« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)



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 Double jeu

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Timothy Powers



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Timothy Powers


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________________________________________ Mar 15 Sep - 4:36

A
u fond du gouffre, la haine.

Shannon baissa les yeux sur ses doigts fins. Elle inspecta la crasse, sous ses ongles, les traces persistantes qu’il fallait gratter, gratter, gratter encore jusqu’à éclater la peau pour qu’elles disparaissent sous un sang nouveau. Les griffes taillées court, elle frotta, de manière frénétique, presque fanatique, à l’aide d’une brosse dure qui lui griffa la pulpe des doigts. En apnée, concentrée, elle racla jusqu’à ce que les dernières taches de sang disparaissent sur sa peau rouge, irritée.

Puis, elle prit une grande inspiration et détacha ses cheveux bruns.

L’odeur de javel lui fit retrousser le nez, les lèvres pincées sur le parfum de la pièce aseptisée qui cachait, en vérité, bien mal les relents de mort qui régnaient tout autour. Les murs d’un blanc cassé, parsemés de quelques carreaux gris, renvoyaient une impression de froideur plus glaciale que les cadavres, allongés sur leur dernier lit. Même les spots lumineux, au plafond, ne réchauffaient pas le sous-sol dans lequel elle était coincée, à longueur de journée, seule. Ou presque seule.

Au fond du gouffre, la haine, se répéta-t-elle, comme un mantra silencieux qu’elle serait la seule à connaître, à comprendre. Shannon s’essuya les doigts sur une serviette propre et jeta un coup d’œil à son assistant qui, enfin, poussait un cadavre défiguré, trouvé dans un caniveau de la cité, jusqu’en dans le frigo dont la porte hermétique émis un chuintement étrange, en se refermant.

Combien de ces inconnus, de ces oubliés de la rue, devait-elle dépecer chaque jour pour trouver la cause de la mort, les circonstances du drame ? Combien d’entre eux avaient le droit à la justice ? Dans les bas-fonds, il n’y avait que la violence, la domination des gangs sur les plus faibles, les guerres de territoire. Elle avait beau les découper, sortir un à un les organes, s’il le fallait, combien de ces victimes permettaient d’envoyer un criminel en prison ?

Shannon se détourna de la morgue, une grimace aux lèvres tandis qu’elle remontait les escaliers jusqu’au commissariat. Ses doigts propres serraient fermement le dernier rapport de la journée qu’elle remit à ses collègues avant de s’échapper du bâtiment. À l’extérieur, elle prit une grande goulée d’air, se purgea d’air pur, loin des relents agressifs de l’alcool et de la décomposition. Elle s’étira comme un chat, sous le regard amusé de quelques policiers du coin fumeur et rabattit la capuche en tissu de son sweat, sur sa tête.

Il était temps de rentrer.

Les mains enfoncées dans les poches de son pantalon noir, elle remonta la rue jusqu’au croisement, prit à gauche et s’enfonça dans les ruelles sombres de la ville. Elle évita de justesse un ballon de rugby qui fusa d’un terrain vague et, sans s’arrêter, traça jusque chez elle. Shannon n’aimait pas son quartier, ni la rue, ni la ville elle-même. Au moindre coin de bâtiment, elle pouvait tomber sur un membre d’un gang, se retrouver mêlée à une guerre de quartier, un règlement de compte pour quelques crédits non-versés. Au fond du gouffre, la haine… C’était ici, le gouffre, tout autour de son appartement, là où les voix n’étaient que des hurlements, les rires des cris de rage.

Et au milieu, il y avait elle, silencieuse, la tête rentrée dans les épaules, seule.
Ou presque seule.

À l’instant où elle ouvrit la porte de son appartement, Shannon comprit que quelque chose n’allait pas. Elle le sentit comme un courant d’air qui glissa le long de sa nuque et hérissa chacun de ses poils, sur sa peau. Elle se réfugia immédiatement à l’intérieur du deux-pièces, mais ce fut là son erreur. Caché dans l’ombre de la porte d’entrée, un agresseur la poussa violemment contre le mur. Sa tête heurta le coin du porte-manteau, des petites étoiles dansèrent autour d’elle, tandis que le monde tanguait dangereusement d’un côté, puis de l’autre. Elle tituba jusqu’au salon, suivie par son assaillant et s’effondra près de la table basse. Là, l’air plus sonnée qu’elle ne l’était vraiment, Shannon se recroquevilla par-dessus le meuble et glissa la main dessous. Ses doigts se refermèrent sur l’objet de son désir.

Derrière elle, l’agresseur l’attrapa par la capuche de son sweat et la tira en arrière. Shannon profita du mouvement pour prendre de l’élan. Entre ses doigts, la batte de base-ball vibra en percutant la tempe de son adversaire. L’homme recula précipitamment, se prit les pieds dans une chaise et tomba à la renverse. La légiste ne se fit pas prier. Elle bondit sur ses jambes et se dirigea vers la porte d’entrée. Néanmoins, à terre, l’inconnu leva le bras et referma ses doigts sur sa cheville. Il tira violemment la brune à lui. Shannon s’étala de tout son long dans un bruit assourdissant. Ses dents vinrent mordre sa lèvre inférieure, faisant couler le sang. Dans un regain de vitalité comme il ne devait pas s’y attendre, elle laboura le visage de son agresseur avec ses talons jusqu’à ce qu’il la lâche enfin.

Au fond du gouffre, la haine… Shannon ne faisait pas exception. Elle grogna de rage et continua de frapper son assaillant, jusqu’à ce que sa basket heurte la tempe masculine et que le visage inconnu se tourne plus qu’il ne l’aurait dû. Sous la violence de l’assaut, il perdit connaissance et ses doigts, enfin, lâchèrent la cheville de sa proie.

La légiste bondit sur ses pieds sans attendre. Elle sortit précipitamment, vérifia qu’aucun complice ne l’attendait dehors et s’élança dans la rue. Ses pas étaient un peu gauche, sa tête bourdonnait atrocement. Elle sentait une drôle de chaleur, le long de sa tempe, sur sa joue, et hésitait constamment entre cracher ou avaler le sang qui coulait de sa lèvre jusqu’au fond de sa gorge. Le goût de fer était affreux, sur sa langue.

Une bonne dizaine de minutes plus tard, peut-être plus, Shannon se tenait contre le mur et ne courait plus. Sa main glissait sur la surface sale des bâtiments jusqu’à son salut : le club Valentine. À mesure qu’elle approchait, la brune sentait la haine bouillir en elle. Putain de mafieux… Mais elle n’avait plus le choix. Ses parents le lui avaient dit et répété, sans cesse. Au moindre problème, elle devait se rendre chez eux, demander leur aide. Elle avait hésité, persuadée que le monde se porterait mieux sans eux. La peur de mourir s’était chargée de la convaincre.

