« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)



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 La princesse et la Bête

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Axel Oswald



«Muerte, la mort!
Né l'oubliez yamais!
Pitis voyous!»


Axel Oswald


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________________________________________ Ven 16 Oct 2020 - 11:29

La princesse et la bête
Anubis ne pouvait qu’imaginer ce que pouvait ressentir la jeune femme dans le couloir. Tout comme Baku il avait senti que ce qu’elle allait faire n’était pas … Ce n’était pas que ce n’était pas bien, aider un enfant était toujours bien… c’était que cela allait la blesser. Et Anubis avait vu juste. Il observait la jeune femme et les phrases qu’elle dit. Il ne pouvait lui répondre. Il eu qu’un regard vers son roi. Un regard appuyait. Baku hocha légèrement la tête.

- Je te le promets. Je l’emmènerais voir les marionnettes.

Cette promesse avait un goût de métal dans sa bouche. Cela avait le goût de la fin, une sensation que le conseil du roi n’aimait pas. Il savait ne pas mentir en promettant, il le ferait… mais c’était ce que cela implique qui le dérangeait au fond. Anubis fit un nouvel hochement de tête quand la jeune femme lui demanda de rentrer dans sa chambre. Les livres contre son buste… il avait dû mal à ne pas sentir la souffrance.

Baku lui observa la jeune femme. « Passez une bonne nuit » qu’elle lui disait comme si cela avait une quelconque importance. Elle ne pouvait pas le savoir, mais cette phrase l’empêcherait certainement de dormir. Le tiraillant dans son sommeil. Le culpabilisant. Mais il n’avait pas le choix. Il ne pensa pas à cette histoire de cachette. Le théâtre avait toujours été une bonne idée. Pourtant pour une fois il se demanda le lieu qu’elle aurait eu en temps, alors qu’il partit dans ses appartements.

Anubis laissa la jeune femme partir vers la mauvaise direction tranquillement, finissant par prendre plusieurs couloirs pour revenir vers la destination. Il était silencieux de tout ce qui venait de se passer. Il ne savait pas ce qu’il devait dire à une personne qui allait mourir, demain matin, pour le bien de son peuple.

- Merci d’avoir voulu sauver le petit.

Ce n’était rien…Qu’un petit remerciement. Mais il avait envie de le dire. Peu d’humains l’auraient fait. Et les autres qu’il avait eu le déplaisir de connaître l’aurait certainement pousser..; mais il ne voulait pas lui dire. Juste la remercier alors qu’il arriva à sa porte. Là, les oiseaux prophéties continuèrent de gazouiller… Anubis soupira. Le choix avait peut être été déjà fait. C’était peut être de sauver l’enfant dont parler les oiseaux ? Il en doutait mais il ne pouvait comprendre sinon…

Il rentrait dans la chambre avant de tout simplement lui demander en lui montrant les trois ouvrages lequel elle voulait pour s’endormir.

« Aide-le, et ça sera la mort. Protège-le, et ça sera la vie »



HRP - Si tu veux dire qu'il le lit et que demain passe n'hésite pas :) et même à dire ce qu'il lit. Comme ça on passe a demain et au fait qu'elle doit se faire manger La princesse et la Bête - Page 4 332879724 La princesse et la Bête - Page 4 332879724

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Timothy Powers



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Timothy Powers


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________________________________________ Sam 17 Oct 2020 - 11:07

La princesse et la bête
Si toute cette histoire ne pesait pas sur l’esprit de Lulu, c’était seulement parce que la sacrifiée ne voulait pas avoir la tête lourde le lendemain, quand elle devrait être mangée. Elle préférait, de loin, partir l’esprit léger. Elle n’en avait aucune certitude, mais elle était persuadée, à sa manière, que sa chair serait meilleure si elle ne pensait à rien, alors que, pleine de regrets, elle aurait sûrement un arrière-goût qui ne plairait pas à sa Majesté. Et pour une raison qu’elle ignorait, Lulu n’avait pas envie de déplaire à sa Majesté.

C’était pourtant ce qui était arrivé, songea-t-elle, en traversant un couloir, rassurée par la promesse d’Anubis. Il emmènerait l’enfant voir des marionnettes et il comprendrait un peu de son monde à elle. Ce n’était pas tant l’histoire, qui était intéressante, que l’effervescence des sentiments, leur véracité, aussi. Un enfant ne trompe personne. S’il aime, il le dit, s’il n’aime pas, il le dit aussi. S’il a peur, il sursaute, s’il s’amuse, il rit. S’il est triste, il pleure. Tant de sincérité, cela avait toujours apaisé Lulu, habituée aux faux-semblants, aux mensonges. Même si on lui disait qu’on l’aimait, ce qui n’était pas souvent, elle savait, au fond, que c’était faux.

Parfois, elle se sentait le besoin d’un peu de vrai, avant de replonger dans les mensonges.

– C’est normal, se contenta-t-elle de répondre, en haussant les épaules. C’est ce que je fais.

Il ne fallut guère de temps à la sacrifiée pour comprendre qu’elle ne menait plus la danse, heureusement, et qu’Anubis la remettait sur le bon chemin de sa chambre. Toujours accrochée à sa manche, elle zieuta un peu sa main, mais n’osa pas la prendre. La vérité est parfois trop dure à supporter et même Lulu ne voulait pas s’y tenter. Elle préférait se contenter du tissu pincé entre ses doigts et ne pas affronter le rejet de son guide. Elle savait qu’il ne l’aimait pas et elle ne lui en voulait pas. Elle aurait juste aimé un peu de chaleur avant de partir.

Mais tant pis !

La vie continue, aussi courte soit-elle pour elle, et Lulu ne s’avoua pas vaincue. Elle continua de sourire jusqu’à atteindre la chambre de la sacrifiée, abandonnée pour n’y laisser aucune trace. Une grave erreur, puisque Lulu n’avait fait qu’attirer l’attention. Entre Lila et sa belle robe, les regards dans la bibliothèque et l’enfant sauvé dans le théâtre, l’humaine avait laissé, derrière elle, une trace indélébile de son passage. Elle s’en voulait, mais elle ne pouvait rien faire contre.

Alors que les oiseaux-prophéties chantaient des airs qu’elle ne pouvait comprendre, mais qu’elle apprécia silencieusement, Lulu se demanda ce que Lila avait fait de sa belle plume. Un cadeau empoisonné, sans doute, que la sacrifiée n’aurait pas dû faire, mais qu’importe ! Elle ne voulait pas garder la moindre possession, aussi belle et importante qu’une plume d’un être comme celui-ci, alors qu’elle serait mangée le lendemain, cela n’avait aucun sens.

Dans la chambre, Lulu lâcha enfin Anubis et se dirigea vers le petit balcon. Elle regarda, quelques secondes, le monde au dehors avec ces yeux sombres qui, pour une fois, ne souriaient plus. Puis elle fit demi-tour dans un bond, sourit à pleines dents à son guide et lui indiqua de s’asseoir au bord du lit. Elle-même se contenta de s’allonger par-dessus les draps et d’attendre qu’il lui conte une belle histoire.

Pour tout avouer, la sacrifiée ne l’écouta qu’à moitié, accrochée plus facilement à son ton, à ses respirations, aux moments de silence qui venaient après les points, qu’aux mots et au sens. Elle se fia au son, comme une mélodie qui la berça et l’emmena loin, vers des contrées qu’elle ne connaissait pas. Puis, quand elle ne voulut plus voyager, incapable d’affronter la mort s’il mettait, ce soir, de belles images dans son esprit, Lulu attaqua : elle plongea contre le torse d’Anubis et referma ses bras dans son dos, sans lui demander son avis.

Sous son oreille, le cœur battait doucement dans un rythme qui la berça plus sûrement, encore, que les mots de l’homme-cheval. Elle eut presque envie de chanter par-dessus le rythme cardiaque, de trouver des mots doux pour l’accompagner dans la nuit. Mais il n’y avait, ici, plus aucun enfant à endormir, à serrer contre elle pour lui dire de ne pas pleurer, que les cauchemars ne sont que des songes qui n’existeront jamais. Alors, elle se défit d’Anubis et le poussa hors de son lit en lui disant, comme à sa Majesté, de passer une bonne nuit.

Plus vite il serait sorti, plus vite Lulu pourrait tenter de dormir et passer au lendemain. Elle ne s’inquiéta même pas de le voir quitter la chambre. Elle se contenta de lui tourner le dos et de fermer les yeux, comme pour lui dire que tout ceci était enfin terminé et qu’il pouvait se détendre, maintenant, qu’il n’avait plus à la supporter.

