ici avec Lena. Cette seule idée le mettait à vif. Quoique… Il n’existait pas pire châtiment pour cette dernière non plus.
Il observa la jeune femme, qui avait croisé ses bras sur la défensive, ayant abandonné son manteau et le reste de ses affaires sur le sol. Lena devait bouillir, haineuse. Il le devinait à sa façon dont l’entièreté de son corps se trouvait contracté.
Sa haine personnelle était bien différente, contrôlée mais cruelle. Il n’avait pas encore eu le temps de la lui démontrer. Par ailleurs, il n’en connaissait pas l’intensité.

- Vous voilà condamnée à m’écouter déblatérer sur la merveille qu’est ma vie...ricana-t-il.

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________________________________________ Sam 14 Déc 2019 - 10:46


New York new york !


New York, 23h40.

Ce que je voulais là tout de suite ? Un grand lit, un pyjama chaud, un grand bain moussant et un verre du meilleur vin rouge que cet hôtel puisse avoir. Mais non, je me récoltais l’abruti notoire de Storybrooke. Le regardant d’un regard écoeuré, je soupire mais ne réponds rien quand il me renvoie ma pique. En même temps, que pourrais-je lui répondre sans retomber dans les enfantillages ? Un petit rire nerveux m’échappa néanmoins avant que je ne reprenne la parole.

« C’est beau de le croire en tout cas. » répliquais-je.

Il se pensait vraiment « bien proportionné » ? Il avait l’air d’un cachalot coincé dans un sac de couchage mais je me retiendrais bien de le lui dire, il pourrait rebondir dessus comme l’enfant qu’il est. Je me souvenais encore de cet abruti de Sleeve. J’avais clairement réussi à lui faire tourner la tête et ça, je l’oubliais pas. Mais bon, là n’était pas le moment de penser à ce genre de chose. J’en vins à lui exprimer le fait que j’étais ici parce que j’avais été invitée. L’invitée d’honneur d’un séminaire sur les maladies dégénératives.

« C’était censé m’atteindre ? » déclarais-je en haussant les sourcils « non parce qu’il faudra clairement trouver mieux. Je suis invitée d’honneur parce que la société qui organise ce séminaire a pour bienfaiteurs mes parents adoptifs et également parce que je travaille sur un cas…particulier de maladie. » déclarais-je sans cependant vouloir en dire plus.

Après tout, en soit, ça ne le regardait en rien alors pourquoi divaguerais-je sur le sujet plus longtemps ? Quand je vins à présager l’ennui que devais être sa vie, je lisais dans son regard la haine et le mépris qu’il avait à mon égard et cette petite idée fit naître un grand sourire sur mon visage. Oh oui, j’étais heureuse. Vraiment ravie. Mes doigts crispés, mes ongles s’enfonçant dans les paumes de mes mains, je respire profondément pour ne pas lui sauter à la gorge. Je demeurais tout de même tout ce qu’il y a de plus distinguée.

« Oh et ça devrait m’impressionner ? Mon pauvre Erwin, si vous saviez… »

J’étais à la tête d’une entreprise qui possédait des locaux partout dans le monde et il n’était pas rare que je me rende dans différents pays pour faire part de mes recherches. Il pensait sérieusement pouvoir me rendre envieuse ? Si seulement. L’idée même qu’il puisse imaginer une chose pareille me fit sourire. L’ascenseur s’arrêta avant que je ne puisse reprendre la parole pour le remettre à sa place mais les portes restaient closes. Non. Non. C’était juste inenvisageable.

« Allez au diable ! » maugréais-je alors que j’appuyais inlassablement sur le bouton de la cloche pour essayer de joindre quelqu’un.

Levant les yeux au ciel, je reprends néanmoins la parole.

« Sans rire, j’avais pas deviné tiens. »

Et voilà que les lumières commençaient à grésiller. En plus, le bouton d’urgence était désactivé comme il me le fit finalement remarqué.

« Je sais, le bouton marche pas, j’ai déjà essayé si vous aviez pas remarqué. »

Amazombie. La technologie. Clairement, on était dans une belle merde et le pire, c’est que j’étais coincée avec ce crétin sans cervelle. Un regard haineux se posa sur Erwin. Les lumières s’éteignirent soudainement.

« Non mais je vais les égorger ! » maugréais-je alors que je mettais la main sur mon sac à main pour prendre mon portable et mettre la torche.

Je remarquais qu’il n’y avait plus aucun réseau, plus rien. Personne ne savait que nous étions ici en plus. Je n’avais pas pu prévenir de mon arrivée tardive. La vie me persécutait, c’était pas possible autrement. Avec la torche de mon portable, je cherchais une trappe, quelque chose pour sortir de là. Il y en avait bien une mais elle était scellée…


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________________________________________ Dim 22 Déc 2019 - 20:08

"Pourvu qu'on soit pas les seuls dans cet ascenseur"

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New Nork, 23h45


Ce qui était prévisible avec Lena Davis, c’était son éternel refus de s’avouer vaincue même face à ses torts. Bien sûr, elle aurait sûrement préféré se faire arracher la langue plutôt que d’avouer qu’il ne mentait pas. Parce qu’il ne mentait pas lorsqu'il affirmait être particulièrement beau. Même un aveugle l’aurait ressenti et l’image que lui renvoyait la glace qui ornait le mur principal de l’étroite cabine d’ascenseur achevait de le prouver. Il se retenait de s’admirer plus que de raison dans son reflet mais n’avait pas besoin de tourner son regard vers son double de verre pour s’en assurer. Son costume, bien que trop sobre à son goût gala national obligeant, seyait parfaitement à sa silhouette svelte. Fait et réalisé sur mesure, comme une enveloppe à même la peau paracheva un chef d’oeuvre que la nature avait offerte. Même une fille si peu au fait du raffinement comme l’était Lena ne pouvait que s’en rendre compte… Il se souvenait comme autrefois les passants se pressaient pour l’entrapercevoir, comme les courtisanes souriaient et comme les servantes rougissaient plus que de raison à son seul passage. Il ne les regardait pas. N’esquissait qu’un seul geste faussement courtois, dédaigneux à leur égard, eux si faibles, mais intimement satisfait.
Bien que légèrement terni par l’aspect si fade de la mode de cette époque, il n’en demeurait pas moins aisément séduisant. Aussi, si Lena espérait le blesser avec cette moue presque moqueuse qu’elle arborait en l’observer, bien mal lui en prenne. Après tout, si dénuée de goût qu’elle était, Sleeve lui convenait bien… Aussi inintéressant qu’elle, clairement son type. Pas étonnant qu’elle l’ait conquis aussi facilement, il n’y avait qu’un imbécile pour être séduit par une femme dans son genre.
Dégénérée, finalement l’insulte n’était pas si mal trouvée. Il manqua de rire franchement lorsque comme il l’avait présagé, sans aucune subtilité aucune, s’agaça-t-elle à claironner qu’il ne pouvait l’atteindre…

- "Loin de moi l’envie de vous atteindre, bien au contraire, vous me voyez ravi -et il insista sur le ravi- d’apprendre que vous n’êtes pas aussi déconsidérée par vos pairs, ma chère Lena...pour le moment", minauda-t-il narquoisement, penchant la tête tel un prédateur jouant avec sa proie.