Shannon s’écrasa presque contre la porte du club et tomba à genoux. Autour d’elle, le monde continuait de tourner et de l’emporter dans sa drôle de danse. Le sang ne cessait de couler sur son visage, plus impressionnant que ce n’était véritablement grave. Adossée au mur à côté de l’entrée, pour prendre le temps de souffler et de calmer les tambourinements de son cœur, le grondement du sang, à ses oreilles, la brune frappa la porte, dans l’espoir que l’on vienne lui ouvrir, ses yeux sombres fixés sur la rue devant elle.

À tout moment ses agresseurs pouvaient surgir des ombres et elle ne pourrait plus s’en défendre. Au fond du gouffre, il y avait, certes, la haine, mais la mort, surtout.
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Ben Ranger



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________________________________________ Ven 18 Sep - 6:00

Anders observait Jason. Immobile alors que ce dernier lui mettait un espèce de chapeau en carton coloré sur la tête… Jason était qu’un gamin…. Bon un gamin de 23 ans, mais un gamin tout de même. Et le voir faire des allers retours dans le club de strip tease – casino était à la fois étrange et mal placé. Anders savait que la pièce avait été vidé pour lui. Le club de strip tease, bien pratique pour blanchir de l’argent, était en ce moment fermé pour une histoire de coup de feu qui avait été tiré. Le casino, à l’étage lui, était toujours ouvert et les mêmes habitués venaient perdre leur argent tous les jours.

- Happy birthday to you, happy birthday to you, hapoy birthdayyyyyy Anders …

Anders releva rapidement la main pour lui mettre sur la bouche. Jason était beaucoup de choses, mais il n’était ni chanteur, ni organisateur de fête. Il acceptait les délires du gamin parce que depuis 10ans qu’ils se connaissent, Jason a toujours été celui qui lui fête son anniversaire. Même si Anders préférait le cadeau citron meringué que les gâteaux de boue de l’époque.

- C’est bon je peux retourner travailler ?
- Non ton cadeau n’est pas encore arrivé !

Anders fit une grimace. Les cadeaux du frère de son boss était à la fois original et sortit de nulle part. La dernière fois, il avait eu le droit à un coussin en forme de femme japonais pour « réchauffer sa couette ». Coussin qui avait été depuis utilisé comme sac de frappe et cible de tirs, mais Jason ne disait rien. Au bout d’un moment, il finit par parler un peu plus avec Jason. Anders n’était pas très bavard, mais c’était simple de parler avec Jason qui n’avait besoin de personne pour faire la conversation. Des mhhh, ou des ok de temps en temps suffisaient pour le refaire partir dans un débat tout seul.

Quand quelqu’un frappa à la porte, Jason sauta sur ses pieds pour y aller alors qu’Anders avait déjà sortit son arme et se préparer à tirer. Les lumières à l’intérieur de l’immeuble étaient …. Coloré comme une discothèque, et Anders ne pu entendre que Jason sifflait en ouvrant la porte.

- Hé bien, ton client précédent était pas super gentil, allait vient.

Et sans ménagement, il prit la main de la femme inconnue et la poussa dans les bras d’Anders qui dû lâcher son arme pour la réceptionner. Jason était déjà en train de partir en rigolant que si « le coussin marche pas, un humain peut être ». Cet abruti lui avait il payer une prostituée ? Il allait taper Jason. Alors qu’il posa les regards sur son paquets, il pu voir même avec la lumière peu lumineuse, le sang. Il pouvait le sentir aussi. Il se pencha sans rien dire sur le moment, et il observa la femme et ses contusions. Il était doux et calme. Silencieux alors qu’il observait tout cela. Puis, il la porta comme une princesse… Parce qu’être porter en sac de patate pour aller se faire soigner, ce n’est pas cool. Et il parla enfin.

- Il faut soigner ça.

Il l’assit à la place où était Jason juste avant. Puis se dépêcha d’arrêter les lumières de couleur et le son. Il s’accroupit en face de la jeune femme.

- Que s’est-il passé ? Qui êtes-vous ?

Normalement, une femme inconnue qui vient frapper à la porte du club Valentine dans cet état n’aurait pas le droit de passer le pas de la porte. Mais comme elle était déjà à l’intérieur, il ne dit rien et attendait juste une réponse. En avait il oublié le chapeau d’anniversaire que Jason lui a foutu sur la tête ? Oui absolument.

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    You might not feel it. You might not see it. But it surrounds you like a light. Makes you stronger for the fight. Now I know it's what I gotta do, find a dream that's new. aeairiel.

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________________________________________ Sam 19 Sep - 14:36

La fraîcheur du sol transperçait l’épaisseur de son jean sombre, troué aux genoux. Cette différence de température, flagrante en comparaison de son corps bouillonnant, réussissait, par quelque miracle, à l’aider à ne pas perdre pied. Elle trouvait, dans cette impression ténue, un certain lien avec la Terre, tandis que la terre, elle, continuait de tourner, de tanguer, de remuer. Shannon ferma les yeux quelques secondes. La douleur lui sembla plus forte, poison insidieux qui profita de ce moment de faiblesse pour l’agresser de toute part. Le monde ne cessa pas, non plus, de rouler autour d’elle, sans arriver à l’entraîner dans sa danse, comme un intrus, un insecte dont il essayait de se débarrasser.

Shannon rouvrit les yeux sur la ruelle, en face d’elle, et chercha dans les ombres un signe de son agresseur. L’homme avait eu l’air K.O., plongé droit dans les bras de Morphée, mais elle n’osait croire qu’il agissait seul. Quelque part, son complice devait attendre l’occasion rêvée de finir le travail. Pourtant, elle eut beau plisser les yeux, essayer de discerner les formes nettes dans le flou qui s’emparait de son champ de vision, elle ne devina aucun mouvement, aucun signe de vie autre que les sifflements de sa respiration.

Le poing de la légiste venait se heurter contre la porte, sans qu’elle n’y pense tout à fait. Par mégarde, elle frappa peut-être la jambe de celui qui vint ouvrir, elle ne sut pas le dire. Il lui sembla que la porte était fermée et que, soudain, sa main attendait, par terre, qu’elle la fasse bouger. Elle ne comprit pas, elle-même, cet étrange phénomène et fronça les sourcils sur ce détail, plutôt que de s’inquiéter de la porte ouverte sur un membre de gang.

En vérité, elle ne prit conscience de sa présence qu’à l’instant où les doigts inconnus se refermèrent sur son poignet. Ce ne fut qu’à ce moment précis que les mots eurent un sens, dans son esprit, avec un temps de retard certain. Elle releva ses yeux sombres sur lui et ses lèvres bougèrent sur des mots, mais aucun son ne sortit de sa bouche. De quoi parlait-il ? Quel client ? Les « clients » de Shannon ne se défendaient guère contre ce qu’elle leur réservait.

Alors que le jeune inconnu la traînait derrière lui, la brune sentit un sentiment étrange s’emparer de son cœur. Elle eut soudain envie de s’arracher à cette poigne et de s’enfuir, comme une proie menacée qui ne sait pas se défendre. Pourtant, elle eut beau tirer, dans ce qui lui sembla être un effort surhumain, l’autre ne parut pas s’en rendre compte, à peine gêné par la maigre résistance. Après quelques pas, il lui sembla que le monde tanguait moins et qu’elle reprenait plus de contenance, mais elle n’eut pas le temps de se débattre : elle fut lancée sur un autre homme et le premier disparut en ricanant.

