« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)



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Liliann A. Poe



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Liliann A. Poe


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________________________________________ Mar 18 Aoû 2020 - 9:47




S
ous ses yeux coulait la rivière, dans un clapotis doux à l’oreille, doucement, tout doucement, ruisselant sur les rochers qui parsemaient, encore, son lit, avant de devenir, avec le temps, du sable fin qui recouvrira la plage. Les mains posées sur la rambarde du pont en bois, il essaya d’imaginer la transparence limpide de l’eau claire, les reflets lumineux des poissons qui glissaient au bord de la rive, l’éclat de quelque caillou rongé par l’érosion. Au loin, il entendit le sifflement d’un merle, les reniflements d’un chien et, plus près, le bruit de bottes qui gigotent sur le bois du pont, impatientes.

Ajay rouvrit les yeux.

Devant lui, tout n’était plus que ténèbres parsemées de nuances plus ou moins lumineuses, d’ombres plus ou moins denses. Il distinguait, à peine, les silhouettes de ceux qui bloquaient les rayons du soleil, juste derrière lui. Comme des taches floues, informes, qui remuaient d’une drôle de manière et lui tapaient fortement sur le système. L’on ne se rend compte de ce que l’on perd qu’une fois qu’il est trop tard pour le regretter. Perdu dans l’obscurité, Ajay songeait aux jours de pluie passés à contempler les gouttes d’eau s’écraser et disparaître dans les flaques, aux week-ends radieux passés à apprendre à être un autre, à tous ces visages qu’il n’avait pas pris le temps d’admirer, avant de les oublier. Il ne restait, désormais, plus que des formes, imparfaites, baignées de noir, de blanc, de gris.

Une gorge racla, si près de lui, que le brun tiqua. Une grimace discrète, au coin des lèvres, qui ne passa pas inaperçue. Il sentit le malaise de celui qui s’était approché, de celui qui venait le déranger, le prier de continuer. En se concentrant sur la forme floue, à ses côtés, Ajay devina une main tendue, vers lui, qui s’apprêtait à s’emparer de son coude ou attirer son attention, en touchant l’épaule. Il haussa un sourcil, se para d’un regard hautain et « dévisagea » son interlocuteur de haut en bas.

Ajay ne voyait plus rien, mais il savait faire semblant que si.

L’intrus recula d’un pas, la mine basse, et n’osa rien dire de plus. L’aveugle tira sur les bords de sa veste, remua le cou pour se détendre et tourna les talons. Puisque l’on attendait de lui qu’il fasse ce pour quoi il était venu, alors soit. Il traversa le pont, le menton haut, une main négligemment enfoncée dans une poche, la démarche assurée de celui qui n’a peur de rien. Devant lui, la réputation de son personnage faisait reculer les passants, comme Moïse face à la Mer Rouge. Ce qui lui convenait. Plus les ombres s’écartaient sur son passage, moins il risquait d’en percuter une et éveiller les soupçons de ses gorilles, sur ses talons, payés pour assurer sa sécurité.

Car personne ne savait qu’Ajay ne voyait plus.
Tout comme personne ne savait qu’il s’appelait Ajay.

– Monsieur Hale ! C’est un plaisir de vous avoir parmi nous ! Grâce à vos dons généreux, nous pouvons ouvrir la nouvelle galerie au public dès à présent.

– Appelez-moi Connor, répondit-il, avec un sourire en coin, les yeux rivés sur la forme de la guide qui venait de s’adresser à lui. C’est bien pour cette raison que je suis là aujourd’hui.

Ajay essaya de visualiser, au-delà de la forme floue qui se tenait devant lui, la taille approximative de l’employée, la position de sa tête, sur les épaules, la longueur des bras, des jambes. Puis il tenta, au culot, une attaque qui seyait à son personnage, à celui que l’on attendait qu’il soit : il se pencha un peu vers elle, attrapa délicatement son poignet et posa, dans sa paume, un billet.

– Pour mon ticket, précisa-t-il, dans un souffle. J’espère que vous serez en charge de ma visite. Il me tarde de découvrir la nouvelle collection.

Le brun se redressa et contourna la guide pour s’avancer à l’intérieur du musée. De mémoire, il savait à quoi ressemblait l’établissement, la beauté de son hall d’entrée, des nombreux tableaux qui ornaient ses murs, les statues parsemés dans chaque pièce, les objets d’art plus petits, parfois méconnus. Ajay aimait se perdre entre ses murs, les rares fois où il était autorisés à faire ce qu’il voulait, sans s’inquiéter d’être appelé à l’improviste, pour jouer le rôle de Connor Hale et sortir en public, prendre l’apparence de l’homme qu’il n’était pas pour éviter, au véritable Connor Hale, les désagréments de ces sorties. Ajay n’était que l’ombre d’un autre, né pour être son double, celui qui est jeté en première ligne afin qu’il n’arrive rien au véritable génie. Génie… Connor n’était pas véritablement reconnu, dans la rue, pour son intelligence, même s’il n’en manquait pas.

– R.A.S. patron.

La voix de l’un de ses cerbères, glissée à son oreille, le fit frissonner. Ajay n’en laissa rien paraître, acteur hors-pair, et se contenta de hocher la tête. Mécène du musée, Connor Hale venait, aujourd’hui, se mêler aux civils pour l’inauguration de la nouvelle aile du musée. Ajay emboîta, alors, le pas de sa guide, revenue pour leur faire une visite privée. Même s’ils avaient l’air propre sur eux, dans leurs costumes luxueux, les longues vestes dissimulaient, en vérité, mieux les armes à feu de ses gardes-du-corps. Et tous les visiteurs, sur sa route, le savaient. C’était pour cette raison que le passage sur libérait devant lui et qu’il pouvait garder l’illusion d’une vue parfaite, perçante, qui capte le moindre détail et s’apprête à faire regretter, au premier imprudent, d’avoir voulu, ou ne serait-ce que pensé, lui faire du mal. C’était, après tout, ce que l’on attendait d’un parrain de la pègre.

– Par ici, je vous prie, indiqua la guide, en les menant, enfin, dans la nouvelle galerie.

Au moment de passer le seuil de la porte qui les mena dans un couloir entre les deux ailes du musée, Ajay eut un temps d’hésitation. Il s’arrêta, pencha un peu la tête sur le côté et se tourna à moitié vers la salle qu’il s’apprêtait à quitter. Il lui semblait avoir aperçu quelque chose. Aperçu quelque chose. Comme un éclair flamboyant au milieu de ses ténèbres, une étincelle qui s’était éteinte aussitôt. Il eut beau sonder la pièce, d’un regard plein d’une suspicion feinte pour berner ses gorilles, il ne trouva rien et mit cette histoire sur le dos d’une illusion.Ce qui ne l’étonna pas vraiment. Ajay avait toujours aimé l’art et il crevait de ne plus pouvoir en profiter.

Persuadé de n’avoir rien vu, puisque c’était, de toute évidence, impossible, Ajay reprit sa marche et rejoignit la guide, qui l’attendait quelque pas plus loin pour commencer la visite.

