« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 Intrigue Divine & Titanesque #43 : Ni Dieu, ni Maître

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Anatole Cassini



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Anatole Cassini


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Intrigue Divine & Titanesque #43 : Ni Dieu, ni Maître - Page 3 Generation-Jurassic-2

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Intrigue Divine & Titanesque #43 : Ni Dieu, ni Maître - Page 3 _


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________________________________________ Dim 15 Nov 2020 - 15:17


❝Heaven can wait
we're only watching the skies❞
▼▲▼

Ce que je tenais dans ma main, je le tournais et retournais entre mes doigts. Ce n'était pas quelque chose à manier à la légère. Ce n'était pas une décision à prendre à la vas vite. Qu'est-ce que tu aurais fait, songeais-je ? Qu'est-ce qu'elle aurait fait ?

Une étincelle avait jaillis de la graine. Je l'avais actionnée une première fois.

Repartant dans mes rêveries, je n’entendis pas mon amie approcher. Je me tenais là, debout, sur le seuil de la mer immense. Olympe était majestueuse. Son océan l'était tout autant.

J'aimais cette vue. J'aimais venir ici me ressourcer, réfléchir, méditer. J'observais les vagues, perdus au milieu de l'océan. Des petites vagues de rien du tout, de quelques centimètres de haut, à peine plus large. Des vagues insignifiantes, anonymes, ressemblant comme une goutte d'eau aux millions de petites vagues voyageant sur les mers depuis des millions d'années, aux grès des vents et des marées.

« Je l'ai vue. » débuta mon amie, en venant se placer juste à côté de moi et en observant la vue avec moi. « La fin. »

Ca ne me semblait pas si surprenant que cela. Après tout, quelle que soit la chose qui débutait, elle se devait de finir. On ne pouvait vivre éternellement.

« Dans tous les futurs possibles, elle est la même. » ajouta t'elle de sa voix douce. « Les foyers sont éteins. La nuit est calme. Les étoiles dans les cieux sont sans bruit. »

Ca me rappelait un chant vigridien qu'on entendait chanter dans les villages. C'était un chant mélodieux et calme, annonçant l'arrivée de la nuit. Une nuit calme et paisible, ordinaire, comme ces petites vagues. Une nuit de tous les soirs.

« Je n'aurais pas du l'envoyer là bas... » laissais-je échapper d'une toute petite voix.

On disait toujours qu'il fallait mieux avoir des regrets que des remords. Avec les remords on éprouvait de la culpabilité. Une fois que ce sentiment s'emparait de nous, on avait du mal à s'en détacher. Est-ce que j'aurais dû... ? Est-ce que j'aurais pu... ? Ma vie était remplie de remords. Et je regrettais cela.

« Tu ne pouvais ni savoir ni anticiper ce qui allait se passer. » me répondit-elle. « Tu ne dois pas t'en vouloir. »

C'était plus facile à dire qu'à faire. Comment ne pas s'en vouloir d'avoir perdu un être chers ?

« Elle a sans nul doute fait tout ce qu'elle pouvait faire. »

Je sentais le regard lourd d'Ellie sur moi. Sur ma main. Sur cette chose que je tournais depuis le début sans m'arrêter. Cette graine qui scintillait. Elle attendait, non pas Ellie, mais la graine, que je lui commande d'agir. Que je me serve d'elle. Que j'utilise son pouvoir ancré en elle. Qu'elle fasse ce pour quoi elle avait été créée, cueillie, ramenée de l'Arbre Monde.

Je tournais la tête vers Ellie. Probablement l'air un peu trop désespéré. Puis, je reportais une nouvelle fois mon attention sur la mer immense, calme, paisible.

« Je l'ai aussi vue dans ses yeux. » m'avoua t'elle. « L'espoir. Celui que tu me disais voir en lui. »

Elle était revenue sur cette fin. Celle qu'on redoutait tous, mais qui était inévitable.

« Il y avait également autre chose. Un autre sentiment. Un qui nous dépasse tous. »

Je me remémorais cette fois où elle était venue me voir. Où on avait déjà eu une discussion de ce genre. Où elle n'avait pas cru qu'il pouvait y avoir encore de l'espoir en lui. Où elle n'avait pas compris ce qui résidait en chacun d'entre nous.

« Celui que j'ai toujours vue dans ton regard. Et que tu as toujours cru voir dans le miens. » poursuivit-elle. « Vous avez cela en commun. L'espoir et l'Amour ne sont pas si différents l'un de l'autre. Ils sont indissociables. »

« Pourquoi es tu là ? » l'interrompis-je.

Mais je connaissais déjà la réponse. Réponse qui se confirma quand elle pencha la tête en direction de la graine. Je l'avais fait venir. J'avais déjà utilisé le pouvoir de cette chose. Levant les yeux et croisant le regard d'Ellie, je vis toute la détresse dans son regard. Elle était triste. Elle était peinée. Non pas par ce qui lui arrivait, ce qui venait de se produire, mais par la détresse qui se lisait dans mon propre regard.

« Tu ne dois pas continuer dans cette voie. Ce n'est pas toi, ça. » me dit-elle.

Je ne pouvais pas parler. Je n'arrivais pas à lui répondre. C'était bien trop dur. J'avais agis comme il me semblait bon de le faire. J'avais commis des erreurs, comme tout le monde aurait pu en commettre, et comme beaucoup en ont commis. Mais je pouvais encore arranger certaines choses. Chacun tentait à sa manière d'y arriver. De se montrer plus fort que les autres, de rétablir l'équilibre. Je me devais d'essayer à mon tour. J'avais trop longtemps mis cela de côté.

Elle posa sa main tout contre la mienne. Je la sentis à moitié flottante au dessus de mes doigts. Mes yeux croisèrent les siens une nouvelle fois.

« Je sais ce que tu ressens. » me dit-elle. « Mais il ne faut pas. Tu as toujours eu confiance en moi. En elle. N'arrête pas de regarder au-delà de l'instant présent. Voit toujours plus loin. Comme tu l'as toujours fait. »

Gaia avait choisie de s'élever. Me laissant seul, gérer tout ça. J'avais perdu beaucoup d'êtres chers. C'était le prix à payer quand on était éternel. Je le voyais dans le regard de Thémis et d'Atlas, et même dans celui d'Ouranos. On avait bien trop perdu. Chronos avait opté pour une option lui permettant de ne plus souffrir. Mais il y en avait une autre. Bien plus douce, moins douloureuse. Il suffisait juste d'arriver à dire au revoir. La Nature nous en avait donné les moyens. Mais pour lui, quelque chose l'en empêchait. J'ignorais pourquoi il ne pouvait pas partir. Et je comprenais qu'il n'arrivait pas à entrevoir de rester ainsi pour toujours. La mort était quelque chose de bien trop douloureux à accepter pour ceux qui restaient.

« J'ai quelque chose à te demander. » reprit t'elle, sa main se posant une nouvelle fois sur le haut de la mienne. « Je sais que ce n'est pas le bon moment, mais il n'y en aura pas d'autres. Pour nous. »

Je n'arrivais plus à détacher mon regard du siens. La graine était toujours là. Prête à décupler mes pouvoirs, comme elle en était capable.

« Ne laisse pas la Poussière te consumer. »

« Qu'est ce que tu fais ? » nous coupa Atlas.

Il venait d'apparaître à quelque pas de nous. Son regard s'était posé sur la graine activée que je tenais en main. Il semblait pas ne pas réussir à formuler autre chose que sa précédente demande. Peut-être qu'il se demandait comment qu'il devait agir. Je l'ignorais moi même. J'étais perdu, une fois de plus. On l'était tous. Tournant la tête vers Ellie, je remarquais qu'elle me fixait toujours.

La Poussière... ces mots me revinrent à l'esprit. Ca voulait sans doute signifier quelque chose au delà de ce que je pouvais comprendre pour le moment. J'avais déjà entendu ces paroles par le passé. Mais tourné autrement et par une toute autre personne.

« Pourquoi ? » me demanda Atlas.

Je lui adressais un regard, avant de regarder une nouvelle fois Ellie, cherchant une réponse dans ses yeux.

« Il ne peut pas me voir. Tu le sais bien. » me dit-elle.

Elle n'était pas réellement là. Ce n'était que la graine. Ellie était déjà partie.

« Ce... ce n'est pas le cavalier qui a fait ça... » laissais-je échapper en guise de réponse à Atlas.

Mon regard fixait toujours quelque chose d'invisible aux yeux du Titan, juste à côté de moi.

« C'est le Sable Noir qui l'a tuée. Ca ne peut être que l'un d'entre eux. » me répondit-il. « Pourquoi tu as cette graine en main ? Comment l'as tu eu ? »

Atlas s’avança d'un pas. Mais je lui fis signe de s'arrêter. Il ne pouvait pas avancer d'avantage. Pas maintenant que ce pouvoir était activé.

« Ellie... » laissais-je échapper.

Elle me l'avait confiée avant de partir. Je lui avais promis de ne pas l'utiliser et de l'attendre. Mais elle m'avait dit que le moment venu, j'en aurais besoin. Est-ce que c'était ce moment ci ? Etait-elle apparue pour me mettre en garde ou est ce que ce n'était que le fruit de mon imagination ? Je la revoyais encore là, à quelque pas de moi. Mais désormais, il n'y avait plus que l'océan, Atlas et cette chose que je faisais tourner entre mes doigts.

« Tu utilises quelque chose que tu ne maîtrises pas ! Si ça se trouve, c'est lui qui te pousse à le faire ! Bon sang Hyperion, lâche ça tout de suite ! » m'ordonna t'il.

J'avais déjà pris ma décision. J'avais confiance en elles. Gaia, Ellie... je savais ce qu'il me restait à faire. C'est ainsi que la graine se brisa dans ma main et que je me sentis diminuer en puissance. Atlas sembla surpris de ma réaction. Pensait-il que je l'avais fait parce qu'il me l'avait demandé ? Je ne voulais pas contredire ses pensées.

« Tu... » débuta t'il, avant de hocher la tête. « C'est bien. » dit-il.

Je lâchais la graine qui tomba au sol. Elle était totalement noire, inutilisable. Une simple graine qui allait revenir à la Nature. On venait d'en perdre une sur les trois que Gaia nous avait confié. Encore un remords ou un simple regret ?

Atlas resta là quelques instants sans rien dire. Je me remis à contempler l'océan. Puis, je sentis mon frère faire les pas qui le séparaient de moi.

« Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » trouva t'il le courage de me demander.

Je me doutais qu'il ne parlait pas de la graine. Ni de mon plan pour trouver qui était derrière tout ça. Non. Ce qu'il évoquait, c'était autre chose. Quelque chose qu'il avait sans doute compris avec le Temps.

« Tu n'aurais rien pu y changer. » lui répondis-je.

« Et c'est une raison suffisante pour ne pas m'en parler ?! » s'emporta t'il.

Mais je ne lui répondis pas. J'avais pris ma décision de le confier qu'à Thémis. A dire vrai, je comptais le garder pour moi, mais elle l'avait découvert par elle même très tôt.

« Tu ne sens plus les Auras, c'est ça ? Et il y a quoi d'autre ? » enchaina t'il, toujours aussi énervé.

Ce n'était pas ma perte de pouvoirs qui l'inquiétait, mais ce qui en étaient les raisons et les conséquences.

« La vue. L'odorat. L'ouïe. Le touché. Tu veux la liste complète ? »

Beaucoup de mes dons avaient diminués en intensité et continuaient de diminuer, voir de disparaître. Ca ne datait pas d'aujourd'hui. Ca remontait déjà à quelques années. Depuis ce jour où j'avais eu ce pouvoir en moi. Le posséder était une chose. L'ôter en était une autre. Mais même quand on y renonçait, il y avait toujours une part de cette chose qui agissait en nous tel un poison et qui nous consummait de l'intérieur. Chez certains, cela les rendait encore plus immortel qu'ils ne l'était déjà. C'était de ça dont souffrait Chronos. Chez d'autres, cela les tuait à petit feu. Est-ce que j'avais eu de la chance comparé à Chronos ? Car contrairement à lui, je finirais par disparaître.

« Tu... »

Je savais ce qu'il voulait demander. Ou du moins je m'en doutais. Est ce que je comptais m'élever ? J'aurais pu, si je l'avais fait suffisamment tôt. Mais je doutais que ce soit quelque chose que je puisse encore accomplir maintenant.

Atlas posa une main sur mon bras. Sans doute qu'il commençait à comprendre. Non seulement pourquoi j'agissais de la sorte, mais aussi pourquoi j'avais décidé de ne pas partir. De ne pas dire au revoir, quitte à disparaître totalement un jour ou l'autre.

« La graine, c'était... stupide. » dit-il.

J'eu un petit sourire. Quelque chose me fit penser que c'était le cas pour lui aussi. Et sans m'y attendre, je sentis quelque chose se poser délicatement sur moi. Tournant la tête vers Atlas, je vis toujours sa main tout contre mon bras. Il avait les yeux fermés. J'allais lui demander ce qu'il comptait faire, mais ça commençait à prendre forme dans mon esprit.

« J'ai dit que la graine était stupide. Mais l'idée était bonne. » me confia t'il.

On avait cherché en vain qui était derrière tout ça. Quand j'avais utilisé la graine, dans un premier temps je voulais sentir les auras de toutes les personnes vivantes, partout sur ce monde. Je me doutais qu'il était capable de cacher son aura, mais grâce au pouvoir de la graine et celui qui résidait encore en moi, j'aurais sans doute pu briser ses défenses. Je ne savais pas si je pourrais l'affronter moi même, mais il ne pourrait plus passer inaperçu. Et voilà que Atlas eu la même idée que moi, mais tournée autrement. Et si on combinait notre pouvoir commun à tous, pour non pas sentir les Auras, mais pour écouter. Simplement écouter ce qui nous entourait. Où que ce soit dans le monde.

Je me laissais aller, tendant l'oreille. Le pouvoir de Atlas combiné au miens. Puis petit à petit, je sentis l'Aura de Thémis sur nous. Et contre toute attente, l'Aura d'Ouranos. Il voulait savoir lui aussi. Il voulait une réponse qu'il attendait de là où il se trouvait.

Il fallu un peu de temps. Quelques minutes, ou des heures. J'ignorais combien de temps cela avait duré. Mais quelque chose nous vint à l'esprit. Un mot. Une phrase.

« C'était moi. »

Il nous fallu seulement quelque secondes pour tendre un peu plus l'oreille.

« ...insignifiante... temples... Eulalie... »

J'ouvris les yeux. Atlas tenait fermement sa hache en main et il disparu. Thémis ouvrit les yeux à son tour et son aura se concentra sur un point précis. Une personne précise. Il était pris au piège. Cette fois ci on le tenait.


To be continued...
"Le Quatrième Cavalier",
maintenant...


CODAGE PAR AMATIS


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Bientôt tu pourras te reposer
Mais pas maintenant. Pas encore.
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Desmond Blake



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________________________________________ Lun 16 Nov 2020 - 16:20

Wel all have demons.
I just choose to feed mine.

Pendant les Cavaliers de l'Apocalypse...


On estime la valeur d'une chose seulement après l'avoir perdue. Vivre est un privilège. Je sais qu'il n'y a rien ensuite. Pour les gens comme moi, il n'y a rien. Le néant nous attend tous. Dès l'instant où la mort nous cueille, il s'abat sur nous et nous engloutit.
Difficile d'expliquer le néant. Ne plus exister. Ne plus avoir aucune forme de pensée.
Puis, inexplicablement, j'ai rouvert les yeux. La vie s'est engouffrée par rafales dans mon corps meurtri.Un visage d'un tout jeune homme à la fois dérouté, perplexe et paniqué dansait au-dessus de moi. Il m'a souri, soulagé. Il m'avait ramené.
Pourtant, quelque chose était différent. Je le sentais battre à l'intérieur de moi, pulser plus fort que mon propre cœur, s'agiter comme un papillon en cage : le jeune homme m'avait donné une âme.


Quelques temps plus tard,
temple bouddhiste de Diskit, Inde.


Un genou à terre, Desmond réfléchissait. Depuis deux jours, il avait à peine changé de posture. Il se trouvait dans la salle de prière, entouré par une dizaine de cadavres de moines. L'odeur puissante des corps en décomposition avait fait venir les mouches qui provoquaient des cercles incessants au-dessus d'eux. Desmond ne comprenait pas.

Il sentait son aura sur tous ces hommes. Aucun doute : c'était lui qui les avait tués. Pourtant, il n'en avait pas le souvenir. Il en était très contrarié. Cela ne le dérangeait pas de tuer du moment qu'il pouvait profiter du spectacle.

Peut-être n'aurait-il pas dû débuter cette quête insensée ?

Son âme, cette chose inconnue qui avait pris place à l'intérieur de lui, le démangeait. Il avait cherché par tous les moyens à s'en débarrasser. En vain. Certaines fois, elle devenait si dérangeante, omniprésente, qu'il en arrivait à se griffer jusqu'au sang. Il commençait à perdre la raison.

Alors, il avait décidé de tenter de la comprendre. Dans le plus grand secret -par crainte des moqueries de la part des créatures des Enfers ou de Hadès- il s'était rendu dans le temple bouddhiste du petit village Diskit, en Inde. Un endroit coupé du monde. Un lieu idéal pour une retraite... spirituelle.

Jamais Cerbère n'aurait imaginé tomber aussi bas. Mais aux grands maux, les grands remèdes. Les moines l'avaient accueilli à bras ouverts et senti le grand trouble qui l'agitait. Des perturbations dans son énergie, qu'ils avaient dit. Sans rire. Ils lui avaient appris la méditation ainsi que la guérison par le souffle, et assuré que Bouddha cherchait à briller en lui, comme en chacun d'eux.

Les moines firent ouvrir à Desmond une porte qui aurait dû rester fermée à jamais. Lorsqu'il atteignit le stade de plénitude totale due à la méditation, quelque chose s'émancipa en lui. Une force inconnue dont il n'avait pas conscience. Brusquement, il eut l'impression qu'on venait de lui ôter une muselière invisible. Depuis quand la portait-il ? Une puissance terrible et grisante le submergea.

C'est tout ce dont il se souvenait. Lorsqu'il avait soulevé les paupières, les moines étaient sans vie, tous sans exception, leurs yeux figés dans une expression d'horreur absolue. Aucune blessure physique. Avaient-ils eu un arrêt cardiaque ?

Patiemment, Desmond avait étudié leurs visages, leurs postures. Il avait cherché à déterminer les circonstances de la mort. L'origine. Pourquoi les avait-il tués ? Comment s'y était-il pris ? Qu'avait-il fait ?
Et surtout, pourquoi ne se souvenait-il de rien ?


Le 5 novembre 2020.

D'autres absences, d'autres questions sans réponse. Depuis ce jour maudit dans le temple de Diskit, Desmond perdait par moments toute autorité sur son propre corps ainsi que son esprit. Par moments, il se réveillait sans savoir ce qu'il avait fait auparavant. Il devait enquêter sur son propre cas, rassembler inlassablement les pièces du puzzle qu'était devenue son existence.

Une fois ou deux, il avait tenté de se confier à Hadès. Il avait cherché à lui parler de ses absences et ce qu'il avait fait en Inde, plusieurs années plus tôt. Le dieu infernal ne l'avait jamais écouté. Il avait toujours mieux à faire. Cerbère était seul face à son problème. Il avait fini par se faire une raison.