Shannon se sentit plus menacée encore, dans les bras d’un inconnu. Elle rentra la tête dans les épaules et essaya de tourner le menton, à l’instant où le regard masculin tombait sur son front ensanglanté. Où était-elle tombée ? Qu’allait-on faire d’elle ? Et si ses parents s’étaient trompés ? Le contact de l’homme était, pourtant, doux et il ne pipa pas un mot pendant ce qui lui sembla être une éternité. Elle ne comprenait pas ce qu’il attendait d’elle. Elle voulait juste rentrer chez elle.

Elle ne pouvait pas.

Le constat coinça son souffle en travers de sa gorge et Shannon releva les yeux sur l’homme, sans comprendre ce qu’il essayait de lui dire. Elle ne pouvait pas rentrer chez elle. Chez elle, il y avait l’autre. Peut-être même l’avait-elle tué, s’acharnant comme une forcenée sur son visage, pour qu’il la lâche enfin. Elle se rappela, soudain, de l’angle étrange de son crâne qui pivote sur le cou, de l’obscurité qui s’empare des pupilles noires.

La légiste avait l’impression de tout vivre avec du retard, ou dans le mauvais sens, comme un film qui jouerait ses chapitres de manière aléatoire. Les mots, d’abord, réduits à des sons qu’elle ne comprit pas, puis les bras qu’elle sentit autour de son corps, l’envie de se débattre, de protester. Pourtant, à l’instant où elle trouva, enfin, la force de lever une main pour le repousser, l’homme n’était déjà plus contre elle. Il l’avait posée sur une chaise et avait disparu, le temps d’éteindre les lumières et les sons étranges du club Valentine. La seconde suivante, il réapparaissait devant elle, comme s’il ne l’avait jamais quittée, accroupi pour mieux la regarder. Mais que voyait-il, sur elle, si ce n’était la culpabilité de l’innocent, la blancheur de l’état de choc, le sang de la victime ratée ?

– Sha… Shannon, réussit-elle à articuler, en levant une main pour se masser la tempe. Je… ne sais pas. C’est… flou.

Shannon sentit le goût du fer qui envahit soudain sa bouche. Il avait toujours été là, sur sa langue, contre son palet, mais elle l’avait oublié, comme un filtre posé sur chaque chose qu’elle ressentait. Cette fois, ce fut la chaleur du club qui l’agressa, glissant sur ses joues, rappelant à elle le contact froid de son sang qui séchait sur sa peau.

– Il y avait un homme, chez moi, qui m’attendait. Il m’a frappée et je me suis défendue. Il a eu l’air… et je me suis enfuie, directement jusqu’ici, expliqua-t-elle, d’une traite.

Elle reprit une grande inspiration, haletante, comme si le récit lui avait sapé toute son énergie. Le souvenir de l’autre, allongé par terre, à moitié sous la table à manger, la força à se recroqueviller, la tête dans les mains. Néanmoins, le mouvement réveilla la douleur, à la fois dans sa tête et dans son ventre, qu’elle n’avait pas eu conscience d’avoir blessé.

– Je crois qu’il voulait me tuer.

Le dire était une autre chose que le penser et Shannon fut prise d’un affreux frisson. Elle s’ébroua dans son sweat gris et se recula soudain au fond de son siège, l’œil paniqué à l’idée d’avoir, en face d’elle, un autre membre de gang. Qui pouvait lui jurer que celui-ci ne voulait pas la tuer aussi ? Pourquoi ses parents lui avaient-ils conseillé de se réfugier ici ?

– Qui êtes-vous ? Pourquoi je devrais vous faire confiance ? Ils m’ont dit de venir ici, mais vous êtes des criminels, vous aussi. Qu’est-ce qui vous empêche de finir le travail ?

Shannon grinça des dents, les sourcils froncés sur sa haine de toute cette violence, des lois piétinées par les gangs, des corps balancés dans les égouts sans même s’inquiéter qu’ils soient trouvés ou non. Puis, comme une punition pour avoir craché sur ceux qui peuvent la sauver, la douleur fusa d’un coup dans son crâne et elle dut se plier sur sa chaise, les bras serrés sur ce ventre qui la faisait tant souffrir. Quand l’avait-il frappée ici ? Elle n’arrivait pas à se souvenir, bloquée sur ses propres pieds qui martelaient le visage ennemi jusqu’à ce qu’il cesse de la tenir.
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S et S Kamiya



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S et S Kamiya


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________________________________________ Mer 23 Sep - 15:43

ADouble jeu
Anders observait la femme. Il attendait patiemment dans un silence. Si le silence pour beaucoup avait de quoi faire peur, celui-ci, loin de la musique de Jason, en était presque rassurant. Il semblait dire « parle » de manière rassurant… Il attendait alors qu’il avait ce qu’il faut pour la soigner … qu’elle se livre un peu à lui. Il attendait accroupi. Attentif à tout ce qu’il pouvait se passer dans la pièce. Si la porte s’ouvrait à nouveau, il ferait feu. Si la jeune femme essayait de sortir, il la rattraperait et lui porterait secours. C’était ainsi.

- Enchanté Shannon. Je suis Anders. Prends ton temps.

Il avait déjà pris, à côté de lui, une bassine si elle vient à vomir … Et surtout, il parlait très calmement. Il parlait très doucement. De manière rassurant. Pour que la jeune femme capte son ton, ses paroles, et surtout son calme. Il nota qu’elle disait « un homme » elle ne le connaissait donc pas. Il notait toutes les informations. Il essayait d’en déduire beaucoup plus. Déjà… pourquoi venir le dire ici. Alors il ne dit rien tout en faisant des gestes très calmes pour commencer à nettoyer les blessures de la jeune femme.

- Et il n’a pas réussi. Tu t’es défendu.

Dit il en regardant ses blessures. Il pouvait assez bien imaginer le combat qui avait eu lieu, et les choses qui avaient été faite dans l’ordre. Il essayait de ne pas trop la regarder. Il essayait de ne pas trop analyser la jeune femme, parce qu’il savait que les gens pouvaient se sentir mal à l’aise.

- je suis Anders Sanderson. C’est toi qui es venu vers nous. Qui t’as dit de venir ? Et nous sommes des criminels en effet. Mais je ne tue jamais les personnes qui sont innocentes.

Il était dans le club Valentine pour cette raison. Si le père Valentine était un connard de première, le fils était bien plus … honnête et gentil. Et jamais il n’avait demandé à Anders de tuer quelqu’un qui ne le mérite pas amplement. Il n’avait pas peur de tuer, mais il ne tuerait pas quelqu’un qui, comme la jeune femme, était innocente. Quand la douleur se lit sur le visage de la jeune femme, il releva les yeux. Doucement, il prit le visage de la jeune femme et le releva. Poussant ses cheveux, il observait ses yeux.

