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 Projet Uchronie #1 : Et si la mission "Magic League : Mission Russie" avait échouée

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Dyson L. Walters



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Dyson L. Walters


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Projet Uchronie #1 : Et si la mission "Magic League : Mission Russie" avait échouée _


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________________________________________ Mar 11 Fév 2020 - 11:17

Et si la mission "Magic League : Mission Russie" avait échoué

Projet Uchronie { 1

Février 2020, Olympe

Beaucoup auraient adoré découvrir Olympe. Que ce soit les habitants de Storybrooke ou encore plus le reste du monde qui n'avait aucune idée de l'existence des Dieux avant que cette guerre n'ait éclaté. Ça n'avait rien de cool. En fait, je n'ai pas connu Olympe avant tout ça, avant que ça ne soit qu'un territoire désert et abandonné par tout le monde, dans lequel j'errais avec pour seule compagnie les gardes olympiens fidèles au poste, n'ayant juste moi pour les commander en cas d'attaque de la cité.

J'ai bien une formation militaire pour diriger des armées, mais "diriger une armée olympienne" ne faisait pas partie de mes compétences, alors j'espère que si Olympe se fait attaquer par Zeus, vous saurez quoi faire, avais-je prévenu une fois. Le regard sceptique des gardes pour toutes réponses n'avait rien de rassurant.

La Troisième Guerre Mondiale a commencé il y a 2 ans et demi, parce que j'ai échoué à la mission qu'Apollon m'avait confié. La magie a été révélée comme une arme secrète des Etats-Unis et les Russes ont déclaré la guerre en premier, jouissant du sentiment de trahison qui parcourut le monde quant à cette fameuse arme, poussant de nombreuses nations, même d'anciens alliés durant les guerres précédentes, à se ranger du côté des russes. Les Etats-Unis, en peu de temps, n'étaient plus du tout la première puissance du monde. Nous résistons encore, et ne sommes pas prêt à être vaincu, mais nous étions encore plus loin de gagner.

J'avais alors baissé les bras. J'étais terriblement seul, et lorsque je descendais à Storybrooke, je n'avais que Kara et Jezabel à qui parler. Et c'est tout. Tout le reste de mes amis, de ma famille étaient parti, m'avaient tourné le dos pour assurer leurs arrières ou ceux de leurs proches. Jezabel restait la seule membre de la Magic League, mais pas pour se battre, plutôt pour défendre la ville et garder Storybrooke sécurisée... des quelques habitants qui sont restés, si peu nombreux soient-ils. Les russes ne visaient même plus la ville, tant de gens et de sorciers étaient partis que la magie était désormais ailleurs.

J'avais baissé les bras, alors que fut un temps j'aurais tout fait pour arrêter tout ça. Mais la guerre faisait des ravages sur terre, sur et dans les mers, dans les airs, et dans le réseau numérique et technologique. En fait, elle était sans doute exporté à d'autres échelles qu'on ne comprenait pas. Des vortex s'ouvraient à Storybrooke sans qu'on ne comprenne d'où ça vienne, et un soleil mort dominait dans le ciel sans que personne ne s'en préoccupe. Les deux camps pensaient à une attaque spatial de l'autre, mais c'était la seule chose qu'on pouvait aussi observer sur Olympe, alors ça venait d'ailleurs, mais il n'y avait plus aucun dieu qui pouvait m'apporter les réponses. Socrate étaient parti lui aussi, alors je ne pouvais pas demander l'aide du bibliothécaire. Et les gardes n'étaient pas un puits de savoir.

Parce que les dieux aussi avaient baissé les bras. J'étais venu sur Olympe pour trouver Apollon, qui m'avait demandé de former la ligue qui a échoué, c'était comme ça que je m'étais retrouvé dans cette cité désormais peuplée des gardes uniquement, qui restaient ici pour leur mission principale : défendre la ville divine. Les dieux ne pouvaient pas contrôler la Terre entière, et face au danger d'un Zeus revenu qui pouvait les tuer, ayant déjà fait deux victimes parmi eux, ils avaient préféré s'isoler. Si Zeus revenait à Olympe, les gardes étaient seuls pour lutter contre lui. Et avec moi, accessoirement. Mais si je n'avais pas pu empêcher un simple homme armé d'un pistolet de givre de causer la troisième guerre mondiale, je n'allais surement pas être capable de guider des gardes bien plus vieux que moi contre l'ancien dieu des dieux.

Ce n'était pas ma préoccupation actuelle. Je continuais de m'ennuyer sur Olympe, désespéré et n'ayant plus aucune foi en moi-même, mais ce n'était pas pour me préparer au retour de Zeus. Je continuais à me concentrer sur cette guerre là-dessous et sur la seule personne qui pourrait l'arrêter. Je passais mes journées, depuis des mois et des mois innombrables, à chercher où se cacher Apollon dans le monde, et il se cachait trop bien.

Ou peut-être pas assez... Fis-je ce jour là, me relevant soudainement, jusque là affalé dans la chambre que j'avais adopté, piqué au vif.

Athènes. Quelque chose venait de se produire à Athènes.

La Grèce était alliée aux Etats-Unis. En fait, on ne leur avait pas donné le choix, puisqu'elle était l'une des premières cibles de la Russie à cause de la Légion du Destin qui leur a révélé l'existence des Dieux de leur mythologie. Le pays était dans un terrible état, mais il tenait encore.

Pourtant, avec ce qu'il venait de se passer, Athènes aurait du disparaître, aujourd'hui. Mais lorsque la bombe tomba au centre de la capitale... elle n'explosa jamais, et on ne sut jamais où était-elle passé. Ça aurait pu être n'importe qui de Storybrooke... mais une série de miracles de ce genre, quoique moins flagrants, autour de cette région, semblait dessiner une zone dans laquelle quelqu'un d'assez fort s'y trouvait.

Apollon avait peut-être baissé les bras mais jamais il n'abandonnerait complètement les innocents.

