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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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Timothy Powers



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Timothy Powers


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________________________________________ Lun 9 Nov 2020 - 21:40

S'il crut, lui, que sa parole n’avait pas la moindre valeur pour Shannon, il n’en était pas exactement pareil pour elle. Même si elle voulait se persuader qu’elle ne le croirait jamais sur parole, qu’elle ne pouvait pas lui faire confiance, l’assurance d’Anders lui fit du bien et la rassura un peu. Il lui semblait comprendre qu’il ne mentait pas, qu’il n’essayait pas de se jouer d’elle, de mentir pour l’obliger à baisser sa garde. Elle espérait, sincèrement, qu’il n’oserait pas, plus tard, la trahir, lui prouver qu’elle était l’idiote qu’elle disait ne pas être, qu’elle se serait faite avoir comme une débutante. Elle ne sut pas, en revanche, pourquoi la perspective d’être trahie par un tueur (ce qui était, en soi, tout à fait normal et prévisible) lui fit tant de mal.

Ce fut peut-être pour cette raison qu’elle se sentit le besoin de l’attaquer, de prendre l’ascendant, de plaquer sur son cou la lame de son scalpel. Sauf qu’elle n’avait plus son arme. Et qu’elle n’arrivait pas à se tromper elle-même avec ces histoires de trahison. Le problème de la légiste était tout autre, il prenait racines ailleurs, loin dans son éducation, dans ses expériences passées. Elle voulait prouver qu’elle n’était pas une princesse en détresse, qu’elle savait se défendre, attaquer, prendre les devants. Qu’elle n’était pas une proie devant un prédateur, une cible facile. Elle n’était pas une biche, mais une louve. Sauf qu’elle n’avait plus aucune griffe.

Qui trompait-elle ?

Les mots d’Anders, juste avant qu’elle ne tombe sur lui, lui tirèrent une légère teinte rosée aux joues. Elle ne sut pas l’expliquer. Quelque chose, dans ses mots, lui sembla… étrange, à côté, déplacé. Une chose qui lui rappela qu’elle était en t-shirt et culotte, au-dessus d’un homme qu’elle ne connaissait pas, à deux doigts de le menacer de son scalpel, sauf qu’elle ne le faisait pas. À la place, elle caressait son tatouage comme une amante hypnotisée. Sans y penser, avec presque trop de naturel.

Heureusement, Shannon tomba sur lui et put cacher, dans le matelas, ce visage rougi par la gêne de ce qu’il venait de lui mettre en pleine face. La brune n’était pas femme à se sentir gênée facilement, mais elle sentait qu’elle avait dépassé les bornes, qu’elle n’agissait pas comme il se devait. Elle oubliait, parfois, qu’elle avait devant elle un homme qui lui répondait, pas un mort, pas un criminel sans autre but que de lui faire la peau, l’obliger à affronter sa propre fin. Un homme contre lequel elle se serra, sans y penser, comme une chose normale, un besoin viscéral de sentir la chaleur du vivant et réchauffer ce corps qui ne cessait, constamment, de sentir un souffle froid s’emparer de ses membres.

Même si la fatigue pesait lourd sur son front, Shannon ne voulait pas se laisser aller. Elle n’arrivait pas à se forcer, à faire comprendre à son esprit qu’il devait lâcher prise, sombrer pour mieux, le lendemain, se relever, réfléchir, trouver un sens à toute cette histoire qui n’en avait aucun. Elle ne pouvait plus rien faire, ce soir, que remettre sa vie entre les mains d’un autre, lui faire confiance. Lui faire confiance. Shannon n’avait jamais réussi à faire confiance à personne. Elle n’y arrivait pas, la confiance lui faisait peur, amenait avec elle la trahison. Un mot inventé pour les amis, jamais pour les ennemis. Lui faire confiance…

Il posa la tête sur la sienne et Shannon comprit à quel point elle était idiote, débile, absolument conne. Comme une évidence qui la força à glisser les mains dans le dos d’Anders et le serrer plus fort pour disparaître, qu’il ne puisse pas voir un seul bout de son visage, de cette peau blanche qui méritait, presque, d’être morte, ce soir. La légiste avait la chance de l’idiot du village, le bonnet d’âne posé sur la tête alors qu’elle ne faisait rien de bien. Tout ce qu’elle avait dit et demandé au tueur… Tout. Rien n’était intelligent, rien ne faisait d’elle une femme forte, indépendante, autonome. Elle n’était pas mieux qu’une enfant.

– Qu’est-ce qui est raisonnable ?

La question lui échappa sans qu’elle n’y pense, bloquée sur une logique qui n’était sûrement pas la même que la sienne. Shannon pouvait avoir des questions perturbantes, lancées au mauvais moment, fulgurantes, inattendues, imprévisibles. Elle gênait les autres avec ces questions auxquelles personne ne pensait. Pourtant, la légiste n’était pas femme à poser une question dont la réponse ne l’intéressait pas. Alors, elle ne comprenait pas que les autres la regardent de travers, froncent les sourcils et montrent les dents. Pour s’éviter cela, avec lui, elle préférait savoir, d’avance, ce qu’il appelait la limite du raisonnable, ce qu’elle ne devait pas dire, selon lui.

– Ce n’est pas toi, ou ce que tu dis, le problème, dit-elle, très franchement. C’est ta voix. Elle berce.

Bon, d’accord, il n’y avait pas que les questions de Shannon qui dérangeaient, mais sa franchise, également. Elle ne voyait pas le problème, elle, d’avouer à Anders qu’elle aimait bien l’entendre parler. Ce qui lui laissait, aussi, le temps de réfléchir à des questions qui ne seraient pas étranges pour le tueur. Elle dut, donc, écarter tout ce qui concernait la mort et les corps. Il serait, un peu, malvenu de demander à Anders s’il avait déjà assisté à une autopsie, tout en traçant, pensivement, l’ouverture en Y qu’elle traçait sur les corps. Euh… quoi ? Shannon arrêta son doigt à l’instant où il glissait sur la pointe du V, sans continuer sa course pour terminer l’avant-dernière lettre de l’alphabet.

– J’aime mon métier. C’est peut-être bizarre, mais je m’en tape. J’aime ce que je fais et je suis douée pour le faire.

Elle ne comprit pas elle-même pourquoi elle se sentait, soudain, le besoin de préciser ces choses-là, alors qu’elle retenait ses yeux grands ouverts sur le doigt posé sur son torse, prêt à tracer la fin de ce travail inachevé. Shannon échappa, soudain, un gros soupir et ferma les yeux pour se concentrer sur les bruits qu’il faisait, si proche d’elle. Les bruits de sa respiration, calme, ainsi que le soulèvement de son torse, contre ses doigts. Et les battements réguliers du cœur, en dessous, qui gardaient son esprit concentré sur la réalité, plutôt que sur les souvenirs.

– Je suis ridicule, n’est-ce pas ? À quoi je joue ? Qui j’essaie d’impressionner ? C’est n’importe quoi.

Il ne s’attendait sûrement pas à ces questions-là, mais c’était les seules questions auxquelles Shannon arriva à penser, après avoir effacé tout ce qui concernait son métier. Des questions qu’elle se posait à elle-même, pas à Anders, mais bon. Il était là, autant en profiter, non ? Elle-même ne savait plus trop ce qu’elle pensait, en vérité, alors que le flou prenait, peu à peu, la place dans son esprit. Sans le moindre doute, Shannon finirait par s’endormir, mais pour l’heure, elle réfléchissait à ses propres questions.

– Dors, ça m’évitera de raconter de la merde.

Et elle ne fut pas sûre, elle-même, de savoir à qui elle parlait à cet instant.
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Axel Oswald



« Sois toujours toi-même.
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________________________________________ Sam 14 Nov 2020 - 16:48

Anders n’avait pas l’habitude d’une telle proximité … depuis la mort de sa soeur personne ne l’avait approché si ce n’était pas pour le tuer .. alors il trouvait dans l’attitude de la jeune femme quelque chose de très … rassurant, calme, doux, chaleureux ? Il ne savait pas le mot, mais il avait envie d’en profiter de la manière la plus égoïste qu’il soit. Il aurait le temps d’y repenser plus tard. Là … il profitait du moment présent et surtout de la présence étrange de cette femme dans ses bras.

Anders rougissait un peu de cette proximité mais ne fit rien pour s’en soustraire. Il était un peu gêné, mais il sentait que c’était la seule chose à faire en cet instant, alors il le ferait. Il réfléchit à sa question.

- ce qui est raisonnable ce sont les questions qui ne m’obligeront pas à trahir le secret d’une autre personne, ou les miens.

On a tous des secrets que l’on veut oublier. Il y a toujours un passage de notre vie que l’on voudrait effacer, comme une grosse tâche sur un tableau blanc. Pourtant indélébile, mais on pense même à y mettre de la peinture blanche pour ne plus la voir. Anders avait le genre de secret que seulement quelques personnes dans son clan savait … il n’avait pas encore envie de les partager, et cela n’avait rien à avoir avec la confiance. Il faisait une confiance aveugle à Chance Valentine … mais il lui avait fallu des années pour lui en parler réellement. Il rit quand elle lui fit un « compliment » sur sa voix. Il ne voyait pas sa voix comme une berceuse mais si elle voulait le voir ainsi, qui était il pour lui dire non ?

- Merci.

Fut le petit mot qui passa ses lèvres pour toute réaction. Il n’avait pas plus l’habitude des compliments que des câlins. Des compliments sur son physique il en avait … après tout il n’était pas moche, mais il n’avait jamais eu de compliment sur quelque chose d’autres. Il se tendit un peu quand elle le caressa, inconscient du geste qu’il signifier lui, il voyait seulement une caresse un peu étrange. Il la regarda doucement.