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Bran Uaike



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________________________________________ Mer 19 Aoû 2020 - 13:17


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Loreleï observait tous les humains, de ses yeux camouflés. Elle savait qu’on pouvait la voir de loin. Ses cheveux de feu étaient très visibles. Trop peut être ? Qu’importe, elle imposait le respect. Dans un tailleur serré, elle marchait dans la rue d’un pas décidé. Ses lunettes de soleil, qui coûtait bien plus cher qu’une Porsche, sur le nez. Elle jugeait, hautaine et sûre d’elle.

Pourtant, elle n’aimait pas se trouver ici. Parmi les fourmis lépreuses de la ville. Elle préférait son coin de Paradis à elle. Ce lieu si charmeur dont certains aventuriers essayaient de percer le mystère… un lieu d’où très peu de personne revenait. Son coin de paradis était sa protection, son bouclier contre une chasse aux sorcières. Elle savait que si elle était découverte, dans cette ère de téléphone et d’expériences, elle se ferait découper les cheveux, et arracher les yeux pour le bien de la science.

Il lui fallait être prudente … mais elle ne pouvait pas résister à l’envie de voir ses œuvres perdurés dans le temps. Pas sculpteuse pour deux sous, elle avait les mains aussi lisses que la peau d’un bébé, elle était pourtant la créatrice d’une œuvre exposé, et elle avait déraisonnablement envie d’aller l’admirer à nouveau.

La gorgonne se glissa dans le musée avec la prestance digne d’elle. Son téléphone portable à la main, elle cherchait déjà l’objet de sa convoitise. Ignorant au passage les humains dans les lieux. L’un d’eux semblait connu, mais elle n’avait que faire de la popularité d’une personne quand un souvenir était exposé comme un trésor.

Elle fit le tour rapidement de la première pièce à une allure rapide. Donnant l’impression qu’elle n’était qu’une enfant dans un musée, qui ne regardait pas les œuvres plus que deux ou trois secondes, et encore quand elle remarquait que la chose en face d’elle était une œuvre. Si Loreleï c’était intéressé à l’art, elle aurait pu dire les styles et autres inspirations des peintres et des sculpteurs, mais non. Elle ne s’intéressait qu’à son art à elle.

Prenant un couloir, elle était obligée d’attendre devant des gorilles armés qui l’agacent. Ne pouvait-il pas se pousser ? Elle sautillait d’un pied sur l’autre pour avoir enfin la place de passer dans la deuxième pièce. Ignorant toutes les pièces présentes, elle fonça vers une statue… représentant une mère et un fils hurlant de terreur. Elle eut un sourire. Bon… Elle n’avait pas voulu pétrifier l’enfant, mais maintenant que la culpabilité était passée, elle trouvait cette statue magnifique. Elle lu la petite pancarte à côté « La femme et le fils hurlant. Auteur inconnu. 1920 »… elle eu un petit cri de stupeur alors qu’elle se recula. Observant une femme guide, elle arracha la plaque pour arriver à ses côtés comme une furie.

Elle sentait ses cheveux se mouvoir pendant ce mouvement… ou est ce les serpents qui désirent ardemment protéger leur maîtresse de sa colère ? Qu’importe. Arrivant devant la jeune femme elle lui mit violemment la plaque pour la regarder à travers ses lunettes.

- Qui est l’abruti qui a noté cette description ?!

Bien sur, tout le monde tourna les yeux vers la jeune femme qui osait hurler dans un musée. Elle n’avait pas de nom défini, pas d’existence défini, elle n’était personne… alors que tout le monde se souvienne de la folle du musée, elle s’en fichait d’une force. Elle laissa la guide prendre la plaque et regarder si elle pouvait trouver l’erreur. Devant sa tête incrédule, Loreleï fut obligé de rétorquer.

- 1920. Cette statue a été découverte en 1920, pas sculpté. Elle est antérieur à 1700 et a appartenu a plusieurs conquérants romains avant d’arriver dans ce musée… vous pouvez en trouver des traces dans plusieurs tableaux, alors changez ça !

Elle avait envie de rajouter « avant que vous ne finissiez comme eux » mais elle se stoppa in extremis. Puis, elle se rappela que la guide, était justement une guide … et que donc elle avait interrompu quelqu’un. Tournant ses yeux noirs à travers ses lunettes vers l’homme en face d’elle, elle le toisa, avant de soupirer.

- Ouvrir un musée sans vérifier les dates de ses plus belles œuvres.

Parce que les autres statues étaient moches, sans prestance, sans ce petit quelque chose qui fait que tout le monde regarde son œuvre. Il manquait l’âme des humains pétrifiés. C’était tout, mais suffisant pour qu’elle apprécie que son travail soit bien étiquetés.


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ça va peut être mal finir cette histoire:
 
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________________________________________ Mer 19 Aoû 2020 - 19:28




T
out ceci le gonflait autant que ça l’attristait. Toutou docile, loin de se poser des questions ou d’imaginer une rébellion, Ajay faisait ce qu’on lui demandait, ce qu’on attendait de lui. Ce n’était pas pour autant qu’il appréciait ce qu’il faisait. Devoir correspondre à un autre, se faire passer pour un autre, prendre les risques à la place d’un autre, tout ceci ne lui plaisait pas. Ajay aurait aimé, pour une fois, pouvoir s’extraire à son devoir, redevenir l’inconnu qu’il était et ne pas être appelé sur cette sortie-ci. Que pourrait-il arriver à Connor pour l’inauguration d’un musée ? Parfois, il se demandait si son… patron ? jumeau ? sosie ? ne se contentait pas de l’envoyer à sa place pour s’éviter les désagréments des déplacements. Visiter un musée, il ne doutait pas un instant que ça ne l’intéressait pas.

Ajay, au contraire, aimait cet endroit. C’était, d’ailleurs, la raison pour laquelle il aurait préféré ne pas avoir à venir. Le musée était un lieu douloureux pour lui. Privé de la vue depuis peu, il ne s’était pas encore remis de la seule vérité qui tienne : il ne pouvait plus admirer les œuvres. Ses yeux glissaient sur les tableaux, les statues, mais il ne voyait rien. S’il pouvait discerner des ombres à la place des personnes qui l’entouraient, c’était essentiellement grâce à leur mouvement. Contre les murs, les tableaux lui étaient invisibles et les statues n’étaient que des ombres diffuses qu’il avait du mal à saisir. Irrémédiablement, son regard vagabondait sur les mouvements, le public qui passait derrière lui, les gardes à ses côtés, la petite guide.

Privé de la vue, Ajay fit plus attention aux mots. Il essaya d’imaginer, de visualiser, ce dont elle parlait. Heureusement pour lui, certaines de ces œuvres avaient été données par Connor lui-même et il les connaissait sur le bout des doigts. Il pouvait répondre à la guide, sur ce ton désinvolte qui seyait à son personnage, qu’elle se méprenait sur l’intention dans les coups de pinceaux de tel artiste. Si elle se concentrait sur le point central de l’œuvre, là où le vide s’emparait du tableau, comme un oubli étrange qui attirait le regard et le rejetait tout en même temps, alors elle comprendrait. Et elle comprit. Ou elle fit comme si.