J'avais couru dans le désert qu'était devenu Olympe pour trouver les gardes olympiens qui s'ennuyaient, comme à leur habitude, et me diriger vers celui qui avait l'habitude de faire le relais pour moi entre ici et Storybrooke. A ma demande, il m'emmena dans la ville, dans le réseau des égouts, là où on s'était mis d'accord pour se téléporter, parce qu'il était dangereux de s'afficher dans les rues. Les satellites étaient tous aux prises d'Ultron, se trouver à l'extérieur était trop risqué.

Je relevais alors la capuche noire sur ma tête, explorant le labyrinthe vers un chemin que je connaissais bien, sortant uniquement en lieu sur pour atteindre la maison de Jezabel. Elle pouvait faire le tour du monde en 10 secondes, alors je serai à Athènes en moins de deux.

Février 2020, Athènes, moins de deux secondes plus tard

La super-vitesse de Jezabel était la seule façon que j'acceptais pour me déplacer à l'extérieur et dans le monde. Même Reverse-Flash n'était pas aussi rapide qu'elle. De très peu, il était capable de faire le tour du monde en 11 secondes, mais ça faisait la différence, il ne pouvait pas la rattraper, et rien ne le pouvait, à part les Dieux.

Du coup, on mit aussi peu de temps à savoir où il fallait frapper. Quelque chose semblait se raviver en moi. Je venais de retrouver Apollon. Je n'avais plus aucun espoir en moi même, mais je venais de retrouver le seul espoir du monde. Le Gardien d'Olympe.

Psst. Apollon. Je sais que vous êtes là, dis-je tout bas en frappant doucement à la porte.

J'attendais, pendant un instant, mais je n'eus aucune réponse, jusqu'à ce qu'il devienne évident que je n'en aurai aucune. Ou du moins, qu'il soit évident pour Jezabel, puisqu'elle se montra moins patiente, et nous fit entrer en traversant la porte avec sa super-rapidité. Nous voilà alors à l'intérieur d'un grand loft désaffecté où le dieu semblait squatter. Ce qui était le plus surprenant, fut la musique pop hyper forte qui dominait dans l'habitation, à en avoir mal aux oreilles tant le volume était élevé. Pourtant, on entendait rien dehors : le son se cantonnait au périmètre intérieur et ne sortait pas, quelque soit l'endroit. En tournant la tête, on trouvait le dieu, de dos, debout à une fenêtre, un verre de whisky dans la main.

C'était un dieu, alors musique ou pas musique, il m'entendait certainement depuis le début. Mais oubliant ce détail, supposant que la musique recouvrait ma voix, je m'étais approché de lui pour poser une main sur son épaule qu'il évita juste avant que je ne puisse le toucher. La musique s'éteint alors soudainement. Il alla poser son verre sans me porter davantage d'attention, et resta de dos lorsqu'il prit enfin la parole.

T’en a mis du temps à arriver, petit.

Il était difficile de déterminer le ton dans lequel il avait dit ça. Il n'en sautait pas de joie, mais avait l'air satisfait tout de même. Il avait l'air en fait... de m'avoir attendu. Comme s'il savait que j'allais venir. N'était-ce pas le dieu des oracles ? M'avait-il vu venir ?

Une mine désolée se dessina sur mon visage. Vous n'êtes pas facile à trouver... et je crois que j'ai fini par perdre espoir trop rapidement, du coup j'ai mis plus de temps que ça aurait pu, sans doute. Inutile de mentir. Je ne croyais plus en moi alors je mettais moins d'efficacité dans ce que je faisans, sans doute.

Apollon eut un petit sourire, que je vis puisqu'il s'était retourné pour me dévisager. En fait, on prit le temps tous les deux de se regarder. Lui avait les cheveux mi-longs, quand moi, en plus de mes cheveux en effet plus long, avait une moustache au milieu du visage. Et maintenant que tu as un regain d’espoir, c’est moi qui tu viens voir ?

Voilà de quoi le flatter, sans doute, malgré tout. Je lui rendis donc son sourire. Oui, parce que j'ai espoir en vous ! C'est pour ça que je vous ai cherché tout le long. Pour vous demander de reprendre du service pour mettre un terme à la guerre. Je l'avais dit sur un ton qui ne cachait rien de mes supplications.

Il eut d'abord un petit rictus avant de secouer la tête et de croiser les bras, presque provocateur. Une attitude qui n'avait rien de bon quant à la réponse qu'il allait me donner. Je ne suis pas concerné par ce conflit. Voilà ce que je redoutais... Il haussa les épaules. Le Temps m’a apprit que par nos divines interventions, nous ne faisions finalement qu’empirer les situations. J’en ai déjà subit les conséquences par le passé et tu voudrais me refaire commettre la même erreur aujourd’hui ? Pire encore, tu voudrais prendre ce risque ? Tu dois être désespéré, fit-il un peu narquois, et pourtant je décelais dans sa voix une légère volonté du contraire.

Non, je ne suis pas d'accord ! On vous a confié la garde d'Olympe il y a quelques années, je suis certain que ça veut dire que vous êtes capable de résoudre tout ça. Je marquais une pause, avant de reprendre. J'ai échoué à la mission que vous m'aviez donné... et je vous demande de réparer mes erreurs, je sais, c'est nul... Mais on en a vraiment besoin... soupirai-je alors finalement.

Quand je parlais d'Olympe, il avait secoué la tête, se retenant presque d'en rire. On se ressemble un peu, toi et moi. J’ai échoué aussi. J’ai cru que je pouvais tout arranger. Mais c’est se voiler la face. Je ne pouvais pas nier, ce qu'il disait là me ressemblait. Ou ressemblait à celui que j'étais devenu. Parfois, on doit se rendre à l’évidence et accepter que rien ne sera plus jamais comme avant. C’est comme ça. Il fronça les sourcils, ayant l'air de réfléchir, avant de s'avancer un peu vers moi. Si j’accepte, et encore je ne pourrai pas gérer ce chaos tout seul, ça n’ira pas forcément mieux. Et quoi qu’il en soit, tout sera quand même différent. Il faut en avoir conscience.