Il n’avait guère eu l’occasion de discourir avec ladite pseudo scientifique pendant l’expérience dont ils avaient tout d’eux fait partie, mais son sens de l’observation suffisait pour déduire l’impulsivité naturelle de la jeune femme. Elle avait du répondant mais une déplorable absence de finesse, répondait frontalement, indifférente aux rouages subtils de son langage. Dans le fond, elle avait raison bien sûr mais face à un public avisé n’aurait pas fait long feu. Peut-être néanmoins, le huis clos qu’ils partageaient suffisait-il à faire tomber les barrières de la bienséance.
Il l’écouta cependant se livrer plus que de raison, presque involontairement, sur l’implication de ses parents adoptifs. Il avait déjà retenu ce fait. Orpheline. Elle l’avait laissé sous-entendre lors de leur dernière rencontre, lors de la soirée de bienfaisance. Et laissait présager que ceux qui l’avaient accueillie avaient également rendu l’âme. Il le vérifierait facilement, être notaire dans ce monde avait ses avantages. Peut-être était-ce tout bonnement inutile, du temps de perdu même, comme l’aurait qualifié Midas, mais Erwin savait comme cette impression était erronée. Pour maintenir l’avantage sur tout à chacun, le savoir était l’essentiel.
Il réserva également la question sur le « cas particulier de maladie », dissimulant sa curiosité derrière un masque parfait d’indifférence. Rangeant l’information dans un coin de son esprit, se focalisant sur son interlocutrice. Et dire qu’elle pensait être maître de ses émotions !
Il n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi peu coutumier au contrôle que cette dernière...Ou peut-être était-ce sa seule présence ? Qu’elle partagea la même sensation de haine à son encontre, plus visible, l’enchanta. Il n’y avait qu’à considérer la manière dont elle crispait ses poings, la jointure de ses mains, la pâleur presque fantomatique sur sa peau déjà diaphane. L’image de la jeune femme tentant de se jeter sur lui lui arracha un sourire narquois, malgré les piques dont elle l’abreuvait en vain. N’avait-elle donc pas compris qu’il était inatteignable ?

- "Essayer de vous impressionner laisserait sous entendre que je porte à votre égard un minuscule degré de considération, Lena. Ce que, je suis au regret de vous l’apprendre, vous n’avez pas", Claqua-t-il avec suffisance.

La conversation aurait dû s’en tenir là, et il en aurait été hautement satisfait. Gagnant en tout point de cet échange et parfaitement maître de sa superbe. Mais il fallait croire que le Destin s’amusait avec lui. L’idée de partager une seconde supplémentaire avec cette harpie sans une once de cervelle… Quelle plaie. Plus occupé à tenter de résoudre la situation qu’à lui accorder attention, il l’entendit pester à son encontre, toute focalisée sur sa haine que sur un moyen de sortir. Typique.

- "Je me suis permis de vous l’indiquer, n’étant pas sûr que vous parviendriez à ce raisonnement, effectivement… Vous êtes parfois...lente d’esprit, ne vous en déplaise". Ironisa-t-il vertement .

En dépit de tout, elle était amusante à observer dans cette situation. Plus encore que lui, elle semblait tremblante de rage à l’idée de sa compagnie. Avec sa robe vert d’eau et ses cheveux détrempés, elle ressemblait presque à l’image qu’il se faisait d’une gorgone.
Ce fut l’instant choisi pour que les lumières se mettent à grésiller. Erwin eut un mouvement de recul, il ne craignait pas le noir mais l’idée d’une attente interminable dans le noir lui déplaisait. Bien que l’espace ne devait pas dépasser les huit mètres carrés, il espéra tout de même que la veilleuse de secours se maintienne.
La dernière chose qu’il vit fut le regard haineux de Lena avant que l’obscurité ne tombe complètement. Au moins l’obscurité permettrait peut-être de supporter sa présence ?
Il ricana néanmoins lorsque la voix de cette dernière promit d’égorger l’hôtel.

- "Pour une simple panne ? Vous êtes bien sanguinaire…"


En réalité, il était hautement satisfait de créer chez la brune, une réaction si fortement inconséquente. En dehors d'elle, il n'avait jamais expérimenté la haine... Pas celle là, tout du moins. Pas une qui lui donnait envie de se jeter à la gorge de quelqu'un à chaque fois qu'il l'a voyait. Pas une qui faisait bouillonner son sang comme une migraine violente, une sorte de rage fiévreuse.
A la différence de lui, tout du moins, il se doutait qu'elle devait être effrayée de cette violence. Il ne faisait pas grand cas de la réelle dangerosité de la jeune femme tandis que cette dernière ignorait la sienne.
Ayant gardé son portable en main, il alluma la torche et le faible faisceau lumineux révéla que Lena avait eu l’exceptionnelle présence d’esprit de faire de même. Il ré éteignit alors le sien :

- "Nous utiliserons utiliser le vôtre, mon portable a peu de batterie et je ne souhaite pas l’user inutilement.."égraina-t-il avec autorité. "Posez le à terre, il devrait illuminer la pièce suffisamment pour ne pas nous plonger dans le noir une nouvelle fois..Cela rendra l'attente plus supportable."

Loin de suivre ses ordres, la lumière qui illuminait le visage de Lena s’éloigna du centre de l’ascenseur. Bientôt, elle disparu de sa vue, pour se trouver masquer par la forme de la brune. Seul le contour de sa taille permettait encore à Erwin de localiser la source lumineuse. Il avança vers l'endroit où se découpait la silhouette de Lena pour constater que la faible lumière issue du portable descendait le long du mur, à la recherche de quelque chose... Elle se figea sur une petite trappe scellée, presque à même le sol. Au bruit feutré qu’il s’en suivit, il devina, en plus de l’ombre projetée de la silhouette fine de la jeune femme, que celle-ci venait de s’agenouiller devant l’interstice.
Il rejoignit son ombre et contempla la trappe, comprenant que trop bien ce qu’avait espéré Lena.

