« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 The highway's jammed with broken heroes. [Fe]

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Hermès



« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


Hermès


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________________________________________ Lun 14 Déc 2020 - 10:59


         
Enfants de nature
Vous pouvez vous accrocher à tous vos artifices. Essayez de tout changer. Nous sommes nés ainsi.






J’avançais péniblement. J’avais froid, et j’avais mal. L’avantage, c’était que mon corps avait commencé à s’habituer aux deux blessures que j’avais. Je sentais que celle à la jambe était moindre que celle à la fesse. Je pouvais marcher. Quand elle me parla d’arbre déraciné, je tournais la tête curieux.

« J’ai fait rouler l’arbre... »


Je grognais presque. J’avais juste fait rouler un arbre mort et on s’était accroché à lui comme un bouée. J’avançais toujours, et je serrai les mâchoires. Je préférais ne pas gaspiller mon énergie. Privé de mes pouvoirs, je savais qu’il n’y avait qu’une chose à faire : aller de l’avant. Aussi, sans un mot, je gardais un bon rythme. Gardant un œil sur Vaiana de temps en temps. J’avançais péniblement, plus qu’elle, même si je m’efforçais de garder une certaine cadence.
Quand elle me demanda si ma fesse allait bien, je me contentais de lever un pouce, fragile. Je n’avais pas envie de parler, en réalité et j’avais la gorge nouée par la douleur.
Au bout d’un moment, elle vit des lumières. Plissant des yeux, je les vis aussi. Rapidement, nous arrivâmes dans une ruelle, puis dans un motel. Toujours silencieux, j’avançais. Il était hors de question que je mette un genou à terre.
A la vu de l’homme, que je n’écoutais qu’à moitié, je ne pus m’empêcher d’essayer de cacher au moins une partie de mes blessures. J’étais blême, et je tremblais.

« Merci. »


Je me dirigeais vers la dites chambre, quand il répéta le mot « Choufleur ». Lentement, très lentement, même si j’étais blessé et affaibli, je le foudroyais du regard. Je détestais les sobriquets. Je détestais aussi les gens qui s’en prenait à mes employés. Personne n’avait le droit de parler d’elle comme ça. Avançant vers la chambre, j’étais encore pâle, et assez silencieux. En réalité, j’avais très mal.

« Tu devrais pas le laisser t’appeler comme ça. Tu as un prénom. Tu lui as donné. »


On pouvait entendre dans ma voix que ça ne me plaisait pas du tout.. J’étais bien parti pour saloper toute la chambre, et finalement, j’y mettrai du coeur à le faire. Entrant dans cette dernière, je la remerciais de me dire de prendre ma douche en premier.  Avant de passer la porte, je me retournais vers elle pour dire :

« Bonne idée. Mais évite de parler à trop de monde. Je ne me sens pas à l’aise ici. »


C’était une sorte d’instinct. De toute manière, sans pouvoirs, il ne me restait que ça. Et ça n’avait jamais fait de mal à personne, une mise en garde. Epuisé, j’étais rentré dans la salle de bain. Mon instinct de survie s’était remis aux aguets. J’avais froid. La priorité, c’était de nous mettre au sec tous les deux. Me déshabillant, je grognais comme un ours quand je du enlever mon pantalon. Ca me faisait un mal de chien. Une grimace sur le visage, je tirai définitivement pour enlever tout le reste.
Avec minutie, je mis mes vêtements sur le sèche serviette, et j’observais également un sèche cheveux accroché au miroir de la salle de bain. On allait pouvoir, au moins avoir des habits presque secs.  Mais je dirai ça à Vaiana plus tard. D’ailleurs, j’entendis qu’elle avait quitté la chambre.
Avec calme, je me mettais de dos face au miroir et je fis une légère grimace. La flèche c’était enfoncée sur environ quelques centimètres. L’avantage, c’était que cette partie du corps était pleine de muscles et de graisses. La couche de graisse devait être abîmé, et une partie musculaire également. Mais une chose était certaine, je ne devais pas la garder.
Après un dernier regard à mon postérieur, je rentrais dans la douche. Mettant l’eau chaude au maximum, sans que ce soit trop brulant, j’attendis que la température soit bonne pour me réfugier dessous…
La chaleur me fit un bien fou. Au fur et à mesure des minutes qui passaient, je reprenais peu à peu mes esprits. L’attaque, la rivière, la marche. Fermant les yeux, mes doigts passèrent sur mon cou, maudissant cette immondice. J’avais peur de l’enlever. Si je le faisais, je risquais certainement mourir. Il devait y avoir un système d’autodéfense. C’était une évidence.
Finalement, j’observais également ma plaie au mollet. Elle faisait moins d’un centimètre de large, et devait faire environ 6 ou 8 cm de long. Elle n’était pas dangereuse. Elle était juste douloureuse, parce que très mal placée.
Lentement, ma main glissa sur ma fesse, et je saisis l’extrémité de la flèche qui avait été brisé. L’eau coulait, et le sang se voyait. J’en perdais pas mal, mais pas assez pour s’inquiéter. Dans l’immédiat, il fallait l’enlever, panser la plaie et ensuite la désinfecter.
Etape une, donc l’enlever. Saisissant le bout de la flèche, je tirai tout doucement.

« Gnnnhuf. »


Je progressais lentement. Mais droit. Je savais que si je partais en biais, j’allais l’ouvrir encore plus. Sentant qu’il ne restait plus que quelques centimètres, je tirai d’un coup.

« ARGH ! »


La flèche tomba sur le sol de la douche. L’eau qui tombait devint soudain rouge, puis rosée, signe que la plaie n’était pas si profonde que ça en réalité. Ou alors, que la partie musculaire n’était pas tant atteinte. Bonne nouvelle, j’allais m’en sortir.
C’est à ce moment précis, que Vaiana rentra à reculons dans la douche. Je me retournais, tirant le rideau de la douche. Je m’en cognais en réalité, qu’elle me voit nu. Y’avait pire dans la vie, et ce n’était pas ma préoccupation principale. J’attrapais une des serviettes, et je la portais à ma fesse pour faire un point de compression.

« Faut arrêter de faire autant de chichi pour ça. Dans l’immédiat, que tu me vois à poil on s’en cogne un peu... 
»


Elle était parti presque en courant. Mais en même temps c’était la vérité. On montrait notre corps quand on avait envie de faire des choses. Là c’était pas du tout le cas. J’avais juste pas le choix. Mais elle avait pris assez de précaution pour ça.

« De toute façon, il va falloir nettoyer la plaie. On va procéder par étape. »


Je reprenais un peu de vie. Et le contrôle des opérations. Ma main toujours comprimait sur ma fesse, je parlais, la porte entre ouverte.

« Je vais m’habiller. Tu vas prendre ta douche à ton tour. Pendant ce temps, je vais sécher nos vêtements au sèche cheveux, au moins le haut. Ca va mettre une demi heure. On a encore du temps. Ensuite, nous sortirons, pour demander une trousse à pharmacie. J’ai besoin de soin, et toi aussi. Sinon dans quelques heures on va faire une septicémie. »


J’étais encore pâle, mais ça allait mieux. La douche m’avait fait du bien. M’exécutant, je remis mes vêtements mouillés, avec une grimace, tout en gardant la serviette sur mes fesses. L’avantage, c’est que l’eau avait serré mon jean, ce qui fit que la serviette faisait une compresse toute seule. J’avais juste des fesses énormes à cause de la serviette. Mais je n’avais pas peur du ridicule. D’ailleurs un morceau de cette dernière pendait.

« Vas-y. Je ne regarde pas. »


J’avais quitté mon ton enfantin, joueur et amusé. Là, je savais que nous étions dans une mauvaise situation. Que nous n’étions d’ailleurs qu’au commencement de cette mésaventure. Quand elle rentra dans la douche, je fis attention de bien tourner le dos. Alors, je commençais à me sécher les vêtements au sèche cheveux. C’était un processus très long. Aussi, je me permettais de faire la discussion.

« Le type, du motel. Il avait les même proportions physiques que ceux qui nous ont attaqué. Tu as remarqué ? »


Je continuais de faire sécher mes vêtements. J’avançais méthodiquement.

« C’est pour ça que je n’ai rien dit quand tu lui parlais. Ce n’était pas prudent d’y revenir, même si l’idée d’aller chercher de l’aide était la meilleure qui soit... »


Je grognais un peu, j’avais encore mal. Mais je sentais qu’au moins, la compression de la serviette et de mon jean marchait partiellement, car je ne devais plus perdre de sang. J’avais un peu repris des couleurs. Passant à mon jean, je poursuivais. Ces foutus sèches cheveux accrochés à la salle de bain avait toujours senti le chaud quand on s’en servait trop longtemps.

« Il faut que nous sachions où nous sommes précisément. Je ne sais pas si nos geôliers nous ont pas changé d’endroit. C’est la première chose que nous devons savoir. Ensuite, nous devons trouver des antiseptique, pour ta main et pour ma fesse... »


Au mot fesse, je me mis à ricaner. Ca revenait un peu. La chaleur du sèche cheveux et le sang qui coulait moins me faisait relativiser la situation. J’avais terminé mes vêtements. Mes chaussettes étaient encore un peu humide, ainsi que mon jean. Mais c’était loin d’être aussi désagréable que trempait complètement. Le reste allait sécher de lui même. Et j’avais connu pire. En revanche mon t shirt était totalement sec.
Je prenais les vêtements de Vaiana. Commençant par les sous-vêtements. Rougissant un peu, je m’attelais quand même à la tâche. Moi, mon caleçon était encore mouillé. Mais je voulais tout le confort pour elle. Elle avait été fantastique, elle méritait d’être plus au sec que moi.

« Ensuite, on cherchera un moyen, soit extérieur, soit par nous même de partir. Déjà, il faut que nous sachions si les habitants du village sont hostiles ou non envers nous. Depuis ce qui s’est passé, et tant que je n’aurai pas récupéré mes pouvoirs, j’aurai tendance à ne faire confiance à personne. Si jamais aucune aide n’est apportée, alors nous partirons par nos propres moyens. »


J’avais fini son haut léger, et une partie de son pull. Je passais à son pantalon. Plissant les yeux, je restais silencieux pour le reste. Finalement, assez content de moi, je sortais à mon tour en boitillant.

« C’est bon, c’est pas encore tout à fait sec, mais c’est mieux que rien. Allons voir ce qu’il y a dehors. »


Attendant qu’elle finisse de s’habiller, je mis les deux points de flèches que j’avais récupéré, seuls armes en notre possession dans ma poche. Une fois que Vaiana m’eut rejoint, j’ouvris la porte, et d’un pas un peu boitillant, je me dirigeais vers le standardiste.

« Rebonjour. Désolé pour tout à l’heure. Je n’ai pas beaucoup parlé. J’aimerai savoir si vous aviez une trousse de secours, en quelque part, ou si vous pouvez nous en obtenir une. C’est assez urgent. »


L’homme releva la tête. Immédiatement, il regarda la serviette que j’avais placé à cet endroit. Serrant un peu des dents, j’ignorai son regard. Il hocha la tête de gauche à droite, puis adressa un regard à Vaiana. Un regard qui voulait clairement dire que j’étais fou. En même temps, je l’étais un peu. J’avais jamais été vraiment sain d’esprit.

« C'est pas d'un médecin dont vous auriez besoin, plutôt ? Il vous est arrivé quoi ? »


Il fallait que je réfléchisse à une réponse. Rapide, claire, précise, mais qui n’était pas la vérité. Fronçant un peu les sourcils, je répondis directement :

« Si vous avez ça sous le coude, ça peut être bien aussi. On était à la chasse. Et comment dire... Elle a mal visé... »


C’était une bonne stratégie ça. La chasse ! Je savais qu’encore aujourd’hui, il y avait pleins d’accidents de ce type. Je savais aussi que la chasse à l’arc était revenu à la mode. Une partie de chasse qui avait mal tournée, c’était une excellente idée. J’indiquais Vaiana du pouce, puis mes fesses.

« Je pensais pas qu’elle les aimait à ce point là. »


J’avais retrouvé mon pseudo-humour. Signe que la chaleur du lieu et de la douche m’avait fait le plus grand bien. L’homme me regarda assez surpris par ma réponse :

« A la chasse ? A mains nues et en cette période de l'année ? »


Il n’avait jamais chassé à mains nues ? Hm. Peut être que ça ne se faisait pas. Ah ! Mais il lui manquait des informations. De toute façon, il posait beaucoup trop de questions pertinentes, ça m’avait mis la puce à l’oreille.

« On chasse à l'arc. »


J’avais hoché la tête, sûr de moi. Si il voulait voir mes fesses, il verrait bien que je disais la vérité.

« On est plutôt bon d'ailleurs. Enfin en théorie. Bref. La question n'est pas pourquoi... C'est surtout... Est ce que vous nous aider ? »


Ses yeux se plissèrent, son regard passa sur nous. Nous étions encore un tout petit trempé, et surtout, nous avions les traits assez tirés et les vêtements dans un très sale état. D’ailleurs, je me rendis compte que nous n’étions pas du vêtu comme des chasseurs. Peut être qu’on faisait parti de ces nouveaux bobos qui chassaient avec des habits de ville. Tiens. Je commençais à croire à mon propre mensonge. Finalement, il posa une trousse de premier soin sur la table et dit :

« Y'a tout ce qu'il faut là dedans. Mais je pense qu'un médecin vous serait bien plus utile. »


Je relevais les yeux vers lui. On était arrivé dans cet état, il aurait pu commencer par là non ? Mes yeux se firent perçants. Mais mon visage n’exprimait pas grand-chose.

« Merci. Il y en a un de proche ? »


Mon regard s’était porté vers la vitrine qui désignait l’extérieur. Puis mes yeux étaient revenus vers lui. Il souriait légèrement

« Vous ne trouverez pas grand chose ici. La ville la plus proche est à 30km.Après, j'ai quelques notions de secourisme si vous avez besoin. »


Bien sûr. Ca sentait le piège. Je regardais autour de moi, un peu méfiant. J’avais encore du mal à ne m’habituer qu’à mes sens d’humains. Et cet espèce d’instinct. Peut être que les hommes l’avaient tout simplement parce qu’ils étaient plus mortel et fragile que les dieux ou les créatures ?

