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 Oyakodon kudasai [Fe]

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Oyakodon kudasai [Fe] - Page 2 _



________________________________________ 2020-11-06, 15:03


Timothy se fichait pas mal de savoir si Sanada était le genre de personne à poser des questions auxquelles il ne voulait pas de réponse (faux, mais faîtes genre). Il partait du principe que, comme tout le monde, il s’en fichait au fond, et voulait juste avoir l’air sympa en retournant la question à un gars qui, un jour, s’est intéressé deux secondes à ce qu’il faisait lui. Bon, un peu plus de deux secondes, mais Tim était, parfois, un peu trop passionné sur les bords et il vouait une admiration sans borne aux codeurs. Il était déjà pas foutu d’écrire sa langue maternelle, alors apprendre un nouveau langage pour donner vie à des images, ça le dépassait totalement.

Il préféra, aussi, ne pas revenir sur le fait qu’il ne pouvait pas être con. Il sentait que le sujet était dangereux et pourrait réveiller des choses qu’il ne voulait pas réveiller. Ça lui allait, au fond, à Timmy, d’être le petit débile du fond de classe. Il préférait qu’on ne le regarde pas trop et que personne ne voit avec quelle facilité il passait d’un jeu à un autre, ou d’une équation à une autre, si tant était que l’équation s’intégrait dans un univers inventé de Science-Fiction. Car l’intelligence de Moignon avait certaines limites tout à lui. Il était bien incapable de faire deux plus deux (ou presque), mais pouvait expliquer pendant trois heures pourquoi c’était tout à fait possible qu’ils soient dans le monde réel.

Ce qu’il ne fit pas. Pas plus qu’il ne cria à Sanada de se bouger le cul et de fouiller ses poches, plutôt que de hausser les épaules comme un con. Non pas que l’envie lui ait manqué, mais Timothy avait un peu peur des représailles et n’avait pas très envie, au fond, de s’énerver sur son ami. Ses amis restaient ses amis, même si Timmy les boudait. Il ne voulait pas de mal à Ryû, pas plus qu’à Sanada. Il voulait juste se barrer d’ici et mettre fin à cette histoire pourrie dans laquelle il était, clairement, le seul à souffrir, comme d’hab…

Rien que sa façon de s’asseoir bien droit, le pinceau coincé entre les doigts comme s’il s’apprêtait à écrire une dictée, le soûla sévère. Il essaya bien de se forcer à s’asseoir de façon plus… Timmyesque, mais ça ne marcha pas. Pas plus qu’il ne réussit à calmer le cœur battant de Min-Ho pour la jolie demoiselle de ses dessins. Alors, oui, Tim pouvait dire que l’autre était un bon dessinateur (même si ce n’était pas trop son style à lui), mais là quand même… il allait un peu loin le petit Coréen et Timothy n’aimait pas ça. Pas plus qu’il n’aimait devoir préciser, à Sanada, qu’il ne valait mieux pas aller dans ce quartier.

avatarYoshiwara, ça te parle ? Non ? Parce que je peux te dire direct qu’à mon avis, le petit Min-Ho, c’est pas son petit-copain, hein… Par contre, c’est typiquement le genre de femmes à qui on donne des rendez-vous.

Timothy essaya de se parer d’un regard appuyé plein de sous-entendus, mais il ne fut pas sûr de bien réussir à faire comprendre à Sanada tout ce qu’il essayait de sous-entendre. Ce qui ne se résumait plus à un ou deux mots, mais des pages et des pages d’histoire, de castes, de femmes, de culture et de… prostitution.

avatar
Je crois que c’est une oiran.


Ou l’une des femmes les plus influentes du Tokyo de l’époque, dans le quartier de Yoshiwara. Des femmes magnifiques, qui ont fait la mode de leur époque (au grand damne des parents) et qui tenaient, dans leurs mains, des centaines d’hommes et des thunes… à n’en plus finir. Des femmes plus influentes que les geishas, sans le côté « classe » de ces femmes de culture. Ce n’était pas à une oiran que l’on demandait un morceau de musique.

avatarÇa se voit à son kimono. Le nœud est devant et pas derrière, donc c’est une p-p-prostitutée, souffla-t-il, plus bas, aussi rouge qu’une tomate. Et vu la beauté et la multitude de ses… trucs, là, dans sa coiffure, c’en est une des meilleures. Donc une oiran. (Il regarda Sanada de haut en bas.) Clairement pas dans tes moyens. Par contre, même les pauvres ont le droit de l’admirer pendant ses parades. Donc…

Il battit des paupières, innocent, en mettant sur le compte de Min-Ho ses connaissances sur le Japon. Non, Timothy ne connaissait pas toutes ces choses-là. Non, Timothy ne savait pas reconnaître une femme japonaise d’une prostituée japonaise. Non, il ne pensait pas qu’il aurait bien aimé enfiler un kimono de femme, lui aussi, juste pour voir. En revanche, assister pour de vrai à une parade d’une oiran, même si ça le faisait entrer dans le quartier rouge, il ne pouvait pas dire non. Ce devait être un spectacle hallucinant !

avatarTu ferais bien de regarder dans tes poches, quand même, si t’as pas sur toi ce que t’as volé.

Il ne put pas s’en empêcher. Pas plus qu’il ne put s’empêcher de rouvrir le carnet de Min-Ho à une page vierge pour dessiner, avec son pinceau et l’encre de chine, son ami Ryû, tout en attendant que viennent leurs oyakodon, le meilleur plat que Tim connaisse, après les paninis et les noisettes, évidemment.

avatarPar contre, va falloir trouver un moyen d’attirer son attention, si tu veux qu’on aille voir l’autre, enchaîna-t-il, les yeux rivés sur son beau dessin. Ces femmes-là, ça s’impressionne pas de n’importe quoi.

Des thunes tintantes, sans doute. Pour le reste, par contre…



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________________________________________ 2020-11-07, 16:49


Sanada se demandait ce qu’il se passait bien dans la tête de son ami pour qu’il soit si sur la défensive … Il n’avait pourtant rien du de mal, et rien fait de mal … Il lui avait peut être emprunter de l’argent sans lui rendre ? Non…Tout le monde savait qu’on ne devait pas passer de l’argent à Sanada aux risques de ne jamais les revoir … alors quoi ? Il se demandait alors ce qu’il se passait dans sa tête….. Et il avait envie de savoir pour de vrai.

