« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 Si je saute, tu sautes ? • Ft. Pacifica

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Dazai Osamu



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Dazai Osamu


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________________________________________ Mar 3 Nov 2020 - 20:41

It's a little sudden but I think I will hang from my neck now. I think I want to say farewell, because of this miserable world. But you know, about that... there isn't any rope for me to use for neck-hanging.
4 ans, 5 mois, 18 jours... Et des poussières.
Storybrooke a un beau paysage, vu d'en haut. Il faut trouver le bon bâtiment, le bon angle et le bon moment, mais on arrive toujours à un résultat concluant. Après ces quelques années passées ici, Dazai a su trouver quelques perles qui ne vaudront jamais, pourtant, celles de Yokohama. Est-ce parce qu'ils étaient dans un manga que tout paraissait plus lisse, plus idéal ? La réalité semble si terne à côté, c'est décevant. On comprend pourquoi des artistes se plient à créer mieux quand on voit dans quoi ils se réveillent le matin. Et depuis la malédiction, voilà que même les personnages doivent baigner dedans. C'est un petit peu injuste. On ne choisit pas où on nait mais on choisit où l'on va... Ce n'est apparemment pas une option non plus. 

Le vent du mois d'automne s'engouffre dans la longue veste du garçon alors qu'il contemple l'horizon. Il se tient debout sur les toits d'un des plus grands immeubles du centre, à quelques mètres du rebord pour ne pas que quelqu'un l'y repère. Il aimerait s'approcher pour observer la distance vertigineuse qui le sépare du sol, mais la dernière fois qu'il se l'est permis, une vieille dame à la vue encore un peu trop bonne paniqua et appela la police. Dazai avait du se justifier à milles reprises pour ne pas inquiéter l'équipe qui, en prévenant ses proches, comprirent comme c'était habituel. 

Il soupire. 

"Enfin seul... Puis sourit. Storybrooke." 

Il s'avance d'un pas, puis d'un second. L'immeuble est en effet assez haut. Il va avoir mal. Mourir fait mal dans certains cas. C'est ce qu'il mérite, c'est ce qu'il veut, c'est ce qu'il attend. Sauter ne lui fait plus rien, il l'a fait tant de fois. Pourtant, il arrive quand même à être encore là, comme quoi chacun fait face à ses propres malédictions. Atsushi parlerait plutôt de miracles mais encore une fois, c'est une question de point de vue. 
Bien, songe-t-il. Va-t-il mourir ce soir ? 

Observant à nouveau le sol, il inspire un grand coup et tend les bras en étoile comme le grand suicidaire qu'il est. Il ferme les yeux, garde le silence un instant... Puis souffle d'agacement. 

"On ne peut donc même pas être tranquille pour son suicide organisé ! Lance-t-il d'un dos rond. Il a senti une présence derrière lui et en se retournant, confirme son intuition la plupart du temps exacte. Je pensais être le seul à vouloir faire le grand saut ce soir mais on dirait que je me suis trompé... Sourit-il. Son regard las détaille l'individu. Une jeune fille..." 

Si on connaît bien Dazai, on sait que son plus grand rêve est de commettre un shinjū, soit un double-suicide "amoureux" avec sa bien-aimée - qu'il n'a toujours pas trouvé. Son alter-ego a déjà tenté mais elle seule demeure dans l'au-delà... Dans le cas où ses souvenirs seraient vraies. Comment savoir maintenant si ce moment, lui, l'est. Il n'y a qu'un seul moyen d'en être persuadé. Joignant ses mains, Dazai s'excite comme un enfant face à ce que lui offre le destin. Il trépigne sur place en admirant l'inconnue. 

"Tu es celle qui m'accompagneras pour notre double-suicide amoureux ! La jeune femme du toit, dramatise-t-il, dont le cœur a été brisé par une amourette de passage, se jette alors du haut d'un bâtiment avec un bel inconnu. Ensemble, ils garderont secret de leur rencontre qu'ils enterreront dans leur tombe..." 

Le garçon se calme puis - lentement - s'avance jusqu'à la nouvelle "bien-aimée" que le ciel lui a désigné avant de délicatement prendre sa main refroidie par le vent de l'altitude. Il la referme entre ses paumes pour la réchauffer et, quelque peu plus grand, s'approche de son regard le plus doux pour s'aligner à la hauteur des deux iris bleus qu'on lui tend. Il sourit doucement.

