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Ludwig T. Oakenshield



« Casse-toi Flanders ! »


Ludwig T. Oakenshield


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________________________________________ Jeu 6 Fév 2020 - 8:36


Fuck
Ludwig & Lewis



« Pourquoi il a fallu que ça tombe sur nous sérieusement ?! Le monde ne peut il pas nous laisser tranquille ? »
Ludwig n’avait pas dormi de la nuit et la fatigue nerveuse commençait à se faire sentir. Oh pas qu’il n’en eut pas envie, et qu’il n’eut pas tout le loisir de pouvoir s’étaler dans son gigantesque lit, étant donné qu’il était seul mais il n’y arrivait pas. Pourtant il avait essayé. Il s’était couché à son heure habituelle après avoir trainé sur les pages internationales de ses différents journaux en ligne et le sommeil n’était jamais venu. Malgré son corps épuisé. Malgré les médicaments qu’il continuait de prendre alors qu’il disait à qui voulait l’entendre qu’il n’avait rien. Que ce stress post traumatique n’était qu’une illusion donnée par cette fichue malédiction. Alors qu’il était bien là, tapis dans l’ombre tel un monstre qui le dévorait petit à petit sans même qu’il ne s’en rende compte. Dès qu’il avait fermé les yeux, les images de la guerre était apparu. Celle d’Irak, d'Afghanistan mais aussi celle de la Moria. Tout se mélangeait. Le passé avec le présent. Les orques avec les terroristes. Le réel avec l'irréel. Si bien qu’il n’avait dormi qu’une toute petite demi heure, se reveillant en hurlant, transpirant et fébrile. Même la douche glacée n’avait pas réussi à le remettre sur pied. Il avait traîné dans son immense maison avant de s’installer devant la télévision et de zapper sur les centaines de chaînes qu’il avait. Il ne regardait rien de précis, son esprit toujours focalisé sur ces histoires horribles qu’il avait vécu. Même si aujourd’hui le peuple des nains qui se trouvait à Storybrook était bien, vivant tous dans une certaine forme d’opulence et de richesses, le reconnaissant encore et toujours comme leur Roi, qui les guidait dans cette nouvelle vie, il ne pouvait s’empêcher d’avoir des regrets. Ils étaient si près de récupérer Erebor et voila qu’une sorcière d’un autre monde avait tout gâcher. Warren et Berthold lui disaient que cela ne servait à rien de ressasser le passé, qu’ici, ils étaient vraiment heureux. Que pas un seul des nains ne regrettaient la Terre du Milieu. Bien sur, il y avait parfois un peu de nostalgie, mais que ce nouvel environnement était bien plus apaisant qu’avant et qu’en plus, il avait recréer leur ancienne condition de vie. Il avait prit que les cotés positifs, laissant les cotés négatifs là bas. Que pouvaient ils demander de mieux ? Certes, ils avaient eu besoin d’un temps d’adaptation mais maintenant tout allait bien. Personne n’avait rien à redire parce que tout le monde était bien, heureux. Certains avaient des malheurs, mais leurs vies en général allaient bien. Ludwig ne devait pas s’en faire. Cependant il se faisait quand même du soucis. Berthold disait que c’était parce qu’il était un bon roi, qu’il se souciait du bien être des gens qui estimaient être sous sa responsabilité. Parfois il pensait ne pas l’être assez. Oui il donnait du travail à tous grâce à son entreprise qui grossissait toujours plus mais il n’y avait pas que ça. Il y avait l’humain. Il essayait de faire des efforts mais son tempérament n’était pas toujours au rendez vous. Il était comme ça, il voulait le meilleur pour tout le monde s’en se rendre compte qu’il l’avait déja, trop embrumé par ses propres soucis. C’était parce que lui même n’était pas vraiment heureux qu’il pensait que les autres se trouvaient dans le même état.

