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 Helping People (avec Liliann)

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S et S Kamiya
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S et S Kamiya

| Avatar : Munetaka Aoki & Takeru Satoh

Personnage abandonné

| Conte : Kenshin
| Dans le monde des contes, je suis : : Kenshin & Sanosuke (&Hiko²)

| Cadavres : 338



Helping People (avec Liliann) _



________________________________________ 2020-11-07, 10:21



Helping People








Shinta n’avait pas su pourquoi mais il avait senti qu’il devait répondre à cette annonce. Hier, alors qu’il était tranquillement dans la salle de pause, seul parce que c’était mieux, il avait trouvé un journal ouvert sur la page des petites annonces. Bien que certaines annonces avaient été entouré au stylo rouge, Shinta n’avait pu que remarquer celle, presque au bord, qui ne l’avait pas été. Une annonce toute simple. Il ne l’avait lu que de travail, en traversant la salle, de peur que le propriétaire du journal réapparaisse et de devoir entamer une discussion avec lui.

Il avait vu « Recherche » « infirmier(ère) » « Aide à personne dans le besoin ». Et cela lui avait suffit. Il n’avait lu que rapidement l’adresse avant que le propriétaire du journal arrive et il avait passé la veille à mettre à jour son C.V. Il n’avait pas fait grand chose de plus depuis qu’il avait été prit à l’hopital de Storybrooke.

Il rajouta cependant les quelques heures par semaine (pas assez à son goût) qu’il faisait sous forme de bénévolat dans une maison de retraite. Bien qu’il était payé en petits gâteaux et autres confiseries faites par les grands mère de là bas. Il avait aussi pensé à rajouter la « garde d’un père têtu » mais il savait que si Hiko l’apprenait il allait se faire manger. Son père était encore blessé, et il ne faisait rien pour que cela aille plus vite.

Après tout, il était revenu du Japon justement parce qu’Hilo refusait que quiconque l’aide à se rééduquer la hanche … même si Shinta se demandait si ce n’était pas une excuse pour rapatrier toute sa petite famille dans le même ville. Shinta ne le rajouta pas sur son C.V. il laissa juste une ligne pour rajouter « garde et maintien d’une garderie ». C’était dans les autres et en bénévolats… et avec ses frères et son père ce n’était pas si éloigné de la vérité que ça.

Une fois qu’il avait fait cela, il avait été directement à l’adresse qu’il avait retenu. Observant la maison, il y avait quelque chose dans ses murs qui le dérangeait. Cela le grattait, et il avait l’impression qu’il aurait besoin de se laver. Il sentait que c’était du passé, et que quelque chose de bon essayait de couvrir l’ancienne douleur, mais il restait tout de même figeait devant cette impression.

Il s’approcha de la porte et alla toquer. C.V. à la main, et le coeur qui battait un tout petit peu trop vite pour ce genre de situation, mais que pouvait il y faire… il avait la sensation qu’il devait être là maintenant tout de suite, et donner son aide à cette nouvelle organisation. Il ne se doutait pas qu’une autre histoire, légèrement parallèles à la sienne aura, ou avait eu, lieu. Un Kamiya, un papier à la main, le coeur battant en toquant à la porte.

HRP - Pour pas enlever la surprise je t’ai pas poser la question avant, mais tu veux que cela se passe avant ou après Sanada ? En tout cas j'espère que ça t'ira <3






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Helping People (avec Liliann) _



________________________________________ 2020-11-09, 10:30




Helping People



L
es choses avancent. Petit à petit, pas à pas, la maison de son père se lave de sa crasse, de son passé vicié pour se parer d’une nouvelle peau, refaire surface et s’imposer, dans le quartier, comme la chose curieuse qu’elle essaie de devenir. Les murs froids de la bâtisse ont perdu leurs tableaux, confiés à l’expertise d’une jeune restauratrice pour les donner, ensuite, aux musées. Les plafonds ont été réparés, finies les taches, les constellations qu’Anahis inventait, les fissures et les araignées, dans les coins, prêtes à manger les rêves de Peau d’âne pour ne lui laisser que ses cauchemars. Le mobilier lui-même a changé, il ne reste, d’origine que le bureau condamné du père détesté et le grand piano, imposant, impressionnant, au milieu du salon.

Liliann inspire, longuement, l’odeur de la peinture fraîche qui a été posée quelques jours plus tôt. Elle se gorge de la nouveauté qui efface le passé, sort des têtes les drames qui ont eu lieu entre ces murs, la mort, les cris, le sang, les secrets tus pendant si longtemps… Elle n’a pas idée, Peau d’âne, que le passé de sa maison a refait surface, attiré l’œil d’une reporter chevronnée, d’un ordinateur qui sera, bientôt, vidé de ses fichiers. Pour l’heure, il n’y a plus qu’elle et son père pour se souvenir de tout ce qui a été, entre ces murs. Elle et un père dont elle n’a que le souvenir imposé par une sorcière, un père qu’elle n’a jamais revu.

Malgré les menaces envoyées par courrier.

La brune range les lettres dans un tiroir, ferme à clé et la fait disparaître dans un coin qu’elle est la seule à connaître. Elle ne veut plus y penser, incapable de les brûler, et préfère les condamner, les enfermer à jamais. Ces lettres écrites par les mains du diable, qui réclament ce pardon qu’elle se sent, parfois prête à donner, ces lettres qui lui disent qu’il viendra, qu’il entrera dans sa maison pour récupérer ce qu’il y a laissé. Mais il n’y a que Peau d’âne, dans la maison, plus rien qui a appartenu à ce père détesté. Rien que le bureau qu’elle a déjà fouillé, du bout des doigts, sans rien y trouver qui ait la moindre valeur. Ce n’est qu’un mensonge pour venir. Un mensonge de plus, un mensonge de moins, sa famille n’est plus à cela près.

Liliann revient dans le salon, de son pas léger qui n’éveille plus le plancher, réparé, remplacé. Elle ne se sent toujours pas à sa place, ici. Les ombres continuent de remuer, dans les coins, des doigts invisibles se glissent sur ses bras, mais elle sait qu’il faut juste un peu de temps et des éclats de joie, pour qu’elle se concentre ailleurs et détourne les yeux du passé. Pour l’heure, la brune s’installe derrière le grand piano, enfin débarrassé de son lourd drap blanc et caresse les touches bicolores de ses longs doigts fins.

Elle s’est entraînée tant de fois, déjà, à se tenir là, sur le banc, droite, à affronter les mains qui serrent ses épaules pour lui intimer de recommencer. Elle sent qu’elle touche au but, qu’elle pourra, bientôt, reprendre ses longues mélodies au piano. Pour l’heure, elle ne peut en sortir que quelques notes, douces, tristes, qui lui tirent un frisson et la plongent dans le passé, avec moins de violence qu’autrefois.

Un autre son la ramène au présent. Un tambourinement court, doux, qu’elle prend un instant pour les battements de son propre cœur, avant de comprendre qu’ils viennent de la porte. Alors, Peau d’âne se lève, loin de se douter que son annonce, dans le journal, a attiré le regard d’une connaissance, d’un enfant abandonné par la vilenie de celle qu’elle a toujours été. Elle s’avance de sa lenteur énervante, ses yeux noirs fixés sur la porte, les lèvres pincées sur l’appréhension.

Et s’il est derrière, incapable d’entrer alors que les serrures ont été changées ?

Son cœur rate un battement à l’instant où Liliann pose la main sur la poignée, et un deuxième quand elle ouvre, persuadée de devoir affronter le diable.