Exténuée par le voyage, les sentiments, les péripéties de la journée, Lulu ne tarda pas à s’endormir. Elle fut bercée par des rêves étranges qui la maintinrent dans un état second, à mi-chemin entre le rêve et le cauchemar, ni tout à fait réveillée, ni tout à fait endormie. Il lui sembla entendre des choses, dans sa chambre, des chants d’oiseaux qui n’existaient qu’à ses oreilles, des éclats de rire qui se moquaient d’elle et, pire encore, des cris qui la rejetaient pour ce qu’elle était : une humaine.

Lulu sursauta, sur le lit, en se réveillant. Dans son cauchemar, ce n’était pas elle que l’on mangeait, ce n’était pas son sang qui coulait. La boule au ventre, elle dut prendre plusieurs inspirations pour se calmer et repousser toutes ces pensées loin en elle. Quelques minutes, à peine, et elle retrouvait son sourire innocent, le rire dans le regard et l’insouciance au creux du ventre. Elle ne devait pas s’inquiéter. Elle n’était que Lulu, une sacrifiée parmi d’autres.

– Bonjour ! C’est l’heure ! dit-elle, enjouée, sans parler à personne en particulier.

La sacrifiée glissa hors du lit et lissa les draps à peine froissés par la nuit. Puisqu’elle avait dormi par-dessus, loin de s’inquiéter d’avoir froid, il ne resta pratiquement aucune trace de son passage, sur le lit. En vérité, si Anubis n’avait pas été là pour la voir s’endormir, elle se serait peut-être même calée dans un coin de la chambre, à même le sol, pour être certaine de ne rien laisser du tout. Une fois qu’elle fut assurée qu’il ne restait même pas un cheveu sur les draps, Lulu retira la cape cornue, la plia soigneusement sur le matelas et posa, par-dessus, le masque. Il ne lui restait que la robe de Lila qu’elle ne pouvait décemment pas enlever pour le moment.

Prête, Lulu se planta droite au milieu de la chambre, vérifia sa crinière de boucles châtain et braqua son regard sur la porte. Elle s’attendait à voir débarquer ses grands gardes de pierre et elle ne voulait, aujourd’hui, pas détourner les yeux, mais les regarder bien en face pour admirer leur peau dure. Elle se préparait même, déjà, mentalement, à se retenir de les toucher, tandis que dans son esprit traînait les mots de l’oiseau-prophétie et les restes de son cauchemar.

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________________________________________ Sam 17 Oct 2020 - 17:40

La princesse et la bête
Anubis devait avouer que tout cela était difficile à définir pour lui. Toute cette histoire était si … nouvelle ? Peut être un peu, même si ce n’était pas réellement ça qu’il voulait dire. C’était juste que … Lulu avait quelque chose. Peut être était ce sa vie de sacrifié qui donnait tout ça. Après lui avoir lu son livre, Anubis était partit voir le roi. Le roi se trouvait dans l’aile qui lui était réservé, se mouvant d’un coin à l’autre de la pièce à tel point qu’Anubis pensa à demander de changer le parquette qui avait la marque du chemin de Baku.

- mon roi ?
- Passez une bonne nuit, c’est bien ce qu’elle a dit ?
- Oui ?
- Pourquoi ?

Anubis allait ouvrir la bouche mais tout comme le roi, il n’en savait rien. Cette femme ne pouvait pas être humaine… Les humains n’étaient pas ainsi. C’est tout. Il ne faisait pas de câlin aux monstres. Anubis gardait bien de dire au roi cette étrange proximité qu’il avait eu avec la sacrifiée. Le roi savait l’aversion de son second pour les humains, dire qu’il avait accepté un espèce de câlin serait comme lui dire qu’il a tord. Or on ne dit pas à un roi qu’il a tord. Il secoua la tête et laissa son roi observa le feu d’une cheminée crépitait.

Cette nuit là, ni le roi ni Anubis ne s’endormirent. Ni l’un ni l’autre ne pouvaient fermer l’oeil face à la situation qui déranger. Baku prit même la décision d’aller dans un coin interdit à tous de la libraire pour ouvrir des ouvrages cherchant une réponse. Mais tous disait la même chose. « Pour que le peuple prospère il faut le sang d’une humain coulant sur le coeur du royaume ». Il devait donc la tuer au centre de la salle des sacrifices. Faire couler son sang, et le boire en mangeant son corps si frêle. Baku jeta le livre par dessus la table et il s’écrase contre le mur.

Le lendemain, Anubis était venu pour ranger la pièce sans un mot pour son roi au début. Il savait lui aussi, il avait fait les mêmes recherches dans sa bibliothèque personnelle.

- Mon roi, vous devez vous rendre dans la pièce, je vais chercher moi même Lulu.

Utiliser son nom eu pour lui l’effet d’une décharge dans sa tête, et il parti dans attendre de Baku la suite. Baku descendit les escaliers noirs menant au centre de l’arbre. Il n’y avait ici que peu de lumière. Au milieu de cette pièce se trouvait un dessin ancré dans l’écorce. Il s’assit au milieu. Il était au coeur du royaume.

Anubis était devant la porte de la chambre et s’arrêta un instant. Des soldats étaient là. Ils avaient après tout l’habitude que les humains essayent de s’échapper par l’appel du désespoir. Anubis les congédia et toqua à la porte avant de rentrer sans attendre de réponse. Il observa Lulu et ne sourit pas. Il ne pouvait pas sourire aujourd’hui.

- Tu vas êtes mangé aujourd’hui. C’est un grand jour pour notre peuple. Je vais t’amener dans un escalier. Tu devras le descendre, fait attention il y fait noir et on ne veut pas que tu te rompes le cou avant d’être arrivé. Le roi expliquera la suite à ce moment là. Suis moi.

Il allait se retourner… réellement. Il allait le faire comme tout le temps. Se retourner et avancer alors que le ou la sacrifié le suis…mais pour une fois, il tendit sa main vers la jeune femme. Pouvait il être une personne bien jusqu’à sa mort ? Il pouvait essayer. Lui tendant les mains sans la moindre peur dans ses yeux, il attendait qu’elle lui prenne pour l’amener.

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________________________________________ Lun 19 Oct 2020 - 10:03

La princesse et la bête
Lulu était prête.

C’était, du moins, ce dont elle essayait de se persuader, elle-même, plantée au milieu de sa chambre. Ses yeux sombres ne quittaient pas la porte, attendant, impatiemment, qu’elle s’ouvre sur ses gardes de granit. Elle était prête. Elle avait été prête toute sa vie. Elle était née pour ce jour, comme l’enfant-roi était né pour monter sur le trône, incapable de prendre goût à son enfance, car son destin était plus grand.

Sauf que Lulu n’était plus une enfant depuis longtemps.

Cette donnée lui avait, plus ou moins, échappé depuis tant de temps qu’elle ne savait plus quand elle avait cessé de s’inquiéter de son âge. Avait-elle jamais su le jour de son anniversaire ? Lulu n’en savait rien et s’en fichait éperdument. Peu importait qu’elle ait quinze, vingt ou trente ans. Son destin restait le même et elle avancerait vers sa mort le sourire aux lèvres. Tout comme elle avait passé toute sa vie à sourire parce qu’il n’y avait jamais personne pour s’inquiéter pour elle.

La porte s’ouvrit enfin et le cœur de Lulu eut quelques ratés qui la forcèrent à froncer les sourcils. Elle se demanda ce que cela voulait dire, ce qu’elle devait comprendre de cet organe soudain défaillant, plus stressé qu’il ne l’a jamais été de toute sa vie. Au fond d’elle, elle sentit une petite flamme remuer, essayer de lui dire qu’elle ne devait pas y aller, qu’elle devait trouver une parade, s’enfuir et essayer, enfin, de vivre une vie qui serait la sienne, loin de la mort qui lui pendait au nez.

Lulu souffla sur cette flamme et releva les yeux sur Anubis.

La sacrifiée cligna des paupières, intriguée par l’apparition de son guide. Elle s’attendait à voir débarquer ses grands gardes, si durs, si froids. Celui-là même qui avait voulu lever la main sur elle et qui s’était figé, incapable de bouger, alors que sa Majesté lui ordonnait d’arrêter. Une pensée qui, étrangement, ralluma la flamme au fond d’elle. Heureusement, Lulu était têtue et elle souffla à nouveau dessus pour se concentrer et se donner toute entière à son rôle de sacrifiée.

Il y avait quelque chose de changé, chez son guide. Elle eut soudain peur que le câlin d’hier, offert comme une attaque pour qu’il l’abandonne, mais dont elle avait, étrangement, eu besoin, n’ait fait plus de mal que de bien. Elle avait compris, Lulu, qu’Anubis détestait les humains et malgré les mots blessants de sa Majesté, Lulu restait et resterait à jamais une humaine. Elle s’en voulut, oui, mais le mal était fait et elle ne pouvait pas s’en excuser au risque de faire plus de dégâts, encore.

