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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann

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Anastasia Romanov
« Men are such babies »

Anastasia Romanov

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________________________________________ Dim 26 Avr 2020 - 23:22 « Men are such babies »

Anastasia ne put s'empêcher de noter la raideur avec laquelle Liliann accepta l'étreinte d'Abigaëlle - sans pour autant lui en tenir rigueur. Elle-même n'était pas toujours à l'aise avec les démonstrations affectives, sans doute du fait de l'enfance rude passée à l'orphelinat. La douceur, mine de rien, s'oubliait vite et ne se réapprenait pas aussi facilement. Anya s'était indéniablement endurcie au cours de ces années de disette affective qui avaient fait d'elle une femme forte, prête à se défendre, elle et ses opinions, à pratiquement tout prix. Mais en quête d'une famille, ce qui avait toujours été sa réelle faiblesse.
Alors ce n'était pas étonnant que devenir mère lui ait rendu un peu de cette douceur d'antan, qui appartenait à son enfance à présent si floue dans son esprit. Quant à la raideur de Liliann, elle pouvait s'expliquait de bien des façons mais Anastasia décida de ne pas poser la question. Traumatisme d'enfance, effet secondaire de la malédiction, vie de famille douloureuse... Quoi que ce soit, Liliann n'avait sans doute pas besoin ni envie d'en parler à une presque inconnue, qui plus est devant une enfant aussi jeune dont on ne pouvait affirmer avec certitude le degré de compréhension.
Et puis, de quel droit quelqu'un peu friand de câlins pourrait-il faire une remarque là-dessus, de toute façon ?
- Bonne idée, répondit Anastasia en laissant soudainement ces réflexions derrière elle pour se recentrer que la nouvelle passion de sa fille qui est autrement plus importante que de tenter de profiler chaque personne rencontrée.
Liliann était très professionnelle dans sa démarche ce qui inspirait confiance à Anastasia, l'incitant aussi à se ranger à son avis, qu'elle ne donnait pas d'un ton professoral comme certains seraient tentés de le faire (Dimitri, par exemple) mais davantage en donnant l'impression de faire une recommandation experte et avisée. Il n'en fallait pas plus pour convaincre Anastasia de l'écouter. Si seulement Liliann pouvait donner des leçons à Dimitri, peut-être éviteraient-ils quelques disputes inutiles, songea la jeune femme, l'espèce d'un instant.
Les deux femmes échangèrent leurs coordonnées, ce qui serait, en effet, plus pratique pour se tenir au courant de leur affaire en commun. Anya nota à quel point Liliann était disponible et manqua de demander si elle s'ennuyait pour avoir autant de temps à accorder à Abigaëlle (tout en appréciant que Liliann en ait autant à lui consacrer) mais jugea que c'était particulièrement grossier - même de la part d'une grande duchesse - et qui plus est envers une personne aussi dévouée. Liliann ne manquait pas, en fait, de lui rappeler Amelia Peters, la pâtissière qui veut toujours porter le poids des problèmes de tout le monde sur ses épaules, et se demanda s'il ne fallait pas organiser une rencontre entre les deux femmes. Ou simplement recommander à Liliann d'aller faire un tour à La Pelle à Tartes et laisser se faire les choses.
Cependant, comme cela serait tombé comme un cheveu dans la soupe à cet instant de la conversation, Anastasia choisit plutôt de lui tendre sa carte :
Tenez, reprit la rouquine après avoir farfouillé dans son sac à main pour dénicher la petit carré plastiqué qui indiquait qu'elle travaillait comme profiler pour la police et traductrice freelance, puisque c'était ce qu'on lisait sur sa carte.
Mais la police, en général, c'était une profession qui rassurait les gens, non ?
- Le numéro sur la carte c'est celui de mon portable. Comme ça vous avez aussi mes coordonnées et on pourra s'organiser. Ou juste se tenir au courant pour les leçons ici ou bien les avancées des travaux. On sait jamais avec le BTP, ajouta la jeune femme d'un air entendu.
Les traits d'esprit sur la ponctualité des travailleurs du bâtiment étaient un peu éculés mais Anya n'avait pas résisté.
- En tout cas je suis de votre avis pour les weekends, ce sera parfait.
Anastasia lui adressa un franc sourire, trop prononcé pour coller réellement à l'apparence très cadrée qu'une femme de son rang aurait dû avoir mais de ça, la rouquine se fichait bien. Ce sourire, cependant, se changea bien vite en une moue étonnée. Elle ? S'essayer au piano ? Liliann ne peina sans doute pas à lire une certaine hésitation dans son regard. De son côté, Abigaëlle, continuait de s'appliquer et de répéter les enchainements que Liliann lui montrait, touche après touche. Elle n'avait sans doute pas l'impression d'apprendre, seulement de s'amuser avec une adulte qui pouvait à la fois la divertir tout en alimentation une conversation avec une autre adulte. Pas de doute, Liliann était probablement la meilleure professeure qu'on pouvait avoir.
Alors devant pareil constat, associé à l'attention, soudain captée d'Abigaëlle à qui cette proposition n'avait pas échappée et qui s'écriait déjà "oui maman, viens zouer avec moi !", sa maman ne put que prendre la place que Liliann lui cédait.
- Très bien. Mais à moi aussi il va falloir me montrer, prévint-elle. Si j'appuie sur une touche au hasard ça pourrait tout gâcher.