« Je m’occuperai de la plaie de la demoiselle. En revanche oui je pense que la mienne a besoin de désinfection. Vous n’auriez pas un endroit tranquille pour... la nettoyer? »


J’avais dit ça d’un air naturel et sur le ton de la conversation. En réalité, je voulais en apprendre plus sur lui. Et il était hors de question de laisser Vaiana avec lui, seule encore une fois. La première fois, je l’avais laissé filé et je n’aurai pas du. Il avait étrangement le même physique que les personnes qui nous avaient attaqué. De plus, ma plaie était plus importante que celle de Vaiana.
Il me regarda encore avec curiosité, puis me désigna l’arrière salle derrière le comptoir. Prenant la trousse il entra en premier. Doucement, quand il fut de dos, je désignais Vaiana du doigt avec une expression qui voulait dire, « Surtout, reste là. ». Les mains dans les poches, je le suivais. Dans cette dernière, je sentais la pointe du carreau de l’arbalète. Si jamais il essayait de m’attaquer, je savais déjà où je frapperai. Directement dans la carotide, sans poser de questions. Un peu nerveux, j’avançais dans une salle de repos tout à fait normale, composée d’un canapé, d’une télévision, avec des chaises et une table.

« Ok. Elle n’est pas jolie. Enfin la plaie pas Vaiana. Elle, ça va elle est jolie. Très belle même. »


Il n’y avait pas de mal à faire des compliments gratuits, et surtout des constatations. D’ailleurs, même si mes propos semblaient incohérent, j’avais une stratégie bien précise. Souvent, on pensait que j’agissais stupidement, sans plan ni arrière pensée. Mais là, en l’occurrence, je savais ce que je faisais.
Doucement, je m’allongeais sur le ventre, sur le canapé, et je baissais mon pantalon pour libérer mes fesses. Très sérieusement, je l’observais avec attention, guettant chacun de ces moindre faits et gestes.

«  Il faut nettoyer d’abord l’extérieure de la plaie puis une fois que c’est propre l’intérieur. Je pense qu’il n’y a pas besoin de points. »


J’avais aussi quelques bases en secourisme. Sur plusieurs champs de bataille, j’étais venu en aide à des soldats mourants, à différentes époques. C’était la position indélicate de la plaie, qui faisait que je ne pouvais me soigner seul. Et il était hors de question que ce soit Vaiana qui s’en charge. Et puis, j’en profitais d’être seul avec lui pour l’observer.
Il me regarda, d’un air qui voulait dire qu’il n’appréciait pas du tout mes conseils. En gros, si j’avais bien compris son regard, si je n’étais pas content, je n’avais qu’à le faire moi même. Mais en même temps… J’en étais bien incapable.
Il commença à envoyer du désinfectant sur la plaie. Ce qui eut pour effet de me faire un peu gémir et plisser des yeux. C’était douloureux, mais ça allait. Il mit ensuite une compresse, et déclara :

« Ca cicatrice vite. Ce n'était pas très profond. »


Je fronçais les sourcils à ses mots. Dans mon esprit, c’était quand même assez profond. C’était étrange… Avais-je retrouvé une partie de mes pouvoirs ? Sa phrase eut le mérite de me mettre clairement le doute, mais je me gardais bien de dire quoi que ce soit. Il termina le pansement, en mettant du scotch pour faire tenir la compresse, et me tendit la fiole de désinfectant.

« Il en reste pour votre amie. Comme ça, chez elle aussi, ça ne s’infectera pas. »


Il n’avait pas tellement l’air d’apprécier que je sois passer en premier. Mais justement, notre perception du danger n’était pas la même. Pour lui, c’était nos blessures le danger immédiat. Mais pour moi, lui aussi pouvait en être un.

« Vous venez d’où tous les deux ? »


Je me relevais, puis je m’asseyais sur le canapé. Grimaçant, j’oubliais ma blessure et je me redressais un peu vite. Celle au mollet me fit aussi souffrir, mais elle était plus superficielle que celle de Vaiana, donc j’avais fait le choix de ne pas la soigner.

« Merci, je lui ferai. On vient du Maine. Et on est où ici? Je veux dire, on est un peu arriver en urgence, ça s'est vu. »


Mes mots n’étaient pas très cohérents, mais les informations elles, l’étaient suffisamment. C’était le problème quand on mentait. Il me regarda, très surpris.

« Le Maine ? »


Il me désigna une carte, qui était affiché dans la salle de repos.

« Vous venez de l'autre bout des Etats Unis à pied ? »


Ah. Oui, c’est vrai, nous n’étions pas du tout vers le Maine, puisque je nous avait téléporter ici. Mais en même temps, l’avantage qu’avait ma réponse, c’était le double sens que pouvait avoir sa question. Après tout, nous étions originaire du Maine, et j’avais pu l’interpréter ainsi. D’ailleurs, je l’avais interprété comme ça.

« On est venu en moto. On a eu un accident. C'était un road trip de plusieurs jours. On est originaire de là bas, on était au Lac McDonald. »


Je me massais le corps, nerveusement. Je détestais mentir. Je n’avais jamais su faire. Je savais que je m’enlisais. Je regardais ailleurs, au fur et à mesure qu’il m’étudiait suite à ce que j’avais dit.

« On a voulu aller à la chasse, avec un guide local, et j'ai pris une flèche dans les fesses. J'ai paniqué et je suis parti en courant. Je panique beaucoup. On s'est perdu et on atterrie ici. »


Voilà. C’était logique non ? Bon, en vérité ça l’était pas vraiment. Mais je l’avais dit avec tellement de convictions qu’au moins pour moi, ça semblait totalement logique. D’ailleurs j’avais hoché la tête de manière affirmative pour me donner contenance. Il s’était mis à sourire, depuis que je lui disais que je paniquais beaucoup et que je gérais assez mal la panique.

« Un guide local. »


Je hochais encore la tête. Oui. Un guide local. Ca avait plusieurs sens. Le guide du routard, le guide vivant, le guide du coin. J’étais sur de moi. Il fallait juste être convainquant.

« Et si on allait s'occuper de votre amie ? Elle doit trouver le temps long. »


Oui. Et moi aussi, je commençais à le trouver assez long. On se dirigea vers le hall d’entrée, et je regardais Vaiana qui semblait perplexe.

« Votre ami m'a raconté pour votre accident de moto qui vous a conduit à trouver un guide local en cette période de l'année, afin de vous perdre en forêt et de vous prendre une flèche dans les fesses. »


J’avais les bras croisés. Je hochais la tête derrière lui, totalement sûr de moi. Il avait très bien résumé la situation. C’était rarissime comme histoire, mais ça restait quand même probable non. Je continuais d’affirmer ce qu’il avait dit, en regardant Vaiana pour lui dire que c’était bien ce que j’avais dit. Déposant le désinfectant sur le comptoir, il retourna à sa paperasse. Doucement, je pris le désinfectant et la trousse, puis j’entraînais Vaiana assez loin pour qu’il ne m’entende pas.

« Quoi? Qu'est ce que tu voulais que je dise ? Je suis pas un menteur. J'ai pas menti en plus. Le guide local ce sont les gens avec les arbalètes. Ca tient la route mon histoire. »


J’avais pris sa main. Soigneusement, j’avais commencé à nettoyer l’extérieur de la plaie avec le désinfectant et une compresse. Avec douceur, j’avais retourné sa main et j’avais fait un pansement sur le dos. En faire un à l’intérieur ne servait à rien, dans la mesure où la main était toujours en mouvement. Ce qui lui fallait c’était un bandage. J’observais le contenu de la trousse, et j’en trouvais un rouleau. Toujours avec calme et douceur, je commençais à faire le tour plusieurs fois de sa main. Alors que je jetais un coup d’oeil à l’homme dont je n’avais d’ailleurs pas pris l’identité qui était en train de faire de l’administratif, je me tournais vers Vaiana et je murmurais.

« Bon. Il faut qu’on s’en aille d’ici. J’ai été incohérent sur plusieurs réponses. Je voulais voir quelque chose en faisant ça. Il n’a pas dit un traître mot sur nos puces dans le cou. Rien. Ce qui me fait dire que pour lui, ça semble plus normal que le fait qu’on entre ici tout trempé. Alors que… Des gens trempés, dans une vie, t’as l’occasion d’en voir. Alors que des puces numériques non. Bref. Reste sur tes gardes, et n’hésite pas en t’en servir. »


J’avais discrètement mis ma main dans ma poche pour trouver une des deux pointes de flèches que j’avais récupéré. C’était celle de sa main, et non celle de mes fesses. Je l’avais placé dans la dernière bande du bandage, afin qu’elle soit bien cachée si nous étions à nouveau enfermé, et accessible en cas d’attaque.
J’étais rusé. J’avais beaucoup de défauts, comme le fait de ne pas bien savoir mentir ou de prendre des décisions parfois absurdes. Mais je restais aussi, le dieu des voleurs. Et ça, on avait tendance à l’oublier.



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Vaiana de Motunui



« Tic tac,
sonne le glas. »


Vaiana de Motunui


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________________________________________ Mar 15 Déc 2020 - 17:19


The highway's jammed with broken heroes...
...On a last chance power drive. (Bruce Springsteen)
▼۞▼

Je gardai le silence tandis que Hermès enroulait la bande autour de ma main. La blessure était toujours douloureuse et je savais que cela n'irait pas en s'estompant. Si ça se trouvait, j'avais besoin de points de suture.

"Peut-être qu'il pense que les inhibiteurs sont des sortes de patch anti tabac."
hasardai-je.

C'était un peu gros, mais toujours moins que d'avoir dit que nous avions fait le Maine-Montana en moto, ni tout le reste.

Hermès glissa la pointe de flèche dans mon bandage et je préférai l'enlever pour le placer dans la poche de ma veste, afin d'éviter d'aggraver ma blessure et de pouvoir plier ma main le plus possible. En tous cas, je hochai brièvement la tête, soulagée d'avoir une arme pour me défendre. C'était toujours mieux que rien.

"Il faut qu'on s'en aille. On n'a déjà que trop traîné ici."
murmurai-je.

Mes vêtements encore moites devinrent glacés en seulement quelques secondes au contact de la bise polaire, mais je serrai les dents et avançai dans la rue. C'était toujours moins horrible que d'être trempée jusqu'aux os.

Je réfléchis aux différentes options. Nous en avions peu. J'avisai les trois voitures garées un peu plus loin. Cette petite ville ne possédait aucun commissariat, donc aucun flic. Juste en face, il n'y avait que la vitrine d'un magasin visiblement désert. Si j'agissais vite et bien, nous serions sortis d'affaire en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Je m'approchai discrètement d'un des véhicules et glissai la pointe de la flèche dans la portière comme je l'avais vu faire dans les feuilletons télévisés. Evidemment, dans la réalité, tout est plus laborieux. Je forçai un peu et sursautai en entendant une voix inconnue dans mon dos.

"Vous y arriverez mieux avec ceci, je suppose."
ditl'homme en me montrant un trousseau de trois clés.

Son vêtement noir avec un petit carré blanc au menton m'informa qu'il s'agissait d'un pasteur. Je le dévisageai, bouche bée.

"Euh... je m'excuse. Je crois que je me suis trompée de voiture."
balbutiai-je.

Il rassembla ses mains croisées devant lui.

"Vous ne déroberez point. Et vous n'userez ni de mensonge, ni de tromperie les uns envers les autres."
déclara-t-il avec l'ombre d'un sourire.

Par ce biais, il me faisait clairement comprendre qu'il n'en croyait pas un traître mot. Cette citation venait probablement de la Bible. Je n'en étais pas certaine, car je n'en avais jamais ouverte une de ma vie. Je réfléchis rapidement, et décidai de tenter le tout pour le tout.

"Mon père, nous sommes en grand danger."

Il était un homme d'église, par conséquent, il était censé avoir le coeur sur la main. Si tant est qu'il soit véritablement bon. Je jouais gros, mais avais-je vraiment d'autre choix ?

"Des personnes mal intentionnées cherchent à nous tuer. On a réussi à leur échapper de justesse."

Je montrai ma main bandée avant de poursuivre :

"Il faut absolument que nous allions au plus vite en ville, pour prévenir la police."

Il m'observait fixement. Puis, il se focalisa sur Hermès, avant de se pencher sur nos blessures, tout ceci sans laisser transparaître la moindre émotion.

"C'est pour ça que je voulais emprunter une voiture. Je la ramènerai ensuite, dès que nous serons hors de danger. Vous avez ma parole."

Il regarda autour de lui, comme pour vérifier d'où pouvait bien venir le danger, ensuite il dit :

"Venez avec moi."

Il se tourna pour se mettre en marche. Je restai sur mes positions. Hors de question de le suivre sans en savoir plus !

"Vous voulez nous emmener où ? Aucun téléphone ne fonctionne ici !"
m'écriai-je.

Pendant ce temps, le commerçant était sorti de son petit magasin et nous observait d'un oeil suspicieux, comme s'il se demandait ce que nous fabriquions près des véhicules. Je notai qu'il était tout aussi baraqué que le standardiste du motel.

"Là où on va, il n'y a pas besoin de téléphone."
précisa le pasteur, avant de reprendre son chemin.

Cette phrase n'annonçait rien de bon. Mais quelle alternative nous restait-il ? J'avais attiré les soupçons sur nous en essayant de voler une voiture, et faire trente kilomètres à pieds n'était pas concevable. Pas dans notre état actuel. Sans parler du danger qui rôdait toujours.

Avec réticence, j'emboîtai le pas au pasteur.

"On va où comme ça ?"

Sans ralentir la cadence, il répondit :

"Vous savez où je vais. Et vous en savez le chemin."

Ca ne m'éclaira absolument pas plus, mais bientôt j'aperçus une chapelle au bout de la rue, ou une sorte de petite église.

"Attendez. Le droit d'asile ça fonctionnait au Moyen-Âge, mais si des tarés veulent nous mettre la tête en 3D, c'est pas des murs bénis et des vitraux qui vont les retenir !"
fis-je, anxieuse.

A cet instant, le pasteur pivota vers moi. Nous nous trouvions seulement à quelques mètres de la chapelle. Il eut un soupir apaisé avant de déclarer :

"Vous serez en sécurité avec Lui. L'Eternel aime ce qui est droit. Il n'abandonne pas ses fidèles. Ils sont toujours sous Sa garde bienveillante. C'est la descendance des méchants qui est exterminée."