Ca me ressemblait peut-être, et pourtant, soudainement, je refusais ce constat. Non, je ne me rendrai pas à l'évidence de quoi que ce soit ! Je m'étais emporté en haussant la voix, mais sans méchanceté envers lui. C'était un cri à la fois désespéré et plein d'espoir. Tant qu'il y aura un monde à défendre alors on pourra rétablir ce qui est juste ! Je ne me rendais même pas compte que je regagnais l'espoir, petit à petit depuis que je l'avais retrouvé, redevenant à mon insu le Dyson que j'avais été en 2017.

Apollon eut l'air à moitié convaincu, avant de se retourner et de finir son verre d'un trait. Le futur n’est pas écrit, après tout. J'haussai les sourcils, alors qu'un sourire commençait à se dessiner et grandir sur mon visage. Voulait-il dire que... Par où on commence, alors ?

Mon sourire fut désormais au plus grand. Voilà, j'étais définitivement redevenu le Dyson plein d'espoir d'il y a 3 ans. Réunir les forces ? Vous celles d'Olympe... moi celles de Storybrooke.

Apollon tourna son verre vide dans sa main avant de le reposer. Ce serait un bon début. Il m'accorda un petit sourire. Il est temps de sortir de l’ombre alors. Je dois avouer que ça me manquait. Un peu. Il fit alors aparaître l'Eclair dans sa main, qui frémit un peu, sous les yeux fascinés de Jezabel et moi.Je vais vous ramener la bas, annonça-t-il alors en parlant de Storybrooke. Et ensuite... et bien une petite réunion de famille avec mes frères et sœurs s’imposera.

Apollon avait l'air tout excité. Moi aussi. La Guerre n'ira pas plus loin que 2020.

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Pendant ce temps là sur... WTF ?
Tout va bien, les gardes olympiens font juste un burn out, ne prévenez pas Apollon ▬ résolvons vite le problème avant que Socrate s'énerve...
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Lena B. Davis



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Lena B. Davis


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Projet Uchronie #1 : Et si la mission "Magic League : Mission Russie" avait échouée _


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________________________________________ Mar 11 Fév 2020 - 20:13

Et si la mission "Magic League : Mission Russie" avait échoué

Projet Uchronie { 1

Février 2020, Bunker des Davis, quelque part dans un pays reculé

Pendant plusieurs années, j’ai tenté de fuir cette famille. Davis. Un nom que je devais porter mais qui ne me convenait tellement pas. Je ne partageais pas leur vision du monde et pourtant, je me tenais à nouveau là, assise dans la même pièce que mon frère. Frère toujours aussi dingue que lorsque je l’ai quitté. Je vous passe le passage où j’ai cru que je lui arrachais les yeux quand il m’a bien fait comprendre que la chute de mon entreprise, c’était bien fait pour moi. Nous étions « cachés » dans un bunker, un des bunkers appartenant à ma charmante famille adoptive dans un pays étranger, bien loin de toute guerre, histoire de se protéger mais clairement, je commençais vraiment à trouver le temps long.

En plus de ça, Lex était trop calme et bien que je le connaisse, je dois avouer que ça commençait littéralement à me perturber. Y’avait un silence un peu trop pesant au sein de cette pièce où nous nous trouvions tous les deux. Refermant le livre que j’étais en train de lire, je le pose sur la table et me lève. Un frisson me parcourt légèrement. Me saisissant de mon sweat aux couleurs de l'université de National City, je l’enfile rapidement et noue mes cheveux en queue de cheval.

« Bon on fait quoi ? Je commence à devenir chèvre dans ce bunker. »


Lex est tranquillement installé, un verre de whisky à la main tandis qu’il peint sur une toile.

« Ça dépend. Que veux-tu ? »

Je m’approche de mon frère, fronçant les sourcils.

« T’es anormalement calme Lex, c’est perturbant. Et ce que je veux, c’est qu’on se bouge le cul. »

Pardonnez mon langage, mais nous demeurions américains avant tout et j’en avais plus que marre d’être lâche et de devoir attendre, cachée ici dans un pays bien éloigné que les Etats-Unis et les autres pays se déchirent. Ça durait depuis trop longtemps. Nous regardions les informations, bien à l’abri ici tandis que d’autres risquaient leurs vies.

« Tu veux qu’on « se bouge le cul » pour faire quoi, au juste ? »

Un profond soupir m’échappe.

« Ben accessoirement, on est assez intelligent pour aider le gouvernement américain au lieu de rester là à se tourner les pouces. »

Le plus étonnant avec mon frère, c’est qu’une partie de moi le haïssait pour ses idées de vouloir changer l’humanité mais une partie de moi continuait de l’aimer, parce qu’il restait mon frère malgré tout. Même si je ne cautionnais pas tous ses actes, je dois avouer que dans un instant comme celui-là alors que le monde se déchire dans une troisième guerre mondiale, je serais prête à m’allier à lui pour qu’on puisse faire avancer les choses. En ayant assez de me tenir debout derrière lui, je me sers un verre de whisky à mon tour avant de revenir vers mon frère tout en m’asseyant. Ce dernier lève les yeux au ciel.

« Pourquoi veux-tu aider le gouvernement américain ? Par pur altruisme ? Dans ce cas, ils ont une armée, pour ça. En quoi ça te concerne alors qu’on fait tous partie de ceux qui ignoraient la magie. »
« Tu m’énerves Lex. Tu sais bien que j’ai toujours eu ce côté altruiste bien différent des parents et toi…je sais bien qu’on fait partie de ceux qui ignoraient l’existence de la magie, je suis loin d’être stupide mais imagine…on s’associe pour trouver un moyen d’aider le gouvernement et en échange, on aurait de la magie pour nos recherches. C’est pas toi qui disait que tu voulais sauver l’humanité ou je ne sais trop quoi ? »

J’avais l’impression de rêver, j’étais tout bonnement en train de proposer à mon frère de s’associer, la dernière chose que j’aurais fait normalement. Il faut croire qu’on change en temps de guerre. Il se mets à ricaner. Les sourcils froncés, je ne le quitte pas du regard.