La seconde pièce lui fut inconnue, parsemée d’œuvres qu’il n’avait jamais vue et qu’il ne verrait jamais. Dans le manoir des Hale, il pouvait se permettre de tendre les mains et de caresser les statues, d’en découvrir les crevasses et les bosses, les aspérités d’origine et celles venues avec le temps. Dans le musée, il devait se contenter de suivre l’ombre de la guide, de hocher la tête, pensivement, sans faire mine de s’y intéresser vraiment. Connor n’était pas mécène pour son amour de l’art, mais pour son besoin de dilapider son argent. Un certain besoin de discrétion, aussi, qui lui avait permis, grâce aux travaux de rénovation de la nouvelle aile, d’ouvrir le sous-sol à ses activités criminelles. Juste sous leurs pieds.

Un hurlement arracha Ajay à ses pensées. Il revint dans le musée, accompagné de ses gardes, face à la petite guide qui attendait, peut-être, qu’il réponde à une question qu’il n’avait pas écoutée. Puis il y eut un nouvel éclair, un trait de lumière qui traversa son champ de vision. Une tache colorée grossit devant lui, prit des allures de feu sauvage et se mouva d’une étrange manière. Ajay resta bloqué sur le mouvement, sur ces flammèches qui, au lieu de grimper vers le ciel, glissaient vers le sol, comme pour retourner à la terre. Une nouvelle fois, la voix retentit et il comprit : sous ses yeux aveugles, la lumière donnait vie à une chevelure flamboyante dont il apercevait une partie, une infime partie, d’un rouge sombre qu’il voyait, pourtant, autant qu’un phare en pleine tempête. Habitué aux ténèbres, il ne pouvait que fixer ce phénomène, accroché, peut-être, à l’espoir qu’un jour il puisse guérir.

– Je… Je vais vérifier ceci, bégaya la guide, visiblement gênée par la situation. Je vous prie d’accepter nos plus sincères excuses.

L’ombre de la guide sembla se pencher un peu. Il devina qu’elle devait s’incliner, pour donner plus de poids à ses excuses. Aveugle, il ne pouvait comprendre de quelle œuvre il était question, dans cette réclamation bruyante que faisait l’inconnue, mais il ne pouvait pas rester immobile, à attendre que l’orage passe. Connor ne serait pas resté indifférent et Ajay se devait d’agir comme lui. Alors, il tendit la main, attendant que la guide lui donne la plaque de la statue. Quand il sentit le fer, entre ses doigts, il y jeta un coup d’œil sans rien voir, et glissa un pouce dessus, dans l’espoir de deviner quelque chose. Néanmoins, par souci de discrétion, il dut se contenter d’un seul passage et ne capta que quelques lettres qui ne lui donnèrent aucun indice.

– Relevez-vous, ma chère, dit-il à la guide, en lui confiant à nouveau la petite plaque. Tout porte à croire que des experts comme vous n’ont pas pu se tromper de plus de deux siècles, n’est-ce pas ? Ou me serais-je trompé de musée… ?

Ses yeux bleus fixés sur la forme floue de la guide, Ajay donna à son ton tout le mépris que le monde connaissait à Connor. Avec des mots détournés, il critiquait ouvertement la guide, bien qu’elle ne soit pas responsable de cette histoire. Ce n’était pas elle, l’experte. Mais les hommes comme Connor ne s’encombraient pas de ces détails-là. Il blâmait tout le monde pour la gêne occasionnée pendant sa visite du musée.

– Vous parlez comme si vous la connaissiez, disons… personnellement. Mais vous m’avez l’air plutôt bien conservée pour une vieille romaine.

Il s’était tourné vers la tache flamboyante, s’arrachant à la contemplation de la couleur, dans son monde monochrome, pour asséner l’attaque de Connor Hale. L’homme ne prenait ni un parti ni un autre, il ne connaissait que son propre bord et ne voulait pas perdre de temps sur cette histoire. Remettre les personnes subtilement à leur place fonctionnait la plupart du temps. De son avis, en tout cas. Avis qu’Ajay ne partageait pas. Le mépris ne mène qu’au mépris, la violence à la violence.

Derrière lui, ses gardes du corps approchèrent d’un pas, resserrant le rang autour de lui. D’une main levée, il leur indiqua de ne pas approcher davantage, qu’il maîtrisait la situation. Il ne manquerait plus que ses gorilles s’énervent et décident de prendre les deux femmes par le col pour les emmener dehors avec la délicatesse qui colle à la peau des videurs.

– Vérifiez et changez, prouvez-moi que je ne perds pas mon temps à vous donner mon argent, ordonna-t-il à la guide, avant de se tourner vers la rouquine. Crier ne vous rend pas plus menaçante, juste plus… emmerdante.

Ajay haussa un sourcil, l’air fier de lui, et secoua la main, vers la guide, pour lui indiquer qu’il ne voulait plus l’avoir dans les pattes. Autour d’eux, les ombres passaient rapidement, ne voulant pas être témoin d’une dispute impliquant Connor Hale et ses gardes armés.

– La prochaine fois, écrivez une lettre, ça évitera à tout le monde de supporter vos sifflements. D’ailleurs, si vous avez fini de striduler comme un criquet mécontent…

Et il lui fit, à elle aussi, un signe de main pour lui demander de s’écarter de son chemin. Il aurait volontiers forcé le passage, mais Ajay n’était pas certain de pouvoir le faire sans bousculer quelqu’un et il était hors de question que ça arrive. Connor n’était pas homme à toucher autrui. Ce qui, par ailleurs, ne passerait pas auprès de ses gardes, prompts à tordre le bras du premier qui oserait tendre la main vers leur patron.

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________________________________________ Mer 2 Sep 2020 - 1:09




E
lle était en feu. Tout simplement en feu. Son corps était pourtant froid comme les statues qu’elle faisait, mais son esprit était en train de s’énerver. Elle n’aimait pas qu’on se trompe de manière si éhontée sur une de ses plus belles œuvres. Surtout que le père de l’enfant statufié avait voulu se venger, et qu’il ne pourrait jamais compléter la série. Elle avait cassé cette statue, un jour où elle s’amusait. Dans son commerce de statue, le sol était recouvert de sable blanc, très propre… qui n’était autre que des statues cassés dans le temps, écrabouillé et finissant par être aussi doux que le sable de la plage. Elle laissa la jeune guide « vérifier » ses dires.

Elle n’avait pas besoin d’excuse. Elle n’avait pas une existence bien importante dans cette décennie, et elle n’avait pas envie qu’on l’emmerde … mais … Il n’empêche que ça la mettait en rogne qu’on ne puisse pas faire attention à ses œuvres. Notre gorgonne posa les yeux sur l’inconnue. Bien sur qu’ils se sont trompés. C’était évident. Et elle avait déjà envie de lui répondre. Le serpent se cachant dans ses cheveux bourdonnaient de le croquer. Elle dut se calmer pour le calmer.

Il ne fallait pas qu’elle tue quiconque avec des gens autour… et les gens se mettraient à flipper de voir ce que cache sa tignasse. Elle n’avait pas envie de se prendre la tête avec les mythes des humains et leur idiotie. Loreleï posa les yeux sur l’inconnu.

- je la connais, j’ai suivi son parcours. Et je ne suis pas romaine, j’habitais Athènes.

Elle n’avait pas dit cela en élevant la voix. Elle était tout à fait sereine. Elle savait qu’elle avait raison. Et elle n’était pas plus romaine qu’elle n’était un homme. Rome la dégoutait. Elle n’aimait pas la ville et encore moins les romains. Quoi qu’ils fassent de jolie statue. Si l’homme la méprisait, cela passait sur Loreleï comme de l’eau sous une cascade.