Un enfant. C’est l’image qui s’impose à elle, alors qu’elle baisse ses yeux noirs sur Shinta. Un enfant qu’elle a connu autrefois et qui se cache si peu dans les traits de l’adulte qui lui fait face. Un enfant qu’elle a voulu aimer comme le sien, mais qu’elle n’a pas su garder, affronter, alors que son monde entier s’effondrait autour d’elle. Peau d’âne a fui et l’a abandonné, tout comme elle a abandonné sa famille entière, incapable de leur faire face, la mort de Béryl creusant un trou profond dans sa conscience, dans son cœur, dans tout ce qui faisait d’elle quelqu’un.

« Shinta… »

Elle a envie de lui demander ce qu’il fait là, comment il a fait pour la retrouver, pourquoi il n’est pas un simple souvenir inventé, un PNJ dans une histoire qui a été écrite pour elle, sans lui demander son avis. Liliann a voulu se persuader que toutes ces personnes n’existent pas vraiment, qu’il n’y a qu’elle, elle et ses souvenirs de choses qui ne sont jamais arrivées. Elle a voulu se convaincre que Sanada n’a pas été enlevé, que Hiko n’a jamais essayé de sauver sa fille du danger, que sa propre fille n’est qu’un mot en fin de paragraphe, un point avant de tourner la page.

Elle n’a jamais réussi à s’en persuader et Shinta vient de tout faire exploser, de réduire en bouillie le moindre argument qu’elle aurait pu se donner, elle-même, pour s’assurer qu’elle n’a abandonné personne parce que personne n’a existé.

« Je… Je… Ne… N’appr-… »

La panique étreint le cœur de Peau d’âne, persuadée que sa maison est toujours viciée, qu’elle finira par contaminer l’un des seuls, au monde, qu’elle ne veut pas voir autour de sa maison, des souvenirs qui ont empreint ses murs et qui ne l’ont pas encore quittée. Pourtant, elle a, aussi, très envie de le prendre dans ses bras, de s’excuser mille fois d’avoir tué la petite enfant qui voulait tant jouer avec lui, avec ses frères, avec son père, s’excuser pour tout le mal qu’elle a fait. S’excuser d’avoir fui, égoïste, sans se retourner.

Mais elle reste immobile, les yeux humides, sans savoir si elle doit le pousser ou le tirer, lui demander pardon ou l’insulter, le faire fuir ou le garder contre elle pour ne plus le lâcher.


S et S Kamiya
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________________________________________ 2020-11-24, 13:05



Helping People








Shinta s’attendait à tout. Une vielle femme, un viel homme, un enfant ? Il ne savait pas vraiment ce qui avait eu dans l’annonce qui lui avait donné envie de se retrouver ici, à l’instant même … il ne savait pas … mais il se figea sur place quand la femme de ses souvenirs dit son prénom. Il était son prénom de bien des manières. Shinta était le prénom que lui avait donné la malédiction… mais c’était aussi son prénom, le véritable, dans le monde des contes. Celui qu’il avait eu à sa naissance avant la mort de ses parents. Celui qui avait été remplacé. Et quand elle l’appela ainsi, il eu l’impression qu’on l’appelait de son passé. Son coeur se serra.

Figer dans ce sentiment étrange, il ne pouvait qu’observer Liliann alors qu’elle commença à lui dire de ne pas approcher. Il n’était pas Sanada, sinon il aurait fait en sorte de s’approcher … il n’était pas Sanada mais il savait qu’il aurait du avoir une réaction au lieu de rester bêtement tout droit comme si on lui avait greffé une barre en fer à la place de la colonne vertébrale… il regarda la femme devant elle. Il savait qu’elle n’était pas partit par sa faute… lui le savait. Il savait qu’elle en avait surement besoin. Lui savait…. Mais il ne comprenait pas pourquoi elle n’était pas venu les voir.

Cette pensée le ramenant à une autre rencontre qu’il avait voulu éviter à tout prix …. Et il comprit. Lui, il comprit. Il reprit une respiration. Respiration qu’il avait coupé depuis qu’il avait vu le visage de la jeune femme. Il prit une nouvelle inspiration et réfléchissait à quoi dire, quoi faire, maintenant qu’il était en face d’elle. Il sentait que s’il ne faisait pas quelque chose, la porte lui serait fermé au nez, et qu’il ne pourrait plus jamais revenir.

Alors il fit un pas, et rentra dans la maison. Poussant doucement Liliann à l’intérieur pour en fermer la porte. Dans le même geste, il approcha de la jeune femme et la prise dans ses bras avec la délicatesse d’un papillon. Il serra doucement. La feuille dans ses mains avait fini chiffonné, mis en boule et plier comme ne devrait jamais l’être un cv… mais qu’importe.

- Salut Lili. Je suis content de te revoir.

Et c’était la vérité. C’était une vérité sorti de nul part et qui prenait aux tripes, une vérité générale. Une vérité toute simple mais pourtant si forte alors que Shinta décida qu’il n’avait pas envie de cacher son émotion et qu’il laissa quelques larmes coulaient le long de ses joues. Au bout d’un moment, il se recula et lui tendit la feuille en sale état.

- je suis venu pour l’annonce. Veux tu bien de moi ?

Il ne disait pas que cela pour le travail. Il lui demandait cela pour tout le reste. Pour savoir si oui ou non elle accepterait qu’il soit là … dans sa vie … maintenant qu’il l’avait retrouvé, il n’avait pas envie qu’elle lui dise non … Mais il voulait vraiment retrouver la femme qu’il avait connu, et ça qu’importe les malheurs qu’il allait devoir porter sur ses épaules pour alléger les siennes.





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________________________________________ 2020-12-02, 18:35




Helping People



L
ili ne comprend pas. Elle ne comprend pas ce qu’elle a fait au monde, qui elle a énervé, pour que le sort s’acharne sur elle de cette façon. Elle n’a même pas conscience, en vérité, de cet acharnement braqué sur sa personne. Car il faudrait, pour cela, qu’elle n’en puisse plus, qu’elle ne supporte plus rien de tout ceci. Sauf qu’elle se laisse faire, Lili, les sourcils à peine froncés sur ses yeux noirs, la bouche réduite à une ligne fine, sombre, qui ne sait plus ni sourire ni pleurer.

Le regard baissé sur les souvenirs du passé, elle se demande ce qui est vrai, ce qui est faux, ce qui n’est ni vrai ni faux. Ce qu’elle peut croire et ne pas croire, comprendre ou deviner. Elle essaie, de tout son cœur, de trouver la faille, l’indice, la preuve qu’il ne se tient pas là, devant elle, sur le seuil d’une maison qu’il n’a pas connue et qu’il ne doit pas connaître. Elle cherche un signe, même infime, une seconde de latence, peut-être, un soubresaut anormal, pour se persuader qu’il n’est qu’une nouvelle illusion, facilitée par les relents de peinture et les souvenirs qui traînent, dans le salon.

Mais elle ne trouve rien.
Rien que Shinta.
Shinta qu’elle appelle à demi-voix.

Elle essaie de trouver les mots pour lui dire de ne pas venir, de ne pas approcher davantage, de ne pas laisser l’ombre de la bâtisse se mêler à la sienne et le contaminer. Il ne sait pas quel démon rôde dans les coins, fait grincer le grenier et couiner le portillon. Il ne sait pas qu’il y a eu des choses, ici, que Liliann n’a jamais dites à personne. Des choses qu’elle ne veut pas énoncer, comme s’il ne restait plus que les mots, au final, pour leur donner une véritable existence.

Pourtant, elle n’arrive pas à parler. Les mots se bloquent dans sa trachée et Liliann a beau respirer, rien ne sort. Seul le souffle passe de ses poumons à ses lèvres. Le reste disparaît, happé quelque part. Elle ne sait pas où. Elle ne sait, d’ailleurs, plus ce qu’elle voulait dire. Les contradictions l’étreignent, la forcent à rester immobile, sans savoir si elle doit avancer ou reculer.