- "Vous n’y pensez guère sérieusement. C’est d'un ridicule".

Se doutant que Lena ne se contenterait pas de cela, il prit exceptionnellement la peine de s’accroupir juste derrière elle. Ses genoux rejoignirent le sol sans heurt à quelques centimètres du dos de la jeune femme. Sa tête, presque par dessus l'épaule de la jeune femme, fit le même constat que cette dernière, la trappe bien que suffisamment large pour laisser passer un corps était vissé à l'habitacle.
Il désigna l'enclave de sa main droite frôlant l'épaule de Lena sans ménagement.

- "Dans l’hypothèse farfelue où vous parviendriez à ouvrir cette trappe, elle est située à l’horizontale. Ce qui signifie qu’elle ne débouchera que sur le vide. Il vous faudrait escalader la cage de l’ascenseur de l’extérieur pour monter sur notre toit…" De son doigt il remonta un pan de mur jusqu’à désigner le plafond et poursuivit :"En supposant que vous arriviez en vie là-haut et en supposant, ce qui fait beaucoup de variables et beaucoup d'inconnues dans le tableau, vous n'en disconviendrez pas, où notre ascenseur est bloqué entre deux étages, la porte doit être bloquée également par lui…"
Dans un petit rire feutré, il s'approcha d'elle et lui chuchota à l'oreille dans un souffle :

- "Alors soit... vous aurez fait toute cette petite plaisante balade pour rien. Soit, ça n’occasionnera rien d’autre qu’à vous tuer… Vous vous briserez après une longue longue chute... Cela dit, vous aviez déclaré que vous préféreriez cela à ma présence...alors ne vous en privez pas".

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________________________________________ Sam 4 Jan 2020 - 23:57


New York new york !


New York, 23h40.

Erwin Dorian est un putain de narcissique.

Voilà ma pensée profonde là tout de suite. Mais le pire, c’est que je me rends compte que je lui voue une haine sans failles qu’il me renvoie aussi. Je le déteste, il m’est irritant mais en même temps, je ne peux pas cacher le fait qu’il n’est pas si moche que je le prétends mais bien sûr, je ne l’avouerais pas. Je n’aime pas son narcissisme et surtout sa façon de me regarder de haut alors que je vaut bien plus que lui et ça, il le sait. Je ne voulais même pas répondre à cet imbécile mal luné et me contenta simplement de lever les yeux au ciel, sans quoi, j’allais lui sauter à la gorge.

Il m’exaspérait au plus haut point et ça, il le comprenait bien et je sentais qu’il s’en amusait, je le voyais bien. Je m’étais livrée un peu trop à mon goût et je m’en étais rendue compte que trop tard. Je me punissais intérieurement de trop en dire face à cet idiot. Cependant, je vins à me jurer de ne pas en dire plus, jamais plus. Un petit sourire narquois naquit sur mes lèvres à son affirmation.

« Pour une fois que nous sommes d’accord, je n’ai aucune once de considération à votre égard également très cher. » énonçais-je à ce dernier avec ce petit sourire narquois bien à moi.

Levant à nouveau les yeux au ciel, je me retins de lui faire un doigt d’honneur parce que je restais tout de même une femme correcte.

« Je vous emmerde. »

Quoi j’ai dit que j’étais une femme correcte, je n’ai pas dit que j’étais 100% parfaite. Je vins à pousser un soupir avant de reprendre alors que l’obscurité nous faisait amitié.

« Fermez là ou c’est vous que je vais finir par égorger. » maugréais-je.

Inutilement. Comme vous. Je voulais lui répondre tout cela mais je n’en fis rien, j’avais autre chose à faire que perdre mon temps à lui faire comprendre qu’il n’était rien dans ce monde. Balayant l’ascenseur avec la torche de mon portable, j’avais fini par tomber sur une trappe scellée. Elle était sur le sol de l’ascenseur mais c’était actuellement le seul moyen de sortie. Erwin vint vers moi avant que je ne reprenne la parole.

« C’est peut être ridicule mais cette trappe est accessoirement là tout de suite notre seul moyen de sortie. Et je ne compte pas passer un instant de plus dans cet ascenseur avec vous très cher, sans vouloir vous offenser. » terminais-je en levant les yeux au ciel.

Je sentis sa main frôler mon épaule et je me surpris à ressentir un frisson qui me parcourue l’échine de tout mon corps. Secouant légèrement la tête, je fis disparaître cette mauvaise sensation avant de passer mes doigts de ma main libre sur la trappe. Elle était vissée mais j’étais certaine qu’on pouvait se sortir de là. Un petit sourire naquit sur mon visage. Dans mon esprit défilée tout ce que m’avait appris mon frère adoptif. C’était peut être un sale enfoiré mais je savais pertinemment comment sortir de cet endroit. Tout ascenseur qui possède une trappe en bas en a une en hauteur, c’est ce qu’il m’a toujours expliqué. Je soupire et me recule légèrement avant de regarder Erwin.

« Je ne vous supporte pas mais je ne vais pas risquer de passer par la trappe du sol de l’ascenseur, je ne suis pas idiote à ce point. Alors cessez de déblatérer des débilités, je sais ce que je fais. Tenez moi mon portable pour illuminer le plafond s’il vous plait. Je vais avoir besoin de mes deux mains. » demandais-je à Erwin.

Alors que je me levais et attaché mes cheveux. Je balaye le plafond de l’ascenseur avec attention. La trappe était vissée sur le sol au centre de l’ascenseur alors si je suivais les connaissances de mon frère, il y avait une trappe similaire au plafond. Un sourire naquit sur mes lèvres alors que je mettais la main sur une poignée cachée, pile dans la parallèle parfaite de la trappe basse. Mon regard vint se poser sur Erwin alors que j’ouvrais la trappe.

« Vous vous sentez de grimper ? » demandais-je.


