« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)


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Alexis E. Child



« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


Alexis E. Child


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________________________________________ Lun 13 Avr 2020 - 21:21




Criminal


Une fois de plus, j’étais parvenue à me mettre dans un sacré pétrin, un truc de dingue où seule moi était digne de se fourrer. C’était pourtant pas que je cherchais les ennuis, promis, bien au contraire. Mais disons que les ennuis avaient tendance à me trouver aussi facilement que le requin était capable de sentir une goutte de sang dans un océan. Tout avait commencé il y avait maintenant un mois. Je promenais Pétunia, ma licorne, un soir où il ne pleuvait pas. Je m’étais un peu éloignée de la ville car il fallait bien avouer que j’avais un animal de compétition, une vraie arme de destruction massive et pour éviter qu’elle mange tout le matériel de la ville, je préférai aller à la lisière de la forêt. J’étais alors passé non loin d’une espèce d’entrepôt désaffecté, un endroit plutôt glauque où il ne devait y avoir rien ni personne et pourtant, j’avais vu une lumière se dégager des fenêtres barricadées de bois. J’avais hésité à m’approcher et punaise, ce que j’aurai dû hésiter dans le bon sens et m’enfuir ! Pourtant, je m’étais contentée de déglutit, de vérifier qu’il n’y avait personne aux alentours avant de m’approcher. La ville avait subi beaucoup de disparition depuis plusieurs années et même si ces disparitions avaient fini par se stopper brusquement, je gardais en tête tout en m’approchant que j’allais peut-être vraiment sauver la vie de quelqu’un.

Pourtant, le spectacle était tout autre. J’avais attrapé une des planches de bois à pleines mains pour me hisser sur la pointe des pieds et voir à travers la fenêtre crasseuse. Il y avait des gens à l’intérieur, un groupe d’homme majoritairement et qui étaient habillés comme des mafieux. J’avais presque l’impression de me trouver dans un mauvais film de gangsters. L’un d’eux avait approché une caisse et un second s’était empressé de l’ouvrir pour découvrir un objet ancien qui semblait avoir de la valeur. Il s’était alors approché d’un coin de la pièce pour le tendre à quelqu’un que je ne parvenais pas à voir, seules ses mains étaient sorties de l’ombre. J’avais alors changé un peu de position pour tenter de mieux voir mais Pétunia avait jugé que c’était le bon moment pour tirer sur sa laisse. Je vous arrête tout de suite, la force d’une licorne, c’est pas la même chose que la force d’un gros chien, ok ? C’est bien plus puissant et la main qui retenait la laisse s’était faite balancer en arrière, me faisant perdre l’équilibre et arrachant la planche dans un énorme bruit au passage. Là, toute personne intelligente se serait enfuie à toute jambe. Pas moi. Pas tout de suite du moins. Allez savoir pourquoi, j’avais jugé utile voire intelligent de prendre le temps de me relever et de regarder à l’intérieur pour voir si quelqu’un avait entendu quelque chose.

Il n’y avait plus personne à l’intérieur, ou presque. J’avais vu que certains avaient sortis des armes et se dirigeaient vers la sortie. Seuls les deux avec leur caisse étaient toujours là et chacun s’observait avec un regard totalement ahuri. Dans ce laps de temps, j’avais presque eu l’impression d’entendre la musique d’un meme célèbre dans ma tête et je m’étais mise à courir pile au moment où j’arrivais au fameux “...run!”. Je m’étais mise alors à détaler comme un lapin, choppant Pétunia sous le bras pour aller plus vite, ses petites pattes ne lui permettant pas vraiment de s’appeler Flash. J’avais entendu plusieurs hurlements et un “là voilà !” j’avais entendu aussi un “tire !” et à ce moment-là, mon corps avait réagi malgré moi. J'avais fait volte-face et avait envoyé une salve d’éclairs sans regarder ce qu’ils avaient causé comme dégâts, courant toujours plus vite. En arrivant chez moi, je m’étais rendue compte que je m’étais pissée dessus.



Quelques jours plus tard, j’avais entendu que le vol avait eu lieu dans le musée de Storybrooke et la police lançait des appels à témoins dans toute la ville. Après des longues heures d’hésitation, j’avais fini par me rendre au commissariat pour témoigner et les jours avaient passés.



Et nous voilà aujourd’hui. Le procès est dans quelques jours, je dois comparaître à la barre pour identifier les deux hommes et témoigner. Je sais qu’ils ont chopés les bonnes personnes, je les ai identifiés lorsqu’ils les ont arrêtés. Pourtant j’ai peur. J'ai peur parce que je sais qu’ils ne sont pas seuls. Les dernières semaines, je les ai passé à flipper à l’idée que l’un d’eux vienne me tuer dans ma librairie. Pourtant, rien n’était arrivé. Je me suis alors dit que c’était peut-être parce qu’ils savaient que je pouvais les identifier, ou parce que mon pouvoir leur avait fait peur. Cette situation était en train de me rendre folle. Comme depuis plusieurs jours, à chaque fois que j’y pensais, je m’étais appuyé sur le comptoir de l’entrée de ma librairie et je piochais abondamment dans le bocal rempli de chocolats noirs pralinés. Y’avait rien de mieux pour m’aider à me calmer. J’adorais le chocolat noir, j’adorais la praline alors imaginez l’effet que me faisait le chocolat noir praliné. Si je continuais à le boulotter comme ça, j’allais finir par ressembler à Pétunia. Perdue dans mes pensées, j’avais frôlé la crise cardiaque lorsque le téléphone avait sonné à côté de moi. Portant ma main à ma poitrine, je m’étais relevée d’un bond avant de décrocher.

- Allô ?
- Mademoiselle Alexis Child ?
- C’est elle...
- Bonjour, cabinet de notaire Dorian. Je vous appelle concernant le courrier que nous vous avons envoyé...
- La semaine dernière ? Oui oui, je l’ai bien reçu.
- Vous deviez nous appeler pour convenir d’un rendez-vous...
- Ah ? Oh je suis désolée je... j’ai un peu la tête ailleurs en ce moment et...
- Vous seriez disponible aujourd’hui à 14h ?
- Oui...
- Alors à tout à l’heure.

Elle avait raccroché sans même me laisser mon rester. J’avais observé le téléphone avec une grimace avant de raccrocher. La sympathie était-elle en option pour les secrétaires notariales ? J’avais alors sorti une feuille et du papier pour mettre un petit mot sur la porte prévenant que la librairie serait fermée pour l’après-midi et j’étais rentrée chez moi pour me changer.

C’était la première fois que j’attendais dans la salle d’attente d’un notaire. J’avais cru comprendre que quelques papiers n’étaient pas tout à fait en règle dans la lettre alors j’avais préparé toute une pochette pour pouvoir prouver ma bonne fois sur la librairie et les deux appartements à l’étage. J’avais pris la tenue la plus classe que j’avais, le genre de tenue que Regina m’achetait parfois parce qu’elle trouvait qu’il m’en manquait notamment pour des entretiens d’embauches. En même temps, mon premier job avait été stripteaseuse au Rabbit Hole et j’étais désormais à mon compte. Dans les deux cas, je n’avais pas spécialement eu besoin d’un costume pour chopper le rôle... Bien au contraire dans le premier cas. La porte du bureau du notaire avait fini par s’ouvrir et j’avais levé la tête d’un bond, sortant de mes pensées. Le type était plutôt imposant, grand, bien habillé et plutôt charismatique et sympathique à regarder, je devais bien l’avouer. Il devait aussi avoir l’âge de mon défunt père mais bon, il n’y avait pas d’âge pour observer la beauté, n’est-ce pas ? Je lui avais serré la main avec un sourire avant de lui passer devant puisqu’il m’y invitait et m’asseoir à son bureau, là où une chaise me semblait destinée. J’avais posé ma pochette avant d’engager la conversation :

- J’ai cru comprendre que vous désiriez me voir pour mon local et mes appartements ? Je vous ai amené tous les documents nécessaires... mais je ne comprends pas très bien comment vous m’avez trouvé dans la mesure où je ne vous ai pas engagé...

Si seulement je savais...

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« Mangez 5 fruits
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________________________________________ Jeu 16 Avr 2020 - 22:35


Alexis & Erwin

« Looking at me through the window.
You've reached the end, I'm the winner."



Les entrepôts possédaient plusieurs côtés pratiques dont le fait d’être généralement vastes, délocalisés loin de toute l’agitation qu’une ville peut offrir à toute heure de la journée et déserts une fois le crépuscule atteint. Du moins, c’est ce que l’on attendait d’eux. Qui pouvait décemment prendre plaisir à arpenter les couloirs humides bétonnés d’un local sinistre et jonché de caisses de bois de toute taille entreposées de ça et là les allées dans une logique que n’attendait ceux qui les avaient déposées ? Le meilleur moyen de se tordre une cheville ou même d’attraper froid tant le vent s’engouffrait facilement dans les fissures des murs délabrés. Cet entrepôt-là ne dérogeait pas à la règle et était pour ainsi dire pire que ce que l’on pouvait concevoir d’un tel endroit. A proximité de la forêt avoisinante, les fenêtres maladroitement scellées par des clous qui s’échappaient presque des planches de bois que la pluie avait pourries prématurément, le lieu avait tout du théâtre d’un événement angoissant. Reclu de la ville, il avait été suffisamment oublié pour ne pas recueillir l’attention d’éventuels producteurs de film d’horreur mais quelqu’un un jour, avait repéré son potentiel en sillonnant la route qui menait à l’orée du bois. Dans une impulsion, il avait garé la voiture en bordure de sentier et avait entrepris le tour du bâtiment, sans précipitation aucune mais avec la formidable impression d’avoir mis la main sur quelque chose d’insoupçonné, de préservé, d’inconnu. La bâtisse en elle-même n’avait rien d’extraordinaire en soi mais sa localisation l’était davantage. L’homme avait reculé de quelques pas, pour en jauger l’extérieur, l’aspect délabré et décrépi suffisamment dissuasif pour détourner l’attention des rôdeurs puis avait appuyé avec appréhension ses mains propres et ornées de bagues toutes plus chatoyantes sur la fenêtre sale pour y pencher son visage. Au delà de la poussière et des toiles d’araignées qui couvraient sa vision d’un voile presque opaque, l’intérieur semblait pouvoir offrir des zones de chargement intéressantes de prime abord… Oui décidément, une bonne découverte.
L’individu avait rebroussé chemin, non pas souci d’oubli mais afin de concrétiser sa pensée. Une recherche cadastrale lui avait communiqué les données nécessaires à l’identification de la parcelle et de son propriétaire. Un logiciel complémentaire lui appris qu’il était décédé depuis de longues années et n’affichait aucun héritier connu venu revendiquer l’héritage et la propriété du bâtis. Une semaine plus tard, il dépêchait une personne de sa connaissance pour procéder à la confection de clefs permettant l’accès au hangar, le mois suivant à l’aménagement partiel de l’intérieur et des accès. Mais l’aspect extérieur demeura intact. Usé, défraîchi, du lierre grimpait jusqu’à l’entrée du local, se glissant dans les fentes pour y foisonner. C’était parfait.
Ce fut ainsi que cet endroit de calamiteuse apparence devint prisé par les visiteurs lorsque le soleil disparaissait à l’horizon. Dans ce secteur isolé, les mouvements de voitures passaient inaperçus surtout lorsque le chemin de terre qui le desservait rejoignait la voie principale plus loin de sorte qu’on ne prêtait pas attention aux lots de véhicules qui s’en extrayaient. Un lieu idéal pour les opérations clandestines qui nécessitaient qu’une chape de mystère tombe sur leurs activités. Lorsque la lune éclairait les pins, la silhouette du hangar baignée dans sa lumière argentée décourageait les plus téméraires à entreprendre une halte près de ses murs.
Normalement. Sauf cette nuit là.
Qui courait les bois parmi ces temps contrariés ? Qui drapée d’un sursaut de courage s’était hissée sur la planche décrépie le visage dirigé vers la vérité ? Qui n’avait pu cependant dissimuler ses traits lorsque l’astre lunaire avait illuminé sa figure blême ?

Le fonctionnement d’un office notarial n’avait rien à voir avec la frénésie que l’on retrouvait dans les commerces de marchandise mais il pouvait arriver qu’il régna comme un vent de tempête entre les dossiers, les rendez-vous qui patientaient dans la salle d’attente et les coups de téléphone incessants des clients curieux de connaître l’arrivée de leurs fonds, la signature de leur achat, la constitution de leur société et tout un florilège de questions juridiques diverses et variées. On s’y faisait. De son bureau, le plus éloigné de la vie de l’étude, le bruit s’estompait presque pour ne donner qu’une vague mélodie lointaine et assourdie. Parce qu’il possédait de loin l’espace le plus clos, le plus prestigieux de l’établissement. Privilège qui aurait pourtant du échoir à la salle de réunion mais il n’avait pu s’y résoudre. Une vieille habitude dont il n’arrivait et ne voulait pas se défaire que de désirer obtenir le meilleur de ce que toute chose pouvait offrir. Erwin Dorian n’avait pas l’âme prêteuse et c’était là son moindre défaut. Il possédait suffisamment de qualités pour anéantir toute mauvaise première impression, si bien que la clientèle de son établissement ne voyait nullement le mal à tous les apparats qu’il étalait avec indécence. Autrefois, avant la malédiction, on l’avait chuchoté noble et il paraissait qu’il était même roi et pourtant il demeurait poli et prévenant, galant même. Comme figé dans un autre temps.
Il prenait pour ainsi dire grand soin de son image et aujourd'hui plus que d’ordinaire, il avait pris la peine d'étudier sa garde-robe avec grand soin avant que son dévolu ne se porte sur une tenue désuète mais qui sur lui faisait ressortir tout son prestige. Du moins, le pensait-il, car il se portait en très haute estime et son invitée demandait un investissement différent de l’ordinaire. Alexis Enora Child, le nom s’étalait sous ses yeux, inscrit sur la copie de son titre de propriété. Un assortiment de prénoms peu ordinaires mélangés à un nom presque caricatural lorsque l'on connait son statut d'adoptée. La fiche informative établie à son sujet était bien précautionneusement conservée dans un registre dont il connaissait seul l’accès mais il n’avait pas besoin de l’avoir sous la main pour se souvenir parfaitement de ce qu’elle comportait. La fille adoptive de Regina Mills. Ancienne « strip-teaseuse » aussi. Ce qui lui arracha un sourire froid. L’information datait de son acquisition, peut-être que la jeune femme avait changé de voie mais peu importait, il n’y avait que ce genre d’engeance pour s’attirer si facilement des ennuis. Une parenté pareille n’améliorait rien. Il ne faisait doute que la mairesse avait su élever la jeune femme en lui enseignant les rudiments de base qui avaient fait sa popularité : se mêler des affaires des autres. Au moins, la jeune femme ne déchaînait pas un Sort Noir contre lui. Merveilleux. Il ignorait si les deux femmes demeuraient en bons termes, pouvait le vérifier facilement, mais ne désirait pas, pour ainsi dire, ajouter l’ancienne reine dans l’équation. Rien qu'il ne puisse gérer seul.
Et, pour être tout à fait honnête, la situation l'amusait presque.
Il referma l’acte devant lui, puis posa négligemment un journal sur le bord de son bureau. De biais. Simulant qu’il avait été lu et posé là par hasard, l’entête bien en évidence pour tout visiteur. La référence au procès immanquable si on lisait la colonne juste à côté de l’affaire qui s’affichait en couverture, pour un lecteur averti, pour un autre complètement invisible… Mais il savait pertinemment dans quelle catégorie se rangerait Alexis Enora Child. Visiblement trop fouineuse pour rester en dehors des affaires qui ne la concernait pas. Cette propension à se mêler d’autrui, à la curiosité pourrait bien causer sa perte. Tout dépendrait. Pour ainsi dire, il ne se faisait pas un réel sang d’encre à la capture de mécréants s’il ne possédait pas lui-même un intérêt particulier dans cette tortueuse affaire qui justifia la présence de la jeune femme.
Il n’avait pas énormément eu de difficulté à retrouver sa trace, ayant vu distinctement ses traits. Chaque notaire possédait des archives d’anciens dossiers et de noms de clients. Celle-ci ne faisait pas exception à la règle. Il ne doutait pas que le coup de téléphone avait du la surprendre.
Avait insisté pour qu’Erika, la secrétaire soit la plus évasive possible. Déjà parce que cette dernière n’éveillait en lui aucune confiance du fait de leur passif commun et parce qu’il voulait voir la jeune femme arriver sans aucune conscience de ce qui allait se jouer en ces murs.
La cloche de la porte d’entrée annonçait justement une arrivée qu’il présuma être la sienne. L’horaire coïncidait. Il la laissa mijoter cinq minutes dans la salle d’attente, afin de ne pas donner trop de hâte à la rencontre, en profitant pour à nouveau observer son apparence dans l’imposant miroir qui pendait à son mur.
Il se trouvait en toutes circonstances d’une beauté renversante que le temps n’altérait pas et aujourd'hui n’échappait pas à la règle. Alors, personne ne l’en démentirait. Une apparence impeccable consistait en le premier jalon du succès. Tout résidait d’abord dans le paraître, une première impression posant souvent, les bases de tant de relations.
Non s’en s’être adressé un énième sourire, il réajusta son costume et sortit, empruntant le couloir principal pour avancer à la rencontre de celle qu’il attendait déjà avec impatience.
Elle attendait là, sagement pour ainsi dire, dans la salle d’attente désormais vide de toute autre clientèle. Vêtue d’une tenue sobre mais élégante qui le surpris favorablement. Il ne savait pas exactement à quoi il s’était attendu mais pas à cette jeune femme d’apparence soignée et posée. Non pas que le choix d’une tenue chic ait quelque chose de si insolite à ses yeux, la populace raffolait se vêtir d’habits un peu plus cérémonieux que d’ordinaires lorsqu’ils franchissaient la porte d’une étude notariale. La fonction impressionnait. Lui aussi d’ailleurs. Et il ne s’en plaignait pas. Il détestait lorsqu’un de ces marauds venait traîner en guenilles dans ses locaux. Concernant Mademoiselle Child, il ne savait pas à quoi il s’était réellement attendu en imaginant une strip-teaseuse débarquer mais…pas à cela. L’acte d’acquisition comportait une erreur juridique, il pouvait très bien contenir une erreur de profession après tout.
Bien évidement, il n’y laissa rien paraître et se dirigea tout naturellement vers elle pour lui tendre la main avec un sourire chaleureux et l’inviter à le suivre jusqu’à son bureau, prenant bien garde à refermer correctement la porte derrière lui, pour se prémunir contre toutes éventuelles oreilles indiscrètes.
Il l’observa poser une pochette visiblement remplie de documents qu’il présuma être les documents notariaux sur son bureau et se hâta de contourner ledit meuble.