Alors, elle attend qu’il décide pour elle.

Peut-être, qu’au fond, elle espère qu’il la rejette, qu’il lui crache au visage toutes les mauvaises choses qu’il doit penser d’elle. Il en a le droit. Elle ne lui en voudra pas. Les seuls capables de vraiment lui en vouloir, de la pointer du doigt pour la rendre coupable, ce sont les Kamiya. Car elle les a abandonnés en toute connaissance de cause, alors qu’elle aurait dû chercher du soutien, leur demander de l’aide. C’est ce que les amis font. Elle n’a jamais été une bonne amie.

Soudain, il avance et Peau d’âne recule. Une danse étrange, improvisée et pourtant, elle a les allures de l’entraînement répété. La main de Shinta la touche à peine, tandis qu’elle répond à sa demande, silencieuse, docile. Ses lèvres se pincent plus fort alors qu’il entre, l’humidité quitte ses yeux noirs pour rouler sur ses joues. Elle ne veut pas le voir entrer, mais il entre, il referme la porte derrière lui et elle n’a pas la force de le repousser.

Puis les bras se referment sur son dos et la brune soupire. Un souffle qui donne plus de consistance à ses sanglots. Les larmes coulent fort sur sa peau hâlée. Les mots finissent de l’achever. Comme si rien ne s’était passé, comme s’il ne manquait pas une main au creux de la sienne, comme s’il ne manquait pas une âme à glisser dans leur étreinte. Comme si Lili n’était partie qu’une semaine, à peine. Et elle sent qu’il dit vrai, qu’il pense chacun de ses mots, donnés avec une délicatesse qu’elle ne lui connaît pas. Elle ne le connaît pas, au final. Elle a loupé l’adolescence des Kamiya.

Il se recule et les mains de Lili se lèvent à ses joues pour en retirer les larmes. Avec une douceur toute à elle pour qu’il cesse de pleurer. Sous ses doigts, elle prend conscience de l’homme qu’il est devenu, du temps qui a passé depuis la dernière fois. Il n’est plus un enfant et le contact lui hurle à l’oreille qu’il est bien là, devant elle, qu’il n’est pas une illusion. Elle ne jette qu’un regard en coin à la feuille, puisqu’il la lui présente, mais ses yeux noirs reviennent se fixer dans les siens pour comprendre la force qu’il a, désormais, dans le regard.

« Tu es infirmier, souffle-t-elle, comme une évidence. Je suis si fière de toi. Pourquoi ne voudrais-je pas de toi ? »

Sur ses lèvres sombres, un petit sourire triste. Ces sourires bien à elle qui cachent si mal le vide, au fond d’elle. Ces sourires qu’il n’a jamais connus sur elle. Ou, du moins, pas avec cette puissance-là. À l’époque, elle en avait l’ébauche, comme un croquis au crayon tracé sur son visage. Désormais, l’œuvre est terminée, laide et repoussante. Aussi froide et obscure que les plus profondes abysses.

« C’est plutôt toi qui devrais me repousser. Je suis tellement désolée. »

Ce qui n’est que la pure vérité, offerte dans un nouveau sanglot, alors qu’une seconde d’inattention fait sonner un éclat de rire, à son oreille. Un rire cristallin, guilleret, qui n’a jamais connu que la joie pure et simple. La joie d’être un enfant insouciant la veille de Noël. Et cette interruption, inévitablement, laisse un vide profond dans le cœur de Liliann. Un frisson remonte le long de sa colonne et fait frémir ses épaules. Ses mains échappent aux joues de Shinta et retrouvent l’air froid qui souffle dans la maison.

« Je ne sais plus si je dois te dire oui ou non. »

L’aveu lui échappe sans qu’elle ne le retienne vraiment. Elle sent que certaines choses doivent être dites, comme un dernier espoir qu’il tourne les talons, qu’il retourne à son père et qu’il oublie tout de l’affreuse Peau d’âne, dans sa cape de malheurs.

« Certaines choses sont arrivées, ici, entre ces murs. Mais je pense que tu pourrais m’aider à… avancer. Si tu le souhaites. »


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________________________________________ 2020-12-03, 15:43



Helping People








Shinta ne savait pas vraiment comment réagir … il était dans le coeur de la tempête, mais pas le genre au milieu tout est calme … plus le genre c’est le bordel tout part en vrille … et il ne savait réellement pas comment faire pour gérer tout ça … il se demandait bien comment tout le monde pouvait gérer cela. Ce genre de sentiment violent, qui ne pouvait qu’être compliqué à supporter….

Shinta essayait de transmettre de la douceur, toujours plus. Il voulait lui transmettre tout ce qu’il avait dans son coeur, toujours. Parce qu’il ne savait pas utiliser les mots réellement. Il n’avait jamais compris quand on lui disait qu’il savait parler, qu’il savait expliquer ce qu’il disait …. Il savait juste que … maintenant, il devait être là, dans les bras de cette femme et ne pas se laisser aller à la simplicité d’une discussion.

- je suis infirmier spécialisé dans la rééducation des muscles… Tu ne pourrais ne pas vouloir de moi pour ….

Il pinça ses lèvres sans trouver la phrase adéquate … il ne savait pas réellement pourquoi elle ne voudrait pas de lui, mais après tout, il ne savait pas non plus pourquoi elle était parti du jour au lendemain, ni pourquoi elle n’était pas revenu les voir quand elle était revenu … donc … Il secoua doucement la tête et préféra se concentrer sur une chose à la fois.

- Je ne sais pas pourquoi, mais il pourrait y avoir une raison et je serais l’entendre. Je suis content si tu es fier de moi, ça me fait plaisir.

Même si un coin de la tête de Shinta lui disait avec toute la gentillesse de la terre qu’il aurait pu faire n’importe quoi, le coeur sans faille de sa maman spirituelle aurait été fier de lui… en faite, il avait conscience qu’elle serait toujours … là pour lui. Et le soutiendrait qu’importe les choix qu’il aurait pu faire. Parce qu’il n’aurait jamais fait de choix vilains.

- Ne t’excuse pas. Si tu ne veux pas parler du passé, alors n’en parlons tout simplement pas. Si tu désires que nous en parlons, ou plus tard, ou juste de demain ou d’hier, alors nous parlerons, mais il est hors de question que tu t’excuse, et encore moins que je te repousse.

Repousser les gens il connaissaient … C’était sa petite passion dans la vie … une passion qu’il essaie de soigner… mais elle, cette femme en face de lui ne pourrait jamais être repousser, elle était trop un modèle dans un souvenir et une âme d’enfant qu’elle ne pourrait jamais être rejeter. Alors qu’elle lui dit ne pas savoir la réponse, il pencha la tête. Doucement il mit la main sur le mur pour essayer d’y déceler le passé qui était recouvert.

- On va le faire !

Il lui sourit alors qu’il s’approcha à nouveau pour la prendre dans ses bras, pour réchauffer son coeur si triste de ce froid qu’il sentait en elle. Il voulait l’aider …. Et il comptait bien faire encore plus. Il ne dit pas qu’il aurait été moins motivé avec une autre personne .. il dit juste que là, il était tellement motivé que ça en dépasser la stratosphère.

- Je ne sais pas ce qui s’est passé ici, mais je suis là pour tout laver si tu as besoin de moi. Et je suis sur que papa, Yahiko et Sanada seraient ravis de venir aussi. Motivé pour t’aider.

Il avait envie de lui dire qu’ils ne comptaient pas lui tourner le dos, mais il s’arrêta juste avant … lui dire cela risquerait de lui faire prendre en pleine tête ce qu’elle avait fait … et il n’avait pas envie de la faire souffrir.