- Crier me fait entendre. C’est la raison pour laquelle je crie. On a ce qu’on veut plus facilement quand on se fait entendre.

Elle répondait encore sans élever la voix. Enonçant un fait. Si elle avait dû attendre qu’on l’écoute par la manière douce, elle serait encore en train d’attendre comme un toutou qu’on daigne l’écouter. Là, cela avait été rapide, efficace, et personne ne pourra dire qu’elle n’avait pas prévenu. Petit cri pour grande réaction. Pile ce qu’il lui fallait. Elle eu un rire. Cristallin, venant d’une époque différence, alors qu’elle secoua la tête doucement. Elle s’approcha d’un pas, sortant de sa poche une petite carte. Les gorilles étaient toujours aux aguets, mais elle sourit. Elle lui mit contre son torse alors qu’elle passa à proximité.

- Si vous voulez voir d’autres statues comme celle-ci, parfaite, venez me rendre visite. Je serais ravi de vous accueillir.

Et de le faire devenir une de ses plus belles statues. Mais ça bien sur, elle ne le dit pas.
HRP – Si tu veux dire qu’elle part après ta réponse n’hésite pas, sinon elle lui répondra encore.


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________________________________________ Mer 9 Sep 2020 - 20:34




P
lus le temps passait, plus Ajay se confortait dans l’idée qu’il n’aurait, vraiment, pas dû venir dans ce musée, faire l’inauguration à la place de Connor. Toute cette histoire lui tapait sur le système. Il avait, parfois, du mal à comprendre comment son employeur avait pu ériger un tel empire en réglant les choses de cette manière. Lui, il n’aurait pas méprisé tout le monde pour le bon plaisir de rappeler à la plèbe qu’il lui est supérieur et que c’est grâce à lui, qu’ils peuvent tous se promener dans cette nouvelle aile du musée. Ajay aurait arrangé les choses d’un ton calme, en écoutant ce que chaque bord avait à dire, de quelle manière l’un ou l’autre pouvait se défendre, essayer de comprendre comment une telle erreur avait pu être possible. Il lui aurait suffi de toucher la statue, quelques secondes, à peine, pour savoir démêler le vrai du faux. Néanmoins, Ajay n’avait pas son mot à dire, dans cette histoire. Jamais.

Parce qu’Ajay n’existait pas.

Fier de lui comme Connor l’était toujours, il haussa un sourcil et releva ses yeux bleus sur la tache lumineuse, au loin, qui désignait la fin du couloir pour une nouvelle pièce. Il prit l’air détaché de celui qui n’a plus rien à dire ni à entendre, en espérant que ça suffise à écarter la guide et l’enragée. Si l’une des deux s’enfuit promptement, quand il lui en fut donné l’occasion, la seconde ne sembla pas du même avis. Elle rétorqua qu’elle n’était pas romaine, avec un mépris, dans la voix, qui relevait presque d’un racisme profond, inébranlable. Ajay baissa à nouveau les yeux vers la tache rougeâtre de ses cheveux de feu. Athènes ? Quelque chose, dans la façon dont elle parlait, dont elle évoquait toute cette histoire, lui dit que c’était vrai, mais qu’il ne s’agissait, pour autant, pas de toute la vérité. Néanmoins, Connor n’était pas homme à s’attarder sur de telles subtilités qui, franchement, ne le concernaient pas le moins du monde.

Évidemment, il aurait fallu être fou pour croire que ça suffirait à faire fuir l’impertinente. Les insultes à demi-voilées du parrain semblèrent passer sur elle sans la toucher vraiment et ce fut d’une voix presque trop calme qu’elle lui répondit. Ajay resta stoïque, mais il ne pouvait, franchement, pas être d’accord avec elle. À sa manière, Connor remuait plus facilement ciel et terre que par les cris de la rousse. Un seul mot, un seul geste, et le monde se pliait à ses quatre volontés, tout comme lui le faisait constamment. Ajay ne pouvait, néanmoins, pas expliquer ça à une inconnue et se contenta d’un petit sourire en coin, amusé par ses croyances. Un homme comme Connor aimait l’audace de la jeune femme.

Concentré sur ce qu’elle disait, Ajay ne capta le mouvement qu’une fois qu’il fut trop tard pour l’éviter. Il baissa les yeux vers les cheveux roux qui flamboyaient dans sa nuit éternelle et leva une main, pour intimer à ses gardes de rester tranquille. Il sentit le contact de la carte, contre son torse, ce qui l’aida à viser pour s’en emparer, sans toucher l’inconnue. La petite carte de visite trouva une place toute à elle, dans sa main, mais il n’y jeta qu’un rapide coup d’œil, désintéressé, incapable de lire les mots sur le carton. Ce qui l’arrangeait, d’un côté, puisque Connor n’était pas homme à s’intéresser à ce genre de choses. Il rangea la carte dans sa poche et se para d’un sourire amusé.

– Si vous promettez de ne plus hurler, il est possible que je me laisse tenter, répondit-il, alors qu’elle s’éloignait. Comme si j’avais que ça à faire, ajouta-t-il, à l’attention de ses gardes.

Les deux gorilles ne réagirent pas, fidèles à eux-mêmes, et Ajay reprit sa marche. Dans sa poche, ses doigts tournaient et retournaient la petite carte de visite, curieux de savoir de quoi il s’agissait. Néanmoins, pour l’heure, il devait garder les apparences, continuer de flâner au hasard des couloirs jusqu’à rejoindre la sortie et, enfin, rentrer au manoir. Sans guide, Connor Hale n’avait plus grand-chose à faire dans le coin que se montrer, sourire à ces dames et prouver qu’il veillait, qu’il était là, qu’il ne fallait pas tenter quoi que ce soit contre la famille Hale et son empire criminel.

Dans ses yeux 0412 Dans ses yeux 0412 Dans ses yeux 0412

Ajay rabattit le col de sa chemise et remonta ses manches jusqu’aux coudes. Le vêtement était plus modeste que les costumes de Connor et convenait mieux à un homme comme lui, un homme qui passait, généralement, inaperçu dans la rue. Il s’empara de sa veste noire, la plia sur son avant-bras et plongea les mains dans les poches. La chaleur, dehors, ne lui permettait pas de l’enfiler, aussi se contenta-t-il de la porter, jusqu’à ce que la température décide de tomber. Les cheveux en bataille, la démarche plus détendue, Ajay impressionnait moins que son sosie, ce qui lui allait bien. Il ne voulait pas prendre le risque d’être reconnu et confondu avec son patron.

Aujourd’hui, Ajay avait le droit d’être lui-même.

Une permission spéciale, rare, qui tombait de temps en temps pour permettre à Ajay de faire ce qu’il avait envie. Généralement, il passait ce temps-là dans un musée, une galerie, ou dans le manoir à lire quelque livre ou s’intéresser de près à une nouvelle œuvre achetée par Connor. Désormais, Ajay ne pouvait plus faire ces choses-là. Ses yeux glissaient sur le monde sans le voir vraiment, bloqués sur leur nouvelle cécité, incapables de discerner les formes, les couleurs, les traits des visages ou les coups de pinceaux. Ils ne voyaient plus que des ombres floues qui remuaient à droite ou à gauche, de temps en temps, influencées par la lumière du soleil ou des éclairages. Il ne pouvait plus apprécier la seule chose qu’il aimait, dans cette vie qui n’était pas vraiment la sienne, mais reposait sur celle d’un autre.

