Le Testament
Par Anastasia

13 mai 2020


Songes d'la Neige
Par Olaf

29 avril 2020


Double Je
Par Mabel

19 avril 2020





« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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« Gilead est loin d'être un Paradis et n'a de morale que la théorie.
Oserez-vous rejoindre les femmes de l'ombre prête à faire tomber la cité ?
Serez-vous de celles qui écrivent sans doute l'Apocalypse selon Sainte Lydia ? »


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 [Evènement #124] Double Je

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________________________________________ Dim 19 Avr 2020 - 18:38

Qui suis-je ? Mais qui es-tu ?
Double Je



Une pièce étroite. Des murs sombres, sans la moindre fenêtre. Une pièce, pratiquement vide. En son centre, une simple table, avec deux chaises se faisant face. Sur l'une d'elle, un jeune homme, avec une casquette étrange. Il semblait absorbé par ses notes. Au bout de quelques secondes, il releva la tête, comme s'il réalisait finalement ta présence. Un sourire chaleureux, un geste de main, t'invitant à t'asseoir. 

T'approchant de lui, tu t'installas, hésitante, sur la chaise. Qu'est ce que tu faisais là ? Tu ne te souvenais pas être arrivée ici. Pourtant, lui ne semblait pas perturbé par ta présence. Comme ci, te voir ici était la chose la plus logique au monde. 

- Je comprends que tu ais peur. Tu viens de passer sur le pont de l'oubli. 
- Le pont de l'oubli ? 

Le jeune homme se gratta les cheveux, comme s'il cherchait ses mots. 

- Je ne veux pas être brusque avec toi. Mais... tu es morte. 
- Je suis quoi ?!
- Tu n'as pas à t'inquiéter. Pour l'heure, tu es perdue, et cela se comprend. Mais, je vais te donner une chance de te rappeler qui tu es. Ici, tu es dans l'entre-deux. Tu as la possibilité de ressusciter. 
- Vraiment ? 
- Mais avant ça. Tu devras passer des épreuves. Dans ce monde, rien n'est gratuit. 
- Des épreuves ? 
- Oh rassure toi. Rien de bien compliqué. Mais elles testeront à voir si tu es digne de reprendre ta vie ou non. Et puis, tu ne seras pas la seule ici à souhaiter revenir à la vie... A toi de voir s'ils seront tes alliés ou tes ennemis...

Ouvrant une petite boîte, l'interrogateur trifouilla à l'intérieur, en quête d'un objet bien particulier. Il lâcha un juron, n'arrivant pas à mettre la main dessus. 

Sous le choc de la nouvelle, je laissais mes mains jouer entre elles. Je n'arrivais pas à savoir s'il s'agissait d'une plaisanterie. Si j'étais morte, je le saurais non ? Mais il disait que j'avais passé le pont de l'oubli... ce qui expliquerait pourquoi je n'ai aucune idée de ma venue ici. 

Fière de lui, le jeune homme me tendit une petite boîte circulaire. 

- Voilà pour toi ! Ce sera ton premier objectif. Tu dois toujours suivre cette boussole. 

Je dévisageais l'objet en question. Comment pouvais-je suivre une boussole dont les aiguilles ne s'arrêtaient jamais ? 

- Vous, vous fichez de moi ? Je dois réellement suivre ça ? 
- Oui. Mais pour que l'aiguille se stop. La mort doit se trouver à proximité d'elle. 
- Depuis le début, j'ai l'impression que vous me prenez pour une idiote. Comment puis-je réellement croire ce que vous dites ? Et si vous m'aviez drogué afin de m'amener ici ?! Votre histoire de mort ne tient pas la route enfin ! Nous semblons tout les deux parfaitement vivant ! 
- Je comprends ta peine. Mais tu dois me croire. Nous allons faire un test très simple. Te souviens-tu de ton nom ? 
- Bien sûr ! Je suis... euh... 

Un trou de mémoire. Comment avais-je pu oublier mon propre nom ? Ce n'était pas possible. Prenant mes cheveux entre mes mains, mon souffle s'accéléra, commençant à paniquer. 

- Comment c'est possible ?! Je ne m'en souviens pas ?! 
-  Je te l'ai déjà dit. Tu as passé le pont de l'oubli. 
- Qui suis-je alors ? 
- C'est la question à laquelle tu devras répondre au cours de cette quête. Mais je peux faire une chose pour toi. Je peux te donner ton prénom. Tu es Kara. 
- Kara... Répétais-je, ne ressentant aucune familiarité dans mon nom. 
- Je me permettrais de te poser quelques questions. Puisque tu as perdu la mémoire, tu n'as sans doute aucune raison de vouloir revenir à la vie. Mais, essaies d'imaginer, quelle serait la première chose que tu ferais si c'était la cas ? 
- Je...je voudrais sans doute revoir ceux à qui je tenais. 
- Bien... très bien. Griffonna-t-il sur son carnet. Ensuite, selon toi, quelle aurait été la cause de ta mort ? 
- Un accident ? 
 - Tu ne penses pas la possibilité d'un meurtre ? Tu sais, certains accidents sont fait volontairement. 
- Vous insinuez que j'ai été tué ? 
- Non, rien de tel, je te laisse juste réfléchir à la question... 

Ce garçon... ne m'inspirait vraiment pas confiance, j'avais l'impression qu'il jouait avec moi. Etait-il curieux ? Je n'arrivais toujours pas à réaliser. Il posait ses questions comme ci j'étais bel et bien morte. Mais pourquoi ? Qu'est ce que j'avais bien pu faire pour décéder ainsi ? Si je n'avais pas passé ce pont, me serais-je rappelé  ? Et puis, pourquoi moi ? Quelqu'un me pleurait-il ailleurs  ? Je me sentais si seule, ce n'était pas possible. J'avais l'impression que je n'avais pourtant rien à me reprocher pourquoi moi ? Il semblait traiter la mort de manière si détaché. Etait-ce vraiment le cas ? 

- Une dernière question et je te libère d'ici. Serais-tu, prête à tout pour ta résurrection ? 
- Je ne sais pas... Sans doute que oui... Mais sans souvenirs, cela me paraît difficile d'être fixé sur la question. 
- Serais-tu prête à cela, en sachant que tu devras en faire souffrir d'autres ? 
- En faire souffrir d'autres ? Non ! Non, je ne veux pas mettre mon propre bien avant celui des autres ! Je vais donc bien rencontrer d'autres personnes ? Je les connais ? 
- Mmh, peut être que oui, peut être que non. 

Il écrivit une dernière fois sur son carnet et le referma vivement. Affichant de nouveau un sourire. 

- Bien, tu es libre maintenant. Bon courage à toi Kara ! Et n'oublies pas de suivre la boussole ! 
- Mais ... 

Trop tard, aussi étrangement que j'étais apparu ici, le garçon à la casquette s'évapora. Etait-ce de la sorcellerie ? Et si, tout ce qu'il racontait depuis le début était la pure vérité  ? Me trouvais-je réellement dans un entre-monde ? Si cela était le cas, qui vais-je rencontrer ? Et comment vais-je faire fonctionner la boussole ? Il avait dit que la mort devait se trouver à proximité. Mais si j'étais morte... ne devrait-elle pas réagir ? 

J'avais tellement de questions qui se bousculait encore sur la tête. J'étais autant déroutée par la situation que par ma propre condition. Morte. J'étais morte, comme ça, et il ne me laissait même pas une once d'explication, en dehors de mon nom. Au moins, avec ce nom, j'avais l'impression d'avoir un semblant d'identité. Mais, la mort était-elle toujours comme ça ? Avec une chance de revivre ? Avais-je des regrets de ma vie passée ? Quels souvenirs m'attendaient ici ? Seraient-ils plus douloureux que l'oublie ? Ou plus joyeux ? Je ne savais pas. Je ne savais plus. Devais-je réellement me fier à lui ? 

Désormais, seule dans la pièce. Je fixais la porte se trouvant en face de moi. De toute façon, je n'avais pas vraiment d'autres choix. 



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________________________________________ Lun 20 Avr 2020 - 16:57

“Unlike a drop of water which loses its identity when it joins the ocean, man does not lose his being in the society in which he lives. Man’s life is independent. He is born not for the development of the society alone, but for the development of his self.”-B. R. Ambedkar
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Une salle vide. Où étais-je donc tombée ? J'essyais de me rappeler comment j'avais pu atterir ici, mais plus j'essayais de me rappeler de quoi que ce soit, plus ma tête me faisait mal. J'avais l'impression de me souvenir de rien. La salle pouvait rendre n'importe qui claustrophobe. Il n'y avait aucune fenêtre, rien donnant sur l'extérieur. La seule chose qui s'y trouvait était une table et deux chaises, placés face à face l'une de l'autre. Une salle d'interrogatoire ? C'est alors que je remarquais la présence d'un garçon avec une casquette, assis sur l'une des deux chaises. Il pourrait surement m'éclairer sur ma situation. Me dire où je pouvais bien être et ce qui m'était arrivé. Il me fit signe de m'asseoir. Je haussais un sourcil. Je n'avais aucune idée de l'endroit où j'étais ni de l'identité de la personne en face de moi. Je n'allais pas obéir aveuglement à tout ce qu'il me disait. Je croisais les bras, restant debout.

-Vous êtes qui vous ? Et où suis-je ?

- Je suis Dipper. Et je vais t'aider à traverser cette étape qu'est la mort. Ici, tu es dans l'entre-monde. C'est dans ce lieu que tu auras la chance de te voir accorder la résurrection. me répondit-il d'un sourire qui se voulait bienveillant.

Dipper ? Je ne connaissais pas de Dipper. Mais ce n'était pas ça qui me dérangeait le plus. Il parlait de mort et de ressurection. Je n'étais pas mort. Je m'en rappelerais tout de même. Je ne sais pas ce qu'est cet entre-monde, mais je sentais que c'était un coup monté bien réalisé. Je n'allais pas croire toutes ces conneries. La résurrection, ça n'existait pas. On le saurait quand même. Et ce n'était pas son petit sourire qui me tromperait. C'était probablement un piège. Mais ça paraissait un peu gros. Il fallait que j'en sache plus.

-La mort ? Mais je ne suis pas mort !

- Je sais que c'est difficile à entendre. Mais c'est bien le cas. Tu viens de passer le pont de l'oubli. Il est normal que tu ne t'en souviennes pas.

Un pont de l'oubli maintenant ? Il fallait être complètement cinglé pour inventer quelque chose comme cela. C'était quoi l'intérêt ? Quand on mourrait, on passait sur un pont qui nous faisait oublier tout de notre vie passée ? Non. Je ne pouvais pas croire une chose pareille. Et puis, ce Dipper... Il paraissait trop gentil. C'était sûrement un tordu. Si ça se trouve, il était derrière tout ça. Au pire, je pouvais l'attaquer et le forcer à ma donner des réponses ? Je devais être plus fort que lui, il avait l'air bien frèle. Deux coups biens placés et il finissait par terre. Mais, il ne serait peut-être pas enclin à me donner des réponses correctes si je le tabassais.

-Pont de l'oubli ou pas, je pense que je me souviendrais de ma propre mort !

-Te souviens-tu dejà de ton nom ?

Il m'avait pris de court, cette fois. Je ne m'attendais pas à cette question. Il me fixa, les mains croisés sous son menton, attendant une réponse de ma part. Je ne lui donnerais pas le plaisir d'avoir raison !

-Bien sûr ! Quelle question ! Je suis... Je fis une courte pause, recherchant dans ma mémoire. Mais, rien n'y faisait. Je ne me rappelais pas de mon prénom. -Qu'est ce que vous m'avez fait ?