Ce jour-là, il se promenait dans les Enfers quand il entendit plusieurs créatures caqueter avec animation. Les ragots circulaient toujours très vite dans les bas-fonds, mais ceux de ce genre-là sont capables d'embraser tout un empire.

« Vous vous rendez compte ! Le temple d'Athènes ! A la vue de tous, même des humains ! »
« Ca a fait un sacré remue-ménage là-haut ! » dit une sorte de grosse mouche en désignant le plafond avec une de ses pattes.
« Tu m'étonnes ! Les titans ont lancé le branle-bas de combat ! » renchérit une autre. « Si vous voulez mon avis, on va bientôt voir arriver le coupable chez nous ! Il va griller comme il faut ! Ca tombe bien, on vient de recevoir le nouveau méga barbecue ! »
« Mais non, patate ! Les titans vont garder le coupable rien que pour eux ! On n'en aura même pas une miette ! »
« Si ça se trouve, ils vont le pulvériser direct. »

Silencieusement, Desmond glissa vers eux et lança d'un ton glaçant à peine audible :

« Ca jacasse sévère, par ici. »
« Oh, Cerbère ! » firent les créatures en inclinant brièvement la tête. « Tu es au courant ? Un autre temple a été attaqué ! Et cette fois, quelqu'un est vraiment mort ! Eulalie, tu connais ? »

Un frisson parcourut l'échine de Desmond, même s'il conserva un calme olympien. Eulalie... l'Amazone d'Hypérion. A cet instant, il sut que c'était la fin. Pour lui. Il avait été trop loin. Encore une fois, il n'avait aucun souvenir d'avoir porté la main sur elle, mais toutes ces absences, toutes ces attaques répétées sur les temples... Il savait qu'il en était la cause. Il s'en doutait.

Viens me voir.

Hadès. Il venait de l'appeler mentalement.

Desmond déglutit. Ses yeux frénétiques s'écarquillèrent à la recherche d'une idée. Fuir. Se cacher. Fuir... mais où ? Où aller pour échapper à la colère des titans ?

« Cerbère, ça va ? » s'inquiéta la grosse mouche.

Il hocha la tête et s'éloigna en vitesse. Le Tartare était peut-être une solution. Il lui permettrait de gagner du temps. Peut-être. A mesure qu'il accélérait l'allure, il prenait conscience de l'ampleur de sa stupidité. Rien ne le protègerait.

Tête baissée, il marchait si vite qu'il manqua de heurter quelqu'un. Hagard et sur la défensive, il dévisagea la personne quelques secondes avant de la reconnaître enfin. Sasha.

Elle est là pour moi. Elle m'a traqué. Non, calme-toi. C'est un pur hasard si elle est là.

Le souffle court, il la fixa avec intensité. Il demeurait méfiant. Une boule d'angoisse bloquait sa gorge. Néanmoins, il articula d'un ton rauque, presque à voix basse :

« Le jour où tu mourras, tu seras engloutie dans le néant. Ca sera comme si tu n'avais jamais existé. »

Il l'enviait tellement. Avoir une âme signifiait souffrir pour toujours, même après la mort. Il se doutait que les titans ne lui accorderaient aucun repos. Il était terrifié à cette idée.

Interdite, Sasha cligna des yeux.

« T'as bu du vin d'Atlas ou quoi ? »

Sa question décupla la panique qu'il éprouvait. Elle avait mentionné un titan. Le faisait-elle exprès ? Etait-elle dans le complot ? Toutes ces émotions exacerbées n'étaient pas les siennes. Il porta une main à son propre cœur, planta ses ongles dans sa chair et émit un râle. La douleur l'aidait à se recentrer.

« Tu as tellement de chance d'être insignifiante... »

Pour une fois, malgré leur contenu, ses paroles ne sonnaient pas péjorativement. Sasha fronça les sourcils devant son étrange comportement. Elle semblait hésiter entre partir et rester. Finalement, elle demanda :

« Il t'arrive quoi ? Tu ferais presque flipper. J'ai bien dit presque. »

Desmond ouvrit la bouche, hésitant. Parler ne lui apporterait rien. A chaque fois qu'il avait essayé, cela avait été vain. Peut-être ne s'était-il pas confié à la bonne personne ? A quoi bon, à présent ?
A cet instant, une masse énorme s'abattit sur ses épaules. Sasha écarquilla les yeux, légèrement effrayée, et il comprit par ce biais qu'elle ressentait la même chose. Il en était sûrement de même de par le monde. Partout, les titans sondaient chaque être vivant pour trouver le coupable.
Un autre frémissement le parcourut. Il décrispa les muscles de sa nuque. Ca n'était plus qu'une question de minutes, peut-être moins.

« C'était moi. » avoua-t-il d'un ton contracté. « Les temples, c'était moi. »

Elle braqua sur lui un regard noir.

« T'as aussi tué Eulalie ? Pourquoi ? »
s'enquit-elle.

« Je... je ne sais pas. »

Il se doutait que cette réponse ne suffirait pas à la démone. Qui s'en contenterait ?

« Comment ça tu sais pas ? »

« Je n'arrive pas à me souvenir. » ajouta-t-il à contrecoeur.

Elle marqua une pause, puis elle demanda :

« Tu contrôlais pas ce que tu faisais ? »

« J'ignore ce que j'ai fait. C'est différent. » dit-il d'un ton abrupt.

Comment expliquer quelque chose qui lui échappait à lui aussi ? Ca n'était pas seulement des blancs dans sa tête, comme des trous de mémoire, c'était une amnésie totale qui englobait des heures entières.

Soudain, quelque chose de subtil changea dans l'air tout autour d'eux. Desmond ne s'en aperçut pas de suite, mais lorsqu'il en prit conscience, il sut aussitôt ce qui l'attendait. Le regard de Sasha s'écarquilla, mais pas dans sa direction. Les titans avaient trouvé celui qu'ils cherchaient.
Il tourna la tête et eut juste le temps de voir étinceler une lame vers lui. Mais ce fut le côté plat de la hache-marteau qui le heurta. Il y eut un choc immense. Un bruit fracassant. Son crâne ?

Puis plus rien.
Le retour du néant.

***

Une odeur de soufre flottait dans l'air. Desmond le sentit avant même de soulever les paupières. Depuis toujours, son odorat prévalait sur ses autres sens. Il ne fut pas surpris de se réveiller dans une pièce qu'il ne connaissait pas, dépourvue du moindre ornement. Une cellule. Plutôt vaste.

Sans trop d'illusion, il chercha à se lever de la chaise sur laquelle il était assis. Bien qu'il ne soit pas attaché, une force plus puissante que des liens l'écrasait de tout son poids. Dès qu'il tentait de remuer le moindre petit doigt, cette force l'entravait violemment. Elle avait pénétré son corps et son esprit. Il lui était devenu extrêmement difficile de réfléchir. L'aura des titans le tenait totalement en respect.

En revanche, il se rendit compte qu'il n'éprouvait aucune douleur au visage. Pourtant, il se souvenait s'être pris le côté plat de la hache d'Atlas. Quelqu'un l'avait-il guéri ? Sans doute pour mieux l'interroger ensuite.

Dans la pénombre de la pièce, il reconnut le titan Atlas adossé contre le mur de la cellule, tenant son arme d'un faux air nonchalant dans le parfait prolongement de son bras. Il le fixait sans ciller.

Desmond inspira profondément. C'était fini. Tout était fini. Rien de ce qu'il pouvait dire ou faire ne le sauverait. Alors, il déclara dans un murmure, d'un ton placide :

« Au-delà de la montagne sacrée, je vis. Au-delà de l'ignorance, j'apparais. »

Il se tut quelques secondes puis reprit :

« Je suis là ; au-delà de ce qui est imaginable, au-delà de ce qui semble vrai aux yeux des hommes. Je suis là pour chacun, pour toute vie. »

Une prière pour les morts. Celle que les moines lui avaient appris. Il manquait les trois bougies blanches, l'encens et le bol d'eau consacrée, mais c'était toujours mieux que rien. Peut-être que cela aiderait son âme à accéder au paradis des Bouddhas.

Desmond eut l'ombre d'un sourire cynique. Non, en réalité, il cherchait juste à fanfaronner encore un peu. Il ne souhaitait pas s'éteindre lâchement ; il voulait un grand final.

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________________________________________ Jeu 19 Nov 2020 - 0:05


Le Quatrième Cavalier
5 Novembre. Les journées jusqu’alors avaient été rudes. Mais celle-ci l’était d’autant plus. Il y avait beaucoup à encaisser, accepter et avancer. Tomber était permis mais se relever était ordonné. Elle avait eu le meilleur professeur en la matière, elle se sentait prête à la tâche, à la hauteur de son rôle et pourtant, il fallait bien admettre qu’en son for intérieur, elle était tout de même ébranlée. Eulalie était morte depuis à peine quelques heures et il semblait qu’une éternité s’était déjà déroulé depuis ce temps. La déesse avait appris à apprécier la jeune femme, profondément, seule alliée qu’elle avait eu lors d’un moment douloureux, elle regrettait aujourd’hui sa combativité, sa force, son énergie à toute épreuve. Mais il n’était pas encore l’heure de la pleurer. Pleurer allait avec le repos. Et pour le moment, il fallait lutter, combattre, venger. Tombé était permis, se relever était ordonné.

Thémis les avait tous rassemblé. La réunion n’avait pas duré plus de cinq minutes. Brève, nette, précise, pas expéditive pour autant. Elle avait pris le temps d’utiliser de diplomatie et de tact pour annonce qu’il y avait à annoncer. La mort d’Eulalie. Le potentiel coupable arrêté. Son interrogatoire. En silence, Hera l’avait laissé faire, balayant son regard sur l’assistance. Aucune trace d’Hermès. Son frère était parti le matin même en virée moto... il n’était pas au courant pour la mort d’Eulalie... et il n’était pas présent. Devait-elle s’inquiéter ? Se rajouter ce stress supplémentaire ? Elle n’était revenue à l’instant présent en voyant les uns et les autres quitter la pièce et elle avait rattrapé la Titanide d’un pas rapide. Atlas était à ses côtés. Elle avait demandé de faire partie de l’interrogatoire, c’était son droit le plus sincère avec le rôle qui lui incombait. Et Thémis avait accepté. Atlas aussi, par son silence.

Après un moment où elle avait préféré rester seule à errer dans les couloirs de la Cité, pensive, elle avait fini par rejoindre les cellules d’Olympe. Un endroit qu’elle connaissait bien pour diverses raisons. Certains malencontreuses, d’autres presque jouissives. Zeus y avait séjourné, fut un Temps. Elle avait pris plaisir à le voir enchaîné, réduit à presque néant. Mais aujourd’hui, elle le savait, elle n’en tirerait aucune jouissance. Juste une colère sourde, une envie destructrice de vengeance qu’elle se devait de maîtriser. Il était coupable. Cerbère. La créature d’Eris. Fallait-il seulement s’en étonner ? Il n’y avait pas fallu plus de quelques secondes aux Titans pour l’incriminer. Atlas lui avait raconté l’avoir entendu dire qu’il était à l’origine de ce qui était arriver aux Temples... et à Eulalie. Y avait-il plus à savoir ? Peut-être que les mots n’avaient pas été prononcé distinctement, dans une phrase, mais par bribes de mots, parsemés comme au gré du vent, dans un mélange abstrait qui laissait libre interprétation. Cela, Atlas ne lui avait pas dit. Il ne s’était contenté de lui dire la phrase qui lui semblait avoir entendu et pour elle, en cet instant précis, le chien était tout aussi coupable qu’Atlas pouvait le penser. Une colère sourde donc. Une envie de vengeance. De meurtre peut-être.

Elle pouvait presque déceler son allure abjecte à travers la paroi de glace qui maintenait la cellule close, comme une porte qui prédestinait à l’avenir funeste que l’on pouvait trouver derrière ces murs. Elle décelait aussi une autre silhouette, d’à peu près la même taille, Atlas. Le chien était forcément assis au sol pour que leur taille soit si similaire. Elle avait fini par faire disparaître l’épaisse porte de glace pour pénétrer dans la cellule aux murs de pierre. La glace s’était reformée immédiatement après son passage. Le visage impassible, calme, elle s’était avancée vers Atlas en observant le prisonnier qui prenait un malin plaisir à l’ignorer. Qu’il s’amuse, tant qu’il le pouvait encore. Ses yeux verts glissèrent jusqu’à la hache que tenait le petit Titan. Jamais elle n’avait été aussi sûre de son choix concernant cette arme qu’à présent. Joignant ses mains au niveau de son bas ventre, elle se tourna vers le chien en silence, laissant Atlas commencer l’interrogatoire. Thémis ne devrait sans aucun doute plus tarder. Elle avait demandé à y assister, elle ne pensait pas pour autant qu’ils la laisseraient dominer le jeu des questions réponses.

Non content de l’ignorer, il avait commencé à réciter quelque chose lorsqu’elle était entrée, rien que pour lui. Une prière bien étrange que l’on entendait que peu dans cette partie du monde où vivait Storybrooke. Elle y reconnaissait du bouddhisme, une religion qu’elle avait appréhender à travers les livres durant ses siècles de captivité. Comme pour répondre à une question que la déesse ne se posait pas, Atlas précisa :

- C'est la complainte du chien qui a la queue entre les jambes.

Il avait tourné la tête vers elle, elle l’avait senti et elle en avait fait de même :

- Si il compte la finir, achève moi ou achève-le.

Un sourire en coin était né à la commissure des lèvres de la déesse. Même en pareille situation, i ne perdait pas son humour, un humour mordant qu’elle appréciait. Elle aurait sans doute achevé le chien avec plaisir, mais encore fallait-il qu’il parle. Qu’il mérite un procès équitable, n’est-ce pas ? Elle avait tourné la tête vers la créature en lui demandant calmement, dans un ton maîtrisé, presque doucereux :

- Vous ne croyez ne serait-ce qu’à un seul mot de ce que vous réciter ou vous avez juste l’habitude de tout tourner en dérision ?

Pour la première fois, il tourna la tête vers elle et répondit d’une voix basse et lasse :

- A quoi ça vous avancerait de connaître la réponse ?
- Par curiosité ... j’aimerai juste savoir si cette âme vous a donné une once de spiritualité qui pourrait encore vous sauver ou si vous êtes aussi abominable que l’acte que vous avez perpétré...

Il eut un rictus méprisable :

- Vous êtes tous si prompts à me désigner coupable. Vous appuyez vos conclusions sur...? Ça me rend tout aussi curieux.
- Ce sont tes propres mots, le chien.
- Je n'ai jamais dit que j'ai tué l'Amazone.
- Vous avez dit « Eulalie... les temples... c’était moi » qu’entendiez-vous par là si nous n’avons pas la bonne conclusion ?
- Dès que la petite sera là, elle confirmera qu'il a avoué tout ça.

Les paroles avaient fusé les unes après les autres, comme dans un duel à l’arme blanche où chacun des mots, chacune des accusations pouvait porter un coup mortel. Atlas avait abattu la carte la plus virulente : Sasha. Ils lui avaient demandé de venir. Elle était la seule à pouvoir témoigner. Il avait décidé de se confier à elle. Mais la chien ne se laissait pas intimider pour si peu. Il tourna la tête vers Victoire avant en plissant les yeux :

- Attendons Sasha. Apparemment, il a l’air de penser qu'elle vous expliquera mieux que moi.

Il désigna Atlas du menton avant d’ajouter avec un sourire goguenard :

- Et je n'ai jamais prononcé le mot 'Eulalie'. Comment enquêter convenablement si les informations sont mal rapportées ?

Première surprise. Hera n’en laissa rien paraître. Mentait-il ? Il n’y avait qu’Atlas qui pouvait l’infirmer ou le confirmer. Elle ne tourna pas la tête vers lui pour autant, continuant d’observer Cerbère comme pour lui donner l’impression qu’elle croyait en ce que lui avait dit le Titan sans en douter une seule fois. Mais s’il ne l’avait effectivement pas dit, alors pouvaient-il croire ce que les Titans semblaient avoir entendu ?

- Ce mot a été prononcé là où il se trouvait. Ça ne retire rien au fait qu'il s'est accusé.

Sasha avait donc autant pu le prononcer que Cerbère. En revanche, la déesse nota qu’il n’avait rien spécifier pour les Temples :

- Et pour les Temples... vous ne niez pas...
- Les deux sont indissociables.

Il le fixer du regard, sûr de lui, sans appel.

- J'avais oublié que la justice olympienne est impartiale.

Hera avait alors levé les yeux au ciel, ne supportant que très moyennement le petit jeu stupide auquel s’adonnait le chien. Il semblait se moquer de tout, s’amuser, insensible à ce qui était en train de se passer, se fourvoyant complétement dans ses sarcasmes. Si la justice était si partiale qu’il semblait le sous-entendre, il serait déjà mort, pas uniquement attaché à répondre à des questions.

- La justice olympienne n’a pas encore été donnée alors cessez deux secondes de vous cacher derrière des phrases toutes faites et tour de passe-passe et expliquez-nous plutôt que de gagner du ... Temps.

Elle avait eu un moment d’arrêt avant de prononcer le dernier mot, comme si elle avait compris quelqiue chose... et elle en était peut-être d’ailleurs sur la voie. La justice n’était pas partiale, si elle l’avait été, il serait déjà mort. Le Temps de Zeus était révolu. Comme celui d’Ouranos, son père. Ouranos... elle revoyait alors la scène qu’elle avait vécu à ses côtés quelques jours auparavant. Son sourire amusé, ses pics médisantes visant à les rabaisser, à les infantiliser face à sa toute-puissance. La fin de leur voyage leur avait révélé qu’il n’avait fait que gagner du Temps. Il ne savait rien. Rien de plus que les autres, peut-être moins. Il avait juste tenté de gagner du Temps en faisant croire qu’il en savait plus qu’il n’en savait. Et si... et si Cerbère jouait au même jeu ? Perdant patience à son tour, le chien avait tourné un regard sec en sa direction :

- Il n'y a rien à dire parce que je ne sais rien.

Et voilà qui venait confirmer la théorie. Elle le pensait sincère. Atlas moins. Pensant sans aucun doute à un coup de bluff de la créature, il avait ajouté d’un ton égal :

- Ça me va. On en a fini.

Il reprit sa hache en main, celle qu’il avait posé à ses côtés et s’apprêtait à l’abattre sur Cerbère. La mâchoire de ce dernier se contracta et il articula entre ses dents :

- J'ai dit que je ne savais rien. Pas que je ne cherche pas d'explications. Nous sommes tous dans le même camp.

Apparemment, la technique du bon flic et du méchant flic faisait toujours de l’effet si tant est qu’elle puisse être le “bon” flic... Le Titan s’était stoppé dans son mouvement en ajoutant :

- Tu as rien besoin de chercher petit. Tu as semble-t-il déjà trouvé. Pourquoi tu es responsable de ces attaques si ce n'est pas toi ? Quand tu as récupéré une âme, tu as perdu ton cerveau ?

La créature le fixa sans ciller, apparemment que très peu amusé de la situation.

- Je pense être responsable. Mais je n'en suis pas sûr. J'ai... des amnésies.

