« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 Evénement #128 - Oh my Dear Lord

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Adrien Agreste
Opaline M. Santos
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Gabriel Agreste
« J'ai pas trouvé où on peut demander un rang personnalisé... ! »

Gabriel Agreste

| Avatar : Léonardo Dicaprio

Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 Dl9z

- Qu'est-ce que tu sais exactement ?
- Que tu as échoué.


◘◘◘

Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 A4g2

Heroes make mistakes too...


| Conte : ♦ Miraculous Ladybug ♦
| Dans le monde des contes, je suis : : Gabriel Agreste alias le Papillon

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| Cadavres : 653



Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 _



________________________________________ Mer 8 Juil 2020 - 14:38

I broke everything

I don't know if I can...

Il était difficile pour Gabriel Agreste de savoir... Combien de fois. Il était tombé. Tout d'abord par ses échecs lors de ses combats contre Ladybug et Chat Noir. Mais aussi par les nombreuses retrouvailles et pertes de sa femme qui l'anéantirent à chaque fois, par la distance qu'il prenait avec son fils mais qu'il devait masquer en un travail trop chargé, par toutes les erreurs qu'il avait commises par le passé, par le présent et qu'il avait peur de commettre par l'avenir. Parce qu'on se dit finalement qu'il est plus simple de rester à terre pour ne plus avoir à supporter la douleur de la chute. Parce qu'on se dit que personne ne peut nous remonter, qu'on est seul et qu'on doit encore et toujours se lever par soi-même. Les autres vous regardent, ils vous disent "lève-toi, arrête de traîner" et vous réalisez à quel point c'est simple pour eux mais difficile pour vous. Et vous vous sentez misérable. Le styliste avait fait tant de mauvais choix qu'il n'osait plus les compter, qu'il déglutissait quand on les lui rappelait. Sur le moment, évidemment, il se disait que c'était les bons. Quand sa femme est morte, lui offrir le moyen de la ressusciter pour lui était pour lui un message. Obtenir des Miraculous d'enfants ? C'était trop simple. Des bijoux offerts sur un plateau, pensait-il. Tout avait été si bien mené. Le pouvoir l'avait emmené et il ne l'avait pas réalisé. Englouti, aveuglé. Après avoir perdu, on lui ordonnait de faire perdre aux autres et il l'avait fait. Aujourd'hui, l'immense vague qu'il avait créée lui revenait dessus et il s'en sentait profondément désespéré. Il n'osait plus parler, il n'osait plus être pardonné. Même son fils lui tendait la main mais il ne s'en sentait pas capable de la prendre. Il ne le méritait pas. 

Émilie tenta de le rassurer. Elle promettait de trouver un moyen, qu'elle retrouverait le chemin du Paradis. 

"C'est moi qui devrait être ici, Émilie... Lançait l'amant alors que sa femme l'empêchait de s'isoler. 

-Tu penses... Son regard s'assombrit. Que c'est ici que sera ta place plus tard, c'est ça ?" 

Gabriel baissa la tête. 

"C'est évident. J'ai fait du mal à bien trop de personnes, c'est le sort qui doit m'être destiné."

Émilie fixa un instant son mari se meurtrir. Elle songeait aux possibilités qu'ils avaient. Bien peu, malheureusement... Et finalement, fronça deux sourcils déterminés. 

"Je suis sûre que tu ne finiras pas ici. Refais ta vie et refais-là bien, Gabriel. S'il te plait... Sourit-elle. Nous ne sommes plus du même monde, désormais... Tu ne peux pas chercher à courir après tout ce que nous avons vécu." 

Preuve en était, lorsqu'elle tenta de lui prendre les mains, elle les traversa tout naturellement. Le styliste s'était tout d'abord tenté à s'opposer à elle, comme il l'avait toujours fait concernant sa mort. Pourtant, fatigué et désespéré, il lui vint comme l'idée... D'accepter. Il la voyait, de ses yeux, il savait que c'était elle, et pourtant, il n'était pas triste à l'idée qu'elle parte. Tant que c'était pour un endroit où elle serait en paix. Il acquiesça donc. 

"Oui, c'est vrai. Tu sais à quel point mon amour pour toi a été sincère -

-Oui. Hocha-t-elle vivement la tête, les larmes aux yeux. Je le sais. Et je suis certaine que la prochaine femme qui entrera dans ta vie sera très chanceuse comme je l'ai été."

Tous les deux se sourirent comme souriant à un premier amour, à un amour d'enfance, à toute une existence partagée qui doit désormais se conclure. Accepter la séparation et passer à un autre chapitre. Voilà une transition bien difficile à faire. 

"Merci pour tout." 

Le groupe sortit de l'église pour rejoindre les rues de l'Enfer, là où les attendaient les démons et les anges, à noter : Opaline, Ema et Undertaker. Le faucheur remarquait l'état de la famille déchirée par la mort...  et la vie, mais n'en fut pas surpris. Il souriait sagement, balayant ses billes vertes sur chaque personnage. 

"Prêts à rentrer chez vous ?" 

Gabriel ne se contenta de répondre que par un regard noir qui ne s'opposait pourtant pas à sa question. Il n'avait pas d'autres choix que de laisser Émilie ici, pour le moment du moins. Ce n'était que partie remise. Il avait tant à corriger, il le savait, mais comme lui avait demandé sa femme : il fallait déjà qu'il remette sur rail le cours de sa vie : la suite suivrait d'elle-même. Elle était forte. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle il l'aimait tant. Courageuse, forte et têtue. Une Émilie. Elle aura toujours une place dans son cœur. 

"Vous n'aurez pas beaucoup de temps devant vous une fois remontée à Londres. Reprit Undertaker à tous avant de lever trois doigts onglés de noir face à lui. Le comte a prévu son suicide pour 3h00 tapante. Quelle idée de prévoir sa propre mort à une heure précise, hein ? D'un sourire, il sondait la réaction de chacun. C'était important de savoir l'avis qu'ils en avaient. Empêcher un suicide d'une personne qu'on ne connait pas, ce n'est pas tous les jours. Cela méritait explication. Le comte Phantomhive n'a pas vraiment digéré sa résurrection… Même si beaucoup donnerait n'importe quoi pour l'obtenir. - il rit, songeant à Gabriel - Il préférait l'illusion du mensonge à l'asphyxie de la vérité… Oui, le jeune enfant qu'il était a fait une chute plutôt brutale : mort une fois, se pensant vivant pendant un temps avant d'être ramené à la vie pour comprendre qu'il était en fait mort mais dans un autre monde. L'adolescence ! Puis il haussa les épaules. Tout cela pour dire… Que Ciel a parié son avenir avec son majordome et qu'il est tout à fait possible qu'ils aillent jusqu'au bout… Après tout, le comte a frôlé la mort plus de fois que vous tous réuni. Une telle sensation à la fois terrifiante mais tellement attirante… Devient un manque à la longue. Lorsqu'on ne trouve pas de quoi le combler autrement, du moins." Caché par sa longue mèche blanche, il ricanait d'informations que les pauvres membres du pentagramme ignoraient. Ils ne pouvaient pas tout savoir. C'était impossible. Et le temps leur manquait, comme depuis le début. 

Il fallait être concret. 

"Il vous reste exactement 23 minutes avant qu'il n'agisse au Lyceum Theatre de Londres. Rendez-y vous et arrêtez-le. Avant qu'il ne soit trop tard." 

Opaline sourit à la mention de l'endroit où on les attendait. Finalement, malgré les divergences, l'équipe pouvait au moins se dire d'accord sur un point : l'histoire allait enfin avoir son dénouement. La fin était proche. Dans le regard de Marinette perlait une certaine hâte de terminer cette aventure, elle qui avait déjà tant souffert tout en voyant ses proches souffrir. Ema s'approcha d'elle ainsi que de Gabriel et Adrien, tendant un pouce pour leur demander s'ils allaient bien. Elle se voyait inquiète de leur état. Ladybug acquiesça d'un sourire. Difficile d'en dire de même pour la famille Agreste. 

"Allons-y..." 

Personne ne devait mourir. Pas encore. Plus maintenant. Il fallait faire vite mais ce n'était pas encore impossible de faire les bons choix. Il n'était pas impossible de changer les choses... Gabriel en était persuadé. Il voulait le croire. Jamais n'avait-il autant compris la dite expression : "quand il y a de la vie, il y a de l'espoir". Tant que nous n'étions pas mort, rien n'était totalement perdu. N'est-ce pas ?

Le groupe pouvait tout juste se demander par quel portail ils allaient passer qu'un individu vêtu de rouge arriva d'un grand cri, par les airs. Sautant du toit d'une maison, il se jetait littéralement sur Undertaker, tronçonneuse allumée et préparée à le découper en deux. Mais il suffit d'un pas au faucheur pour esquiver la tentative de meurtre et faire s'écraser le garçon aux longs cheveux rouges au sol. Énervé par cette humiliation, néanmoins, il n'en démordit pas et se redressa vivement, dépoussiérant ses beaux habits. 

"UNDERTAKER ! Dis-moi ce qu'il se passe !!?"
 
Mais celui-ci soupira simplement au rappel de la voix aiguë de l'homme. 
 
"Arrête de crier quand tu parles, Grell. Je suis à côté de toi.
 
-Tu as amené des êtres humains en Enfer. C'est contraire au règlement !
 
-Tu as lu un règlement concernant ces Enfers ci ? Enchaîna-t-il aisément.
 
-J.. Non. Mais ça reste pas normal de faire ça ! Je vais les ramener sur Terre que tu le veuilles ou non."
 
Concrètement, le shinigami souhaitait surtout se battre et était prêt à tout pour "gagner". Il allumait à nouveau sa tronçonneuse et préparait son meilleur plan de découpage lorsque le démon lui répondit en sa défaveur :
 
"D'accord. 
 
"OUI E-… Grell s'arrêta dans ses mouvements. Attends, quoi ? Tu es d'accord ? Tu ne vas pas t'opposer à moi ?
 
-Non. J'en ai fini avec eux. Ils sont prêts." 

Ni le garçon à la tendance rouge, ni le groupe lui-même, ne pouvait comprendre exactement ce à quoi songeait Undertaker. Pourtant, il était là, souriant, à patienter que son partenaire/ennemi -on ne savait pas trop- se décide à les conduire au portail. Il lui pria de se dépêcher s'il ne souhaitait pas être complice du meurtre du comte et c'est un Grell révolté car perdu qui finit par les conduire à leur propre portail jusqu'à la Terre. Celui-ci fonctionnait plutôt simplement : dans un large périmètre, il ramenait les personnes dites vivantes là où elles avaient disparu. Maintenant... la magie restait vague. 

"Où est Opaline ? Réalisa Gabriel alors qu'il allait passer le portail. 

-Avec l'autre vieux démon à la toge de spectre ! Elle vous rejoindra sûrement après, dépêche-toi maintenant, tu fais ralentir les autres !" 


***

Gabriel ouvrit premièrement les yeux de surprise, réalisant qui lui était impossible d'aspirer de l'air. Il était sous l'eau et ses poumons lui criait de remonter à la surface avant qu'il ne retourne de là où il venait. Par de grand gestes agités, il retrouva l'extérieur, l'air frais - le froid, plus précisément - et la Tamise. Il avait retrouvé une position à peu près similaire à son départ ! Seulement, il ne se trouvait plus à la grande roue mais un peu plus au nord, ce qui l'arrangeait grandement après réflexion. Le quartier des théâtres dont avait parlé le prince du crimes se trouvait justement dans cette zone-là. Il suffit tout juste à Gabriel de reprendre ses esprits pour remonter sur la terre ferme et commencer à courir vers le Lyceum Theatre, aidé des panneaux mais beaucoup moins de l'eau qui s'était logée dans ses chaussures et imbibait son costume de haute qualité. Que ne fallait-il pas faire ? 

Au bout de quelques minutes, il trouva l'immense bâtiment et tourna autour pour y rejoindre l'entrée. Gabriel pénétra dans la salle d'accueil vide mais pourtant ouverte. Les lumières étaient allumées rien que pour eux. Au comptoir, des tickets de place étaient posés. Gabriel vit son prénom écrit sur l'un d'eux. Parterre, n°52. Il attrapa sa place et suivit, comme le souhaitait le comte, le parcours. Allait-il enfin pouvoir lui parler, à ce garçon ? Allait-il enfin pouvoir le comprendre ? 

La salle était immense quoique plongée dans le noir. On pouvait discerner les balcons d'un théâtre à l'italienne, leurs strapontins rouges et l'immense scène éclairée aux projecteurs bleus foncés pour imiter la nuit. Pourquoi imiter la nuit lorsqu'il faisait déjà nuit dehors ? Gabriel ne répondit pas à sa question. Son attention se portait sur la silhouette qui attendait au milieu de la scène. Elle était assise sur un banc en pierre, le genou relevé contre elle pour y appuyer son menton. Les pas vinrent attiser à son tour son regard. 

"Ciel Phantomhive... ?" Demanda, méfiant, le styliste.

Le jeune garçon se rassit correctement, plissant le regard vers les spectateurs.

"Vous êtes Gabriel Agreste ? 

-En effet. Vous ne me voyez pas, c'est ça ?

-Non. Hocha négativement le comte de la tête. J'avais demandé à ce que la salle soit plongée dans le noir, à défaut de la scène. C'est plus réaliste ainsi. 

-Je ne sais pas si nous pouvons parler de réalisme au point où nous en sommes... Il marqua une pause. Où se trouve votre majordome ? Sebastian ?

-Il n'est pas là. Je suis seul."

Mais cela ne répondait pas totalement à la question du styliste qui, réticent, s'arrêta à mi-rangs. 

"Je ne sais pas ce que vous avez exactement prévu, Ciel, mais je ne pense pas qu'aller jusqu'au bout soit nécessaire. Pour vous, je veux dire. Je ne vous connais pas mais je suis sûr que vous ne voulez pas vraiment ce que vous prévoyez. 

-En effet. S'enquit le comte. Vous ne me connaissez pas. Alors, je vous le demande : comment savez-vous ce que je veux ou non ? Vous appuyez-vous sur une généralité ? C'est vrai que la plupart des Hommes tiennent trop à la vie - peut-être justement parce que celle-ci leur empêche la mort. Mais pour une personne qui connait déjà la mort et qui ne s'en n'inquiète pas... Qu'est-ce que vaut la vie ?" 

Le débat existentiel commençait donc. Gabriel avait passé toute la nuit à jongler avec. Il en avait tiré des erreurs, des leçons, des affinités et des conflits. Finalement, il en avait surtout tiré une évolution. C'était sa réponse. 

"Une évolution. Une... Mais il ne savait déjà plus comment la développer. Une vie permet une évolution. Une avancée plus ou moins bénéfique que la mort ne permet pas. La vie est un monde et... Je... Je pense qu'il faut la vivre pleinement pour pouvoir ensuite passer à autre chose. Vous n'en avez pas eu le temps, vous. Vous n'êtes qu'un enfant- 

-Et pourtant. Ciel réplique, se redressant doucement pour fixer l'obscurité à la recherche de la silhouette du styliste. Je suis né au milieu du XIXème siècle. Mes parents sont morts alors que je n'avais que 10 ans. J'ai été torturé, battu, violé, tué par la suite pour me retrouver dans l'entre-deux mondes des Enfers là où j'ai passé un pacte avec le diable et traversé deux siècles enfermé dans mon propre esprit à vivre découvrir ce que vous ne pourrez sûrement jamais voir en une seule vie." 

En salle italienne, ce qu'il y avait de bien, c'était que les voix se projetaient avec aisance dans tout le théâtre et cela sans avoir besoin de l'augmenter. Les spectateurs, par contre, se devait d'avoir une certaine prestance et intonation pour se faire entendre. C'était un effort de plus à faire pour atteindre le garçon. 

"C'est bien ce que je dis. Le styliste avança de quelques pas. Vous n'avez pas assez connu la vie. Vous en avez pris le peu qu'on a pu vous donner et vous l'avait brassé avec de l'imaginaire. Mais on ne peut pas apprendre sur ce qu'on connait déjà... Il y a d'autres choses à voir et à faire. Le suicide n'est pas la solution !" 

Le ton montait en fin de phrases, laissant beaucoup plus d'importance au silence qui s'ensuivait et cela, Ciel le nota d'un sourire presque apprécié.

"Vous vous battez bien. 

-Je ne veux pas me battre... 

-Je suis désolé de vous avoir fait subir tout ça. Conclut le comte. Vous aviez raison : vous n'auriez pas du monter dans cet hélicoptère." 

made by roller coaster

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Agreste

C'est le sort des familles désunies de se rencontrer uniquement aux enterrements.

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Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 _



________________________________________ Ven 10 Juil 2020 - 4:15


Oh my dear Lord
Ema, Adrien, Gabriel, Opaline et Marinette


Un individu étrange venait de se joindre au groupe, ce qui ne choqua personne. Après tout, on était pas à un étranger louche près. Après une bagarre qui aurait pu être très violente si Undertaker n’avait pas été aussi rapide et agile, le démon louche ouvrit un portail pour ramener tout le monde sur terre. Un simple regard échangé avec le démon aux cheveux blanc suffit à Ema pour comprendre qu’il ferait ce qu’elle lui avait demandé. Tout le monde ne repartirait pas par ce portail, et c’était très bien ainsi. La démone ne prit pas la peine d’expliquer aux autres la demande qu’elle avait formulée à Undertaker. Si Opaline arriver à sortir par elle-même des Enfers et si elle venait les rejoindre, elle pourrait leur expliquer. Évidemment, la blondinette s’assurerait que l’ange n’omette aucun détail dans son récit. Entre temps, toute cette histoire ne concernait personne d’autre.

Sereine et très à l’aise avec son choix, Ema traversa le portail qui s’ouvrait devant elle. Elle admirait la différence qu’il y avait entre les portails, ceux-ci reflétant probablement la personnalité ou la magie de chaque démon qui les ouvrait. Lorsque la blonde ouvrit les yeux, elle était étendu sur le sol de l’Abbaye de Westminster. Elle se surprit à se demander si ces nombreux réveils n’allaient pas chambouler son cycle de sommeil, à la longue. Regardant tout autour, la démone se rendit vite compte qu’elle était seule dans la place dont le sol était toujours jonché de vitraux brisés. Elle se releva et commença par faire l’inventaire de son sac, pour être bien certaine qu’elle avait de quoi communiquer. Fort heureusement, tout était intact. Elle pouvait donc se rendre à sa destination finale : le Lyceum Theatre.

À l’extérieur de la grande église, la jeune femme commença par regarder partout autour d’elle. Elle remarqua des panneaux qui indiquaient clairement la direction à prendre pour rejoindre le théâtre. Ema se mit donc rapidement en marche, sachant qu’elle n’avait pas beaucoup de temps. Elle se souvenait que le prince du crime, William, avait parlé du quartier des théâtres en le pointant du doigt, vers le Nord. Il ne lui restait plus qu’à trouver l’emplacement exacte. Sur le chemin, non loin du théâtre, la blondinette ne put s’empêcher de remarquer une silhouette étendue sur le sol, inerte. Curieuse malgré le temps qui pressait, elle s’approcha pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas de quelqu’un qui avait besoin d’aide. Elle reconnut alors un homme fin, en costume, dont le visage était masqué d'un tissu. Fronçant les sourcils, ne pouvant croire à ce que son cerveau déduisait, elle s’approcha encore. C’est alors qu’elle vit le prince William. Sa gorge était tranchée et son regard à demi ouvert était vitreux. En voyant le prince mort, la démone sentit ses muscles se crisper. La colère monta si vite en elle qu’elle eut l’impression d’exploser comme un volcan. Le cri qu’elle poussa se perdit dans la nuit. Quelqu’un devrait payer pour ça. Doucement, elle lui ferma les yeux. Puis, elle courut vers le théâtre.

Arrivée devant la bâtisse qu’elle cherchait, légèrement à bout de souffle, Ema remarqua que l’entrée était ouverte et éclairée. Elle ne voyait aucun employé dans les guichets, mais en même temps, qui aurait acheté des billets pour un suicide. En passant près du comptoir, elle remarqua quatre petits billets avec les noms de chacun des membres de leur petit groupe d’infortune. Non, en fait, il manquait celui de Gabriel. La pauvre jeune fille se demanda s’il lui était arrivé quelque chose. Néanmoins, elle attrapa son billet qui était spécial par rapport aux autres. Il était jaune, et dessus, on pouvait lire l’inscription ‘’PASS loges’’. La démone entra dans le théâtre et regarda partout pour trouver la direction des loges. Elle avait déjà hâte de raconter à Papy qu’elle avait visité les loges d’un célèbre théâtre de Londres. Il serait probablement beaucoup plus enclin à écouter ce récit que celui de son passage aux Enfers. Elle trouva finalement une porte qui portait un panneau d’interdiction au-dessus duquel était inscrit le mot ‘’Loges’’. Elle regarda le panneau, puis l’écriteau, et enfin, son billet. Techniquement, son billet lui donnait le droit d’accéder à cette partie du théâtre. La blondinette poussa donc la porte timidement.

Il faisait tellement sombre, que la pauvre petite avait du mal à se déplacer. Elle s’emmêla dans des câbles, des cordages, toutes sortes d’objets qui traînaient ici et là. Elle fonça directement dans une table de contrôle à laquelle elle s’excusa, par réflexes. Elle alla même s’empêtrer dans une multitude de costumes suspendus à des cintres, accrochés à une pôle qui semblait sortir de nulle part. Elle ne savait pas qui lui avait offert ce billet VIP, mais elle espérait qu’il ne l’avait pas payé trop cher. Pour le moment, l’expérience ne valait pas plus de deux étoiles sur cinq. Finalement, Ema aperçu une lumière bleue foncée qui venait de la scène. Maintenant qu’elle avait une destination, elle arrêterait peut-être de se prendre les pieds partout. Dans la lumière se trouvait un jeune garçon et un banc de pierre.