HJ : je savais que tu allais faire ça Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 453450723

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________________________________________ Dim 3 Mai 2020 - 9:30










Sing us a song, you the piano (wo)man
Liliann est contente de voir que les choses se passent bien entre elle et les deux inconnues, qui le sont, au final, de moins en moins. La brune s’est habituée à être rejetée, à s’enfoncer dans les malentendus sans comprendre, vraiment, où elle péchait. Les autres sont, souvent, enclins à voir le mal là où Liliann ne pensait, toujours, qu’au bien des autres. L’égoïsme est ancré dans la civilisation, il étend son influence dans tous les cœurs. Alors, le monde voit, généralement, la générosité de Peau d’âne comme un prétexte, une excuse pour refermer ses doigts griffus sur ses victimes. Ils ont peur de se laisser avoir par sa fragilité apparente, d’être bernés par une douceur qui, en vérité, cacherait un démon assoiffé de mal.

Heureusement, Lili n’est rien de ça.

Elle ne leur en veut pas. Elle comprend. Elle sait ce que c’est, de se laisser berner par les apparences, de ne pas être assez prudent. La brune a, elle aussi, déjà goûté à ce mal-là, à la douleur qui en résulte, au malheur que ça insuffle dans les cœurs, les esprits. Ça détruit tout. Alors, elle comprend la prudence, elle la respecte. Même si elle met la Princesse de côté. Elle s’en fiche. Elle a l’habitude, maintenant, d’être seule. Cette vie lui va, même, mieux que la compagnie d’un monde qui ne vit pas au même rythme qu’elle.

Anastasia n’est pas ainsi. Elle accepte les mots de Peau d’âne pour ce qu’ils sont : des constats, des vérités, des conseils donnés sans arrière-pensée. Elle n’a pas l’air de s’inquiéter de la générosité de la professeure qui ne veut, au final, que faire plaisir à une enfant qu’elle ne connaît pas, mais qui lui en rappelle une autre, d’un temps oublié qui n’a jamais existé. Elle a du temps à revendre, Liliann, et préfère le mettre au profit d’Abigaëlle, plutôt que d’errer inutilement, dans un coin ou l’autre de la ville. Si un peu de son temps, chaque semaine, peut aider l’enfant à trouver sa voie, que ce soit par le piano ou, justement, par la conscience soudaine que ce n’est pas pour elle, alors Lili en sera contente.

La brune relève les yeux du piano pour les poser sur la carte, tendue par Anastasia. Elle s’en empare délicatement et lit, rapidement, les quelques mots sur la face. Profiler et traductrice. Liliann reste de marbre, devant son métier. Elle n’a pas d’aversion pour la police et est même, plutôt, de ceux qui apprécient leur travail. Elle sait, néanmoins, qu’il existe aussi des écarts de conduite que l’on ne peut entièrement mettre de côté et, surtout, que le métier de profiler ne doit pas être évident tous les jours. Elle sourit un peu et range la carte dans sa poche avec son téléphone, le numéro déjà inscrit dans sa mémoire.

En relevant les yeux vers Anastasia, Liliann ne peut, malheureusement, s’empêcher de se demander ce que la mère a pu comprendre d’elle, depuis le début de leur échange. Elle sait ce que c’est, d’avoir une capacité que l’on ne peut pas mettre de côté, peu importe à quel point on essaie. Même si la profiler ne veut pas comprendre Lili, celle-ci se doute qu’elle n’a pas pu s’en empêcher, au moins un peu. Ça ne la dérange pas. Elle comprend. Elle-même aimerait pouvoir oublier certaines choses et, pourtant, elle ne peut jamais stopper le travail de sa mémoire. Ce n’est pas grave, au fond. Liliann n’a rien à cacher. Elle apprécie, en tout cas, qu’aucun sujet sensible ne soit abordé devant Abigaëlle qui, à cet âge, pourrait peut-être comprendre plus de choses qu’on ne peut le supposer.

« Vous avez raison, on ne sait jamais si les travaux prendront du retard ou non. » (Surtout quand la cliente est prête à donner tous les jours de congé que les ouvriers pourraient réclamer pour x raison.) « Je vous tiendrai au courant. »

Liliann se laisse, un peu, contaminer par le sourire d’Anastasia et se pare, elle-même, d’un sourire ravi (beaucoup moins prononcé). Elle ne s’imaginait pas, en se perdant dans un centre commercial trop grand pour elle, que les choses prendraient cette tournure. Ce qui ne lui déplaît pas, au final. Lili a plus envie qu’elle ne le montre, de commencer les cours de piano avec la petite Abigaëlle.

Petite Abigaëlle qui ne manque pas d’intercepter la proposition de Lili à la jeune mère. La brune ne veut pas forcer Anastasia, mais elle est persuadée que ça fera plaisir à l’enfant, de pouvoir jouer quelques notes avec sa mère. Les deux ont l’air très proches. Sans aucun doute, Abigaëlle sera plus heureuse de jouer, même trois notes, avec Anastasia, que d’obtenir son attention et quelques compliments en jouant toute seule, la mélodie que Lili lui a montrée.

« Ne vous inquiétez pas, je ne vous demanderai pas d’improviser une symphonie, souffle Lili, d’un ton léger, un petit sourire aux lèvres. »

La brune ne pense pas à mal, en disant ça, mais elle doute, d’un coup, d’avoir dit les choses comme il l’aurait fallu. Elle pince un peu les lèvres, en donnant sa place à Anastasia, et se cale silencieusement sur le côté du piano, près de la mère.

« Toi, Abigaëlle, tu as un peu d’avance sur notre nouvelle élève. » (Elle lui fait un petit clin d’œil complice.) « Et tu t’en sors très bien, alors tu vas refaire exactement la même chose, d’accord ? » (Elle attend l’approbation de l’enfant, avant de reposer les yeux sur Anastasia.) « Je vais vous pointer les touches du doigt. Il vous suffira de suivre le mouvement. Ça n’ira pas très vite, rassurez-vous. »

Liliann s’appuie un peu sur le piano, à peine, et tend la main au-dessus du clavier, pour se tenir prête à indiquer, de l’index, les touches sur lesquelles Anastasia devra appuyer. Rien de bien compliqué, même pour quelqu’un qui n’a, peut-être, jamais joué de sa vie. Un petit exercice qui, en tout cas, devrait ravir le cœur d’Abigaëlle et celui d’Anastasia, elle l’espère. Lili, elle, n’a eu cette chance qu’une seule fois, dans sa vie, et il fait partie des plus beaux souvenirs de ses deux vies.