Ainsi dès qu’il avait remarqué sur l’horloge que l’aiguille avait dépassé les 5h du matin, il s’était extirpé du canapé pour aller se doucher et se mettre en tenu de sport. Courir lui ferait le plus grand des biens. Il aurait pu y aller plus tôt, le faire toute la nuit même, mais ses anciens instincts étaient toujours présent, et la nuit représentait beaucoup plus de danger que les gens voulaient le croire. Certes, il faisait toujours nuit quand il sortit de chez lui, mais ce n’était pas la même chose. Il remarqua que Margrethe et Wilson dormaient toujours, leur dépendance se fondant dans la nuit noire. Il eut un petit sourire tout en s’échauffant. Il appréciait véritablement les deux domestiques qui s’avéraient aussi être les deux plus fidèles que son grand père avait eu du temps où il était roi sous la montagne. Pour ainsi dire, il avait grandi avec eux, et les retrouver dans ce monde ci avait été une lumière de joie non négligeable. Il aimait Margrethe quasiment comme si elle avait été sa mère. C’était elle qui s’était occupée de lui pour les tâches rudimentaires comme son père disait, mais Ludwig avait gravé l’amour qu’elle lui avait donné au plus profond de son âme. Alors quand ils s’étaient tous les deux présenter à lui pour le servir, comme ils auraient fait si cet affreux Smaug n’avait pas tout perturbé, il avait accepté. Il leur avait fait construit une petite maison et il les choyait du mieux qu’il pouvait. Finissant ses étirements, il partit en sprint avant de prendre une allure beaucoup plus souple. L’air frais lui faisait énormément de bien. Il sentait tous ses muscles travaillaient et l’adrénaline que lui procurait le sport endormissait enfin ses démons. Ce n’est que quand il sentit son portable vibrait dans sa poche qu’il se stoppa, repoussant toujours plus loin ses limites. C’était Akihiro qui lui rappelait qu’il avait une réunion à 9h30 dans la salle ouest avec des actionnaires. Il n’était que 7h30, il avait le temps de faire le trajet jusqu’à chez lui pour reprendre une douche et enfiler l’un de ses costumes légendaires. Il lui répondant lapidairement qu’il le remerciait de son mémo et qu’il attendait sa note sur lesdits actionnaires. Reprenant sa course, il fit cependant un petit détour à travers d’autres bosquets de la forêt. Au bout d’une vingtaine de minutes, il se stoppa net, entendant des voix qui lui parvenaient dans le lointain. Il savait bien qu’il y avait d’autres joggeurs, surtout maintenant que l’heure était un peu plus décente. Si en temps normal il préférait les éviter, allant jusqu’à mettre de la musique pour ne pas à avoir à parler avec eux, il se dirigea dans leur direction, parce que c’était son chemin, et surtout parce qu’il lui sembla reconnaître la voix Et il ne s’était pas trompé. C’était bien Thomas entrain visiblement de saouler Lewis.

“Oh mais qui voila ! Tonton Ludwig !”

Bizarrement, Ludwig fit exactement la même tête que Lewis quand Thomas sautilla vers lui pour le prendre dans ses bras. Depuis qu'il avait entendu Kiaran l'appeler mon oncle, ce qui était vrai d'autant plus, il avait décidé qu'il l'appellerait aussi comme ça. Il avait beau lui dire que non, il ne voulait pas c'était peine perdu. Visiblement Thomas n'avait pas vraiment peur de lui, alors que tous trembler même les murs quand il élevait la voix et qu'il se montrait sous son jour le plus intimidant.

“Ravi de te voir aussi … Thomas … Lewis.”

Il le salua d’un geste de la tête, gardant sa moue de jugement envers le jeune adulte qui n’arrêtait pas de leur lancer des regards étranges.

“Je savais que j’avais bien fait de venir ! En fait je sors de boîte et je voulais faire un détour par la forêt pour me rappeler du bon temps où j’éclairais les marais de Tuppence au pays des merveilles et là ! Je trouves Lewis ! Fantastique ! Et maintenant toi ! Ma fin de soirée est vraiment gigantisme ! ”


Ludwig espérait seulement que ses deux fêtards de neveux n’étaient pas avec lui, et qu’ils seraient à l’heure au travail. Il savait bien que parfois, leurs prétendus rhumes ou grippes n’étaient qu’une excuse pour faire passer tranquillement leurs gueules de bois.

“Hum … je ne vais pas vous déranger plus longtemps … j’ai à faire …”
“Voyons Ludwig ! Tu nous déranges absolument pas, c’est toujours bien de faire des réunions dans les bois !”

Pour le coup, Ludwig eut un petit sourire, sans doute parce que le regard que Lewis porta sur Thomas qui faisait de grand geste signifiait un c’est toi qui nous dérange. Il avait vraiment du mal à cerner Thomas, ne comprenant que le quart des choses qu’il faisait. Alors qu’il entendait Lewis parler à ce dernier, il fronça les sourcils quand il s’aperçut qu’ils étaient entourés d’un épais brouillard.