- Permettez-moi de vous dégager un peu de place, tout de même. D’habitude, je vous assure, c’est un peu mieux tenu. Voilà qui devrait mieux convenir.

Guilleret, il empila les classeurs qu’il avait volontairement laissés traîner et y déposa le journal, innocemment et s’assit à son tour.

- Les services du notariat n’équivalent pas à ceux de la police, rassurez-vous. Mais nous possédons des archives communes. Aussi rien ne se perd jamais. Cela permet à notre fonction d’assurer une certaine sécurité juridique. Si une question nécessite consultation d’un dossier, nous pouvons y accéder. Nous ne violons pas votre vie privée, soyez sans crainte, nous consultons que dans le cadre de nos fonctions et n’avons accès qu’aux les données collectées à l’époque. Votre adresse, votre numéro de téléphone, votre profession ..à titre d’exemple. Le reste n’appartient qu’à vous.

Il croisa les doigts et y posa le menton, dans une posture attentive, qu’il souhaitait relâchée. Qu’elle n’ait pas l’impression de se retrouver en territoire ennemi, bien au contraire. Il voulait qu’elle se sentit sinon à l’aise, tout au moins en sécurité ici auprès de lui, ainsi aucun soupçon ne se présenterait à son esprit. Elle ne verrait que l’intermédiaire, le messager de bonne volonté non le commanditaire. L’allié.
Elle lui paraissait nerveuse, un peu intimidée. Pas effarouchée cependant. Pourquoi l’aurait-elle donc été ? Elle ne savait rien. Le piège se refermerait inéluctablement sur elle, et il n’était même pas eu besoin d’intervenir pour le créer. Il avait suffit d’une simple erreur juridique bien antérieure à la promenade hasardeuse d’Alexis E Child jusqu’à ses affaires.
Une erreur juridique qu’il avait dédaigné à l’époque, cette dernière ne possédant pas suffisamment de gravité factuelle pour nécessiter une réelle rectification. Il avait rangé le dossier et n’y avait plus pensé. Jusqu’à ce fameux soir où un visage hagard était apparu derrière la vitre sale de l’entrepôt et que le nom appartenant à ce visage lui avait été communiqué. A l’instant même où le lien avait été fait, il avait su que d’une façon ou d’une autre, il la tenait. Qu’il détenait l’arme capable de clore sa bouche jaseuse.

- Dans tous les cas, je vous remercie de vous être présentée ici si diligemment Mademoiselle. J’aurais aimé, pour ainsi dire, vous téléphoner moi-même, ce matin, mais j’ai malheureusement du prendre un rendez-vous fortuitement. J’espère que ma standardiste n’a pas été désobligeante à votre endroit, je lui avais recommandé d’être particulièrement délicate avec vous, de ne pas vous inquiéter inutilement et j’ai l’impression que ça n’a pas été tout à fait le cas.

Il porta les yeux sur la pochette qui trônait devant la jeune femme et releva lentement le regard jusqu’à croiser le sien, sans changer de posture. L’air faussement ennuyé, il finit par déclamer lentement, comme dans un théâtre, le petit monologue poussivement affable qu’il avait imaginé pour présenter les choses :

- Voilà… Disons que j’ai eu vent d’un regrettable incident qui pourrait – il se redressa et leva les mains – j’insiste sur le « pourrait », s’être produit à l’époque de votre prise de possession des lieux. Au moment où vous êtes devenue propriétaire de votre résidence actuelle, un homme dit avoir été locataire dans les lieux et ne pas avoir été invité à acheter le bien. Agir dans la précipitation vous porterait offense, c’est pourquoi je vous ai appelé. Pour vérifier déjà la véracité des dires de l’individu et le cas échéant solutionner le problème. Dans tous les cas, sachez que vous n’êtes pas seule et que nous allons trouver une solution. Est-ce que de votre côté, vous avez un souvenir quelconque de ce locataire ?

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________________________________________ Lun 11 Mai 2020 - 23:15




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Avec un sourire contenu, j’avais baladé mes yeux bleus sur le bureau pour le voir débarrasser tout un pan de la surface et me laisser un peu de place. Je l‘avais remercier avec un “merci” presque murmuré avant de poser ma pochette devant moi. Je l‘avais écouté préciser comment il avait eu toutes mes données. Il se voulait peut-être rassurant mais il ne l’était pas tellement, mon nom, mon adresse, mon numéro de téléphone, ça semblait si simple d’avoir ce type de données... qui étaient néanmoins vitales lorsqu‘on était témoin dans une affaire de mafia crapuleuse. Mais le pauvre notaire n‘y était pour rien et je m‘étais contenté de déglutir en hochant la tête. Il m’avait observé quelques instants et j’avais soutenu son regard. Je ne comprenais pas bien ce qu’il essayait de faire même s’il me semblait sympathique. Il me faisait penser à un ancien psychiatre qui avait, semblait-il quitter la ville. Si je n’avais jamais eu confiance en Aloysius Black, le notaire me semblait pourtant plus digne de confiance. Mais comme un vieux réflexe, j’avais refusé de lâcher son regard, de baisser la garder ou de lui prouver d’une quelconque façon qu’il dominait cette conversation. Après tout, je n’étais pas sa cliente et j’avais pourtant été convoqué, il allait forcément finir par attaquer et il fallait que je sois prête. J’étais peut-être jeune, mais je n’étais pas stupide.

Il m’avait parlé de sa secrétaire et un sourire avait petit à petit étiré mes lèvres tandis qu’il espérait qu’elle avait été des plus loquaces. J'avais hésité un court moment à mentir, juste par politesse, lui dire qu’elle avait été totalement charmante mais je préférai être honnête, parce qu’après tout, il n’était peut-être pas mon allié dans cette affaire et que je ne comptais pas lui montrer, une fois de plus qu’il ne ferait qu’une seule bouchée de moi.

- Et bien... la prochaine fois vous devriez être plus clair je crois, parce que je ne peux pas dire que j’ai eu le droit à un modèle de sympathie au téléphone, ce qui m’a presque fait demander si je ne venais pas pour être condamnée à mort.

J'éclatais de rire, je blaguais bien entendu. Mais on pouvait sentir dans mon rire qu’il était néanmoins stressé, tendu. C’était bien la première fois que je me marrais avec un notaire et j’étais même pas sûre qu’il avait un sens de l’humour développé. J'avais repris mon sérieux lorsqu’il avait commencé à m’expliquer le problème qui nous réunissait dans son bureau. J'avais haussé les sourcils en le laissant parler, véritablement surprise par ce qu’il était en train de m’apprendre et un moment de flottement suivi sa dernière question. Le silence s’éternisa pendant que je tentais de reprendre mes esprits et surtout de me souvenir de ce foutu locataire mais rien ne me venait.

- Attendez...

J’avais levé la main devant moi, ma paume à environ 45° du bois de la table, comme pour lui intimer le silence, me laisser réfléchir. J’avais fermé les yeux comme pour mieux me concentrer et tandis que les infos se classaient enfin dans ma tête j’avais commencé à avancer des arguments lentement et comme ils me venaient :

- Le locataire... On parle bien du local de la librairie et des deux appartements dessus ? Parce que les autres appartements ne m’appartiennent pas, enfin je veux dire, le bâtiment en soit ne m’appartient pas, juste le local et les deux appartements... on parle bien de la même chose ?

La suite des informations était en train de me monter au cerveau, je fronçais les sourcils.

- Donc si je comprends bien, le type qui se dit être l’ancien locataire... il vous a engagé en fait ? Donc... Vous êtes contre moi ? Je... je dois prendre un avocat ? Parce que...

Je m’étais mise à fouiller dans mon sac à main à la recherche de mon téléphone. Je connaissais aucun avocat. Mais Regina en connaissait forcément un. Le notaire n’avait pas voulu agir dans la précipitation et voilà que je faisais tout le contraire. La remarque avait fini par arriver également à destination et j’avais lâché mon téléphone sur mon sac en fermant les yeux. Un petit rire nerveux s’était dégagé de ma bouche et je m’étais excusée avant de reprendre, la voix plus mesurée :

- Je suis désolée. Vous m’avez dit vouloir m’aider et moi je ne fais que paniquer. Je vais déjà répondre à vos questions et on ira étape par étape. Alors non, pour moi, je n’ai aucun souvenir d’un quelconque locataire.

J'avais ouvert ma pochette en faisant claquer les élastiques dans un bruit sec et je lui avais montré l’acte de propriété au nom de Regina Mills. Je lui avais ensuite montré les papiers d’adoptions.

- Je suis arrivée en ville lorsque j’avais 4 ans et ma mère a décidé de m’adopter. Comme vous le savez Regina Mills a créé cette ville, ce qui fait qu’elle en était la propriétaire d’une certaine manière. Il y a plusieurs locaux et appartements qui sont restés vides pendant de nombreuses années parce qu’elle n’en avait pas l’utilité et pour moi... et bien ces locaux en faisait partie. Elle me les a juste cédés quand je me suis reconvertie, c’est tout.

Je m’étais pensée vers lui, les deux avant-bras sur le bureau tandis que je me maintenais dessus. Mes yeux scrutaient le visage de l’homme tandis qu’il observait les papiers que je lui avais tendu, espérant y déceler un quelconque point positif, une lueur. J'avais l’espoir qu’il me dise juste “aaah effectivement mademoiselle, et bien c’est réglé”. L’idée de génie m’étais soudain venu et je m’étais illuminée, sans pour autant bouger de ma position :

- Vous voulez peut-être que j’appelle ma mère ? Elle pourra nous dire s’il y avait un locataire avant mon achat...

Je lui avais souri sympathiquement, ignorant totalement que je lui proposais en réalité ce qu’il préférait éviter.

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________________________________________ Lun 18 Mai 2020 - 23:15


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Sa première tentative se vouait à un semi-échec pour le moment, la jeune femme n’ayant que jeté un regard vague sur les affaires qu’il avait assemblées faussement maladroitement sur la droite de son bureau. Le journal qui annonçait l’affaire criminelle trônait sur la pile, mais n’avait pas été gratifié d’un seul battement de cil. Qu’importait. Il savait pertinemment que les yeux divaguaient le temps d’une conversation et sauraient le trouver. En attendant, ceux de son interlocutrice étaient rivés sur lui avec un maintien qui le surprit. Il y avait en elle, une volonté de soutenir son regard, assez inédite comparativement au reste des clients qui se succédaient dans ses locaux. Non pas par défi, ni bravade mais par simple aplomb. Ou peut-être était-elle juste hypnotisée par la beauté de ses yeux. C’était une hypothèse tout aussi crédible, connaissant son charme. Malgré tout, il penchait pour la première hypothèse : un refus de se voir cloîtrer comme un témoin muet du sort qui se jouait en ses murs, bien décidée à comprendre ce qui lui arrivait et à ne pas se cantonner à son statut de profane. Une attitude admirable comparativement à ceux qui se succédaient ici se contentant d’ingurgiter les instructions pointilleuses qu’il exhalait. Les autres signaient tout. Elle peut-être moins. Bien que d’allure perdue et malhabile, elle semblait rester sûre d’elle. Le résultat de l’éducation de Regina, sûrement. Il avait peut-être commis un léger fourvoiement en tablant d’emblée sur la profession pour s’imaginer ce qu’elle serait. Visiblement, elle réservait plus, ce qui ne déplaisait en rien, quand bien même celui fut à son désavantage premier. Il ébaucha même un presque sourire lorsqu’elle énonça sans détour le comportement de sa secrétaire sans sourciller.
L’imita lorsqu’elle se mit à rire, sans convergence réelle d’hilarité, cependant. Condamnée à mort ? Oh non. Mais cela ne signifiait pas qu’un piège autre, bien différent, ne se dressait pas devant elle, n’est-ce pas ?

- « Je vous présente toutes mes excuses pour son comportement alors. Erika est assez jeune, ce qui n’excuse rien mais explique un peu. Je pense qu’elle n’est pas très intéressée par la beauté du métier mais elle paye ainsi ses études et j’avoue ne pas avoir la volonté de la renvoyer. En tout état de cause, elle a bon coeur. Je suis sincèrement persuadé qu’elle n’a pas voulu vous effrayer. »

L’éloge factice à sa secrétaire l’amusa intérieurement. Si le hasard voulait que celle-ci passa près de la porte, comme à son habitude, tachant de saisir le murmure d’un secret trouble - peut-être en serait-elle touchée. Idiote. En lui déléguant cette tâche, il se doutait bien qu’elle la bâclerait. Mais en attendant, quel charmant employeur faisait-il dans le regard d’autrui !
Se doutant qu’elle avait osé la plaisanterie sans rien attendre en retour, il choisit de contrer ses attentes en renchérissant dans l’ironie

- « Rassurez-vous, je ne suis pas juge et dans le Maine, la peine de mort est abolie depuis 1887, plaisanta-t-il en plissant les yeux. Vous me voyez désolé d’apprendre qu’une visite dans mes locaux soit cause d’affolement. La plupart du temps, les gens sont plus agacés qu’inquiets, ils voient le notaire comme un collecteur d’impôts.

Il hésita à lui proposer un café, ne le fit pas. Pas de précipitation dans l’amabilité. Il préférait de loin y aller crescendo. Trop d’empressement serait suspect. Il préféra enchaîner directement de manière professionnelle dans le vif du sujet comme pour tout autre client. Avec délicatesse mais sans prendre de gants inutiles. De toute manière, il devait la jauger. Comment espérer la manipuler efficacement s’il ne la plaçait pas dans le contexte, afin de la confronter à la situation et ainsi évaluant ses réactions ? Pour agir, il devait prendre pleinement conscience de la personne à qui il se trouvait confronter, deviner son tempérament, ses tics, son caractère. Puis, ses inquiétudes, ses névroses, ses peurs, ses ennemis, ses phobies. Pour ces dernières choses, cela nécessiterait de franchir un degré de confiance sans arracher le voile qui dissimulait ses intentions. Non pas qu’il s’inquiéta de réussir, il savait qu’il saurait se frayer un chemin jusqu’à la crédulité de la jeune femme, ce qu’il ne connaissait pas en revanche exactement serait la voie à suivre pour y parvenir. Il improvisait la plupart du temps. Cela dit, il ne devait pas perdre de temps, le procès commençant dans quelques jours, il devait frapper suffisamment fort pour la forcer à remettre en cause son envie de se présenter à la barre, dans un premier temps. Puis, sur le long terme, la convaincre de retirer complètement son témoignage. Plus encore, moins que le procès, qui ne lui causerait pas réel grand tort, il voulait obtenir la totalité des renseignements en sa possession et son silence par une peur subtilement et progressivement infusée.
Aussi, observa-t-il finement l’attitude qu’elle adopta une fois la problématique posée.
La manière dont elle avait levé la main pour exiger le silence. La façon dont elle réfléchissait, les paupières closes, démontrant ainsi sa volonté de réfléchir posément et également sa résolution implicite de contrôler ses émotions afin d’élucider cette situation.
Pour le reste, elle paraissait aussi perdue qu’il le pensait, bien que les questions qui franchirent sa bouche demeurèrent posées, témoignant d’un esprit assez sensé. Curieux pour une strip-teaseuse… Pas nécessairement contradictoire mais curieux. Mais l’évocation de la librairie lui permit de déduire qu’elle avait vraisemblablement opéré une reconversion professionnelle. Amusant. Deux métiers diamétralement opposés. Une littéraire, donc. Oui, cela collait avec son apparence soignée. Il acquiesça d’un hochement de tête :

- Oui, nous parlons bien de cet appartement, votre résidence principale...et le lieu de...votre nouveau travail, dois-je comprendre ? Oui. Arrêtez-moi si je me trompe mais l’appartement à côté du vôtre est sous-loué. Le locataire principal louait le vôtre autrefois. Il me semble même qu’il a acheté un autre appartement dans votre résidence, qu’il n’occupe pas encore pour le moment, m’a-t-il dit. Nous pourrions faire un plan de l'immeuble, si cela vous aide à vous situer.