- je vais vous amener dans une chambre, pour voir toutes vos blessures. Et je vais vous donner de quoi dormir, vous acceptez de me faire confiance ? Je ne vous quitterais pas.

Elle ne pouvait pas être soignée si elle restait aussi … stresser. Il sourit doucement. Essayant encore de la rassurer en étant calme et serein. Il envoya un texto à Jason qui disait son avis sur son QI et de faire une recherche sur un Shannon qui aurait un rapport avec eux.


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Liliann A. Poe



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________________________________________ Ven 25 Sep - 5:41

La douleur bloquait tout. Le passé, le présent, le futur. Tout. Elle n’arrivait ni à se concentrer sur les souvenirs de l’attaque, ni sur le visage masculin qui la fixait si intensément, ni sur ce qui pourrait arriver, à trop rester ici, à la merci d’un gang. Shannon était et resterait, au fond d’elle, un membre des forces de police. Elle ne courait peut-être pas sur le même terrain que ses collègues, mais son expertise avait, plus d’une fois, envoyé des criminels derrière les barreaux. Peut-être avait-elle aidé à coincer des membres du club Valentine. Peut-être pas. Elle se fichait bien de savoir qui ils étaient. Tout ce qu’elle voyait, c’était des criminels qui faisaient fi des lois, des règles, de l’importance d’une vie.

Le mal brûlait ses entrailles et la brune grimaçait, loin d’elle l’envie de paraître présentable, de faire attention aux yeux de l’inconnu, posés sur elle. De base, Shannon n’était pas ce genre de femmes, coincée dans le confort de ses gros pulls, de ses pantalons, les cheveux en bataille à peine brossés après la douche. Elle n’avait, au visage, aucune trace de maquillage. Pour qui essaierait-elle de se faire belle ? Les morts étaient insensibles à son physique, à son genre. Ils étaient juste morts, inertes, froids sous ses doigts, le regard rivé sur le plafond quand le scalpel s’enfonçait dans les chairs.

Le scalpel.

Shannon releva ses yeux sombres sur Anders qui prenait, tout de même, le temps de se présenter, d’essayer de la rassurer. Elle voyait quelque chose de doux, en lui, qui, pourtant, n’arrivait pas à effacer le fait qu’il était là, au milieu du club Valentine, indifférent à sa douleur, le regard professionnel du tueur. Elle aurait tant voulu lui cracher au visage, littéralement, lui dire combien elle n’était pas enchantée de faire sa connaissance, qu’elle trouverait, un jour ou l’autre, un moyen de tous les faire tomber, de nettoyer la ville de la vermine qui rôdait. Elle ne réussit à rien d’autre que le fixer, essayer d’expliquer ce qu’il s’était passé.

Au fond, sa présence la rassurait et ça la bouffait, comme un mal qui s’ajoutait à sa douleur, sans arriver à se mélanger à elle. Elle se sentait rassurée, presque en sécurité, entre les murs du club, entre les mains d’un inconnu. Ce fut sûrement pour cette raison, tel un poison inodore qui, soudain, se mettait à puer très fort, qu’elle se persuada qu’il était le mal incarné, qu’il n’avait pas le droit de la toucher. Alors, elle releva une main et essaya de chasser les siennes, sur son visage, qui essayait de nettoyer le sang séché. Elle y mit toute la force de sa haine pour les gens comme lui et, pourtant, ses doigts furent à peine une pichenette contre le poignet masculin. Sa peau glissa contre la sienne au lieu de le frapper et Shannon abandonna. Elle se contenta de reculer un peu pour échapper à la portée de ses bras.

Évidemment qu’elle s’était défendue. Malgré elle, la brune échappa un rictus haineux qui souleva le coin de sa lèvre supérieur et tenta un claquement de langue qui se perdit quelque part, ailleurs, elle ne sut pas où. Pour qui la prenait-elle ? Shannon n’était pas une princesse en détresse. Elle faisait partie des forces de l’ordre, elle savait se défendre. Même si elle n’en avait, jusque là, jamais eu besoin. Ses poings se fermaient sur les scalpels, pas sur les armes. Elle affrontait la mort, elle, pour mieux protéger la vie. Elle n’affrontait pas la vie pour mieux donner la mort.

Les scalpels froids entre ses doigts.

– Je l’ai peut-être tué. Je ne sais pas. (Elle ne tenta même pas de dissimuler le frisson qui la fit remuer, sur sa chaise.) Paul et Julia Meyer, mes parents.

Shannon essaya de fixer son regard sur Anders, mais ses yeux discernaient mal ses traits et glissaient, inlassablement, sur le tatouage qui ornait son cou, comme une chose qu’elle aurait déjà vu ailleurs et qui lui inspirait confiance. Confiance. Un ricanement froid, sans joie, lui échappa, tandis qu’elle réussit, enfin, à capter son regard et se fixer à l’intérieur pour y trouver la force de l’affronter comme il se devait. Elle releva même un peu le menton, le regard dur.

– Tu tues quand même, cracha-t-elle, dégoûtée.

À l’instant où il avait avoué être un criminel, les vouvoiements s’étaient tus, piétinés, plongés dans le fossé qui séparait Shannon d’Anders. Alors que ses mains osaient se poser sur son visage, la légiste serra les mâchoires très fort, jusqu’à grincer des dents, et soutint le regard qu’il posa sur elle, comme pour le mettre au défi de la tuer, là, d’un coup de main, de lame, de n’importe quoi. Pourtant, la douceur de ses mouvements la forçait à se poser des questions, à essayer de comprendre qui il était. Un criminel, un putain de criminel, essaya-t-elle de répéter, en boucle, comme un mantra qui vint, instantanément, remplacer le précédent. Au fond du gouffre, la haine, oui, mais elle ne songeait pas à celui-ci.

Shannon n’était pas une princesse en détresse.

La brune fixa son regard sur le sourire gentil et se pencha un peu en avant alors qu’il la lâchait enfin pour s’emparer de son téléphone. Ses yeux rivés sur le petit écran, il ne pourrait, sans doute, pas voir les mouvements lents de la légiste qui plongea la main dans une poche de son sweat. Quand on vit au fond du gouffre, on ne peut pas être une proie apeurée. Il faut apprendre à se défendre. Shannon referma les doigts sur le scalpel qu’elle gardait sur elle, arme dangereuse qui, la plupart du temps, faisait fuir les délinquants. Elle serra si fort que le métal lui fit mal. Puis, sans crier gare, elle le sortit de sa poche et tendit le bras en avant pour appuyer la lame contre le tatouage de dragon, si proche de l’artère. Elle était légiste, après tout. Il ne fallait pas remettre en doute sa connaissance du corps humain.

– Plutôt crever que de te faire confiance, répondit-elle, avec toute la haine dont elle était dotée. Tu ne me toucheras pas.