Toujours rejeter la faute sur les autres. Dipper ne mentait pas. Du moins, pas sur le fait que je ne me rappelle de rien. J'avais bien aucun souvenir de ma vie. Et si... et si j'étais vraiment mort ? Non. Je ne pouvais pas me laisser faire. Pas comme ça. Je ne me laisserais pas me faire prendre dans un délire d'un psychopathe. Je devais simplement retrouver mes souvenirs. Il avait dû me droguer, ou quelque chose comme ça. Rien de grave. Sûrement un malade qui voulait faire une expérience. Mes souvenirs reviendraient dans quelques heures.

- Moi rien, je te l'ai déjà dit, tu as passé le pont de l'oubli. Je comprends que ce soit difficile à comprendre, mais si tu veux retrouver tes souvenirs... dit-il en secouant la tête. Il s'arrêta de parler et commença à fouiller dans sa malette. Il en sortit une boussole qu'il me tendit. Je l'attrapais en un coup de main. Tu devras suivre ça. Cette boussole te guidera pour aller là où tu le dois. Afin de trouver tes souvenirs. Et revenir à la vie.

Sérieusement ? C'était de pire en pire. Je devais maintenant suivre une boussole pour retrouver mes souvenirs ? Qui avait eu cette idée idiote ? Cette histoire de boussole faisait autant de sens que le pont de l'oubli et l'idée même que je sois morte. Enfin, quitte à attendre ici que mes souvenirs reviennent, autant que je joue le jeu. Tant que je n'étais pas en danger, ça allait encore. Mais, si l'preuve était simplement de suivre une boussole, ça me semblait bien étrange. Un psycopathe aurait organisé différentes choses. Parce que faire une course d'orientation ne semblait pas bien intéressant.

-Bon disons que je vous crois. J'ai juste à suivre une boussole pour ressuciter ? Ca m'a lait un peu trop facile.

-Non, non. Au bout de cette aiguille, tu auras une épreuve, te reliant à ton passé. Mais justement. Je vais te poser 3 questions. La première : Pourquoi penses-tu être mort ?

Comment je pensais être mort... Je n'en savais rien, là n'était pas tout l'intérêt de n'avoir plus aucun souvenirs. Peut-être que son expérience était simplement psychologique. Il voulait sûrement étudier comment réagirait des personnes après avoir oublié tous leurs souvenirs. C'était intéressant, je devais bien lui avouer ça. Le seul problème, c'est que je n'étais pas un rat de laboratoire. On ne me forçait pas à faire quoi que ce soit. Je détestais cette sensation J'avais l'impression qu'on jouait avec moi. Mais, pour le moment, il fallait que je joue le jeu. Je trouverais sûrement le moyen de m'échapper plus tard et je pourrais retourner... peu importe l'endroit où je vivais.

-Un meurtre. Je devais être célèbre et avoir beaucoup d’ennemis, c’est certain. Sûrement un fan jaloux.

-Je vois. Il écrit quelque chose sur son carnet. Probablement ma réponse. Tu ne vois pas autre chose ? Pour toi, ça ne pourrait pas être un accident ?

-Non. Un meurtre déguisé en accident, peut-être.

Je n'avais aucune idée de qui j'étais dans ma vie passée, mais j'avais l'air d'être quelqu'un de formidable. Je devais donc être probablement une célébrité, ça me paraissait si logique. Dipper reprit avec ses questions. Et moi, j'hésitais à l'étrangler.

- Ingénieux. Et, je me doute que sans souvenirs, il te sera difficile de répondre à la question mais... si tu devais ressusciter, que ferais tu en premier ?

En réalité, c'était une question particulièrement difficile. Je ne me souvenais pas de mes proches, des personnes avec qui j'avais pu partager ma vie, si j'avais une femme, des enfants, une amante, rien du tout. Peut-être ne manquais-je à personne ? Je n'avais aucune idée de ce que je ferais. Mais, la seule chose que je savais avec certitude, c'est que si tout ça était vrai, ainsi que ma première supposition quant à l'origine de ma mort, je me vengerais de la personne qui m'a tué. Et si ce n'était pas le cas, je m'occuperais personnelement du petit Dipper. Il avait probablement besoin qu'on lui remettre les idées en place.

-J'irai me venger de la personne qui a voulu me tuer.

Dipper me regarda fixement, ayant l'air hésitant. Puis, il se remit à écrire, avant de me poser une dernière question.

-D'accord... Alors, serais tu prêt à tout les sacrifices pour revivre ? Meme, devoir en faire souffrir d'autres ?

-Bien sûr !

La réponse était sortie toute seule, sans même que j'y prenne le temps d'y réfléchir. Mais, c'était normal. Tout le monde agirait de la même façon. Pour retrouver la vie, tout le monde ferait ce qu'il faut, quitte à faire souffrir d'autres personnes. Dans ce genre de situations, chacun ferait ce qu'il faut. Dipper écrit ma dernière réponse sur son carnet, avant de le refermer. C'est bon, monsieur avait toutes les informations dont il avait besoin ? Il était content ?

-Je ne vais pas te retenir plus longtemps alors. En suivant cette boussole, tu découvrira ton passé. Mais sache que tu ne seras pas seul à faire cette épreuve. Si tout est bon pour toi, je vais te laisser suivre cette boussole. Elle ne fonctionnera qu'à proximité de la mort. Il n'attendit pas que je réponde et se leva. -Au fait. Tu t'appelles Henry. Bon courage.

Il disparut. Dommage, je l'aurais bien étranglé. Henry alors ? Ce prénom ne me rappelait rien. Aucun souvenir. Rien du tout. Mais, je devais faire avec. En revanche, il avait parlé d'autre chose qui m'avait fait tiqué. Je ne serais pas seul. Était-ce une lutte ? Celui qui réussisait les épreuves avant les autres pouvait revenir à la vie, et les autres mourraient. Pour de bon, cette fois. D'où sa dernière question, dans ce cas. Il voulait savoir si nous étions prêts à faire ce qu'il fallait. C'était mon cas. J'étais prêt à tout pour revenir à la vie, si c'était vraiment ce que l'on venait faire ici. Cette histoire d'entre-monde... Je ne savais toujours pas quoi en penser. C'est alors que je remarquais la présence d'une porte, face à moi. Elle n'y était pas quand je suis arrivé, j'en étais certain. A moins que c'était encore ma mémoire qui me jouait des tours. Avec la disparition de Dipper, et la porte était le seul endroit où je pouvais aller, les choix n'étaient pas infinis. A voir ce qui m'attendait derrière celle-ci...


Marlène*



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________________________________________ Mar 21 Avr 2020 - 18:42

Qui suis-je ? Mais qui es-tu ?
Double Je



La première chose que je remarquais, c’était l’absence de fenêtre. Sans savoir pourquoi, cela me dérangeait. Je n’aimais pas la sensation que cela me procurait, un peu comme si j’étais entravée ou prisonnière. La couleur des murs n’aidaient d’ailleurs pas à dissiper ce sentiment. Ils étaient gris, ni foncé ni clair, juste gris, informels. Neutre. Trop neutre. J’avais même l’impression qu’il n’y avait pas la moindre imperfection dans cette peinture ! Et cela me rendait étrangement nerveuse. Pourquoi étais-je ici ? Est-ce que c’était chez moi ? Non. Cette pièce m’était totalement étrangère. Et puis j’étais sûre que si c’était chez moi, il y aurait eue plus de couleurs. Au moins quelque chose d’un peu plus joyeux !

Détournant mes yeux des murs, je me rendis compte qu’au centre de la pièce se trouvait une table et deux chaises, dont l’une d’elle était occupé par un jeune garçon, portant une casquette. Depuis combien de temps était-il là ? Calmement, il tournait les pages d’un petit calepin, sans bruit, ni commentaire. Pendant quelques secondes, je l’observais, indécise. Il n’avait pas l’air méchant, aussi restais-je un moment simplement debout, à l’observer, sans trop savoir quoi dire ou faire. Puis, au bout d’un moment, le garçon finit par relever la tête, me souriant, avant de me faire signe de m’asseoir sur la chaise vite. J’hésitais un instant avant de finalement m’exécuter.

-Excusez moi… Mais où suis-je ? demandais-je doucement.

-Tu es dans l’entre-monde, répondit simplement le jeune homme, avant de croiser les mains sous son menton. Un lieu, entre la vie et la mort. Je comprends que tu puisses te sentir perdue. Tu viens de passer le pont de l'oubli...

-Le… Quoi ? voulus-je l’interrompre, avant d’écarquiller les yeux de surprise. Je suis morte ?

Mon ton n’avait rien d’agressif, au contraire, j’étais même plutôt surprise ! Voir un peu perplexe. Par réflexe, et sans trop savoir pourquoi, je jetais un regard tout autour de moi, avant de revenir au jeune homme.

-C’est incroyable…. soufflais-je, battant des paupières.

Je ne me sentais pourtant pas morte du tout ! Je respirais, je voyais, je bougeais, c’était très différent de ce que ‘mort’ signifiait chez moi ! Perdue, je fixais le jeune homme, fronçant légèrement les sourcils sous le coup de l’incompréhension.

-Excusez-moi… Mais du coup, vous êtes qui ?

-Je suis Dipper ! répondit le jeune homme, mais je n’arrivais pas à savoir si il était enthousiaste ou légèrement lassé. Je vais t'aider à trouver le chemin de la résurrection. Te sens-tu prête ?

A nouveau, je le fixais, les yeux écarquillés. La… Résurrection ? Sincèrement ? C’était… possible ? Mais…

-On peut ressusciter ? Je crois croyais que c'était réserver à...

De l’index, je pointais le plafond, rentrant légèrement la tête dans les épaules, ce qui fit rire le jeune homme.

-On va dire que certains ont la possibilité d'avoir une seconde chance, répondit-il, jovial. Mais rien n'est gratuit ici. Tu devras aller au bout de tes épreuves.

Le mot ‘épreuves’ tomba dans mon estomac comme une pierre, me rendant à nouveau nerveuse. Ma jambe se mit à légèrement tressauter, mon pied la faisant rebondir.

-Quel genre d'épreuves ? demandais-je, avant de froncer les sourcils, reculant dans mon siège, sur la défensive. Et puis vous êtes qui vous ? Dieu? Le Diable ?

Dipper eut un sourire.

-Tu le découvriras bien assez tôt, dit-il, avant de se pencher pour fouiller dans une mallette, dont je n’avais même pas remarquer la présence.

Il en sortit une boussole, assez petite pour tenir dans une paume, avant de me la tendre.

-Pour l'heure, je peux déjà te dire que tu devras suivre ces aiguilles.

Je pris la boussole, sans comprendre. Suivre ces aiguilles ? Etait-ce une métaphore ? Le fait qu’il me tende réellement une boussole me laissait croire que non, pourtant lorsque je baissais les yeux vers la cadran, je vis que les aiguilles n’étaient pas immobiles. Au contraire, elles tournaient, tranquillement, mais sans s’arrêter. Perplexe, je relevais les yeux vers Dipper, qui semblait ne pas avoir remarquer l’anomalie.

-Euh… Mais les aiguilles… Tournent… ?

-Oui, confirma Dipper. Tu devras être à proximité de la mort pour qu'elle fonctionne.

Cette fois je penchais la tête sur le côté d’incompréhension.

--Proche de... La mort ? Genre... La Mort ou... Un truc mort ? demandais-je, totalement perdue, mais Dipper sembla ignorer ma question.

-Bien, si tu as compris, je vais te poser une série de questions.

Sans m’en rendre compte, je me redressais sur mon siège, posant la boussole sur la table, avant de poser mes mains sur mes cuisses, attentive. Ma jambe ne tressautait plus.