"On y va ?" 

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________________________________________ Sam 7 Nov 2020 - 17:03




Si je saute, tu sautes ?
But in the end one needs more courage to live than to kill himself.



☾☾ Que faisais-je ici ? Pourquoi avais-je été obligée de suivre tout Gravity Falls jusqu'à cette malheureuse ville ? Je ne m'y plaisais pas. Je n'avais rien à y faire, ce n'était pas ma ville. Mes parents étaient... je ne préférais pas y penser. Je n'avais eu aucune nouvelle d'eux depuis mon arrivée, ce qui était très inquiétant, même de leur part. Je savais qu'ils n'avaient jamais été très compréhensifs à mon égard, préférant me façonner comme ils l'entendaient plutôt que de me laisser grandir naturellement en m'épanouissant telle la personne que j'étais vraiment mais... J'avais passée toute ma vie à leurs côtés. J'avais toujours tout fait pour leur plaire et... maintenant qu'ils n'étaient plus là pour me dicter quoi faire, qu'est ce que j'étais sensé faire ? J'aurais pu me reposer sur les Pines, j'aurais pu tendre une main pour qu'ils la rattrapent et m'aident à me relever mais, je n'en avais pas été capable. De la fierté, de la haine ou simplement de la honte ? Je n'avais pas réellement mis le doigt sur ce qui m'en avait empêché, peut-être était-ce parce que c'était un semblant des trois. Une partie de moi avait peut-être aussi espéré qu'eux feraient le premier pas, mais il n'en fut rien. Les jumeaux avaient retrouvés leurs oncles et m'avaient laissé dans un coin d'une pièce plongée dans le noir.

Il n'y avait rien. J'étais seule. Storybrooke était une ville plus grande que Gravity Falls, bien plus habitée et pourtant je ne m'étais jamais sentie aussi seule. Et abandonnée. Toute la notoriété que je m'étais bâtie ainsi que celle que j'avais récupérée de mes parents, tout ce qui faisait de moi qui j'étais était resté à Gravity Falls. Une larme coula alors sur ma joue, l'essuyant vivement. Cela ne changeait rien, je ne devais montrer aucun signe de faiblesse. Mes ennemis n'attendaient que ça. Les Pines n'attendaient que ça. Ils étaient probablement en train de rire à l'heure qu'il est, à résoudre des mystères tous ensemble. Même ce stupide cochon comptait plus à leurs yeux que la reine de Gravity Falls. Ils étaient arrivés dans ma ville et avaient eu l'audace de tout y détruire... Je ne pourrai jamais les pardonner, pour tout ce qu'ils ont fait. Bien que nos relations se soient légèrement améliorés à cause de l'apocalypse et donc des événements qui nous ont inévitablement rapprochés, j'avais vite repris les choses en main, m'éloignant de ces boules de destructions, en particulier Mabel.

Je relevais la tête, remarquant que je n'avais aucune idée de l'endroit où je me rendais. Mes pas me guidaient, comme s'ils étaient une entité propre, sans mon cerveau pour les guider. Je pris enfin connaissance de mes alentours. Je ne m'étais pas encore habituée à ce nouvel environnement et mon sens de l'orientation était actuellement inexistant. Je n'avais aucune idée d'où je me rendais, mais qu'avais-je de mieux à faire que de me perdre dans les rues ? Mes études étaient intéressantes, certes, et je devrais probablement être heureuse d'avoir pu continuer d'étudier la mode même après ce déménagement forcé mais pourtant, rien n'y faisait, j'en étais loin. Le bonheur n'en semblait être qu'un idéal impossible à atteindre ces derniers temps. Mais l'avais-je déjà été ? Heureuse ? Mes pensées traversèrent mes souvenirs à une vitesse folle mais tout ce qu'il en ressortit fut la constante déception de mes parents et une remise en question qui revenait constamment : les gens m'aimaient-ils réellement ou était-ce simplement pour mon argent et ma position ?