Ajay s’extirpa de ces pensées qui ne menaient à rien et salua Connor, en passant dans le salon, sans le voir vraiment. L’autre ne répondit pas, peu inquiété de voir son double partir. Il était autorisé, pour cette fois, à sortir jusqu’au lendemain et son patron faisait peu de cas de ce qu’il comptait faire de sa journée. Ajay sortit par l’arrière du manoir et rejoignit la route qui longeait le domaine, après plusieurs minutes de marche. Heureusement, il connaissait le chemin par cœur et ne fut perturbé par aucun obstacle.

Arrivé sur le bitume, il remonta la route jusqu’au croisement et attendit, au coin, qu’arrive le taxi qu’il avait appelé, plus tôt dans la journée. Il fallut dix minutes à la voiture pour arriver et s’arrêter devant lui. Ajay monta aussitôt et indiqua l’adresse au chauffeur. Même pendant ses journées de libres, il ne pouvait pas faire tout ce qu’il désirait. Les lieux fréquentés par Connor lui étaient interdits. Il ne devait pas aller en ville, ni traîner là où il pouvait être reconnu. Sortir par l’arrière du manoir et prendre rendez-vous au milieu de nulle part étaient devenus une habitude, pour lui. Allègrement payé, le chauffeur ne posa pas de question et se contenta de lancer son GPS pour l’adresse indiquée sur une petite carte de visite.

En route, Ajay répondit vaguement aux questions de son conducteur. Il était question d’art et de sculpture, ce qui, apparemment, était plus ou moins inscrit sur la carte de visite qu’une étrange femme lui avait donnée. Même s’il était risqué de se pointer à l’adresse, maintenant que l’inconnue connaissait Connor, il ne pouvait s’en empêcher. Avec un peu de chance, il trouverait les lieux vides et tout se passerait correctement. Si, derrière eux, une voiture noire passa le même croisement qu’eux, à quelques centaines de mètres de distance, ni Ajay ni le chauffeur n’y prêtèrent d’attention particulière et ils arrivèrent à destination, une bonne heure plus tard.

Ajay descendit, paya son chauffeur et se retourna. Le soleil éclatant lui permit de discerner, à peu près, les contours du bâtiment et d’approcher. Il attendit quelques minutes, droit comme un i, à l’affût d’un mouvement quelque part. Néanmoins, il ne sembla rien discerner, ni à l’intérieur, ni à l’extérieur, et se fit la réflexion que, peut-être, la chance était de son côté. Ajay fit donc la seule chose qu’il eut envie, dans l’instant : il continua d’avancer jusqu’à une ombre, à quelques pas du bâtiment, qui semblait tendre des bras fumeux vers l’entrée, comme un besoin de s’abriter du mal qui régnait dehors.

Devant la statue, Ajay tendit, lui aussi, les doigts et effleura la surface rugueuse de l’humanoïde qui se dessinait sous sa peau, bloqué dans une grimace plus vraie qu’il n’en eut jamais vue de sa vie. Et ça, il pouvait le jurer, même sans le voir, perturbé par l'image qui se formait, dans son esprit.

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Kot O'Neill



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________________________________________ Mer 23 Sep 2020 - 12:08




L
oreleï n’avait plus pensé à cette « querelle » au musée depuis. Elle était bien allé vérifier qu’on avait changé ce qu’elle avait dit, mais pas plus que ça. Elle n’avait pas plus pensé à l’homme qu’à la statue d’ailleurs après cela. Le temps avait coulé. Elle avait pris le temps de faire une nouvelle œuvre. Un beau spécimen une nouvelle fois. Qui pouvait croire que ses statues étaient vivantes ? Ou plutôt l’avait été.

Loreleï était passé par toutes les stades de la méchante à la gentille dans sa vie. De celle qui se cache pour ne blesser personne, de celle qui s’en fiche et s’en amuse, de celle qui chasse, de celle qui couche et les tue juste avant une délivrance sexuelle, de celle qui ne récupère que les salopards pour sa collection. Elle ne savait pas ce qu’elle sera plus tard, mais pour le moment, elle en était là. Les salopards. Les personnes qui blessent les plus faibles. Pas qu’elle ne l’avait pas fait elle-même, mais c’était sa phase c’est tout. Et c’était pout ça qu’elle était parti ce matin.

Les statues immobiles dans son jardin lui rappelaient toujours ce qu’elle était. Et ce qu’elle serait toujours. En pêle mêle, on pouvait voir toutes les étapes de sa vie. Même celle ou elle ne statufié que les personnes qui allaient mourir, pour mettre une pierre tombale à leur image sur leur cercueil. D’autres statues étaient parait, pour une époque où les femmes nobles pensaient qu’elles allaient devenir immortel à ses côtés. Pleins de connerie, elle en avait fait des centaines.

Bref. Elle était sorti ce matin pour trouver un violeur dans une école pour jeunes filles. Elle ne l’avait pas trouvé, mais elle avait pu en apprendre bien plus que la police. Les filles lui parlaient plus simplement parce qu’elle se montrait compatissante et tout ça. Elle avait aussi décidé de se vider la tête en allant courir ensuite. Elle avait fait un tour de pâté de maison avant de revenir devant chez elle.

Elle était en jogging jaune et orange. Elle avait ses cheveux tenus en une queue de cheval haute et des baskets tout aussi coloré d’orange et de jaune. On pouvait facilement savoir sa couleur favorite. Alors qu’elle s’avançait vers son commerce de statue. Elle bloqua en voyant un homme s’intéresser de bien trop prêt à l’une d’entre elles. C’était une statue vieille de 8 ans…. Mais elle avait été fait dans un autre pays, alors impossible que quelqu’un le reconnaisse.

Loreleï, grâce à son longévité qui s’étendait sur des siècles, avait étendu son commerce à l’art en général. Elle avait dans ses petites affaires des peintures que personne ne connaissait l’existence, et qui pourtant une fois expertiser vaudrait certainement plus que la joconde. Elle avait même un picasso quelque part. Bien sur, elle ne pouvait s’en vanter, et seuls les initiés du monde mythologique savaient où demander une pareille découverte. Et cela malgré le fait qu’elle ne s’intéresse à l’art que de très loin.

Elle s’approcha de l’homme, concentré sur la statue, à pas de loup. Se mettant alors juste derrière lui dans un sourire. Elle ne savait pas qui elle était, mais elle avait bien envie d’embêter quelqu’un maintenant.

- Vous aimez ce que vous voyez ? Parce que moi, de là où je suis-je dirais que oui.

Oui, elle parlait de ses fesses. De derrière ses lunettes de soleil, elle pouvait regarder les marchandises qui venaient jusqu’à elle sans le moindre souci. Bien sur que l’homme entendrait cela comme un commentaire sur son physique pour draguer … elle, elle pensait plutôt à ce que ça donnerait une fois en statue, mais ce n’était qu’un détail, elle ne pouvait pas l’expliquer.