Lulu fit un pas en avant, prête à rejoindre son destin, à affronter la fin de sa vie avec ce petit sourire, qui ne quittait plus ses lèvres. Puis les mots d’Anubis la percutèrent de plein fouet et elle s’arrêta net. Ses yeux noirs se gorgèrent d’incompréhension et un peu de sang lui monta aux joues. Elle s’était préparée à beaucoup de choses, Lulu, elle s’était imaginée tant de cérémonies différentes, essayant de comprendre de quelle façon elle serait mangée, de quelle façon la paix serait signée, entre les monstres et les humains. Elle avait tout imaginé. Tout. Sauf cela, en vérité.

– Je serai seule avec sa Majesté ? demanda-t-elle, tout bas, comme s’il s’agissait d’un secret.

La nouvelle la perturbait plus que cela ne l’aurait dû, sans que Lulu ne sache se l’expliquer. Elle sentait, au fond, qu’elle aurait pu pleinement prendre son rôle de sacrifiée devant une foule en délire, sous les cris de haine que l’on aurait versés sur elle. Néanmoins, face à sa Majesté, à la grandeur de ses ailes, la beauté de ses cornes et de sa peau sombre, elle n’était plus sûre de pouvoir le faire. Il restait, dans le regard de la bête, les accusations d’hier. Les mots violents qu’elle n’avait pas réussi à avaler.

Elle était humaine et ils détestaient tous les humains, persuadés qu’ils étaient les rejetons des enfers.

Elle était humaine.

Lulu s’échappa de ses pensées, secoua la tête pour se reconcentrer et leva ses yeux noirs vers Anubis. Elle ne prit conscience de cette main tendue qu’avec une poignée de secondes de retard. Les doigts l’appelaient et la sacrifiée avait, en vérité, très envie de les prendre, de les serrer entre les siens et d’y puiser la force d’avancer. Pourtant, elle n’oubliait pas qu’elle n’était qu’une humaine. Une saleté d’humaine. Une intruse qui s’invitait dans le royaume des monstres pour être mangée. Elle ne pouvait pas salir son bon guide. Elle ne pouvait pas le forcer à la toucher.

Alors, elle redressa le menton, passa un bras sous ses boucles châtain pour les remettre bien en place sur ses épaules et passa devant Anubis, le dos droit, le regard plus dur qu’il ne l’a jamais été. Même le sourire, sur ses lèvres, avait quelque chose de plus sérieux, de moins innocent. Lulu n’était plus une enfant depuis longtemps, elle savait vers quoi elle marchait, elle savait ce qu’il arriverait. Elle affronterait sa mort sans détourner le regard. Elle était née pour être mangée. Elle était née pour être mangée. Elle était née pour être mangée.

– Je ferai attention, je ne tomberai pas. Je me présenterai à sa Majesté et je serai mangée. C’est ainsi que sont les choses, qu’elles doivent être et rester.

Lulu haussa les épaules, à peine, dans la robe que Lila lui avait offerte. Ses yeux noirs tombèrent sur la beauté du tissu et elle regretta, presque, de ne pas avoir gardé sa robe de sacrifiée, si blanche, pleine de volants transparents. Au moins, elle n’aurait pas eu à craindre que sa Majesté ne l’abîme, la salisse ou la déchire, dans un accès de rage compréhensible face à une maudite humaine.

Pour l’heure, elle se reconcentra sur sa route, suivant Anubis vers son destin, en essayant, tant bien que mal, d’ignorer les mots qui furent jetés sur son passage. La cérémonie devait avoir lieu. Lulu devait être mangée. Il n’existait aucune alternative. Aucune.

Arrivée devant un escalier noir qui descendait dans les entrailles de l’arbre, Lulu se retourna vers Anubis. Elle s’en voulait de ne pas avoir pris cette main tendue vers elle, comme un pas immense fait d’un monstre à une humaine, un traité de paix sur lequel elle avait craché sans hésiter, persuadée qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire. Personne ne devait avoir le moindre geste gentil, à son égard. Lulu était une humaine. Lulu était une mortelle. Lulu était une sacrifiée. Elle œuvrait pour la paix, c’était tout ce qui comptait.

– Vous êtes quelqu’un de bien, Anubis. Mais n’oubliez jamais que je suis humaine, une saleté d’humaine. (Inconsciemment, comme mue par un besoin étrange, elle s’était emparée délicatement de cette main qu’elle regrettait d’avoir refusée, plus tôt.) Prenez soin de vous !

Sur ces mots, Lulu pivota vivement sur ses talons et bondit dans les escaliers, avant de trouver la moindre raison de ne pas se lancer. Sur sa peau, la chaleur du guide la titillait, mais Lulu se força à oublier. Elle était douée pour cela, écarter les choses auxquelles elle ne voulait pas penser et se concentrer sur l’essentiel : l’escalier noir qui plongeait dans l’obscurité.

Combien de temps lui fallut-il pour rejoindre sa Majesté ? Elle n’en sut rien, bloquée dans un temps qui ne s’écoulait plus pour elle, comme en apnée, en pause devant son destin. Elle ne reprit son souffle qu’à l’instant de poser le pied sur la dernière marche et découvrir le roi assis au milieu de la pièce. Lulu s’avança, discrète, son appréhension visible à cette main qu’elle serrait machinalement contre son cœur, comme pour trouver la force d’avancer et de ne pas reculer.

Lulu se planta devant sa Majesté et fit, une nouvelle fois, la seule chose qu’elle avait toujours su faire : sourire avec, cette fois, plus de maturité qu’elle ne le faisait jamais. Lulu était humaine. Lulu n’était plus une enfant.

Lulu était prête.

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________________________________________ Lun 19 Oct 2020 - 13:33

La princesse et la bête
Anubis n’était pas prêt…
Baku ne l’était pas plus…

Mais ni l’un ni l’autre ne pouvait plus y faire quoi que ce soit malheureusement … il ne pouvait plus dire non… il ne pouvait plus reculer devant l’obligation de la destinée. Le monde était ainsi fait. Même si Anubis c’était accroché à l’idée que la prophétie pourrait la sauver, il savait qu’il était trop tard maintenant. Anubis observait la jeune femme qui avait refusé sa main. Il savait bien qu’elle ne pouvait l’accepter ainsi. Sans un mot au début, il partit pour l’amener à son destin. Celui de mourir pour nourrir le peuple. Pour nourrir leur arbre. Pour être celle qui tiendra les forces de leur monde à son apogée. Il ne voulait pas. Il pensa même à aller chercher d’autres humains pour les tuer à sa place. Mais il savait ne pas pouvoir.

Demander aux humains de leur donner un humain de temps en temps permettait aux humains de craindre les monstres et de ne plus essayer de les attaquer. Cela garder la paix malgré lui. Il ne pouvait pas faire cela. Attaquer des humains serait mettre de l’huile sur du feu que le roi peine à éteindre.

- Tu seras seule.

Anubis savait pourquoi. L’ancien roi avait été le genre à tuer les victimes devant tout le monde. A faire même payer cette journée pour le plaisir des démons. Baku lui ne voulait déjà pas prendre la vie d’innocent … alors le faire en devenant un spectacle il ne pouvait l’accepter. Anubis avait son coeur qui se serrer. Lulu serait bientôt morte, elle n’avait pas de soucis à se faire, mais il savait que Baku aurait plus de mal à accepter. Parce que Lulu n’avait pas été humaine, qu’elle pense l’être ou non. Elle n’avait pas réagit comme les autres.

Il était plus facile de tuer quelqu’un qui nous déteste et qu’on déteste. Que de tuer quelqu’un qui ne demande rien qu’à sourire … C’était assez étrange … Il l’observa et hocha la tête.

- Oui …

Il ne dit rien sur le fait d’être une personne bien. Il le pensait souvent. Mais pas ce jour. Ce jour il était certains de ne pas être une bonne personne. Il la laissa partir alors que ses doigts avaient la sensation de la trahison … Il repartit. Il avait besoin de parler à Lila.

Baku était au milieu de ce cercle dessiner dans l’écorce quand il la sentit. Le monde autour de lui la sentit aussi. Le sang d’une humaine faisait toujours la même chose. D’habitude il attendait que la victime descends pendant un moment. Elle fut plus rapide que la plupart alors qu’elle s’approche de lui. Il l’observa. Il observa sa peur. Il se releva pour s’approcher.

- Viens ici.