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________________________________________ Sam 11 Jan 2020 - 12:08

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New Nork, 23h45

  Le Destin avait quand même des amusements qui lui étaient bien propres. Néanmoins, Erwin lui concédait le fait d’être à présent en possession de bien plus d’informations sur son...ennemie  - pouvait-il réellement la qualifier ainsi ? -  qu’avant d’entrer dans le minuscule habitable de fer.
Le cloisonnement était propice aux confidences pour ceux que la nature avait doté d’une langue trop bien pendue, et vu son tempérament impulsif, Lena ne faisait pas exception  à la règle. Les renseignements qu’elle avait livré sans le vouloir et dont, il en était certain, elle regrettait déjà leur profération à l’heure actuelle, n’avaient pas été oubliés. Il les rangea précautionneusement dans un coin de sa tête, dans l’attente de nouveaux indices. Il s’interrogeait notamment sur sa personnalité maudite et sa réelle identité. Qu’avait-elle bien pu être dans le monde des contes ? Il n’en détenait pas le moindre indice mais à quoi s’attendre avec elle ? Tout au plus une domestique.
Rivant son attention sur la jeune femme, il songea au mot qui avait traversé son esprit. Une « ennemie », ce simulacre de scientifique ? Non le terme sonnait trop fortement et lui offrait trop d’égards, elle n’en n’avait pas la trempe. Et pourtant il la détestait, tout aussi simplement qu’elle le faisait.
L’insulte qui lui vrilla les oreilles acheva de l’en convaincre. Il ferma ses paupières comme douloureusement, comme si la simple entente de cette grossièreté l’avait touché, atteint en plein coeur par sa vulgarité, puis une moue mi dégoutée mi amusée refit surface :

-  Toujours aussi mal-élevée, visiblement on a oublié de faire votre éducation très chère…

Cela la blesserait suffisamment subtilement pour qu’elle ne fasse pas le rapprochement avec ce qu’elle avait déjà auparavant livré lors de leur dernière entrevue.
En attendant, il mettrait son cerveau à contribution. Lorsque la lumière s’éteignit sur eux, les laissant se débattre avec leurs propres ténèbres, il rejoignit la jeune femme à proximité de la trappe qu’elle explorait visiblement, toutes à ses idées sottes de sortie. Bien que la cage était pour le moins mal éclairée, il ne put cependant, que noter la raideur subite qui figea la brune lorsqu’elle perçut sa présence toute proche. Tout conscient de l’inconfort qu’il provoquait, il ne s’écarta pas plus, s’en amusant davantage. S’il l’avait voulu, il aurait presque pu en finir là, avec elle. Il suffisait d’un geste précis, s’il en croyait Hyde. En supposant qu’elle ne se défendrait pas. Le noir aidait à ajouter une facilité complémentaire à l’oeuvre.
Mais il ne mis pas sa plus sanguinaire pensée à exécution. Il ne ferait pas couler le sang, ça aurait été lui concéder la victoire que de lui permettre de le faire sortir de ses gongs, sans compter la facilité flagrante qu’on aurait de le désigner coupable. Et puis, une vengeance si brutale, si dénuée de subtilité ne le satisfaisait pas. Vivante, c’était bien plus satisfaisant.
Il se contenta alors de l’écouter grommeler qu’elle n’était pas idiote puis la regarda se relever tout en lui jetant presque le téléphone dans les mains. Bien sûr qu’elle savait ce qu’elle faisait, il le savait parfaitement, ce qui ne l’empêchait pas de trouver l’idée pathétiquement ridicule au possible.
Dans un rire moqueur, il dirigea le faisceau lumineux vers le haut du plafond. Bien sûr, les deux fameuses trappes de secours. Il n’avait pas eu besoin de lever les yeux pour savoir que ce qu’elle cherchait se trouvait au plafond. Mais il devait avouer qu’il demeurait surpris qu’elle puisse connaître cette astuce. Non pas qu’il la considéra comme une imbécile, ce n’était pas vraiment le cas...mais elle était d’une telle arrogance pour un esprit si banal. Elle l’avait sûrement appris d’un autre ? D’un ami ou peut-être d’un membre de sa famille.
Lena entre-temps avait fini par trouver ce qu’elle recherchait malgré la pénombre et dans une exclamation légère, pressait déjà du bout des doigts la poignée cachée que révélait la faible lumière du smartphone.
Il tourna la tête vers l’endroit où devait se trouver la jeune femme.

- Grimper ? Répéta-t-il en abaissant le faisceau du portable à la hauteur de la scientifique, renvoyant la trappe dans l’obscurité, Mais où vous croyez vous donc, Lena ? Dans un film d’espionnage ?

Il n’avait même pas tenté de dissimuler la raillerie qui commençait à pondre dans sa voix. Éclairant sans vergogne le visage de la jeune femme jusqu’à lui faire plisser les yeux, il examina un instant pour observer son aspect déterminé..et abandonna toute stature pour éclater d’un rire strident et présomptueux.
A la différence d’une journée ordinaire, il ne le calma pas, le laissa s’exprimer, savourant le plaisir de l’entendre se répandre aux dépends de Lena. Ce son n’appartenait pas à la malédiction, il appartenait au passé mais plus encore, il lui appartenait à lui, Preminger. Son authentique personnalité flamboyante qu’il contenait encore derrière quelques mimiques policées.
Secouant la tête dramatiquement, appuyant sa main non embarrassée par le téléphone de Lena sur son coeur, il ajouta dans un souffle:

- Diantre!  Comme vous pouvez être déraisonnable parfois ! Ma pauvre...pauvre naïve enfant !  Pourquoi irais-je donc à m’adonner en votre compagnie à cette activité périlleuse et insensée en risquant de froisser mon costume quand nous n’avons qu’à prendre notre mal en patience en attendant que l’incident soit réparé ?  Nous sommes dans un hôtel de luxe, Lena. Vous semblez peu familière de ces établissements alors laissez-moi vous conter qu’ils sont si à cheval avec le prestige de leur établissement qu’ils sont nécessairement déjà conscients de l’existence de ce problème. Et les caméras de surveillance n’auront pas manqué d’indiquer notre présence. Manquez-vous donc cruellement de jugeote pour trouver préférable de risquer votre vie pour jouer les agents secrets et vous hisser sur le toit d’une cage d’ascenseur pour tenter d’ouvrir une porte blindée en métal, qui sera peut-être bloquée par ledit ascenseur, plutôt que de patienter gentiment comme une personne convenable en faisant fi de votre antipathie ?  