La ville dormait déjà à une heure aussi avancée de la nuit. C'était ce qui rendait agréable cette promenade. Voir les rues vides, écouter simplement le vent et les feuilles automnales se poser sur le goudron. Je me sentais pour la première fois depuis mon arrivée ici puissante. Comme si les rues m'appartenaient. Mais j'avais besoin de plus. J'avais besoin de me rendre compte de mon environnement d'une meilleure façon, de voir ce qui pouvait m'appartenir. Je regardais alors en l'air et remarqua que juste à mes côtés se trouvait l'un des bâtiments les plus grands de la ville. Il était difficile d'appeler cela à un gratte-ciel, ce genre de choses n'existaient pas dans la petite ville du Maine. Il ne valait rien à côté de mon ancien manoir mais je devais bien me rendre compte d'une chose : depuis le toit la vue serait imprenable. Décidée à m'y rendre, je fis le tour et pu trouver l'escalier de secours que je montais doucement. Rien ne pressait après tout.

Mais ce fut en arrivant tout en haut que j'eus une surprise. Un homme, typé asiatique se trouvait là, admirant la vue, exactement comme je comptais le faire. Je m'approchais, observant ce jeune homme, complètement intriguée par sa présence. C'est alors qu'il avança, mettant ses bras en étoile. Je compris immédiatement. Il comptait se suicider. C'est alors que j'entendis un soupir. Il prit la parole, se retournant par la même occasion. Étais-je arrivée pile au bon moment pour éviter un suicide ? C'était... imprévu. Il avoua lui même avoir prévu de se se suicider. Puis il supposa. Une supposition qui m'intrigua encore plus, qui me fit réfléchir énormément. Selon lui, j'étais venue pour sauter, tout comme lui. Étais-je venue pour cela ? Absolument pas. Mais maintenant qu'il le relevait, le suicide était-il vraiment la solution. Beaucoup de personnes qui ne sautent pas le pas le font pour ne pas blesser leurs proches. Malgré tout ce qu'ils subissent, ils préfèrent continuer à souffrir, à vivre une vie misérable simplement pour ne pas que leurs proches, eux-mêmes, soient misérables. Mais moi, je n'avais personne. Pas une seule personne serait triste de voir mon cadavre jonché le sol ce soir-là. Les Pines feraient probablement une fête, enfin débarrassés de la narcissique de Gravity Falls. Mes parents n'étaient plus parmi nous pour me pleurer et même s'ils l'étaient, se rendraient même t-ils compte que leur fille a quitté ce monde ? Le suicide permettait de mettre fin à toute formes de souffrances et ce soir là il apparaissait comme une évidence. Il suffisait de ne faire qu'un pas.

-Puisqu'un suicide est un acte volontaire, comment voulez-vous qu'il ne soit pas organisé ? Enfin... Je vois que vous m'avez percer à jour.

Je n'avais aucune envie de lui faire part de ma réflexion précédente, aucune envie d'avouer à un inconnu qu'il était celui qui m'avait donné cette fabuleuse idée que d'en finir. Pourquoi le ferais-je ? Pour qu'il s'en veuille et qu'il m'en empêche ? Pour qu'aucun de nous ne réalise son but ? Pour qu'aucune de nos souffrances disparaissent parmi les milliers d'âmes qui s'envolaient chaque instant ? Je continuais à avancer, me rapprochant du jeune homme et, inévitablement, du bord. C'est alors que je remarquais que l'homme semblait particulièrement excitée. Je haussais un sourcil, me demandant encore sur quel genre de malade mental j'étais encore tombée. Fort heureusement, je n'eus pas à attendre longtemps pour obtenir une explication de son comportement. Un double-suicide ? Voilà ce qu'il proposait. Je m'en fichais, à vrai dire, de son envie étrange de vouloir se suicider avec une femme, tant que cela n'allait pas l'encontre de ma propre envie. En revanche, ce qui me gênait c'était qu'il pense que je ferais une chose pareille pour une simple amourette ? Quel manque de profondeur !

-C'est dommage, une telle proposition aurait presque pu être poétique si elle n'incluait pas une histoire d'amour pathétique. Se suicider par amour, voilà la pire des raisons. Mais si je peux accomplir la dernière volonté d'un suicidaire, alors soit, sautons.