Elle eut envie d’y croire, elle aussi, mais penchée en avant pour atteindre sa gorge, la douleur se réveilla dans son abdomen et elle sentit ses forces quitter son bras. Sans lâcher son scalpel pour autant, elle dut se pencher plus encore pour faire face au mal qui la déchirait de l’intérieur. Ce qui, inévitablement, la força à faire la seule chose qu’elle put faire dans son état : Shannon posa le front sur l’épaule d’Anders et s’accrocha à lui comme si sa vie en dépendait. Peut-être que sa vie en dépendait, après tout.

– Joyeux anniversaire…

Dans son délire, elle réussit à articuler deux mots qui n’avaient, franchement, rien à faire là, mais Shannon avait remarqué le petit chapeau pointu sur sa tête. Elle ne trouva, en elle, que ces mots-là à lui donner. La chaleur du vivant, contre elle, brisa ses dernières défenses et le scalpel échappa enfin à ses doigts, tandis qu’elle serrait plus fort l’inconnu. Traumatisée par l’intention de meurtre, par les mauvaises ondes qui s’étaient insinuées en elle, par le besoin de vivre, de se défendre, Shannon n’en eut plus rien à faire qu’il soit un criminel.
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________________________________________ Ven 2 Oct - 13:20

Anders observait en silence encore. C’était ce qu’on lui demandait en temps que tueur à gage du club Valentine. On lui demandait la discrétion et rien d’autres. Il n’était donc pas le plus bavard. Il faisait un effort pour la jeune femme et c’est tout. Il lui laissait le temps de digérer. Il lui laissait le temps de se défendre … ou pas d’ailleurs.

Il voyait bien qu’au delà de ses blessures, la pression sur ses épaules et la fatigue ne faisait pas bon ménage dans cette histoire, et qu’il se devait de faire quelque chose pour qu’elle se repose … tout de suite de préférence. Il retient le nom des parents dans un coin de sa tête alors qu’il listait déjà les personnes qu’il connaissait.

Paul et Julia Meyer. Cela lui disait quelque chose, mais il était sur qu’ils ne faisaient pas partit du Club Valentine. Peut être des partenaires, mais à ce moment là, c’était Chance qui devait savoir ça, pas lui. Lui, il s’occupait des ennemis, et aucun nom ne concordait. Il ne revient pas sur le fait qu’il tue. Oui en effet. Mais il ne tuait jamais personne qui ne le mérite pas, c’était déjà un bon début non ? Une fois larme sortit, Anders posa ses regards sans peur dans ceux de la jeune femme.

Elle était venu demander de l’aide, et elle l’attaque. Les femmes étaient donc toute lunatique à souhait ? Il plongea sans peur ni crainte le regard dans le sien. Il la laissa aussi se rapprocher, et il mit une main délicatement dans son dos. Il sourit.

- Merci.

Il entendit le scalpel tomber et Anders décida qu’il était temps de ne plus le laisser le choix. Il se releva et la prit dans ses bras. Fortement contre son torse, il la tenait alors qu’il ouvrit quelques portes à coup de pied. Il avait déjà envoyé ce qu’il faut à Chance. Là, le plus important était de la soigner, et de le laisser se reposer. Et il ne voyait qu’un seul endroit qui est super sécurisé, et qui permet tout cela. Il tenait la tête contre son épaule et lui caresser les cheveux.

- je t’emmène dans une chambre. Je vais te soigner. Je suis désolé, il va falloir que tu me fasses confiance juste le temps de te remettre sur pied.

Et il était déjà proche de la chambre quand il avait dit cela. Il avait aussi demandé à un autre membre du gang de lui apporter de quoi soigner des blessures. L’homme ne dit rien et jeta juste le sac dans la chambre d’Anders avant que celui ci n’y rendre. Le club avait une chambre pour chaque membre. La plupart l’utilise pour des choses intimes, d’autres comme seconde maison. Anders l’utilisait pour dormir. Le lit était fait. normal. Deux places. Pas de photos, pas de bibelot. Qu’une chambre bien vide. Il posa la jeune femme sur le lit.

- Maintenant, tu peux me laisser te déshabiller pour voir tes blessures ?

Il ne voulait pas le faire sans son accord. Il ne voulait pas qu’elle se sente encore plus … quoi ? Humilié fragile ? Oui tout ça. Il voulait juste qu’elle le laisse faire.

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Timothy Powers



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________________________________________ Dim 4 Oct - 5:50

Le brouillard comme elle ne l’avait, sans doute, jamais connu. Shannon voguait en eaux troubles, à moitié consciente du monde qui l’entourait. Autour d’elle, le club Valentine n’était plus qu’un club normal, en pause, vidé de ses clients pour ne laisser qu’elle, blessée, et Anders, l’inconnu qui était payé pour tuer. Serrée contre lui, elle ne vit que le tatouage, devant ses yeux, qui ressortait si fortement sur la peau blanche de son cou.

Le scalpel échappa à ses doigts et cliqueta des centaines de fois dans son esprit, alors que les remerciements de l’inconnu arrivaient dans son oreille avec un temps de retard. Malgré elle, la jeune brune sourit. Elle n’avait plus fêté son propre anniversaire depuis longtemps. Shannon passait ce jour dans un coin de son appartement, à buller autant qu’elle le pouvait, quand elle n’était pas penchée sur un cadavre, à la morgue, pour déterminer les raisons de la mort, les causes, le pourquoi du comment, qui était derrière tous ces corps qu’on lui envoyait chaque mois.

Elle soupira tandis que les cliquètements du scalpel cessaient enfin de résonner dans son esprit. Contre elle, la chaleur du vivant avait quelque chose d’inhabituel, de presque oublié. Depuis le temps qu’elle n’avait pas touché une personne vivante, au cœur battant fortement dans la poitrine, elle en avait presque oublié la sensation, le besoin viscéral de toucher les autres, de sentir, par leur contact, que l’on est aussi vivant, accompagné, bien là. Pas invisible.

Shannon ne protesta pas alors qu’Anders la soulevait pour la porter. Elle ne pouvait pas vraiment se défendre, accrochée à lui sans vouloir le lâcher, alors que la douleur lui semblait moins forte, dans cette position, qu’elle pouvait, un instant, oublier qu’elle avait peut-être tué un homme pour se défendre. Les caresses de l’inconnu, contre ses cheveux, la rassurèrent un peu. Il y avait quelque chose de fondamentalement doux, chez lui. De presque trop doux pour quelqu’un comme lui… et pour quelqu’un comme elle.

Les yeux fixés sur le tatouage sur son cou, la légiste se contenta d’attendre qu’il traverse le club, enfonçant les portes avec les pieds, tandis que ses doigts suivaient, sans y penser, les contours noirs du dragon, si près de ses artères. Elle en voyait des tonnes, chaque jour, des corps marqués par l’encre pour des formes qui, à ses yeux, n’avaient jamais aucun sens. Des significations si personnelles qu’elles lui échappaient toujours. Il y avait, néanmoins, quelque chose d’hypnotisant à pouvoir, cette fois, admirer les traits sur la couleur du vivant, à voir battre le sang, dessous, à savoir qu’il suffisait, peut-être, de demander pour savoir pourquoi un dragon.