C’était vrai et l’occasion trop belle pour ne pas forcer le destin en lui livrant l’information. Une fois la manœuvre enclenchée et le piège lancé, comment parviendrait-elle à trouver le repos en sachant qu’un « potentiel criminel » pouvait pénétrer dans l’immeuble à tout moment, guettant les moindres de ses allées et venues ?
En attendant, la panique commençait à poindre chez la jeune femme, et de manière divertissante ! A évoquer le sujet d’un avocat à contacter tout en cherchant déjà à se saisir de son téléphone. Amusant comme instinctivement elle l’imaginait contre elle. Un rituel classique chez les individus confrontés à une situation inédite par le biais d’un inconnu.
Mimant son geste précédent, il décolla les coudes de la table, se hâtant de lever les mains, vers le haut, faute de pouvoir interrompre son geste, afin de la rassurer.

- « Mademoiselle, calmez-vous. Je ne suis pas contre vous. » Déclara-t-il d’un ton posé, doux et dénué de la moindre brusquerie, « Ma fonction m’empêche de prendre partie, je suis en quelque sorte, juge de l’amiable. Mon métier consiste à assurer la sécurité des transferts de propriété, c’est pour ça qu’il m’a contacté. Pour se renseigner. Vous l’ignorez sans doute, mais je suis depuis peu le seul notaire en ville. Dans un sens, ne voyez pas ma participation comme une menace...plutôt comme une sécurité. Dans un sens, c’est une chance de dialoguer par mon intermédiaire, cela vous évite de risquer une erreur juridique. Je ne voudrais pas que vous vous fassiez avoir par un locataire véreux prétextant de faux droits pour récupérer un local attractif. C'est une aubaine qu'il n'ait pas été assez sûr de son coup pour s'épargner le "plaisir" de passer par mon intermédiaire.  »

Secouant la tête comme peiné par cette éventualité, il se recula un peu dans son siège, croisant les jambes pour se trouver plus à l’aise et ajouta :

- « Voyons d’abord progressivement les documents entre votre possession. Après tout, rien ne dit que ce qu’il dit est vrai, j’ai déjà eu l'occasion d'avoir affaire à lui dans des dossiers où il n’a pas été...enfin passons. »

Feignant d’en avoir trop dit, il tendit la main, parcourant lentement ce qu’elle lui tendit, simulant les découvrir. En réalité, comme il le lui avait expliqué précédemment, le réseau notarial étant vaste, il avait mis la main sur l’acte d’adoption bien auparavant son premier coup de téléphone. L’acte de propriété, n’en possédait-il un exemplaire depuis que l’erreur juridique lui avait été signalée des années auparavant ? Mais évidement, cela, Alexis E Child l’ignorant, il ne se trahirait pas en ne daignant pas y jeter un œil. Bien au contraire, prit-il un temps tout précautionneux à lire chaque ligne, laissant la jeune femme baigner dans un silence pesant qui ne manquerait pas d’augmenter son angoisse.

- « Effectivement, votre mère a créé cette ville, les murs mais ça n’en n’a pas fait la propriétaire légitime. Cette ville s’est pliée à la loi du Maine et l’immeuble a fructifié, dirons-nous… »

Il releva les yeux néanmoins à la proposition de la jeune femme. Appeler Régina ? Non. Hors de question. Non pas qu’elle aurait nié l’existence de ce locataire, il existait...mais… Au delà du fait qu’ils se connaissaient, pour peu que celle-ci se souvienne personnellement du locataire dont il usait de l’identité pour terroriser la jeune femme, il serait forcé d’improviser en terre inconnue. Non pas qu’il n’en soit pas capable, il était Erwin Dorian, il pouvait tout faire...Mais autant s’éviter de dangereuses déconvenues dès le commencement. Cela dit, il appréciait le réfléchi de sa proie. Elle ne fonçait pas tête baissée dans les problèmes, avait au moins pour elle de tenter de s’en dépêtrer de la manière la plus logique qui soit.
En attendant, il fit mine de réfléchir à sa proposition, tordit sa bouche en une moue pensive puis finit par souffler :

- « Oh je crains que cela ne soit inutile. Rien que les actes eux même ne puissent nous apprendre. Regardez-donc, ici… »

Il tourna l’acte relié qu’elle lui avait déposé vers elle sur la table en chêne et tapota de son ongle un petit paragraphe en bas de page :

- « Locaux occupés par Monsieur Willy Crafty aux termes d’un bail reçu en l’étude de Maître Conor. Une ancienne étude de Storybrooke », commenta-t-il en désignant le nom du notaire en bas de l’acte avant d’ajouter d’un ton ennuyé : « ce qui semble concorder avec les renseignements donnés par l’homme qui a pris contact avec moi…ennuyeux.  »[/b]

Il pinça les lèvres, contrarié puis porta son poing gauche à la bouche songeusement, se donnant l’air de réfléchir intensément face à un problème de taille. Durant quelques secondes, il ouvrit la bouche, la referma, faisant mine de suivre un chemin de pensées inconnues à la jeune femme. Ouvrant un code civil qui traînait sur le bureau, à côté de la plume qu’il utilisait pour signer les habituels formulaires et actes, il le feuilleta, lut l’article puis soupira lentement avant de croiser à nouveau son regard bleu :

- [b]Je vous ai promis de ne pas vous mentir…alors. Disons franchement que juridiquement, la situation me semble...problématique. Plus que problématique à vrai dire. »
Il se racla la gorge puis l’observa d’un air embarrassé  : « A première lecture, il semble qu'il y ait bel et bien eu une erreur dans l’acte de cession de votre mère à votre profit.


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Alexis E. Child



« Parfois au réveil,
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________________________________________ Ven 26 Juin 2020 - 21:27




Criminal


Bon... même si je n’avais jamais vécu dans un monde de conte de fée, j’avais visiblement l’impression que tous les mondes étaient similaires à un grand bouquin “il était une fois”. Le doigt dans l’œil ma vieille et jusqu’à l’omoplate. Là où j’avais espéré qu’il n’y voyait qu’une erreur, il s’était contenté d’aller dans le sens d’une véritable erreur et à mesure qu’il me noyait sous des informations juridiques, j’avais perdu mon sourire, mon espoir et j’étais retombé mollement sur mon siège, me prenant le front dans la main. J’étais foutue. Je n’avais rien dit, me contentant de le laisser parler, c’était lui l’expert, il savait forcément ce qu’il faisait. J'avais hésité à intervenir quand il avait estimé que le fait de la rendre propriétaire de la ville ne la rendait que propriétaire des murs... oui ben c’était précisément des murs de mon foutu appartement dont on parlait ! Mais j’avais bien fait de garder le silence car quelques minutes après, il m’avait fait saisir la nuance de ses propos. J’avais fini par soupirer et je m’étais redressée face à lui en posant mes mains bien à plat sur le bureau :

- Bon. Alors on fait quoi ?

Je le regardais le plus sérieusement du monde. Pour pallier à une quelconque interrogation de sa part, j’avais enchaîné :

- Vous avez dit que vous êtes le dernier notaire de la ville et que vous êtes là en tant que médiateur. Il veut ces trois locaux et moi je m’y refuse. J’y ai toute ma vie, je ne bougerai pas d’où je suis. En revanche, je ne suis pas contre trouver un terrain d’entendre et ça... c’est votre boulot si j’ai bien compris.

J’avais penché ma tête sur le côté avec un sourire décidé. J’ignorais ce qu’il pensait de moi, je savais juste qu’il était sympathique, patient, même plutôt pédagogue et qu’il avait l’air de bien faire son boulot. S’il le faisait aussi bien que ça, il connaissait forcément mon passé. Je ne me souvenais pas de l’avoir croisé au Rabbit Hole, ce n’était peut-être pas un pervers mais il pouvait aussi être un pervers extrémiste qui pensait qu’on devait toutes nous brûler. Il pouvait aussi en son for intérieur être un con de macho qui pensait que je n’avais rien dans le crâne sous prétexte que j’avais voulu faire enrager Regina pendant ma méga crise d’adolescence. Mais j’étais pas conne. Maladroite, fortement mais conne au point de tout accepter sans réfléchir, hors de question. Après un moment, j’avais ressorti ma pochette et j’avais posé devant ses yeux un plan du bâtiment.

- Ça c’est la disposition des murs et des locaux. Vous m’aviez proposer de faire un plan donc je pense que ça peut nous êtes utile. Rez-de-chaussée et...

J’avais posé une autre feuille à côté

- Premier étage. Là c’est la librairie et les deux appartements ici.

J’avais pointé les différents endroits du doigt pendant que je parlais.

- Je me permets de vous corriger, cet appartement n’est pas en sous-location à proprement parlé, il est plutôt en location tout court. Jusqu’à présent, j’en étais propriétaire et monsieur Wallander me paye un loyer donc... juste location...

Mon portable avait sonné à cet instant précis. Je l’avais attrapé dans la précipitation tout en m’excusant. Ce n’était pas très polie et j’étais pourtant presque sûre de l’avoir mis sur silencieux. Je m’apprêtais à raccrocher au nez de mon interlocuteur lorsque je vis qui m’appelait. Le baby-sitter de Pétunia.

- Euhm... désolée... je dois répondre... Je fais vite...

J’avais porté le téléphone à mon oreille tout en baissant le ton :

- Qu’est-ce qui se passe ? Je suis un peu occupée là... Oh non c’est pas vrai, tu déconnes ? Passe-la moi. Pétunia ? C’est Alexis ! Qu’est-ce qui se passe, ma belle ? Pourquoi tu n’es pas sage ? C’est pas gentil de dévorer l’email des toilettes de ceux qui te gardent voyons ! Allô ? Ouais... ouais j’entends... ben amène-là moi écoute...

J’avais raccroché, les joues très rouges par la honte.

- Je suis désolée mais mon animal de compagnie ne se sent pas bien. Elle devient très vite impatiente quand je ne suis pas avec elle... j’ai demandé à ce qu’on me la ramène. Elle sait se tenir, elle ne nous embêtera pas et ne fera pas de dégât, je vous le promets.

Le mec était censé m’aider, je me la jouais dur à cuire et voilà que je ramenais ma licorne dans son bureau. Niveau Street Credibility, je venais clairement de tomber en dessous de zéro. Quelques minutes après, Erika avait ouvert la porte sur une licorne blanche à la crinière arc-en-ciel, obèse et courte sur patte, avec un œil qui disait merde à l’autre et la langue qui pendouillait sur le côté. Elle était la plus parfaite des créatures. Avec un sourire gêné, j’avais précisé :

- C’est Pétunia, ma licorne.

En moins de temps qu’il en avait fallu pour le dire, elle avait sauté sur mes genoux et avait fixé un instant Erwin sans bouger. Puis elle s’était mise à grogner aussi forte qu’un rottweiler et sur le coup de la surprise j’avais sursauté. Elle n’aimait pas les gens de manière générale mais il était extrêmement rare qu’elle réagisse comme ça, elle ne le faisait que lorsqu’elle avait l’impression de devoir me protéger. Le dernier qui en avait fait les frais était Hermès et ce dieu m’avait hurlé dessus à l’hôpital, tout en m’agressant verbalement et en me jetant des cacahuètes au visage. Le notaire était loin, très loin d’en faire autant... Toujours un peu sous le choc de sa réaction, je lui avais demandé de se calmer en la caressant et je l’avais posé à mes pieds avant de lui donner un gros morceau de son papier peint préféré que je gardais toujours dans mon sac. C’était le papier-peint des gros caprices, le seul qui parvenait à la calmer suffisamment pour que je n’ai plus à m’inquiéter de l’idée qu’elle puisse dévorer mon interlocuteur. Reposant mon regard sur Erwin, j’avais précisé :

- Ne vous inquiétez pas, elle ne salira rien. Quand elle mange, elle ne laisse aucun re...

Je m’étais coupé dans ma phrase, les yeux rivés sur le journal que je venais d’apercevoir sur le coin de son bureau. Il y avait une grande photo sur l’article montrant l’arrestation spectaculaire et dans un encart, une petite photo de moi. Cet article, je le connaissais par cœur. Je n’avais pas arrêté de le relire, anxieuse à l’idée que ma photo ne me plonge que dans d’autres ennuis. Le sous-titre précisait “ambiance électrique à Storybrooke”. Je maudissais celui qui l’avait trouvé. J’aurai pu les tuer ces pauvres types et même si c’étaient des malfrats notoires, je n’étais pas prête à devenir une tueuse. Complètement pommée, j’avais secoué légèrement la tête pour reprendre mes esprits :

- Désolée, je... j’étais un peu distraite. Hum... on disait quoi ?

Je m’étais penché en avant comme pour me re concentrer sur mon affaire mais quelque chose me tracassait. Inévitablement, mes yeux avaient glissé une nouvelle fois vers le journal. C’était le dernier Notaire de Storybrooke, il l’avait dit lui-même. Il était donc suffisamment bon dans son métier pour perdurer là où les autres avaient échoués. Un notaire se devait d’être bon juridiquement, intelligent et ordonné. Il était courtois aussi, sympathique, il l’avait montré jusque maintenant. Et pourtant, il l’avait reçu sans même retourner ou faire disparaître son journal alors que la tête de sa cliente trônait sur son bureau. C’était extrêmement négligeant, un peu désobligeant et dans les deux cas, ça ne lui ressemblait pas. J'avais dégluti en décrochant une nouvelle fois mon regard de l’article pour plonger mes yeux bleus dans les siens tous aussi bleus bien que glacials.

Si je peux m’éviter un second procès, je préfère du coup... pour... notre affaire je veux dire... parce qu’apparemment vous savez déjà pour la première...

Je savais pas pourquoi j’avais dit ça, ni pourquoi je l’avais dit sur ce ton un peu raide, je savais soudainement plus où j’allais et j’étais peut-être trop parano à cause de la peur de ce procès, peut-être était-ce juste la pure des coïncidences mais j’avais l’impression que j’étais plutôt sur une pente glissante...

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Dans le monde, il n'y a pas d'un côté

le Bien et le Mal...

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Erwin Dorian



« Mangez 5 fruits
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Erwin Dorian


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________________________________________ Mer 1 Juil 2020 - 21:51


Alexis & Erwin

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Plus il discourait et plus l’assurance initiale de la jeune femme s’amenuisait progressivement, tandis que son impression de sécurité fondait comme neige au soleil. Il s’en trouvait satisfait, songeant qu’il avait joué ingénieusement, sans pour autant se fourvoyer en se vautrant dans l’excès d’informations. Juste ce qu’il fallait pour la noyer de notions qu’elle ne maîtrisait pas mais sans forcer la dose pour ne pas attirer le soupçon sur une envie d’en faire trop. En d’autres termes, il avait été aussi professionnel que l’on pouvait attendre d’un homme lambda doué pour son métier et désintéressé pécuniairement de l’affaire. Ainsi, insoupçonnable.
Il l’observa perdre pied, désemparée puis après un long moment de flottement qu’il n’allégea pas, reprendre une contenance légère en faisant la seule chose qui lui paru lucide et de bon sens à cet instant précis : mettre en lui. Ce n’était qu’une confiance professionnelle dictée par l’intérêt impérieux qu’elle avait de souhaiter garder son logement et ses repères, et il ne courait pas après plus de considération pour le moment, mais cela consistait en une réelle avancée utile à ses intérêts. Plus il lui apparaîtrait comme fiable et plus la latitude nécessaire à la manipulation lui serait accordée. En continuant d’avancer en de frêles pas, il y parviendrait. Une lueur légèrement amusée traversa son regard lorsqu’il l’entendit répéter qu’il se trouvait être le dernier notaire en ville. Visiblement, cela avait suffisamment marqué la jeune femme pour qu’elle en déduisit que cela révélait un gage de qualité. Ce à quoi, il ne pouvait pas nier. Comment l’aurait-il pu ?
Le visage de la jeune femme avait revêtu un air décidé, malgré son apparent désarroi. Elle ne semblait visiblement pas femme à baisser les bras ni à se laisser profondément abattre sans se défendre et au contraire semblait à présent révolu à utiliser les meilleures cartes qui se trouveraient à sa portée. Celui lui arracha un sourire fin. Il ne pouvait dire que l’adversaire se révélait difficile, ce n’était pas le cas, mais au moins non dénuée de combativité, plus délicieux à briser. Même s’il ne voulait pas spécifiquement du mal à la fille de Regina, il voulait son silence. Et de ce qu’il découvrait, il se félicitait d’avoir rejeté son idée de première qui consistait à tenter d’acheter sa voix. Trop honnête pour accepter. La manigance se développait et cela l’amusait d’autant plus que la jeune femme ne correspondait pas au profil qu’on pouvait se faire d’elle. Ses deux métiers successifs, contradictoires le démontraient déjà bien tous seuls. Il l’avait piquée sur ce sujet juste pour regarder sa réaction, elle n’avait pas bronché. Suffisamment impassible pour lui donner l’impression de ne pas nier cette partie de sa vie. Preminger ne faisait guère partie des clients du Rabbit Hole, il n’y avait jamais mis les pieds. Déjà parce que le bar appartenait au « maire » de la ville qu’il méprisait sous couvert d’une politesse de façade mais surtout parce que le spectacle qu’on y jouait ne correspondait pas à sa personnalité raffinée et hautaine. Observer des jeunes femmes dévêtues ne correspondait pas à ses activités de prédilection, cela restait réservé aux hommes ne pouvant concrétiser leurs fantasmes dans la vie réelle. Pour sa part, avec un physique comme le sien, comment ne l’aurait-il pas pu ? Quant aux « danseuses », il s’en moquait. Au final la plupart de ces femmes se révélaient peu intéressantes et peu attirantes au demeurant. Mais on se satisfaisait de peu lorsqu’on se trouvait démuni. Voilà ce qui plaisait aux clients. Concernant Alexis E Child en tant que telle, elle n’était pas vulgaire, ce métier n’avait du consister qu’en une simple phase,. Cette pensée le fit subitement songer qu’en revanche ce genre de travail aurait parfaitement correspondu à une autre de ses connaissances. Avec ses manières de comptoir et son phrasé injurieux.
Il se pencha à nouveau vers elle, posant ses coudes sur son bureau de chêne, et articula fermement 

- « Juste avant d’entreprendre quoique ce soit, comprenez bien une chose : vous n’êtes pas en position de négocier. La loi joue contre vous, Mademoiselle Child. S’il venait à porter l’affaire devant les tribunaux, vous perdriez. »

Cela sonnait comme une sentence irrémédiable et ce n’était autre la pure vérité brute et sans ménagement qu’il tempéra la seconde en écartant les mains adoucissant le ton de sa voix :

- « Mais celui-ci recherche tout comme vous une voie plus agréable et dans ce cas, à mon humble niveau je peux contribuer à trouver un chemin arrangeant pour vous. Disons que nous n’avons rien à perdre à tenter et à avancer… »

Il s’était subtilement inclus dans le combat destiné à la jeune femme, utilisant le « nous » au lieu du « vous », s’affirmant ainsi comme un allié de taille et répondit au sourire de la jeune femme. Puis effaça le sourire aussi rapidement qu’il était apparu comme traversé par un doute :

- « Je… Néanmoins. Il y a une chose que je ne m’explique pas… Tout ceci.. me paraît curieux. Je pense que vous avez besoin de savoir que...je n’accorde aucune confiance en l’individu qui revendique votre appartement. Ce Willy Crafty. » Il suspendit un instant sa parole puis reprit en adoptant un ton plus bas, tout en se caressant la joue avec son index songeusement  « Il trempe dans des affaires disons, je n’aime pas porter de jugement sur un concitoyen mais j’ai mes raisons de penser qu’elles ne sont pas claires… Disons que le fait qu’il n’aille pas en justice me laisse perplexe, il aime avoir ce qu’il désire, alors pourquoi parlementer avec vous ? Et pourquoi par mon intermédiaire, moi qu’il n’aime guère. Mais après tout...je suis le dernier notaire en ville, il n’a pas le choix ».

