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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 I'll never do you wrong } feat Skylar McMillian

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K. Julian Andrianamady



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K. Julian Andrianamady


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________________________________________ Dim 16 Aoû 2020 - 23:50

Julian & Skylar

I'll never do you wrong



C’était clairement la meilleure soirée qu’il passait depuis des jours, voir même des semaines. Les bras en l’air, il dansait au son de Boney M dans l’une des meilleures boites de nuit de New York sans se soucier de quoique ce soit, ou plutôt de qui que ce soit. Il avait vraiment bien fait de répondre à l’invitation de l’un de ses partenaires. En général, Maurice ne voulait pas trop. Après tout, Julian devait conserver le mystère sur sa personne mais là, honnêtement, il s’en fichait comme de sa première mangue. Il avait passé un mois véritablement horrible. Jamais il n’avait connu un mois comme ça. Enfin si, en vérité, il avait déja connu un abandon de ce type, mais cela remontait à son enfance et son cerveau avait tout fait pour effacer les images qui auraient pu lui causer quelconque tort. Mais voila, Skylar avait fait plus que lui planter un couteau dans le coeur. Il avait aussi sans le vouloir trifouiller dans sa cervelle pour exhumer des cadavres qui ne faisaient maintenant qu’hanter le roi des lémuriens, qui était devenu lui même, pire qu’un fantôme. Il eut d’abord le choc de cette annonce, que rien ne serait possible entre eux, qu’il s’était juste servi de lui en quelque sorte comme d’un simple vide couille après pourtant lui avoir soufflé toute la nuit des mots d’amour. Il eut le déni. Non, ce n’était pas possible. On lui faisait une blague. Les lémuriens étaient des petits farceurs et ils avaient très bien pu lui faire un prank avec les pingouins. Mais non ! Eux même étaient choqués par ce qui se passait. Jamais ils n’auraient pu penser que le grand commandant était de cette nature là.

Après le choc, et le déni, Julian sombra dans une sorte de dépression. Skylar aussi l’abandonnait. Comme tout le monde. Il n’était pas différent des autres. Il n’était pas différent de ses parents. Il savait qu’un jour ou l’autre, il finirait seul, malgré tous les efforts pour se faire aimer qu’il faisait. Mais cette phrase de déprime ne dura que quelques jours. Dès qu’il apprit que Skylar, en plus de l’avoir rejeté, enfonçait le clou en sortant publiquement avec cette idiote de Marjolène, la colère prit place. Oh elle n’arriva pas seule. Certains lémuriens étaient bien content de voir dégager ce pingouin qui faisait du mal à leur roi ! Mortimer en tête de liste, c’est lui qui avait semer les graines de la tempête. Pancho les avait arrosé. Ce malotru ne le mérite pas. Le roi méritait quelqu’un de sa grandeur, qui saurait prendre soin de lui. Oui. Julian les écouta et une rage dévastatrice explosa. Il voulait lui faire du mal. Il voulait qu’il souffre autant qu’il souffre. Il disait que c’était mieux comme ça. Que c’était mieux pour eux. Qu’en savait il vraiment de sa vie ? Hein ? Que savait il de sa vie bon sang ! Alors il entreprit de l’emmerder le plus possible, lui et sa pimbêche de copine. Qu’est ce qu’elle était moche en plus. Moche et sans style. Franchement, il ne comprenait pas comment il avait pu passer de lui, sa superbe majesté, à la pouilleuse du village. Sauf que là encore, au bout de quelques jours, Julian se rendit compte qu’il n’était pas vraiment satisfait à salir leur réputation. Il ne retirait aucun plaisir à lancer des rumeurs, à s’amuser à pourrir la vie de cette fille. Enfin si, bien sur, ça lui faisait quand même un petit quelque chose, mais ça n’arrivait pas à combler le vide qu’il avait en lui même. Repassant par une phrase de dépression intense, où il ne sortait même plus de chez lui, c’est en se faisant traîner dehors par Maurice qu’il trouva le remède à sa tristesse infinie.

Faire monter son adrénaline pour ne plus penser à rien. La drogue et l’alcool aidant, il avait l’impression de se sentir à nouveau vivant, à nouveau lui, en dépassant toutes les limites qu’il avait pu se mettre. Ses amis les plus proches assistèrent impuissants à la déchéance du Roi Julian. Il n’était plus que l’ombre de lui même alors qu’il pensait être guéri justement. Il n’avait pas compris qu’il s’était jeté dans la gueule d’un loup affamé qui avait déja commencé à le dévorer tout cru. Le pire dans tout ça ? C’est que Skylar revenait. Plus il allait loin et plus son pingouin était là. Maurice avait depuis jeté l’éponge. Julian était totalement incontrôlable et mise à part lui faire du soucis, il n’arrivait plus à rien. Il préférait s’occuper des affaires financières plutôt que de faire le babysitter. Clover aussi avait laissé tomber. Elle aussi avait d’autres chats à fouetter, et avec sa fine psychologie, elle avait bien compris que Julian ne faisait pas ça par hasard. Il lançait des SOS à une personne en particulier, et elle connaissait le roi depuis longtemps. Tant que la personne ne répondrait pas présente, il continuerait. Jusqu’à sa propre mort. Elle avait bien essayé aussi, mais c’était peine perdu. De plus, Morty ne l’aidait pas du tout. Il l’encourageait dans cette déchéance. Clover avait été choqué quand Maurice lui avait donné une claque qui avait résonné dans toute la superbe quand il était revenu en disant qu’il avait perdu Julian dans la Hazbin Street. Morty était l’huile que l’on jetait sur le feu ardent qu’était Julian. Il était bien pire quand Skylar se trouvait dans les parages pour ramener le roi, le sortir des mauvais pas dans lesquels il s’était mit.

Alors c’était pour ça, que quand Henrik, le gars qu’il avait rencontré dans la Hazbin Street et qui l’avait aidé à s’en sortir, lui avait dit qu’il connaissait le gérant d’une des boîtes de nuit super sélect de New York, Julian n’avait pas hésité. Bien entendu, Maurice lui avait répété que lui aussi le connaissait, qu’ils étaient partenaires depuis longtemps. À bon entendeur, il avait sauté dans le premier avion pour New York avec son super nouvel ami pour faire la fête pendant tout le week end. Il était tellement imbibé de substances à l’heure actuelle qu’il ne savait même plus comment il s’appelait et ce qu’il faisait. Il s’amusait. Il se sentait léger. On l’aimait. On l'applaudissait pour ses danses, pour sa souplesse, pour ses baisers aussi. Il embrassait à tour de mains. Il aimait sentir ce petit courant électrique quand il posait ses lèvres sur d’autres. Ce sentiment qu’il était important. Qu’on voulait de lui. Alors quand l’un des gars du petit groupe dans lequel il s’était mis au carré VIP proposa d’aller parcourir les rues de New York, Julian les suivit avec grand entrain. Ils couraient dans les rues, bouteilles en main tout en chantant. Julian grimpait même sur les lampadaires, sautant de l’un à l’autre, provoquant des grands waaouh de la part des autres. Il vola un plot de chantier qu’il se mit sur la tête avant de trouver très drôle de lancer des cailloux dans une vitrine, entraîné par la clameur des autres. Ils avaient prévu ensuite d’aller continuer de se défoncer à côté de l’Hudson mais ce qui devait arriver, arriva. La police, alertait par des riverains, apparu. Si au début le groupe pensa qu’ils pourraient les semer, ayant l’impression de courir très rapidement, il s’agissait bien entendu d’une impression vu qu’en vérité, ils étaient au ralenti. Julian hurla quand le policier lui attrapa le poignet. Qu’il allait voir ce qu’il allait voir ! Que lui, le grand roi Julian lui mettrait un procès au cul et qu’il ne parlerai qu’en présence de son avocat. Le flic était bien content qu’il ait dit ça, il en avait déjà marre. Julian n’avait pas arrêté de vociférer dans la voiture, qu’il s’agissait d’une bavure, que l’on ne pouvait pas arrêter une star. Et ce fut bien pire quand il le jeta en cellule de dégrisement avec les autres. Cependant, au bout d’un temps qui semblait une éternité, Julian finit par arrêter de s’égosiller et la rébellion qu’il avait lancé se calma instantanément. Assis sur le banc en pierre, il était entrain de descendre de son nuage et de faire un bad trip. Il était là ou il était. Là où les ratés comme lui devait être. Et encore, il avait un toit. Même eux il était sur, le ficherait dehors incessamment sous peu et il finirait sous un pont. Tel un rebut de la société. Se roulant en boule sur lui même, il finit par s’endormir tout en sanglotant, les restes d’alcool le faisant tomber directement chez Morphé.

Il se réveilla en sursaut quand le policier cogna aux barreaux et qu’il lui ouvrit la porte. Ne comprenant pas vraiment, il fallut que ce dernier lui attrape le poignet pour le sortir de là. Comme un éclair dans son corps, Julian se mit à nouveau à crier que le policier n’était personne pour le toucher de la sorte. Il continua son cinéma jusque dans le hall du commissariat, avant de devenir totalement muet en voyant qui l’attendait. Sortant son téléphone de sa poche, il regarda d’abord ses messages. avant de passer juste à coté de Skylar, lui donnant un grand coup d’épaule pour sortir à l’extérieur sans dire un mot. Il en profita aussi pour fumer, une cigarette normale. Il n’était pas con au point de sortir le joint qui se trouvait dans l’autre poche. Quoi que … ça aurait pu être marrant.

“Tiens c’est marrant que tu sois là. T’as enfin décidé d’habiller correctement ta pouffiasse en venant faire tes courses ici ? Tu veux peut être que je te donne des bonnes boutiques ? Ah non désolé j’avais oublié qu’on ne joue pas dans la même cour.”

C’était plus fort que lui. Beaucoup plus fort que lui. Dès qu’il croisait ces yeux bien trop bleus, tout lui revenait en tête. Son sang ne faisait qu’un tour. Son coeur jouait à la montagne russe. Il venait de monter très haut en le voyant. C’était indéniable. Il avait eu quelques secondes de silence, il s’était même figé. Skylar était là. Pour lui. Parce qu’il l’aimait. Il voulait se jeter sur lui et le serrer fortement dans ses bras. Puis son cerveau le claquait violemment en lui disant que non. Skylar ne l’aimait pas. Il le lui avait dit. Limite il le détestait. Il lui rappelait ainsi qu’il l’avait ABANDONNÉ. Qu’il n’était là que par obligation. C’était sans doute Maurice qui l’avait appelé après avoir reçu un message d’Henrik. Ce dernier lui avait dit qu’il avait une urgence à faire et qu’il devait rentrer sur Storybrook. Il avait du sans aucun doute prévenir Maurice qui avait prévenu Skylar. Comme d’habitude. Tirant une grande latte sur sa cigarette, il ravala les sanglots qui lui enserrait la gorge essuyant rapidement les larmes qui étaient montées quand il vit Skylar se mettre à côté de lui.

“Allez vas y rigole. Mais qui rira rira bien le dernier. Un Roi se relève toujours ! Et j’ai aidé ces pauvres malheureux à mettre de la joie dans leur vie… mais ça non plus tu ne sais pas vraiment ce que ça veut dire.”

Terminant sa cigarette, il la jetta à ses pieds, l’écrasant avec force avant de retourner pour commencer à marcher.

“C’est sympa d’être passé mais totalement inutile comme l'existence de Marjolène. Tu as juste raccourci mon sommeil. Le grand roi serait sortie au moment du lever du soleil. C’est comme ça, la prestance.”

Il tapota sur sa grande veste bleue, enlevant la poussière qu’il pouvait y avoir. En vérité, il était bien content que Skylar soit là, mais lui aussi avait une fierté mine de rien. Même s’il lui envoyait régulièrement des photos et quelques dicks pics sous prétexte qu’il s’était trompé de destinataire.

“Bon vu que tu as une voiture, tu pourras au moins servir de chauffeur à sa magnificence et m’amener à l’aéroport. Je trouverai bien un vol en direction de Storybrook, même à cette heure là …”

Il tripota un bouton de sa veste avant de lever la tête vers Skylar et de lui faire son plus beau sourire. Aller à l’aéroport ce n’était quand même pas bien difficile non ?

“Ou … tu as d’autres plans ?”

Quoi ? Qui ne tente rien n’a rien ! Ce n’était pas parce qu’il faisait l’odieux avec lui qu’il était réellement. Ce n’était pas parce que son cerveau lui disait qu’il allait faire une énorme connerie qu’il l’écoutait. D’ailleurs, il était bien rare que Julian écoute l’organe qu’il avait dans la tête. Ce n’était pas son style, parce qu’au fond, c’était un émotif, qui marchait juste avec le coeur.


(c) ANAPHORE

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Skylar T. McMillan



« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Skylar T. McMillan


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________________________________________ Lun 17 Aoû 2020 - 14:27


I'll never do you wrong
Il y a des mots tellement durs à dire !


Dans un soupir, je raccrochais mon téléphone portable l’air penseur. Maurice venait tout juste de m’appeler. L’air très inquiet, il m’avait fait part de toutes les informations qu’il avait en sa possession. Julian était parti faire la fête à New-York et à la suite d’une de ses bêtises légendaires, il s’était retrouvé en taule. Mais l’information qui me faisait bouillonner de rage, celle qui m’avait fait manquer un battement de cœur, c’était de savoir que son compagnon de voyage n’était rien d’autres qu’Henrik. Apprendre que le puffin qui avait causé tant de malheur de ma vie s’était rapproché de lui me faisait très peur. Au fond, il n’y avait rien d’étonnant à ce que Queue Rayée finisse en prison. S’occuper de lui alors qu’il devait être complètement défoncé était sans doute la moindre de ses priorités. Ce sale traitre n’était vraiment pas le genre à tenir les cheveux d’un ami pendant qu’il vomissait dans les toilettes… à moi qu’il n’ait eu l’intention d’en profiter pour le noyer ! Je savais que Julian n’allait vraiment pas bien ces temps-ci, mais en venir jusqu’à fricoter avec des types aussi dangereux était un risque pour sa sécurité même. Il fallait qu’il en prenne conscience. Même s’il ne me croirait pas, il fallait que je l’en informe et que je lui fasse comprendre que c’était une question de vie ou de mort.

Un bruit sourd me fit alors tourner la tête en direction du salon. Marjolène était en train de mettre à bien les derniers préparatifs pour sa fête d’anniversaire. C’était un évènement important pour elle et il était de mon devoir de la soutenir et de rester à ses côtés en ce jour malgré mon aversion pour les fêtes et les bains de foules en général. Cependant là je devrais la laisser et je n’osais même pas imaginer sa réaction lorsqu’elle l’apprendrait. Les folles soirées de Julian avaient déjà interrompu tellement de moments privilégiés que l’on pouvait passer ensemble. Je savais qu’elle avait beaucoup de mal à l’avaler, ce d’autant plus que Queue Rayée mettait sa patience à rude épreuve. Et voilà que je devais maintenant lui annoncer que je ne serais pas présent à l’un des évènements les plus importants de l’année pour elle ?

Déglutissant légèrement, je m’approchais d’elle. Marjolène avait cessé toute activité et me regardais avec une forte appréhension qui mit fin à la belle flamme pétillante qui avait brûlé jusqu’alors dans ses magnifiques yeux. Ce fut elle qui brisa en premier le silence dans un soupir à fendre l’âme.

« Laisse-moi deviner ? C’était encore Maurice c’est ça ? Qu’est-ce qu’il a fait encore ? »


« Il est parti faire la fête à New-York et il s’est retrouvé en prison. Je suis désolé Marjie mais je ne peux pas le laisser pourrir là-bas. »

« Et bien évidemment, tu fais encore passer ses besoins à lui avant les miens. Quand est-ce que tu vas comprendre qu’il se sert de ta culpabilité et de ta bonne foi pour faire ce qu’il veut de toi ? »


Ce n’était pas la première fois que Marjolène évoquait cette possibilité. J’avoue que parfois il m’arrivait parfois même de le croire. Julian profitant de mon « syndrome du sauveur » ne serait en plus pas une nouveauté. Mais toujours est-il qu’il avait besoin de moi. Je m’étais promis de rester à ses côtés tant qu’il n’aurait pas réparer les morceaux de son cœur brisé.

« Je suis désolé, ma chérie. Je sais à quel point aujourd’hui était un jour important pour toi. »

Je me rapprochais alors d’elle, la saisissant tendrement par la taille. Je lui adressais alors mon plus joli sourire.

« Ecoute, je te promets que quand je reviendrais on se fera un long week-end en amoureux. On partira loin d’ici et aucun lémurien ne viendra gâcher nos petites vacances. »


« C’est d’accord, à condition que cela soit moi qui choisisse la destination. »


Elle posa alors tendrement sa main sur ma joue tout en m’offrant un énième soupir.

« Tu devrais faire attention à toi, Skylar. Si tu n’y prends pas garde ton trop grand dévouement finira un jour par te tuer. »

Elle m’embrassa alors tendrement et me donna ses dernières recommandations avant que je ne me mette en route.

« Surtout fais attention à toi. La route vers New-York est particulièrement longue et je ne voudrais pas qu’il t’arrive un accident. »

« Ca va aller ne t’inquiète pas. Je t’enverrais un message dès que j’arriverais là-bas et je rentrerais au plus tôt demain matin. Je t’aime ! »

« Moi aussi je t’aime, mon justicier au grand cœur. »


Je l’embrassais alors une dernière fois, un sourire reconnaissant éclairant mon visage. Je m’en allais alors, non sans faire un détour par la villa habitée par les lémuriens. Maurice, m’accueillant alors les bras ouverts, me remit des affaires de rechange pour Julian et de l’argent pour veiller aux frais du voyage. Le brave lémurien avait même songé à couvrir le prix d’une chambre d’hôtel grand luxe afin que je n’aie pas à effectuer la route d’une seule traite. C’était très aimable de sa part et je ne refusais bien évidemment pas son offre. L’idée d’effectuer trois heures de voyage pour aller récupérer un Julian qui passerait son temps à m’envoyer des piques ne m’enchantait déjà pas énormément, alors autant rendre cette mission aussi agréable que possible.

Une fois que tout fut prêt, je me lançais donc dans cette longue traversée jusqu’à la Grosse Pomme. Une route qui heureusement s’effectua sans encombre. Bientôt j’arrivais en ville en trouvais une place dans un parking sous-terrain longue durée. Je pourrais donc y laisser ma voiture jusqu’au lendemain et à moindre frais. Ce qui au fond était une très bonne affaire. Sortant le sac de sport où j’avais rangé les affaires du lémurien, ainsi que ma sacoche de voyage dont je ne pouvais en aucun cas me séparer. Je saisis mon portable pour écrire un mot rapide à ma petite amie avant de me mettre en route.

Plus mes pas me rapprochaient de la prison où il se trouvait, plus je sentais mon cœur se serrer. Jamais je n’avais voulu que les choses se déroulent ainsi. C'était tellement douloureux de le voir s’autodétruire par ma faute. Je ne voulais pas qu’il mette sa vie en danger uniquement à cause de ma décision de pas entretenir une liaison avec lui. En fait, j’avais toujours pensé que Julian était friand des aventures d’un soir que je ne m’étais pas plus interrogé que cela sur ses motivations au moment de coucher avec lui. Je pensais que seul le plaisir comptait à ce moment-là pour nous deux et ce malentendu était en train de le dévorer littéralement de l’intérieur. Mais il n’était pas le seul dans ce cas, je le savais très bien. Cette nuit que nous avions passée ensemble hantait encore mon esprit d’une manière à la fois cruelle et irréversible. Pourtant j’étais heureux avec Marjolène et je me sentais très fier de l’avoir comme petite amie. Alors pourquoi est-ce que mon esprit vagabond me poussait si souvent dans mes rêves à quitter l’étreinte rassurante de Marjolène pour aller me glisser sous les draps du lémurien ? Pourquoi est-ce que je me sentais encore frissonner lorsque je le voyais me sourire avec reconnaissance ? Et pourquoi est-ce que le voir les larmes aux yeux me brisait littéralement le cœur ? Je me demandais toujours combien de temps il me faudrait pour chasser cet amant de mon esprit. Julian resterait-il à jamais ma délicieuse obsession, ma si charmante addiction ?

Lorsque je l’aperçus enfin au sortir de sa cellule, un mélange de bonheur et de tristesse s’emparèrent de moi. Bonheur parce que j’étais heureux de pouvoir le revoir en un seul morceau. Tristesse parce que je le retrouvais dans un bien triste état. Je ne prononçais alors pas un mot, ayant tant de mal à rassembler mes pensées en cet instant. Je me contentais de le regarder passer, ne réagissant même pas lorsqu’il me bouscula puisque je devais bien admettre au fond que je le méritais un peu. Remerciant ses gardiens avant de verser le montant de sa caution, je le rejoignis au dehors. L’atmosphère était bien sûr pesante et je dû serrer les dents lorsque Julian prononça ces premiers mots. Tacler Marjolène alors que j’avais dû l’abandonner pour aller le sortir du pétrin où il s’était fourré était réellement un coup bas. Je choisis cependant de ne pas riposter, sachant que ma tendance à lancer des mots malheureux était toujours bien vivace. Je ne voulais pas aggraver encore plus la situation et j’attendis donc de le rejoindre pour réellement lui parler. Apercevant les larmes qu’il essuyait au coin de ses yeux, la rage qui bouillonnait en moi céda sa place à un cœur tout endoloris. Le voir aussi misérable me rappelait à quel point j’avais pu me montrer méprisable avec lui. Je ne voulais pas continuer sur cette lancée. Je ne supportais pas de le voir s’enfoncer autant dans sa dépression. Réfléchissant quelque peu, je décidais de me lancer dans mon discours tout en espérant ne pas me montrer trop maladroit ou déplacé.