« Les américains possèdent un homme capable de faire le tour du monde en 11 secondes, un homme capable de manipuler tous types de métaux, une femme capable de manipuler la réalité et les esprits, une autre capable de maîtriser les champs électriques. Pour ne pas mentionner le fou qui ne ressent ni douleur, ni émotion, le robot destructeur connecté au réseau mondial et le leader et son arme capable de givrer n’importe quoi. Le gouvernement américain n’a pas tant l’air de maîtriser cette magie. C’est à toi de réfléchir mieux que ça : tu veux de la magie pour tes recherches ? Alors rejoindre les Russes et leur « Légion du Destin » nous profitera davantage pour nous rapprocher de leurs pouvoirs. »

Je manque de m’étouffer en buvant mais reprends bien vite une respiration normale avant de lever le regard vers Lex avec un petit sourire.

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Il me dégoutera pas du whisky !
A l'égard de Dorian ? J'oscille entre le dégout et la pitié. C'est te dire...Il m'est si insupportable qu'il en est fatiguant...

Elsa L. Laufeysen



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Elsa L. Laufeysen


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Projet Uchronie #1 : Et si la mission "Magic League : Mission Russie" avait échouée Drama2

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________________________________________ Jeu 13 Fév 2020 - 1:45





Projet uchronie • WWIII

Truth, she thought. As terrible as death. But harder to find.


EDDA, Norvège • Février 2018

Elsa laisse le vent faire voler ses cheveux blonds hors de son écharpe, bourrasque descendant des hauts glaciers et apportant avec elle toute la fraîcheur de l’hiver norvégien. Le ciel grisonnant menaçait de pleurer sa neige lourde une nouvelle fois, ayant paré les terres de son manteau ivoire d’où pointaient quelques sapins lourds. Les routes étaient difficilement praticables à cause des nombreux monticules givrés qui les bordaient et le lac, magnifique lac turquoise au cœur de la vallée, servait de miroir aux âmes en peine qui venaient se perdre dans cette région si isolée au nord du pays. Une petite bourgade perdue dans la montagne, quelques murmures du vent entre les épines et la simple flottaison latente d’une usine crachant la fumée de charbon que ses ouvriers provoquaient. Un endroit tranquille, coupé du monde et du temps. Un endroit qu’elle n’aurait pas pensé retrouver un jour, mais…

Les derniers évènements avait faits en sorte qu’elle retourne dans ce bastion du passé.

Elle poussa un soupir et, avisant du véhicule noir garé un peu plus loin, se décida à reprendre la route. Elle n’avait pas beaucoup de temps, autant le mettre à profit même si les afflux de souvenirs empêchaient son esprit de fonctionner correctement. Elle avait vu le jour et grandi à Edda, avant que sa famille ne prenne la direction du Maine, et remettre les pieds à l’intérieur de la petite ville provoqua une bouffée mélancolique. Les pneus crissèrent sur l’asphalte à peine déneigée, faisant s’écarter quelques adolescents qui se réfugièrent près des trottoirs, et elle traversa la seule ligne droite qui séparait la bourgade en deux. De vieilles bâtisses. D’anciens bars d’un autre âge. Du bois robuste mais de la peinture délavée. Et des gens tout aussi gris que le ciel pour seuls occupants.

A la bordure de la ville, dans un quartier plutôt tranquille où on croisait plus de végétation rocheuse que d’humains, Elsa coupa le contact du véhicule. Contournant celui-ci, elle s’approcha d’une grande maison à l’allure bien plus moderne que tout le reste, où des caméras devaient déjà l’avoir repéré depuis plusieurs kilomètres. Son occupant était toujours extrêmement prudent. Elle attendit sur le perron que la porte ne se déverrouille enfin et le visage neutre de Theo apparu.

Enfin, neutre… Si tant était qu’il puisse l’être depuis qu’il l’avait contacté, quelques mois auparavant pour la plus surprenante des découvertes, après l’existence de la magie au reste du monde. Il flalait reconnaître que son appel avait surpris la jeune femme et, lorsqu’il l’avait sommé de revenir en Norvège, elle avait clairement hésité à l’envoyer bouler. Mais son insistance étrange avait eu raison de sa curiosité et voilà que désormais, il était une pierre angulaire dans l’avancée de cette nouvelle technologie. Pas étonnant de la part d’un génie comme lui ! Le hasard faisait tout de même bien les chose sparfois…

Il l’invita à entrer et elle ne se fit pas prier. Ils avaient énormément de choses à se dire et peu de temps ; chaque seconde serait importante. Jusqu’à ce qu’elle ne quitte la maison, quelques heures plus tard, avec la même discrétion qu’à l’arrivée.

La première étape était réalisée. Elsa expédia un sms sur son téléphone et attendit une réponse de son destinataire, avant de le ranger soigneusement dans la poche de son long manteau et de reprendre le cours de sa mission. Démarrant sans attendre, elle s’éloigna bien vite de cet endroit pour s’engouffrer entre deux buttes neigeuses et prendre la direction des cols. L’air froid du nord s’immisçait à travers la petite ouverture en haut de sa fenêtre mais, plutôt que d’en être gênée, elle expira longuement. Un peu de vapeur s’échappa de sa bouche et la jeune femme resserra ses mains autour du volant. Elle n’était plus très loin.