A cet instant, il jeta un coup d'oeil vers Hermès, avant de se détourner pour ouvrir les portes de la chapelle. Il glissa l'une des clés dans la serrure, et je réalisai alors qu'aucune d'entre elles ne ressemblait à des clés de voiture.

"On se casse." chuchotai-je à Hermès entre mes dents.

J'aurais voulu faire demi-tour. Hélas, au bout de la rue, je découvris le commerçant qui nous observait toujours d'un oeil circonspect. Il était accompagné par une femme au look mécano, qui portait un simple tee-shirt malgré le froid. Ils nous observaient. Ils n'avaient pas un comportement ordinaire. Que se passerait-il si nous tentions de rebrousser chemin ?

En toute logique, on ne pouvait qu'avancer. Mais se retrouver avec le pasteur chelou était-ce vraiment la bonne idée ?

"Attrape ta pointe de flèche. Faut se préparer à tout."
glissai-je à l'oreille de Hermès.

Tout en parlant, j'avais moi-même replié mes doigts autour de la mienne, dans ma poche de veste. Après quoi, je pénétrai dans la chapelle.

Le pasteur avait continué de marcher et se trouvait presque au niveau de l'autel, à une quinzaine de mètres de nous. Il pivota dans notre direction et par un signe de la main, nous invita à le rejoindre. Au bout d'une rangée de chaises, au premier rang, deux personnes étaient penchées sur le prie-dieu, visiblement en pleine prière.

Ca ne me disait trop rien d'avancer. Nous étions à l'intérieur de l'église. Inutile de nous rapprocher davantage.

Tranquillement, le pasteur monta les quelques marches conduisant à l'autel et là, se servit un peu de vin dans un calice. Il le fit remuer légèrement d'un geste du poignet sans plus se soucier de nous. Ensuite, il le porta à ses lèvres et but avec un soupir de profond contentement, les paupières closes. Il reposa le calice, se saisit d'une serviette dont il se tapota la bouche. Puis, nous observant, il déclara :

"Approchez-vous de l'Eternel, et Il s'approchera de vous."

"Non, non. On est bien là où on est."

Brusquement, il décrispa les muscles de sa nuque.

"La justice et l'équité. Ce sont les valeurs que prône l'Eternel. Il les préfère aux sacrifices. Mais parfois il est nécessaire de punir."

A cet instant, il tourna la tête vers les deux personnes qui priaient toujours. Mes doigts se resserrèrent instinctivement autour de la pointe de flèche.

Il voulait que nous approchions, et je souhaitais en apprendre davantage, même si l'angoisse me tenaillait. Aussi je fis quelques pas dans l'allée centrale en compagnie de Hermès. A mesure que j'approchais, je jetai des coups d'oeil en direction des personnes qui priaient. Elles n'avaient toujours pas bougé. Soudain, j'agrippai la manche du dieu en même temps que je stoppai net. Ils portaient des vêtements noirs, les mêmes que ceux de nos agresseurs ! C'était eux !

J'étais prête à m'enfuir en courant quand un détail me sauta aux yeux : du sang s'écoulait de leur gorge, sans discontinuer. Ils étaient morts. Si on les avait poussés, ils se seraient écroulés au sol. Un frisson me parcourut toute entière. Je ne comprenais pas.

"Je vous l'avais dit : vous êtes en sécurité ici." intervint le pasteur d'un ton placide.

Tétanisée, je dévisageai Hermès, puis l'homme d'église. C'était un grand malade. Etait-ce lui qui les avait neutralisés ? Sinon qui ? Il s'agissait de mecs surentraînés.

"C'est vous qui les avez tués ?" demandai-je d'un ton étranglé.

Le pasteur resta immobile derrière l'autel. D'une voix pondérée, il dit

"C'était de faibles brebis égarées. Justice devait être rendue."

Un frémissement parcourut de nouveau mon échine.

"Et que... que comptez-vous faire de nous ?"

Il contourna enfin l'autel pour se placer près des marches, sans pour autant les descendre.

"Rien qui n'est pas nécessaire."

A cet instant, les portes grincèrent dans notre dos. Elles s'ouvrirent sur le commerçant et la mécano, qui restèrent ensuite devant les portes fermées avec la ferme intention de bloquer le passage. Je déglutis. J'avais eu un très mauvais feeling.

"Je suis désolée."
dis-je dans un filet de voix à Hermès.

Par ma faute, tout avait empiré. Je gardai ma main serrée contre la pointe de flèche.


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________________________________________ Mer 16 Déc 2020 - 21:29


         
Enfants de nature
Vous pouvez vous accrocher à tous vos artifices. Essayez de tout changer. Nous sommes nés ainsi.






J’avais suivi le mouvement, sans trop apprécier cet homme. Mais je faisais plus confiance à Vaiana qu’à n’importe qui. Donc si elle le sentait bien, alors je devais aussi faire confiance. Rapidement, nous arrivions dans une église. Je n’aimais pas spécialement ces lieux. Ils avaient toujours été austères, avec des rites assez macabres. De tout temps, je n’avais jamais ces endroits et je les avais fuis comme la peste.
Je restais au milieu de l’église, me plaçant très légèrement devant Vaiana, au cas où.

« Vous nous voulez quoi précisément ? »


Je m’étais décalé, tout doucement. Jetant un regard sur un des deux morts en train de prier, je remarquais qu’on ne pouvait voir s’ils avaient des armes sur eux. Le prêtre ne bougeait pas, il était toujours en haut des marches à nous observer.

« Grâce à vous nous pourrons entrer dans le Royaume de l’Éternel. »


Je plissais légèrement des yeux. Qui appelait-il l’Eternel ? Personne ne l’était à ma connaissance. Même nous, à terme, nous pouvions disparaître. De toute évidence, il croyait en son dieu. Il descendit les marches. Je me retournais pour voir où en était la mécanicienne et l’autre homme. Visiblement, ils avançaient doucement, mais sûrs d’eux. Ils étaient à mis distance. Si on ne faisait rien, on était fait comme des rats.
J’attrapais le poignet de Vaiana, et je la forçais à se placer derrière moi. C’était hors de question qui lui arrive quoi que ce soit. La seule solution, fut de passer dans un rang, et de reculer. Je regardais à droite et à gauche. Je ne faisais que gagner du temps. On commençait à s’approcher d’un des murs latéraux de l’église.

« Nous ne sommes pas vos ennemis. Ce sont eux qui ont essayé de nous tuer. Les ennemis de nos ennemis sont nos amis non ? »


Je désignais les deux morts du bout du menton. Vaiana toujours derrière moi, je serrai son poignet pour la rassurer. Tout allait bien se passer. L’un des deux sbires, la femme, passa dans un rang, pour essayer de nous prendre en tenaille. L’autre avançait toujours dans le rang. Ils s’étaient adaptés… Mes yeux se portèrent tout autour de moi, je devais agir vite. Le prêtre, immobile me fixa.

« Ils n'auraient pas du jouer avec vous. Ce n'était pas dans leurs attributions. Ils devaient simplement vous conduire jusqu'ici. Jusqu'à moi. »


Visiblement, ils avaient été tué simplement pour avoir désobéi. Mon sang commença à s’accélérer. On était chez les fous. J’avais déjà vu des peuples timbrés, qui se faisaient la guerre sans pitié et sans raisons, mais là, cette espèce de communauté était en lice pour le TOP10.

« Fuir ne vous mènera à rien. Acceptez votre sacrifice. Laissez nous vous libérer et ouvrir la voie à quelque chose de plus grand. »


Mon estomac se contracta. Si j’avais eu mes pouvoirs, j’aurai immédiatement mis un terme à cette situation. Sans somation. Cependant, je ne les avais pas. Et ça commençait à peser. Si nous ne faisions rien, nous étions bon pour mourir. Je reculais. Je sentis Vaiana s’arrêter derrière moi, signe que nous avions toucher le mur latéral de l’église. Une main dans la poche, je triturai la pointe de la flèche que j’avais récupéré. Il fallait que je fasse un choix. Je pouvais en éliminer un. Et Vaiana se débrouiller avec l’autre. Mais nous étions en infériorité numérique, et le prêtre semblait peut être faible physiquement, mais il était plus que cruel. De plus, nous étions encore blessés.

« Nous libérer de quoi? Qu'est ce que vous voulez ? Un Dieu ? Laissez la partir. Et je ferai ce que vous voudrez. »


Je serrai le poignet de Vaiana, pour bien lui faire comprendre de se taire et de ne pas donner d’objection. Ca aurait été plus facile si elle n’avait pas été là. J’agissais souvent par instinct, au mépris des conséquences. Mais là c’était différent, il était hors de question qu’une de mes erreurs lui fasse du mal. Peut être qu’ils ne voulaient simplement qu’un dieu.
Il se mit à sourire gentiment. Je n’aimais pas ça. Pas ça du tout. La femme se rapprocha dangereusement de nous, l’homme resta au milieu de l’église et le prêtre lui aussi était immobile. Tenant toujours Vaiana, je glissais le long du mur pour me diriger vers l’Autel. Je venais d’avoir une idée. Je n’aimais pas les églises, mais j’en avais vu en construction.

« Il est inutile de lutter. Vous avez quelque chose qui contrôle votre malédiction. »


Il se tapota délicatement son propre cou. Ok. C’était bien lui le meneur. Ou du moins, il était assez haut placé pour avoir éliminer deux de ses soldats. Il savait aussi que nous étions des êtres à pouvoir.

« Je n'aime pas la violence sauf j'y suis contraint. Notre disparition va se remarquer. Nous ne sommes pas seul et certains sont en mesure de nous venger si vous commettez la moindre erreur. Pensez-y. »


J’avançais vers le prêtre, laissant derrière moi la femme. L’homme au milieu de l’église ne semblait pas bouger. Mes yeux se portèrent sur un immense chandelier à côté du prêtre. Est-ce que je devais le frapper ? Le problème, c’était que si je le tuais, peut être emporterait-il avec lui l’information de désactivation de ces saloperies dans la tombe.
J’avais encore le poignet de Vaiana dans la main, et elle était derrière moi. Je savais pourquoi je faisais ça. Dans mon monde, j’en avais vu mourir sous mes yeux. C’était hors de question que cela se répète ici.
Montant sur les marches de l’autel, j’avançais à reculons, me dirigeant vers la sacristie. Je savais qu’il y avait cette pièce, comme dans toutes les églises.

« Laissez nous partir, et je ferai en sorte qu'il ne vous arrive rien par la suite. Si vous nous faites du mal, vous aurez de sérieux ennuis. Et cette fois ici vous rencontrerez des personnes bien moins clémente que moi. En plus, vous vous êtes trompé. Au moins sur elle. Elle est juste quelqu'un de normal. Sans pouvoir ou autre. Laissez la partir. »


Ca se tentait. Il ne répondit rien, se contentant de me regarder d’un air amusé. J’approchais de l’autel. Son regard se tourna vers la femme mécano, puis vers l’homme au milieu de l’église.

« Ramenez les brebis égarées vers le droit chemin. »


Les deux accélèrent le pas. Rapidement et par instinct, je saisis le grand crucifix à côté de l’autel. Ils semblaient avancé plus rapidement.

« Très bien. Les négociations sont donc terminées. »


La jeune femme arriva sur la côté, saisissant un des grands chandeliers. J’avais fait, il y a très longtemps, de l’escrime. J’avais quelques bases, même si je ne m’en étais jamais trop servi. Avant qu’elle ne lève son chandelier pour me porter un couper de côté, je fendais mon arme, un crucifix en bronze assez lourd en diagonale. Ce dernier frappa ses côtes, et je sentis que quelques unes se brisèrent. Sans aucun regard de pitié, je continuais de reculer. Au moins, nous étions désormais à deux contre deux. Nos chances de fuite étaient supérieures. Levant le crucifix, menaçant, je reculais et j’ouvrais rapidement la porte de la sacristie, entraînant Vaiana à ma suite.
Immédiatement, je fermais la porte. Puis je plaçais le crucifix contre le loquet. Ce n’était pas suffisant. J’entendais déjà les autres approcher. Me retournant, j’avisais une armoire le long du mur à côté de la porte. Si je passais de l’autre côté, je pourrai la renverser. Sans réfléchir outre mesure, ou même regarder Vaiana, je me mis entre le mur et l’armoire, collant mon dos contre ce dernier pour me donner plus de force.
Par chance, elle était vide, et elle bascula contre la porte dans un fracas épouvantable. Contournant l’autel, je me dirigeais vers la porte. Il y avait aussi une fenêtre, au cas où. Par chance, je tournais la poignée. Nous étions libre.

« Par Héra. Quelle chance. »


J’avais retrouvé un peu de baume au coeur et un sourire en coin apparu sur mes lèvres. J’aimais bien, jurer au nom de ma sœur. Ca se faisait dans l’antiquité, je devais avoir gardé cette fâcheuse habitude. Passant la porte en premier, au cas où je me mis à courir aussi vite que mes blessures le permettaient. Tout en courant pour revenir vers la rue principale, car il n’y avait rien dans les environs, je me tournais vers Vaiana.

« On ne parle plus à personne. On ne fait confiance qu’à nous. T’as bien compris cette fois ? »


Je lui avais dit dans la chambre d’hotel, mais malheureusement elle ne m’avait pas écouté. En même temps, je ne pouvais absolument pas lui en vouloir. C’était complètement idiot, elle avait fait au mieux, je le savais. Arrivant dans la rue, je me mis à courir directement vers le garage. J’avais mis à terre la propriétaire, donc là, au moins, j’étais sur qu’il n’y avait personne. De toute façon, hormis cette église, de la végétation et quelques maisons, il n’y avait rien dans ce bled paumé.

« Là-bas y’a sûrement un moyen de transport. Et en plus je pense que sa propriétaire n’est pas la. Elle doit être en train de compter ses côtes flottantes. »


Étrangement… Ca me faisait du bien de dire ça. Je n’étais pas mauvais de nature, mais quand on me cherchait, je pouvais être méchant, surtout quand je n’étais pas seul dans l’équation. Au garage, une vieille pompe à essence était là. J’en aurai bien pris un peu pour mettre le feu à ce fichu village, mais je n’avais pas le temps. Les autres devaient déjà casser la distance, à cause de nos blessures. En plus je commençais à fatiguer. 
Dans le garage, il n’y avait aucun moyen de transport, hormis une voiture, capot ouvert, signe qu’elle ne fonctionnait pas. Immédiatement, je me dirigeais vers l’établi. Attrapant une grosse clef anglaise, et une barre de fer qui devait être une partie d’une barre de transmission, j’avançais vers Vaiana en boitillant et en serrant les dents, lui donnant la clef anglaise.