Cependant, avec le stop qu’il venait de se prendre à l’instant, et ce que Sanada comprit que Tim pensait de lui, il n’avait plus très très envie de savoir et aurait préféré largement bouder comme pas possible. Après tout, il était la victime de diffamation ici…. Sanada avait juste faim en réalité. A la question de son ami, il releva les yeux et boudant encore répondit simplement.

- Pourquoi ça devrait me parler ?

En réalité, cela aurait pu, parce qu’il en avait déjà côtoyé et tout ça des endroits du genre… mais pour le moment il était dans une période mauvaise foi. Sanada eu un regard vers Tim et il attendait … Oh Sanada avait bien compris que le sexe était un sujet un peu honteux pour Tim et justement, c’était bien de se venger de ce qu’il venait de penser de lui. Tiens, débrouilles toi pour m’expliquer. Sanada ne montra rien et attendait en l’observant très très attentivement. Il regarda l’explication, et sourit à peine quand il buta sur le mot prostituée…. Oh mon coco tu es fini.

- Une quoi ?

Sanada se mit à rire alors qu’il tapota rapidement l’épaule de son ami avec un sourire qui sous entendait clairement qu’il avait compris.

- Tu en sais bien des choses, que me caches tu ? Et sache que je n’ai pas besoin de moyen pour ce que tu penses, il suffit juste que j’enlève mes vetêments.

Il eu un rire un peu …. Sadique ? Non ? Ce n’était pas ça, mais ce rire voulait bien dire qu’il était en train de se moquer de son ami par vengeance encore une fois. Il fallait pas le chercher Sanada. Il n’avait que faire de plein de chose alors quand il prenait le temps d’apprendre à connaître quelque chose, ou quelqu’un, il le faisait avec la plus grande des curiosités. Qu’on lui dise qu’il s’en fou, ça l’énerver en faite. Sans rien dire, Sanada se mit à toucher ses poches. Une puis l’autre, puis une.

Il en sortit de la monnaie de l’époque certainement voler il n’y a pas longtemps et une clé qui semblait être fait en or… ou en tout cas dans un métal brillant.. aucune chance pour quelqu’un comme Rûy se retrouve avec ça … Absolument aucune. Sauf si c’est ce qu’il a volé.

- Sérieux j’ai volé une pauvre clé toute minable ? C’est quoi ce voleur de merde là. Pfff

Sanosuke n’avait pas été un ange, et il avait volé plus de chose que ce qu’il devrait pouvoir l’avouer, alors la clé … il trouvait ça pas cool du tout. La nourriture servit, Sanada commença à manger bruyamment. C’était chaud et il se brula la langue, mais tant pis. Il avait remit la clé dans sa poche pour pas la perdre. Mangeant à la vitesse de l’éclair, et en foutant de la bouffe partout, Sanada répondu.

- L’impressioner ? Ouais, tu as pas de la thune par hasard, parce que je crois que je suis à sec. Avec Zanza elle aurait été obliger de me remarquer. On peut essayer de la trouver ou de la faire faire mais on ne sait pas combien de temps on a alors je ne pense pas que cela soit une bonne idée.

Il continua de manger et parler en même temps sans faire attention à son ami et aux éclaboussures potentielles qui pourraient lui arriver dessus. Une fois toutes les deux finis de manger (Je te laisse dire combien de temps a pris Tim) Sanada sourit.

- RESTO BASKET

Et d’un coup, il fit en sorte de faire tomber quelqu’un avec un cloche pied. Cette personne, bien sur, l’attaqua directement et le combat se finit à l’extérieur du restaurant. L’homme était fort, un bon adversaire, mais pas assez pour se battre contre Sanada. Sans avoir sa force de l’époque, il avait ses connaissances, et il savait comment faire mal. Le combat se passa vite et bien, et on l’applaudit de son courage alors qu’il dit que ce n’était rien, il s’approcha de Tim et se mit à marcher dans une ruelle avant qu’il entends dire « Oh non il a oublié de payer ». Niark Niark.

Avançant sans se faire remarquer, il finit à un moment par se tourner vers Tim. Il savait qu’il s’était approcher du quartier d’où ils étaient partis, mais il n’était pas sur que c’était l’endroit où aller.

- Alors Ptif chef on va où maintenant ? Parce que je ne suis pas bon en orientation, je me perds tout le temps moi c’est une calamité !

Mais il continuait d’avancer sans savoir si c’était la bonne direction ou pas du tout, c’était comme ça que l’on rencontrait le plus de monde, et que l’on pouvait régler tous les problèmes ….



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Oyakodon kudasai [Fe] - Page 2 _



________________________________________ 2020-11-10, 09:09


Sanada pouvait dire ce qu’il voulait, ça ne touchait plus Timothy. Vous y avez cru ? C’était impossible, évidemment, et même si l’écureuil voulut s’en persuader, il ne pouvait tromper personne. Il plissa fort les yeux alors que l’autre boudait au moins aussi bien que lui. Pourquoi ça devrait lui parler ? Parce qu’il était Japonais et qu’il venait de l’époque dans laquelle Yoshiwara ne manquait pas de renommée ? La réponse semblait claire et nette pour Tim, mais il ne répondit pas, conscient que son ami semblait juste vouloir n’en faire qu’à sa tête. À deux idiots butés, ils n’iraient pas très loin, tout de même.

Timothy pensait faire des efforts en mettant ses inimitiés de côté pour se concentrer sur ce qu’il avait découvert dans son étrange carnet. Il fit part de ses suppositions à Sanada, se permit peut-être une remarque désobligeante, parce qu’il était toujours autant soûlé par tout ce qu’il venait de se passer et ces différences notables entre l’autre et lui-même, mais au fond, Timmy avait cessé de bouder. Il pensait que ça suffirait à calmer le jeu, ramener un peu de sérieux et concentrer le programmeur sur le problème : ils devaient se barrer d’ici. Sauf que même là, les deux n’étaient pas franchement sur la même longueur d’ondes.

L’autre semblait, au contraire, prendre un malin plaisir à ricaner de Timmy (comme à peu près tout le monde) et lui mettre en pleine tête sa gêne pour pouvoir se moquer de lui. Le rire força l’écureuil à rentrer la tête dans les épaules et serrer les dents. Tim faisait-il chier tout le monde sur des détails aussi… aussi… il n’avait pas de mots, mais il aurait bien aimé pouvoir imposer un peu de respect à ses amis, et qu’on ne s’amuse pas de ses réticences. Non, il ne voulait pas parler de prostitution ; non, il n’aimait pas être trop proche des femmes ; non, il n’avait pas envie d’avoir une petite-amie. Merde à la fin ! N’avait-il pas le droit à un peu de paix de temps en temps ?