Il l’avait avoué à contrecœur, persuadé sans aucun doute que personne n’allait le croire. Mais la révélation avait raisonné en la déesse plus qu’il ne pouvait l’imaginer. Il était mort à la même période qu’elle mais il était apparemment revenu beaucoup plus tôt, récupérant au passage une âme, c’était de notoriété commune, faisant un scandale dans les Enfers. Quelques années plus tard, elle était également revenue à la vie, d’une façon qui lui semblait encore des plus nébuleuses. Il lui avait semblé qu’Hadès était parvenu à cet exploit sans vraiment qu’elle ne comprenne si c’était vraiment le cas ni pourquoi c’était elle qui avait choisi de réanimer. Quelques temps après, elle avait retrouvé ses souvenirs de la Grande Vallée, souvenirs oubliés depuis des années. Et si sa résurrection avait fonctionné à l’inverse sur la créature ?

- Des... amnésies ?
- Oui, avait-il marmonné, persuadé qu’elle ne le croyait toujours pas. Je sais que c'est dingue mais c'est la vérité. Ça m'arrive depuis un moment. Je suis incapable de me souvenir de certaines choses. Souvent, je découvre après coup.
- Ces amnésies vous les avez depuis votre retour à la vie ? Depuis qu’on vous a offert une âme ?

Il avait froncé les sourcils, étonné, réalisant sans doute qu’elle semblait le croire :

- Non. C'est beaucoup plus récent.

Il avait jeté un coup d’œil à Atlas avant de revenir sur Hera et il ajouta d’un air dédaigneux :

- La première absence que j'ai eue, c'était dans un temple bouddhiste. C'est une religion très dangereuse, si vous voulez mon avis.

L’ombre d’un sourire était passé sur son visage, comme s’il racontait une blague... Blague que Victoire n’avait pas saisie. Reprenant son sérieux, il avait précisé, relevant tout le seul de sa blague :

- Ce jour-là, j'ai tué dix moines. Et à l'heure actuelle, je n'en ai toujours aucun souvenir.
- Tu t'es levé un matin. Tu t'es cogné la tête. Tu as perdu connaissance. Tu as attaqué trois Temples, puis tu t'es réveillé en te disant : faisons comme si de rien était, et attendant l'amnésie suivante ?

Il le fixa, intransigeant, avant d’ajouter :

- Attends, j'ai même mieux. Tu as eu une série d'absences avec ces attaques, et là aussi, tu t'es dit que tu allais garder cela pour toi.

Tournant la tête vers Hera, la hache bien en main, il demanda :

- Je sens une absence arriver. Faut que j'en parle à quelqu'un ?

La déesse avait eu un sourire en coin, sincèrement amusé par la blague du Titan. Elle leva cependant la main pour le stopper, tentant de comprendre plus de choses :

- Alors comment pouvez-vous supposer que c’est vous qui êtes à l’origine de tout ça ?

Il haussa les épaules, un rictus aux lèvres :

- Etant donné que je suis là, c'est que je suis plutôt convaincant non ?

D’accord, donc il continuait à se moquer sciemment d’elle. Son regard coula dangereusement sur la hache, se demandant s’il ne fallait finalement pas mieux le laisser le tuer. Le chien précisa alors en direction d’Atlas :

- J'ai voulu parler de ce problème. Ça a été vain.

Il avait détourné le regard, visiblement agacé. Atlas et Victoire s’étaient contenté de l’observer, attendant qu’il en dise plus et il avait ajouté dans un soupire :

- Quand j'ai voulu en parler, la conversation a très vite coupé court.

Il avait lancé un regard lourd de sens au Titan avant de glisser son regard vers la hache avec une certaine amertume. Il parlait bien sûre de ce qu’il avait vécu quelques heures plus tôt, lorsqu’il avait tenté de se confier à Sasha et qu’on avait procédé à son arrestation de façon plutôt... musclée.

- Et la fois précédente...
- Question ! Le coupa Atlas. Il se tourna vivement vers la déesse : Chez les bouddhistes on lui a appris à jouer le martyr ?

Sur le même ton de dérision, elle avait haussé les épaules :

- Aucune idée... ce n’est normalement pas une religion connue pour les martyrs même s’ils en ont quelques-uns.
- J'en ai parlé à quelqu'un d'autre. Ça ne vous avancera en rien de savoir l'identité de cette personne. Elle ne sait rien de plus que Sasha.

Il avait précisé tout cela avec un ton aigre, Hera avait ouvert la bouche pour lui demander tout de même la personne à qui il en avait parlé mais Atlas s’était brusquement emporté :

- On n'en a strictement rien à foutre. Tu peux en avoir parlé à qui tu veux, ça ne change rien." Il va le regarder de bas en haut, se demandant sans doute quoi faire. Puis, il va dire : "C'est ton âme, c'est ça ? Elle te fait débloquer ? Je propose qu'on te la retire.

Il s’était tourné vers Hera, l’interrogeant du regard en soupesant son arme. C’était l’occasion idéale de la tester semblait-il penser et il n’avait pas tort, dans la mesure où il était persuadé de sa culpabilité. En revanche pour la déesse, si elle en avait été sûre en entrant dans la pièce, elle était de plus en plus perplexe quant à la réalité des choses. Déjà elle avait la preuve que les Titans avaient entendus des choses qu’ils avaient réinterpréter. Sasha saurait clarifier tout cela, il valait mieux l’attendre. Et il y avait ces amnésies qui semblaient récentes en plus de cela. Cela était-il dû au cavalier ? Si tel était le cas, pourquoi personne ne l’avait encore senti ? Ils avaient fait cette arme en se promettant d’éviter de s’en servir au maximum ou de tuer un innocent, ils avaient compris la complainte de Sebastian et en cet instant précis, la déesse estimait qu’il y avait encore une possibilité qu’il soit innocent... il ne méritait peut-être pas ce sort. De son côté, la créature écarquilla des yeux avides, surprise :

- Vous pourriez faire ça ?
- Ça vous tuerez au passage...

Il hésita quelques secondes avant d’ajouter, pas résigné mais plutôt avec une logique implacable :

- Je pense que c'est ce qui m'attend de toutes façons.

Réfléchissant toujours, elle se remémora la scène qu’ils avaient vu grâce à Sebastian et Thémis. Cette façon dont l’argile avait été extrait du corps de l’amazone.

- Avez-vous la faculté de contrôler l’argile ?

Tournant la tête vers le Titan, elle précisa :

- Vous avez vu comment ça s’est passé …

Elle voulait clairement lui sous-entendre que tout le monde n’avait sans aucun doute pas cette capacité. Une créature en était-elle capable ? Même dotée d’une âme ? S'il n’était pas encore activé en cavalier ? De son côté, Cerbère sembla surprise de la question :

- L'argile ? Non je fais pas de poterie.

Il marqua un temps avant de demander :

- C'est quoi l'argile exactement ?

La déesse s’apprêtait à lui répondre mais au même moment, la porte de la cellule s’ouvrit...
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________________________________________ Jeu 19 Nov 2020 - 15:24

Sasha & Hadès

Le Quatrième cavalier

"J'ignore ce que j'ai fait. C'est différent."

J’aurais voulu en savoir plus, mais au moment où je m'apprêtais à poser une question, je remarquais que nous n’étions plus seul dans le couloir, le titan Atlas se trouvait là, armée d’une espèce d'armes mélangeant une hache et un marteau. Puis encore cette sensation de puissance, une aura émanant d’un titan, mais pas celle d’Atlas, celle de Thémis, elle envahissait tout le couloir. Atlas leva son arme côté marteau et en donna un grand coup dans le crâne du cabot qui s’écrasa au sol, je grimaçais, ça n'avait sûrement pas dû faire du bien. Le titan ne m’adressa aucun regard ni aucune parole, il se contenta de simplement se téléporter avec le chien et l’aura de puissance avait disparu.

“Quelle merde.”Commentais-je à voix haute avant de quitter le couloir, incertaine de ce que je devais faire à présent. Cette journée avait pourtant bien commencé, mais depuis quelques heures à présent rien n'allait, entre l’annonce que des temples divins avait été saccagés, celle de la mort d’Eulalie et maintenant la découverte du coupable, j’étais pas sûr de vouloir que cette journée continue si on enchaînait encore plus les emmerde. J’allais me diriger vers la salle du trône quand Charlie m'avait informé via la pensée qu’un garde Olympiens devant la porte et qu’il souhaitait me voir.

“Quoi encore ?”Demandais-je d’un air las en me téléportant devant lui. ”Qui est mort ?”

“Euh...personne...enfin pas depuis que je suis partie en tout les cas, il faudrait que je vérifie une fois de retour là haut.” Me dit-il avant de s'éclaircir la gorge, se rappelant ce qu’il était venu faire. "Le Seigneur Atlas requiert votre présence à la prison d’Olympe.” Super, juste super, il ne manquait plus que ça; j’espérais que c’était simplement pour avoir ma version des fait et pas pour autre chose.

“D’accord, j’arrive.”


“Cool ! Je vais aller vérifier que personne n’est mort moi.” Me répondit le garde avec enthousiasme avant de se téléporter à la cité. Je me téléportais à mon tour, mais pas à la cité d’Olympe, à la place j’avais pris la direction de la mairie de Storybrooke où se trouvait Hadès, j’étais certaine qu’il voudrais être informer de ce qui venait de se passer et qu’il pourrait venir avec moi en haut. “C’est la merde.” Annonçais-je de but en blanc en m’avançant dans le bureau du Dieu, m’arrêtant près de son bureau. "Je sais que la ville est importante, mais là, c'est plus important. T'es au courant de cette histoire de temples saccager ?"

Il leva les yeux des dossiers qu’il était en train de ranger. “Mouai.” Dit-il avant de reporter son attention sur les dossiers, je me penchais au-dessus du bureau pour placer mes mains sur les dossiers pour lui bloquer la vue, ce n'était pas le moment de faire autre chose.

“Ok, je viens d'apprendre par Cerbère que c'est lui le coupable... même si apparemment il ignore qu'il l'a fait.” J’avais encore du mal à comprendre comment c’était possible d’ailleurs, surement une histoire de perte de mémoire. "Atlas est venu le récupérer et il l'a embarquée avec, sûrement pour le coller en prison et maintenant il veut me voir.”

“Mouai.” Répéta-t-il une fois de plus quand je lui avais annoncé que Cerbère était le coupable avant de me fixer droit dans les yeux une fois que j’avais fini de parler. "Toi aussi tu as un truc à me dire que tu ne me dis pas ?” Je fronçais les sourcils, de quoi parlait-il encore ?
"Comment ça ? Non j'ai rien à cacher, il veut sûrement savoir ce que Cerbère m'a dit." C’était la seule explication logique.

“Ce qu'il t'a dit..."Répéta-t-il en baissant les yeux sur ces dossiers avant de les relever une fois de plus pour me regarder. ”Il te l'a dit…”Je n’avais probablement pas été son choix initial, mais bon, ça s’était passé comme ça. “Si tu me caches une seule fois quoi que ce soit, je jetterai à la poubelle le contrat d'adoption que je compte t'offrir à Noël.”

“Oui, il me l'a dit, enfin c'était confus, mais il est responsable pour les Temples et pour Eulalie...même si ça à pas l'air très clair dans sa tête.” Mes yeux s’écarquillèrent de surprise quand il mentionna un contrat d’adoption, en cadeau ? Pour quoi faire ? "Contrat d'adoption ?"
"Mouais." Dit-il une fois de plus, je levais les yeux au ciel, il avait vraiment un truc avec ce mot aujourd’hui. "Pour l'adoption oublie. Sinon ça ne sera plus une surprise..”

“Mouai…” Et voilà que maintenant je le disais aussi, on n'allait pas s’en sortir.

“Tu penses qu'il a fait ça ?" Dit-il, sceptique. "Pourquoi il aurait fait ça ? Il peut s'acheter tout ce qu'il veut."J’en avais aucune idée, je savais qu’il avait un côté violent, mais là c’était un peu beaucoup quand même et surtout comment avait-il pu faire pour tuer Eulalie ? Elle était beaucoup plus forte qu’une créature divine.

“J'en sais rien, c'est trop bizarre cette histoire."Répondais-je "Peut être que c'est pas lui qui contrôlait ces mouvements...peut être qu'il savait parfaitement ce qu'il faisait...peut être plein de trucs."J’en avais strictement aucune idée.

"Pourquoi il ne contrôlerait pas ce qu'il faisait ?"Il ne semblait pas comprendre. "Il s'est passé un truc là où vous étiez ? Il a mangé quelque chose qu'il ne fallait pas ?" Il parlait de la révolution ? J’avais été la seule à avoir mangé quelque chose, donc si des trucs bizarres devaient se dérouler à cause de la nourriture, j’aurais dû être celle qui pètais un boulon.

"C'est qu'une théorie...peut être que c'est un coup de Chronos ou de Phobos." A chaque fois que c’était la merde, c’était souvent un des deux qui était responsable. ”Il s'est rien passer la bas, rien qui n'est avoir avec cette histoire en tout les cas." Sauf si le taré à ballon était beaucoup plus impliqué dans nos affaires que je le pensais.

"Mouais" Le mot allait devoir être banni à un moment donné."Tu veux faire quoi ? Pourquoi t'es venu me chercher ?"
"Je pense que je vais aller à Olympe et je suis venue te chercher parce que ça te concerne, c'est quand même ta créature aussi” Je marquais une brève pause avant d’ajouter. “Même si c'est un cadeau d'Eris à la base."

Il ouvrit la bouche et je plissai les yeux, s'il me disait mouai une fois de plus j’allais le secouer. "Il me déçoit. Vraiment. Je ne comprends pas ce qu'il a dans la tête. Il est bien nourrit pourtant." Il me tendit la main et je l'attrapai.

"Ça me dépasse autant que toi."Sur ces mots, je me concentrais et nous téléportais à Olympe, plus précisément devant les portes de la cité.

"Ils sont où là ?"Me demanda Hadès une fois arrivée devant la cité.

“La prison d’Olympe.”

“Ok.”Il mit les mains dans ses poches, j’en fit de même et on se mis tous les deux à marcher en direction de la prison d’Olympe, celle-ci se situait à l’arrière et nous devions donc traverser la cité. "Si t'avais attaqué ces temples, ça aurait été dans quel but ? Enfin si t'avais été lui ?"

Je réfléchis quelques secondes, je ne voyais pas beaucoup d'options. "Je sais pas, pour une démonstration de force ? Pour montrer qu'ils sont pas si impénétrable que ça ? Peut-être pour chercher quelque chose ?" Je ne savais pas ce qu’il se trouvait dans les temples de chaque Dieu car je n’y avais jamais mis les pieds, mise à part à Samothrace.

"Qu'est ce qu'il pouvait bien y chercher? Y'a rien dans les temples.” Rien du tout ? A quoi pouvait-il bien servir alors ? “Et on sait qu'il est le plus fort. Enfin, après toi. Tu restes la plus badass.”

“J’en sais rien.” J’en savais vraiment pas plus que ça.”Mouai..”Il avait quand même quelques années de plus que moi au compteur. "En tout les cas ils nous manque des éléments dans cette histoire.”

"Mouais".


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Desmond Blake



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________________________________________ Ven 20 Nov 2020 - 16:17

Wel all have demons.
I just choose to feed mine.
Au moment où la discussion s'orienta sur la poterie, Hadès et Sasha passèrent la porte de glace de la cellule. Le dieu infernal avait les mains dans les poches. Il s'arrêta juste après l'entrée de la cellule.
Tout d'abord, il regarda Atlas, puis Héra et enfin Desmond. Son visage était parfaitement impassible.

Desmond frémit. Il redoutait ce moment, tout en sachant très bien qu'il serait arrivé tôt ou tard. Hadès le fixait avec une telle intensité qu'il rentra la tête dans les épaules, se sentant pris en faute.

Héra tourna la tête vers eux et les salua :

"Sasha, merci d'être venue."

La démone lui fit un petit geste de la main, contrairement Hadès qui resta de marbre.

"Hadès, je suis contente de te voir, je ne m'attendais pas à ce que tu viennes aussi vu ton absence à la réunion... mais je suppose que c'est une bonne chose..."

Elle posa ensuite les yeux sur Desmond, qui n'avait pas relevé la tête depuis qu'il sentait le regard de son Maître sur lui. Hadès ne répondit rien à Héra. En revanche, il la laissa terminer puis reportant son attention sur Cerbère, il il demanda :

"C'est toi les Temples ?"

A cet instant seulement, Desmond leva les yeux vers lui d'un air penaud.

"Je ne sais pas, Maître, mais je le pense. J'ai déjà fait des choses par le passé dont je ne me suis pas souvenu ensuite."

Il l'observa avec anxiété. Hadès resta silencieux quelques secondes puis s'enquit :

"T'as tué la fille ?"

Desmond haussa les épaules. Tout se jouait maintenant. Pour une fois, son Maître l'écoutait. C'était une situation inédite. Il en avait rêvé si souvent... Il aurait voulu paraître sublime, mais fut contraint de dire à contrecoeur :

"Tout m'accuse."

Hadès plissa des yeux sans cesser de le fixer. Il insista :

"Tu l'as tuée ou pas ?"

Desmond se mordit les lèvres.

"Non, Maître."

Héra les observait l'un l'autre, attentive et intriguée.
Quant à Hadès, il fixait toujours Cerbère. Il parut hésiter, puis regarda Atlas, Héra. Finalement, il resta focalisé quelques secondes sur Sasha, avant de reposer les yeux sur Desmond et déclarer :

"Bien. Allez, viens, on rentre."

Surpris, ce dernier cligna des yeux. C'était tout ? Vraiment, il allait pouvoir partir ? A en juger par la manière dont Atlas resserra sa poigne autour de la hache, Hadès prenait ses rêves pour la réalité.

"Vous vous fichez de nous ?!" lança-t-il, énervé, avant de s'approcher de Cerbère.

Héra essaya de le tempérer en s'adressant à Sasha :

"Je crois que tu étais là pour nous raconter ta version des faits... non ? Que s'est-il passé, que t'a-t-il dit ?"

Desmond se sentait très contrarié de ne pas être seul à seul avec Hadès. Pour une fois qu'il avait toute son attention. Comme d'habitude, il fallait que la démone mettre son grain de sel et gâche ce grand moment. Les ignorant tous, Cerbère leva un regard plein d'admiration en direction de Hadès. En faisait-il un peu trop ? Très certainement, mais il devait montrer à son Maître qu'il l'aimait. Peut-être pourrait-il enfin avoir toute l'affection qu'il avait reporté sur Sasha ?

"J'aimerais bien vous suivre, Maître, mais... je ne peux pas bouger." dit-il avec un air éperdu.

Sasha enleva les mains de ses poches, jeta un coup d'oeil en direction de Desmond puis vers Atlas.

"Il m'a dit que les temples c'était lui." déclara-t-elle à l'adresse de Héra. "Je lui ai ensuite demandé si il avait tué Eulalie et pourquoi il avait fait ça, il m'a répondu qu'il ne savait pas, qu'il n'arrivait pas à se souvenir."

Desmond la fixa intensément. Il ne la remercia pas oralement, mais c'était tout comme. Tout compte fait, elle était tout de même utile à quelque chose...

"Va le téléporter." indiqua Hadès à la démone.

"Même pas en rêve." rétorqua Atlas, de plus en plus énervé.

Hadès fronça les sourcils et pointa le titan du doigt en demandant à personne en particulier :

"C'est qui ce gamin ?"

Desmond cligna des yeux, impressionné et stupéfait par le culot de son Maître. Etait-il follement audacieux, inconscient ou complètement fou ? Cela faisait des millénaires qu'il le soupçonnait d'être un mélange des trois.

Héra leva les mains entre eux deux, cherchant sans doute à les séparer sans pour autant les toucher.