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Liliann A. Poe



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Liliann A. Poe


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________________________________________ Sam 26 Sep 2020 - 11:16




S
es doigts glissaient lentement sur la peau froide et dure de la statue, à la recherche de la moindre bosse, aspérité, fissure, n’importe quoi qui pouvait l’aider à dater, comprendre les coups du sculpteur. Il ne trouva que la pierre lisse, lisse, lisse qui était si douce, sur sa peau, et ne donnait pas l’impression d’avoir été taillée. Il essaya de se persuader que la surface avait été polie pour lui donner un aspect plus net, comme certaines statues antiques, à la peau si lisse. Pourtant, ses doigts s’arrêtèrent, soudain, sur une bosse étrange, au creux de la joue, là où ni les coups de burin, ni un quelconque polissage n’auraient pu le permettre.

Un grain de beauté.

Ce fut l’évidence qui lui sauta au visage à l’instant où la bosse, minuscule, appuya contre la pulpe de son index. Un grain de beauté plus vrai que nature qui dardait au milieu de la joue féminine, juste au-dessus d’une ride de la peau due à l’expression du visage. Un grain de beauté qui, sans aucun doute, devait avoir son charme, ni trop gros, ni trop petit, juste là où il faut. Un détail qui pouvait paraître anodin et que l’on ne retrouvait pas souvent dans l’art, comme une tache qui venait perturber la perfection. Il ne voyait pas le problème, lui.

D’ailleurs, il ne voyait pas du tout, mais sous ses doigts, les formes prenaient vie, se paraient de couleurs, parfois, qu’il inventait. La statue n’avait beau être, devant ses yeux, qu’une ombre étrange, vaporeuse, tendue vers le bâtiment, il arrivait à lui inventer des contours, des cheveux lachéss dans le vent, des doigts fins, des lèvres charnues. Il devinait tout cela sous ses caresses, plus doux qu’il ne l’était jamais, parce que personne ne lui en donnait l’occasion. Connor était un homme de violence.

Si ses yeux pouvaient voir sans le faire, c’était, en partie, car Ajay avait, plus ou moins, été engagé comme expert pour son patron. Il se devait de reconnaître les coups des sculpteurs, leur façon de faire, de courber les courbes, de pointer les pointes. À cet effet, il lui arrivait, quitte à en faire hurler certains, de passer les doigts sur les statues pour en déceler le moindre défaut et comprendre si, oui ou non, il s’agissait d’une contrefaçon. Tout comme il aurait pu, dans ce musée, deviner l’âge de la pierre en la touchant, ce qu’il n’avait pas fait.

Sous ses doigts, il sentait que cette pierre-là n’avait pas connu les ravages du temps. Le travail était récent et d’une telle finesse qu’il se demanda comment c’était possible. Il était si concentré sur la statue, qu’il ne prêta aucune oreille au moteur qui s’arrêtait, au loin, ni à l’approche d’une certaine femme, derrière lui. Il avait peut-être l’air suspect, les mains posées sur la statue, mais il ne s’en inquiétait pas non plus. Il ressentait le soudain besoin de comprendre ce qu’il avait devant lui, ce à quoi cela pouvait ressembler, en vrai.

Pourquoi il avait une impression de déjà-vu.

Ajay fut tiré de ses rêveries par une voix, derrière lui. Fort d’un entraînement à toute épreuve, forgé pour être aussi insensible au monde, paré à tout, que Connor, il ne sursauta pas et réussit à calmer, bien vite, les quelques soubresauts de son cœur, un peu paniqué à l’idée d’être surpris. Une chose qu’il ne devait jamais être et qu’il dissimula, par déformation professionnelle, en se tournant lentement vers la nouvelle venue.

À nouveau, dans sa nuit noire, il lui sembla voir traverser un éclair de feu.

L’aveugle fronça les sourcils, sur ses yeux clairs, et suivit l’écoulement des flammes, vers le sol. Contrairement à la dernière fois, le jet était réduit à des flammèches au bout d’un chalumeau, comme une langue géante qui était prête à brûler le moindre imprudent. Là, où, au milieu du musée, il avait eu l’impression d’un foyer furieux qui cherchait à s’échapper de son âtre. Évidemment, lui, il était un imprudent prêt à se brûler les doigts, contrairement à ce que Connor n’était pas.

Alors, Ajay tendit la main et effleura la chevelure de feu qui apparaissait devant lui, comme un phare dans la nuit, pour le guider. Ses doigts frôlèrent à peine les mèches rousses pour trouver, en quelques secondes, l’objet de son désir : une tache sombre au milieu de leur luminosité, une ombre étrange qui coupait les flammes en deux. Une feuille d’arbre, en vérité, qu’il pinça entre ses doigts et leva à ses yeux sans arriver à la voir. Il n’y avait que ses cheveux pour continuer de briller.

– Je ne sais pas, avoua-t-il, en laissant la feuille morte voler dans un coup de vent. Il y a quelque chose d’étrange, ici. Comme des choses que je vois et que je ne devrais pas voir. (Il sourit un peu, amusé par ses mots qui pouvaient prendre plusieurs sens.) Je m’excuse, je ne voulais pas toucher sans autorisation.

La doublure s’inclina un peu, à peine, pour donner plus de poids à ses excuses, que cela fut pour la statue ou les cheveux de l’inconnue. Tout comme ce qu’il voyait pouvait passer pour la statue ou cette tache de couleur dans son monde monochrome. Mais cela, elle ne pouvait pas le savoir, elle. Tout comme elle ne pouvait pas savoir qu’il était un expert et qu’il commençait, sincèrement, à douter qu’il s’agisse d’une statue, derrière lui, même s’il n’avait pas la moindre idée du maléfice utilisé.

– Vous êtes l’artiste ? demanda-t-il, en pointant, vaguement, la statue derrière. Vous avez un coup de main incroyable. Me permettriez-vous de les voir ?

Il tendit, alors, les mains devant lui, appelant les siennes à lui. Il était prêt à parier, sans trop savoir pourquoi, qu’il ne décèlerait aucune marque de travail, sur les doigts de l’inconnue. Mais pouvait-elle se dérober sans éveiller sa suspicion ? Elle avait, déjà, toute sa suspicion, mais Ajay fit mine de rien, un sourire innocent aux lèvres. Il n’était qu’un fan venu admirer ses statues. Un fan qui rêvait de pouvoir toucher les mains d’une artiste aussi douée qu’elle.

– Dîtes-moi… attendiez-vous quelqu’un ou vous contentiez-vous… d’admirer la vue ?

Ajay n’avait pas loupé les sous-entendus de l’inconnue, mais il ne préférait pas s’attarder dessus. C’était, néanmoins, l’excuse parfaite pour lui demander la raison de son retour chez elle. Non pas que cela l’intéressait vraiment, en soi, mais le brun était persuadé d’avoir entendu une porte claquer, au loin. Comme une portière qui se ferme sur une grosse voiture. Loin, assez loin pour que personne ne l’entende, normalement. Mais il n’avait plus de vue pour l’empêcher de se concentrer sur les bruits alentours et il n’entendait rien, autour de l’atelier. Absolument rien, même pas un seul oiseau, alors qu’il y avait eu ce coup de portière suspect.