Il pouffa à nouveau, dans un geste méprisant puis éclaira à nouveau la trappe que le plafond dissimulait astucieusement il est vrai derrière quelques moulures. On ne distinguait rien avec l'éclairage insuffisamment puissant du téléphone de la brune. Seul une sorte de vente froid s'engouffrait dans l'habitacle par ce biais.
Il sentait l’agacement de Lena ou plus exactement sûrement sa fureur mais il ne s’excuserait pas d’être capable de dominer son aversion pour sa sécurité personnelle. Idiote. Au final, il en était presque vexé.
Il effleura du bout des doigts l’ouverture révélée ne rencontrant que le contact glacial du métal et ricana une nouvelle fois :

- Vous pouvez y aller, je ne vous retiens pas…. Mais à ce propos...Si vous comptez entreprendre cette folle aventure… Je vous ferais aimablement remarquer que...vous ne disposez pas du gabarit nécessaire pour vous hisser là-haut sans aide.

Pour sa part, il aurait pu parvenir à grimper dans le trou béant en premier suffisamment pour aider la jeune femme à y monter à son tour. Il aurait pu aussi se contenter de lui faire la courte-échelle.
L’avoir formulé à voix haute le rendit interrogatif. Et si celle-ci n’avait cure de recueillir son aide ? Il n’avait pas envisagé cette éventualité, espérant plutôt que l’idée de devoir le solliciter la rebuterait suffisamment pour qu’elle renonce à son projet… Ou tente directement sans aide. Il serait sûrement cocasse de l’observer tenter vainement d’attraper un pan de la trappe telle une souris en cage. Il parait que le ridicule ne tue pas… Dommage. Mais qu’en serait-il si contre-toute attente elle lui demandait de l’aider à la hisser là-haut ? Elle n’avait déjà pas su refuser une danse avec lui par simple bravade, peut-être agirait-elle de même ? Il ne voulu pas abaisser ses yeux sur la silhouette de Lena, au pire des cas il refuserait de l’aider. Loin de lui l’idée de se froisser un membre par effort physique pour cette peste. En plus, cette idiote serait sûrement capable d’abîmer son bel habit.
Il tenta de l’imaginer au sommet de la cage de fer face à la structure intérieure du bâtiment, plongée dans dans les ténèbres et un abîme réel à chaque pas hasardeux…
L’ennui avec cette haine pour Lena c’est qu’il ne parvenait pas réellement à résister à l’envie de la voir se débattre avec une situation nocive dans l’espoir qu’elle ne s’en tire pas indemne. Si cette dernière effectuait un plongeon vers l’inconnu il aurait été bien désolant de manquer cette scène. Dans un autre côté, il serait bien plus désappointant encore d’en être personnellement victime.
Mais il doutait qu’elle en soit personnellement capable. Plus encore, malgré sa haine, elle était trop bêtement serviable pour encore l’inclure dans ses plans d’évasion inutiles comme si elle souhaitait l’aider à se sauver également de la situation… Lena et ses combats. Il fit un pas vers l’endroit où elle se trouvait, l’absence de lumière dissimula un début de sourire mesquin.

- « Vous ne souhaitez pas passer une seconde de plus avec moi dans cet ascenseur sans vouloir m’offenser » pour vous paraphraser mais vous semblez intéressée pour passer des secondes supplémentaires avec moi sur le toit d’un ascenseur...Même si j’ai tout de suite compris qu’il ne fallait pas trop en attendre de vous sur le plan psychique, vous êtes tout de même remplie de contradictoires notoires, ma chère. Vous devriez y réfléchir. Mais soit. S’il le faut, je vous ferais un plaisir de vous aider à accéder au-dessus afin vous puissiez constater par vous-même que l’entreprise est trop périlleuse et que la perspective d’une attente en ma compagnie bien qu’odieuse à vos yeux reste finalement la plus enviable.


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________________________________________ Dim 12 Jan 2020 - 2:05


New York new york !


New York, 23h40.

Je manque de peu de lui sauter à la gorge quand il vient à énoncer que je suis mal-élevée. Mais pour qui se prend cet imbécile ? J’ai tellement envie de lui taper sur la tête pour lui remettre les idées en place à cet abruti mais je vais pas m’abaisser à son niveau. Mais alors pourquoi là tout de suite, je m’apprête à répondre ? Vous pouvez me le dire.

-Vous êtes un sombre crétin qui se prend pour le roi du monde mais qui n’est rien d’autre qu’un insecte que je me ferais un plaisir d’écraser avec mon talon si je n’avais pas un minimum de self-contrôle et surtout d’éducation.

Je n’allais pas encore lâcher prise et parler de mes parents, il pouvait bien se les mettre où je pense ses réflexions. Pour l’instant, il fallait qu’on sorte de là. Ce n’était même pas envisageable que je passe un instant de plus dans cet ascenseur dans lequel je commençais à me sentir claustrophobe à souhait. Alors que je lui jetais presque mon portable dans les mains, je commençais à tâtonner le plafond de l’ascenseur pour finalement découvrir la seconde trappe. Une chance que j’ai passé autant de temps avec mon grand-frère. Il faudra que je pense à le remercier. Ouvrant la trappe, je propose à Erwin de grimper le premier.

Levant les yeux au ciel, je croise les bras sous ma poitrine tandis que mes ongles commencent à s’enfoncer dans les paumes de mes mains. L’ascenseur se mit dangereusement à grincer mais je savais par expérience à cause de mon dégénéré de frangin que l’ascenseur ne partait tout bonnement pas dans le bon sens.

« Non, dans la vie réelle Erwin et si on sort pas d’ici, on va tomber avec l’ascenseur. » énonçais-je en fronçant les sourcils.

Il éclaira mon visage bien trop longuement à mon goût, ce qui me fit plisser les yeux et je lui ordonnais de baisser le faisceau lumineux. Il allait finir par me rendre aveugle avec ses conneries. Il vint à éclater d’un rire qui lui ressemblait si bien. Un frisson parcouru l’échine de mon corps alors que je ne le quittais pas des yeux.

« Etant originaire du monde réel mon très cher Preminger, il s’avère que je suis bien plus familière des hôtels de luxe que vous, y ayant passé une grande partie de ma vie, étant détentrice par ma mère biologique de quelques hôtels luxueux comme vous dites. Et pour votre gouverne, cet ascenseur va tomber dans peu de temps. Les plombs ont disjoncté et vu le bruit sourd d’il y a quelques instants, l’une des attaches s’est brisée. Qui dit hôtel de luxe, ne dit pas forcément ascenseurs neufs. Si on ne se dépêche pas, on va faire une belle descente qui se verra fatale. Pas que ça me déplaise de vous voir raide mort sur le sol mais je ne suis pas une connasse sans empathie, donc primo, vous fermez votre gueule et vous m’aidez, deuzio, les caméras de l’étage auquel nous sommes sont éteintes et celle-ci également. » dis-je en montrant la caméra de l’ascenseur « coupure d’électricité sombre crétin. »

Reprenant mon portable des mains d’Erwin, je retourne près de la trappe avant de l’illuminer tout en tournant le regard vers Erwin.