Quand elle sentit le matelas sous elle, Shannon se détacha enfin d’Anders et regarda autour d’elle. La porte fermée sur la chambre lui donna un sentiment de sécurité qui insuffla une nouvelle énergie dans son corps. Elle prit une grande inspiration et se laissa tomber en arrière sur le matelas deux places. Le plafond d’un blanc immaculé lui rappela, d’une certaine manière, le plafond de la morgue. Elle prit une nouvelle inspiration et s’étonna, presque, de ne sentir aucun produit chimique. Seulement l’odeur de la chambre, peu utilisée, et celle, plus forte, du sang séché sur sa joue.

Shannon se redressa sur le lit et posa une main sur l’épaule d’Anders, devant elle, pour se stabiliser tandis qu’elle baissait la tête pour regarder son ventre. Sans plus de cérémonie, la brune souleva son sweat et le t-shirt, dessous. La peau blanche de son ventre était tachée d’un sang sombre et épais qui glissait sur ses abdos jusqu’à la ceinture de son pantalon. Malgré elle, la légiste soupira et laissa retomber les vêtements sur la blessure.

Elle était une idiote.

Le constat la frappa en relevant les yeux sur Anders, devant elle, qu’elle lâcha pour lui indiquer le sac pour se soigner qu’un autre avait jeté dans la chambre.

– Donne-le-moi, je vais le faire. (Elle n’hésita même pas, les yeux fixés dans les siens.) Mais je veux bien ton aide pour enlever tout ça.

Habituée à déshabiller des corps à qui elle ne pouvait pas demander l’avis, Shannon ne voyait pas réellement le problème. La seule préoccupation, dans son esprit, à l’instant, était de refermer la plaie, sur son ventre, avant qu’il ne soit trop tard. Elle était légiste. Elle pouvait le faire. Pour le visage, en revanche, elle devrait faire confiance à Anders et elle n’avait pas hâte de le faire.

La brune glissa un peu mieux au bord du lit pour se rapprocher de l’inconnu et s’assurer qu’il puisse la maintenir assise en posant une main dans son dos. Elle n’était pas certaine, elle, de pouvoir tenir toute seule alors que la perte du sang, la panique et les souvenirs de l’agresseur continuaient de bourdonner dans son crâne.

D’une main, elle tira sur son col et essaya de passer la tête, puis de faire glisser le reste du sweat et du t-shirt. Quand elle réussit, enfin, avec un peu d’aide, à se débarrasser des deux couches, elle baissa la tête sur son ventre blessé, sans s’inquiéter de sa tenue, devant un inconnu. Elle ne pensait pas qu’il devait voir une femme en soutien-gorge pour la première fois de sa vie et préféra ne pas s’attarder sur le sujet. Elle avait, franchement, d’autres choses à faire pour le moment.

La plaie était nette, sur son ventre, peu profonde, mais elle saignait abondamment. Plus de peur que de mal, sans le moindre doute. Sans oublier une bonne dose de honte alors que l’état de ses vêtements risquait de confirmer ses soupçons : son propre scalpel avait dû glisser sur son ventre et couper les chairs, pendant le combat. L’arme devait, d’ailleurs, être pleine de son sang, abandonnée dans le club.

– Passe-moi la trousse, exigea-t-elle, à nouveau, en tendant la main. Je suis légiste, je sais ce que je fais. Je te laisserai regarder mon crâne si ça t’amuse, mais je ne pense pas qu’il faille autre chose qu’un bon nettoyage et un pansement.

Elle eut du mal à l’avouer et ne dit rien, mais la panique avait aggravé son état plus qu’il n’était véritablement alarmant. Shannon avait beau avoir été entraînée à se défendre, ce n’était pas tous les jours qu’elle devait affronter la mort en face. Pas sa propre mort, en tout cas. Ce qui changeait tout à la situation.

Néanmoins, la vue du sang, de la plaie, de la peau coupée eut un effet apaisant, sur elle. Une chose qu’elle ne pouvait pas s’expliquer, mais qui lui permit de retrouver le chemin dans son propre brouillard. Ses mains cessèrent de trembler et sa respiration trouva un rythme régulier. Elle était, plus ou moins, dans son élément et pouvait se concentrer sur une chose qu’elle connaissait : les blessures, même s’il lui était rarement demandé de refermer soigneusement ses « clients ».

– Il n’est pas mort.

Shannon releva soudain les yeux sur Anders et les plongea à l’intérieur des siens. La certitude la prenait au cœur, désormais. Son agresseur n’était pas mort, elle ne l’avait pas tué. Elle n’était pas une meurtrière. L’homme ne devait qu’être inconscient, quand elle l’avait quitté. Sauf qu’elle avait laissé, derrière elle, une piste ensanglantée qu’il pourrait, aisément, remonter jusqu’au club Valentine. À cette pensée, la peur revint enserrer son cœur et elle se déconcentra de la blessure pour chercher du soutien dans le calme du criminel.

– Il va revenir, n’est-ce pas ? Il n’abandonnera pas tant que je ne serai pas morte. À moins que… il ne voulait peut-être pas me tuer.
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________________________________________ Ven 16 Oct - 10:03

Anders souriait. Plus par une habitude, par un principe, que par véritable joie. Sourire permettait aux gens de se détendre, qu’on dit. Cela permettait de faire confiance, qu’on dit. Lui ne comprenait pas réellement en quoi mentir dès la première fois que deux personnes se rencontrent était une bonne idée. Mais il le faisait pour Shannon en ce moment même. Le toucher des doigts de la jeune femme sur son tatouage l’avait fait frémir. Il n’avait pas réellement l’habitude qu’on le touche… et surtout …il se sentait très vulnérable face à la jeune femme. Qu’on veuille le tuer et toucher son artère présente sous le tatouage ça ne le dérangeait pas réellement.

Qu’on prenne le temps de le regarder, vraiment … Cela le ramenait des années en arrière. Trop loin pour qu’il ne puisse le dire maintenant sans avoir l’impression de mettre le feu dans son apparence calme et froide. Une fois sur le lit, il avait demandé à la jeune femme de se déshabillait… ce qu’elle fit … pour une raison qu’il ignore, cela le surpris. Il s’attendait à devoir le faire, ou la forcer (ce qu’il n’aurait pas du tout apprécier). Il apporta le sac et se pencha sur le lit pour l’aider.

Anders ne fit peu cas de l’habit de la jeune femme devant lui. Comme elle, il voyait plus ses blessures que son manque de vêtements. Et de toute façon, il n’était pas là pour ça. Il ne dit rien alors qu’il lui laissa les rennes. Pas qu’il ne sache pas comment la soigner, loin de là d’ailleurs son corps savait qu’il le pouvait…. Mais parce qu’il y avait quelque chose de certains chez la jeune femme. Et qu’il ne voulait plus lui imposer que ce qui n’était déjà le cas. Quand elle parla de son agresseur, Anders soutient son regard.