Il l’avait exprimé comme en réfléchissant à voix haute, laissant son regard divaguer comme profondément perplexe puis finit par hausser les épaules avant de se pencher sur les plans qu’elle lui présentait. En réalité, il connaissait parfaitement déjà les lieux, s’étant pertinemment renseigné sur elle dès son identité trouvée. Mais il suivit du regard les gestes que fit la jeune femme, faisant mine d’écouter et de découvrir les éléments, prenant même la peine de pencher la tête lorsqu’elle mentionna la librairie :

- « Oh c’est vrai qu’il y a une petite librairie dans la rue, je n’avais pas fait le rapprochement, je n’ai jamais eu l’occasion de m’y rendre, je l’avoue. Ma bibliothèque est grande mais je gagnerai à la renflouer parfois »

Il l’avait juste dit par pure volonté de paraître sympathique mais ce n’était pas loin de la vérité. En tant qu’ancien courtisan de la cour royale, il avait toujours été un fin lecteur, difficile dans ses ouvrages comme pour chaque chose de sa vie, méprisant la plupart des œuvres pour n’en sauver que quelques rares et élitistes ouvrages. Il se plaisait à penser qu’un jour, il conterait ses merveilleuses mémoires et connaîtrait un succès faramineux. Il aurait pu être poète, ou écrivain. Mais cela n’était guère surprenant puisqu’il aurait pu tout être, en tant qu’individu comme lui. Souriant, il opina de la tête, lorsqu’elle le détrompa, retenant les informations complémentaires qu’elle lui livrait.

- « Le loyer payé par Monsieur Wallander pourrait être réclamé par le vrai propriétaire et comme vous le percevez depuis quelques années, cela pourrait consister en des années d’impayés. »

Il ignorait les finances de la jeune femme mais la perspective de devoir remettre de l’argent en plus de devoir rendre son appartement allait la faire basculer plus encore dans l’expectative. Et il s’adorait pour ça. Il attendait presque de découvrir sa réaction lorsque la sonnerie du téléphone brisa la discussion. Pensait-elle vraiment décrocher ? D’un air gêné, elle activa le téléphone, les yeux soudainement inquiet puis se mis à disputer une certaine Pétunia. Des circonstances externes auraient pu laisser penser le notaire qu’il s’agissait de sa fille. Une fille qu’elle aurait eu très jeune, liée à ses jeunes années passées au Rabbit Hole car après tout qu’est-ce qui justifiait plus d’interrompre l’annonce de la potentielle perte de son appartement et de ses économies qu’un appel concernant son enfant ? Mais les recherches qu’Erwin avait commandité sur elle n’avait jamais révélé une telle existence ou alors ses complices entendraient parler de lui à l’issue de ce rendez-vous...et il en fut totalement convaincu lorsqu'elle réprima ladite Pétunia pour avoir tenté de dévorer l’email des toilettes. Un...Alexis E Child finit par raccrocher non sans avoir donné son accord pour amener Pétunia ici, quoique cela puisse être. Il nota la rougeur de ses joues et son air contrit, tandis qu’il s’évertuait à demeurer profondément imperturbable, lorsqu'elle lui annonça qu’elle avait...invité était-ce le terme approprié ?- à les rejoindre dans son étude… Il tendait entre l’agacement et l’amusement. Peut-être parce qu’il était toujours amusant de voir à quel point les individus se pliaient subitement en quatre pour leurs animaux, agaçant malgré tout, son étude n’étant pas un vulgaire chenil pour les animaux mal dressés. Il n’en dit rien, bien évidemment, au contraire, composa un air jovial sur sa plaisante figure et déclara :

- « Oh ce n’est rien, ne vous en faites pas, j’adore les animaux. J’avais moi-même un chien qui me suivait partout, autrefois. »

Ce qui consistait en une confidence réelle, balancée sans qu’il n’y prenne réellement garde. Preminger faisait partie de ces gens-là, insensible à la souffrance humaine et animale mais néanmoins profondément attaché à son animal de compagnie au point où il l’emmenait toujours dans son sillage.
Il ouvrit néanmoins des yeux interloqués lorsque ladite Pétunia débarqua soudain dans son office. Hésitant entre un mélange de dégoût, d’hilarité et d’excitation. Il avait reconnu l’animal avant qu’elle ne le nomme d’elle-même. Une licorne. L’incarnation de la pureté, de l’immortalité même. On murmurait aux sujets de ces bestiaires qu’elles détenaient le secret de la fabrication de l’or, parfois que leurs cornes possédaient des vertus magiques ou que leur sang proférait un élixir sans pareil. Un animal pur, sacré…. Qui pourtant ne possédait aucun attrait physique valable en ce qui concernait celle-i. Preminger n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer un animal qui lui paraissait si obèse au point où il craignit que le poids de ses jambes ne s’enfonça dans son parquet délicat. Il s’était levé pour observer l’animal sous le coup de la surprise, apercevant même que sa vue semblait tout aussi déficiente que le reste de son corps. Un spectacle si peu réjouissant qu’il semblait être une vaste pirouette à toutes les légendes de beauté qu’on prêtait à l’animal...Et pourtant. Il s’agissait bien d’une licorne. Aussi laide soit-elle, elle valait son pesant d’or et il se pris à envier la jeune femme assise en face de lui pour l’objet de valeur qu’elle possédait. Mais il ne le montra pas, son œil se contentant de luire observant l’étrange bestiole sauter sur les genoux de la libraire.

- « Stupéfiant animal »

Il allait articuler un mot d’admiration complémentaire afin d’accentuer la sympathie qu’il souhaitait véhiculer auprès de la jeune femme lorsque la licorne braqua ses yeux dans les siens. Après une brève seconde, où il ne passa rien, elle se mis à grogner si férocement dans sa direction qu’un léger frisson le figea, crispant ses muscles. C’était l’animal qui l’accompagnait cette nuit-là. Il l’avait deviné à la minute où la licorne avait pénétré dans son bureau mais l’attitude agressive de l’animal à son égard démontrait cette déduction. Il ne fallait pas qu’elle le soupçonne, il ne laisserait pas un vulgaire animal aussi précieux soit-il détruire sa couverture si savamment installée.

- « Les animaux ont la pureté que l’Homme a définitivement perdue. Sûrement en succombant à ses propres ténèbres. A en croire votre licorne, j’ai le cœur aussi sombre que peut l’être mon ombre » La ligne de ses lèvres s’élargit narquoisement puis ajouta chassant toute trace de ruse  : « Plus sérieusement, j’adore les animaux, mais ils me le rendent tous plus ou moins mal au début, je suis habitué, ne vous en faites pas.. »

Feignant la plus totale des gentillesses et sans faire le geste de se rasseoir, il désigna la porte :

- « Souhaitez-vous que je fasse quérir quelques friandises ou bonbons à son égard ? Et également le vôtre, si vous le désirez, je peux solliciter un thé et des chocolats, il paraît que l’on réfléchit mieux l’estomac plein de douceurs. »

S’il était tombé sur un individu aussi affable que celui dont il endossait le rôle, il l’aurait détesté avec dégoût mais cela se prêtait mieux à l’exercice qu’il devait entreprendre et cela suffirait peut-être aussi pour endormir la méfiance de la bête et de sa maîtresse.
Il s’apprêtait à insister lorsqu’il la vit pâlir aussi vite que son regard perçut les gros titres qui traînaient négligemment. Enfin. Cela n’était pas trop tôt. Celui lui permit fugacement de bien s’assurer que le procès qui se dessinait ne la rendait pas indifférente bien au contraire, cette perspective distillait une peur panique chez cette charmante enfant au point où elle en avait blêmit. Il guetta de ses yeux fureteurs mais impassibles les efforts drastiques qu’elle déploya pour passer outre ce soudain rappel et rien n’y laisser paraître au point où il manqua même de l’interroger de son état. Mais n’en fit rien. Chaque chose en son temps. Il plongea sa plume dans l’encrier, inscrivit quelques informations sur le plan, observa Pétunia qui grignotait visiblement un morceau de papier peint puis releva la tête vers sa cliente :

- « Nous parlions de la manière de procéder pour tenter de trouver une offre qui satisfasse votre locataire suffisamment pour le convaincre de cesser de revendiquer la propriété de votre appartement et de vos locaux. »

Mais Preminger étant tout le contraire d’un individu stupide, il percevait l’esprit de la jeune femme comme préoccupé par autre chose. Son cerveau demeurait focalisé par la photographie du journal. Et par...autre chose visiblement sur lequel elle peinait à mettre le doigt. Mais elle essaya, laissant le notaire aussi attisé qu’amusé par...ses soupçons et le cran avec lequel elle les portait. « Vous êtes maligne, Mademoiselle Child ». Il ne le dit pas, c’eût été se trahir, mais il le pensait, néanmoins. Tout autant que la manipulation elle-même, il adorait décortiquer avec attention le cheminement de pensée que ses ennemis suivait et celui de cette dernière se trouvait être rafraîchissant. Rien de prodigieusement inquiétant pour lui, il était au dessus de cela, mais néanmoins satisfaisant. Il détestait lorsque tout était simple et n’était pas non plus fâché de découvrir un peu de sagacité dans cette ville désœuvrée. Elle l’estimait. Elle estimait son travail, sa manière d’être, de l’exercer et c’est ce qui avait mis à sa cliente la puce à l’oreille, là où une autre personne n’y aurait même pas songé. Avait-il pris cependant un réel risque en plaçant là délibérément ce journal ? Non. Bien évidement. Mais il se félicitait d’autant plus que cela lui avait réservé une bonne surprise.
Cependant, toute félicité mise de côté, il fallait donc en tirer les conclusions opportunes à la situation et ainsi balayer avec efficacité tout l’amoncellement de doutes qui pouvait se construire à son sujet. Sans chercher à se soustraire de l’étau de son regard bleu, il força son visage à muer, si bien que ses traits se détendirent subitement comme indécis et désarçonnés par le ton acerbe subitement employé, ses pupilles s’élargirent, et il ne fut bientôt plus qu’un notaire surpris et perplexe :

- «Un deuxième procès ? Je… Quoi. Non. Comment, Diantre, aurais-je pu le savoir ?» Interrogea-t-il de son ton sincère et honnête, « je ne vous épie ni je ne suis pas avocat, je… »

Ses yeux dévièrent de ceux de la jeune femme, comme suivant le chemin de pensée qu’elle avait emprunté, « tombèrent » sur le journal et s’assombrirent, comme faisant le rapprochement.

- « Je...je vois… »

D’un geste malhabile, il se pencha un peu ramassant le journal de la pile, faisant mine de découvrir le visage de sa cliente, s’efforçant de blêmir et de prendre connaissance de l’article

- « Je...je ne savais pas. Je suis vraiment confus, veuillez m’excuser, on m’a déposé mon tas de courriers et il en faisait partie, je n’en n’avais pas pris connaissance c’est... » il mis la main dans son cou, grimaça un peu : « une coïncidence malheureuse qu’impromptue, je suis vraiment désolé, vous devez me trouver si..négligeant.  Cela ne m'arrive que rarement et voilà que cela tombe sur vous, je suis réellement fâché de vous blesser ainsi. »

Décida que les excuses suffisaient, qu’elles suffiraient pour la convaincre, il enclencha alors la phase deux de son plan.Jetant le journal sur son bureau, faussement agacé du « quiproquo », il laissa ses yeux y retourner songeusement, puis soupira :

- « En plus, je ne sais vraiment pas pourquoi on m’a envoyé ce journal, je ne le commande jamais, je le lis à peine...j’avais stoppé la commande d’ailleurs. » puis comme mesurant un soupçon subit, il se saisit à nouveau du document, plissant les lèvres, « cela est curieux, d’ailleurs...pourquoi m’envoyer l’édition de la veille ? » leva la tête vers la jeune femme puis reporta son attention sur le journal, le déposant face à lui, croisant ses longs doigts avant de demander précautionneusement, ses yeux inquisiteurs mais trompeusement honnêtes fixant la peau blême avant d’asséner  :

- « Ôtez-moi d’un affreux doute, Mademoiselle Child… Les responsables de votre affaire, sont-ils tous fiablement sous les barreaux ?»

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Alexis E. Child



« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


Alexis E. Child


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________________________________________ Mer 8 Juil 2020 - 21:16




Criminal


J’étais clairement en train de vivre le meilleur jour de ma vie. C'est vrai quoi, je me retrouvais chez un notaire à parler de trucs qui me dépassaient clairement et pourquoi ? Parce qu’un affreux bonhomme tentait de me déposséder de tout ce que j’avais. Pouvait-on rêver meilleure journée ? Non ! Bien sûr que non ! Elle avait atteint son apogée quand il avait fini par me dire que si nous allions au tribunal, je partais perdante mais pas qu’un peu... c’était ferme et définitif. SU-PER. Et il était passé où le mec qui me disait qu’il ferait tout son possible pour m’aider ? Enfin ça c’était ce que j’avais eu envie de lui répliquer au départ et puis d’un coup, il avait semblé plus positif, plus enclin à trouver une solution et j’avais un peu retrouvé espoir. Il était de mon côté, j’en étais presque sûr maintenant, il ne parlait pas de “vous”, il parlait de “nous” comme s’il avait été devenu l’avocat implicite de toute cette affaire. MON avocat de surcroît.

J’avais froncé les sourcils lorsqu’il avait commencé à me faire part de ses suppositions sur le mec qui me cherchait des noises. Un certain Willy Crafty. Son nom était tellement ridicule que je supposais un nom d’emprunt. Regina s’était donnée beaucoup de mal sur les noms qu’elle avait attribué à tous les habitants de cette ville. Beaucoup avaient un nom en rapport avec leur vie d’avant et je n’arrivais pas à croire qu’elle avait inventé le nom de “Willy Crafty”, ou alors sans doute un jour de gastro et donc de petite forme, c’était pas possible autrement. Mes craintes s’étaient encore plus confirmés lorsque je l’avais entendu me parler de possibles trafics louches dans lequel l’homme trempait. Une pensée furtive m’était arrivée en tête mais j’avais décidé de la chasser presque aussitôt, préférant lui montrer les plans de l’immeuble pour tenter d’avancer. Je n’avais pas le droit de céder à la panique maintenant, j’y reviendrai sûrement plus tard.

- Oh et bien si vous souhaitez renflouer votre bibliothèque, je pense que Alexis’ around the corner est faite pour vous. Nous avons des livres de tous genres avec un arrivage régulier. J’ai la chance de parfois avoir aussi certains documents extrêmement rares qui sont mis à disposition pour lecture sur place afin d’aider la bibliothèque de Storybrooke.

C’était bien souvent des documents que mes amis Templiers me fournissaient mais ça, je n’étais pas obligée de le dire. Plus précisément, je n’étais surtout pas autorisée à le dire. Ils m’arrivaient surtout pour moi, pour mon apprentissage avant le saut dans le grand monde, mais certains étaient estimés pouvant servir aussi aux habitants de Storybrooke, notamment ceux qui cherchaient une solution à cette apocalypse à venir. Avec un sourire, je lui avais tendue une carte que je sortais de mon sac. C’était pas parce que j’étais complètement dans la mouise que je n’avais pas le droit d’alpaguer le client ou de me montrer professionnel. J’aimais mon métier. C’était une chose qui me concernait. Pour cette fille du monde réel destiné à vivre parmi les gens du monde des contes, il était évident qu’un métier de libraire s’imposait. Enfin... C’est ce que le Grand Maître avait estimé en tout cas.