“Ce n’est pas moi ! La mienne a beaucoup plus de classe ! Elle est beaucoup plus envoûtante ... de la brume que je parle bien sur ... même si beaucoup de choses ont plus de classe sur moi que sur le simple quidam ! ”

Thomas avait levé les mains en l’air, en signe d'innocence, non sans s’être rapproché de Lewis. Immédiatement, Ludwig se mit sur la défensive. Ce n’était pas normal. Absolument pas normal étant donné qu’il ne voyait même plus les deux autres hommes. Il pensa furtivement qu’il devrait envoyer un message à Akihiro pour lui dire qu’il serait sans doute en retard, pressentant quelque chose de mauvais, son instinct ne lui ayant jamais fait défaut en 295 ans d’existence.
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________________________________________ Mar 11 Fév 2020 - 12:56




I know the pain and the hurt

« But I will not run when destiny comes. »


Maintenir la forme était une priorité pour Lewis, à cause de son boulot et de ce rythme de vie un peu compliqué. Babysitter sa fille était quelque chose de normal vous me direz mais babysitter les riches c'était un autre sujet déjà. Surtout que sa patronne était légèrement en colère contre notre cher Castellanos. Pourquoi ? Bien, un de ses clients s'était prit une balle dans la tête alors qu'il était encore sous la surveillance de Lewis. Deux minutes avant que le contrat entre lui et son client ne soit rompu. Autant dire que le garde du corps avait passé une sacré journée de merde. Depuis cet accident, sa patronne lui faisait vivre un enfer. Elle lui donnait des missions ridicules et il n'avait plus le droit de travailler en solo. Lewis se retrouvait toujours avec des partenaires qui étaient aussi bêtes que leurs pieds. Tout ça pour dire que ces temps-ci, ce n'était pas la joie au travail. Lewis se prenait la tête avec tout le monde et n'arrêtait pas de répéter qu'il n'avait fait qu'une petite erreur, qu'il aimerait retrouver son travail d'avant. Mais Madame Bond (oui, sa patronne avait le même nom de famille que James Bond.) lui avait bien fait comprendre que pour le moment, il devait se contenter d'obéir aux ordre. Et c'était ce que Lewis faisait, en râlant mais il le faisait. Heureusement pour lui, sa fille ne traitait pas différement le brun. Echec ou pas, elle restait la même. Ce matin, elle souriait à pleine dents quand elle avait vu que son père lui avait cuisiné des pancakes. Lily lui avait embrassé tendrement la joue avant de sautiller sur sa chaise.

Ce matin, Lewis s'était donc ressourcer aurpès de sa petite fille. Ils avaient discutés ensemble autour d'un bon petit déjeuné. Lily lui racontait sa journée d'hier, comment elle avait réussi à obtenir une bonne note en sport et comment elle avait sauvé la vie d'un pauvre écureuil qui se faisait maltraiter par les autres collégiens. Lewis lui avait raconté un peu ses journées, moins dans les détails parce que son métier restait... Un peu sanglant pour une gamine de onze ans. Après leur longue discussion, il a prit sa fille dans ses bras et pour la câliner pendant quelques minutes avant de la laisser partir dans la voiture de Juli, une bonne amie de Lewis. Elle avait cours aujourd'hui et Lewis avait une mission. Une journée chargé pour la famille Castellanos. Lui était donc partie courir un peu pour bien commencer sa journée. Le ventre plein, ce n'était pas conseillé mais il ne voulait pas louper le petit-déjeuné avec sa fille. Les nuages étaient bas ce matin là, il ne voyait pas bien en face de lui et il faisait un légèrement frais. Pas assez pour un mois de février malheureusement. Les écouteurs dans les oreilles, il écoutait des instrumentaux qui bougeaient pour garder le rythme et pour ne pas faire attention à tous les bruits qui pouvaient se trouver autour de lui. Lewis était légèrement paranoïaque, il ne fallait pas lui en vouloir. C'était à cause de son passé.

Il y avait trop de monde qui courrait à cette heure-ci et cela dérangeait le brun. Il préférait être seul et avoir la route pour lui tout seul. Alors sans réfléchir, il s'enfonça dans la forêt pour continuer la course. Lewis ne risquait pas de trouver quelqu'un ici. Personne n'osait rentrer dans la forêt aussi tôt le matin, avec aussi peu de lumière. Le brun était sous ses gardes, comme souvent. Il continua sa course dans un bon rythme avant de se stopper net quand il vit deux billes briller dans les buissons. Comme si c'était les yeux d'un monstre. Castellanos resta planté devant le buisson, que pouvait-il faire ? Son expérience avec les monstres lui avait appris que fuir ne servait pas à grand chose. Soudainement la chose bondit hors des buissons. Un homme, grand sourire avec des yeux aussi brillant qu'une pleine lune.