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Axel Oswald



«Muerte, la mort!
Né l'oubliez yamais!
Pitis voyous!»


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________________________________________ Ven 2 Oct 2020 - 19:44




L
orelei observa l’homme comme s’il … Oh soyons honnête, comme s’il avait un gros grain. Déjà, il était là à caresser une statue, faudrait qu’elle se renseigne si c’était de l’agression sexuelle étant donné qu’elle était déjà morte depuis des années (la femme de la statue)…. Et maintenant il touchait ses cheveux comme si de rien n’était…

Elle dû calmer ses serpents qui n’avaient qu’une envie, mordre le malotru pour lui faire regretter d’être né. Ses serpents avaient du venin. Selon la quantité, ou ça faisait très mal très longtemps puis la mort…. Ou c’était directement la mort. Elle ne dit rien. Elle le regardait tout simplement.

- Vous pouvez toucher, je n’ai jamais eu de soucis sur la détérioration des biens. Mes statues ont toujours été telles qu’elles le sont aujourd’hui. Elles ne subissent pas le temps. C’est pour ça qu’il est difficile de les dater.

Comme celle du musée. Elle releva les yeux et soupira. Un expert avait dit que la statue ne pouvait pas dater de plus vieux. Elle avait fourni des preuves du contraire. Mais ses statues, sauf quand elles le décident, restent pareil à leur mort. Elle observa l’homme quand il lui demanda s’il elle était l’artiste. Elle cria « oui » dans sa tête. Mais savait qu’elle ne pouvait pas se le permettre.

- Dites le moi, selon vous suis je l’artiste de cette statue ?

Dit elle en posant ses mains dans les siennes. Elle avait les mains lisses et froides. En réalité, seul le pouls tranquille qu’on pouvait sentir au bout de ses doigts la différencier des statues qui étaient dans sa demeure. Elle sourit. Ses mains étaient celles d’une femme qui ne « faisait rien ». Peut être même était elle trop lisse pour qu’on est réellement l’impression qu’elles ne sont pas suspectes. Elle était l’artiste, mais elle ne pouvait pas exposer une nouvelle oeuvre sans expliquer pourquoi elle n’achetait jamais de pierre, ou qu’elle était toujours dans sa petite échoppe à attendre les pigeons et les prochains victimes.

- J’admirais la vue. Vous seriez un très beau modèle pour une de mes collections. Je revenais juste d’une petite affaire en ville.

La collection où elle faisait sa mante religieuse évidemment, mais elle ne le dit pas. L’homme avait pour le moment vu que les statues qui crient. Les plus drôles. Elle sourit. Même les oiseaux et autres animaux avaient leur statue si réaliste. Elle en sourit.

- et vous, êtes vous venu caresser mes produits, ou bien en acheter ?

HRP - Je ne sais pas si je dis qu’elle le reconnait ou pas :o


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Aujourd'hui est un bon jour... parce que les mauvais jours n'existent pas quand on donne aux autres la bonne humeur ! hela.

It's a Wonderful day !

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________________________________________ Dim 4 Oct 2020 - 17:22




A
jay n’était pas sûr de ce qu’il devait deviner de toute cette histoire. Il y avait des secrets enfouis profondément dans la terre, sous ses pieds, il était prêt à le parier. Il était né pour mentir au monde entier, élevé dans les secrets, les non-dits, les sous-entendus. Il pouvait reconnaître le murmure de la conspiration, l’odeur subtile du malin. Quand on a passé sa vie à regarder des cadavres, des traîtres se faire exécuter sans procès, de l’argent sale circuler par-dessus des tonnes de drogues… on sait reconnaître quelque chose de mauvais, comme une aura, une trace laissée derrière les méfaits.

Il était certain qu’il y avait, ici, quelque chose de mauvais.

Le reconnaître ne pouvait pas lui permettre, pour autant, de deviner ce qu’il se passait. Comme un menteur peut reconnaître un menteur, mais pas déceler le mensonge exact, il se retrouvait devant le mal sans arriver à comprendre sa nature. Il était là, tout autour de lui, mais il ne pouvait déterminer avec exactitude s’il s’agissait des dernières traces de l’influence de Connor, sur lui, des statues lancées vers l’atelier sans jamais réussir à l’atteindre, de la rousse devant lui ou de ces bruits suspects qu’il entendait par moment.

Quelque chose n’allait pas.

C’était la seule certitude qu’il avait, une certitude qui ne lui permettait pas de se préparer au pire, malheureusement. Comment pourrait-il se préparer, de toute façon ? Sans les gorilles de Connor sur les basques, il n’était qu’un aveugle qui faisait semblant de voir, incapable d’affronter la vérité. Il ne pouvait se défendre de rien, pas même de l’artiste, devant lui, qui pouvait bien décider de le gifler, dans la seconde, sans qu’il ne puisse l’éviter ou l’arrêter. Il n’était qu’un pot de fleurs posé dans un coin de la maison, que l’on bouscule un peu en passant, mais que l’on ne regarde jamais vraiment. Il n’était rien, car il n’existait pas pour lui, mais pour un autre. Ça avait toujours été ainsi et Ajay ne se posait pas trop la question. Pas trop.

– Je ne détériorerai rien, se défendit-il, piqué dans sa fierté d’amoureux d’art. Si vous ne vouliez aucune main baladeuse sur votre œuvre, il vous aurait fallu un pinceau plutôt qu’un burin.

Ajay s’en voulut un peu, mais il n’aimait pas ce qu’elle sous-entendait. Lui non plus n’était pas à l’aise à l’idée de poser les mains sur les statues. Cependant, il ne lui restait plus que ça pour avoir le droit de « voir », ne serait-ce qu’un peu, les œuvres que l’on déposait devant lui, comme un bout d’os balancé à un chien pour l’occuper un temps. Que pouvait-il faire d’autre, sinon ? Ajay n’avait pas la moindre occupation. Il pouvait, autrefois, passer un temps fou devant un tableau, à analyser les détails pour assurer Connor de leur véracité. Aujourd’hui, il ne pouvait plus rien.

La question le fit tiquer, mais il essaya de ne pas le montrer. Quand les mains de la rousse se posèrent dans les siennes, il referma doucement les doigts dessus et en caressa la peau lisse, de la même façon qu’il venait de le faire sur la statue. Au contraire de Connor, Ajay était un homme calme, doux, attentionné qui pouvait avoir le toucher d’une plume, même si personne ne le lui demandait jamais. On attendait de lui la violence du chef de gang, rien d’autre.

Entre ses mains, celles de l’inconnue étaient froides, alors que les siennes étaient chaudes, comme souvent. À sentir la peau si lisse de la femme contre la sienne, il aurait dû affirmer qu’elle n’était pas, en effet, l’artiste derrière la statue qu’il venait de toucher. Une peau si lisse n’avait connu aucun travail manuel, c’était certain. Néanmoins, quelque chose, dans l’assurance de la jeune femme, lui disait de ne pas se fier aux apparences. Ne pas se fier aux apparence. Pour un aveugle, ce serait un comble, non ?

– Vous n’êtes pas l’artiste, décréta-t-il, en essayant, tant bien que mal, de la regarder là où il supposait y avoir ses yeux. Mais vous avez fait cette statue.