Et voilà que Sanada en remettait une couche en insinuant qu’il en savait trop pour être tout à fait innocent. Ce fut la goutte de trop pour Timothy qui vit rouge. Surtout qu’il était persuadé, lui, que Sanada pouvait bien se foutre à poil devant tout le monde, ça n’intéresserait personne et surtout pas une oiran. Ce n’était pas une petite prostituée de bas étage, mais la plus populaire de sa maison. Le top du top, la crème de la crème, une femme habituée à avoir tous ceux qu’elle veut et elle ne veut que l’argent. Alors Ryû et ses larcins moisis… franchement, Tim eut presque envie de le voir se prendre une claque monumentale devant le désintérêt de la dame.

Sauf qu’il était gêné et énervé, un combo qui ne faisait pas bon ménage pour l’écureuil.

avatarJe cache rien du tout ! s’emporta-t-il, blessé par ce qui était, au final, une bien grosse vérité. Faut être un débile pour faire genre qu’on aime un truc sans s’y intéresser deux secondes. Surtout si on veut le dessiner ensuite ! (Il eut un silence un peu long avant de trouver comment sortir de son aveu.) Min-Ho le dessine, évidemment.

Timothy releva un peu le menton, conscient qu’il s’était sûrement grillé un peu, mais puisqu’il était persuadé que tout le monde s’en fichait, il ne voyait pas pourquoi Sanada comprendrait les sous-entendus-pas-très-sous-entendus, dans ses mots. Tim avait toujours été le débile du fond de la classe, oui, mais ça ne voulait pas dire qu’il l’était vraiment. Quand il s’intéressait à un sujet, il s’y intéressait à fond. C’était aussi à cause de ça qu’il connaissait pas mal de choses sur les dinosaures, par exemple. Puisqu’il aimait les mangas, les animes et tout ce qui touchait à la culture japonaise, il se devait de faire des recherches poussées et ne pas se contenter de ce qu’un auteur avait jugé bon de dire dans son œuvre.

Sinon, il deviendrait aussi chiant que ceux qui croient que le Japon est un pays de bisounours tout mou. Et il refusait de devenir ça.

Parenthèse fermée, Timmy mit un trait final à son beau dessin de Sanada qui, s’il s’y intéressait deux secondes, aurait vite vu la différence de style entre Tim et Min-Ho, une différence impossible à masquer et à faire passer sur le compte d’un « personnage ». Ce qui voulait dire que même sans le corps de Min-Ho, Timothy était un bon dessinateur. Et ceci est dit en toute innocence.

avatarUne pauvre clé toute minable ? répéta-t-il, excédé par le jugement hâtif de son ami. Au Japon, en 1878, tu trouves une clé. Une clé. Et tu trouves ça minable ? Tu crois qu’ils ont des alarmes et des écrans full HD dans leurs baraques ? Personne ferme rien à clé ici !

La vue de cette clé titilla un peu Min-Ho. Même si Timothy avait envie de faire comprendre à Sanada que la clé ne pouvait ouvrir qu’une chose très précieuse dans un monde comme celui-ci, il sentait que le Coréen n’avait pas très envie de partager les mêmes informations avec Ryû. Comme s’ils n’étaient pas amis, mais juste partenaires d’une galère qui les dépassait tous les deux. Entre les plans des bâtiments, les nombres de garde, les rondes et le dessin de cette oiran, Timothy était un peu perdu, mais il sentait qu’il devait y avoir un lien.

Sauf que ce n’était pas lui, l’intellectuel du groupe.

La diversion de la nourriture arriva au bon moment. Lentement, en se reculant pour ne pas se payer les éclaboussures de l’autre dégueulasse, Timothy prit le temps de savourer son oyakodon. Les mots de Ryû se trouvaient une place dans l’esprit de l’écureuil, même s’il ne répondit pas, plongé dans ses réflexions. Un lien, il devait trouver un lien !

Quand Ryû bondit en criant resto basket, Timmy se contenta de le suivre du regard et de rester bien assis à sa table. Il prit le temps de finir son plat, de ranger le tout très soigneusement à sa place et de prendre son carnet sous son bras, sans oublier son pinceau. À l’instant où Ryû finissait son combat dehors, Min-Ho avait réussi à se faufiler hors du restaurant sans être vu et le rejoignit plus loin dans la rue. Ne pas payer son repas lui laissait une impression bizarre de danger. Un danger auquel Sanada lui-même n’aurait pas très envie de faire face.

Mais il écarta toutes ces réflexions d’un coup de main mental.

avatarD’abord, on va dans la bon quartier, et il est pas dur à trouver. (Tim non plus n’était pas un génie de l’orientation sauf… dans un jeu, devant une carte. Il ouvrit son carnet.) Par là. Dans moins de dix minutes, on devrait apercevoir la porte et entrer dans le bon quartier. Si j’en crois les notes du Coréen, son crush fait une parade dans… vingt minutes. Parfait, en route !

Min-Ho referma son carnet et poussa Ryû dans la bonne direction. S’il se mettait en tête qu’ils étaient dans un jeu-vidéo, que ça n’avait rien du monde réel et qu’ils devaient juste finir le niveau pour rentrer chez eux… alors Timothy était sûr de pouvoir s’en sortir. Il fallait juste qu’il réfléchisse en écartant de ses pensées toutes les données qui se rapportaient au monde réel : le toucher, l’odorat, le goût. Tout oublier et se concentrer sur le reste.

avatarDans un jeu, si on était les héros… je dirais qu’on essaierait soit de voler un truc hyper précieux, soit de faire un attentat contre quelqu’un de pas bien, soit de déjouer un attentat contre quelqu’un de bien.

Avec les éléments qu’ils avaient, il ne pouvait rien voir de plus pour l’instant, comme scénario. Enfin… si, mais il préférait garder les autres pour lui, parce qu’ils étaient franchement tirés par les cheveux.

En débarquant sous la grande porte qui indiquait la délimitation du quartier rouge, Timothy indiqua à Sanada de ne pas faire de vagues et de continuer à marcher jusqu’au cœur du quartier. Ils virent passer, autour d’eux, autant de kimono noués à l’avant que noués à l’arrière et le Coréen dut se concentrer sur sa route pour ne pas rougir de honte. Surtout que les regards qui le mataient n’étaient toujours pas amicaux. Même dans un quartier comme celui-ci, où seul l’argent devrait compter, ses origines ne passaient pas inaperçues.

avatar
Tiens regarde, à mon avis, c’est par là.