Plus elle montait, plus la pression semblait s’accentuer sur ses épaules et le vrombissement du moteur se fit plus lourd. Plus irritant aux oreilles. Au détour d’un virage, elle aperçut enfin l’immense mer de glace qui serpentait entre deux façades rocheuses. Paysage saisissant, figé dans une éternité qui lui semblait propre et réservée. La jeune femme aperçu un panneau d’interdiction d’accès mais elle n’en eu cure, continuant sur sa lancée et le dépassant sans même un regard. Le gravier crissa sous ses roues. L’air se fit plus froid encore que jusqu’alors. Elle atteignit un plateau, perché au-dessus de l’océan gelé, où un grand bloc de béton gris semblait avoir été posé là sans autre forme de procès. Indémodable. Brut. Criant de différence avec le reste si naturel.

Immobilisant le véhicule, Elsa inspira encore l’air chargé de glace. Ses mains ne tremblaient pas, comme habituée aux basses températures environnante. Elle ouvrit la portière et posa le pied sur le sol de roche, sentant le vrombissement familier qui semblait venir du fin fond de la terre. Un tremblement sourd, rauque, la prenant au corps tandis qu’elle claquait la porte et s’avançait en direction du bloc. Le vent semblait s’être tu. Le temps semblait lui-même se faire tout petit tandis qu’elle montrait sa plaque devant le capteur. Un bruissement à peine audible et l’entrée se révéla sans bruit. Elsa pénétra à l’intérieur et su exactement où elle devait se rendre.

Personne ne l’accompagna ni ne l’accueillit à l’intérieur. Seul le bruit mate de ses pas résonna dans le bunker tandis qu’elle descendait des escaliers métalliques plutôt que d’emprunter l’ascenseur. L’environnement était inhospitalier, particulièrement gelé aussi bien par la glace zébrant les murs que par l’absence de toute forme humaine dans son champ de vision. Elle rejoignit plusieurs niveaux inférieurs avant de croiser enfin quelqu’un : deux hommes en tenue sombre, tenant une arme contre leur torse et pourvu d’un casque sur la tête qui fixaient droit devant eux. Aucun d’entre eux ne tiqua à son approche ou ne bougea, la laissant accéder à la double porte qu’ils semblaient garder. Imperturbables. L’un d’eux baissa cependant les yeux rapidement pour la regarder de plus près et s’arrêta sur le petit badge qu’elle portait sur la poitrine, à gauche. Il hocha la tête et la jeune femme continua sa route.

De l’autre côté, un tintamarre eu tôt fait de lui rappeler qu’elle possédait des tympans ! Une foule en activité se trouvait là, allant d’un côté ou de l’autre entre des machines et des claviers à l’air sophistiqués. Une véritable fourmilière insonorisée où chacun était pris dans ses recherches et fixaient ses écrans avec la plus grande attention. Un individu, lui aussi en uniforme sombre, interpella Elsa et elle hocha brièvement la tête. Il lui enjoignit de le suivre, ce qu’elle fit, en longeant le mur d’un pas vif. Sur sa gauche, une ouverture béante dans la roche laissait entrevoir une lueur bleutée au loin dans l’obscurité. Mais elle n’eut pas le temps de l’observer davantage : le décor laissa place à des couloirs, puis à une pièce aux murs entièrement blancs au centre de laquelle se tenait un brancard. Une silhouette était attachée dessus, visiblement endormie. Celle d’un homme au visage jeune et aux cheveux bruns coiffés en arrière.

« Il est calme ? » Demanda-t-elle doucement, en l’inspectant du regard à travers la vitre qui les séparait.

L’homme hocha la tête.

« Laissez-moi seule avec lui. »

Il sembla vouloir rétorquer quelque chose mais un simple regard de la part d’Elsa le fit taire. Il hocha la tête par l’affirmative et lui ouvrit la porte. La jeune femme s’y engouffra rapidement et referma derrière elle, faisait fit des caméras braqués aux quatre coins de la pièce. Elle prit le temps d’observer la poignée, sur laquelle des traces de ses doigts apparurent succinctement, mais dévia bien vite son attention sur le rôle principal de cet endroit. Relevant le menton, repoussant ses cheveux blonds en arrière, elle s’approcha du jeune homme et s’arrêta juste à côté de lui.

Elle attendit qu’il ouvre les yeux et ne la reconnaisse pour finalement prendre la parole :

« Bonjour, Fjor. Ca faisait longtemps… »



REYKJAVIK, Islande • Janvier 2019

Perchée sur le haut de son tabouret, le nez à quelque centimètres de la toile, Elsa appliqua avec un très grand soin la couleur parme sur les quelques millimètres qui nécessitaient cette teinte. Les couleurs se mêlèrent dans une onctuosité singulière sous son œil avisé et elle retoucha, légèrement, le mouvement du pinceau. Un coup d’œil vers la droite et elle rectifia un point de couleur juste à côté. Se redressant pour admirer l’œuvre de plus loin, voilà qu’elle se tourna sur le côté pour piocher à nouveau de ce parme sur la palette en bois posée à côté d’elle.

Ce n’est qu’à cet instant qu’elle remarqua la silhouette derrière elle, près de la porte de son atelier.

« Tu passes combine d’heure, exactement, à faire ça ? » Résonna la voix de Fjor.

Elsa haussa un sourcil, continuant son manège avec concentration.

« À faire quoi ? »

« Mine de n’avoir rien de mieux à faire. »

Le ton de Fjor était agacé et nonchalant, comme à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Elle l’imaginait sans mal appuyé contre le chambranle, mâchant son chewing-gum dans son sweatshirt trop grand mais qu’il portait avec style. Elsa ne s’indigna pas, entrouvrant la bouche pour s’accorder plus de précision – psychologie, quand tu nous tiens.

« La concentration c’est important. »

« N’importe quoi. Quand est-ce qu’on sort ?! Quand est-ce qu’il fait beau dans ce putain de pays pour aller se promener un peu ? On s’emmerde comme des rats morts ici. »

La blonde déposa soigneusement le long pinceau qu’elle tenait et se retourna, toujours assise sur son tabouret. Elle croisa le regard de son ami et le toisa des pieds à la tête. Il soutint son regard dans un attitude de défi.