Il réussi à se filtrer juste avant de lui répondre « pas encore » quand elle parla de son mort. Si l’homme l’avait attaqué, et qu’elle était venu ici, alors nul doute que cela devenait son problème, à lui et au gang. Anders mit sa main sur la tête de la jeune femme. Evitant ses blessures, et toujours en la regardant dans les yeux.

- Tu es en sécurité ici. Personne n’oserait venir te chercher. Ni dans ce club, et encore moins dans ma chambre. Alors on va prendre les choses une à la fois.

Il lui sourit encore pour la rassurer alors qu’il prit son téléphone et texter avec Chance qui n’avait toujours pas répondu. Chance serait d’accord de la protéger. Et même s’il était contre, Anders ne lui laissait pas vraiment le choix. C’était Jason qui avait fait rentré la jeune femme. Chance ne pouvait s’en prendre qu’à son petit idiot de frère.

- D’abord on va finir de te soigner comme il faut. Ensuite, tu iras te laver, et je t’aiderais si tu le choisi. Enfin, je te laisserais dormir ici. Demain nous reparlerons de tout ça.

Il ne précisa pas qu’il ne dormira pas et se mettra devant la porte toute la nuit pour la protéger comme il vient de le promettre. Le seul moyen d’atteindre quelqu’un dans la pièce c’est la porte, s’il est devant la porte alors elle sera en sécurité. Logique non ?

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________________________________________ Sam 17 Oct - 4:46

Face à la blessure, Shannon retrouvait ses moyens, le chemin qui se dessinait sous le brouillard de son esprit, qui traçait une route de feu à travers la panique. Elle n’avait plus qu’à suivre, se laisser porter par le courant et elle sortirait, bientôt, de sa torpeur pour s’occuper, comme il se devait, de ses blessures et des détails… techniques, de la nuit. La brune se doutait que les choses ne lui sauteraient pas à la figure dès les premières minutes, qu'il lui faudrait du temps pour remettre de l’ordre dans ses pensées, réfléchir à tout ce qu’elle avait vu, entendu ou fait. Pour l’heure, elle ne pouvait que se rendre à l’évidence : son agresseur n’était pas mort. Elle l’avait assommé et laissé au milieu de son salon.

D’ailleurs, comment était-il entré ?

La légiste préféra se détourner de ces questions qui, peu à peu, faisaient pulser plus fort son sang, à ses oreilles, tandis qu’une migraine tambourinait derrière son front. La douleur des coups, portés à sa tête, se rappelait lentement à elle, maintenant qu’elle retrouvait le chemin de ses pensées. Toujours accrochée à l’épaule d’Anders pour être certaine de ne pas tomber, Shannon grimaça sous une pulsation plus forte, à l’intérieur de son crâne, et se demanda ce qu’elle pouvait faire pour calmer ce mal qui sommeillait en elle. Ce n’était pas tous les jours qu’on lui demandait de prendre soin de la douleur des victimes. Généralement, son travail consistait à couper les chairs mortes, rien de plus.

Elle trouva un peu de force dans le regard d’Anders. Ses silences avaient quelque chose de rassurant, mais elle aimait, également, le ton posé de sa voix pour lui assurer que rien de mal ne pourrait lui arriver, ici. Elle eut, soudain, très envie de rire, d’un rire grave qui aurait eu des accents de moquerie, mais le rire ne fut qu’une idée, une graine qui ne germa pas au fond de son cœur. Elle se contenta de fixer le tueur, sans un mot, en essayant de se persuader elle-même qu’il avait raison.

Qui pouvait être sauf dans la maison d’un tueur ?

Shannon baissa les yeux, coupable, et, malgré elle, appuya sa tête contre la main qu’il avait posée sur elle. Elle voulut y croire, mais au fond d’elle, Shannon restait une légiste, une agente de la police, une femme qui avait appris à se défendre de la rue, qui avait juré de débarrasser le monde des criminels comme lui. Elle eut envie de le gifler, de lui rappeler qu’il était le plus dangereux de tous, ici. Elle n’en fit rien. À la place, elle posa une main sur sa joue, alors qu’il baissait les yeux sur son téléphone, et caressa du pouce, pensivement, la commissure de ses lèvres qui sonnait si faux, chaque fois qu’elle se levait vers le ciel.

– Ne souris pas pour moi. Je n’apprécie pas les mensonges et celui-ci est le pire de tous, dit-elle, tout bas, dans une supplique pour qu’il cesse d’être gentil.

Elle savait ce que c’était, la légiste, que de sourire aux autres pour faire semblant, parce que c’était ce que l’on attendait des vivants. Elle préférait, de loin, la compagnie calme et froide des morts qui, eux, ne lui demandaient rien de plus que son expertise. Ni douceur, ni gentillesse, ni faux-semblants. Juste elle, ses doigts et son scalpel, les yeux rivés sur les chairs sans s’effrayer de leur état, de la violence qui s’écrasait sur les corps pour les réduire en bouillie.

Peu désireuse de s’attarder sur la promesse qu’elle soit en sécurité, dans la chambre d’un criminel, Shannon baissa à nouveau le regard et s’empara de la trousse pour trouver ce dont elle avait besoin. Nettoyer la plaie fut facile, alors qu’elle était si nette, propre, à peine salie par le tissu de ses vêtements. Sa main était sûre, ses doigts solides et stables, quand elle s’empara du fil et d’une aiguille. Elle n’hésita pas une seconde à planter la pointe dans la peau de son ventre pour recoudre.

La douleur fusa dans tout son corps, mais elle tint bon. La douleur était l’amie des vivants, de ceux qui peuvent encore toucher le monde. Elle lui rappelait que, cette nuit, quelqu’un avait essayé de la tuer ou de la kidnapper et qu’elle s’en était sortie de justesse. Elle lui rappelait de, toujours, se tenir sur ses gardes, de faire face au monde des ombres dans lequel ils vivaient, tous, sans exception. De ne jamais oublier qu’au moindre faux pas, on tombe.

– Dormir ici ? grinça-t-elle, les dents serrées sur la douleur. Seulement si tu restes ici. (Elle échappa une grimace avant d’ajouter, ses yeux fixés dans les siens :) Là où je te vois.

Un sourcil à peine haussé sur le front, elle lui fit comprendre que cela n’était pas une question. Shannon ne voulait pas le perdre de vue. Sa présence était rassurante, son absence inquiétante. Qui pouvait lui jurer qu’il n’irait pas appeler quelques amis pour venir la tuer ? Elle pouvait essayer de se défendre contre un homme seul, mais elle ne pourrait rien contre un groupe. Même deux d’entre eux ce serait déjà trop.