- Si tu aimes ce que tu fais, alors c’est le plus important, il faut de tous les corps de métier pour faire un monde, même le plus étrange. Alors si tu l’aimes en plus, cela permet juste d’augmenter le niveau de bonheur dans le monde non ?

Les métiers, certains, étaient mis … au rébus. « Oh tu es poubelleurs ? » ce mot n’existe pas et on dit employé de mairie …. Anders trouvait cela bien que quelqu’un apprécie son travail et tant pis pour ce que toutes les autres personnes pouvaient y penser.

- Je ne te trouve pas ridicule. Peu de personne pourrait subir ce que tu as vécu et aller ensuite faire la bamboula. Je crois que tu étais en train d’imaginer en train de me disséquer, bien que je ne l’avais pas compris au début. Ce n’est pas que tu essaies d’impressioner qui que ce soit, tu tiens juste parce que tu ne veux pas te sentir faible, alors tranquillise toi, je trouve déjà que tu es une personne très forte, mais tu peux avoir ton moment de faiblesse et juste te reposer.

Il sourit alors qu’il mit ses mains de tel sorte que la jeune femme soit un peu plus contre lui. Sa tête reposant toujours contre la sienne il sourit.

- j’aime bien t’entendre parler. D’habitude, tout est silencieux ici alors j’en profite aussi un peu.

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________________________________________ Lun 16 Nov 2020 - 0:16

Shannon prenait, peut-être, cette histoire de question un peu trop à cœur. Elle voulait, vraiment, savoir ce qui constituait les limites d’Anders et ce qu’elle avait le droit de demander. C’était la première fois depuis longtemps que la brune se prenait au jeu de penser aux sentiments des autres avant de parler et dire la première chose qui lui passait par la tête. Elle sentait le besoin de savoir ce qu’elle ne pouvait pas dire, afin que le tueur ne décide pas de lui échapper et de la laisser seule. Une pensée qui ne lui plaisait pas tellement, mais contre laquelle elle ne pouvait rien faire. Contre Anders, elle arrivait à se calmer. Seule, elle ne pourrait que paniquer.

La réponse du tueur, néanmoins, ne lui donnait que peu de pistes et aucune idée de ce qui était vraiment impossible à demander. Trahir le secret de quelqu’un d’autre était une chose, oui, mais que pouvait-elle juger faire partie des secrets d’Anders ? Qu’est-ce qui ferait partie des siens, à elle ? Elle n’arrivait pas à le déterminer. Comme s’il existait une donnée manquante, dans son cerveau vicié, une limite qu’elle n’avait pas et qu’elle aurait dû avoir. Quels étaient ses secrets ? Elle ne le savait pas. Au fond, elle se sentait prête à répondre à tout ce qu’il pourrait lui demander. Ce n’était pas tant qu’elle était secrète que personne ne lui posait jamais de questions.

– Dommage, moi qui comptais déjà te demander avec laquelle des filles tu couches, pour m’éviter une crise de jalousie, demain. Ou lesquelles.

Ce qui était plus ou moins vrai, au final, dans la limite où Shannon ne voulait pas avoir à affronter une femme qui lui prendrait la tête pendant des heures pour avoir été enfermée dans la même chambre qu’Anders toute la nuit. Et vu sa jolie gueule, elle ne pouvait pas croire qu’aucune des filles du club n’ait pas ses vues sur lui. Des vues, elle pouvait gérer, mais des actes, ce n’était pas pareil. Néanmoins, au-delà du supplice que ce serait, le lendemain, de devoir penser à caresser l’ego d’une travailleuse, alors que son esprit serait, déjà, plein des événements de la veille et des véritables enjeux, Shannon n'en avait pas grand-chose à péter. Il pouvait bien coucher avec qui il voulait.

Étonnamment, les remerciements d’Anders donnèrent une nouvelle dimension à ce que venait de dire Shannon et, une fois encore, elle comprit qu’elle était peut-être allée un peu loin. Elle ne s’en rendait compte qu’une fois qu’il était trop tard et qu’elle ne pouvait pas revenir sur ce qu’elle avait dit. Si elle le savait d’avance, se retiendrait-elle pour autant ? Shannon n’avait pas ce genre de pudeur. Elle disait, généralement, ce qu’elle pensait sans se retenir. Sans s’inquiéter de ce que cela faisait aux autres. Pourtant, elle sentait que ses mots et ses gestes perturbaient le tueur et cela la mettait… elle n’irait pas jusqu’à dire mal à l’aise, mais quelque chose ne lui semblait pas normal, sans arriver à déterminer quoi. Peut-être était-ce parce qu’elle avait toujours voulu se persuader que les criminels étaient froids et sans cœur, alors qu’Anders était… chaud et son cœur battait doucement contre ses doigts. Ou quelque chose dans ce genre-là. Elle ne préféra pas s’attarder sur ces pensées.

Les mots d’Anders lui arrachèrent un rire froid, comme à son habitude, qui se perdit dans les draps. Elle ne s’attendait pas à des mots pareils dans la bouche du criminel, elle devait bien l’avouer. Elle n’était pas certaine de pouvoir se compter dans le bonheur du monde et était prête à parier que personne, pas même ses parents, ne la compterait dans le bonheur du monde. Shannon était moins aimable, abordable et joyeuse qu’une porte de prison ou un cadavre. Même elle pouvait le voir, le dire et l’avouer sans honte ni fierté. C’était, simplement, la plus pure des vérités. Pourtant, Anders ne voyait pas les choses de la même manière.

– Allez, arrête. Quel bonheur il y a à découper des cadavres ou inspecter les vivants pour savoir ce que le monde leur a fait subir ? Te fous pas de moi, Anders. J’aime ce que je fais parce que c’est utile et que je le fais bien, mais ça ne me rend pas heureuse pour autant. Viens pas me faire croire que le mot bonheur est le premier mot auquel tu penses quand tu me regardes.


Tarée, bizarre, emmerdeuse, irrespectueuse, à la limite. Jolie, pour certains, mais cette pensée s’arrêtait souvent à son seul visage et disparaissait, morte et enterrée, dès lors qu’elle se mettait à parler. Tout cela, au final, lui allait même mieux que le mot bonheur qui ne collait pas, comme une grosse tache d’encre en plein milieu d’une photo. Elle n’était ni heureuse ni malheureuse. Elle était, c’était déjà bien. Déjà plus que tous ceux dont elle s’occupait, dont elle coupait les chairs pour en comprendre les dernières heures, les supplices.

– Et toi, alors ? Tu aimes ce que tu fais ? Tu augmentes le niveau de bonheur dans le monde ?

Sa voix grinça un peu sur les mots, peu désireuse d’imaginer qu’un tueur puisse aimer ce qu’on lui demandait de faire, comme une envie, au fond, de croire qu’il restait un homme, une âme en peine, peut-être, qui n’attendait qu’une bonne occasion de mettre un terme à ce qu’elle faisait. Shannon n’était pas assez idiote pour croire qu’il le faisait contre son gré. Elle ne sentait pas, dans ses bras, un homme forcé d’être ce qu’il était. Et même si elle voulait croire qu’il n’était pas le mauvais qu’elle s’imaginait, depuis la première seconde où ses yeux avaient rencontré les siens, elle ne pouvait pas se convaincre bêtement du contraire. Il restait un tueur et cela ne changerait jamais.

Pourtant, il lui prouvait à nouveau qu’il n’était pas qu’envies de meurtre et de violence, qu’il restait quelqu’un de sensible, sous sa carapace d’homme froid, distant, de tueur professionnel. Un homme capable de deviner, apparemment, ce que Shannon voulait entendre et ce qui, pourtant, lui sembla presque déplacé, une fois que les mots atteignirent ses oreilles et remontèrent jusqu’à son cerveau. Était-elle aussi forte qu’il le disait ? Elle avait l’impression d’être une enfant traumatisée par un cauchemar que son père essayait de rassurer. Le pire, c’était que ça marchait, en un sens.

– Je préfère la lambada, blagua-t-elle, de ce ton un peu trop sérieux qui était toujours le sien. Oui. Je m’imaginais en train de t’autopsier. Ouvrir de là à là et descendre. (Son doigt glissa à nouveau de l’épaule au torse pour tomber jusqu’au nombril où elle s’arrêta.) Regarder ce qu’il se passe à l’intérieur, la marque du passé sur les organes, comprendre.

Ce qu’elle avoua non sans une certaine pointe de gêne, dans la voix, comme Shannon en avait rarement. Il fallait dire qu’il ne savait pas, lui, ce qu’il lui disait si franchement. Il parlait, tout de même, de lui offrir son corps pour qu’elle l’inspecte dans les moindres détails, sans plus une seule trace d’intimité ou de notion d’espace personnel. Tous ses secrets étalés dans son laboratoire et le corps ouvert jusqu’au squelette. Y avait-il, au final, quelque chose de plus… intime, qu’une autopsie ?

– Ne t’en fais pas, je n’en ai pas vraiment envie. C’est juste… une habitude ? Comme un geste répétitif qui détend. Je ne sais pas. Juste… n’y pense plus. Je ne recommencerai pas.


Elle ne voulait pas avoir « son moment de faiblesse » et se reposer, comme il le lui proposait. Elle sentait que les souvenirs n’attendaient qu’un instant d’inattention pour lui sauter en plein visage et l’empêcher de se reposer. Elle préférait, alors, se forcer à rester éveillée, quitte à ne pas dormir de la nuit, plutôt que de sombrer dans les cauchemars et dormir pour ne jamais réussir à se reposer vraiment.

– Je croyais que je devais dormir ? Si on parle tous les deux, ça va être compliqué.