« En arrivant sur le toit de l’ascenseur, il nous suffira de grimper sur l’échelle qui se trouve sur le côté droit de l’ascenseur au niveau du mur. Vu l’endroit où nous nous trouvons, on aura une dizaine de mètres à monter et on pourra arriver auprès des portes de l’étage supérieur qui ne sera tout bonnement pas bloquées par l’ascenseur. Pour en revenir à ce que vous me disiez avec votre bonne vieille gentillesse, ne vous fiez pas aux apparences Erwin, c’est tellement petit… Tournez vous s’il vous plait. »

Ouvrant ma valise, j’en sors un jean que j’enfile sous ma robe avant de retirer ma robe et enfile rapidement un chemisier dont je noue le bas autour de ma taille après avoir fermé les boutons. Retirant toutes mes affaires de ma valise, je retrouve mes bottines et les enfile. Cela serait bien plus simple. Le laissant parler, je remplie ma valise, la referme et la place de telle manière à avoir un peu d’élan. Visualisant la hauteur de la trappe, la hauteur des barres d’appui et celle de ma valise avant de faire un sourire vainqueur à l’intention du notaire.

« Merci mais je me passerais de votre aide. » énonçais-je à ce dernier avant de me hisser sur ma valise. Cette dernière étant stable, je savais que je ne risquais rien. Prenant appui avec mon pied droit sur la barre d’appui, je me propulse autant que je peux et utilise mes bras pour me hisser sur le toit de l’ascenseur. Après quelques minutes, j’arrive à atteindre le haut et me hisse à l’extérieur de la cage d’ascenseur alors qu’il bouge dangereusement tandis qu’une étincelle électrique jaillit soudainement non loin de moi mais sans dommage tandis que l’ascenseur commence à dangereusement tomber en « grattant » les côtés. Regardant Erwin, je le fixe quelques instants.

« Soit vous montez avec moi parce que certes, je ne vous aime pas mais ça m’ennuierais que vous finissiez aplatit en bas, j’aurais plus personne à détester après. Ce serait bête non ? Soit vous restez là et vous irez rejoindre les Enfers, c’est à vous de voir. » énonçais-je à ce dernier « Je n’ai jamais autant été reconnaissante au fait d’être une Davis. » murmurais-je. L’ascenseur continue dangereusement à glisser « Dépêchez vous bon sang Erwin ! »



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    le mensonge
    MENSONGE[mɑ̃.sɔ̃ʒ] n.m - Le mensonge est une forme de manipulation qui vise à faire croire ou faire faire à l'autre ce qu'il n'aurait pas cru ou fait, s'il avait su la vérité. En général, le mensonge s'oppose à la véracité, à la sincérité ou à la franchise. Plus précisément, mentir consiste à déguiser sa pensée dans l'intention de tromper.
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Erwin Dorian



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________________________________________ Dim 12 Jan 2020 - 23:34

"Pourvu qu'on soit pas les seuls dans cet ascenseur"

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New Nork, 23h45

Preminger comprima un rire étouffé. Lui un insecte ? Cette petite péronnelle vivait-elle donc réellement dans un autre monde ? Bien évidemment, elle ne pouvait deviner son origine, mais il fallait être aveugle pour ne pas voir sa superbe intelligence, son statut racé et son extrême beauté qui achevait de démontrer sa suprême supériorité. La vie l’avait doté de toutes ces qualités pour une raison évidente.

- N’inversez pas les rôles, Lena… Vous continuez de me sous-estimer ce n’est pas très gentil de votre part… roucoula-t-il avec arrogance, Vous ignorez ce dont je suis capable et je vous ai déjà dit une fois que je ne me vantais jamais sans dessein.

De l’oeil extérieur de la jeune femme, il devait apparaître comme un simple homme fier de sa réussite et assez ambitieux. Il n’avait jamais caché devant Lena son caractère hautain, non pas par indifférence mais bien parce que les circonstances de leur rencontre l’en avaient empêché. S’ils s’étaient connus d’en d’autres circonstances sûrement aurait-elle à peine décelé sa personnalité. Il se contenait bien mieux d’ordinaire qu’en situation de danger et d’inconnu. La faute à Georgia et son stupide colis mais c’était un autre débat. Il n’empêchait que se faisait, Lena avait bien plus rencontré Preminger que Maître Erwin Dorian, son enveloppe de la vie de tous les jours, sans savoir néanmoins ce que cela signifiait. Dans la vie de Storybrooke, il détenait moins de pouvoirs qu’autrefois, même s’il était bien décidé à le récupérer de gré ou de force. Quant à elle. Tout ce qu’elle pouvait pavoiser sur sa prétendue éducation et bonté, se trouvait en permanence mise en défaut par ses actes et paroles. Qu’elle ne s’y trompe pas, elle aussi aimait le luxe et le confort, les vices visibles qu’elle lui reprochait résidaient tout autant dans son propre coeur. A la différence de lui qu’elle n’avait aucune raison de se pavaner vu la médiocrité de son caractère.