"Rien ne sert de s'énerver, on est censé être tous dans le même camp, vous vous souvenez ? Hadès, c'est le Seigneur Atlas. Il tente de trouver des réponses, comme nous tous. Tu as l'air de croire Cerbère et... je suis prête à y croire aussi... "

Desmond lui lança un regard surpris, tandis qu'elle lui en renvoyait un sans aucune émotion. Elle paraissait étonnée de ses propres paroles. Puis, elle posa les yeux sur sur Hadès et Atlas alternativement.

"Mais nous avons tout de même besoin de comprendre et d'être sûrs que ce n'est pas lui avant de le relâcher... il subit tout de même des amnésies passagères... ce n'est pas normal..."

"Comment comprendre l'incompréhensible ? Ca fait des mois que je me penche sur la question. En vain. Quelqu'un aurait une idée lumineuse ?" fit Desmond avec sarcasme.

"Et les amnésies, ça arrive à tout le monde." renchérit Hadès. "Ca m'est déjà arrivé une fois de me réveiller en plein milieu de la nuit, dans le salon, sans me souvenir de m'y être endormi. Ca ne fait pas de nous des assassins."

Il fixa de nouveau Cerbère.

"On rentre, maintenant."
répéta-t-il avant de pivoter vers Sasha afin qu'elle les téléporte.

A cet instant, Atlas esquissa un petit sourire crispé. Il se plaça ensuite devant Cerbère, comme pour dissuader quiconque de commettre un acte à la fois stupide et agaçant.

Quant à Sasha, elle semblait avoir la consistance de la pierre tant elle était immobile. Sans doute qu'elle ne souhaitait pas provoquer la colère d'Atlas. Hadès la fixait sans ciller comme s'il la mettait à l'épreuve. Desmond observait la démone d'un oeil accru. Allait-elle obéir ? Pourquoi tergiversait-elle autant ? Lui n'aurait pas hésité une seconde. Titan ou pas, il aurait accédé à la requête de son Maître. Il n'était pas un hypocrite, encore moins un dégonflé.

Au bout de quelques secondes dans une tension palpable, elle leva enfin un de ses pieds, hésitant entre avancer ou pas. Hadès fixa ce dernier avec insistance. Desmond, lui laissa échapper un petit soupir exaspéré. Il était déçu.

"La personne qui l'a tué a retiré l'argile de son corps avec une agilité déconcertante." intervint Héra afin de recalibrer la conversation. "Elle avait des traces noires sur le visage, comme du sable noir... peut-on vraiment être sûr qu'il est capable de faire l'une de ces deux choses ? Thémis disait que le 4e Cavalier n'était pas encore perceptible, cela signifierait donc que Cerbère a cette capacité en lui, innée sans augmentation de pouvoir... est-ce que ça vous semble cohérent ? Pour une créature ? Et si...Et si ces absences étaient lié à un paradoxe de Temporalité ? On sait que Chronos ne peut pas revenir plusieurs fois à des endroits qu'il a déjà vécu, n'est-ce pas ? Si c'était de même pour le cavalier ? Si, lorsqu'il atteignait notre temporalité, cela créerait des absences sur Cerbère ?"

Atlas écouta les paroles de la déesse, tout en continuant de fixer Hadès d'un oeil mauvais. Desmond réfléchissait. Il n'était pas certain d'avoir tout saisi, mais avait trop de fierté pour demander à Héra de répéter.

"Vanellope von Schweetz" répondit enfin Atlas avant de tourner la tête vers Sasha.

Ce nom n'évoquait rien à Cerbère. S'agissait-il d'une formule magique ? Ca sonnait comme tel. Il fronça le nez ; il n'aimait guère les poudres de perlimpinpin et toutes ces sottises.

"Hyperion est proche d'elle, tout comme Elliot. On pense à elle avec Thémis. Enfin on le pensait." précisa-t-il. "Ca n'en n'est pas une."

Il marqua une pause avant de poursuivre, soucieux :

"Ca doit être quelqu'un qui n'est pas encore proche des deux. Qui le sera par la suite. En tout cas, il a toujours pris quelqu'un qui vient du monde de Lily. Ca doit avoir un sens."

Desmond avait-il bien entendu ? Le titan commençait à entrevoir la possibilité qu'il ne soit pas le quatrième Cavalier ? Il était temps ! D'après lui, le dernier guerrier de Chronos venait du monde des contes. Cela faisait une belle jambe au chien à trois têtes, mais si cela pouvait aider à l'innocenter, il n'allait pas hurler à la lune.

"Chronos peut revenir dans chaque lieu où le Sable Noir se trouve. Tous les lieux à l'exception des points fixes. Il pourrait être ici même en train de nous écouter. Et il l'est sans doute."

Atlas se tourna vers Desmond et le fixa.

"Ton âme te vient d'où ?"

Puis il ajouta à l'adresse de Sasha, en faisant référence à la requête de Hadès :

"Tu n'es pas obligée de lui obéir. Il n'est pas ton créateur."

Hadès le fusilla du regard et leva le doigt dans sa direction. Il mourrait d'envie de dire quelque chose et se retenait à grand peine. Cerbère émit un son guttural qu'il étouffa. Il aurait tellement eu envie de détruire ce minable titan avec ses grands airs. En était-il capable ? Ce pouvoir colossal qui se manifestait de temps à autre à travers lui... Non, il ne serait sûrement pas en mesure de mettre à terre un titan. Il inspira profondément afin de se calmer. Laisser parler sa rage en pareil moment ne serait guère approprié.

Il se contenta de lancer un regard venimeux à Atlas.

"C'est Chronos qui me l'a donnée." répondit-il tardivement à la question du titan avec un sourire plein de fiel. "Elliot Sandman m'a ramené à la vie il y a plusieurs années de ça, et il m'a offert une âme."

Il prononça ces mots avec supériorité, puis jeta ensuite un coup d'oeil narquois à Sasha, comme pour la narguer. Cette dernière désigna la cellule avant de lever un pouce en l'air en mode "t'as vu ta situation ? Ferme la." Desmond roula des yeux. Il n'avait pas envie d'admettre qu'elle n'avait pas tout à fait tort.

Héra le regarda avant de reporter son attention sur Atlas.

"Est-ce que son âme le relie pour autant au monde des contes ? Si le cavalier doit venir de là bas et que nous supposons que c'est son oeuvre, il n'y est pour rien... il est juste amnésique et un peu mégalomane, est-ce que ça mérite la peine de mort ? Mon mari est resté en vie bieeen plus longtemps et pour bieeeen plus grave"

Elle eut un ricanement amer. Desmond n'avait retenu que le mot 'mégalomane' et esquissa un léger sourire hautain. Il le prenait comme un compliment.

"Son âme ne vient pas de là bas." répondit Atlas, sûr de lui.

Héra se tourna vers Desmond :

"Vous vous êtes réveillé où de votre amnésie exactement ? Et vous faisiez quoi juste avant ? Je parle de la dernière... celle qui vous a amené ici..."

"Peu importe où je me réveille... je sais que j'ai attaqué ces temples." dit-il d'un ton agacé. "J'en ai la preuve. En revanche, concernant Athènes, je n'ai pas de certitude, car je n'ai eu aucune absence."

Il tourna la tête vers Atlas et insista d'un ton ferme :

"Je n'ai eu aucune absence aujourd'hui."

Il avait la fâcheuse impression que cet interrogatoire tournait en rond. Il n'espérait pas qu'on lui apporte de solution -le problème était trop insoluble- mais il avait cru que d'une manière ou d'une autre la situation se désamorcerait. Par sa mort ou sa libération.

"J'ai faim." annonça Hadès à Sasha en guise de réponse à toute cette conversation.

Elle fit apparaître des Mikados qu'elle lui tendit. Il prit le paquet en main, l'ouvrit et croqua un bâtonnet chocolaté. Un rictus surgit sur les lèvres minces de Desmond. Leur complicité le hérissait.
Hadès regarda ensuite Héra, hésita à lui tendre le paquet, mais changea d'avis. Il posa brièvement les yeux sur Atlas sans avoir aucun geste pour lui proposer un biscuit. Enfin, il observa de nouveau Desmond et déclara :

"Je m'en porte garant."

Atlas semblait à deux doigts d'exploser. Il esquissa un grand sourire forcé et articula :

"Dehors."

Evidemment, ce mot n'était destiné qu'à Sasha et Hadès. Ce dernier parut choqué par une telle attaque verbale. Il hésita quelques secondes avant de proposer :

"Ca vous dérange si on continue cette discussion ailleurs ? Genre dans la maison de Lily et d'Elliot ? Ca serait pas mal là bas."

Sans aucune discrétion, il fit un clin d'oeil à Sasha. Desmond se douta que cette demeure possédait une protection particulière que le dieu infernal souhaitait activer. L'idée était bonne, mais tellement mal amenée qu'elle n'aboutirait pas. Désillusionné, il eut un petit soupir. Sasha, quant à elle, semblait tiraillée entre deux idées, celle d'accéder à la requête de Hadès ou de ne pas contrarier Atlas.

"Personnellement, ça me tente assez."
glissa Desmond afin de montrer qu'il était à jamais du côté de son Maître.

Un soupir se fit entendre. Cerbère tourna la tête et se rendit compte qu'il avait émané de Héra. La déesse faisait enfin disparaître son masque d'impassibilité pour se laisser aller : elle s'assit sur une chaise qu'elle venait de faire apparaître, un verre de vin à la main. Visiblement, elle prenait une pause. Se faisant, elle réfléchit tout en observant Desmond qui soutint son regard.

"Ca veut dire non ?" demanda Hadès en constatant qu'Atlas n'était pas décidé à bouger. "Ok. Je ne voulais pas en arriver là, mais soyons clair. Cette jeune femme." dit-il en désignant Sasha. "Elle est à la tête d'une puissante armée des Enfers. Alors soit le petit rentre avec nous maintenant, soit attendez vous à entrer en guerre."

Le petit ? Desmond haussa un sourcil vers son Maître. Devait-il se sentir flatté ou humilié ? Il décida de mettre ceci de côté, car l'idée que Hadès déclenche une guerre rien que pour lui provoqua un frisson agréable le long de son échine.

Atlas leva également un sourcil, mais pas pour les mêmes raisons. Il tourna la tête vers Héra. Sans parler, son regard signifiait quelque chose qui s'apparentait à : "Il est sérieux ce con ?" Par un jeu de regard, elle lui répondit "eeeeeet oui..." puis afin de ne pas laisser la situation s'envenimer davantage, elle posa les yeux sur Sasha :

"Nous ne sommes pas obligé d'en arriver là... Mais s'il a une nouvelle absence d'ici quelques jours, que va-t-il se passer ? Je n'ai aucune envie de condamner un innocent mais forcée de constater que nous avons un innocent coupable... ou un coupable innocent... comme vous voulez... et en attendant on perds du Temps... Il faut surtout qu'on trouve le moyen de l'aider"

Se disant, elle observa Cerbère, soucieuse. Ce dernier était vraiment surpris qu'elle joue les Mère Thérésa avec lui. Il n'aimait pas être pris en pitié.

"Il n'y a aucune réponse à ce qui m'arrive. Je suis une créature avec une âme. Je suis unique." dit-il d'un ton monocorde et arrogant.

Excédé, Atlas le fixa en secouant la tête de gauche à droite. Puis, il regarda Hadès qui croqua dans un nouveau Mikado avant de tendre le paquet à Sasha.

"Sois tu maîtrises ton fils, soit je l'enferme quelque part pour l'éternité."
lança brusquement le titan.

La titanide Thémis venait de faire son entrée. Si Desmond avait pu, il aurait croisé les bras. Cela promettait encore de longues heures de discussion à élaborer des évidences... Il avait hâte que tout se termine, d'une manière ou d'une autre.

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________________________________________ Dim 22 Nov 2020 - 0:36


Le quatrième cavalier
Même sans espoir la lutte est encore un espoir.

Les grandes réunions de familles chez nous, étaient rarement annonciatrices de bonnes nouvelles, particulièrement lorsque c’était un titan qui décidait de tous nous rassembler. L’annonce du décès d’Eulalie fût comme un coup de massue, un coup de massue qui laissa rapidement place à l’incompréhension, encore plus lorsque l’on nous interdit de prendre part à tout cela, et de les laisser faire, si Hera avait le droit de demander d’être présente pour l’interrogatoire en tant que Maîtresse d’Olympe, nous autres ne pouvions hélas que prendre notre mal en patience, malheureusement c’était une chose pour laquelle je n’étais pas vraiment doué. Je savais que nous devions travailler ensemble, et qu’ils décident justement de prendre part à nos affaires, pouvait justement être perçu comme une bonne chose, mais je n’étais pas vraiment adepte de la technique employée. N’ayant rien de plus a faire sur Olympe, j’étais simplement retourné chez moi afin d’essayer de « digérer » la nouvelle, néanmoins a peine eus-je posé le pied chez moi qu’un appelle me fit comprendre qu’il allait falloir que je modifie mes plans pour le restant de la journée :

« Rejoins-moi. » Retentit la voix d’Hypérion dans mon esprit « S'il te plaît »

Pistant son aura, je me téléportais à l’endroit où il se trouvait : au bord de l’eau, assis sur un banc. Mettant de côté l’ironie de la situation, je me contentais d’avancer légèrement dans sa direction :

- Vous m’avez appelé ?

Pour être franche, je marchais un peu sur des œufs, la situation ne m’était pas étrangère, du moins pas entièrement, j’étais peut-être la mieux placé pour comprendre ce qu’il devait ressentir face à la mort d’Eulalie pour avoir vécu une situation a peu près similaire. C’était justement, parce que je n’étais pas étrangère à ce genre de peine et de douleur, que je préférais ne pas brusquer les choses. Et je n’avais aucune intention de lui demander comment il allait, parce que je connaissais la réponse avant même de poser la question : mal, évidemment, comme pouvait-on aller bien dans ce genre de moment ?

« Viens. » Répondit-il d’une petite voix « Assieds toi à côté de moi.»

M’exécutant, je pris place à ses côtés

« Tu dois te demander comment les choses ont pu aussi mal tourner. Je me le suis demandé, également. »


Ce n’était pas une question, je supposais qu’il devait bien me connaître maintenant étant donné que c’était effectivement le cas.

- Disons, que je ne comprends pas la raison derrière un tel acte. Et ce que cela pourrait apporter, si c'est juste gratuit ou bien si cela cache quelque chose d'autres.

Pourquoi Cerbère avait attaqué les temples, qu’est que cela pouvait bien lui apporter ? Et pire encore, en quoi tuer Eulalie pouvait bien lui être profitable ? Tout cela n’avait absolument aucun sens, j’espérais au moins qu’ils arriveraient à tirer ne serait-ce que des bribes d’informations. A en juger par le hochement de tête d’Hypérion, celui-ci semblait pareil concernant les potentielles motivations de la créature d’Eris : il n’y avait aucune logique, et s’il n’y avait aucune logique…

« On arrive à un point de non retour. Cerbère est coupable. Coupable de beaucoup de choses. Mais il n'est qu'un pion. Une diversion. Son véritable crime, c'est de nous empêcher d'y voir clair. »

- L'idée serait donc de réussir à trouver qui tire les ficelles dans l'ombre. C'est vrai que c'est toujours plus facile d'utiliser les autres plutôt que de se salir les mains, et bien plus lâche aussi.

Était-ce une manière de semer la discorde ? De nous monter les uns contre les autres a un moment où nous avions au contraire besoin d’être unis ? Je n’avais pas de réponses à apporter, juste des théories, je ne connaissais pas suffisamment Cerbère et sa relation avec Hadès pour me faire une idée concrète de comment les choses allaient se passer, et a mes côtés, le titan resta silencieux, se contentant de m’écouter, puis de détourner le regard vers l’eau, sans doute lui aussi absorbé par ses pensées. Partageait-il mon avis concernant la lâcheté ? Je préférais ne pas poser la question. La perte d’Eulalie était encore trop vive, et je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie.

« Il y a des éclairs dans le paquet »

Surprise, par cette subite prise de paroles et du sujet pour le moins inattendu, je remarquais qu’a côté de lui se trouvait effectivement un paquet qui devaient contenir des pâtisseries. La simple vu de cette boîte, me fit esquisser un sourire parce que en dépit de tout ce qu’il se passait, il restait au final fidèle a lui-même, et prenait le temps d’aller acheter des desserts. Même si quelque part, je me demandais si cela ne cachait pas quelque chose. Je l’avais remarqué la dernière fois, certaines habitudes du titan pouvaient parfois se retrouver chez moi, et je savais que je mettais toujours un certain temps lorsqu’il fallait aborder les sujets qui « fâche ». Qu’ils soient douloureux, ou tout simplement pénible à évoquer, hors ces derniers temps on ne pouvait pas franchement dire qu’il y avait autre chose que des informations parfois compliqué à encaisser. D’une manière générale, il n’y avait de toute façon pas de « bonnes méthodes » pour le faire, j’essayais juste de mon côté d’y mettre le plus d’empathie possible.

« Quand j'ai stoppé Phobos par le passé, un lien s'est créé. Fugace. J'y ai vue quelque certaines choses. »

Nous y voilà, songeais-je le fameux « sujet qui fâche ». Phobos, était un sujet délicat à traiter probablement à cause de l’instabilité dont il faisait toujours preuve. C’est pourquoi je faisais toujours preuve de prudence et de méfiance quand on l’abordait, même mes sentiments pour lui étaient confus, tiraillé entre l’idée de le considérer réellement comme mon fils, et celle de me méfier de lui et de ne surtout pas le laisser m’atteindre. Son soudain revirement, après qu’il soit manifestement revenue d’entre les morts -l’avait-il seulement vraiment été un jour ?- ne m’aidait pas vraiment à y voir plus clair, et m’encourageait au contraire à faire preuve de méfiance à son égard. Je demeurais inexpressive, pendant un long moment les yeux rivés sur l’horizon avant de me décider à parler :

- Hera est venue me parler, avant ce qu'il vient de se passer, de Phobos justement a croire que quoi qu'il arrive, tout finit immanquablement par me ramener à lui. Lorsque nous sommes revenu du palais du sommeil, avant que Phobos ne révèle aux yeux de tout le monde qui il était vraiment, j'ai pu avoir un aperçu de ce qu'il semblait ressentir. J'ai toujours traité l'information avec une extrême prudence, parce que je ne suis jamais sur de rien avec lui, mais d'après ce qu'elle m'a dit il semblerait que cela rejoigne ce que j'avais déjà vu : il me considère vraiment comme sa mère.

« C'est ce que je pense aussi. » Dit-il « Quand le lien s'est créé, j'ai vue les cavaliers. Mais je n'ai pas vue que ça. » Il marqua une pause et reprit « J'ai vue un moment. Décisif. Dans le Temps. » Avoua-t-il « Je n'ai pas encore réussi à le comprendre. Ou plutôt à y voir un sens mais Chonos était là. Un de ses cavaliers avec lui. Et une puissante armée. C'est sans doute ce qui nous attend à Vigrid, si nous nous y rendons. » Il s’interrompit de nouveau, probablement pour me laisser le temps de prendre en compte toutes les informations qu’il me donnait et continua « Beaucoup des nôtres mourront. Tu aurais du mourir ce jour là. »

Je croisais son regard, et sentit que ce n’était pas une mise en garde, pas plus que cela n’était pour m’effrayer, c’était un fait c’est tout, quelque chose qu’il avait vu, et qui s’était passé comme cela. Que de la manière dont les évènements s’étaient enchaînés, ma mort avait sonné comme une évidence, et pourtant, étant donné ce qu’il venait de dire, ce n’était pas le cas.