Il s'avança jusqu'à moi, attrapant ma main sans que je lui ai donné ma permission. J'aurais pu la retirer et en profiter pour le gifler mais je n'en avais tout simplement pas la force. Comme mes pas qui fonctionnaient tout seul, tout mon corps semblait se laisser faire, comme lassé d'exister. Lui aussi voulait en finir. Le jeune homme me regarda dans les yeux alors que je me perdais dans les siens. Si l'on ne savait pas l'évènement tragique qui allait résulter de cette rencontre, on aurait presque pu penser que c'était d'un romantisme incontestable. Il me sourit avant de poser la question fatidique : "On y va ?" Je pris une grande inspiration en fermant les yeux avant de les rouvrir et d'acquiescer doucement. J'avançais le plus près possible du bord, prête à tout arrêter ici et maintenant. Puis quelque chose se passa. Un instinct de survie probablement, un nerf qui se rebellait contre le reste de mon corps qui m'empêcha de faire le pas fatal. Je me tournais alors vers mon compagnon du dernier instant.

-Attends... Puisque nous allons sauter ensemble, ne penses-tu pas que nous pourrions partager quelque chose ? Si nos secrets partent dans nos tombes respectives, alors ne serait-il pas plus romantique que les secrets de l'un partent avec l'autre ? Je m'assis sur le rebord, regardant le vide qui se tenait devant moi, comme m’appelant. La tentation était grande, évidemment, mais mon instinct l'était encore plus. Dis moi, pourquoi veux-tu mettre fin à tes jours ?

Était-ce simplement un moyen de gagner du temps ? Ou juste une façon de partager un dernier instant heureux avec un inconnu pour partir sur une note positive ? J'avais moi-même du mal à comprendre ce que je faisais...



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Dazai Osamu



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________________________________________ Jeu 12 Nov 2020 - 1:09

It's a little sudden but I think I will hang from my neck now. I think I want to say farewell, because of this miserable world. But you know, about that... there isn't any rope for me to use for neck-hanging.

Grâce à son guide complet pour suicidaires, Dazai Osamu sait à peu près où chercher la mort. Elle l'esquive, il la frôle parfois, mais jamais ils ne se rencontrent vraiment. En tant que détective, il ne la voit jamais réellement. Le cadavre est là, la mort est passée mais déjà partie. Elle semble provenir du même mythe que celui du Père Noël, seul les cadeaux sont présents sous le sapin lorsque le jour se lève mais aucune trace du bonhomme au costume rouge. Tous les enfants veulent voir le Père Noël, mais personne ne veut voir la mort. Mais vous savez, vous savez quand vous voyez le corps jonchant le sol, quand vous entendez la télévision traiter d'une mauvaise nouvelle, quand un proche vous délaisse du jour au lendemain, quand les maladies mortelles se multiplient à en perdre le sens... Vous savez que vous êtes le prochain. Il n'y a pas d'exceptions. 

Si certains ont peur, si certains attendent, d'autres s'offrent à la mort comme une offrande. Étendant les bras comme les ailes d'un ange, ils se poussent à voler jusqu'à la retombée... brutale. Écrasante, même. Il est peut-être présomptueux de penser monter dans les cieux sans être passé sous terre. Personne ne sait si Dazai souhaite vraiment mourir depuis l'agence, depuis Storybrooke. Mais de ce qu'il peut en être su et entendu, il se drogue à la sensation enivrante de l'entre-deux. Sauter dans le vide à quelques dizaines d'étages d'un bâtiment de Storybrooke lui rappellerait sûrement les stratégies d'échappatoires menés avec Chuuya lors de leurs missions à la Mafia Portuaire. Il est simple de sauter lorsqu'on a quelqu'un pour nous rattraper. Et maintenant ? Maintenant qu'il est seul, qui le rattrapera ?

Dazai a ce paradoxe de pouvoir sauver des vies tout en proposant d'en mettre certaines en péril. Il a toujours souhaité mourir accompagné, accompagné d'une jeune fille dont le désir passionnel de mourir serait similaire. Mais ça il n'a jamais trouvé, donc il se contente de les influencer avec charmes. D'un point de vue extérieur, l'idée est malsaine. Le processus aussi. Mais il faut aussi savoir que jamais Dazai n'a réussi à convaincre une jeune femme de mourir à ses côtés, donc jamais il ne s'est demandé jusqu'où il conduisait sa partenaire. Jusqu'à aujourd'hui. 