Ce qui était, une nouvelle fois, une blague made in Shannon, offerte avec sa voix froide et son ton presque cassant, comme une agression à chaque son. Néanmoins, la brune ne protesta pas en sentant Anders bouger pour la rapprocher de lui. Elle glissa même, à nouveau, sa main baladeuse dans le dos du tueur pour s’empêcher de tracer des Y tendancieux sur son torse. Car le dessin ne s’arrêtait pas au nombril, normalement, et il valait mieux que Shannon n’aille pas plus bas.

– J’ai une question pour toi : Comment ça se fait qu’on est si… semblables, toi et moi ? C’est la première fois, je crois.

Car elle trouvait, elle aussi, que sa vie était drôlement silencieuse. Pas un bruit dans sa morgue. Pas un bruit dans sa maison. Pas un bruit nulle part où Shannon pouvait se poser pour respirer, souffler, se reposer. Où Shannon avait enfin la paix. Pourtant, elle aussi, elle aimait bien l’entendre parler, briser le silence de sa voix qui la berçait. Et ce n’était pas la première de leurs ressemblances, bien que Shannon, clairement, ne souriait pas autant. Ce qu’elle ne pouvait même pas contempler, sur ses lèvres, toute serrée contre le criminel.
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________________________________________ Mar 24 Nov 2020 - 19:58

Anders observa la jeune femme … conscient que ses réponses n’étaient pas très claires non plus …. Il le savait mais il ne savait pas comment les exprimer un peu mieux. Il avait réfléchit alors que la jeune femme dit une nouvelle phrase. Cela le surpris et il pencha la tête légèrement sur le côté pour essayer de la regarder un peu mieux.

- Je n’ai couché avec aucune des filles qui se trouve dans le club Valentine. Et la seule fille avec qui j’ai eu des rapports est maintenant marié avec deux ou trois enfants. Et aucun n’est à moi.

Il dit cela avec le plus grand calme. Pourtant c’était une blague.. ou voulu pour être une blague. Parce qu’il était certains qu’aucun des enfants n’était de lui, et qu’il ne l’avait plus vue depuis quelques années déjà … Donc Shannon n’avait pas à s’en faire pour une crise de jalousie. Il n’était pas le genre à augmenter le nombre de ses conquêtes pour le plaisir, ni comme Jason a essayé un peu avec n’importe qui. Heureusement que le petit faisait attention. Anders le trouvait trop jeune pour ça mais il semblerait que ce n’était pas les idées de tout le monde.

- Tu as dit que tu aimais ton travail. La raison pour laquelle tu l’aimes n’appartiens qu’à toi, et je ne suis pas le genre de personne à pouvoir juger.

Alors qu’elle lui avait dit sa dernière phrase. Sur le mot bonheur qui lui venait en tête quand il la regarde, il tourna franchement la tête pour la voir, pour la regarder intensément de ses grands yeux. Il observa son visage, puis sa posture, et puis le reflet qu’il y avait dans ses yeux.

- Non pas bonheur, je dirais plus « force » un peu comme … une montagne qui cache un volcan. Tu es calme et observatrice, comme la montagne qui laisse arbres et vis se faire grâce à elle tranquillement, mais je vois dans tes yeux un volcan. De la lave qui grouille sous la surface, et qui attends de se déverser quand elle en aura besoin. Donc plus force que bonheur. Mais je peux comprendre que tu sois heureuse aussi.

C’était assez simple. Anders était le genre …. désert. Il était calme, toujours, et ne refusait jamais plus de calme encore. La terre était aride dans son coeur, et infertile à la naissance d’une vie. Bien qu’un écosystème avait déjà eu le temps de faire sa vie grâce aux Valentine. La jeune femme pouvait voir le danger d’Anders, tout le monde pouvait le voir… mais souvent trop tard. Pas qu’il se vante d’être ainsi. Il l’était c’était tout simple. Il regarda la porte un instant et se demanda quoi répondre. Puis il se décida que tant qu’à faire.

- j’aime ce que je fais. Et je ne fais pas que tuer. J’aime voir mon travail comme une protection plus que comme un meurtrier. Je ne fini le travail que quand c’est nécéssaire. La plupart du temps je ne suis qu'une protection.

Tuer le violeur d’une des filles du club ? Oui, pour lui ça faisait augmenter le bonheur du monde en se faisant. Les filles du club étaient certes des prostituées, mais jamais les Valentine ne les oblige à faire quoi que ce soit. Jamais elles ne sont forçaient…. Et forcer une fille du club a faire ce qu’elle n’a pas envie … souvent cela avait une réponse pas des plus joyeux … quelque chose comme une gorge égorgée.

- je n’ai pas envie de me faire disséquer, mais si tu veux comprendre mon passé, il suffit de demander, j’éviterais mes secrets et ça restera un peu moins … glauque.

Il avait dit le dernier mot en cherchant clairement ses mots. Il ne savait pas lui ce qu’il fallait dire dans ses circonstances … parce que se faire disséquer personne n’aimait ça. Et ce n’était pas non plus le plus propre … après ce n’était si glauque que ça … il cherchait encore les mots justes pour dire la différence.

- Tu peux le faire autant que tu veux si ça t’aide à dormir, tant que tu n’as pas de scalpel, je peux bien me laisser faire.

Il ne voyait pas d’inconvénient à se faire … tripoter. Entre ça et le fait qu’elle a caressé son tatouage plusieurs fois, il n’en était plus à ça prés. De plus, la jeune femme avait, semble t il, plus de facilité à se calmer quand elle était tactile.

- Tu t’endormiras quand tu en auras marre de lutter. Je ne peux pas t’aider plus que ce que je le fais déjà… sauf en t’assommant, mais je suis sur que tu me le feras regretter demain n’est ce pas ?

C’était encore une fois une blague dit sans le sourire qui va avec. Mais une blague tout de même … bien que criante de vérité. Il pourrait bien l’obliger à dormir, mais elle ne lui pardonnerait certainement pas, et ça ça serait le pire des situations.

- Je pense que c’est une coup de la chance. Tu es tombé sur moi, et pas sur Jason, qui n’aurait pas écouter une seconde ce que tu dis, ou sur Chance, qui t’aurait d’abord pris pour une ennemie … ou tous les autres qui sont pas mieux quand ils sont devant la panique la peur et l’angoisse… et une femme en sang venant demander de l’aide ça fait tout ça. Donc la chance a voulu que tu tombes sur la personne qui te … comprendras le mieux, certainement pour que tu puisses te reposer en sachant que tu as un allié.

Il ne savait pas si c’était les bonnes réponses à donner, mais il trouvait que cela était le plus proche de la vérité alors peut être que …


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Hé Invité et si tu venais te jeter avec moi depuis la falaise de la mort subite ?

ça va peut être mal finir cette histoire:
 
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________________________________________ Mer 25 Nov 2020 - 20:15

Elle ne pourrait pas déterminer pourquoi, parmi toutes les blagues du monde, c’était sur les filles qu’elle s’était arrêtée, comme une évidence, un besoin de mettre, tout de même, des mots sur la vérité. Elle s’en fichait, au fond, qu’il fricote avec des travailleuses ou non. Elle voulait juste savoir si elle devrait, demain, envoyer bouler les filles, et combien. Shannon n’avait pas la patience de supporter des poules jalouses et pas le tact ou la retenue nécessaire pour le faire doucement. Elle était cash, violente, cassante. La vérité brute ou les mensonges méchants. Tout ce qui pourrait la débarrasser des vautours et des parasites. Ce qui était, plus ou moins, ce qui risquait de tomber sur le nez de Jason, le lendemain. La brune ne reculerait pas devant sa jeunesse. Il voulait jouer, elle lui prouverait qu’il ne voudrait plus jamais jouer avec elle.

La réponse tomba avec le calme d’Anders qui lui collait à la peau autant que la froideur de Shannon. Elle crut y déceler une pointe d’humour, de cet étrange humour qui trouvait, étonnamment, un écho en elle. Peut-être que les autres ne pouvaient pas déceler les vérités des blagues du tueur, mais Shannon, elle, comprenait. Elle comprenait, mais cela ne l’empêchait pas de prendre les mots avec sérieux. Car elle décelait quelque chose de plus… profond, qu’une simple blague offerte à une inconnue.

– Une seule fille pour toute ta vie ? demanda-t-elle, d’un ton plus doux qu’à son habitude. Elle devait être parfaite pour qu’aucune autre n’ait réussi à t’intéresser. Tu le regrettes ?

De ne pas être le père de l’un de ses enfants, même si Shannon laissa sa phrase finie à ce point-là, comme une évidence. Elle n’avait jamais pensé à avoir d’enfants, elle. Non pas que la possibilité ne se soit pas présentée, puisqu’elle ne pouvait pas dire avec le même aplomb que lui qu’elle ne possédait qu’un seul ex en ville, mais l’envie n’était pas là. Shannon ne comprenait pas ce qui pouvait pousser un couple à former une vie. Une nouvelle vie, innocente, dans un monde comme celui-ci. Une vie qui se heurterait trop vite à la réalité et finirait brisée. Elle ne voulait pas imposer ce monde à qui que ce soit. Les autres faisaient bien assez d’enfants tout seul. De toute façon, Shannon ne pensait pas pouvoir devenir une bonne mère. Et elle savait que le monde serait d’accord avec elle.

– Tout le monde peut juger. Avec les bonnes données, au bon moment, tout le monde a le droit de se faire sa propre opinion. Tu as le droit de me juger, je m’en tape.