Même s’il était de dos, Ema pouvait sentir son aura. C’était bien Ciel. Toute la colère qui se trouvait en elle remonta d’un seul coup. Elle fonça vers lui d'un pas décidé. Arrivée près du garçon, elle lui donna une petite tape sur l'épaule pour attirer son attention. Lorsqu’il se retourna, elle le gifla avec force. Le pauvre Ciel n’avait même pas eu le temps de discerner le visage de son agresseur que la claque résonna dans tout le théâtre. Il écarquilla les yeux de surprise. Après le son vint la douleur. Il posa une main sur sa joue rougit et tourna la tête vers Ema.
« Qu'est-ce qu-... » C’est alors qu’il vit le visage de la blonde, déformé de colère. Elle se mit à signer très vite et très sec. Le pauvre garçon la regardait signer sans comprendre un traitre mot. La seule chose qu’il comprenait très bien, c’est qu’elle était furieuse. Elle signait sans s’arrêter, sans se calmer, si bien que sa magie s'activa. Les mots s'écrivaient au dessus de sa tête en lettres de sang, dans une illusions qu’elle ne contrôlait pas. « Par ta faute, des gens sont morts! Par ta faute, on a tous souffert! Tout ça parce que tu voulais te suicider. Tu n'avais pas à nous mêler à ça. Tu n'es pas quelqu'un de bien! » Ciel ne sut pas quoi dire devant ce déferlement d’accusations. Sans un mot, il lut les phrases qui s’affichaient au dessus de la tête de la démone, surpris de ces accusations même si elles étaient vraies. Il ne nia rien, pour le principal, mais démentit une chose. « Je n'ai tué absolument personne ! Ce n'était pas mon objectif... Qui est mort ? », demanda-t-il en la fixant, à la recherche d'une réponse, même s'il n'était pas sûr qu'elle comprenne.

Ema cessa de signer en voyant le comte commencer à parler. Elle se concentra sur ses lèvres pour tenter de saisir l’essentiel du message. Toujours frustrée de la situation, mais surtout de l’attitude désinvolte du garçon, elle se remit à signer, les lettre illusoires traduisant au dessus de sa tête.
« Le prince! William! Il est mort! Et Gabriel à faillit se noyer! Et Alois aurait pu se briser le cou en tombant de la grande roue. Et Marinette à faillit brûler vive! J'ai été poignardé! Pas besoin de tenir le couteau pour être responsable! », l’accusait-elle. Elle ne jugeait pas la réputation, elle ne jugeait pas l’âme. La démone ne jugeait que les actions. Ciel lut encore, le regard plus sombre. Il le replaça sur Ema avec plus de dureté. « Je n'ai pas commandité toutes ces actions. Ce n'était pas moi qui ait voulu tout ça. Mais vous. » Il marqua une pause. « Réfléchis un instant : Pourquoi Marinette est-elle tombée dans les flammes ? Parce que vous êtes descendu éteindre un feu que je n'ai même pas voulu allumer, c'était le plan d'Ash ! Pourquoi Alois était sur la grande roue ? Parce que cet idiot pensait qu'il pourrait attirer votre attention en étant en hauteur sans penser qu'il aurait le vertige. Je ne sais pas pourquoi tu as été poignardée mais je doute que ça ait à cause de ma colère. Je ne sais pas pourquoi William est mort mais ce n'est certainement pas Sebastian qui l'a tué, je ne lui en ai pas donné l'ordre ! » Sa voix résonnait dans la salle. Il soupira, baissant la tête. « Tu as néanmoins raison, sur un point... » Il la redressa pour qu'Ema puisse lire sur ses lèvres. « Tout ça est arrivé parce que j'ai lancé ce jeu, ce pari. Je vous ai mis dans des situations impossibles et cela... Dans mon propre intérêt. » Il ne semblait pas avoir le moindre regret lorsqu'il dit cela. « C'était un acte purement égoïste. »

Ema sembla se calmer un peu. Elle ne comprit pas tout ce que Ciel lui expliquait, mais elle comprenait, néanmoins, qu’il n’acceptait pas sa faute. Il se dégageait de toutes responsabilités quant ce qui avait put leur arriver. Elle n’était pas d’accord, mais elle se calmait. Les lettres cessèrent donc d’apparaître toutes seules au dessus de sa tête, alors que la démone ne s’en était même pas rendu compte. Elle sortit son cahier et elle écrivit.
« Mais quel est le but du jeu? As-tu du plaisir à savoir qu'on a souffert? Un jeu, ça doit être amusant, et je ne me suis pas amusée. Et toi? » Ciel réfléchit à sa question, puis hocha la tête négativement. « Les véritables jeux ne sont pas là pour faire rire. Ils nous testent. Nous apprennent des choses. Les jeux ne font pas forcément plaisir. On perd ou l'on gagne, c'est tout... Et dans ce jeu, personne ne devait s'amuser. Sinon, il perdait tout son intérêt. » Il finit par se parler plus à lui-même qu'à Ema, puisque pensif et vacant à la fin de sa phrase. Ema capta des bribes de ce que Ciel expliquait à propos des jeux. Elle constata, du moins, qu'il n'avait pas prit plaisir à les tester, ce qui était déjà bon.

Finalement, le garçon revint à elle, curieux.
« C'est vous l'ange ? », demanda-t-il tout bonnement. Ema figea un instant, puis elle fronça les sourcils. Elle écrivit dans son cahier. « Je veux juste être sûr d'avoir bien compris. Tu veux savoir si je suis un ange? », demanda-t-elle, perplexe. Il acquiesça et tenta de bien articuler. « On m'avait dit que l'ange était une femme aux cheveux blonds avec un poignard l'accompagnant. », dit-il, cherchant le poignard du regard. Ema laissa échapper un petit rire. Elle écrivit dans son cahier. « Non. Je suis une bonne personne, moi. Je suis un démon. Les anges sont mauvais, pourris de l'intérieur. L'ange qui était avec nous, je me suis assurée qu'elle reste à sa place. Elle qui était si heureuse de descendre en enfer pour y tuer ces pauvres démons qui ne faisaient de mal à personne, elle sera heureuse de voir son séjour se poursuivre. » Puis, ayant comprit le mot poignard, elle fouilla dans son sac et en ressortit la lame qu'elle garda près d'elle. Elle leva les yeux vers Ciel pour l'interroger du regard. Celui-ci prit le carnet dans les mains de la jeune femme pour lire le mot. Son regard se plissa, perplexe. « Mais alors... » Il tourna le regard dans le noir, cherchant une silhouette. « Gabriel, vous êtes encore là ? » « Oui, je le suis. », aquiesça Gabriel. Ciel reprit alors. « Qui d'autre est ici ? Répondez. » Mais seul le silence lui répondit.

Ciel se retourna vers Ema, réalisant donc.
« Vous êtes le démon des sacrifices, alors ? Et... Vous dites être une bonne personne ? » Pour lui, c'était deux choses qui n'allaient pas forcément ensemble, donc il demandait précision. Ema n’avait jamais appris à juger les gens par d’où ils venaient. Ange ou démon, rien n’était garent de la pureté de leur âme. Elle reprit son cahier et écrivit. « J'ai tenté de te retrouver dès le début, même si je ne te connaissais pas. J'ai sauvé la vie du prince alors qu'on voulait me pousser à le tuer. J'ai tenté de sauver Gabriel lorsqu'il allait se noyer. J'ai voulu aider Alois qui était en pleine crise de panique. Et l'ange, lorsqu'elle m'a vu sur le point de me faire poignarder, elle m'a regarder en souriant. Elle m'a regardé m'écrouler, pensant que j'allais mourir. Alors, juge par toi-même. Suis-je mauvaise parce que je suis un démon? Et elle, elle est bonne parce qu'elle est un ange? Oublie les titre et regarde les actions. » Le comte répondit vivement. « Si je regarde les actions, alors je suis moi aussi une mauvaise personne et ma place est en Enfer avec cet ange. » Son regard se redressa vers Ema. « C'est ce que tu penses ? » Ema haussa les épaules. Elle écrivit. « Ce n'est pas moi qui juge les âmes à l'heure de leur mort. Opaline n'est pas morte, alors elle sortira des Enfers par elle-même. Je ne l'ai pas châtié. Je voulais seulement qu'elle comprenne ce que c'est que de se faire abandonner, comme elle l'a fait avec moi. Dans ton cas... J'imagine qu'il y a toujours moyen de racheter nos mauvaises actions, si on le veut vraiment. Mais si tu mets fin à ta vie ce soir... » Elle laissa sa phrase en suspend et haussa encore les épaules. Ciel lut le message et sourit à la fin de sa phrase. Il laissa même échapper un rire. « C'est une belle manière de voir les choses pour éviter la mort. Essayer de rendre sa vie plus belle pour n'avoir aucun regret... » Il soupira. « Je n'attends rien des Enfers ni même du Paradis. Les deux camps sont corrompus de toute manière. » Il regarda sa montre : 2h52. Il sourit à nouveau, tristement. Puis il écrivit dans le carnet, en anglais, avant de traduire juste en dessous. « You played well. Thank you… Tu as bien joué. Merci » Ema regarda le cahier et sourit tristement à son tour. Elle écrivit. « Tu as pris ta décision et je ne veux pas interférer dans ton sacrifice. C'est un choix qui t'appartient. Je te souhaite une belle mort, Ciel, et un bon voyage, peu importe où tu iras. » Elle attendit que Ciel aie fini de lire, et elle lui fit un câlin. Le pauvre garçon resta surpris de ce câlin et des mots de la jeune femme. C’était la première fois qu'on lui disait une telle chose aussi naturellement, et avec le sourire. Il la fixa sans comprendre, livide. « J... »

Puis, le projecteur changea de couleur, passant du bleu au orange. La lumière éblouit le regard des jeunes gens sur scène. Ciel fixa la salle technique, à l'étage, cherchant le coupable.
« Qui est là ?! », demanda-t-il, mais personne ne lui répondit. Il pesta, regrettant d'avoir éteint les lumières. Les secondes passèrent et là, une voix aiguë sortit de nulle part. « Je t'interdis de mourir, Ciel, tu entends ?! » Ciel reconnut Alois, mais il décida de ne pas l'écouter. Il demanda à Ema son couteau d'une main tendue. « Je peux ? » Ema, un bras levé devant ses yeux pour ne pas être éblouie par la lumière, se tourna finalement. Dos à la lumière aveuglante, elle vit le geste de Ciel. Elle écrivit rapidement. « Je veux le ravoir après. C'est un cadeau, alors j’y tiens. » Puis, elle lui donna le couteau. Ciel acquiesça et attrapa le couteau. Inspirant et se concentrant, il approcha le couteau de son poignet et commença à appuyer sur sa peau pour y voir perler le sang. Ema regardait avec admiration le sang qui s'échappait du bras de Ciel. Au même moment que l'entaille s'ouvrit, plusieurs bandes retraçant des dizaines d'images s'étendirent devant lui. Il écarta son bras de lui, surpris par cette apparition, et observa avec Ema ce qui y apparaissait. La blondinette sursauta, puis elle les observa avec attention, le sourire aux lèvres. On voyait la vie d'enfant de Ciel, avec ses parents juste avant leur meurtre. La démone regarda chaque moment, tendant la main pour toucher les beaux moments. Puis on vit son kidnapping, son viol, ses agressions et sa propre mort... De là, il y eu comme un vide, une bande blanche, et les images reprirent seulement à Storybrooke, pour se poursuivre à Londres jusqu'à maintenant. Ciel ne comprenait pas qu'il y ait si peu d'images pour tant de moments qu'il avait vécu. Puis soudain, un il crut voir un message écrit sur l'une des bandes. D'autres arrivèrent. Les larmes du comte commencèrent à sortir de leur tanière. « Ciel Phantomhive, », cela commençait-il. Ema se tourna vers Ciel et lui sourit. Elle signa en formant les mots avec ses lèvres, sans faire de son. « Chance, belle vie »

1er mai 2020
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Charlie Magne
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I may not be wise
And I won't save the day
But look in my eyes
And know I'll always stay
And I won't run away


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Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 _



________________________________________ Ven 10 Juil 2020 - 11:30




Oh my dear lord
Emotions come and go and can't be controlled so there's no reason to worry about them. That in the end, people should be judged by their actions since in the end it was actions that defined everyone



☾☾ Comme il était agréable de venir au bal ! Je ne connaissais absolument pas celui qui m'y avait invité, mais j'avais tout de suite accepté celle-ci. Ce Ciel Phantomhive devait être charmant, je n'en doutais pas et j'étais très impatiente de le rencontrer ! Et j'avais bien besoin de cela pour me changer les idées après tout ce qui s'était passé dans ma vie... J'avais enfin réussi, plus ou moins, à surmonter l'accident en me gardant occupée et grâce à de merveilleuses personnes qui m'ont aidées à comprendre que je devais arrêter de culpabiliser, Gabrielle notamment. Je m'y étais rendue seule, n'ayant besoin de personne pour prendre du bon temps, et j'étais certaine que je me ferais des amis là bas ! Enfin... Ce n'était pas spécialement le thème de la soirée. Un bal masqué, avec quelqu'un qui doit éliminer les autres invités... Ce jeu semblait si amusant ! Et j'étais super forte en tant que détective ! Une fois arrivée, je ne mis pas longtemps à remarquer que les premières victimes étaient touchés en étant tâchées par du vin rouge que le prince du crime renversait. C'était l'organisateur lui-même qui annonçait les victimes en plus ! C'était vraiment trop génial ! Les premières victimes étaient au nombre de cinq : deux hommes et trois femmes. Ils se présentèrent, retirant leurs masques. Intéressant... Ils furent transférés dans une autre pièce et le jeu continua.

Du moins pas pour longtemps. Un homme vêtu d'un costume blanc et d'un large masque pour cacher l'entièreté de son visage descendait les escaliers alors que le comte Phantomhive les montait. C'est alors qu'il le poignarda et sous nos yeux ébahis, les lumières se sont éteintes. Je sentais tout le monde autour de moi paniquer, ne sachant pas si cette scène faisait partie ou non du jeu... Et je n'étais pas d'une grande aide, ne sachant pas vraiment comment agir non plus... Les lumières se rallumèrent alors mais tout avait l'air d'avoir disparu. Le comte tout comme le meurtrier n'étaient plus sur les escaliers et personne ne savait où ils étaient partis. Est-ce que le comte avait été kidnappé ? Je ne comprenais vraiment pas ce qu'il se passait, mais je comptais bien rester jusqu'à le découvrir ! De plus, je n'avais pas l'impression que cela faisait parti du jeu puisque les invités avaient appelés la police et que le bal était à deux doigts de s'arrêter. Il était mon devoir d'aider le comte Phantomhive, je n'allais quand même pas le laisser à son sort et rentrer chez moi. J'aiderais la police comme d'habitude. C'est alors que des bruits d'hélices se firent entendre depuis la cour intérieure du manoir... Un hélicoptère quittait les lieux et personne ne savait pourquoi... Les premières victimes du patron du crime étaient aussi introuvables et certains annonçaient les avoir vu partir... De nombreuses théories se faisaient entendre mais je préférais ne pas les écouter. Il était compliqué de démêler le vrai du faux dans des situations comme celles-ci et je préférais me fier à ce que je trouvais moi-même plutôt que les oui-dire.

Alors que la police allait probablement obliger tout le monde à quitter les lieux et rentrer chez eux, un homme élégant prit la parole. Son discours n'avait qu'un seul but : faire redémarrer le bal. C'était un but étrange alors qu'une enquête se profilait. Mais ses arguments n'étaient pas si mauvais, en les écoutant correctement. En laissant les lieux fermés, la police aurait alors le coupable sous la main, ainsi que tous les invités si ils voulaient leur poser des questions et ils connaissaient les personnes parties dans l'hélicoptère donc pas de soucis de ce côté. Il voulait aussi être présent pour le retour de Ciel et réussit progressivement à rassurer une bonne partie des invités, promettant que tout allait bien se passer. Sans que personne ne donne son avis, la musique reprit mais l'ambiance était bien plus lourde, rien à voir avec celle qui s'était installée à mon arrivée. Mais après tout, peut-être que tout cela faisait parti du spectacle ?

Le bal se poursuivit alors que les informations nous parvenaient au compte gouttes. Les premières victimes seraient localisés à Londres ? Comment était-ce possible ? Ils n'avaient pas pu traverser tout un océan en si peu de temps... Quant à Ciel, la police n'avait pour l'instant aucune information. Plus le temps passait et plus l'optimisme se perdait... Sauf le mien ! Il fallait toujours garder espoir, c'était le plus important. La police passait son temps à nous interroger, peut-être pour vérifier que nos versions ne changeaient pas avec le temps... C'était bizarre et je pus même assister à de nombreuses embrouilles. La pression était mauvaise pour tout le monde et certains en profitaient pour en accuser d'autres, que ces accusations soient vraies ou non. Je réussis à échapper à tout cela mais... je ne pouvais pas m'empêcher d'aller essayer de régler les problèmes des autres. Je ne voulais pas que cette soirée se finisse encore plus mal qu'elle n'avait commencée. On devait rester soudés ! Certains commencèrent aussi à partir, avec l'accord des autorités mais ce n'était pas mon cas. Comme dit, je ne partirais qu'après avoir obtenu le fin mot de cette histoire. De plus, la police souhaitait que je reste bien que je comprenais cette demande comme une demande d'aide. En parlant d'eux, un policier vint justement me voir.

-Ciel Phantomhive viendrait du même monde que vous, des Enfers, pour être exact? Pourtant, depuis le début, vous niez ne pas le connaître ? Je ne mets pas votre parole en doute, Mlle. Magne, j'essaie simplement de comprendre.

Malgré son sourire, je comprenais très bien où il voulait en venir. Les préjugés sur les Enfers et sur les démons ne m'étonnaient plus, j'y étais habitué. Et je ne lui en voulais pas, je le comprenais pas ! Avec toutes les représentations que l'on nous fait, comment quelqu'un pouvait-il croire que nous étions autre chose que des êtres maléfiques capables des pires choses sur Terre ? Et encore... lui ne savait probablement pas que j'étais la fille de Lucifer, et Lilith parce que je n'osais pas imaginer ce qu'il penserait alors...

-Mais non Monsieur le policier je vous promets que je ne connais pas Ciel Phantomhive ! Mais je peux vous aider d'une autre façon vous pensez ?

Il me reluqua de haut en bas, soupirant, avant de répondre.

-Non. restez là et attendez, nous vous informerons quand nous aurons besoin de vous.

Je soupirais alors qu'il tournait les talons pour rejoindre son équipe. Les informations continuaient à arriver mais la police n'avait pas l'air de réussir à les coller ensemble. Il avaient aussi appris qu'un feu avait démarré aux alentours de Storybrooke et certains penseraient que c'était les cinq victimes qui l'auraient déclenché seulement parce que l'hélicoptère a été retrouvé brûlé là-bas. Mais cette version contredisait celle qui disait qu'ils étaient à Londres. Personne ne savait qui croire, c'était l'anarchie. Mais tout pointait sur ces cinq personnes qu'il était maintenant devenu vital de retrouver... On pouvait maintenant compter qu'il était 2h30 quand la police me demanda finalement de quitter les lieux. C'était sans compter sur ma volonté. Je n'étais pas prête d'aller autre part que dans ce manoir tant que Ciel n'aura pas été retrouvé.

De toute manière, l'occasion de partir n'était plus en option quand quelque chose des plus étranges apparût dans la salle. C'était une sorte de brèche qui avait l'air de s'ouvrir sur un autre monde. Je m'en approchais intriguée et remarqua des silhouettes de l'autre côté. Cinq pour être précis. Un homme aux longs cheveux blancs dans une large et longue tunique noire ainsi qu'une femme aux cheveux blonds et surtout, surtout, trois des victimes recherchées ! Si je me souvenais bien de leurs présentations, c'était... Gabriel et Adrien Agreste ainsi que Marinette Dupain-Cheng. L'homme aux cheveux blancs montrait le portail de son ongle noir et croisa alors mon regard. Il commença à me fixer pendant un moment alors que je ne comprenais pas ce qu'il se passait. J'avais une étrange sensation de familiarité mais j'étais pourtant certaine de ne jamais avoir vu cet homme auparavant...

Soudainement quelqu'un coupa le lien entre nous deux en passant dans le champ de vision. C'était l'un des invités qui se risqua à passer le portail. Son corps s'écroula au sol alors que son âme traversa le passage, comme si de rien était. J'aurais pu m'étonner mais... Je savais où ce portail menait, pour reconnaître le décor que je pouvais apercevoir. En Enfer. Pas les miens, évidemment mais d'autres. Ils se ressemblaient tous en y regardant bien. Mais il était normal qu'un corps ne puisse pas y rentrer. Il arriva dans la pièce tierce du monde, qui ressemblait à une église. Il n'avait pas l'air de comprendre ce qui lui arrivait. J'avais l'impression d'être la seule à me soucier de ce qu'il passait puisque tous les autres discutaient entre eux, comme si la brèche n'existait même pas. De l'autre côté, il y eut aussi du mouvement. La femme blonde voulut aussi passer le portail mais son âme resta coincé en Enfer alors que son corps s'écroula aussi au sol...