-Bien alors, je sais que puisque tu n'as plus aucun souvenirs de ta vie d'avant, tu n'as peut être pas d'intérêt à revenir à la vie. Mais sache que durant ce voyage, tu auras la possibilité de te remémorer des parts de ton passé. Ma première question sera la suivante: Quelle sera la première chose que tu feras en revenant à la vie ?

Aussitôt, je fronçais les sourcils en l’écoutant. Plus aucun souvenir ? Bien sûr que si, j’avais des souvenirs voyons ! Je me souvenais de.. De… Avant d’être ici, je… Je faisais... J’étais en train de… Malgré moi, ma jambe se remit à bouger, sentant une incroyable incompréhension remplir mon corps. Comment pouvais-je avoir tout oublier ? C’était… Est-ce que c’était un test ? Un effet secondaire de la mort ? Est-ce qu’après avoir revu le filtre des images de sa vie, on en oubliait la moindre image ? Battant des paupières, je me rendis compte que Dipper attendait une réponse de ma part. Rassemblant mes esprits, je tentais de me souvenir de sa question, réfléchissant rapidement.

-Je euh…. Je mangerais quelque chose… ? dis-je, sans vraiment être convaincue de ma réponse.

Sans rien dire, Dipper inscrivit ma réponse dans son carnet. Avais-je bien répondu ? Ou m’étais-je trompé ?

-Bien, dit-il, relevant la tête après avoir finit d’écrire, ensuite. Pour toi, quelle serait la cause de ta mort ?

A nouveau, je mis quelques secondes à répondre, cherchant ma réponse, ma main commençant à jouer avec le tissus de mon pantalon.

-Euh… La vieillesse ? proposais-je.

-Intéressant. Rare sont les personnes qui me font cette proposition, surtout avec votre apparence....

Je déglutis, baissant mes yeux pour observer mes mains. C’est vrai qu’elles ne semblaient pas vieilles, aucune tâche de vieillesse ni aucune ride ne les parcouraient. J’étais morte jeune ? Relevant les yeux, je me mordais la lèvre, gênée. Avais-je mal répondu ?

-Et la dernière question, dit-il, relevant à nouveau la tête après avoir inscrit ma réponse. Es-tu prête à tout pour ressusciter ? Même si tu dois en faire souffrir d'autres ?

Cette fois, je n’eus pas à réfléchir pour donner ma réponse.

-Quoi ? Non ! Mais… Non ! Bien sûr que non !

-D’accord, répondit-il simplement, notant une fois de plus ma réponse. As-tu des questions ? ajouta-t-il, relevant les yeux vers moi.

-Je vais devoir faire du mal à quelqu’un ? demandais-je, nerveuse, mes doigts continuant de triturer mon pantalon.

-Je te l'ai dit. Ta boussole doit se trouver à proximité de la mort. Et puis... tu ne seras pas seule à souhaiter la résurrection.

-Q... Quoi ? Je comprends pas. Pourquoi... Qu'est-ce que vous attendez de moi ?! m’exclamais-je, la nervosité cédant du terrain à la panique.

-Moi ?, répliqua-t-il, sans surprise ni colère. Rien. Mais c'est à toi de voir si tu veux la résurrection. Sur ce, conclut-il, en se levant, je te libère.

Me tournant le dos, il avança vers la porte pour sortir, avant de finalement se tourner vers moi une dernière fois.

-Au faite, tu t'appelles Marlène m’indiqua-t-il, c'est toujours plus agréable d'avoir son nom. J'oublie tout le temps de le dire.

Il eu une sorte de moue, comme pour se sermonner, puis il quitta la pièce, la porte se refermant sur lui. Avais-je… réussi ? Echouer ? Est-ce que j’avais bien répondu à ses questions ? Et qu’est-ce que je devais faire maintenant ?!

Elijah *



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________________________________________ Mer 22 Avr 2020 - 18:20

Qui suis-je ? Mais qui es-tu ?
Double Je


Ok, je savais pas où j'étais ni même pourquoi j'étais ici mais clairement, cette pièce disait rien qui vaille. Sans fenêtres et meublée d'une table, de deux chaises et d'un gamin à casquette bleue ? J'étais chez les flics ou quoi ? C'était quoi ce bordel... Pourquoi il me fixait sagement pour me demander de m'asseoir sur le siège d'en face ? Il était beaucoup trop calme pour moi, c'était louche cette histoire. Très louche. Seulement il était le seul type à qui je pouvais parler et peut-être le seul qui avait les réponses à mes questions donc on va la jouer cool pour le moment. C'est qu'un enfant, il doit être tout aussi paumé que moi ou bien sous les ordres de quelqu'un... D'un regard froid qui savait faire respecter - logiquement - je lui demandai clairement :

"T'es qui toi ?"

Le gamin me regarda avec étonnement comme si il était choqué que je lui parle de la sorte. Il a cru que j'allais lui dire bonjour, en plus... Lent à la détente, il esquissa un sourire pour se présenter dans le plus normal des mondes :

"Je suis Dipper, et je vais t'aider à comprendre la situation."

Mais c'est qu'il est plus au courant de la situation que moi ce sale gosse. Sa tenue et sa carrure ne laisse rien présager de menaçant. Il doit même pas savoir ce qu'il fait le pauvre... Il sait pas à qui il a affaire, c'est vachement triste. J'ai presque pitié pour cet enfant. Ok, on reste calme. Avec un peu de chance et si je l'intimide il va tout me balancer à la minute. Tranquille, pas besoin de paniquer devant lui.

"C'est toi qui m'a enfermé ici, gamin ? On est où là ?"

Mon regard disait clairement de répondre à la question et de pas faire d'histoire. J'allais pas avoir de la patience très longtemps.

"Non, je n'ai rien fait. Tu es dans l'entre-monde. Ca veut dire que tu n'es, ni tout à fait mort, ni tout à fait vivant."

Je bloquais sur sa réponse débile, toisant Dipper avec incompréhension. Il se fout de ma gueule, on est tous d'accord là-dessus ? Soit il est trop stupide pour être sensé soit... Soit il me laisse une énigme entre les mains. Ce gosse s'était dit qu'on jouait aux devinettes et que j'allais me contenter de récolter les pièces du puzzle comme ça jusqu'à ce qu'il s'en lasse ?

"T'essaie de me menacer là ? Je m'avançais d'un pas lent et sûr vers lui pour le reluquer de toute ma hauteur. Il allait finir par comprendre qu'il valait mieux pas me chercher longtemps. Je suis pas un joueur, moi. T'as cru que j'allais tranquillement jouer aux devinette avec toi dans cette pièce pourrie ? Tu te fous de moi là ? J'haussais le ton. On est où ?!"

Il a soupiré. Il a. Soupiré.

"Ça ne sert à rien de vous énerver. Et je ne menace personne, vous êtes mort. Vous venez de passer le pont de l'oubli, ce qui explique que vous ne vous souvenez de rien."

Je me mis à sourire mais celui-ci ne présageais rien de bon pour lui. M'abaissant à son niveau sans le quitter d'un regard menaçant, je répondis avec toute la patience qu'il me restait. Heureusement que c'était qu'un gosse, je lui aurais déjà crevé les yeux avec son stylo sinon. Il se serait étouffé au sol avec le pied de la chaise enfoncé dans son gosier.

"Et t'as cru que j'allais gober ça ? On reste calme. Tu crois pas que je l'aurais senti si j'étais mort, petit morveux ? Tu veux savoir ce que c'est la mort, peut-être ? Nan parce que je peux t'organiser une rencontre avec elle si tu réponds pas à mes questions - y a pas de problèmes ! Me fais pas perdre mon temps, je te préviens...

- Je vais te poser une question simple : te souviens-tu de ton nom ?"

Il est hilarant, c'est un cirque.

"Si je me souviens de -"

Oh bordel. C'est quoi mon nom, déjà ? Je m'en souvenais plus. Attends, attends, c'est pas possible ça... J'suis amnésique ? Mon sourire avait disparu - et il y avait de quoi, je me souviens plus de qui j'suis ! Ok, je devais garder mon calme. L'amnésie ça veut pas dire qu'on est mort, ça a pas de rapport et son pont de l'oublie, là, ça veut juste rien dire... Je devais relativiser.

"Ok. Tu marques un point... Me contentais-je d'acquiescer. Mais pourquoi ça signifierait que je suis mort ? Regarde : je suis devant toi, je te parle, je bouge et je suis même sur que je peux te faire du mal si j’en avais envie. Fallait que je trouve un moyen d'obtenir des réponses sans venir à la violence. Dipper ? C’est ça ? Vas-y, Dipper, on va suivre ton petit manège deux secondes avant que je te refasse les côtes. T’as dit que tu m’aiderais à éclaircir la situation, hein ? Ok. Fais-le alors."

Le regard qu'il me lançait me jugeait ouvertement et je bouillonnais intérieurement.

"Bien... Alors comme je te disais, c'est normal que tu n'aies pas l'impression d'être mort. Tu es dans un entre monde, ta mort n'est pas encore définitive. tu as la possibilité, ici, de ressusciter. Et pour cela, tu devras passer des épreuves. Il sortit une boussole de sa mallette pour la poser sur la table. Tu devras la suivre pour trouver des objectifs."

J'observais la boussole sur la table comme la pire blague du monde, tellement qu'elle me faisait pitié, elle m'écœurait. Puis je revenais sur son propriétaire. Il était sérieux-là ? Nan. Nan, il était pas sérieux. J'en étouffais un rire tellement c'était pathétique comme situation. Oh bordel, si on m'avait dit un jour que j'allais vivre ça, je l'aurais pas cru.

"Tu te fous de moi ? C'est ça, ton moyen pour que je revienne à la vie ? Tu vas tester mon sens de l'orientation ? T'as cru que j'avais 6 piges ? Que j'avais envie de jouer avec toi ? Je me redressai, toujours choqué par la débilité du truc. Ok, fallait que je trouve un moyen de sortir d'ici avant que je ne finisse comme lui, c'était clairement la dernière chose que je voulais. Ils sont où tes petits copains là ?"

Mon regard se tourna à nouveau sur lui.

"Tu vas pas me faire croire qu'une mauviette comme toi est seul sur le coup ?"


S'il me répondait oui je l'assommais. Mais en fait, s'il me répondait non, je l'assommerais aussi pour qu'on en finisse. Il m'apportait que dalle.

Il a soupiré à nouveau cet enfoiré.

"Ce n'est pas un test d'orientation, c'est un test tout court. Qui verra si tu es assez digne pour être ressuscité. Tu ne seras pas le seul à vouloir le faire. Et pour que ta boussole fonctionne, il va falloir que tu sois proche de la mort. Il dirigea son regard sur la chaise d'en face. Après, je commence à douter de ta capacité à comprendre ce que je dis."

Oh bordel, c'était la menace de trop - celle qui fallait pas dire. J'allais me le faire, ça y est, ça me saoulait, qu'il aille crever sous terre. Me précipitant sur lui pour lui faire comprendre son erreur, je l'empoignais par le col pour le soulever de sa petite chaise pourrie mais -... Ma poigne n'agrippa son vêtement. Je l'avais raté. Ok, je tentais une seconde fois, puis une troisième avant de comprendre que... Ma main passait à travers lui. J'arrivais pas à le toucher, wesh ! Il était pas là, c'était pas possible autrement ! Mon visage se décomposa et je me reculai de plusieurs pas choqués.

"Bordeeeeeeeeel ! Qu'est-ce que...-"

Mais nan. Mais, BORDEL. J'étais où là ? Je suis tombé où ? C'est les Enfers, en fait, je suis en Enfer, bordel de... - Mais. Mais c'pas possible, je suis taré, faut que j'aille me faire soigner. Non, je peux pas... Je peux pas être... Oh...

"Bordel de merde, je suis mort."