Elle doit à peine avoir la vingtaine et a confirmé au garçon que son souhait était de se suicider. Que le destin soit loué qu'elle ait finie sur son passage, alors. Deux esprits égarés qui se rencontrent. Dazai Osamu ne s'est pas attendu à une telle rencontre. Plus encore, il ne s'est pas attendu à ce qu'elle accepte une proposition que la plupart rendait par une gifle. Alors proche de l'inconnue, il a fixé un instant les deux iris bleus non-similaires aux siens, presque troublé par la réponse positive qu'elle lui a donné l'instant d'avant.  Non. Son regarde se dévie sur le côté. Il se demande alors si elle est sûre d'elle. Il ressent autre chose qui doit la bloquer. On y va ? Elle acquiesce. Elle allait le faire. Dazai doute encore de ses limites - si elle en avait - mais surpris par les pas qu'elle avance vivement jusqu'au rebord du toit, il sent comme un frisson lui parcourir l'échine. Son instinct se réveille et brandissant son bras dos à elle, il s'apprête à la rattraper par la manche de son manteau. Si elle tombe, il tomberait pour la glisser dans ses bras et prendre le choc à sa place. Mais elle vient se couper dans ses mouvements, épris comme d'un blocage que Dazai a pensé ne jamais voir venir. 

"Attends..." 

Il est rassuré. Il sourit et doucement baisse son bras qui n'avait pas encore atteint le tissu pour écouter la jeune enfant s'asseoir et demander à parler. Il s'est douté à ses paroles qu'elle ne voulait pas véritablement sauter, mais lorsqu'elle s'est approchée du vide, il ne peut nier que son sang n'a fait qu'un tour. Pourtant il est habitué à la mort, celles qu'il a commis, celles qu'il voulait pour lui-même, celles qu'il a empêché, celles qu'il a vu de ses propres yeux mais pour lesquelles il n'a rien fait. Il connait la mort mais aujourd'hui, il ne s'est pas vu laisser cette inconsciente tomber à la renverse parce qu'il lui a proposé d'y aller. S'est-il seulement vu sauter ce soir ? 

Un fin sourire réconforté d'un contrôle qu'il reprend, Dazai s'assied auprès d'elle pour observer la vue, les pieds dans le vide. Il apprécie l'air frais qui s'engouffre dans ses cheveux et laisse un silence suite à la dernière question de l'inconnue. Ses yeux se ferment longuement et lorsqu'il les ré-ouvre, le ciel s'expose à lui plus magnifique que jamais. 

"Tu as déjà sauté d'un immeuble ? Retourne-t-il avant de rire à demi. Moi oui. La sensation est vraiment incroyable. Tu aimeras. Sa tête se détourne légèrement dans sa direction du fin rictus qu'il laissait entrevoir. À supposer... Que tu sautes. Évidemment. Mais ce n'est pas ce qu'il souhaite, alors soupirant, il reprend en direction de la ville éteinte. Tout le monde veut mettre fin à ses jours. Il y a forcément une seconde de ta vie où tu ne souhaites plus l'être. Certains ne peuvent plus le regretter et d'autres... Regrettent que ça ne soit pas encore le cas." 

Il est songeur au beau milieu de la nuit. C'est toujours au plus tard que s'accordent les pensées les plus noires. Au moins une chose de logique dans ce monde. 

"On m'a déjà posé ta question quand j'étais adolescent. J'ai tenté de me suicider et un adulte est venu me poser la même... Question. Et j'y ai répondu par une autre. Son regard dont seul le blanc faisait ressortir les deux billes noires, se posa à nouveau dans celui de celle dont il ne connaissait toujours pas le nom. Que vaut la vie ?" 

Il avait 14 ans après tout. C'est le genre de question que peut se poser n'importe quel enfant, n'importe quel adolescent et encore aujourd'hui, n'importe quel adulte. On ne se la pose pas selon l'âge qu'on a, mais selon l'état actuel de notre existence. C'est une prise de recul qui demande réflexion sur nous-mêmes. La réflexion de Dazai avait, à l'époque, semblé s'arrêter à "pas grand chose". 
Il rit.

"Une question très vaste, hein ? Elle paraît ridicule dite comme ça et pourtant... Lorsque notre réponse fait partie de la minorité, on se rend compte à quel point elle nous impacte. Tente-toi à y répondre. C'est comme regarder en bas d'un immeuble d'une dizaine étages. Il s'exécute avec songerie à fixer le sol à plus de 40 mètres de haut. Avant d'y être, cela te semble ridicule mais quand tu réalises tout la distance qui te sépare de la terre... Tu paniques. Tu as le vertige. Les questions existentielles ont cet effet-là quand on s'y concentre. C'est ce que je pense." 