Dit il sans essayer d’y mettre de la chaleur. Il ne pouvait pas mettre de la chaleur alors que le monde s’allumait avec des légers lucioles. Il fallait qu’elle vienne dans le cercle. Elle s’approcha. Il était proche de la jeune femme alors que dans les reflets des lumières, elle pourrait voir que ses dents semblaient plus aiguisés. Ce qu’elles étaient. Il pouvait ressembler à un vampire avec ses dents. Baku bien sur ignorait cette comparaison. Plongeant les yeux dans les siens, il attendit que sa magie touche la jeune femme et l’encercle.

- Je vais te mordre, et me répandre de ton sang. Mais tu ne sentiras rien. N’essaie pas de t’enfuir, ou de me blesser, tu ne le pourras pas.

Sa magie faisait frissonner les lucioles dans les coins et les recoins de ce lieu. Il s’approcha alors d’elle. Il prit sa main pour la rapprocher d’elle, et d’un coup, il se mit à mordre son épaule. Le sang coulait déjà. Les formes dans l’écorce se remplissait de son sang et créer un nouveau symbole. Baku avait du mal à ne pas juste s’arrêter alors qu’il bu son sang. Son sang était sucré… ou était ce juste ses larmes ? Peut être ?

Il savait que Lulu ne ressentira pas de douleur. Elle se sentirait juste de plus en plus fatigué. Et une fois endormi par manque de sang, il pourrait continuer la cérémonie bien que cela lui laisser une mauvaise impressions.

Baku était tellement déconcentré, il était tellement fatigué par sa nuit blanche, qu’il ne vit pas l’ennemi dans son dos. Ni le reflet de l’arme démoniaque que l’ennemi sortit. Il ne remarqua pas le crépitement de l’arbre voulant le prévenir. Il ne remarqua pas non plus les lucioles. Il ne remarqua rien de tout ça. Mais Lulu, elle, elle pouvait le remarquer. La question était, comptait elle aider l’ennemi ou protéger le roi ?

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________________________________________ Lun 19 Oct 2020 - 14:27

La princesse et la bête
Si Lulu était prête à être mangée, elle n’était pas vraiment prête à se retrouver seule face à sa Majesté, à affronter celui qui allait la croquer dans une étreinte plus intime, au fond, que tout ce qu’elle avait connu de sa vie. La sacrifiée aimait croire qu’elle serait tuée d’abord, seulement pour ne pas avoir à affronter la proximité de sa Majesté. Elle n’avait pas peur de lui pour ce qu’il était, pour le monstre qu’il était, ni pour le roi qu’il était, mais pour… pour quoi ? Elle n’arrivait pas elle-même à le comprendre, alors qu’elle se retenait de se cacher derrière sa crinière de boucles châtain. Elle devait faire face, elle ne devait pas fuir. Elle était née pour être mangée.

L’était-elle vraiment ?

Sur ses joues naissait une chaleur malvenue que Lulu essaya d’ignorer. Le mal était bien là, pourtant, et faisait battre son petit cœur plus fort qu’il ne l’aurait dû. Si elle souriait, Lulu, elle essayait, surtout, de cacher ce mal qui la prenait de l’intérieur et essayait de lui dire de ne pas avancer, de ne pas se laisser manger. Elle n’avait pas peur, pourtant. C’était autre chose, de plus chaud, qui lui faisait croire qu’elle aussi, elle avait le droit à la vie. Mais sa vie, à elle, avait un prix et Lulu n’était pas prête à l’affronter. Elle ne voulait pas vivre avec cette culpabilité.

Lulu releva ses yeux noirs vers sa Majesté, alors qu’il lui intimait d’approcher, d’une voix dépourvue de la moindre chaleur. Un ton qui fit du bien à la sacrifiée, calma un peu les battements de son cœur et lui rappela qu’elle devait être forte, faire face, relever le menton et accepter son sort. De ce repas, tout aussi étrange qu’il pouvait être, en huis-clos très restreint, dépendait le sort du monde, en vérité. Un sort si grand que Lulu n’arrivait plus à porter sur ses épaules. Il était temps qu’elle se débarrasse de cette charge.

Elle se tint droite au milieu du cercle et contempla ces crocs aiguisés qui n’étaient pas là la veille. Lulu eut très envie de tendre la main et de les toucher. Ce qu’elle ne fit pas, bien évidemment. Elle savait encore se tenir, même face à la mort qui lui pendait au nez. Elle eut une question, aux lèvres, qu’elle ne donna pas non plus, consciente qu’elle ne devait rien faire de déplacé. Elle devait se contenter de rester à sa place et d’obéir. Elle avait passé sa vie à rester à sa place et obéir, elle pouvait y passer sa mort, aussi.

Lulu était plus captivée par l’allure de sa Majesté qui, au final, ne l’effrayait pas, que par le reste de la salle qui, pourtant, ne manquait pas d’attirer l’attention. Toutes ces lucioles qui remuaient dans tous les coins… mais Lulu ne détachait plus ses yeux du monstre, sans plus aucun sourire sur ses lèvres sombres. Ce qui ne voulait pas dire qu’elle reculait face au sacrifice, non, simplement qu’elle essayait de faire bien, de comprendre ce que l’on attendait d’elle pour faciliter la tâche de sa Majesté. Elle voyait, au fond de son regard, que la chose ne lui plaisait guère. Elle pouvait comprendre. La proximité d’une humaine devait être perturbante. Elle aurait même pu croire qu’il n’ait pas faim, pour la simple et bonne raison qu’elle était humaine et que la chair humaine, personne ne disait que c’était bon.

– Je ne le ferai pas, souffla-t-elle, tout bas, pour rien perturber.

Même s’il était fort à parier que l’aveu, offert, cette fois, avec un nouveau sourire, plus doux que tous ceux qu’elle avait pu faire, jusque là, ne manquerait pas de perturber sa Majesté. Mais Lulu, elle, ne savait pas tous les tourments qu’elle lui causait, la nuit blanche qu’il avait passée à cause d’elle et seulement d’elle. Elle aimait croire qu’il ne voyait qu’une humaine, un sacrifice qu’il se devait de faire, sans réfléchir, sans se poser de questions. Pour s’en débarrasser le plus vite possible et reprendre sa vie tranquillement.

Puis les crocs se plantèrent dans son épaule et, malgré elle, Lulu se raccrocha à sa Majesté, tirant à peine sur ses beaux vêtements de roi. Elle sentit, à nouveau, cette chaleur qui s’emparait de ses joues et avec elle, le rose qui devait apparaître sur sa peau sombre. Puis son petit cœur qui s’emballa soudain, mais pas par peur, non. Lulu était perturbée par la proximité de sa Majesté. Elle n’avait jamais été si proche de personne et les dents qu’il plantait, dans sa chair, pour s’abreuver de son sang, était d’une intimité qui la faisait rougir autant que possible. Lulu avait l’habitude des coups et des insultes, pas d’un intérêt si… étrange, pour sa personne.

Ainsi serrée contre le roi, elle en oublia d’avoir peur de la mort, comme il était fort à parier, et se contenta d’attendre qu’il la vide de son sang. Elle se demanda, tout de même, si cela avait bon goût, le sang humain, le sang d’une sacrifiée, d’une moins-que-rien. Mais elle se détourna vite de ces mauvaises pensées pour ne pas perturber le repas de sa Majesté.

Puis un éclat traversa son champ de vision et le cœur de Lulu eut un raté. Cette fois, la peur l’étreignait, oui. Une peur incommensurable qui la crispa, accrochée à sa Majesté comme à une bouée. Sauf qu’il ne la sauvait, il la mangeait et Lulu ne sut pas quoi faire pour éviter ce dont elle était témoin, victime du sang qui la quittait et d’une cérémonie qui ne pouvait pas être brisée. Que pouvait-elle faire, pourtant ?

Il était hors de question de laisser sa Majesté en danger.

Il n’y avait, en vérité, même pas besoin de prophétie pour la pousser à bouger. Lulu avait oublié les mots de l’oiseau, penchée sur des cauchemars qu’elle ne voulait pas voir exaucés. Elle ne vit que la lame qui se levait, prête à frapper le monstre dans le dos. Cette mort était si cruelle… Elle ne pouvait pas rester témoin, sans rien faire. Elle ne pouvait pas laisser une injustice pareille se faire sous ses yeux. Peu importait, au fond, la fatigue qui la gagnait, qui engourdissait ses petits bras.

Peu importait tout, au fond, Lulu ne voulait pas être témoin d’un meurtre.