J’étais ensuite retombée dans la dure réalité : le loyer de Wilson qui risquait de me glisser entre les doigts. A la limite, je m’en fichais ce qui m’intéressait c’était...

- Mais rassurez-moi, si jamais je dois tout perdre, on ne pas expulser monsieur Wallander, n’est-ce pas ? Il aura l’obligation de lui verser ses loyers mais en aucun cas il peut perdre son logement ? Pas vrai ?

J’étais devenue un peu insistante sur le sujet, peut-être même plus sur son cas que sur le mien et je décidais d’expliquer ma crainte :

- Monsieur Wallander est un nouvel habitant de Storybrooke. Il est là depuis quelques temps maintenant mais il fait partie de ceux qui ont été ramené par les divins de ce monde parallèle. Il a tout perdu, il a un peu du mal à s’habituer à sa nouvelle vie, surtout qu’il a tué le vrai Wilson Wallander en passant le portail. Il ne le savait pas bien sûr... et forcément ça l’a un peu traumatisé. Je ne voudrai pas en plus lui ajouter une expulsion sur le dos...

Wilson était mon ami. Il était en train de trouver un équilibre. Il s’habituait à sa fille qui n’était pas tout à fait sa fille vue qu’elle était celle de l’autre Wilson, il commençait à avancer dans sa relation avec Evelyn et flippait moins à chaque instant de devoir tout perdre, c’était pas pour lui rajouter la disparition de son toit sur les bras.

Le seul moment de lumière dans cet océan d’ombre, ça avait été la tempête multicolore qu’était Pétunia lorsqu’elle avait débarqué dans le bureau. Si je n’avais pas autant peur pour tout ce qui se passait et si je n’étais pas autant gênée par son arrivée subite, j’aurai sans aucun doute éclaté de rire en voyant la tête du notaire. Il était évident qu’il ne s’attendait pas à une licorne et encore moins CE type de licorne... une bête bien loin des rêves chimériques décrits dans les livres. C’était la Elliot’s touch et c’était bien pour ça qu’elle était parfaite. J'avais hoché la tête vigoureusement avec un sourire lorsqu’il avait précisé qu’elle était stupéfiante même si ses grognements m’avaient laissé perplexe. Monsieur Dorian avait expliqué son comportement d’une façon très belle, très poétique et j’en avais été plutôt impressionnée. Il était clair qu’il aimait la littérature. Même si je ne voyais aucune pureté en Pétunia. C’était bien plus un petit monstre boudiné et adorable qu’une incroyable créature de bien fondé. La partie sur les ténèbres m’avait tout de même laissé perplexe. Il semblait en rire mais il y avait une espèce de franchise dans sa façon de le dire, sous-jacente, qui me perturbait. S’en était-il seulement rendu compte ? Je n’avais ressenti cette situation qu’une fois... et je m’étais retrouvé à cambrioler la cave du dit gentleman au cœur sombre avec un pirate ivre... On avait sans aucun doute failli y laisser notre peau d’ailleurs mais tout cela était désormais de l’histoire ancienne... n’est-ce pas ? J’étais juste parano... c’était évident. Parano.

J’avais ouvert les yeux de surprise lorsqu’il m’avait proposé du thé et des sucreries. Est-ce que j’en voulais ? Bien sûr ! Est-ce que j’avais déjà refusé des sucreries dans ma vie ? Je ne crois pas... ça risquait tôt ou tard de me poser problème mais bon... de manière générale je ne devais plus intéresser les pédophiles alors … à moins qu’Erwin soit genre la méchante sorcière d’Hansel et Gretel, je ne devais pas trop me risquer à accepter, non ? Enfin surtout pour moi, pas pour Pétunia. Les bonbons la rendaient intenable, déjà qu’elle n’était pas simple comme ça, si je rajoutais du sucre dans son alimentation, elle se transformait en arme en destruction massive. Poliment, je m’étais alors contenté de le remercier et de refuser en y accompagnant un sourire et un petit signe de la main. C’était très gentil de sa part et ça m’aurait fait du bien, mais je me sentais pas à l’aise à lui demander tout ça, un peu comme une diva. Et puis ça allait aller, n’est-ce pas ? Enfin, ça c’est ce que j’avais cru, jusqu’au moment où j’avais vu ma tête sur son bureau. Enfin, pas ma VRAIE tête, plutôt une photo de moi... et l’illustration du procès qui m’attendait.

Il semblait véritablement embêté à l’idée d’avoir laissé traîner le journal là. Je l’avais regardé agir avec une intensité digne d’un faucon cherchant sa proie. Je ne lâchais tout de même pas mes doutes. Il me semblait si propre sur lui, si organisé... une erreur pouvait arriver à tout le monde ceci dit... Une fois de plus, j’étais peut-être trop parano. J'essayais de m’en convaincre en l’observant, agacé par ce bout de journal qu’il avait jeté sur son bureau. Sans compter qu’il semblait ne pas abonner de ce qu’il en disait et que maintenant qu’il le faisait remarquer, c’était bien l’édition de la veille... sa négligence pouvait s’expliquer comme ça. Oui... C’était sûrement ça. J’essayais de m’en persuader moi-même. En cet instant, il était plus simple pour moi de croire que j’étais en présence d’un allié plutôt que d’un ennemi. Sa dernière question en revanche m’avait complètement déstabilisée. J’avais dû blanchir à vue d’œil car je m’étais senti perdre des couleurs, j’avais senti mes premiers instincts animaliers faire surface : mon sang était directement tombé dans mes membres inférieurs pour me permettre de fuir à toute jambes. J’avais senti mes lèvres trembler et comme cacher ce moment de peur et de gêne, j’avais passé mes doigts sur mes lèvres en détournant le regard. Pétunia avait dut sentir mon désarroi car elle avait bondi de nouveau sur mes jambes et s’était remise à grogner tandis que je la caressais d’un air absent.

J’avais dégluti, la gorge sèche, avant de replonger mon regard dans le sien, ma main toujours plongée dans la crinière multicolore de Pétunia. Je m’étais raclée la gorge, décemment bien gênée par cette sensation de gorge sèche. Je m’étais alors entendu préciser d’un air absent :

- Finalement... votre proposition de thé et de chocolats tient toujours ? Je pense qu’il va me falloir un petit remontant si ça ne vous dérange pas... Si vous avez aussi un verre d’eau pendant que l’eau chauffe, je ne voudrai pas abuser de votre gentillesse mais j’ai une certaine gêne...

J’avais posé ma main sur ma gorge comme pour mieux illustrer ce que j’étais en train d’expliquer. C’était stupide. Je savais pas pourquoi j’avais fait ça. J’agissais comme si j’étais sur pilote automatique. Le contre-coup peut-être. J’avais attendu qu’il voit avec sa secrétaire concernant tout ce que j’avais “commandé”. Le verre d’eau était arrivé bien plus vite que le reste et je l’avais bu d’une traite. Le temps d’attente m’avait permis de réfléchir. De deux choses l’une : soit il était aussi innocent que moi et il était aussi un dindon de la farce sur lequel je pouvais compter, soit j’étais et le dindon et la farce à moi tout seule et il était de mèche avec toute cette histoire. Entre les deux choses, mon cœur balançait et il fallait que je découvre la vérité au plus vite. Lorsqu’il s’était assis, j’avais souris, tout tendant une main tremblante vers les chocolats et croquer dans l’un d’eux. Ils étaient divinement bon. J'avais toujours eu un faible pour le chocolat. C’était quoi son problème ? Il était vraiment la sorcière ou quoi ? Je commençais à douter de tout... sauf d’un potentiel poison dans la praline et dans le thé ce qui était totalement con. Le chocolat m’avait tout de même redonné un coup de boost. Reprenant contenance, j’avais placé une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de préciser :

- Je suis désolée de ma réaction... J’ai été un peu... prise de court disons. Je pense que je ne vous apprendrai donc pas qu’ils ne sont effectivement pas tous derrière les barreaux, vous aurez pu vous faire la déduction de vous-même.

Je lui avais souri une nouvelle fois en prenant la tasse de thé. J’avais bu une gorgée avant de reprendre :

- En vérité, ils n’ont attrapé que deux hommes de mains... mais le chef court toujours.

Je l’avais regardé fixement par-dessus la tasse que je tenais toujours dans les mains. Avec un geste lent, je l’avais alors posé sans que mes yeux ne quitte les siens. Lorsque la tasse avait touché la soucoupe en tintant je lui avais fait un sourire en demi-teinte. Je tentais d’insinuer que j’en savais potentiellement plus que prévu... ce qui m’aiderait peut-être à en savoir plus sur lui. Le jeu de la tension et des silences... le jeu du docteur Black. S’il ne devait y avoir qu’une chose à apprendre de lui, c’était sans doute cela. J’avais hésité en précisant :

- Je crois qu’ils les ont retrouvés parce que je les ai assommés suffisamment longtemps... je ne voulais pas leur faire de mal. C’est juste que quand je suis menacée, je me défends...

Ce qui était vrai. Nullement une menace. Mais un coupable pouvait tout aussi bien se sentir menacé. J’avais hésité avant de changer radicalement d’attitude tout en reprenant un chocolat, de nouveau sincèrement inquiète, choisissant à présent la seconde option, celle où je décidais de le croire. Je n’avais, bien sûr, pas encore décidé mais tout était bon pour me faire un avis final :

- Vous pensez que ce Willy Crafty pourrait être lié à ce gang ? Et que c’est pour cette raison qu’il tente de me retirer ce que j’ai ? Pour me faire peur ? Mais ça n’a pas de sens, pourquoi ne pas me menacer directement ? Si vous suivez nos affaires, je n’aurai pas à le rencontrer et il ne vous dira certainement pas qu’il me fait chanter et qu’il tente de me faire oublier ce que j’ai vu, n’est-ce pas ? Sauf si...

Et ma question resta en suspens... sauf s’il était d’ores et déjà au courant... Pire ! Qu’il faisait partie de l’affaire. Sans doute pas en chef, un notaire ne se mouillerait pas à ce point... à moins d’être la pire des crapules...

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Dans le monde, il n'y a pas d'un côté

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Erwin Dorian



« Mangez 5 fruits
et légumes par jour ! »


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________________________________________ Sam 11 Juil 2020 - 22:36


Alexis & Erwin

« Looking at me through the window.
You've reached the end, I'm the winner."



En toutes circonstances, Preminger tanguait entre une franchise cruelle et une hypocrisie fourbe et la situation présence lui avait permis de cumuler les deux avec une habileté satisfaisante . Asséner le raté judiciaire qui résulterait de la contestation du droit du locataire, avait porté un coup frontal aux fragiles acquis sur lesquels reposait délicatement sa proie. Et pourtant, cela n’était rien d’autre que la stricte vérité. Tout au plus pouvait-elle l’accuser d’être un peu défaitiste mais si elle l’avait fait, il aurait requalifié son attitude en «  purement objective ». Sa profession nécessitait parfois une sincérité déplaisante et difficile à encaisser pour les clients avides de conseils mais le concernant, cela restait sa partie favorite.
Il chassa sans peine le sourire perfide qui menaçait de pondre sur ses lèvres et à l’inverse pencha la tête, comme attentif aux conséquences qui auraient pu découler de son constat tranchant, enchaînant pour mieux l’abreuver de soupçons et de mises en garde subtiles tout en parcourant les lieux illustrés sur le plan des yeux. Pour mieux endormir sa méfiance, il s’était même permis, d’un ton badin de discourir un bref instant sur sa profession de libraire. Et releva sa proposition avec enthousiasme en joignant les mains :

- « Oh voilà qui est palpitant ! Je raffole particulièrement des documents rares, peut-être parce que j’en connais la valeur que peut avoir un simple bout de papier, grâce à mon métier », ajouta-t-il en songeant que la situation actuelle l’illustrait parfaitement « Je puis rester des heures à tenter d’en déchiffrer un ou à admirer son propos. Vous dites sûrement juste, Alexis’s around the corner et ses trésors sont faits pour moi, même si je n’ai pas la prétention de déclarer être en mesure de tous les obtenir » déclama-t-il en empochant la carte dans un sourire «  Vous vous révélez fine commerciale. Ou suis-je ainsi si facilement transparent pour vous ? »

Sa voix avait pris la rondeur du miel gommant ainsi tout l’ironie de son propos pour n’en transcrire que les contours aimables et suaves. Ses doigts après avoir négligemment joué avec la carte communiquée a glissèrent dans la poche intérieure gauche de sa veste de soie. Cela pourrait servir à l’avenir. Il bénéficiait à présent au point d’une excuse agréable et toute gentiment communiquée par la jeune femme pour justifier sa présence dans les lieux au besoin. Sans nul besoin de lui forcer la main, l’instinct commercial de la jeune femme ayant repris le dessus et il fallait ajouter qu’on rejetait rarement sa compagnie. De plus, outre tout ceci, le sujet l’intéressait réellement, la perspective de livres coûteux et rare séduisait facilement son envie de posséder toute richesse à portée de main. Dans quelle mesure de tels ouvrages se trouvaient-ils mis à disposition de mains si jeunes, il se le demandait néanmoins. C’était donc qu’au delà de son métier, sa cliente avait su se composer un panel puissant de réseau de possesseurs de livres ou documents. A quel titre, il l’ignorait encore mais se promis de creuser la question dans un futur proche. Il aurait été dommage de passer à côté d’un filon en le dédaignant sans avoir mesuré ses éventuels fruits.
Mais tout ce sujet n’étant qu’un interlude, à peine un divertissement fugace voué à la mettre en confiance, il fit volte-face et revint à leur discussion primaire sous un nouvel angle d’attaque. Si la jeune femme ne craignait pas d’affronter peut-être reculerait-elle lorsqu’un tiers se trouvait mis dans l’équation. Voilà ce que représentait Monsieur Wallander aux yeux d’Erwin, tout juste un pion, un simple grain à ajouter dans la balance. Aux yeux d’Alexis Child que valait-il ? Il pariait sur plus que cela et gagna aisément son pari. Le rose qui colorait les joues de la jeune femme s’était évanoui promptement lorsque la jeune femme pris la mesure des conséquences financières et physiques d’une remise en cause de son droit de propriété. Presque plus angoissée de la situation de son simple locataire – sauf à ce qu’il représentât plus pour la jeune femme – elle s’était hâtée de l’assaillir de questions sur la sécurité du bail conclu et avait même entrepris de lui décrire finalement un peu la vie de l’individu qui résidait dans son appartement. Une vie misérable qui ne valait pourtant pas la peine que l’on s’y attarde réellement, une fois pris en compte le fait que ce dernier venait d’une dimension différente. Plissant la bouche, il fit mine de réfléchir d’un air ennuyé :

- « Oh disons que c’est une situation inédite. Si mon désir était seulement dicté par mon envie de vous rassurer, je vous dirais que le juge qui examinerait une situation d’expulsion aussi rocambolesque conseillerait sûrement aux parties de transiger amiablement et au bailleur de conserver le locataire dans les locaux surtout s’il est parfaitement à jour de son loyer. Cependant, en parlant ainsi, je ne ferais pas honneur à ma profession. Ma fonction, ma réserve aussi, m’oblige à mettre un bémol potentiel à ce magnifique panorama. Voyez-vous, juridiquement, si Monsieur Crafty faisait valoir son droit, il serait constaté. Et cela rétroactivement. De sorte que cela agirait comme si vous n’aviez jamais été propriétaire du bien que vous habitez » Il leva une main ferme malgré un ton doux «  je sais que c’est difficilement concevable mais juridiquement cela serait tranché de la sorte. Aussi, le bail conclu avec Monsieur Wallander le serait sur un bien que vous ne possédez en réalité pas, et sur lequel vous n’avez aucun droit. Si le juge s’avérait peu conciliant et que le propriétaire de votre appartement désirait obtenir l’immeuble pour son seul usage, tout ce que pourrait solliciter Monsieur Wallander serait des dommages-intérêts. Mais il devrait faire ses bagages et serait soumis à la bonne volonté du propriétaire, et connaissant l’individu...»