MAIS POURQUOI JE SUIS MORT, DE QUOI MÊME ? Fallait que je frappe un truc, bordel. J'avais prévu que ça soit lui mais il est pas touchable ce fils de -... À bout, je prenais dans mon viseur la chaise qui se trouvait à mes côtés et shoota dedans de toutes mes forces. C'était pas suffisant mais bordel, j'en pouvais plus. Meeeec, je suis mort... Je suis. Mort. Je tenais même plus debout depuis la nouvelle, mon regard s'était perdu sur la table sur laquelle je m'appuyais.

"Ça craint, ça craint, ça craint... BORDEL.


- Bon. Maintenant tu comptes m'écouter ? J'aurais des questions à te poser avant de te laisser ici."

Il était serein, lui. C'est bon, il se savait invincible, des ailes lui ont poussé à ce gosse. Si j'avais pu je l'aurais démembré... Mais j'avais besoin de lui, il était le seul qui avait les réponses à mes questions. J'étais paumé. Mâchant ma propre main tout en faisant les cents pas, clairement je comprenais que je pouvais pas rester comme ça. Je suis mort, bordel.

"Nan... Je reprenais en hochant vivement la tête de droite à gauche. Eh, on m'aura pas 46 fois. Nan, nan, nan... J'ai encore des questions moi. Comment je suis mort ? Qui m'a tué ? Je suis sur que c'est un sale enfoiré qui a pas digéré de me savoir en vie, bordel je vais le buter si je le revois... Faut que je retourne à la vie. Faut je ressuscite, là !"

Le gamin a bien dit que je pouvais ressusciter, non ? Il a dit un truc comme quoi je pouvais revenir en vie, tranquille je fais ce qu'il veut mais faut que je sorte d'ici je vais taper une crise de nerfs sinon. J'ai la haine. Pourquoi on laisse pas plusieurs vies aux gens, pourquoi on les tue et basta, c'est terminé ? C'est qui qui décide ça, d'abord ?

"Tu dois m'aider ! Vas-y, toi tu connais les lieux, aide-moi à trouver la mort ou je sais pas quoi ! Accompagne-moi !

- Bien, tu as déjà répondu à deux de mes questions. Avait tranquillement répondu le scoot tout en prenant des notes pour son foutu formulaire ! Ma troisième sera, es tu prêt à tout pour ressusciter ?

- T'as pas répondu aux miennes, là ! Est-ce que tu vas m'aider ?

- J'ai un jour entendu:" Aide toi et le ciel t'aidera". Ce n'est pas a moi de t'aider, mais à toi. J'ai déjà fait ce que je pouvais. Une fois sortie de cette pièce, seule ta boussole et les autres participants pourront être ton aide. Tes souvenirs seront précieux aussi. Mais sache que tout ce que tu feras aura, un impact."

Il a cru qu'on était camarade de catéchisme l'autre religieux de mes deux ? Bordel ! T'es qui même, Dipper ? Ça sonne faux en plus comme nom, je suis sûr c'est pas son vrai nom, il se trouve un surnom pour pas que je le crame mais qu'il s'inquiète pas quand je retrouve mon corps je découpe le sien. Il veut pas m'aider, je vais pas l'aider non plus dans la vie, il peut me faire confiance. Sale gosse. Il va rentrer chez lui et je vais devoir supporter la présence d'autres crétins morts parce qu'ils sont tombés dans la douche et se sont fracassés le crâne contre le carrelage. Quand tu tiens pas à la vie et que t'y fais pas gaffe, tu vis pas c'est tout !

"T'es vraiment inutile, en fait. Qu'est-ce qui me dit que les autres voudront m'aider ? On veut tous ressusciter, non ? Y a combien de places ? Au point où on en est, autant dire que je passe réservation à un guichet, hein.

- Tu le découvriras, si je te disais déjà tout. Ca ne serait pas drôle.
Dipper haussa les épaules avant de se redresser. Tu t'appelles Elijah au cas où tu te demandais."

Il vient de sous-entendre que ça devait être drôle ? Sortez les pop-corns pendant que vous y êtes, bande de malades. Mon nom craint tout autant que lui en plus, bordel. J'ai même plus envie de débattre, je vais finir ce jeu claqué au sol et je rentre chez moi. Je prenais la boussole pour me diriger vers la porte que je devais apparemment emprunter mais clairement, je comptais pas en rester là avec le gosse. Il allait prendre cher.

"Va te faire foutre. Je vais ressusciter et si je te recroise, je t'envoie à ma place et je prendrais la tienne. Tu verras ce que ça fait d'y être et tu trouveras ça beaucoup moins drôle, je peux te l'assurer."

Ok, c'est bon, il a compris. Au pire, il comprendra quand je reviendrais. Ça me donne une motivation à gagner la partie. Une seconde chance, c'est mieux que rien.


Gavin*



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________________________________________ Jeu 23 Avr 2020 - 20:19

Qui suis-je ? Mais qui es-tu ?
Double Je


Arrivé comme par magie dans une pièce étrange, je ne cessais de jeter des regards à la fois curieux et inquiet sur cette grande pièce vide. Comment avais-je fait pour me retrouver ici ? Quelle était cet étrange endroit dépourvu totalement de la moindre fenêtre ou même de quoique se soit qui aurait ne serait-ce qu’un peu égayé les lieux. Cette salle était comme mon esprit, vide et mystérieuse privée de quoique ce soit qui aurait pu l’aider à s’accrocher au peu de raison qui lui restait. Pourtant, mon regard fini par se poser sur un jeune garçon coiffé d’une casquette. Comprenant soudainement que je pourrais me raccrocher à lui je me rapprochais, hésitant sur mes propos au moment de lui adresser la parole.

"Euh t'es qui toi ? Ta tête me dit rien ?"

J’avouais être un peu déçu par cette réalité. J’espérais que sa vision éveillerait en moins un quelconque sentiment, qu’il s’agisse de joie, de haine ou de peur. Sauf que non rien… je ne ressentais absolument rien ! J’étais agacé et j’avais besoin d’explication. C’est pourquoi j’ajoutais après quelques instants de réflexion.

"Tu peux me dire ce que je fous là exactement ? C'est quoi cette pièce ?"

- Je suis Dipper. Et ici, c'est l'entre-monde. Tu n'es ni tout à fait mort, ni tout à fait vivant. Cette pièce est ici pour t'expliquer le déroulement de ton chemin vers la résurrection.

Je restais un moment impassible ne sachant pas vraiment si je devais prêter foi à ses propos. Finalement, j’adoptais la seule attitude qui me semblait être la bonne devant le ramassis de conneries qu’il ne cessait de débiter. J’éclatais alors d’un rire tonitruant et lui en donnais par la suite l’explication.

"OK j'y suis vous êtes en train de me faire une blague c'est ça ? C'est quelqu'un qui vous a embauché pour me faire votre numéro de claquettes ?"

Puis reprenant un air sérieux, j’étais bien décidé à lui faire comprendre que ce genre de plaisanteries allaient très vite me gaver. Tout en lui parlant, je recherchais une porte à proximité

« Bon merci c'était bien marrant mais là vous allez juste m'expliquer comment on sort d'ici. Je suis sûr que j'ai des tas de choses à faire plus importante que de perdre mon temps avec vous."

Le petit garçon assis ne semblait guère gouter à mon sens de l’humour. Il rajouta alors agacé per mon comportement.

« Tu es mort. Tu n'as rien de plus important. En sortant d'ici, tu devras faire des épreuves qui te mèneront à la résurrection. Seulement, tu ne seras pas le seul à la vouloir. Comptes-tu te battre, quitte à faire souffrir les autres pour cette résurrection ? »

Décidemment, on ne pouvait pas dire que le tact et la diplomatie étaient des valeurs très prisées dans le monde de la mort. J’imaginais que de l’autre côté, les personnes qui m’avaient retrouvées mort devaient se ronger les sangs à l’idée de devoir annoncer la triste vérité à mes proches. Mais ici la langue de bois semblait être des valeurs terriblement surfaites. Pourtant, j’avais besoin moi qu’on prenne le temps de m’expliquer ce qui m’arrivait. Il s’agissait quand même de ma propre mort, bordel !

« Attendez, vous voulez dire que je suis mort ? Mais genre vraiment mort ? Comment est-ce possible que je ne me souvienne de rien ? Je m'y attendais pas... j'ai été assassiné ou je suis mort dans un accident ? Vous devriez le savoir non ?"

Terriblement nerveux, je me rapprochais alors de lui, me sentant prêt à lui faire cracher le morceau si nécessaire. J’avais besoin de réponses et j’était persuadé que lui il en avait.

"Et c'est vrai toutes ces conneries qu'on nous bassinent sur le purgatoire ? Et vous vous êtes quoi exactement... le videur de la boîte ? L'assistant de St-Pierre ?"

Hésitant à le saisir par le col et le secouer jusqu’à ce que je puisse obtenir mes réponses, mais bon frapper un gamin était une mesure un peu trop extrême. Ma mémoire semblait avoir été complètement effacé mais cela ne me priverait pas d’un semblant de bonne conduite. Je me dirigeais alors de l’autre côté de la table pour m’asseoir tout en tentant de rassembler mes esprits. J’en profitais alors pour me rappeler de quelques mots qu’il avait prononcé. Se battre ? Epreuve ? Résurrection ? Mais qu’est-ce que tout cela pouvait bien signifier ?

"Pourquoi ? Pourquoi est-ce que vous faites ça ? Il y a trop de gens dans le monde des morts et vous essayer de liquider le surplus de population ?"

J’avais lancé cette remarque d’une manière terriblement ironique. C’était apparemment un moyen de défense qu’il me semblait naturel d’adopter en une telle circonstance. Pourquoi me voulait-on en vie ? Pourquoi s’amuser à demander à une bande de gens décédé de passer des épreuves pour survivre ? Est-ce que je ne serais pas terriblement déçu une fois revenu dans ma vie d’avant ?

"J'en sais rien ouais peut-être que ma vie vaut la peine d'être vécue. J'ai pas encore envie de creuver en tout cas ! »

Je me mis à ricaner, songeant une fois de plus au ridicule de cette situation.

« Vous êtes de gros tordus... vous faites ça parce que vous vous faites tellement chier au purgatoire que vous devez trouver un moyen d’animer vos journées ? Vous vous êtes dit prenons un groupe de gens décédé au hasard et laissons-le s'entretuer pour avoir le droit de survivre ? Parce que c'est ça la fin de l'histoire, non ? Il y en aura qu'un qui aura le droit eu jackpot ?"


Après tout, n’avait-il pas évoquer le fait de se battre ? N’avait-il pas dit que je devais me sentir prêt à faire du mal à des gens pour sauver ma propre peau ? Le garçon secoua alors la tête en un signe négatif.

« Non, vous pouvez être plusieurs à revenir à la vie. C'est à toi de savoir si tes choix sont les bons ou non. Je suis seulement ici pour te donner une seconde chance, c'est à toi de voir si tu la prends ou pas. Le fait que tu n'aies aucun souvenir est normal. Comme chaque personne après l'acte de la mort, tu dois passer le pont de l'oubli, et laisser tes souvenirs en dehors de ça. »

Il se tut quelques instants et prit un carnet où il nota quelques trucs. Si j’avais pu je lui aurais fait bouffer son carnet. Qu’est-ce qu’il pouvait écrire sur moi de si passionnant ? Pourquoi perdre son temps à prendre des notes ?

"Vous me demandiez si j'étais prêt à faire souffrir les autres ? Je vous répondrais que ça dépend ce ce qu'on va devoir traverser comme épreuves. Mais je m'en prendrais certainement pas à mes camarades si on est tous dans la même galère."