« Encore entrain de courir au lieu de te prélasser dans un bon lit. Quel dommage. »


Lewis n'attendit pas une seconde de plus et il enfonça son poing dans le ventre de ''l'inconnu'' avant que ce dernier tombe au sol. Les yeux bleus du garde du corps se posèrent sur la personne. Il haussa les sourcils quand il vit le visage de Thomas, tordu sous la douleur. Le brun poussa un long soupir avant de tendre sa main vers ce dernier. Il l'attrapa sans se faire prier et sans attendre, Lewis releva Thomas dans un geste brusque pour finalement remettre ses écouteurs dans les oreilles et se remettre à courir. Lui qui pensait être tranquille pour courir... Thomas flottait à côté de lui, le suivant partout tout en parlant. Lewis entendait légèrement Thomas malgré la musique mais décidé de l'ignorer complètement.

Heureusement, Ludwig fit rapidement son entrée. Thomas allait pouvoir l'embêter un peu et lâcher Lewis. A un moment, le garde du corps pensa même à profiter de la présence du PDG pour fuir mais il resta malgré tout. Après tout, Lewis respectait trop Ludwig pour lui faire un coup pareil. Il se contenta donc de simplement couper sa musique pour faire ses échauffements laissant Thomas discuter avec Ludwig. Dire qu'il voulait passer une matinée tranquille avant de se faire chier avec des enfants de riche. C'était raté. Lewis posa directement son regard sur Thomas se demandant quand est-ce que ce dernier allait se taire. Cet homme était épuisant, énervant, agaçant mais Lewis ne pouvait pas s'empêcher de sourire en coin. Sa présence apportait un divertissement qui faisait toujours de bien à Lewis. La bonne humeur du garde du corps ne dura pas longtemps, un brouillard s'installa au milieu des trois hommes. Lewis fixa un moment la couche de brouillard avant de froncer les sourcils, se tournant vers Thomas.

« Qu'est ce que tu as foutu, encore ? »


« Ce n’est pas moi ! La mienne a beaucoup plus de classe ! Elle est beaucoup plus envoûtante ... de la brume que je parle bien sur ... même si beaucoup de choses ont plus de classe sur moi que sur le simple quidam ! »

Lewis était prêt à le plaquer contre l'arbre pour lui faire cracher le morceau mais avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit. Le brouillard avala les trois hommes sans demander son reste et tout fût noir après ça. Un coup de Mobius encore ? Il allait se retrouvé lier à une machine qui faisait vivre les pires cauchemars encore une fois ? Le brun se demandait vraiment ce qu'il allait trouver en se réveillant. Il sentit une soudaine pression sur son torse ce qui le sortit rapidement de son ''sommeil''. Lewis entendit un feulement et remarqua rapidement un chat roux qui se trouvait sur son ventre. Le félin griffa violemment la joue du garde du corps qui poussa une injure tout en dégageant le chat. Il se leva difficilement du lit dans lequel il se trouvait. Un lit ? Étrange. Il se souvient pourtant avoir été dans la forêt. Il haussa simplement les épaules, si c'était un coup de Mobius, il était prêt à s'attendre à tout. L'homme se dirigea vers le miroir de la chambre afin de regarder son reflet, pour voir si les griffures du chat étaient profonde ou non. Une fois arrivé devant, il lâcha une injure. Ce n'était pas son visage ça. Des cheveux blanc comme le lait et des yeux aussi orange qu'un ciel de couché de soleil. Il avait bien les griffures du chat sur sa joue mais ce n'était pas ce qui l'inquiétait le plus.

Il baissa son regard vers sa tenue qui était entièrement en cuire noir. Un collier en argent avec un loup gravé dessus. Deux épées étaient posés sur une petite table non-loin du lit sur lequel il avait dormi. Ces épées, c'était les siennes ? Impossible, il ne savait pas utiliser les épées. Il était bon en pistolet et ce genre d'arme, mais les armes blanches étaient une toute autre histoire. Puis où se trouvait Ludwig et Thomas ? Bordel, il allait le tuer ce maudit chat de Wonderland. Lewis se dirigea vers la sortie et posa sa main sur la poignet avant de s'arrêter. Il réfléchit un moment avant de faire demi-tour pour accrocher les épées sur son dos avant de finalement sortir de la chambre. Il n'y avait personne dans cette maison mais il entendait du bruit dehors.

Lewis marcha rapidement vers la sortie, reconnaissant la voix de Thomas qui se trouvait à l'extérieur. Sans réfléchir, il défonça la porte d'entrée à l'aide de son pied avant de foncer directement vers Thomas, il attrapa ce dernier par le col tout en grognant pour montrer sa colère auprès de ce dernier.

« Je vais te tuer, chat de malheur. Découper ta bite et te la faire bouffer. T'as de la chance, ça ira vite, vu la taille. »

Il entendit soudainement un raclement de gorge et se tourna rapidement vers Ludwig qui se tenait à côté de Thomas. C'était quoi cet accoutrement ? Ludwig ressemblait terriblement à un... nain. Tant mieux, cela ne le perturbera pas plus que ça. Mais ce n'était pas Ludwig qui avait raclé la gorge. Plutôt un des villageois qui se trouvait en face d'eux. Une vingtaine de paysans se tenaient en face d'eux, torche en main et fourche. Pourquoi ? Lewis ne savait pas vraiment mais le garde du corps lâcha violemment Thomas avant de se tourner vers le villageois qui était plus en avant que les autres.