Victime, en revanche, cela lui allait. De toute façon, elle devait mourir. Alors, elle s’accrocha plus fort à sa Majesta, inspira tout l’air qu’elle put dans ses poumons et força de tout son poids pour que leur position soit inversée, qu’il n’y ait plus que le petit corps de Lulu, sous la lame, et pas les belles ailes du démon. Elle y mit toute la force de son désespoir, de sa gentille, de tous ces sentiments qui bouillaient en elle. Elle ne sut pas vraiment si elle réussit, alors qu’il lui sembla défaillir, incapable d’affronter le monde plus longtemps.

Elle espérait de tout cœur d’avoir eu le temps de s’interposer, d’être victime du coup à la place de sa Majesté. Et sur ses lèvres, son petit sourire ne l’avait pas quittée.


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________________________________________ Lun 19 Oct 2020 - 17:06

La princesse et la bête
Du tréfond des entrailles du monde, Baku ressentait l’arbre est ses vibrations. Il n’était jamais plus vulnérable que pendant la cérémonie du sacrifice. Parce qu’il sentait l’arbre sous lui, et les millions de fourmis qui y vivait … mais il ne ressentait pas les gens exactement. C’était comme être dans de l’eau. On sentait le courant mais on ne pouvait le définir sans ouvrir les yeux.

Cependant, il avait les yeux fermés sur l’acte qu’il était en train de faire. Un acte qu’il ne pouvait se pardonner encore… alors même qu’il avait encore le temps de faire machine arrière.

Mais il ne le faisait pas alors qu’il sentait son sang chaud venir dans sa bouche. Qu’il sentait son sang contre l’écorce et donnait une odeur qu’il pensait être le seul à sentir. C’était l’odeur désagréable de la mort, comme si l’arbre comme lui n’était pas heureux…. Comme si … Lui non plus ne voulait pas de son sang de cette manière, mais n’avait pas d’autres manières de l’avoir.

Alors qu’il était en train de continuer, il sentit la jeune femme bougeait, et c’est quand elle eu fait son changement de place, et que la lame s’abattit dans le dos de Lulu, que Baku lâcha la jeune femme. Lullaby était inconsciente, et certainement au bord de la mort. Le roi pouvait voir l’ennemi. Il se releva alors que le monstre couru vers le roi.

- Mort au roi !

Baku n’eut pas à faire grand chose en réalité pour l’arrêter. Ses yeux étaient devenus rouges, ses ailes déployaient, alors qu’il prit la tête de l’eau dans sa grande main, et sans la moindre honte l’écrasa entre ses doigts. Un traître. Voilà ce qu’il avait en face de lui. Quelqu’un qui avait voulu le tuer. Il observa le corps de Lulu, qui remplissait tout de même son devoir. Il s’approcha d’elle. Elle était inconsciente … Et c’est à ce moment là que le roi prit une décision qui allait certainement devoir expliquer à plus d’un monstre.

*ellipse temporel qui va bien pour laisser un peu de suspense*

Anubis regardait la sacrifiée dans son lit. Il observait aussi Lila qui s’affairait à ses côtés dans un silence presque mortel. L’un comme l’autre acceptait la décision du roi, et ce qu’il avait fait… Mais il savait que le monde ne serait pas de cette avis.

Alors qu’il commençait à prendre une tasse de thé, les murs se mirent à trembler à nouveau. Anubis fit tomber la tasse et la regarda un instant. Lila sourit.

- Je pense que le roi est en train d’argumenter.

Le roi avait prit sa propre décision, dans cette salle noire. Il avait choisi de faire ce que PERSONNE n’attendait de lui. Mais le roi restait tout de même le plus fort de tous les démons, et personne n’oserait se dresser devant lui. Lila s’approcha encore de Lullaby avec délicatesse. Elle huma l’air. Sentant l’odeur du roi sur la jeune humaine. Sentant aussi ce qu’elle était devenu à cause de cela.

- Penses tu qu’elle acceptera son nouveau destin ?
- Je n’en sais rien. Je pense que si elle veut vivre, elle devra l’accepter et prouver que le roi a eu raison. Si elle n’y arrive pas …

Baku fit une grimace alors qu’il finit de ramasser ce qu’il avait fait tomber quand les murs tremblèrent à nouveau avec une grande force. Il se tient même à la table. Si elle n'y arrive pas, le roi se fera tuer par le peuple lui même. Lila sourit.

- Pour une fois, j’aurais une personne dans ce palais qui acceptera d’essayer les robes que je confectionne au moins !
- Lila ! La reine n’est pas…

Et il se coupa. La reine….. Il avait un peu de mal à le dire… en faite, il pensait qu’il allait avoir du mal… mais c’était sortit tout seul. Il soupira en secouant la tête. Le roi avait fait fort pour le coup, très fort… Les murs tremblèrent encore et encore avant. Lila et Anubis, comme la plupart des gens d’ailleurs, se retrouvaient avec des gros manteaux sur eux. La colère du roi se sentait dans les murs. Et sa décision aussi. Lulu aussi se trouvait dans un lit avec de grosse couverture pour lui tenir chaud. Oui, elle était dans les draps cette fois.

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________________________________________ Lun 19 Oct 2020 - 23:27

La princesse et la bête
Lulu était perdue dans un vide trop plein, dans une obscurité qui l’éblouissait, des contradictions qui lui susurraient de se laisser mourir et de se battre pour vivre. Dans ce monde étrange, elle revoyait sa Majesté, la grandeur de ses canines, la splendeur de ses cornes, la beauté de ses ailes. Au bord de ses propres lèvres, elle imaginait, encore, les mots qu’elle n’avait pas donnés, la question qui resterait, à jamais, oubliée, perdue dans le silence. Puis elle sentait les mains qui se posaient sur elle, qui faisaient naître des centaines de frissons, le long de son échine, la chair de poule qui s’emparait de ses bras.

Et la morsure.

Brutal et délicate, violente et pourtant si douce, qui ne lui avait pas fait le moindre mal, comme il le lui avait dit. Les crocs s’étaient juste plantés dans sa chair, frayés un chemin là où ils devaient être, se poser, percer la peau et permettre au sang de s’échapper. Elle se souvenait de ses propres mains qui s’étaient serrées dans le dos de sa Majesté, réduisant à néant la distance entre eux, pour une étreinte qui la perturbait et la perturberait le reste de sa vie. Lulu eut beau chercher, dans son délire, elle ne connaissait rien de plus intime que cette morsure, que les crocs du roi plantés en elle pour s’abreuver de ce qui la maintenait en vie.

Lulu était trop pure pour imaginer quoi que ce fut de plus intime que cette étreinte.

Ce qui était, tout de même, amplifié par le huis-clos strict dans lequel ils s’étaient retrouvés, comme un rendez-vous secret auquel personne ne devait assister. Maintenant qu’elle connaissait la sensation, Lulu n’était plus sûre de préférer qu’il y ait une foule en délire pour l’insulter. Elle n’aurait, sûrement, pas supporté. Son petit cœur se serait arrêté, incapable de faire face à la honte d’une chose si privée rendue, pourtant, si publique. Heureusement, au final, qu’ils n’avaient été que deux. Ce qui, déjà, la gênait plus que toute autre chose au monde.

Sauf qu’ils n’avaient pas été seuls. Elle se souvenait, également, de la lame démoniaque brandie dans le dos de sa Majesté pour le tuer. De la lâcheté qui poussait le traître à profiter de la faiblesse du roi pour l’achever. Lulu n’avait pas hésité. Lulu n’hésitait jamais. Entre sa vie et celle des autres, son choix était vite réglé. Elle était née pour se sacrifier au prix d’une paix qui en sauverait des milliers, d’un côté, comme de l’autre des frontières entre leurs deux mondes. Elle devait, de toute façon, mourir ce jour, mangée. Qu’importait qu’elle soit vivante ou tuée de la main d’un autre ? Sa chair restait à portée de sa Majesté. Même si elle lui sauvait la vie au prix de la sienne, la cérémonie pourrait continuer.

Alors, Lulu s’était décalée.

Elle se souvenait de l’étreinte plus serrée, encore, pour forcer sa Majesté à se tourner, à prendre sa place tandis qu’elle prenait la sienne, comme la chose la plus naturelle à faire. Elle se souvenait de la fatigue incommensurable, de ses petites mains qui n’avaient plus eu la force de tenir le dos du roi. Puis, le black out. Ses délires cauchemardeux qui lui faisaient revivre, des centaines de fois, les mêmes images. Sans cesse, la sacrifiée revoyait sa Majesté se pencher sur elle, planter ses crocs dans sa chair, la vider de son sang avant de la dévorer. Et la lame qui s’enfonçait dans son dos, juste avant qu’elle ne tombe, inconsciente, et ne rejoigne les ombres.