Il renifla dédaigneusement comme pour témoigner de tout le mal qu’il pensait de lui et fit une mine contrite à la jeune femme, comme s’il s’apprêtait à lui toucher le bras dans un signe d’encouragement :

- « Je sais que ce n’est pas ce que vous voulez entendre, mais ma voix doit rester celle de la franchise. Je ne veux pas que, de mon fait, de ma faiblesse, vous puissiez vous bercer d’illusions et tombiez de haut ensuite plus douloureusement. Vous devez être au fait de la réalité pour que nous puissions au mieux réfléchir aux possibilités de la contrer... »

Il n’eut pas réellement le temps de voir si son petit dialogue portait ses fruits qu’une tornade inattendue s’abattait soudain sur son office en l’étrange être que se trouvait être Pétunia. Une licorne qui, même à présent que l’image s’imposait à sa vue, peinait à mériter son adjectif. Plus une bestiole boudinée, lourde qui devait pesait une tonne sur les genoux de sa propriétaire, d’ailleurs, songea-t-il en observant l’animal lové sur les jambes de la jeune femme. Seule sa tête grognante dépassait du bureau, le scrutant avec colère. Les souvenirs de l’ancien ministre l’amenèrent ce fameux soir, découpant avec insistance la silhouette de Alexis Child s’enfonçant en courant dans la nuit. Elle portait quelque chose dans les mains, tout juste avait-il pu discerner. Un animal de compagnie avait-il déduit à l’époque, des ténèbres qui composaient sa cachette. Savoir qu’elle portait à l’époque à bout de bras l’obèse créature le laissait assez pantois, il devait bien l’admettre. Elle paraissait si frêle pourtant. Mais ce n’était pas à lui qu’on allait apprendre les rouages des apparences, n’est-ce pas ? Gardant pour lui son amusement, il croisa les jambes négligemment, feignant de ne pas prêter inquiétude à l’hostilité de l’animal à son égard. En tout bon innocent qu’il personnifiait, pourquoi s’y serait-il angoissé plus que de raison ?
Il persifla son sous-entendu avec délice avant de lui proposer des friandises dans un sourire et haussa un sourcil mi-sceptique mi malicieux lorsqu'elle refusa :

- «  Si cela vous tente, pourquoi ne pas y céder ? J’avoue moi-même, même si je ne goûte point les bonbons quotidiennement, raffoler de certaines friandises, notamment aux celles à la violette.  » souligna-t-il avant de porter une main à sa bouche comme subitement traversé par une inquiétude : « Mais peut-être me suis-je laissé fourvoyé par l’association mentale publicitairement souvent vendue entre la licorne et le sucre, en vous proposant pareille chose pour elle. Cela convient-il seulement à votre animal de compagnie ? »

Il fit mine de s’y pencher un peu, se gardant bien néanmoins se trouver à proximité franche de la créature chimérique pour ne pas tenter ses ardeurs rageuses. Il croyait en la mémoire et aux sens des animaux, tout aussi méprisant qu’il pouvait poser son regard sur le monde et savait que l’intuition de l’animal parlait. Si seulement il avait pu en museler les instincts. Tout comme il devait à présent jouer avec la méfiance de la jeune femme à son égard. Etrange comme un sursaut de qualité professionnelle pouvait lui coûter la réussite de ses perfides manèges. Il restait néanmoins rare que l’on puisse déceler la profondeur de son intelligence en quelques minutes et il demeurait persuadé que cette situation ne faisait pas exception à la norme. Non, elle ne percevait pas le génie – tout diabolique- qu’il pouvait être mais avait acquis suffisamment de respect sur ses compétences pour s’interroger. Le challenge n’en serait que plus intéressant, bien qu’il ne doutait pas de le remporter haut la main. Preminger ne perdait jamais. Et s’il fallait jouer, feindre, simuler le doute, le regret, il n’hésiterait pas. Il n’y avait aucune raison justifiant le fait qu’elle doute de sa sincérité. N’avait-il pas les traits d’un gentilhomme, séduisant en outre ce qui ne gâchait rien mais simplifiait la chose, et les manières d’un homme du monde ? Pourquoi aurait-il menti ?
Et il avait fait illusion. Dans un claquement de doigt, il distilla le doute, la fragilité dans l’esprit troublé de sa cliente, profitant de chaque interstice pour y semer indices, peur, méfiance. Le journal non loin de lui, il l’observa sous cape pâlir à vue d’oeil, faisant mine de n’y prendre garde toute à ses « fausses introspections » puis, lorsque le teint de la jeune femme fut devenu blême, il s’autorisa à sembler le remarquer. Mimant un geste par dessus le bureau d’acajou, il pencha son buste vers l’avant, le visage soudainement inquiet :

- « Vous ? Vous sentez-vous bien ? » interrogea-t-il avant d’opiner vigoureusement à sa sollicitation, « Du thé et du chocolat, très bien et un verre d’eau, tout ce qui plaît à votre envie, tout ce qu’il vous plaira… »

Sans ajouter mot, il appuya sur l’émetteur reliant son bureau à celui de sa secrétaire, dictant sa commande d’un ton aimable mais pressant. Lorsqu’il raccrocha, il se leva prestement, pour rejoindre hâtivement un petit placard fort joli, déboucha la bouteille d’eau et servit le liquide dans un verre sculpté avant de se rapprocher de sa cliente. A distance néanmoins. La corne aiguisée de la licorne semblait affûtée et il ne souhaitait guère découvrir l’impression désagréable que devait produire un embrochement. Crispant ses membres troublés par cette pensée subite, il se pencha dans un geste rappelant la grâce de ses révérences d’autrefois et lui tendit le verre :

- « Tenez, buvez donc un peu. Prenez votre temps le reste ne devrait pas tarder. »

Sous couvert de sollicitude, son regard courait sur le visage étiolé, les lèvres exsangues de la jeune femme, savourant sous cape son petit effet. Oh pauvre enfant. Peut-être avait-il forcé le trait ? Trop de malheurs, trop d’instabilités, voilà qui devait être si déstabilisant, si angoissant. Quelle plaisante petite vision. Faisait mine de guetter le moindre geste de fatigue, comme pour vérifier qu’aucun malaise ne surgirait de cette entrevue, avant l’arrivée de sa secrétaire. Et cette dernière Erika arriva bientôt chargée d’un petit plateau fumant de deux tasses de thé et une saladier de cristal sur lequel se trouvait disposés quelques-uns des chocolats les plus raffinés de son cabinet, non sans jeter un rapide coup d’oeil curieux sur la situation présente. Peut-être était-ce le choix des chocolats qui l’avaient intriguée plus que de raison. D’ordinaire, il ne les réservait qu’aux clients d’élite aux porte-monnaies juteux et aux affaires flamboyantes mais cette journée valait exception.
Se rasseyant, il constata que le laps de temps écoulé semblait l’avoir ravigotée. L’imitant, il pris entre deux doigts un chocolat dans un geste qui mêlait élégance et effet de style puis le porta à ses lèvres dans un sourire. Pourquoi donc n’en n’aurait-il pas profité ? Personne n’attendait de lui qu’il gâcha la totalité de ses délicieuses victuailles dans un palais qui n’était pas sien. D’autant plus qu’ils étaient savoureux, Preminger avait l’appétit trop difficile pour se satisfaire de la médiocrité. Il laissait le reste au bas petit peuple. Tout à ses petites pensées satisfaisantes, il savoura sa bouchée non sans balayer d’un geste évaporé les excuses de sa cliente :

- « «Voyons, nul besoin de vous excuser, votre comportement n’est pas répréhensible. De plus, je vous avais proposé de bon cœur ces quelques entremets, je renouvelle par ailleurs mon encouragement. » déclama-il en poussant un peu l’objet vers elle, l’encourageant à se resservir puis songeant à son acquiescement, il fit assombrir ses yeux dorés d’un voile plus sombre en poussant un long soupir : «  vous m’en voyez désolé, il faut croire que Storybrooke ne deviendra jamais sûre… A croire qu’en plaçant dans ses rues les individus les plus extraordinaires nous sommes voués à en voir plus violemment les aspects les plus nocifs de l’espèce humaine. L'or et la beauté côtoient l’opprobre et la peur. »

Un sentiment sans joie passa sur son visage puis après un instant ses yeux se figèrent dans ceux de la jeune femme. Il observa sans réaction de surprise ni aucun trouble son manège. Juste assez amusé. Ainsi elle se méfiait encore. Plus tenace que nombre de ses clients. Cela aurait pu l’agacer mais il découvrait que non. Au final, si cela pimentait le jeu, ce n’était pas sans lui déplaire. Peu de personnes se sentaient de taille à affronter Preminger. Oh qu’elle vienne donc s’y frotter. A la longue, il gagnerait. Il savait parfaitement contrôler ses émotions et les muscles liés à ces dernières. Mais cela ne l’empêcha pas de guetter sous couvert d’une mine affable, le visage lourd de sens qu’elle essaya de lui délivrer. Cela aurait-il pu fonctionner ? Sur autrui sûrement. Elle n’était pas mauvaise dans l’art de prêcher le faux pour savoir le vrai. A peine lui aurait-il conseillé d’adopter un maintien plus altier. Pour le reste.. Assez maligne. Si elle occultait une chose : elle ne pouvait rien savoir de plus. Encore moins sur lui.
D’un œil extérieur, il semblait l’avoir écoutée attentivement, sans détourner le regard de ses yeux, sans cependant ne manifester aucune autre émotion que celle d’une écoute attentive de son problème. Lorsqu’elle enchaîna sur le sort de ses hommes de main, il se mis à s’esclaffer amusé :

- «Vous les avez assommés ? L’égo de ces hommes à du en prendre un coup. C’est le cas de le dire d’ailleurs. » s’écria-t-il comme découvrant l’histoire et feignant d’ignorer la manière dont ces derniers s’étaient retrouvés chaos il se mis à rire jovialement « Diantre, très chère, vous possedez plus de force que ne pourrait le faire présumer votre svelte silhouette. J’avoue l’avoir soupçonné, en voyant que vous ne semblez souffrir du poids somme toute conséquent que doit peser un animal aussi stupéfiant que ceci-ci mais je ne vous savais pas boxeuse. Rappelez-moi donc de prendre garde à ne pas vous offenser  » glissa-t-il sournoisement dans un sourire fin en posant son visage sur le dos de sa main puis soudainement sa gaieté s'en fut, soudainement remplacée par un trait sérieux « Mais je plaisante sur un sujet fut bien déplaisant pour vous. C’est une vraie chance que vous ayez pu vous en tirer sans heurts, qui sait ce que les criminels font de nos jours. »

Dans un rictus peiné, il secoua la tête comme traversé par une pensée sordide. La jeune femme semblait hésiter. Tanguer entre deux eaux, de voies. Une part d’elle se trouvait tentée de le croire, il le sentait. L’autre freinait avec instinct. Raison, émotions, perte de repères aussi. Une victime non aisée mais dans une position de faiblesse facile d’accès. Il suffisait qu’elle baissa la garde juste une fois et il saurait agir. Il était une ombre grandissante sur les autres, croissant au fur et à mesure de leur confiance, occultant progressivement les lumières, plaçant sur eux sa chape sombre jusqu’à ce qu’ils ne le voient plus que comme leur seule lueur.
Comme elle soulignait plusieurs points de discordance, il fit un geste traduisant son impuissance.

- « Je n’en sais rien. Il est plutôt connu pour faire du trafic de contrebande, de contrefaçons. Là vous c’était de la drogue, non ? » interrogea-t-il en fronçant les sourcils tout en posant le regard sur le journal, « personnellement, j’ai eu le déplaisir de le rencontrer lorsque j’ai refusé de lui vendre un logement pour en faire de la location. Il avait un casier judiciaire pour abus de faiblesse, j’étais donc en droit de refuser. Il m’a juré de me le faire payer un jour. Et deux mois plus tard, le bâtiment qu’il devait acheter est..boum...parti en fumée » il claqua des doigts pour symboliser son histoire dans un sourire sinistre « La police n’a pas fait le lien. Etant le seul notaire de la ville, il a continué de passer des transactions personnelles par mon étude, mais il a toujours envoyé un représentant ici. Pour ne pas me rencontrer. Je pense qu’il me déteste. Cela est réciproque, c’est un individu détestable. Mais vous avez raison, je m’emballe sûrement à chercher des liens là où il n’y en a pas… »

Il s’arrêta un instant, comme pour réfléchir et renchérir :

- « Oui tout ça n’a aucun sens. Passer par moi ne l’aidera en rien…Il sait que je le connais. Mais peut-être est-ce ce qu’il veut. Peut-être qu’il se sert de moi. Il n’a pas vos coordonnées, je les ai. Il m’a juste demandé de vous mettre en relation. Je ne lui ai pas caché que je vous recevais aujourd'hui avant tout transfert éventuel de numéro. Sauf si… ? » interrogea-t-il un bref instant en rivant son regard sur Alexis E Child.

Il avait parfaitement compris son sous-entendu mais souhaitait l’encourager à le dire. « Allons très chère, n’ayez pas peur de vos convictions, ne baissez pas les yeux d’un air si rempli de culpabilité » ricana-t-il mentalement. Feignant de ne pas s’en douter, il renchérit d’un seul trait :

- «Je vois ce que vous vouliez dire. Que c’était peut-être était-ce ce qu’il cherchait ? Qu’il savait que je vous mettrais en garde ? Que par mon intermédiaire, vous feriez le rapprochement De toute façon, le moyen le plus sûr de vous faire chanter n’est pas de vous traîner au tribunal. » Il eut une grimace amère et ajouta : « d’une certaine manière, c’est comme être...utilisé, c’est assez humiliant. Je me demande même si… Oh je ne sais pas. Je peux me tromper… Si ça se trouve, il s’agit juste d’une coincidence. Je...je n’ai pas envie de vous inquiéter inutilement, veuillez m’excuser. Tout ce qui vous arrive  » il désigna la jeune femme comme pour rappeler son presque malaise dans une mine gênée : «  Peut-être...devrions-nous traiter cela de manière dissocié pour le moment et attendre de voir si un élément se met à les lier ? Qu’en pensez-vous ? Après tout, si nous réglons le problème du local, aucun impact ne rejaillira sur vous. Souhaitez-vous que je tente de joindre Monsieur Crafty ?  »

Il posa la main sur le simple combiné de téléphone mais ne termina pas son geste, il le suspendit et attendit.
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Alexis E. Child



« Parfois au réveil,
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________________________________________ Lun 20 Juil 2020 - 17:49




Criminal


Il fallait que je respire. Tout allait bien se passer. Il n’y avait aucune raison pour que ça se finisse mal quand j’y réfléchissais... je savais me défendre, j’étais amie avec des personnes plus puissantes qui pouvaient m’aider et même si je devais me faire maltraiter, j’espérais compter sur un type aussi classe qu’Erwin Dorian pour me finir proprement en sans douleur. Mais pourquoi fallait-il que je pense des choses aussi glauques ?? Ça allait forcément bien se passer... A mesure que les minutes passaient je n’essayais plus que de me rassurer sur tout ce que j’avais entendu. Il avait l’air d’être vraiment intéressé par les livres et les objets rares, ça voulait forcément dire qu’il était un gentil pas vrai ? En même temps vu l’objet qu’ils se passaient dans cet entrepôt, le chef de cette mafia devait aussi bien aimer les objets rares...

Par contre est-ce qu’il aimait les bonbons à la violette ? Ah ! Ça rien de moins sûr ! Mes yeux avaient brillé lorsqu’il l’avait précisé. J'adorais tout ce qui était à base de violette et c’était assez rare de rencontrer quelqu’un qui aimait cela également pour me sentir proche de lui, non ? Je m’étais sentie un peu gêné lorsqu’il avait parlé de ma prétendue force, ne sachant pas trop comment réagir à l’espèce de compliment qu’il me faisait. En revanche, Pétunia avait parfaitement bien su réagir à ce qu’il avait dit sur elle, le prenant littéralement pour une insulte. Elle avait manqué de bondir hors de mes jambes, directement sur le bureau et je l’avais rattrapée de justesse pour éviter que cela ne se produise. Elle grognait à ce moment précis si fort que je n’avais rien trouvé de mieux que de lui coller un nouveau morceau de papier peint dans la bouche. C’était vrai qu’elle était dodue, même s’il ne l’avait pas dit comme ça, mais elle n’aimait apparemment pas qu’on lui fasse remarquer. Je m’étais excusée une seconde fois, en profitant pour répondre également à la question des sucreries qu’il m’avait posé un peu plus tôt et pour laquelle je n’avais pas pu répondre :

- Désolée, je ne sais pas ce qu’elle a... Ca devrait aller mieux à présent. Mais vu dans l’état dans lequel elle est actuellement, mieux vaut éviter les sucreries. Je ne sais pas si c’est un mythe ou une réalité pour les licornes en générale mais pour la mienne, c’est comme donner trop de sucre à un enfant de 3 ans avant de le mettre au lit... Elle se transforme en une espèce d’arme de destruction massive. Elle m’a détruit un canapé entier la fois où j’ai fait l’erreur de lui donner des bonbons... j’évite maintenant et pour le bien de votre bureau ou votre bien, mieux vaut éviter.

J’avais eu un sourire sympathique avant d’ajouter sans le regarder, les yeux rivés sur le bois du bureau :

- Il est vrai que j’ai appris à me battre avec une déesse notamment mais ce n’est pas tant ma force physique qui compte... j’ai... J’ai hérité d’un don... avec la foudre et... c’est assez puissant disons.

J'avais souris tout en évitant toujours soigneusement de le regarder.

- Oui c’est vrai j’ai eu de la chance... avec un tir longue portée, c’est toujours plus simple vous me direz.

Je sais pas pourquoi j’avais choisi de replongé mes yeux dans les siens à ce moment précis. J’avais presque voulu détourner les yeux une nouvelle fois quand je m’en étais aperçu mais quelque chose au fond de moi me disait que je devais tenir ce regard et je l’avais tenu. Il avait repris la conversation sur mon affaire et je l’avais corrigé en secouant la tête de gauche à droite :

- Non c’était un objet précieux qui était lié à transaction que j’ai intercepté. Un objet rare. Peu importe qui est “l’acheteur”, il doit être comme vous.

Pourquoi j’avais dit ça déjà ? Je m’étais stoppée brusquement à la fin de ma phrase, comme choquée de ce que je venais de dire avant de reformuler :

- Je veux dire... il a l’air d’aimer les objets précieux et rare... comme vous me l’avez fait remarquer pour vous et … et les livres.

Il lui avait ensuite expliqué son propre cas avec cet être apparemment abominable. Un immeuble qu’il avait refusé de lui donner à l’achat et qui été parti en fumé. Je n’avais pas pu m’empêcher de grimacer à l’écoute de cette anecdote. Des bâtiments qui explosaient, je connaissais. Même plutôt bien. Je m’étais retrouvé à la rue du jour au lendemain juste avant de prendre cet appartement. Il était parti en fumé suite à un bug avec les pouvoirs de Vaiana. C’était aussi à ce moment que j’avais perdu les miens ou du moins, qu’ils avaient été bloqués. Une histoire sans doute à dormir debout mais qui n’avait pas pu m’empêcher d’y voir un écho retentissant. Je m’étais alors entendu demander d’une voix blanche :

- Il y avait des gens ? Dans l’immeuble ? Au moment de l’explosion, il y a eu des morts ?