« Tu crois réellement que ça m’amuse de te savoir dans cet état-là, Queue Rayée ? Tu sais qu’en ce moment je pourrais être en train de fêter l’anniversaire de ma petite amie plutôt que d’être ici avec toi ? Mais je ne l’ai pas fait parce que j’avais pas la conscience tranquille. Je me faisais tellement de soucis pour toi. Franchement jusqu’où tu comptes aller exactement ? Jusqu’où tu vas pousser le bouchon avant d’enfin t’arrêter ? »


Je serrais les poings tant j’avais envie de le secouer et de le ramener à la vie. Une existence qui valait la peine d’être vécue où il n’inquiéterait pas à longueur de temps ses proches.

« Tu n’as pas le droit… tu n’as pas le droit de te laisser t’autodétruire uniquement à cause de ce qui s’est passé entre nous. Je sais que je me suis mal comporté envers toi et j’en suis réellement désolé, mais tu n’as pas à t’infliger autant de souffrances. Tu vaux beaucoup mieux que ça… Tu mérites tellement d’être heureux. »

Les mots sortaient sans que j’y réfléchisse vraiment, alors même que Julian ne m’avait demandé aucune explication. J’avais juste besoin de vider mon sac et les circonstances s’y prêtaient particulièrement bien. Oh bien sûr, ce n’était pas tout ce que j’aurais souhaité lui dire en cet instant mais c’était le mieux que je puisse faire étant donné ma maladresse lorsque je parlais de sentiments. Je le regardais partir en avant tandis que je rajoutais les yeux tournés vers le sol.

« Pense un peu aux gens qui t’aiment et qui ne supporteraient pas de te perdre.»


Est-ce que je rangeais dans cette catégorie ? Bien évidemment que oui. Le fait que je ne voulais pas sortir avec lui ne voulait en aucun cas dire que je ne l’aimais pas. Julian était toujours pour moi cet ami très cher sans lequel j’aurais eu de la peine à vivre. J’aimais cette part d’innocence et de gentillesse qu’il portait en lui. J’aimais sa joie de vivre et sa générosité qui malgré ses bêtises me mettaient des paillettes dans les yeux. Je n’avais aucune envie de perdre ça… ce n’était pas pour rien que je me pliais en quatre pour venir lui porter secours à chaque fois. Seulement ça j’étais incapable de lui dire et de me montrer véritablement sincère. Alors je me contenterais de démontrer ses paroles pas les actes, espérant qu’il finirait par comprendre à quel point il était aimé.

Relevant mon attention vers lui au moment où il me parla de l’aéroport, je ne pus m’empêcher de froncer les sourcils. Je ne réagis cependant pas tout de suite, ne le faisant qu’au moment où il m’offrit une possibilité de lui offrir un autre plan de soirée.

« Bien évidemment que j’ai prévu autre chose pour toi ! Ma mission c’est de te ramener chez nous en un morceau et il est hors de question que tu rentres autrement qu’en voiture et en ma compagnie. »

Je lui tendis alors le sac de sport. Je voulais bien être gentil mais je n’allais quand même pas jouer les mules pour lui toute la soirée. Il risquerait de finir par prendre de mauvaises habitudes.

« Maurice m’a donné suffisamment d’argent pour qu’on passe la nuit ici avant. Il m’a donné l’adresse d’un hôtel 5 étoiles dans les environs qui pourrait parfaitement satisfaire les caprices de ta majesté. Ce sera quand même mieux que de finir ta nuit en cellule de dégrisement, non ? »


Je lui donnais le sac, le forçant à le prendre dans sa main et je me mis à marche en direction de l’hôtel. Clairement, Maurice ne s’était pas moqué de nous. L’établissement était tout bonnement superbe et je me faisais une joie de profiter de tous les services et de prendre un bain dans le jacuzzi de ma chambre. Avant de nous diriger vers la réception, je retins un instant Julian par le bras.

« Tu ne dis pas un mot et tu me laisses faire, c’est clair ? »

Je connaissais bien la ville de New-York pour y avoir effectuer très régulièrement des missions. Je savais que j’y comptais beaucoup plus d’ennemis que d’amis et que la préservation de l’anonymat demeurait une priorité pour moi. Un simple nom pouvait nous trahir et c’est pourquoi il fallait la jouer finement. Je m’approchais alors de la réception.

« Bonsoir, mon frère et moi souhaiterions une chambre pour la nuit. Est-ce qu’il vous en reste ? »


« Une seconde, je vérifie… ah oui vous avez de la chance, il nous en reste effectivement une. Il s’agit d’une suite avec deux chambres. Cela vous convient-il ? »

« Cela serait parfait ! »

J’avais prononcé cette phrase avec un air ravi, content de savoir que l’on pouvait passer à côté du malaise de nous retrouver face à un seul lit double.

« Parfait. Vous voulez réserver la chambre à quel nom ? »

« Diego Hargreeves. »

« Très bien, il ne me reste plus qu’à vous demander un document d’identité. »

Je lui tendis alors mon passeport. Une des choses géniales lorsque l’on était un espion c’est que l’on pouvait obtenir des documents d’identités très réalistes. J’avais 4 à 5 identités différentes que je pouvais faire jouer lorsque cela m’arrangeait. Je n’écoutais que d’une oreille distraite le reste des explications sur les services de l’hôtel. Je ne reprenais réellement contact avec la réalité qu’au moment où la réceptionniste me tendit les clés.

« Et voilà suite 246, messieurs. Si vous avez besoin de quoi que se soit n’hésitez surtout pas à nous prévenir. Passez une excellente nuit. »


Je lui souris sans laisser une minute sous-entendre que j’avais des doutes concernant « l’excellente » nuit que nous allions passer. En revanche, j’étais certain que l’un comme l’autre, nous trouverions rapidement le sommeil. Cependant mes certitudes furent mises en doute au moment où nous atteignions le palier où se trouvait notre suite. Au moment de traverser le couloir, je croisais une jeune femme qui attira mon attention. Mon instinct d’espion se mit étrangement en alerte et je ne pouvais détacher mes yeux d’elle. Une attention qu’elle remarquât à peine mais dont je ne pouvais me détacher. Où est-ce que j’avais bien pu la rencontrer ?

Me rappelant de la présence de Julian, je secouais la tête pour revenir à la réalité. Il était certainement inutile de s’alarmer pour si peu.

« Bon et bien trouvons notre suite… ça ne doit pas être si compliqué ! »


Nous finissions par nous y engouffrer et je ne pus empêcher un « Wouah » de sortir de ma bouche. Jamais encore je n’avais vu une chambre aussi belle et aussi luxueuse. Elle était si bien emménagée et tellement grande qu’elle aurait pu contenir au moins 3 fois la mienne. Je choisis cependant de porter on attention sur mon rôle de baby-sitter.

« Choisis la chambre que tu veux ça m’est complètement égal. Maurice m’a donné des habits de rechange pour toi que tu trouveras dans le sac. Et va prendre une douche pendant que tu y es. Ce sera vraiment pas un luxe. »

Une fois que Julian choisit sa chambre, je pris possession de la mienne et ouvris ma sacoche pour en sortir un ordinateur portable très puissant. Par un procédé que Kowalski avait longuement essayé de m’expliquer, il était possible de se connecter de partout dans le monde via un réseau sécurisé. Je commençais alors à fouiller dans la bande de donnée des criminels les plus recherchés pour découvrir l’identité de cette femme mystérieuse.
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Mon bonheur je l'ai trouvé dans l'éclat émeraude de tes yeux et le goût exotique de tes baisers. J'aime ton éternelle joie de vivre et ta foi inébranlable en notre amour. Ne perds jamais cette flamme car c'est ma vie que tu éclaires au quotidien.∞

K. Julian Andrianamady



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________________________________________ Ven 13 Nov 2020 - 12:53

Julian & Skylar

I'll never do you wrong




“Ooooh pauvre bébé ! Tu devais fêter l’anniversaire de ta petite amie et tu es ici ? Oulalalla mais quel vilain lémurien est le roi Julian !”

Les yeux émeraudes de Julian fixait Skylar avec une forte intensité. Il aurait pu lancer des éclairs s’il le savait. Heureusement ses mots le firent à sa place, une amertume intense en bouche.

“Mais le roi ne t’a rien demandé ? C’est toi qui est venu ! Sans doute pour retirer une satisfaction malsaine ou plutôt non … pour te sentir important. C’est ça ! Tu es tellement minable dans ta vie que tu te jettes à la première occasion pour montrer aux yeux des gens à quel point tu es … parfait !”

Ecrasant sa cigarette au sol, Julian croisa les bras autour de sa poitrine, regardant Skylar avec un air hautain quand celui-ci commença à l’engueuler, comme à chaque fois qu’il venait le chercher. Stupide pingouin pensa t’il. C’était lui, qui avait la solution, mais il préférait la nier. N’avait il pas compris que justement, il irait jusqu’à l’autodestruction pour l’avoir ? Non parce qu’il était stupide. Tant pis. Il s’en fichait en réalité. Et le discours qui lui tenait n’arrangeait pas les choses.

“Tu mérites d’être heureux blablablablabla”

Il l’imita, avec une voix nasillarde au possible, sautillant d’une jambe sur l’autre avant d’aller se tenir au poteau. C’était tout simplement n’importe quoi, et il préféra même ne pas écouter la suite de sa phrase. Julian avait juste l’impression que Skylar continuait toujours et encore de se moquer de lui. Alors lui aussi ferait pareil. Pour qu’il ressente un peu la souffrance qu’il pouvait avoir. Haussant les épaules, il lui parla alors comme à n’importe quel domestique qu’il pouvait avoir chez lui. Même pire, car ses domestiques étaient tous des lémuriens, et que Julian, en bon roi, essayait toujours de leur parler gentiment. Il baissa les yeux sur la main de Skylar, qui lui tendit un sac de sport, avant de remonter, le regardant étonné. Parce qu’il croyait qu’il allait le porter ?

“Chez moi. Aucune envie d’aller chez ta petite-amie.”

Il fit exprès d’en rajouter une couche avant de lever les yeux au ciel.

“Mon argent je te le signale."

Il fouilla dans sa poche pour lui balancer devant le nez sa carte bleue tout en lui tirant la langue. Quand même ! On ne lui avait pas volé ses papiers et par un grand miracle il les avait avec lui. Maugréant des mots incompréhensibles, il finit par prendre le sac. Il avait bien pensé à le faire tomber au sol par pure provocation mais il savait que ce dernier contenait ses affaires, et en aucun cas, les affaires du roi devaient traîner sur le sol.

“Encore heureux … manquerait plus qu’on aille dans un ibis !”

disait- il alors qu’il venait de passer quelques heures en prison. La logique de Julian contre toutes épreuves. Marchant à côté de Skylar, il ne pouvait s’empêcher de lui lancer des petits regards à la dérobée. Il était toujours aussi beau ce saligot. Julian tchipa, en colère contre lui même de penser une telle chose. Ses pensées étaient toujours contradictoires et cela l’énervait au plus profond de lui-même. Cependant, quand ils arrivèrent devant l'hôtel, il poussa un soupir de contentement. S’époussetant encore un peu, remettant correctement sa veste pour être digne de son rang, il rentra la tête haute dans le palace.

“Euh … non j’crois pas non …”

Pourquoi diable est-ce que ça serait à Skylar de parler ? Il était très bien lui ! Il avait eu le temps de dégriser dans la cellule. Ce n’était pas pour rien que ça s’appelait comme ça ! Néanmoins, il laissa parler le grand chef, vu qu’il s’était autoproclamé de la sorte. Il regarda plutôt les décorations, avant de jouer avec la petite sonnette. Il envoya l’un de ses sourires de stars aux dames de la réception avant de se retourner vivement en entendant Skylar prononcer ce nom bizarre. Il pouffa de rire avant de mettre une main devant sa bouche, très malicieusement. Pendant que son comparse finissait la réservation, Julian attrapa un bout de papier et un stylo, commençant à griffonner quelque chose dessus, qu’il tendait à la réceptionniste.

“Un autographe de la part du grand King Julian !”

Skylar le tira alors par le poignet tandis qu’il faisait le signe qu’elle l’appelle avec ses grands doigts, continuant de rigoler à travers les couloirs. Aussi à l’aise qu’un poisson dans l’eau, il devançant l’homme à ses côtés pour trouver la suite rapidement. Il eut une expression de dédain quand Skylar fut éblouie par la beauté

“Vraiment … mon pauvre … je ne sais pas où tu dois habiter si tu es aussi surpris que ça.”

Il se jeta dans le premier fauteuil venu, richement décoré. Il plaça ses grandes jambes sur l’accoudoir, libérant aussi sa queue au passage.

“Un taudis sans doute … mais ça va bien avec la meuf avec qui tu sors.”

Toujours aussi piquant, il regarda ses ongles longuement avant de tourner la tête vers Skylar qui, visiblement, avait l’air d’attendre quelque chose.

“Quoi ? Tu veux prendre une douche avec le grand roi ? Pour savoir ce que ça fait de côtoyer l’excellence ?”

Il sauta avec une certaine agilité hors du fauteuil tout en faisant un petit mouvement de la main d’avant en arrière, après avoir secoué ses cheveux mi longs.

“Nooon j’déconne ! Tu ne mérites pas un tel privilège !”

Il se donna une claque sur ses propres fesses avant de partir dans la salle de bain avec le sac rempli d’affaires. Il sortit son téléphone de sa poche pour mettre la musique à fond tandis qu’il commençait à se déshabiller. Un bain lui ferait le plus grand des biens. Il ouvrit la robinetterie en argent de cette immense baignoire alors qu’une musique techno retentissait entre les murs. Il se tapota le menton devant le choix des sels de bains que l'hôtel proposait et finit par prendre le sachet qui sentait la vanille. Une odeur qu’il adorait par-dessus tout et qui avait tendance à le détendre. Il regarda alors les petits cristaux se dissoudre, se posant la question de ce qui pourrait se passer s’il s’en mettait un dans le nez. Après tout, ça ressemblait fortement à des cristaux de meth et en plus ça sentait mieux. Heureusement pour lui et pour Skylar qui n’aurait pas à l'amener aux urgences, ils avaient tous fondu. Se glissant lentement dans la baignoire, il poussa un petit oh de satisfaction. L’eau brûlante détendit ses muscles et il ferma les yeux pour savourer totalement les bienfaits de ce moment.

Il ne sut pas exactement combien de temps il était resté dans l’eau, mais il se réveilla, légèrement grognon car cette dernière était froide. Prenant la poire de douche, il termina de se laver avec de l’eau chaude pour effacer les tremblements qu’il avait. Revigoré, il entendit son estomac grondait de faim. C’est vrai qu’avec tout ça, il n’avait absolument pas mangé. Normalement il aurait dû aller acheter quelque chose avec Henrik, à la fin de soirée, mais vu que cette dernière ne s’était absolument pas passé comme prévu. C’était peut être mieux ainsi, au moins il pourrait manger quelque chose de délicieux grâce au room service. Mettant le peignoir blanc, ayant un petit frisson au contact du tissu tout doux, il se rendit dans le salon. Tout était absolument silencieux.

“Skylar ? Tu as faim ? Je vais appeler les esclaves pour la nourriture.”

Malgré tout les griefs qu’il pouvait avoir, il pensa quand même à son ami mais il n’eut pas de réponse. Il avait dû s'endormir. Par réflexe et surtout par impudeur, voulant se flageller en observant comme un pervers son corps nu, il se rendit dans l’autre chambre pour vérifier. Or là, il ne trouva rien d’autre qu’un lit bien fait. Julian prit une expression choquée. Il était parti ! Il l’avait laissé là ! Il … il l’avait encore une fois abandonné ! Ses poings se serrèrent aussi fortement que son cœur alors qu’il alla s'asseoir sur le lit. Il ravala un sanglot et commença à l’insulter mentalement. Il allait retourner dans le salon pour commander quand même à manger quand il remarqua l’ordinateur posé sur le petit bureau. Julian pencha la tête, étonné. Il avait l’habitude des hôtels de luxe et il savait qu’il fallait demander un supplément pour avoir un ordinateur. Skylar ne l’avait pas fait. Il l’aurait vu la dame de l'accueil le lui donner si ça avait été le cas. Piqué dans sa curiosité, il s’installa sur la chaise, et toucha au bouton de déverrouillage. L’écran de l’ordinateur s’alluma, montrant un fond bleu clair avec le logo de l’agence du vent du nord. C’était donc bien l'ordinateur de Skylar, qui réclamait maintenant un mot de passe. Julian tapa des codes au hasard et au bout du quatrième, l’ordi fit un drôle de bruit.

“Ordinateur verrouillé. Veuillez utiliser le recours à la détection biométrique.”

Le pc continua de faire des petits bip alors qu’apparaissait sur l’écran un détecteur d’empreinte et un lecteur d’iris. Julian fit une petite grimace avant de se lever du siège. Déja qu’il avait du mal à déverrouiller son propre téléphone avec la reconnaissance faciale. Skylar ne serait vraiment pas content s’il venait à bloquer son ordinateur. Mais, au moins, il savait qu’il était toujours là. Il n’aurait jamais laissé son ordinateur comme ça. En tout cas, lui n’aurait pas fait ça s’il travaillait comme espion. Alors où était-il passé ? Julian vérifia toutes les pièces mais il n’y avait aucune trace de l’ancien pingouin. Il était peut être sorti de la suite pour aller directement au bar se détendre. Bonne idée ça !

Prenant la carte de la suite, il sortit en chausson et peignoir, faisant comme si, ici aussi, il était le roi. Il parcoura les différents couloirs, regardant les portes pour voir si une célébrité y avait laissé un indice. Il se retourna plusieurs fois, entendant des bruits étranges. Il commença à se sentir pas vraiment rassuré, tout seul, au milieu de la nuit, dans ce grand hôtel.

“Skylar ?”

Il n’eut pas de réponse. Regardant le plan de secours, car il ne savait pas où se trouvait le bar, il continua de descendre, prenant les escaliers et c’est au détour d’une porte, qu’il entendit à nouveau ces bruits. Julian était Julian et au lieu de fuir, sa curiosité le happa. Il tomba alors nez à nez avec Skylar, essoufflé, qui le poussa contre le mur. Julian allait protester mais une jeune femme apparut, continuant sa course avec le pingouin. Fronçant les sourcils, il ne compris pas vraiment ce qui se passait. Si au début il pensa avec toute la jalousie du monde que Skylar avait rendez vous avec cette femme, il chassa cette idée de la tête au moment où il entendit une détonnation de pistolet. Il plaqua ses deux mains contre ses oreilles, poussant un petit cri de peur. Bizarrement, il se mit à courir beaucoup plus rapidement, ayant même enlevé ses pantoufles. Il dépassa Skylar, son instinct de survie s’étant animé en lui. Il trouva alors une porte de service qu’il ouvrit à la vas vite pour rentrer dedans, après avoir jeté la carte de la suite un peu plus loin, pour brouiller les pistes.

“C’est quoi ça ??? Encore une femme que tu as déçu ???”

Il avait commencé à parler fort, sa voix touchant des notes très aigus avant de baisser rapidement, de peur de se faire repérer.

“On fait quoii ??? Je ne veux pas finir en sushi !!!!”

(c) ANAPHORE

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Skylar T. McMillan



« Laissez tomber l’aïoli,
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Skylar T. McMillan


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________________________________________ Sam 14 Nov 2020 - 13:45


I'll never do you wrong
Il y a des mots tellement durs à dire !


Imbuvable ! C’est le seul mot qui me venait pour qualifier la conduite de Julian ce soir-là. Lançant pique après pique, m’invectivant de toutes les manières possibles et inimaginables, il n’avait de cesse de me faire comprendre à quel point il pouvait me détester. Bon sang, ce que c’était pénible de rester à ses côtés quand il se comportait de la sorte. La patience n’était déjà pas ma qualité principale mais là… là j’avais juste envie de le balancer dans le premier avion qui passait pour le faire rentrer à Storybrooke. En voilà une bonne idée. Je l’aurais jeté avec sa saleté de carte bleue qu’il n’arrêtait pas d’agiter devant moi d’un air triomphant, démontrant ainsi que la seule chose qui comptait réellement pour lui c’était de se pavaner en grand roi bourré de fric qu’il était. Qu’est-ce que j’aurais eu envie de la lui faire avaler tout rond.

Longeant les rues aux côtés de ce grand gamin, je me contentais de ronger mon frein en le maudissant intérieurement. Non mais sérieusement, c’est comme ça qu’il comptait me reconquérir ? En me montrant à quel point il pouvait être immature et superficiel ? C’était vraiment très mal me connaître. Je n’avais de Maurice ni la patience proverbiale, ni la sagesse de tout prendre avec recul. A cet instant, je ne pouvais que remercier le Ciel d’avoir placé sur ma route une jeune femme aussi adorable et indépendante que Marjolène. Je faisais des efforts cependant, comprenant que l’homme qui était à mes côtés n’était en rien le lémurien pour lequel j’avais craqué dans le passé. S’il se conduisait d’une manière aussi insupportable c’était avant tout et surtout parce que je l’avais cruellement blessé. Ça je pouvais parfaitement le comprendre. Ce que je pouvais en revanche beaucoup moins lui passer c’était sa logique parfaitement insupportable. Il passait son temps à s’auto-détruire en attendant que son preux chevalier vienne le délivrer de ses démons intérieurs et pourtant quand j’étais là, il me donnait juste l’envie de fuir à toutes jambes. Non mais c’était quoi son problème à la fin ?

Après avoir passer l’épreuve de la réception, nous parvenions enfin à notre suite. Lorsqu’il me parla de mon train de vie modeste, et qu’il cracha une fois de plus à la figure de ma pauvre Marjolène, mon sang ne fit qu’un tour. Je poussais alors un petit rire nerveux et exaspéré avant de me tourner vers lui d’un air sérieux.