« C’est vraiment ce que tu veux faire ? Aller te promener ? »

« Fais pas celle qui n’a pas compris, Blondie. »

« Alors parle plus clairement. A quoi est-ce que tu penses, Fjor ? »

Il souffla, émit un petit ricanement en regardant sur le côté mais ramena rapidement ses yeux dans les siens.

« On n’est pas fait pour ça. Rester là sans rien faire, c’est pas pour ça qu’on existe. »

Elsa soupira. C’était reparti pour un tour… Son visage se ferma en même temps que celui du jeune homme capta sa réaction spontanée, provoquant un agacement encore plus conséquent chez lui. Il frappa le plat du mur et s’avança dans l’atelier, la menaçant de sa carrure tandis qu’elle restait délibérément perché sur son tabouret. Il y avait longtemps que Fjor ne lui faisait plus aussi peur, malgré son attitude menaçante il restait un éternel gamin coincé à ses côtés. Et ça ne lui plaisait pas du tout.

Depuis le début de cette guerre mondiale, elle avait appris comment se placer pour éviter les grosses retombées du volcan qui couvait sous la surface. Prendre des risques ? Pourquoi pas, si le jeu en valait la chandelle. Mais des risques inutiles, à quoi bon ? L’ennui, c’est que raisonner quelqu’un comme lui revenait à parler à un mur. Sourd et bouché, le mur.

Il inspira, sans doute prête à dégainer un argumentaire mais elle le prit de vitesse :

« Très bien. » Déclara-t-elle en se levant pour lui faire face. « Tu veux qu’on sorte ? On va sortir. »

Il parut surpris d’abord, écarquillant les yeux, puis se fit méfiant. Suspicieux. Les sourcils froncés il abaissa cependant toute attitude hostile et laissa place à un soupçon de curiosité. La blonde passa à côté de lui pour sortir de l’atelier, ne se retournant qu’une fois la porte franchie.

« Prends tes affaires, on va marcher un peu. »

Ils n’eurent besoin que de vêtements chauds, d’écharpes et de bonnets. Il refusa de prendre la voiture et la jeune femme haussa les épaules, prétextant que le trajet pouvait tout aussi bien se faire à pied. Ils longèrent alors les rues de la capitale en toute discrétion et tranquillité, se retrouvant bien vite à proximité de la mer et des falaises qui l’entouraient. Continuant cependant leur marche silencieuse, royalement silencieuse, ils s’enfoncèrent dans les terres sauvages jusqu’à trouver une avancée rocheuse. Celle-ci, en pointe et élevée vers le ciel, semblait prendre appui sur l’océan pour se propulser vers les nuages qui lui dissimulaient l’univers.

Fjor s’arrêta mais Elsa continua de marcher et, rapidement, le crissement de la roche sous ses pieds se fit entendre quand elle grimpa sur le pic rocheux. Le vent soufflait violemment au bord du vide, remontant de la mer avec toute la force empruntée aux vagues pour s’enfuir en l’air et profiter de sa liberté. C’était dangereux. C’était grisant.

« Qu’est-ce qu’on fait là, Elsa ? » Demanda Fjor, à distance respectable.

Contrairement à son amie, il avait l’étrange capacité d’avoir… Le vertige. Un peu risible quand on le connaissait mais c’était une histoire de traumatisme, quelque chose comme ça. Les mains dans les poches, la jeune femme observa l’horizon en train de se teindre lentement de couleurs chaleureuses. Le soleil était extrêmement bas en cette saison et les heures de présence se comptaient sur les doigts d’une main. Néanmoins, elle appréciait sa compagnie sporadique.

« Tu te rappelles du jour où tu es arrivé ici ? »

« Bien sûr, on a dû prendre un bateau commercial avec des sièges pas très agréables et… »

« Je veux dire ici, Fjor. »

Il ne parut pas comprendre mais, après quelques instants de songe, il finit par pousser une exclamation de compréhension. Ca gelait dans les cerveaux aussi, la glace, apparemment. Le jeune homme s’approcha du bord du pic mais n’y grimpa pas, déjà au-delà de ses efforts.

« Un peu, mais pas vraiment. Je me rappelle de Moscou et d’un type qui portait un étendard rouge. Puis j’étais à Edda et tu étais là. Je me rappelle de la magie et des conflits que j’ai pu constater directement en posant le pied sur le sol. Je me rappelle qu’on combattait quelque chose mais… Je ne sais plus très bien quoi. C’est vieux tout ça maintenant ! »

« Ça n’a même pas deux ans. »

« Et alors ? Il s’en passe des trucs en deux ans. J’ai pas une super mémoire illimitée comme toi, madame la frimeuse ! »

Elle lui lança un regard en coin et il se contenta de sourire de manière narquoise. Qu’est-ce qu’il pouvait être insupportable quand il s’y mettait celui-là… Heureusement qu’elle l’appréciait sinon, ils seraient dans un sacré pétrin.

« Je ne me rappelle pas de tout non plus. C’est arrivé tellement vite… La magie, les dieux qui ont perdus leurs moyens, puis la guerre et maintenant ça. Des fois, je me demande ce qu’il se serait passé si quelqu’un n’avait changé ne serait-ce qu’un seul détail à l’histoire de Storybrooke. »

« Pourquoi tu parles de Storybrooke ? » Fjor paraissait sceptique.

« Parce que c’est de là-bas que tout à commence. La malédiction des contes, la levée du dôme… Si la magie n’avait pas existé dans le monde précédent, jamais elle ne se sérait répandu dans ce monde-ci et il n’y aurait pas de guerre de pouvoir. »

« Sauf que ce qui est fait est fait. Tu ne peux pas défaire le passé, juste accepter le présent. »

Ce qu’il pouvait être pénible à sortir des phrases pleines de bon sens quand on n’en avait pas besoin ! Elsa soupira et revint vers lui. Debout juste en face, elle le surplombait de quelques centimètres grace à la roche.