« Prends ça et vise les jambes en priorité. »


Dans ce monde, j’avais rapidement compris qu’au vu de l’avancée technologique, très peu de personne savait encore se battre. La base, c’était les jambes quand on avait ce genre d’objet comme arme. Personne ne pensait jamais à les protéger, ou plutôt, personne ne savait faire, et c’était toujours efficace.
Sortant du garage, je jetais un coup d’oeil aux poursuivants. Rapidement, j’entrainais Vaiana à l’arrière du garage, passant dans une petite ruelle. Puis, toujours en courant, je passais deux maisons, et rentrait avec elle par la porte de derrière à la troisième. Je m’effondrais au sol, un peu exténué. Nous étions arrivé dans une espèce de petite buanderie. M’asseyant contre la machine à laver, reprenant mon souffle, je fixais Vaiana qui avait une condition physique meilleure que la mienne puisqu’elle n’était pas blessé aux fesses et au mollet. Mettant mon doigt sur la bouche pour faire signe de chuchoter, je murmurais.

« On va rester ici, peut être qu’on les a perdu de vu. L’espace restreint la supériorité numérique. Le premier qui rentre, tu le frappes. Sauf si c’est un enfant, c’est la seule condition… Mais… S’il se montre méchant, tu le frappes quand même. »


Lentement, je retrouvais mon souffle, faisant signe à Vaiana de se mettre à croupie, prête à bondir au cas où. Ca revenait peu à peu, ses instincts de survies. Bon sang, moi qui croyait en être débarrassé pour toujours.



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Ils te jugeront, ils te critiqueront, pour tes choix, pour tes actes. Mais moi, jamais.

Vaiana de Motunui



« Tic tac,
sonne le glas. »


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________________________________________ Dim 20 Déc 2020 - 17:33


The highway's jammed with broken heroes...
...On a last chance power drive. (Bruce Springsteen)
▼۞▼

Accroupie dans la buanderie, je soupesai la clé anglaise. Je ne pouvais la tenir qu'à une seule main, car celle qui était blessée me faisait trop souffrir. J'écoutai les conseils de Hermès tout en réalisant que notre situation était absurde. J'en fis part au dieu :

"Hermès, on ne peut pas rester ici. Se cacher ne sert à rien. On ignore si cette maison est vide. On ne sait pas si toute la ville en a après nous ou si c'est seulement une poignée de gens. Dans le doute, mieux vaut partir le plus loin et le plus vite possible."

Tenter sa chance ailleurs. Ca avait été mon dicton pendant un long moment, avant que je décide de revenir à Storybrooke. Ne pas rester sur place, à aucun prix.

Avant de quitter la maison, je fis rapidement le tour des pièces les plus proches. Mon coeur manqua un battement quand je découvris une paire de clés de voiture sur le meuble de l'entrée, dans un espèce de saladier. JACKPOT ! Je posai la clé anglaise pour m'en saisir et adressai un sourire rayonnant à Hermès. Il suffisait de trouver quelle voiture elle ouvrait ! Le "W" estampillé sur le plastique noir de la clé laissait présager qu'il s'agissait d'une Volkswagen.

Ne souhaitant pas perdre une minute de plus, je m'élançai vers la porte d'entrée. A l'instant où j'allais poser la main sur la poignée, j'entendis le cliquetis distinctif d'une clé que l'on tourne dans la serrure. Je rebroussai chemin immédiatement pour me cacher quelque part, mais trop tard : la porte s'ouvrit sur le standardiste du motel. Encore lui ? Nous étions dans SA maison ? La coïncidence était si grosse que je le dévisageai. Il nous observait d'un oeil surpris.

Fort heureusement, j'avais eu la présence d'esprit de cacher les clés de voiture dans ma poche avant qu'il n'entre. Le regard du gars devint de plus en plus suspicieux. Normal. A sa place, j'aurais été dans le même mood.

"Salut ! Euh... Tu me manquais trop alors je suis venue."
inventai-je sans réfléchir.

Puis, je me souvins que Hermès était également présent. D'ailleurs, le gars tourna la tête vers lui.

"Et... je lui fais visiter. Sympa la baraque."

Toujours silencieux, Motel jeta un coup d'oeil vers le bocal de l'entrée, ce qui me força à déclarer :

"Bon, ok, je l'admets, c'est le plus mauvais mensonge que j'ai jamais raconté. On a de gros soucis. Je pense que tu l'as compris."

La carte de l'honnêteté n'avait pas fonctionné avec le pasteur, mais que pouvais-je faire d'autre ? Ce type nous avait surpris chez lui. Nous étions entrés par effraction. Je ne voyais pas quoi inventer pour nous sauver, surtout qu'il avait déjà entendu beaucoup de trucs fantasmagoriques nous concernant.

"On essaie d'échapper à des tarés et j'ai VRAIMENT besoin de ta voiture pour filer. Je te la ramènerai. Je te le promets. Et chaque centimètre carré des fauteuils sera matelassé en billets verts. Je sais que ça paraît surréaliste, mais je te jure qu'on peut le faire. Dès qu'on sera sorti d'affaire, tu auras tout ce que tu voudras. Absolument tout."

Dubitatif, il haussa un sourcil, comme s'il se demandait s'il pouvait vraiment tout demander, tandis qu'il me regardait de haut en bas. Je restai de marbre -on verrait plus tard pour les modalités- puis, il tendit la main dans ma direction pour que je lui remette les clés.

"S'il te plaît !" insistai-je, à court d'arguments. "C'est notre seule chance de survivre !"

Il s'approcha de moi. Je réprimai un mouvement de recul, car j'estimais qu'il n'allait pas m'attaquer de front sans prévenir, et surtout, je ne souhaitais pas qu'il voit que j'avais peur. Il plongea deux doigts dans la poche avant de mon jean et les remua. Je tressaillis, incapable de bouger tandis que je sentais ses doigts presque contre ma peau. C'était perturbant et désagréable. Finalement, il écarta sa main, qui renfermait ses clés de voiture.

"C'est moi qui conduis." déclara-t-il avant de se retourner.

Il se dirigeait vers la porte toujours ouverte. Pendant ce bref laps de temps, j'hésitai à attraper le bocal de l'entrée pour l'assommer avec. C'était risqué. Il semblait costaud. Si je loupais mon coup, il pouvait se révéler redoutable au combat en corps à corps. Affaiblie et blessée, je n'étais pas en pleine possession de mes moyens. Il pouvait se servir de Hermès comme d'un moyen de pression. C'était trop risqué.

Je n'avais d'autre alternative que de le suivre, mais ça aussi, je ne pouvais pas. Mon récent manque de discernement en était la preuve.

"Prouve-moi que je peux te faire confiance !" lançai-je sans bouger d'un millimètre.

"Parce que t'as le choix ?" répliqua-t-il un peu sèchement, sans cesser de s'éloigner.

"Oui, j'ai le choix, parfaitement !" fis-je sur le même ton. "Je suis pas obligée de foncer tête baissée dans un piège ! Qu'est-ce qui me prouve que tu n'es pas l'un d'eux ? C'est une ville minuscule. Ca me paraît gros que tu ne sois pas au courant que la mécano du coin, le gars de la supérette et le pasteur sont des psychopathes !"

Je l'avais rejoint et le saisis brusquement par le bras pour le forcer à me regarder. Mon autre main, celle qui était blessée, serrait autant que possible la pointe de flèche dans ma poche. J'étais prête à me défendre au cas où.

A cet instant, une des vitres du salon explosa sous l'impact d'une balle. La détonation me fit sursauter, tandis qu'une pluie de verre tombait sur nous. Instinctivement, je me courbai en deux et posai une main sur le dos de Hermès afin de le protéger. J'entendis Motel pousser un juron.

Me redressant, j'aperçus, à travers la fenêtre béante, le gars de la supérette descendre la pente conduisant à l'église tout en rechargeant un fusil de chasse qu'il tenait fermement. De toute évidence, on les avait bien énervés.

J'en profitai pour observer Motel. Il semblait énervé et déboussolé. Etait-ce une preuve suffisante pour remettre nos vies entre ses mains ? Avions-nous vraiment une meilleure alternative ?

"Vite ! Faut pas traîner !"
les pressai-je avant de me précipiter hors de la maison.

Motel me passa devant pour courir jusqu'à une New Beetle rouge garée non loin, à moitié sur le trottoir. Il appuya sur la clé. Bi-bip ! Les portes se déverrouillèrent.

"Sérieux ?" fis-je, médusée.

Ce gars taillé comme un Ken roulait VRAIMENT dans une voiture aussi girly ? La panique me força à mettre mes jugements de côté. Avec un regard intransigeant, je convainquis Hermès de monter à l'arrière. Il serait plus "à l'aise" car ce serait difficile de s'asseoir à l'avant pour lui, étant donné qu'il était blessé à la fesse. Et puis, si jamais Motel se révélait être un ennemi, j'étais mieux entraînée pour taper.

Je claquai ma portière pile au moment où Motel démarrait en trombe. Les pneus crissèrent. Au même moment, la vitre de mon côté explosa. Tétanisée, je réalisai que j'avais eu de la chance de ne pas être touchée par la balle. Je m'ébrouai pour enlever les bris de verre de mon pantalon et de mes cheveux. Une autre détonation se fit bientôt entendre et je me retournai sur mon siège pour apercevoir le type nous viser avec son fusil de chasse. Heureusement, il diminuait à vue d'oeil. Nous étions hors de portée de tir.

"Il faut aller à la ville la plus proche. Celle dont tu nous as parlés."
dis-je d'un ton haletant à Motel.

"Tu crois qu'on va où à ton avis ?"
fit-il, l'angoisse le rendant presque agressif.

Ses deux mains étaient crispées sur le volant. Il ne lâchait pas la route des yeux.
Je ne parvenais pas à calmer les battements désordonnés de mon coeur. Le vent glacial cinglait mon visage. J'ignorais si la douleur que j'éprouvais se rapportait à la morsure du froid ou aux multiples coupures que je devais avoir sur la figure.

Un silence de plomb tomba dans la voiture, seulement entrecoupé par le bruit du moteur et les vociférations du vent. Au bout de deux minutes, je décidai de le briser, d'une voix fluette presque entièrement couverte par les rafales qui s'engouffraient à travers la vitre cassée.

"Je comprends pas pourquoi tu fais ça. Tu nous connais pas."

Motel me jeta plusieurs coups d'oeil tout en continuant de conduire à vive allure, les deux mains sur le volant.

"Je me pose aussi la question."

Il accéléra encore et je me sentis plaquée contre mon siège. Le vent glacial redoubla ses assauts contre ma peau meurtrie. Je serrai les dents.

Nous avions quitté la ville. La forêt dense nous enveloppa, refermant sur nous ses bras sombres agités par la bise. Il s'agissait sans doute des bois par lesquels nous étions arrivés, moins d'une heure plus tôt, même si dans l'obscurité, tout semblait différent.

"Merci, en tous cas."
dis-je, destabilisée,

Je n'étais pas habituée à ce qu'un inconnu vienne en aide aussi facilement. Je peinais encore à croire à notre chance et redoutais un revers de médaille.

"Ca va derrière ?"
demandai-je afin de détendre l'atmosphère.

Je tournai la tête vers Hermès avec un pâle sourire que j'espérais encourageant. J'hésitai à lui tendre la main, mais me ravisai. Non, ce n'était pas une bonne idée.

"Personne n'a l'air de nous suivre."
nous informa Motel.

De temps à autre, il jetait des coups d'oeil à Hermès dans le rétroviseur. Un peu méfiant. Après tout, il ne nous connaissait pas non plus.

"Je sais même pas comment tu t'appelles." réalisai-je brusquement. "Moi, c'est Vaiana. Enfin tu le sais, mais disons que... c'est mieux de refaire les présentations."

Je lui lançai un petit regard contrit. Il me répondit par une expression qui sous-entendait 'c'est pas un peu tard pour ça ?' puis déclara enfin :

"Sorel."

Je fronçai les sourcils. Inhabituel comme prénom. Il marqua une pause puis ajouta :

"Il s'appelle comment l'autre derrière ?"

Son intonation laissait deviner qu'il ne l'appréciait pas beaucoup.

"Herman." mentis-je éhontément.

Je ne préférais pas donner sa véritable identité, car les gens qui nous pourchassaient avaient l'air d'en avoir après les divinités, et je ne lui faisais toujours pas suffisamment confiance.

"Ils en ont après toi ou après lui ?"
s'enquit-il d'un ton plus grave, tout en me regardant à plusieurs reprises, sans ralentir sa vitesse.

"Ils en ont après nous deux."
dis-je fermement.

Je ne voulais pas qu'il fasse une préférence en cas de danger, même si j'avais l'impression qu'il en ferait, quoi qu'il arrive. De toutes façons, tout allait bientôt se terminer : dès que nous serions au commisariat, il me suffisait de prévenir Diane pour tout arranger. Ou tout du moins, nous aurions des renforts pour emplafonner cette bande de tarés.

Je tentai de calmer mes craintes tandis que je touchais nerveusement l'espèce de puce en plastique toujours accrochée contre mon cou. J'espérais que nous trouverions un moyen de les enlever.

Sorel reposa les yeux sur la route, eut une brève exclamation perplexe et freina aussitôt d'un coup sec. La voiture zigzagua, quitta la chaussée pour foncer dans un fossé, droit sur un arbre.

Je n'avais pas eu le temps de voir ce qui l'avait surpris. J'aurais dû me montrer plus vigilante. J'aurais dû...


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________________________________________ Mar 22 Déc 2020 - 19:24


Les adieux les plus difficiles sont ceux
qui n'ont jamais été dit. Ou jamais expliqués.
▼▲▼

On ne m'a jamais parlé de cette façon, en me faisant comprendre que j'ai de l'importance. Que j'ai un rôle à jouer. On ne m'a jamais demandé l'autorisation de faire apparaître mon bâton. J'appréciais grandement la façon dont la déesse se comportait avec moi. Elle semblait tellement différente des autres olympiens. Même si je n'avais jamais eu de problèmes avec eux. Sauf en ce qui concernait Aphrodite. Mais c'était une histoire un peu compliquée. En tout cas, j'appréciais ce qu'elle me disait, comment elle me le disait, et le fait que c'était elle qui désormais se trouvait à la tête de la Cité.