« Tu vois ça c’est exactement le genre de raisons qui m’ont fait comprendre que toi et moi on n’avait absolument rien à faire ensemble. Tu ne comprends rien à rien. La fortune n’a jamais fait partie de mes critères de sélection de la personne qui partagerait ma vie. Si je t’avais choisi toi ça n’aurait été ni pour ta couronne royale, ni pour ta carte bleue mais tout simplement parce que je t’aimais. Et si Maurice nous avait réservé une chambre dans un Ibis ça aurait été parfait aussi. J’aurais… enfin non je suis juste content de pouvoir passer un peu de temps avec toi. »

Et voilà toc ! Qu’il se prenne ça en pleine frimousse. Ça lui fera le plus grand bien d’être remis à sa place. En plus j’avais fait deux coups d’un, justifiant enfin la raison qui me poussait à vouloir le secourir à chaque fois. Peut-être alors qu’il comprendrait que mes actions étaient totalement désintéressées. Ce n’était pas pour satisfaire un quelconque plaisir malsain que je me trouvais à ses côtés. Ou tout du moins ce n’était pas la raison égoïste à laquelle il pouvait s’attendre. Ces moments étaient devenus des prétextes parce qu’ils étaient le seul moyen que j’avais de ne pas me priver totalement de sa compagnie. On n’aurait peut-être jamais plus l’occasion de sortir ensemble simplement pour boire un verre ou regarder un bon film entre amis. Et ce temps-là je le regrettais sincèrement.

Ecartant ces pensées, je suggérais alors à Julian d’aller prendre une bonne douche bien méritée. Remarque que Queue Rayée interpréta logiquement comme un fantasme personnel de partager un moment tendre et charnel avec lui dans la salle de bain. A cette idée, mes joues prirent une teinte rosée que je ne pouvais que maudire. J’espérais du fond du coeur que le lémurien ne se soit en rien aperçu de mon malaise. Je finis donc par lever les yeux au ciel.

« Pfff tu parles d’un privilège. Désolé de te décevoir mais j’ai déjà pris une douche ce matin en excellente compagnie. Marjolène n’est peut-être pas très riche, mais c’est la maîtresse la plus douce et douée au monde. Tu ne lui arrives mêmes pas à la cheville, lémurien. »


Tandis qu’il partait rejoindre la salle de bain, j’en profitais pour passer aux choses véritablement sérieuses. Il me fallait découvrir l’identité de cette femme et pour se faire je savais que je pouvais compter sur ma fidèle nageoire droite. Kowalski était à la fête de Marjolène mais il obéit en tout point à mes ordres et quelques minutes plus tard je compris à qui j’avais affaire. Elena Pavlova, une jeune femme russe d’une trentaine d’année, spécialisée dans le trafic d’animaux. Souriant, je me relevais alors de ma chaise et passais devant la salle de bain. Je me refusais à quitter cette chambre sans que Julian ne sache où je me trouvais. Le pauvre était encore tellement traumatisé par mon rejet qu’il aurait pu croire que j’avais finalement décidé de partir d’ici sans lui. Et croyez-moi, la dernière chose au monde que les clients de cet hôtel avaient besoin de voir, c’était bien le roi des lémurs en pleine crise de panique ! Frappant doucement à la porte, je lançais.

« Queue Rayée ! Il va falloir que je m’absente un moment. J’ai un problème de la plus grande urgence à traiter. Queue Rayée ? »


Bien évidemment, le lémurien ne me répondit pas. J’en conclus donc qu’il continuait à faire la tête à la suite des propos que je lui avais tenu durant la soirée. Je soupirais alors de mécontentement, je n’avais pas besoin que Julian fasse son gros bébé boudeur maintenant.

« Oh et puis fais comme tu veux, je file. »

Je disparaissais de la chambre, emportant avec moi mon arme de service qui n’était jamais bien loin de ma portée. Je me rappelais avoir vu Elena sortir de l’hôtel pour se diriger vers une allée sombre attenante. Je descendis donc jusqu’au rez-de-chaussée, totalement ignorant du danger que j’en courais. Arrivant au deuxième étant, j’entendis soudainement un coup de feu et tournais ma tête dans sa direction. Je trouvais alors la jeune femme armée jusqu’aux dents et prête à m’empêcher de lui mettre des bâtons dans les roues. En mauvaise posture, je me refusais à gaspiller des munitions inutilement et me mis donc à courir. Fort heureusement, personne n’eut la mauvaise idée de sortir de leurs chambres respectives à ce moment-là. Personne si ce n’est bien évidemment Julian. Je le plaquais contre le mur en plaçant une main sur sa bouche. L’index de mon autre main pointait ma bouche je finis par murmurer.

« Pour une fois Queue Rayée rend-toi service et ferme-la »

Je ne pouvais naturellement pas m’empêcher de penser au ridicule de la situation avec un Julian en peignoir devant courir de long en large dans l’hôtel. Fort heureusement, s’il n’avait aucun sens de la pudeur, il était en revanche animé d’un grand instinct de survie. Je n’eus pas besoin de m’y reprendre à deux fois pour lui dire de détaler en vitesse. Ce fut même lui qui finit par ouvrir la voie en pénétrant dans une pièce de service qui menait à un grand escalier passant d’un étage à l’autre. C’était parfait ! Reprenant légèrement mon souffle, je foudroyais Julian du regard.

« De ce que je me rappelle, les sauvageonnes russes c’est plutôt ton style à toi, non ? »

Je n’eus pas le temps d’ajouter un mot que j’entendis Elena tenter de défoncer la porte que je venais tout juste de bloquer. Julian paniqua alors et je levais les yeux au ciel.

« Il n’y a pas de on qui tienne, Queue Rayée ! Toi tu ne risques absolument rien. Elle ne connait pas ton visage. »

Je plaçais mes mains sur ses épaules pour qu’il m’écoute avec encore plus d’attention.

« Si je ne peux sauver qu’un seul lémurien ce soir, j’aime autant que ça soit toi. Alors pour une fois, tu vas m’écouter. Tu vas monter d’un étage et rejoindre la réception. Tu pourras prévenir le service de sécurité qui te mettront à l'abri. Moi je vais l’attirer vers moi et si tu ne me vois pas revenir d’ici deux heures c’est sûrement que je suis mort. Si on en arrive là, tu vas prévenir Kowalski il saura quoi faire, OK ? »

Je suis adressais un dernier sourire réconfortant et le poussait légèrement vers la rampe d’escalier.

« Allez, file ! »

Mais tout ne se passa pas comme prévu. Au moment où Julian s’engagea finalement dans les escaliers, j’entendis des voix parler russe dans les étages supérieurs. Des coups et des tirs raisonnaient autour de nous. Je ne pourrais pas mettre Julian à l’abri de cette manière. Courant dans sa direction, je saisis fermement sa main et le tirais en bas de l’escalier. Au moment-même où nous franchissions le palier inférieur, Elena défonça la porte et on entendit des déflagrations et des impacts de balles non loin de nous. Continuant à descendre, j’avais un plan et pour se faire il fallait que nous puissions rejoindre les sous-sols de l’hôtel. Franchissant à nouveau la porte de service, nous courrions encore quelques minutes pour finalement nous cacher dans la buanderie.

« Là je crois qu’on est bon. Tout du moins pour un petit moment. »


Une chance pour nous, la salle à cette heure de la nuit était déserte. Nous avions donc largement le temps de prévoir un plan pour nous échapper de cet abattoir. Je m’approchais alors vers Julian tout en lui souriant gentiment.

« Ecoute je… je suis désolé de t’avoir entraîné là-dedans. J’aurais vraiment préféré que le plan A fonctionne. Mais je te promets que je veillerais sur toi et que bientôt tout cela ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Mais jusque-là il va falloir que tu sois très courageux et que tu m’obéisses, compris soldat ? »

Je m’écartais alors du lémurien pour m’enfoncer davantage dans les rayons de la blanchisserie. Je finis par trouver ce que je cherchais et poussais un cri de victoire. Je sortis alors des uniformes d’employés. Je tendis alors une chemise et un pantalon à Queue Rayée.

« Tiens enfile ça au moins tu seras plus discret que dans cette tenue. »


Julian semblait alors hésité et je levais les yeux au ciel tout en soupirant

« Oh je t’en prie, dis-moi pas que tu veux que je t’aide à retirer ton peignoir. »

Réalisant subitement ce que j’étais en train de dire, j’écarquillais les yeux et me mit subitement à rougir. Bredouillant légèrement, je tâchais de retrouver mes mots.

« Non attends c’est pas ce que je… je voulais pas dire que… enfile-moi ça, c’est un ordre ! »

J’avais prononcé cette dernière phrase sur le ton le plus impératif possible. Une manière pour moi de chasser le profond mal-être que je ressentais à l’instant. Détournant mon regard, je m’occupais moi-même de mon côté à retirer mes vêtements pour enfiler la belle chemise de soie et le pantalon noir. Je repris alors mes explications sur l’agent qui nous poursuivait.

« Elena Pavlova. C’est le nom de la méchante qui nous a poursuivi tout à l’heure. C’est une mafieuse qui opère dans le trafic d’animaux. Ces derniers temps, elle s’est spécialisée dans le trafic de lémurien. Ils sont très en vogue comme animaux de compagnie, surtout les queues rayées. Du coup, ils les arrachent à leur terre natale de Madagascar pour qu’ils deviennent de gentilles peluches dociles dans ce pays. On essaie d’empêcher ça mais ils trouvent toujours un moyen de nous duper. Et ce soir doit arriver une nouvelle cargaison d’animaux. On doit se rendre sur les quais pour leur rendre leur liberté. Tu es partant, ta majesté ? »


C’était là une belle preuve de confiance que je lui adressais. Je voulais lui prouver à lui-même qu’il valait mieux que la pauvre loque qu’il était devenu. Quoi de mieux pour cela que de lui prouver qu’il pouvait être le grand roi que son peuple attendait. J’étais certain que Maurice approuverait ma démarche s’il était ici avec nous.

Me retournant alors dans la direction du lémurien, je constatais que celui-ci était encore torse nu, n’ayant pas eu le temps d’enfiler sa chemise. Peut-être trop préoccupé par mon discours et la gravité de la situation pour se préoccuper de son habillement ? Allez savoir. En tout cas son geste me permit d’observer un détail qui m’avait échappé jusqu’alors. Le collier que portait en cet instant Queue Rayée attira mon attention. Ce n’était pas un pendentif ordinaire. En réalité on aurait dit des plaques de matricules militaires.

« Attends voir une seconde… »

Je m’approchais alors de lui tendant ma main vers son torse nu. Frôlant délicatement sa peau caramel qui me fit l’effet d’un électrochoc, je tentais de ne pas me focaliser sur l’effet qu’elle produisait encore chez moi pour saisir ses plaques et lire l’inscription.

« Mais c’est… c’est les miennes ! Alors c’est toi qui les as gardées pendant tout ce temps. Mais pourquoi ? »


J’étais pourtant persuadé de les avoir perdues quand je ramenais Julian un soir chez lui. Je ne me serais pas attendu à les voir accrochées à son cou. Jetant un œil très étonné vers lui je souhaitais entendre sa réponse avant de réagir. Un éclat de compassion dans les yeux, tant je regrettais pour lui qu’il ne soit pas capable d’avancer dans sa vie sentimentale. Soudain, j’entendis du bruit au loin. Je me dirigeais vers la porte, le pistolet au poing guettant le moindre signe d’activité en dehors de la pièce.

« Finis de boutonner ta chemise, Queue Rayée. Il faut qu’on bouge de là. »

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________________________________________ Sam 19 Déc 2020 - 18:04

Julian & Skylar

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Julian ne s'était clairement pas attendu à ce que sa soirée se termine en course poursuite. Déjà qu'il avait fait un tour en prison, il estimait que c'était suffisant ! Alors être pris dans les problèmes de Skylar … Sauf que ce n'était pas vraiment le problème à l'heure actuelle. Leur survie était en jeu vu l'agressivité que la dame avait en leur encontre. Il le sentait au fond de ses tripes que ce n’était pas simplement une amante en colère, quoi que … vu la propre colère qu’il avait eu … non, quand même, il ne serait pas allé jusqu’au point de tuer Skylar. Au fond, il savait que le soucis venait de lui, pas de son partenaire actuel de cavale. Son cerveau s’était vidé de toutes informations inutiles. Seul une sorte de gros panneau Survie clignotait comme le logo de sa boite de nuit. Il avait trouvé la porte de service, pensant que c’était le meilleur moyen de sortir et d’aller prévenir la réception de l'hôtel. Ce que Skylar lui confirma. Il hocha la tête avant de froncer les sourcils.

“Non ! Il est hors de question que tu sois un appât !”

Le fait qu’il dise lui même que si dans deux heures il n’était pas revenu signifiait qu’il serait probablement mort électrisa Julian, dans le mauvais sens du terme. Non ! C’était vraiment hors de question qu’il ne le laisse là. Il avait parfois des attitudes de connard, il connaissait le véritable Skylar. Il ne voulait pas qu’il meurt sauf qu’il fallait bien se rendre à l’évidence, il n’y avait pas trente six milles solutions. Se mordant la lèvre fortement, tapant même du pied, il alla s’engager dans l’escalier quand les copains de l’autre foldingue déboula, en nombre. Julian poussa un petit cri de terreur avant de sentir la main de Skylar l’attraper. Il n’hésita pas une seule seconde à le suivre, faisant marche arrière et descendant les escaliers à toute vitesse pour continuer leur course folle. Ils finirent dans la buanderie et il s’appuya contre la porte, dans l’espoir que personne ne viendrait.

“Tu penses ?”

Il avait le coeur qui battait à dix milles à l’heure et pas seulement parce que Skylar essayait de le rassurer gentiment. Les mains sur les cotes, reprenant sa respiration, il ne put s’empêcher tout de même de lêver les yeux au ciel.

“Tututut minute petit pingouin ! Moi je ne suis pas un de tes soldats ! Je suis King Julian où cas où tu l’aurais oublié ! Je suis ton égal alors je veux bien t’écouter mais ne crois pas que je vais t’obéir au doigt et à la lettre !”

Fallait tout de même pas pousser mémé dans les bananes. Il n’était pas de la vulgaire chaire à canon ! Il était le roi le plus beau que ces mécréants n’ait jamais vu de leur vie ! S’il se glissait dans la peau d’un soldat, il serait comme Skylar, un commandant ! Il aurait du Général mais il ne voulait pas vexer le pingouin. Même s’il répondait toujours sur un air de provocation, il savait quand même que cela était du domaine de Skylar. Il n’allait pas prendre un grade plus haut que lui. Il avait du respect pour la fonction malgré ses réticences à tout ce qui touchait au domaine de l’armée. Le suivant, il haussa les sourcils en le regardant.

“Sérieusement ?”

Commandant il voulait bien, mais employé ? Non mais oh ! Devait il encore lui répéter sa condition sociale pour qu’il la comprenne ? Pourtant ce n’était pas comme s’il n’était pas au courant de qui, il était vraiment. Forcément, il tchipa, croisant les bras sur sa poitrine.

“C’est juste moche. Aucun goût pour un hotel de ce standing. Je ferais une réclamation, crois moi en !”

Il attrapa l’uniforme tout en ayant un petit sourire mutin, en voyant Skylar prendre une teinte rouge et commencer à balbutier que ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire. Mais bien sur ! Et il était le petit chaperon rouge peut être.

“Ce n’est pas une honte de vouloir admirer le corps splendide de Julian. Tout le monde le veut, tu n’es qu’un homme après tout.”

Est ce qu’il l’aidait ? Absolument pas. Il le faisait même exprès, lui lança une œillade de braise avant de glousser en le voyant se retourner. Si la situation n’était pas aussi critique, il aurait certainement continué, lui montrant ce qu’il manquait. Le piquant sur le fait qu’il ne pouvait plus voir une beauté pareille tous les jours. Ce n’était pas sa pouffiasse qui était aussi bien gaulée que lui. Dans tous les cas, lui, ne se gêna en aucun cas pour regarder son dos musclé, sculpté par l'entraînement rude qu’il se faisait, ainsi que ses fesses du même acabit. Pourquoi se priver ? Il avait des yeux, c’était fait pour regarder ! Les quelques secondes de bonheur qu’il avait s’échapèrent quand Skylar le ramena sur terre, en lui fournissant les explications sur ce qu’ils étaient en train de vivre. Son esprit effaça les dernières traces d’amusement pour se focaliser sur les informations qu’il entendait.

“Mais quelle pute !”

Le trafic d’animaux … cette femme était donc laide à l’intérieur comme à l’extérieur. Des lémuriens qui de plus ! Julian sentit la colère qu’il avait habituellement commencer à grandir. Comment osaient ils faire une chose pareille ? Un instant, l’idée fugace d’inverser les rôles lui traversa l’esprit. Le trafic d’être humains pour leur montrer qu’ils n’étaient au final que des animaux. Comme lui. Comme Skylar. Voila qu’il était énervé mais il serra le poing. Non, ce n’était pas dans ses principes. Tout le monde n’était pas comme ça, n’était pas fait de ce bois pourri. Il n’avait jamais aimé la guerre, que ce soit quand il était un lémurien, ou quand il était humain. Il trouvait ça absurde. La violence ne pouvait tout résoudre. Elle n’engageait que le malheur, qui se répandait après comme une traînée de poudre. Il avait toujours essayé de résoudre les conflits - qu’il détestait- par la parole et ce n’était que dans des solutions extrêmes qu’il se battait. Visiblement, ce soir était l’un de ses soirs, où il rangeait au placard son discours

“Bien entendu ! On ne peut pas laisser faire ça ! Même si j’ai cette apparence sublime, je suis encore et toujours le roi des lémuriens ! Il est de mon devoir de protéger mon peuple ! Je ne peux tolérer de tels actes de cruauté ! Il faut que la réponse soit à la hauteur des crimes qui sont commis !”

Il ferait justice lui-même ! Il était le roi, il avait tous les pouvoirs ! Et Skylar serait le glaive de la justice, si lui était la balance. Voila, c’était très bien, un très bon plan. Cependant, il pencha la tête sur le coté en voyant que Skylar s’était stoppé. Qu’est ce qui n’allait pas ? Il l’observa s’approcher de lui et attraper son collier. Oh. Oui. Il n’y avait pas pensé.

“Non. Je ne vois pas de quoi tu veux parler.”

Mentir… est ce que c’était vraiment nécessaire ? Alors que le nom de celui qui les tenait dans sa main était écrit ? C’était stupide, mais Julian avait répondu du tac o tac, le rouge lui montant aussi aux joues. En général, elles étaient bien cachées, sous les belles chemises et vêtements qu’il avait. C’était son jardin secret. La preuve que malgré son comportement odieu, Skylar avait toujours cette place exceptionnelle dans son coeur. Il était persuadé que c’était réciproque. Il l’avait dit -hurlé- à Maurice que ce n’était pas possible autrement. Skylar l’aimait. Il le sentait. Nani lui avait dit dans son sommeil. Comme à l’époque où ils s’étaient disputés avec lui, et qu’il voulait prendre un autre conseiller en le reniant. Là ça avait été pareil. Puis, il était persuadé que Skylar ne disait pas à toutes les personnes qui passaient dans son lit les phrases qu’il lui avait dite. Il ne pouvait croire qu’il était ce genre d’hommes, à débiter des mots doux pour attendrir son ou sa partenaire. Ça ne lui ressemblait pas !

“C’est juste … un accessoire à la mode…. c’est tout.”

Lui non plus ne trompait personne, à part peut-être lui-même. Heureusement que de l’agitation se fit entendre, n’ayant ainsi pas besoin de se justifier plus sur le petit vol qu’il avait commis quand il avait été à moitié bourré, le fameux soir dont Skylar avait parlé. Finissant de s’habiller, il le suivit à l’extérieur de la buanderie avant de finalement y retourner en murmurant un petit attend. Il attrapa ainsi un chariot, avec une montagne de linges dessus. S’ils voulaient jouer la comédie, autant y aller jusqu’au bout. Pressant le pas en poussant le chariot, ils purent arriver sans trop d’encombre au monte charge. Ils baissaient la tête en croisant des gens, ne se faisant ainsi pas remarquer. Tout aurait pu bien marcher, ils étaient quasiment arrivés à la réception quand la folle surgit avec deux hommes de main. Julian lui lança le chariot dessus avant de détaler à toute vitesse en hurlant, espérant pour le coup attirer l’attention sur eux.

“Au secours ! Au secours ! On m’agresse !”

Pour une fois, le fait que sa voix porte lui fut bénéfique. Des gens se tournèrent dans leur direction. Il passa devant Skylar, se mettant ainsi en avant et laissant son comparse faire ce qu’il avait à faire.

“On se rejoint devant le club Milk avant d’aller aux entrepôts. Ils oseront pas nous y chercher devant. Je fais diversion pendant que tu t’occupes d’eux pour gagner du temps.”

Il avait murmuré en se penchant en arrière pour lui murmurer tout bas ce qu’il avait pensé. Ces gens là agissaient dans la clandestinité, ils n’oseraient pas s’aventurer dans les quartiers branchés à la vue et au su de tous. Continuant de crier, il avait attrapé à la dérobé l’un des couteaux de Skylar, se lacérant ainsi le dos de sa chemise dans une souplesse à en faire pâlir le plus souple des contorsionnistes. Faisant un clin d’oeil à son ami qui partit dans la direction opposée, il alla en plein milieu du hall, s'effondrant telle une star de cinéma.

“Aidez moiiiiiiii ! Des gens m’ont attaqué alors que je prenais les draps dans une chambre. Ils m’ont poursuivi avec des couteauuuuuuux. Bouhouhou je ne sais pas ce qu'ils veulent ... je n'ai pas d'argents ... je suis un pauvre homme de chambre ... ”

Julian avait toujours été très doué pour jouer la comédie. Les réceptionnistes vinrent à sa rencontrer, regardant avec effroi la chemise déchirée dans son dos. D’autres gens même vinrent le soutenir alors qu’il pleurait à grosses larmes. Il entendit même une dame crier qu’on appelle la sécurité rapidement pour arrêter ces dangereux criminels, ce que firent les réceptionnistes qui retournèrent à leur poste. Julian hochait la tête, attrapait les mains qu’on lui tendait, jouer à la fragile victime, regardant avec attention que la sécurité soit bien appelée.