« Il a empêché cela. Et j'ignore pourquoi. »

Chronos, c’était de toute façon le seul à pouvoir le faire, et quelque chose me disait que ce n’était pas par sentimentalisme, mais plutôt par intérêt.

« Je pense que Phobos a un rôle à jouer. Crucial. Déterminant. Et que Chronos se sert de toi pour le maintenir de son côté. Je ne vois que ça pour le moment. »

- J'ai vu Chronos une fois, dans le palais des songes, bien avant que je ne sache qui il était. Je n'étais pas la seule à être présente a ce moment là mais, après avoir disons échangé nos opinions fortement contradictoire quant à sa manière d'agir, on en est venu à évoquer le futur. Jusqu'ici, j'étais toujours persuadé que cela se passerait comme ce qu'Apollon avait déjà vue : que j'allais mourir et qu'il serait celui qui resterait, pour autant il a évoqué une autre possibilité maintenant que j'y repense. Quoi qu'il en soit, il ne m'a pas laissé vivre, j'ai peut-être été là physiquement, je respirais peut-être toujours, mais intérieurement c'est comme si j'étais déjà morte. Il n'y a rien a tirer de moi, si je suis la seule qui reste. Phobos a déjà tenté de me faire « basculer » de son côté, et j'ai déjà refusé. Est-ce vraiment cela qu'il souhaite ? Une coquille vide ?

Soit cela, soit une boule de colère et de haine. J’avais déjà tenté de faire comprendre à Phobos, que je ne pourrais jamais le rejoindre, parce que j’avais tissé des liens bien trop fort dont lui ne voulait pas. Par moment, sa manière d’agir me faisait plus penser à celle d’un enfant, lorsque l’on est enfant, quoi que les gens veulent bien en penser, certaines notions sont encore abstraites, et on ne les assimile que petit a petit en grandissant. Il me donnait l’impression de vouloir tout posséder, sans chercher à réfléchir aux conséquences de ses actes et de l’impacte que cela pourrait avoir sur les personnes. J’avais une famille, qui n’était certes pas parfaite, et qui apprenait encore à se faire confiance, mais c’était ma famille et j’y tenais tout comme je tenais à mes amis, les massacrer tous et me laisser en vie ne servait a rien, dans les deux cas c’est comme si j’étais déjà morte intérieurement et Phobos ne pourrait jamais avoir ce qu’il souhaitait c’était impossible. Le silence retomba, signifiant que ce sujet là était clos, Hypérion ne rajouta rien de plus a ce que je venais de dire, semblant de ce fait comprendre mon opinion et la partager.

« Je t'ai demandé de venir, parce que j'ai peur de ce qui peut arriver. De comment ils réagiront, quand ils sauront. J'ai parlé avec Thémis. Je lui ai dit ce que je savais. » Il s’interrompit a nouveau, et je sentais que ce qui allait suivre allait être d’une certaine importance vu tout ce qui avait déjà été évoqué « J'ai confiance en toi, Diane. C'est pour cela que je t'ai demandé de venir, pour que tu sois ici, avec moi quand ils viendront. Si ils viennent. »

Il ancra son regard dans le mien, comme s’il cherchait à lire en moi, qu’il guettait mes réactions. Pour l’instant, hormis froncer les sourcils d’une manière pensive, et essayer de démêler ses paroles quelque peu nébuleuses, je ne pouvais pas faire grand-chose de plus, mais s’il fallait à Hypérion quelque chose pour pouvoir être sûr, alors j’allais le faire, j’attendais juste qu’il ait finit de parler pour cela.

« Elle ignore ce qu'elle a en elle. Ce qu'elle est amenée à devenir. Et à quel point elle se retrouvera seule le moment venu. »


J’en apprenais déjà un peu plus, même si l’identité de cette personne m’était toujours inconnue, je supposais que je n’allais pas tarder à la découvrir s’il lui avait demandé de venir.

- J'écouterais jusqu'au bout, sans m'énerver. Peu importe de qui il s'agit. Promis-je, les sourcils toujours froncé alors que j’assimilais tout ce que le titan venait de m’apprendre.

« Je pense que Chronos veut qu'on sache. Que tout le monde sache qui sont ses Cavaliers. Il veut nous donner une chance de le priver d'une de ses armes. Mais à dire vrai je pense qu'il veut empêcher une erreur de se produire, ou une faiblesse de naître. »

Donc, si je comprenais bien ce que Hypérion était en train de me dire, Chronos désignait volontairement l’un de ses cavaliers afin que nous nous en occupions nous. Je n’étais pas certaine d’apprécier l’idée, certes j’avais parfaitement vu la puissance des cavaliers, lors de l’affrontement avec Famine, quatre dieux et une créature n’avaient pas réussi à en venir a bout, sans parler du massacre gratuit qu’il avait effectué parmi les nôtres. Eviter de se retrouver face au groupe entier serait bénéfique, pour autant cela me rappela une autre situation, lorsque nous avions le choix entre tuer Elliot afin d’éviter qu’il ne devienne Chronos, ou le laisser vivant. J’avais opté pour la seconde solution, et pas uniquement parce qu’il s’agissait de mon neveu et que je tenais a lui. Mais parce que je croyais dur comme fer tout comme Apollon que « le futur n’est pas écrit » qu’il y a encore un moyen de faire basculer les choses en notre faveur. Chronos semblait vouloir perdre ce cavalier, mais ne semblait pas en mesure de s’en occuper lui-même alors il pensait nous laisser s’occuper de cette besogne pour lui. Rien que l’idée de faire quelque chose qui semblait au final lui être plus bénéfique qu’autre chose, me donnait envie de faire exactement le contraire. J’avais toujours eu un esprit de contradiction extrêmement élevé malheureusement.

- Au final, on en revient toujours au même point. Mais dans ce cas là, n'est-ce pas jouer son jeu quelque part, que de faire quelque chose qu'il souhaite ?


« C'est pour ça qu'on est là. J'ai déjà perdu Eulalie. » Il se tue un instant, et regarda au loin en direction de la mer, et je devinais sans avoir besoin d’empathie pourquoi il faisait cela. « Je ne veux plus qu'on perde qui que ce soit. Je l'ai fait venir ici pour ça. Pour être là, à ses côtés quand ils viendront. Si ce n'est pas nos amis, ce sera Ouranos, ou encore qui sais-je ? Il y aura toujours quelqu'un pour souhaiter sa mort. Peut-être qu'ils y arriveront. Peut-être pas. Mais une chose est sûre, certains tenteront. A moins que... » Il observa une pause, me faisant me demander s’il n’avait pas quelque part déjà la solution a ce problème ou tout du moins s’il n’y avait pas déjà réfléchit et qu’il n’y avait qu’une seule et unique possibilité à tout ceci « A moins que quand ils viendront, il sera déjà trop tard. »

Trop tard ? Trop tard comment ? Qu’est qu’il avait en tête ? Je décidais de rester patiente et d’attendre qu’il aille au bout de sa pensée, de toute façon je n’avais pas attendue jusqu’ici pour m’en aller, surtout pas alors qu’il me faisait confiance, j’estimais que c’était la moindre des choses d’attendre et de voir

« J'aimerais que Elliot fasse d'elle son premier Cavalier. Maintenant. Qu'on prenne de cours Chronos. Qu'on créé sa faiblesse. Qu'on la créé aujourd'hui. »

- Son premier ? Mais n'en avons nous pas déjà combattu d'autres, ici a cette époque ?

J’admettais que quelque part, c’était...assez malin comme idée de faire jouer Elliot contre Chronos, parce qu’Elliot contrairement à Chronos n’avait pas encore tout perdu, et demeurait quelque part terrorisé par l’idée de ce qu’il ferait dans le futur, allant même jusqu’à demander a ce qu’on le tue pour que tout ceci ne se passe pas, si on lui donnait quelque part le moyen de se « contrer » lui-même, il y avait des chances pour qu’il le fasse. Pour autant, je préférais être sûr, que quoi qu’il se passe il le veuille vraiment et il en allait de même pour celle qui était destiné à devenir le quatrième cavalier. Même si je supposais que le simple fait qu’elle vienne, voulait déjà dire qu’elle était au courant des conséquences.

« J'ai eu le pouvoir des Cavaliers en moi. J'ai sentis toute sa puissance. Ce qu'il produit de bon et de mauvais. On ne peut pas contenir un tel pouvoir en une seule personne. Il n'a pas créé les cavaliers les uns après les autres. Il les a créé tous ensemble, en même temps. Peut-être pas par choix, mais pour ne pas se faire écraser par un tel pouvoir. Ce n'est qu'ensuite qu'il a du rétablir l'équilibre. Et je me demande pourquoi il ne l'a pas fait en supprimant lui même ce cavalier qui lui fait défaut. »

Au moins, il était certain que Chronos voulait que ce cavalier passe à la trappe, j’ignorais qui il était ni la raison pour laquelle il souhaitait une telle chose, mais au moins cela faisait un argument en notre faveur. Se débarrasser de quelque chose dont il ne voulait pas, ce n’était pas nécessairement nous donner un coup d’avance, mais peut-être plutôt faire exactement ce qu’il attends de nous, et lui donner bien au contraire un moyen de plus, d’arriver à ses fins puisqu’il se retrouve privé d’une faiblesse qui pourrait nous aider.

« Je pense que ce qu'il souhaite, c'est qu'on tue l'hôte pour qu'il ne devienne jamais un cavalier. Si cette personne devient un cavalier maintenant, Chronos sera obligé de le compter parmi les siens jusqu'à la fin. Tout ça parce qu'il sera incapable de se priver d'elle, lui même. Parce que c'est l'une de ses faiblesses. Non pas celle de Chronos, mais celle d'Elliot. Celle qui nous prouve aujourd'hui que quelque soit les choses qu'il a faites, ou qu'il fera dans le futur, il restera toujours une part d'Elliot en lui. Et c'est sur cette part que nos espoirs reposent. Créer ce cavalier aujourd'hui, revient à le rendre inéluctable pour Chronos. »

Un point fixe en somme.

« Un Cavalier peut être beaucoup de choses, Diane. On a connu des cavaliers qui ont apportés la mort. La destruction. Le malheur. On n'a pas encore fait le rencontre de celui qui nous apportera l'espoir. »

C’était peut-être un coup de poker, mais honnêtement j’étais prête à le tenter. Il était a mon sens, la personne la mieux placé lorsqu’il s’agissait d’évoquer les cavaliers étant donné qu’il avait eu un bref instant leurs pouvoirs en lui, lorsqu’ils s’étaient affrontés avec Phobos. Je choisissais de lui faire confiance, tout comme il me faisait confiance, le tout serait de convaincre le restant de la famille, et ce ne serait pas une partie de plaisir, Apollon serait peut-être le moins compliqué à convaincre parce qu’il était le premier a croire, que le futur n’était pas écrit mais même là, je n’en étais pas complètement certaine. C’était un gros risque, et la plupart se demanderaient certainement pourquoi l’épargner alors qu’il s’agit d’un cavalier. Le tout serait de trouver des arguments suffisamment convaincants pour leur faire comprendre que tuer l’hôte du dernier cavalier ne nous aiderait pas nous, mais Chronos.

- Les autres ne se laisserons pas convaincre facilement. Le mis-je tout de même en garde, signifiant également par là que je marchais avec lui.

Hypérion ne me répondit pas car une silhouette approchait au loin, il se contenta de sourire faiblement comme si de rien n’était.
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«T'es vraiment qu'une p*tain d'armoire, Commode !»


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________________________________________ Jeu 26 Nov 2020 - 22:17


Le Quatrième Cavalier
- Sois tu maîtrises ton fils, soit je l'enferme quelque part pour l'éternité.

Hormis rajouter de la difficulté à l’exercice, Hadès n’avait absolument rien amené de bon. Elle pouvait comprendre son point de vue, son envie de croire que son chien était innocent mais la petite guerre qu’il avait lancé avec Atlas lui donnait envie de grincer des dents. C’était bien assez compliqué comme cela, pour se rajouter une espèce de mini guerre titano-divine et un nouveau mort sur les bras. La déesse avait observé Thémis entrer dans la salle sans pour autant se lever de sa chaise. Elle était toujours en pause après tout. Certes, au milieu de tout un interrogatoire chargé en ondes négatives, mais en pause tout de même. Reprenant une gorgée de vin, elle observait Thémis qui n’avait d’attention que pour Cerbère. Ce qu’il avait dit à propos de son âme l’avait sans aucun doute perturbé.

- Une créature avec une âme. Mais quelle âme ?

Elle semblait pensive.

- Vous pensez que c'est essentiel de se focaliser là-dessus ? Répliqua Cerbère, las.

Aux yeux d’Hera cependant, cela avait un sens. Un sens flou, sans aucun doute mais un sens tout de même. Les âmes étaient créées pour des personnes en particulier. Celle de Cerbère appartenait forcément à quelqu’un avant de lui appartenir dans la mesure où la créature n’était pas censée en avoir une.

- Quand c'est arrivé, un portail temporel était ouvert, c'est bien cela ?
- Et alors ?

Mais le chien n’avait plus le droit à son quart d’heure d’attention. Elle s’était tournée pour observer alternativement Sasha et Hera qui devait être selon elle plus en mesure de répondre que les autres. De son côté, Hadès ne se semblait pas pour le moins concerné par la question se contentant de dévorer ses mikados comment s’ils étaient du popcorn en suivant le fil de la conversation comme on suivait un film trépidant, partageant son paquet avec Sasha aux moments les plus croustillants. Cette dernière avait d’ailleurs haussé les épaules pour signifier qu’elle ne connaissait pas la réponse, s’en remettant à Hera d’un regard. Atlas de son côté se contenta d’écouter. Victoire prit un instant de réflexion, se souvenant de ce moment terrible où Famine l’avait fait apparaître avec Hestia, la sortant de sa boucle Temporelle juste avant de lui porter le coup fatal. Il y avait bien un vortex, non loin du corps assommé de Cerbère. Lentement, sans un mot, elle hocha la tête à plusieurs reprises.

- Toutes les époques étaient liées entre elles par ce portail. Ça pourrait être n'importe qui.

Elle était toujours aussi pensive et Hera avait repris une gorgée de vin, commençant à perdre patience. Oui donc autrement dit, plutôt que d’avancer, ils avaient encore plus reculé. Trouver une âme parmi toutes les époques possibles, autant chercher une aiguille dans une botte de foin, n’est-ce pas ? Elle avait tout de même fini par froncer les sourcils, remettant à plat des pensées qu’elle dévoilait à voix haute :

- Que je comprenne bien... vous êtes en train de nous dire que c’est l’âme d’une personne à n’importe quelle époque qui a été donnée à Cerbère ? C’est bien cela ? Mais de ce fait... cette personne, est-elle morte ?

Elle l’observa un instant, réfléchissant à ce qu’elle venait de proposer avant de préciser d’un air hésitant :

- Je ne pense pas. Je tente de comprendre pourquoi cette âme se trouvait là, et d'où elle venait. Dans tous les cas, je suppose qu'elle ne vient pas de notre époque. Les âmes ne peuvent pas rester en suspens. Elles sont soit dans un corps, soit pas. Mais il y avait un portail. Peut-être qu'elle ne vient pas de notre époque.

Ce fut au tour de la déesse de réfléchir à ce que la Titanide lui annonçait. Cela pouvait aussi signifier qu’une personne pouvait donc survivre sans son âme ? Si elle n’était pas morte sur le coup tandis que l’âme avait voyagé... Se pouvait-il que Cerbère partage son âme avec quelqu’un ? Ce qui expliquait par moment ses absences ?

- Et nous n’avons aucune façon de comprendre d’où vient cette âme ?
- Ah ça serait tellement plus simple si on pouvait lui poser directement la question. Hélas, elle ne parle pas.

Le ton employé par Cerbère avait été grinçant mais Hera ne l’avait pas observé, se contentant de rester focalisée sur la Titanide. La Créature se sentait peut-être délaissée à l’idée de ne plus être le centre de l’attention. Plus le temps passait, plus elle avait l’impression qu’il avait pris un malin plaisir à se désigner comme le coupable, ne serait-ce que pour avoir les projecteurs. C’était une pensée amère, rien de plus, mais elle n’avait pour le moment plus de patience à lui accorder. Les Titans avaient été capable de grandes choses... peut-être connaissaient-ils un moyen de tracer les âmes, les localiser dans une temporalité comme on pouvait le faire pour un code génétique, sans pour autant que cette dernière ait la nécessité du langage. Hadès mangeait toujours ses mikados dans son coin mais Atlas prit enfin la parole :

- Faudrait déjà que quelqu'un ait eu envie de se lier à lui pour qu'une âme soit à l'intérieur de cette tête de chien. Et tu veux en venir où ? Que ça serait cette âme qui le fait mal agir ?

Pour toute réponse, Thémis secoua la tête de gauche à droite. Elle ne pensait pas que c’était cela mais on pouvait lire également dans ses yeux qu’elle n’en savait pas plus non plus.

- Bon, partons sur ça. Quelqu'un aurait une raison de se lier à lui ?
- Sasha ?

Amusée, la déesse tourna la tête vers elle, haussant un sourcil, un sourire en coin. Il ne fallait pas être un géni pour sentir qu’il y avait une certaine tension entre ces deux-là.

- C'est comme un frère pour elle. Elle aurait pu avoir envie dans le futur de se lier à lui aujourd'hui. Ça colle.

Il observa Sasha avec un sourire de ravissement, apparemment satisfait d’avoir trouvé la “solution”. De son côté, Atlas semblait bien plus sceptique :

- Quelqu'un a quelque chose de plus intelligent à dire ?
- Je le considère pas du tout comme mon frère non.

La créature l’avait affirmé d’une voix forte en levant les yeux au ciel et le sourire en coin d’Hera s’était agrandit tandis qu’elle reprenait une gorgée de vin. A défaut d’avancer, aux moins ils s’amusaient.

- Et j'en sais rien pourquoi une âme voudrait se lier à lui, peut être que l'âme en question voulait pas partir, peut être qu'une force extérieure la forcer à l'intérieur.
- Ou alors, je suis tellement irrésistible qu'elle s'est collée à moi.

Il l’avait précisé avec un ton tellement supérieur que Victoire avait eu un pouffement de rire. Il lui rappelait brusquement quelqu’un. Continuant dans sa mégalomanie, il avait précisé d’un air dédaigneux.

- L'âme, pas Sasha. Encore heureux que c’est pas elle. Ça serait insupportable.

Il avait eu un air de dégoût profondément prononcé sur les deux dernières phrases et Hera guettait à présent la réponse de Sasha. Pourtant, ce fut Atlas qui reprit la parole :

- Peut-être qu'elle a fui. Peut-être qu'elle voulait s'élever et que ça n'a pas marché. Il y a tellement de peut-être. A quoi ça rime tout ça ?

Pour toute réponse, Thémis l’observa. Quelque chose passa dans son regard comme si elle tentait de lui faire comprendre quelque chose. Cela sembla avoir l’effet escompté puisque le titan se résigna :

- Si on faisait la liste de tous les dieux connus pour voir si ça ne serait pas l'un d'entre eux ?

Une fois de plus, la Titanide lui lança un regard lourd de sens en secouant la tête de gauche à droite. Hera observait le manège en silence depuis son début, un air sceptique et songeur sur le visage. Voyant qu’il n’y avait aucune information de plus qui parvenait aux restes des participants de cette petite sauterie, elle décida d’intervenir :

- On pourrait avoir le décodeur ? C’est un peu difficile de vous suivre là sans vouloir vous vexer...
- Il n'y a rien à comprendre. On cherche juste de quelle âme il pourrait s'agir.