La sérénité de sa voix ne s'associe pas à la lourdeur du sujet abordé. Pourtant c'est reposé qu'il y traite. Il y a traité mille fois, avec lui-même ou avec les autres. Il sait de quoi il parle même s'il ne peut pas encore dire avoir vu la mort de lui-même. Quoique ? Au dépend des points de vue, peut-être. Mais ce soir, avec banalité, il se contente de bavarder à la pleine lune auprès de nouvelles rencontres. Et suivant les normes, il relance : 

"Et toi ? Tu as bien dit que tu étais venue ici pour mourir ?" 
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________________________________________ Mar 16 Fév 2021 - 23:00




Si je saute, tu sautes ?
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☾☾ "Saute. Personne ne te manquera. Tes parents sont morts, tes amis te haïssent. Tu n'es qu'une pathétique jeune femme qui cherche de l'attention dans tout ce qu'elle fait. Le monde se portera bien mieux sans toi, Pacifica Northwest. Tu es une plaie pour ce monde, tu n'es rien d'autre qu'un fardeau. Personne ne t'aime et jamais personne ne t'aimera. Tu n'as jamais été assez pour tes parents, pourquoi penses-tu que tu seras assez pour quelqu'un d'autre ? Tu as passé toute ta vie à tenter de les satisfaire, sans jamais réussir. Et maintenant qu'ils sont morts, tu ne pourras jamais le faire. Tu es bien trop faible pour les sauver, eux qui comptaient sur toi. Et maintenant tu n'as plus de but, plus rien. Alors, pourquoi hésites-tu encore ? Laisse-toi tomber, saute." Ces phrases tournaient dans ma tête sans arrêt, sans que je n'ai la force pour les arrêter. Plus elles se répétaient, et plus la place qu'elle prenait était importante. Je n'arrivais pas à m'en défaire, sachant pertinemment que ces voix avaient raison. Personne ne m'aimait et ne m'avait jamais aimé. Personne ne tenait à moi. Plus rien n'animait ma vie. Le suicide n'avait jamais été une pensée récurrente pourtant, avant ce jour, avant ce soir plutôt, avant cette rencontre, en plein milieu de la nuit. La réponse m'avait paru comme une évidence. "Oui." Bien sûr que je voulais sauter, que je voulais l'accompagner dans ce saut déchirant vers les Enfers. Pourtant, je n'avais pas eu la force de passer à l'acte. Ma faiblesse avait repris le dessus, encore une fois. Je n'étais même pas assez forte pour faire un simple pas au dessus du vide. Je n'étais même pas capable d'accomplir l'acte le plus égoïste et lâche qui existait, des adjectifs qui me décrivaient bien comme l'auraient probablement dit ce que j'avais un jour considéré comme des amis.

Je ne faisais que retarder l'inévitable, au final, en posant des questions à ce mystérieux inconnu. Mais je sauterais, j'étais décidée et mon compagnon semblait ne pas non plus être près à en démordre. Il m'avoua d'abord avoir déjà sauter le pas, lui. Il en avait aimé la sensation. Je levais un sourcil interrogateur. Étais-je assez désespère pour apprécier les derniers instants de mon existence sur cette Terre ? Étais-je assez folle pour ça, comme lui ? S'il avait sauté, s'il cherchait tant que ça à mettre fin ses jours, comment était-ce possible qu'il soit encore à mes côtés pour en parler ? Et pourquoi appréciait-il autant cela ? Était-il sadomasochiste ? Trop de questions se bousculaient dans ma tête face au mystère que représentait Dazai Osamu. Cet homme était particulièrement poétique dans sa façon de parler, ce qui ne rendait pas ce qu'il disait plus faux, seulement plus... intéressant à écouter. J'avais l'impression que je pouvais l'écouter parler des heures durant, même sur un sujet aussi triste que la mort. Enfin triste... Certains s'en délectaient, certains cherchaient à l'embrasser, Dazai en était la preuve humaine. Certaines religions pensaient même que la mort représentait un nouveau départ. Alors, pouvais-je considérer cela comme triste ? Tout dépendait du point de vue, assurément. Quand il détourna ma question, par une autre, comme il l'avait fait par le passé, selon ses propres explications, je fus un peu troublée par celle-ci. "Que vaut la vie ?" La réponse, là encore, dépendait du point de vue, du vécu de chaque individu. Personne ne serait disposé à apporter la même réponse à une pareille question, et c'était ce qui la rendait encore plus belle. Dazai m'invita à y répondre, ce que j'avais déjà commencé à faire sans son autorisation. Il compara sa question existentielle à la situation dans laquelle nous étions. Qui ne paniquerait pas en arrivant au dessus d'un toit pour la première fois, prêt à mettre fin à ses jours ? Qui avait la capacité de simplement marcher dans le vide, sans s'arrêter une seule seconde et remettre en question son choix ?