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________________________________________ 2020-12-14, 08:42




Helping People



L
iliann voit, devant elle, un homme épanoui, qui a su trouver sa voie au travers des obstacles, affronter un passé peu commun pour en ressortir plus fort, toujours. Une chose qu’elle n’a jamais su faire, elle, et qu’elle admire dans la puissance de son regard. Il pourrait être devenu n’importe qui, en vérité, il n’a pas tort, que le petit cœur de Peau d’âne se serait gonflé de fierté. Parce qu’il n’est pas devenu quelqu’un poussé dans un sens par des personnes qui penseraient pour lui, sans lui demander son avis. Il est devenu lui. Un lui qui, elle n’en doute pas, aime ce qu’il a fait de sa vie. Comment ne pas être fière de lui ?

C’est toute cette fierté pour Shinta qui sèche, un peu, les larmes de Peau d’âne et la force à relever, sur lui, ses yeux noirs. Elle ne sait pas comment lui communiquer la joie qui la transporte de le voir, même si les circonstances ne sont pas idéales, même si l’endroit est maléfique. Pourtant, elle n’a que la tristesse au fond du regard, le désespoir de celle qui a tant pleuré qu’elle ne sait plus rien faire d’autre. Même pleurer, en vérité, est devenu quelque chose de rare, quelque chose d’autre, comme une vieille habitude qui colle à la peau sale de Peau d’âne.

La coïncidence en est-elle véritablement une ? Lili n’arrive pas à le croire alors qu’il avoue, si simplement, ce qu’il est devenu. Infirmier en rééducation, ce dont elle a besoin pour ouvrir sa maison à d’autres, nettoyer ses murs par les rires d’autres enfants, d’enfants qui ne les tacheront pas de leur sang pour se mêler aux dernières traces de celui de Liliann. Alors qu’il cherche une raison pour qu’elle ne veuille pas de lui, la brune lève une main qu’elle pose sur sa joue et caresse, de cette douceur toute à elle, la peau lisse. Sous ses doigts, le visage a beau être celui de l’adulte, elle se souvient encore du duvet de ses joues d’enfant. De ce simple geste, elle veut lui faire comprendre qu’il ne trouvera jamais rien, aucune bonne raison pour qu’elle le rejette maintenant qu’il est revenu à elle.

« Il n’y a pas de raison et il n’y en aura jamais, souffle-t-elle, avec un très léger sourire. Qui ne serait pas fier de toi ? »

Elle minimise, peut-être, son amour pour les Kamiya, mais elle ne veut pas croire que son père, le tant estimé, ne soit pas aussi fier de lui qu’elle l’est, elle. Il ne l’a peut-être jamais dit, dans une fierté toute à lui qu’elle saurait lui faire regretter plus tard, mais elle sait que Hiko aime ses fils plus qu’il ne s’aime lui-même. Tout aussi fort qu’elle a aimé son petit trésor, sa jolie Béryl si tôt arrachée à ses bras possessifs. Sauf qu’elle ne peut plus, elle, être fière de son joyau.

« Et si j’en ai besoin, pour tout le mal que j’ai pu faire ? Je n’aurais pas dû partir, mais je l’ai fait. Et si c’était à refaire, je crois bien que je le referais. »

Ce qu’elle avoue le plus bas possible, ses yeux noirs braqués sur le sol neuf de l’entrée. Elle sait ce qu’elle était, à cette époque, ce que ses souvenirs ont fait d’elle, ce qu’elle n’a jamais voulu montrer à personne. Elle sait dans quel état elle s’est enfuie de la ville, incapable d’affronter les pierres tombales du cimetière, les mains insensibles de son mari, l’ombre malsaine de cette même maison, au bout de la rue. Elle n’était plus qu’une coquille vide, à peine capable de prendre ses jambes à son cou, de se recroqueviller dans son manteau de galères et de fuir sa propre vie. Une fois encore. Une dernière fois. La fois de trop, sans le moindre doute.

« Ne fais pas ça… »

Elle n’aime pas voir la main de Shinta sur le mur de sa maison, si proche des souvenirs qui la hantent. Mais il retire ses doigts pour venir la serrer contre lui et la brune se laisse faire. Ses propres mains viennent se poser sur ses épaules et elle serre un peu, à peine, de cette façon bien à elle de montrer qu’elle est là, pour de vrai, tout en étant si légère. Elle cache son visage, incapable de trouver refuge dans sa capuche poilue, et inspire, expire, lentement, comme pour chercher un nouveau rythme qui se calerait, peut-être, sur celui qui n’a jamais été son fils et le restera, pourtant, pour l’éternité. Paradoxe qui lui plait.

« Ils ne doivent pas venir ! proteste-t-elle, avec à peine plus de force qu’un bambin tout juste né. Je peux… je peux t’expliquer. Si tu veux travailler ici, il faut que tu saches pourquoi je ne serai pas toujours là. Pourquoi il ne faut pas toucher au piano, dans le salon. Pourquoi je ne peux plus jouer. Pourquoi il n’y a plus rien du passé, dans cette maison. Pourquoi le bureau de l’étage est condamné. »

Beaucoup de pourquoi qui, au final, se rejoignent en une seule vérité et que Liliann n’est pas sûre de vouloir donner. Pas à lui, pas à un Kamiya, pas alors qu’il devra garder le secret face à son père, à ses frères. Lili ne veut pas que l’histoire soit ébruitée, que les regards se baissent sur elle d’une manière dont elle ne veut pas, dont elle n’a jamais voulu.

« Mais tu dois promettre que ça ne changera rien et que tu ne le répéteras pas, à personne. Surtout pas à ta famille. Tu peux faire ça, pour moi ? »


Elle sait qu’elle en demande beaucoup, Lili, et c’est pour cela qu’elle se recule, qu’elle le force à la fixer dans les yeux pour y lire tout le désespoir qu’il y a dans ses iris si noirs. Si Hiko doit le savoir, elle préfère le lui dire elle-même. Sanada… doit tout ignorer. C’est mieux pour lui, pour ne pas lui rappeler ce qu’il a vécu, le mal qui rôde dans ce monde. Yahiko est beaucoup trop jeune pour ces histoires. Même Shinta, en vérité, Liliann préférerait qu’il ne sache pas, pour qu’il ne se pare pas d’un regard qu’elle ne supporterait pas. Peau d’âne ne veut plus être victime.


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________________________________________ 2020-12-15, 19:09



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SShinta était le genre à … attendre ? Non ce n’était pas le mot, à comprendre … C’était plus proche des choses qu’il faisait. Il essayait de comprendre en prenant le temps pour chaque chose. Chaque respiration avait et devait avoir une importance, et devait être comprise pour ne pas faire d’erreur.

Il prenait donc le temps comme il pouvait pour avancer dans cette histoire avec une Liliann qu’il ne comprenait pas encore pleinement, il la comprendra plus tard peut être … et c’était même plus certains que tout le reste.

Shinta attends, et profite de la main de la jeune femme sur sa joue. Poussant le contacte en faisant en sorte d’appuyer sa joue contre sa main. Il aimait ce contact si tranquille, et ce qu’il signifie réellement entre eux. Il aimait ce nouveau mouvement maternel qu’il n’avait pas envie de quitter de ci tôt. Et n’était ce pas exactement ce qu’elle avait eu envie de lui dire ? La main contre sa joue ? Lui dire qu’elle ne voulait pas qu’il parte lui aussi. Il ne le voulait pas. C’était donc ainsi qu’une histoire sans parole se jouer. Avec les mouvements et les regards de ceux qui ont pourtant trop tardé pour se retrouver ?

- Merci Lili.

