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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
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Adam Pendragon



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Adam Pendragon


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Ѽ Conte(s) : Merlin l'enchαnteur.
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    et les routes qui hier étaient là aujourd'hui n'y sont pas. - as your power increase, so, too, do the forces that will oppose you. balance is a law that cannot be transgressed.
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________________________________________ Jeu 3 Sep 2020 - 17:53


HISTOIRE DÉTAILLÉE
fiche de personnage


WE LEARN TO HOLD OUR HEADS AS IF WE WEAR CROWNS.

L’enfance d’Adam aurait pu être contée dans les histoires et légendes des terres celtes d’où il est issu ; on dit d’ailleurs qu’elle se trouve gravée dans les roches de Stonehenge et que seuls les plus aguerris parviendront à en déchiffrer les symboles. Mais encore aurait-il fallu que le destin ne se joue pas farceur et que la fatalité ne vienne pas donner voix au chapitre. Dans un monde où la réalité possède autant de magie que l’imaginaire folklorique de ses habitants, le Bien et le Mal font place nette pour se livrer une nouvelle bataille dont l’issue n’est, pour l’heure, pas encore décidée…

Uther Pendragon portait aussi bien son nom que sa couronne : l’homme aux étendards dorés était un chef de guerre aussi respecté qu’ingénieux, courageux et près à se salir les mains pour défendre la veuve et l’orphelin. Il n’en existait pas beaucoup des comme lui. Il n’en existait aucun, à dire vrai, et l’unique exemplaire se trouvait à la tête de la fastueuse cité de Camelot. Ville prospère en son temps et en ses âges, au cœur même des terres conquises aux saxons et autres picts, elle baignait les rêves des uns et apportait l’espoir aux autres. Elle était le symbole de la réussite et de la vaillance. Elle était le symbole de la droiture et de l’inébranlable foi en la victoire. Et, par-dessus tout, elle était le berceau où Adam vit le jour dans les appartements royaux, un matin hivernal aux températures particulièrement basses.

Tout le prédestinait à un destin sans parel. Il n’était pas qu’un fils, il était LE fils. Celui qu’on montrait au reste du monde. Celui qu’on attendait bien plus que les autres. Celui qui devait permettre au royaume de perdurer dans sa gloire et de prolonger la lignée des Pendragon au travers des siècles. Un enfant blond aux yeux bleus, une petite tête d’ange et un esprit espiègle qui trouva rapidement comment mener son monde à sa façon et au gré de ses désirs. On le croyait innocent et bien élevé. On le pensait éduqué et des plus sages… Adam en avait pleine conscience et en profitait outrageusement. Au delà de l’entendement. Un prince héritier fourni avec tout le joyeux bazar qui pouvait bien aller avec.

Ygerne le couvait du regard quand il s’extrayait des murs du palais pour s’enfuir à l’extérieur. Avide de liberté. Avide de courir dans les jardins faits de labyrinthes. Avide de se perdre dans les rues bordants les murailles. Avide de ce grand air et de l’impressionnante majesté de Camelot dans ses belles heures. Plonger la tête la première dans une fontaine, chasser les chiens en leur courant derrière, débusquer les grenouilles dans les flaques, se moquer d’une jeune lady à cause de ses horribles boutons… Le prince était sans cesse entouré de cette petite bande de gamins qui, à défaut de réellement compter, se montraient toujours valeureusement présents pour les frasques et autres duperies. Il leur mena la vie dure parfois, il reçu des coups en retour et des punitions dignes de ce nom. Mais jamais il ne baissa les yeux ni n’accepta de courber l’échine face à qui que ce soit. Adam était un homme libre et fier, depuis le départ. Il avait ça dans le sang. Le sang des Pendragon.

On dit que les enfants sont cruels. Mais les adultes sont encore pires.