Il leva les yeux au ciel lorsqu’elle évoqua la chute de l’ascenseur. Réellement ? Elle le prenait donc vraiment pour un parfait imbécile ? Il avait déjà écopé de panne d’ascenseur dans sa vie et jamais l’ascenseur ne s’était pour autant détaché de la cage qui le maintenait en état de fonctionnement.. Sinon plus personne n’aurait osé prendre le risque d’y monter. Finalement Lena Davis était indigne de haine, le seul sentiment qu’elle devait provoquer c’était de la simple pitié.
Son éclat de rire sonore l’empêcha d’entendre distinctement un bruit sourd, grinçant. Extérieur au lieu dans lequel ils étaient détenus. Il ne le perçut qu’indifféremment tout à son hilarité. Cela était sûrement le signe d’une intervention. L’ascenseur bougeait un peu. Il semblait glisser ? Non c’était une vue de l’esprit, c’était son rire qui rendait sa perception biaisée. C’était simplement le travail des intervenants sûrement. Pour l’instant, il s’amusait bien plus à observer le mal-être qu’il faisait naître chez Lena. Il était amusant de voir que contrairement à son mental, son corps réagissait à ses approches ou ses attaques bien plus instinctivement.
Il souriait lorsqu’elle livra appartenir au monde réel...se figea un instant lorsqu’elle prononça son vrai nom. Grâce à la lumière dirigée vers la jeune femme, elle ne put apercevoir la stupeur qui parcouru son être. Comment ? Venait-elle de mentir ? Connaître son nom nécessitait de l’avoir connu, lui. Mais elle ne pouvait être Anneliese. Il l’aurait reconnue… Et Genevieve bien plus encore. Quoiqu’elle n’avait pas su différencier sa propre fille d’un sosie jadis, là où lui l’avait fait.
Non non, ce n’était pas Anneliese, il en était certain, elle n’aurait jamais agit ainsi. Se serait précipitée voir sa mère dans les locaux d’Amazon et lui aurait tout raconté là-bas. Il n’aurait jamais pu être aussi berné. D’autant que les deux jeunes femmes ne se ressemblaient pas et cela allait au-delà d’une simple couleur de cheveux. Lena était plus femme, plus assurée que la princesse. Si elle n’était pas la princesse soit elle l’avait connu comme domestique soit elle était simplement bien renseignée.
Il pencha pour la seconde hypothèse. Bien qu’elle s’en défende, ses manières laissaient à désirer comparées à celle de son époque, sauf si elle avait appartenu à la populace.
Ce qui signifiait donc…que d’une façon ou d’une autre quelque chose ou quelqu’un l’avait renseigné à son sujet. De ses connaissances, il n’en connaissait que trois, détenteurs de son identité : Midas, Genevieve et Erika. Ils doutaient que l’un des trois aient pu parler. Sauf si cette peste avait séduit Midas pour le faire parler. Mais ce dernier n’aurait pas manqué de s’en méfier vu qu’il connaissait sa photographie. Erika… Non, pour la rencontrer, aurait-il fallu venir jusqu’à l’étude. Quant à Genevieve, c’était bien la plus influençable oui. Celle qui aurait pu livrer l’information sans ressentir le besoin de lui préciser.
Restaient les jumeaux mais ils étaient en prison. Les autres ne l’avaient jamais revu.
Ou alors avait-elle eu accès à quelques documents contenant son identité ? Avec certitude néanmoins, si ne s’agissait que de cela, Lena ne disposait en réalité d’aucunes informations réelles à son sujet. Ses secrets étaient internes à sa personne.

- Oh vous vous êtes donné la peine de vous renseigner sur mon compte, ma chère ! J’espère que ce que vous en avez appris vous a contentée...pouffa-t-il négligemment comme si la perspective de son identité dévoilée ne lui causait aucun tort. Je m’esbaudis néanmoins de découvrir à quel point ma personne vous passionne, à vos dépends. A titre comparatif, je mentirai si j’affirmais avoir fait quelques recherches sur votre personne. Je m’en désintéresse.

Ce qui était une vérité sans en être une vu qu’il avait effectivement prévu de s’en intéresser pour s’en venger. Mais visiblement cette dernière avait été plus rapide. Peu importait à présent, elle venait de lui livrer suffisamment d’informations sur son passé pour qu’il puisse considérer être même en supériorité. Ainsi sa mère biologique possédait des hôtels de luxe. Ce n’était pas la première fois qu’il avait eu l’occasion d’entendre Lena se vanter de sa richesse, et chaque fois il avait balayé ces informations comme si elles n’avaient que peu d’intérêt tout centré sur la haine qu’elle déclenchait à sa seule vision. Curieusement, l’entendre le lui clamer une ultime fois à la tête lui rendit une certitude première. Lena Davis était effectivement riche. Elle se pensait plus riche que lui. L’était-elle ? Cela ne pouvait être une certitude, il avait en sa possession les avoirs entiers d’un royaume avant la malédiction et ceux-ci avaient été convertis après son mariage dans le « monde réel » même s’il évitait de l’étaler trop visiblement.
Pour tous ceux qui le connaissaient, oui le notaire avait de l’argent. Une quantité impressionnante d’argent mais il se gardait bien d’indiquer à tous qu’il était propriétaire d’un nombre imposant d’immeubles de la ville à son nom personnel et surtout par l’usage de diverses sociétés. Qu’il spéculait à profit uniquement et qu’il ne comptait pas non plus le nombre de personnes dont il avait recueilli les fonds. L’avantage d’être notaire résidait notamment dans le fait de passer directement les actes qui le concernaient sans tiers.
Néanmoins, la fortune de Lena semblait être colossale, intéressante et même...enviable. S’il l’ajoutait à la sienne, peut-être même que Picsou en serait détrôné… Dans tous les cas, il ne refusait jamais l’appel de l’or.
Cela dit, il ne se refusait jamais rien.
En attendant, Lena semblait dans un état de nervosité qu’il identifia comme de la panique. Une peur qui n’émanait pas lui mais bien de la situation dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. Ce qui se traduisait en un esclandre de colère et de mots injurieux qui donnaient envie au notaire de la bâillonner pour la faire taire. Le bruit sourd et la sensation de glisser continuaient en parallèle de leur discussion et peut-être aurait-il pu mieux s’en soucier sans cette sotte hurlante.
Le pire était qu’il semblait que la situation n’était pas aussi normale qu’elle aurait du l’être et c’était là concéder à la jeune femme un point. Malgré tout, cela semblait si improbable. Tout à ses rêves d’espionnage, Lena oubliait un détail important : un ascenseur ne se décrochait pas comme ça.
A l’inverse, elle continuait à l’agacer avec ses phrases directives et ses insultes, comme si la situation ne méritait pas un peu d’intelligence.

- Premièrement, vous n’avez pas d’ordre à me donner, il me semble être Maître de ma personne et par mon métier et grand bien m’en fasse, coupa-t-il sèchement en haussant la voix Secondement, je vous saurais gré de vous adresser à moi avec un peu plus de déférence. Quant aux caméras, vous n’ignorez donc pas qu’un vigile est posté en permanence devant les caméras de l’hôtel. Effectivement maintenant celle-ci a grillé et ne diffuse plus...Mais au moment de notre entrée et avant qu’elle ne s’éteigne elle diffusait toujours.