Atlas hocha alors la tête, se voulant convaincant... sans l’être une seule seconde. Ces deux-là leur cachaient quelque chose et même si elle n’en montra rien, une bouffée de colère monta en elle. Elle voulait bien être patiente, concéder que parfois certaines choses ne devaient pas être dite pour le bien de tous. Elle avait entendu les doléances de chacun des Titans ou presque, accepté d’aller dans leur sens mais l’idée qu’ils puissent en cet instant tourner tous en rond dans le même bateau et qu’une partie de l’équipage commençait en plus de cela à faire bande à part commençait à gentiment allumer la mèche d’une flamme que personne ne voulait voir brûler, elle en était plus que certaine. C’était alors Cerbère qui s’était dévoué pour traduire le fond de sa pensée dans un soupire :

- C'est évident qu'ils cachent quelque chose. On n'arrivera à rien avec un manque de volonté de leur part.

Hera l’observa avec un sourire entendu avant de tourner un regard interrogateur en direction des deux titans tout en faisant un mouvement de sourcils qui signifiait clairement “Il n’a pas tout à fait tort... vous la crachez votre valda ?” Pour toute réponse, de l’eau était apparue de nulle part et s’était déversée sur le chien. Dans un réflexe, Hera avait levé les jambes pour éviter de mouiller ses pieds et le bas de sa robe. Apparemment, elle avait mieux fait de laisser Cerbère se charger de dire tout haut ce qu’elle avait pensé tout bas. De son côté, Atlas avait observé Thémis. Elle ne l’avait dans un premier temps par regardant de soupirer et de croiser enfin son regard.

- Apparemment faut juste qu'on reste ici, c'est tout.
- J’ai soif.

Précisa Hadès inutilement... aussi inutilement que la scène qui se déroulait devant eux. Donc ils savaient quelque chose et ils devaient attendre ici, comme des idiots... soit... Pendant ce temps, Cerbère en profita pour grogner et s’ébrouer et Hera s’était téléporter instantanément avec sa chaise un peu plus loin pour éviter de se faire mouiller par ses projections. La cellule commençait à fortement sentir le chien mouiller et la déesse fronça le nez d’un air dégoûté. Le chien observait les Titan d’un œil noir mais Sasha semblait s’amuser follement, tout à son aise de voir son... “frère” selon Hadès se faire humilier. Elle s’était aussi légèrement reculée pour éviter de se faire atteindre par l’eau avant de poser sa question :

- Pourquoi dont-on rester ici ? Ou plutôt pourquoi devez-vous rester ici.

En entendant les paroles de Sasha, Atlas s’était brusquement remis à parler :

- Attends, je pige pas. Il cherche quoi au juste ?

Hera plissa les yeux, réfléchissant à ce qui se passait devant elle. Plus qu’un regard, ils avaient sans aucun doute dû communiquer par télépathie. Thémis faisait gagner du temps à quelqu’un. Un “il” qui devait sans aucun doute être Hypérion... Elle semblait plus que proche de lui et cela semblait bien plus évident qu’elle tentait de le couvrir lui que n’importe qui d’autre.

- Il est avec lui, c'est ça ? Et il t'a dit qui c'est, n'est-ce pas ? Et tu penses que le mieux est qu'il soit seul avec cette personne ?

Elle avait pensé à Chronos à la première question mais la seconde lui avait fait comprendre qu’il s’agissait en réalité du dernier Cavalier. Victoire s’était alors levé d’un bond, à l’affût de ce qui était en train de se dire tandis que le Titan terminait ses interrogations. De son côté, la Titanide lui lança un regard noir, l’intimant en silence de se stopper dans ses verbiages mais c’était trop tard, volontairement ou pas, il en avait trop dit. Hypérion était avec ce foutu cavalier en ce moment même.

- S'il interroge le 4ème cavalier, je veux en être.

Thémis secoua la tête en négation et Hadès, toujours autant à côté de la plaque, précisa :

- Pour info, j'ai toujours soif.

Il s’était tourné vers Sasha qui lui avait fait apparaître une bouteille d’eau sans l’observer et sans voir donc la mine déçue du dieu. Elle enchaîna directement :

- Vous parlez de qui ? d'Hypérion ? Pourquoi voudrait-il parler au quatrième cavalier tout seul ? Et surtout pourquoi il ne le fait pas ici ?

La petite était vive et la déesse leur laissait approximativement une poignée de seconde pour répondre avant qu’elle ne décide d’agir. Atlas avait déjà ouvert la bouche mais au même moment il s’interrompit, observant un garde qui se tenait derrière la porte de glace. Hera soupira d’impatience. Ils choisissaient toujours le parfait moment pour intervenir. Il avait levé la main pour frapper à la porte mais celle-ci venait de disparaître, le laissant pantois. Un peu déstabilisé, il précisa :

- Salut.

Il renifla avant d’ajouter :

- Ça sent le chien mouillé.

Observant Atlas, il haussa les épaules pour préciser, comme si c’était nécessaire :

- J'ai géré le chenil d'Olympe fut un temps. Ça ne me dérange pas. Mais bon... c'est quelque chose qui peut déranger certains.

A bout de patience, Hera passa devant le reste du groupe pour se pointer devant lui, le demandant d’un ton impérieux :

- Oui ?!
- Y'a un appel.

Allons bon... eux aussi ils arrivaient toujours au bon moment. Il l’observait d’une façon qui montrait qu’il voulait se montrer discret malgré sa stupidité évidente de l’avoir annoncé devant tout le monde. Elle s’approcha alors un peu plus de lui pour lui offrir cette intimité et cette discretion :

- De qui ?
- Je ne sais pas.

Il avait l’air surpris de la question et d’un même geste, Thémis et Hera le regardèrent avec une surprise dans les yeux qui signifiait clairement “il est complétement abruti ou quoi ?”. Comment pouvait-on prendre un appel sans même demander qui était à l’origine de cet appel ?! Inspirant pour se contenir, elle papillonna des yeux :

- Et donc ? Comment suis-je censée répondre à cet appel ?
- Ah c'est à côté.

Il l’avait comme si c’était d’une évidence même. Oui. Ça aurait pu l’être s’il avait jugé utile de le préciser en but en blanc. Et par “à côté” il signifiait… :

- A Olympe. Dans la salle du trône. Là-bas.

Atlas secoua la tête :

- Si tu y vas, rien de ce qui se passe ici doit être dit dehors. Ni le fait qu'on... perde notre temps.

La déesse avait hoché la tête d’un air entendu comme pour lui dire qu’il pouvait compter sur elle. Après tout, il semblait encore le plus coopératif de la bande. Le garde, qui n’avait pas comprit qu’on ne s’adressait pas à lui hocha aussi la tête d’un air entendu avant d’ajouter en tournant la tête vers Hera :

- Ah !! J'ai oublié de préciser que c'est urgent. Très urgent.

Excédée, Hera lui passa devant :

- Hors de mon chemin !

Elle se téléporta la seconde suivante pour arriver juste devant le trône, observant l’homme qui lui faisait face et qu’elle ne connaissait pas. Un peu prise de court, elle eut un mouvement de tête qui trahissait son envie de comprendre qui il était tout en le dévisageant. Avant même qu’elle eût le temps de demander à qui elle avait honneur, un des gardes avait annoncé d’un ton solennel :

- C'est elle qui dirige la Cité. La déesse Hera.
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________________________________________ Ven 27 Nov 2020 - 22:00

Sasha & Hadès

Le Quatrième cavalier

"Elle nous laisse comme ça ? En plan ?"Commenta Hadès alors qu'Héra venait de quitter la prison pour aller prendre son "appel", j'étais curieuse de savoir qui pouvait bien l'appeler.

" Si c'était urgent, elle n'allait pas laisser l'appelle aller sur répondeur."Répondais-je tout en haussant les épaules.

" Ça dépend. On a un répondeur à la mairie. Amelia ou Violette rappellent les gens le matin en arrivant."Dit-il comme si c'était le conseil du siècle qu'il nous fournissait.

"Ouai, enfin là ça pouvait pas attendre."Je regardais les deux titans d'un air désolé, désolé qu'ils aient à subir une conversation pareille.

"Elle te manque ?"Demanda Atlas, moqueur.

"Ca va. On fait avec."La moquerie du titan était bien sûr passer au-dessus de la tête du dieu des Enfers. Il attrapa un mikado dans la boîte avant de retourner celle-ci, elle était à présent vide.

Je poussais un soupire, perdant légèrement patience à présent. "Vous avez encore besoin de moi ? Où je peux partir ?"Personnellement, j'avais fait mon témoignage en faveur du chien, chose que je finirais sûrement pas regretter dans le future j'en étais certaine, je n'avais donc plus vraiment besoin d'être là à présent, n'est-ce pas ? Atlas me regarda, il ouvrit la bouche pour me répondre mais Hadès fut plus rapide.

"On va tous rentrer manger une crêpe."Il fit un signe de tête en direction de Cerbère, puis il me regarda.

"Il se fiche de nous ou il est juste très con ?"Me demanda Atlas après avoir fixé Hadès du regard quelques instants.

"Il ressemble un peu trop à son père." Commenta Thémis, lasse, ce qui surpris Hadès.

"Il reste ici."Ajouta Atlas en parlant de Cerbère.

"Je crois pas qu'il me laissera aller récupérer le chien, je pense qu'il va rester à la niche pendant un peu plus de temps."J'affichais mon air le plus désoler en fixant le dieu des enfers, sentant bien sur le regard noir que me lança ledit chien depuis ça cellule, mais je ne lui prêtais aucune attention.

"Tout ça pour une âme ?"

"Si l'un de vous sait comment vérifier à qui est lié cette âme, on peut régler cette affaire très vite. Mais en attendant, le cabot ne bouge pas."Les deux ne se quittent pas du regard, une bataille semble s'être lancée.

"Les âmes sont une création d'Elliot. Les créatures n'ont pas d'âmes. Il a une âme. Pourquoi il n'a pas d'âme ?"Thémis qui jusque-là n'avait pas forcément regarder en direction d'Hadès, se concentra quelques instants sur lui, sûrement parce qu'il venait de dire quelque chose d'intelligent à ses yeux.

"T'as toujours pas d'âme ?"Me demanda Hadès en me regardant, le moment d'intelligence n'avait pas durée, si j'avais eu une âme, il serait bien évidemment au courant, sauf si bien sûr il l'avait oublié, ce qui ne serait pas si surprenant venant de lui.

"Pourquoi vous demandez pas au gosse tout simplement ? C'est lui qui en saura plus."Après tout, si quelqu'un pouvait savoir d'où venait l'âme en question, pourquoi ne pas demander à celui qui l'avait mise là au départ ? J'ajoutais ensuite pour Hadès."Non, j'en ai pas."

"C'est qu'un gamin. Il ne sait pas ce qu'il fait. Pour lui c'est un jeu tout ça."Et bien, l'avis du titan sur le microbe était clair comme ça.

"Certes, mais c'est lui qui saura quand même où il à trouver l'âme et peut être à qui elle appartenait avant."Les deux titans échangèrent un regard, mais aucun des deux ne commenta, puis finalement Atlas pris la parole.

"Ce n'est pas nécessaire qu'il sache tout. D'ailleurs, ça serait même mieux que tout ceci reste entre nous, pour le moment."

"Ça ne nous dit pas pourquoi les créatures n'ont pas d'âmes."Intervint Hadès.

"Car ce n'était pas nécessaire."Lui répondit le Titan.

"Moi je trouvais juste ça logique de demander, mais vous faite comme vous voulez."J'haussais les épaules, s' ils voulaient garder tout ça secret, c'était leur décision, moi je trouvais ça débile, mais bon."Du coup, on fait quoi ? On se regarde tous dans le blanc des yeux jusqu'à ce qu'on est une réponse qui nous tombe dessus ?"

"Si ça se trouve, c'est un souci de logistique. J'ai Erwin qui est bon en calcul. Le nombre d'âmes fois le nombre de créatures. On calcule le coût, on demande des subventions ou on taxe les créatures, et on obtient le bon nombre. Il est doué. Je peux lui demander."Je clignais des yeux en entendant tout ce flot de paroles, il était encore là dessus ? "Il est voiturier également à ses heures perdues." Ca n'avait plus aucun rapport, mais je ne réagissais pas plus que ça, habitué à ce que parfois le dieu n'est aucun sens. Atlas lui par contre semblait en avoir marre de tout ça.

"Une créature est là pour une tâche bien précise. Quand sa tâche est achevée, elle disparaît. C'est par conséquent inutile qu'elle ait une âme."Je me retenais de grimacer en l'écoutant parler, nous n'étions que du bétail à ses yeux ? "Sans vouloir te vexer. Mais c'est vrai. Vous n'avez aucune utilité en dehors de votre tâche." J'étais utile, je faisais bien d'autre chose que d'accomplir ma tâche, comme par exemple, j'étais la marraine d'Autumn, parfois je la gardais quand on me le demandais, bien que vu que c'était la fille d'Hadès, ça restait dans le domaine de ma tache originelle, à savoir servir ledit Hadès.

"Je l'ai gardé trop longtemps ?"Dit Hadès en me pointant du doigt et j'essayais de ne pas le prendre mal.

"Woah, c'est sympa pour nous dit donc, on est juste des servant et basta ?"J'étais vexé, nous étions plus que de simples serviteurs, nous étions des personnes à part entière. Je m'adressais ensuite à Hadès."Peut être que tu devrait me tuer, comme ça j'aurais pas à écouter cette conversation."

"C'est pas moi qui pense ça, c'est lui."Il désigna le titan du doigt."Moi je veux distribuer des âmes."

"On ne distribue pas d'âmes. De toute façon, ce n'est pas ainsi que ça fonctionne"

"Pour lui, si." Il désigna le chien du doigt.

"Les créatures sont des serviteurs de l'Empire. Ils sont créés par utilité. C'est inutile d'en posséder plus que nécessaire, ni de les garder au-delà de leur tâche à accomplir."Wow, juste wow.

"Notre époque était différente de la vôtre. On ne voyait pas les choses de la même manière." Intervient Thémis sûrement pour éviter qu'Atlas ne s'enfonce encore plus.

"Va pas croire que t'as une date de péremption. On est lié toi et moi."Me dit Hadès, ce qui me toucha, au moins j'étais plus qu'une simple créature au yeux de celui-ci, ce qui était rassurant.

"Pour le moment la "tâche" que j'accomplis au delà de servir Hadès, c'est de diriger les Enfers, peut être que c'est pas grand chose aux yeux de certains, mais pour moi c'est important, parce que ça va pas se faire tout seul."Et le jour où je serai remplacé n'était pas encore arrivé, malgré l'envie de certains. J'offrais ensuite un mince sourire au dieu des Enfers."Je finirais bien par mourir un jour."De son côté, Cerbère leva les yeux au ciel devant tout ce mélodrame, mais vu que personne ne regardait dans sa direction, il fut ignoré, encore une fois.

"Pas nécessairement."Je fronçais les sourcils, qu'est-ce qu'il racontait ? "J'ai un projet, mais bon, c'est encore un peu vague pour le moment."Atlas et Thémis fixèrent Hadès comme si il préparait le Ragnarök 2.0 tandis qu'Hadès hochait la tête de haut en bas, les yeux fermés, comme pour dire "faite moi confiance."

" Ca ne nous dit pas ce qu'on fait de lui."Dit Atlas après avoir soupiré, parlant de Cerbère.

"Si j'étais mal intentionné, j'aurais eu mille fois l'occasion de faire un mauvais coup pendant cette conversation passionnante."Dit le chien, sarcastique."Et si je n'étais pas bloqué."Ajouta-t-il en regardant Atlas.

"Tu as saccagé trois temples. Coupable ou pas de la mort de l'amazone, tu en es indirectement responsable en n'étant pas venu nous en parler. Je ne me vois pas te laisser partir d'ici."Soudain, une présence se fit sentir dans la pièce, je tournais la tête pour remarquer que le garde qui était venu chercher Héra précédemment venait de revenir dans la pièce, il me fit un signe de la main, intrigué je me dirigeais vers lui. "Ça va pas recommencer !"S'exclama-t-il, perdant patience, le garde lui resta bien droit, attendant son tour.

" Qu'est-ce qu'il y à ?"Demandais-je au garde, une urgence encore ?

"On fait un gueuleton après, tu te joins à nous?"Pas vraiment à ce à quoi je m'attendais, je clignais des yeux devant cette demande, il était vraiment revenu pour ça ? Par tous les serpents du Styx!

"On verra ça."Je ne savais pas pendant encore combien de temps j'allais rester ici. "C'est tout ce que tu voulais ?"




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________________________________________ Mar 1 Déc 2020 - 0:34


Le Quatrième Cavalier
Le Cowboy n’avait rien laissé paraître, se contentant de l’observer tandis que le garde l’annonçait. Elle l’observait aussi, détaillant sa tenue, se focalisant sur les traits de son visage, ses yeux. Curieuse, elle avait penché la tête légèrement de côté en l’observant tout en ramenant ses mains jointes au niveau de son bas ventre :

- J'ai cru comprendre que vous me demandiez ? A qui ai-je l'honneur ?

Pour toute réponse, il lui tendit une carte de visite blanche. Victoire la récupéra en ne quittant pas l’homme des yeux. Il n’avait pas d’aura. Elle l’avait senti directement et cela la perturbait grandement, bien qu’elle n’en laissât rien paraître. Ce ne pouvait être qu’un nouveau problème à la looongue liste qui s’était déroulée à vitesse grand V depuis le début de la semaine. Y allait-il avoir ne serait-ce que cinq minutes de repos ? C’était à croire que tous les évènements avaient attendu qu’elle atteigne cette place pour se déchaîner brusquement après plusieurs mois de calme. Elle concéda de le quitter des yeux une seconde pour observer la carte ? Il n’y avait rien dessus hormis deux chiffres et une ponctuation : “5.1”. D'un geste vif du poignet, elle avait retourné le morceau de carton mais il était vierge au verso, aussi blanc que le reste de la carte.

- Il souhaite s'entretenir avec vous.

Il lui tendit alors la main, s’attendant sans doute à ce qu’elle les téléporte elle le savait où. Il n’avait pas d’aura mais ne semblait pas en mesure de se téléporter pour autant... étrange...

- Qui souhaite s'entretenir avec moi ?

Elle coula un regard froid vers sa main avant de le regarder de nouveau dans les yeux et d’ajouter froidement :

- Je ne peux pas nous téléporter si je ne sais pas où on va...

Il l’observa comme si la réponse était évidente mais voyant que Victoire ne bougeait toujours pas, il sourit soudain :

- C’est vrai que vous êtes nouvelle...

Il récupéra la carte avant de préciser :

- La maison blanche, Madame Adler.

Il savait apparemment bien à qui il avait affaire. Le garde ne l’avait pas présenté sous nom d’emprunt. La mâchoire serrée, elle haussa un sourcil de surprise en entendant la destination du lieu qui l’attendait :

- Je vois... bon...