« Vous êtes prêtes ? Quand tu voudras, Abigaëlle, on te suit. »

Codage par Libella sur Graphiorum


HRP : Arg, je suis prévisible Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 4070235387 Mais Abi et Anya sont trop mignonnes Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 2727069659 Je voulais les imaginer en train de jouer ensemble Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 675216545


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________________________________________ Dim 3 Mai 2020 - 19:34 « Men are such babies »

Anastasia pouffa, s'imaginant effectivement loin d'être capable de jouer une symphonie. Elle nota aussi avec quel talent Liliann la mettait à l'aise, elle qui n'aimait pas d'ordinaire se retrouver à exécuter des choses pour lesquelles elle ne se savait pas spécialement brillante devant quelqu'un qu'elle connaissait à peine. L'orgueil était, décidément, l'un des pires défauts dont la grande duchesse aurait pu hériter. Heureusement elle savait parfois mettre son ego de côté, tout particulièrement lorsqu'Abigaëlle entrait dans l'équation. Et cette dernière était loin d'être mécontente d'avoir sa maman pour accompagnatrice au piano. Mieux encore : la fillette était, elle aussi, gonflée d'orgueil à l'idée de se savoir déjà meilleure "pianoeuse" que cette même maman à qui elle avait pourtant secrètement envie de ressembler plus tard.
Naturellement, la fillette accepta d'un vif signe de tête de faire comme "Lianne" demandait, gardant cet air altier qu'il lui arrivait souvent d'adopter quand elle se savait en train de faire une chose importante et qu'elle avait sans nul doute hérité génétiquement des trois cents ans de dynastie Romanov qui l'avait précédée.
- Tu vas voir maman, c'est facile avec Lianne, commenta tranquillement la fillette qui ne manquait décidément pas d'assurance, parce que Lianne elle sait tout, comme toi, mais avec le piano en plus. Hein Lianne, tu sais tout ? Hein que tu sais pourquoi un corbeau ressemble à un bureau et tout plein de choses aussi ? Moi je pense que c'est parce que corbeau et bureau ça finit pareil donc ça se ressemble. Mais tu savais, hein ?
Manifestement, d'une façon ou d'une autre, Abigaëlle avait décidé de faire de Liliann sa référence en... tout. Ou du moins en beaucoup de choses. C'était à la fois très amusant et attendrissant. D'un côté la jeune enfant était très sûre d'elle sur des tas de choses, mais de l'autre elle avait encore ce perpétuel besoin d'être rassurée par les adultes en qui elle plaçait sa confiance et les testait, parfois de façon complètement aléatoire, pour vérifier qu'ils étaient bien là, prêts à dissiper ses doutes, quels qu'en soient les sujets.
Anastasia croisa le regard de Liliann, à la fois pour partager son incrédulité face à l'assurance qu'Abigaëlle pouvait déjà témoigner mais aussi, quelque part, afin de la féliciter d'avoir si rapidement gagner son admiration. Pour le coup, cela arrangeait la rouquine qui n'aurait pas su quoi répondre à cette drôle de question insensée tout droit sortie d'un livre de conte. En fin de compte, il serait sans doute plus facile de s'essayer au piano que d'apporter une réponse sensée à la question. Anastasia, en tout cas, était prête à s'y essayer de bonne grâce.
Il était vrai que, tel que présenté par Liliann, l'exercice avait l'air enfantin - dans tous les sens du terme, sans doute.
- Pour en revenir au piano à quatre mains, je pense que l'exercice est dans mes cordes, alla-t-elle jusqu'à affirmer avec ce même port de tête qu'on retrouvait chez sa fille.
- C'est dans les miennes aussi ! renchérit Abigaëlle.

HJ : t'as raison c'est mignon ! Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 2727069659 Et moi je t'ai posé une question improbable pour l'animation du labyrinthe, désolée. Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 453450723

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________________________________________ Jeu 7 Mai 2020 - 11:41










Sing us a song, you the piano (wo)man
Les préoccupations de Liliann ne semblent pas fondées. Alors que son ton est léger, pour déballer un trait d’humour poussé par ce dont il a déjà été question, dans leur conversation, Anastasia ne semble pas y voir de reproche, d’insulte voilée ou n’importe quel malentendu dont Lili a, pourtant, l’habitude. Elle apprécie le petit rire de la jeune mère et se pare d’un sourire léger. Elle est contente de constater que la profiler accepte de jouer avec sa fille, une chose qui, sans le moindre doute, restera gravée dans leurs souvenirs pour un bout de temps, si ce n’est pour la vie. Lili sait que le monde entier n’a pas la même capacité qu’elle, mais il est des situations qui, parfois, à l’instar des traumatismes, sont si belles qu’on ne les oublie jamais. Elle a, en tout cas, envie d’y croire, en se plaçant sur le côté du piano.

Abigaëlle, elle, semble très motivée par l’exercice, ce qui rassure Liliann. Néanmoins, le maintien de l’enfant, une fois encore, rappelle à la Princesse les souvenirs d’une vie dans un autre monde, dans un autre temps, loin de la technologie de cette vie, des centre commerciaux et des pianos. Un monde dans lequel elle se devait de garder le dos droit, le menton haut, une allure de princesse et de richesse, pour ne pas ternir la réputation de son père, le Roi, et du royaume qu’il gouverne. Une princesse qui se doit de sourire à tout moment, de dire oui et de ne jamais penser non, de ne montrer à personne le poids considérable qui s’appuie sur ses épaules et auquel elle ne doit, jamais, céder.