“Il … il faut vraiment que j’aille fumer une cigarette … trop trop d’émotions pour mon petit coeur … non non Madame, je ne suis pas blessé, j’ai eu beaucoup de chance dans mon malheur.”

Faisant le signe de croix pour remercier le seigneur, toujours dans son rôle, il se fit accompagner par une dame à la richesse étalé -ce qui lui plut- à l’extérieur. Il frissonna de froid et accepta avec un petit sourire compatissant le manteau qu’il posa sur ses épaules tout en lui redemandant s’il allait bien.

“Je … je voudrais bien un petit remontant … avec ce que je viens de vivre …”

Totalement hypnotisée par cette bouille qu’elle voyait, elle rentra dans l’hotel pour subvenir à ses besoins. Julian gloussa, en profitant ainsi pour filer à toute vitesse dans les rues de New York. Bien entendu qu’on l’aidait, il était roi, sa grâce naturelle se voyait sur son visage. Au final, il avait toujours été choyé par ses pairs, et il suffisait qu’il en joue pour que l’on continue. En plus, il avait gagné un super manteau qui lui tenait chaud. C’était bien, il était content de ce qu’il avait fait et pu rejoindre la boîte de nuit qu’il avait indiqué à Skylar rapidement. Il demanda deux fois son chemin et le reconnut quand il arriva dans la rue très fréquentée. Se mêlant à la foule, passant incognito, il attendit pendant une demi heure que son partenaire arrive. Il en avait profité pour fumer un joint, qu’un groupe de filles lui avait donné. Il avait vraiment hésité à rentrer dans la boite pour prendre un verre. Après tout, il avait vraiment besoin d’un remontant mais Skylar était finalement arrivée.

“Alors ? Alors ! Tu as vu cette performance du roi Julian ? Digne d’un Oscar !”

Il sautilla pour le retrouver avant de voir qu’il avait du sang sur la tempe. Il posa délicatement ses doigts dessus, un regard inquiet tout en l’observant.

“Qu’est ce qui s’est passé ?”

Prenant le chemin du port de New York, il l’écouta avec attention. Vraiment, il n’aurait jamais pensé que la soirée se déroulerait de cette manière là, et il sentait que la nuit n’était absolument pas fini. Ils volèrent des vélos à des gens pour aller plus vite sur les docks. Julian râla en pédalant mais il le faisait quand même. Clairement, il n’était pas rassuré quand ils arrivèrent devant les grandes grilles du port mais il n’hésita pas une seconde avant de les escalader sans difficulté particulière.

“Dis moi que t’as un plan ... Non parce qu’il y a des milliers de conteneurs … les fouiller un par un … c’est impossible ! Comment on va faire pour retrouver les lémuriens ?”


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Skylar T. McMillan



« Laissez tomber l’aïoli,
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Skylar T. McMillan


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________________________________________ Dim 10 Jan 2021 - 20:40


I'll never do you wrong
Il y a des mots tellement durs à dire !


La course poursuite de ce soir n’était clairement pas prévue. J’étais prêt à risquer jusqu’à ma propre vie pour la mener à bien. Mais je m’en voulais terriblement d’avoir pu entraîner Julian dans cette histoire. Il ne méritait clairement pas qu’il lui arrive malheur pour une histoire qui ne concernait que moi seul… que moi et l’agence du Vent du Nord bien naturellement. Mais rien de ce que je pouvais lui dire ne changerait quoique se soit, il n’était pas décidé à me laisser risquer mes plumes en solo. Lorsqu’il l’avait clairement exprimé, j’avoue que ce serait mentir que de ne pas admettre que mon cœur avait battu plus vite à ce moment-là. Je savais que Julian pouvait faire preuve de courage. Lorsque nous vivions dans le monde des contes, il avait plus d’une fois eu l’occasion de démontrer à toute la troupe ce qui pouvait bien se cacher derrière le lémurien fêtard qu’il était. Au fur et à mesure des années j’avais pris conscience que ce qu’il avait fait n’avait été que dans le but de vouloir passer un peu de temps à mes côtés. Je le trouvais tellement touchant que je ne m’y étais jamais réellement opposé. Julian faisait partie des nôtres et c’est pour cette raison que je lui avais fait le grand honneur d’hériter d’un petit surnom qui depuis le suivait partout où je me trouvais. Il était devenu Queue Rayée et il l’était resté à mes yeux jusqu’à maintenant.

Cependant, étant donné ce qui avait suivi la nuit que nous avions passée ensemble, je pensais qu’il m’en voulait tellement qu’il avait fini par me détester. Il n’avait eu de cesse de me le répéter, à chaque fois que je me déplaçais pour le faire revenir à la villa des lémuriens. Ce soir encore il m’avait fait clairement comprendre qu’il aurait préféré que Henrik se charge de le ramener à Storybrooke. Alors l’entendre dire au plus fort du danger qu’il était prêt à rester à mes côtés malgré tout ce qui pouvait nous arriver me ravissait réellement. J’avais l’impression d’avoir retrouver mon ami qui appréciait tant le temps que nous pouvions passés ensemble.

Accueillant cette phrase dans un sourire absolument ravi, je m’étais alors montré beaucoup plus patient et doux avec lui. Tout du moins autant que mon entraînement de soldat et mes difficultés à exprimer mes sentiments profonds me le permettait. Pourtant, je n’avais pas pu m’empêcher de commettre un impair au moment où nous parlions d’enfiler de nouveaux uniformes. Est-ce que le corps de Julian éveillait encore des envies en moi ? Bien évidemment que lui. Le fait d’avoir passer une nuit avec lui n’avait fait qu’attiser d’avantage la petite flamme de passion qui brûlait en moi à chaque fois que je pouvais l’admirer de loin dans ses tenues qui, bien que manquant cruellement de goût, ne servaient qu’à le mettre davantage en valeur. Le pire c’est que le monarque en avait parfaitement conscience. Pire, il en jouait. Il n’avait de cesse de me taquiner à ce propos et je ne pouvais que remercier mes dires sur la mission d’avoir interrompu ses petites piques séductrices qui n’avaient eu de cesse d’empourprer d’avantage le teint carmin de mes joues. Méchant lémurien, va !

Lorsque je lui parlais de Pavlova, je ne pus m’empêcher de regarder ses réactions au fur et à mesure de mes propos. A ne pas en douter, il était choqué et terriblement en colère en les écoutant. Je m’amusais en me disant que je pouvais presque voir de la fumée s’échapper des oreilles de mon compagnon d’aventure. Cette fois-ci je devais bien admettre que c’était moi qui m’étais montré un peu cruel avec lui. Je n’avais pas mâché mes mots, lui présentant la situation telle qu’elle était à mes yeux et à ceux de son peuple. Il avait donc réagi au quart de tour et c’était tout ce que j’attendais de sa part. Julian était un enfant encore dans sa tête. Il ne pensait qu’à s’amuser et estimait que le monde devait être tel qu’il voudrait qu’il soit et non tel qu’il l’était. Mais lorsque le danger venait frapper à sa porte, lorsque les sujets de sa majesté des lémuriens étaient en danger, je savais que je pouvais compter sur lui pour se montrer à la fois brave et dévoué. En réalité, c’était grâce à ces petits moments là que je m’étais réellement attaché à lui. Une fois de plus, je sentis mon cœur battre un peu plus vite et cette émotion me fit largement sourire.

« Je savais que je pouvais compter sur toi, Queue Rayée ! C’est dans ces moment-là que je me dis que tu es vraiment un grand roi. Enfin disons que tu es grand pour le peuple des lémuriens. »


J’allais très certainement regretter aussitôt mes paroles, quand il commencerait à se flatter lui-même. Toutefois, je préférais penser que c’était finalement un mal pour un bien. Je finis donc par poser une main sur son épaule.

« En tout cas je suis… je suis content de servir à tes côtés. »


C’est à cet instant que je remarquais qu’il portait mes plaques militaires autour du cou. Je l’écoutais jouer l’indifférence avec si peu de conviction. Je me sentais à la fois gêné et flatté par la situation. C’était dingue de se dire que malgré tout ce qui s’était passé entre nous Julian était encore autant attaché à moi. Je demeurais devant lui silencieux, à ne pas réellement savoir si je devais l’appuyer ou le contredire dans ses choix. Si je devais ou non lui dire de me rendre immédiatement mon insigne. Mais j’étais tellement touché par ce si beau tableau qu’était de voir mon nom comme inscrit sur sa peau, gravé dans son cœur. Mon Queue Rayée à moi…

M’étant rapproché de lui d’un pas, comme hypnotisé par son magnifique regard, je finis par reculer au moment où je me souvenais de la mission que nous avions à mener à bien. Julian eut alors l’idée de s’emparer d’un chariot pour plus de réalisme. Nous comptions nous échapper discrètement mais les hommes de mains de Pavlova nous remirent la main dessus. C’est alors que Julian eut à sa façon une idée de génie. Il m’expliqua qu’il ferait diversion pendant que je réglais leur compte avant de le revoir du côté d’une boîte de nuit branchée. Bien sûr, je comprenais l’utilité de la manœuvre mais cette phrase eut le don de me faire lever les yeux au ciel. Pourquoi est-ce que cela ne me surprenait pas de lui ?

« T’es sûr que tu vas m’attendre bien sagement devant et pas en profiter pour te bourrer la gueule une fois de plus ? »


Ma remarque aigre ne m’empêcha cependant pas de le laisser faire sa petite affaire. Pourtant j’aurais voulu l’en empêcher. J’avoue qu’au moment où je le vis dégainer l’un de mes couteaux, je ne pus m’empêcher d’ouvrir de grands yeux. Venait-il réellement de s’en servir pour déchirer sa chemise ? Même si l’idée était bonne, je devais bien avouer que sur le moment, elle me surprit réellement. Je le regardais alors s’éloigner de moi pour commencer son cirque, attisant bien naturellement la curiosité de toutes les personnes présentes dans le hall à ce moment-là. En réalité, la seule chose qui me rassurait à ce moment-là était de savoir que si moi je risquais ma peau, il serait au moins lui en sécurité.

J’aperçus alors du coin de l’œil les criminels s’en aller le plus simplement du monde, profitant de l’agitation de Julian pour s’en aller. Je me lançais alors à leur poursuite, mon arme à feu à portée de main. L’agitation commençait à se faire à l’extérieur. J’eus beaucoup de mal à les retrouver parmi les curieux qui s’amassaient devant la vitrine du hall, attirés bien évidemment par les cris de gorets de mon compagnon d’aventure. Poursuivant les criminels, je finis par rattraper l’un d’entre eux. Julian avait au moins raison sur un point. Les brigands n’avaient pas osé sortir leurs armes pour se faire repérer par la sécurité. Ne brillant pas forcément par leur courage non plus, ils finirent même par l’abandonner derrière eux, prétextant qu’il leur fallait rejoindre les docks au plus vite.

Attrapant au col celui qui avait eu le malheur de trébucher, je le plaquais dos au mur et recommençais mon opération pour lui prouver que je ne plaisantais pas.

« Où est-ce que vous deviez récupérer les lémuriens, hein ? Réponds ! »


« Tu crois qu’un pauvre petit flic de pacotille dans ton genre me fait peur ? Tu n’imagines même pas ce que serait capable de me faire Pavlova si jamais elle savait que je t’ai parlé de quoi que ce soit. »

Je lui balançais alors un coup de poing puissant dans les côtes qui le poussa à se plier en deux. Il toussotait, ayant de la peine à retrouver sa respiration. Je la plaquais une nouvelle fois contre le mur.

« Et toi ne t’avises plus jamais de me sous-estimer ! Où sont les lémuriens ? »


Une sorte de sourire sardonique apparut sur ses lèvres alors qu’il détournait son regard de moi pour regarder quelque chose qui se trouvait derrière nous.

« Ils sont juste derrière toi. »


Je me laissais alors prendre comme un enfant et me retournais alors que je sentis une barre de fer frapper violemment mon visage. Complètement sonné je tombais à taire alors que le malfrat s’enfuit avec le collègue qui était revenu le chercher.

« Allez viens on se casse ! »


Ne pouvant dès lors pour les retenir, je demeurais à terre quelques minutes. Accroupi sur le sol, je pris appui contre le mur pour ne pas totalement m’effondrer. Puis, une fois légèrement remis de mes émotions, je frappais le mur de mon poing serré tant j’étais furieux de mettre laisser prendre par un tour aussi enfantin.

« Mais quels connards ! »

J’essuyais alors le sang sur mon visage en y appuyant un mouchoir. Puis, faisant volte-face, j’entendis un son métallique très discret. Je portais alors mon regard vers le sol et poussait un petit cri de victoire alors que je découvrais qu’il s’agissait d’une petite clé. Puis en la saisissant dans ma main, je me rendis compte qu’il s’agissait d’une clé de container avec le numéro inscrit dessus.

« Ah ah je les tiens. »

Dissimulant alors la clé dans ma poche, je partis vers le club Milk, tout content d’avoir de bonnes nouvelles à apprendre à Julian. Je parvenais devant le club et j’eus tout juste le temps de m’approcher de lui que le lémurien se jeta sur moi en sautillant tout gaiement. Il semblait vouloir me voir le flatter pour ses exploits. Je consentis alors à le faire, reconnaissant qu’il avait au moins eut le mérite d’empêcher la suite de la fusillade. Je lui souris alors fièrement et croisait mes bras sur mon torse d’un air taquin.

« Je dois bien admettre que ton petit numéro était pas mal du tout, Queue Rayée ! Tu mériterais presque le titre prestigieux de pingouin honoraire… je dis presque parce que pour ça il faudrait que tu arrêtes d’être une véritable loque de toxico. »


Pris par mon élan je me rendis compte que mes propos étaient certes sincères mais vraiment pas gentil. Après tout, il venait de risquer sa vie pour moi, la moindre des choses que je pouvais faire pour lui était de me montrer beaucoup moins cruels qu’à l’accoutumée. C’est pourquoi je décidais de m’attendrir et repris.

« Ouais enfin c’est pas ce que je voulais dire… ce que je voulais dire c’était que j’étais vraiment très très fier de toi. »


Il s’approcha alors de moi, remarquant la blessure que j’avais sur ma tempe. Mon cœur manqua à nouveau un battement au moment où je vis à quel point il était inquiet pour moi. Je tentais malgré tout de relativiser, pour qu’il ne s’inquiète pas trop.

« Mouarf j’ai été frappé par l’un des deux marioles qui ont tenté de nous tuer à l’hôtel. Mais t’inquiète pas tout va bien. Et puis j’ai une bonne nouvelle. Je sais comment nous allons retrouver les lémuriens. Allez viens suis-moi, il faut que nous y soyons avant eux. »

Je trouvais deux vélos accrochés à une borne de parking. Nous les primes afin d’aller à toute vitesse jusqu’à notre destination. Là-bas, Julian m’interrogea sur mon plan. Je sortis alors ma carte maîtresse de ma poche.

« J’ai réussi à leur subtiliser ça. Tu vois, il y toujours deux informations hyper utiles sur ses clés. Le premier c’est le numéro du hangar où ils se trouvent et le deuxième c’est le numéro de container. Ça réduit déjà pas mal de possibilités. »

A mon ordre, nous longions les différents abris afin de tomber sur celui qui nous intéressait. Je plaquais alors une main devant Julian qui marchait à deux pas derrière moi.

« Tu vois, ça n’est pas bien compliqué jusqu’à présent. »


Une chance pour nous, la porte du hangar n’était pas fermée, nous n’eûmes donc aucune difficulté à y pénétrer. Cela réduisait dès lors le nombre de container à une centaine. Le problème étant qu’il en restait justement une centaine. Je m’approchais alors de Julian et me plaçais derrière lui en mettant mes mains sur ses yeux.

« J’ai une idée pour aller encore plus vite. Ferme les yeux, Queue Rayée. Ils doivent être plus d’une centaine, complètement paniqués, à être enfermés dans une très grosse caisse. Tu vas te concentrer et les chercher par l’odorat. Tu devrais y arriver plus vite que n’importe qui. »

Demeurant derrière lui, je m’accrochais à son bras, le laissant avancer à l’aveuglette dans les allées. Je ne savais pas jusqu’à quel point ce plan était efficace mais toujours est-il que je finis par entendre des animaux crier et des petites pattes gratter les caisses à s’en briser les pattes. Puis m’approchant, je finis par voir que le numéro était le même que celui inscrit sur la caisse.

« On a réussi, on a réussi ! »

Me précipitant vers la porte, je sortis la clé et déverrouillais le cadenas avant de me tourner vers Julian. Quelque chose me disait que je devais le préparer à l’horrible spectacle auquel nous allions assister dans quelques secondes. Les pauvres animaux étaient très certainement affamés et déshydratés. Ils avaient fait un long, trop long voyage et ils seraient dans un état vraiment lamentable.

« Il faut que tu te prépares psychologiquement, Queue Rayée. J’ai déjà vu des photos de ce genre de trafic et ce que tu vas voir va vraiment pas te faire plaisir. »


Ouvrant la porte, je découvris des paires d’yeux tout brillants dans le noir. Ayant allumer la lumière avant de venir ici, la pièce n’était toujours pas assez éclairée pour montrer ce qui se tramait dans les environs. Ce n’est qu’au moment où je braquais une lampe torche dans leur direction que l’on put enfin vraiment les observer. Agglutinés les uns sur les autres, ils devaient probablement être plusieurs centaines à être enfermés à l’intérieur. Dans le fond on pouvait voir qu’une cinquantaine de lémuriens n’avaient pas survécu au voyage. D’autres étaient si maigres qu’ils tenaient à peine sur leurs petites pattes. Certains animaux avaient les pattes en sang à force d’avoir trop gratté les murs métalliques du container. Instinctivement, je glissais ma main dans celle de Julian pour le soutenir psychologiquement.

« Est-ce que ça va aller ? »

De longues minutes s’écoulèrent et l’on vit les premiers lémuriens courageux sortir de leur cachette. Parmi les premiers lémuriens, ont pouvait voir un bébé queue rayée qui laissa enfin derrière lui le cadavre de sa mère qu’il tenait serré très fort dans ses bras jusque-là. Curieux, il s’approcha de Julian et le regardais, tout intrigué. Je m’éloignais alors pour le voir grimper sur lui et venir se percher sur son épaule, se collant contre sa gorge toute chaude. Pendant ce temps, d’autres lémurs s’étaient rassemblés autour de nous. Je regardais alors la scène avec un petit sourire malicieux.

« Tu as vu ? Ils n’ont eu besoin de personne pour reconnaître leur roi. »

Je regardais aux alentours, cherchant d’un regard un moyen de pouvoir nous échapper.

« Il va falloir qu’on les fasse sortir d’ici aussi vite que possible. »

J’entendis alors le cliquetis caractéristique des armes à feu. Me retournant, nous nous trouvions face à face avec Pavlova. Je serrais alors les poings de colères alors que j’entendis la voix de l’autre cinglée.

« Désolée messieurs mais vous n’irez nulle part avec nos animaux. Vous n’imaginez pas la peine que nous avons eu à les rassembler ici. Ce n’est pas pour que des petits fouineurs de votre genre nous mettent des bâtons dans les roues maintenant. »

Je me penchais alors à l’oreille de Julian pour le rassurer.

« Ne t’inquiète pas, Queue Rayée. On va trouver un moyen de nous en sortir. »


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________________________________________ Mar 16 Mar 2021 - 22:53

Julian & Skylar

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Il avait dû pédaler à vélo, comme un vulgaire quidam. Non mais la terre ne tournait pas rond ce soir, ce n’était pas possible autrement. Déja qu’on l’avait enfermé en prison, avec des gens à l’hygiène douteuse, il fallait que maintenant, il fasse comme tout le monde, du vélo ! Certes, il aimait bien en faire, de temps en temps, pour mettre la raclée à Maurice, mais c’était dix minutes, pas plus ! Là il ne savait pas combien de temps mais ça faisait un bon moment. Surtout qu’il ne voyait pas très bien, suivant Skylar à travers les immenses conteneurs du port. Il aurait pu être dans l’une des boîtes de nuit les plus branchés de New York, et il se retrouvait là, à essayer d’arrêter des ignobles personnages. Comment des gens comme ça, pouvait penser que les lémuriens resteraient sans protection ? Ce n’était pas parce qu’il n’en était plus un, qui laisserait tomber son peuple ! Au fond de lui, malgré son apparence humaine, Julian se considérait toujours comme ce petit mammifère. Il était intrinsèquement un lémurien, et rien ne le ferait changer. Son âme était un lémurien. Machikura le lui avait dit, et il écoutait sa voyante. Alors forcément, bien entendu qu’il allait les défendre. Encore plus maintenant qu’il avait la capacité de les arrêter, vu qu’il était physiquement comme eux. C’était bien pour ça, et uniquement pour ça qu’il avait accepté de suivre Skylar dans cette embrouille. Pour quelle autre raison à part peut être pour impressionner le chef du commando de Madagascar ? Non, encore maintenant, alors qu’il lui avait sauvé les miches de cette folle, il lui avait rappelé ses travers. Parce que lui il n’en avait pas peut être? Il ne considérait pas le fait d’être un connard comme un gros défaut ? Tss. Julian n’avait rien dit parce qu’il avait vu qu’il était blessé, mais il n’en pensait pas moins, malgré les excuses à demi mot que l’ancien pingouin venait de lui dire. Heureusement pour lui qu’il avait été frappé par ces gros abrutis ! Julian s’étant plus concentré, et inquieté sur la blessure de son visage. Il lui avait dit que ça allait, il le croyait, même si au fond, il avait envie de le soigner. Il le ferait plus tard. Pour le moment, il fallait retrouver les lémuriens qui étaient beaucoup plus en danger que lui. Ainsi, ils avaient longé les conteneurs avant que Skylar ne s’arrête. Tant mieux, il commençait à fatiguer à pédaler comme un dératé. Reprenant son souffle, il avança la tête pour regarder de plus près la clef qu’il avait récupérée. Hum oui, mais ils n’étaient pas plus avancés que ça.