« Qu'est ce que vous voulez ? » lâcha Lewis sur un ton sec.

Le villageois haussa les sourcils avant de sursauter légèrement, comme si il avait peur de Lewis. L'inconnu tremblait légèrement des jambes mais cela ne l'empêcha pas de s'agenouiller devant Ludwing, Thomas et Lewis.

« Je vous en prie, Sorceleur et Roi sous la montagne. Notre village a besoin de votre aide! Une créature vit dans notre marécage et détruit toutes nos plantations. De simple paysans comme nous ne peuvent rien faire contre un monstre pareil. »

Une femme, sûr d'elle, s'avança et sortie de la foule. Son regard remplit de colère se posa sur Lewis et Ludwig. Elle tenait fermement sa fourche montrant qu'elle n'avait pas peur d'eux.

« Vous nous devez bien ça. On vous a sauvé la vie. »


« Comment ça ? »

« Vous gisez dans la forêt, ce matin. Je vous ai vu et j'ai de suite reconnu le collier qui vous portez autour du cou. »
Elle pointa sans gêne le collier que Lewis portait. « Vous êtes le Loup Blanc et votre partenaire est un descendant de Durin. Je vous ai sauvé la vie alors sauvez la notre. »

Cette femme ne manquait pas d'air, Lewis devait l'avouer mais à part ça, il ne comprenait rien à cette histoire. Que dalle. Le paysan se releva finalement du sol avant de poser son regard perdu sur Thomas.

« Et vous êtes ? »

« Sûrement le bard qui raconte les exploits de ses deux monsieur. Vu son accoutrement.» répondit la jeune femme à la place de Thomas.


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Ludwig T. Oakenshield



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________________________________________ Dim 16 Fév 2020 - 18:06


Fuck
Ludwig & Lewis



« Pourquoi il a fallu que ça tombe sur nous sérieusement ?! Le monde ne peut il pas nous laisser tranquille ? »


Quand Ludwig ouvrit les yeux, il sentit immédiatement que quelque chose avait changé. Pas que l’environnement bien entendu mais lui même. Il le sentait dans son corps …il avait cette même sensation qu’il avait eu à la levée de la malédiction mais en sens inverse. Se relevant d’un seul coup, il eut une sorte de vertige, l’obliger à fermer les paupières quelques instants. Inspirant doucement, il attendit que ça passe avant de les rouvrir et en grand. En baissant la tête il remarqua qu’il avec ses habits. Exactement les même habits que dans les temps anciens, quand il était jeune prince nain, héritier du trône sous la montagne. Mais ce n’était pas tout. Il le remarqua d’abord à ses mains, qui étaient elles aussi redevenu comme avant. Descendant du lit, il chercha immédiatement un miroir pour s’observer. Oui ! Oui il était redevenu le nain qu’il était ! Même si à Storybrook il avait appris à vivre comme un humain, il restait fondamentalement un nain, comme tous les autres d’ailleurs. Il aurait pu pousser un cri de joie, en voyant sa belle chevelure sombre, parsemé de mèches blanches si la situation n’était pas aussi étrange. Il se trouvait dans la forêt, en compagnie de Lewis et Thomas puis de la brume était apparu et … et ils s’étaient tous évanouis. Combien de temps avait passé ? Qu’étaient ils arrivés aux deux autres ? Où se trouvait il pour être comme ça ? Était il revenu chez lui ? En Terre du milieu ? Est ce que les autres nains étaient là ? Smaug ? Thranduil ? Bilbo, de multiples questions qui passèrent dans son esprit et dont le raisonnement fut interrompu par l’entrée plutôt fracassante de Thomas.

“Alors t’as eu quoi dans ta pochette surprise ? Parce que moi j’ai eu un luthe, un cahier et une plume, franchement c’est un peu naze ! Omg mais en fait t’es un nain !”

Etrange … encore plus étrange … Thomas n’avait pas changé d’un pouce. Il était toujours le même grand dadet aux yeux bleus trop mystérieux pour être normaux. Ses habits étaient dans le même style que ceux qu’il portait quand il le croisait, peut être un peu plus raffiné, Ludwig remarquant de suite les fils d’or tressé dans la veste.

“Pochette surprise ?”