Une impression de royauté qui bloque Liliann, fait passer une lueur sombre, au fond de son regard, perdue dans celles qui y sont déjà. Peau d’âne n’est plus une Princesse, elle ne veut plus l’être, elle est contente de ne plus avoir à l’être. Dans ce monde, ce rang n’a pas d’importance. Elle n’est plus que Liliann et elle n’a de compte à rendre à personne. Néanmoins, la vue de cette enfant qui revêt une telle attitude aussi facilement que l’on enfile un manteau lui fait se poser des questions. À Storybrooke, il existe bon nombre de princes et de princesses, de personnes venues de mondes si différents. Anastasia est-elle l’une d’elle ? Descendante d’un héritage qui n’a plus lieu d’être, comme Peau d’âne ?

La question se coince dans son crâne, mais Lili s’en détourne. Elle ne veut pas connaître la réponse. Elle préfère se concentrer sur les mots d’Abigaëlle. La petite donne l’impression de s’être facilement attachée à Liliann, ce qui lui fait un peu peur, au final. Elle ne veut pas tacher le monde de sa présence malsaine, malaisante. Elle ne veut pas gêner Abigaëlle dans sa croissance, dans son épanouissement, tout comme Anahis a, déjà, détruit la vie d’autres enfants. Mais que faire ? Liliann ne peut plus fuir. Elle ne veut pas fuir. Les grands yeux d’Abigaëlle sont comme une drogue de laquelle la brune a du mal à se détourner.

Les mots de l’enfant sont étranges, mais Lili sait ce que c’est, d’avoir une fille énergique, curieuse et qui aime l’attention. Une fille, tout court, sûrement. La brune se contente, en tout cas, d’un sourire un peu plus prononcé, sans répondre. Ses questions n’attendent pas vraiment de réponse et heureusement, sinon Liliann n’aurait pas su que dire. Cette histoire de bureau et de corbeau est un mystère dont elle n’a pas connaissance, mais sur lequel elle risque, prochainement, de faire quelques recherches. Pour le reste, il vaut mieux que Lili ne réponde pas. La brune n’aime pas mentir et elle sait, d’avance, que l’enfant n’appréciera pas de l’entendre dire que, non, ce n’est pas vrai, elle ne connaît pas tout au monde. Elle n’en connaît que les côtés sombres, l’obscurité malsaine, le mal à l’état pur. Des choses desquelles il faut préserver la jeune Abigaëlle.

« Je ne doute pas que vous allez toutes les deux très bien vous en sortir, affirme-t-elle, après ses deux élèves. »

Liliann fera tout ce qui est en son pouvoir pour ça. Elle ne pense pas que les choses puissent mal aller. Elle sait ce qu’elle fait, la pianiste, et elle est persuadée qu’Anastasia saura suivre ses indications à la lettre. Ce n’est, de toute façon, rien de bien compliqué et n’importe qui peut appuyer sur un bouton, au moment où quelqu’un lui dit de le faire. Pour une fois, en tout cas, Lili a envie de voir le bon côté des choses et ne pas imaginer le pire scénario qui puisse exister.

« Vous êtes prêtes ? »

La brune attend l’approbation de ses élèves improvisées pour la petite mélodie simpliste, mais jolie, qu’elle prépare pour elles. Une fois sûre qu’elle a bien l’attention d’Anastasia et qu’Abigaëlle se reconcentre sur l’enchaînement qu’elle a appris plus tôt, Liliann indique à l’enfant de commencer à jouer. Elle laisse passer les deux premières notes, puis se penche un peu plus en avant et pointe l’index vers les touches, devant Anastasia. Du bout du doigt, elle lui indique sur lesquelles appuyer, à quel moment. L’enchaînement n’est pas bien rapide et il suffit d’un doigt, en vérité, pour réussir à suivre le mouvement et donner plus de sons à la mélodie. Quand Abigaëlle arrive au bout de ce qu’elle a appris, Liliann se redresse et applaudit doucement.

« Bravo, dit-elle, en souriant, vous vous en êtes très bien sorties. C’était très joli. »

Autour du piano, d’autres petits applaudissements glissent jusqu’à elles. Deux ou trois personnes semblent s’être arrêtées pour regarder la prestation de la mère et de sa fille, dirigée par leur professeure improvisée. Le cœur de Peau d’âne se gonfle d’un peu de fierté et de joie, pour ses élèves du jour. Il est toujours agréable d’entendre son travail apprécié par d’autres. Mais les applaudissements traînent, aussi, une autre ombre sur Liliann qui se retient, du mieux qu’elle peut, de rabattra sa capuche touffue sur son crâne.

« Avec votre premier public, en plus, souffle-t-elle, pour faire diversion dans ses propres pensées. Alors ? Comment c’était ? »

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HRP : Je vois ça Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 453450723 Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 453450723 De mon côté, j'ai pris un peu d'avance Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 2381383065 Tu me dis si ça te dérange surtout et j'édite sans soucis Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 675216545


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________________________________________ Jeu 7 Mai 2020 - 12:57 « Men are such babies »