Grandissant dans cet univers opulent, entre valeurs chevaleresques et faste agonisant, le prince devint un adolescent au tempérament impétueux. Il avait la vaillance de son père dans les veines, sa force et son allure sur le visage, mais il lui manquait quelque chose pour que l’équation soit parfaite : de la compassion. Il avait la verve facile et le reproche maniable, n’hésitant pas à déclarer tout haut ce que d’autres auraient murmurés par convenance – il s’attirait les foudres et les soupirs exaspérés du roi, mais il ne s’en trouvait que plus galvanisé encore. Ses parents l’aimaient et lui aussi, sans doute, les aimait-il bien plus que ce qu’il s’avouait ouvertement. Mais il les décevait. Jours après jours, il se montraient plus imprévisible, plus agité, réclamant des décharges d’adrénaline au rythme des combats de rue ou des manigances qui se finissaient parfois très mal. Adam avait besoin de souffrance pour se sentir vivant. Pour combler un vide qu’il ne parvenait pas à expliquer. Et plus le temps passait, plus il se renfermait sur sa rancœur et ne devenait que de pire en pire.

Il aurait, sans doute, aimé pouvoir leur prouver qu’il était bien le fils qu’il avait tant espéré. Il aurait aimé porter fièrement le nom des Pendragon et soutenir le même étendard que son père avant lui. Il aurait aimé inscrire son nom à la suite des glorieux récits de batailles qu’on rapportait de par-delà les contrés. Mais si Adam était devenu un homme redoutable, il n’en restait pas moins un adolescent encore inconscient qu’un danger bien plus grand encore s’apprêtait à le saisir à la gorge… Et à balayer tout ce en quoi il croyait jusqu’alors.



RAYS OF SUN MAKE RETREAT THE MIDNIGHT MONSTERS.

Des siècles durant, humains et mages coexistaient en paix ; jusqu’à l’avènement du mage-sorcier Mordred. Tournant ses noires ambitions contre l’Homme, il faisait désormais marche sur le dernier bastion encore debout… Camelot.

L’aube se levait à peine sur l’horizon, encore entouré de la brume épaisse et cernées de nuages menaçant de pleurer l’orage qu’ils emmagasinaient. Pourtant on pouvait déjà entendre le frémissement murmuré entre les remparts, la nervosité palpable des hommes en train de psalmodier et des femmes en train de prier. La terre grondait d’un vrombissement sourd, imperceptible et pourtant si présent alors que le soleil se levait peut-être sur leurs dernières heures. Aujourd’hui, certains allaient mourir en vaincus… Et d’autres survivraient en vainqueurs.

Adam pouvait se souvenir du son que faisait un homme écrasé sous la patte d’un oliphant. Il entendait résonner les hurlements de terreur jusque dans les tréfonds de son crâne, revoyait s’entrechoquer les lames et la poussières rougeoyante qui montait jusqu’au ciel pour ternir le faible soleil du sang des soldats morts au combat. Il n’y avait pas de juste milieu dans cette bataille. Pas d’armes équivalentes ou de sort favorable. Il n’y avait que la torture, la souffrance, le malheur… Ou encore, la perte. La sensation de défaite. L’horrible manière. Le temps s’arrêtait parfois, puis reprenait son court avec toute la violence qui avait été interrompue l’espace d’un flottement. La magie bafouait les hommes, valsait leur honneur, s‘emparait de leurs chairs et faisaient de leurs corps un brasier ardent consumé de l’intérieur.

On peut difficilement lutter contre la magie. A dire vraie, cette dernière c’était retournée contre eux depuis bien trop longtemps désormais… Des portes de la citadelle, Adam avait rejoint son père et les derniers hommes encore vaillants qui pouvaient tenir sur leurs jambes. Les Oliphants avaient détruits les ponts de la ville. L’extérieur de Camelot était encerclé. Evidé. Transgressé. Violé à même ses remparts et désormais mis à sac comme une vulgaire traînée de Bretagne. La plupart des survivants s’étaient réfugiés à l’intérieur de la muraille, entassés, terrifiés, comptant les secondes avant leur trépas. Il voyait les soldats tenter de traverser. Il entendait résonner les pleurs et cela lui enserrait l’âme bien plus que de raison.

Et Uther Pendragon restait là, le souffle rapide mais l’air déterminé, à fixer son ennemi sans ployer le genou.