Qu’était-il vraiment arrivé ? Lulu voulait croire, dans ses délires de femme au bord de la mort, qu’elle avait pu sauver sa Majesté et maintenir la cérémonie. Que la paix serait maintenue entre les deux mondes. Avait-elle été mangée ? Était-elle en train de mourir ? Que se passait-il, exactement ? Tout ce dont elle avait conscience, c’était de ne pas être tout à fait morte. Sauf que personne ne lui avait jamais dit que les morts devenaient fous, avant de mourir. Et vu ce qu’elle finit par voir, dans ses délires… Elle ne put que mettre cela sur le compte de la folie.

Ce fut sur ces images incompréhensibles qui ne seront pas dévoilées ici (parce que je suis vilaine et que j’aime le suspense), que Lulu revint à elle. Elle sentit d’abord la fraîcheur du monde, autour d’elle, puis la lourdeur des couvertures, sur son corps endolori. La douleur fusa dans son dos et elle se retint de grimacer. En vérité, elle ne bougea même pas, ni n’ouvrit les yeux.

À la place, elle fit semblant de dormir, oui.

Traumatisée par ce qu’elle venait de voir, la sacrifiée sentait sa tête irradier comme un feu de joie. Elle ne doutait pas que ses joues devaient être plus rouges que des tomates, mais elle ne pouvait pas lutter. Lulu était morte et enterrée, même son petit cœur n’arrivait pas à le supporter, incapable de trouver un rythme régulier.

Les murs tremblèrent et Lulu profita de la diversion pour remonter les draps sur son visage et disparaître dans le grand lit. Si elle se cachait, personne ne verrait à quel point elle avait honte. C’était, du moins, ce qu’elle imaginait, dans son innocence toute à elle. Autour d’elle, elle entendit des voix et constata qu’elle était vivante. Vivante. Mais, au fond de son crâne, continuait de tourner le souvenir des crocs de sa Majesté. De leur étreinte. Et de ses délires de femme blessée, à deux doigts de crever.

Perturbée au plus profond de son âme, Lulu fit la seule chose qu’elle pouvait faire, dans cette situation, si stressée et humiliée qu’elle aurait préféré être mangée : elle tapa des pieds comme une adolescente après son premier baiser, en poussant un couinement étrange, digne d’un petit chien coincé dans une porte. Puis, sans crier gare, elle rabattit les couvertures sur son ventre et sortit la tête pour affronter le monde.

Elle se demanda, soudain, si ce n’était pas cela, au final, la cérémonie du sacrifice : Lulu n’était pas morte, mais elle souhaitait presque mourir, maintenant, pour s’échapper de la honte qui la bouffait de l’intérieur et ne la quitterait plus jamais. Elle n’eut pas besoin de glisser les yeux dans la pièce, jusqu’à trouver Anubis, pour comprendre qu’elle ne pourrait plus faire face à qui que ce soit sans avoir l’air mûre, très mûre, prête à être… croquée ?

Lulu redisparut sous les couvertures et roula sur le côté.

Elle sortit, finalement, un œil des draps pour s’inquiéter d’une seconde présence, dans la pièce. Elle savait qu’elle n’avait pas rêvé et qu’il ne valait mieux pas qu’elle reparle de rêve avant longtemps, d’ailleurs. Alors, elle sortit un œil et profita de sa crinière de boucles pour se dissimuler du monde, tout en pouvant le regarder. Ce fut là qu’elle comprit qu’il n’était pas question que d’Anubis, son guide qu’elle avait osé toucher deux fois, mais aussi de Lila, qui se tenait, en vérité, tout près du lit dans lequel Lulu n’arrêtait pas de remuer.

– Lila ! souffla-t-elle, tout bas, comme pour l’appeler à elle, alors que Lulu osait, à peine, sortir de ses draps. Je suis contente de te voir.

Lulu sortit enfin la tête des couvertures pour sourire à la couturière, puis elle détourna son attention de la femme-mouton, pour s’intéresser à l’homme-cheval. Évidemment, voir Anubis lui rappela, sans conteste, tout ce qui la perturbait tant, et ses joues ne perdirent pas leur nouvelle teinte rouge, tandis que son crâne bouillait comme un malade à 45 degrés de fièvre, au moins.

– Anubis… Qui est la reine ?

Les sourcils de Lulu se froncèrent soudain sur ses yeux noirs, tandis qu’elle perdait son sourire enjoué. Combien de temps était-elle restée inconsciente ? Il lui semblait, pourtant, avoir compris que sa Majesté n’était pas marié et qu’il n’avait pas d’enfant. Maintenant, voilà qu’il était question d’une reine qui voudrait, volontiers, essayer les belles robes de Lila. Au fond, bien cachée au milieu de toute la gêne qui caractériserait, pour les prochaines heures, la sacrifiée, se réveilla une pointe de jalousie qu’elle eut, elle-même, beaucoup de mal à avaler.

– Co-comment… le… va… roi… euh… bégaya-t-elle, incapable de mettre de l’ordre dans ses pensées.

Rien que de prononcer le mot roi la mettait dans tous ses états ce qui, sans doute, saurait inquiéter le plus prodigieux des médecins. Mais, non, Lulu n’avait pas de séquelles. Sa maladie était le traumatisme lié à toutes ces images qui défilaient sans cesse dans son esprit, à toutes ces sensations au creux de son ventre et au fait qu’elle n’avait, finalement, pas été tuée. Sauf que, si Lulu avait été prête à être mangée, elle n’était pas prête à vivre avec le souvenir de la morsure du roi.

– Et le monde ? Qu’en est-il de la cérémonie ? De la paix ? Pourquoi voulait-on le tuer ? Est-ce que ça a été annulé ? Est-ce qu’on va devoir re… re… re… re… reco-… Aaaaaah ! Ne me forcez pas à le dire !

Comme un disque rayé, Lulu bugua sur un simple mot qui, pourtant, lui demandait trop d’efforts. Elle ne voulait pas imaginer devoir redescendre l’escalier noir, s’avancer dans la pièce éclairée par les lucioles et laisser sa Majesté la mordre une seconde fois. Rien que d’y penser, là, la força à cacher son visage dans ses mains, comme si cela suffisait à la cacher au monde entier.

– Dîtes-moi que je suis morte et que ce n’est qu’un vilain cauchemar…

Mais les murs qui tremblèrent, une nouvelle fois, prouvaient bien que Lulu ne rêvait pas. Elle était vivante, mordue à l’épaule, poignardée dans le dos, et le monde subissait, déjà, le maléfice de la cérémonie brisée. C’était, du moins, ce qu’elle supposait, incapable d’imaginer ce que le roi avait fait d’elle et qu’il était le seul responsable de la température et des tremblements de l’arbre.

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________________________________________ Mar 20 Oct 2020 - 0:19

La princesse et la bête
Anubis était encore en train de réfléchir à ses mots quand il remarqua le déplacement des draps qui n’avaient rien d’endormi … Lila le vit aussi et un sourire naquit sur son visage. Anubis n’était pas contre la décision du roi, mais cela ne l’enchanter pas au vue de tous les problèmes qui allaient lui tomber dessus. Lila …. Lila était tellement ravi que ça pouvait se lire sur son visage mi animal sans soucis.

Les deux compères de la chambre la laissa faire son manège. Il fallait bien lui laisser le temps de comprends que … hé non cocotte tu es pas morte. C’est pire. Anubis attendait, et voyait bien que cela pourrait prendre plus de temps que nécessaire. Il allait la sortir du lit par la peau des fesses … En tant que conseiller du roi, il avait des privilèges et des pouvoirs que la plupart ne pouvait pas imaginer sur le roi… et sur la reine.

Mais Lullaby préféra s’extasier sur la présence de Lila. Anubis fit une grimace. Bien sur, lui, elle se cache, Lila elle lui parle. Il allait faire une remarque mais préféra attendre et écouter pour gérer au mieux la crise qui allait se passer. Il sentait la tension du roi dans l’air et n’avait aucune envie d’y rajouter la moindre pression.

Lila sourit à Lulu alors qu’elle était en train de ramener des affaires propres. Oui, Lulu avait une robe blanche sur elle, comme une chemise de nuit. Bien sur, c’était Lila qui avait nettoyé le sang de ses plaies presque guéri et récupéré les affaires ensanglantés. Mais, la petite moutone avait déjà mit sur une chaise deux ou trois robes qu’elle pensait adéquate à la situation.

- je suis contente de vous voir aussi.

Sa majesté la reine. Elle lui devait la même révérence qu’elle avait pour Baku, et ça même si elle était assez vieille pour leur avoir changer les couches à tous les deux. A la question sur la reine … Lila et Anubis se regardèrent. Anubis allait répondre mais Lila le coupa sans honte.