Tendant ma main, car je ne savais pas comment faire autrement, j'attendis qu'elle fasse apparaître mon bâton. Ce dernier trouva sa place dans la paume de ma main, que je refermais sur lui. Je me sentais bien plus en sécurité avec lui. Surtout maintenant que Hera m'avait avoué qu'il y avait des chances qu'elle soit sans pouvoirs, et qu'elle ne savait pas se battre. Comment on pouvait ne pas savoir après toutes ces années ? L'entrainement était quelque chose d'essentiel pour moi. Faut dire qu'ici, ils n'avaient pas besoin de survivre. Ils se contentaient de vivre. Tout était tellement différent de chez moi.

« Les miss ? J'ai une piste ! » s'exclama Frank avant de se mettre à courir.

Il allait falloir qu'on garde le rythme pour le suivre. Ce n'était pas très difficile, même si je me demandais si Hera allait y arriver. Du moins pour le moment, elle était toujours en pleine possession de ses pouvoirs. Et j'espérais véritablement qu'elle les garderait.

« C'est par là ! » dit-il en continuant sa course, sûr de lui.

Il nous fallu quelque minutes, avant de finir notre course, essoufflé, sur une route entouré de la forêt. On s'était arrêté à quelque pas du fossé, tandis que Frank avait bondis par dessus pour se stopper en plein milieu de la route. Il observait devant lui, puis se tournait pour regarder au derrière. C'était une ligne droite dans les deux sens.

« J'ai toujours été attiré par l'odeur du goudron. » dit-il en ouvrant grand la bouche et en montrant toutes ses dents.

Il était sérieux ? C'était ça, sa piste ? Il n'allait pas nous amener jusqu'à Hermès et Vaiana ? A quoi ça nous servait de nous trouver sur cette route ? Je tournais la tête vers Hera.

« On ferait mieux de demander de l'aide. Plus nombreux on est, plus facile ça sera. » lui proposais-je.

Je n'avais pas envie de renoncer, mais il n'y avait rien à proximité. Du moins je me disais qu'il ne devait rien y avoir, car si elle avait sentis quelque chose, elle nous y aurait conduit. Si il n'y avait rien, mieux valait être plus nombreux à chercher, car on pourrait très bien y mettre des heures, comme des années avant d'avoir la moindre piste. En tout cas, on savait qu'ils étaient dans les parages, ce qui réduisait le champs de recherche. Avec des gardes olympiens et d'autres personnes, on finirait sans doute par tomber sur eux.

« Pssiiiit. » sifflota Frank dans notre direction. « Je sens quelque chose. »

Il n'avait pas totalement tord. Il y avait comme un bruit au loin. Quelque chose qui venait dans notre direction. Je maintenais fermement le bâton en main. Mais, je me détendis quand je vis au loin une voiture. Il n'y avait aucune raison de stresser. On était sur une route, et il était tout a fait normal de voir des voitures passer.

« Elle freine ? » laissa t'il échapper. « Elle freine pas... » poursuivit-il.

Tournant la tête vers là d'où venait la voiture, j'avais la sensation, tout comme Frank, qu'elle ne freinait pas. La vraie question c'était : pourquoi il restait sur la route ?!

« Frank ! » m'exclamais-je avant de lui faire signe de nous rejoindre.

Il continuait de fixer la voiture. Je l'appelais une nouvelle fois. Quand il tourna la tête, il nous regarda avec deux yeux ronds.

« Je crois que c'est eux. »

Que c'est quoi ? Me demandais-je avant de regarder une nouvelle fois vers la voiture, qui venait de plus en plus vite, et qui ne semblait toujours pas voir notre canin au beau milieu de la route.

« Je crois que c'est eux ! » s'exclama t'il un peu plus fort.

Ce fut à ce moment là qu'on vit la voiture zigzaguer. Frank n'avait pas bougé d'un millimètre. La voiture, quant à elle, elle venait droit dans notre direction... Il n'y avait que le fossé qui nous séparait de la route, et des arbres se trouvaient à côté de nous. Et cette voiture fonçait sur nous. Et...

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...voguons vers demain !
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Victoire Adler



«T'es vraiment qu'une p*tain d'armoire, Commode !»


Victoire Adler


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Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Hera, déesse du mariage, des femmes et des enfants

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________________________________________ Jeu 24 Déc 2020 - 18:34


The highway's jammed with broker heroes
La New Beattle rouge leur fonçait dessus à une vitesse hallucinante, zigzaguant étrangement et dangereusement. C’était soit eux, soit un arbre et dans les deux cas, il était fort à parier qu’il ne resterait pas grand-chose des voyageurs. Franck n’avait pas dit grand-chose hormis “c’est eux”, ce qui laissait supposait qu’ils avaient soit des ennuis, soient ils venaient de retrouver Hermès et Vaiana. Si dans le premier cas, Victoire était prête à les laisser mourir dans d’atroces souffrance, elle n’aurait jamais pris le risque en imaginant la seconde possibilité. Aussi avait-elle fait apparaître un grand mur solide de mousse amortissante. Entre la matière et la voiture, leur fin de course serait protégée au maximum de tout éventuel danger de mort. Malheureusement, cela n’avait pas non plus suffit. Toujours galvanisé par sa vitesse, la voiture était venue s’écraser, créant un accordéon des plus impressionnant, faisant exploser les airbags à l’intérieur de la voiture.

Elle avait eu le temps de voir qu’ils étaient trois. Une fois les airbags dégonflés, elle avait pu apercevoir un homme qu’elle ne connaissait pas au volant. Le gonflement brutal du ballon lui avait brûlé une bonne partie du visage et elle pouvait voir qu’il avait le nez en sang, visiblement cassé dans le mouvement. Elle ne le connaissait pas, mais elle avait aperçu la jeune femme à ses côtés. Victoire ne pouvait pas le savoir encore, mais lorsque Nora se précipiterai sur elle pour l’aider, elle pourrait constater que son visage avait aussi été brûlé sur une bonne partie et que la ceinture lui avait clairement coupé la circulation au niveau de la gorge, laissant une empreinte douloureuse. De son côté, la déesse s’était jetée à l’arrière de la voiture pour observer son frère, bien vivant mais complétement sonné.

- HERMES !!

Elle l’avait pris dans ses bras rapidement sur le cou de l’émotion, enfouissant son visage au niveau de sa gorge pour lui embrasser les cheveux. L’instant d’après, elle avait reculé son corps du sien pour l’observer en entier. Il saignait beaucoup et son épaule gauche semblait déboîtée, sans doute liée à l’airbag déclenché à l’arrière.

- J'ai eu si peur ! Ne bouge pas, je vais t’aider, ça va faire mal.

Sans crier gare, elle lui avait remplacé l’épaule dans l’axe en prononçant le mot “mal” et tandis qu’elle l’entendait gémir de douleur, elle avait fait apparaître une attèle pour stabiliser le haut de son corps.

- Je suis désolée, pardon, pardon, c’est fini. Après il faut que tu sortes de là...

Rapidement, elle avait fait apparaître un nouveau garrot au niveau de sa jambe pour éviter que cela s’infecte avant de diriger son regard vers l’avant de la voiture où Nora tentait d’aider la jeune femme. Elle avait vu sa main blessée, c’était la seule chose qu’elle était parvenu à voir dans l’action et en avait profité pour faire apparaître également un bandage tandis que son frère sortait de la voiture.

- J’alerte les secours !

Victoire avait complétement oublié le chien. Il n’était pourtant pas bien loin et s’était mis à tourner sur lui-même comme s’il tentait d’attraper sa queue. Était-ce réellement une façon d’appeler les secours sur sa planète ou était-ce une nouvelle excentricité. Ce n’était clairement pas le moment s’il s’agissait de la seconde option.

- Vous avez besoin d'aide ? De quelque chose ? Ou c'est une posture totalement normale pour appeler des secours ?

Elle avait montré à Hermès l’autre côté de la voiture afin qui rejoigne Vaiana. De son côté, le chien s’excitait toujours et Nora s’approchait d’elle et du conducteur.

- Ca va, ça vient.

Pourtant, il se stoppa net brusquement.

- J’ai... Je...

Sans plus aucun mot, il s’était effondré au sol, inconscient. La guerrière, qui aidait le blondinet à sortir de la place conductrice tourna son regard en direction du chien tandis que l’inconnu observa en direction des bois :

- Hera !

La brune s’était jetée sur elle pour l’éloignée de la fléchette qui lui était destinée. Les deux femmes tombèrent au sol sous l’assaut et la déesse observa la fléchette qui s’était plantée dans la carlingue, juste au-dessus d’elles. Une fléchette tranquillisante, sans doute ce qui avait neutralisé Franck. Nora et elle s’était détachée l’une de l’autre et la déesse lui avait marmonné un “Merci” sincère avant de se placer à couvert derrière la voiture. Peu lui importait de si le blondinet restait dans la ligne de mire, après tout, elle ne le connaissait pas et peut-être était-il le kidnappeur de son frère et de Vaiana. S’ils prenaient garde à ne pas le toucher, ils seraient au moins fixés. Mais Nora semblait avoir peut-être plus de cœur puisqu’elle la vit arriver à son tour à l’arrière de la voiture avec le blondinet. Elle coula un regard froid sur l’homme avant de faire apparaître un revolver dans sa main. Inspirant longuement, elle attendit d’être sûre d’en avoir un dans la ligne de mire et de pouvoir tirer sans risquer de se faire blesser. Une fois debout, le coup de feu parti instantanément. Elle put voir un impact de balle se dessinait sur sa gorge tandis qu’elle se remettait à couvert et que son coéquipier poussait un juron si puissant qu’il n’était pas très difficile d’imaginer que l’autre soit mort. Son regard vers croisa celui noisette de la guerrière.

- Tu es prête ? Je vais tenter de m’approcher mais j’aurai peut-être besoin de ton aide. Vous trois, restez ici, faites bien attention.

Elle s’était téléportée après l’acquiescement de Nora. Celui qu’elle avait touché était bien mort. L’autre lui faisait face, assis au sol. Il avait dû juger utile de se mettre à couvert à son tour. Il poussa un nouveau juron avant de sortir de sa poche un inhibiteur. A peine la déesse l’avait-elle vu qu’elle lui avait directement tiré droit sur son bras. L’homme hurla tandis que le petit objet tombait au sol. De son côté, Nora l’avait rejoint en quelques enjambés, son bâton prêt à servir, regardant aux alentours pour les protéger toutes les deux. De son côté, Hera le toisait d’un air glacial et impitoyable. Il n’avait qu’une seule erreur, une toute petite erreur mais la plus terrible de toute, on ne touchait pas à sa famille. Jamais. Sous aucun prétexte. Avec calme mais la rage bouillant à l’intérieur de son estomac, elle lui demanda calmement, d’une voix veloutée :

- On va y aller molo vous et moi... pour qui vous travaillez ?
- Salope !

Il l’avait craché avec une haine palpable, retenant de son autre main le sang qui coulait de son bras meurtri. Son regard glissa vers l’inhibiteur toujours au sol et Victoire l’enferma sous sa botte, le ramenant à elle, l’éloignant du type tout en faisant claquer sans langue sur son palais à plusieurs reprises d’un air réprobateur :

- Oooh mais ce n’est pas très gentil ça ! Et ce n'était pas la réponse que je voulais...

Elle tira dans son pied sans prévenir et sans la moindre once de remord. Elle avait vu l’état de son frère, l’état de la petite. Ils étaient sans pitié, il n’y avait aucune raison de faire preuve de miséricorde avec ce genre d’animal. Toujours aussi calmement et d’une voix aimable, elle poursuivit :

- On recommence, voulez-vous ? Pour quoi travaillez-vous ?

Le type gémissait misérablement à ses pieds, il s’était même mis à pleurer. Derrière elle, elle entendit alors la voix de Nora, apparemment choquée de ses agissements :

- Tu... tu es sûre de ce que tu fais ?

Elle n’avait pas quitté l’homme des yeux. Elle savait qu’elle se risquait à la désapprobation de la guerrière mais elle s’était contentée d’hocher la tête d’un air rigide. Elle devait rester concentré. Ce n’était pas parce qu’elle était dure qu’elle était dénuée de sentiments, cette façon de faire lui demandait une concentration de tous les instants et la moindre erreur pouvait leur être fatale. Plus tard, si elle en avait l’occasion, peut-être lui expliquerait-elle son point de vue, sa façon d’agir. Nora avait sans aucun doute été élevé comme une combattante, avec un code d’honneur. Hera avait été élevé comme une victime, une esclave ou une bête sauvage. Elle ne connaissait qu’une seule chose : la loi du Talion. Œil, pour œil...
Pendant le silence qui s’était installé, l’homme avait tenté une nouvelle fois de glisser sa main dans la poche de son blouson. Acceptant d’agir un peu plus selon les règles de Nora pour ne pas non plus perdre son alliée, elle s’était contentée de le mettre en joue, sans tirer, lui précisant :

- Je ne suis pas certaine que vous soyez en train d'utiliser la meilleure des options qui s'offre à vous...

L’homme avait le visage ruisselant de larmes, il palissait à vue d’oeil. Pourtant, il avait ouvert la bouche, comme pour lui répondre et au même instant, une détonation avait retentit. Nora avait poussé un cri de surprise et par instant, Hera avait levé le bras dans sa direction, comme pour tenter de la protéger d’un éventuel danger. L’homme venait de mourir devant elles, le visage transpercé par une balle. La déesse avait alors tourné la tête en direction de la route et son regard avait croisé celui de Sorel, debout devant elles, le nez toujours ensanglanté. Il tenait un revolver à la main qu’il avait dû récupérer dans la boîte à gants. Il pointait désormais son arme sur la tête d’Hermès. Aux abois, Hera ne bougeait plus. Elle mourrait d’envie de couler un regard en direction de Nora. Parfois l’honneur du guerrier se pouvait être une faiblesse pour tous. Mais elle ne lui en voulait pas, elle avait agi en son âme et conscience. L’homme venait de se dévoiler en tous les cas, tuant sans aucun doute son acolyte pour éviter qu’il en dise trop. Avec un rire amer et sans joie, elle l’avait toisé avec une grimace :

- Mooon dieu quelle surprise, belle gueule est un méchant !