Sans prévenir, la brèche se referma alors sans nous laisser le temps de communiquer avec les autres ! Il fallait maintenant expliquer à la police qu'ils devaient se rendre en Enfer (et Dieu sait lesquels...) s'ils voulaient retrouver les cinq victimes disparues. J'imaginais déjà la discussion... Quant aux corps au sol, personne ne savait ce qu'il adviendrait d'eux mais... pour une fois, je n'étais pas très optimiste à propos de leur survie. Le SAMU arriva alors pour examiner les corps et poser des questions à la poignée d'invités restants alors que la musique ne semblait plus vouloir démarrer de nouveau. C'était totalement compréhensible, en raison de l'ambiance lourde et pesante qui régnait dans la salle. Personne ne voulait fêter la mort de deux personnes... Du moins, c'était ce que je pensais puisque les violons repartirent de plus belle. Personne ne pouvait trouver leur origine mais ils envahirent rapidement la pièce avec leur musique particulièrement douce. Les policiers commencèrent à s'affoler, s'énervant de ne pas trouver leur origine alors que je remarquais la présence de quelqu'un que je connaissais très bien descendre les escaliers élégamment tout en reboutonnant les boutons des manches de son costume. Il ébouriffa ses cheveux, le sourire jusqu'aux oreilles comme à son habitude. J'avais envie de lui sauter dans les bras, ravie de voir une tête connue dans cette horrible situation. Il s'adressa alors au public.

-J'arrive trop tard ?

-Alastor ! Toi aussi tu es venue au bal ?

Sa présence me fit oublier tout ce qu'il s'était passé durant cette soirée de l'horreur... Voir un visage familier était agréable dans des moments comme celui-ci. Son entrée théâtrale m'amusa énormément. Même si de mon côté l'ambiance s'était allégée, ce n'était pas le cas de tout le monde. Il me sourit, se préparant à me répondre, mais un policier l'interrompit.

-Depuis quand êtes-vous là-haut ? Mr... ?

-Reedio. Et, depuis peu de temps. Je reviens de loin, à vrai dire, et je tenais être présent pour le clou du spectacle. Il fit mine de douter tout en balayant la salle. Je l'ai raté, apparemment. Le Comte Ciel Phantomhive est-il revenu ?

-Revenu ? Il a été kidnappé. Vous le connaissez ?

-C'est un ami à moi, de longues dates. Et je peux déjà vous dire qu'il n'a pas été kidnappé. Il est mort. Par suicide, au Lyceum Theatre de Londres. Allez vérifier par vous-mêmes si vous y tenez.

Le policier regardait le reste de son équipe, visiblement choqué par cette annonce. J'étais dans le même cas. Je ne savais même pas que Alastor connaissait le comte et maintenant il disait qu'il s'était suicidé ? Tout cela était bien trop étrange...

-Comment le savez-vous ?

-Parce que c'est dans la dernière lettre qu'il m'a laissé.

Il tendit la lettre au policier qui l'attrapa et la lut rapidement. Il n'en revenait pas, plaquant une main sur son front et se retournant pour aller en parler avec son équipe. Libéré de ses obligations, Alastor s'approcha de moi, toujours aussi souriant.

-Tu ne t'es pas trop ennuyée ?

Je le regardais avec des yeux ébahis, ne comprenant pas comment il pouvait me demander ça comme si tout était un jeu alors que quelqu'un venait de mourir... Il pouvait être si détaché des choses parfois... Je pouvais comprendre, c'était un démon et la mort ne le touchait pas plus que cela, mais tout de même, s'il était assez proche de lui pour qu'il lui accorde une dernière lettre, je trouvais ça étrange qu'il ne paraisse même pas un petit peu triste. Si un jour il m'arrivait la même chose, serait-il aussi détaché ? Cette pensée m'attristait, mais je préférais l'oublier. Je ne pouvais pas penser à ça.

-Il est vraiment mort ? C'est horribleeeee ! Mais je ne comprends pas comment il a pu arriver à Londres si vite alors qu'il était face à nous il y a quelques heures... Quelque chose ne colle pas, Al' !

Il haussa les épaules, toujours avec un sourire fin et ses yeux qui ne me quittaient pas.

-Je n'en sais rien. Il y a tant de questions qui n'auront peut-être jamais de réponses... Je m'y suis fait avec ce garçon. Ciel était quelqu'un de difficile à cerner. À aider, aussi. Il ne faut pas nous en vouloir de ne pas avoir réussi... Ce bal était aussi une manière pour lui de faire ses adieux. Et d'ouvrir de nouveaux chapitres à de nouvelles personnes. Son sourire devin plus discret alors qu'il me tendait sa main. J'aimerais prendre cette chance au vol, pendant que je le peux encore.

Je n'avais aucune idée de à quoi il faisait référence en parlant de cette "chance" mais je n'aimais pas qu'il abandonne comme cela. Ce n'était pas son genre. Il me paraissait plus étrange que d'habitude, comme s'il avait changé. Peut-être que la mort de Ciel le touchait plus qu'il n'osait le dire. Je n'en savais rien mais quelque chose clochait. Dans tous les cas, si lui voulait abandonner, c'était loin d'être mon genre ! Je lui répondis, ignorant totalement la main qu'il me tendait.

-Mais on ne peut pas laisser des questions sans réponse, on doit enquêter ! Toi qui le connaissais si bien, tu ne penses pas que c'est horrible de le laisser mourir sans chercher à savoir ce qui s'est vraiment passé ? N'aurait-il pas voulu qu'on découvre la vérité ? Et puis de quelle chance tu parles ?

Il souffla alors en baissant la tête avant de tout de même m'attraper par la hanche et m'entraîner au milieu de la scène. Il était très tactile mais... pas à ce point. Il mijotait quelque chose, j'en étais certaine.

-Il est mort. On a l'éternité devant nous pour enquêter. Mais je n'ai que quelques minutes pour faire ce que je dois faire...

Il me prit la main avec celle qui était libre et chercha à m'entrainer pour danser. Cette proximité me fit rougir sans que je m'en rende compte. Je ne comprenais pas où il voulait en venir. Pourquoi tenait-il tant à danser avec moi ? Je savais que nous étions à un bal, mais j'avais bien peur que celui-ci avait été annulé et nous étions maintenant les seuls à danser, les invités étant presque tous partis... Il avait de ces idées parfois...

-De quoi tu parles Alastor ? Tu veux danser ? Je ne suis pas certaine que ce soit le moment...

-C'est tout à fait le moment. me répondit-il en souriant et sans me quitter des yeux une seconde. Notre plus belle cérémonie est aussi notre dernière... Mais je ne veux pas te forcer à quoique ce soit. C'est dans la valse que l'on forme cet isolement au reste du monde. Et je... Il hésita. Je ne sais pas exactement combien de temps cela va durer. Dans quelques instants tu ne seras peut-être plus là.

Je n'avais aucune envie de danser après tous les évenements de la soirée, mais j'avais l'impression que Alastor ne démordrait pas de son idée. Autant accepter et qu'on en finisse le plus vite possible pour se concentrer sur la mort suspicieuse de Ciel. En voilà un sujet important.

-Je ne compte aller nulle part pourtant ! Mais, si ça peut te faire plaisir, alors je veux bien danser avec toi !

Il me semblait contrasté entre la joie et la tristesse. Quelque chose le chiffonnait, je pouvais le voir. Je le connaissais depuis de longues années maintenant, je commençais enfin à comprendre comment il fonctionnait. Mais je savais aussi qu'il ne se confierait pas à moi sur la raison de sa tristesse.

-Je tenais à te présenter mes excuses... Concernant notre rencontre, à l'Hazbin Hotel. Je t'avais manipulé pour mes propres fins. C'était égoïste de ma part et je t'ai hautement sous-estimé. Tu n'es pas naïve comme pourrait le croire les gens. Il leva les yeux au ciel. Quoique...

Je ris doucement avant de reprendre.

-Je ne suis pas naïve ! Je lâchais sa main pour faire mine de le frapper dans le ventre. Tu penses encore à ça ? C'est oublié depuis bien longtemps ! Maintenant tu es un ami formidable sur lequel je peux toujours compter, et c'est tout ce qui importe. Pas besoin de t'excuser pour le passé.

Je vis disparaître son sourire à la mention du mot "ami". Je haussais un sourcil. Qu'est ce que cela pouvait signifier ? Peut-être qu'il ne me considérait pas comme une amie ! Si ça se trouve il ne m'aimait pas du tout...

-D'accord. Son regard vira au vert alors qu'il continuait à parler. Je ne vais pas m'excuser pour le passé, mais permets-moi de le faire pour l'avenir. De quoi parlait-il ? Il semblait contrarié... Il arrêta de danser, alors que nous étions maintenant au milieu de la salle. Il s'approcha doucement de moi et chuchota à mon oreille. Je suis désolé de tout gâcher, Charlie. Un homme a perdu sa femme aujourd'hui et... Il m'est inconcevable de me dire que je pourrais te perdre un jour sans t'avoir dit ce que j'avais sur le cœur.

Sa main se posa sur mon épaule alors qu'il reculait, se trouvant à quelques centimètres de mon visage. Je sentis un frisson me parcourir l'échine... Un mauvais pressentiment ? Il fixa mon regard bleuté avant de m'embrasser délicatement. Je restais figé alors que Alastor se reculait. Pourquoi avait-il fait une chose pareille ? Je... je ne comprenais pas. Il m'aimait ? Je... ce n'était pas mon cas. Enfin, si je l'aimais de tout mon coeur, mais en tant qu'ami. Je n'avais jamais même songé à le voir d'une autre façon. Je commençais à reculer doucement, ne pouvant cacher l'effroi qu'on lisait sur mon visage. Je n'avais pas peur d'Alastor, non, mais de sa réaction si je partais... Et de mes propres sentiments. Mon cerveau tournait à mille à l'heure, lisant maintenant tout ce qu'il avait fait à mon égard d'une autre façon. Quand il avait masqué le meurtre que j'avais commis... ce n'était pas pour m'aider, mais pour me garder près de lui. Je baissais la tête et me retourna, préférant ne pas lui faire face. Que faire ?

-J... je dois partir. Désolée.

Et sans hésiter une seconde de plus, je courais en direction de la sortie, sans m'arrêter ou regarder derrière moi. Je croisais la police, le SAMU, qui, en me voyant courir en pleurant, essayèrent de m'arrêter mais je les ignorais. Je ne savais pas où je me dirigeais mais... je ne pouvais pas retourner à l'appartement, car je savais qu'Alastor allait s'y rendre en revenant du bal. Willie m'avait bien hébergé une fois, elle pourrait sûrement le faire une seconde fois...


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Marinette Dupain-Cheng
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Nos destinées et nos volontés jouent presque toujours à contretemps.

Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 Original
Ranges tes griffes mon minou, je crois que j'ai une idée.


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Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 _



________________________________________ Dim 12 Juil 2020 - 1:27

❝ Oh my dear Lord . ❞
- Le bal masqué -
"- Quand on se quitte pour un jour, c'est peut-être pour toute la vie.
- Oui, mais aussi quand on croit se quitter pour toute la vie, il peut se faire que ça ne spot que pour un jour."
George Sand, Les Maîtres Sonneurs

  Comme les autres, Marinette passa le portail, bien heureuse de ne pas rester plus longtemps dans les enfers. Elle espérait sincèrement qu'elle ne se retrouverait jamais là-bas. Même une fois dans l'oubli.

Le pas franchi, la jeune fille se réveilla dans son lit d'hôpital, comme ci elle ne l'avait jamais quitté. Ses blessures quant à elles, avaient bels et bien disparues. Un effet de son voyage dans l'au delà ? Peut être.

Une jeune infirmière passa devant sa porte de chambre au même moment et se stoppa à sa vue. Démentant ses pensées. Finalement, elle était bien partie. Rien de tout cela n'était un rêve. A vrai dire, comment aurait-elle pu croire à un songe face à son corps délivré de toutes souffrances ?

- Vous êtes là ? On... On vous croyait partie... S'exclama la soignante en papillonnant des yeux. A vrai dire, il y avait de quoi être confus.
- Je... C'est une longue histoire, mais maintenant que je suis guérie, je vais partir. Lui répondit Marinette, tout aussi surprise de sa réapparition ici.
- Guérie ? Comment ? Elle semblait hésiter sur cette réponse illogique qu'elle lui donnait. Vous n'avez plus mal ? Pourtant, il semblait évident que c'était une fracture, je ne comprends rien..
- Oh non, ne vous inquiétez pas. Vous savez les miracles de la vie ! Elle se mit à rire nerveusement. De gestes vifs, elle se releva, comme ci elle n'avait jamais été blessé et passa le pas de la porte aux côtés de l'infirmière. Sur ce, je vous remercie de votre bienveillance. Passez une bonne journée !

Et à ces mots, l'équipe ne la retint pas. Surprise de la voir ainsi en pleine forme, ils la laissèrent vagabonder dans les couloirs à la recherche d'Adrien. Elle qui pensait qu'il se serait réveillé comme elle dans l'enceinte fut déçue d'admettre qu'il n'était pas là. Où alors était-il déjà parti. Se remémorant ce qu'il avait pu se passer, l'asiatique se demanda comment ils pourraient continuer leur vie normalement après ça. Cela faisait beaucoup d'épreuves à surmonter. Ça les changeraient forcément. Restez à savoir comment.

Fixant l'horloge, la brune constata qu'il ne lui restait que vingt minutes avant trois heures tapante. Elle devait faire vite et rejoindre le Lyceum Theater, comme leur avait indiqué Undertaker. De nouveau, elle dû traverser la tamise en prenant un pont qu'elle avait déjà emprunté. Appliquée, elle suivit les panneaux indicatifs parmi les nombreux noms de théâtre. Comment se faisait-il qu'il y en avait autant à cet endroit ?

Finalement, elle arriva à destination. Poussant les grandes portes, elle arriva dans un hall d'entrée, élégant et raffiné, à l'image du comte même. L'accueil était lumineux, comme ci le théâtre était ouvert et attendait les spectateurs pour une représentation. Au fond de l'entrée, une porte, légèrement dissimulée, était en mouvement. Le nom "salle technique" était inscrit dessus. Sur le comptoir, disposé non loin d'elle, se trouvait deux billets. Eux aussi portaient des noms: Adrien et Opaline.

Marinette se souvînt soudainement qu'elle n'avait jamais été convié à cette soirée. Les paroles de l'ange lui avait bien dit qu'elle n'était qu'un "dommage collatérale". Alors que devait-elle faire ? Devait-elle franchir cette porte principale ? Ou alors suivre son instinct et se glisser vers la porte en mouvement ?

L'héroïne suivit la deuxième option. Elle suivrait son instinct qui l'avait rarement trompé. Maintenant qu'elle avait retrouvé ses boucles d'oreilles, la chance était avec elle. Elle pourrait toujours s'en sortir.

Elle longea un long couloir sombre. A l'intérieur résonnait des bruits de course dans les escaliers se situant au bout. En montant, elle rejoignit la fameuse salle technique. La salle était grande, et comportait une immense table des contrôles. Cette dernière, donnait directement sur la scène à travers une vitre teintée, où elle put y reconnaître Ciel et Ema. Derrière les commandes, assit sagement sur une chaise, se tenait un jeune garçon blond. Aloïs. L'enfant regardait intensément ce qu'il se passait en contrebas.

- Que fais-tu là ? Elle lui demanda ça d'une voix posée. Comme ci, elle n'avait jamais été en colère contre lui.

A vrai dire, elle avait l'impression que la colère qu'elle avait accumulé, commençait à retomber en s'approchant du but. Et du suicide du comte. Peut être commençait-elle à comprendre. Ou plutôt, recommençait-elle à être tolérante envers chacun. Elle ne savait pas encore.

Étonné, le garçon se retourna vivement vers elle. Il la reluqua de bas en haut, puis souffla, avant de rediriger son attention sur la scène.

- Vous étiez où ? On était persuadé que... Il ne répondait pas à la question. Son regard s'assombrit. On pensait que vous étiez tous morts. Vous ne donniez plus signe de vie en tout cas.
- C’était un peu le cas pendant un court instant je crois. Lui répondit-elle énigmatiquement.

Son regard bleu azur se plissa dans sa direction. Il ne comprenait pas.

- Quoi ? Grimaça-t-il avant de rouler des yeux. Ok, je n'ai pas le temps de chercher à comprendre. C'était ça que tu cherchais ? Il lui tendit une carte pass où se trouvait inscrit son nom. Pourquoi ce jeune homme avait-il sa carte ? N'était-elle pas prévue ?

Sans rien dire, elle prit tout de même sa carte. Cet enfant était bien trop capricieux pour dénouer la logique de son esprit. Au loin, les voix de Ciel et Ema se faisaient entendre sur leur débat du bien et du mal. La jeune fille le ressentait, Aloïs était inquiet, mais il ne dit rien et resta assis près d'elle.

- Comment est-ce qu'il peut vouloir mourir à nouveau ? Vivre dans le mensonge alors qu'une nouvelle vie s'offre à nous. J'aimerais comprendre ce qu'il se passe dans sa tête...
- Pour chacun, la vision de la vie semble différente... Ce n'est pas pour autant qu'il faut se laisser abattre. Tu es son ami non ? Pourquoi hésites-tu à aller le soutenir ?
- Son ami ? Il fronça les sourcils. Ciel n'a jamais considéré personne comme son ami. Il ne voit en nous que des pions, des moyens d'arriver à ses fins. Il ne cherche pas d'amis... Ni de soutiens. Il peut mourir, si ça lui chante ! Je m'en fiche ! Lança-t-il en croisant les bras. Et toi ? Pourquoi es-tu là ?

Marinette étira un sourire triste à son encontre.

- Au départ, je venais pour simplement finir son petit jeu. Je voulais simplement rentrer chez moi... Mais maintenant, je me dis qu'il a peut être une envie d'être réellement sauvé. Elle hésita. Tu sais. Ce n'est pas lorsque l'on a perdu un être cher, qu'on peut se racheter et effacer nos remords. Ciel n'a peut être pas eu de chance dans sa vie. Mais si tu lui montrais ton soutien, sincèrement, il t'écouterait peut être.
- Une envie... D'être sauvé...

Il détourna les yeux vers la silhouette qui écrivait sur scène. A son tour, il hésita un instant.

- Tu crois qu'il pourrait... Ses yeux s'écarquillèrent un instant. Se servir d'un jeu comme un appel à l'aide ?

Silence. Pour elle, les choses étaient claires, cette mise en scène était un appel au secours. De ce qu'elle avait pu voir dans sa vie de super héroïne, c'était que certaines personnes aimaient faire les choses en grandes pompes pour appeler au secours, au lieu de le faire directement. Soit par fierté, soit par peur.

Aloïs se tut un instant, tandis que sur scène, le duo échangeait par écrit. Ne permettant pas aux deux autres de voir ce qu'ils se disaient. Finalement, Aloïs serra les poings et tourna un bouton. Celui ci eu pour effet de changer la lumière des projecteurs, du bleu, ceux-ci passèrent au orange. D'une couleur froide, ils passèrent à une vive, un symbole de vie, d'espoir.

Le garçon crispa sa mâchoire.

- C'est plutôt mon genre d'attirer l'attention en me faisant passer pour une victime. Un rire léger. Il doit être bien seul.

Puis, il sortit de la salle et s'aventura vers une seconde porte, donnant sur les places du balcon.

- Je t'interdis de mourir, Ciel ! Tu entends ?!

Sans un mot, Marinette l'avait suivi. Un rictus s'étira sur ses lèvres. Elle était satisfaite. Son message avait réussi à atteindre le coeur d'Aloïs. Peut être réussirait-il à toucher celui de Ciel ?

Aveuglé, le comte ne vit pas celui qui s'adressait à lui, mais il reconnut sa voix. Contre toute attente -du moins celle de Marinette- Ciel préféra brandir la lame d'Ema et commença à s'entailler les veines. Ce n'était pas la réaction qu'elle avait prévu. Ou du moins, qu'elle désirait. Pourquoi s'acharner ainsi sans discuter avec son ami ?

Sans aucunes hésitations, et avec l'accord de Tikki et son macaron, l'asiatique se transforma. Aloïs quant à lui courrait déjà dans les marches, dans l'espoir de stopper son ami. Balcon après balcon, son souffle s'intensifiait. Au loin, Ladybug voyait déjà les mêmes bandes de vie qu'en enfer, s'échapper de son poignet.

Aidée de son yo-yo, elle s'élança de son balcon et atterrit directement sur scène, près du comte. Le jeune homme, effrayé par les images qui défilaient et son apparition, recula de plusieurs pas.

- Q.. Qui êtes-vous... ? Son regard se durcit. Il la fixa et serra la mâchoire, agacé. Retirez votre masque, c'est insultant !

D'une voix douce et subtilement taquine, Marinette répliqua:

- C'est toi qui a organisé un bal masqué. Tout ça pour nous embarquer dans ta propre mise en scène du suicide. Quel est le plus insultant à ton avis ?

Il plissa les yeux.

- Tu es Marinette Dupain-Cheng... Il marqua une pause de réflexion. Peut-être, mais je ne me suis pas caché derrière quelque chose. Je n'ai rien nié jusqu'ici. Vous devez être les seuls de Storybrooke à savoir qui je suis, à vrai dire. Le jeu... N'a pas été construit à partir de rien.
- Que veux-tu dire ?

Il plongea ses pupilles noires dans celle de l'héroïne, sombre.

- Il n'y a pas vraiment de jeu, à vrai dire. C'est un terme passe-partout que l'on utilise pour parler de manipulation mais... Ça ne m'a pas fait plaisir de vous manipuler. Je n'ai pas souhaité que vous souffriez, je n'ai pas non plus souhaité qu'on en arrive là. Tout ce que je voulais... Il se stoppa. C'était voir comment vous réagiriez.