“Oh ! Oui ! C’est vrai ! King Julian peut les sentir.”

C’était une bonne idée ! Il aurait dû y penser plus tôt. Alors il ferma les yeux, essayant de se concentrer au maximum. Il mit quelques minutes, faisant un mouvement de main devant comme s’il chassait une mouche invisible avant de pousser un grand soupir. Focus focus, il ne devait penser à rien d’autres qu’à ces pauvres petits lémuriens enfermés, sans doute terrorisés, qui n’avaient pas de leader pour les sortir de cet enfer. Au bout d’un moment, il arriva à sentir les hormones de ses congénères. Skylar saisit sa main et ils commencèrent à marcher doucement dans le port. Il changea plusieurs fois de direction, étant distrait par un bruit ou une odeur infecte de poissons. Vraiment, il ne pouvait pas les laisser dans la mer ces pauvres poissons ? Néanmoins, Julian arriva à faire ce qu’il devait faire, accélérant même le pas quand il entendit le bruit des cris caractéristiques des lémuriens. Au final, ils arrivèrent devant un grand conteneur noir, et Skylar remarqua que c’était le même que la clef. C’était le bon ! Julian fit bouger le cadenas, s’énervant même dessus avant que son partenaire d’aventure ne pose sa main sur son épaule pour le mettre en garde. Même si Julian vivait dans un monde d’amour, d’eau fraîche et de vodka, il se doutait bien que les salauds qui faisaient ça n’avait pas placé les lémuriens dans des coussins de plumes d’oie. Il déglutit alors, hochant la tête à Skylar avant que ce dernier n’ouvre le cadenas, puis la porte du conteneur.

“Putain.”

Julian jurait rarement. Même quand il s’énervait, il utilisait des expressions de divas. Il ne s’abaissait pas à faire sortir de sa bouche des expressions si basiques. Sauf que là, c’était la seule chose qu’il arrivait à dire. Il suivait la lumière que Skylar avait, regardant avec effroi la boucherie qu’il y avait lieu. Il était totalement bouche bée. Comment pouvait on faire une telle chose ? Pourquoi ? Est ce que l’argent était le seul moteur ? Non, il était persuadé que non ! Il aimait l’argent. Il aimait beaucoup l’argent. Or jamais il n’aurait pu faire, ou même contribuer à une atrocité pareille. C’était l’équivalent d’un génocide pour lui. Il sentit la main de Skylar se glisser dans la sienne mais il ne réagit même pas. Bien trop accablé, des larmes coulant silencieusement le long de ses joues qui avaient perdu toute couleur. Julian sortit de sa torpeur quand il sentit un bébé lémurien venir sentir ses doigts avant de grimper le long de son bras. Malgré tout, il avait toujours adoré et aimé les enfants. Son autre bras se débloqua et il vint caresser doucement la tête de la petite créature qui se blottit contre lui.

Une voix féminine se fit entendre, faisant sursauter Julian. Le lémurien vint se cacher immédiatement dans la poche de la chemise de l'hôtel qu’il portait toujours. Quand il se retourna, il éprouva une haine sans répit pour elle.

“Vos animaux ? Tss vous n’êtes rien ! Vous n’êtes même pas un foussa ! C’est …”

Il n’arrivait pas à parler, l’émotion lui enserrant la gorge. La femme rigola, ce qui provoqua encore plus de haine à son égard. Même les mots de Skylar n’arrivaient pas à le rassurer. Il sentit la main de ce dernier dans la sienne, lui faisait un petit mouvement. C’était le signal qu’il fallait courir. Julian faisait confiance à Skylar, il avait sans doute un plan.

"Attrapez moi ces deux guignols ”

Julian entendit la voix de loin et il accéléra le pas. Il essayait aussi de trouver une solution pour les lémuriens mais rien ne vint. Il continua de courir, suivant l’ancien pingouin à travers le dédale du port. Ils s’arrêtèrent à un moment donné, pour reprendre leur souffle.

“On fait quoi ? On ne peut pas laisser les lémuriens comme ça !”

Sauf qu’ils ne purent discuter plus longtemps car les deux hommes de main de la femme débarqua. Julian poussa un petit cri et Skylar se plaça devant lui. Il n’aimait pas ça mais il savait qu’il allait devoir combattre. C’était obligé. Déglutissant, il laissa Skylar s’occuper du plus grand avant de s’approcher du blondinet qui lui faisait un drôle de sourire. Bien, il allait jouer de ses charmes. Lui faisant un petit clin d’oeil, il se retourna, lui montrant ses sublimes fesses. Il savait que son mojo se déclenchait d’une manière différente ici, qu’à Madagascar. Il l’avait appris à s’en servir, des années auparavant, totalement par hasard. En général, il préférait que les gens lui regardent le cul quand il dansait. Pas pour les abrutir lors d’un combat. Cela marcha. Il vu le regard assez hagard du blond qui ne pouvait détacher son regard de son arrière train. Twerkant, il s’approcha de lui, avant de se retourner pour faire une sorte de grand jeté. Son pied allait cogner directement dans la mâchoire de l’homme qui tomba sous le choc. Julian en profita pour se jeter sur lui, regardant un peu désemparé ce qu’il pouvait prendre. Hors de question qu’il utilise l’arme à feu. Il eut quand même le réflexe de l’attraper pour la jeter loin de lui. Il remarqua que l’homme avait une petite dague.

“Ce n’est pas bien ce que vous faites ! C’est vraiment très très vilain ! Julian va devoir vous punir en bon roi qu’il est !”

Profitant qu’il soit toujours sonné, mélangeant sa magie avec son coup de pied, il s’en saisit et après avoir hésité, lui planta la lame dans l’épaule. Il poussa un cri, dégoûté, en même temps que l’homme poussa un hurlement de douleur. Julian en profita pour partir, roulant sur le côté, se relevant rapidement avant de se tourner vers Skylar. L’homme était à ses pieds, et il avait l’air de faire un gros dodo. Bien entendu, Julian n’était pas aussi naïf que ça. Il savait qu’il allait dormir pour l’éternité. En temps normal, il ne cautionnait pas, mais avec ce qu’il avait vu dans le conteneur, ce n’était que mérité.

“Viens ! Faut qu’on aille sauver les lémuriens !”

Comme pour appuyer ses dires, le bébé lémurien sortit de sa poche pour regarder Skylar. Ensemble, ils firent le trajet inverse pour retourner au conteneur. La femme, seule, était entrain de mettre les lémuriens dans différentes cages pour els changer d’endroits. Julian en fut révolter.

“Et vous là ! Oui vous ! La saleté ! King Julian et le Super Commandant vont vous donner une bonne leçon.”

La femme eut un moment d’égarement, regardant autour d’elle pour voir où était ses hommes de main avant de se reprendre. Surtout que Skylar s’était directement jeté sur elle, l'éloignement du conteneur et des cages.

“Allez JJ ! À nous de jouer.”

Rapidement, Julian alla au niveau des cages pour casser les verrous. Avec l’aide du petit lémurien, il arriva à déverrouiller les cadenas.

“Vite ! Vite ! Enfuyez vous ! On viendra vous chercher quand on aura arrêter la folle !”

Au début, les lémuriens regardaient apeuré Julian, mais ils remarquèrent bien vite la grande queue qu’il avait sorti pour attirer dans son piège l’homme de main. Ils l’écoutèrent et des dizaines de lémuriens se mirent à déferler sur le port. Il continua comme ça, libérant cinq cages quand une violente douleur lui saisit la queue. Il se fit d’ailleurs emporter. C’était la femme, qui l’avait attrapé par la queue pour l’envoyer valser au loin.

“Dites moi que je rêve ! C’est bien mieux que ces vermines ! Un homme lémurien, carrément !”

Julian se retourna pour lui faire face. Elle avait réussi à échapper à la vigilance de Skylar, en le blessant à la jambe. Elle était elle aussi bien amoché. Julian se recula, sentant la porte du conteneur dans son dos. Il tremblait de peur. Le regard de cette femme était si mauvais … il pouvait littéralement voir le mal dans ses yeux. Elle passa un doigt sur sa joue, et Julian leva la tête, totalement dégoûté, ne cachant pas sa grimace.

“Ne touchez pas le roi Madame !”

Il fallait qu’il l’ouvre … même dans ces moments-là, il ne pouvait s’empêcher. Déglutissant, il retient sa respiration quand il entendit Skylar l’appeler. Il profita de cet instant de déconcentration de la femme pour faire comme s’il tombait, glissant ainsi dans une grande souplesse pour sortir de ce mauvais pas. Il se mit alors à courir vers Skylar mais un coup de feu retentit. Il ne comprit pas immédiatement le visage d’horreur de son partenaire. Son cerveau mit quelques secondes à faire parvenir l’information que le coup de feu qu’il venait d’entendre était relié à la douleur intense qu’il ressentit au niveau du bas du dos. Il s’écroula au sol, totalement pertubé. Il poussa bien entendu un grand hurlement, à contre temps, mettant sa main là où la douleur venait. Quand il l’a regarda, elle était remplie de sang. Oh. Le coup de feu. La douleur. Elle venait de lui tirer dessus. Il allait mourrir. Oh non. Bon, il allait mourir en héros parce qu’il avait sauvé les lémuriens, c’était au moins ça. Il remarqua à peine Skylar qui avait couru aussi rapidement que possible pour s’occuper de cette folle. Il était recroquevillé au sol, essayant de respirer entre deux sanglots. La douleur était tellement forte qu’il avait l’impression qu’il allait exploser. Fermant les yeux, il les ouvrit doucement quand il sentit des dizaines de petites pattes sur son visage. Tous les lémuriens qu’il avait sauvé, qui s’étaient échappés de l’endroit étaient revenus, faisant comme des sortes de pat pat’ pour apaiser ses douleurs. Forcément, ça ne marchait pas vraiment. Quelques minutes après, il sentit qu’on lui prenait la main. Tournant la tête, il reconnut Skylar, lui faisant un petit sourire.

“Les lémuriens … sont … ils sont sauvés …”

Il préférait ne pas voir ce qui allait lui arriver. Ils avaient réussi ! Les lémuriens allaient être libres, il ferait tout pour les acheminer jusqu’à leur terre natal. Même si pour ça, ils devraient passer par le zoo de New York.

“Je … vais vous aider !”

Une voix que Julian ne reconnaissait pas. Couché sur le flanc, il ne comprit pas vraiment ce qui se passait. Il sentit des mains froides se poser sur sa peau, dans son dos, lui arrachant un faible gémissement. Puis, comme par magie, comme si les lémuriens avaient compris les enjeux, ils se mirent à travailler comme un seul homme pour sauver leur roi. Tandis que l’homme de main qui avait retourné sa veste, essuyait le sang qui coulait, les lémuriens s’activèrent avec leurs petites pattes pour appuyer sur des zones du dos qui allait apaiser la douleur.

“Bon, regarde, en fait la balle a juste éraflé le flanc.

Julian écoutait mais il n’avait pas confiance. Il avait tellement mal qu’il avait vraiment l’impression qu’on lui avait traversé le dos.
.
“Tiens, bois.”

L’homme était passé devant, lui tendant une sorte de flasque. Méfiant, il refusa sur le moment.

“Ne t’en fais pas, c’est juste que du whisky. Promis y a rien d’autres.”

Effectivement, c’était bien de l’alcool, Julian arrivait à reconnaître le goût. Il termina cul sec la flasque.

“Je suis vraiment désolé … pour tout ça … Pavlova … je ne voulais pas faire ça … mais elle a kidnappé mon compagnon … et notre enfant … j’ai été obligé.”

L’effet des pattes des lémuriens faisait effet. Julian entendait l’homme se mettre à pleurer. Doucement, aidé par Skylar, il se redressa. Il voyait que Skylar compressait toujours la plaie qu’il avait. Même si l’homme disait que ce n’était pas grave, lui savait que c’était grave. Il se tourna vers Skylar, lui adressant un petit sourire tandis que le bébé lémurien revient grimper sur lui pour se placer sur son épaule.

“Ça va toi ? Tu … tu n’es pas blessé ? Et Pavlova … elle … elle est ?”

(c) ANAPHORE

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Skylar T. McMillan



« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Skylar T. McMillan


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✓ Métier : Chef de l'unité d'élite de manchots au sein de l'agence du vent du Nord
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________________________________________ Mer 17 Mar 2021 - 17:46


I'll never do you wrong
Il y a des mots si difficiles à dire !


Nous étions parvenus jusqu’à l’entrepôt où nous avions retrouvés les lémuriens grâce au flair de Julian. J’étais très satisfait de notre travail et j’étais également très fier de la bonne volonté que Queue Rayée mettait dans l’accomplissement de cette mission. Naturellement, cela n’avait rien de réellement surprenant. Malgré tous les défauts que je pouvais trouver au lémurien barjot, s’il y avait une chose que je ne pourrais jamais lui reprocher c’était bien d’être un mauvais roi. Il avait toujours mis un point d’honneur à assurer le bonheur de son peuple. Même lorsqu’il faisait preuve d’égoïsme, il faisait tout son possible pour se racheter et veiller à leur protection. Et là une fois de plus, il était prêt à démontrer à tous qu’il méritait la couronne qu’il portait sur la tête.

Pourtant, je me doutais bien que la vision de tous ces animaux enfermés dans ces cages le mettrait en émoi. Moi-même je sentais une boule de rage et de tristesse naître au fond de mon estomac. Comment était-il possible de se montrer aussi monstrueux avec de pauvres petites bêtes ? Les humains m’agaçaient réellement à se considérer comme le nombril du monde. Ils se croyaient toujours tout permis et détruisait sans s’en soucier les vies de milliers voir de millions d’autres animaux innocents. Non là clairement, j’étais très fier d’être le pingouin que je n’avais jamais cessé d’être. Ma rage ne cessait de croitre au moment où, soucieux du bien-être de mon compagnon d’aventure, j’avais posé ma main dans la sienne pour le soutenir et le rassure. Je sentais mon cœur se briser en voyant des larmes couler le long de ses joues. J’aurais voulu mieux pouvoir le consoler. Le prendre dans mes bras si cela pouvait l’aider à arrêter de pleurer. Mais je savais que la seule chose que je pouvais faire pour lui en cet instant c’était de m’assurer que justice soit faite.

Je ne pus malgré tout m’empêcher de sourire au moment où je vis le bébé queue rayée s’offrir une place de choix sur l’épaule de son roi. Ce fut la seule chose que sortit Julian de sa torpeur et je fus touché de savoir que le monarque était toujours aussi attaché à son instinct paternel. Je savais qu’il rêvait depuis toujours de devenir papa. Je me doutais aussi qu’un jour il rencontrerait la reine qui pourrait lui offrir l’héritier qu’il aurait voulu avoir pour assurer sa succession. Il serait à coup sûr, le plus beau des bébés lémuriens. Revenant à nos affaires, j’avais tenté de rassurer Julian en lui disant que justice serait faite. Ce fut à ce moment là que Pavlova en profita pour revenir sur le devant de la scène. Elle était accompagnée par ses hommes de mains et clairement à ce moment-là, nous n’étions pas en position de force. Il se trouvaient sur une plateforme, légèrement surélevés par rapport à nous. Les attaquer de front ne nous aurait servi à rien, il fallait que nous puissions trouver un autre terrain pour notre combat. C’est pourquoi, sans hésiter une seule seconde, je saisis la main de Queue Rayée et sortis de l’entrepôt. Je savais qu’ils ne tarderaient pas à nous poursuivre et là nous serions le mieux à même de les attaquer correctement. Julian ne comprenait pas ce que j’étais en train de faire. Il avait peur que j’en vienne à oublier son peuple et à les abandonner.

« Ne t’inquiète pas, Queue Rayée. J’ai un plan. »

Dans l’armée on n’appelait pas ça une désertion. C’était un repli stratégique ! C’est ce que j’aurais dit à mes hommes et c’est exactement ce qui se passait. Cependant, affirmé que j’avais réellement un plan était plus délicat. Mon plan était de mettre hors d’état de nuire un grand nombre de nos ennemis avant l’assaut final. Nous devrions donc nous séparer et mener notre combat chacun de notre côté. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire et pourtant je demeurais bien incapable de lâcher la main du lémurien. Comme si mon besoin de le protéger passait bien au-dessus de celui de protéger son peuple. Me plaçant par réflexe devant le monarque, je finis cependant par secouer la tête en un signe négatif. Bien sûr, ce n’était pas la bonne technique. Reprenant ma place de commandant, je déclarais sur un ton plus décidé et sévère.

« Moi je m’occupe du grand baraqué. Occupe-toi du blondinet. »

N’hésitant pas une seconde, je fonçais en direction du grand baraqué et balançais un grand coup de pied dans l’arme qu’il tenait dans la main pour l’envoyer valser à l’autre bout du port. Sans lui laisser un instant de répit, je lui assénais deux grands coups de poings dans l’estomac. Mais bien sûr, solide comme un roc, il ne se laissa pas désarçonner pour si peu. Avec rapidité, il saisit mon bras et le ramena vers lui, me forçant à lui tourner le dos. Saisissant alors son couteau à cran d’arrêt, je compris qu'il n'hésiterait pas à m'égorger. J’usais alors de toute ma force pour le saisir par le bras qui ne me retenais pas et tout en le poussant, l’entraînais au tapis. Je le regardais alors furieux et fini par déclarer furieux.

« Je vais t’apprendre moi à t’en prendre à des animaux innocents, espèce de lâche. »

Mais alors que je m’étais rapprocher de lui, ce dernier saisit ma jambe et me fis basculer au sol pour que je l’y rejoigne. A coups de poings et coup de pieds, il finit par prendre le dessus sur moi. Se plaçant au-dessus de mon corps, il agrippa ma gorge de ses deux grosses mains et commençait à serrer cette dernière. Je voyais alors un rictus s’afficher sur son visage et il reprit avec encore plus d’ironie.

« Vous ne comprenez rien vous autres, bande de hippies dégénérés. Il faut savoir saisir les bonnes occasions… de toutes manières si c’est pas nous qui le faisons, d’autres s’en chargeront. Autant que le fric termine dans nos poches. »

Non mais j’étais en train de rêver ou quoi ? Il était réellement en train de me traiter de hippy ? Alors que je tâtais le sol avec mes mains pour retrouver son couteau, je finis par le saisir et revenant vers lui, je le lui plantais en plein dans l’œil. Poussant un hurlement de douleur, il me relâcha par réflexe et plaça ses deux mains sur son œil sanguinolent. J’en profitais alors pour me relever et me placer derrière lui. Tirant avec force ses cheveux en arrière, entraînant par là même sa tête, je plaçais un couteau sur sa gorge et me pencha à son oreille.

« Ne me traite plus jamais de hippy ! »

D’un coup sec, je lui tranchais la gorge et finis par m’écarter. C’était bien fait pour lui, il avait qu’à pas m’insulter. Essuyant une partie du sang que j’avais sur le visage, je me dirigeais vers Julian. Je lui souriais alors, heureux de le voir en un seul morceau. J’espérais également qu’il comprendrait que ce sang n’était pas uniquement le mien et que malgré quelques bleus et une arcade sourcilière pétée, je n’avais pas grand mal.

Obéissant aux ordres de sa majesté, je le suivis jusqu’à l’intérieur de l’entrepôt. Arrivant comme le nouveau grand super héro qu’il était, il interpella Pavlova. Bien sûr, je ne manquais pas de lever les yeux au ciel. J’aurais souhaité que notre intervention se fasse de manière plus discrète. Cela dit, puisque Queue Rayée en avait décidé autrement, il fallait que j’agisse vite. A peine Pavlova avait eu le temps de regarder autour d’elle pour repérer ses hommes que je lui avais sauté dessus.

Pendant que je m’occupais de son cas, je voyais Julian en train de libérer les lémuriens. Pavlova était plutôt forte dans son genre et je devais bien avouer que j’admirais sa grande connaissance de la boxe thaïlandaise et j’avoue qu’en d’autres circonstances j’aurais pu apprécier ce combat. Mais c’était sans tenir compte du contexte dans lequel je la voyais comme une grande psychopathe. Tentant de la divertir un maximum de temps pendant que Julian mettait à bien son plan, je fini par perdre l’équilibre à la suite d’un coup de pied dans les rotules plutôt bien placé de sa part.

Je demeurais un instant à terre, épuisé et ayant réellement très mal à la jambe. Je la voyais se rapprocher de Julian et le tirer par la queue. Mon sang ne fit alors qu’un tour. Au moment où elle commença à le menacer, je lançais d’une vois qui en disait long sur la colère que je ressentais à l’instant.

« Je vous interdis de le toucher ! »

A cet instant-là, j’eus très peur. Dans un cri presque primal, je parvins à me remettre debout sur mes jambes et je clopinais en direction de mon ami terrorisé par le monstre qui menaçait de le tuer. Je lançais alors un appel de détresse dans sa direction qui fit tourner la tête à l’autre espèce de mégère. Parvenant à s’échapper, Il courut dans ma direction pour se mettre à l’abri. Je souris alors et étais presque prêt à lui tendre les bras pour le réceptionner. Mais c’est à cet instant que je l’entendis. Un terrible coup de feu raisonna dans tout l’entrepôt. Mon cœur alors manqua un battement et je perdis immédiatement mon sourire naissant. Elle avait osé lui tirer dessus… mon lémurien était blessé ?