-Voilà une question intéressante. N'êtes-vous pas un poète à vos heures perdues ? Je lui lançais un petit sourire. La vie... Selon moi, la vie en elle-même ne vaut rien. Le simple fait d'exister, d'être présent sur Terre, ne vaut rien puisque ça n'apporte rien, ni à soi-même ni aux autres. Une vie prend de la valeur si on la vit, si on a des personnes avec qui la partager, si on en fait quelque chose. Mais quand ce n'est pas le cas, quand on vit, quand on erre sans but sur Terre, alors à quoi bon vivre ? Cependant... apporter une réponse à cette question parait compliquée sans savoir ce qui se trouve après la mort. Si l'on est réincarné, à chacune de nos morts, alors une vie ne vaudra absolument rien. Si tout ce qu'il y a c'est le néant et que plus jamais nous n'aurons cette chance de vivre à nouveau, la vie devient bien plus précieuse, un cadeau individuel que l'on peut nous arracher à tout moment. Je repensais alors à sa question finale. Oui, je veux mettre fin à mes jours. Plus rien ne me retient. Je n'importe à personne, je ne suis qu'un fardeau duquel le monde ferait mieux de se débarrasser, alors pourquoi continuer à se battre ? Ma propre vie, pour te répondre, ne vaut rien.

Je haussais les épaules, nonchalamment. Pourquoi continuais-je à faire comme si cela ne me touchait pas alors que j'étais sur le rebord d'un toit ? Pourquoi devais-je toujours me présenter comme une femme forte, et cacher mes faiblesses derrière une façade. Bien sûr que cela me touchait, sinon je n'en serais pas là ce soir. Qui pensais-je tromper ? Et pourtant, mon corps continuait à agir de la sorte, de façon naturel, comme un simple réflexe. Celui de repousser tous les signes de faiblesse qui pourraient se présenter à moi. J'avais été éduquée de la sorte. "Ne montre jamais qui tu es vraiment, tu n'y gagneras rien à part de la souffrance. Les femmes fortes, comme toi et moi, ne montrent pas cela, c'est ainsi qu'on réussit dans la vie Pacifica." me répétait ma mère depuis ma tendre enfance. J'avais toujours suivi ses conseils, ses ordres, sans jamais les questionner et voilà où cela m'avait apporté. La façade que l'on m'avait obligé à me construire, ce masque que je portais constamment ne m'avait jamais laisse la possibilité de tisser des liens avec qui que ce soit. J'étais une femme accomplie, bien sûr. J'étais riche et travaillait pour l'un des plus grands stylistes du monde entier, avant de prendre mon envol pour le dépasser et pourtant, cela n'était pas suffisant. Ne jamais se montrer vulnérable, à qui que ce soit, n'avait fait que de m'éloigner encore plus des personnes que j'avais toujours côtoyé. Mes parents, eux-mêmes, ne se sont jamais montrés vulnérables, ou même aimants, qui pour eux étaient des signes de faiblesse, ne nous permettant pas de construire une quelconque relation parentale avec eux. Et me voilà, aujourd'hui, au bord du gouffre. Mon regard se perdait dans l'horizon qui se tenait devant nous, m'arrêtant sur les différents bruits de la nuit que l'on pouvait entendre. C'en était presque apaisant. Avec un sourire, je reportais mon attention sur l'homme à mes côtés.

-Vos questionnements philosophiques sont intéressants, n'en doutez pas, mais aussi particulièrement efficaces pour concentrer l'attention sur autre chose, n'est-ce pas ? Je crains que vous n'ayez pas répondu à ma question. Ou à votre propre question, si vous préférez.



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