En voici une bien étrange façon de faire les choses.

Il se tourna vers Ema, puis Gabriel qui était dissimulé dans l'ombre. Et... les autres.

- Lorsqu'on passe des décennies dans un monde qu'on a bâti soi-même avec des identités inventées, ressusciter revient à ne jamais pouvoir retrouver sa place, une place aussi confortable et rassurante que celle que nous avions nous-mêmes construites autrefois. La mort coule dans mes veines...Il fixait le sang qui coulait sur son poignet. Elle est imprégnée en moi. Je ne peux pas m'en détacher... Mais... Sebastian me persuadait qu'il y avait des personnes sur Terre capable de comprendre cette différence. Des personnes qui venaient d'autres réalités elles aussi et qui avaient elles aussi beaucoup de mal former une communauté stable et semblable à celles de leur monde. Il releva son regard vers elle. Vous.

Patiente, la jeune fille écouta ses plaintes. Puis, vînt la parole.

- Il n'est jamais facile de trouver sa place. Mais... je pense que nous ne pouvons pas retrouver exactement ce que nous avons perdu. Nous ne pourrons jamais retrouver ce que nous étions dans nos mondes. Pourtant, ce n'est pas une raison pour perdre espoir. Tu peux encore... repartir de zéro. Des personnes tiennent à toi et te soutiennent. Tu ne peux pas leur tourner le dos comme ci de rien n'était. Soi disant parce que tu ne trouves pas ta place. Une place, ça se trouve grâce aux autres, mais toi, tu te fermes à ce qui t'es offert. Ne penses-tu pas que c'est ce qui te bloque ?
- Me bloque... ?

Il réfléchit mais, passant sous ses yeux, un rire le fit frémir. Une image, de lui et Elizabeth tandis qu'elle lui sautait au cou, défila. Il n'y avait aucun son et pourtant, il était persuadé d'avoir entendu le rire de la jeune fille aux cheveux blonds. Il se concentra à nouveau sur les bandes passantes de sa vie, ressentant de la douleur au poignet lorsqu'il le bougea. Cependant, il ne grimaça pas. Il se contenta de lire ce qui était écrit sur les bandes blanches, celles qui semblaient avoir été effacé, demeurant vierges de tout souvenirs. Avaient-ils vraiment été effacé, ou n'avait-il jamais existé ? Tel était la question.

Penchant la tête sur le côté, il déchiffra:

- Ciel Phantomhive,
J'ai bien reçu ta lettre. Comment t'exprimer ce que j'ai ressenti en l'ayant ouverte et en ayant reconnu ta noble écriture ? Les mots me manquent, mais ce n'est pas grave. Tu m'as fait part en divers sous-entendus ton suicide : je te fais part ici de mon opinion.


Le texte s'arrêta, tout comme Ciel. Mais plus tard, sur une autre bande, il reprit:

- Mourir reviendrait à perdre...

Une autre bande d'images passa.

- Tout ce que tu as gagné.

Encore plus loin.

- Parce qu'il n'y aura pas toujours de malédiction pour te sauver.

S'enchaîna des séquences de Londres. Sebastian, son anniversaire avec ses proches, ses enquêtes policières, des moments plus banals qui le firent sourire. Puis vînt le bal, et aujourd'hui... Les images laissèrent place à un nouveau vide, terminant le mot adressé.

- Fais ton choix, mais prends conscience que dans l'un des chemins que tu prendras, ce sera ton dernier. Affectueusement, Il lut à voix basse les derniers mots. Undertaker.

Il regarda sa montre. Deux heures cinquante neuf. Quelle serait sa décision ?

Les bandes se rabattirent vivement à l'intérieur de son poignet, dont des gouttes de sang s'écrasaient encore sur le sol. Ciel fixa la flaque un long moment avant de redresser ses yeux vers Marinette. Ils étaient totalement vide.

- Je ne crois pas qu...

Quelque chose le coupa, un banc en pierre qui siégeait derrière lui, s'effondra en morceaux. Il se retourna, pour tenter de comprendre la signification de cette destruction.

- Je n'ai encore rien dit... Défendit-il, les sourcils froncés.

Désormais, il tournait le dos à tout le monde. Ses poings se serrèrent, ses épaules s'arrondirent, tandis que sa tête se baissait. Il se mit à trembler.

- J... J'ai peur. Voilà. J'ai peur d'avoir un avenir ! P... Parce que je ne sais pas ce qui m'attend, ce que je vais devenir. Je n'ai jamais prévu de grandir, de vieillir, de vivre... Je ne sais pas ce que c'est ! Cria-t-il pour que sa voix résonne dans la théâtre. Je préférais sauter à pieds joints dans l'eau et me noyer plutôt que de vivre avec la peur de glisser !

Gentiment, Marinette va se rapproche du comte et poser une main sur son épaule. Elle était compatissante, elle savait, à quel point il était terrifiant de vieillir.

- Ce n'est jamais simple de grandir. Mais l'on passe tous par là. Demain, c'est l'inconnu. Et l'inconnu nous fait peur. Pourtant, vivre reste une sacrément belle aventure. Avoir peur n'est pas mal. C'est un sentiment qui prouve que nous sommes vivant. Il est vrai que nous faisons des erreurs... et que, parfois, nous le regrettons. Mais ça ne nous empêche pas de continuer...


Oui, des erreurs, nous en faisions tous. Marinette l'avait bien appris à ses dépens. Se sentait-elle capable de suivre ses propres conseils désormais ?

Trois heures, retentit sur toutes les églises de ce créneau. Dans le théâtre, une alarme se déclenchait déjà, faisant pleuvoir sur les ravissants sièges en daim.


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Opaline M. Santos
« J'ai pas trouvé où on peut demander un rang personnalisé... ! »

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Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 _



________________________________________ Lun 13 Juil 2020 - 0:58

Oh my dear Lord
Opaline & others

« Life is a masquerade. Everywhere you look are people hiding behind masks. »
Opaline avait décroché, à partir du moment où Undertaker et Ema s'étaient mis à échanger des mots doux dans le carnet de cette dernière. Ne se sentant pas concernée par cette palpitante discussion qui se déroulait pourtant à son sujet, elle s'était laissée allée en bâillements et autres mimiques qui pouvaient souligner son ennui. Lorsque cela était devenu trop long, la communication par écrit n'étant pas la plus rapide, elle avait même finit par s'étendre sur le sol.

Sa venue en Enfer lui avait fait miroiter tant de choses qui ne s'étaient pas concrétisées, qu'elle était forcément déçue. Ne faisant rien pour cacher ce sentiment, elle roula nonchalamment sur le dos, un œil aux aguets. Ainsi, elle fut témoin d'un échange entre les deux démons, auquel elle n'accorda pas plus d'intérêt.

La situation redevint finalement plus intéressante, lorsque Undertaker annonça leur retour sur Terre. Pas qu'Opaline puisse être ravie à l'idée de retrouver ces hordes d'humains plus stupides les uns que les autres, et leur monde pourri jusqu'à la moelle. Mais songer à ces retrouvailles avec Ciel, éveillait chez elle une certaine impatience. L'arrivée de Grell ne fit que retarder le sauvetage du comte, et faire lever les yeux au ciel à l'ange qui louchait cependant sur la belle tronçonneuse qui l'accompagnait.

Alors que le groupe se rendait jusqu'au portail censé les mener à Londres, la voix d'Undertaker fit se figer la jeune femme.

« Opaline. Il y a quelque chose que tu dois savoir... »

Elle avait pivoté pour pouvoir faire face au démon, à la fois curieuse et pressée de retrouver Ciel. D'un geste de la tête, elle lui indiqua de parler, déjà lasse des informations qu'il comptait lui apporter:

« Fais vite. »
« J'essaierai. Fit-il en souriant. Lorsque son interlocutrice fut assez près, il poursuivit d'une voix douce et calme: Ash L’Anders est mort. Il a atterri en Enfer. »

Bien que le doute chercha un instant à se frayer une place dans le regard d'Opaline, celui-ci se durcit rapidement.

« Tu mens. »

Que pouvait-elle faire, si ce n'était nier ? La mort d'Ash était absolument impensable, c'était quelque chose qu'elle n'avait jamais osé envisager tellement c'était inimaginable. Undertaker fut visiblement amusé de ce comportement, puisqu'un petit rire s'échappa de ses lèvres:

« C’est typiquement humain que de vouloir croire ce qui nous arrange... Son regard dévia. Malheureusement pour toi, c’est bien vrai. Ash est mort à l’hôpital de Londres où tu l’as laissé. Depuis quelques heures, il erre dans la ville mais personne ne la vraiment vu encore. Il est... un peu perdu. Difficile de passer d’ange à humain et d’humain à démon, hein ? Il y a de quoi s’inquiéter du sort des autres... Il ricana à nouveau. Votre jugement est relancé. Le compteur est remis à zéro. Les anges n’en restent pas toujours... »

Le regard d'Opaline se fit moins dur, elle commençait à douter. Et égoïstement, elle songea à son propre sort. C'est alors que sans qu'elle ne puisse lui mettre de barrières, la peur lui sauta à la gorge. Elle n'en laissa rien paraître, mais une vague sombre aux relents acres inondait son esprit. La terreur, dans son plus simple apparat. D'une voix, qu'elle voulut ferme, elle répliqua:

« Ash et moi sommes nés ange. Nous avons toujours répondu aux demandes de Monsieur. Il est impossible qu’il soit ici... »

La fin de sa phrase disparut dans un murmure, disparaissant avec la brise ardente de l'Enfer. Undertaker observa longuement sa réaction, comme s'il s'en réjouissait... Ce n'était pas l'infime tristesse que trahissait le mouvement de ses lèvres, mais plutôt ce qu'elle avait compris. Rien n'était acquis. Plus maintenant, plus aujourd'hui.

« Monsieur, oui... Chacun sa vision des choses je suppose. Il leva les yeux au ciel. Le fait est qu’Ash s’éclipse ici-bas, donc ne cherche pas trop loin là-haut. Je l’aiderai à surmonter cette mauvaise passe, ne t’en fais pas. Il sourit, se corrigeant: Mais ce n’est pas ce qui t’inquiètes le plus, n’est ce pas ? Tu es en train de te demander si ton cas pourrait advenir... Après tout, tu fais patte blanche à Storybrooke mais le sang se craquelle toujours dessous. »

Il avait marqué une légère pause, afin de laisser à Opaline le temps de deviner à quoi il pouvait bien faire référence. Le regard de la jeune femme s'était durcit à l'instant où il avait formulé sa question. Elle était exaspérée, agacée qu'Undertaker ait compris. Voyez-vous, lorsque vous étiez un ange et que vous aviez affaires à un démon, il était dans votre intérêt de lui prouver que vous étiez supérieur sur tous les plans. La bonté et l'altruisme faisaient partie des valeurs qui différenciaient le plus anges et démons. Le fait qu'une vermine dans le genre d'Undertaker ait pu ne serait-ce qu'essayer de la cerner -en réussissant- la répugnait. Elle rétorqua, croyant fermement en ce qu'elle disait:

« Je ne suis pas aussi égocentrique que toi. Emmène moi jusqu’à lui, Ciel attendra bien quelques minutes de plus. »

Jamais elle n'aurait songé pouvoir un jour reléguer Ciel au second plan, et pourtant, c'est exactement ce qu'elle était en train de faire.

« Les démons passeraient ils en premier ? » s'amusa-t'il.

Elle ne rit pas, répondant d'un air purement hautain:

« Ash est et restera toujours un ange, même en Enfer. »

Il esquissa un sourire approbatif, qui intrigua Opaline jusqu'à ce qu'il vienne apporter des explications:

« Tu ne sais pas à quel point tu as raison... » Son sourire disparut légèrement alors qu'il songea sombrement: « Trois démons ont été retrouvés morts pendant que vous combattiez mes poupées de chaire humaine... » Il marqua une pause. « Oui. Il semble que ton ami ait choisi de prendre son sort pour une infiltration et ainsi détruire l’espèce... De l’intérieur. Je ne saurais trop te prévenir, néanmoins, » Son regard se fit plus dur, se posant sur l'ange. « Qu’ils ne se laisseront pas faire. »

Opaline va esquissa un petit sourire à la fois satisfait et mutin, fière de son camarade. Comment aurait-il pu en être autrement. Ange, ce n'était pas une apparence, un titre ou une naissance, mais bien un état d'esprit. Jamais tous ces démons ne pourraient devenir des anges, et jamais les anges ne deviendraient des démons. L'ordre des choses ne saurait être bouleversé et la suprématie angélique resterait effective.

« Ash a abattu démon après démon durant des années, sans jamais subir de graves blessures. Ce n’est pas ta bande de ratés qui changera cela. Tous ces idiots ont été incapables de conserver le privilège auquel ils avaient eu droit, je serais bluffée s’ils pouvaient ne serait-ce qu’arracher l’une de ses plumes à l’ange Ash Landers. »

« Quelles plumes ? Il rit dans sa manche. Les capacités des démons sont différentes ici... Je te tiendrais au courant des événements... D’ici là, prends ton temps sur terre ~ Enfin, quand tu la retrouveras. »

Opaline ne fit aucune remarque quant au fait que les anges changeaient d'apparence une fois en Enfer. Pas car elle n'avait pas entendu ce qu'Undertaker venait de dire, mais plutôt car elle avait peur d'imaginer ce à quoi pouvait à présent ressembler Ash. Elle tapota son menton, songeuse.

« Je me tâte, éliminer des démons auprès de mon camarade de toujours est une idée charmante... Elle planta son regard dans celui du démon: Et puis, vous finirez tous ici un jour... Je me demande si je préfère vous attendre en Enfer, ou vous arracher à vos foyers un à un. »

Ses yeux brillèrent alors d'une lueur mauvaise, qui rappelait à sa mémoire tous les souvenirs sanglants qu'elle avait collectionnés au fil des années. Undertaker rit.

« Tu ne changeras donc jamais ! Ta vie dépend des nôtres ! Ce serait presque mignon si ça n’en était pas aussi sadique. Enfin, pour le moment, Il haussa les épaules. Tu es vivante. Tu ne peux donc t’attaquer qu’aux vivants. Incroyable de savoir que malgré tout, tu préfères en tuer qu’en sauver. Le comte a vraiment de quoi garder ses distance avec toi. »

Opaline secoua la tête avec un petit sourire, presque nostalgique.

« C’est ainsi que fonctionne notre monde, Alastor. Tu n’es qu’un démon, voué à périr sous les lames des miens. Et je ne suis qu’un ange. Son regard balaya les alentours. Et pour ce qui est des humains, j’en ai secourus bien assez pour aujourd’hui. Le comte sera la pièce maîtresse de cette collection de sauvetages. Tu sais que je ne lui ferais pas de mal, pas encore du moins. Il n’est pas prêt. »
« Il n’est plus de notre ressort de décider de son destin, Opaline... Laisse-le tranquille. Tu as déjà bien assez à faire avec nous. » Rit-il

Elle haussa les sourcils, d'un air totalement dédaigneux, puis éclata de rire jusqu'à en avoir les larmes aux yeux:

« Sans vouloir t'offenser, Tenta-t-elle d'articuler entre deux crises de rire. Vous êtes bien moins intéressant. »
« Et pourtant c'est avec nous que tu perds le plus de temps ! Sourit-il. « Mais, comme tu aimes si bien le dire... C'est notre châtiment en tant que démon. Ciel Phantomhive n'en est pas un. À moins que tu souhaites le laisser mourir par curiosité de voir quel camp le choisirait ? »
« Mh... Elle prit quelques minutes pour réfléchir. De la curiosité ? Ça ressemble à cela, oui. Quel que soit son sort, j’en retirerai de la satisfaction: se battre à ses côtés, ou le combattre... Elle frissonna à cette idée. Mais son heure n’est pas venue, il est encore trop jeune, trop dépendant. Et puis... S’il souhaite mourir, alors il perd toute valeur. Son regard se perdit dans le vide, dérangée par cette idée. Puis, une question lui traversa l'esprit et un petit sourire étira ses lèvres: Mais dis moi, cela ne te pose plus de problème qu’il vienne marcher sur tes plates bandes ? Car tu l’ignores peut-être, mais le suicide est la façon la plus rapide d’arriver en Enfer. »

Visiblement satisfait d'être compris par une Opaline qui ne s'en serait pas vantée, il se retint d'élargir un large sourire un peu trop enthousiaste.

« C'est exact... C'est pour quoi, pour ma part, j'ai également tenté de le soutenir à ma manière tout en gardant mes distances. Mais s'il vient un jour à descendre ici, je saurais en faire un bel ennemi à mon tour. Tu as raison. Il n'est pas prêt. Il sortit de sa manche -dans laquelle se trouvait visiblement un monde tout entier- une montre à gousset. 2h52, ma chère. Alors ? Il redressa son regard vers elle. Paries-tu sur sa mort ou bien sur sa vie ? Je ne m'attends pas à ce que tu l'aides à rester en vie, ce n'est pas quelque chose pour laquelle tu es très compétente. Il vaut mieux pour toi que tu restes à l'écart, comme Sebastian te l'avait gentiment conseillé. »

« Je m’étonne de voir que tu me connais si mal, après tout ce temps passé dans un même esprit... Pour ta gouverne, j’ai horreur du gâchis. Elle déploya ses ailes, avec prestance, comme si elles étaient toujours aussi resplendissantes qu'à l'origine: Je parie sur sa vie. »

Undertaker fixa Opaline un instant, le sourire aux lèvres comme à son habitude:

« Je vois... Il l'observa, elle et le personnage qu'elle renvoyait par son attitude théâtralisée. Mais tu ne souhaitais pas voir Ash ? Il marqua une pause, puis ajouta: Il va être difficile de faire les deux à temps. »

Les yeux d'Opaline commencèrent doucement à briller, si bien qu'elle se sentit contrainte de détourner le regard pour qu'Undertaker ne se rende pas compte que des larmes voilaient son regard. Observant le vide, elle prononça quelques mots hésitants:

« Je ne sais... Pas. »

Le lien qui unissait l'ange et le démon était difficile à cerner, à décrire. Les mots qu'Opaline elle même mettait dessus étaient biaisés par une perception du monde en noir et blanc. Dans une autre vie, dans d'autres conditions, Undertaker et elle auraient pu être amis. Et au fond d'elle, même si elle se refusait à songer à cela, même si elle repoussait cette idée au plus profond de son esprit, elle le savait. Même s'ils avaient des objectifs opposés, et qu'un monde entier les séparait, ils se ressemblaient. A cet instant, même si Undertaker la répugnait au plus haut point, même si sa seule présence la dérangeait... Elle aurait voulu qu'il la prenne par la main, et qu'il la conseille quant au chemin qu'elle devait suivre. Comme un ami.

Il ne fallait pas oublier que malgré tout, Opaline n'avait que 25 ans. Ce n'était pas qu'une question d'apparence, son monde l'avait vue grandir durant toutes ces années. Undertaker avait raison, elle n'avait rien vécu à côté des siècles d'existence qu'il avait connus. Et durant ces vingt-cinq années, personne n'avait jamais appris à la jeune femme à être seule, elle s'attachait à tous ceux avec qui elle passait du temps. C'était logique au fond, puisque les seules personnes qu'elle fréquentait étaient des anges. Puis, était venu le jour où elle avait fait la rencontre du démon, dont elle avait dû supporter la présence durant un temps et auquel elle s'était fatalement et légèrement attachée. Ce secret resterait pourtant cloitré entre les murs de son esprit, et plus loin encore, refoulé dans un recoin qui ne verrait jamais la lumière du jour.

Elle n'eut pas besoin de faire face au démon pour sentir qu'il était étonné par son comportement, jamais depuis qu'ils ne se connaissaient elle n'avait détourné le regard. Opaline n'était pas comme ça, elle marchait la tête haute, observait le monde entier de son piédestal, et soutenait chaque regard qui osait croiser le sien. Les yeux légèrement écarquillés, Undertaker laissa le silence s'installer dans les rues de Pentagram City. Il baissa finalement la tête, un petit sourire étirant ses lèvres tandis qu'il semblait songeur. Il s'avança vers la jeune femme de toute sa hauteur, cherchant à ce qu'elle croise son regard, mais ce moment ne vint pas. Elle ravalait ses larmes tant bien que mal, mais ses yeux restaient mouillés. Par respect, le démon se contenta de se décaler près de l'oreille de l'ange afin de la laisser cacher ses émotions. A voix basse, il lui assura:

« Tu pourrais valoir tellement plus que la fidèle d'un homme qui ne t'a jamais vue comme une personne plus que comme un pion. C'est dommage. Puis, il se détourna d'elle pour commencer à marcher. Je te laisse décider. Pour ma part, je rentre sur Terre, j'ai des choses personnelles à régler à Storybrooke... Tu peux me suivre et ainsi découvrir où se trouve le portail. Ou bien... Tu peux te rendre au manoir où a été organisé le bal des Enfers, ton ami s'y trouve. Tu demanderas à Grell de t'indiquer la sortie plus tard. Mais... Il se retourna à moitié vers elle: Ciel ne sera déjà plus là, à mon avis. »
« Je... Sa voix se brisa. Elle voulut faire un pas, mais tout indiquait que c'était à contrecœur, comme si une force invisible la retenait vers l'arrière. Puis, elle se reprit, annonçant fermement: Je viens avec toi, Undertaker, conduis moi sur Terre. »

Cela étant dit, elle le rattrapa à grandes enjambées, profondément déterminée et concentrée sur son objectif. Son choix aurait pu semblé immoral, ou même cruel. Mais alors qu'elle allait renoncer à Ciel pour se rendre auprès d'Ash, les paroles de ce dernier lui étaient revenues à l'esprit. « Je pensais que Ciel voulait passer de ce mauvais côté, celui que tu espérais tant de lui - tu te souviens ? » Son ami était mort en voulant pousser Ciel sur la voie qu'elle imaginait pour lui. Elle ne pouvait pas simplement effacer cela d'un revers de la main. Malgré sa gorge serrée, elle ne démordait pas. Undertaker ne dit rien, il se contenta de sourire quand l'ange prit les devants, puis de la fixer avec insistance jusqu'à ce qu'ils arrivent au portail. Il semblait la narguer, comme pour la faire douter de la décision qu'elle venait de prendre. Pourtant, elle ne se détourna pas de son objectif, passant le portail sous le regard du démon.