Il était reconnaissant de ses paroles … il était reconnaissant de cette gentillesse qu’elle avait eu et qu’elle avait encore pour lui, pour son histoire, pour son être. Quand il imaginait sa mère, il l’imaginait elle. Pas elle… mais elle … il imaginait une femme comme elle. Et même s’il sait qu’elle n’était pas sa mère biologique, il avait dans le coeur, pour elle, tout l’amour qu’il aurait dû porter à sa mère.

Oh bien sur tout comme Sanada il aimait leur mère … mais ce n’était pas pareil. Il ne la connaissait qu’à partir de parole … d’autres paroles d’un amoureux toujours amoureux de sa femme … Shinta et Sanada ne savaient pas les autres choses sur elle.. Que le bien qu’un homme en deuil avait voulu retenir.

- Si tu en as eu le besoin, je ne peux que comprendre. Mais tu es revenu parce que tu en avais besoin aussi non ? Donc même si tu disparais à nouveau …tu reviendras n’est ce pas ?

Il pouvait patienter pour la voir, ne la voir qu’une fois par an…. Et encore … mais savoir qu’elle était en vie, qu’elle était bien, qu’elle était heureuse… c’était bien mieux que tout le reste pour lui….. et il n’avait pas envie de la perdre encore tout bêtement …. Il pouvait cependant comprendre la fuite qu’elle avait fait. Dans le monde des contes, Kenshin avait fait un peu la même chose face à son père actuel. Il était parti en voulant être fier et … impactant dans la guerre, il avait trahi son mentor, et il n’avait jamais osé revenir le voir avant que cela ne devienne une absolu nécessité …. Donc il pouvait comprendre l’envie de fuir.

Lui le pouvait… Hiko aussi … il avait un peu plus de doute sur les deux singes de sa famille. Ceux tombés de l’arbre comme il aimait à les appelés quand les deux faisait excatement pareil, pour se disputer pour dire à l’autre de ne pas faire pareil …. Shinta avait posé la main sur la maison.

Une pensée le frappa… Cette maison était peut être l’antre d’un malheur, mais la victime était encore en vie… et la froideur des briques pouvait encore être remplacé, balayé par des actes, des paroles ou des idées. Il allait le faire. Il lâcha le mur et regarda Liliann à nouveau. Dans un câlin qu’elle mérite, qu’elle doit avoir. Il était là pour elle. Il l’aurait toujours été si elle l’avait voulu, et il le sera toujours quand elle le voudra à nouveau. C’est tout.

- Je veux travailler ici avec toi, et les autres risquent de me faire la tête si je leur cache, mais je ne dirais rien alors. Pour toutes les questions en « pourquoi » je suis prêt à entendre ce que tu as à me dire, prêt à l’accepter et à faire toutes tes directives.

Il ne toucherait pas le piano si elle ne le veut pas. Il n’irait pas dans le bureau si elle ne le veut pas … il n’était pas le genre …. Sanada, qui quand on lui interdit quelque chose à d’un coup une énoooorme envie de le faire … non… clairement pas. Il ne comptait pas risquer de la perdre encore pour une histoire d’interdit … il était pas fou lui. Il eu un moment de recul cependant alors qu’il prit le visage de Liliann dans ses mains.

- Je promet de ne rien dire si tu n’en as pas le désir, de garder cela secret, crois moi je sais garder les secrets, cependant … Avant que tu me dises quoi que ce soit, tu dois savoir que les Kamiya on est fait dans le même moule. On ne jugera pas ton passé, ni ce que tu comptes me dire. Tu seras toujours celle qu’on a connu, et personne, ni passé ni futur, ni malédiction ne pourront changer cela…. Alors je ne promets pas de ne pas t’inciter de temps à autre à parler à ma famille pour te libérer de ce poids que tu portes sur nos épaules…. Et en attendant…

Il se recula pour sourire franchement en lui montrant ses épaules du menton dans une tranquillité tout à lui.

- On est là pour toi. Et je garderais le secret, mais accepte alors de décharger réellement tes sentiments sur toi, tout comme moi je l’ai fait enfant. Tu ne peux pas savoir Liliann comment tu m’as sauvé la vie. Comment tu m’as donné une force incroyable sans même t’en rendre compte, j’accepte de te donner ma force aussi, et je te l’offre même sans détour.

Parce qu’après avoir tué son véritable père, étant donné qu’il était issu d’un viol, il avait eu du mal à sortir la tête de l’eau… et si devant son père, il avait toujours fait en sorte d’être fort, il avait laissé plus souvent ses faiblesses…. Et une fois, il avait eu envie de mourir.

Tout simplement, trop jeune pour comprendre… il ne supportait plus voir son père souffrir sans Sanada… et il voyait en Yahiko … un remplacement … Un enfant pour lui faire oublier les deux autres …. Et il voyait en Liliann, bien malgré lui, de quoi faire avancer son père… Il était le seul à le bloquer dans le passé … il était le seul à garder son père accroché dans son malheur … C’était ce qu’il avait pensé … et il avait eu envie de mourir comme jamais.

Il était même prêt à le faire une fois. Une fois où son père était parti fait une investigations ailleurs. Une fois où il n’était pas à la maison et Yahiko non plus … Va savoir où il était au début de sa vie à toujours fuir les services sociaux et même la maison Kamiya qui le gardait … Il avait eu l’envie de couper net les veines de son bras et de les laisser couler … il n’avait que 16 ans à l’époque …

Et Liliann avait frappé à la porte. Elle avait dit que son père l’avait prévenu que Shinta était seul ce soir, et elle était venu avec Béryl…. Et il avait pleuré … pleuré comme jamais alors qu’il l’avait laissé rentrer… Et elle lui avait donné la force sans comprendre. Il ne pourrait jamais lui rendre ce qu’elle lui a donner ce jour là. Parce qu’elle lui a permis de vivre, c’était aussi simple que ça.





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________________________________________ 2020-12-30, 11:23




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A
vouer qu’elle recommencerait, si c’était à refaire, semble faire plus de mal à Peau d’âne qu’à Shinta qui accuse le coup avec une logique toute à lui. Liliann ne sait pas comment le détromper, lui dire que ce n’est pas vrai, qu’elle ne sait pas elle-même pourquoi elle est revenue, qu’elle l’a fait sur un coup de tête, attirée par la ville de ses souvenirs, par le besoin de revoir ceux qui l’ont tirée de ses soucis. Pourquoi n’a-t-elle pas, alors, cherché à retrouver les Kamiya ? La question la force au silence, à ne pas répondre à Shinta, lui avouer qu’elle est revenue pour d’autres, persuadée qu’aucun Kamiya ne devait exister. Parce qu’elle n’a jamais voulu croire qu’il puisse leur être arrivé tout ce mal qui est tombé sur eux.

« Je ne disparaîtrai plus. Je suis partie pour que personne voit ce que j’étais devenue, pour ne pas affronter tous les souvenirs de… »

De Béryl, de son père, de son mari, de tout ce qui a été écrit pour elle et qu’elle n’a pas eu la force d’affronter. Les souvenirs des Kamiya, aussi, d’un homme comme elle rencontré dans une autre ville, d’amis qui ont toujours voulu prendre soin d’elle mais qu’elle a abandonnés sans se retourner. De tant de personnes qui méritent plus de considération, mais qui n’ont eu que son mépris ou une forme bien à elle de mépris. Ce que personne d’autre, sans doute, n’appellerait du mépris, mais Peau d’âne ne voit aucun autre mot à mettre sur elle, ses pensées, ses actes, ses fuites à répétition.