J’aurais voulu alors faire rapidement son diagnostic. Savoir où elle l’avait touché pour pouvoir le soigner au plus vite. Mais je m’aperçus très vite qu’elle avait à nouveau son arme pointée sur lui. Elle avait l’intention de terminer le travail commencé ? Poussant un hurlement, j’ignorais la blessure à ma jambe et me précipitant dans sa direction je me jetais sur elle. Le combat fut d’autant plus rude que j’ignorais comment allais Julian. La perspective qu’elle ait pu le blesser à mort m’avait mis dans un état de rage indescriptible. Écartant d’elle l’arme qui avait blessé mon Queue Rayée, je me plaçais au-dessus d’elle pour l’étrangler. Je ne ressentais alors aucun plaisir à le faire. A dire vrai, même si je me trouvais là avec elle, mon esprit, et mon cœur surtout, se trouvaient aux côtés de mon ami. Je ne réalisais même pas tout de suite ce qui se passait alors qu’elle poussait son dernier soupir. Ce n’est que quelques secondes plus tard, lorsque ma rage bouillonnante commença à diminuer que je pris conscience du monde et que je compris qu’elle était morte.

Ne prenant pas une minute pour pleurer sa perte, je me relevais et me précipitais vers Julian. J’assistais alors au spectacle le plus étrange et le plus adorable qu’il m’avait été donné de voir de ma longue vie. Les lémuriens que Queue Rayée avait sauvés, s’étaient tous rassemblés autour de lui. Lui exprimant leur dévotion la plus sincère, ils l’entouraient tous de leur chaleur et de leur douceur. Ce n’est qu’en me voyant arrivé qu’ils consentirent à s’écarter. Les larmes aux yeux et le corps tremblant, je saisis avec douceur le corps de Julian entre mes bras. Je fus soulagé alors de comprendre que la balle n’avait fait qu’érafler son flanc droit. La blessure était profonde certes, mais il n’y avait rien que l’on ne pouvait rattraper avec un minimum de soins. Je serais tout à fait en mesure de le faire.

Je m’en voulais terriblement pour ce qui s’était passé. Julian n’aurait jamais dû être blessé, il n’aurait même jamais dû me suivre dans cette histoire. Je sentais tout le poids de la culpabilité s’emparer de moi alors qu’un des lémuriens m’avait sauté sur l’épaule. En le voyant je ressentais un grand sentiment de malaise. Animal noir à collier blanc, il ressemblait étrangement à Maurice. Je déglutissais difficilement alors que j’avais l’impression que le conseiller du roi lui-même me jugeait très durement pour mon acte inconsidéré. Me tournant vers Julian, je l’écoutais alors me parler. Je m’attendais à le voir faire son drama king et passé son temps à chouiner comme il savait si bien le faire. Cependant, je n’entendis rien de tel sortir de sa bouche. En effet, sa seule préoccupation du moment c’était de savoir comme se portaient ses chers sujets. Il était tout simplement ravi de savoir que ces derniers étaient sains et saufs. Cette phrase me touchant au plus haut point, ne faisait qu’augmenter le nombre de larmes contenus dans mes yeux embrumés. Je sentis même quelques larmes s’en échapper alors que je lui souris d’un air rassurant.

« Oui t’en fais pas, Queue Rayée ! Ils vont très bien et toi tu es… tu es le meilleur roi qu’ils pouvaient rêver d’avoir. Je suis tellement fier de toi, ta majesté. Tellement fier. »


Quelque peu troublé par la situation, je n’eus pas le temps de lui parler de son état de santé. Ce fut l’ancien acolyte de Pavlova qui nous interrompit. Je devais bien admettre que lorsqu’il me proposa de l’aide, je le fusillais du regard. La main sur le poignard que j’avais rangé dans ma poche, je m’apprêtais à le sortir si jamais il venait à faire le moindre geste de travers. Si je le laissais faire, ce n’était qu’avec beaucoup de prudence. D’ordinaire, je n’appréciais pas beaucoup les gens qui retournaient leur veste sans arrêt. Cela venait très certainement du traumatisme que j’avais vécu avec Hans. Sa trahison m’avait rendu à la fois plus rancunier et paranoïaque. Cependant, j’avais une raison bien précise de lui faire plus confiance à lui qu’à quelqu’un d’autre. Il pouvait encore nous être utile. Le fait que j’aie tué Pavlova ne faisait pas du tout partie de mes projets initiaux. Il fallait au contraire qu’elle reste en vie pour nous révéler le moindre de ses secrets. Je savais parfaitement que le réseau qu’elle dirigeait était bien plus étendu que cela. Nous n’avions fait ce soir que sauver le sommet de l’Iceberg mais il restait encore bien des zones d’ombres dissimulée à notre connaissance. Il fallait donc pouvoir dorloter ses hommes de main qui pourraient encore nous être bien utiles.

Son ancien homme de main commençait à geindre et cela m’agaçait au plus haut point. Cela dit, le fait qu’il ait des circonstances atténuantes me permettais au moins de savoir qu’il n’était pas profondément mauvais. D’ailleurs, il ne semblait plus vouloir de mal à Julian ce qui était une très bonne chose. Je finis donc par m’approcher de lui et lui lançais sur un ton partagé entre la colère résiduelle et une volonté de collaboration.

« Si vous voulez réellement nous aider, il va falloir que vous acceptiez de vous rendre. L’agence du Vent du Nord se fera un plaisir de mettre votre famille en sécurité à condition que vous collaboriez avec nous. Vous connaissiez les secrets de Pavlova, tout du moins quelques-uns, et cela nous sera très utile pour parvenir à mettre fin à ce trafic d’animaux. »

Il approuva d’un signe de tête et je retournais aux côtés du roi des lémuriens. Je me plaçais à ses côtés et d’une fois tendre je lui lançais quelques instructions.

« On va t’aider à te relever, Queue Rayée. Ça va sûrement être douloureux pour toi mais on fera notre maximum pour l’éviter, d’accord ? »

Après quelques efforts, il était de nouveau sur pieds et malgré la douleur faisait preuve d’un grand courage pour ne pas l’exprimer clairement. Au contraire, il s’intéressa plutôt à comment je me sentais moi.

« Oh tu sais j’ai vu bien pire que ça. Une bonne nuit de repos et je n’aurais plus mal nulle part. Mais je vais bien m’occuper de toi, ne t’inquiète pas de ça. »

Tout en parlant, nous avancions dans le hangar, passant à côté de Pavlova qui gisait su le sol, les yeux grands écarquillés et la bouche entre ouverte.

« Comment elle va ? Oh eh bien on dira qu’elle faisait partie des dommages collatéraux. Mais en même temps on ne va pas pleurer pour elle. C’est elle qui a voulu mener cette vie-là après tout. »

J’étais bien certain que s’il y avait une personne qui pouvait approuver mes dires c’était mes deux compères. L’un avait été torturé psychologiquement pas elle alors que le deuxième avait assisté à l’horreur que pouvaient subir ses humbles sujets. Je tournais donc mes pensées sur une question bien plus importante. Qu’allions-nous faire de tous les lémuriens libérés ? Nous ne pouvions quand même pas tous les ramener à l’hôtel ? De quoi aurions-nous l’air ?

C’est alors que j’entendis à nouveau la porte à nouveau s’ouvrir pour laisser apparaître deux personnes qui arrivaient armées dans l’entrepôt. Craignant un instant de voir les renforts du trafic, je fus rassuré en reconnaissant leurs visages. Ils s’agissaient de Mark Manfredi et Charlie Johnson, deux agents de l’agence du Vent du Nord qui se trouvaient également en mission à New-York. Je souris en les découvrant.

« Vous n’avez pas l’impression d’arriver un peu en retard à la fiesta les gars ? C’est dommage pour vous mais il ne reste plus ni marrons, ni prunes à distribuer. »

Ils me regardèrent alors avec un regard interloqué. S’inquiétant de nous voir tous les trois dans un pareil état, ils tentèrent une approche maladroite digne de leur tempérament tapageur.

« Eh oh tu plaisantes j’espère ? On était bien tranquilles en planque jusqu’à ce que Kowalski nous appelle à la rescousse en nous expliquant ce qui arrivait. T’as de la chance d’avoir un frangin aussi dévoué à son commandant.»


« Ouais et si tu nous disais plutôt comment on pourrait t’aider plutôt que de nous rabrouer sur notre timing ? »


En réalité, nous avions plein de choses à régler. Nous devions décider quoi faire de ces lémuriens. Nous devions arrêter l’ancien acolyte de Pavlova et nous devions renter à l’hôtel sans trop de dégâts. Réfléchissant quelques instants, je finis par ajouter en prenant mon air de commandant.

« Manfredi tu peux m’aider à libérer le reste des lémuriens ? Quant à toi Johnson, passe les menottes aux mains de notre nouvel ami. Il vous racontera son histoire une fois que vous serez à l’abri. »

Ils m’obéir alors et accompagna le malfaiteur jusqu’au bus de la fourrière qu’ils avaient emprunté. Je les aidais alors à installer Julian à l’avant tandis que je retournais à l’intérieur pour aider Manfredi à libérer le reste des lémuriens. Il ne manqua pas d’ouvrir de grands yeux lorsqu’il aperçut les corps de Pavlova et de son homme de main. Il ne manqua pas de me le faire remarquer.

« Je suis pas sûr que le patron sera ravi de voir tout le bordel que t’as laissé derrière toi. T’étais vraiment obligé de la tuer ? »

Mon sang alors ne fit qu’un tour. J’avais vécu tellement de choses traumatisantes durant cette soirée que de l’entendre prononcer ces mots me donna envie d’exploser.

« Je l’emmerde ce sale chien galeux, franchement ! C’est toujours plus facile de juger les actes des autres quand on n’est pas sur le terrain. On avait des armes braquées sur nous, tu voulais qu’on fasse quoi d’autres franchement ? En plus cette sale garce à failli tuer l’homme que j’… »


Je m’arrêtais là dans ma déclaration, craignant d’en dire un peu trop. Cependant mon collègue n’était pas dupe, il m’adressa un petit rictus en rajoutant d’une fois très surprise.

« L’homme que tu aimes ? »

« Disons simplement que j’avais pas le choix et restons-en là d’accord ? Je ferais mon rapport une fois qu’on sera rentré en QG demain. »

« Ok et qu’est-ce que tu comptes faire des lémuriens en attendant ? Parce qu’un troupeau de lémuriens lâché en plein ville c’est peut-être pas ce qu’il y a de plus prudent. »


Cela faisait déjà quelques minutes que je réfléchissais sur le sujet à vrai dire. J’avais fini par avoir une petite idée. Sortant mon téléphone, je composais rapidement un numéro. Durant quelques minutes, je discutais avec la personne au bout du fil et je finis par raccrocher l’air très satisfait.

« On va les ramener à Madagascar. En attendant, le directeur du zoo de Central Park m’a dit qu’on pourrait les laisser chez eux. C’est une de mes connaissances et il me devait un grand service alors j’en ai profité. Il m’a dit que nous ouvrirait exceptionnellement les portes du zoo ce soir. Si ça ne vous gêne pas, il va falloir qu’on fasse un petit détour par là-bas. »

Il approuva dans un signe de tête et nous retournions vers le véhicule prévu pour cette occasion très spéciale. Afin d’éviter que les animaux soient trop stressés à revivre la même expérience traumatisante, je restais avec eux à l’arrière.

Une dizaine de minutes plus tard, nous nous retrouvions devant le zoo. Fidèle à son engagement, le directeur nous accueillit et nous conduisit jusqu’à un petit enclos libre où nous pouvions déposer les animaux. Un à un, les lémuriens faisaient connaissance avec leur nouvel environnement. Il en manquait cependant toujours un à l’appel. Je me tournais alors vers Julian qui avait tenu à nous accompagner et tentais de récupérer le petit bébé lémurien. Toujours aussi accroché à son roi, il poussait de grands cris au moment où je l’écartais de lui. Je compris alors qu’il n’aurait pas de plus grand bonheur pour lui de rester à ses côtés. Queue Rayée affirma également qu’il pourrait venir avec nous à l’hôtel. Je finis alors par leur sourire tout deux tendrement et déclarais.

« Bon très bien Queue Rayée ! Je ne voudrais pas te voler le plaisir de pouvoir pouponner un adorable bébé lémurien. Finalement, tu l’as trouvé ton futur héritier. Tu vas l’appeler comment ? »


Je le disais en toute gentillesse mais je me rendais compte que cette phrase pouvait paraître bien maladroite, surtout quand c’était moi qui la prononçais.

« Ne t’inquiète pas pour eux, je suis certain qu’ils seront très heureux de retour chez eux. Maintenant que tu as sauvé ton peuple on peu dire que tout est bien qui finit bien, pas vrai ? »

Je m’approchais de lui, songeant brutalement à la blessure qu’il avait reçue. Il fallait qu’on rentre à l’hôtel pour que je la soigne et que nous nous reposions enfin. Me tournant vers mes collègues, je les remerciais et les priais encore de prendre soin du retourneur de veste. Je me tournais alors tendrement en direction de Queue Rayée et de Julian Junior.

« Si on rentrait à l’hôtel maintenant ? Je pense qu’il est grand temps que je m’occupe de toi, tu ne crois pas ? »


Je lui disais cela sur un air taquin qui laissait envisager tout ce que je pouvais dire. J’avais juste envie de pouvoir le chouchouter un peu. Je n’avais que rarement eu l’occasion de le faire. En général, je ramenais Julian après une soirée bien arrosée c’était Maurice qui se retrouvait à jouer les baby sitter du roi. Mais ce soir, son bien-être ne déprendrait que de moi et cela me faisait vraiment plaisir.

Une fois arrivés à l’hôtel, nous nous dirigions rapidement vers l’ascenseur pour monter à notre étage. Pour lui éviter une dernière marche trop éreintante, je le soulevais dans mes bras et le portais tout le long du hall jusqu’à notre suite. Une fois la porte ouverte, j’allais jusqu’au lit que Julian s’était choisis et je l’y déposais tout doucement.

« Ca va aller maintenant, Queue Rayée. Tu devras simplement retrouver des forces. Retire ta chemise, je reviens dans quelques instants avec ma trousse de secours. »

Je me dirigeais alors vers le bar de l’hôtel et l’enroulait dans un linge pour en faire une poche. Je la lui apportais alors en changeait enfin le pensement plein de sang qu’il avait gardé fermement sur son flanc.

Je me rendis alors vers la chambre et constatais enfin le désastre qu’il avait causé avec mon ordinateur. J’avoue que là je sautais un câble et haussais grandement le ton.

« Bordel Queue Rayée mais qu’est-ce que t’as foutu encore ? Si ça se trouve tu me l’as complètement bousillée. Non mais t’es vraiment qu’un gros boulet ! Tu m’as entendu… »

Je me dirigeais vers sa chambre pour trouver mon compagnon d’aventure allongé dans son lit. Je me rappelais alors soudainement que c’était moi qui l’avais mis dans cet état. J’avais failli le perdre ce soir alors m’énerver à cause d’un ordinateur qui capotait franchement c’était au-delà de tout. Je n’eus donc pas la force de continuer à crier et plutôt que le gronder, je préférais prendre sur moi et retournais dans ma chambre.

Eteignant enfin l’ordinateur, je le rangeais bien à l’abri et revins comme promis avec ma trousse de secours. Passant par la salle de bain, je récupérais un linge que je tendis à mon compagnon d’infortune avec un sourire compatissant. Je luis saisis alors la main pour le rassurer et fini par déclarer.

« Les soins que je vais te donner maintenant ne vont pas être très agréables, je préfère te prévenir. Alors si tu as mal, n’hésite pas à le serrer dans tes bras ou à étouffer tes cris. Je ferais de mon mieux pour éviter que ça soit trop douloureux, mais je ne te garantis rien. »

La médecine de guerre et de catastrophe faisait partie de mes cordes. C’était un enseignement de base que l’armée donnait à tous ses soldats et j’en avait eu d’avantage d’expérience que j’avais vu Kowalski porter souvent les premiers secours. Je culpabilisais à l’idée de faire du mal à mon lémurien mais là je n’avais pas le choix. Retirant de la plaie de Julian la compresse, je remarquais qu’il ne saignait presque plus, ce qui me rassura grandement. Enfilant une paire de gants, je sortis de la trousse à pharmacie une boite de compresses ainsi que de l’eau oxygénée. Imbibant les compresses d’eau, je la posais doucement sur la peau du lémurien ce qui ne manqua naturellement pas de le faire pousser des petits cris de douleur.

« Je suis désolé, Queue Rayée. Mais il faut bien que je désinfecte la plaie. Il ne faudrait pas que tu te chopes une maladie par-dessus le marché. »

Attiré par les cris poussés par son nouveau papa adoptif, JJ sortit voir ce qui se passait et se rendit sur le lit pour faire un câlin à Julian. Se blottissant contre lui, il continuait à lui donner de petites tapes sur le bras et le visage, comme il avait vu les adultes le faire auparavant.

« Ce qui est certain c’est que tu t’es fait un nouveau grand fan pour la vie. »

Ayant conscience que nous allions passer à l’épreuve difficile du soir, je sortis de ma trousse de secours une aiguille et un peu de fil résorbable. L’étape suivant allait certainement être la plus délicate et je pensais que la présence de l’animal pourrait l’aider à se détendre.

« Pour être honnête, je pense que tu ferais le plus merveilleux des papas. C’est vrai tu es tellement gentil et doux avec lui. Bon bien sûr, il faudra que tu te trouves une reine qui soit capable de te responsabiliser un petit peu pour les aspects les moins reluisant de la paternité mais je suis certain que tu y parviendras... et tu auras sûrement les plus beaux enfants du monde. »


A cet instant, je poussais un petit cri me rendant compte que perdu dans mes réflexions je m’étais piqué avec la pointe de mon aiguille. Est-ce que je me rendais compte du nombre d’imbécilités que je pouvais débiter à la minute ? Tenir ce genre de discours devant lui me faisait tout autant de mal à lui qu’à moi. Comme si j’étais incapables de comprendre que la seule reine qu’il aurait voulu avoir à ses côtés et avec qui il aurait voulu fonder une famille c’était moi. Mais bon on va être honnête, je n’étais clairement pas équipé pour lui donner des héritiers, il ne faut quand même pas déconner. Et pourtant mon côté déraisonnable me faisait tellement souffrir. J’imaginais à peine la douleur que je ressentirais à le voir se promener avec une poussette au bras d’une compagne. Chassant cette idée de ma tête, je repris une autre aiguille et je la désinfectais avec un produit spécial. Je passais alors le fil en regardant tout désolé le monarque souffrant.

« Tu sais j’étais sincère tout à l’heure. Je t’ai trouvé immensément courageux. Jamais je n’aurais pensé que tu serais capable de le faire. Il n’y a pas beaucoup de roi qui comme toi aurait pris autant de risques pour sauver leur peuple. Finalement et même si ça parait incroyable toi et moi on n’est peut-être pas aussi différents que ce que je le pensais."

Je lui souris alors, pensant sincèrement les mots que je prononçais. On avait peut-être pas les mêmes caractères, les mêmes ambitions et les mêmes passe-temps mais une chose était sûre, nous étions tout de même deux chefs qui se préoccupaient du bien-être des personnes qui dépendaient de nous. Changeant de sujet, je saisis à nouveau sa main dans l mienne et repris plus gentiment.

"Il faut juste que tu sois encore un peu courageux maintenant, d’accord ?»

Hésitant quelques instants, je finissais par planter doucement mon aiguille dans sa peau pour rassembler les deux plaies. Il fallait à tout prix chercher à accélérer le processus de cicatrisation. Tout à mon affaire, je songeais à la douleur que j’avais ressenti à le voir blesser par balle.

« Je m’en veux terriblement Queue Rayée. Je n’aurais jamais dû accepter que tu me suives. J’aurais dû te laisser ici à l’hôtel et risquer ma peau tout seul, comme tout soldat qui se respecte. »

Mais ce n’était pas tout à fait ce que je voulais dire et je le savais très bien. Ce n’était pas l’unique raison pour laquelle je m’en voulais de l’avoir laisser m’accompagner et je le savais très bien. Tout concentré à mon affaire, je tentais de rassembler enfin les vrais mots et les idées que j’avais sur le cœur. Finissant tranquillement mon œuvre et étant plutôt fier du résultat, je sortis un pansement que j’apposais sur sa plaie et fini par le tourner doucement dans ma direction.

« Tu m’as fait la plus grosse frayeur de ma vie ce soir. Quand j’ai entendu le coup de feu, que j’ai vu que tu avais été touché, j’ai cru que…. Enfin j’ai cru que tu allais mourir et j’ai eu très peur. J’ai senti mon cœur s’arrêter de battre et j’ai pensé qu’il ne repartirait plus. Et l’espace d’un instant je me suis dit que ça n’était pas si grave que ça. Pour quelle raison est-ce qu’il se remettrait à battre, s’il ne pouvait plus le faire pour toi ? »

A cet instant-là, comme une réponse à ma prière, je sentis mon palpitant accélérer la cadence et même s’affoler au point que cela en devenait douloureux. Je plongeais mon regard dans le regard emplis d’incompréhension de Julian. Et je demeurais là interdit durant quelques secondes avant de recommencer à parler à cœur ouvert.

« J’ai franchement pas assuré avec toi, c’est pas vrai ? C'est vrai généralement Je prends de bonnes décisions dans ma vie. J’ai toujours suivi mon instinct… sauf le jour où il m’a soufflé qu’en te rencontrant j’avais trouvé l’amour de ma vie. Mais j'ai pas voulu l'écouter et résultat j'ai toujours tout fait de travers avec toi. »

Je saisis sa main dans la mienne, tentant de poursuivre mon discours malgré les sanglots qui commençaient à m’enserrer la gorge et le cœur.