Opaline fit son apparition dans une ruelle qu'elle ne connaissait pas vingt-quatre heures plus tôt. Celle dans laquelle Ash s'était vidé de son sang, les ailes trainant dans la boue. 2h58. Elle n'avait ni le temps, ni l'envie de repasser les images de la scène dans son esprit. De longues plumes blanches émergèrent des cicatrices qu'elle portait dans le dos, et d'un puissant battement d'ailes, elle se projeta dans les airs, volant jusqu'à apercevoir le Lyceum Theatre. Se souciant peu des portes, elle traversa les premières sans poser un pied au sol, pour faire irruption dans un hall spacieux. Le coup de vent provoqué par son entrée fracassante, provoqua l'envolée d'un billet de théâtre qu'elle saisit au vol. La jeune femme y lut son nom, suivit du numéro de sa place: 523, Paradis. Un demi-sourire étira ses lèvres en lisant cela, sachant toutefois que ce terme désignait les balcons à la fois les plus hauts et proches de la scène.

N'accordant pas plus de temps à la contemplation du billet, elle poussa les deux portes battantes afin de faire irruption dans la pièce principale. 3h00. Une alarme se déclencha, vrillant les oreilles de l'ange qui ne sursauta pourtant pas. Ce qui la surprit d'avantage, fut cette immense salle plongée dans le noir. Seule la scène était éclairée d'une lumière orange vif, comme si une représentation avait lieu. Marinette, Ema et Ciel auraient alors été les acteurs de cette supposée pièce. Des trombes d'eau se déversèrent alors sur la salle toute entière, collant les cheveux d'Opaline à sa peau. Le son strident de l'alarme incendie cognait contre ses tympans, mais elle continua de marcher droit vers la scène. Droit vers Ciel. Sa marche s'accéléra lorsqu'elle vit le poignet ensanglanté du jeune comte. Elle se mit soudainement à luire d'une lueur angélique, plus pure que n'importe quelle autre. Arrivée à quelques mètres de la scène, elle fit glisser ses mains dans ses cheveux afin de les coiffer en arrière, puis atterrit sur la scène à la suite d'un saut gracieux.

La lumière qu'elle dégageait était plus forte que celle de la scène elle-même, éblouissante. Et il était là, face à elle, enfin. Ciel écarquilla les yeux face à Opaline, et jeta un regard à Ema dont l'ange ne put saisir le sens. Ses yeux légèrement embués lui indiquèrent qu'il avait pleuré. Pourquoi ? Il était également très pâle, à l'image des corps décharnés contre lesquels elle avait luté plus tôt dans la soirée. Il s'appliquait à fixer froidement l'ange qui s'avançait vers lui, ne bougeant pas d'un pouce.

« C'est vous... L'ange ? »

Opaline fit une petite révérence.

« En effet. Ciel Phantomhive, je suppose ? »

Bien entendu, elle ne supposait pas et savait exactement à qui elle avait affaire. Il sembla légèrement surpris de voir l'ange faire une courbette, mais ne fit aucune remarque, demeurant neutre.

« Je ne vous avais pas imaginée ainsi. » Confessa-t'il, songeur.

Ne sachant pas vraiment comment prendre cette remarque, elle décida de ne pas s'en offusquer, se contentant simplement de faire remarquer:

« Pourtant, vous avez déjà eu l'occasion de voir des anges. Elle balaya les alentours du regard, puis observa le poignet de Ciel, pour enfin planter ses yeux dans ceux rougis du comte: « J'interromps quelque chose ? »

Elle connaissait évidemment la réponse à sa propre question, puisqu'elle était justement ici pour interrompre la tentative de suicide du comte. Le jeune homme s'était pourtant déjà braqué à sa première remarque, fronçant les sourcils. Il sembla réfléchir un instant, avant de demander:

« V... Vous me connaissiez déjà ? Vous venez de la même réalité que la mienne ? »
« Connaître est un grand mot, mais oui. J'ai vécu pendant un moment dans ton esprit... »

Elle l'observa avec intensité, ne réalisant vraiment qu'à l'instant qu'elle était face à un esprit qui l'avait accueillie. Le plus bel esprit qu'il lui ai été donné de visiter. Le comte resta figé sur place, visiblement choqué par l'honnêteté de ces aveux. Aurait-elle dû le prendre avec des pincettes ? Il semblait ne pas savoir quoi répondre, observant minutieusement le visage d'Opaline, comme pour se souvenir de sa présence dans son esprit. C'était impossible, l'ange le savait. Contrairement à Undertaker, elle ne s'était jamais vraiment montrée.

« Qui êtes-vous... ? »

L'ange s'apprêtait à répondre, de façon concise, pour en revenir rapidement au sujet de ce suicide qu'elle souhaitait éviter. Mais l'alarme s'éteint alors, et une voix à la fois grave et douce s'éleva au fond de la salle:

« Maître ? »

Les projecteurs s'éteignirent, ne laissant que la lumière angélique d'Opaline éclairer les lieux, tandis que des pas avançaient dans la grande allée. Lorsque les lumières de la salle se rallumèrent, rangée par rangée dans un claquement sourd, une silhouette qu'Opaline connaissait bien se dévoila. Sebastian. D'un sourire victorieux, il déclara:

« Ce ne serait trop m'avancer de dire que j'ai réussi mon pari. »

Opaline, de son côté, brûlait d'une rage profonde.
(c) DΛNDELION

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Adrien Agreste
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settle on the place that you left.

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________________________________________ Mar 14 Juil 2020 - 18:46


Oh My Dear Lord !

Démons, Anges, MLB Family... et les autres.

Adrien ne demandait qu'une seule chose : la fin de cette soirée de malheur. Ce bal qui pensait être une bonne sortie pour son père et lui s'était tout simplement transformé en cauchemar. Il avait revu sa mère dans un état qu'il n'aurait pas préféré voir. Il avait découvert des secrets sur son père et son père avait découvert un secret sur Adrien. Enfin le seul secret du jeune Agreste était le fait qu'il était Chat Noir depuis des années. Les secrets de son père étaient bien plus horrible que les siens. Gabriel Agreste était le Papillon. Son père n'avait pas laissé sa mère se reposer en paix, il … Son père n'avait pas été présent pour lui pendant toutes ses années et il avait fait toutes ses horreurs à sa mère. Autant dire que Adrien ressentait juste le besoin de disparaître actuellement. De ne plus donner de nouvelles à personne. Si Nathalie avait quitté le manoir Agreste, c'était sûrement à cause des plans de son père. Nathalie était au courant depuis tout ce temps elle aussi. Adrien le savait au fond. Il n'avait pas besoin de poser la question à son père. Toute sa vie n'avait été qu'un affreux mensonge. Sa mère lui avait demandé de pardonner à son père, de vivre avec lui parce qu'ils ne restaient plus qu'eux mais c'était beaucoup trop tôt. La mort de Maître Fu, le corps de sa mère conservait depuis des années, l'âme de sa mère aux enfers à cause de son père. Cela faisait beaucoup trop de chose à digérer. Il aimait encore son père, il n'en doutait pas. Il venait de voir Gabriel dans un sale état et cela avait fait énormément de peine à Adrien mais il ne pouvait pas faire plus pour le moment. Le jeune Agreste jeta un regard à son père avant de lui tourner le dos sans honte, passant par le portail qui devait normalement mener vers la sortie.

Il atterrit dans un bâtiment qui n'était pas le théâtre. Qui n'était pas le lieu qu'il cherchait. Il reconnaissait cet endroit. Adrien était en haut de l'horloge Big Ben mais cette fois-ci, il n'était pas pendu dans le vide à essayé de sauver Ema. Il était seul, pas de femme qui voulait mettre fin à sa vie. Un soupir sortit de sa bouche tandis qu'il commença à descendre les escaliers. Adrien s'arrête au bout de plusieurs secondes, il resta un moment sans bouger avant de finalement s'asseoir sur une des marches. Il plongea son visage dans ses mains tout crispant sa mâchoire. Il ne pensait pas qu'avancer serait aussi dur. Chaque pas qu'il faisait lui demandait un effort considérable. Plagg qui était encore sur son épaule frotta doucement sa truffe contre sa joue.

« Adrien... Je sais que tu dois aidé à sauver ce Ciel mais pour une fois, tu peux penser à toi aussi. Tu n'y arriveras pas seul. »

« C'est vrai, seul je ne vais pas réussir. » Il marqua un petit temps de pause avant de reprendre. « Plagg, transforme-moi. »

Le chat n'eut pas le temps de donner son avis qu'il disparût laissant place à Chat Noir. Adrien avait enfilé son costume de super-héro pensant que porter un masque allait régler tout ses soucis. Il respira un bon coup avant de reprendre sa marche descendant rapidement les escaliers avant de se retrouver dans la rue, en bas du Big Ben. Chat Noir regarda autour de lui légèrement perdu avant de poser son regard sur les passants qui semblaient pointer le héros du doigt. Le matou fronça les sourcils se demandant pourquoi ils avaient ce genre de comportement avant de s'avencer doucement vers eux, les saluant poliment.

« Connaissez vous le chemin pour se rendre au Lyceum Théâtre ? »

« V... Vous êtes quoi exactement ? »
demanda les passant, ébahi.

Adrien haussa les sourcils avant de regarder son costume pendant un long moment. C'était évident non ? Enfin pour lui ça l'était.

« Je suis un Chat ce n'est pas évident ? Si vous ne pouvez pas me répondre, je peux me servir des panneaux vous savez ? »


« Si vous tournez à droite après cette rue, vous trouverez un rond point qui mène à l’entrée du Lyceum Théâtre... »

« Merci bien. »

Chat Noir s'inclina légèrement vers les personnes qui venaient de l'aider avant de courir rapidement vers la direction qu'on lui avait indiqué. Rapidement il s'aida de son bâton qui s'allongea rapidement, permettant à Chat Noir de gagner les toits afin de se déplacer plus rapidement. Il sauta de toit en toit avant de finalement voir le théâtre de loin. Adrien s'apprêtait à sauter directement sur le toit du lieu de rendez-vous mais il vit un corp gisant sur le sol, juste devant le bâtiment. Chat Noir décida alors de descendre de son perchoir afin d'atterrir juste devant le corps qu'il reconnut rapidement. Le prince du crime. Ce dernier avait la gorge ouverte et il baignait dans son sang. Le prince du crime tenait le couteau enfin du moins, l'arme était dissimulé par ses vêtements. Le héros s'accroupit juste devant le corps manquant de lâcher une insulte tandis qu'il mit sa main juste devant sa bouche s'empêchant de hurler de colère juste devant cette scène. Il regarda autour de lui afin d'être sûr qu'un tueur ne traînait pas ou encore qu'un passant de l'accuse à tord. Chat Noir afficha une moue retirant finalement la main de devant sa bouche.

« Encore un mort ce soir... »


Chat Noir prit délicatement la main du prince du crime afin de vérifier son pouls. Pur réflexe de sa part. Aucun pouls, le prince du crime était bien mort. Le blond resta un moment devant sans savoir quoi faire. Il ne voulait pas le laisser là. Un mort ne méritait pas ça. Un mort méritait le repos, un mort... La vue de Chat Noir se brouilla et il comprit rapidement la raison quand il vit les gouttes s'écraser sur le goudron. Il pleurait, encore. Il essuya rapidement ses larmes avant de respirer un bon coup. Chat Noir prit son bâton et composa le numéro des urgences. Il expliqua simplement le fait qu'il venait venait de trouver un corps par terre et il donna l'adresse avant de raccrocher. Les médecins allaient s'occuper de lui et Adrien jura que si cet homme se ferait enterrer, il déposerait des fleurs sur sa tombe. Il en avait le droit. Chat Noir crispa sa mâchoire, en colère et marcha rapidement vers le théâtre. Sauf que la direction que les passants lui avaient donnés était complètement fausse. Le théâtre ne se tenait pas devant lui. Le héros poussa un petit soupir avant de retourner sur un toit afin de s'écarter du corps.

Le héros prit du recule et remarqua rapidement qu'il n'y avait pas de théâtre, enfin si. Il y en avait un mais ce n'était pas le bon nom. Adrien s'était trompé de nom ou alors les passants avaient dit n'importe quoi ? Ils avait eut peur de son costume ? Le matou pesta dans sa barbe avant de regarder rapidement autour de lui. Il décida de sauter de toit en toit dans les alentours afin de trouver ce fameux théâtre et le plus rapidement possible serait le mieux. Quand Chat Noir se retrouva sur un toit, il vit une silhouette dos à lui scruter l'horizon. Le blond resta un moment sans bouger avant de prendre discrètement son bâton dans ses mains.

« Qui es-tu ? »

La silhouette se tourna, surprise de savoir quelqu'un sur le toit avec lui. C'était Sebastian qui se tenait devant lui. Les sourcils du démons se froncèrent mais il ne prit pas la peine de répondre à sa question. Cela ne servait à rien après tout. Adrien le connaissait très bien. Le héros serra un peu plus le bâton entre ses mains avant de crisper sa mâchoire, de colère.

« Qu'est ce que tu fais là, Sebastian ? Votre petit numéro vous a plu ? »

Sebastian écarquilla les yeux alors un instant silencieux avant de se tourner complètement vers Chat Noir tout en fixant d'un air amusé.

« Adrien ? » Il reluqua le héros de haut en bas avant d'esquisser un fin sourire amusé. « Vous êtes déguisé en chat ? »

« Ce n'est pas ma question, Sebastian. »
lâcha Adrien d'un ton sec. Il s'avança alors rapidement vers le démon avant de lui attraper violemment le col de sa chemise à l'aide de ses griffes. « Pourquoi s'être servie de nous pour ce suicide ?! On est pas de simples expériences ! »

Sebastian semblait totalement pris au dépourvu par le costume d'Adrien. Il ne put s'empêcher de le dévisager. Finalement, il remarqua ses yeux et son regard s'illumina.

« Vous avez même les pupilles d'un chat ! C'est absolument magnifique ! Comment avez-vous fait ?! Est-ce que... »
Sebastian plissa les yeux de réflexion. Lentement, sa main remonta jusqu'aux cheveux d'Adrien... Et sans attendre, il commença à les lui frotter. « Vous pouvez ronronner ? »

Que se passait-il ? Il ne pensait pas à ce genre d'échange avec le démon. Surtout pas Sebastian. Adrien resta un moment devant le démon complètement perdu tandis qu'il se mit à ronronner sans le vouloir. Merde, ce n'était pas le moment de faire ce genre de chose. L'adolescent rougit légèrement avant de mettre ses mains devant sa bouche et son nez afin de calmer les ronronnements. Il poussa Sebastian avant de prendre un peu de distance.

« Je vous déteste, Ciel et toi. On a tous souffert à cause de vous... Tous ... »


Sebastian mit sa main devant sa bouche afin de ravaler son rire. Quand le démon vit que Adrien ne riait pas, il racla sa gorge avant de reprendre rapidement son sérieux.

« Oui... C'est un sujet un peu plus sérieux, en effet. »
Il décala le regard pour ne plus avoir à fixer le garçon. « Tout ceci vous sera expliqué lorsque vous vous rendrez au théâtre... » Puis il réalisa alors, jetant un regard à sa montre à gousset. « Il est 2h58, vous êtes en retard ! Où étiez-vous tous passés, d'ailleurs ? »

Ou était-il ? Et bien, il avait aidé le prince du crime à avoir le repos qu'il méritait. Il avait aidé les habitants de Londres à ne pas être choqué pour une scène aussi sanglante. Il avait aidé des innocents comme il le faisait toujours sauf que cette fois-ci, c'était différent. Il se voyait dans ce qu'il venait de faire. Il aurait dû aider sa mère de cette façon, il aurait... Adrien déglutit difficilement avant de baisser son regard.

« J'aidais une personne à retrouver son chemin. Je ne voulais pas qu'elle s'égare. »


« La seule personne que vous devait aider à retrouver son chemin, c'est le comte. » le regard du démon s'assombrit.

Chat Noir fixa un moment le majordome avant de secouer négativement la tête.

« Non... » répliqua Adrien la voix tremblante. « Tout le monde a besoin d'aide, alors j'aide. Comme j'ai aidé la jeune femme qui voulait sauté du Big Ben. J'aide parce que... »

Je veux qu'on m'aide. Je vous en supplie. C'était ce qu'il avait envie de dire actuellement mais il ne dit rien d'autre. Il se contenta de s'avancer vers Sebastian fixant l'horizon à son tour.

« On y va ? »

Sebastian semblait frustré que Adrien ne finisse pas sa phrase mais il ne dit rien sur ce fait. Ce n'était pas étonnant. Le blond ne cherchait pas à avoir de la compassion de la part de Sebastian. Venant de personnes d'ailleurs. Il avait l'habitude.

« Pas encore, pour ma part. » Lança Sebastian en fixant le même horizon que lui. « J'ai reçu l'ordre de ne pas entrer dans le théâtre tant que 3h n'a pas sonné. Je ne peux pas intervenir au pari que nous nous sommes lancés... »

« Vous êtes vraiment étrange tous les deux. »


Le héros ne dit rien de plus et il bondit du toit se dirigeant vers l'horizon que Sebastian fixait. Ce n'était pas difficile de savoir que le théâtre était dans cette direction. Le démon n'attendait qu'une chose, voir si il avait gagné son pari ou non. Chat Noir ne s'était pas trompé, il trouvé le Lyceum Theatre, le seul théâtre qui semblait ouvert à cet heure-ci d'ailleurs. Les lumières extérieurs étaient allumés. Il atterrit devant de bâtiment sur le comptoir, il vit son billet avec son nom marqué dessus. Place 189, balcon. Le héros ne posa pas de question et il entra directement dans la salle, se dirigeant vers son siège. Ciel avait vraiment tout prévu pour sa mort. La salle était éteinte, seul la scène était éclairée d'une lumière orange vive. Dessus se trouvait Ciel, Ema et Ladybug. Chat Noir fixa un moment la scène sans bouger. Il s'apprêtait à descendre mais une alarme sonna sûrement pour indiquer qu'il était 3h du matin enfin, il aurait pût penser ça si de l'eau ne lui coulait pas sur le costume. Il pleuvait des cordes dans la salle de théâtre. Opaline fit son entrée sur la scène, tel un ange gardien. Si seulement elle en était vraiment un. Chat Noir se percha sur le muret en bois du balcon de la salle. Préférant rester dans le noir pour le moment. Les filles avaient l'air de gérer.

Opaline brillait de mille feux et ce fût seulement à ce moment-là que Adrien la considéra comme une ange. Cette lumière avait un côté rassurant, chaleureux. Mais cela ne dura pas longtemps. Sebastian fît rapidement son entrée lui aussi. Toutes les lumière s'étaient éteintes avant de s'allumer aux pas du démons. Le regard de Chat Noir se posa sur la présence de son père qui se tenait près de l'allée principale. Il le savait, il voyait dans le noir comme un vrai chat. Chat Noir descendit rapidement du rebord du balcon retourna prêt des sièges afin que les autres ne remarque pas sa présence. Ils avaient l'air d'avoir réussies la mission sans lui. Ciel fixa Sebastian sans un mot tandis que le démon s'avança doucement vers lui en souriant. Le majordome ne se permit pas de monter sur scène mais il posa un genou au sol tout en posant délicatement une mains sur sa poitrine.

« Comment vous sentez-vous, Maître ? »

Ciel ne répondit pas. Il remarqua Gabriel puis.. plus loin, Chat Noir. Son regard se posa finalement sur Ladybug avant de sourire, finement.

« Je ne m'attendais pas à ce qu'on vienne masqué pour venir m'aider. Vous devez vous méfier de moi. »
Son sourire disparût. Il baissa un regard sage. « Ce n'est pas ce que je souhaitais. »

Chat Noir fronça les sourcils avant de finalement se décider de s'avancer. Il voulait entendre la conversation mais aussi comprendre pourquoi avoir fait tout ça. Il bondit rapidement vers les autres et atterrit juste à côté de son père. Adrien fixa néanmoins Ciel tout en se tenant droit. Bon sang, il était épuisé. Il voulait juste dormir sur canapé de Aisha. Oui, il voulait aller chez elle. Mais pour le moment, il garda la tête froide.

« Que souhaitiez-vous ? J'aimerai bien savoir. Que souhaites t-on en planifiant son suicide ? »

« Que voudrais-tu si jamais il venait un jour l'envie de faire quelque chose sans que tu ne puisses savoir si c'est la bonne chose à faire ? »

C'était ironique de lui poser ce genre de question non ? Cette question concernait Ciel mais aussi ce qu'avait fait son père. Adrien posa un regard rapidement sur son père avant de se concentrer sur Ciel une nouvelle fois. Il croisa ses bras contre son torse fermant un peu plus son visage.