Tant de choses qu’elle se doit d’avouer au jeune Kamiya, pour lui permettre, enfin, de reprendre une place dans sa vie, de comprendre les pourquoi, les comment. Même si, au fond, la brune garde l’espoir fou d’être haïe pour le mal qu’elle a fait, pour tout ce qu’elle n’a jamais dit, elle sent qu’il n’en sera rien, qu’il finira, lui aussi, par lui dire de ne pas s’en faire, qu’elle n’est pas responsable, qu’elle ne doit pas se laisser abattre. Il est trop tard. Liliann préfère être jugée coupable, une bonne fois pour toutes. Que la guillotine s’abatte sur sa nuque et qu’il soit, enfin, question de la meilleure façon de se faire pardonner ses torts.

Il ne sait pas encore, mais Shinta est déjà prêt à lui pardonner, à faire ce qu’elle demande, elle qui n’exige jamais rien. Elle qui a appris à obéir, sans être capable d’ordonner. Liliann, au fond, n’est plus celle que les Kamiya ont connu, cette femme étrange qui a su prendre un pouvoir qui lui était dû, en quelques sortes. Une mère accomplie, un être complet qui, enfin, pouvait froncer les sourcils, tendre un doigt autoritaire et exiger que l’on fasse ce qu’elle voulait. Aujourd’hui, Lili n’est plus que Lili, une partie d’elle arrachée à son âme. Au fond, elle se rapproche plus de celle qu’elle fut, de la petite Anahis qui a tant subi, que de l’épouse qu’ils ont connue.

Mais comment le lui dire ?

Soudain, il n’est plus l’enfant qu’elle a abandonné derrière elle, l’adolescent qui a besoin de soutien, mais l’homme mature qu’il est devenu sans elle, sans son ombre néfaste pour l’empêcher de grandir. Ses mains sont grandes, sur les joues de Peau d’âne, et la détermination, au fond de son regard, la happe, l’entraîne dans le cœur de Shinta, là où il y a tant de chaleur, pour elle, que son corps froid n’arrivera jamais à le contaminer, à insuffler son poison là où il ne doit pas.

Puis il s’écarte à nouveau et Liliann prend une grande inspiration de la force qu’il a essayé de lui souffler au visage, pour lui permettre de continuer de faire les derniers pas qu’elle doit faire pour retourner auprès de lui, s’emparer de sa main et l’aider à avancer. Sauf que, cette fois-ci, ce n’est pas lui qui a besoin d’aide, c’est elle. Elle et seulement elle, incapable de progresser sans aide, même si elle n’a jamais voulu l’avouer. Désormais, elle ne peut plus le renier, l’ignorer, faire semblant que ce n’est pas vrai.

Sauf que ses mots, soudain, prennent une signification que Lili aimerait rejeter en bloc, ne pas comprendre. Elle ne veut pas imaginer ce qui lui semble si évident, alors que ses yeux noirs plongent dans les siens. Quelque part, peut-être l’a-t-elle toujours su, compris sans vouloir l’avouer, pour ne pas le blesser. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, Liliann ne peut pas l’ignorer et faire semblant de ne rien avoir entendu. Il y a, au fond de son cœur, une Anahis qui pleure du même mal que celui de Shinta, d’une envie qu’ils ont partagée et qui la fait hoqueter, alors que ses doigts viennent, sans y arriver, essayer de cacher les larmes qui coulent sur ses joues. Alors, elle tend les mains et récupère son fils pour le serrer contre elle, sans lui demander son avis, comme Lili le fait rarement, comme elle l’a déjà fait plusieurs fois, avant.

« Je pense que je le sais plus que tu ne peux t’en douter, Shinta, et je suis tellement désolée. »

Elle est contente, Lili, de comprendre qu’elle a été là pour l’empêcher de faire une bêtise, comme elle en a été empêchée, elle aussi, alors que les services sociaux venaient, enfin, ouvrir la porte de sa maison. Elle ne veut pas imaginer ce qui serait arrivé, si elle n’avait pas été là pour l’en empêcher, si la petite Béryl ne tendait pas ses mains, à l’époque, pour attraper celles de Shinta et lui demander de dessiner, avec elle, des papillons colorés.

« Tu es tellement comme lui, je suis sûre qu’il est très fier de toi, même s’il ne le dit pas. »

Liliann sait, confidente de Hiko alors qu’elle n’a jamais eu la force de se confier, elle, sur ce qu’elle a été. Elle sait que Shinta et Sanada n’ont pas le même géniteur, qu’une rareté génétique a fait d’eux des jumeaux de pères différents. Pourtant, dans ses yeux à elle, elle ne voit pas la différence. Il n’y a pas de différence. Peu importe celui qui a permis la vie, ce qui compte est celui qui a fait d’eux de si belles personnes et c’est ce qu’elle essaie de lui faire comprendre en serrant, contre elle, ce fils qui n’est pas non plus le sien, mais qui le restera à jamais quand même.

« Je parlerai à Hiko, souffle-t-elle, comme une promesse. Je lui expliquerai ce qui est arrivé, ce que j’ai fait. Je n’ai pas peur que vous me jugiez, j’ai peur que vous me voyiez comme ce que je ne suis pas, ou plus. Je ne veux plus être une victime, tu comprends ? »

Au fond, Peau d’âne ne veut plus être Peau d’âne, la bonne poire, la princesse attirée par son titre, incapable d’accepter sa vie modeste, loin des intrigues de la cour, loin des rois et de leurs folies. Elle ne veut plus être capable de pardonner à ceux qui l’ont offensée, comme la bonne petite femme bien élevée qu’elle se devait d’être. Liliann veut, enfin, pouvoir relever le menton et dire non. Ce qui n’arrivera peut-être jamais, mais les rêves sont faits pour être rêvés. Elle veut croire qu’elle a le droit de se persuader de la culpabilité des coupables, tout en s’extrayant, elle-même, de son rôle de victime, de femme que l’on regarde en compatissant, avec pitié.

Elle veut être Liliann, jugée au même titre qu’une autre, à qui le monde a le droit de dire qu’elle fait des bêtises, qu’elle doit arrêter ses conneries, qu’il n’est pas bon de continuer ainsi. Une femme qu’on ne pardonne pas sous prétexte qu’elle n’a pas eu une bonne vie. Qu’elle puisse, elle aussi, devenir coupable de ses crimes.

« Je ne sais pas par où commencer… Le début remonte à ceux que nous étions dans nos vrais mondes. (Elle s’écarte de lui pour se montrer, dans son gros manteau d’hiver, ses cheveux noirs emmêlés et sa peau sombre de Perse.) J’étais une princesse et le roi voulait m’épouser, parce que sa reine est décédée sans lui donner d’héritier, rien qu’une fille qui lui ressemblait. »

Ce qui est déjà un bon début, non ? Même si Liliann se réfugie derrière des sous-entendus pour ne pas avouer que la princesse et la fille du roi ne sont qu’une seule et même personne, et qu’elle a, pourtant, pardonné à ce père ses intentions incestueuses, seulement poussé par le besoin de puissance et de perdurer un empire impressionnant.


S et S Kamiya
« J'ai pas trouvé où on peut demander un rang personnalisé... ! »

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Personnage abandonné

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________________________________________ 2021-01-07, 22:14



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Shinta avait une réflexion très posée des choses… pas tout le temps bien sur, mais plus souvent que ce qu’on ne le pense. Il arrivait à mettre à plat ses idées et à écouter les paroles des uns et des autres. Dans notre cas, Shinta se disait que si la jeune femme était revenu, une fois, elle reviendra peut être … parce qu’il y avait quelque chose ici, et que ça ne l’inquiétait pas réellement qu’elle reparte… si seulement cette fois elle pouvait le prévenir pour qu’il n’est pas à stresser, il préférerait tout de même. Quand elle parla, et stoppa sa phrase, Shinta mit sa main sur la sienne tranquillement. Elle n’avait pas besoin de le dire… Shinta savait de quoi elle voulait parler, ou plutôt de qui.