Sans quitter son regard bleuté, elle avait ajouté avec un peu de douceur en direction de Nora :

- Tu vois, malheureusement avec ces gens-là, on ne peut se permettre la pitié, il ne se la permette pas avec nous.

De son côté, l’homme avait le regardé paniquer. Il semblait vouloir se raccrocher aux branches, façon étrange d’agir pour le cerveau d’une opération. Peut-être cet homme était-il finalement un dommage collatéral qui agissait comme il l’avait senti, laissant disparaître une aide possible derrière eux... Il glissa un rapide regard vers Vaiana :

- Viens derrière moi.

Oh non non non mon grand, il était hors de question qu’elle reparte sans Vaiana. Sa façon d’agir n’avait aucun sens. Comme pouvait-il se méfier de tous sauf de la jeune femme qui était avec Hermès pourtant depuis le début ? Une chose était certaine, même si elle ne la connaissait pas, elle faisait partie des leurs, il était hors de question de la laisser derrière. Pointant toujours son arme sur la tête d’Hermès il précisa :

- Qui êtes-vous ? Comment vous avez fait ça ???

Il montra d’un signe de tête le grand mur en mousse, toujours présent. Il paniquait sincèrement à première vue et un homme qui paniquait n’envoyait que des salves de question de façon crescendo. Il fallait stopper l’hémorragie avant. S’il était vraiment aussi innocent qu’il semblait le paraître, ce genre d’apparition pouvait effectivement choquer :

- Je vous propose une question après l'autre jeune homme, je m'appelle Victoire. A votre tour, pourquoi l'avoir tué ? Il pouvait nous être utile.
- Utile? Utile??

Il s’emportait.

- Il a tenté de nous tuer ! Et vous lui avez tiré à plusieurs reprises dessus !

Elle le concéda d’un signe de tête sans le moindre remords. Tant qu’il n’était pas mort, il pouvait toujours parler après tout, qu’importait sa douleur.
Pour la première fois, il eut un geste qui la soulagea profondément bien qu’elle n’en laissa rien paraître : il cessa de viser Hermès pour la viser elle. Elle ne bougeait toujours pas tandis que Nora se tenait toujours à ses côtés, le bâton dans sa main. Il chercha un instant Vaiana du regard.

- Vous êtes avec eux ? Lui est avec vous ?

Elle eut un petit ricanement. Soit il était bon comédien, soit la panique le rendait complétement stupide. Dans quel scenario pouvait-il sincèrement imaginer qu’elle puisse être avec ces deux malotrus tout en leur arrachant des informations et en leur tirant dessus ? Ne le laissant pas démonter, il poursuivit :

- Qu'est-ce que vous faisiez au milieu de la route ? Vous nous tendiez un piège ?

Elle soupira un instant, marmonnant plus pour elle-même :

- Encore un qui ne sait pas suivre les règles du jeu...

Pourtant le jeu était SIMPLE, c’était comme aux échecs, un coup chacun, l’un après l’autre, qu’est-ce qu’il n’avait pas compris dans “une question après l’autre” ?! C’était toujours pareil, à Gilead, auprès des hommes de mains de Dorian... elle ne demandait pourtant pas grand-chose à première vue.

- Ils ont tentés de NOUS tuer parce qu'ils sont à NOS trousses. Soit, vous êtes un dommage collatéral soit vous êtes un des leurs donc dites-moi, est-ce que je dois prendre le risque ?

Calmement, elle avait alors levé son bras dans sa direction, le mettant en joue à son tour. De ce qu’elle comprenait rapidement de la situation, le blondinet semblait les avoir aidés à s’en sortir, mais rien ne disait que ce n’était pas une ruse pour les mettre encore plus dans la panade. Le regard calme, un très fin sourire au coin de sa commissure droite, elle attendait, patiemment. Sans le quitter des yeux, elle précisa en direction de sa coéquipière :

- Dois-je prendre le risque, Nora ?
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This is it the apocalypse

Hermès



« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


Hermès


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________________________________________ Lun 28 Déc 2020 - 16:16


         
Lost in the darkness
Ou c'est du génie, ou c'est de la folie. Ce qui est le plus marrant, c'est que le plus souvent, ces deux choses vont ensemble.






C’était tendu. Très tendu. D’abord j’avais eu cette sensation immense de réconfort en voyant Héra. Je l’avais senti proche de moi, mon coeur avait fait un bon dans ma poitrine, nous étions sauvé. Mais comme si nos persécuteurs étaient décidé à ne pas nous laisser nous retrouver, il y avait encore eu des coups de feu. J’avais suivi, incapable de faire quoi que ce soit. Je détestais ça. Être impuissant. La douleur était partout sur mon corps, si bien que je me demandais si je n’allais pas m’évanouir. Finalement, Sorel prit la décision de me prendre en otage. Le flingue sur la tempe, j’avais poussé un soupire… Je ne l’aimais pas beaucoup. Mais, chance pour lui, j’étais dans un sale état. J’étais plutôt concentré sur moi et mes douleurs. Finalement, il me lacha et leva son pistolet sur Héra.
Ca ne me plaisait pas beaucoup comme geste, mais j’étais rassuré. Elle, elle avait encore ses pouvoirs. Au sol, je rampais, essayant de me relever, car quand Sorel m’avait libéré, j’étais tombé. Adossé à un arbre, j’avais soudain mal aux fesses. La blessure n’était toujours pas parti. Puisant dans mes ressources, je me relevais, regardant tous les protagonistes en silence.
Nora, quand à elle, se contenta de regarder autour de nous, pour vérifier certainement si nous étions seuls. Très bon réflexe, je savais les reconnaître. Elle devait certainement être elle aussi une survivante… Elle sembla regarder Vaiana, puis dans ma direction. De toute évidence, elle ne voulait pas prendre seule la décision. Il fallait que j’intervienne… Debout, peinant, je tentais de rester sur mes jambes. Regardant Sorel, je déclarai :

« Dit donc... je trouve que tu tires pas trop mal avec un flingue pour un standardiste. Tu es comme la garagiste, l’épicier et le prêtre de ton village ? D'ailleurs c'est quoi cette organisation. Et m’dit pas que tu sais pas. »


Je serrais les dents. De toute évidence, j’étais persuadé qu’il était avec eux.

« Quand tu habites dans un coin paumé, il faut savoir te servir d'une arme. »


Ca ne répondait pas à ma question, ce qui faisait de lui quelqu’un d’encore plus suspect. Essuyant mon visage qui saignait avec ma manche, je me rendis compte que mon arcade était cassé, et que ma lèvre était ouverte.

« Et on m'a tiré dessus à moi aussi pour rappel. En tout cas c'est après vous qu'ils en ont. Alors si vous me disiez clairement qui vous êtes, ça pourrait déjà prendre une autre tournure. »


Ca ne répondait toujours pas à ma question. Grognant de douleur, je me tenais l’attelle. Je n’en avais jamais eu, c’était très désagréable. Je soupirais.

« Aggrave pas la situation petit.... dit nous juste si oui ou non tu les connais. Et si tu es avec eux. On a jamais tué personne. Sauf elle, donc je te conseillerai de te méfier de ma soeur... »


Je désignais Héra du bout du nez. C’était une information, mais de toute façon, si il était de mèche avec eux, il devait déjà l’avoir. Ca permettait de le tester un peu. Je me redressais tant bien que mal. J’avais peine à trouver une position confortable.

« Qu’importe qui nous sommes.... tu n’arranges pas la situation crois moi p’tit. »


« C'est moi qui ait une arme. »


Il m’observa, incrédule. Il ne semblait pas comprendre. Soit il était très bon acteur, soit c’était effectivement un dommage collatéral. Sorel observa Héra.

« Et occasionnellement elle. »


Il regarda alternativement Vaiana, puis moi. Je voyais que quelque chose le dérangeait. J’avais du mal à réfléchir avec la douleur.

« Depuis quand quelqu'un qui vous aide, souhaite vous tuer ensuite ? T'es complètement con, ou tu le fais exprès ? »


Enfin, il finit par baisser son arme. Je soupirais, j’étais quand même soulagé. Je ne savais pas si cette arme était modifié pour tuer un dieu ou non. Ca m’avait traversé l’esprit. Après tout, depuis que j’avais cette inhibiteur dans le cou, tout était possible à mes yeux. Peut être que je me faisais des films, mais le risque zéro était la meilleure solution. Héra, elle aussi baissa son arme. Mais il connaissait assez sa sœur pour voir qu’elle était en alerte totale.

« Crois moi c’est pas si facile de faire croire qu’on est idiot. »


Je savais de quoi je parlais. Je passais souvent pour un imbécile. Mais ça ne me dérangeait pas outre mesure, car ce qu’il y avait de bien, quand je faisais quelque chose de plutôt bien, ça le sublimait.

« On est spéciaux. C’est pour ca qu’ils nous en veulent. Mais on n’est pas méchant. J’ai répondu à ta question. Réponds à la mienne. Est ce que le prêtre qui ressemble à Elrond, tu le connais ? »


J’avais retrouvé un peu de couleur. J’étais moins blême et du coup mon sens de l’humour assez saignant était revenu. Comme la plaie à mon arcade d’ailleurs. Je passais ma manche sur mon visage pour éviter d’avoir la vision troublée. Je regardais Vaiana.

« Bah quoi. Il lui ressemblait vraiment non ? »


Personne ne riait. Ca voulait dire que personne n’avait vu le Seigneur des Anneaux. Je l’avais vu l’année dernière avec Apollon. C’était un beau film. Sorel leva un sourcil et me regarda étrangement :

« Elrond ? Il n'y a pas de prêtres à Forsyth. La chapelle est fermée depuis des années. Même si y'a encore des jeunes qui squattent parfois. Vous venez d'où réellement ? Et tu entends quoi par spécial ? 
»

Je grognais. Mes douleurs étaient vraiment difficilement supportable, en plus de tenir une conversation. Déjà que j’avais un peu des troubles de l’attention, là c’était complexe. J’avais du mal à tenir une conversation longue mais là… Je soupirais encore. Je m’avançais vers lui en boîtant.

« Pose ton arme à terre. Si elle avait voulu te tuer ça ferait un moment qu’elle l’aurait fait. »


Je désignais ma sœur du menton. J’avançais prudemment.

« On vient du Main. Et on a des pouvoirs. Tu l’as vu par toi même. Ils nous en veulent pour on ne sait quelles raisons. Ils nous ont attaqué à Forsyth. Et mathématiquement... »


J’avançais vers lui. Je voulais vraiment qu’il pose son arme. Il n’y avait qu’Héra qui pouvait survivre à une attaque de ce truc. Et encore, je n’en étais pas tellement certains.

« Y’en a 7 qui ont essayé de nous tuer et toi qui semble être l'incohérence dans l'équation.... Donc je le répète. On ne veut aucun mal. Mais si tu nous en fait on sait se défendre. »


Il me regarda, sceptique, et répondit :

« Des pouvoirs ? Tu sais faire quoi ? Un tour de passe passe ? »


C’était à peut prêt ça. Il braqua son arme sur moi. Je m’arrêtais net. Je n’étais pas stupide au point d’avancer encore un peu plus.

« Rien tant que j’ai cette merde dans le cou. Mais ca résume bien mes pouvoirs. »


« Et c'est quoi cette merde au cou ? »


« Tu l’as vu quand nous sommes arrivé dans ton motel non? »


Je marquais un temps d’arrêt. Je lui montrais l’inhibiteur. Soit il jouait très bien la comédie, soit il ne l’avait effectivement pas remarqué. Il devenait de plus en plus suspect à mes yeux et il fallait qu’on s’en débarrasse au plus vite. D’ailleurs, il ne nous était pas vraiment d’une grande utilité.

« Deux solutions. Soit tu restes avec nous et tu nous aide. Soit on te laisse partir. C’est deux options plus que valables.... là on perd un temps précieux. »


Il se tourna vers Vaiana. Mettant son flingue à l’arrière de son pantalon, il se dirigea vers l’opposé de Forsyth.

« Tu devrais me suivre. »


Vaiana le regarda, et soudain se mit à dire :

« T'es en danger autant que nous. Ils ont essayé de te tirer dessus. Tu devrais nous accompagner. »


Je me renfermais. Elle n’avait vraiment pas compris que personne n’était digne de confiance dans cette ville de merde ? Elle m’agaçait, quand elle n’en faisait qu’à sa tête. Je passais ma main sur le front et elle me dit d’un ton ferme :

« On est dans le même camp. »


Je soupirais. Ignorant totalement ce qu’elle me disait, je me tournais vers Héra.

« Tu nous ramènes à la maison ? Qu'on enlève ce truc. Je sais déjà qui pourra nous aider. »


Je pensais à Hadès. Mais je me gardais bien de le dire à voix haute. Je n’y connaissais rien du tout en technologie et je ne connaissais personne à Storybrooke capable de nous aider là dessus. Hadès lui, avait déjà privé des gens de leurs pouvoirs avec le mécanisme titanesque. Peut être qu’il saurait quoi faire. Et si il n’y arrivait pas, nous irions voir directement un Titan.

« Je vous ramène tous les deux ! Vous avez besoin de soin et vous êtes vulnérable tant qu’on est ici ! Mais je suis d’accord avec elle... il vient avec ... ne serait ce que parce que tu lui as donné des informations sur nous... »


Je roulais des yeux. Je n’avais rien donné d’exceptionnel. Et qui le croirait ? Je soupirais, j’avais vraiment mal. Certaines choses commençaient à devenir floue, aussi bien visuellement que dans mon esprit. Je sentais que la situation m’échappait, et je n’aimais pas vraiment ça.
Je tournais finalement mon regard, assez durement sur Vaiana.

«  Ça on n’en sait rien, s’il est dans le même camp. Je veux pas prendre de risques. On viendra le chercher après si vous voulez. »


Après, sous entendu jamais. Mais si ça pouvait faire plaisir à Vaiana… Je me tournais vers Héra.