Après tout l’union faisait la force et j’étais persuadé que nous pourrions chacun profiter des talents cachés des autres, le tout était de savoir comment nous allions faire ? Mais c’est une question qui pourrait se résoudre au moment où nous trouverions les uns en face des autres.

« Et puis, c'est à toi de me dire, comment penses-tu être mort ? »

"J'en sais rien de comment je suis mort ! Comme je vous l'ai dit c'était sûrement une mort violente à laquelle j'étais pas préparé. Sinon je serais sûrement vachement plus serein qu'en ce moment ! Et puis si le principe c'est qu'il faut passer votre fameux pont pour nous en souvenir... j'imagine que je pourrais réellement vous répondre qu'au prochain épisode ! J'aime pas spécialement les spoilers"

Il était quand même marrant ce bonhomme. Le principe de base de ma présence en ces lieux c’était bien que je n’avais aucun souvenir non ? Comment aurais-je pu savoir ce qui m’avait conduit jusqu’ici ?

« Non, je me suis mal fait comprendre. Le pont de l'oublie te sert à oublier tes souvenirs. Ici, tu les retrouveras d'une autre manière... Ma dernière question sera: quelle sera la première chose que tu feras en revenant à la vie ? »

"J'en sais fichtre rien. Je sais même pas qui j'étais avant de venir ici. J'essayerais sans doute de retrouver mes proches ma famille !"

Puis, songeant au ridicule de cette situation, je ne pus m’empêcher d’ajouter tout en ricanant.

"Et peut être bien que j'écrirais un bouquin sur mes aventures ici. Pour rendre cette vraiment productive !"

Finissant de marquer les réponses à ses satanées questions sans son carnet, il fouilla dans une mallette posée à côté de lui. Il en sortit alors un petit objet que je finissais par identifier comme étant une boussole. Tout que tout comme les personnes venant de ce monde pourris, elle semblait avoir complètement perdu le Nord. Tout en regardant la boussole, j’écoutais les propos du gamin.

« Tu devras suivre cette boussole pour accomplir tes épreuves. Pour qu'elle fonctionne. La mort doit être à proximité. Tu as des questions ? »


Des questions ? Ouais j’en avais pas mal à vrai dire comme qu’est-ce que je foutais dans ce monde ? Comment je m’étais retrouvé ici ?

"Euh ouais... ce sera quoi comme genre d'épreuves ? Qu'est ce qui se passe si on arrive pas à les passer ? On restera bloqué dans cette pièce à tout jamais ? et puis vous avez dit "la mort ? Qu'est-ce que cela veut dire... vous parlez de l'entité de la mort ?"

" Malheureusement, je ne peux pas répondre à ces questions. Ce sera à toi de de découvrir tout ça. Mais rassure-toi, tu vas sortir de cette pièce. La seule chose que je peux te dire, c'est ton nom. Tu t'appelles Gavin."


Gavin c’était donc mon nom d’âme errante ? Ou est-ce que je l’avais porté depuis toujours ? Comment le savoir tout était embrouillé dans ma tête. La seule chose dont j’avais conscience c’est que mes questions ne trouveraient certainement pas de réponses auprès de ce type complètement tordu. Il n’était même pas foutu de répondre à mes questions lorsque j’en avais !

" Bon courage."

J’avais entendu cette phrase sans vraiment y prêter attention car à cet instant il semblait évident que le bonhomme à la casquette n’était pas forcément aussi généreux et altruiste qu’il voulait bien le prétendre. Je restais donc impassible à regarder ma boussole continuer de s’affoler. J’entendis alors une porte s’ouvrir enfin, mon aventure allait pouvoir commencer.

Marlène*



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________________________________________ Ven 24 Avr 2020 - 17:04

Qui suis-je ? Mais qui es-tu ?
Double Je



Je ne sais combien de temps je restais ainsi, assise sur ma chaise, fixant la porte par laquelle le garçon était sorti. Allait-il revenir ? Annoncer le résultat de mon test ? Me dire que j’avais réussi… ou bien échouer ? Nerveusement, je continuais à tirer sur le tissus de mon pantalon, me retenant de faire valser ma jambe dans un rythme saccadé, me mordillant la lèvre de temps en temps. Au bout d’un moment, je finis par lever les yeux, cherchant la présence de caméra, ou de quoi que ce soit d’ailleurs, mais je ne vis rien, si ce n’est du gris, partout. Je restais encore un moment assise, avant de finalement me lever, m’attendant à tout moment à entendre une voix me disant de me rasseoir. Mais non. Rien ne m’interrompit. Rien ne m’empêcha de me diriger vers la porte, que je parvins à ouvrir, à mon grand étonnement. Je pensais sincèrement la trouver verrouillée. Timidement, je l’ouvris, craignant de la faire grincer. Avais-je le droit de l’ouvrir ? De sortir de cette pièce ? Lentement, je passais ma tête par l’embrasure de la porte, regardant à droite, puis à gauche. Mais il n’y avait personne. C’était un bête couloir, aussi gris et impersonnel que la pièce que je venais de quitter.

-Mais... murmurai-je, pour moi même. Monsieur Dipper ? lançais-je, plus fort, regardant de chaque côté du couloir.

Mais personne ne me répondit, et je ne vis personne apparaître. C’était comme si j’étais seule, absolument seule. Comme si Dipper lui-même n’avait jamais existé. Mon index se mit à tapoter ma cuisse sans que je ne le remarque, me sentant étrangement vulnérable tout à coup. Doucement, je sortis de la pièce, regardant à nouveau de chaque côté, et mon regard fut attiré par un petit bac, à peine plus grand que mes deux mains côte à côté, posé à ma droite. Fronçant les sourcils, je m’approchais, me penchant pour en observer le contenu. Un petit pochon, dans un tissu beige, et un couteau, au manche étrangement gravé. Je fronçais les sourcils. Je n’avais jamais vu ces objets auparavant, mais je ressentis aussitôt une familiarité…. Bizarre. Comme si je connaissais ces objets, quand bien même je ne les avais jamais vu. Mes doigts retracèrent les signes étranges qui parcouraient le manche du couteau, l’observant longuement, en tentant de les déchiffrer. Etait-ce à moi ? Cet objet m’appartenait-il ? Le reposant, je pris cette fois-ci le petit pochon, dont je desserrais le cordon.

Aussitôt, une bouffée d’odeur m’envahit les sens. Je reconnaissais le romarin, la sauge, et la rose, mêlé à une multitude d’autres odeurs herbacés ou florales. Le mélange me parut bizarre, sans que je sache pourquoi, et j’ouvris un peu plus le sac pour observer des fleurs et autres plantes séchées, mélangées entre elles. A nouveau, je fronçais les sourcils, surprise et perplexe. Qu’est-ce que c’était que…. Ça ? A quoi est-ce que ça pouvait bien servir ? Aucune idée. Par contre, je constatais que sur le tissus, un symbole similaire à ceux se trouvant sur le couteau avait été brodé. Ces deux objets appartenaient donc à la même personne, et c’était probablement moi. Relevant la tête, je cherchais à nouveau un signe de ce garçon.

-Monsieur Dipper ? Est-ce que… Ces objets sont à moi ? Je peux les prendre ?

Il n’y eue aucune réponse. Après quelques secondes, je finis par les prendre, nouant l’un des cordons autour de ma ceinture, et l’autre autour du manche du couteau. Ce n’était pas idéal, mais le couteau était un peu trop grand pour pouvoir être glisser dans l’une de mes poches, et je ne comptais pas l’avoir à la main en permanence. Me retournant, je constatais que rien n’avait changer, le couloir étant toujours aussi désespéramment gris et vide, à l’exception d’une porte, un peu plus à gauche. Silencieusement, je m’en approchais, hésitante, avant de finalement coller mon oreille contre le… Bois ? Métal ? Aucune idée. C’était juste froid. Et terriblement silencieux. Je ne sais pas pourquoi mais cela me déçu et m’angoissa à la fois. J’avais espéré entendre des voix, une conversation, n’importe quoi me prouvant que je n’étais pas seule. Me redressant, je me mordis la lèvre, observant la poignée, avant de la saisir pour la tourner lentement.

J’entrouvris la porte, de quelques centimètres, juste assez pour voir quelque chose. Mais tout ce que je vis, ce fut un ciel orange. A nouveau, la nervosité m’envahit, et je reculais, cherchant frénétiquement un signe de la présence de ce fichu garçon.

-Monsieur Dipper ? appelais-je encore.

Pas plus de réponse cette fois. Cependant, je ressentis une étrange angoisse me nouer le ventre. J’avais l’impression que le couloir… Se refermait. Comme si les murs se rapprochaient, menaçant de m’écraser si je ne quittais pas cet endroit. Je sentis un frisson me parcourir l’échine et je me précipitais à l’extérieur, la porte claquant dans mon dos. Je reculais de plusieurs pas, avant de me figer, me tournant lentement pour observer ce qui m’entourait, ma bouche s’entrouvrant de surprise. Tout était en ruine. Des gravas de pierre jonchaient la route de terre sur laquelle je me trouvais. Mais ce n’était pas des ruines anciennes, couvertes d’herbes et de poussières, non, c’était des ruines récentes. La suie voletait encore dans l’air, et j’eus l’impression de sentir une odeur de fumée dans l’air. Partout, je ne voyais que des amas de bois noir et calciné, des pierres brisés, du béton effrité. Puis, au bout de quelques secondes, je compris. Il ne s’agissait pas d’amas tombés au hasard : c’était des maisons. Des maisons détruites.

Aussitôt, je sentis mon ventre se tordre, l’angoisse se répandant en moi. Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Où était passé tout le monde ? Hébétée, j’avançais sans m’en rendre compte, fascinée et terrifiée par ce qui m’entourait. Plus rien, ni bâtiment, ni autre, ne semblait tenir debout. Tout avait été détruit, ravagé, brûlé. Et le silence… C’était un silence lourd et tendu, où quelques chutes de graviers osaient à peine se faire entendre. Je marchais quelques minutes, sans savoir ni vers où ni pourquoi, observant les maisons effondrées qui bordaient chaque côté de la route. Parfois, j’aperçevais des objets, à moitié brûlé ou couvert de suie. Mon coeur se sera lorsque je vis une petite poupée, avachie entre les braises. Sa robe violet pâle était la seule couleur que j’avais pu voir depuis mon arrivée dans ce champs de bataille.

-Fais chier!

La voix claqua dans le silence, me faisant sursauter. C’était une voix d’homme, en colère. J’entendis des bruits précipités, comme quelqu’un en train de courir, quelque part sur ma droite, vite rejoins par d’autres bruits de pas précipités. Et brusquement, deux hommes apparurent, à quelques pas de moi. L’un tomba sur le sol, roulant sur le dos pour se remettre debout en titubant. L’autre homme s’approcha, lui donnant un coup de poing dans le ventre, le renvoyant au sol.

-Tu pensais vraiment t'échapper ?! hurla-t-il, écumant de rage. Après ce que tu m'as fait ?!

-Tu méritais amplement ton sort !

-Je vais t'apprendre à te moquer de moi ! Ta mort sera définitive !

-Sauf si je te fais disparaître avant ! répliqua-t-il, passant une main dans son dos avant de pointer un pistolet vers l’autre.

Le premier coup de feu me glaça, mon corps entier se mettant à trembler. Le deuxième homme l’esquiva de justesse, balançant son poing dans le visage de l’autre, avant de sortir un revolver à son tour.

-Arrêtez ! m’entendis-je crier, alors même que je cherchais du regard un endroit pour me protéger.

Mais aucun des deux hommes ne sembla m’entendre, chacun frappant ou tirant sur l’autre. L’un d’eux fut toucher au bras, et la vue du sang me fit perdre mon sang froid.

-Au secours ! me mis-je à hurler. A l’aide ! Je vous en prie ! Quelqu’un ! A l’aide !!