Prête, Abigaëlle l'était, à n'en pas douter. Elle semblait si impatiente de montrer aux deux femmes comment elle, du haut de ses quatre ans et demi, savait déjà si bien faire en à peine une leçon - qui plus est dispensée sur le piano en libre utilisation du centre commercial. Un tel enthousiasme ne pouvait qu'être communicatif et sa mère, d'ailleurs, n'aurait pas imaginé prendre autant de plaisir à suivre les indications muettes de Liliann. C'était facile en fait. Du moins quand on jouait ainsi, presque littéralement pris par la main un enchainement aussi long. Anastasia savait pertinemment que cet exercice visait avant tout à faire le plaisir d'Abigaëlle, pas à changer la Grande Duchesse en pianiste professionnelle. Cela ne l'empêcha cependant pas d'apprécier particulièrement ce moment ou d'adresser un sourire amical et empli de gratitude à Liliann.
Si les deux rousses ne s'étaient pas arrêtées pour écouter un pianiste de jazz et s'il n'avait pas autant fasciné Abigaëlle, jamais Liliann ne serait entrée dans leur vie. Le hasard des rencontres, songea Anya avant d'être rappelée au moment présent par les félicitations de cette même Liliann qui s'était très visiblement déjà fait une place dans leur monde.
- Merci, répondit Anya en sentant ses joues rosir. Si nous avons été aussi mélodiques c'est parce que nous avons une très bonne professeure.
- La meilleure professeuse, renchérit Abigaëlle avec fierté avant de tourner son attention vers la petite foule qui les a visiblement écoutées jouer.
Anastasia se félicite d'avoir été suffisamment concentrée pour ne pas remarquer qu'un attroupement, certes modeste, s'était formé autour d'elle, songeant qu'elle aurait été bien plus mauvaise car nerveuse s'il en avait été autrement. Elle sourit timidement aux personnes dont les applaudissements ne tardent pas à mourir, ces badauds ayant sans doute d'autres choses à faire de leur journée, tandis qu'Abigaëlle, très contente d'elle-même, fit quelques salutations plus prononcées à son public.
- Heureusement que j'ai vu que nous avions du public seulement après, reprit la jeune femme. Ca m'aurait rendue nerveuse, contrairement à elle, ajouta la rouquine en coulant un regard vers sa fille. C'était très bien, merci encore. Plus facile que je ne l'aurais imaginé, presque comme dans un rêve. Mais nous allions plus lentement que le morceau est normalement joué alors l'impression doit venir de là.
Abigaëlle écouta sa mère avec attention mais décida très rapidement que c'était aussi à elle qu'il fallait s'intéresser et ça tombait bien : une question lui brûlait les lèvres. Naturellement, elle ne se fit pas prier pour la poser, tirant légèrement sur le vêtement de Liliann pour être certaine de capter son attention.
- Moi aussi j'ai été très bien, hein ? demanda-t-elle d'abord comme pour se rassurer sur ses propres capacités. Est-ce que j'ai été assez bien pour que tu m'apprennes bientôt à jouer la chanson de la Reine des Neiges, dis ?
A cette question, typique des petites filles de la génération de sa fille, Anastasia pouffa légèrement, s'étonnant presque de ne pas l'avoir vue venir au galop.
- J'espère que vous n'avez rien contre Libérée, Délivrée parce qu'une certaine petite fille est particulièrement fan d'Anna et Elsa, ajouta la rouquine en caressant les cheveux de sa fille. On est allées voir le deuxième film au cinéma à l'automne dernier, expliqua la jeune maman, et disons que de nombreux jeunes parents n'entendent parler que de ça depuis. De vous à moi j'espère que d'ici le printemps prochain Abigaëlle aura aussi envie de chanter autre chose de temps en temps, dit encore Anastasia, cette fois sur le ton de la confidence, un sourire cependant bienveillant sur les lèvres.
Enfant de quatre ans et demi qu'elle était, Abigaëlle ne fit pas réellement attention à cette partie de la conversation et réclama bien vite à nouveau l'attention de Liliann.
- Diiiis Lianne, tu sais aussi chanter ? Tu pourras aussi m'apprendre à bien chanter les chansons de Elsa ? Ecoute comment je connais déjà très bien le début : L'hiver s'installe doucement dans la nuit, la neige est reine à son tour. Un royaume de solitude m'a placée là pour toujours.... T'as entendu ? Mais je sais pas bien chanter quand ça devient tout aigu à un moment, avoua piteusement la petite princesse.

HJ : encore pour le labyrinthe, désolée. Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 563794906 C'était tellement chaud de placer toutes ces foutues saisons. Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 453450723 Merci Elsa. Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 563794906

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________________________________________ Dim 10 Mai 2020 - 10:25










Sing us a song, you the piano (wo)man
Liliann est plus fière de ses élèves du jour qu’elle ne l’avait imaginé en leur proposant de jouer quelques notes, l’une avec l’autre. Le regard fixé sur leurs sourires, elle se souvient du jour où, elle aussi, elle a eu le droit de partager ce moment, avec sa mère, quelques mois à peine avant que la maladie ne l’arrache à son piano. Une mélodie simple, hasardeuse, improvisée sur le moment par une pianiste exceptionnelle. À cette époque, Anahis ne voyait qu’une chose : elle appuyait sur les bonnes touches et sa mère l’accompagnait pour donner plus de forme à la musique. Avec le recul, Lili sait que ce n’est pas l’entière vérité, qu’elle ne s’en est pas sortie aussi bien qu’elle s’en est persuadée, mais que sa mère a su la convaincre du contraire. C’est un souvenir heureux, l’un des rares qu’elle peut garder en tête sans replonger, immédiatement, dans la tristesse.

Avec ses deux élèves, Lili n’a pas besoin de mentir. Elles ont joué à la perfection ce qu’elle leur a montré. La professeure est impressionnée par le sérieux d’Abigaëlle qui ne s’est pas trompée et a enchaîné les notes sans hésiter. Elle semble très concentrée sur sa leçon improvisée et ça fait plaisir à la brune. Peut-être que l’enfant trouvera là, grâce à ce piano qui n’aura, de son existence, jamais été témoin d’une chose pareille, sa vocation ou, au moins, un loisir pour l’aider à s’évader de son quotidien, quand le besoin se fera ressentir, plus tard. Elle lui souhaite, en tout cas, de pouvoir utiliser le piano comme une échappatoire, une pause salutaire dans une vie qui ne fait pas de cadeau. Et si elle veut, un jour, devenir une grande pianiste ou pianoeuse, Liliann ne doute pas qu’elle puisse y arriver. Elle semble en avoir les moyens, il ne reste qu’à lui en donner le temps et l’occasion.