« La priorité c'est nous. Mais si vous y tenez, amenez le. Je n’ai pas confiance en lui. »


Au moins, j’étais clair d’entrée de jeu. Quand la situation m’échappait, j’avais tendance à être très méfiant. Qui me disait que Sorel n’avait pas de pouvoirs cachés ? Qui ne nous disait pas, que si on l’amenait avec nous, on faisait entrer un démon à Olympe ? Je plissais des yeux, tout en réfléchissant. Sorel, quand à lui, continuait de s’éloigner alors que nous décidions de son sort. Un sort dont j’en avais strictement rien à faire, mais ça, je crois que tout le monde l’avait compris. Héra m’observa sans rien dire. Quoi ? Qu’est ce que j’avais encore fait de mal ? Je détestais quand elle me regardait comme ça. Ca me faisait sentir tout petit. L’espace d’un instant, j’eus l’impression d’avoir l’âge d’un enfant. Elle finit par désigner le corps de Frank. 

« Tu veux bien le porter, s’il te plaît ? Nous allons le soigner aussi... J’ignore si un vétérinaire fera l’affaire... »


Puis, elle se tourna vers Sorel, qui à cause des courbatures de l’accident, avancé assez lentement. (Bonne excuse ça pour tout bien replacer xD)

« Oubliez la proposition qu’il vous a faite, vous venez avec nous. »


Ca sonnait comme un ordre. Et je connaissais assez Sorel pour savoir qu’il n’aimait pas trop ça. Je roulais des yeux. Je savais que je méritais des baffes quand je faisais ça. Mais en même temps, qu’il le laisse tranquille… C’était plus un poids qu’autre chose.

« Non merci. »


Et il continua sa route. Nora, quand à elle prit Frank dans ses bras du mieux qu’elle pouvait. C’était quoi d’ailleurs ce chien ? Je ne le connaissais pas. Finalement, je soupirais. Il fallait vraiment que ce type vienne avec nous… ? Vaiana et Héra ne voulaient pas le laisser partir. Etant donné que leurs deux avis m’étaient important, je commençais à le suivre en grognant.

« Sorel. Attends, c'est dangereux. Reste avec nous. Oui, je sais, je change d'avis comme de chemise, mais ça ils ont l'habitude. »


Il était assez loin, j’avais du crier un peu. Pendant ce temps, Nora était en train de mettre Frank à l’abri à l’arrière de la voiture.

« Il est un peu soupe au lait tu trouves pas ? »


Nora me regarda étrangement, visiblement, elle ne savait pas quoi répondre. Alors que ma dernière tentative de rattraper Sorel s’avouer être un échec, je revenais vers Héra et Vaiana qui étaient en train de fouiller les cadavres. Qu’est ce que je devais dire ? Que j’avais tout essayé ? Que je l’avais retenu avec passion ? Mentir ? Ou rien dire… Hm…
Finalement, j’avais trop mal pour parler, ou pour même les aider à fouiller. J’avais encore Sorel en tête.

« Vous avez trouvé quelque chose ? »


Je regardais toujours en direction de la voiture. Surveillant du coin de l’oeil les environs, j’étais aux aguets. J’étais revenu m’appuyer, debout contre un tronc d’arbre. A croire que dans cette aventure qui nous tombait dessus, j’aimais bien les troncs d’arbres (autodérision check).
Héra me regarda et me répondit :

« Quelques pistes... un émetteur, des pièces, cigarettes, munition et un morceau de de papier avec des chiffres... un... numéro de téléphone à première vue.. »


Immédiatement, elle fit apparaître un téléphone et composa le numéro. Je m’avançais péniblement.

« Mets le sur haut parleur. »


Trois sonneries retentirent. Je m’avançais, pour être juste à côté du téléphone. A la troisième, on décrocha, une voix d’homme déclara :

« C'est fait ? »


En un éclair, je m’adaptais à la situation. Il n’y avait que des femmes autour de moi, et la majorité de nos assaillants étaient des hommes. Il fallait que ce soit moi qui réponde. Sans prévenir, je prenais l’initiative.

« Oui. »
répondis-je

Je me grattais l’arrête du nez. J’étais un peu nerveux. Tout le monde savait que je n’étais pas trop doué pour les trucs à responsabilité, ou les décisions importantes. Là, on était à un tournant de l’enquête, et j’étais seul.

« Où est elle ? »


Je mis un temps d’arrêt. Ok. Donc, ils cherchaient Vaiana. Ce fut la première chose qui me vint immédiatement à l’esprit.

« Ici, à mes pieds, elle est neutralisée. »


Je regardais les filles. Faisant une horrible grimace qui voulait dire « VOUS VOULEZ QUE JE DISE QUOI ! ». En fait, j’essayais juste de me donner un peu de courage. Il y eut un moment de silence, puis :

« J'avais dit de ne pas lui faire de mal. Et les autres ? »


« Elle nous y a obligé. Les autres sont morts. Il n'y a qu'elle est moi. Je suis blessé… Je vous envoie notre position GPS pour venir la chercher? »


Il y eut un silence. Plus ou moins long. Pour lui ce fut certainement très court, mais pour moi, cela sembla être une éternité.

« Morts ? »


« Oui. Je suis seule avec elle. »


Ce qu’il fallait retenir, et ce que j’avais appris avec le Temps, c’était que si vous deviez mentir, il fallait toujours aller au bout de son mensonge. Les détails étaient toujours important, mais ils devaient être très léger.

« Où est Carl ? »


Une seconde. Deux secondes. Je levais les yeux vers Héra. C’était quitte ou double. Carl était venu comme ça, sur le tapis. Sans rien d’autres. Nous étions sur une discussion, il y avait eu un silence, puis un changement de sujet. Fronçant les sourcils, ce qui eut pour effet de me faire mal à l’arcade, je dis fermement.

« Je ne sais pas de qui vous parlez. »


Quitte ou double. De toute façon, nous n’avions rien à perdre. Il y eut un nouveau silence. La tension fut à son comble puis... 

« Active son inhibiteur. On la ramène. Ensuite rentre au point de chute. C'est du bon travail. »


J’étais tellement dans mon rôle que j’étais content d’avoir fait du bon travail. Soudain, je me souvenais de qui j’étais.

« Je ne peux pas me déplacer. Il faut venir me chercher. »


J’insistais. D’ailleurs, il y avait une part de vérité, j’étais vraiment blessé. Ca m’aidait à mieux mentir. Il y eut encore un silence.

« Dès qu'on l'aura ici quelqu'un passera te chercher. Tu es loin du point de chute? »


Ca partait dans tous les sens. Je ne savais plus quoi dire. Il fallait que je continue à mentir. Le soucis avec les mensonges, c’était que si on allait trop loin, c’était fini immédiatement. Regardant Héra, je fis bouger mes lèvres dans ce qui semblait etre « APPELLE LA GARDE ». Le plan était clair, j’allais les attirer ici, et les Gardes Olympiens s’occuperaient d’eux.

« Environ à quelques kilomètres. Message reçu. »


Et… Je raccrochais. D’un seul coup, comme ça. D’ailleurs tout le monde me regarda, surpris. J’avais une idée. Une idée bien précise en tete. Je rendis le téléphone à Héra, et je finis par déclarer :

« Bien, il faut activer l’inhibiteur. Il doit y avoir un traqueur GPS dessus. Appelle la Garde, on va leur tendre un piège. Nora, apporte le chien... »


J’avais une idée. Je pouvais mettre celui qu’Héra avait dans les mains sur le chien… Mais… Un doute me vint. S’ils étaient en train de suivre notre position GPS, ils verraient soudainement trois inhibiteur activés, au lieu de deux.
Je regardais Vaiana, et je fixais celui qu’elle avait dans le cou. C’était celui là que je devais activer, je le savais. Ca ne pouvait etre que celui là…

« Bon. »


Je savais ce qu’il fallait faire. Comme toujours, une bêtise, sans réfléchir. Il n’y avait que comme ça que j’étais bon. Je voulais d’abord vérifier sur moi. Il était hors de question que j’active l’inhibiteur de Vaiana. On ne savait pas ce qui allait se produire. Sans crier garde, je levais ma main, et j’appuyais sur le miens. Ce dernier s’activa.
Il y eut un clignement vert. Un deuxième. Puis un troisième. Je fermais les yeux… Je sentais que j’avais disparu.
Soudain, j’ouvris les yeux. Je n’étais plus du tout au milieu de la forêt.



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Olympus
Ils te jugeront, ils te critiqueront, pour tes choix, pour tes actes. Mais moi, jamais.

Victoire Adler



«T'es vraiment qu'une p*tain d'armoire, Commode !»


Victoire Adler


Ѽ Conte(s) : Intrigue divine
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Hera, déesse du mariage, des femmes et des enfants

The highway's jammed with broken heroes. [Fe] - Page 2 5ys2

☞ Surnom : Fanny
٩(͡๏̯͡๏)۶ Cadavres : 708

✓ Disponibilité : FULL ♛ Rps en cours : Adam, Apple (&Diane), Lena & Erwin

The highway's jammed with broken heroes. [Fe] - Page 2 _


Actuellement dans : «T'es vraiment qu'une p*tain d'armoire, Commode !»


________________________________________ Mer 30 Déc 2020 - 12:54


The highway's jammed with broker heroes
En un instant, Hermès avait disparu sous leurs yeux. Hera l’avait vu disparaître sans rien pouvoir faire hormis être abasourdie de la nouvelle. Comme avait-elle pu être aussi stupide. Elle l’avait retrouvé et en un instant, il n’était plus là. Observant toujours l’endroit où il avait disparu l’instant d’avant, les yeux vide, l’esprit choqué, elle sursauta légèrement en entendant la sonnerie du téléphone qui était toujours là. Elle lui lança un regard furtif avant d’observer Nora et Vaiana... qui elle était toujours là. Elle n’avait rien contre la jeune fille et l’idée d’en avoir récupéré un sur deux était en soit déjà une victoire. Mais c’était son frère, son petit frère qu’ils avaient pris... et entre une inconnue et son petit frère, le choix était malheureusement fait. Pourtant, on ne lui avait laissé aucun choix et quelque chose lui disait que c’était loin d’aller en s’améliorant.

- Faut décrocher. Ils ont Hermès.

La jeune fille semblait tendue et Hera pour plus que la comprendre. C’était sans aucun doute ce qui lui laissait dire des évidences comme “ils ont Hermès” et qui laissait à Hera le soin de les accepter voire de les approuver comme si elle venait d’apprendre une nouvelle capitale qu’elle n’avait pas jusqu’alors. Elle avait alors récupéré le téléphone et avait décroché, mettant sur haut-parleur, gardant le silence pourtant. Ce dernier se prolongea un moment comme si chaque interlocuteur se jaugeait à l’autre bout du fil sans lancer les hostilités. Ce fut pourtant l’homme qui brisa ce silence assourdissant :

- Qui êtes vous ?
- J’allais vous retourner la même question...

Il n’y avait plus d’homme avec elles, c’était inutile de faire semblant. Ils venaient en plus de récupérer quelqu’un qui n’était vraisemblablement pas le “colis” qu’ils attendaient, croire qu’elles pouvaient le berner une seconde fois relevait de l’utopie. Il y eu un nouveau silence et soudain :

- Vous croyez vraiment que c'est le moment de jouer à ce petit jeu-là ? Dès que j'aurai raccroché, ça sera fini. Vous n'entendrez plus jamais parler de moi.

Victoire était en position de faiblesse et elle le savait. Elle n’avait aucun moyen de pression sur lui, aucun moyen de levier non plus. Ils avaient Hermès et s’il raccrochait, il était évident qu’elle ne le retrouverait pas avant un long moment. Peut-être pas “jamais” car après tout, elle était parvenue à le retrouver une première fois grâce à Socrate, Nora et Franck, mais peut-être “trop tard”. Précipitamment avant d’entendre le “clic” qui annoncerait la fin de la partie, elle précisa :

- Hera. Je m’appelle Hera.

Cela servait-il à quelque chose de mentir ? Après tout, ils traquaient le divin, ils savaient sans aucun doute beaucoup de choses sur eux. Sans transition, l’homme expliqua alors :

- Certains disent qu'il est différent. Qu'il vient d'ailleurs.

La déesse déglutit. Ce n’était pas faux, il venait bien d’ailleurs, d’un autre monde pour être précise. Mais il n’avait disparu que depuis une poignée de secondes, une minute peut-être... et ils avaient déjà eu le temps de le voir... et il avait parlait de “certains”. Que pouvaient-ils lui faire ? Et combien étaient-ils ? La brune garda le silence, ne regardant toujours pas ses coéquipières, les yeux rivés sur l’appareil de communication tandis que l’homme poursuivait :

- Je vais vous expliquer ce qui va suivre. Vous et vos amis feriez mieux de m'écouter attentivement. Je ne répéterais pas. Je ne négocierais pas. Vous ferez ce que je vous dis, ou ce qui arrivera sera de votre fait.

Pour toute preuve de ce qu’il était en train de “dire” ou plutôt de “menacer”. L’inhibiteur de Vaiana s’activa. Les yeux verts de la déesse se posèrent dessus avec une certaine appréhension tandis qu’il clignota un instant dans une couleur verte... puis rouge... avant de tomber au sol. Dans un réflexe traumatique, la jeune fille l’écrasa brusquement avec son talon.

- C'est la seule chose que vous obtiendrez pour le moment en termes de garantie. Il n'est pas la personne qu'on souhaitait avoir. Mais sa différence pourrait peser dans la balance. Dans les jours à venir vous aller rester à Forsyth. Aucun mal vous y sera fait. Vous évoluerez avec les habitants comme si de rien était. Vous ne saurez pas qui est avec nous, qui vous espionne, et qui est un simple local. Quand nous aurons fini, nous vous le rendrons, et vous partirez, tous. On abandonnera la ville, et vous ne nous trouverez plus. Vous ne nous chercherez pas. Bien entendu, vous allez contacter Olympe et leur dire que tout va bien. Que vous êtes sur une piste et que vous prendrez contact avec eux dans les prochains jours. Si par la faute de l'un d'entre vous, quelque chose se passe mal, vous aurez la mort de tous les habitants de cette ville sur la conscience, et celle de votre... frère. Vous n'avez qu'à dire que vous êtes d'accord. Un simple mot. C'est le seul que j'accepterais.