Il ne se focalisa pas sur la dernière remarque, ni le regard qu’il lui lançait. Par contre, cette histoire de pochette surprise … il l’observa faire, marchant dans la pièce avant de s’extasier devant ce qui était sa couronne. Comment … comment était ce possible ? Ludwig se précipita pour lui arracher des mains.

“Par Mahal ! Ne touche pas à ça …”

Avec la plus grande des délicatesses, il s’auto couronna, vu que c’était la sienne de toute façon. Il y avait les inscriptions en vieux nanien à l’intérieur qu’il avait reconnu. Se tournant vers la table, son sourire s’élargit encore plus. Il y avait sa hache, recouverte de runes, son arc et surtout l’épée Orchrist, offerte par le seigneur Elrond. Là il ne pouvait décidément plus cacher la joie qu'il étreignait.

“Bon je t’ai trouvé toi, maintenant allons trouver Lewis !”

S’équipant, il ne put s’empêcher de se regarder une fois de plus dans le miroir en poussant un soupir de contentement. C’était si bon de retrouver ce que l’on était vraiment. Suivant le jeune homme, qui avait bizarrement l’air de savoir où il allait, il en profita pour observer attentivement les lieux. Il avait vraiment l’impression d’être dans son monde, dans une maison d’humain comme il y en avait des dizaines dans les villes du type de Bree. Visiblement il s’agissait d’une auberge, vu qu’ils traversaient des couloirs avec différentes portes numérotés. Quand ils arrivèrent en bas, dans le hall, une vingtaine de personnes les attendaient, ayant tous baissé la tête. Ludwig sentit son égo gonflé, comme à la fugace époque où l’on prenait pour ce jeune héritier prometteur. La suite avait montré qu’il était digne, et même si les autres races de la Terre du milieu ne le considérait pas, il se suffisait de savoir que chez les nains, on l’aimait pour ce qu’il était et pour les actions qu’il avait réalisé.

“Qui êtes vous ?”

Mais les gens n’eurent pas le temps de répondre car Lewis débarqua à son tour. Ludwig, les bras croisés, le scruta attentivement. Lui aussi avait changé, mais pas tant que ça quand il le vit attraper Thomas.

“C’est la tienne que j’aime bouffer plutôt… puis arrête tu serais trop malheureux si tu faisais ça !”

Ludwig était toujours étonné de la capacité de ce jeune homme à répondre dans des situations qui exigeaient pourtant qu’il la ferme. Il n’avait pas besoin de voir Lewis pour comprendre qu’il allait s’en prendre une, surtout en gardant ce sourire qu’il qualifiait presque de charmeur. Préférant ne pas relever ce qu’il venait d’entendre, il se rapprocha plutôt de lui, alors que Thomas remettait correctement son jabot une fois que ses pieds avaient retrouvé la terre ferme.

“Ce n’est pas vraiment le ressort du Roi sous la Montagne de faire une chose pareille.”

Il y avait quand même une certaine froideur dans les paroles de Ludwig. De où le prenait on pour un simple chasseur de monstres ? S’ils savaient qui, il était, jamais ils n’auraient demandé une chose de la sorte. Encore s’il s’agissait d’avoir besoin d’un leader de guerre, pourquoi pas … Tournant la tête vers Lewis, lui aussi fronça les sourcils. Il n’avait aucun souvenir de ce que la femme disait. Cela signifiait que ce n’était pas eux qui les avaient habillés. Bon, cette hypothèse n’était pas sa première, mais il y avait songé en les voyant tous réunis. Néanmoins elle avait raison. Si c’était bien le cas, et que ces villageois les avaient sauvé, il fallait honorer cette dette.

“Alors de un ce n’est pas un accoutrement mais des habits classes et distingués par comme vous et vos guenilles …”

Ludwig soupira en secouant la tête. Ce gamin n’était pas possible. Il allait le faire taire, voyant qu’il était entrain de repartir mais il fit plutôt un mouvement de tête en voyant Thomas se stopper en plein milieu de sa phrase et bouger les mains de manière étrange. C’était comme s’il n’arrivait plus à respirer. Il essaya agripper le bras de Lewis mais il avait beaucoup de mal, tombant au sol, se tenant la gorge avec son autre main. Ludwig se mit devant lui, écartant les villageois qui s’étaient aussi rapproché pour voir ce qui était en train de se passer. Il jeta un oeil et grimaça. C’était pas très beau à voir. Thomas avait la gorge qui avait triplé de volumes et il crachait du sang. Si Lewis ne le soutenait pas il serait certainement au sol.

“C’est … c’est …”
“Ne parles pas idiot !”