C’était fou cette volonté morbide de savoir que j’avais eu à cet instant précis. Comme si j’avais besoin de confirmer que cet homme était horrible, ou pire, lui trouver des circonstances atténuantes si personne n’avait été blessé. Une chose était certaine, c’est que si c’était véritablement sa façon d’agir, il voudrait peut-être faire également sauter l’endroit où j’habitais et je refusais de revivre ça. Machinalement, j’avais enfourné un autre chocolat dans ma bouffe, j’allais finir par lui faire regretter son offre. A l’allure où je les mangeais, même s’il m’accompagnait, je risquais de lui vider la boîte. Il fallait que je me calme. Tout en avalant ma bouchée, j’avais fini par me rassurer. C’était absurde, il ne ferait pas sauter mon immeuble, le notaire avait dit que je n’étais pas en droit de lui refuser de lui rendre si c’est ce qu’il voulait alors pourquoi m’inquiéter de le faire sauter ? Non s’il était vraiment dans le coup sa punition était en route, celle de me déposséder de mes seuls et uniques bien. Retour à la case départ. De son côté, Erwin avait fait aussi son petit bout de chemin dans ses pensées et il en était arrivé à la conclusion que je n’avais pas spécialement tort sur l’absurdité de la situation.

- Je ne veux pas que vous lui donniez mon numéro.

Mon ton avait été beaucoup plus ferme et sec que je ne l’aurai voulu. Sa phrase s’était arrêtée sur un “si”... je m’étais alors demandé si c’était sa réflexion qui l’avait stoppé ou si c’était mon ton qui avait été plus autoritaire que prévu. Une chose était sûre, je n’étais pas une gamine à l’instant où je lui avais répondu. J’étais en pleine possession de mes moyens et de mes droits. Je pouvais totalement lui refuser de transmettre mes coordonnées et passer uniquement par le bien d’un intermédiaire légal... comme lui par exemple. Le notaire avait alors repris la parole et j’avais écouté la suite des possibilités qu’il m’offrait. Et la proposition qu’il me fit n’était pas des moindres. Elle m’avait carrément figé sur place pour ainsi dire. Il se proposait de l’appeler. Qu’on règle tout ça dans son bureau. “NON !” c’était la première pensée qui m’avait traversé l’esprit, comme un hurlement qui raisonnait dans ma tête mais qui n’avait pourtant pas était soufflé par mes lèvres. J'avais juste eu un geste brusque que j’avais tenté maladroitement de camoufler en prenant ma tasse. J’étais dans une impasse. Si je ne faisais rien, il gagnait. Si je lui donnais mon numéro, il allait me buter. Non la SEULE solution qui se présentait à moi était encore celle qu’il me proposait là. On se faisait fasse sur un terrain neutre, devant le témoin qu’était Maître Dorian et on tirait cette affaire au clair. Point, à la ligne et banco.

J’avais ouvert la bouche pour accepter son offre mais au même moment, un hurlement étouffé avait eu lieu dans la pièce d’à côté. Sans aucun doute celui de l’assistante, apparemment effrayée. Perplexe, je m’étais retourné pour observer la porte. Pétunia s’était figé mais ne grognait pas. C’était une bonne chose, pensais-je le cœur battant la chamade. Au même moment, la porte s’ouvrit à la volée et je l’observais entrer dans la pièce, bouche bée, suivi de près par la blonde qui tentait de l’arrêter.

- Tout va bien, jeune fille, j’étais attendue. Merci, nous n’avons plus besoin de vous.

Pour faire bonne mesure, la femme s’était retournée vers elle et de son port altier avait poussé la pauvre assistante vers l’extérieur du bureau avant de lui fermer la porte au nez. Elle avait toujours ce style très “ouragan” lorsqu’elle arrivait quelque part. Elle était de celle à qui on ne dictait pas sa conduite, comme si tout lui était dut. C’était dans ces uniques moments que je me souvenais qu’elle avait été reine et que... même si les choses avaient changé, elle se conférait toujours comme telle, à défaut d’avoir été répudiée. Elle passa devant moi avec un sourire avant de poser son index sur mon menton avant de me forcer à …

- Ferme la bouche Alexis, je t’ai déjà dit que ce n’était pas très poli d’observer les personnes ainsi.

Elle me lança un clin d’œil avant de tendre sa main au notaire avec une certaine impétuosité qui trahissait une fois de plus son “rang” social si je pouvais imaginait ça comme ça.

- Victoire Adler, Maître Dorian. Je suis enchantée de vous rencontrer. Je suis... l’avocate de Miss Child.

Sans attendre son reste, elle s’assit dans le fauteuil à côté de moi, croisant les jambes tout en observant l’homme droit dans les yeux avec un sourire en coin. Depuis quand elle avait fait une école de droit ? Et à quel moment je l’avais appelé ? Je me rappelais maintenant que pendant une seconde, cette idée m’avait effleuré l’esprit de lui demander de l’aider car l’autre monsieur Crafty me faisait trop peur. Je m’attendais juste pas à ce qu’elle soit aussi réactive. Tout en le dévisageant tout, elle lui lança d’un ton aimable mais ferme :

- Je crois me souvenir que nous étions au moment où vous proposiez à Alexis d’appeler l’objet de sa tourmente, n’est-ce pas ?

Elle tourna un regard vers moi, aussi rapide que le rapace qui définissait son nom de famille :

- Alors ? Devons-nous l’appeler ?
- Oui.

Je n’avais plus peur à présent. J’étais prête à en découdre et apparemment... Victoire aussi.

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________________________________________ Mar 21 Juil 2020 - 16:45


Alexis & Erwin

« Looking at me through the window.
You've reached the end, I'm the winner."




La pauvre enfant se trouvait à présent bien dans la tourmente. Que ne cédait-elle pas ? Elle finirait par le faire de toute façon. Pour son propre bien, elle gagnait à capituler et abjurer ses soupçons. Pour son bien à lui, un peu de soupçons amenait la difficulté et la difficulté ne lui déplaisait pas bien au contraire. Disons que cela appelait plus de complexité et parfois une improvisation qu’il appréciait. En définitive, il jouait bien. Comme toujours, évidement, mais la situation assez inédite demandait de l’adresse. Pour le reste, il était assez sincère quant à son amour pour les livres, et mélanger de la franchise à une situation aussi tendue permettait de mélanger bien plus habilement les cartes. De toute manière, il menait la danse, n’est-ce pas ? Il soulignait leurs points communs tout en faisait référence aux objets volés le tout enrubanné de sourires et de gentillesses.
Les gens faisaient toujours l’erreur de se fier aux apparences et lorsqu’ils ne le faisaient pas, trop souvent, leur imagination les emmenait trop loin, de sorte qu’une personne aussi habile que lui pouvait s’en sortir sans difficulté tout en se présentant comme ostensiblement suspect. L’art de la vérité et la tromperie s’apprenait à grand peine pour celui ou celle qui n’y comprenait goutte.
Les yeux bleus de sa chère cliente avaient pétillé tandis qu’il mentionnait la violette provoquant chez le notaire une satisfaction inattendue. Au moins, il pouvait reconnaître à cette dernière le bon ton d’être rafraîchissante et de bon goût. Si on pouvait penser ainsi des bonbons à la violette, évidement. Mais il y était réellement sensible et trouver une personne qui les appréciait également montrait qu’il ne se trompait en concédant à la jeune femme une dose de réelle considération. Surfaite peut-être, futile certes mais réelle. Ce qui n’était pas donné à toutes. Preminger triait les individus sur de tels critères qu’il fallait reconnaître que bien peu auraient été en peine d’obtenir la moyenne à ses yeux. Mais pouvait-on l’en blâmer ? Ce n’était pourtant pas sa faute s’il se trouvait être diaboliquement réaliste quant aux défauts des autres et bien conscient de ses propres qualités ? Lorsqu’on les personnifiait, il devenait difficile d’être indulgent.
Néanmoins, il fut vite sorti de ses réflexions autocentrées par l’intervention d’une licorne subitement bien plus en colère qu’alors. Il ne l’avait mis en jeu que dans le but calculé de flatter sa proie mais se retrouva bientôt collé à la paroi de son siège, ayant laissé échapper un petit glapissement aiguë de ses lèvres avant qu’Alexis n’ait le temps d’intervenir. Ses mains crispées sur les accoudoirs dans une mine inquiète, il guetta le nombre de pas qu’il lui faudrait faire pour s’enfuir en courant, le cas échéant… L’allure en tout temps mais la vie avant tout.
Cependant, fort heureusement, la libraire semblait avoir la situation en main… Enfin si on pouvait le considérer ainsi. Disons qu’elle avait fourré à nouveau un morceau de papier peint dans la bouche de l’animal – si bien que Preminger se prit à espérer qu’elle en ait apporté en quantité suffisante – et se répandait en excuses maladroites. Dans d’autres circonstances, il y serait allé avec une remarque bien sentie sur tout ce qu’il pensait du fait d’amener dans son si magnifique établissement un animal qu’elle qualifiait elle-même « d’arme de destruction massive » ! Peut-être que le canapé avait consisté son principal méfait pour le moment mais il avait bien vu dans le regard qu’elle lui avait lancé que cela aurait pu n’être rien comparé à être matraqué par des sabots aussi lourds.
Mais il divaguait. Sa maîtresse ne lui voulait aucun mal, jamais personne n’aurait pu de toute manière tenter d’attenter à un être aussi magnifique que lui. Aussi, se décrispa-t-il, ramenant son corps à une attitude bien plus posée, croisant négligemment une jambe pour tenter de donner l’illusion que son cœur ne s’était pas subitement accéléré.

- « Oh vous n’y êtes pour rien… J’ai l’impression que cette superbe créature est un peu susceptible. J’avoue qu’il n’était pas dans mon intention de la vexer, au contraire, C’était un simple compliment à votre égard mais visiblement je l’ai mal tourné, c’est donc à moi de m’excuser. » mentit-il éhontément « Même si mon bureau et moi-même apprécions le fait d’être préservé de tout ce qui peut s’apparenter à un courroux légendaire ».

Il eut un rire léger et constatant que la démarche d’Alexis Child semblait avoir eu un effet réel sur son animal de compagnie, se détendit tout à fait.
Il avait feint ne pas comprendre lorsqu’elle avait indiqué avoir attaqué ses hommes de main, il l’écouta donc le détromper sur le fait que non, elle ne les avait pas battus à mains nues mais avait usé d’une autre méthode. Pour ainsi dire, Preminger s’était toujours interrogé sur la manière dont ces derniers s’étaient retrouvé neutralisé par une jeune femme lorsqu’ils avoisinaient à eux deux deux soixante kilos au moins. Il avait hésité entre une arme magique venue de sa mère Regina ou encore des pouvoirs tenus de sa mère. Visiblement, la réponse semblait tendre vers la deuxième option.

- « Oh une déesse… Vous disposez d’une flopée d’individus atypiques dans votre entourage, dites-moi Mademoiselle Child » proféra-t-il doucement après un instant de silence nécessaire à l’assimilation de l’information, « Pardonnez ma curiosité mais seriez-vous...d’une certaine manière apparentée à Zeus ? Je comprendrais bien évidement que vous ne teniez pas à le révéler et je m’excuse peut-être d’être si...curieux »

Néanmoins l’information tournait à toute allure dans son cerveau. Regina n’étant pas sa mère biologique, elle n’avait pu que lui apprendre la magie. Mais n’était-ce pas une coïncidence curieuse que le pouvoir qui se soit manifesté chez cette jeune femme soit justement la foudre ? Et comment expliquer qu’elle côtoie, elle, déjà les divinités qui foulaient parfois le sol de Storybrooke ? Oh, il lui reconnaissait des qualités, il n’en disconvenait pas, mais de là à s’attirer les bonnes grâces de Déesses et de Dieux ? Ou cela s’expliquait tout simplement par la proximité qu’avait Regina à s’entraîner parfois dans certaines quêtes aux côtés de divins.
Pour dire vrai, Preminger n’avait jamais rencontré l’un de ces derniers encore. Il s’y trouvait curieux mais pas pressé. Pourquoi donc l’aurait-il été ? Qu’avaient-ils de plus que lui que l’immortalité ? S’ils l’avaient obtenu, d’autres l’obtiendraient à leur tour. Pas tous. Mais lui, certainement.
Elle avait enchaîné avant sur la puissance de son tir sans le quitter des yeux et il lui avait sourit en retour sans rompre le contact oculaire :

- « Cela semble bien mieux lorsque vous le dites. Pour être franc, je m’en remets à votre jugement. Je suis aussi peu habile avec une arme à feu qu’à user de violence et cela que cela soit dans mon premier monde qu’ici à présent. Je n’ose imaginer le désordre que je causerai avec un pouvoir comparable au vôtre. »

Il se mis à rire amusé et n’importe qui y aurait vu une bonne plaisanterie hormis lui. S’il pouvait posséder la foudre, il entendait déjà les jumeaux s’écrier qu’il serait aussi puissant que Zeus. Mais à la réflexion, c’était faux. Après tout, il ne possédait pas la faiblesse de la chair aussi marquée que l’ancien Dieu Roi. Il se trouvait être bien plus intelligent aussi.
Il l’avait laissé lui « apprendre » la nature de la marchandise volée et avait retenu un sourire lorsqu’elle l’avait comparé à l’acheteur :

- « Comme moi ? Rassurez-vous je n’ai pas de liens avec la contrebande » répondit-il en ouvrant ses yeux dorés « d’étonnement ».

Ce qui n’était pas un mensonge, il organisait ses propres acquisitions et il ne frayait avec aucune bande. La jeune femme semblait subitement gênée d’avoir laissé échapper cette insinuation de sa bouche. Parfait. Cela montrait qu’elle perdait pied. Intelligente mais encore fraîche, naïve. Elle semblait...remplie de contradictions qu’elle ne maîtrisait guère. Mais il trouvait présentement splendide le fait qu’elle ait néanmoins noté le lien avec la petite illusion qu’il avait glissé auparavant. Pour peu, il s’en trouvait réellement enthousiasmé. Voilà une personnalité qui détonnait avec la monotonie ambiante de cette ville aux fausses promesses de divertissement. D’une volonté de lui montrer qu’elle ne se laisserait pas abuser par le premier venu, une envie de lui montrer qu’elle le voyait comme un potentiel complice aussi mais également une manière de l’appeler à s’innocenter afin qu’elle puisse se permettre de se fier à quelqu’un.
Aussi, leva-t-il une main légère rapidement pour chasser les excuses qu’elle lui présentait :

- «  Mademoiselle, ne vous inquiétez pas, j’ai parfaitement vu ce que vous avez voulu dire. Que l’acheteur est comme moi, amateur d’art… Ce qui semble être la moindre des choses. Le plus triste serait que ces œuvres tombent dans la main d’un profane… Cela dit, peut-être que l’acheteur n’est-il pas au courant qu’il s’agit de marchandises volées et qu’il s’agit uniquement d’une bande opérant un transfert, non ? Mine de rien, j’ai récemment fait l’acquisition d’un buste Louis XV auprès d’enchères privées qui se sont implantées dans la région, j’espère maintenant que ça n’a pas une origine douteuse... »

Il prit une mine soucieuse feignant de s’en inquiéter. Sachant d’ores et déjà que l’objet énoncé ne faisait en rien partie de la cargaison volée. Il ignorait si la jeune brune en connaissait le contenu via le dossier d’instruction ou non mais il ne voulait pas prendre de risque inutile. De toute manière son argumentaire se tenait. Ce n’était pas la première fois, à Storybrooke comme ailleurs que des cambrioleurs volent des objets pour tenter ensuite de les revendre au marché noir ou dans des salons privés en les faisant passer pour de réelles acquisitions honnêtes.
Il avait ensuite habilement embrayé avec la déplorable anecdote de Willy Crafty et de son acte pyromane attenté contre l’un des bâtiments de la ville. Rien de tel qu’une telle histoire pour instaurer la peur à l’encontre de l’homme dont il lui brossait le portrait sans ménagement. Un vil individu effectivement et plus l’individu semblait crapuleux et plus la jeune femme ne souhaiterait pas se retrouver à sa présence. Voilà comment naissait la peur et le jugement. Par les ouie dire. La force des rumeurs ne devait jamais être sous-estimée, l’apparence gouvernait une grande partie du monde et les apparences se transmettaient également par les rumeurs et le bouche-à-oreille.
Il haussa les épaules d’un air ennuyé à sa question triviale. Y avait-il eu des morts dans l’incendie. En voilà une qui cherchait à être rassurée mais qui démontrait que son cerveau faisait et défaisait à toute allure toute sorte de scénarios morbides au gré des nouvelles informations qui venait à sa connaissance…

- « Fort heureusement, le couple qui souhaitait en faire sa nouvelle demeure ne se trouvait pas dans les lieux, il n’y avait que les maçons chargés de la réfection… Aucun d’eux n’est mort, mais il y a eu de sévères blessures et de graves brûlures à déplorer. L’un d’eux est resté un moment dans le coma. »

De quoi l’inquiéter sans ajouter trop de mélodrames. Même si l’esprit un peu fantasque du notaire aimait l’excès, il savait d’expérience qu’en matière de manipulation, la simplicité était de rigueur. Trop de surenchère créait le doute et du doute naissait la méfiance. En considérant qu’Alexis E Child possédait de nature un esprit sur la réserve, il valait mieux éviter d’exagérer le trait. Et cela fonctionnait sans mal, preuve en était, le nombre de chocolats qu’elle s’enfilait à présent en y perdant le compte. Qu’il pense donc à lui offrir la boîte à l’issue de leur rendez-vous, enfin...si elle n’était pas vide d’ici là. Oui, bonne idée, comme toujours, cela renforcerait l’image bienveillante qu’il s’efforçait de construire de lui. Ce n’était pas tous les jours que l’on se faisait secourir d’une situation inextricable par un si charmant bienfaiteur, n’est-ce pas ?