Cela du faire son effet, car elle reprit d’un ton plus posé pour détailler l’existence merveilleuse d’une échelle au plafond et de la magnifique perspective de grimper afin de s’extraire de l’ascenseur… Parfait, parfait.
Il allait sous-entendre l’inconfort pratique de sa tenue pour se livrer à de telles acrobaties lorsqu’elle lui demanda de se tourner. Au moins, elle, avait la chance de pouvoir se changer quand son pauvre costume allait-être complètement fichu.
Alors qu’elle lui prenait le portable des mains pour l’utiliser, il menotta son geste en saisissant son poignet:

- « Rassurez-vous, Lena, je suis un gentilhomme et nous sommes dans une relative obscurité », chuchota-t-il un sourire railleur sur les lèvres puis il ajouta perfidement sur le ton de la confidence, « Et dans l’hypothèse où ne le serions pas, aucune fibre de votre être ne m’est désirable ma très chère, si bien que je n’ai cure de vous apercevoir, quand bien même seriez-vous la dernière femme dans l’univers ».

Il la lâcha d’un geste sec puis se retourna en riant. Il l’entendit ouvrir la fermeture de sa valise et tatonner dans la nuit à la recherche d’une tenue plus pratique. Dommage. Cette robe là au moins réussissait l’exploit d’être élégante. Pas de faire oublier la personne qui la portait mais elle était belle. Bien que sobre, trop sobre, mais tout était trop sobre pour quelqu’un qui avait connu l’opulence des fanfreluches de la Cour, n’est-ce pas ?
Et puis, après tout, il n’allait pas pleurer sur la garde-robe de Lena Davis. Elle avait après tout l’argent nécessaire pour se vêtir correctement. Même lui, lorsqu’il n’avait été qu’un simple roturier prenait plus de soin à s’apprêter qu’elle. Certes la mode avait changé… Et il ne pouvait pas dénier qu’elle possédait des tenues agréables pour l’époque.
Mais qu’importait, non ? Il pensait complètement ce qu’il avait dit, ça ne changeait rien. Aussi agrémentée qu’on le voulait, une bête carpe resterait une carpe et il en était de même pour Lena. Peut-être pouvait-elle contenter certains hommes, pas lui. Il était au dessus de ça.
Il focalisa son attention sur d’autres bruits que le froissement des tissus, les grésillements et l’espèce de grincement sourd qu’il avait cru attendre auparavant et que Lena avait assimilé à l’ascenseur. Se pouvait-il ?
A présent, il n’était plus tout à fait sûr de sa propre sécurité. Il continua néanmoins à divaguer l’air de rien, son esprit voguant sur l’habitacle. Rien ne servait de se précipiter en pleine panique. Si Lena mettait en œuvre son projet, elle serait à mène de lui confirmer ou non l’état réel de la situation.
Un bruit sec le poussa à se retourner, suffisamment rapidement pour voir Lena à présent juchée sur sa propre valise atteindre le toit de l’ascenseur en refusant son aide. Une pointe de dépit passa en lui tandis qu’il contractait nerveusement son poing gauche. Le sourire victorieux qu'elle arborait à son intention lui fit la détester encore plus. Peste ! Il avait oublié la valise… Une occasion manquée de la mettre dans l’embarras.
Faute de mieux, il l’observa se contorsionner, à présent vêtue s’il voyait bien d’un chemisier mal noué et d’un jean -parfait cliché du far west – pour parvenir à disparaître dans le trou béant qui la dissimulait à ses yeux emportant avec elle toute lumière.

- Idiote… maugréa en allumant de mauvaise grâce celle de son propre téléphone. J'espère que vous appréciez la vue...

Il haussait déjà les épaules presque résigné à l’idée de patienter solitairement jusqu’à l’arrivée des secours lorsqu’un choc plus abrupt secoua l’ascenseur.

- Qu’est-ce que… murmura-t-il

Il s’était éloigné du mur contre lequel il s’était adossé, par simple impression mais il était bien dans l’obligation de le reconnaître. L’ascenseur glissait. Non, il ne glissait pas… Il… Il tombait. Impossible. Il scruta l’interstice de ténèbres, peut-être que c’était cette garce ? Peut-être avait-elle délibérément coupé l’ascenseur ?
Comme pour le prendre à défaut, le visage de Lena réapparu. Au regard de la mine presque inquiète avait laquelle elle le regardait, il ôta ses soupçons à son encontre. Et pris conscience de la situation. Rejoindre les Enfers ? Non, non hors de question. Une peur panique commençait à pondre dans son esprit. Il tâcha d’imaginer la chute et l’impact du sol et blêmit. Il fallait qu’il sorte de là et tout de suite. Mais… Et s’il n’y parvenait pas ? Il avait affirmé avec arrogance qu’il parviendrait sans difficulté à s’extraire jusqu’au toit mais à présent…
Il fallait bien y passer.

- Poussez-vous donc de là… Laissez-moi passer, glapit-il tandis qu’il sautait pour saisir les bords trappe.

Tâchant d’ignorer les battements de son coeur, à la force de ses bras, il parvint à se hisser suffisamment hautement pour faire basculer l’un de ses jambes au dessus de la trappe, puis la seconde. L'effort lui fit plus mal qu'il ne l'aurait cru, peu habitué à la gymnastique improvisée.

- Je ne vous remercie pas pour votre aide, claqua-t-il tout en redressant doucement sur ses jambes flageolantes, tentant de dissimuler sa peur, vous avez été en tout point complètement inutile Lena et…

Il sortit son téléphone encore illuminé qu’il avait à la hâte rangé dans sa poche pour éclairer les environs. S’arrêta sur la courroie de l’ascenseur, là où devait se trouver l’attache. Il n’y avait rien… Un fil pendait lamentablement annonçant le sort qu’il leur réservait. Pris d’un doute, il tourna la lumière vers les trois attaches restantes, les observant avec attention, maîtrisant du mieux qu’il pouvait l’angoisse qui lui étreignait le cœur.
Puis tourna un visage défait vers la jeune femme

- Je suis au regret de vous annoncer que s’il n’y a rien d’anormal dans un ascenseur défaillant, les pannes d’ascenseur n’occasionnent la chute dudit ascenseur que dans un seul cas. Qui est le notre. . Cet ascenseur était neuf, l’attache n’avait aucune raison de se briser. Autrement dit… Cela n’a rien d’accidentel. C’est un acte de sabotage prémédité…

Il s’arrêta subitement, tout figé par l’apparition soudainement d’une étincelle électrique à proximité d’eux. Le sol sous leurs pieds sembla accélérer sa chute :

- Il faut sortir d’ici et vite !



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