« J'en aurai parlé à mes proches. J'aurai demandé des conseils et surtout. J'aurai évité de blesser mon entourage. » Il s'avança doucement vers la scène avant de s'arrêter au niveau de Sebastian. « Tu aurais dû l'en dissuader. Je me fiche de savoir quel genre de relation à un démon avec un conte. Je m'en fiche. Mais tu tiens à lui. Alors tu aurais dû l'en empêcher. » lâcha froidement Adrien. « Cette histoire... Cette soirée... ça ne rimait à rien. Vraiment. » Un rire nerveux sortit de sa bouche. « Je vous déteste. Clairement. Je préfère rentrer chez moi que de connaître la raison de votre acte Monsieur Phantomhive. »

Sebastian semblait surpris. Par les propos d’Adrien. Il ne dit rien cependant car il savait, il savait que Ciel était satisfait d’une telle réponse d’une certaine manière. Et Ciel justement, le fixait à son tour.

« Tu n’as pas gagné ton pari, Sebastian... » Sebastian finit par se rendre, légèrement souriant quoi que attristé.

« Cette réaction est typiquement humaine, Monsieur. Ne leur en voulez pas de ne pas comprendre. »

« C’était justement l’objectif de ce pari ! » Le sang du comte coulait toujours du poignet. Il l’ignorait simplement. Marquant une pause d’un regard dur envers son majordome. Avant de reprendre. « Savoir jusqu’où pouvaient aller ces personnes que tu idéalises tant pour en aider une autre. Tu as ta limite. Nous y sommes. » Puis il se tourna vers Adrien. Vers Gabriel. Vers Opaline, Marinette et Ema. « On peut aller loin pour aider quelqu’un. Mais nous pouvons aller bien plus loin pour mettre un terme à sa propre souffrance. Et sachant que j’en suis la cause... Cela les arrangeait bien de venir éteindre la mienne pour la leur. J’ai tord ? » Il fixa froidement Adrien en disant cela. Puis il sourit. « C’est normal. »

«  Le jeu n’est pas équitable, alors ! »

« La vie non plus ! »
Il marqua une pause. « Je ne t’ai pas demandé ton avis concernant mon suicide parce que je connaissais déjà ta réponse. Être protégé n’est pas ce que j’attends. » dit il en posant une main sur sa poitrine. « Je voulais simplement voir... S’il était encore possible d’être compris à mon stade. »

Adrien fixa le conte sans dire un mot. Il n'était pas d'accord avec lui, sous plusieurs points. Tout le monde souffrait de choses différentes. Chacun avait sa douleur, on faisait avec ou non. Pourquoi mélanger autant d’inconnus à cette scène ? Pour voir si on le comprenait enfin ? Le blond resta là au côté de Sebastian.

« Vous souffrez, je l'ai bien compris. Vous avez besoin d'être compris, d'accord. Mais le coup du bal, du prince du crime, du théâtre. C'est allé trop loin. Le prince du crime est mort. Un invité est mort aussi, son âme s'est séparé de son âme. Marinette était gravement blessé. Ema aussi. Opaline s'est démené pour vous trouver. Tout ça pourquoi ? Pour apprendre qu'on était un simple pari et que pour vous, les humains sont tous les mêmes ? Désolé, je ne suis pas d'accord. Un démon et un ange ont bossés ensemble pour vous sortir de cette mauvais période. On est tous venue vous voir parce qu'au fond on vous comprend peut-être un peu. On a été à votre place d'une certaine façon. Alors je vous en prie, stop. Descendez et rentrez chez vous. »

Ciel ne quitta pas Adrien des yeux, d'un regard presque arrogant.

« Comme je l’ai dit à Ema... Je n’ai pas pu contrôler tous vos actes et les conséquences qu’ils entraînaient. Je contrôlais seulement les miens... Quoique je ne comprends pas forcément tout ce que vous dites, je n’étais pas là à suivre toute votre aventure. Le résultat seul comptait pour moi. Et vous voilà. Malgré toute la douleur que j’ai pu faire infliger sans pour autant pouvoir la manipuler. Je n’ai fait que dérouler une pente à une boule de neige. Le reste... C’était vous. Ne rejettez donc pas toute la faute sur moi. » Il se tourna vers le banc de pierre qui s’était brisé. « C’est vrai qu’il serait plus simple que ça soit la mienne. Il serait plus simple de me détester d’avoir réveillé quelque chose en vous. Je me détestais aussi quand j’ai compris que ma souffrance aux Enfers n’était nourri que par moi-même. J’étais la seule personne à qui je pouvais en vouloir. » Il laissa une pause, songeur. « Il vient un moment où ce reproche prend le contrôle de nos pensées. » Il redressa son poignet ensanglanté vers lui. « Je voulais savoir si je pouvais ressentir autre chose... Ou plus rien. »

La colère de Adrien se calma, très légèrement mais il se calma un peu. Ciel n'avait pas tout à fait tord. Tout ce qui était en train de lui arriver n'était pas entièrement de sa faute. Au contraire. Il eut envie de se tourner vers son père pour lui faire comprendre à quel point il était en colère mais sa priorité restait Ciel. Le héros afficha une petite moue avant de baisser son regard, fixant le sol. Chat Noir attrapa automatiquement son bras. Il respira un bon coup avant de s'avancer doucement vers Ciel. Il posa délicatement sa patte sur le poignet du jeune comte qui saignait encore.

« La souffrance, c'est intenable, je le sais bien. Je ne connais pas la route à prendre mais je sais que je fais de mon mieux pour aller mieux. C'est vraiment dur, c'est vraiment très dur. D'avancer tous les jours avec ce poids sur le cœur et sur les poumons. Je peux comprendre cette douleur, Ciel. Il faudrait relâcher tous ces secrets qui vous ronge afin de soulager votre âme. Exprimer tous les mots qui sont coincés au fond de votre cœur. Vous avez le droit de craquer, d'essayer de vous faire entendre. » Il serra un peu plus le poignet de Ciel sans pour autant lui faire mal. Il voulait juste arrêter le saignement. « Il faut essayé de faire votre mieux avant de penser à la dernière option. Parlez-moi. Laissez-moi comprendre votre souffrance. Parlez-nous... »

« C’est ce que j’ai fait. Mais sans les mots... Il est impossible d’exprimer les souffrances avec les mots. Aucun n’est assez puissant pour la décrire. C’est pour cela que je suis passé par d’autres moyens... »


Adrien s'apprêtait à lui répondre mais il entendit un bruit sourd plus loin et les sirènes des pompiers chanter à l'extérieur. Le héros ne se décolla pas du comte pour autant, se contentant de fixer longuement le jeune garçon tout en lui affichant un petit sourire triste. Puis en moins d'une minute des individus entrèrent dans la salle. Des pompiers, des policiers et des infirmiers. Chat Noir resta un moment devant Ciel, sans se retourner vers les secours. Il respira un bon coup avant de lever le poignet du comte devant son regard.

« Ce n'est pas la bonne solution. C'est une solution facile mais ce n'est pas la bonne. Beaucoup de personnes tiennent à vous, Ciel. Plus que vous ne le pensez d'ailleurs. »

Ciel ne répondit pas, ça ne semblait même pas le toucher. Il n’écoutait plus Adrien et décala son regard en arrière plan. Alois réagit enfin néanmoins, montant sur la scène à son tour pour prendre du bout de ses doigts le tissu du costume de Ciel.

« Ciel. Rentrons à Storybrooke, maintenant ! Ensemble. »


Ciel ne réagissait toujours pas. Il semblait... vide et ce fût donc les équipes de secours qui se décidèrent d’entrer « dans la danse ».

« Ciel Phantomhive ? » demanda l’un en s’avançant doucement. « On a entendu dire que vous aviez été kidnappé et peut être même tué à Londres. Qui a appelé les secours ? » Personne ne répond. Ciel sourit.

« Tout va bien, Mr. L’agent. Ciel Phantomhive est bien mort... Mais ce n’est en rien à un problème. » Le policier fronça les sourcils.

« Que voulez-vous dire ? Qui êtes-vous ? »

« La version évoluée. » Ironise-t-il. « Il n’y a plus rien à sauver, je suis désolé, mais je crains que vous ayez fait le déplacement pour rien. »

Le policier semblait ne rien comprendre. Comme tous les autres. Seul Sebastian sourit, sachant pertinemment de quoi il était question. Chat Noir relâcha alors doucement le poignet du jeune homme qui se tenait devant lui avant de se reculer de quelques pas. Ciel Phantomhive était mort ? Comment ça ? Ce n'était pas vrai... Ciel se tenait juste devant lui, il lui avait touché le poignet, il était bien réel. Ce que venait de dire le comte n'avait aucun sens et puis pourquoi Sebastian souriait de cette façon. Les deux étaient vraiment étrange.

« La version évoluée ? Que voulez-vous dire par là ? »


« Rien. » Il haussa les épaules. « Je dis simplement être une nouvelle personne. » Posant sa main sur sa poitrine. « Merci. »

Le merci de Ciel sonnait faux enfin assez faux pour Adrien qui doutait maintenant du comte. Cette histoire semblait bien plus compliqué qu'il ne le pensait. Chat Noir entendit les pompiers faire le tour du théâtre afin de vérifier si il n'y avait pas d'incendie dans le bâtiment. Une moitié de l'équipe de secours était avec les pompiers et l'autre moitié était avec les policiers qui se tenaient devant le groupe. Étrangement, Chat Noir n'aimait pas trop la position que les policiers venaient de prendre.

« Gabriel Agreste, Adrien Agreste, Marinette Dupain-Cheng, Ema..., Opaline Santos, vous êtes soupçonnés de kidnapping, d’incendie volontaire et derniers témoins de personnes maintenant décédées. Je vous demanderais donc de bien vouloir me suivre... »

Quoi ? Adrien fixa les forces de l'ordre avant de lever ses pattes afin de ne pas les brusquer. Il comptait se rendre pour le moment.
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Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 Z1013
Ciel a évité une mort mais la prochaine sera la bonne ~

Qui tire vraiment les ficelles ?

| Conte : Oh my Dear Lord
| Dans le monde des contes, je suis : : Le maître de jeu

| Cadavres : 11



Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 _



________________________________________ Mer 15 Juil 2020 - 0:07

OH MY DEAR LORD

Only two kinds of people exist in this world, those who steal and those who are stolen from. --




The world is a stage !
Et la scène... Est un monde de divertissement.

23 avril 2020 - 17h50, Storybrooke

Ciel Phantomhive venait de louer un grand manoir dans la ville méconnue de Storybrooke. Il souhaitait y organiser un bal inoubliable qui marquerait son entrée dans ce qu'il avait toujours renié. Un nouveau départ. Sebastian l'y avait poussé et avec plusieurs paroles, plusieurs compliments faits à l'égard des habitants qui s'y trouvaient, le comte finit par y être à son tour attiré. En effet, pendant l'année où le majordome n'était plus aux côtés de son maître par démission, il était revenu là où la malédiction les avait laissé et avait alors découvert qui il était et ce qu'il voulait. Cette ville était spéciale. Et pour des gens spéciaux comme eux... C'était simplement un moyen de se retrouver. L'adolescent l'avait nié, esquivé, ignoré, s'accrochant à un passé qui n'existait plus. Lorsque ses pensées suicidaires revinrent en tête, il ne souhaitait pas que ça soit en vain. Il ne souhaitait pas mourir pour mourir. Il attendait plus. Sebastian lui permettait ce plus lorsqu'il l'initia à un pari. 

Laissez Storybrooke vous sauver. Donnez-lui une chance de vous permettre un nouveau départ.

Sous beaucoup de conditions et d'arrangements, ils préparèrent un jeu amenant 5 participants choisis au hasard pour contribuer au sort du comte. S'ils le voulaient, ils l'aideraient. Sinon, lui mourrait. Il n'attendait rien d'eux, il n'avait aucun espoir. Persuadé que l'étincelle ne viendrait pas de ces personnes qu'il ne connaissait pas, il s'était lancé dans un pari qu'il pensait, à vrai dire, gagner. Même s'il ne le voulait pas vraiment. 

"Qu'en pensez-vous, Monsieur ?" 

Sebastian préparait minutieusement la salle. Le diable se trouve dans les détails, après tout. L'organisation semblait bien se dérouler mais ce qui clochait, finalement, demeurait le moment où ils n'y seraient plus. Car ils savaient qu'à un moment, Ciel quitterait la ville. 

"Ce n'est pas mal. Par contre, je ne suis pas certain du final dont tu me parles... Un théâtre ? 

-C'est un lieu parfait pour rendre votre salue en une dernière révérence. Imaginez-vous sur scène avec une faible lumière éclairant votre silhouette. Les participants auront des places de spectateurs et ils pourront voir votre choix en direct. 

-Mais... Le principe n'est-il pas justement qu'ils l'influencent ? Comment veux-tu qu'ils m'aident en tant que spectateurs alors que je les fais acteurs du jeu ?" 

Sebastian semblait sur et certain de son projet. Levant un doigt qu'il pencha de droite à gauche en signe de négation, il affichait un sourire assuré pour répliquer : 

"C'est à eux de faire le pas sur le devant de la scène. N'est-ce pas ce que vous attendez, après tout ? Qu'on vous tende la main ? Mais comment pourraient-ils le faire de là où ils se trouvent ? Non... Reprend-t-il. Pour aider quelqu'un, il faut se déplacer. On ne peut se permettre d'espérer un changement alors que nous restons sur nos positions de confort." 

Le garçon ne put contredire, il méditait sur le sujet. N'y répondant rien, il se contentait de marquer le silence en observant sa location. Quelle idée... Planifier son suicide en un jeu. Qui pouvait faire cela ? Lui-même avait encore du mal à y croire. Il ne pensait pas pouvoir un jour laisser sa vie au sort de quelqu'un d'autre que du démon qui était à ses côtés. Les temps avaient changé. 


"Concernant le décor... Reprit, enjoué, le dit majordome. J'ai songé à la reconstitution de votre univers fictif avec une partie du manoir enflammé côté cour, un cimetière côté jardin, le banc de pierre sur lequel vous reposiez lorsque je devais m'emparer de votre âme, tout cela enseveli sous une brume noir symbole de notre rencontre et de notre pacte. Nous pourrions également noter le symbole en fond de scène ! Il pourrait s'illuminer à votre décision et - 


-Quuuuuoiii ? Stop, c'est beaucoup trop ! Une telle décoration deviendrait trop illustratrice, or je souhaite suggérer, non pas représenter. Ne garde que l'essentiel." 

Il aurait été grotesque d'exposer tant de décor pour ce qui ne concernait pas les participants. Ces détails les auraient perturbés et plus de questions en seraient ressortis. Ce n'était pas l'objectif. Ciel angoissait seulement de savoir la conclusion d'une telle aventure. Pour eux, ce n'était que le début et sûrement une suite... Mais pour lui, ça pouvait marquer sa fin. Une seule chose était claire dans son esprit : à la fin, les participants devaient savoir la vérité et le meneur de ce jeu. Le comte voulait retirer ce masque et leur dévoiler son visage. Celui de Ciel Phantomhive. Même si cela signifiait retourner sa veste et perdre leur soutien. À vrai dire, c'était bien la dernière limite qu'ils pouvaient encore supporter, si jamais ils supportaient les autres. 

"Très bien. Se courbe Sebastian. Je prends compte de cette requête." 

PLUMYTS © 2020



OH MY DEAR LORD

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Gabriel Agreste
« J'ai pas trouvé où on peut demander un rang personnalisé... ! »

Gabriel Agreste

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- Qu'est-ce que tu sais exactement ?
- Que tu as échoué.


◘◘◘

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Heroes make mistakes too...


| Conte : ♦ Miraculous Ladybug ♦
| Dans le monde des contes, je suis : : Gabriel Agreste alias le Papillon

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Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 _



________________________________________ Jeu 16 Juil 2020 - 0:47

I used to have everything

I am so so sorry...

J'ai été victime de mes propres erreurs...

Tout s'est passé si vite et pourtant, Gabriel était tout de même resté en retrait. Ou peut-être était-ce justement par cette rapidité des enchainements qu'il se permit de ne pas réagir ? Que pouvait-il faire ? Ciel Phantomhive était décidément têtu et très complexe. Difficile pour le styliste de ne pas perdre le fil à quelques moments et de chercher au plus loin ce qui devait, ou non, être une métaphore. Lorsque le jeune garçon se présenta aux policiers comme mort, Gabriel ne sut pas quoi penser. Son fils non plus, visiblement. Comme les équipes de secours, la première chose qui vint à l'esprit du groupe, en globalité, était que Ciel parlait au second degré et que par sa tentative de suicide manquée, il devenait une nouvelle personne. Était-ce seulement la bonne interprétation ? Ciel, du moins, était bien là lui. Les policiers décidèrent de ne pas aller plus loin pour se concentrer sur la jeune équipe qui entourait le garçon. Tous furent arrêtés dans les moindres délais.

"Monsieur Agreste..."

Conduits au commissariat le plus proche, les participants de ce vile jeu devaient tous être interrogés individuellement, pour trouver des réponses aux questions de la justice. Mais quelle justice ? Après tout, la justice n'était qu'un terme officiel utilisés par ceux qui ont le pouvoir de l'utiliser pour arriver à leurs propres fins. Ce n'était... Rien de concret. Tout dans la subjectivité. On comprenait ce qu'on voulait ou ce qu'on pouvait comprendre. Et la police de Londres n'allaient sûrement pas écouter des histoires de démons et d'Enfers.

"Nous pouvons vite conclure cette affaire si vous y mettez tous les 5 du votre. Il nous faut juste un coupable."

Cette phrase sonnait comme une corruption dans les oreilles du styliste qui tentait de garder son sang-froid.

"Où se trouve Ciel Phantomhive ? Lui pourra vous donner toutes les réponses que vous attendez. C'est lui que vous devez interroger !


-Nous... Il semblait hésiter. Nous l'avons perdu."

Gabriel ne comprenait rien, alors le policier reprit.

"Nous l'avions conduit à un autre commissariat pour l'isoler de vous et empêcher toute communication mais il s'est échappé - lui et son majordome, Sebastian Michaelis. Impossible de retrouver Alois Trancy et Claude Faustus également. Il croisa les bras, soupirant en s'appuyant sur le dossier de sa chaise. Conclusion : pour le moment, nous ne pouvons compter que sur vos témoignages. Ne nous décevez pas."

Pourquoi souriait-il comme s'ils étaient amis alors que le groupe avait l'impression, depuis le bal, que le monde entier était contre eux ? Le prince du crime, un ange, un démon, un enfant censé être mort, les Enfers et maintenant la police... Sur qui pouvaient-ils compter ?

"Vous ne comprendriez pas...


-Essayez. Comment pouvez-vous savoir sinon ?"

Gabriel soupira. Il ne souhaitait pas mentir mais il savait que dire toute la vérité le décrédibiliserait.

"Ciel Phantomhive souhaitait se suicider. Il nous a conduit dans un jeu sordide pour l'y contraindre. C'était un appel à l'aide."


Voilà un résumé tout à fait bref et concret qui ne manqua pas de surprendre le policier d'une grimace. Il était difficile d'être pris au sérieux par le reste du monde et ça, le jeune comte l'avait compris. Sebastian aussi. Personne d'autres ne pouvait chercher à comprendre ce qu'ils ignoraient et niaient lorsqu'on le leur mettait sous le nez. La magie n'était ouverte qu'aux Storybrookiens. Les tragédies aussi. La société, sinon, n'y croyait pas. La télévision les ont contraint à faire la différence entre fictif et réalité, sans réaliser que l'un pouvait devenir l'autre.

"Un appel à l'aide, dites-vous ? Mais pourquoi vous y avoir emmené vous ? Et pourquoi à Londres ?


-Je n'en sais rien ! J- Je ne suis pas le coupable que vous recherchez. Je n'ai fait que suivre le parcours pour le finir. Tout ceci n'était qu'un immense labyrinthe... Vous ne cherchez qu'à trouver la sortie."

Le policier semblait sceptique.

"Vous vous placez donc dans le rôle de victime, c'est cela ?

-Précisément."

Fallait-il en rire ? Rien ne laissait penser que Gabriel Agreste et ex-Papillon pouvait être une victime de quelque chose. Victime de ses propres mauvais choix, tout au plus. Et d'un coup-monté, il le réalisait encore tout juste. Cette histoire avait pris tant d'ampleurs, il ne savait plus quoi dire ou penser. La seule chose que souhaitait le créateur était de rentrer chez lui. Il aurait souhaité oublier... Et en même temps, il aurait aimé remonté le temps. Mais nous n'étions plus aux souhaits irréalisables que nous tentions d'atteindre en vain. Gabriel n'était plus à chercher les bijoux des enfants pour obtenir un pouvoir absolu. Il voulait surtout que les choses rentrent dans l'ordre. Le puzzle... avait été détruit.

"Il va me falloir plus de détails.

-L'essentiel est là. Retrouvez Ciel et vous verrez que j'ai raison. Pour ma part, en tant qu'innocent, je souhaite rentrer chez moi !"

C'était à en soupirer. Encore. Le policier semblait mal partir avec une base assez instable. Mais n'en restait-il pas 4 autres à interroger derrière la porte ? Il se promettait de garder autant de temps qu'il faudrait ces suspects tant qu'il n'aurait pas eu ce qu'il souhaitait. Chaque détail importait, chaque révélation devait prendre un sens. Il y avait trop d'incohérences...

"Concernant le trajet de cette petite ville où vous habitez à Londres, ne pens-"

Alors qu'il réfléchissait à contourner une énième question, Gabriel coupa son interrogatoire par un cri étouffé de douleur qui lui prenait à l'œil. Cela recommençait-il ? Non, non, non...