- « Je ne comptais pas lui donner votre numéro. Pas sans votre accord, sinon je n’aurais pas pris la liberté de vous contacter ici. Et pour vous dire toute la vérité, je suis contre. Il m’est inconcevable de vous laisser vous précipiter seule dans la gueule du loup, tout aussi dégourdie que vous puissiez l’être.

Elle avait usé d’un ton plus sec que ce qu’était sa voix ordinaire, de ce qu’il en découvrait de leur rendez-vous, et il s’était hâté de lui répliquer sur une tonalité identique. Non par agressivité mais parce qu’il songeait qu’il était de bon aloi de mimer la sincérité quant à ses intentions. Bien évidement que dans l’hypothèse où il s’était réellement trouvé à défendre ses intérêts, il n’aurait pas communiqué son numéro. Et dans le cas d’espèce, il n’avait pas réellement besoin de communiquer le numéro vu qu’il était l’adversaire qu’elle redoutait tant.
Au final, il voyait bien également qu’au delà de cette inquiétude, se jouait pour sa cliente une volonté d’affirmer qu’elle n’était pas une enfant manipulable. Plus que dirigée contre lui, c’était une lutte destinée à faire entendre sa voix, une manière de montrer qu’elle savait se défendre seule. Sur ce, il pouvait lui donner raison. Il ne la voyait pas comme une gamine mais bien comme une de ses victimes… Et pour cela, l’âge ou la mentalité ne comptait pas. Elle n’avait pas à pâlir d’être victime de ses manigances, tout le monde l’était.

Pour témoigner de son entier professionnalisme, il avait renchérit sur la possibilité non négligeable d’appeler ensemble son tortionnaire. Quoi de plus facile, après tout, n’était-ce pas la raison de sa présence en ces lieux, officiellement ? En réalité, cela était en partie un test, une étape supplémentaire qu’il lui présentait subitement. Cela la convaincrait de sa bonne foi. Quant à son choix… En réalité, elle pouvait bien décider ce qui lui plaisait. Jamais il n’aurait proposé l’un ou l’autre sans la certitude de maîtriser la situation de bout en bout.
Elle s’était figée lorsqu’il lui avait théâtralement désigné le combiné. Que déciderait-elle ? Il misait sur l’appel. Elle s’inquiétait mais ne paraissait pas du genre à fuir, plus d’une mentalité à affronter ses problèmes qu’à feindre qu’ils n’existaient pas. Elle déciderait d’appeler, il pouvait parier. Sinon, il n’aurait jamais poussé le vice à le lui proposer s’il avait songé que cela puisse rester lettre morte.
La tête penchée, la main toujours suspendue au dessus de l’appareil, il attendait que la jeune femme accède à sa proposition lorsque se produisit soudain un bruit inattendu. Etait-ce… ? Erika ? Dans d’autres circonstances, il n’y aurait accordé qu’une importance toute relative mais là… Quelque chose clochait. Il s’était levé, brutalement, non par inquiétude envers son assistante mais pour la raison de son cri subit. Se trouvait-il attaqué ? Par qui ? Julian ? Non, non impossible, si cela avait été lui, jamais son assistante n’aurait crié. Il n’avait aucun ennemi – entendez par là aucun ennemi déclaré ou connu – et il ne voyait absolument pas qui… Son regard inquiet tomba sur la placide licorne qui subitement ne manifestait plus aucune agressivité. Se trouvait-elle donc complètement inversée ? Qu’attendait-elle pour foncer vers son établissement et embrocher l’inopportun ? Pour peu, il aurait crié « allons attaque ! » comme il l’aurait fait avec Midas, son ancien petit caniche royal. Pff. Néanmoins, l’apathie de l’animal féerique ne pouvait signifier que deux choses. L’attaque n’était pas dirigée vers sa propriétaire mais vers lui, et cela faisant vu l’empathie de l’animal envers lui, cela justifiait son absence de réaction. Deuxième hypothèse, cela venait d’une personne que connaissait Alexis Child et aussi par la même occasion ladite licorne. Et au final, les deux scénarios pouvaient très bien se confondre pour n’en former qu’un seul. Et à en croire le cri d’Erika..Soit l’individu possédait une arme soit il s’était matérialisé subitement devant elle.
« Reste calme… Aucune raison pour paniquer plus que de raison ». Il restait sur ses gardes cependant, hors de question de laisser intenter à sa vie… Mais pourquoi diantre chercherait-on à le faire ? Bénéficiait-il d’une arme suffisante pour se défendre ? Un coupe-papier qui pouvait faire office de poignard mais qui peinerait à l’efficacité face à une licorne ET un ennemi encore inconnu.
Alors qu’il divaguait dans ses élucubrations et ses plans potentiels, la porte s’ouvrit à la volée pour lui dévoiler une femme inconnue qui pénétra bientôt dans la pièce comme chez elle, un air supérieur figé sur son visage altier. Il ne la connaissait pas mais en déduisit plusieurs choses rien qu’à sa seule apparition. Il s’agissait d’une femme habituée à commander, exiger même, une sorte d’aura d’autorité émanait d’elle et de ses manières et plus encore elle s’attendait à être traitée comme telle. Comme ses mains se trouvaient dépourvues d’armes quelconques, il se rabattit sur l’apparition magique..et comme cette femme ne s’avérait pas être Regina, bien qu’ayant en commun une certaine fierté, il s’agissait donc d’une autre connaissance puissante d’Alexis E Child.
Ne lui accordant aucun regard, ce qui était tout de même le comble pour un être aussi somptueux que lui, elle claqua la porte au nez d’Erika avec un certain culot avant de diriger vers sa protégée sa première remarque assortit d’un mouvement forçant cette dernière à fermer la bouche aussi vite qu’elle s’était ouverte d’étonnement. Puis seulement après ce petit spectacle des plus déconcertants et burlesques, elle admit tourner le visage vers lui, tout en lui tendant la main pour forcer un salut.
L’arrivée de cette dernière l’avait forcé à se lever d’un bond et il considéra la main tendue avec une réflexion accrue. Plusieurs possibilités se présentaient à lui, tirant sur les différentes facettes de sa personnalité. Une partie de lui, grouillait d’envie de s’asseoir sans broncher, en lui désignant la sortie. Il ne connaissait que trop les caractères altiers et supérieurs similaires à cette femme, sa propre souveraine en faisait partie. Certes, peut-être avec plus de manière que l’intéressée, car il ne l’imaginait pas fermer la porte au nez et à la barbe d’une secrétaire innocente, mais avec encore cette démarche royale qui lui seyait. Il avait travaillé suffisamment de temps à ses côtés pour connaître l’exact attitude qu’elle attendait de tout à chacun. Seulement...les choses avaient changé en ce qui le concernaient. Lui-même s’était élevé à la dimension qui lui était destinée et il n’entendait plus faire acte de soumission à quiconque.
Cependant, il ne devait pour autant pas oublier qu’indépendamment de son orgueil, un autre drame tentait de se jouer en ses murs et qu’il constituait l’essentiel pour le moment. Convaincre la jeune fille et la faire plier. Et si cette inconnue se trouvait dans ses alliées, il ne serait pas de bon temps que de faire preuve de dédain à son égard au nez et à la barbe de celle qui devait le considérer comme un confident et un allié rutilant dans une armure dorée.
Aussi non sans saisir la main avec dévotion, ni sans l’ignorer, il finit par lui serrer la main avec une simple politesse teinté de banalité.
Au moins, pouvait-il lui reconnaître l’art des formules, lorsqu’elle se présenta en l’appelant Maître, ce qui le motiva à lui sourire

- « Je mentirai en déclarant que je vous attendais…Ma pauvre standardiste en a apparemment fait les frais, injustement d’ailleurs… Alors disons alors que c’est...hum...une… une charmante surprise. Enchanté.. Maître Adler, donc ? Un plaisir de découvrir de nouvelles consœurs. » poursuivit-il dans un souffle avant de couler vers sa cliente un regard peiné : « J’ignorai que pendant notre entrevue, vous aviez réellement contacté une avocate... »

Il l’avait proféré un peu amèrement, comme vexé et déçu, même s’il se doutait bien, vu la réaction de surprise de cette dernière à la vue de l’arrivée de « Maître Adler » qu’elle n’avait pas désiré cette arrivée. Mais il joua dessus. Après tout, il y avait de quoi se sentir peiné, vexé même lorsqu’un individu si bienveillant tel que lui passait une bonne heure à tenter de vous convaincre qu’il pouvait être l’arbitre amiable et neutre d’un dilemme juridique et que subitement alors qu’il tentait si férocement d’aider, une avocate surgissait du néant pour solutionner à son tour.
De toute manière, même s’il n’en n’était rien, il l’avait parfaitement déduit, il était logique qu’elle puisse réellement croire qu’il puisse imaginer le contraire. Qu’il puisse croire qu’elle ait profité de son empressement à la secourir lorsqu’elle se sentait mal pour envoyer un message à son avocat…
Il voulait qu’elle se sente coupable, gênée même à son égard, qu’elle ait l’impression de l’avoir trahit lui qui tentait tellement d’aider. Après tout, n’avait-il pas bien indiqué que l’appel à un avocat plaçait automatiquement l’affaire sur un terrain contentieux ?
Après ce magnifique petit sous-entendu, il reporta son attention que « Maître Adler » qui avait pris place dans le second fauteuil disposé à côté de son bureau, sans attendre son invitation, le gratifiant d’un petit sourire en coin auquel il pris grand soin de répondre semblablement.

- « Appeler...Euh...effectivement… Est-ce nécessaire de vous rappeler la situation, Maître, ou avez-vous tous les éléments de l’affaire bien en tête ? » interrogea-t-il d’un faux ton interloqué où perçait néanmoins une pointe d’ironie.

Victoire Adler… Le nom lui semblait familier, comme lié à quelque chose sur laquelle il n’arrivait pas à mettre le doigt mais il pouvait sans peine affirmer qu’elle ne composait pas la liste des avocats de Storybrooke, liste qu’il possédait pour être en contact avec nombre d’entre eux, notamment pour les affaires de divorce. Une fausse identité ? Non, son nom véritable...enfin autant qu’Erwin Dorian pouvait être le nom véritable d’un homme réellement nommé Erwin Preminger. La profession en revanche était fausse. Mais les informations possédées en revanche témoignaient d’une bonne connaissance des événements. Il ne l’imaginait pas avoir écouté à la porte tout le long de sa discussion avec cette chère Mademoiselle Child, trop classe, d’autant qu’Erika l’aurait surprise bien avant en apportant le thé et que le cri qu’elle avait poussé s’était matérialisé plus loin.
Il ne pouvait donc en déduire qu’une chose… Victoire Adler s’était matérialisée dans son office en connaissance de cause. Jusque où ses connaissances de l’affaire s’étendaient ? Il se trouvait bien incapable de le déduire mais il supposait qu’elle n’était pas au courant de tout, sinon elle se serait empressée d’empêcher son amie de se jeter dans son antre. C’est alors qu’une phrase de la jeune femme lui revint en mémoire… n’avait-elle pas dit qu’une déesse lui avait appris à se battre ? Avait-il devant lui...la déesse en question ? Trop tôt pour le dire mais… il n’avait pas vent d’une ancienne reine possédant des pouvoirs magiques à Storybrooke aussi puissante que Regina. Et si ce n’était pas la Méchante Reine qui se trouvait dans son lieu de travail, ce ne pouvait être qu’une puissance plus forte. Capable d’apparaître par la simple volonté de celle qui avait pensé à elle.
Cela semblait fou mais logique à la fois et Preminger faisait confiance à son jugement. Se trouvaient donc en sa compagnie : une fille maîtrisant la foudre, un petit monstre affublé d’une corne pointue et une déesse dont il ignorait encore l’ampleur des pouvoirs. Bien, bien, bien. Et lui n’avait qu’un vulgaire coupe-feuille. Ma-gni-fi-que.
Pourquoi n’avait-il pas simplement donné l’ordre d’exécuter l’ancienne strip-teaseuse ? Les morts ne racontaient rien et il s’agissait du moyen le plus sûr pour s’assurer de son silence Pourquoi s’était-il, brusquement, dit que la manipuler serait beaucoup plus satisfaisant que de régler le problème de manière définitive et sans fracas ? Même pas pour « l’amitié » qu’il portait à Regina… Par pure curiosité et par défi. Par plaisir de manipuler encore, de soumettre quelqu’un et de voir ce qu’il pouvait soutirer. Il avait pensé la chose facile en bâtissant sur son passé un peu trouble, l’image d’une femme plus sotte que ce qu’elle se révélait être. Mais…
Ne s’était-il pas placé dans une situation périlleuse ? Avait-il ciblé par erreur une personne trop « puissance » pour qu’il puisse s’en prendre à elle sans représailles ?
Non. En aucun cas. Peu lui chalait les embûches ! Qu’était-ce qu’une Déesse ? Etait-il moins intelligent qu’une déesse ? Non loin s’en faut ! Peu importait le nombre d’individus dans cette pièce, il les battait tous, un par un ou communément. Il était supérieur à tous. Et au final possédait un avantage sur « son éventuelle adversaire ». Elle avait caché sa nature divine, la gardant comme une sécurité, une surprise qu’elle escomptait potentiellement révéler au besoin. Il l’avait devinée. Il ne restait qu’ à feindre l’inverse.

- « Parfait ! » décréta-t-il donc calmement, « appelons-le. »

Saisissant le combiné de sa main droite, il feuilla les pages d’un petit carnet jusqu’au nom Willy Crafty. En dessous de ce dernier, un numéro figurait écrit à l’encre bleue et souligné d’un fin trait. Le plus posément du moment, il composa le numéro de téléphone et appuya sur le haut parleur pour faire constater les tonalités d’appel, reposant le combiné devant lui. Alors que l’attente sonnait, il dédia à la libraire un sourire d’encouragement et remis méthodiquement devant lui, les feuilles qui composaient le dossier. Le silence s’éternisait au dehors rythmé par les sonneries.

- « Bonjour vous êtes sur le répondeur du... »

- « Oh malédiction...Ce sinistre individu ne compte-t-il pas répondre ! » pesta-t-il tandis que la voix robotique de l’opératrice énonçait son habituel message invitant à laisser un message sur le répondeur prévu à cet effet, dans un geste d’agacement, il appuya sur raccrocher puis sourit à nouveau à ses interlocutrices : « Tentons de rappeler une nouvelle fois, s’il ne répond pas, je rappellerai et nous laisserons un message… Mais dans ce cas, peut-être vaudrait-il mieux que nous nous concertions à ce sujet, le cas échéant, hum ? »

Opinant de la tête, il composa une nouvelle fois le numéro de ce cher Crafty, pianotant de sa main valide sur l’acajou de son bureau au rythme de l’attente. Puis soudain, pressa son index sur ses lèvres pour intimer le silence :
Au bout du combiné une voix abrupte s’élevait :

- « Allô ? »

Il cacha un sourire satisfait derrière une moue concentrée. Pensait-on réellement qu’il ne penserait pas à tout ? S’il avait proposé l’appel, c’est parce qu’il pouvait le faire, n’est-ce pas ?

- « Monsieur Crafty ? Maître Dorian à l’appareil. » déclama-t-il d’une voix sérieuse tout en levant un sourcil à l’encontre de sa cliente avant d’enchaîner rapidement «  je vous appelle concernant votre demande… sur les appartements de Mademoiselle Child. Après réflexion, je...je pense avoir besoin de votre demande exacte avant de contacter cette dernière, il s’agit tout de même de son lieu de résidence… et je pense que... »
- « Je me contrefous de ce que vous pensez, Dorian ! Je veux ce qui m’appartiens ! Je suis dans mon droit, je ne vais pas vous apprendre votre métier ! Je vous ai demandé de contacter cette fille, pas de parler pour son confort ! »
Dans d’autres circonstances, il aurait répliqué pour dire à ce malotru qu’il ne tolérerait pas qu’on lui parle ainsi et manque de respect à sa royale personne. Mais il se borna à un simple geste de recul agacé et colérique avant que l’individu ne poursuive :
- « Vous ne m’apprendrez pas mon métier mais je renonce à vous apprendre le civisme. Après réflexion, je ne contacterai pas Mademoiselle Child sans que vous ne m’ayez fait par de vos conditions… Je doute que vous vouliez cet appartement. Alors dites-moi ce que vous voulez et je lui transmettrai...»
- « Si elle n’est pas là pour l’entendre… Dites lui qu’elle a bien plus à perdre que moi. »
Sûrement le fait qu'il ignorait appeler l'homme pour qui il travaillait jouait dans l'investissement que Crafty mettait à l'ouvrage mais..Formidable… Au moins cet homme de main méritait bien les 10,000,00 dollars de salaire, prestation remarquable, aucune réplique oubliée et une sincérité dans l’agressivité qu’il applaudissait sincèrement…

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