Il pointa, d’un doigt, un attroupement en marge d’une rue qui laissait assez de place pour le passage d’une procession. Tim essaya de se faufiler un passage, mais heureusement pour lui, sa grande taille faisait un peu tache au milieu du paysage et il put se contenter de regarder par-dessus toutes les têtes des spectateurs.

Et il vit, alors, la oiran pourfendre la foule. Suivie des ses suivantes, comme le veut la tradition. D’un pas lent, cadencé par un temps d’arrêt à chaque nouveau pas en avant, la Japonaise se présentait dans ses plus beaux atours, peinturlurée de oshiroi, et décrivait, de ses pieds, des cercles parfaits. En tout et pour tout, ses vêtements pouvaient peser jusqu’à une trentaine de kilos, voire plus, et pourtant, seule la détermination se lisait sur son visage blanc.

avatar
Maintenant qu’on l’a trouvée, il faut juste att-…


Moignon fut coupé en pleine phrase (ce qu’il détestait mais arrivait souvent) par un cri perçant la foule. Il se retourna pour découvrir un doigt sale pointé dans leur direction. Le petit homme, affublé d’un kimono en piteux état, le visage recouvert d’un peu de terre, donnait l’impression d’avoir vu un fantôme.

avatarV-v-v-vous ! cracha-t-il, littéralement. Vous êtes pas d’ici ! (Il apostropha un homme à sa gauche.) Ils s’appellent Timothy et Sanada ! Ils viennent de Storybrooke ! Ne croyez pas leurs mensonges ! Ce sont des imposteurs ! Des traîtres !

Timothy n’y comprenait plus rien et le fit savoir à Sanada en attendant qu’il les sauve tous de cette situation. En attendant, la parade s’était arrêtée à leur hauteur, intriguée par le brouhaha et l’attention que l’on venait de voler à la oiran.



Une parade de oiran:


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________________________________________ 2020-11-11, 18:38


Après avoir fini de manger et de s’être dirigé vers la parade. Il se passa plein de chose de dingue, digne d’un film mit en avance rapide qui n’avait ni queue ni tête… d’où un cactus se change en sapin ? Aucune idée, mais c’était a peu près le genre de scène à laquelle pensait Sanada alors qu’il était en proie à …. d’étrange interrogation.

D’abord donc il avait appris que Tim aimait dessiner, il y pense ici parce qu’il ne pourra pas le dire plus tôt …. Et il fallait qu’il y pense pour quand il serait sorti de ce lieu. Il allait le coller sur une chaise avec un stylo et une feuille et il allait lui montrer ce qu’il savait faire … ce qu’il dissimuler. L’impatience de Tim à cacher des informations rendaient le programmeur encore plus suspicieux et ça … ça il ne valait mieux pas le jouer tout de suite sinon on en aurait pour l’année prochaine.

Il n’avait rien dit justement sur le fait que pour lui, une clé servait à rien. Surtout à son époque où tout pouvait se percer avec une petite bombe. Et il n’y avait pas toutes les protections qui existent aujourd’hui. Alors une clé, il n’en voyait pas l’intérêt, mais il l’avait gardé.

Puis, il y avait eu le combat pour partir sans payer… Rapide, claire et précis, rien de mieux pour partir sans payer que le faire avec le plus de bruit possible. Sanada était d’accord avec Tim dans un jeu, ils auraient eu une quête, mais là il n’avait aucune idée si c’était une putain de quête ou pas. Dans le quartier, Sanada souriait aux femmes avec une désinvolture non feinte. Il n’avait pas envie de coucher avec elles, bien qu’elles soient la plupart d’une beauté exquise. Alors ils disaient tout simplement bonjour d’un grand sourire.

La parade de la Oiran se fit alors et alors qu’il allait trouver un moyen (très Sanada) de se faire remarquer par ce beau petit monde, quelque chose l’en empêcha. C’était comme les bugs de certains jeux vidéos, qui empêche d’ouvrir la porte qui mène au niveau suivant … c’était un peu ça … sauf que ça avait la forme d’un vieux. Le vieux cria alors que Sanada haussa un sourcil.

- Avec ta tête de con toi non plus…

Il avait murmuré surtout parce qu’il savait qu’il n’avait pas le droit de lui mettre la tête dans le sol comme il en avait envie d’une manière démesuré. L’homme l’avait un peu traité d’imposteurs (ce qu’ils sont) et Sanada n’appréciait pas des masses. Alors que Sanada observa la Oiran il lui fit un signe pour dire de pas s’en faire. Elle repartit, déçu peut être de ne pas avoir eu le droit à un peu d’action ? Qui peut savoir ce qui se passe réellement dans la tête d’une femme qui doit toujours avoir la tête haute pour se montrer digne de l’argent qu’on lui donne.

Sanada se reprit à regarder l’homme qui était en train de se prendre la tête entre les mains. Il commence à dire de plus en plus de chose … Sanada le regarde alors qu’il parle de la seconde guerre mondiale … il était pas censé savoir ça à l’époque … C’était un peu plus tard que ça arrivait, bien que Sanada se fiche de l’histoire comme de sa première chaussette. Alors qu’il parlait de plus en plus de fait divers qui avaient eu lieu, l’homme se mit à se griffer le visage pour sortir les images qu’il avait dans sa tête … il ne les voulait pas dans sa tête. Il les voulait DEHORS !

L’homme s’arrêta de dire des choses et d’autres alors que Sanada et Tim l’avaient pousser dans un renfoncement pour qu’il arrête de déranger tout le monde autour de lui. Puis il les regarda et fini par dire :

- Vous avez un magnifique ballon rouge

Il semblait émerveillé par le ballon alors que Sanada allait faire un geste vers Tim pour dire qu’il était toc toc ce mec là … mais en regardant Tim, il remarqua qu’il en avait un dans la main, et que lui aussi… Deux ballons pour deux personnages. Le vieux repris.

- Ne le lâchez pas, sinon vous ne pourrez pas repartir. Et …

Le vieux arrêta de parler alors que Sanada comprit un peu trop tard que ce mec était le chieur de leur histoire, le virus qui détruit un programme … la rayure sur le cd qui empêche le jeu de fonctionner … c’était le parasite qu’ils auraient pas du remarquer… L’homme fit un grand sourire.

- et ça serait dommage, n’est ce pas ?

- Assez ouais ...