- Je comprends.

Fut les mots qu’il laissa dans l’air. Il comprenait vraiment qu’elle avait eu envie de partir, de fuir les souvenirs de personnes qui étaient cher à son cœur. Il comprenait … parce qu’il avait fait la même chose avec Tomoe et avec Kaoru quand il s’en est souvenu… parce qu’elle en avait eu besoin et que les morts collent à sa peau comme la plus collante des glues. Il comprenait vraiment, et il ne voulait pas qu’elle se force à parler de Béryl… pas pour le moment en tout cas.

Kenshin avait eu son lot de vie lui aussi. Shinta orphelin, il était devenu Kenshin l’élève, puis Bottasai l’assassin, puis Kenshin le vagabond, et enfin il était devenu Shinta Kamiya. Il était étrange que ce monde lui avait donné son ancien prénom, celui qu’il avait laissé, et lui avait donné le nom de Kaoru. Comme pour dire l’impossibilité de la revoir un jour. Il pouvait alors comprendre bien plus que ce que la jeune femme pouvait le penser. Il pensait que chaque expérience avait gravé en lui quelque chose d’autres … de plus … profond.

Dans ce nouveau calin qui les tenait tous les deux, Shinta en trouvait une … normalité … presque logique. Quelque chose qui prenait place, comme avoir un puzzle dont il ne manque qu’une seule et unique pièce. Il avait l’impression d’avoir mis cette dernière pièce et qu’il ne lui restait plus qu’à observer et attendre, parce qu’il avait accomplit ce pourquoi il avait commencé au départ. Bien sur, ce n’était pas un sentiment d’accomplissement qui lui serrer le cœur, mais un sentiment d’avoir tout en place, là où il faut, et que tout ira mieux. C’était mieux ainsi.

- Ne t’excuse pas.

Il faisait en sorte de se faire pardonner, de faire pénitence des crimes qu’il avait commis dans le passé, de faire en sorte … Oh tout simplement de dire qu’on pouvait pardonner les pires crimes. Il avait été un assassin, un tueur sanguinaire … et il essayait de se faire pardonner même s’il avait beaucoup de difficulté à cela … et il pouvait comprendre le sentiment de la jeune femme. Même s’il ne voulait pas qu’elle le ressente. Il était là. Il était un homme là pour ça, et prêt à aider, comme il le peut. Il ne voulait pas qu’elle se sente coupable de plus. Il frottait sa main dans son dos dans un geste qu’il espérait, l’apaiserait un peu. Shinta referma un peu plus ses mains contre elle, quand elle parla de la fierté. Il ne savait pas si on pouvait être fier de lui … surtout après qu’il avait assassiné tant de monde … et même s’il n’avait été le meurtrier que d’une personne dans ce nouveau monde, c’était une personne de trop pour qu’il se sente … légitime… Il continuait à rester dans ce calin si .. chaleureux, et protégeant du monde extérieur.

- Je comprends. Je suis presque sur que je comprends. Mais tu es toi, et c’est la seule chose qui nous importe. Hiko sera content de pouvoir avoir des nouvelles de toi. Il parle souvent de toi, et Yahiko aussi. Tu as fait partit de nos vies, et on sera heureux de te voir y revenir si tu en as l’envie.

Il ne précisa pas que…. 2 personnes sur 4 ne lui demanderont peut être pas son avis ? Hiko et Kenshin avaient ça en commun… le fait d’etre plus posé, plus calme, plus apte à accepter qu’on ne fasse pas ce qu’ils veulent … plus aptes à accepter que leur idée n’est peut être pas la meilleure … même si Kenshin, sur l’instant, ne voyait aucune autre solution que Liliann qui reviens mais bref… Yahiko et Sanada ? Ils vont la kidnappé à coup de câlins, personne ne va comprendre. Bien sur, la famille était bien équilibré… Et Shinta ferait en sorte que la jeune femme revienne dans leur vie à son rythme.

Shinta était prêt à tout entendre. Il était prêt à accepter tous les passés de la jeune femme, du plus triste au plus miséreux … enfin… c’est ce qu’il essayait de se dire quand elle commença à parler … qu’il pourrait deviner avant et ne pas laisser voir sur son visage les pensées qui le tenait …. Mais il n’en était rien. Elle commença à parler … de son père … dans le monde des contes qui voulu épouser sa fille … il savait qu’il y avait de grand fou dangereux partout … mais là … C’était le pompom … on n’avait pas le droit de faire ça à sa propre fille ….Ce n’était pas le genre de chose qui se faisait et c’est tout. Il ne dit rien. Posant les yeux sur Liliann pour lui dire de continuer. Qu’il ne dirait rien. Qu’il attendrait la suite en gardant sa main dans la sienne pour garder ce contact entre eux… Il entendit le silence. Il avait compris que la princesse et la fille n’était qu’une même personne. Tenant sa main dans la sienne, il finit par parler.

- Mais, elle a réussi à ne pas être dans ses griffes n’est ce pas ?

Il déglutit un peu, laissant sa pomme d’Adam faire des allers retours frénétique alors qu’il cherchait le moyens de dire les phrases sans avoir à les assumer …demander si … Si le roi avait réussi à faire un héritier avec la princesse … si c’était allé aussi loin … ou si c’était rester dans un cadre purement …. C’était grave dans tous les cas, mais si le roi à toucher sa fille, Shinta pouvait comprendre l’intérêt des guillotines … Mais il n’était pas au bout de ses surprises n’est ce pas ? Il prit la main de Liliann un peu plus dans la sienne et reprit.

- Continues je t’écoute et je te coupe plus.

Il fit un tour de clé magique sur sa bouche et il jeta la clé au loin alors que dans son regard on pouvait toujours lire l’envie de l’écouter et de l’aider. Et la détermination farouche à ne pas bouger.






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________________________________________ 2021-01-20, 11:47




Helping People



E
lle sait, elle sent qu’il est temps de tout expliquer, de donner les raisons exactes, à Shinta, pour qu’il comprenne ce qu’elle a fait, pourquoi elle est partie, pourquoi elle ne voulait pas revenir, en vérité. Mais pourquoi elle est revenue tout de même. Pourtant, les mots se bloquent un peu, dans son esprit, dans sa gorge aussi. Elle se demande ce qu’elle peut dire, par où elle doit commencer. Le début est flou, elle ne sait plus ce qui a été le premier pas vers ses problèmes, vers son désespoir infini, le premier coup qui a creusé un trou, dans son cœur meurtri.

Elle a envie de lui dire qu’il n’y a rien eu, qu’il ne s’est rien passé. La vérité est compliquée, même pour elle. Peau d’âne a passé des heures entières, les yeux rivés sur le plafond, ou sur l’horizon, à essayer de comprendre ce qui est arrivé, ce qui n’a jamais existé. Cette malédiction a créé, dans son crâne, un ouragan infernal et si Lili arrive à se tenir dans l’œil du cyclone, là où le vent n’est que brise, elle ne sait plus tendre la main pour en toucher le tourbillon et, enfin, organiser tout ceci.

Au fond, ce n’est pas qu’elle ne peut pas choisir, trouver une réponse en oui ou non. C’est qu’elle ne veut pas faire ce choix. Liliann aimerait pouvoir dire les deux, dépendant de la situation. Elle aimerait pouvoir jurer que son père ne l’a jamais touchée, qu’elle ne le connaît même pas, ne l’a jamais vu en vrai. C’est la vérité. La malédiction a implanté des souvenirs, dans son esprit, mais l’homme ne l’a jamais touchée, ne lui a jamais parlé depuis que la malédiction a été brisée. Sauf que renier son père, c’est se renier soi-même, renier tous ses amis et, surtout, renier sa fille.