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________________________________________ Sam 25 Avr 2020 - 20:25

“Unlike a drop of water which loses its identity when it joins the ocean, man does not lose his being in the society in which he lives. Man’s life is independent. He is born not for the development of the society alone, but for the development of his self.”-B. R. Ambedkar
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Je me trouvais toujours face à la porte, avec une seule idée en tête : défoncer ce fameux Dipper. Mais, pour le moment, il était parti. Il fallait absolument que je sorte d'ici. Je pris une grande inspiration et ouvrit la porte. A peine la porte passée que je remarquais que la salle ressemblait étrangement à celle d'avant. Un long couloir vide se tenait devant moi. Vraiment rien de rassurant. A ma droite, je vis la présence d'un petit bac avec à l'intérieur deux objets des plus étranges. Je haussais un sourcil. Une fourche et un chapeau melon ? Sérieusement ? Si je devais passer des épreuves comme le bienveillant Dipper me l'avait annoncé, ce n'était pas un chapeau melon qui allait m'aider. Une fourche n'était pas la meilleure arme à laquelle j'aurais pu pensé mais, je lui trouverais bien une utilité. Je mis le chapeau melon sur ma tête, pensant que s'ils étaient là c'était bien pour que quelqu'un les prenne non ? J'attrapais la fourche de ma main droite et me retourna. Les objets me semblaient étrangement familiers, mais pourtant je n'arrivais pas à mettre un quelconque souvenir dessus. Sûrement à cause du pont de l'oubli. Cette pensée me fit sourire. Il fallait être complètement cinglé pour croire une chose pareille. C'est à ce moment là que je remarquais la présence d'une seconde porte. Je haussais les épaules et me dirigea jusqu'à elle pour l'ouvrir. Ce n'était pas comme si j'avais beaucoup d'autres choix de toute façon.

Le décor changea brusquement quand j'ai passé la porte. Je me trouvais maintenant face à un ciel orangé. J'aurais pensé apprécier ce changement de décor, voir quelque d'autre que du vide, mais l'atmosphère semblait lourde et étrange. Devant moi se trouvait ce qui semblait être un village auparavant. Mais, celui-ci était complètement détruit. A y regarder de plus près, ce n'était pas la vieillesse ou encore l'abandon qui l'avait laissé dans un état pareil. Non. La guerre avait forcément quelque chose à voir là dedans. En énonçant cette évidence dans ma tête, l'ambiance sembla encore un peu s'alourdir. Mon odorat sembla s'activer de nouveau puisque je sentis l'odeur peu rassurante de poudre à canon. En avançant, je vis à mes pieds une poupée, au sol, qui semblait avoir été abandonnée. Sûrement une petite fille qui avait fui les personnes qui les attaquaient. Ou peut-être même qu'elle était morte. Cela ne me faisait ni chaud ni froid. Ce n'était pas la mort d'une inconnue, peu importe son âge, qui me ferait de la peine. Je ramassais la poupée et continua à avancer, tout en réfléchissant. La poupée était peut-être un piège ? Ou un indice sur ma vie passée ? C'était probablement Dipper qui avait dû la poser là pour que je la trouve. Mais que voulait-il que je fasse avec ? Je m'arrêtais, regardant avec attention la poupée, et la collant même contre mon oreille à la recherche d'un quelconque bruit. Rien du tout. Tant pis, il fallait que je sois certain. Je pris la poupée dans les deux mains, lâchant la fourche quelques secondes et la déchiqueta. A ma grande surprise, il n'y avait rien à l'intérieur, seulement du côté. Énervé, je jetais de nouveau la poupée sur le sol et ramassa la fourche. La ville détruite me donnera sûrement plus d'indices.

En m’enfonçant dans ce qui était anciennement un village, je pus voir avec plus d'attention les maisons détruites. La plupart n'avaient même plus de toit. Les mus étaient à moitié défoncés. presque plus de portes, et les fenêtres n'en parlons pas. La seule végétation que l'on pouvait voir était des mauvaises herbes qui avaient eut beaucoup de temps pour pousser puisque personne n'était là pour entretenir le village. Tout semblait abandonné. La végétation avait aussi fini par monter dans les anciennes maisons. C'est alors que des éclats de voix me sortirent de mes pensées. Des gens ? Si c'était encore Dipper, je vous jure que j'allais le massacrer. Je n'entendais pas bien la conversation, mais il me semblait que le ton employé ressemblait à celui d'une dispute. Peut-être était-ce les autres participants qui s'étaient déjà retrouvés ? Ce qui voulait dire déjà une engueulade. Tant mieux, ça me ferait moins à en tuer moi-même. Je m'approchais de l'origine des éclats de voix, sans aucune discrétion, rien, prêt à impressionner les autres. Mais je pus assister à une scène très intéressante.

-Tu pensais vraiment t'échapper ?! hurla-t-il, écumant de rage. Après ce que tu m'as fait ?!

-Tu méritais amplement ton sort !

-Je vais t'apprendre à te moquer de moi ! Ta mort sera définitive !

-Sauf si je te fais disparaître avant ! répliqua-t-il, passant une main dans son dos avant de pointer un pistolet vers l’autre.

Il y eut un premier coup de feu, que l'autre homme esquiva. Dommage. Puis la voix d'une femme, les suppliant d'arrêter. L'un des hommes se retourna en l'entendant et l'autre en profita pour lui tirer dessus une balle qu'il ne put pas éviter Dans un dernier réflexe, il tira sur son ennemi et les deux moururent. C'est alors qu'au lieu que leurs cadavres inanimés tombent au sol, ils disparurent sous mes yeux ébahis. Quand mon mourrait dans "l'entre-monde" on disparaissait ? Heureusement que cela ne m'arriverait jamais alors. Au moins, ça faisait deux de moins. La voix de la femme résonna à nouveau, appelant à l'aide. Je la vis au loin, elle avait l'air apeurée. Tant mieux, ça faisait d'elle une cible facile. Je m'approchais d'elle, méfiant. Si c'était l'une des participantes, une qui voulait aussi ressusciter, je devais m'en débarrasser au plus vite.

-T'es qui toi ?

La femme releva la tête, toute tremblante et me regarda un peu perdu. Qu'est ce qu'elle avait l'air faible, j'avais envie de la secouer. Sérieusement, être autant effrayée par la mort de deux inconnus ?

-Quoi ? Je... Je m'appelle... Marlène... Et toi ?

-Ça te regarde pas. Tu fous quoi ici ? C'est Dipper qui t'as envoyé ?

-Tu connais Dipper ? Il t'a envoyé ici aussi ? Il m'a dit... Qu'il y aurait des épreuves ! Pour...

Elle s'arrêta soudainement de parler, sûrement beaucoup trop méfiante pour continuer. Elle avait raison de l'être. Surtout compte tenu du fait que je voulais la tuer. Et ce définitivement. De plus, on ne savait pas si on devait travailler ensemble ou en compétition là résidait tout le problème. Je ne prenais pas forcément plaisir à faire mal aux autres, mais je serais prêt à tout pour récupérer ma vie passée. Peu importe qu'elle soit misérable ou formidable. Je ne méritais pas de mourir. Je levais ma fourche et mit les pointes à quelques centimètres du visage de Marlène.

-Ressusciter ? Oui je suis au courant. L'épreuve c'est peut-être de voir comment je vais t'écraser ?

-Mais, mais... Mais non ! Mais... Je ne t'ai rien fais ! dit-elle en écarquillant les yeux. Je la vis commencer à reculer. Non, ma petite, tu ne m'échapperas pas.

-Pas encore. Donne moi une seule bonne raison de ne pas te tuer là, tout de suite. Au moins, je serai certain que je pourrais ressusciter.

Marlène continuer de reculer, ce à quoi je répondis en continuant à avancer, pour garder la fourche près de son visage. J'eus un petit sourire sadique. Il fallait qu'elle se sente en danger, qu'elle soit effrayée. Elle avait l'air complètement déboussolée par la violence dont je faisais preuve. Tant mieux, là était le but. Elle devait connaître son ennemi, savoir qu'il était capable de tout et n'importe quoi. Elle regarda tout autour d'elle, sûrement à la recherche de quelque chose ou quelqu'un qui pourrait l'aider. Non, on n'était que tous les deux.

-Mais je... Je n'ai rien fais de mal ! Elle continua à reculer. Je t'en prie...

Sur ces mots, elle prit une poignée d'herbes dans son pochon qu'elle me jeta dans les yeux. Complètement aveuglé pendant quelques secondes, elle en profita pour mettre un coup de pied dans la fourche qui se leva, lui permettant de s'échapper. En m'essuyant les yeux, je la vis courir au loin. Je fronçais les sourcils avant de commencer à courir à sa poursuite.

-Reviens ici sale garce !


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________________________________________ Lun 27 Avr 2020 - 0:51

Qui suis-je ? Mais qui es-tu ?
Double Je



J'ouvris la porte à la volé, prête à ce qui m'attendrait hors de ces murs. Enfin lorsque je disais prête, j'espérais ne pas tomber sur n'importe quoi. Je me savais déjà morte, je ne voyais pas vraiment ce qu'il pouvait m'arriver de pire ici. Rater la résurrection, sans doute. 

Devant moi, se découvrait désormais un long couloir, tout aussi sombre et peu accueillant que la pièce où je me situais avant. Seul, un petit baque semblait m'attendre, sagement. A l'intérieur, se trouvait une photo, et un mouchoir en tissu. J'essayais de détailler cette photo, constatant avec désillusion, qu'elle ne serait pas l'élément qui me donnerait un indice sur ma vie passée. J'avais l'air, certes entourées sur cette photo, mais en dehors du mien, les autres visages étaient simplement noirs, comme s'ils avaient été effacé. La photo donnait l'impression qu'elle datait, elle était chiffonnée, en noir et blanc. Nos tenues, contrairement à celle d'ici, étaient élégante, digne de soirée. Je glissais la photo, dans l'une des mes poches, elle ne me donnerait pas plus d'indications, aucune date, ou lieu n'était inscrit sur son dos. J'espère pouvoir me souvenir à un moment d'où elle provenait. 

Je m'attardais cette fois-ci sur le mouchoir en tissu. Il portait un léger parfum qui me semblait familier, une touche de féminité s'en élevé. Sans doute, quelque chose que j'avais pu porter dans ma vie précédente. Dessus, était brodé un K suivi d'un M en fil doré. Le travail était délicat, et raffiné, digne d'une grande broderie sans doute. Mais là encore, aucun souvenir ne me revînt. Il allait donc rejoindre ma photographie. 

J'avançais dans le couloir, et saisit la clenche. Etais-je en train de faire le bon choix ? Qu'allait-il m'attendre dehors ? La compétition serait-elle rude ? Quels enjeux allais-je trouver ? Je repris en main ma boussole, dont l'aiguille n'arrêtait toujours pas  de tourner. Où devrais-je aller ? 

De toute manière, il était trop tard pour reculer, je n'avais plus le choix, je devais sortir. Abaissant la clenche, je sortis déterminée. Dehors, l'air était lourd et le ciel, d'une teinte orangée. Je ne me souvenais pas de ma vie d'avant, mais une chose était sûr, je n'avais jamais vu un tel ciel. Comme s'il était sur le point de me tomber dessus. Je frissonna, à la sensation désagréable qui se détachait de l'atmosphère, je n'avais pourtant pas l'impression qu'il fasse si chaud que ça. 

Explorant les environs, je tombais nez-à-nez avec un village abandonné. Peut être, n'était ce pas vraiment le terme. Il ne semblait pas vraiment avoir été laissé ici par choix, mais plutôt, comme si les personnes y vivant avaient dû fuir. Certaines fumées s'échappait encore des maisons, et l'odeur de poudre, emplissait grandement mes narines. 