Habituellement, en tout cas, Shannon se fichait bien du regard des autres, des reproches. Ils pouvaient lui dire qu’elle était étrange, qu’elle était cinglée, elle s’en fichait. Elle faisait ce qu’elle voulait de sa vie et elle ne les empêchait pas, eux, de faire ce qu’ils voulaient de la leur. Si ça les amusait, d’être débiles, grand bien leur fasse ! La brune savait ce qu’elle faisait, ce qu’elle pensait, ce qu’elle aimait ou non. Le reste importait peu. Pourtant, elle ne fut pas sûre, soudain, de vouloir entendre Anders lui dire qu’elle était bizarre, qu’elle ne devrait pas parler ainsi, vivre ainsi. Pour l’une des rares fois de sa vie, elle s’inquiétait d’un avis. Et cela ne lui plaisait pas.

Heureusement pour elle, la suite évinça la moindre pensée de son crâne. Elle ne lâcha pas les yeux d’Anders, en apnée, en attente des mots qu’il lui offrait. Shannon ne comprit pas où, sur elle, il pouvait déceler un volcan, une montagne endormie depuis si longtemps que plus personne ne s’en inquiète. Au fond de son regard y avait-il une fournaise, des flammes qui attendaient de gronder sur le monde ? Elle s’imaginait, plutôt, le vide, le néant, des ombres comme il n’en existait que dans ses yeux à elle et nulle part ailleurs. Un pessimisme à toute épreuve. Quelle force y avait-il, là-dedans ? Shannon n’était que cynisme et rien d’autre. Prête à donner des leçons sans les appliquer.

– Une seule femme pour toute ta vie, hein ? blagua-t-elle, de sa voix froide. Je crois que les gars comme toi sont les pires : les tombeurs qui s’ignorent. Tu sais parler aux femmes, tu devrais en profiter. (Ce qu’elle dit sur un ton qui laissait peu de place au doute : elle ne se considérait pas dans le lot.) Je ne suis pas heureuse.

Shannon recala sa tête contre Anders pour qu’il ne la regarde plus ainsi. Elle n’aimait pas ces yeux qui voyaient des choses, en elle, qu’ils ne devraient pas voir. Elle préférait, encore, qu’il lui dise comme les autres, qu’elle était vide, froide, plus glaciale que l’océan arctique en plein hiver. Elle préférait n’être qu’une chose étrange, un Être Vivant indéfinissable, à mi-chemin entre un humain et un cadavre.

– Et qu’est-ce que tu es, toi ? demanda-t-elle, songeuse. Qu’est-ce que tu veux être ? Je dirais que tu es… un océan. La surface calme, quelques remous, les tempêtes destructrices pour tous ceux qui lui sont étrangers, mais les courants amicaux de ceux qui vivent en son sein. Quelque chose de puissant, indomptable, qui cache bien son jeu. Pourtant, c’est flagrant.

Loin, très loin d‘elle l’idée de le comparer à un désert. Shannon était une banquise invivable ou le vide intersidéral, mais lui, elle sentait battre la vie en lui. Elle n’en démordrait pas, maintenant que son avis était arrêté sur cette comparaison là. Il avait la dangerosité de l’océan qui prend sans jamais redonner. Celui dans les bras duquel il ne fallait jamais baisser sa garde et pourtant… Shannon ne luttait plus depuis longtemps.

– Tu ne vois ça que comme un métier.

Ce fut la seule remarque que Shannon fut capable de faire, tant les sentiments se bloquèrent dans sa gorge. Elle eut, soudain, très envie de s’écarter de lui, de lui dire de retourner se planter derrière sa porte, s’il aimait tant tuer. Elle sentit la haine revenir chauffer son crâne et, pourtant, être recalée à l’entrée par d’autres idées, des pensées étranges, un besoin idiot de rester contre lui, de profiter de la chaleur du meurtrier, de la protection de mains qui avaient l’habitude de tuer. De finir le travail, comme il le disait. Qui finirait le travail laissé inachevé, aujourd’hui ?

– Glauque ? grinça-t-elle, sans comprendre. Plus glauque que de se réfugier dans les bras d’un meurtrier ? (Shannon resserra son emprise sur Anders, comme pour l’empêcher de fuir.) Pardon. Mais je te jure que tu n’as pas envie que je continue. Tu n’as jamais vu d’autopsie, je me trompe ? Les incisions ne s’arrêtent pas au nombril, tu sais. Et les morts n’ont pas vraiment l’habitude de réagir au passage de mon scalpel.

Et il ne voulait vraiment pas savoir ce qu’elle entendait par « réagir » ce qui passerait leur étreinte presque innocente (presque) pour quelque chose de profondément malsain et insupportable. Pour lui, elle n’en doutait pas. Elle, elle s’en fichait éperdument. La nature était ainsi, point. Elle ne cherchait pas plus loin. D’ailleurs, elle avait plutôt tendance à croire que l’attirance physique s’arrêtait à quelques réactions chimiques et n’avait, en somme, rien à voir avec elle en tant qu’elle. Une logique qu’il ne voudrait pas l’entendre expliquer, avec sa franchise habituelle, et qu’il valait mieux ignorer.

– Pas besoin de scalpel pour te le faire regretter. Mais je suis sûre que tu n’aurais pas besoin de moi pour le regretter. (Elle se décala pour pouvoir le regarder.) Car ça prouverait que j’ai raison de penser que tu es un tueur comme les autres.

La franchise de Shannon n’avait pas fait fuir ses quelques connaissances pour rien. Elle ne reculait jamais devant une vérité, elle. Elle n’avait pas cette limite. En revanche, elle avait une limite que Anders, sans le savoir, n’avait pas franchi, heureusement pour lui. Ce qu’elle lui fit savoir, sans s’en rendre compte, avec un très léger sourire sur les lèvres.

– La chance, je prends. Si tu avais parlé de destin, je jure que tu aurais pu retourner te camper derrière la porte. (Elle se recala contre lui et bougea les doigts, entre ses omoplates, pour détendre, avec une grande douceur, les muscles du tueur.) Qui te dit que je ne suis pas une ennemie ? Que je n’essaie pas de te tromper ? Que tout ceci n’est pas qu’un jeu ? Peut-être que tes ennemis ont, enfin, compris ce qu’il te faut pour te forcer à baisser ta garde et asséner le coup fatal. (Elle appuya soudain plus fort pour décoincer un nœud.) C’est des conneries. Je sais que tu ne baisseras rien et je te le demande même pas.
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Axel Oswald



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________________________________________ Ven 27 Nov 2020 - 15:37

Anders savait qu’il y avait bien d’autres manières de « régler » le problème qui le tenait en ce moment même éveillé. Il voulait comprendre la jeune femme, et pour la comprendre, il serait plus simple de lui poser des questions… mais il ne le faisait pas. 1. Parce qu’elle devait dormir si elle ne voulait pas ressemblait à un zombie demain …. 2. Parce qu’il n’avait jamais été le genre à de faire des interrogatoires. Il savait que dans certaines …. Mafia on va dire, on aimait torturer pour avoir des informations. Les Valentine n’avaient jamais eu besoin de ça…. Anders ne savait donc tout simplement pas poser des questions.

- Non pas réellement. C’est juste qu’après elle, il s’est passé quelque chose qui a fait que les petites amies on été mis dans les coulisses de mon intérêt.

Après elle, sa soeur a été tué et il avait passé son temps à chercher le coupable pour se venger. Elle aurait pu être n’importe qui. Il savait juste qu’elle était en vie parce qu’il ne voulait pas qu’on utilise le lien qu’il a avec elle, pour lui faire du mal à lui, en la touchant elle. C’était la seule raison. Sinon, Anders l’aurait tout simplement renvoyer dans ses souvenirs lointains. De ceux qu’il oublie à force de toujours être sur le fils. Il ne se souvenait même pas de ses parents, alors qu’il les avait connu. Il avait l’impression que sa vie avait réellement commencé quand sa soeur a été tué … et … et il avait du mal à ne pas voir le reste de son passé comme un souvenir d’un film qu’il avait vu à la télévision. Même les souvenirs heureux avec sa soeur avait un goût de mensonge, acté par un réalisateur qui voulait au départ faire un film de Noël…

- Je ne le regrettes pas. Vue ma position, ce que je fais, et les ennemis que j’ai, un enfant serait en danger permanent.

C’était la pure vérité. Sans détour, sans essayer de cacher quoi que ce soit. Le club Valentine n’était pas le groupe le plus prolifique de la ville. Ils ne vendaient pas d’armes, ni de drogues. Eux faisaient un commerce légale du sexe et de l’import export de cigare. Certes toutes les armes qu’ils possédaient n’étaient pas officiel, mais bon, il faut ce qu’il faut. Il savait cependant que beaucoup aimerait avoir leur part de marché et les ennemis se comptent avec des chiffres exorbitants. Un enfant dans tout ça ? Cela serait trop compliqué à gérer. Jason en avait déjà assez fait les frais pour en rajouter.

- Je refuse de te juger.

Point. Il analysait toujours les données qu’il avait. Il savait comprendre et admettre les caractères de ses ennemis. Il jugeait son ennemi à sa capacité à le tuer avant qu’il ne puisse le faire lui même … mais il n’avait aucune envie de mettre la jeune femme dans l’embarras sur cette pensée. Elle n’était pas son ennemi, il n’avait pas à la juger, et c’était la fin de sa ligne.

- Tombeurs qui s’ignorent ? J’essaie de te parler. Et je t’ai plus parler en quelques heures qu’à la plupart des gens à l’extérieur. Si tu n’es pas heureux, pourquoi ne fait tu pas ce qui te rendrais heureuse alors ?