« J’avais peur de toi… peur des sentiments que j’avais pour toi. J’ai jamais senti mon cœur battre aussi fort pour quelqu’un d’autre avant de te connaître. J'aurais dû en être heureux mais j’avais peur de cet amour imparfait qu’on pouvait vivre ensemble parce qu’on était trop différents. Ce soir j’ai compris que ce qui me faisait le plus peur, c’était de te perdre. J'ai... j'ai aucune envie de continuer à vivre loin de toi en songeant que mes sentiments pour toi sont réels et tellement forts. J'ai envie de pouvoir accorder une chance à l'histoire d'amour qu'on pourrait vivre ensemble. Elle sera sûrement pas simple. On passera sûrement les trois quart de notre temps à nous disputer. Mais j'ai vraiment envie de voir où elle pourrait nous conduire. Après tout ce que tu as enduré par ma faute, j'ai envie de faire tout ce que pourrais pour te rendre heureux. »


M’approchant de Julian, je m’assis au bord du lit et passa une main sur sa joue avant de continuer à lui sourire.

« Je suis profondément désolé d’avoir été aussi lâche et aussi minable. J’ai été terriblement injuste avec toi. Je n’avais pas le droit de te laisser être aussi malheureux. Je n’avais pas le droit de te faire autant pleurer alors que toi tu n’avais rien fait de mal… rien mis à part avoir eu la malchance de tomber amoureux du gros idiot que je suis ! Je dis idiot parce que je crois sincèrement que la plus grosse connerie que j’ai faite dans ma vie c’est de t’avoir abandonné au moment où tu avais le plus besoin de moi ! »

Faisant un pas de plus vers lui, je déposais sans aucune gêne un baiser sur son front avant de coller le mien contre le sien. Je profitais alors d’un instant de grâce pour oublier toutes les barrières que j’avais posées entre nous. Pour faire disparaître tous mes doutes et toutes mes angoisses et effacer enfin les larmes qui coulaient depuis trop longtemps des magnifiques yeux de l’homme de ma vie.

« Tu as le droit de t’énerver, tu as le droit de me repousser mais avant cela j’ai besoin te l’avouer, rien qu’une fois parce que j’en ai marre de te mentir et de me mentir à moi-même… je t’aime, Julian. Je t’aime sincèrement et du plus profond de mon coeur de glace. »

En cet instant, je me sentais parfaitement bien et détendu. Oh certes j'étais stressé par ses prochains propos et j'avais clairement peur que son unique réponse se limite à un coup de poing que je recevrais en pleine figure. Mais j'étais soulagé du plus terrible et du plus lourd de mes fardeaux. Cela faisait plus de 40 ans que mon cœur battait pour lui et je me montrais enfin honnête pour la première fois de notre relation. C'était un moment parfait et j'en profitais avec beaucoup de bonheur de ces quelques secondes de répit.
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Mon bonheur je l'ai trouvé dans l'éclat émeraude de tes yeux et le goût exotique de tes baisers. J'aime ton éternelle joie de vivre et ta foi inébranlable en notre amour. Ne perds jamais cette flamme car c'est ma vie que tu éclaires au quotidien.∞

K. Julian Andrianamady



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________________________________________ Sam 3 Avr 2021 - 13:33

Julian & Skylar

I'll never do you wrong


Cette soirée était décidément totalement en dehors de ce qu’il avait pu penser. Jamais, oh grand jamais, l’idée de se faire tirer dessus lui avait traversé l’esprit. Il était King Julian ! Le grand King Julian ! Personne ne tirait sur un roi voyons ! C’était n’importe quoi ! Puis cette idée de voler des lémuriens ? Pour en faire quoi ? La suite était arrivée si vite en vérité qu’il n’avait pas trop réalisé ce qui se passait et maintenant il était allongé sur le sol, gémissant de tout son saoul. Il avait peur pour lui. Il avait peur pour Skylar. Il avait peur pour les lémuriens. Honnêtement il avait juste envie de s’endormir et de se reveiller dans son immense lit de sa superbe villa à Storybrook. Il ferma les yeux après avoir posé la question sur les lémuriens, les réouvrant quelques secondes après comme pour faire ce qu’il avait pensé, mais non, il était bien, couvert de sang, tout poisseux, dans les docks d’une grande ville qui n’était pas chez lui. Pour une fois, le grand King Julian n’en menait pas large. Les paroles de Skylar le réconfortèrent un peu. Au moins les lémuriens étaient sauvés, c’était l’essentiel. Déglutissant, il attrapa la main de Skylar pour essayer de se relever. Le râle qu’il poussa aurait pu réveiller tous les morts aux alentours. Niveau discrétion c’était clair qu’il fallait y repasser. Julian lança un regard à l’autre homme en faisant une grosse grimace. Pauvre bouchon. Cette femme était vraiment si cruelle qu’il espérait bien que Skylar lui ait donné une bonne correction pour qu’elle comprenne tout le mal qu’elle avait fait. Soufflant, il arriva à se mettre debout, tenant son coté blessé et continuant de chercher les lémuriens autour de lui. À vrai dire il n’avait que ça en tête. Les voir comme ça, si faibles, sales, totalement dénutri, même morts pour certains lui avait littéralement fendu le cœur. Il ferait tout ce qui pourrait être en son pouvoir pour améliorer leurs conditions.

“Oui. Il faudra que tu te reposes aussi.”

Le sang qu’il voyait sur Skylar l’inquiétait aussi au plus haut point. Malgré toutes les choses qu’il pouvait dire, il aimait ce saligaud et le voir comme ça, lui faisait aussi mal. Il avait envie de prendre soin de lui mais un coin de sa tête lui disait que ça ne serait pas aussi simple que ça. Enfin pour le moment, ils devaient déjà sortir de cet endroit. Doucement, pas après pas, ils marchèrent, pour aller où ? Julian n’en avait aucune idée. JJ était sur sa tête, agrippé à sa touche de cheveux, regardant au loin dans la nuit. Quand ils passèrent à coté de Pavlova, Skylar daigna enfin lui répondre. Julian baissa les yeux vers cette femme. D’ordinaire, il aurait crié. Il aurait engueulé Skylar pour avoir pris cette vie. Mais là. Après tout ce qu’elle avait fait. Après toutes les vies qu’elle même avait prise … Il n’en était rien.

“Elle n’a eu que ce qu’elle méritait. Ça s’appelle le karma.”

Julian croyait beaucoup en la spiritualité bouddhiste et annimiste. Pour lui, les actions réalisées déterminaient la vie. L’individu est la somme de ce qu’il fait, ce qu’il a fait et ce qu’il fera. Vu toutes les vies qu’elle avait prise sans aucunes considérations, c’était bien normal que la sienne soit aussi prise. Et encore, Julian, qui pourtant était d’un naturel pacifiste, avait juste envie qu’elle souffre et il espérait qu’elle se réincarnerait dans un animal en bas de la chaîne alimentaire pour qu’elle souffre encore plus. S’accrochant un peu plus à Skylar tout en respirant profondément, il fronça des sourcils en voyant des hommes arrivés, un vent de panique soufflant sur lui. Est ce que c’était les amis de la folle qui venaient terminer le boulot ? Certes, il croyait énormément en Skylar mais là, ils n’auraient peut être pas la même chance. Heureusement pour lui, ce n’était que des collègues de l’agence. Julian poussa un soupir de soulagement avant de tourner la tête.

“Julian doit aussi venir aider à libérer le reste des lémuriens !”

C’était son peuple après tout, il ne pouvait pas rester sans rien faire !

“Non Alain Delon. Tu vas rester sagement là. Laisse les pro s’occuper du boulot.”

Julian fusilla du regard le grand brun. Non mais oh ! C’était la soirée où on humilie Julian où quoi ? Il était pas venu pour souffrir okay ? Et c’était clairement ce qui se passait. Skylar lui lança un petit regard et il dut s’y résigner. On l’aida à le mettre à l’avant de ce gros camion et tout le monde parti faire ce qu’il avait à faire. JJ qui s’était caché dans le col de sa chemise en sortit maintenant qu’il n’y avait plus personne.

“Mon pauvre JJ, je suis vraiment désolé pour ce qui est arrivé à sa famille.”

Le bébé lémurien regarda Julian dans les yeux avant de venir frotter sa joue contre sa main. Il ne lui en voulait pas mais Julian, bizarrement, se sentait coupable.

“Est ce que tu veux rester avec moi ? Je vais t’amener dans un endroit où il y aura pleins d’autres lémuriens !”

JJ eut les yeux brillants, poussant des petits couinements.

“Bon, par contre, il faut que je te dise, ils sont pas comme toi. Ils sont plus comme moi. C’est une longue histoire que je serais ravi de te raconter !”

JJ pencha sa tête sur le côté, piaillant avant de poser sa patte sur lui, et ensuite sur Julian, lui faisant comprendre qu’il avait bien vu, qu’au fond, même si leurs enveloppes charnelles n’étaient pas les mêmes, leurs âmes si. Julian serra fortement le bébé dans ses bras, lui déposant un bisou sur la tête avant qu’il ne parte à nouveau dans ses habits quand il entendit les bruits de pas venir. JUlian lança un petit regard aux coéquipiers de Skylar, qui lui expliquaient qu’ils allaient aller au zoo de New York pour déposer les lémuriens avant de programmer un retour dans leur habitat naturel. Cette nouvelle réjouit profondément le monarque et il voulu aller directement avec Skylar, à l’arrière, mais une nouvelle fois, le grand brun lui en empêcha. Julian leva les yeux au ciel avant de tirer la langue, croisant les bras sur sa poitrine. Le trajet se passa dans un silence religieux, ponctuait parfois par des couinements de la part de Julian, sa blessure lui lançant terriblement. Il essuya des larmes silencieuses qui coulaient, qu’il n’arrivait même pas à contrôler. Si son corps se mettait aussi à faire n’importe quoi ça n’allait pas aller !

Une fois arrivé, cette fois il s’imposa. Il n’allait pas non plus rester dans cette voiture. C’était n’importe quoi ! Il donna même une tape au grand brun qui se retient de répliquer quoi que ce soit en voyant le regard noir de Skylar que Julian ne vu pas bien évidamment. S’appuyant sur ce dernier, il salua en grande pompe le directeur du zoo de New York, qu’il connaissait très bien, Julian étant un donateur important. Il regarda avec amour les lémuriens être mis par des soigneurs dans un endroit chaleur. Il lança un regard méchant à Skylar qui parla à haute voix du fait qu’il en manquait un.

“Non ! Hors de question !”

JJ, qui n’avait pu s’empêcher de sortir du col de Julian pour regarder ses compagnons d'infortune, hurla quand Skylar posa la main sur lui. Le cri était aiguë et se mêlait aussi à ceux de Julian, qui donna une tape au bras du commandant.

“Tss ! Le roi à dit non ! Non c’est non ! Tu connais bien le non pourtant !”

Entre ses ressentis, la fatigue et la douleur, Julian était amère et il fit une pique involontaire à Skylar, qui finalement se recula, les mains en l’air, s’avouant vaincu. Comme tous les présents. Après avoir signé des papiers, ils firent le chemin inverse, et le bébé lémurien, juché sur l’épaule de Julian, n'arrêtait pas de regarder Skylar.

“Julian Junior bien évidemment ! Cette question est débile.”

Il avait levé les yeux au ciel tout en caressant la petite tête du bébé. Un sourire se dessina finalement sur ses lèvres. Un sourire sincère et reconnaissant.

“Oui. C’est grâce à toi. Merci pour tout.”

La tension qu’il y avait pu avoir quelques instants auparavant s’était totalement évaporée quand Julian avait planté son regard vert dans celui bleu, de son interlocuteur. Il était sincère. Sans Skylar, ce trafic immonde aurait pu continuer pendant des années et des années. À ses yeux, il était vraiment un héros. Un connard, mais un héros tout de même.

“Il faudrait car Julian continue à perdre du sang …”

Skylar avait proposé de rentrer à l'hôtel et il voyait bien où il voulait en venir. Hors de question qu’il fasse le trajet de retour à pied. Ils étaient à des kilomètres de leur lieu de villégiature et si en temps normal, Julian aurait refusé, blessé comme il était, c’était totalement impensable. Il exigea ainsi que les deux gros bras fassent un détour par l'hôtel. Après tout, lui aussi avait été héroïque dans l’entreprise de l’arrêt de cette mafia ! Il avait un peu, en quelque sorte, travaillé pour l’Agence. C’était donc normal qu’ils le conduisent à son hôtel. Non mais ! Encore une fois, le trajet se fit en silence, et Julian ne parla pas, regardant plutôt le paysage de New York à l’aube défiler. Vraiment, jamais il n’aurait imaginé cette soirée ainsi. Pas une seule seconde même dans ses délires.

Remerciant les deux hommes, ainsi que le prisonnier qui l’avait tout de même aidé, ils rentrèrent dans l’hotel tel un couple de jeunes mariés. Cela ne dérangeait en aucun cas Julian d’être porté, surtout par Skylar. Cependant, la douleur de son flanc était très forte et il ferma les yeux. Il n’était pas d’humeur à affronter les regards surpris du petit personnel. Quand Skylar le déposa, Julian ne se fit pas prier pour aller directement dans sa chambre tout en continuant de pousser des gémissements de mourant, s’asseyant doucement sur le lit. Il plaça son bras sur sa tête, cachant la lumière qui lui faisait mal aux yeux. JJ tourna plusieurs fois avant de se poser sur le coussin. Il entendit Skylar crier dans le salon, mais clairement il s’en fichait comme de sa première paire de chaussettes. Puis finalement ce dernier revient avec la trousse de secours.

“Ouais Julian comprend. Va lui chercher la bouteille de whisky s’il te plait !”

Il n’avait pas osé regarder la plaie, ayant pas vraiment envie de vomir en plus de ça mais il sentait que c’était assez grave. Ils ne pouvaient pas aller à l'hôpital, il le savait, donc cela voulait dire que c’était Skylar qui allait devoir le soigner. Il se releva donc, prenant la bouteille que le commandant lui donna, buvant cul sec, essayant de se préparer mentalement à la douleur qu’il allait ressentir. C’était bien pire ! Dès qu’il sentit le coton toucher sa peau il cria. Il gigota beaucoup malgré le contrôle qu’il essayait d’avoir. Alors il continua de boire, essayant de se faire une anesthésie générale. Il arriva même à esquisser un sourire quand il vit JJ venir le rassurer. Skylar commença à lui parler pour détourner son attention et contre toute attente, cela fonctionna. Il leva les yeux au ciel. N’avait il donc pas compris que la seule personne qu’il voulait c’était lui ? Qu’est ce qu’il devait faire encore pour le lui prouver ? C’était risible. À en pleurer et Julian préféra tchiper que répondre quelque chose. Après tout, Skylar avait une aiguille en main pour lui faire des points, ce n’était pas le moment de le contrarier. Néanmoins, il lui lança un regard coulant, totalement jugeant.

“Merci d’avoir si peu d’estime pour le roi Julian.”

Si d’ordinaire Julian passait totalement outre les insultes que Skylar lui faisait, n’en prenant pas compte, elles rentraient dans une oreille sortant aussi vite par l’autre, là, bizarrement, la douleur lui donnait une étrange lucidité.

“Julian n’est pas comme tout le monde. C’est un roi qui s’inquiète pour son peuple et qui veut le meilleur, ce qui en général passe par le bonheur. Quand il faut agir, il sait le faire.”

Ce n’était pas parce qu’il était irresponsable qu’il était un mauvais roi. Lui au moins, contrairement à toute sa famille, n’avait fait ni de génocides, ni une dictature. Il pronait la joie, dans l’insouciance, oui, mais c’était pour que tout le monde puisse être heureux sans se soucier des problèmes aux alentours. Quand il avait fallu sauver les lémuriens des foussa, il avait été là. Quand il avait fallu les sauver des humains, il avait été là. Malgré tout, Julian était un roi sur lequel on pouvait absolument compter.

Il poussa un cri quand l’aiguille fut plantée, agrippant les draps et sentant les larmes monter très rapidement. Skylar se stoppa avant de reprendre la parole.

“Tss arrête … de dire … des bêtises …”

Clairement, c’était mal le connaître. Mine de rien, l’aventure lui plaisait pas mal. Certes, il ne ferait pas ça tous les jours, mais tout de même ! Julian n’aimait pas être mis de coté, jamais il ne serait resté enfermé dans cet hôtel en sachant Skylar à quelques mètres de lui en train de se battre. Il avait toujours fait partie des aventures, ce n’était pas pour rien s’il avait pris place au bord de l’avion qui repartait de Madagascar. Poussant un soupir, il fronça les sourcils. C’était quoi ça ? Qu’est ce que … Qu’est ce que Skylar était entrain de lui dire ? Est ce que c’était l’alcool qui mélangeait à la douleur lui donnait des hallucinations ? Est ce que Skylar lui disait que sans lui, la vie ne valait pas d’être vécu ? Bien entendu, c’était ce qu’il avait toujours voulu attendre mais Julian était surpris, voir même sceptique. Est ce qu’il allait lui faire le même coup que lors de l’anniversaire du Moite ? Est ce qu’il allait l’abreuver de paroles plaisantes, qu’il avait envie d’être avec lui, qu’il avait peur de le perdre, pour lui-même lui planter un couteau dans le dos. Fermant les yeux il grimaça quand Skylar reprit de le coudre, poussant des cris étouffés, se retenant de gigoter. Il se laissa faire quand il l’embrassa sur le front, n’écoutant que le quart de ce qu’il disait tant il avait mal. Quand son supplice fut fini, il rebut dans la bouteille avant de se lever, faisant face au soldat, qui reprit une dernière fois la parole pour lui asséner le coup de grâce. Julian battit des paupières et sentit sa tête tourner allègrement. Il se tient à la table de nuit pour éviter de tomber avant de se redresser, regardant Skylar.

“Si c’est une blague que tu fais à Julian, elle n’est vraiment pas gentille.”

Julian était perdu. Totalement perdu. Il avait cherché ça en vérité. S’il se mettait constamment en danger c’était pour attirer le regard de Skylar. Pour qu’il revienne à lui parce qu’il était persuadé qu’il l’aimait. Sauf que là, c’était trop … c’était … Julian ne savait pas quel mot mettre dessus, son cerveau plongé dans une brume d’endorphines que son corps sécrété pour lutter contre la douleur. Une part de lui, la plus grande voulait bien entendu se jeter dans ses bras, lui dire que c’était réciproque, que lui aussi l’aimer de tout son saoul, qu’il avait eu peur pour lui quand il avait vu du sang sur son corps. Néanmoins une part, beaucoup plus petite, celle que Julian n’écoutait jamais à vrai dire mais qui ce soir était en alerte vu qu’elle relevait de sa survie, lui disait que non. Qu’il ne faisait qu’un discours de bonimenteur parce qu’il était choqué, parce que comme il avait dit, il avait failli le perdre et qu’il disait ça sous le coup de l’émotion, et que demain, il ferait pareil que d’ordinaire. Il le rejetterait avec violence, l’insultant, l’humiliant pour aller finir dans les bras de sa compagne actuelle.

“Je …”

Il était fatigué. Il avait fallu que Skylar lui fasse la déclaration qu’il attendait tant au moment où il était le plus mal. C’était assez lâche mine de rien mais Julian n’y fit même plus attention. Finalement, il poussa un énième soupir, râle d’agonisant, en retournant s'asseoir à ses cotés. Il attrapa sa main, qu’il posa sur ses jambes avant de poser sa tête sur son épaule.

“Tu es un abruti. Tu le sais ça ?”

Il ferma les yeux pendant quelques minutes, la tête lui tournant toujours. Rarement il avait été aussi mal dans cette vie-ci. Il entrelaça les doigts avec lequel il jouait pendant un instant, serrant fermement cette main.

“Moi aussi je t’aime. Aussi longtemps que je puisse m’en souvenir. Ici ou avant. Il n’y a que toi qui est arrivé à prendre le coeur du roi.”

Julian se redressa légèrement, levant son regard vers celui de Skylar.

“Julian a tût ses sentiments mais quand Skylar a accepté de passer cette soirée … au Moite … il y a vraiment cru.”

Il fallait que Skylar comprenne tout le mal qu’il lui avait fait. C’était beau de dire je t’aime après la bataille mais il n’était pas un paillasson sur lequel il pourrait s'essuyer tout le temps.

“Julian a eu mal. Très mal. Il a cru que tu jouais avec lui et le coeur de Julian n’est pas un jouet. Encore plus quand il a vu Skylar aller avec la pu .. Marjolène une semaine après comme si rien ne s’était passé. Cela voulait dire quoi ? Que Skylar n’a dit que des mensonges pour plaire à Julian ? Que la vraie personne qu’il aime est la fille avec qui il est ?”


Après tout, ils n’avaient jamais vraiment eu de discussion posée sur ce qui s’était passé. Il y avait toujours des cris, des pleurs, de la haine et de la colère. Le lendemain il s’était énervé, avait cassé des assiettes, des verres, des vases tant son coeur lui faisait mal. Et après … Skylar l’avait évité puis il l’avait vu au bras de Marjolène. La goutte d’eau qui avait rendu Julian fou de chagrin lui rendant quelconque réflexion impossible. Morty aussi s’amusait à mettre de l’huile sur le feu.

“Skylar fait il ça parce qu’il est choqué de ce qu’il a vu ? Ou parce qu’il dit la vérité ?”

Julian se redressa entièrement, se tournant vers lui pour se mettre en face. Il était sincère. Là, il n’y avait plus rien. Plus de lémuriens, plus de roi, plus de fêtards, juste un homme fatigué de jouer une farce sur la scène de la vie.

“Est ce que tu es prêt à quitter Marjolène pour être avec moi ? Est ce que c’est ce que tu veux vraiment ? Est ce que c’est ce que tu penseras aussi demain ? Où est-ce que tu feras comme la dernière fois ? Des belles paroles pour plaire à Julian avant de le laisser tel le bouffon qu’il est parce que Skylar mérite mieux ?”