L’homme eu le don de foutre un frisson dans le corps de Sanada alors qu’inconsciemment il se mit entre son ami et lui. Il ne voulait pas qu’il arrive malheur à Tim et ce geste était révélateur de ce que Sanada pensait de Tim. C’était son ami. Alors qu’il sortait une sarbacane, Sanada était prêt à lui foutre la tête dans le sable … exactement la même idée que tout à l’heure sauf que cette fois ci, il ne se priverait pas. Il lança sa fléchette contre un ballon mais par un miracle miraculeux, il le loupe.

Avec cette distance et cet angle, il n’aurait pas pu… du … bref, c’était impossible de louper à cette distance sauf si on était un abruti de premier. Bien content que leur parasite à eux soit un idiot…

- Arf. J’ai jamais été doué pour viser. Mais bon, on peut recommencer ? N’est ce pas ? Et si votre ballon fait boom, vous resterez ici à jamais.

Ok Ballon important pour se casser. Ill posa un regard vers Tim qui signifiait « dès que tu te tailles, je te suis ». Tim était le premier à pouvoir partir. Sanada ne pouvait pas sortir de la rue tant que Tim n’était pas sorti, et il n’avait aucune envie de devoir laisser son ami… alors il était tant de prendre leur jambe à leur cou non ?



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Oyakodon kudasai [Fe] - Page 2 _



________________________________________ 2020-11-13, 10:15


Timothy aurait bien aimé pouvoir regarder la procession comme tout le monde, admirer les beaux vêtements très colorés de la grande dame, perchée sur des semelles immenses, contempler les nombreuses broches dans ses cheveux noirs… mais non. Le monde, autour d’eux, prouva qu’il n’était ni tout à fait vrai, ni entièrement faux, alors qu’un homme se mettait soudain à hurler qu’ils n’étaient pas d’ici, qu’ils ne s’appelaient pas Ryû et Min-Ho et qu’ils venaient d’un endroit appelé Storybrooke.

Bien.
Enfin un peu de reconnaissance.

Sauf que Timmy s’en passait volontiers, de ce genre de reconnaissance. L’autre semblait perdre complètement la boule et les passants se détournaient déjà du vieux truc sûrement très attaqué par l’alcool ou la faillite… ou les deux. À cette époque, ce n’était pas si rare de trouver des hommes réduits à leur état le plus fondamental : un corps qui remue mais qui ne pense plus. Dans un quartier dans celui-ci, la seule chose qui étonnait était qu’il ne soit pas encore foutu dehors par quelques gros bras attachés à l’une des maisons de geishas ou de prostituées.

L’écureuil plissa tant les yeux, sur ses iris noirs, qu’ils ne furent plus que deux fentes sombres plus fines encore que ses sourcils. Voilà que l’illuminé se mettait à parler de guerres, de défaites, d’empereurs qui n’existaient pas encore, et même d’une abdication qui sembla profondément le perturber. Malgré lui, Timothy ricana. Un rire mi-amusé mi-nerveux qui retomba comme un soufflet à l’instant où l’autre se calma, presque trop brutalement, pour les fixer tous les deux. Pendant son délire, Tim et Sanada avaient réussi à le pousser dans un renfoncement, à l’abri des regards ou presque.

L’évocation d’un ballon rouge, absolument sortie de nulle part, laissa Tim perplexe. D’abord, il se fit la réflexion que l’autre avait, sûrement, plus d’une case de grillée par leur petit voyage dans le temps (oui, cette idée de voyage temporel ne le choquait pas tellement puisqu’il l’avait déjà fait). Il aurait même pu expliquer à Sanada que le vortex avait dû lui endommager les neurones, avec tout un tas de calculs compliqués pour appuyer sa théorie. Ce qu’il ne fit pas. À la place, il tira un peu sur son beau ballon rouge, pas perturbé pour un sou par sa soudaine apparition dans sa main.

Encore une fois, Moignon venait d’un monde où il suffisait de tirer une ficelle sortie de nulle part pour faire apparaître des pièces entières, donc bon…

avatar
C’est quoi ce délire ?! C’est diiiiiingue !


Presque admiratif, Tim échappa un sifflement gai, alors que l’autre évoquait le rapport entre le ballon et la possibilité de partir d’ici. Sanada, lui, semblait prendre toute cette histoire très au sérieux et se permit même de répondre à l’autre gars hyper trop bizarre que Timmy ne pouvait pas sentir. Une intuition, comme ça, qui le mettait mal à l’aise et lui conseillait de partir loin, très loin de ce type bizarre. Il eut, même, très envie de dire à son ami de ne pas l’encourager dans sa connerie et de juste laisser tomber. Ils trouveraient un autre moyen de s’échapper.

Sauf que Sanada se cala devant Timothy, comme pour protéger le gros débile qu’il était et qui était incapable de se protéger tout seul. Moignon fit la gueule. Blessé dans le peu d’ego qui lui restait, il recula même d’un pas et ronchonna tout bas, prêt à abandonner le programmeur, puisqu’il semblait si fort ! Mais il n’en fit rien. À la place, il baissa les yeux sur la ficelle de son ballon et la noua solidement à son poignet. Peut-être un peu trop serré, mais bon. Au fond, ça n’avait pas d’importance, il ne voulait juste pas le perdre.

Puis l’attaque siffla pas loin de lui et Timmy releva des yeux choqués sur le vieux, puis… il explosa de rire, un doigt tendu vers leur adversaire, incapable d’arrêter son fou rire. C’était de ça, que Sanada essayait de le protéger ? Tim lui montrait quand il le voulait, l’autre abruti, ce que c’était de savoir viser. Avec son clan, ils étaient les petites terreurs des fêtes foraines, rien ne les arrêtait. Les prix, ils les raflaient tous les uns après les autres. Mais il n’était pas temps de parler de fête foraine. Il était plutôt temps de jouer à…

avatarMario Kart ! cria-t-il, soudain, après son fou rire. C’est comme une partie de Mario Kart, t’as vu ! Un ballon, au lieu de trois, mais bon. Pas de kart, non plus. Mais c’est pareil. Dooooonc… faut juste se défendre et atteindre la ligne d’arrivée. HAHAHA !

Si l’autre pensait être fou, il ne connaissait pas encore la folie de Moignon qui se crut, soudain, droit dans un jeu ou une parodie de jeu. Un instant de lucidité lui cria qu’il devrait peut-être rester où il était, puisque l’autre était pas foutu de viser correctement, mais la lucidité, chez Tim, ça partait bien vite. Il fit donc la seule chose à faire dans l’instant : il cassa une brique (dans sa tête), fit tourner les images des objets à lancer et… tomba sur le carnet.

avatarPrends ça, le moche ! Comment t’es trop nul ! Haha ! Tu sers à rien !