C’était peut être stupide …. Lui il aimerait bien faire parti de la police… il aurait bien aimer, avant. Avant sa soeur. C’était son rêve… il avait regarder une fois de trop larme fatale avec son père certainement … mais c’était la réalité, il avait envie d’être policier avant. Maintenant c’était mort. Mais donc, il avait une bonne raison. Il se demandait ce qui pouvait empêcher la femme dans ses bras de faire tout ce qu’elle veut dans la vie pour être heureuse. Qu’est ce qui la bloque ? Il observa la jeune femme. Bloquant son regard sur elle alors qu’elle le compara à un océan.

- Un désert. Je me comparais plus à un désert. Aride, meurtrier, et vide de toute vie. L’océan peut être magnifique, et la vie s’y développe bien souvent. Je ne suis pas sûr que la beauté de l’océan me convienne, après tout tu viens de te rappeler que j’étais un tueur.

Il n’aurait pas été vexé qu’elle se recule de lui. Qu’elle parte et ne revienne pas. Qu’elle essaie encore de le tuer avec un scalpel qu’elle n’a plus… ou avec l’oreiller. Il ne se laisserait bien évidement pas faire … mais au moins il n’aurait plus cette sensation dans le coeur. Celle d’être un monstre qui n’a pas le droit d’être ici. Toucher un ange. C’était l’idée qu’il se fit alors qu’il observa le plafond un instant.

- J’ai déjà vue une autopsie. Tu peux aussi faire des incisions plus courtes et ça te détendra ? C’était juste pour te proposer. Mon métier c’est de protéger les filles la plupart du temps. C’était de cela que je parlais. Faire comprendre à un homme que « non c’est non ». Je ne suis pas toujours un monstre… Alors ce n’est pas si glauque ça d’être dans mes bras … si ?

Il reposa son regard sur elle avec l’intensité d’un océan tiens. Il voulait voir les profondeurs de ses pensées. Il voulait comprendre pourquoi elle ne le tapait pas pour ce qu’il était, alors qu’elle détestait cela, il pouvait le sentir dans sa manière de se tendre, sous pression, quand il parlait de cela. Lui, il avait fini par ne plus avoir honte. Oui, il tuait quand il le fallait, même sans aimer cela. Et il continuerait de le faire. Ce n’est pas si différent qu’un policier qui abats une personne armée si ?

- Je n’ai pas envie de t’assomer de toute manière ça règle le problème. Mais je ne suis pas un tueur comme les autres. Parce que je n’aime pas tuer. C’est peut être l’information la plus importante dans tout cela.

Il connaissait des tueurs qui aimer tuer et torturer, et massacrer. Lui, il était plus direct. Il tranchait la gorge, ou mettait une balle entre deux yeux, ou envoyer une bombe et basta. Le but n’était pas la souffrance plus que la dératisation de certaines personnes.

- Le destin n’a rien à voir la dedans. Chacun en est mettre. Peut être qu’on peut dire que c’est totalement de la faute de Jason aussi… j’aime bien tout lui mettre sur le dos.

Doucement, il se tourna pour mettre sa tête très proche de celle de Shannon. A cette distance, même pas besoin de lever le pied pour embrasser, mais on n’en était pas là. Il planta ses yeux dans le sien alors qu’il y chercha ce qu’elle avait dit. Puis, il sourit.

- Non rien à faire. Je ne vois pas dans tes yeux le mensonge, la trahison et la haine qui feraient de toi une espionne ou une ennemie. Je ne baisse jamais ma garde, même maintenant mais je sais suivre mes intuitions, et elle me dit que pour le moment, sauf me donner des envies de massages, ce que je n’aime pas normalement, tu ne me feras pas de mal.

Il sentait des noeuds … millénaires, dans son dos. Il sentait des noeuds d’un autre temps. Doucement, il bougea pour prendre sa main et la remettre sur son torse.

- Si tu veux vraiment me faire un massage, on attendra que tu le décides demain, quand tu te sentiras mieux.

Parce que … ce qu’elle faisait était peut être aussi intime que le fait de s’imaginer le disséquer … et même plus. Elle le relaxait, elle l’apaisait… et Anders ne se reposait jamais. C’était intime, et s’il n’était pas certains que la jeune femme ne le faisait pas « consciemment », il en aurait peut être même rougit.


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________________________________________ Sam 28 Nov 2020 - 12:34

Shannon essayait de comprendre, dans sa façon d’en parler, dans les tensions qu’elle sentait dans le corps du tueur, ce qui avait pu se passer, pour de vrai, entre son ex et lui. Elle se demanda si toute cette histoire avait aussi mal fini que les siennes, une fois que ses amants eurent compris qu’elle ne les aimait pas vraiment, qu’elle ne les aimerait jamais plus que dans le lit. Et encore… Shannon avait plus besoin de compagnie, d’un peu d’attention, d’un punching-ball contre lequel envoyer ses piques, que d’un amant. Ce qu’ils n’arrivaient pas à accepter, à raison, et finissaient par lui reprocher, conscients qu’elle ne les respecterait jamais. Mais la brune n’y arrivait pas. Ou plus.

Une pensée dont elle préféra se détourner pour se concentrer sur Anders et seulement lui. Comme n’importe quelle autre femme bien faite, normale, elle aurait pu décréter que l’amour ne se commande pas, qu’il n’est pas question de le mettre dans les coulisses, de le pousser dans l’ombre pour le museler. Mais Shannon n’était pas les autres femmes, elle n’était pas vraiment une femme selon le monde et ne pouvait que comprendre ce qu’il lui disait. Elle-même ne faisait pas mieux que lui, en vérité. Et elle avait essuyé les critiques de tant de monde, à ce sujet, qu’elle préféra garder le silence. Elle sentait qu’il n’était pas prêt à en parler et qu’il s’agissait, là, de l’un des secrets qu’il préférait garder.

Elle n’insista pas et le laissa répondre au reste, consciente qu’il avait parfaitement raison. Sauf qu’une haine viscérale, au fond de son cœur, la força à penser que les meurtriers, de toute évidence, feraient mieux de ne pas se dupliquer. Cracher un mini-lui sur le monde, qui ça intéresserait ? Quel bien ça ferait ? Une part plus gentille d’elle-même ne pouvait que comprendre, en vérité, les motivations du tueur. Ne pas mettre son enfant en danger. C’était exactement ce à quoi elle pensait, bloquée dans son célibat, dans son aversion pour la grossesse. Ses parents avaient eu cet égoïsme. Shannon ne l’aurait pas.

Néanmoins, elle ne répondit pas, consciente qu’elle pourrait avouer plus qu’elle ne le voulait, plus qu’il ne le méritait. Un tueur, c’était un tueur. Pourquoi continuait-elle de l’oublier ? Comment pouvait-elle mettre cette information de côté ? s’intéresser à celui qu’il était ? Shannon n’arrivait pas à se comprendre elle-même et, pour la première fois de sa vie, elle ne voulait pas comprendre. Elle voulait rejeter, sur le côté, la Shannon réticente et s’offrir toute entière à la Shannon qui acceptait, qui ne voulait plus bouger des bras du meurtrier. Peu importait le reste du monde. Il ne la tuerait pas, ce soir, et c’était tout ce qui comptait.

Shannon ne put empêcher ses doigts de se crisper, sur le dos d’Anders, alors qu’il lui avouait si franchement qu’il refusait de la juger. Tout le monde le faisait, pourquoi ne voulait-il pas faire pareil ? Ses propres parents s’amusaient à la juger, sans cesse, à lui reprocher son train de vie, sa façon de penser, à lui dire qu’elle ferait mieux d’arrêter, qu’elle se précipitait elle-même à sa perte. Mais n’était-ce pas de leur faute, au final ? Elle n’en disait jamais rien, la haine au bord des lèvres, mais elle n’en pensait pas moins. Pour la première fois, quelqu’un refusait de la juger et Shannon eut presque envie de le forcer à le faire, de l’entendre dire qu’elle n’était pas quelqu’un de bien, qu’elle était bizarre, anormale, ni tout à fait femme, ni tout à fait homme, ni tout à fait vivante, ni tout à fait morte.

– Tu essaies de me parler et tu dis tout ce que je veux entendre. Si ce n’est pas être un tombeur qui s’ignore, ça, je me demande bien ce que c’est. (Puis elle échappa un rire froid, qu’elle coupa net.) La vie, ce n’est pas un film d’amour. Il ne suffit pas de tout plaquer du jour au lendemain pour, d’un coup, se lancer dans tout autre chose et réussir. Il faut déjà comprendre ce qui nous rend heureux et ce n’est clairement pas donné à tout le monde. (Elle soupira un gros coup.) Je ne suis pas heureuse, mais je ne suis pas malheureuse non plus. Si c’était aussi simple, tu ferais aussi ce que tu voudrais.

Car elle sentait, étrangement, un lien entre sa propre façon d’aimer son travail et celle d’Anders. Une pensée qui tournait en boucle dans son esprit, sans vouloir la quitter, alors qu’elle aurait tant voulu l’abandonner. Peut-être essayait-elle de se persuader qu’il ne pouvait être que comme elle. Qu’il ne faisait ces choses-là que parce qu’elles étaient « utiles » (même si elle en doutait fortement) et qu’il fallait bien quelqu’un pour les faire. Elle ne savait pas et décida de passer à autre chose, pour ne pas se faire un nœud plus gros, au cerveau, que ce n’était déjà le cas.

À nouveau, Shannon échappa un rire claquant, froid, qui retomba lourdement sur les draps. Un désert ? Elle tapota, compatissante, le dos d’Anders, comme pour lui faire comprendre que s’il désirait le croire, elle ferait semblant pour lui, mais qu’elle n’en pensait pas un mot. Un désert ? Elle eut beau inspecter son visage, la puissance des bras qu’il avait refermés dans son dos, le cœur battant qu’elle avait senti dans son torse, elle ne pouvait pas être d’accord avec ceci. Tout comme elle ne serait jamais un volcan.