Adam observa la scène en spectateur silencieux, sa côte de maille lui enserrant le torse et le goût du fer marquant sa bouche. Il n’était qu’un adolescent mais, dans ce monde qui était le sien, on avait décidé de faire de lui un homme. Il vit son père revêtir sa tenue de chevalier, ajuster ses gants, serrer les doigts. Il entendit le tintement métallique de l’épée qu’on sort de son fourreau. Et il fronça les sourcils lorsque son oncle, Vortigern, tenta de raisonner le roi de Camelot :

« Uther… C’est perdu d’avance. » Murmura celui-ci. « Mordred… Acceptera la reddition. »

Reddition. Un mot à en faire grimace chaque vaillance et flamme de courage. Mais aussi quelque chose qui prend une tournure d’espoir lorsqu’on se retrouve dans pareille situation. Vortigern avait toujours été le plus pessimiste des deux. Mais il était aussi le plus impétueux et le voir dans cette position de faiblesse ne laissait rien présager de bon. Comme pour le remettre dans le droit chemin qui était le leur, Uther défit la couronne royale de sa tête et la lui tendit.

« Garde la couronne. »

Il affronta le regard de son frère, saisissant son avant-bras pour le serrer avec vigueur.

« Fermement. »

Uther avait pris sa décision. Sans un instant de plus, il se détourna de l’entrée du château pour s’engager dans les marches. Il croisa le regard de Bedivère, l’un de ses généraux qui les remontait, puis continua sa route. Personne ne l’arrêta. Personne ne chercha à l’arrêter. Car, s’il existait un seul homme qui pouvait tenir tête à Mordred, c’était bien le roi Pendragon.

Adam scruta les dragons dorés du blason dans son dos, comme des protecteurs silencieux mais voraces planant sur ses arrières. Il s’avança de quelques pas pour mieux voir. Pour suivre des yeux celui qui lui avait tout appris et qu’il avait tant déçu. Serrant les dents. Espérant, alors qu’il le voyait monter sur son cheval et filer à contre courant de la foule qui cherchait le répit des remparts. Sans accorder son attention à son oncle, Vortigern, qui serrait la couronne de toutes ses forces entre ses doigts.

Uther parvint jusqu’à l’aube du dernier pont encore suffisamment stable entre la ville et la citadelle. Malheureusement pour ceux qui tentèrent encore de traverser, l’un des Oliphant braqua brutalement et vint percuter les pierres et les roches… Le faisant s’écrouler dans un fracas lourd de désespoir. Des soldats fuyaient encore. D’autres tentaient de rattraper ceux qui s’étaient raccrochés avant la chute. Et le roi filait au galop en direction du vide sans même chercher à ralentir.

Lorsque son cheval bondit en avant, plongeant dans l’abime qui aurait raison de sa loyauté, il sembla prier de tout son être pour se raccrocher à l’un des filets qui protégeait le ventre des animaux géants. Uther y planta sa hache, s’emmêla et tint finalement bon. Il grimpa difficilement mais fermement, tentant de rejoindre le dos de l’Oliphant et l’incroyable cloison qui abritait des centaines d’assaillants en son sein. Ses yeux aperçurent, au travers d’une rainure, la volonté farouche de ces sauvageons qui, lorsque le pont de bois fut baissé à même le précédent détruit, s’élancèrent dans des cris de charognards. Ils étaient aux portes de la Citadelle. Ils étaient sur le point de franchir le dernier bastion.

Mais Pendragon ne le permettrait pas. Le cri de ralliement de Bedivere résonna dans la vallée, frappant son bouclier sur son torse en même temps que les soldats encore vaillants. La guerre était là. La guerre était sur le point de se terminer… Et l’issue n’en serait que plus fatale. Uther grimpa encore et se faufila à l’intérieur de la plus haute des pyramides, tombant lourdement sur le sol au milieu d’une assemblée qu’il reconnu sans mal : des mages. Tous portait l’aube de leur caste, certains debouts, d’autres agenouillés en cercle autour d’un seul être qui semblait les dominer tous. Il portait les cornes du cerf, le roi de la forêt. Le dieu de la nature. Mais, en cet instant, il n’était rien d’autre que le diable déchainant sa fureur sur leurs terres.