Il garda peut-être un peu les mains de l’inconnue dans les siennes, sans y penser, ses doigts continuant de caresser la peau lisse pour essayer de déceler le moindre indice de la manière dont elle aurait pu s’y prendre pour faire la statue. Il était, pourtant, certain de trouver dans sa voix l’assurance de celle qui pense pouvoir piéger un pigeon, le faire dire non, alors que la vérité est autre chose. Mais quelle était cette vérité ?

Ajay sourit, amusé par la réponse de l’inconnue, et lui rendit enfin ses mains. L’impression de retomber dans son vide, dans son monde de solitude, de forme floue et d’imprécisions à la fin du contact avec l’autre monde, par ces mains qu’il tenait dans les siennes, fut atténuée par le feu qui continuait de remuer, devant lui. Il se concentra sur les flammes et essaya de deviner si elle se moquait de lui. Il ne voyait pas comment ça pourrait être autrement, en vérité.

– Personne ne regarderait une statue à mon image, vous perdriez votre temps pour rien. À moins d’en faire un modèle réduit pour caler une porte.

La doublure sourit plus fort, très fier de sa blague pourrie. Ce qui lui permit, surtout, de cacher ce qu’il pensait vraiment derrière un humour un peu limite. Il ne comprenait même pas pourquoi Connor ne s’était pas débarrassé de lui depuis l’accident. Ajay ne lui était plus utile qu’à moitié, incapable de se défendre en cas de danger.

– J’étais curieux, je suis venu voir les œuvres, dit-il, sur un ton un peu plus sombre. Mais je crains que ça n’ait été une erreur. Je voulais fuir un environnement… pesant.

Pour ne pas dire étouffant. L’ambiance, chez les Hale, n’était pas à la détente et à la camaraderie. Il était question, à chaque seconde, de deals, de morts, d’argent, de meurtres aussi. Ajay ne pouvait plus se poser dans une chambre, la porte fermée, pour se concentrer sur un livre. Il ne pouvait pas, non plus, se promener dans le jardin sans avoir trois gorilles, à quelques mètres de distance, pour surveiller ce qu’il faisait. Il valait mieux qu’il fuit, les rares jours où il en avait le droit. Même si, désormais, les bruits suspects autour de l’atelier le laissaient croire que ce n’était pas un cadeau, qu’on lui avait fait, aujourd’hui.

– Je ne voulais pas vous mettre en danger, mais j’ai l’impression que l’on m’a suivi jusqu’ici. Vous devriez retourner à l’intérieur, madame. Je ne vous veux pas de mal. Eux, en revanche, ne feront aucune différence entre vous et moi.

Ajay se concentra sur les bruits ténus de quelques pas, au loin. Il ne pouvait dire si la rousse pouvait voir les hommes armés qui approchaient ou s’il n’y avait que lui, l’ouïe plus fine qu’il ne l’aurait dû, pour s’en rendre compte. À moins qu’il ne saute trop vite aux conclusions ?

– Avec un peu de chance, ils ont juste besoin de moi, tenta-t-il, peu convaincu lui-même. Je vais les éloigner.

Marcher à sa mort, sans le moindre doute, mais aveugle, que pouvait-il faire de sa vie ? Il n’était plus d’aucune utilité pour Connor et Ajay n’avait jamais eu la moindre vie à son nom. S’il ne pouvait plus être la doublure du parrain, alors il n’était plus rien.

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Axel Oswald



«Muerte, la mort!
Né l'oubliez yamais!
Pitis voyous!»


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________________________________________ Ven 16 Oct 2020 - 13:13




L
orelei sourit à l’homme de toutes ses dents blanches. Une pancarte ? Pourquoi s’embêterait elle à cela alors que personne ne faisait jamais réellement attention. La plupart des gens avait trop peur des formes « trop parfaite » des statues pour dessiner y mettre sa main dessus. L’homme avait eu quelque chose de doux à le faire … mais aussi était ce quelque chose qui n’arrivait pas.

- C’est rare que quiconque ose.

Et ce n’était que la vérité qu’elle exposait. Personne n’osait jamais poser les mains sur les visages. Certains enfants avaient pu le vouloir avant que leurs parents ne les stoppent dans la peur que la statue se met à bouger et ne les dévore. Si seulement elle avait le pouvoir de faire cela en plus Lorelei ne s’en priverait pas. Mais non. Ce n’était que des statues qu’elle finissait par ne plus supporter à force de temps. La main dans celles de l’homme. Elle attendit simplement patiemment qu’il parle alors qu’elle s’occupait à écouter son serpent voyagea dans son cuir chevelu.

- Une phrase bien paradoxale ne trouvez vous pas ? C’est bien pour cette raison que la plupart des gens décident d’acheter mes produits, et cela même si ils leur font peur. Pour ce paradoxe de quelque chose de dangereux dans quelque chose de si anodin que de la pierre. Et de son origine.

Elle eu un sourire pour elle même alors qu’elle se moquait bien de tous les humains qui laissaient trainer dans leur salon un cadavre. Elle eu un sourire encore quand l’homme se dévalorisa.

- Oh vous seriez étonné. Une statue de vous se vendrait certainement. Tout dépends de ce qu’elle dégage quand on la regarde. La peur, la sensibilité, la sensualité, et chaque modèle aurait pu être tout cela. Je pense qu’une statue de vous, montrant votre délicatesse se vendrait certainement.

Elle ne mentait pas encore une fois. L’homme avait le visage de quelqu’un de doux, même si elle avait reconnu l’idiot du village du musée. Quelque chose se dégageait de lui, et nul doute que si elle arrivait à le changer en pierre faisant une mimique, on se l’arracherait littéralement. Elle sourit à nouveau. Fuir un environnement pesant en venant reluquer des morts en pierre ? C’était une façon de faire que la grognonne appréciait, bien que cela ne soit que de son point de vue d’être immortel. Alors qu’elle réfléchit sur cela, elle écouta sa réflexion sur le danger. Oh elle aimait le danger.

- Madame ?

Oui, la fille, elle préfère revenir sur le madame au lieu du reste. Elle suivit l’homme des yeux alors qu’il avançait. Elle se recula pour voir des hommes. Cachant bien mal leurs intentions mauvaises. Elle sourit. Elle ne pouvait malheureusement pas les transformer maintenant pour récupérer sa prochaine victime. Son serpent siffla dans sa queue de cheval et se mit à descendre le long de son visage. Un gros serpent vert, qui dans le monde réel n’aurait clairement pas pu se cacher là. Elle sourit.

- Tu as faim mon joli amour.

Le serpent siffla une première fois alors qu’elle eu un rire en le laissant tomber sur le sol dans une grâce étrange. Elle fit deux trois pas pour revenir au niveau de son nouvel ami. Elle prit sa main dans la sienne.

- Monsieur, sachez que je n’aime pas qu’on me vole mes modèles sans mon autorisation, me permettez vous de réagir au quart de tour ? Je vous sauve la vie, et vous me l’offrez pour que je l’immortalise dans le granit et le marbre, qu’en pensez vous ?

Oui, elle proposait de lui sauver la vie, pour qu’il accepte de poser quand elle décidera de le tuer. C’était une idée lumineuse selon elle. Paco sifflait le long du mur du commerce de statue. Elle pouvait l’entendre. Tranquille et silencieux avant qu’elle ne donne l’ordre.


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