"Mr. Agreste ? S'étonna le policier. Que se passe-t-il ?"

Gabriel serrait fortement la mâchoire face à cette vive pression à l'œil qui revenait. Il ne voulait pas y retourner. Il ne voulait pas revenir en Enfers... Qu'allait-il encore se passer ? Allaient-ils y rester cette fois-ci ? Le créateur n'en pouvait plus. Lorsque la douleur cessa et qu'il put rouvrir les deux yeux sans mal sous l'attention de son interlocuteur, il fut soulagé de voir que son espace n'avait pas changé. Qu'il n'avait pas été téléporté. Doucement, il se replaça sur sa chaise en posant une main sur son front.

"Je vais bien. Je... Je n'ai rien d'autres à ajouter.

-Vraiment ? Demanda l'homme. Vous ne comptez pas nous aider ?

-Cette histoire ne vous concerne pas. Les morts ne nous concernent pas. Je n'ai pas à être ici."

Il en restait 4 autres. Heureusement. C'est pourquoi, sans empressements, le policier leva deux mains comme autorisation de sortie et Gabriel quitta la pièce. Refermant la porte derrière lui, il allait passer le couloir quand son regard se redressa sur le reflet du miroir accroché face à lui. Un symbole apparut alors dans son iris droit. Il reconnut immédiatement ce symbole et, intérieurement, s'inquiéta. Grandement. Mais celui-ci finit par se dissiper et disparut dans l'œil bleu du père. Il y avait-il quelque chose à comprendre ? Tant d'énigmes... c'en était fatiguant.

Le trajet allait être long. Gabriel, Adrien et les autres partaient enfin sur le coup des 6 heures alors que les poursuites contre eux avaient été abandonnées. Pourquoi ?
Pour près de 10 heures d'avion, tout le monde arriva finalement à bonne destination et retrouvèrent leur maison respective de Storybrooke. Le manoir, vide, laissait entendre qu'il les attendait, les deux derniers membres de la famille Agreste. Pourtant, celle-ci n'était plus jamais comme avant. Gabriel retrouvait sur son bureau les quelques souvenirs qu'il avait pu récupérer de leur voyage avec Adrien et réalisait à quel point il lui avait été inutile de chercher à réparer l'irréparable. Autant avec sa mère qu'avec lui. Il y a encore 24h, ils redevenaient complices, ensemble. Désormais, chacun prenait à nouveau son couloir jusqu'à leur chambre, en silence. Gabriel n'osa rien dire. Il lui fallait du temps, se répétait-il. C'était normal. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur que ça ne soit une erreur irrémédiable et un pardon qu'il n'obtiendrait jamais.

Son majordome, vivement inquiet, s'était immédiatement jeté sur eux, se maudissant de ne pas avoir été là le moment venu. Gabriel n'en tint pas compte, il priait simplement qu'on le laisse tranquille un instant et c'est en laissant des lettres que l'employé s'éclipsa. Le styliste ouvrit l'une d'elles, semblables. Le style de celle-ci lui rappelait l'invitation et ses membres se crispèrent en la lisant.

"Victime du prince, victime d'un jeu, victime d'une vie,


Aucune autre personne sur Terre n'aurait pu le faire, autre que vous. L'âme de Storybrooke vit en chacun de nous. Elle nous bouscule, nous détruit et nous sauve à la fois. Elle révèle le meilleur et le pire chez les uns et les autres.
Et aujourd'hui, j'espère qu'elle révélera au comte une voie ouverte sur l'horizon où il construira un avenir. Je vous annonce son déménagement dans la ville où la malédiction l'a porté. Ne vous inquiétez pas, vous n'aurez plus à le revoir, à lui parler, à l'intenter à vivre. Vous en avez déjà bien assez fait, vous ne croyez pas ?


En vous souhaitant seulement une vie désirée, je vous prie d'accepter mes remerciements,
Sebastian Michaelis."


Quelle étrange manière de conclure un bal. Qu'en était-il de celui-ci, par ailleurs ? Sebastian et Ciel semblaient avoir résolu les choses par leurs propres moyens, encore une fois. Et cela avec grande discrétion. Ensemble, ils avaient donc tout prévu depuis le début. Du meilleur jusqu'au pire, ils s'étaient suivis... Une relation toute aussi complexe que Gabriel aurait souhaité mieux comprendre. Mais, pour le moment, il lui était déjà difficile de gérer les siennes. C'est en se dirigeant vers la porte de son fils que, braqué à nouveau, il n'osa y pénétré. Adrien devait être fatigué par cette aventure. Il souhaitait sûrement rester seul. Sagement, donc, le père s'était contenté de glisser la lettre sous la porte de la chambre du garçon pour retourner à ses propres affaires. Plus précisément, il s'isola dans la salle où reposait autrefois sa femme. Le cercueil désormais vide tenait compagnie aux papillons blancs et à ses plantations dans une ambiance feutrée. Tout ceci... Appartenait désormais au passé.


Ce qui a été sacrifié une fois est perdu à jamais.


Combien avait-il sacrifié ?
Désormais seul, Gabriel s'effondra à nouveau. Vaincu. Mais cette fois-ci, personne n'était là pour lui prendre la main par pitié, compassion ou simplement par devoir. Il était seul et étrangement... Cela lui suffisait. Il n'était pas le comte et il ne créerait pas un jeu pour qu'on vienne le sauver. Son état était tout. Ce qu'il méritait. Rien ne pouvait s'y opposer.

18h sonna. Le styliste s'évanouit dans un bruit sourd et se réveilla, la nuit tombée, dans son lit. Un mauvais rêve ? Si seulement.

Les plus longues 24 heures de toute sa vie.
made by roller coaster

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

Agreste

C'est le sort des familles désunies de se rencontrer uniquement aux enterrements.

KoalaVolant
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Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 _



________________________________________ Ven 17 Juil 2020 - 3:28


Oh my dear Lord
Ema, Adrien, Gabriel, Opaline et Marinette


J’ai été victime de ma naïveté enfantine…

« Gabriel Agreste, Adrien Agreste, Marinette Dupain-Cheng, Ema..., Opaline Santos, vous êtes soupçonnés de kidnapping, d’incendie volontaire et derniers témoins de personnes maintenant décédées. Je vous demanderais donc de bien vouloir me suivre... », avait dit le policier au petit groupe. Ema avait du demander par trois fois à Adrien ce qui se passait avant que celui-ci ne sorte de sa torpeur pour enfin lui traduire. À retardement sur le reste du groupe, la blondinette fronça les sourcils et tenta de signer qu’elle n’avait allumé aucun feu et qu’elle n’avait enlevé personne. Elle se rendit rapidement à l’évidence qu’on ne la comprenait pas. Soupirant tout en relâchant les épaules, elle suivit docilement le groupe. Stanford lui avait toujours dit qu’elle n’avait pas à avoir peur des forces de l’ordre, car ils étaient là pour sa protection. Tant qu’elle ne faisait rien de mal, elle pouvait avoir confiance en eux.

Arrivés au commissariat, tous furent fouillés pour s’assurer qu’ils n’avaient pas, en leur possession, des armes de quelque forme que ce soit. Ema avait pu récupérer le couteau, cadeau d’Undertaker, qu’elle avait remis dans son sac qui contenait déjà des morceau de vitrail. Aussitôt, on lui retira son sac, mais on l’informa de façon clair qu’elle le récupérerait à sa sortie. La pauvre bougonnait un peu, assise avec les autres dans le couloir, en attente de son interrogatoire. Elle ne pouvait pas prendre son téléphone, qui était dans son sac, pour dire à Gabrielle et Stanford de ne pas s’inquiéter pour elle. Malgré tout, elle ne tenta rien, ne demandant même pas la moindre faveur. Papy lui avait dit que les policiers représentaient l’autorité et qu’elle devait toujours leur obéir, alors c’est ce qu’elle faisait.

Gabriel Agreste fut emmené dans une salle pour son interrogatoire. L’attente était longue pour une petite démone qui ne connaissait rien à la vie. Tout ce qu’elle savait des interrogatoires, c’est ce qu’elle avait vu dans les films, et ce n’était rien pour la rassurer. Lorsque Gabriel ressortit de la pièce, la blondinette vit qu’on la pointait du doigt, lui faisant signe de se lever. C’était son tour. Fébrile, Ema respira un bon coup pour se donner confiance. Elle entra dans une pièce close où un homme d’une quarantaine d'années l'accueillit, assis derrière un bureau couvert de paperasses. Il était accompagné d'une jeune femme qui, d'un sourire, lui signa de venir s'asseoir. Le regard de la démone s’illumina alors qu’un sourire grandissait sur son visage. Ils avait une interprète juste pour elle. Comme c’était attentionné de leur part. Oubliant ses craintes et ses appréhensions Ema prit place sur la chaise. Le policier commença à s'exprimer, directement traduit par la femme avec lui.
« Ema... Je vais tout d'abord vous demander votre nom de famille, s'il vous plait. Nous n'avons pas pu en trouver dans les données qu'on nous a transmises à votre sujet. Or, vous en avez forcément un, n'est-ce pas ? Par la suite, je vous demanderais de signer ce qu'il s'est passé durant ces dernières dizaines d'heures, du bal du comte Ciel Phantomhive à maintenant, histoire que nous éclaircissions cette sombre enquête. Vous pensez pouvoir faire cela ? » Tiens, ce n’était pas une question à laquelle la jeune femme s’était attendu.

Ema cligna des yeux quelques fois, ne sachant pas trop comment répondre à la première question. Si chaque question était aussi difficile, la pauvre allait y passer la nuit. La blondinette haussa les épaules. Elle signa, alors que l’interprète lui servait de voix.
« Je n'ai jamais eu de nom de famille. En fait, je n'ai jamais eu de prénom non plus. Je n'ai celui-ci que depuis deux ans. C'est important d'avoir un nom de famille? », demanda-t-elle candidement. Après tout, Ema n’était pas son véritable prénom, il ne s’agissait que d’un nom qu’on lui avait donné pour pouvoir l’identifier. Mais un nom de famille… Elle ne voulait pas prendre ‘’Dragneel’’ celui de son créateur, puisqu’il avait clairement signifié qu’il ne voulait pas d’elle. Elle ne pouvait pas prendre celui de Mavis, qui avait servie de muse à sa création. Elle n’osait pas prendre le nom de Pines ou de Sokolovitch, car aucun d’eux ne lui avait offert. Elle n’était qu’Ema. Le policier cligna plusieurs fois des yeux, alors que la traductrice... traduit à vive voix. Il lui demanda. « Vous êtes sûr avoir bien compris ? » Elle acquiesça, et le policier revint à Ema. « Je... Quoi ? » Il fronça les sourcils. « Nous obtenons une identité dès notre naissance. Vous ne pouvez pas avoir eu de prénom il y a seulement deux ans. » Ema regarda l'interprète et elle rougit de plus en plus, rentrant sa tête dans ses épaules. Elle avait l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. Elle finit par signer, les larmes aux yeux. « Je suis désolée. Je ne voulais pas causer de problème avec mon manque de nom. Le seul nom que mon papa m'a donné, c'est Etherious Maison Angélique. Mais ce n'est pas un nom, ça. Attendez, ça voudrait dire que Angélique, ce serait mon nom de famille? Non non non... Je ne suis pas un ange et je refuse qu'on m'associe à ces créatures abominables. Je préfère Ema. C'est mal? » Elle espérait ne pas faire de gaffes durant ce premier interrogatoire de sa vie.

L’homme la fixa longuement, sans comprendre. Il ne trouvait déjà plus ses mots. Silencieusement, il observa le peu d’informations qu’il avait concernant la jeune femme.
« Hum... », hésita-t-il. « Vous a-t-on diagnostiquée d’une quelconque maladie mentale... ? Par hasard ? » Nullement insultée par la question qui n’était, pour Ema, qu’une simple question, elle prit le temps de réfléchir. Puis, elle haussa les épaules. « Non, ce n'est pas arrivé. Vous croyez que je devrais voir un médecin? », demanda-t-elle, sincèrement touchée qu’on s’inquiète de son bien-être. Le policier hocha la tête, mais se reprit rapidement. « Juste au cas où. Ce serait plus prudent. En attendant, je souhaiterais avoir votre avis sur ces dernières heures, depuis le bal. Nous allons procéder par des questions simples... Qu’avez-vous fait ? » Ema hocha la tête, bien décidée à aider l'homme à faire son travail, sachant qu'elle n'avait rien à se reprocher. « Au bal? J'ai enlevé mes chaussures pour danser, mais on n'a pas le droit de faire ça. Je ne le savais pas. J'espère que je n'aurai pas d'ennuis pour ça. Ensuite, j'ai parlé avec un prince et j'ai mangé des cupcakes. » « D’accord... Poursuivez jusqu’à ce que je vous demande de vous arrêter, s’il vous plaît. », l’encouragea le policier. Ema tenta de se souvenir de tout. « On est parti en hélicoptère. On s'est arrêté sur un grand bâtiment qui a fini par s'effondrer. Ensuite, on a pris un portail pour Londres. Une église a explosé. Un ange a voulu me faire tuer le prince, mais je ne l'ai pas fait. Au final, c'est le prince qui à essayé de tuer l'ange. Alors l'ange à voulu tuer Marinette, mais on ne l'a pas laissé faire. Il est parti et Opaline l'a suivi. Ensuite, j'ai voulu faire tomber Alois de la Grande Roue en lui faisant croire qu'on allait nager, pour qu'il tombe dans la Tamise, mais c'est Gabriel qui est tombé à l'eau. Je poursuis? », demanda la jeune femme le plus sérieusement du monde.

Le policier regardait Ema avec de grands yeux ronds, sans bouger. S’il avait commencé l’interrogatoire en prenant des notes, il y avait un moment que le crayon était resté suspendu au dessus du papier sans le noircir. Même l’interprète semblait complètement abasourdie. L’homme laissa un blanc, totalement perplexe.
« Je vois... », hésita-t-il encore. Il ne savait comment prendre tous ces propos. Finalement. Il décida de comprendre un second degré, persuadé que la jeune fille était atteinte de troubles psychiatriques. « Vous.. Hum... Un portail, d’accord... » La traductrice signait, mais le policier secoua la main pour l’inciter à ne pas le faire si ce n’était pas des questions claires. Il méditait en silence, soupirant. « Hum... Avez-vous été témoin de la mort de William Joersey ? Ou bien d’Ash Landers peut être ? », demanda-t-il finalement. Ema baissa la tête tristement, et la secoua pour dire non. « Le Prince William était mon ami et sa mort me rend vraiment triste. C'était une bonne personne. Quand je l'ai retrouvé, il était déjà mort. Ash, par contre, je ne savais même pas qu'il était mort. Honnêtement, ça ne m'attriste pas vraiment. Il a quand même essayé de me tuer, quand on était en Enfer. Lui, il n'est pas quelqu'un de bien! », dit-elle en frappant la table de son poing, avant de s'excuser, gênée de son comportement prompt. « Vous n’êtes pas dans un état pour témoigner... », s’agaça l’homme en se frottant le front. « Il faudrait envoyer un médecin pour qu’il l’inspecte...» « Il est tard. Personne ne viendra. Peut être devriez vous laisser cette affaire à sa ville d’origine. Ils vous enverront les résultats. », suggéra la femme qui servait d’interprète. Le policier acquiesça. Puis, las, il releva son regard sur la jeune fille. « Je pense qu’on a terminé. »

Ema sourit, fière d’avoir put aider à résoudre un meurtre.
« Je peux retourner chez moi? Papy va s'inquiéter si je ne rentre pas bientôt. » C’est à ce moment que la démone poussa un cri. Une douleur aigüe venait de lui prendre à l’œil, douleur qu’elle avait ressentit plus tôt déjà. La pauvre tentait d’amenuiser la douleur avec une main sur son œil, alors que de sa main libre elle signait à répétition. « Papy! Je veux Papy! » Le policier resta silencieux, quoique surpris. « Ema ? » La traductrice lui donna le ton et le policier se redressa. « Mais... Je ne comprends pas ! Qu’avez vous ? » L’interprète signa la question plusieurs fois, jusqu’à ce qu’Ema la voit. La douleur s’arrêta, mais Ema ne retrouva pas son sourire. « Ça va, ce n'est pas la première fois que ça arrive. Je veux retourner chez moi. Papy vas savoir ce que j'ai et il va m'aider. » Elle pointa son sac que le policier avait apporté avec lui et laissé sur son bureau. « Mon téléphone est dans mon sac. Appelez Gabrielle Sokolovitch, elle a dit qu'elle viendrait me chercher après le bal. » L’homme garda le silence un instant. Finalement, il fouilla avec précaution dans le sac et prit le téléphone. « Très bien. Je l’appelle, retournez avec les autres et je reviendrai dans un instant. » Ema se leva et sortit de la pièce d’interrogation, non sans s’être assurée qu’on lui redonnerait ses affaires. En retournant s’asseoir avec les autres, la démone passa devant une vitre miroir. Un rapide coup d’œil lui fit entrevoir le pentagramme dans son iris, mais lorsqu’elle s’approcha pour y regarder de plus près, le symbole avait déjà disparut.

À 3h38 du matin, le téléphone de Gabrielle Sokolovitch sonna. Elle se dépêcha à répondre pour ne pas réveiller Sloan qui dormait comme un dragon. Bien qu’elle fut à moitié endormie en répondant, les paroles de l’homme au bout du fil eurent tôt fait de la réveiller complètement. Il lui expliqua qu’il était sergent-détective à Londre et qu’il venait d’interroger Ema dans une affaire de double homicide. Après avoir répondu aux inquiétudes de Gabrielle concernant Ema, celui-ci lui demanda si la jeune femme avait quelques problème d’ordre psychiatrique. La mannequin répondit par la négative, sans entrer dans les détails. Elle précisa, par contre, qu’il valait mieux ne pas la brusquer. Le policier l’informa alors que l’interrogatoire était terminé et qu’il n’avait pas pu trouver d’éléments compromettant reliant la démone aux meurtres. Elle serait donc placée dans un avion en direction du Maine dans quelques heures. Il lui indiqua que l’avion atterrirait à l’Aéroport International de Portland, dans le Maine, à 16h, heure du Maine. Gabrielle lui assura qu’elle serait là pour récupérer la jeune fille.

À 6h du matin, Ema prit place à bord d’un vol pour retourner à Storybrooke. Le voyage allait durer dix heures, alors la blondinette en profita pour dormir, car l’aventure avait été épuisante. L'arrivée à l’aéroport de Portland, non loin de Storybrooke, se fit aux alentours de 16h. La jeune femme se réveilla, fraiche comme une rose, malgré ses cheveux complètement dépeignés et sa robe bonne à jeter. Lorsqu’elle descendit de l’avion, on lui remit une lettre portant son prénom, cachetée de la même manière que son invitation au bal. Elle l’ouvrit, curieuse.


"Victime du prince, victime d'un jeu, victime d'une vie,


Aucune autre personne sur Terre n'aurait pu le faire, autre que vous. L'âme de Storybrooke vit en chacun de nous. Elle nous bouscule, nous détruit et nous sauve à la fois. Elle révèle le meilleur et le pire chez les uns et les autres.
Et aujourd'hui, j'espère qu'elle révélera au comte une voie ouverte sur l'horizon où il construira un avenir. Je vous annonce son déménagement dans la ville où la malédiction l'a porté. Ne vous inquiétez pas, vous n'aurez plus à le revoir, à lui parler, à l'intenter à vivre. Vous en avez déjà bien assez fait, vous ne croyez pas ?


En vous souhaitant seulement une vie désirée, je vous prie d'accepter mes remerciements,
Sebastian Michaelis."


Ema replia la lettre et la rangea dans son sac. Tout ce qui venait de se passer était trop pour la jeune femme. Elle était sale, elle avait faim, elle voulait retrouver sa famille. Elle décida que cette lettre de Sebastian était un problème pour la Ema de demain. Descendant de l’avion, elle afficha son plus beau sourire, soucieuse de ne pas inquiéter Gabrielle. En la voyant sur le tarmac, elle lui envoya la main, aussi joviale qu’à son habitude, sans vraiment faire attention à sa robe tachée de sang. Gaby se rua sur elle pour lui faire un énorme câlin, que la blondinette lui rendit aussitôt. La mannequin sortit de son propre sac un stylo et une feuille.
« Ema ! Comment vas tu ? Tu n'es pas blessé ? Tu n'as rien ? Personne ne t'as pas fais du mal ? », écrivit-elle. Ema lui répondit d’un grand sourire avant de lui écrire. « Tout va bien. Il y a un ange qui m'a planté une épée dans mon ventre et elle est sortie par mon dos, pendant qu'on était en Enfer. Mais ça va, je guéri vite. Et l'ange est mort. » Elle leva un pouce pour lui prouver que tout était parfait. Puis, comme si elle venait de se souvenir, elle sursauta et écrivit rapidement. « Je me suis fait mordre le bras par un zombie, mais tout va bien. » Gabrielle observa le ventre de la jeune femme, aucunement rassurée. « On va regarder ça a la maison... Je veux voir vraiment si tu n'as rien... Et tu vas me raconter toute ton aventure autour d'un bon chocolat chaud d'accord ? » Ema aquiesça et elle écrivit. « D'accord! J'ai faim. Est-ce qu'on peut aller chercher des gâteaux au Fantasia? » « Bien entendu ! On peut même commander des pizzas en rentrant si tu en as envie ! », lui répondit la femme, avec un grand sourire.