Les yeux de Mordred se posèrent sur Uther et, dans un simple mouvement de menton, le roi sentit son armure grésiller de flammes qui ne parvinrent pourtant pas à prendre convenablement. Des arabesques se dessinèrent, tentèrent, mais rien ne vint. Aucun brasier ardent. Aucun pugilat de feu. Il relâcha sa hache sur le sol et se saisit de son fourreau, extirpant sous leurs yeux une épée qui, lorsqu’il la prit à deux mains, se teinta d’une aura bleutée révélant les dessins complexes de sa lame. L’épée invincible. Le fourreau qui en protégeait le porteur. Les yeux du roi se voilèrent d’azur.

Et lorsqu’il leva Excalibur, ils surent que la partie était terminée.

Adam écarquilla les yeux lorsque les Oliphants ruèrent soudain dans un même mouvement de panique, agitant leurs trompes armées, se débattant des structures en bois qu’on avait construit sur leur chair et détruisant de leurs défenses l’audacieuse armée réunies autour des mages. La frénésie qui les prit fut telle qu’ils balayèrent sans le vouloir le reste des troupes sauvages qui les habitaient, avant de s’enfuir dans des mugissements rauques, laissant les soldats de Camelot pantelant face aux cendres de leurs ennemis. Faibles de leurs animaux, les survivants à même le sol furent décimés par les lames. Vaincus par les armes. Tués pour la mémoire.

La fumée du carnage se dispersa. Le prince tourna un instant son regard sur son oncle qui, d’un bref mouvement de la main, essuya un peu de sang qui semblait perler de son nez. Mais il reporta bien vite son attention sur la lumière du ciel qui semblait enfin percer les nuages, découvrant la silhouette de son père debout, vaillante, au bord du dernier pont qui menait tout droit à la citadelle. Séparé par le vide immense au-dessus duquel Camelot avait forgé sa réputation. Lorsqu’il se tourna, tous pure voir la coiffe du Mage maudit qu’il tenait dans sa paume.

Camelot avait vaincu.



Why have enemies when you can have friends?

Les bannières flottaient aux vents alors qu’ils étaient tous rassemblés dans la plaine, face aux ruines de ce qui fut la magnifique cité de Camelot. Les remparts tenaient toujours debout mais les ponts étaient à reconstruire. Les âmes à panser. Les peines à pleurer. Et les souvenirs à oublier. Le château était toujours là, vaillant émissaire de la grandeur de ses habitants. Adam se tenait quelques pas derrière son père, dont la cape rouge vif frappait le sol sous les bourrasques. A sa gauche, sa mère au menton relevé fièrement malgré la gravité et la lourdeur de la situation. Ygerne avait toujours été ainsi : audacieuse, résistante, un chêne au milieu de la tempête impossible à déraciner. Elle était le liant de la roche. L’amour dans la tourmente. Les bras dans les cauchemars.

Adam sentit sa main serrer la sienne et il y répondit doucement. Il déglutit, observant l’étendard royal tenu par des soldats devant leur souverain, comme le voulait la tradition. Soigneusement, mécaniquement, ils en replièrent les bords progressivement. Ainsi se déroulait la mémoire aux hommes tombés au combats. Ainsi s’enveloppait le deuil et la souffrance silencieuse dans un hommage emprunt d’humilité. A défaut de mots, le silence laissait éclater les sanglots et les portait jusqu’aux cieux où ils reposaient désormais.

Les flèches furent armées, trempées dans les flammes et adressées à la voûte céleste. Puissent ces messagers guider les âmes en peine vers leur repos éternel, comme elle guidait les yeux de ceux qui les voyaient redescendre pour embraser les milliers de corps rassemblés. Le feu par le feu. La mort par la mort. Pour que les cendres des aïeux s’enterrent et donnent, dans le futur, l’engrais d’une terre nouvelle.