Les lèvres pincées, la brune essaie de se frayer un chemin dans son propre labyrinthe. À chaque tournant, elle a l’impression de se heurter à un cul-de-sac, de devoir revenir en arrière, recommencer. Les mots naissent sur sa langue, mais ils ne passent jamais la barrière de ses lèvres. Elle aimerait lui dire qu’elle s’appelle Liliann, qu’elle n’a pas de père iranien, qu’elle n’a pas eu de mari, non plus. Tout comme elle aimerait lui dire que Béryl l’a aimé autant qu’elle l’a pu, bien que l’enfant, loin de la subtilité de sa mère, ne se cachait pas une préférence pour son frère. Même si Lili la suspectait de les avoir aimés de la même manière, mais de ne pas avoir su l’exprimer pareil.

Sauf qu’elle ne peut pas dire les deux en même temps.
Il faut choisir.

Alors, elle repousse ses réflexions pour se concentrer, plutôt, sur ce qu’il y a eu avant la malédiction, ce qu’elle a vraiment vécu. Elle le croit, elle n’en est pas sûre. Car cette histoire-là, aussi, a été écrite par un autre, couchée sur papier pour une morale qu’elle n’a jamais comprise. A-t-elle véritablement été Peau d’âne ou sont-ce, là aussi, des souvenirs directement implantés dans son esprit ? Tout ceci est trop compliqué pour elle. Elle n’arrive pas à en voir le bout, la solution, une porte de sortie. Au fond, qui est-elle ?

« J’en ai envie, avoue-t-elle. Mais c’est… compliqué. Je ne sais plus moi-même qui je suis vraiment. »

Est-elle légitime à revenir dans la vie de Hiko, alors qu’elle n’a, au final, jamais été la mère qu’elle a cru être ? Peut-elle se tenir droite devant lui et lui jurer, sur sa vie pourrie, qu’elle reste son amie ? Alors que ce qu’ils ont partagé n’a pas existé. Elle ne sait pas. Elle n’est pas sûre de trouver, un jour, la réponse à ces questions. Pas toute seule, en tout cas. Mais pour l’heure, Liliann n’a pas la force de le revoir, de lui demander de lui pardonner ses erreurs, ses décisions. Pour l’heure, elle préfère prendre soin de Shinta.

Prendre soin, n’est peut-être pas la bonne expression, alors que les mots de Liliann racontent son histoire, sous-entendent ce qu’elle n’ose dire à haute voix. Ce que personne ne devrait avoir à dire à haute voix, au final. Ce qu’elle sait, pourtant, arrive plus souvent qu’on ne veut le croire. Elle a eu la chance, elle, que les choses n’aillent pas plus loin, d’avoir la possibilité de s’échapper, de fuir sans se retourner. Ce que tout le monde ne peut pas faire. En ce sens, elle a eu de la chance et c’est, au fond, ce qui la gêne le plus. Car elle a piétiné cette chance et toutes les autres victimes du même mal, en pardonnant au roi.

Liliann sent que ses mots ne lui plaisent pas, qu’il a des questions qu’il n’ose pas poser, de peur, peut-être, de la brusquer ou d’apprendre la vérité. Elle a envie de s’excuser, de lui dire que tout ira bien, que ce n’est rien, c’est du passé. Elle a, de toute façon, déjà pardonné cette demande, l’envie de faire d’elle la mère de son propre frère. Elle a surmonté cela, elle s’en est sortie, comme elle a pu, comme elle ne l’aurait pas dû. Peau d’âne n’est pas une bonne mère pour les Kamiya, Peau d’âne n’est qu’une princesse comme une autre, au final. Pas plus belle, pas moins bête.

« Elle s’est enfuie, mais elle n’a pas su lui dire non. Elle n’a pas pu lui dire non. »

Ses doigts se referment un peu plus fort sur ceux de Shinta. Elle trouve, dans ce contact, un ancrage avec ce monde, un lien qui lui permet de ne pas sombrer dans l’autre, se souvenir de robes imposantes, de ses longs cheveux blonds, des grands yeux bleus qui passaient d’un visage à un autre, comme deux papillons délicats. Elle n’est plus cette femme-là. Elle n’est que Liliann, pas moins laide que Peau d’âne.

« Peau d’âne, dit-elle, tout bas, comme un tabou qui ne se dit pas. C’est le nom qui a été le mien, après avoir tué un âne qui n’y était pour rien, dans l’espoir qu’il cesse ses demandes en mariage. Ce qui n’a pas été le cas. Je me suis enfuie, je me suis cachée, et j’ai fini par revenir dans la royauté, je n’ai pas pu m’en empêcher. »

Elle marque, une nouvelle fois, quelques minutes de silence, le temps de se fermer au souvenir de son prince, droit, fort, beau, les yeux rivés sur un autre qu’elle. Par elle, c’est son royaume, qu’il a touché. Par lui, c’est son rang, qu’elle voulait. Ils ne se sont pas vraiment aimés. Peut-on s’aimer par simple goût des belles choses ? Elle n’y croit plus, Lili.

« Je me suis mariée à un prince, pour redevenir celle que j’étais. Et, le jour de la cérémonie, j’ai pardonné au père qui s’est excusé de ce qu’il a osé demander. C’est celle que je suis. »

Du moins, c’est celle que Peau d’âne a été, dans son monde, dans ses souvenirs d’une autre vie, d’une vie loin d’ici, dans une époque que plus personne ne connaît, dont on ne se souvient que le nom, quelques coutumes, rien de plus. Ce n’était même pas dans ce pays qui n’existait pas, terre inconnue découverte beaucoup plus tard.

« Les souvenirs de la malédiction… ne sont pas si différents de ma première vie. »

Cette fois, ses doigts se serrent si forts, sur ceux de Shinta, qu’elle a soudain peur de lui faire mal. Pourtant, ce n’est qu’une pression de plus, à peine un pincement sur ses doigts d’adulte. Mais les choses deviennent trop compliquées à avouer. Elle ne sait plus quels mots elle doit donner à cette vie qu’elle n’a pas vécue. À cette vie qui a formé le lien entre elle et lui, entre elle et le reste de sa famille. Sans ces choses de son enfance, ces doigts qui n’auraient pas dû courir sur sa peau, frapper sa nuque, elle n’aurait pas croisé Hiko. Elle le sait. Parce qu’elle ne se serait pas autant accrochée à Béryl, à son besoin viscéral d’être là, à chaque instant de sa vie.

« Sauf que dans ce monde, il n’y a pas de morale. Aucune bonne fée pour me dire de fuir, me pousser à partir. J’étais jeune, faible, manipulable. Cette maison… a connu des choses que tu ne dois pas imaginer. Je me suis tenue devant cette fenêtre, là-bas. (Elle pointe la grande baie vitrée, derrière le piano.) Et je me suis demandée de quelle façon mettre un terme à tout ceci. »

Elle inspire doucement, discrètement, ses yeux noirs fixés sur les rideaux qui ont été changés, ces rideaux qui ne lavent pas ses souvenirs, mais les empêchent de l’agresser.

« Puis on a frappé à la porte et je suis partie, loin. Liliann, ce n’est pas mon vrai prénom. J’ai été adoptée par une autre famille. Je m’appelle Anahis. »

Elle préfère s’arrêter là, pour le moment, incapable de lui avouer, encore, que son adoption n’a pas été mieux que le reste, qu’elle s’est arrangée pour que les choses dérapent, qu’elle a fini par s’enfuir et devenir ce qu’il n’attend pas, de celle qu’il voulait pour mère. Peut-elle lui avouer le nombre de mains qui l’ont touchée ? Pourra-t-il le lui pardonner ?


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