D’ailleurs, il n’avait passé que trop de temps sur son téléphone. Alors qu’elle mettait un point final à sa blessure, la légiste fit un nœud, coupa le fil et déposa tout dans la boite. Puis elle tendit la main, s’empara du téléphone, sans lui demander son avis, et le jeta derrière elle, sur le matelas. Shannon ne voulait plus le voir essayer d’ameuter sa petite bande de criminels. Elle voulait croire qu’il n’était pas trop tard et qu’il n’y aurait que lui, le temps de retrouver ses forces et tous ses esprits.

Le lendemain, elle aviserait.

– Aide-moi.

Si Shannon tenta de se mettre debout, le mouvement tira affreusement sur sa blessure et elle chancela un peu. Elle ne put garder son équilibre qu’en posant, une nouvelle fois, les mains sur les épaules d’Anders, devant elle. Elle ne s’inquiéta pas plus de leur étrange position que de son ventre nu, du soutien-gorge par-dessus, ou du pantalon qu’elle devrait, certainement, quitter ensuite pour pouvoir nettoyer le sang qui avait coulé sous sa ceinture. Pour l’heure, elle se contenta de faire pression, légèrement, sur les épaules du criminel, pour qu’il se bouge un peu.

– S’il te plaît. Au moins jusqu’à la salle de bain. (Elle avisa ses deux hauts, abandonnés à côté.) Il me faudra des vêtements, constata-t-elle, d’un air pensif. Et dire à l’autre que je ne suis pas une prostituée.

Son regard se fit plus dur à l’évocation de ce passage de la nuit, alors que la lumière se faisait lentement dans son esprit. Ce qui lui fit comprendre que les deux hommes attendaient quelqu’un d’autre et elle n’avait, soudain, sans vouloir se l’expliquer, pas envie de laisser Anders sortir, la laisser seule, ici, dans la chambre d’un criminel, pour aller s’amuser avec ce qui devait être son cadeau d’anniversaire. Ce qui était quelque peu… Elle ne trouvait pas de mot exact.

– Si tu sors, je pourrais faire une bêtise.

Ce qu’elle avoua sans détour, avec toute sa franchise. Dans la chambre, Anders pourrait autant la surveiller, qu’elle-même pourrait le garder à l’œil, mais elle ne le dirait pas ainsi. Elle préférait, largement, regarder son ennemi bien en face, plutôt que de le voir surgir des ombres derrière la porte. Une pensée qui la fit frissonner et qu’elle chassa en se concentrant, à nouveau, sur le dragon qui ornait le cou du tueur. Du bout du doigt, elle en traça, une nouvelle fois, la tête.

– C’est un joli tatouage, avoua-t-elle, du bout des lèvres, de plus en plus persuadée de l’avoir déjà vu.
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________________________________________ Sam 17 Oct - 12:21

Anders observait calmement la jeune femme et sa réaction face à tout ça. Il ne pouvait pas dire que ça l’étonne… Ce qui l’étonne vraiment se fut qu’elle reste aussi calme face à tout ça. Elle se soignait et prenait la peine de le faire sans avoir peur de ce qu’il pourrait lui faire. Il la trouvait étrange mais ne disait rien de plus pour ne pas la déconcentré.Il fut surpris de son commentaire sur le sourire. Penchant même pas tête sur le côté. Sourire était rare pour lui. Un vrai sourire s’entends, pas celui qu’il sort à tout bout de champ pour se débarrasser du tracas que les gens lui causaient.

- J’essaie de paraître juste … humain ?

Il savait que le manque de sourire pouvait déstabilisé, il en faisait souvent l’expérience juste avant de tuer quelqu’un. Anders était froid comme un iceberg et pourtant rapide et silencieux. Il pouvait tuer sans que personne ne le sente venir, et il n’avait pas besoin de sourire pour faire flipper la plupart des gens. Il la regarda faire, continua d’être contre elle pour lui donner du courage.

- tu peux fermer la porte à clé si je suis dehors pour surveiller, et ainsi ne pas avoir à craindre que je ne te fasse du mal. Tu ne pourras pas sortir autrement que par cette porte, donc sera obligé de rouvrit si tu veux pouvoir manger.

Il n’avait pas besoin d’être dans la pièce pour faire le guet. Il pouvait tout aussi bien attendre dehors pour faire en sorte de la surveiller. Il pensait très clairement que cela serait mieux pour elle. Pourrait elle vraiment dormir alors qu’elle savait qu’un meurtrier se trouve juste à côté ? Il en doute clairement, et il avait besoin de la jeune femme en pleine forme pour comprendre mieux la situation demain matin.

Il avait fini t’envoyer un message à Jason. Lui demandant d’aller voir dans la maison de la jeune femme si quelqu’un y était mort, et surtout de ramener des affaires en vrac pour elle. Il n’allait pas demander à Jason d’être assez malin pour prendre ce qu’i!l faut, mais dans le tout, il y aurait peut être quelque chose à sauver. Anderrs se fit enlever son téléphone des mains alors que Jason était en train de répondre qu’il ne comprenait pas pourquoi il lui parlait de ça alors qu’il était en train de s’envoyer en l’air. Le manque de réponse définira beaucoup de chose pour la suite, mais c’était de la faute de Shannon pas de la sienne.

Il l’aida alors en silence à se relever alors qu’il la regardait tout simplement, elle et sa nouvelle blessure. Il la soutient. Il pourrait la porter à nouveau mais n’osait imaginer qu’elle continue à le défier du regard par!s … et surtout qu’elle touche son dragon à nouveau, chose qu’elle fera plus tard, même sans être dans ses bras.

- Je peux te prêter des vêtements à moi pour le moment. Et Jason voulait juste que … je me décoince pour mon anniversaire. Il trouve que mon manque de relation sexuel depuis … un moment n’affecte mon « humeur’ » et fasse de moi un « grumpy cat » comme il dit.

Ce qui n’était pas totalement faux. Pas le fait que de ne pas avoir de relation l’affecte, mais le fait qu’il soit pratiquement tout le temps en mode grumpy.

- Je ne comptais rien faire avec son « cadeau »…

Pourquoi avait il ressenti le besoin de le préciser ? Pourquoi se sentit obligé de se justifier ? Il ne savait pas, mais il avait ce besoin de lui dire qu’il ne comptait pas aller voir ailleurs. Et se fut là, alors qu’il se demandait pourquoi il avait besoin de lui répondre qu’elle toucha à nouveau son tatouage. Il se raidit. Non par peur d’une attaque, mais parce qu’il n’en avait réellement pas l’habitude.

- Merci.

C’était gentil de lui dire alors même qu’elle ne pouvait pas savoir à quel point ça lui donner des battements dans le coeur. Il finit par l’aider à venir dans la salle de bain. Une salle de bain assez modeste mais qui avait le mérite d’être fonctionnelle … et une baignoire … Forcément une baignoire pour le genre de service que propose les femmes les douches c’étaient trop étriqués. Il se plaça devant la jeune femme qui ne semblait pas ou peu tenir debout, prenant un tabouret qui traine, il le plaça dans la grande baignoire.

- Dois je t’aider à te déshabiller encore et à te laver ? Je n’ai aucune arrière pensée à cette question, juste pour que cela soit agréable et que je t’aide.


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