- D’abord réveillez vous mon enfant, et ensuite nous parlerons de la reine, le voulez vous bien ?

Pourquoi ne pas simplement lui dire ? C’était ce que le visage d’Anubis et son grognement voulaient dire. Lila posa les yeux sur le cheval masqué et juste utilisa la tête de la nourrice fâchée… Lila reprit avec un large sourire.

- le roi va bien. Ne le sent tu pas ? Il est en train de grogner dans la salle du conseil en ce moment même attends…

Elle leva le doigt et attendit qu’un tremblement se fasse. Celui ci était plus petit que les précédents mais il se faisait tout de même sentir alors que le froid était toujours présent, presque palpable.

- Là, c’est lui qui grogne. Ce qu’il peut être grognon parfois
- Lila….

Anubis était pour dire la vérité, d’un coup sans contours ou subtilité, Lila ne voulait pas et continuait ainsi à dire des choses dans le plus grand des calmes. Lila s’approcha et doucement, avec la lenteur d’une mère qui n’oserait pas toucher son enfant blessé de peur de lui faire encore plus mal, elle lui caressa les cheveux. Elle s’assit sur le lit sous la supervision d’Anubis.

- Le monde va bien mon ange. La cérémonie a été … originale cette année. La paix… le roi est en train de la préserver à coup de cri et force. Il suffit de croire en lui. On veut toujours tuer le roi, parce que beaucoup pense que laisser les humains vivre est une erreur, et ils veulent que le roi les asservisse… Et non tu n’auras pas à recommencer… pas de cette manière là en tout cas et seulement si tu le souhaites.

Lila eu un sourire tendre alors qu’Anubis se mit à soupirer. Lila ne donnait pas toutes les informations. Il pensait, et peut être à raison, qu’elle donnait juste assez d’information pour que la jeune femme se sente encore plus perdu. Anubis se mit alors à parler. Debout au milieu de la chambre il se planta devant la jeune femme.

- Je vais te raconter une histoire. Il s’avère que chez nous, monstre, nous ne sommes pas comme les humains...
- Anubis !
- Il faut lui dire maintenant au lieu d’attendre
- elle vient de se réveiller
- Raison de plus elle ne pourra pas s’enfuir comme ça
- Anubis !

Un petit combat de regard se fit entre les deux, mais Anubis tient bon. Il savait avoir raison, et que la vérité était toujours préférable aux mensonges. ou à l’attente de la vérité. Il reprit alors que Lila prit la main de la jeune femme dans la sienne et souffla un « je suis désolée » compatissante.

- Nous ne sommes pas comme les humains. Une compagne, ou un compagnon, ne se trouve qu’une fois. Une seule et unique fois. Une fois que cette personne est trouvé, elle est pour la vie… et la mort de l’une signifie la mort de l’autre. Et une cérémonie existe pour lier les deux êtres d’une manière très étroite….

Il se déplaça un instant et revient à sa place alors qu’on le voyait en train de chercher ses mots.

- La cérémonie est assez simple. Les amants échangent leur sang en le donnant à tour de rôle. Presque dans le même souffle. On peut prendre le sang de millions de femmes, ou le sang de millions d’hommes, si l’autre ne désire pas le donner alors rien ne se fait. La cérémonie de ce que vous appelez vous un mariage ne fonctionne pas.

Il refit un aller retour dans la pièce et revient alors que Lila ne lâchait pas la main de Lulu. Elle la caressait pour essayer de voir si elle pouvait comprendre avant que la fin n’arrive.

- Pendant la cérémonie du sacrifice. Ton sang à couler sur le coeur de l’arbre et la nourrit, comme le veut la légende…. Sauf que cette fois ci, tu as sauvé le roi… et pour te sauver il t’a fait un présent que la plupart ne font que rêver. Il t’a donné son sang. Il le voulait. Ainsi il a pu te sauver la vie …

Il revient devant le lit et planta à nouveau son regard dans le sien alors qu’il essayait de comprendre encore des choses qui le dépasse.

- le roi ne pouvait pas savoir que tu acceptait de lui donner ton sang à ton tour … et vous vous êtes donc uni….

D’un coup, Anubis se déplaça vers le côté du lit. Celui ou Lila n’était pas, et il s’agenouille devant Lulu. Il baissa la tête et finit la phrase.

- Ce qui fait de vous, ma reine. La reine de tout le peuple des monstres. Ainsi que la femme de sa Majesté. Et ce que vous entendez, les grognements qui bousculent les murs, c'est le roi qui explique à ses généraux venus pour le jour du sacrifice que sa décision est inéluctable.

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Timothy Powers



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Timothy Powers


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________________________________________ Mar 20 Oct 2020 - 9:37

La princesse et la bête
Si la sacrifiée ne se calmait pas, elle sentait que son cœur finirait par quitter sa poitrine ou qu’elle retomberait dans ses ténèbres, incapable de faire face au monde et à la honte qui l’étreignait. Évidemment, il n’était pas question que de honte, mais Lulu préférait se concentrer sur ce sentiment qu’elle connaissait, plutôt que sur le reste et l’inconnu qui commençait à murmurer, dans un coin de son esprit. Toute cette histoire était incroyable et elle aurait, franchement, préféré que toutes ces choses ne lui arrivent pas à elle. Lulu ne demandait rien à personne, elle restait dans son coin, elle attendait gentiment que le temps passe, point.

Sauf que, désormais, la petite humaine était poussée sur le devant de la scène et les projecteurs se braquaient sur elle pour l’accuser d’avoir eu des pensées étranges. Des rêves qu’elle était la seule à connaître et qu’elle se devait de garder secret. Pouvait-elle ? Elle avait l’impression que croiser le regard de quiconque permettrait, aux autres, d’accéder à son esprit et le vider de ses maigres secrets. C’était une partie de la honte qui la maintenait encore sous ses couvertures, les joues rouges, le corps si chaud qu’elle pourrait mettre le feu aux draps.

Entendre Lila si contente perturba un peu Lulu. Elle préféra se dire que la femme-mouton était heureuse de l’avoir vu aux portes de la mort, presque mangée par sa Majesté, comme il se devait. Comme cela, tout le monde serait bientôt débarrassé de la petite humaine. C’était mieux ainsi pour tout le monde, même pour Lulu qui était persuadée qu’elle mourrait, terrassée par les sentiments qui la remuaient, à l’instant où elle recroiserait sa Majesté. Une pensée sur laquelle elle ne préféra pas s’arrêter pour ne pas sombrer.

Dans son trop-plein d’émotions incontrôlable, Lulu put, tout de même, sourire à la femme-mouton qui lui répondait qu’elle était, elle aussi, contente de la revoir. La sacrifiée ne fut pas sûre de pouvoir le croire, mais elle voulut s’en persuader et ne jeta qu’un regard intrigué à Anubis qui lui semblait soudain… Elle n’avait pas de mot adéquat, mais quelque chose n’allait pas et elle sentait que c’était de sa faute à elle. Était-ce parce qu’elle n’osait plus le regarder ? Elle n’arriva pas à le croire, mais elle ne pouvait pas vérifier son hypothèse. À l’heure actuelle, le regarder était une torture que Lulu ne pouvait pas apprécier. (Déso pas déso Anubis.)

Quelque chose n’allait pas.
Pour de vrai.

Même si Lulu soupçonnait une véritable complicité entre Anubis et Lila, elle vit bien que l’homme-cheval voulait parler, mais que la femme-mouton venait de l’en empêcher. En d’autres circonstances, Lulu aurait peut-être insisté, essayé de comprendre ce qu’il se passait, mais quelque chose lui disait que la réponse ne lui plairait et elle n’avait plus, soudain, l’envie de demander.

Se réveiller d’abord et parler de la reine ensuite ne plut pas le moins du monde à Lulu qui perdit son petit sourire pour une moue déçue. Elle voulait tout savoir tout de suite de cette reine, de ce monstre qui entrait si soudainement dans la vie de sa Majesté et qu’elle n’avait pas encore rencontrée. Elle n’avait pas envie de la rencontrer, pour dire la vérité. Lulu sentait, au fond d’elle, qu’il valait mieux qu’elle n’en sache rien, qu’elle ne se rende pas compte de l’incroyable créature qui avait réussi à attirer l’attention du roi.

À entendre que sa Majesté allait bien, Lulu sentit une bouffée de chaleur l’envahir. Elle sourit malgré elle et releva les yeux vers les murs. Au tremblement, la sacrifiée leva la main et caressa le mur de la chambre, comme pour se gorger de la colère du roi et essayer de comprendre ce qu’il se passait. Plus les choses avançaient, plus elle comprenait que rien n’allait, que les réponses de Lila essayaient, simplement, de ménager Lulu.