Timothy arma son bras et visa : pile la tête du vieux. Il lança son carnet de dessins, même si ça lui fit un peu mal au cœur, mais bon, au fond, ce n’était pas le sien, et tourna les talons. Il n’oublia pas, au passage, de s’emparer de la main de Sanada et de le traîner derrière lui, alors qu’il se mit à courir dans les rues du quartier de Yoshiwara. Derrière eux, le moche courait également.

avatar
Courrez pas ! J’arrive pas à viser quand on court !


avatarTant pis pour toi, le moche ! répondit Tim, en lançant son crayon, puis des friandises volées à un stand en passant. Prends ça ! HAHAHAHA ! C’est comme un jeu-vidéoooo !

Évidemment, l’écureuil était, en vérité, absolument paniqué et avait très envie de mordre le premier truc qui lui passerait sous le nez. Ça le détendait, de mâcher. Sauf qu’en pleine course, tout ce qu’il pouvait faire c’était attraper des trucs au hasard et les balancer derrière lui, en prenant soin d’éviter Sanada pour viser l’autre abruti. Il s’en prit peut-être un ou deux, comme un gros fruit qui explosa sur son torse, mais ça ne sembla pas trop le perturber. Dommage. Timothy aurait bien aimé lui envoyer une carapace rouge ou une banane pour le faire déraper.

Si Timmy trouvait que c’était une idée de génie de fuir au hasard des rues en se faufilant entre les passants avec plus de dextérité qu’on aurait pu le prévoir (il était persuadé d’être dans un jeu, en même temps, et imaginait chaque Japonais comme un kart à doubler sans le toucher pour ne pas ralentir), il se rendit vite compte que Min-Ho n’était pas tellement plus sportif que Timothy et qu’il ne pourrait bientôt plus courir. Gambader et lancer des trucs, ça lui prenait un max d’énergie et il haletait comme un asthmatique qui venait de faire trois mètres de course.

avatarWow ! (Il s’arrêta d’un coup, le regard tourné vers une petite allée.) C’est trop coooooool !


À l’autre bout de l’allée, une porte avec écrit « Par ici la sortie ! » en lettres clignotantes. Tim était-il le genre d’homme à s’inquiéter de ce qu’il pourrait y avoir de l’autre côté avant de passer ? Absolument pas. Il bifurqua, continua de tirer Sanada derrière lui et s’enfonça dans la ruelle. Leur adversaire, lui, les suivait à la trace et continuait de lancer des fléchettes sans arriver à les toucher. En vérité, si le ballon de Timmy finit par exploser, ce fut seulement parce qu’il passa trop près d’un mur et qu’une écharde de la structure en bois vint le percer.

avatar
Hé ! Trop abusé !


Ce qu’il eut tout juste le temps d’articuler avant d’ouvrir la porte et de passer de l’autre côté.

Retour à la case départ.
Le menu du jeu, quoi.

Timothy respirait bruyamment, les mains posées sur les hanches, incapable de reprendre son souffle alors qu’ils n’avaient couru… qu’une centaine de mètres ? Un peu plus ? Il n’en avait pas la moindre idée, mais à ses yeux, ça avait été un marathon interminable ! Son corps devait se reposer, maintenant, et il lui faudrait un max de temps pour récupérer de cette histoire. Ce qui était, avouons-le, une très bonne excuse pour passer les prochains jours devant sa télévision, son ordinateur et autres consoles.

avatarComment qu’on l’a grave défoncééééé ! s’écria-t-il, au mépris total des autres invités. Et paf et tchac et boum ! Haha ! Bon, t’as pas foutu grand-chose, heureusement que j’étais là. Il est où mon gâteau ?

L’écureuil avait beau être essoufflé, il était surtout surexcité par cette histoire. Découvrir le Japon lui avait laissé un arrière-goût désagréable sur la langue, mais la fin de ce cauchemar se terminait sur une note positive : il avait pu s’éclater à faire n’importe quoi, au mépris total du danger, et en ressortait vainqueur. Ne manquait plus qu’à combler le vide dans son estomac. Si, si, le vide.

Tim se détourna de Sanada et se concentra sur le buffet pour retrouver le gâteau qu’il avait planqué quelque part, lui semblait-il se rappeler. Planqué, oui. Mais où ? Donnez un trésor à un écureuil et il le planque sans problème, mais pour le retrouver… il faudrait d’abord savoir dans quel nid il l’a fourré.

avatarTiens, cadeau, fit-il, très innocemment, en tendant une feuille à son ami.


Avant de lancer son carnet sur l’autre truc chelou qui donnait des frissons dans le dos et, en même temps, lui rappelait quelque chose… mais quoi ? Tim avait eu le temps d’arracher la dernière feuille du carnet, sans le moindre respect pour le livre (il ne respectait que les bandes-dessinées, au cas où ce n’était pas encore très clair). La feuille qu’il confia à Sanada, pour se débarrasser évidemment, il ne fallait rien y voir de plus, sinon Timmy nierait, était la feuille sur laquelle Moignon avait dessiné Sanada dans la peau de Ryû. Dans un style tout à lui qui aurait tout à fait sa place dans une de ses BDs.



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________________________________________ 2020-11-14, 14:58


Sanada n’avait pas réellement envie de rire avec ce mec. Il sentait de lui … quelque chose … quelque chose qui ne lui plaisait pas réellement. Alors … il essayait de faire en sorte d’aider et de se casser. Quand Tim commença à parler de Mario Kart, Sanada se mit à sourire malgré lui. Ouais, clairement il n’y avait pas pensé mais maintenant tout était claire. Sanada sourit encore plus en parlant de ligne d’arrivé. Cela lui va lui, même s’il se demanda un instant si c’était la Oiran l’arrivé ou quelque chose qu’il n’avait pas encore eu le temps de définir. Alors que Tim lança son carnet, se fut comme le top départ. Il pensa bien à dire que le dernier arrivé était une poule mouillé, mais comme ça déjà était utilisé dans un autre rp il ne le fit pas.

Ils finirent main dans la main à courir. Pas que cela dérange Sanada qui n’en avait que faire. Rûy certainement qu’il trouverait cela déplacé ou autre, mais Sanada non. Alors ils ont couru avec vieux moche sur les talons. Sanada suivait le mouvement de Tim et utiliser sa force pour faire tomber des choses entre eux et le psychopathe…. Arrivant à la porte, ils s’engouffrèrent dedans pour refermer derrière lui.