(c) ANAPHORE

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Skylar T. McMillan



« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Skylar T. McMillan


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________________________________________ Jeu 8 Avr 2021 - 15:54


I'll never do you wrong
Il y a des mots si difficiles à dire !


Il est clair que cette soirée n’était de loin pas la meilleure de nos vies. Voir Julian dans cet état, risquant de basculer vers la mort à chaque instant, m’avait littéralement fait péter un câble. Je ne supportais pas l’idée qu’il puisse mourir ce soir. Je me devais de le protéger, je l’avais juré à Maurice. Je lui avais dit qu’il n’arriverait rien à son roi adoré et je n’avais pas réussis à tenir ma promesse. Cela me faisait mal, terriblement mal, et je m’étais vengé sur Pavlova avec toute la cruauté que mes ennemis pouvaient me connaître. Et puis finalement mon Queue Rayée s’en était tiré et malgré sa situation délicate, j’étais simplement heureux de savoir qu’il s’en sortirait.

Mieux que cela, j’avais été profondément touché par le fait qu’il se préoccupe de mon état de santé alors que je m’en étais bien mieux sorti que lui. Sur le chemin du retour, j’avais également eu le plaisir d’apprendre des choses sur lui qui me faisaient littéralement fondre. Entre l’extrême générosité dont il faisait preuve envers le zoo de Central Park, son envie de materné qui l’avait conduit a adopté bébé JJ ou tout simplement le courage et le sens du devoir exceptionnel dont il avait fait preuve pour protéger son peuple, tout ça me faisait regretter de l’avoir si violemment repoussé. En réalité, si j’avais eu le courage d’ouvrir les yeux plus tôt, d’assumer ce que mon cœur me criait, j’aurais tout simplement compris qu’il était fait pour moi. J’aurais vu à quel point il était parfait et j’aurais enfin su ce que cela faisait de ne vivre qu’au travers de l’être aimé.

Cela dit, il n’était pas trop tard pour améliorer les choses. C’était peut-être notre dernière chance de débuter enfin un nouveau chapitre de notre histoire. Celui dont j’avais dans le fond toujours rêvé sans pour autant oser me l’avouer. Je guettais d’ailleurs tous les signes venant de Julian qui prouvaient que lui aussi n’attendait que ça. Il avait certes été par moment un peu brusque, comme à l’instant où j’avais essayé de lui arracher le petit JJ de ses bras. Il avait alors exprimé toute la douleur qu’il ressentait à l’idée que je l’aie rejeté sans même lui donner une chance. Tout comme il aurait pu rejeter le petit lémurien après lui avoir promis de lui offrir un nouveau foyer et de l’amour à foison. Cela je ne le compris que durant notre retour à l’hôtel. Je n’avais jamais été très doué avec le concept des analogies mais c’était ce que je ressentais. Un effort de réflexion que j’avais fait après que Julian me prouve sa reconnaissance pour avoir su prendre aussi bien soin de son peuple. Modeste, je m’étais alors contenté de lui sourire, mais je ne pouvais nier qu’un profond sentiment de fierté s’était emparé de moi. J’aimais bien que l’on reconnaisse les mérites de mon travail. Mais lorsque c’était Julian qui le faisait cela prenait une toute autre dimension. Sentir que j’étais dans la capacité de le rendre heureux, que mon amour pour lui pouvait me donner des ailes, me donnait l’impression d’être invincible. Rien que son regard brillant d’espoir et de gratitude me donnait plus de force et de courage.

Cela tombait plutôt bien, puisque ce soir je devrais pouvoir faire preuve de ces deux qualités pour lui avouer enfin ce que j’avais sur le cœur. Ça n’était pas une chose facile pour moi car en tant qu’officier il était très rare que je fasse part de mes sentiments. A mes yeux, les émotions n’étaient qu’une faiblesse qui nous faisait perdre la raison. Mais mon amour pour lui m’avait conduit jusqu’ici. Il m’avait poussé plusieurs fois dans mon existence à repousser tous les obstacles pour lui venir en aide. Dans le fond, mes plus belles victoires avaient été celles que j’avais obtenues pas amour pour lui. Alors en quoi est-ce que ce serait une faiblesse ?

Une fois entré dans la chambre, j’allais chercher ma trousse de premier secours. Je consentis même à lui apporter la fameuse bouteille qu’il réclamait. Après tout, cette fois-ci elle avait une valeur toute légitime. Ce n’était pas simplement pour le plaisir de se bourrer la gueule mais avant tout et surtout pour faire passer la douleur plus rapidement. Cela ne m’empêcha pas de pester au moment où je la lui tendis.

« Tiens, mais n’en fait pas une habitude ! Je compte pas t’encourager dans tes addictions. »

Je m’étais alors assis à ses côtés, préparant le matériel nécessaire pour le recoudre. C’est alors que je digressais en lui parlant de l’affection touchante qu’il avait pour JJ. C’est vrai qu’il était adorable avec ce bébé lémurien. C’est également vrai qu’il aurait fait un papa véritablement parfait. Cependant, le roi des lémuriens n’avait pas pu supporter mes propos. C’est vrai qu’ils étaient maladroits et déplacés. Tout juste si je ne lui proposais pas de jouer moi-même les entremetteurs alors que nous n’avions qu’une envie commune ; celle de former un couple.

C’est à la suite de sa remarque cinglante que j’entrepris de réellement de lui délivrer ce que j’avais sur le cœur. Saluant tout d’abord son courage et ses grandes qualités de monarque. Des paroles qui ne pouvaient que le toucher au plus haut point. Je lui souris alors en l’entend parler ainsi de son peuple et de son devoir.

« Et personne n’est aussi doué que toi pour rendre ton peuple heureux. Tu as raison, maintenir tes sujets dans la peur ne les pousseraient qu’à t’obéir par crainte. Alors que là ils t’aiment et seraient prêts à n’importe quel sacrifice car ils savent que tu les aime en retour. C’est pour cette raison que je t’ai toujours autant admiré. La facilité que tu as à assumer et vivre pleinement tes sentiments. »

Il est vrai que j’aurais certainement besoin de recevoir de l’aide de sa part. C’était quelque chose que moi je ne savais pas faire. Si mes hommes savaient que je les aimais profondément, je n’imposais mon autorité que dans une relation d’officier à soldat. Tellement loin de l’univers de mon Queue Rayée.

La séance pour le recoudre fut naturellement très pénible pour lui. Même si je faisais mon possible pour m’appliquer, il montrait naturellement des signes de douleurs qui me firent mal au cœur. Dans le fond, j’aurais peut-être dû le mener à l’hôpital plutôt que de faire tout le travail ici. Au moins eux avaient de la morphine, ce dont j’étais totalement dépourvu. Je restais malgré tout concentrer sur ma tâche et fis mon maximum, parvenant même finalement à lui faire une jolie suture qui ne laisserait peut-être pas de marque. Je savais à quel point son corps était une chose précieuse pour lui. Il ne m’aurait jamais pardonné de l’avoir trop abimé.

C’est alors que je lui avouais réellement ce que je ressentais pour lui, lui faisant comprendre que je ne m’imaginais pas pouvoir vivre une minute de plus dans ce monde sans lui. Bien sûr, étant donné ce qui s’était passé la dernière fois, il demeurait sur la défensive. Je pouvais totalement le comprendre. Le discours du moi inconscient n’avait pas forcément plus de fondement que le moi conscient. C’était de l’amour de simplement… de l’amour que j’avais refusé d'admettre la première fois que je lui avais fait des discours à l’eau de rose. Comment aurait-il pu croire à ce discours-ci alors que le premier avait sonné comme des paroles en l’air ? Certaines cicatrices ne se refermaient pas facilement et celle que j’avais infligée à son cœur était la plus douloureuse de toutes. Je ne réagis donc pas au moment où Julian prétendit que c’était une grosse blague. Mais cela ne me décontenança pas pour autant. Je savais que si je venais à me taire à cet instant précis, plus jamais je ne trouverais le courage de lui faire à nouveau ces aveux. Je ne pouvais plus me permettre de reculer. C’est pour cette raison que je ne m’arrêtais qu’au moment où j’avouais enfin mon amour pour lui. De la manière la plus sincère dont j’étais capable.

Guettant la moindre réaction de sa part, je fus alors très surpris de le voir se relever. Une lueur de crainte passa alors dans mes yeux. Ne se rendait-il donc pas compte à quel point cela pouvait être imprudent de sa part ? J’aurais sans doute dû faire quelque chose mais j’étais paralysé de peur. Je craignais sa réponse plus que tout et je n’avais pas la force de laisser parler ma bonne conscience. Je le vis s’asseoir à mes côtés, me saisissant la main qu’il posa sur ses jambes avant de poser sa tête contre mon épaule. Un geste qui me toucha au plus profond et je finis même par déposer un baiser sur son front au moment où le lémurien me traita d’abrutis.

« Je le sais et je suis désolé. Je… je ne suis pas très doué pour aimer. »

Je le laissais faire, joué avec ma main alors que je goûtais juste à la douceur de ma rédemption. Je me laissais porté par la tendresse et la beauté de l’aveu qu’il venait de me faire. Je sentais presque des larmes perler à mes yeux lorsqu’il m’avoua à son tour ses sentiments pour moi. De toute ma vie, le verbe aimer n’avait jamais eu la profondeur et la magnificence que lorsque c’est lui que me l’avait avoué. Je passais alors tendrement ma main derrière ses épaules pour le serrer contre moi. Une manière pour moi de le soutenir avant de l’embrasser à nouveau avec douceur sur son visage endoloris.

« Oh Julian… je suis vraiment heureux de te voir réagir comme ça. J'en suis très heureux. »


Je sentis alors une sensation très étrange en moi. Ces mots que j’avais eu tellement de peine à avouer revenaient encore une fois de manière beaucoup plus naturelle. J’avais crevé ma bulle protectrice et avouer mes sentiments pour lui me semblait être tout à la fois une grande fierté et un baume apaisant pour mon cœur qui battait tellement fort dans ma poitrine.

Il se tourna alors légèrement vers moi, voulant à son tour me parler de ce que lui avait ressentis depuis l’anniversaire du Moite. Bien évidemment, je savais qu’il avait souffert. Je l’avais regardé se décomposer peu à peu alors que je filais « le parfait amour » avec Marjolène. Une fois encore, j’avais choisi la facilité de sentiments qui n’étaient pas réellement les miens. Il fallait qu’il le sache et j’avais le devoir de le lui raconter. Je hochais la tête en un signe négatif lorsqu’il me parla d’elle. Je réfléchis alors quelques instants avant de le lui dire.

« Non c’est juste que… je crois que je voulais choisir la facilité. Comme je l’ai fait avec Dodelinette. »

Je me tus alors quelques instants, me rendant compte que je ne m’étais jamais donné l’occasion de lui raconter cette histoire. Forcément, étant donné que je n’étais plus sensé être amoureux de lui.

« C’est vrai, à l’époque aussi j’avais peur de t’aimer alors quand tu m’as présenté Dodelinette j’ai sauté sur l’occasion de vivre un autre amour, je croyais avoir rencontrer mon âme soeur. Mais elle avait beau avoir ton talent pour la danse, ta beauté et son exotisme… elle n’était pas toi ! Tu sais, déjà à ce moment-là j’ai regretté ma décision dès le moment où je me suis marié. A peine arrivé à Monte Carlo, je ne désirais que partir te rejoindre en Afrique pour demander ta main dans mon super avion en or massif. Je voulais t’offrir le plus gros diamant du monde pour te montrer que j’étais digne de toi et te prouver que je pouvais t’offrir la vie que ta majesté désirait. Mais je n’ai jamais eu l’occasion de devenir ta reine parce tu m’avais déjà trouvé une remplaçante. Alors j’ai enterré mes sentiments très profondément et j’ai fini par me dire que c’était beaucoup mieux pour tout le monde. »


Je me tus pour marquer la transition avec mon présent et avec les évènements qui l’intéressait vraiment.

« Mais je me suis aperçu à la soirée du Moite que mes sentiments étaient toujours aussi vivants et que je n’avais jamais cessé d’être amoureux de toi. Mais ça m’a fait paniqué et j'ai préféré croire que nos différences nous condamnait à vivre malheureux ensemble. J’ai cherché un autre amour qui serait capable de te sortir de ma tête. Mais je n’ai pas réussi… personne n’arrive à ta cheville et mon rêve fou de devenir ta reine est toujours là et j’ai envie qu’un jour il se réalise. Alors je veux accepter ces sentiments parce que s'il y a une chose que j'ai apprise c'est que jamais je ne pourrais aimer quelqu'un autant que toi. Tu es l’amour de ma vie, Julian. »

J’espérais que cela le convaincrait et qu’il croirait chacun des mots que je prononcerais. Malheureusement, il avait encore des doutes. Se relevant de sa place, il se mit en face de moi pour me demander encore une fois si j’étais sincère. C’est alors qu’à mon tour je me relevais et le regardant droit dans les yeux, je lui souris de toutes mes dents. Tout en lui saisissant ses mains, je tentais de le rassurer.

« Tout ce que je t’ai dit est vrai et sincère, Queue Rayée. Après tout, malgré tous les impairs que j’ai pu commettre le soir de l’anniversaire du Moite, je ne t’ai jamais dit que je t’aimais. Et maintenant, je ne le dirais plus jamais à personne d’autre. Je t’ai fait du mal, tu as raison. Et tu as raison aussi lorsque tu prétends que ton cœur n’est pas un jouet. Non il ne l’est pas... Tu es la créature la plus douce, généreuse et gentille que je connaisse. Tu as le coeur en or le plus précieux que ce monde ait un jour porté. Je veux chérir ce trésor et prendre soin de toi aussi longtemps que je vivrais. »


Je m’écartais d’un pas et avec toute la difficulté du monde je posais un genou à terre. Je retenais alors un cri de douleur, tentant d’y résister autant que je pouvais. Même si finalement, s’il désirait une preuve d’allégeance et de dévotion, je ne sais pas ce que je pouvais faire de mieux. Je relevais alors un regard vers lui, un air déterminer sur le visage.

« Je sais qu’il est encore beaucoup trop tôt pour te demander ta main, mais un sujet à toujours le droit de prêter allégeance à son roi, non ? Alors je te pose la question… Roi Julian XIII acceptes-tu de me faire l’immense honneur de faire de moi ton chevalier servant et ton prince charmant ? Veux-tu devenir mon compagnon ? »

Je me relevais après avoir reçu son approbation, le serrant dans mes bras. Je pris tout le de même la peine de préciser.

« Je sais que ça ne va pas être facile… j’ai encore beaucoup de choses à régler. Il faut que je rompe avec Marjolène et je veux y aller en douceur. Après tout, même si on ne sort plus ensemble elle reste mon amie… enfin je l’espère. Mon cœur t’appartient mais laisse-moi encore une semaine et je serais tout à toi. Je te le jure sur la tête de mes frères, sur mon grade de commandant et sur la bannière étoilée. »

En somme, je ne pouvais pas mentir. Je venais de lui prêter serment sur tout ce qui était réellement important dans ma vie. En aucun cas je viendrais à trahir ma patrie, l’armée ou même ma famille qui était les trois piliers essentiels de mon existence. Serrant mon amoureux dans mes bras, continuant à le bercer pendant plusieurs minutes, je ne pus m’empêcher de remplir mes narines de son odeur. Elle m’avait tellement manquée. Puis m’écartant, je saisis son visage entre mes mains et posa de nouveau mes lèvres sur les siennes. Ses baiser m’avaient tellement manqué. Tout en l’embrassant langoureusement, je laissais une main s’égarer dans ses longs cheveux alors que l’autre s’égarait dans son dos. Bien sûr que je le désirais, il m’avait tellement manqué durant ses longs mois où nous étions séparés. Cela dit, je me refusais à me placer dans le même schéma que la dernière fois. Et même s’il n’avait pas été blessé, je me refusais à lui faire l’amour ce soir-là. Il aurait pu penser que toutes mes paroles n’étaient motivées que par mon envie de lui. C’est pourquoi je finis par m’écarter tout sourire en lui glissant.

« Tu sais, je n’ai pas encore eu l’occasion de te le dire. Mais je te trouve vraiment sexy avec tes beaux cheveux longs. »


Je ris alors et m’écartant, je lui tenais toujours la main. Je le poussais alors à s’allonger dans le lit.

« Allez maintenant repose-toi. Il faut que ta blessure cicatrice et tu peux me croire, elle ne pourra parfaitement le faire que si tu restes tranquille. Moi je vais prendre une douche et je te rejoindrais après pour te border. »

Regardant avec amour la petite boule de poils se glisser dans les bras de son nouveau papa, je partis prendre une bonne douche pour faire partir tout le sang que j’avais sur le corps. Puis, sortant de la douche je m’apprêtais à rejoindre Julian pour lui proposer de manger quelque chose. Cependant, le lémurien avait déjà rejoint les bras de Morphée. Assumant que nous étions bientôt un couple, je vins m’allonger à ses côtés, reposant délicatement ma tête sur mon épaule et enroulant mes bras autour de son torse pour lui tenir chaud.

Le lendemain matin, je m’étais assuré que le rêve perdure aussi longtemps que possible. Tout d’abord, je m’étais levé pour commander un copieux petit déjeuner à base de fruits et de céréales. Une fois arrivé, je l’avais réceptionné et posé au pied de notre lit. Je m’étais alors dirigé vers Julian et l’avais tendrement embrassé pour le réveiller.

« Bonjour, mon amour. Le petit-déjeuner et servi. Tu as besoin de reprendre des forces avant de reprendre la route. »

Je voyais alors bébé JJ dont le ventre criait également famine, se jeter sur le plateau. Fort heureusement, je pus arrêter la vilaine boule de poils avant qu’elle ne renverse tout. Saisissant une banane, je l’avais fait venir de mon côté du lit. Fort heureusement pour moi, je découvris alors que le bébé lémurien m’appréciait beaucoup. C’était une chance, au moins il ne m’en voudrait pas d’accaparer son papa. Le prenant dans les bras, je détachais des morceaux de fruits et les lui donnaient. Il ne gênait alors pas pour les manger avec gourmandise.

« T’as vu ça, Queue Rayé, on dirait bien que Julian Junior m’a adopté. C’est une chance, on pourra s’entraîner pour nos futurs enfants. Et puis si malheureusement ça foire, on saura que c’est une très mauvaise idée d’en avoir. »


Je le regardais alors me juger du regard alors que je finis par éclater de rire.

« Allez rigole un peu, je plaisantais ! En tout cas je suis certain d’une chose. Après ce qui s’est passé hier, on formera sans doute le meilleur couple royal que tes sujets n’auront jamais connu. C’est vrai, être ma vaillance, ta générosité et notre dévouement je suis persuadé que ton royaume sera le plus prospère de tous. »

Je continuais comme ça, à faire des plans sur la comète et lui parler de tout ce que je voulais accomplir avec lui. Il n’était après tout pas le seul à être sur un petit nuage en ce jour si particulier. Je l’étais moi aussi et je voulais lui faire comprendre à quel point j’étais heureux et épanoui.

Les choses se compliquèrent sur le chemin du retour. Nous avions quitté notre suite après que j’aies refait le pensement de Julian et vérifier sa blessure qui ne s’était heureusement pas infectée. Puis, nous avions rejoint ma voiture avec son nouveau bébé qui ne le quittais pas d’une semelle. Le chemin du retour se passa sans embûche, même si j’étais un peu triste de penser que je ne rejoindrais pas la villa avec lui. Pour lui prouver mon amour, je lui prodiguais baiser et câlins tout au long du parcours. Je m’amusais même à chantonner avec lui les plus belles chansons d’amour de mon répertoire. Cela amusait d’ailleurs beaucoup JJ qui sautillait sur place, faisant quelques mouvements de danse improvisés. Puis, après trois heures de voyage, j’arrêtais la voiture devant le royaume des lémuriens. Restant quelques instants silencieux, je finis par soupirer de désespoir.

« Et voilà ta majesté, on est de retour dans ton royaume ! »


Je perçus alors de la tristesse dans les yeux du lémurien et passant une main derrière sa nuque, je le poussais à me regarder.

« Eh ne t’inquiète pas d’accord ? Je ne vais pas m’envoler, tu sais. Je t’aime à la folie, mon amour, et j’espère que tu le sais. Dans quelques jours à peine je serais à toi pour l’éternité. »

Je lui tendis alors mes plaques que je lui avais subtilisé la veille. Je les lui tendis alors dans un sourire.

« Tu sais quoi ? Garde-les, comme preuve de mon engagement envers toi. Et d’ici là promet-moi que tu arrêteras tes bêtises. Tu as déjà toute mon attention, pas besoin de la retrouver autrement, d’accord ? »

Je m’approchais de lui et l’embrassais alors langoureusement avant de m’écarter tout en gardant mon front coller contre le sien.

« Bon sang, qu’est-ce que ça va être long tous ces jours passés loin de toi. Tu vas me manquer ! »


Je l’embrassais alors tendrement avant de relâcher mon étreinte.

« Allez vas-y, Queue Rayée ! Et rappelle-toi surtout que quoiqu’il arrive, je t’aime. »


Je le laissais alors repartir, saluant Maurice que je voyais au loin et qui en fit de même. Je ne savais pas ce qu’il avait vu mais son air satisfait me faisait penser qu’il avait atteint son but. Je repartais alors, sachant que le plus dur restait à faire. Cela dit, j’étais déterminé et je savais que ma vie prenait enfin le bon tournant.

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You are the best part of me
Mon bonheur je l'ai trouvé dans l'éclat émeraude de tes yeux et le goût exotique de tes baisers. J'aime ton éternelle joie de vivre et ta foi inébranlable en notre amour. Ne perds jamais cette flamme car c'est ma vie que tu éclaires au quotidien.∞

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