* * *


« N’oublions pas qu’avant Mordred, les mages vivaient parmi nous en harmonie. » Déclara Bedivere, assis à la table du conseil. « Nos rapports avec eux étaient toujours paisibles. »

Les visages étaient graves, le ton solennel et l’ambiance morose. Douloureuse. Le conseil comptait désormais des sièges vides et il fallait faire avec.

« Avant qu’ils ne goûtent au pouvoir et créent ces créatures de guerre. » Commenta Menistre.

« Seul Mordred est coupable. Pas les siens. Pourquoi vouloir les massacrer, Vortigern ? »

Les visages se tournèrent vers le concerné, qui se mura dans le silence.

« Le prince a été leur ami et étudié avec Mordred, non ? » Demanda William, narquois.

« Qu’insinues-tu ? »

Vortigern venait de réagir, se redressant comme on essuirait un affront.

« Mon père m’a envoyé étudier avec lui. Un geste diplomatique. »

D’où il était, Adam pouvait ressentir le profond malaise et la tension qui venait de s’installer à nouveau dans la grande salle. Ces hommes étaient marqués, bafoué par la guerre encore bien trop récente et les nerfs à vif. Le moindre mot pouvait se comprendre de travers, le moindre silence interprété comme un affront, et il était même étonné de ne pas encore les entendre s’entretuer. Il n’avait pas été convié à cette réunion du conseil, après tout il n’en faisait pas parti. Mais il n’avait pu s’empêcher de se dissimuler dans les colonnades pour n’en manquer aucun instant.

« Nous tenons simplement à rappeler à Votre Majesté que c’est un mage, Merlin, qui vous a donné l’illustre épée. » Reprit Bedivere, d’un ton plus posé. « Où en serions-nous, sans Merlin ? Et ses mages ? »

« Où sont-ils ? » Intervint un homme assis à la gauche de Vortigern. « Qu’ils se montrent ! »

« Vous savez où ils sont, lord Mercie. »

Bedivere se leva de son siège pour le fixer.

« Ils fuient pour leur vie ! »

« Assez ! »

Adam sursauta en entendant l’ordre de son père, déglutissant en craignant, un instant, qu’il n’ait été repéré. Mais comme personne ne vint lui saisir les épaules pour avouer son crime, il se rasséréna.

« Qu’il n’y ait plus de tueries. Ni de purges. Suis-je clair, mon frère ? »

Il observa Vortigern qui, lui, ne releva pas les yeux vers lui. Son menton était serré d’une mâchoire qu’on retiendrait de toutes ses forces pour ne pas lancer des mots qu’on regretterait par la suite. Pourtant sa colère était visible. Sa fureur rongée de l’intérieure. Mais Pendragon demeurait le roi et Vortigern, le frère.

« Maintenant, laissez-moi. »

Le raclement des chaises traduisit la fin de la réunion.

Adam eu un nouveau sursaut lorsque sa mère apparue à côté de lui, lui adressant un petit sourire à la fois désapprobateur mais aussi amusé. Elle continua sa route, suivie par une femme aux cheveux d’ébène et d’une petite fille bien habillée. Il poussa un soupire et leur emboita le pas, retrouvant son père et Vortigern enlacés dans une étreinte fraternelle… Mais plutôt lourde de sens si on en croyait le visage du prince.

« Devons-nous vous protéger l’un de l’autre ? »

Ygern grimpa les deux marches qui la séparait du centre de la pièce et s’approcha de son époux.

« Toi seule est un danger pour moi. »

Elle se tourna vers Adam, qui salua son père d’un bref signe du menton. Ce dernier posa une main sur son épaule et la serra quelques instants.

« Je viens chercher notre fils, pas le roi. »

Grillé. A défaut d'être découvert par le conseil, c'était sa mère qui l'avait pris la main dans le sac.

« A mon corps défendant. »

Vortigern se baissa pour saluer la petite fille et n’accorda qu’un bref baiser à celle qui était son épouse. Puis il se détourna et quitta la pièce d’un pas vif.

« Mon frère est perturbé. Prend soin de lui. »

Un silence.