« Et si on arrivait à changer ça ? » Demanda-t-elle. « S’il existait une solution pour mettre fin à cette guerre mondiale et retrouver un peu de cette paix que tu as connu ? »

Il parut hésiter, partagé entre deux idées qui ne trouvaient pas preneur dans son crâne.

« T’as quoi en tête, Blondie ? »

« Moi ? Absolument rien. A mon niveau, je ne peux pas faire grand-chose. Mais je pense que certains êtres haut-placés peuvent peut-être pallier à tout ça. »

Fjor émit un petit sourire amusé. Elle sentit soudain tout son intérêt grandir et il se frotta les mains.

« Tu penses à… »

« Aux dieux. »

Il s’arrêta dans son geste, la toisa assez durement. Elle comprit à quoi il faisait référence et se dépêcha d’ajouter :

« Pas ceux-là. Les dieux olympiens. J’en ai entendu plusieurs fois parler quand j’habitais à Storybrooke. Je suis persuadée qu’avec leur aide, on pourrait mettre un terme à tout ça. »

Elsa inspira et expira longuement. Il se mordit la lèvre inférieure sans trop savoir quoi faire.

« Tu veux la paix, c’est ça ? »

« Je veux ce paradis qu’on nous a promis. Celui que j’ai vu le jour de notre rencontre. Celui… Qui est au-delà du ciel. »

« Tu rêves trop, Blondie. » Rabroua-t-il, pourtant amicalement.

Elle haussa les épaules et il l’imita.

« Et donc… Comment on va aller là-bas ? J’ai pas tellement de passeport valide avec moi. »

« Je connais quelqu’un qui pourras nous aider. Tu sais ce qu’on dit, non ? Si tu veux la paix… »

« Oh, et il est où ? »

Elsa eu un sourire en coin.

« Tu connais l’expression : si tu veux la paix prépare la guerre ? »



HAMILTON, Nouvelle-Zélande • Février 2020

La base de Hamilton n’avait absolument plus rien à voir avec le Hobbitbourg qu’on vendait dans les brochures touristiques. Depuis que la Russie était devenue une superpuissance militaire et avait déclaré la guerre à tout un continent, l’île isolée était devenu un terrain préférentiel pour des attaques en tout genre. D’abord protégée par l’Australie, ces derniers avaient retirés leurs troupes pour défendre leurs propres territoires, laissant aux américains le soin de protéger la population locale avec de faibles moyens accordés. Quand on s’éloignait des côtes de votre pays d’origine, vous pouviez vous gratter pour avoir la dernière technologie à la mode…

D’un œil curieux, Fjor observa l’ancien poste radio qui semblait émettre depuis les années 50. Des ordinateurs vieux comme le monde étaient posés sur quelques tables, une prouesse numérique pour tenter d’endiguer les nouveaux virus d’Ultron qui avait la main mise sur toute la technologie moderne. Ou presque. Des brouilleurs avaient été lancés dans plusieurs zones aériennes pour tenter d’endiguer la présence des drones, véritables caméras de sécurité ambulantes et quasiment inatteignables. On utilisait de vieilles méthodes pour dissimuler les bases et les informations, mais aussi de nouvelles ruses pour paraître complètement invisibles aux yeux de l’ennemi.

Difficile de croire que Hamilton avait été une ville verdoyante et tranquille. Quand on voyait les ruines des immeubles et qu’on parcourait le champ de mines expédiées par avions sans pilotes à quelques mètres de là, on se demandait si on n’était pas revenu plus d’un siècle en arrière.

Elsa, patiente mais un tantinet nerveuse, ses cheveux attachés sur sa nuque, pianotait sur le bord de la table où trônait un vieux post et un téléphone aussi épais que son coude. Voilà dix bonnes minutes que le soldat était allé lui chercher l’homme qu’ils étaient venus rencontrer…

Elle était sur le point de se dire qu’il ne viendrait pas lorsque, par un étrange miracle, il apparut enfin à l’entrée de la tente militaire !

« Chris ! » S’exclama Elsa, d’un ton pourtant mesuré. « Tu es un homme difficile à trouver. »

Mais pas suffisamment difficile pour qui savait où chercher… Il avait un air sérieux sur son visage marqué par la guerre pourtant il eut l’air content de la voir. Ce ne devait pas être évident au quotidien, entre une base à protéger, des russes à chasser et un fils à sécuriser à cause de son fauteuil roulant. La guerre n’avait pas pris que des vies et des gros titres de journaux, elles prenaient aussi des cœurs et des espoirs. Il fallait que cela cesse. Il s’installa en face d’eux.

« Pas pour toi. Tu es là. » Le regard de Chris dévia vers Fjor. « Si c’est pour une magouille, je te préviens, c’est non. »

Elsa eu un sourire un peu amusé devant son attitude bourrue. Il n’avait pas changé après tout ce temps… Quoiqu’il était peut-être encore plus sérieux qu’auparavant. Ca se comprenait. Fjor eu un ricanement narquois mais ne répondit rien, reniflant en frottant machinalement le côté tuméfié de son visage.

« Je ne viens pas pour une magouille, promis. Voici Fjor. »

La jeune femme désigna le garçon à côté d'elle, qui hocha la tête comme pour confirmer son identité.

« C'est à cause de lui que je suis là. » Elle marqua une pause en soutenant le regard de Chris. « Fjor est sorti d'une base militaire russe basée en Norvège. Je l'ai extrait il y a trois ans maintenant mais sa vie est en danger. Je ne te ferais pas un dessin du pourquoi, je pense que tu vois très bien de quoi je parle. J'ai besoin de toi pour le faire rentrer à Storybrooke. »

Le capitaine fixa un long moment le jeune homme en question, comme s’il l’analysait des pieds à la tête. Il revint finalement sur Elsa en secouant la tête.