Anastasia remercie Lili qui lui répond d’un sourire sincère. Elle a très envie de lui retourner le remerciement, mais elle sait qu’il lui faudra expliquer le pourquoi du comment, qu’une telle chose ne saurait tomber entre elles sans amener des questions auxquelles la brune ne veut pas répondre. Non pas que ça la gêne, en soi, mais elle ne veut pas laisser traîner sa négativité dans l’esprit d’Abigaëlle. Alors, elle se contente d’un sourire et suit des yeux le regard de l’enfant qui prend conscience du public qui la regarde. Un détail qui, sans le moindre doute, a été ignoré par les trois femmes avant que ne retentissent les quelques applaudissements. Et heureusement. Lili n’est pas certaine qu’elle aurait pu montrer les bonnes touches à Anastasia si elle avait senti, sur son dos, le regard des passants.

« Je suis d’accord avec vous, confie Lili, avec un sourire complice. Même l’expérience ne nous sauve pas du stress du regard des autres posé sur vous. Je suis ravie que ça vous ait plu. »

Visiblement délaissée (en tout cas, trop à son goût), Abigaëlle tire un peu le manteau de Liliann qui glisse ses yeux noirs de la mère à la fille. À la première question, la pianiste se contente d’un hochement de tête affirmatif, plus énergique que le moindre de ses mouvements jusque là, et d’un petit « bien sûr » qui sort de ses lèvres dans un souffle discret. Elle n’a pas le temps de lui avouer qu’elle s’en est même sortie à la perfection, ce qui n’est pas donné à tout le monde pour une première fois, que la petite enchaîne sur une question qui prend Peau d’âne de court. Elle n’a pas la moindre idée de ce qu’est la chanson de la Reine des Neiges. Les dernières musiques à la mode ne sont plus la préoccupation de la brune depuis longtemps. Apparemment, les choses risquent de changer. Elle pourra, sûrement, demander à Sally ce dont il s’agit.

« Avec du temps et du travail sérieux, je pourrai t’apprendre à jouer ce que tu veux, répond-elle, sans montrer le moindre doute à ce sujet. »

Les explications d’Anastasia captent, à nouveau, l’attention de Liliann qui lui en est reconnaissante. Si elle ne connaît pas le film en question, il paraît évident qu’il en aurait été autrement si Béryl se tenait, aujourd’hui, à ses côtés. Les parents semblent tous condamnés à écouter cette fameuse chanson et sa fille avait toujours été très intéressée par la musique. Au contraire de Lili, cependant, elle semblait plus intéressée par le chant, que les instruments. Peut-être qu’elle aussi, aurait aimé cette chanson et aurait réclamé de sa mère qu’elle apprenne à la jouer pour pouvoir l’accompagner.

« Malheureusement, avoue-t-elle, avec un petit sourire triste, je ne sais pas chanter. Je suis certaine que tu es meilleure que moi à ce sujet, Abigaëlle. Je crois que le meilleur moyen d’apprendre à chanter, c’est d’essayer. » (Elle coule un regard compatissant vers Anastasia qui devra supporter ses essais infructueux, mais c’est aussi ça, l’apprentissage.) « Peut-être que si je joue la mélodie au piano, tu arriveras mieux à la chanter. Je peux essayer. »

La question du chant est un domaine que la brune ne maîtrise pas. Elle n’a jamais eu l’envie de chanter, par-dessus la mélodie de son piano et se contente, toujours, de jouer. Il faut, aussi, avouer que ses musiques ne tentent, généralement, personne à pousser la chansonnette et surtout pas elle. Le plus dur, dans cette histoire, reste, pour Liliann, de se forcer à se poser devant son grand piano et d’apprendre à jouer la chanson désirée. Si elle ne doute pas d’y arriver, elle se demande, tout de même, si deux à trois semaines seront suffisantes pour qu’elle ose, enfin, poser les doigts sur les touches blanches du vieux piano.

« La prochaine fois, j’aurai appris la musique et nous pourrons essayer, si tu le souhaites. Et si tu préfères le chant au piano, je peux te trouver un autre professeur, mais je ne pourrai pas, moi, t’apprendre à chanter. » (Ce qui la rend un peu triste, Lili, mais elle accepte.) « Que préfères-tu ? demande-t-elle à Abigaëlle, non sans relever les yeux vers Anastasia. »

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HRP : Tu t'en es tirée comme une pro ! xD


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« Men are such babies »

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________________________________________ Dim 10 Mai 2020 - 20:05 « Men are such babies »