Une Lulu qui releva, sur Lila, des yeux de chien battu, alors que la douce main de la couturière se posait dans sa crinière. La sacrifiée avait très envie de se jeter dans ses bras, d’écouter les battements de son cœur pour se calmer et s’assurer, une bonne fois pour toutes, qu’il s’agissait d’un cauchemar, un horrible cauchemar. Après tout, Lila ne se laisserait jamais approcher, non ? Elle détestait les humains et Lulu était humaine.

– Q-quoi ? (Sa voix se coinça dans sa gorge, sans comprendre.) Il ne faut pas qu’il crie.

Lulu n’échappa pas la dernière remarque de Lila qui planta, dans son petit cœur, des milliers de petites aiguilles d’incompréhension. Qu’attendait-on d’elle ? Recommencer d’une manière différente seulement si elle le souhaitait ? Cette histoire n’avait aucun sens ! La seule chose que la sacrifiée souhaitait était de s’enterrer loin, très loin, et de disparaître une bonne fois pour toutes.

À l’instant où Anubis prit la parole, les yeux que Lulu posa sur lui, lui indiquaient clairement de ne pas continuer, de s’arrêter là et de ne plus rien dire du tout. Elle sentait, du plus profond de son âme, que la suite l’achèverait. Quelque chose ne tournait pas rond et Lulu refusait, soudain, de comprendre le problème. Elle voulait garder son insouciance et se plonger dans l’ignorance. Cela valait mieux pour elle, non ?

– S’en-s’enfuir ?

Lulu chercha du soutien chez Lila, mais elle sentait que plus rien ni personne n’arrêterait Anubis d’expliquer la situation. Elle eut, aussi, très envie de se concentrer sur les sons, comme la dernière fois, en oubliant totalement de s’intéresser aux mots, mais ce fut plus fort qu’elle. Au fond, Lulu sentait le besoin de comprendre la situation et d’évaluer dans quelle pagaille elle s’était lancée. Avait-elle fait une erreur ? Sans le moindre doute, oui. Mais elle n’hésiterait pas à recommencer. Peu importait, au fond, toute la honte qui l’étreignait : sa Majesté avait été sauvée.

La sacrifiée serra fort (à sa manière pourtant si douce) la main de Lila dans la sienne. Elle essaya de faire face aux explications la tête haute, mais les premiers mots suffirent à lui faire beaucoup de mal. Un mal que Lulu ne s’expliqua pas et qui la força à pincer les lèvres, la gorge serrée. Le roi s’était uni à sa compagne pour l’éternité. La seule pensée cohérente qu’elle eut, à cette information, fut une supplique, un besoin viscéral, vital, de ne pas être témoin de la cérémonie. Elle ne sut pas se l’expliquer, mais elle préférait s’enfuir, comme il le disait, plutôt que de voir une chose pareille.

Cette histoire de sang, non plus, ne plut pas à Lulu qui fronça fort ses sourcils sur ses yeux noirs et sentit une nouvelle tension s’emparer de ses épaules. Qui oserait faire couler le sang du roi ? Elle ne voulait pas croire une telle chose possible. Même pour un mariage, il y avait des limites à ne pas dépasser. Oui, Lulu découvrait, à sa manière, ce qu’était la jalousie et elle n’aimait pas ce qu’elle ressentait. Mais elle ne pouvait rien y faire, alors qu’Anubis lui expliquait avec tant d’entrain (même si elle le soupçonnait de pouvoir lui faire un cours passionnant sur la cuisson d’un œuf) une cérémonie qui dépassait, de loin, de très très loin, la cérémonie de mariage humaine que Lulu avait, pourtant, toujours admirée.

Non, Lulu ne pouvait pas comprendre avant que la fin n’arrive. C’était ce que ses yeux noirs criaient à ses deux compagnons, alors qu’elle ne lâchait plus Anubis du regard et se retenait un drôle de grognement comme elle n’en avait jamais eu dans sa vie. Elle eut, même, très envie de se jeter sur son guide pour le faire taire d’une manière ou d’une autre. Avec une attaque de câlins ou de guilis, elle ne savait pas encore.

Une nouvelle fois, le cerveau de Lulu crasha et son petit cœur s’emballa tant qu’elle eut du mal à respirer. Elle se figea dans ses draps, comme une statue d’argile qui ne bougerait plus jamais de sa vie et sa respiration ne fut plus qu’un souffle faible entre ses lèvres. Ses joues, elles, évidemment, étaient toujours aussi rouges et son corps irradiait tant de chaleur qu’elle aurait pu réchauffer un village entier.

Sa Majesté lui avait donné son sang.

La main de Lulu se leva sur son cœur et elle serra fort sa poitrine. Peut-être était-ce cela, son problème, depuis son réveil ? Ce n’était pas ses propres sentiments, mais le sang étranger qui essayait de se frayer un passage dans un monde qu’il ne connaissait pas. Personne ne pouvait lui jurer que le sang d’un monstre était compatible avec son corps d’humaine. Peut-être l’avait-il empoisonnée ? Ou… assaisonnée ? Après tout, rien ne lui assurait que son sang eut un bon goût, dans la bouche de sa Majesté.

Oui, Lulu s’enfonça elle-même dans le déni pour ne jamais faire le lien entre la cérémonie d’union et le sang du roi, dans ses veines.

– P-… P-… Pardon ?

Lulu papillonnait des cils, buguée sur l’aveu d’une volonté d’offrir son sang à sa Majesté. N’était-ce pas ce que l’on attendait d’elle ? Elle était une sacrifiée, ce n’était tout de même pas de sa faute, à elle, si elle devait donner son sang pour la cérémonie ! Évidemment, elle fit mine de ne pas avoir entendu la fin et se contenta d’attendre qu’on la laisse, enfin, tranquille. Seule, elle pourrait mourir et disparaître dans ses draps pour souffrir. Une souffrance qui n’avait rien de physique.

– La reine ?

Cette fois, c’en fut trop pour Lulu. Elle se retint quelques secondes, à peine, puis une vague étrange s’empara de tout son cœur, irradia autant de chaleur que de fraîcheur, dans ses membres et Lulu fit la seule chose qu’elle put, incapable de tenir plus longtemps : elle se mit à pleurer. De chaudes larmes qui dégoulinèrent sur ses joues sans s’arrêter et vinrent, très vite, mouiller les draps sur elle. Cette torture était insupportable, cruelle. Lulu eut très envie de secouer Anubis et de l’entendre jurer qu’il se payait sa tête, que ce n’était pas vrai. Mais elle savait, au fond, que c’était la stricte vérité et elle ne pouvait pas s’en plaindre, bloquée sur une drôle de chaleur, bien cachée au fond d’elle, qui essayait de lui ramener, en plein visage, ses délires oniriques.

– Non, non, non, non… Je ne veux pas. Dîtes-lui de tout annuler ! Je ne suis pas un monstre, ça ne peut pas marcher ! Oui, voilà, c’est annulé parce que c’est… euh… impossible ! Je suis humaine, hein… il doit me manger et c’est tout. Dîtes-lui de recommencer. Je veux recommencer ! Anubis…

Secouée par ses larmes, Lulu réussit à s’extirper des couvertures, lâcher la main de Lila et sortir du lit pour, dans la seconde suivante, se jeter contre Anubis. À moitié assise par terre, elle se serra fort contre l’homme-cheval et pleura toutes les larmes de son corps. Oubliée la honte d’avoir été mordue, la non-envie de se retrouver, une seconde fois, dans la pièce noire pour être mangée. Lulu voulait bien essayer. Tout, mais pas cela. Pas un mariage forcé entre elle et sa Majesté.

– Est-ce que c’est de ma faute ? À cause de moi, le roi ne pourra plus jamais se marier à la femme qu’il aime ? Je suis désolée… tellement désolée… Je ne voulais pas, je ne savais pas… Je ne veux pas être reine. Je ne connais même pas son nom… ajouta-t-elle, plus pour elle-même, alors qu’elle n’avait jamais osé poser la question. Pourquoi m’a-t-il sauvée ? Il aurait dû me laisser mourir, comme c’était prévu.

Lulu se releva soudain, bondissant hors de portée d’Anubis et posa les mains sur les hanches, le regard dur sur ses yeux qui continuaient de pleurer tout seul. Sa décision était prise. Elle tourna les talons.

– Je veux voir le roi.

Et elle traversa la chambre, décidée. Si personne ne l’arrêtait, Lulu se pointerait dans la salle de conférence et pourrait, sans le moindre doute, bondir sur la table pour la remonter jusqu’au roi et exiger des explications. Oui, même en chemise de nuit.

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