« Je suis désolé mais je ne peux pas. C'est illégal et tu le sais. Puis pourquoi Storybrooke ? »

Forcément, la droiture de Christopher n’avait d’égal que sa loyauté envers son pays. Elsa se mordit l’intérieur de la joue l’espace d’un instant puis se redressa sur sa chaise, appuyant ses avant-bras sur la table qui les séparait.

« [bParce que c’est là qu’il sera le plus en sécurité.[/b] » Rétorqua-t-elle. « Storybrooke est la cause de tout ça. S'il y a quelqu'un qui peut tenter de mettre un terme au conflit, il se trouve probablement là-bas. On a des dieux et… Comment il s'appellait, celui qui a tenté d'arrêter des super-héros mais qui a tout fait capoter au grand jour ? »

Chris se crispa légèrement. C'était là-bas que tout avait commencé. Donc le dernier endroit où il voulait sans doute aller. Il se leva violemment de sa chaise avant de tourner le dos à Elsa, croisant ses bras contre son torse.

« Si tu parles de Dyson, laisse tomber. Survie avec ton prisonnier. C'est la guerre, Elsa. On est pas dans un comics ou un film de super héros. Réveille-toi. »

La prenait-il pour une stupide rêveuse encore au jardin d’enfants ? La croyait-il plus faible que ce qu’elle était ? Qu’il occulte d’un coup ses convictions pour la remplacer par une greluche faite d’idéaux la vexa quelque peu et elle se mordit la lèvre inférieure. Fjor lui lança un regard intrigué : ça ne se présentait pas franchement bien pour eux deux.

Mais elle ne se laissa pas démonter par l’attitude de son ancien ami.


« Je suis réveillée et j'ai les yeux bien ouverts. » Répondit-elle après un instant de silence. « C'est parce qu'ils sont ouverts que je sais que c'est là-bas que nous trouverons une réponse. »

Prudemment, Elsa se leva pour contourner la table.

« Chris... » Appela-t-elle doucement. « Je ne peux pas passer par les voies légales pour faire entrer Fjor en Amérique, la CIA n'extrade pas ce genre de personne. Ils ont peur de ce que la magie a créé. Toi, tu sais comment faire et comment aller à Storybrooke. Je te demande pas de nous accompagner, je te demande seulement de nous aider à passer. »

Elle va se planta à côté de lui, plus petite comme toujours. Mais pas moins déterminé. Ils étiaent tous les deux très têtus dans leur genre, investis dans leurs missions et dans leurs objectifs. Les faire flancher n’était pas partie facile mais… Il le fallait.

« J'ai vu des choses atroces en Russie. J'ai vu ma famille se faire aspirer par des vortex d'un autre monde. J'ai vu des morts et des blessés, des torturés et des prisonniers marqués par la guerre. J'ai vu les conflits comme on n'aurait jamais dû en voir… Mais j'ai aussi vu autre chose, quelque chose qui portait un espoir : celui que tout ça s'arrêtera un jour. Nous pourrons de nouveau être en sécurité. Nous pourrons rentrer chez nous. Fjor est une partie de cet espoir... Celui d'un monde bien meilleur. »

Christopher posa sur elle un regard qui en disait long. Lorsqu’il bougea, elle sut qu’il ne croyait pas à son discours. Pire que St Thomas, il avait besoin de preuves, pas de paroles. Malheureusement, elle n’en avait pas exactement sous la main à lui fournir… Ou presque. Le capitaine revint vers la table et se pencha légèrement vers Fjor.

« Et qu’est-ce que tu peux apporter à ce monde ? »

Le jeune homme haussa un sourcil, intrigué qu’on s’adresse directement à lui. Un léger coup d’œil en direction de Blondie, puis il revint sur le soldat qui le dominait légèrement de sa carrure. Il voulait l’impressionner ? C’était bien fait. Il était impressionné. Mais aussi désagréablement narquois.

« Une solution. » Répondit-il du tac au tac. « J’ai déjà vécu ça, je sais comment faire pour éviter un nouveau ragnarok. »

« Fjor. » Intervint Elsa.

« Quoi ? Tu vois bien qu’il nous croit pas ! » Il revint sur Chris. « Et pourtant c’est vrai, la dernière bataille a déjà eu lieu… Mais ici, elle n’a même pas encore commencée. C’est pas les volontaires qui manquent, mais les moyens sont pas encore tous là. On a besoin d’aller au berceau de la magie. T’as envie que cette guerre s’arrête ou tu comptes rester soldat tout le restant de ta vie, à défendre une base dont tout le monde se fout ? »

« Fjor ! »

Elsa frappa sur la table pour le faire taire d’un geste vif. Presque crut-elle que Chris allait réagir mais en lieu et place, il resta parfaitement calme. Sur ses positions. Digne trempe d’un soldat qui n’a plus rien à perdre, ou presque.

« Un vrai Espoir pour l’humanité ton gars. »

Lâcha finalement Chris, un petit sourire moqueur au coin des lèvres en se tournant vers son ancienne amie. Elle pencha la tête sur le côté, attentive puis le vit hausser finalement les épaules.

« Je vais vous laisser passer. Dites bien à Dyson qu’il doit des jambes à mon fils. »

Son regard se voilà d’une colère douloureuse en disant cela et Elsa hocha la tête doucement. Il veniat de leur offrir leur billet d’accès au pays le plus surveillé après la Russie ! Lentement, Chris se dirigea vers la sortie de la tente, non sans un dernier regard pour la blonde.

« Je veux plus vous voir ici, après ça. »

« … Merci. » Souffla-t-elle, alors qu’il disparaissait.

La première étape de leur plan avait fonctionné. Ils avaient un laisser-passer clandestin pour Storybrooke… C’était le début d’une audacieuse et dangereuse aventure qui se confirmait. Pourvu que ce fameux Dyson soit toujours en place là-bas, sinon elle retournerait le ciel et la terre pour lui mettre la main dessus et l'obliger à réparer ce qu'il avait provoqué.




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