La voix de Ludwig avait résonné comme une basse dans l’endroit, et les villageois avaient même pris pour eux cet ordre qui était à la base pour Thomas, qui malgré tout voulait dire quelque chose. Ce dernier poussa un énorme hurlement au moment où de la brume envahit à nouveau l’endroit. Mais cette fois, ce n’était pas la même brume que celle qui les avait faite venir ici. Ludwig n’aurait su dire ce qui l’a distinguait vraiment de l’autre mais il le ressentait. Cette fois, c’était bien Thomas qui était en train de la produire. Il avait d’ailleurs arrêter de crier. Tout était devenu silencieux et Ludwig n’aimait pas ça. Serrant la poignée d’Orchrist fermement, il se retourna pour s’approcher un peu de l’endroit où ils étaient.

“Lewis ? Thomas ?”

Si le premier lui répondit, il s’inquiéta de ne pas entendre le second. Il plissa les yeux pour essayer d’apercevoir au moins des formes dans cette brume dense.

“Où est il ?”

Il hurla plusieurs fois son prénom sans réponse, puis la brume se dissipa d’un coup, sauf qu’il n’y avait pas de traces du jeune homme. Les villageois se regardaient tous étonnés, avant que l’un d’entre eux ne pousse un hurlement.

“Dehors ! Regardez dehors ! Sur l’arbre !”

Ludwig suivit la foule et se stoppa net, regardant d’un air plus que surpris Lewis. Qu’est ce que cela signifiait encore ? Pourquoi est ce que Thomas se trouvait appuyé nonchalamment sur une des branches du grand saule pleureur ? Pourquoi est ce qu’il ne parlait pas encore ? Pourquoi est ce qu’il avait des oreilles de chats, une grande queue, des rayures zébrant sa peau, tout ça dans les tons de gris et de bleus.

“Par Odin ! Ce n’est pas un barde malheureusement !”
“Oh non … nous l’avons contrarié … tu l’as insulté maudite sois tu !”

Ludwig du mettre son épée entre la femme et le reste des villageois qui commençaient à lui hurler dessus tandis qu’elle s’était prostrer au pied de l’arbre, en position de prières. Choses qu’ils firent tous quelques minutes après.

“Pardonne nous … O messager céleste … Pitié nous ne voulions déshonorer la grande Freya.”

Lançant un coup d’oeil à Lewis, il regarda Thomas flotter dans les airs avec un sourire satisfait avant de se poser devant eux. Il tapota même la tête de l’un des villageois, ébahissant encore plus le nain. Ok il ne comprenait rien à ce qu’il venait de se passer. Il n’était pas agonisant il y avait même pas une dizaines de minutes ?

“Ok … tu peux nous dire ce qui vient de se passer Thomas ?”
“Thomas ? Mais qui êtes vous donc pour ignorer son nom !”
“Il s’agit de Tregull, l’un des deux chats célestes appartenant à la déesse Freya ! Regardez ! Il a les yeux de sa maîtresse ! C’est par là qu’elle nous observe !”

Là il le sentait mal, dans le sens où il avait connaissance de ce que Thomas pouvait dire et faire à Storybrook. Ses neveux vantait déjà ses qualités de Dj’, apparemment il était connu à travers le monde, mais il fallait dire que la musique électro n’était pas son dada. Alors là, si on le prenait pour une créature divine, ils étaient clairement morts avec Lewis.

“C’est parce que nous l’avons pas assez nourri ! Pitié, dites à Freya que nous la vénérons tous les jours.”
“Vous pensez que je vais lui dire alors que vous avez osé m’insulter ?”

Voilà, c’était bien ce qu’il pensait, Thomas n’allait plus se sentir pisser. Ludwig en avait déja marre.

“Bon, on peut faire le pourquoi de ce qu’on est venu ?”

Un des humains qui était à l’arrière du groupe se penchant vers Ludwig, faisant signe de se taire, en chuchotant.

“Vous aussi vous êtes peut être en relation avec les dieux, mais Freya n’est pas que la déesse de la beauté ou de l’amour. Elle est aussi celle de la mort et de la fertilité. Notre village connaît assez de cataclysme comme ça…. Si Tregull est avec vous c’est que la mission que vous allez avoir à réaliser est bien plus grande que de tuer un simple Kikimorrhe dans le marais.”
“Et alors ! Vous n’écoutez pas le chat céleste ?”

Thomas était apparu juste à côté de lui, et il frissonna quand sa queue de chat poilu passa juste sous son menton. Par réflexe, il brandit son épée, la pointant aussi sous le menton de son vis à vis, provoquant dans la foule des cris d’exclamation.