Longeant les rues déserte  de la ville fantôme, je trouvai bientôt une poupée en chiffon, sans doute perdu par sa maîtresse. La saisissant, je l'observais avec une certaine nostalgie, qu'avait-il bien pu arriver à cette enfant, dont appartenait cette adorable chose ? Le drame qui avait dû se passer ici était terrible. Je sentais monter des larmes en moi, en tentant d'imaginer la scène. Etait-je réellement dans un monde mort ? Comment pouvais-je me retrouver dans une village, terrassé par la guerre, alors qu'il s'agissait normalement du pêché des hommes ? Avaient-ils tenter de reproduire un décor similaire au notre ? Etait-ce les enfers ? Ou alors un indice lié à notre passé ? 

J'avais encore tellement de question, et ce jeune Dipper avait déjà disparu. Il m'avait semblé pourtant fort sympathique, certes, il manquait de tact, mais c'était toujours rassurant de voir quelqu'un pour nous guider. Même à minima. 

Au loin, se mit à retentir des coups de feu. Je relevais vivement la tête, qu'était ce ? Il y avait donc bien d'autres personnes ici ? Mais devais-je réellement m'approcher ? Si je n'étais pas réellement morte, et que j'avais simplement vécu un lavage de cerveau, ces coups de feu n'étaient pas bon signe n'est ce pas ? Mais, peut être était-ce aussi un appel à l'aide ? Un signal ? Je devais en savoir plus. 

Courant en direction des coups de fusils qui se répétaient, je tombai vite dans une impasse. Mince, suivre les bruits, ce n'était pas vraiment comme ça que je l'avais prévu. Malheureusement pour moi, ou heureusement pour les personnes concernaient, les coups cessèrent rapidement, me perdant cette fois-ci totalement. Comment allais-je pouvoir découvrir ce qu'il se passait ? Et si je pouvais rencontrer des gens ? 

Par chance, mon questionnement se changea instantanément lorsque je découvris une femme, noire, courir dans ma direction. Nous retrouvant désormais face à face, la femme ouvrit de grands yeux, semblant prise de panique en me découvrant. Croyait-elle que je comptais l'attaquer ? Je ne voyais pas comment, avec une photo et un mouchoir en tissu.

- Euh...vous allez bien ? Tentais-je, en signe d’amicalement. 

Reculant de quelques pas, l'inconnue jeta des regards derrière elle, s'assurant de ne pas avoir été suivi. 

- Il y a... un homme... il a essayé de me... Essaya-t-elle d'expliquer, entre deux essoufflements. 
- De vous ? Vous voulez vous reposer un instant ? Vous n'avez pas l'air bien. 
- De m'attaquer avec sa fourche ! Il a dit...il a dit qu'il allait m'écraser ! Enchaîna-t-elle, soulagée de sa rencontre. 

J'écarquillais les yeux à cette révélation. Cette phrase était digne d'un roman d'horreur. Ecraser quelqu'un n'était pas vraiment courant comme pratique. Cet homme ne devait pas avoir toute sa tête. J'étais bien chanceuse de ne pas être tombée sur lui alors. 

- Vraiment ? Nous devrions nous mettre à l'abris alors...

Je me stoppais un instant, qu'est ce qui ne me faisait pas croire qu'elle était une ennemie ? Elle pouvait très bien suivre un stratagème. Je ne sais pas si j'avais toujours fait facilement confiance aux gens, mais cela pourrait bien me perdre définitivement dans cette aventure. 

- Mais... en quoi puis-je vous faire confiance ? 
- Mais je... je n'en sais rien ! Comment voulais vous que je prouve ça ? Demanda-t-elle décontenancé par ma propre question. 

Soit, j'avais sans doute légèrement abusé de la situation. Il était fortement possible qu'elle ne puisse pas me prouver quoi que ce soit, surtout que nous ne nous connaissions nullement. Et puis, son visage inspirait la vérité et la sympathie. Je ne devrais sans doute pas m'en méfier. J'avais bien assez de questions en tête sans m'en rajouter en plus. 

- C'est une bonne question. Mais, je vous avoue que j'aurais peur de me faire tuer aussi. Enfin, ne nous attardons pas ici, je n'aurais pas envie de finir embrochée ! 

Avais-je tenté une plaisanterie dans cette situation ? Oui. L'inconnue hocha la tête à ma proposition et me suivie dans la maison pratiquement entière que j'avais trouvé la plus proche. Quitte à devoir se cacher, valait mieux une demeure qui tienne la route. Barricadant la porte en essayant de paraître discrète, je me mis à jeter un coup d'oeil à la fenêtre, entendant des pas se rapprocher. 

Un homme, noir lui aussi, passa devant la maison, comme s'il cherchait quelque chose de précis. Sûrement celle qui était avec moi d'ailleurs. Je l'entendis jurer dans sa barbe et continuer ses recherches. Etaient-ils réellement ennemi ? J'aurais pu les prendre pour des frères et soeurs. 

Ce ne fut seulement lorsqu'il fut éloigné, que nous relâchâmes notre souffle. Je tendis une main en signe d'amitié en direction de la jeune femme. 

- Je suis Kara, enfin je crois. J'ai l'impression que tu es dans une belle galère. 
- Ouf ! Merci ! Merci infiniment !  Déclara-t-elle en me serrant la main à son tour. Avec un certain enthousiasme déplacé. Marlène, enfin, je crois aussi. Merci de m'avoir aidé ! 
- De rien. Alors, tu es aussi ici pour revivre ? Demandais-je, sans aucun tact. 
- Vous aussi, vous avez rencontré Monsieur Dipper ? J'avoue que je n'ai pas tout compris à cette histoire de résurrection, pour moi, c'était pas pour le communs des mortels...
- Il est vrai que son histoire est étrange. Mais je l'ai trouvé amusant. Je sais ! On pourrait tenter de résoudre ce mystère ensemble ? Il m'a dit de suivre cette boussole.

Sortant la fameuse de l'une de mes poches, je la montrai à ma nouvelle coéquipière. Quelle fut la surprise, lorsque je découvris que l'aiguille de cette dernière c'était figée ! 

- Tiens, elle ne bouge plus. Indiquais-je. 
- Oh ! Je l'avais presque oublié... Il vous a dit comment elle fonctionnait ? Il a eu l'air d'esquiver ma question - pour ne pas dire l'ignorer totalement...
- Il m'a dit que nous devions être proche de la mort. Je suppose que les morts des coups de feux ont servi à ça. 
- .... J'ai vu deux personnes s'entretuer. Mais leurs corps se sont volatiliser. Vous pensez que le lieu de leur mort pourrait être emprunt de quelque chose qui pourrait faire fonctionner ces machins?
- Je n'ai pas plus de réponse que toi, je suis désolée. Répondis-je en secouant la tête. Je te propose que nous patientons ici. La nuit semble approcher, je n'aurais pas envie de m'exposer à d'autres qui aimeraient nous éliminer. 
- Surtout lui...Je n'ai pas envie de le recroiser. Avez-vous croisé d'autres personnes, à part lui et moi ? 
- Vous êtes la première pour l'instant... nous avons de la chance de nous être rencontré... enfin j'espère. 

Marlène me lança un regard peinait lorsque je prononçai ma dernière réplique. Visiblement blessée que je ne lui fasse pas encore totalement confiance. 







©️ Grey WIND.

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________________________________________ Lun 27 Avr 2020 - 23:08

Qui suis-je ? Mais qui es-tu ?
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Ok, il était parti. Évaporé dans les airs pour... Un je ne sais où. Je me disais que même si je ressuscitais pas, au fond, je pourrais toujours le retrouver et le souiller en Enfer ? Ça me ferait un bon objectif de mort après coup. Évidemment, j'en voulais plus à l'autre ordure qui m'avait conduit ici mais disons que Dipper serait le plan B - si jamais je ne revenais pas d'entre les morts. J'avais pas peur - moi - de la mort. C'était quoi ce truc, après tout ? Un battement de cœur qui t'échappe ? C'était un organe fragile, après tout, on savait tous qu'il y aurait une fin. Ce qui me saoule au fond, c'est pas la fin en elle-même parce que je l'avais accepté - t'as juste pas le choix, en fait. Ce qui me saoule vraiment, c'est comment je suis mort. Jeune et sûrement buté par un sale type des banlieues. Eh, j'avais d'autres choses à faire moi, sur Terre. T'as cru que t'étais qui pour décider de mon destin comme ça ? Ça me tue, vraiment, de savoir que quelqu'un pouvait choisir quand mettre un terme à mon existence quand il le voulait ! J'ai jamais fait ça, m-... Enfin, je sais plus. Mais sûrement que je l'ai jamais fait et si je l'ai fait bah le gars le méritait, c'est tout. Bordel, faut que j'arrête de réfléchir moi.

Sur quoi pouvais-je porter mon attention, de toute façon ? J'avais passé la porte - la seule porte de cette bordel de pièce de dépressif - et je longeais désormais un long couloir tout aussi sombre parce que l'architecte du divin était pas foutu de penser à mettre des fenêtres pour la luminosité. Pas plus évolués que nous mais ça vient quand même se donner un genre, j'en peux plus. Bref. Boussole en main, je commençais tout juste à suivre le petit jeu du garçon à la casquette quand je butai dans une boite. Je m'accroupis alors pour observer son contenu, car il était certain qu'elle n'était pas vide, et découvris alors une bague en émeraude ainsi qu'un énorme téléphone du siècle passé. Le truc qu'on déplaçait jamais avec un écouteur à décrocher pour l'approcher à son oreille. Banal, dit comme ça... Le truc c'est que ces deux objets me disaient tous les deux quelque chose. Je les avais déjà vu, j'en étais persuadé. Où ça ? Quand ça ? Bah, sûrement quand j'étais vivant, déjà. Maintenant, allez savoir ce qu'ils foutaient ici. Ça faisait partie du test ? Je me voyais pas vraiment me trimballer avec une boite, moi, mine de rien... La bague, je l'avais mise dans ma poche, c'était chose faite, mais... Le téléphone. J'allais en faire quoi ? C'est tout juste si je me voyais tuer quelqu'un avec. Réfléchissant un moment aux moyens que j'avais, je me disais préférer partir le cœur (et les mains) légères.

"Désolé. Tu resteras donc ici." Lançais-je à l'objet avant de l'enjamber et de poursuivre mon chemin.

Au bout du couloir se trouvait une porte que je me permis, sans trop de réflexion, d'ouvrir. J'allais pas camper ici, de toute manière. Le paysage qui se trouvait derrière m'avait quelque peu déçu, faut bien se le dire. Une ville détruite, morte, retenant dans un air lourd et épais une odeur de chair et de poudre. De quoi me dégoûter dès mon arrivée. C'était ça leur petit terrain de jeu où se passait le test ? Waw, la classe.

Ok, donc j'avais pas vraiment le temps pour moi ou pour une quelconque visite. Ce que je devais faire : c'était arrêter cette bordel d'aiguille de m**** et être "au plus proche de la mort". C'est bien des paroles de littéraires ça. Je suis sûr que ce gamin se tape trois bouquins par jour plutôt que des nanas, à tout casser. Je mets ma vie dessus que c'est le cas. J'en riais rien que d'y penser mais j'avais pas le temps de me focaliser sur lui. J'espérais faire d'autres rencontres entre temps pour augmenter le niveau, mes échanges n'ont pas été au top pour le moment. C'est donc en me baladant de maison en maison, à la recherche d'une piste, que je découvris sur le sol une petite poupée en chiffon, perdue parmi les débris. Une petite fille avait du la laisser ici après avoir fui je ne sais quoi ? Ouais. RIP gamine. Si t'avais été mon ticket pour la sortie je t'aurais bien suivi mais tu vois, j'ai une boussole à suivre, donc on va s'y fier, hein.