– Tu es un tueur, avoua-t-elle, très franchement, comme la seule réponse à donner. Et l’océan en est un aussi. Aride ? Vide de toute vie ? Tu es doux et ton cœur bat très bien, là-dedans. (Elle tapota son torse d’un doigt.) Selon des critères très objectifs, de symétrie et de proportions, tu es beau aussi, bien fait. Je reste sur l’océan et c’est mon dernier mot. Je suis même sûre que tu impressionnes autant et que certains ou certaines se tiennent devant toi, sans oser tremper un orteil dans l’eau.

Ce qui n’était pas le cas de Shannon, visiblement, qui avait sa vision toute à elle de la beauté. Un rapport très premier degré au monde vivant, en somme. Presque trop scientifique, en vérité, sans jamais donner un avis personnel. Son intérêt pour les corps était, après tout, un peu morbide sur les bords. Loin de ce qui était beau et bien formé. Le meilleur compliment qu’elle pourrait faire, à l’apparence d’Anders, était de lui dire qu’il était… vivant. Plus, c’était largement trop lui en demander.

À l’évocation de son métier comme il l’entendait lui, Shannon se crispa davantage et s’échappa à l’intensité de son regard pour se serrer contre lui. Non c’est non. Une phrase qui avait plus d’impact, sur elle, qu’il ne pouvait le deviner. Peut-être bien qu’elle aurait eu besoin d’un Anders, à un instant de sa vie, mais qu’elle n’avait eu qu’elle et seulement elle. Et ses non intempestifs qui explosaient sur le parquet.

– Non.

Fut la seule réponse qu’elle donna, pour lui indiquer, avec toute la franchise de Shannon, que ce n’était pas si glauque que ça, en effet, de se tenir dans ses bras. La seule glauque, ici, c’était elle et seulement elle. C’était dans ses bras à elle que tout se transformait en visions d’horreur, gestes morbides et pensées effrayantes. Glauque des pieds à la tête, sans oublier le bout de ses doigts qu’elle activait dans le dos du tueur sans lui demander son avis. Sérieusement. Shannon avait un grave souci. Elle s’en rendait compte elle-même, mais ne pouvait pas s’empêcher de le faire.

La brune ne répondit pas non plus, à l’assurance avec laquelle il jura ne pas être comme les autres, comme un besoin soudain de nier ce qu’elle lui disait, d’essayer de la faire changer d’avis. Au fond, qu’est-ce que ça changeait ? Qu’elle le prenne pour un tueur sans pitié ou non, Shannon n’en restait pas moins accrochée à Anders, sans avoir envie de s’en séparer. Mais elle sentait de la sincérité dans ses mots et c’était, au final, ce qui la perturbait le plus. Pourquoi tuer alors ? Était-ce la seule solution ? Au fond d’elle, elle savait pertinemment qu’une Shannon bien cachée criait que c’était le cas et qu’elle ne devait pas le juger.

– De sa faute ? Si tu veux, ça me va. Mais je dirai, personnellement, que c’est grâce à lui. Tant pis si ça lui gonfle les chevilles. Sans toi… je pense sincèrement que je serais morte, ce soir. Alors merci. Et merci à lui.

Ce qu’elle dut bien lui souffler bien en face, ses yeux sombres braqués sur les siens, puisqu’il s’était décalé pour mettre leurs têtes très proches l’une de l’autre. Ce qui empêchait Shannon de continuer à lui appuyer sur le dos. Heureusement pour lui, sa façon de chercher, dans son regard, une chose qu’elle ne pourrait définir, força la brune à ne plus bouger d’un pouce. Sinon, elle se serait sûrement vengée sur le tatouage de dragon, sur le cou du meurtrier.

– Je sais bien que tu ne baisses jamais ta garde, sinon je ne te demanderais pas de rester avec moi, avoua-t-elle, très franchement, les sourcils froncés. Mais tu as dit toi-même qu’il n’y avait pas de danger, alors détends-toi un coup. Tu as raison. Ce n’est pas moi qui vais te tuer.

Shannon reprit la main qu’il venait de poser sur son torse, pour qu’elle cesse d’appuyer dans son dos, dans un massage un peu étrange. Elle savait bien, la légiste, que tout ne tournait pas rond dans son esprit, mais c’était, néanmoins, une chose qui n’avait rien à voir avec l’urgence de la situation, le danger de mort qui pesait sur sa nuque. Sa connaissance poussée du corps humain lui donnait la possibilité de faire des massages parfaits auxquels personne ne résistait. Son propre père ne voulait jamais qu’elle le touche, à cause de ça. Parce que Shannon en profitait pour le faire taire et cesser d’être couverte de reproches.

– Fais pas ton bébé, sois pas timide, fit-elle, avec autorité. Laisse-toi faire, j’en ai envie, ça me détend, comme tu dis, et tu en as besoin. J’ai jamais vu un dos aussi raide sur un… vivant.

La moindre situation, avec elle, finissait toujours en parallèle avec les morts qu’elle côtoyait à longueur de journée. C’était plus fort qu’elle et si ça ne la dérangeait pas, elle, elle savait que le reste du monde ne le supportait pas. Comme si la mort était un tabou qui ne devait pas être prononcé en public. Sauf que c’était sa vie.

– Allez, retourne-toi. Je te jure que tu le regretteras pas, affirma-t-elle, en poussant l’épaule du tueur pour lui dire de bouger. C’est le moins que je puisse faire pour toi.

Ce qu’elle ajouta, plus bas, en relevant les yeux vers les siens. Peut-être bien que de le voir lui présenter son dos lui permettrait, par la même occasion, d’échapper à ce regard qu’il posait sur elle. Ce qui lui permettrait, aussi, d’estimer la confiance qu’il accordait à la légiste. Serrée contre lui, elle était moins dangereuse que face à son dos offert à ses mains expertes. Et si elle le savait, il devait le savoir aussi.
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________________________________________ Mar 1 Déc 2020 - 13:01

Anders n’avait pas de rancoeur, ou de tristesse, à parler de son ex. C’était comme ça et pas autrement, et tout était pour le mieux. Le passé avec sa soeur était plus gros, et prenait tellement de place, que le reste n’était devenu des détails. Des épisodes un peu spin off à la série de sa vie. Il se prit à espérer que personne ne soit jamais attirer par lui, pour éviter l’échec cuisant de devoir essayer de se faire une place sur le devant de la scène …. Alors que la scène a déjà baisser le rideau et récupérait tous les applaudissements du public.

Juger quelqu’un faisait parti des choses qu’il n’aimait pas …. Il ne pouvait pas penser à juger une personne pour ce qu’elle est sans connaître son passé. Analyser oui. Essayer de comprendre … oui… juger…. Vue ce qu’il était, et ce que la plupart de ses amis étaient, il n’allait pas juger.

- Je ne dis pas ce que tu veux entendre, mais ce que j’ai envie de dire.

C’était la vérité. Anders n’était pas de celui qui fait des négociations quand des soucis s’envenime, il laissait ça à Chance et à son talent d’orateur qui ferait pâlir de jalousie tous les présidents du monde …. Il pencha discrètement la tête sur le côté alors qu’il réfléchissait.

- Il te manque quoi pour être heureuse alors ?

Lui, il ne savait pas non plus ce qu’il lui manquerait réellement … sa soeur pour commencer … ses parents beaucoup moins déjà …. Les parents devaient mourir avant les enfants, logique, donc il avait fait son deuil. Il se demandait cependant ce qu’il aimerait faire pour être heureux, plus globalement, et ce qu’il devrait faire pour y arriver … trouver une raison de plus d’exister. Trouver une petite raison de croire en la justice de ce pays? C’était si simple à formuler alors, mais si compliquer à accepter et à faire …. Quand la sentence tomba, Anders remit ses yeux dans ceux de la jeune femme. Il était un tueur, oui, il attendait la suite pour savoir s’il devait lui dire qu’elle était Captain obvious ou non.

- Si je suis un océan, dans mon antre qui es tu donc alors ?

Il ne pouvait pas dire merci pour les compliments, parce qu’il n’était pas encore sur que dire qu’il avait une symétrie sur le visage puisse faire partie des compliments … mais elle avait parlé des personnes qui le regarde sans mettre le pied dedans (bien que cette image ne marche que pour un océan et devient très étrange quand l’on parle d’un homme ….) alors il se demander …. Ce qu’elle était elle, dans ses yeux, accroché à son torse et enrouler avec lui dans un lit… s’il était l’océan, qu’était elle ? Il n’en démordait pas qu’elle restait un volcan, mais il attendait de voir la suite, de comprendre, et surtout les images sereines qui lui venaient en tête en rapport à la mer donner des envies plus douce et plus calme que la lave. Il sentit son câlin se resserrait et son « non » qu’il accepta d’une caresse tendre sur ses cheveux. Non. Etrange mais il pouvait l’accepter.

- Tu as vraiment envie de dire à Jason … Jason hein … que tu lui doit la vie ? A ta place je dirais que tu es très en colère contre lui pour l’avoir prise pour une prostituée. Et ne me remercie pas, c’est normal.

Lui, il ne considérait pas avoir fait quelque chose … il n’avait en réalité rien fait qui mérite un remerciement. … Jason …. Jason allait se la péter et le dire à tout le monde … en plus de considérer que la jeune femme lui doit une faveur qu’il gardera biiiiiiiiien pour une fois et elle ne pourra pas se douter de quand ni comment ça va arriver.

- Bien

Dit il quand elle lui assura qu’il ne baissait pas sa garde. Elle avait cependant raison sur le danger qui était totalement écarté ici. En réalité, le plus gros danger pour Anders était la jeune femme. Heureusement qu’il n’avait pas eu l’idée de prendre son scalpel, mais nul doute qu’il éviterait de lui dire pour les armes dissimulées dans la chambre… il tenait vraiment à sa vie le petit.