Puis, ils se sont retrouvés à la mairie de SB…. Sanada observa un instant les gens qui semblaient perdu… lui, il avait faim. Oui encore, et alors ? Sanada sourit.

- Pas foutu grand chose, je te ferais dire que je me suis bien débrouillé aussi !

Il sourit alors qu’il se mit à observer la table dans l’espoir de trouver le gâteau avant l’écureuil juste pour le faire un peu plus chier. Alors qu’il chercha le gâteau des yeux, Tim lui offrit un présent. Sanada le prit sans rien dire. Sanada observa le dessin et comprit bien vite le changement de style entre l’autre Tim et le vrai Tim. Observant calmement, il eu une illumination divine (si si divine).

Sans porté intérêt à toutes les autres personnes dans la pièce, parce qu’il n’était pas seul, Sanada attrapa les épaules de Tim pour le secouer avec un sourire.

- Tu sais dessiner ? Tu sais dessiner pour de vrai de vrai ? Tu veux pas m’aider ? Vas y dis oui, Ste plait et je ferais en sorte que Shinta te fasse un gâteau à la noisette !!! Plein !

Shinta était le genre à savoir se débrouiller pour faire à manger. Bien plus que Kaoru qui faisait des choses indéchiffrables, ou que Hiko qui rajouter des vitamine dedans ce qui donnait un goût absolument horrible. C’était pas le propos. Il avait les deux mains de chaque côté des épaules de Tim et le regardait bien en face.

- Aide moi à faire un jeu vidéo ! Tu m’aides déjà mais j’ai pas le temps de faire tous les designs à chaque fois, ça me prends un temps fou et même si j’aime dessiner j’aime surtout programmer, avec toi ça pourrait tellement donner un super truc ! DIs ouiiiiiiiiiiiiii !

Est ce qu’il le secouait un peu en disant ça ? oui. Est-ce qu’il allait arrêter parce qu’il l’avait remarquer ? non. Ainsi va la vie. Pourquoi chercher un gâteau aux noisettes ici quand il pourrait lui en faire hein ?



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________________________________________ 2020-11-14, 17:41


Eh oh ! Timothy était peut-être con mais pas débile ! Ou l’inverse ? Il ne savait plus, mais en tout cas, toute cette histoire ne lui plaisait pas. Déjà, il refusait d’avouer que Sanada avait aidé. Pour une fois, il aurait bien aimé pouvoir dire qu’il était le seul à avoir pu sauver tout le monde. Oui, tout le monde. Personne ne lui assurait que les autres, qui revenaient dans la fête, n’avaient pas été éjectés de leur monde grâce à lui, hein ! Il était sûr qu’il avait trouvé la sortie en premier et que personne n’avait pensé à détruire le truc moche en jouant à Mario Kart. Sans Mario. Et sans kart non plus.

Puis, il ne comptait pas partager son super gâteau qu’il avait posé quelque part, il s’en souvenait bien. Où ? Pas la moindre idée. Quelque part, c’était déjà bien, au moins ce n’était pas nulle part. Comment ça, aucune logique ? Qui pouvait encore penser qu’il y avait la moindre logique dans le crâne de Moignon ? Le vide, seulement le vide ! Le vide et la folie, peut-être aussi. Juste un peu. Juste ce qu’il faut pour les avoir sortis de cette histoire, en tout cas.

Enfin, non, Timothy n’était pas une boule à neige qu’on secoue dans tous les sens pour en faire tomber la poudre. Déjà, il n’avait pas de pellicules, merci. Puis il n’avait pas non plus de sousou dans la popoche. (Pas de sa faufaute si on le sesecoue.) Il n’était pas non plus un prunier qui ferait tomber ses fruits. Et il ne préférait pas s’attarder sur cette comparaison.

L’écureuil sentit, d’ailleurs, que ce n’était pas l’idée du jour de le secouer trop fort. Ça gronda au fond de son ventre et ce qu’il avait déjà mangé commença de remonter dans sa gorge. Si l’autre continuait… il vomirait sur Sanada, ce n’était pas possible autrement. Ce n’était pas pour rien que Moignon passait un bon paquet d’épisodes à vomir dans un coin, hors champ pour ne choquer personne. Il était sensible et fragile, voyons. Un homme très délicat. À ne toucher qu’avec des gants et des gestes doux, oui, oui.

avatarMais t’as fini, oui ! s’écria-t-il, en repoussant Sanada du mieux qu’il put. Si tu veux secouer quelqu’un, t’as qu’à t’en prendre à ton frangin ! Nan mais !

Moignon réussit à se sortir de la poigne de Sanada en glissant comme une anguille. Ou quelque chose comme ça. Il se tortilla comme un bon gros ver et recula de quelques pas. Ce qui le fit percuter le buffet et plonger une main entière dans un gâteau. Oups. Promis, ce n’était pas lui. Il se frotta les doigts sur la nappe et pria pour que le prince (policer) ne cherche pas sa belle disparue (criminel, lui) en laissant derrière elle ses empreintes.

avatarNon, je sais dessiner pour de faux, répondit-il, alors que ses sourcils noirs chutaient brusquement sur ses yeux, pour lui donner un air excédé. Bien sûr que je sais dessiner ! Bor-… (Il se retint, effrayé à l’idée de voir débarquer sa frangine.) Tu crois que je paie les factures en testant des jeux ? Ça se saurait si jouer ça rapportait des thunes, hein. Pff. Eh mais sérieux, quoi.

Timothy tira un peu sur ses vêtements pour se redonner une allure décente ou presque décente et grimaça un peu. Un peu beaucoup, peut-être. Il n’avait pas honte de dire qu’il était dessinateur professionnel, mais il appréhendait les remarques de son ami. S’il le méprisait pour ses tests, alors il le mépriserait sûrement pour le reste. Bon, OK, mépriser n’était peut-être pas le mot approprié, mais Tim était blessé.

avatarJ’en veux pas des gâteaux de l’autre. Il va encore me dire : « Oh, non, non, non, Tim, il ne faut pas faire des bêtises, c’est dangereux », imita-t-il Shinta, dans une caricature exagérée. Si on peut pas s’amuser un peu, c’est nul. Alors que personne te fait chier, toi… ni les autres… trop abusé, quoi.