« À demain. »

Son épouse hocha la tête et prit la même direction que le prince, qui tendit sa main pour y prendre la sienne. Ygerne les observa disparaître, avant de se laisser aller contre Uther, passant un bras autour de lui. Et Adam ne put que rester sobre face à cela, ne pouvant retenir l’étrange impression qui flottait dans l’air… Et menaçait la tranquillité nouvelle.



AT THE EDGE OF OUR HOPE, AT THE END OF OUR TIME...

Se faire réveiller en plein milieu de la nuit n’avait absolument rien de plaisant. Sentir des mains saisir ses épaules pour le secouer et s’éveiller dans un sursaut, partagé entre cauchemar et réalité, n’était pas le meilleur moment pour tenter de comprendre ce qu’il se passait. A dire vrai, Adam ignorait ce qu’il se passait. Mais il voyait le visage inquiet de sa mère penchée au-dessus de lui et l’air, plus sérieux, de son père à la porte de sa chambre. Que se passait-il ?! En moins d’une seconde il fut debout, enfilant des braies et des affaires, ses yeux passant de l’un à l’autre avec l’inquiétude qui y était liée.

Il s’apprêtait à poser une autre question, mais son père l’arrêta en venant près de lui. Face à face. Homme à homme.

« Fils, écoute moi. » Déclara-t-il dans un chuchotement impérieux. « Il faut que tu partes loin d’ici avec ta mère. Je vous rejoindrai au plus vite. »

« J’ai peur, Uther... »

Sa mère murmurait, ses mains tremblantes devant elle tandis qu’elle essayait vainement de nouer la cape qui reposait sur ses épaules. Le roi posa ses yeux sur elle.

« J’ai l’épée. Hâtez-vous ! »

Le temps jouait contre eux. L’espace semblait soudain réduit aux seuls couloirs qu’Adam empruntait avec Ygerne à sa suite, serrant la paume de celle qui l’avait fait naître comme si elle était la chose la plus précieuse au monde. Il descendit les escaliers dérobés. Emprunta les passages secrets. Longea les couloirs. Se faufila à travers les salles vides ou, au contraire, pleines. Pleines de cris et de bruits métalliques. Pleines d’hommes en armure en train de se battre entre eux. Pleine du feu qui s’emparait des rideaux ou d’autres tapisseries, menaçant le château, noircissant la pierre et enveloppant leurs souffles de cendres nauséabondes.

Ne pas s’arrêter. Il ne fallait surtout pas s’arrêter. Franchir la pièce. Prendre la volée de marche. Se glisser derrière la troisième statue. Descendre. Suivre la roche humide. Descendre. Toujours descendre. Un tintement de cloche résonna tout autour d’eux mais ils ne s’arrêtèrent pas. Ils ne devaient pas s’arrêter. La pierre polie se transforma en roche. La roche en grains de sable. De la terre meuble. Ils débouchèrent sur une cour. Le hennissement des chevaux. Les grondements des hommes. Ils se mirent à courir, parce que c’était tout ce qui leur restait à faire : fuir.

Un garde tenta de les attaquer. Il ne portait pas les couleurs Pendragon, son étole était verte au lieu de rouge. Adam l’évita de justesse, se baissa à temps pour saisir, par réflexe, le poignard qu’il portait à sa taille. Un geste. Relever. Un coup. Planter. Le cri guttural de la douleur. L’agonie dans son orgueil. La main de sa mère qu’il reprend et la course qui recommence. La citadelle de Camelot rougissait sous les flammes qui pourléchaient son parvis, mais ils étaient déjà bien trop bas pour le voir. Pour l’entendre. Pour la pleurer et s’en inquiéter.