Elle posa alors sa main sur celle de l’homme et en une fraction de seconde, elle s’était retrouvée dans l’antichambre diplomatique de la Maison Blanche. Elle avait préféré ne pas être trop intrusive. L’homme gouvernait tout de même un pays, il était normal de commencer des relations diplomatiques de la meilleure façon qu’il soit. L’homme lâcha alors sa main et la quitta, sans aucun doute pour aller chercher David Walker, le président des Etats-Unis. Deux hommes en noir, type garde du corps s’étaient alors placé de part et d’autre de la porte et la déesse les avait observé avec un sourire en coin avant de s’installer dans le canapé qui l’attendait. Au bout de quelques minutes, le cowboy fit de nouveau irruption dans la pièce avant de l’inviter à la suite. Il l’installa alors dans le Bureau Ovale et referma la porte derrière elle. Victoire observa la pièce d’un regard circulaire avec un sourire avant de s’installer dans l’un des deux canapés qui se faisaient face, devant le bureau du président. Une poignée de minutes s’écoulèrent avant que la porte ne s’ouvre sur Walker, veste de costume à la main qui l’observait d’un air un peu désolé, ou fatigué :

- Ah... Bonjour. Désolé de vous avoir fait attendre.

Elle s’était levée poliment en le voyant apparaître, lui tendant une main franche pour le saluer.

- Monsieur le Président.

Il lui serra la main. Elle constata qu’elle était un peu moite mais se garda de faire apparaître une mine de dégoût sur son visage, lui préférant un sourire poli. Il l’invita à se rasseoir d’un signe de main, ce qu’elle fit tandis qu’il retournait à son bureau pour y déposer sa veste sur le dossier de son siège. Il revint ensuite vers elle et se plaça sans s’asseoir en face de la déesse. La posture altière, elle avait pourtant croisé les jambes en lui souriant toujours. Elle avait changé de tenue lorsqu’elle s’était téléporté dans la salle du trône, prenant celle qu’elle avait plus officiellement. Ses longs cheveux blonds, sa robe rouge et or, elle semblait sans doute venue d’une autre époque mais après tout, il portait lui-même un costume qui définissait sa fonction alors pourquoi en faire autant ?

- Vous voulez boire quelque chose ?

Il hésita un moment avant de demander :

- Vous buvez ?

Elle eut un sourire amusé. Apparemment il en savait sans doute moins que son cowboy sur leur monde mais il semblait s’en soucier, ce qui était une bonne chose. Elle hocha la tête une seule fois en précisant :

- On boit. Pas tous sans doute... mais moi oui... Je prendrai un verre de vin rouge si cela ne vous dérange pas...
- Certes.

Il s’était dirigé vers un guéridon à alcool et l’avait ouvert avant de regarder dedans un instant. Il était évident que ce genre de meuble renfermait plus des whiskies ou des gins. Elle n’était pas contre ce type de boisson mais avant de lui proposer de prendre autre chose, elle voulait surtout voir jusqu’où il était capable d’aller dans sa politesse, voir comment il la considérer. Il finit par se tourner vers elle, d’un air embêté :

- Je vais en commander.

Il se dirigea vers son bureau et appuya sur le bouton de l’interphone :

- Martha? Pouvez-vous nous apporter du vin rouge.

Il se tourna vers elle pour l’observer :

- Une préférence ?

Elle l’observa avec un sourire gourmand :

- J'aime le BON vin rouge... je ne suis pas très regardante du cépage cependant...

Une fois de plus, il sembla embêté, comme s’il ne comprenait la portée de ses mots. La commande qui en suivi finit de confirmer ses doutes :

- Du cépage. Merci Martha.

Elle se retint d’éclater de rire, ne jugeant pas la tenue appropriée mais elle imaginait à peine la tête de la pauvre “Martha” à l’autre bout du combiné. Elle était persuadée pourtant qu’elle saurait se débrouiller, c’était son métier après tout, elle avait sans aucun doute dû entendre d’autres drôles de noms d’oiseaux durant sa carrière. Le président était revenu vers elle après avoir coupé la conversation et avait précisé sur un ton d’excuse ce qu’elle avait déjà deviné :

- Je ne bois pas. Ni de vin, ni d'alcool.
- Très bon choix pour garder les idées claires. J'ai cru comprendre que nombre de vos homologues étaient dans le même cas... notamment ceux avec lesquels vous êtes plus en... difficulté.
- Certes.

Il eut l’air hésitant avant de présenter devant elle, sur la table basse qui les séparait, deux boîtes. Victoire coula un regard sur celles-ci et reconnu le contenu de la première qu’il venait d’ouvrir devant elle.

- Bien. Vous devez connaître ceci.
- En effet.

Elle s’était fermée, ne laissant rien paraître, se contentant de les observer. C’était des inhibiteurs de pouvoirs, les mêmes que ceux qu’ils avaient utilisés sur son mari il y avait de cela plusieurs années. Il y en avait 4 à l’intérieur.

- J'ai été briefé sur l'existence de ces choses mais aussi de Storybrooke et Olympe récemment.
- Je n'en doute pas... certains de vos successeurs étaient plutôt même très avancé sur le sujet...

Elle faisait entre autres référence au père d’Alexis Child qui avait voulu un peu trop mettre son nez dans des affaires qui ne le concernait nullement et qui l’avait payé de sa vie. Elle avait laissé planer sa dernière phrase dans son ton, comme si elle attendait la suite, qu’elle cherchait à comprendre où il voulait en venir.

- Ce qui est arrivé à Athènes un peu plus tôt est très préoccupant. Ce n'est pas vraiment passé inaperçu. Et selon nos services secrets ça serait lié à l'un des vôtres ?

Ce n’était pas vraiment une question. Il n’y avait pourtant aucune agressivité et aucun jugement dans sa façon de présenter les choses, il semblait plutôt désireux d’avoir une autre version de ce qui lui avait été présenté, la version du monde divin. Autant dire que répondre “Oui mais nous n'en savons pas plus et ça nous fait très peur” n’était pas du tout une solution envisagée. Il semblait enclin au dialogue et aux bonnes relations de travail mais il était inutile de l’affoler pour autant. Il était hors de question de renverser la vapeur, il fallait qu’il garde en têtes qu’ils pouvaient être alliés, qu’ils n’étaient pas tous une menace et qu'eux aussi chercher à éviter les menaces.

- Disons que nous sommes intervenus pour tenter de régler la situation, effectivement... Pour ce qui est du fait que ce soit lié à l'un des nôtres, nous n'avons jusqu'alors aucune certitude, nous tentons d'en savoir plus également...
- Il va de soi...

Il observa la boite d’un air songeur et Victoire ne décrocha pas ses yeux verts de son visage.

- C’est assez bluffant de découvrir tout ceci du jour au lendemain. Les mondes. Votre monde. Votre ville. Ou plutôt la leur si j'ai bien compris.

La “leur” ?! La formulation perturba la déesse. Il parlait sans doute des personnes venant du monde des contes mais sa façon de le prononcer lui donnait presque à croire qu’il en savait plus, qu’il parlait de personnes bien précises. Ils furent cependant interrompus par Martha qui venait d’arriver avec un plateau, un Saint Emilion qui devait sans aucun doute valoir plusieurs centaines de dollar et deux verres en cristal. Victoire n’avait pas quitté du regard le président qui avait pour le coup observé la femme en la remerciant. Victoire la remercia à son tour et attendit que Walker ne la serve. Il était l’hôte, les bonnes manières précisait que c’était donc à lui de le faire. Ne buvant pas, il ignorait sans doute cette règle puisqu’il n’en fit rien. Préférant garder son questionnement pour elle, elle précisa d’un ton courtois :

- Je me doute que cela ne doit pas être évident à première vue, je vous remercie en tous cas pour votre ouverture d'esprit et votre invitation. Je pense qu'il serait préférable que nous nous soutenions et que nous avancions ensemble plutôt que les uns contre les autres, vous n'êtes pas d'accord ?
- Certes. J'aurai aimé vous avoir demander de venir pour juste faire connaissance mais c'est pour une toute autre raison.

Et nous y étions. Le regard de l’homme loucha une nouvelle fois sur la boîte mais celui de la déesse resta fixé sur le regard de l’homme, sondant ses moindres tics, ses moindres attitudes. La tête légèrement penchée sur le côté, elle précisa :

- Je vous écoute.

Il sorti de ses rêveries pour ouvrir la seconde boîte. A l’intérieur se trouvait de nouvelles puces, plus petites et plus simples visuellement.

- Jai eu vent de cette nouveauté comme ils l'appellent.

Il tourna alors la boîte dans sa direction pour qu’elle en voit mieux le contenu.

- Pour être totalement transparent avec vous, je trouvais judicieux de faire un pas en vous informant des avancés technologique de la zone 51.


Il eut un pouffement de rire comme s’il trouvait ce qu’il disait absurde :

- Et dire que quand j'étais jeune j’ai fait une soirée là-bas attendant de voir un petit bonhomme vert apparaître.

De son côté, Victoire ne riait plus. Elle était même plutôt sérieuse. C’était une menace, à peine voilée :

- C’était effectivement judicieux... que je comprenne bien la portée de cette découverte... c’est uniquement pour ma culture personnelle ou dois-je prendre cela pour... un avertissement ? Nous n’avons aucune intention de nuire à votre pays alors pourquoi continuer à imaginer ce genre de puce ? J’imagine qu’elles s’injectent sous la peau ?

Il fit un geste de la main comme pour lui signifier que ce n’était pas du tout une menace de sa part. Elle avait presque envie de le croire tant il semblait dépassé par le tout et tomber des nues à chaque instant. Mais il n’en restait pas moins que cette chose était une menace. S’ils continuaient à perfectionner leur technologie contre eux, c’est qu’ils se préparaient à une éventuelle guerre. Peut-être était-ce uniquement défensif, mais ce qui était défensif pouvait aussi devenir offensif dans de mauvaises mains :

- Je n'essaye pas de vous intimider, loin de moi cette idée.

Il avait récupéré l’une des puces qu’il avait levé à la hauteur de ses yeux avec une grande précaution, comme craignant de la faire tomber. Dans ses yeux brillaient une étrange lueur, on pouvait y voir de la fascination mais aussi du scepticisme. Il avait clairement l’air dépassé par la situation. On lui avait imposé cette nouvelle arme, ce qui eut le don de faire déglutir Hera.

- Je n'ai pas choisi de mettre tout ça en chantier. C'est quelque chose qui s'est imposé à moi. Mon prédécesseur ne vous voyait pas nécessairement comme une menace, mais nous ne sommes pas ennemis avec les russes, ce qui ne nous empêche pas d'avoir un porte avion dans le pacifique.

C’est bien ce qu’elle avait songé. Ils plaçaient ça sous le joug du “défensif” mais elle savait parfaitement que le “défensif” était d’autant plus efficace quand les deux camps se battaient à armes égales et risquaient tous deux de perdre la guerre en attaquant le premier. De nombreuses années de Guerre Froide étaient là pour le prouver et leur porte-avion dans le Pacifique également.

- Ils cachent les auras à ce qu'on m'a dit. J'ignore exactement comment ils fonctionnent, mais apparemment ça devrait avoir un sens pour vous.

Voilà donc pourquoi le Cowboy n’avait pas d’aura. Pas parce qu’il était une nouvelle créature des plus étrange mais sans doute uniquement parce qu’il portait cette puce. Ils avaient donc à présent en leur possession de quoi bloquer leurs pouvoirs mais également de disparaître totalement à leur vue. C'était parfait. Surtout que ce n’était toujours pas une menace...

- Il s'avère que si je vous ai demandé de venir jusqu'ici, c'est qu'on a eu un petit souci dans la “zone 51”.

Il avait fait des guillemets avec ses doigts, comme pour signifier que cette zone n’était pas censée exister.

- Des inhibiteurs de pouvoirs ont été volés. Toute une boite à dire vrai, ainsi que d'autres petites choses dont on n'a pas voulu me dire ce que c'était. Mais je pensais que c'était important pour maintenir de bonnes relations entre votre pays...

Il se stoppa, hésitant apparemment sur la terminaison adéquate. N'en trouvant pas d’autre, il poursuivit :

- ...et le miens.

Elle se contre-foutait qu’il puisse voir Olympe comme un pays, une montagne ou que savait-elle encore. L’important résidait bien plus dans tout ce qu’il venait de lui exposer. Non contents d’avoir des armes extrêmement dangereuses pour les siens, ils avaient en plus de cela trouvé le moyen d’en “égarer” une boîte au profit d’un voleur totalement anonyme. Parfait. Vraiment parfait. Comment pouvait-on mettre au point une telle technologie et ne pas avoir l’intelligence nécessaire pour trouver comment la protéger ? Elle avait envie d’exploser mais le pauvre bougre n’y était pour rien. Mieux ! Il avait tout de même eu l’intelligence de la prévenir. Avalant sa salive et sa colère par la même occasion, elle précisa courtoisement :

- Je vous remercie de ces informations, il est préférable de travailler ensemble en bonne intelligence, effectivement... Puis-je savoir quand cette boîte vous a été volée ? Et toutes ces autres petites choses dont vous ignorez l'existence ? Vous n'avez aucune piste sur l'identité du voleur ?
- La semaine dernière semble-t-il.

Il n’y avait pas la moindre hésitation dans sa voix. Au moins avaient-ils été capable de remonter au jour du vol.

- A dire vrai, à ce qu'on m'a expliqué, on ne peut pas se...

Il fit un geste étrange de la main qui devait sans doute signifier dans son jargon la “téléportation”.

- ...se téléporter ? C'est comme ça que vous dites ? Mais il semblerait que quelqu'un y soit arrivé.
- Je vois... il est vrai que certains sont capables de bien plus que ce que nous pouvons imaginer.

Une fois de plus, il avait un air sceptique à la version que lui avaient sans doute donné ses services secrets. Ellle pouvait le comprendre, on lui avait dit qu’une chose était impossible et pourtant elle semblait être bien arrivée...

- On est sur le coup. Je souhaitais juste vous en avertir. Ne sait-on jamais si ça venait à l'idée de quelqu'un de les utiliser contre vous.

S’ils étaient autant sur le coup qu’elle avait promis que les divins étaient sur le coup d’Athènes, autant dire que tout le monde était encore très proche de la case départ mais ça bien sûr, elle ne pouvait pas lui dire, elle ne pouvait que lui faire confiance.

- Effectivement, c'est une menace que nous devons prendre en considération, je vous remercie de cette attention... Si nous pouvons faire quoi que ce soit pour vous aider en retour, nous le ferons bien sûr, nous l'avons toujours fait...
- Certes.

Il s’était levé et semblait hésiter sur la posture à adopter. Son regard coula vers la porte et elle comprit qu’il se demandait s’il devait la raccompagner ou si elle allait juste disparaître devant lui. Lui apportant un élément de réponse, elle se leva à son tour. Il semblait suffisamment déboussolé pour qu’on lui en rajoute une couche et elle voulait absolument veiller à ce qu’il comprenne le plus longtemps possible qu’ils étaient dans le même camps, qu’ils pouvaient s’entraider plutôt que de commencer une lutte acharnée.

- Je ne pensais pas être amené à gérer ce genre de choses. A dire vrai, je ne suis pas sûr qu'on puisse véritablement être préparé à tout ça.

Elle ne le comprenait que trop bien, pire elle, partageait présentement son avis.

- Vous comprenez bien que ce qui est arrivé à Athènes doit être un cas isolé.

Ce n’était toujours pas une menace bien sûr, mais il revenait tout de même sur le sujet. Elle s’était contentée d’hocher la tête d’un air attentif, lentement, plus pour le rassurer que pour acquiescer à un ordre.

- Tant que nous continuons à travailler en bonne intelligence et ensemble Monsieur le Président, il n’y a aucune raison à ce que ce moment ne reste pas un cas isolé.

Ce n’était pas une menace non plus après tout. Elle lui avait de nouveau serré la main en prenant congé de lui, sortant de son bureau à pieds avant de se téléporter en dehors de cet endroit de malheur. Elle avait besoin de reprendre ses esprits, comprendre les nouvelles menaces à celles qui s’ajoutaient de ces trois derniers jours. Elle avait eu un mauvais pressentiment lors de leur entrevue mais avait préféré repousser son essai à la fin de l’entretien, à maintenant. Elle avait eu trop peur de ne pas rester maîtresse d’elle-même dans le cas contraire. Et elle avait eu raison. Elle s’était laissée tombée sur le sol de la Bibliothèque d’Olympe en constatant la terrible vérité. Ses pensées du début de journée lui revenaient en mémoire. Hermès n’avait pas assisté à la réunion. Il n’avait pas non plus assisté à l’interrogatoire. Il était parti en Road Trip. Il ne répondait pas aux appels mentaux. Pourtant, il n’aurait jamais manqué un moment aussi important. Et elle constatait maintenant avec une horreur dévorante... que l’aura d’Hermès... avait entièrement disparue de la surface de la Terre.



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________________________________________ Hier à 14:53


Le quatrième cavalier
Même sans espoir la lutte est encore un espoir.

La première chose qui me fit me dire que ce n’était pas la personne que nous attendions fût lorsque Hypérion apparût devant le banc. Il ne s’était pas levé d’un bond, non il s’était littéralement téléporté devant ce dernier. La seconde, c’est lorsque je pu distinguer la personne qui arrivait : ce n’était absolument pas une personne de sexe féminin, et je la connaissais malheureusement trop bien. Quel dommage que l’alcool n’ait pas d’effet sur moi, quelque chose me disait qu’un verre ne me ferait bizarrement pas de mal, quand la personne vêtu de noire aurait décide de repartir.

« Il a réussi à te convaincre ? »

Bonjour, Phobos moi aussi cela me fait plaisir de te revoir, comment vas-tu depuis la dernière fois ? Moi ? J’allais fort bien jusqu’à ce que tu ne décide de venir t’incruster, même si je suppose que de cela tu t’en moque éperdument…Secouant la tête afin de ne pas dire a voix haute ce que je pensais, je remarquais cependant que le titan devant moi semblait surpris, et agacé également de voir arriver mon fils plutôt que la personne qu’il avait appeler, et je ne pouvais pas lui en vouloir, Phobos était...Fatiguant à sa manière. Il me pompait au moins autant d’énergie qu’Apollon lorsque je devais le cadrer et l’empêcher de redécorer la cité entière parce que selon lui le style était dépassé -et des lubies de ce genre j’avais dût en gérer un certain nombre quand il occupait le trône d’Olympe.

- Qu'est que tu fais ici ? Lui demandais-je

Je n’avais pour ma part, pas bougé du banc où j’étais pour autant cela ne m’empêchait pas de rester sur mes gardes. Je n’avais d’ailleurs pas l’intention de lui répondre, c’était d’ailleurs pour cette raison que j’avais enchaîné sur une nouvelle question.

« T'empêcher de commettre une erreur ? » Il porta son attention sur Hypérion « Dans leurs derniers moments, quand ils n'ont plus le moindre espoir de salut, la plupart des gens révèlent qui ils sont réellement. »

Hypérion serra le poing, le discours de Phobos ne passait manifestement pas et semblait le mettre hors de lui, ce qui n’annonçait rien de bon

« Créer un Cavalier. Aujourd'hui. Ou créer son Cavalier ? Tu ne comprends donc pas ce qu'il tente de faire ? »

- M'empêcher de commettre une erreur, ou m'empêcher de faire quelque chose que tu ne veux pas ? Demandais-je en haussant un sourcil.