- J’ai un dos raide par nature. Mais tu dois te reposer, je refuse un massage si tu n’es pas mieux. Si tu en as toujours envie demain, je me laisserais faire par tes mains expertes mais pour le moment c’est « tu te reposes ».

Il n’avait pas envie de se faire masser, parce qu’il savait qu’on pourrait lire dans la tension de son dos, les années passaient sur le fil de la colère et de la haine … il ne pouvait pas la laisser le toucher, parce qu’elle pourrait sentir les cicatrices qui sillonne son corps et en fait qu’un puzzle étrange…. Mais ça lui avait fait du bien le peu qu’elle avait fait. Alors il s’était dit que lui interdire serait une idée pour cette fois. Et qu’elle ne voudra plus jamais le toucher une fois qu’elle aura reprit ses esprits…. Oui c’était pour cela qu’il ne s’en faisait pas pour le moment. Elle n’avait pas encore récupéré c’est tout.

Il l’observa longtemps avant de soupirer doucement. Il voyait que la jeune femme avait besoin de ça pour une raison qu’il le dépassait. Il cherchait à comprendre, mais il avait du mal à comprendre une femme comme elle….

- Tu as l’air d’y tenir réellement, je ne sais pas trop pourquoi, mais je ne veux pas que tu penses que je refuse pour une autre raison que celle de devoir te laisser te reposer.


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Timothy Powers



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Timothy Powers


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________________________________________ Mar 1 Déc 2020 - 23:44

À cet instant précis, elle aurait pu avoir l’envie de le faire taire une bonne fois pour toutes, par n’importe quel moyen. Shannon voulait bien ricaner sur sa propension à dire les choses comme les femmes voulaient les entendre, mais toute cette histoire ne devait pas aller trop loin. S’il continuait de la regarder ainsi, de dire tout ce qu’elle voulait entendre, avec la fausse innocence de celui qui jure de ne dire que ce qu’il a envie… elle finirait, peut-être, avec un gros peut-être, par se considérer, à nouveau comme la femme qu’elle était censée être. Ou, au moins, désirer faire l’effort de redevenir une femme qui sent son petit cœur faire boum-boum, parce que monsieur le bad boy tatoué a dit qu’il aimait bien l’entendre parler.

Non merci.
Shannon passait son tour.

Tout comme elle aurait aimé passer son tour sur ce qui la rendait heureuse. Ou, plutôt, ce qui lui manquait pour être heureuse. En avait-elle la moindre idée ? Absolument pas. Shannon ne s’était jamais posée la question. À bien y réfléchir, elle ne savait même pas si quelqu’un s’était posé devant elle, l’avait fixé bien droit dans les yeux et lui avait demandé de réfléchir sincèrement à ce qu’elle voulait faire de sa vie. Ses parents voulaient qu’elle devienne flic. Elle avait dit non. Rébellion au creux des doigts et pourtant… Elle côtoyait les flics au quotidien, comme un besoin de leur prouver qu’elle n’était pas une mauvaise fille, qu’elle faisait quand même un peu ce qu’on lui demandait.

Comme une pétasse qui n’a que ça à faire de sa vie, parce que la société lui a mis ce rêve pourri en pleine tête, elle aurait pu répondre qu’il lui manquait son prince charmant, son beau cheval blanc et les roulages de pelle à n’en plus finir, histoire de faire pleins d’enfants. Le repeuplement sur les épaules d’un seul couple royal. Sympa la morale. Shannon méprisait les contes autant que beaucoup de concepts de la vie. Elle ne voyait pas le mariage comme une finalité, la naissance des enfants comme le but ultime, dans sa vie. Elle mourrait sans héritier et alors ? Ses parents eux-mêmes n’avaient pas le temps de pleurer l’absence de petit-enfant. Personne ne jurait, de toute façon, qu’ils ne seraient pas crevés dans neuf mois.

– Rien, finit-elle par répondre. Il faut croire que tout le monde n’est pas fait pour être heureux.

Elle eut presque envie de répondre « un autre monde », mais cela lui paraissait… niais. Alors même que sa pensée était plus profonde que ce que cachait une phrase à la con comme celle-ci. Shannon n’était pas une miss [insérer le nom d’un pays qui a que ça à foutre de faire des élections de miss] avec un grain de beauté, deux grains d’intelligence et quinze grains de bonté et d’envie de voir naître un « monde meilleur ». Conneries. Elle savait que le monde ne s’améliorerait jamais. Ceux qui croyaient le contraire ne vivaient pas dans les mêmes rues qu’elle, à regarder des gens désespérés qui n’ont plus que leurs doigts pour compter leur espérance de vie. En jour, évidemment.

Un autre monde, cela lui permettrait de recommencer à zéro. De partir avec des préjugés à la con, de s’enfoncer dans les clichés et de croire que ça pouvait être mieux ailleurs. Jusqu’à comprendre qu’elle s’était trompée. Mais ça lui ferait bien quelques heures de bonheur, non ? Peut-être pas. Peut-être que, finalement, la seule réponse à donner était « un autre cerveau », « Un autre moi qui serait enfin assez con pour ne rien voir du monde, croire en l’optimisme et le positivisme ». Elle n’en avait pas la moindre idée. Au fond, elle s’en fichait.

– Il y a des volcans, sous l’océan, répondit-elle sans y penser. Mais je ne suis pas un volcan. Il y a des lacs, sous la mer, des étendues d’eau dans l’eau, si toxiques que les animaux s’en éloignent ou crèvent en s’approchant trop. Non, ce n’est pas moi. (Elle releva la tête pour le regarder dans les yeux et donner la seule réponse possible.) Un naufragé accroché à son bout de bois. Ma vie entre tes bras. L’océan berce ou agresse, à lui de voir.

Et c’était plus ou moins tout vu, puisque Shannon était collée contre le tueur, sans plus s’inquiéter qu’il souhaite la tuer. Elle savait, au fond, qu’il ne le ferait pas ce soir. Elle n’osait croire qu’il ne le ferait pas un jour, mais ce soir, sa vie était sauve. Grâce à lui, grâce à Jason, même si elle continuait de penser qu’il était un abruti. Pour la confondre avec une prostituée, il ne fallait pas être très malin. À moins que le gamin ne fasse, justement, partie de ceux qui parlent trop. Ceux qui en disent toujours plus que ce qu’ils n’ont vraiment fait pour se donner un genre, ne pas avoir l’air trop idiot. Après tout, c’est toujours ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. Enfin… d’après les autres.

– Il peut me prendre pour ce qu’il veut, je m’en fiche. Normal de laver une inconnue et dormir avec elle ? Ce n’est normal que si j’étais ce que Jason croit.

Il pouvait bien imaginer qu’elle était une prostituée engagée pour détendre Anders, ce n’était pas elle qui allait dire le contraire, comme elle l’avait promis. Elle jouerait le jeu, consciente des risques, peu inquiète pas ceux-ci. De toute façon, elle ne pensait pas recroiser Jason de si tôt. Calmée, soignée, elle n’avait plus aucune excuse à donner pour rester dans le club, serrée contre un tueur. Elle devrait retourner chez elle, craindre la mort cachée derrière la porte, sursauter au moindre bruit. Mais Jason n’entrerait plus jamais dans sa vie. Donc elle pouvait bien lui faire croire ce qu’elle voulait.

D’ailleurs, Anders serait détendu bien comme il fallait, le lendemain. Foi de Shannon. Ses mains baladeuses n’avaient pas fini de surprendre, alors qu’elles s’attaquaient, désormais, au dos du tueur pour décoincer ses nœuds. La légiste ne pensait pas à mal, elle ne pensait pas du tout, pour tout avouer. Permettre à Anders de se débarrasser de ces tensions, c’était le forcer à ne plus dire un mot et ne plus la regarder de cette façon. Ou du moins, elle essayait. Mais ce qui fonctionnait sur son père ne semblait pas fonctionner sur tous les hommes. Anders était plus farouche qu’un chat méchant. Il ne voulait pas se laisser faire et cela ne plaisait pas à la blessée.

– Je vais mieux !

Mais ses protestations n’avaient pas la force que Shannon voulait leur donner. Les mots moururent sur le matelas, sans force, et la brune fronça les sourcils sur ses yeux sombres. Enfin… elle « fronça ». Ce ne fut qu’une ligne discrète qui apparut au-dessus de son nez et disparut quelques secondes après. Son manque d’expression faciale frisait le ridicule, mais elle s’en fichait. Dans son regard, on pouvait souvent lire bien plus que dans ses gestes.

– Demain, adjugé vendu. Tu n’auras plus le droit de me dire non. T’as intérêt à te préparer.

Shannon n’en démordrait pas, de toute façon. Il venait de lui sauver la vie, de l’aider à se laver, de lui procurer un lieu en sécurité et d’accepter de la prendre dans ses bras, alors qu’il ne la connaissait pas. Alors qu’elle l’avait agressé deux fois. En échange, c’était tout ce qu’elle pouvait faire pour lui, elle. Elle était nulle pour tout le reste. Il n’y avait que cela qui pourrait servir à Anders. Et il verrait, demain, que c’était une bonne idée, qu’il ne se sentirait pas mieux qu’après un bon massage. Même si ceux de Shannon pouvaient, parfois, être un peu douloureux. Mais c’était pour son bien.