Lorsque les bruits se tamisèrent, ils surent qu’ils étaient arrivés vers les pontons. S’engageant sur la berge, Adam sauta sur le bois et leurs pas résonnèrent malgré leurs efforts. Ils étaient à peine arrivés au niveau de l’esquif que la voix d’Uther résonna derrière eux :

« Détache le ! »

La reine s’y attela de toutes ses forces en compagnie de son fils. Ils n’entendirent pas tout de suite le hennissement qui résonna contre les falaises. Ils ne remarquèrent pas immédiatement l’ombre qui venait de se glisser dans leur dos. Le roi, lui, y prêta attention et se retourna en premier. Un silence. Ygerne se releva en le remarquant à son tour. Adam n’eut pas le temps : le bruit d’un lame vint faire écho à ses oreilles et un souffle passa à proximité de lui sans l’atteindre. Sans le toucher.

Parce qu’il n’en était pas la cible.

Il y eu un sursaut. Un hoquet de surprise. Et le corps d’Ygerne s’effondra en arrière, rebondit sur la barque, avant de s’abîmer dans les eaux ténébreuses qui auraient dû être leur salut.

* * *

La suite, Adam ne la vit que dans ses cauchemars. Entrecoupée de souvenirs. Incomplète d’un bout à l’autre. Mélangée. Effacée. Réduite à néant puis reforgée. Il retrouvait la silhouette, celle d’un monstre aux cornes courbées et à la cape faite de cendres. Il retrouvait la douleur. Mais tout ceci n’avait aucun sens. Aucun foutu sens. Juste le goût douloureux du fer et l’âpre de la défaite alors que sa joue rencontrait la dureté de la pierre. Cognait la roche. Marquait son crâne. Le plongeait dans un semi-trépas duquel il ne parvenait pas à s’extraire complètement.

Les lames qui s’entrechoquent. La voix d’un homme. Le cri d’un autre. Les soupirs de résistance. La rudesse de son traitement. Il avait mal. Il avait froid. Il avait des sensations contraires et un maelström dans la tête. Il revoyait l’épée à la lame bleutée. Le bois pétrifié par l’eau. Les lignes sur le sol. Les doigts tâchés de sang. Il revoyait la noirceur de la nuit. La lumière de la lune. Le monstre aux cornes courbées. La faux démesurée. Il sentait le sel de la mer sous sa langue. Les psaumes murmurés. Les soupirs difficiles de son torse à chaque mouvement.

Mon fils, sauve toi !

Ça tournait en boucle dans sa boîte crânienne. Ça se répétait, encore et encore, mais il était incapable de savoir quoi faire face à cela. Quoi répondre. C’était comme une hallucination, des voix qui murmurent et celle-ci, plus importante, qui vous martèle à vous en filer la migraine. Il avait mal. Tellement mal.

« As-tu vu tout ce qu’il te fallait voir ? »

La question était posée par une femme. Adam parvenait difficilement à croiser son visage, l’obscurité s’emparant de son regard comme de sa raison. Il lui semblait que ce n’était pas la première fois qu’elle la posait, mais là encore, il n’était pas capable de répondre. Elle portait un manteau bleuté. Ses yeux, aussi dorés que l’or pur, le toisaient avec une férocité telle qu’il se demandait ce qu’il avait bien pu faire pour mériter ce sort. Etait-il descendu aux enfers ? Banni du paradis ? Sur le purgatoire, en train de devoir justifier de ses fautes ? Il l’ignorait.

Quelque chose frôla son visage. Léger. Doux. Soyeux. Un pétale, aussi rouge vif qu’il était possible d’exister. Puis un autre. Une pluie s’abattit autour de la silhouette encapuchonnée. Elle semblait flotter au milieu de tout cela. Elle semblait vaporeuse et pourtant, ses yeux ne cessaient de le regarder. De le transpercer. Pourquoi avait-il si mal ? Pourquoi diable… Se sentait-il aussi lourd ? Aussi…

« As-tu vu tout ce qu’il te fallait voir ?! »

Le sol et les murs se mirent à trembler lorsqu’elle s’agenouilla, portant sa main sur le sol. Il fut incapable de lui demander ce qu’elle faisait. Il fut incapable de comprendre. Puisqu’il sombra à nouveau dans l’inconscience.

Les souvenirs s'évanouirent dans la nuit. Et avec eux, le souffle d'Uther... Ainsi qu'Excalibur, l'épée des Rois.

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