Soudainement, des tirs retentirent suivi d'un cri de jeune fille. Ah, la gamine serait-elle encore en vie ? Je pressai le pas vers - peut-être - le seul indice que j'avais pour le moment. Discret, c'est de loin, caché derrière une maison, que j'observai la scène qui se déroulait devant moi. Deux noirs : une femme et un mec qui commençaient à hausser le ton avant que le type ne lui pointe sa fourche sous le menton. Ooow, ça y est, les festivités commençaient. Il était pas bête : il éliminait les potentiels concurrents pour atteindre le gros lot. Ça m'en retirait aussi, au passage, alors pourquoi l'arrêter ? Je tentais de me planquer le mieux que possible alors que la jeune fille se mit à courir pour échapper à son agresseur. Où est-ce qu'ils allaient, bon sang ? Si je commençais à trainer avec eux, à coup sûr j'y laissais ma peau... Peut-être devrais-je attendre de voir ce que l'autre allait leur faire. C'est fou comme il faut être stupide pour penser que "seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin". Foutaises. Seul on arrive en vie surtout et pas avec des problèmes sociaux sur le dos. Non, ma seule compagnie, c'était la boussole et justement : elle m'indiquait enfin une direction !

L'aiguille fonctionnait et c'est vivement que je m'engageais sur le trajet qu'elle m'indiquait, traversant plusieurs villages, j'avais même du rebrousser chemin à certains moments parce que des passages étaient juste impraticables. J'en avais clairement bavé et j'étais très saoulé alors que la nuit commençait à tomber mais finalement, j'arrivais enfin à un but : une église. Toujours délabré parce qu'il fallait pas demander un culte de Dieu à Satan et en plus lui demander de l'entretenir. J'étais pas un ange non plus... Mais allez, on va gentiment suivre les instructions de cette boussole et pas faire trop d'histoires pour cette fois. Je pénétrais donc dans le bâtiment en priant le dit Dieu de pas me faire s'écrouler sa baraque sur le crâne. Signé, le futur ressuscité. Mon regard se baissa à nouveau sur l'aiguille de la boussole et après quelques petits tours de patrouille, je compris que tout se passait à l'étage. Seulement, pour l'atteindre, il me fallait emprunter un des deux escaliers qui se dressaient devant moi. L'un était détruit... L'autre mal en point mais toujours praticable avec un peu de chances... Allez, Inch Allah je sortais d'ici avec mes deux jambes ! Oh, attends, mauvais Dieu.

Gavin*



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________________________________________ Mar 28 Avr 2020 - 22:02

Qui suis-je ? Mais qui es-tu ?
Double Je


Le garçon à la casquette venait de disparaître, me laissant avec bien plus de questions que je n’avais obtenu de réponses. Je détestais cette situation, on aurait dit qu’il se plaisait à nous jouer un tour pendable. Néanmoins, je n’eus pas le temps de tergiverser plus longtemps. De toutes manières, je n’en avais aucune envie. La porte s’était ouverte et je n’avais plus qu’une envie, la traverser pour découvrir enfin ce monde entre vie et mort où m’attendaient de nombreux périls. Je n’avais cependant aucune crainte car je n’étais animé que par mon esprit de survie. D’ailleurs, d’après ce que m’avait expliqué Dipper, se serait le seul qui compterait vraiment dans ce monde.

Une fois sortis de la pièce, je parcourais un long couloir et demeurais attentif à tout ce qui se passait autour de moi. Mais il n’y avait rien, que le vide encore et toujours et il était donc difficile de s’attacher au moindre point de repère dans ces circonstances. Je n’aperçus en réalité qu’une porte au bout du couloir. Je savais qu’il faudrait la traverser pour me retrouve dans mon nouvel environnement. Pour le moment, je distinguais juste un bac à ma gauche contenant certainement des objets qui pourraient m’être utile pour cette mission. Un large sourire apparut sur mon visage lorsque je découvrais un couteau rétractable sertis de pierre précieuse. Est-ce cet objet m’appartenait vraiment ? Je l’ignorais mais un sentiment de familiarité m’envahit au moment de le saisir. Je maudissais alors ma mémoire qui ne parvenait pas à faire le rapprochement entre ma vie actuelle et celle que j’avais connue auparavant. Un deuxième objet s’y trouvait également, un petit agenda de papier sur lesquels se trouvaient des annotations brouillées et impossible à décrypter. Je ne pouvais distinguer que la présence de noms, d’adresses et d’un emploi du temps. Tout du moins c’est ce que la longueur des mots et leur disposition me laissaient envisager. Etrange ! Je le glissais cependant dans ma poche avec le couteau. Puis, courageusement, je marchais d’un pas décidé jusqu’à la porte qui me faisait front.

Au moment de la pousser, je pris le temps de ma familiariser avec ces derniers. Le ciel qui me surplombait était d’une couleur orangée et il régnait une atmosphère lourde et dérangeante. Assez étrangement, je ressentais de bonnes ondes émanant de ce paysage désertique. Il n’y avait apparemment aucun signe de présence humaine. Mon analyse n’était cependant pas tout à fait exacte ! Car en marchant quelques pas, je finis par découvrir un village désolé et en ruine. On aurait dit qu’une guerre s’était produite ici et que les vestiges que je pouvais observer étaient la seule chose qui restait. J’affichais alors une petite moue désolée car le manque de population signifierait également que les nouveaux décédés ne pourraient pas compter sur l’appui de la population indigène. Mais peut-être serait-il possible qu’ils aient laisser derrière eux des choses bien utile pour ma quête.

Arrivant au village, je scrutais avec attention chacune des maisons désolées une odeur amère de poudre et de chair imprégnant douloureusement mes narines. Ce n’était pas une sensation agréable du tout. Avant de faire un pas de plus, je sortis ma boussole et l’observais. Peut-être pourrait-elle me donner une direction à suivre. Une maison plus particulière qui renfermerait un indice quelconque ? Après tout, Dipper avait bien préciser que la boussole ne s’agitait plus à l’approche de la mort, non ? Pourtant rien de particulier ne se passait. Je tournais alors en direction des maisons qui m’entouraient. Je constatais rapidement ces dernières étaient totalement vidées de leur contenue. Une ambiance bien macabre digne de la pièce dans laquelle je m’étais retrouvé au tout début. A force de persévérance je finis cependant par trouver une boîte de bandage que j’emportais avec moi. J’y trouvais également un objet bien plus troublant. Une poupée cachée dans les débris qui avait sûrement appartenus à une petite fille décédée ou disparue du village. Une vague de mélancolie s’empara alors de moi au moment où je la saisis. Je me demandais alors si dans ma véritable vie j’avais des enfants. Est-ce que j’avais également une petite fille qui pleurait toutes les larmes de son corps en serrant très fort sa poupée contre elle tout en priant pour que son papa revienne ?

Chassant cette réflexion trop sentimentale de ma tête, je sortis de la maison. C’est alors que j’entendis des coups de feu raisonner au loin. Ma curiosité étant titillée par cet étrange évènement, je me dirigeais dans sa direction. Je trouvais alors deux personnes qui se disputaient grièvement. L’un des deux finit par tirer sur l’autre ce qui ne créa pas un grand émoi chez moi. Après tout, j’étais déjà mort n’est-ce pas ? Et eux également… pourquoi dès lors craindre pour sa mort ? La seule chose qui m’interpellait était la raison qui avait pu mener à le haïr au point de le tuer ? Qu’avait-il bien pu se passer entre eux pour qu’ils en viennent à une telle extrémité ?

Quelques secondes plus tard, j’assistais au spectacle insolite de voir une course poursuit entre un homme et une femme. L’homme armé d’une fourche courait derrière la demoiselle qui s’enfuyait à toutes jambes. Mais qu’est-ce que c’était que ce cirque ? Ne prenant pas le risque de leur courir après, je préférais me concentrer sur la suite du parcours. Jetant une nouvelle fois un œil à la boussole je constatais que cette dernière s’était immobilisée. Songeant à l’homme qui venait de mourir, je compris que c’était son décès qui avait provoqué la fin de la course de l’appareil. Est-ce que cela expliquait le fait que Dipper m’avait dit que des sacrifices seraient nécessaires pour que nous puissions arrivés à la fin de notre parcours ?

Je me mis alors à marcher dans la direction que l’aiguille pointait. Après quelques minutes de marche, je parvenais à une église démolie et désaffectée. Le contraire m’aurait étonné, dans un tel enfer comment les diables qui le dirigeaient auraient pu tolérer la présence en leur mur d’un lieu sacré dédié à leur éternel ennemi ? En m’approchant je constatais que je n’étais pas le seul à être parvenu jusqu’ici. Un homme gravissait les marches et je me pris à penser qu’il s’agissait d’un membre de notre équipe, un échoué comme moi. Comprenant bien vite que le seul moyen de nous en sortir était de coopérer je lui adressais la parole au pied des marches.

Il va alors lui dire " Salut ! J'imagine que tu viens pas vraiment du coin toi non plus ? Tu fais aussi partie des cobayes de ce taré de Dipper ?"

Jurant alors, il arrêta sa course et se tourna dans ma direction.

"Nan, nan, je fais ça pour le délire. Je m'amuse trop, là."

Croisant les bras, je laissais apparaître un rictus au coin de ma bouche.

"OK charmant ! T'es du genre à bosser en solo ou tu toléres la compagnie ? Parce que j'ai franchement pas l'envie de moisir ici et je penses que t'es aussi perdu que moi. On pourrait travailler ensemble"

Progressant prudemment dans les marches de l’escalier instable, il me répondit alors dans un sourire.

« Je m’en fous un peu à vrai dire, tant qu’on me ralentit pas. Je t’avoue que quand je suis arrivé, deux abrutis se courraient après. Et j’ai un peu autre chose à foutre que jouer au loup touche-touche si tu vois ce que je veux dire.»


Cela tombait bien, ce n’était pas dans mes intentions non plus. La réponse plus positive de mon nouveau compagnon de route improvisé me fit sourire. Je partageais alors le fond de ma pensée.

"Ouais je sais je les ai vu en arrivant une demoiselle en en détresse et un hystérique avec une fourche. A croire qu'ils ont vraiment pas compris le principe de la survie !"

«Si t’es là c’est que ta boussole t’as conduit ici. Donc les autres devraient pas tarder. Faut qu’on arrive à atteindre la porte à l’étage avant eux. Puisque t’es là, je vais pas te virer, hein. Fais gaffe à la cinquième marche, c’est la pire. »


Répondant à son invitation, je commençais à mon tour à gravir les marches une par une avec toute la prudence du monde.

"Tu sais je sais pas si c'est des conneries ou mais Dipper a prétendu qu'on pourrait être plusieurs à sortir de cet enfer ! Autant choisir l'option qui nous donnera le plus de chances de survie. Au fait je m'appelle Gavin ! »

« D’après le gamin je m’appelle Elijah mais ça craint donc m’appelle pas comme ça. Tu m’appelles Eli, ça passera. »


« Très bien Eli ! Content d’avoir trouvé un autre compagnon de galère un brin plus pacifiste que cette pauvre fille. Bon qu'est-ce qu'on est sensés trouver ici ?"

Eli regarda alors un instant la boussole et demeura silencieux quelques secondes. Puis, il reprit la parole.

« Je sais pas trop. Je suis la boussole et les consignes de Dipper. J’avise après. Si ce qu’il dit est vrai, on serait vite ressusciter. »

"Eh ben il ne reste plus qu'à esperer que tu aies raison et qu'il n'est pas en train de se foutre de notre gueule."


Je scrutais alors les environs, tentant de comprendre quelque chose dans tout ce mystère.


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