“Huum voudrais tu que ce village connaisse la ruine et la désolation ? Cela ne serait pas judicieux … Roi sous la Montagne … où devrais je dire … Roi des exilés…. et toi mon cher Sorceleur ? Hum non non non, Boucher de Blaviken ça sonne beaucoup mieux … tu sais qu’ils ont eu peur de faire appel à toi ? Mais je les comprends … c’est si … sauvage … si dangereux … si raaaawr ”

Ludwig prit une grande inspiration pour éviter d’enfoncer son épée dans la gorge de ce sale matou, qui profitait honteusement de la situation, mais ça ne se passerait pas comme ça. Il allait lui faire ravaler sa queue et il aurait une bonne raison de s’étouffer avec.

“Tututu, et que dirait Akihiro s’il te voyait t’énerver de la sorte contre … le destin ?”
“Fuck.”

Il allait le tuer. Si Lewis ne disait rien, si personne ne disait rien il le buterait sans aucun remord. Il gronda comme pour le prévenir, prenant l’air le plus menaçant qu’il avait, ce qui fit reculer les villageois autour de Thomas.”

“Lewis on y va …”


Il se retourna et prit la premier chemin qu’il voyait. Il devait garder son sang froid et ne pas répondre à ses provocations. Il ne pouvait pas se le permettre, ne sachant toujours pas au final pourquoi ils se trouvaient ici. Au bout de quelques minutes, il vut le grand blond marchait à ses cotés.

“Récapitulons. Je suis le seul à être redevenu comme avant j’ai l’impression. Thomas est devenu un chat, qu’ils prennent pour une divinité et toi, tu es un chasseur de monstres, à moins que tu ne l’étais aussi dans ta vie d’avant ?”

Après tout, Ludwig ne s’était jamais vraiment posé la question. Il ignorait totalement ce qu’était Thomas, quand à Lewis, ils avaient évoqué un jour vite fait le sujet, mais rien de très profonds.

“J’étais toujours été un chat mon cher Roi !”
“T'aurais pas pu rester avec ton fan club ?”
“Et vous privez de ma présence ? Que nenni Maître Nain !”

Thomas venait d’apparaître entre Lewis et lui, flottant à quelques centimètres du sol, comme si rien n’était.

“Nous sommes en pleine civilisation viking, dans un monde que j’estime magique.”
“On avait absolument pas remarqué …”
“Mais leur magie n’est pas si puissante que ça. Leur monde se meurt.”

Ludwig haussa un sourcil. À travers le flot de paroles, Thomas ne disait pas que des âneries, il l’avait déja remarqué.

“La preuve, j’aurais du être totalement transformé mais ce n’est pas le cas. Dans mon monde, je fais partie des créatures les plus puissantes. Pas que je ne m’en vante …”
“Bien sur ... pas ton genre”
“... mais je maintiens un certain équilibre. Je ne suis pas le seul à être un pilier fondateur et l’on a vu ce qui se passait quand les piliers … furent brisés en des milliers de morceaux.”

Encore plus étonné, c’était bien la première fois qu’il voyait de la tristesse passer sur le visage de l’hybride qu’il était devenu. Mais ce dernier se reprit bien vite, son sourire caractéristique hyper flippant s’étirant sur ses lèvres.

“Ce qui fait … que la magie d’ici a établie que je devrais être aussi le guide des âmes perdus, mon job originel si vous voulez, et que voila ! Deux belles âmes toutes aussi perdues que le pain !”
“Donc t’es entrain de nous dire que tu sais pourquoi nous sommes ici ?”
“En quelque sorte. J’ai des informations, comme vous avez pu le voir. Je ne savais pas jusqu’à maintenant que tu avais guidé ton peuple après une terrible tragédie où que Lewis avait buté des dizaines et des dizaines de monstres. La réalité de nos mondes originels se télescopent avec la réalité d’ici. Ils essayent de survivre et on vu en nous, les sauveurs ! Si c’est pas magnifique !”

Ludwig essayait de suivre, mais il n’avait clairement pas tout compris de ce que disait le chat fumeux. Qui ? Qui les avaient fait venir ? Les dieux d’ici ? Des magiciens ? Qui ? Mais visiblement le chat n’avait pas la réponse à cette question. Tout comme quelle était cette quête à accomplir ?

“Un des hommes m’a dit que la bête que nous devons éradiquer n’est finalement que le dixième de ce que nous allons devoir faire … mais qu’est ce que l’on doit faire ? Thomas ?”
“Huuum ça me viendra peut être après or dans tous les cas, nous sommes arrivées au marécage en question. Ça me rappelle ceux où j’avais ma tanière à l’époque mais c'est clair que si j'avais eu une bête comme ça chez moi j'aurais aussi fait appel à notre ami aux cheveux pâles. Mon dieu Lewis fallait que je te le dise mais ces cheveux et ce pantalon ... c'est ...bellissima !!Dat ASS je rajouterai même !”
(c) DΛNDELION

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