Est-ce qu’il venait, plus ou moins, de donner des mots à son bon gros sentiment d’infériorité face à ses amis hyper trop cool ? Plus ou moins, oui, mais Timothy fit mine de rien en se détournant de Sanada pour repartir à la recherche de son gâteau à la noisette. Pourquoi il irait aider l’autre et attendre d’avoir un gâteau, quand il y en avait déjà un, quelque part, qui l’attendait ? Et Timmy avait le meilleur nez du monde pour pister la noisette.

avatarT’as pas besoin de mon aide, fais pas genre. (Il trouva, enfin, son gâteau.) De toute façon, j’ai pas le temps. Je suis trèèèès occupé, moi. Et ça commence par manger ça. TOUT SEUL.

Tim tourna les talons et fit face… à un mur. Bon. Il dut bien refaire volte-face et contourner Sanada, d’aussi loin qu’il le put, le menton haut dressé d’arrogance, comme le petit bébé boudeur qu’il était. Même si, sur le buffet derrière lui, il avait malencontreusement oublié une part de gâteau. Même si, en passant près de Sanada, il eut un temps d’arrêt et lâcha :

avatar
Pas avant dix heures, demain.


Mais il boudait, on a dit. Il boudait et il était prêt à jurer que Sanada n’était pas son ami et qu’il le détestait. Ce n’était absolument pas un rendez-vous, non. C’était juste une information comme ça, lancée au hasard. Voilà, voilà.



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________________________________________ 2020-11-14, 21:57


Sanada était presque triste que Tim ne partage pas sa soudaine envie de le voir dessiner avec lui. Il savait déjà que cela pourrait être une idée super et il en voyait déjà mentalement les bénéfices pour tout le monde. Bon, il comprenait que Tim n’aime pas se faire secouer, mais n’empêche que pour le reste Sanada était enthousiaste et prêt à défendre ses arguments d’être son partenaire en plus d’être son testeur.

- Mes frangins quand je leur parle, ils m’écoutent

Dit il alors qu’il suivait le mouvement de la foule du regard dans un calme presque olympien … FAUX …il était en train de trépigner sur place alors qu’il balançait son centre de gravité d’un pied à l’autre… il avait juste envie d’attraper Tim, de lui donner une feuille et des stylos et qu’ils commencent tout de suite à travailler … il ne savait même pas quoi.

- hé tu peux pas me disputer de pas savoir ce que tu fais dans ta vie alors que quand je t’ai posé la question je me suis fait envoyer balader

Il n’était pas plus en colère que ça. C’était un fait. Tim lui avait dit qu’il s’en fichait, alors Sanada avait décidé de faire en sorte de s’en ficher… mais donc, il ne pouvait pas lui envoyer dans le nez qu’il ne faisait pas que des tests pour travail puisqu’il ne lui avait rien dit, il était censé le savoir comment ? Sanada échappa un rire en écoutant Tim refaire son frère.

- Si je lui dis de faire le gâteau et de rien dire, il le fera. Et crois moi, Kenshin fait la morale à tout le monde !

Sanada savait qu’il pourrait lui demander cela, s’il disait à Kenshin que c’était important. Il est vrai que son jumeau, et ça de tout temps, adorer donner des leçons à tout le monde. Sanada en avait pour son grade lui aussi. « Ne bois pas trop » « fait attention à ta santé » « arrête de faire que jouer aux jeux vidéos » de quoi lui donner envie de lui faire manger ses chaussettes sales. Sanada ne pouvait pas comprendre le sentiment d’infériorité de Tim. Bien qu’il commençait à le comprendre doucement, Sanada ne voyait pas pourquoi. Et pour le moment cette idée restait en suspens. Sanada voulu lui prendre un bout de gâteau mais il prit tout et partit avant de lui donner un rendez vous…. Mais il avait pas dit où … Alors qu’il allait le rattraper quelqu’un dit « Oh il reste une dernière part de gâteau à la noisette ». Sanada sauta dessus pour partir en courant et en mangeant pour ne pas qu’on lui vole SON précieux.

********

Le lendemain il fut réveillé par une discussion entre son frère et son père. Ils parlaient tous les deux de ce qu’il s’était passé hier. Yahiko cria même la une à travers la maison et se plantait dans la tête de Sanada comme une tornade. « Evènement spectaculaire à la mairie de SB, un inconnu fait voyager dans le temps ». Alors déjà … on se calme, et ensuite … un inconnu ? Est ce que le monde était en train de dire que personne n’était au courant de qui était le mec qui a essayé de les tuer ? Super… super, pas du tout le genre de chose qui ne devrait pas arriver avec une ville protégé par des Dieux mais bon…

Sanada pouvait entendre la télévision dire qu’il avait aucune idée de l’auteur derrière tout ça … et que maintenant … maintenant quoi ? C’était quoi cette réforme toute pourri… interdire les ballons rouges en ville pour éviter que le type revienne ? Mais … Aussi inutile que certains decrets et loi, Sanada s’extirpa de son lit alors que la suite de la télévision lui demander de ne pas agir seul.

Il grimpa les escaliers assez vite pour voir une petite fille se faire plaquer au sol pour l’empêcher de toucher le ballon. Le ballon c’est la vie bande d’imbécile, c’était en tout cas la pensée qu’il eu alors qu’il ouvrit le placard pour se servir un verre de saké… oui du saké de bon matin. Il regarda l’heure alors que dans un mouvement mort, il sortit le téléphone de sa poche.

SMS à Tim. - Rendez vous 10h, toi qui l’a dit, j’espère que tu es levé, tu me dois une discussion.
Il lui devait rien du tout, mais comme il savait que Tim ne répondrait certainement pas, il s’en fichait d’avoir le débat plus tard. Sanada était rentré chez lui après la soirée et c’était effondré dans le lit, il n’avait pas eu le temps de faire des recherches.

- Dit Shinta, tu sais c’est quoi le travail de Tim ?
- Bien sur, il est écrivain, il fait des BDs. Certaines sont vraiment pas mal d’ailleurs.

Sanada en cracha son verre de saké par le nez. Ce petit con allait lui faire plein de dessin pour se faire pardonner de lui avoir cacher ça. Il demanda à Shinta s’il en avait quelques uns. Shinta répondit simplement qu’Yahiko les avait et qu’elle lui appartenait. Après avoir batailler avec son frère pour qu’il lui en prenne une, il sortit, torse nu et avec un baggie pour bas et des babouches en chaussures, pour aller jusqu’à chez Tim.

Il sonna à la porte et resta là sans bouger alors qu’il feuilletait la BD. Il n’avait pas le temps de lire comme il se devait, alors il préférait analyser les dessins, cogner Tim pour pas lui en avoir parler avant. Le punir de noisette par la même occasion … et ensuite lui parler de toutes ses idées qui arrivaient sous forme de rafale dans son cerveau.



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