La réponse de Liliann sembla satisfaire Abigaëlle. Pour le moment, du moins. Rien n'excluait que la fillette ne se lasserait pas bientôt des mélodies qui lui étaient inconnues (à quatre ans qu'est-ce qu'on peut bien connaitre de la musique classique de Beethoven ou Mozart ?) et réclamerait à corps et à cri de pouvoir jouer quelque chose de plus familier tel que la fameuse Reine des Neiges, effectivement. Il ne fallait en effet pas se fier aux airs d'ange d'Abigaëlle : elle pouvait être au moins aussi entêtée que sa mère ! Les chiens ne font pas des chats, comme on dit.
Mais pourquoi déjà se mettre en tête des scénarios simplement probables alors qu'elles passaient un si bon moment et qu'Abigaëlle n'avait pas encore conscience du long chemin qu'il lui faudrait parcourir avant de tout pouvoir et savoir jouer ? Une chose à la fois, songea effectivement sa maman, décidée à d'abord voir si la fillette aimerait réellement poursuivre les leçons avant d'en faire la prochaine soliste à la mode.
Abigaëlle entendait fréquemment de la musique dans le chaleureux appartement où elle habitait mais n'y entendait pas nécessairement toutes les sonates pour piano de Beethoven ou bien des symphonies. Ce n'était pas tant que ses parents n'appréciaient pas ce genre, plutôt qu'ils ne l'écoutaient pas en boucle. Et que même Dimitri, manifestement plus au fait de comment devait être une princesse et de ce qu'elle devait faire, ne s'était pas mis en tête de lui inculquer toute une culture classique pour le moment - décision largement approuvée par sa fiancée qui gardait un souvenir assez agacé des propres leçons que lui et Vlad lui avaient jadis dispensées. Ils avaient déjà suffisamment peiné avec une jeune femme de dix-huit ans, Dimitri avait peut-être estimé qu'une enfant de quatre ans serait une mission impossible à elle seule.
Anastasia songerait peut-être à lui poser la question.
Pour le moment elle haussait les épaules en apprenant que si Abigaëlle voulait pouvoir un jour parfaitement chanter Libérée, Délivrée, il faudrait, malheureusement, que les oreilles de tout le foyer en fasse les frais. Mais c'était évident - et ça l'aurait été si Abby avait souhaité apprendre la flûte à bec ou, pire, la batterie. Alors sa mère n'en tint pas rigueur à Liliann que d'avoir été très honnête à ce sujet. C'était le jeu.
- Oh oui, essaye, Lianne, essaye ! s'enthousiasma la fillette. Je suis sûre que tu peux y arriver ! l'encouragea-t-elle même, sans doute afin de la motiver pour obtenir, par la suite, ce dont elle-même avait envie.
Abigaëlle en était certaine : quand elles se reverraient, Liliann saurait jouer Libérée, Délivrée au piano mais, au cas où, elle avait souhaité faire étalage de sa confiance. La promesse de Liliann la satisfit donc totalement, mais sa question la laissa muette et hésitante quelques instants. Une main portée à sa bouche, la petite tête rousse sembla cogiter un long moment avant de parvenir à formuler une réponse :
- Je veux que tu m'apprennes à jouer du piano ! déclara-t-elle. Mais comme tu auras appris à jouer La Reine des Neiges on commencera par chanter Libérée, Délivrée. Moi je suis sûre que quand tu entendras comment je la chante tu sauras dire que c'est bien ou pas, ajouta la fillette. C'est pas grave si tu sais pas chanter, je peux savoir pour deux. Maman m'apprendra les paroles.
A ces mots Anya ne put que rire joyeusement devant tellement d'assurance puis se demander si elle-même avait été aussi sûre d'elle à son âge. Anastasia ne s'en rappelait pas réellement mais ne doutait pas que sa grand maman saurait le lui dire.
- Je crois que de son point de vue tout est réglé, commenta la maman en s'adressant à la professeure de piano.

HJ : je pense qu'on peut passer à la conclu non ? Et merci pour le compliment ! Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 2727069659

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________________________________________ Mer 13 Mai 2020 - 10:17










Sing us a song, you the piano (wo)man
Liliann est, déjà, concentrée sur les questions… pratiques, disons, de ses futurs cours avec la jeune Abigaëlle. Elle est contente d’apprendre, dès le premier jour, les préférences de l’enfant, en terme de musique. Elle ne doute pas, la brune, que la gamine n’a pas envie d’apprendre des musiques classiques ou de savoir jouer des comptines. Pour apprendre les bases, c’est le plus simple, mais Lili ne forcera pas l’enfant à faire ce dont elle n’a pas envie. Pour l’intéresser, elle doit lui apprendre ce qu’elle aime. La chanson de la Reine des Neiges, donc. La professeure se promet d’écouter la musique et de chercher, quelque part, une partition. Elle pourra, sûrement, trouver un moyen de simplifier la mélodie pour permettre à Abigaëlle d’apprendre à la jouer. Ou, au moins, de lui apprendre une partie des touches pendant qu’elle-même se charge du reste. Ça ne paraît pas impossible.

Ce n’est pas Liliann qui va reculer devant le challenge, en tout cas. Elle saura trouver un moyen de satisfaire la jeune Abigaëlle. En deux à trois semaines, ça lui laisse largement le temps de s’arranger, de son côté. Et si, d’ici là, Anastasia la rappelle pour décommander ses cours, alors Lili n’aura pas fait de recherches pour rien. Elle a, sous la main, une autre enfant qui, sans doute, appréciera de pouvoir chanter la Reine des Neiges. Et si la brune doit, simplement, oublier toute cette histoire, ça ne la dérange pas non plus. À part qu’elle n’oubliera pas vraiment, mais ce n’est qu’un détail, dans sa drôle de vie pas drôle du tout.

L’enthousiasme d’Abigaëlle fait plus de bien à Lili qu’elle ne s’en doute elle-même. Son sourire est déjà plus franc, attendri par l’énergie de l’enfant qui, sans doute, voit dans la réussite de Liliann, un bon moyen d’atteindre son propre but. La brune ne lui en tient pas rigueur. De base, elle ne tient rigueur à personne, mais ce n’est pas une enfant de quatre ans qui va changer la donne. Face à elle, Lili ne peut et ne veut pas résister. Elle se laisse porter par la joie de la gamine, par les souvenirs qui surgissent tout autour d’elles, par son imagination qui essaie, sans cesse, de lui prouver que sa fille aussi, aurait été comme elle, pleine de vie. Ce qui lui fait autant de mal que de bien, à Lili.

Le choix donné à l’enfant la pousse à une longue réflexion que Liliann admire d’un œil satisfait. Elle ne s’attendait pas vraiment à ce qu’elle réfléchisse autant et est agréablement surprise que ce soit le cas. Abigaëlle est, sans le moindre doute, une fille intelligente, capable de trouver, elle-même, une solution à un petit problème (qui n’en est pas vraiment un, mais bon). Elle comprend, en tout cas, les enjeux des propositions de Lili et sait prendre la décision qui semble, à ses yeux d’enfant, la meilleure possible.