Parce que honnêtement, la frontière entre les deux était très mince le connaissant. Décroisant les jambes, je me levais afin de pouvoir mieux observer Phobos et Hypérion, essayant de voir si je ne pouvais pas tenter d’apaiser le titan, ou du moins de faire diminuer sa colère. Je pouvais ressentir leurs émotions depuis l’histoire avec les Nymphes, peut-être pouvais-je utiliser l’autre facette de mon empathie sur les titans également, c’était a voir. Mais déjà, je devais me concentrer sur ce que je ressentais :

- C'est amusant, dès que je me dit que ça y est, je commence enfin a voir le bout du tunnel et a pouvoir faire confiance, il y en a toujours un pour venir me dire le contraire.

Mieux valait qu’au moins une personne reste calme, de toute façon pour utiliser mon empathie j’avais besoin de l’être, j’aurais une meilleur lecture des émotions qu’en m’énervant. Me concentrant, je pu ressentir de la peur, et de la colère émanant de Hypérion, de la culpabilité également, pas de tristesse en revanche. Quant à Phobos...Absolument rien, en revanche il y avait autre chose sur lui, une espèce d’aura, quelque chose d’apaisant mais qui ne venait pas de moi et que je n’arrivais pas à distinguer. Était-ce cette aura qui brouillait mon empathie ? Venant de sa part, je ne serais pas étonnée.

« C'est parce que tu passes ton temps à te voiler la face. Tu fais confiance aux mauvaises personnes et tu n'acceptes pas l'idée que tu peux te tromper. Que tu fais fausse route. Mais je ne suis pas venu pour cela, aujourd'hui. Je suis venu pour t'empêcher d'aller dans cette voie. Il ne souhaite qu'une chose. Créer une faiblesse à Chronos. Et ce, par n'importe quel moyen. C'est un leurre et tu ne t'en rends même pas compte. Il n'y a jamais eu de Cavalier qui s'est détourné de notre Roi. Jamais. »

Il ne dissimulait pas son mépris envers Hypérion, et tenter de calmer ce dernier était une tentative vaine étant donné qu’il semblait de plus énervé au contraire, je pouvais sentir son aura grandir et se faire de plus imposante et ce même si cela ne semblait n’avoir aucun impacte sur Phobos, cela ne semblait même pas l’effleurer en fait. Était-ce dût à ce que j’avais ressenti tout a l’heure ?

« Combien des vôtres tu vas encore regarder tomber avant que l'un d'entre vous réagisse et renvoi ces Titans d'où ils viennent ? »

- Alors là, c'est vraiment le soleil qui dit à la lune tu brille trop. Tu es exactement pareil Phobos, toi non plus tu n'accepte pas que tu puisse te tromper et faire fausse route. Tu me parle de leurre, de manipulation n'ayons pas peur des mots, mais comment savoir si tu n'essaye pas non plus de le faire a ta façon ?


Non parce que dans ce domaine là, inutile de se voiler la face Phobos excellait. C’était la principale raison pour laquelle, je ne lui faisais pas confiance d’ailleurs.

« On ne saura peut être jamais qui a tué l'amazone, ni pourquoi, mais on sait qui est responsable de cette mort. »

« Ça suffit... » Intervint Hypérion

Phobos serra son poing, a les voir agir, je supposais que le titan était en train d’utiliser son pouvoir contre lui mais que pour l’instant, il réussissait à le contrer. Les choses étaient en train de sérieusement dégénérer, et je ne me sentais pas le moins du monde rassuré par la tournure que prenait cette « rencontre. »

« Qui a placé l'amazone là après avoir soigneusement veillé à choisir le bon temple qu'il fallait laisser sans surveillance ? Qui savait que ça ne passerait pas inaperçu aux yeux d'une guerrière ? » Il plissa les yeux, manifestement il avait beau parader et faire le coq concernant ses pouvoirs, il semblait avoir du mal face à Hypérion « La tâche de l'amazone a été achevée aujourd'hui. C'est bien de cette manière ci qu'on met fin à ses créations, n'est ce pas, Titan ? » Il enchaîna « Mais ça laisse parfois des traces. Surtout quand on ne maîtrise plus ses pouvoirs. » Il fait référence aux traces de sable noir trouvé sur le visage de Eulalie. « Ce qui le tue aujourd'hui, ce n'est pas d'avoir goûté à cette puissance, mais d'en avoir conservé une partie au fond de lui, pour le moment où il souhaitera son servir à ses fins personnelles. Et tu te demandes encore pourquoi Eulalie est morte ? Soit tu es stupide, soit tu es aveugle ! »

Là j’admets avoir eu envie de me tourner vers Hypérion, et lui demander s’il pensait pouvoir le retenir encore un peu, le temps que je mette ma main dans la figure de mon fils, histoire de lui montrer à quel point j’étais « idiote. » Mais l’agacement fût bien vite remplacé par l’anxiété lorsque Phobos eu un mouvement de recul, comme si quelque chose s’en prenait à lui, et que l’aura du titan à côté de moi se fit de plus en plus grandissante sur moi et également sur mon fils. Sur le poing de Hypérion, toujours serré et qu’il tenait le long de son corps, se trouvait des petits filaments noirs...C’était contre ce pouvoir là que notre « invité » luttait. Prise au dépourvu, et ne sachant comment réagir j’essayais malgré tout de me contenir et d’essayer de raisonner Hypérion, même si j’étais a peu près certaine que ce serait un échec je faisais ce qui me venait sur le moment comme solution :

- Mon oncle...S'il vous plaît, calmez vous. Ne le laissez pas vous provoquer.

Évidemment, tenter de sauver Phobos en essayant de résonner Hypérion s’avéra être un échec cuisant et prévisible. Sachant parfaitement que je ne pouvais pas l’arrêter à moi toute seule, il ne me restait plus qu’une solution faire appel à des personnes ayant cette capacité, ce qui tombait plutôt bien parce que nous en avions deux qui devaient être sur Olympe à l’heure actuelle. Faisant fi de la boule que j’avais dans le ventre, j’essayais d’entrer en contacte avec au moins un des deux autres titans. Comme de bien entendu, il fallut qu’il y ai un élément perturbateur, une aura extérieur qui bloquait toute communication externe comme si le lieu où nous nous trouvions était fermé.

« Je fais ça pour toi. Pour que tu ouvres les yeux avant qu'il ne soit trop tard. » Entendis-je dans ma tête

- J'essaye de te sauver espèce de gamin butté !
Répondis-je également par la pensé, commençant de plus en plus à perdre patience Je ne peux pas l'arrêter, pas seule. 

Et surtout, est-ce que je parlais une langue ancienne et inconnue ? Parce que c’était souvent l’impression que j’avais face à Phobos, qui n’avait une fois de plus pas renoncé à partir en croisade pour me « convaincre ».

« Je n'ai pas besoin que tu m'aides pour l'arrêter ! Il ne fait plus le poids, aujourd'hui. »

« Vraiment ? » Retentit la voix d’Hypérion

Phobos croisa son regard et se retrouva légèrement projeté en arrière mais se releva très vite, légèrement essoufflé. Sur son visage se trouvaient de légères traces noirs qui disparurent cependant rapidement. Hypérion grimaça légèrement et reprit la parole :

« Ce qu'il dit est vrai. Je n'aurais jamais du l'envoyer là bas. Elle est morte par ma faute... »

« Sa mort arrange bien des choses. Elle n'était qu'une arme contre notre Roi. Une arme inutile, mais une arme tout de même. La tuer reviens à pointer du doigt Chronos. C'est facile de penser que c'est lui qui est derrière tout ça, alors qu'il a toujours agis dans la lumière, ne cachant jamais ses intentions, là où ces Titans essayent de te manipuler toi et les autres. » Le coupa Phobos.

Et voilà, c’était repartis pour un tour. Il n’y avait pas un bouton « pause » quelque part, pour qu’il s’arrête ?

« Celui ci a créé une amazone dans le but de tuer Elliot si l'occasion s'en faisait sentir. Le nain a créé une arme capable de briser une âme avec l'aide des tiens. La sois disante représentante de la justice essaye de retrouver les traces de l'armée de son chers et tendre pour en prendre la tête. C'est en eux que tu as mis toute ta confiance. » Il secoua la tête « Ils continuent à agir dans l'ombre et résultat... encore l'un d'entre vous est tombé. Et ce n'est que le premier d'une très longue liste. » Il me fixa et continua « Si tu attends l'heure d'Apollon pour réagir, tu n'auras peut-être plus à attendre longtemps vue comment se déroulent les choses à l'heure actuelle. Vous vous éloignez les uns des autres. »

Il y avait sûrement du vrai dans ce qu’il disait, mais il y avait une chose qu’il aura vraiment dût s’abstenir de mentionner. Apollon était un sujet dangereux, qu’il valait mieux savoir maîtriser pour pouvoir m’en parler, et c’était là l’erreur de Phobos. Il ne savait rien d’Apollon, parce qu’il n’en avait strictement rien a faire de son sort, de plus cela me rappelait étrangement une autre discussion, que nous avions eu quelques mois plus tôt. Mal maîtrisé, le sujet « Apollon » me mettait hors de moi, et avait tout sauf l’effet escompté. A croire que Phobos, ne savait au final pas se renouveler lorsqu’il me parlait puisque au fond, c’était toujours un peu les même choses qui revenaient. La dernière fois, c’était Iota. Il avait fait tout un discours concernant le fait que nous ne prenions pas soin les uns des autres, la preuve étant que je n’avais pas remarqué qu’elle était venue me faire ses adieux. Évidemment, il ne s’était pas attendu à ce que je m’en sois rendu compte. En fait bizarrement, lorsque une personne tentait de me convaincre de faire quelque chose c’était toujours mes proches qui étaient concernés par l’argumentaire et je commençais à en avoir vraiment plus qu’assez :

- Ne me parle pas de manipulation, et ne fait pas comme si le sort d'Apollon pouvait t'importer, tu t'en moque bien. Dis-je en fusillant Phobos du regard. C'est tellement facile pour vous, de jouer sur la corde sensible. Repris-je faisant cette fois-ci référence aux deux individus qui se trouvaient avec moi. Pense à tes chasseresses Diane, n'aimerais tu pas un monde où tu pourrais les revoir ? Pense à ton frère Diane, bientôt il sera top tard, je ne veux plus perdre qui que ce soit Diane. Dis-je en adoptant volontairement une voix plus grave pour les singer. La prochaine fois, quel sera l'argument mit dans la balance ? Pitch, Apple, ou pourquoi pas Hippolyte et Iota du côté des morts ? C'est toujours la même rengaine avec vous. Finis-je exaspéré

Phobos parlait de manipulation, mais il ne valait pas mieux, parce que c’était exactement ce qu’il était en train de faire. Tenter de jouer sur la corde sensible, sur mes regrets et mes craintes. Ce n’était pas une nouveauté que je vivais mal la perte des gens auxquels je tenais, et c’était l’argumentaire que tout le monde me servait à chaque fois, a un moment je commençais à en avoir ras le carquois.

Apparemment, il ne s’était pas attendu à ce que je lui réponde cela. Et sembla déboussolé, je pouvais ressentir du doute émanant de lui, sa petite tentative de manipulation n’avait pas eu l’effet escompté, peut-être que la prochaine fois il travaillera mieux son argumentaire. Manifestement, il n’avait pas l’intention de s’avouer vaincu ce qui me lever les yeux au ciel :

«  Ne cherchez pas qui a tué Eulalie. Cherchez plutôt qui est responsable de cette mort. Et cette personne est toute désignée. »

Il tourna la tête vers Hypérion qui ne réagit pas. Techniquement, il l’avait dit que si elle était morte c’était de sa faute, il semblait en assumer pleinement la responsabilité et ne pas chercher à se dédouaner, je ne savais pas trop ce que Phobos essayait de faire mais cela se voyait qu’il était a court d’idée. On n’offrait pas des cours de rhétoriques chez Chronos ? Secouant la tête, je remarquais que l’attention du titan était reporté ailleurs, derrière Phobos, je pouvais également ressentir de la peur émanant de lui, et l’origine de cette crainte ne tarda pas à se matérialiser sous nos yeux, puisque aux côtés de Phobos venait d’apparaître Cavalier numéro 1, bientôt suivit par Cavalier numéro 2 de l’autre côté. J’avais hésité à les renommer « Tic » et « Tac », mais au final numéro 1 et numéro 2 cela sonnait mieux. C’était certainement l’un des deux, qui bloquait les communications avec « l’extérieur ».

- Je vois que tu as amené des amis avec toi. Commentais-je avec cynisme

« Comparé à toi, je ne suis d'aucune importance à ses yeux. »
Répondit-il « Peut-être que tu trouveras en quoi tu leur est encore utile. Qui sait... ils reprendront peut-être avec vous, là où ils se sont arrêtés par le passé. » Il regarda Hypérion et continua « Mieux vaut venir protégé face à des tyrans. »

Son regard s’attarda une dernière fois sur moi, avant qu’il ne disparaisse avec les cavaliers. Bon débarras, au moins une chose de moins à gérer aujourd’hui. J’émettais des doutes quant au fait que Phobos sache vraiment ce qu’était un tyran où qu’il en ait personnellement côtoyé un, mais s’il voulait je pourrais lui décrire en long en large et en travers les siècles passé sous le règne de Zeus qu’il s’en fasse une vrai idée.

- Eh bien, j'ignorais que ma petite personne avait autant d'intérêt.
Ironisais-je. Je devrais tenir des comptes, a chaque fois qu'on tente de me manipuler.

En tout cas, Hypérion semblait plus rassuré, et en sécurité même je dirais à en croire ce que je captais par l’empathie. Il sembla s’assurer qu’il n’y ait plus de tierces personnes aux alentours avant de reprendre la parole :

« Ils essayent de semer le doute entre nous. Entre nous tous. » Il recula afin de rejoindre le banc et de s’asseoir dessus. « Il est trop tôt.  Je ne peux pas lui imposer cela. Pas maintenant.»

Il semblait avoir changé d’avis quant au quatrième cavalier, pas que je sois étonné après l’arrivé de Phobos et des deux autres.

- Il n'y a pas besoin d'eux pour semer la discorde, on y arrive très bien tout seul. Répondis-je le regard fixé vers la mer, les mains dans les poches de mon manteau. On n'a jamais vraiment su comment agir en tant que famille, dès le départ, des alliances se sont forgés dans le dos de certains, d'autres ont fait croire qu'ils partageaient la même vision des choses que certains pour au final, révéler leur vrai visage des siècles plus tard et en venir au chantage pour essayer d'arriver à leur fin. On se méfie les uns des autres, on en laisse volontairement de côté parce qu'ils ne partagent pas les même idéaux que nous, et on en vient même à créer les pertes au sein de nos rangs. Franchement, il y a pas besoin d'eux pour cela.

Quand je repensais a tous ces siècles d’existence, c’était la seule conclusion qui me venait à l’esprit. Et quelque part, j’admettais que je me sentais lassée. J’essayais vraiment de reprendre ce qu’Arès avait commencé à construire de son vivant, de crée une véritable unité au sein d’Olympe mais la tâche n’était pas des plus faciles et j’avais souvent plus l’impression de brasser de l’air qu’autre chose. Hypérion avait semblé m’écouter pendant que je me confiais, néanmoins je pouvais remarquer qu’il souriait alors que ce que je venais de dire n’avait pas grand-chose de drôle. Il allait bien ? C’était le contre coup de l’affrontement avec Phobos ? Ou alors c’était nerveux. Pas que je lui jette la pierre, je suppose que j’aurais aussi pu avoir un fou rire nerveux suite à tout cela. Je haussais néanmoins un sourcil :

- J'ignorais que je venais de faire de l'humour


« L'espoir... » Dit-il en me regardant toujours assis sur son banc le sourire aux lèvre « Je suis convaincu qu'elle le représente. » Son sourire s’agrandit « Ils sont venus à trois. Trois pour un infirme. » A nouveau il me regarda droit dans les yeux et continua « Il avait raison, Diane. » Confia-t-il « Rien que contre lui, je ne faisais déjà pas le poids. »

Oh. Effectivement, si rien que contre Phobos il peinait pourquoi un tel déploiement de puissance ? Mon fils n’avait-il pas suffisamment confiance pour réussir tout seul ? Ou bien Chronos avait peur de quelque chose et ils ont décidé qu’a trois ils mettaient toutes les chances de leur côté ? La question demeurerait probablement sans réponse, mais cela faisait réfléchir.

« Ils ne sont pas suffisamment confiant. Ça nous laisse un espoir d'être à la hauteur face à eux, quand le moment viendra. Trois pour nous dissuader de ce qu'un seul aurait réussi à faire. » Il marqua une pause et continua « Je ne peux pas imposer à Elliot de créer aujourd'hui son cavalier. Il n'est pas encore prêt. Ca précipiterait les choses. Peut-être que je fais fausse route, mais je pense que pour une fois, nous empruntons le même chemin, Chronos et nous. »

A nouveau il s’interrompit pour se lever et me rejoindre

« Si ils n'arrivent pas à nous diviser de cette manière là, ils tenteront autrement. Il faudra juste se montrer prudent et ne jamais oublier qu'on est plus fort quand on est tous ensemble. » Conclut-il en posant sa main sur mon épaule.

Cela ne dura qu’une fraction de secondes, mais dès que sa main entra en contacte avec mon épaule j’eus comme un flash. Il y eu d’abord une créature franchement hideuse qui tourna la tête et me regarda avant de grogner après quoi le décor changea, a la place de la créature c’était Phobos que je voyais maintenant, mais il s’agissait d’une scène que j’avais déjà vécu, puisque cela remontait au début d’année, lors de notre dernier face à face :

« Il m’a demandé quelque chose, mais j’ignore si j’y arriverais... »

A nouveau la scène changea, ce n’était plus Phobos que je voyais à présent mais Chronos, ce dernier se trouvait au pied d’une montagne dans un monde obscure :

« J'ai besoin de toi, Phobos. Il n'y a que toi qui peut me permettre d'aller jusqu'au bout de cette manière ci. »

A nouveau, cela changea. Si le monde semblait être le même et si Chronos était toujours présent il y avait également Phobos et les deux cavaliers, ainsi que d’autres personnes que je ne distinguais pas :

« Le point fixe se créera à ce moment précis. On ne pourra pas revenir en arrière. Ni eux, ni nous. Ce moment sera inéluctable. »

Tout se brouilla au moment où la main que Hypérion avait posé sur mon épaule s'en détacha et je remarquais un filament de Sable Noir tomber en cendres. Il ne semblait pas en avoir conscience, et il semblerait que je dois la seule à avoir vu tout cela. Son pouvoir était-il resté activé même après son affrontement avec Phobos ? Quoi qu’il en soit, j’avais vu un fragment du temps. Passé, futur, présent ? Aucune idée, tout ce que je savais c’est que j’avais non seulement vu mais aussi ressentis comme si j’étais vraiment là, lors de ces moments. Il n’y avait rien pour la créature, mais quand Phobos avait parlé c’était de la peur que j’avais ressentis, pour Chronos c’était surtout de la détermination mais pas que. Lorsque le lien s’était brisé c’était clairement de la crainte, du doute et de la peur ainsi qu’un sentiment bien plus fort enfouis au fond de lui. Quelque chose de tellement puissant qu’au moment où je l’avais ressentie le lien avec le Sable noir s’était brisé et j’étais revenu à la réalité. Il y avait clairement quelque chose enfoui au fond de Chronos, quelque chose de puissant, de trop puissant même, capable de le briser en un claquement de doigt. Il fallait que je parle de tout cela à Hypérion, mais d’abord je m’accordais quelques minutes afin de reprendre mes esprits et de réfléchir à comment lui en parler sans que cela ne soit complètement confus.
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