Assis autour de deux pizzas et d’une montagne de petits gâteaux, Ema avait déjà commencé le récit de son aventure. Elle décrivit avec un détachement rempli d’enthousiasme, comme lorsqu’on raconte l’intrigue d’un film, son empalement sur l’épée d’Ash Landers, l’ange qui avait voulu la tuer. Elle ne manqua aucun détail, pas même le fait qu’un autre ange se trouvait à Storybrooke, avec eux, Opaline. Elle raconta à Gabrielle comme Opaline avait défendu l’ange sans jamais se soucier d’elle et comme elle l’avait regardé mourir avec le sourire. La mannequin savait garder contenance. Seuls ses iris, qui étaient passés au violet, trahissait sa rage.
« Mais quelle salope celle-là… », murmura Gaby entre ses dents. Puis, elle prit une feuille et elle confirma ce qu’Ema pensait depuis le début. « Tu vois Ema. C'est ce que je te disais. Nous ne devons pas nous définir par l'appellation. Cet ange n'en est pas un. C'est un démon cruel qui ne juge que par les apparences. Ne sois pas comme ça. » Ema secoua la tête et attrapa le stylo. « Elle n’est pas un démon. J’ai vu beaucoup de démons, et aucun n’était aussi vil et méchant que les deux anges que j’ai rencontré. Je suis fière d’être un démon. Si seulement les gens savaient à quel point les anges sont mauvais, ils ne souhaiteraient jamais aller au paradis. Moi je suis quelqu’un de bien, un dém… » Ema n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’elle s’évanouit, pile sur le coup de 18h.

Lorsqu’elle se réveilla, Ema était dans son lit, au Mystery Hotel. Elle ne savait pas comment elle était arrivée là. L’heure qu’indiquait son cadran était beaucoup plus avancée dans la nuit que lorsqu’elle avait perdu connaissance. Elle se redressa dans son lit et frotta ses yeux. Est-ce que tout cela n’avait été qu’un rêve? Comment savoir… La démone attrapa son téléphone, posé sur sa table de chevet. En allumant l’écran, une seule chose retint son attention. Elle avait trente-sept texto non lus, tous de Gabrielle…


1er mai 2020
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Opaline M. Santos
« J'ai pas trouvé où on peut demander un rang personnalisé... ! »

Opaline M. Santos

| Avatar : Ester Exposito

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Today's laughs are tomorrow's tears, my deer

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| Conte : Hazbin Hotel
| Dans le monde des contes, je suis : : le plus beau des anges :)

| Cadavres : 29



Evénement #128 - Oh my Dear Lord - Page 6 _



________________________________________ Ven 17 Juil 2020 - 6:41

Oh my dear Lord
Opaline & others

« Life is a masquerade. Everywhere you look are people hiding behind masks. »
J'ai été victime de ce monde. Du début à la fin, cette terre humaine avait porté préjudice à Opaline Santos. Elle avait voulu lui prendre sa suprématie, sa force, son ami... Et même sa vie. Pourtant, elle lui tenait toujours tête, tel un colosse s'opposant à un autre. Malgré son obstination, l'un des genoux de la jeune femme commençait à flancher, tremblant comme pour annoncer un potentiel déclin.

En l'état actuel des choses, l'ange refoulait son envie de rire. Il faut dire que la situation était particulièrement risible, presque irréelle à en voir le niveau de stupidité qui l'habillait. Ciel était en vie et s'était tenu devant leurs yeux, comment ces policiers pouvaient accuser le groupe d'être les derniers témoins d'une personne décédée ? Ils pouvaient bien accuser les autres si cela leur chantait, mais ils ne pouvaient pas l'accuser elle. En aucun cas.

Dès l'arrivée des forces de l'ordre, la jeune femme avait cependant choisit d'adopter une attitude propice à sa remise en liberté. Bien sûr, elle aurait pu s'échapper d'un battement d'aile, mais cela n'aurait fait qu'attirer l'attention sur Storybrooke, sur l'Enfer, et sur le Paradis. Sachant qu'elle pourrait manipuler ces êtres humains à sa guise, elle laissa parler son âme d'actrice. Ainsi, elle adopta une mine fatiguée, comme si toute cette histoire l'avait usée. En un sens, c'était vrai, elle était lessivée. Mais jamais, ô grand jamais, elle n'aurait laissé le moindre signe trahir cela en temps normal. Sa prestation le nécessitant, elle décida de déroger à cette règle. La mine déconfite, elle se laissa emmener jusque dans l'enceinte d'un commissariat, au Nord d'une ville qu'elle ne connaissait pas.

Londres était une belle capitale, quoique un peu trop pluvieuse pour une jeune femme supposément née en Espagne. Cependant, elle rappelait à l'esprit d'Opaline de bons souvenirs. Après tout, elle y avait vécu durant un bon moment. Certes, c'était le Londres du XIXème siècle, créé par l'esprit de Ciel. Mais l'atmosphère paraissait similaire... Peut-être avec quelques meurtres sanglants en moins, toutefois.

Assise sur une chaise depuis de longues minutes, Opaline fut enfin appelée à témoigner. Elle pénétra dans une petite pièce close, où elle put faire face à un bureau couvert de papiers divers. L'ange ne s'y intéressa pas davantage, se faisant tout de même la réflexion que l'homme qui siégeait en ces lieux ne possédait aucun sens de l'organisation. Il semblait avoir la quarantaine, et demeurait assis-là, derrière des piles de dossiers. La jeune marquise avait l'habitude qu'on se lève lorsqu'elle entrait dans une pièce, mais ainsi coincée dans le rôle d'une pauvre gamine complètement perdue, elle ne fit aucune remarque.

« Opaline Santos... Je vous en prie, prenez place. Pour cet entretien, je vais simplement vous demander de me raconter en détail ce qu'il s'est passé depuis votre arrivée au bal du comte Ciel Phantomhive - dans le Maine - jusqu'à maintenant. Vous vous en sentez capable ? »

Elle obéit, et prit donc place sur la chaise opposée à celle de son interlocuteur, puis elle glissa un regard vers le dictaphone qui capturerait l'ensemble de l'interrogatoire. Opaline hocha la tête, comme pour souligner qu'elle se montrerait docile. Les larmes qui perlaient dans ses yeux avaient la consistance, la couleur et la brillance de vraies larmes. Pourtant, le sentiment qui les animait ne ressemblait en rien à de la tristesse. Ces pleurs n'étaient que l'un des accessoires qu'elle utilisait pour parfaire son jeu d'acteur, en l’occurrence, elle s'en servait pour attendrir le policier. Se confiant en faisant mine de ne rien n'omettre, elle balbutiait:

« Je participais à un jeu, jusqu’à ce que je perde et que je doive quitter la salle du bal. C’est alors que j’ai entendu un cri et énormément d’agitation… Elle marqua une pause, afin de calmer ses pleurs. Puis elle reprit, l'air troublé: Il y avait un hélicoptère dans la cour et un homme, le- le majordome je crois, nous a dit que pour sauver le comte, nous devions monter à bord. C’est lui qui a conduit pour ensuite nous abandonner au cœur d’un incendie… Puis… Tout devient flou… Je me suis évanouie à de nombreuses reprises, je… j’ignore comment je suis arrivée ici… »

Étant arrivée à la fin du récit, elle balaya la pièce du regard, l'air complètement apeurée. Le policier grimaça, probablement car une ellipse de 12h, justifiée par un évanouissement, lui semblait peu cohérent. Il appuya ses coudes sur le bureau, tandis qu'il s'approchait d'Opaline, visiblement perplexe.

« Attendez, attendez… Vous me dites tout d’abord que l’incendie ne viendrait pas de vous et qu’il aurait été causé par Ciel Phantomhive mais aussi que par la suite… Vous ne vous souvenez plus de ce que vous faisiez ? »
« Je… J’ignore qui est à l’origine de cet incendie. Mais je suis sûre qu’il regrette… Ce sont les fumées qui ont probablement causé mes évanouissements… Son regard dériva alors, pour se perdre dans le vide. Elle fronça les sourcils, comme si elle ne comprenait pas le sens de ses propres souvenirs. Je me rappelle de rêves très étranges, il y avait des anges et des démons, rien de cohérent, pardonnez-moi. Lorsque je suis revenue à moi, je me trouvais dans une ruelle avec l’intime conviction que je devais me rendre au théâtre… »

Elle avait essayé de faire porter le chapeau à Sebastian, mais cette tentative semblant avoir échouée, elle ne mentionna plus le majordome. Si elle insistait, le policier devinerait qu'elle mentait. Elle essuya ses larmes d'une main, et de l'autre elle attrapa doucement l'un des bras du policier. En plantant son regard éploré dans celui de son interlocuteur, elle balbutia:

« Je ne comprends pas, Monsieur l’agent, pourquoi suis-je ici ? Je… Je n’ai jamais fait de mal… »

L'homme sembla perturbé par l'approche de la jeune femme, si bien qu'il s'éloigna légèrement en se raclant la gorge, les bras croisés. Opaline mourrait d'envie de laisser un sourire satisfait s'étirer sur ses lèvres, en voyant que son petit jeu fonctionnait à merveille. Les hommes avaient du mal à lui résister. Les femmes aussi. Les traits de son visage étaient parfaits, son grain de peau impeccable, et ses cheveux toujours bien coiffés. Partout, on voulait lui ressembler, ou au moins graviter autour d'elle. Comme si sa perfection pouvait déteindre sur les personnes qui la fréquentaient. C'était ainsi, les anges étaient beaux.

« Mademoiselle Santos… Vous avez parcouru Londres accompagnée des quatre autres personnes qui sont dans la pièce d’à côté. S’ils me disent une seule remarque qui s’oppose à la vôtre, toutes vos paroles seront remises en cause et vous pourriez avoir de très gros problèmes. Faites attention, ce n’est pas une menace, mais un simple avertissement. Vous n’êtes pas la seule à avoir vécu cette histoire. Coopérez et vous pourrez rentrer rapidement chez vous, je vous le promets. »

« Je vous ai dit tout ce dont je parviens à me souvenir… Elle semblait troublée, et se remit à pleurer un peu. Il y a tellement de choses qui échappent à ma mémoire, il pourrait m’être arrivé n’importe quoi. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je me sens souillée… »

Même si ce n'était pas pour les raisons qu'elle avait mentionnées, cette affirmation était absolument vraie. Opaline avait l'impression d'avoir été salie de toutes sortes de manières. Sa mise à mort par Sebastian, le petit jeu d'Undertaker et de sa horde de cadavres, ce monde en général. Elle posa ses deux mains sur le bureau, et commença à les observer, tremblante.

« Je veux juste rentrer à la maison, Elle releva la tête pour planter ses yeux dans ceux du policier, le suppliant du regard. Je vous en prie… »

Il semblait à la fois surpris et décontenancé par l'état d'Opaline, ne sachant sûrement trop comment réagir. Finalement, son regard s'adoucit, bien qu'il eut l'air embêté. Pourquoi ? Ne pouvait-il pas lui permettre de rentrer chez elle ?

« Je vois… Je n’irai pas plus loin mais vous conseillerai néanmoins de consulter un médecin pour voir si vous n’auriez pas quelques séquelles de cette mésaventure. Avez-vous des problèmes… D’ordre psychologique ? Bipolarité ? Est-ce qu’il vous arrive souvent de perdre la mémoire ? »

L'ange ne put s'empêcher d'être légèrement outrée, demeurant tout de même dans son personnage. Elle secoua doucement la tête de gauche à droite. Elle semblait tellement frêle, comme si son cou pouvait se décrocher au moindre mouvement. C'était aussi ce qui attirait chez elle, cette impression qu'il fallait sans cesse la protéger, comme une brebis sans défense. L'air totalement paniquée à cause des suppositions du policier, Opaline s'empressa de répondre en balbutiant à nouveau:

« Je… Je ne pense pas Monsieur l’agent… Ajoutant une main devant sa bouche, comme pour souligner l'agitation que provoquaient chez elle ces hypothèses, elle ajouta: Mon Dieu… Croyez-vous que je sois bonne à enfermer dans un hôpital psychiatrique ? »
« Non, non ! Je ne dis pas ça, vous vous méprenez. Je dis simplement que… Vous… Semblez avoir beaucoup d’oublis en près de 12h. Mais… Il réfléchit. Peut-être avez-vous été manipulée, nous n’avons pas encore assez d’informations à ce sujet pour savoir. »

Les choses se déroulaient à merveilles, la preuve étant que l'ange n'avait plus besoin de justifier ses actions puisque le policier se chargeait seul de lui trouver des excuses.

« M… Manipulée ? »

Elle écarquilla les yeux, l'air absolument horrifiée. Puis ramena une main tremblante devant sa bouche, donnant l'impression qu'elle n'osait même pas imaginer ce que son interlocuteur entendait par là.

« Oui… Mais ne vous en faites pas, nous trouverons le coupable. Nous sommes faits pour ça, après tout. Aidez-nous à y parvenir avec toutes les informations que vous possédez. Le moindre détail peut nous être utile. »

Opaline posa à nouveau sa main sur le bras du policier, lui confiant avec un regard empli de reconnaissance:

« Merci, merci mille fois. Vous avez été tellem- »

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase, que soudain une vive douleur comprima son œil droit. Par réflexe, elle serra sa main autour du bras du policier. Dans un même mouvement, elle porta l'autre à son oeil, le visage tordu par la douleur.

« Encore ? S'étonna le policier, en s'éloignant. Il finit par se redresser de sa chaise, adressant un regard dur à Opaline. « Que se passe-t-il ? Vous vous êtes tous donnés le mot ou bien ?! »

La douleur ne dura que cinq secondes à peine avant que les effets ne se dissipent, c'était cinq secondes de trop. Durant ce laps de temps, le rôle que jouait Opaline avait perdu de sa crédibilité. Elle persista tout de même à jouer l'ingénue, demandant comme si elle ne comprenait pas:

« Donné le mot ? De quoi parlez-vous ? »
« Ne jouez pas avec moi, vos amis ont été pris d’une même douleur à l’œil durant l’entretien ! Vos amnésies, je veux bien y croire, mais que vous souffriez soudainement d’une pression à l’œil à des moments décalés mais étrangement durant l’interrogatoire, ça j’ai l’impression que c’est un peu se moquer de la police, vous ne pensez pas ? »

L'ange bouillait intérieurement, maudissant ce maudit œil qui s'était mis à la faire souffrir sans raison apparente. Malgré la mise à l'eau de cette magnifique scène, elle répliqua en donnant l'impression qu'elle avait la gorge nouée:

« Pensez-vous vraiment que j’aurais l’audace de me moquer de vous ? Ne serait-ce que d’y songer ? Non. Je suis très reconnaissante pour ce que vous faites pour moi. Elle marqua une pause afin de le fixer dans les yeux, des larmes apparaissant à nouveau dans les siens. J’ignore ce que l’on m’a fait durant cette nuit, mais il semblerait que les autres aient subit exactement la même chose… »

Elle aurait pu ajouter n'importe quoi, le policier serait resté campé sur ses positions. Il suffisait d'une minuscule étincelle pour allumer le brasier du doute, et le rôle que jouait l'ange se consumait actuellement sous ses yeux. L'homme semblait beaucoup plus fermé qu'avant, le regard sombre alors qu'il marquait un temps de silence. Cette pause se conclut cependant par un soupir, qui indiqua à Opaline qu'elle n'avait peut-être pas tout perdu.

« Sortez, s’il vous plaît. Je reviens vers vous dans un instant. »

N'essayant pas de le convaincre davantage, Opaline se contenta de lui adresser un regard reconnaissant et de sortir, l'air docile. En passant la porte de la salle dans laquelle elle venait d'être interrogée, elle remarqua un miroir dans lequel un élément en particulier attira son attention. Son œil droit brillait, marqué d'un symbole qu'elle connaissait bien. Le pentagramme avait disparu l'instant d'après, s'étant dissipé dans ses iris olive.

Ce n'est que lorsque vint l'aube, que le groupe fut enfin relâché. Escorté par la police elle même, il fut assigné à des places banales à bord d'un vol qui durerait 10h. Opaline n'aurait pas eu la force de traverser l'Atlantique à tire d'aile, elle laissa donc échapper un long soupir de soulagement en prenant place sur son siège. Bien évidemment, elle ne comptait adresser la parole à personne, n'ayant ni le temps ni l'humeur nécessaire pour converser avec qui que ce soit. Au lieu de cela, elle préféra s'assoupir, les sens en alerte malgré tout.

Le premier endroit où elle se rendit fut évidemment chez elle, elle avait hâte de retrouver son lit même s'il n'accueillerait pas immédiatement ses prochaines heures de sommeil. Elle se fit couler un bain, et emporta avec elle une lettre qu'elle avait trouvé à l'entrée de chez elle. A son nom, et dans le même style que celui de l'invitation au bal, il y avait peu de doute sur l'identité de l'émetteur. Tout en se prélassant entre la mousse et les bulles de savon, elle lut:

Victime du prince, victime d'un jeu, victime d'une vie,

Aucune autre personne sur Terre n'aurait pu le faire, autre que vous. L'âme de Storybrooke vit en chacun de nous. Elle nous bouscule, nous détruit et nous sauve à la fois. Elle révèle le meilleur et le pire chez les uns et les autres.
Et aujourd'hui, j'espère qu'elle révélera au comte une voie ouverte sur l'horizon où il construira un avenir. Je vous annonce son déménagement dans la ville où la malédiction l'a porté. Ne vous inquiétez pas, vous n'aurez plus à le revoir, à lui parler, à l'intenter à vivre. Vous en avez déjà bien assez fait, vous ne croyez pas ?

En vous souhaitant seulement ce que vous méritez, je vous prie d'accepter mes remerciements,
Sebastian Michaelis.


La lecture de ce nom fit hausser les sourcils à la jeune femme, qui plongea le courrier dans les eaux de son bain. Elle n'accepterait pas les remerciements de ce diable de majordome, tout simplement car elle n'avait rien souhaité faire dans son intérêt. Elle avait d'ailleurs particulièrement honte d'avoir pu être manipulée si facilement par ce piètre démon. Elle gardait toutefois la satisfaction de ne pas être morte sous ses griffes, ce qui aurait représenté l'humiliation suprême.

Lorsqu'elle fut suffisamment apprêtée, Opaline descendit les quelques marches qui menaient de son pallier à la rue, puis entama un long trajet jusqu'à l'église. Même si sa peine n'était pas gravée sur son visage, son cœur saignait, abimé par la perte de son soldat et ami. Vêtue de noir de la tête au pied, elle poussa les grandes portes de l'entrée, puis traversa la nef. Arrivée devant l'autel, elle se laissa tomber à genoux. Et comme si sa tristesse était accrochée en hauteur, dans les hautes sphères de son esprit, le choc la fit redescendre. Les yeux de l'ange furent noyés par les larmes, pas celles qu'elle avait fabriquées pour le policier, de vraies larmes qui témoignaient de son chagrin.

Sa peine était immense, profonde, et semblait impossible à endiguer. Elle qui n'avait jamais eu à faire de deuil, comment pouvait-elle surmonter celui de l'un de ses plus proches amis ? Ash avait été plus qu'un camarade pour elle, c'était un frère avec lequel elle avait grandit. Il l'avait toujours suivie partout, et elle avait toujours pris plaisir à être en sa présence. Ils s'étaient battus côte à côte durant de longues années, veillant l'un sur l'autre. Même dans ses cauchemars les plus terrifiants, elle ne l'avait jamais perdu. Il était difficile d'imaginer le flot d'émotions qui l'assaillaient en cet instant, même ses larmes ne reflétaient pas le chaos qui faisait rage dans son esprit. Son existence entière en serait à jamais bouleversée. Elle se leva avec difficulté, comme si tout le poids du monde ne reposait à présent plus que sur ses épaules. Puis, elle déploya ses grandes ailes, introduction de l'hommage qu'elle comptait rendre au défunt.

« Mon frère,
aucun d'entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même :
si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. »


Opaline venait de citer un passage de la bible, lui ayant semblé adapté à la situation. Alors qu'elle venait d'achever ses mots, elle repensa aux paroles d'Undertaker, qui disait que les anges n'étaient que des pions pour Monsieur. L'espace d'un instant, elle songea sérieusement à la possibilité qu'il puisse avoir raison. Mais ce moment de faiblesse cessa rapidement pour qu'elle puisse reprendre ses esprits, debout face à l'autel, baignant l'église de sa lumière angélique.

Elle n'ajouta pas un mot, tout ce qu'elle aurait pu dire se trouvait dans son cœur, et elle été bien trop pudique pour exposer ces paroles au monde. Ash avait été l'ami le plus cher qu'il lui avait été donné de posséder, chaque souvenir avec lui était béni, elle n'en oublierait aucun. Il avait voulu satisfaire une dernière fois les attentes d'Opaline, et cela lui avait coûté la vie. Le visage trempé par les larmes qui roulaient à grosses gouttes sur sa peau, l'ange restait digne. Elle attrapa un cierge et le fit brûler, en la mémoire d'Ash Landers, un soldat dévoué et un formidable ami. Alors qu'elle s'apprêtait à rebrousser chemin, tournant les talons pour emprunter à nouveau la nef, elle perdit connaissance.

Lorsqu'elle reprit connaissance, Opaline était allongée dans son lit, à l'abri de ce monde si cruel. Elle aperçut la lune à travers les grandes fenêtres, et eu alors la douce impression que les vingt-quatre heures qui venaient de s'écouler n'étaient que le contenu d'un douloureux cauchemar. En reposant sa tête sur l'oreiller afin de s'endormir à nouveau, une larme coula sur la joue de l'ange. Son cerveau brumeux doutait peut-être de la véracité des événements, mais son cœur savait.

Ash ne reviendrait pas.

(c) DΛNDELION

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