Liliann est impressionnée par son raisonnement qui, sans le moindre doute, est parfait. En effet, Lili devrait pouvoir lui indiquer si elle chante bien ou non. En accord avec la musique du piano, en tout cas. Pour les questions plus techniques sur le chant, la brune ne saura pas lui donner de réponse. Elle pourra faire quelques recherches, écouter plusieurs versions de Libérée, Délivrée, essayer de bien intégrer les notes, les mots, toutes ces choses qui font que la chanson plaît à Abigaëlle, mais elle ne sera jamais une professeure de chant pour autant. Au moins, la petite semble l’avoir bien compris, ce qui est le plus important.

« Tout semble réglé, en effet, approuve-t-elle, en se décalant du piano. Bien. À la prochaine leçon, tu auras appris les paroles et j’aurai appris à jouer Libérée, Délivrée. »

L’assurance d’Abigaëlle est, peut-être, un peu contagieuse, mais Lili ne doute pas de la vérité de ses mots. La petite semble motivée et, même si elle abandonne ses leçons de piano, elle est certaine qu’elle apprendra, quand même, les paroles de sa chanson préférée du moment.

« Je vous ai retenues longtemps, déjà, constate Lili, en caressant les poils de sa capuche qui repose, encore (mais pas pour longtemps), sur ses épaules. C’était un plaisir de vous rencontrer et d’avoir pu échanger quelques notes avec toi, Abigaëlle. On se revoit bientôt ? »

Elle lui offre un sourire et un petit clin d’œil complice, avant de tendre la main à Anastasia, sans s’inquiéter de sa poigne de fer.

« N’hésitez pas à m’envoyer un message ou m’appeler, au besoin. »

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HRP : Oui c'est ce que je me disais aussi Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 2727069659 Ma réponse est pas géniale Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 2381383065 Si tu préfères, je peux dire à la fin qu'elle s'en va, comme ça tu n'es pas obligée de répondre une dernière fois Sing us a song, you the piano (wo)man | Liliann - Page 2 675216545 Merci pour ce RP ♥


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________________________________________ Mer 13 Mai 2020 - 22:36 « Men are such babies »

Anastasia était donc pied au mur, bonne pour apprendre à sa fille à chanter une chanson que sa mère n'appréciait qu'à petites doses. Elle se vengerait donc, si tant est qu'on puisse parler de vengeance, en s'arrangeant pour faire répéter sa fille quand Dimitri serait aussi à la maison, histoire de lui en faire profiter aussi. C'était un peu mesquin, certes, mais la jeune femme n'avait jamais promis qu'elle était un ange !
- Tope là ! déclara Abigaëlle après le résumé de Liliann qui lui convenait parfaitement.
Pour sûr, la fillette était motivée, pour ne pas dire excitée par cette perspective. Elle n'allait sans doute pas passer à autre chose de si tôt, aussi Anya s'attendait déjà à détester la Reine des Neiges d'ici la fin de la semaine. Mais que ne ferait-on pas pour son enfant ? Ou pour celui d'une inconnue, ajouta mentalement Anastasia qui n'avait pas manqué de noter l'enthousiasme de Liliann. Manifestement, celui d'Abby était contagieux et cette journée était pour le moins étonnante. La rouquine avait presque oublié qu'elles étaient toujours au centre commercial, cet endroit duquel en général elle s'empressait de sortir au plus vite. Sauf cette fois-là.
Anastasia avait pratiquement perdu la notion du temps mais songea qu'il était impoli de regarder sa montre, même si leur rencontre touchait à sa fin. L'échange avec Liliann avait, effectivement, duré un certain temps. Anya en était presque désolée, songeant aussi que Liliann avait une vie bien à elle, probablement des choses à faire, si ce n'est des proches à retrouver.
- Plaisir partagé, assura Anya en serrant la main de la pianiste, croisant son regard pour lui adresser un franc sourire. Je vous tiendrai au courant - quelque chose me dit qu'Abigaëlle aura tôt fait de me le rappeler, ajouta la jeune femme d'un air entendu.
A cette remarque, la fillette releva fièrement le menton. Vint ensuite le moment de s'en aller, chacun de son côté. Abigaëlle logea sa petite main dans celle, froide comme toujours et quoi qu'elle y fasse, d'Anastasia. Les deux rouquines s'en allaient visiblement dans la direction opposée à celle de Liliann, alors la petite fille lui fit de grands gestes de son autre main libre, marchant en regardant derrière jusqu'à ce que Liliann se soit fondue dans le foule du centre commercial.
La mère et la fille rentrèrent chez elle à pied, Anya ayant toujours eu l'habitude de marcher plutôt que de prendre les transports, et arrivèrent effectivement bien plus tard que la première ne l'avait initialement envisagé. Dimitri ne manqua pas de le faire observer, arquant un sourcil étonné qu'elles aient été aussi longues.
- Abigaëlle s'est essayée au piano - celui en libre utilisation du centre commercial et apparemment ça lui plait. Maintenant elle veut apprendre et nous sommes justement tombées sur une ancienne professeure de piano.
- J'ai déjà donné mon premier concert ! complétement fièrement la fillette.
- Oui, je crois qu'on peut dire ça, approuva Anya en caressant ses boucles rousses.
- Et maman aussi a joué avec moi et Lianne a dit qu'elle allait m'apprendre à bien faire La Reine des Neiges, poursuivit la fillette, très heureuse de pouvoir raconter sa nouvelle aventure à son papa.
Comme Anastasia avait déjà vécu l'histoire, elle s'en alla en cuisine pour s'occuper de nourrir la future pianiste et son père.

Fin

T'inquiète ça allait totalement :)

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