Et pour le bien de sa couverture, au passage. Une donnée qu’elle comprit à l’instant, alors qu’elle s’imagina Jason, taper dans le dos d’Anders et comprendre la différence. La soudaine détente de muscles trop souvent tendus, crispés, prêts à bondir à la gorge du premier venu. Elle savait d’avance qu’il ne pourrait qu’interpréter cette différence par une partie de jambes en l’air à en faire pâlir le jeune Jason. Peut-être bien qu’elle l’aiderait à devenir ceci avec un regard appuyé. Tant pis. Ce n’était pas son idée à elle.

En attendant, Anders refusait de se laisser faire et Shannon capitula. Pour cette nuit. Demain matin, il ne pourrait plus lui échapper. Et elle saurait deviner, dans ses muscles tendus, ce qu’elle avait besoin de savoir sur lui. Pour l’heure, elle ne pouvait que tirer des conclusions de ses réticences et décider qu’il ne lui faisait simplement pas confiance. À tort ou à raison, elle ne saurait pas le dire elle-même, mais elle n’aimait pas ceci.

– J’y tiens et je le ferai. Je n’ai rien d’autre à t’offrir. Et ne me dis pas que je ne te dois rien ou tu le regretteras. (Elle lui lança un regard qui signifiait qu’il ne voulait pas savoir ce qu’elle était capable de faire.) Je comprends que je dois me reposer, oui, c’est bon. Ça fait juste vingt fois que tu le répètes. Je comprends surtout que monsieur Anders réclame beaucoup de moi, mais ne donne rien en échange. Tu ne me fais pas confiance. Bien. T’as peut-être raison. Je ne me ferais pas confiance non plus, à ta place.

Shannon comprenait, au fond, mais elle n’aimait pas cela. Elle s’était donnée dans toute sa vulnérabilité à un homme qu’elle ne connaissait pas, mais il refusait de la laisser voir son dos. Tant pis. Le lendemain, elle prendrait ce qu’il avait promis et c’était tout.

– Bonne nuit, décréta-t-elle, finalement.

Puis une idée lui traversa l’esprit. Une idée pour qu’il comprenne ce qu’elle pensait sans avoir à le dire. Parce qu’elle ne pouvait pas lui dire. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle avait cessé de s’inquiéter des vies qu’il avait prise. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle ne pensait pratiquement plus à son rôle de tueur au sein de son groupe de criminels. Elle ne pouvait lui dire qu’elle lui faisait confiance, désormais.

Mais elle pouvait lui montrer son dos.
Ce qu’elle fit.

Shannon se retourna, entre les bras d’Anders, et son dos trouva une place toute à lui contre le torse du criminel. Finies les caresses intempestives, les gestes déplacés, les massages arrachés. La brune se cala, referma les bras du tueur sur son corps, sans même s’inquiéter de l’endroit exact où elle posa ses mains, et ferma les yeux. Elle se concentra sur la chaleur du vivant, sur son souffle près de son crâne, la puissance des bras autour d’elle et elle se laissa aller à la fatigue.
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________________________________________ Jeu 3 Déc 2020 - 15:26

Anders ne pouvait pas savoir ce qui se passait dans le corps du texte du message d’avant … mais si la créa ne pouvait pas lui dire de passer son tour, après tout avoir un petit coeur qui fait boum-boum pour un bad boy tatoué ça pouvait faire une histoire parfaite, Anders lui aurait dit qu’il valait mieux en effet … bad Boy même dans cette pensée … mais comme il ignorait bien cela, il ne pouvait que continuer à faire exactement ce qu’il faisait en ce moment même … regarder la jeune femme et essayer de la comprendre, tout en disant ce qu’il pensait lui…. Il ne voulait pas manquer de respect à celle qui lui donner sa confiance cette nuit.

Anders avait regardé la jeune femme encore d’ailleurs pour sa réponse. Rien avait elle dit … Il pouvait comprendre sans dire comment ce que la jeune femme voulait dire. Il n’y avait rien pour rendre heureux. Rien à faire. Cependant, alors même qu’il était le genre de pessimiste qui disait toujours à Jason qu’il ne pouvait être heureux tout le temps … Anders avait eu envie de contredire la jeune femme … ou en tout cas de lui dire que si tout le monde ne pouvait pas être heureux, ou ne le mérite pas, elle … elle le méritait et qu’elle pourrait trouver son bonheur. Son coeur frappant contre sa cage thoracique alors qu’il se prit de tristesse… pas de pitié, de tristesse, pour la femme dans ses bras. Il avait eu envie de lui donner un petit bonheur, mais il ne savait pas encore ce qu’il pourrait faire pour cela.

Elle pouvait passer son tour. Anders était trop parfait pour qu’il ne soit pas encore là le tour d’après, et celui d’après aussi. Mais ça, elle ne pouvait que l’ignorer …

Quand elle reprit sur les volcans dans l’océan, il eu un nouveau sourire. Le fait qu’elle soit en lui était étrangement drôle à imaginer, en imageant bien sur … Il sourit quand elle parla un peu plus des océans. Il en avait déjà entendu parler de ce qui grouille sous la surface bleu, souvent, des mers.

- Il berce et te ramènera sur le rivage alors, et tu pourras être ce que tu veux.

L’image du naufragé, il pourrait l’avoir pour lui. A la mort de sa soeur, il avait eu beaucoup de mal à continuer à se relever, à vivre tout simplement … Il s’était laissé bercer par les flots… et il avait connu plusieurs lieux plus dangereux que chez les Valentine. Il savait que la jeune femme ne portait pas dans son coeur le groupe des Valentine … parce qu’ils n’étaient pas des anges … mais ils l’avaient sauvés… lui. Et quand il l’avait fait, ça n’avait pas été pour l’avoir ensuite. C’était de la pure gentillesse.

Toujours avec cette réserve bien à eux. Cette attention de ne pas ramener un cheval de Troie. Il ne pouvait que comprendre alors qu’il restait tout de même vigilant avec Shannon au début … mais comme pour lui, il avait compris, sentit, et accepté que c’était juste la chance qui avait fait que tous c’était passé de cette manière et pas d’une autre.

- C’est normal de faire attention à une personne qui est dans le besoin et qui vient toquer à ma porte.

Il trouvait cela normal… la laver avait été un petit sport de concentration mentale pour ne pas … trouver cela trop déplacé, mais elle avait accepté, et une fois cela fait elle n’avait plus eu besoin de dire quoi que ce soit. Il ne préféra rien rajouter sur Jason. Lui il trouvait que c’était normal, et c’était tout. Il n’allait pas changer et dire l’inverse, encore moins maintenant que tout avait déjà été fait …

Revenant sur les mains baladeuses. Anders mis un terme à tout cela dans une rapidité et une efficacité qu’il ne pensait pas. Il pensait devoir l’assommer de parole et de demandes, mais non elle avait presque accepter de dormir sans qu’il ne fasse la morale. Il avait à peine hausser un sourcil à son « je vais mieux » qui était la plus grosse blague de la journée pour lui alors que les hématomes étaient encore visible sur son visage. Il avait fait un oui de la tête pour demain. Il ne pouvait pas faire mieux pour le moment en tout cas.

La femme ne lui devait rien, et elle pouvait certainement le lire sur son visage alors qu’elle lui dit l’inverse. Mais il resta silencieux. Il ne disait rien. S’il l’avait déjà dit 20 fois il retient alors que la jeune femme fonctionnait mieux avec les répétitions des choses. Il fut cependant surpris par ses paroles…ne pas lui faire confiance ? Il était dans une position qu’il n’avait pas connu depuis des années lumières et elle pensait qu’il manquait de confiance en elle ? Lui ? Il ne dit rien encore alors qu’il réfléchit à ce qu’il aurait du faire alors … mais rien ne venait.

Quand elle se mit dos à lui… il avait plus compris qu’elle était en train de bouder au départ… avant de voir qu’elle s’était totalement détendu dans ses bras. Il ne comprenait pas tout mais accepta alors qu’il lança un petit bonne nuit. Il laissa alors la nuit commençait.

Dans la nuit, il ne ferma pas un oeil, il observait toujours la porte et les environs. Ecoutant le silence, et se surprenant souvent à respirer au rythme de la femme à ses côtés. Dans la nuit, elle bougea, plus d’une fois. Elle devait rêvé de chose qu’il n’avait pas envie de voir sur son visage. Il avait fini par enrouler ses bras autour d’elle. Plaquant son torse contre le dos de la jeune femme pour l’emprisonner dans sa force, dans sa tranquillité. Posant à nouveau la tête sur la sienne, il continua la nuit en se concentrant seulement sur les sons.

Quand il fut 5 heures du matin, il le savait parce qu’il avait entendu au loin le propriétaire, Chance, arrivait, il sut qu’il pouvait se reposer. Passer la nuit à être vigilant avait de quoi claquer le meilleur des hommes. Alors il attendit encore d’entendre leur entré. Avec les deux gardes du corps personnelle de Chance, qui était aussi des amis, il savait que rien ne pourrait se passer dans le club. Que la jeune femme avait donc encore plus de protection que sa simple personne. Il savait qu’il aurait du se lever et aller le voir, lui dire tout ce qu’il s’était passé, et ce qu’il avait apprit.

Mais dans une ultime respiration, il se laissa bercer dans les bras de Morphée, sans avoir lâcher Shannon de ses propres bras. De toute façon, si elle veut s’extirper de là, il la sentirait … mais pas si elle se retournait, il avait besoin d’un peu de sommeil aussi… et il savait que son sommeil se compterait entre deux ou trois heures. Jamais plus.

Ses rêves l’empêchaient toujours de faire plus, c’était un réveil bien plus efficace que ceux sur le marché, à ne pas en douter …

HRP - Je te laisse faire le réveil, tu peux sans soucis dire qu'il la regardera sans rien dire et se mettra à plat ventre sur matelas Double jeu - Page 3 479813545

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