Hera serra les dents. La situation était loin d’être idyllique. C’était comme se jeter dans la gueule du loup. Elle ne savait toujours rien de leur cible primaire mais elle pouvait supposer que c’était Vaiana, la jeune femme avait un émetteur et ils ne les avaient sans aucun doute pas attrapés par hasard. Sous cet angle, Hermès avait peut-être bien fait de se sacrifier, la protégeant ainsi. Mais l’idée qu’ils puissent faire des tests sur lui lui était insupportable. Une chose était certaine, elle se devait à présent d’obéir au bon vouloir d’un psychopathe inconnu contre lequel elle ne pouvait pour le moment rien sans risquer la vie de tout le monde. Elle n’avait pas le choix, accepter son sort en serrant les dents, se jurant d’obtenir un jour vengeance. C’était encore ce qu’elle connaissait le mieux. Elle avait vu la jeune fille ouvrir la bouche et elle avait couvert le haut-parleur de son pouce tandis que Vaiana demandait en chuchotant suffisamment bas pour être certaine de ne pas être entendue :

- Pourquoi ils veulent qu'on fasse ça ?

Pour toute réponse, Victoire avait secoué la tête de gauche à droite d’un air dépité. Comment pouvait-elle le savoir ? Elle aurait pourtant voulu la renseigner ou à minima la rassurer. Si elle avait encore l’espoir que Nora et Franck puissent s’en sortir et repartir, elle ne pouvait pas en dire autant de la brune. Elle avait eu un émetteur, ils savaient qu’elle était avec elle. Seule la guerrière et le chien pouvaient encore passer inaperçu. D’ailleurs cette dernière ouvrit la bouche à son tour :

- On peut leur faire confiance ?

Elle l’avait intimé au silence en posant sur ses lèvres un index avec douceur. Si elle avait encore une chance de s’en sortir, mieux valait-il qu’elle ne risque pas de se faire entendre. En revanche sa question éveilla un petit sourire triste aux commissures de la déesse : faire confiance à des oppresseurs ? Dans quel scénario ? C’était plus que contre indiqué. Avec douceur et aussi bas que les deux jeunes filles avaient parlé, elle précisa :

- Je pense que nous n’avons pas d’alternative...

Prenant une inspiration, elle retira son pouce du haut-parleur et précisa :

- Je suis d’accord.

Elle ne s’engageait que pour elle. Elle ignorait si ce petit tour de passe-passe serait utile mais elle refusait de prendre la décision pour les filles. Elle s’engageait à ne rien faire de mal, à ne pas s’enfuir, à faire ce qu’il voulait... s’il n’était pas assez précautionneux pour demander le même accord aux autres, était-ce vraiment sa faute ? Risquerait-elle pour autant la vie d’Hermès sur ce jeu de mot ? Au loin, une voiture se fit entendre. Un pick up noir qui se dirigeait vers eux à allure modéré.

- Une dernière chose...

Elle fit un signe à Nora se tenter une fuite mais la guerrière avait dû sentir qu’il était déjà peut-être trop tard. Elle se contenta de claquer la portière avec le chien sur la banquette et les trois femmes observèrent le véhicule avancer.

- Oui ?

La voiture s’arrêta à leur hauteur. Ils semblaient être trois dedans. Un des hommes sortis calmement, sourire aux lèvres avant d’ouvrir la porte à un “Belle gueule” qu’elle avait connu dans un meilleur état. Il semblait clairement avoir été roué de coup. Il portait des menottes. Elle l’observa descendre de la voiture sans le moindre sentiment pour l’homme. Après tout, il avait pris sa décision, on lui avait demandé plusieurs fois de rester avec eux et il n’en avait fait qu’à sa tête. Sans compter que l’apitoiement sur les inconnus n’étaient pas vraiment son fort. Ses blessures, le sang sur sa lèvre gonflé, son œil rougeoyant ne le déculpabilisait pas pour autant. Il avait commencé à marcher depuis peu de temps et pourtant ils avaient eu le temps de le passer à tabac et de le ramener. Nombre d’espions gagnaient la confiance de leur victime par leur apitoiement et ce n’était pas son cas. En revanche, elle déglutit à l’idée qu’ils avaient pu en faire de même sur Hermès sinon pire. Elle constata qu’il avait un sac de sport avec lui, il les observait avec un regard noir, leur en voulant apparemment de sa propre décision. L’homme costaud qui l’avait fait sortir était retourné vers sa place passager sans se départir de son sourire et la voiture était repartie vers la ville. Comme si l’homme au bout du fil était omniprésent, il avait choisi ce moment pour reprendre la parole :

- Ne tardez pas à rentrer. La nuit ne va pas tarder à tomber. Vous faites le chemin à pied. Je suis sûr qu'il y a des chambres de disponibles à l'hôtel. Vous n'aurez plus besoin du téléphone. Quand on prendra contact avec vous, vous vous en rendrez compte par vous-même.

Il raccrocha après ces paroles. Sans perdre de temps, elles s’étaient mises en mouvement. Le sac contenait la clé des menottes et quelques soins dont Victoire s’était notamment servie pour aider Vaiana à se soigner. Après quoi, la déesse s’était dirigée vers la voiture défoncée pour récupérer le chien dans ses bras et se mettre à marcher. Elle préférait suivre les instructions à la lettre et éviter une téléportation, qu’elle qu’en soit la raison. Elle avait pourtant peu de sympathie pour les canidés et spécialement celui-ci mais l’idée de le prendre dans ses bras lui était venue comme une évidence. Il dégageait une douce chaleur et le gonflement de son ventre à chacune de ses respirations lentes lui faisait beaucoup de bien, comme un doudou dont elle avait besoin. Hermès était en proie à de véritables animaux, elle n’avait toujours pas sauvé Vaiana, Franck était assoupi et Nora qui n’avait rien demandé était désormais également en danger. Pouvait-elle faire pire que cela ? Sans aucun doute que non. Tout avait capoté et elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle.

La déesse avait gardé le silence pendant la marche, trop perdue dans ses pensées douloureuses, répondant pourtant aux éventuelles questions ou phrase que l’on pouvait lui lancer à la dérobée. Elle se concentrait juste sur la chaleur du chien, contre elle et sur la distance à parcourir. Pendant le trajet, elle en avait contacté Socrate pour qu’il passe l’information que tout allait bien, qu’elle avait pris la route car elle pensait avoir une piste, comme on le lui avait demandé. Arrivé à l’hôtel, elle avait confié le chien à Nora avant de prendre la clé de sa chambre et de s’y enfermer. Elle en avait profité pour prendre une douche longue et chaude, pour s’extirper de la crasse mais aussi de toute la tension que tous ces jours avaient fait peser sur elle. Elle avait voulu ce rôle, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle, mais il fallait dire que la Vie ne l’avait pas épargné une seule seconde, comme une punition à ce qu’elle était. A chaque fois qu’elle atteignait quelque chose, il fallait toujours que la Vie se déchaîne sur elle : son mariage chaotique, sa mort avortée, sa possible réconciliation avec ses frères et sœurs sur laquelle elle avait été enlevé, son rôle de Maîtresse d’Olympe désastreux. Peut-être que finalement ce n’était pas la Vie qui s’acharnait... peut-être que finalement Zeus avait aussi été clairvoyant à son sujet : elle n’était bonne à rien. Le front posé contre le carrelage de la douche, elle avait laissé les sanglots l’envahir, tentant de se redonner du courage au milieu de tous ces êtres qu’elle ne connaissait pas et qu’elle devait pour certaines pourtant protéger.

Elle avait erré dans son esprit un long moment, allongée sur son lit, les yeux fixés au plafond, en peignoir avec une serviette sur la tête. Après un long moment, elle s’était pourtant fait apparaître de nouveaux habits et ses cheveux bruns toujours humides, elle avait fini par sortir de sa chambre pour aller frapper à celle de Nora. Elle avait fini par lui ouvrir, elle sortait apparemment juste de la douche, ses cheveux dégoulinaient presque sur ses épaules. Un peu surprise, elle détourna le regard pour voir un peu plus loin Franck ronfler sur le lit. Ignorant si elle tombait au bon moment, elle demanda :

- Je... je peux entrer ?

Pour toute réponse, la jeune femme se déplaça pour la laisser passer. Les chambres étaient assez exiguës mais il y avait tout de la même de la place pour deux. Pendant un instant, Hera continua de lui tourner le dos, observant la chambre comme si elle la découvrait entièrement différente de la sienne, ce qui était absurde. Après avoir récupéré le courage suffisant pour parler, elle fit volteface et lança de but en blanc :

- Je suis tellement désolée... pour toi... pour lui...

Son regard vert s’était dirigé vers Franck. De toutes les personnes, c’était de ces deux-là qu’elle se sentait le plus coupable. Ils n’avaient rien demandés. Ils avaient juste voulu l’aider. Ils étaient des dommages collatéraux.

- Je t'ai mêlée à tout ça malgré toi, lui aussi...
- Tu ne pouvais pas savoir. Pour lui.

Elle avait un ton compatissant qui rendait l’exercice encore plus douloureux aux yeux de la déesse.

- Et moi j’ai choisi de t'accompagner.

Un silence s’installa, elle semblait autant à l’aise avec la situation que l’était Hera.

- Tout va s'arranger. On le récupérera.
- Tu as choisi de m'accompagner pour le retrouver... pas pour... cette idiotie de mascarade !

Elle avait levé les bras pour montrer le lieu, tout ce qui les entourait n’était qu’un écran de fumé, un piège géant de la taille d’une ville.

- J'avais l'espoir... tout à l'heure sur la route... que tu puisses t'enfuir. Vaiana était prise au piège par son émetteur et je lui avais donné mon nom mais toi... et Franck... vous pouviez toujours partir...

Elle laissa un silence s’installer, perdue dans ses pensées, réfléchissant en même temps qu’elle parlait avant d’ajouter :

- Et si... et si on ne le récupère pas ? Pas tout à fait ? Et si tout ceci n'était qu'un piège ? 3 jours à rester ici sans que rien ne nous soit fait... ça me semble un peu gros...

D’un geste rageur, elle se passa la main dans les cheveux comme pour se calmer.

- On ne choisit pas toujours comment les choses se passent. Je ne serai pas partie.

Elle lui avait avoué après un instant et Victoire l’avait regardée surprise avant de concentrer son regard sur chaque parcelle de son visage, comme pour l’analyser. La décrypter. Elle semblait sincère. Curieuse jeune fille que voilà. Cela n’aurait pas dut la surprendre outre mesure, elle avait été élevée pour la guerre, le sacrifice faisait pleinement partie de son entraînement, peut-être était-ce même un but dans sa vie, mais l’idée qu’elle puisse se sentir concernée par tout ceci au point de rester avec elle la touchait d’une certaine partie. Nora faisait partie de leur Famille... peut-être, voire sans aucun doute d’une branche éloignée. Elle avait souvent semblé perdue, un peu à part et elle n’avait pas toujours été aidée dans sa quête... pourtant elle semblait vouloir aider dans celles des autres et cela avait beaucoup de valeurs aux yeux de la déesse. Une valeur qu’elle voyait maintenant, qu’elle n’oublierait sans doute pas. Ne sachant toujours pas quoi dire, la jeune fille avait posé les yeux sur le chien qui dormait toujours.

- Tu penses qu'ils font quoi avec lui ? Qu'est-ce qu’ils veulent ?

Elle parlait sûrement d’Hermès mais Hera préféra éviter la question, d’y penser, de supposer sur son sort, c’était bien trop douloureux. Elle profita du fait que la jeune femme observait le chien pour répondre comme s’il était le sujet de la question. Elle avait levé l’index en directement du plafond en le faisant des petits cercles pour lui rappeler le moment où il avait tourné sur lui-même avant de s’effondrer. Elle arborait un sourire en coin, moqueur, mais pas mauvais.

- Ils essaye peut-être de découvrir sa super technique pour appeler les secours. Si je le savais, je pense que je vivrai mieux l'instant je crois... J'ai perdu l'habitude d'attendre que le ciel me tombe dessus d'une façon ou d'une autre... on s'habitue vite à la vie de palace...

Elle avait dégluti. Détournant le regard, elle avait enfin eu le courage de poser la question qu’elle s’était posée pendant un long moment tandis qu’ils marchaient sur cette route déserte. Elle avait besoin d’un avis neutre, extérieur et sincère :

- Tu penses qu'il s'en serait mieux sorti... Apollon... ?

Elle hésita avant de répondre. Elle ne semblait pas douter de sa réponse mais plutôt y réfléchir sérieusement, ce qui prouvait qu’elle était la personne idéale à qui poser la question. Au bout d’un moment, elle répondit simplement :

- On est tous vivants. Tu as fait ce qu'il fallait.

D'une certaine façon oui, il restait toujours le cas Hermès... mais on lui avait promis qu’on lui rendrait sauf...

- Apollon n'a pas l'air d'aller fort en ce moment. Je le vois rarement à Olympe.

Il y avait une once d’hésitation dans sa voix, comme si elle n’était pas certaine de pouvoir aborder le sujet. Pourtant, la déesse traita sa demande avec le même respect qu’elle avait répondu à la sienne. Elle prit le temps de peser ce qu’elle allait dire avant de répondre :

- Oui... il... il a eu quelques coups durs dont il a un peu de mal à se relever... c'est pour cela qu'il a demandé et que nous avons opté pour un changement, en espérant que ces moments lui fassent du bien... je sais qu'il est tout de même entouré de gens qui l'aiment.

Elle hésita un instant avant d’affronter le regard noisette de la guerrière et de préciser :

- Merci Nora... sincèrement. D'être... là, de faire ton possible... c'est... c'est apprécié... j'apprécie.

C’était sans aucun doute pour cela qu’elle culpabilisait autant mais elle avait besoin de lui dire. Elle avait l’impression d’avoir une alliée et c’était un sentiment qui lui faisait beaucoup de bien, autant que de mal d’ailleurs. Sans compter qu’elle lui avait sauvé la vie d’une certaine façon. La jeune femme semblait aussi à l’aise avec ce genre de discours qu’elle... elle opta pour un hochement de tête gêné avant de préciser :

- Je ferai le tour de la ville demain matin. Ça paraitra ordinaire si je cours comme chaque matin. J'essayerai de voir si je remarque quelque chose.

Pour toute réponse, Hera leva la main, faisant apparaître sur le seul meuble potable de la chambre une tenue de sport et des baskets flambant neuves. Elle hocha la tête, son regard dans le sien :

- Parfait... mais soit prudente surtout et si tu as besoin d'aide... je ne suis pas loin.

Elle insista un peu du regard pour lui faire comprendre qu’elle était sincère et sérieuse, que ce n’était pas juste de la politesse. Après quoi, elle sorti de la chambre de la jeune femme. Après un instant d’hésitation, elle se dirigea dans le couloir vers la chambre de Vaiana. Elle ne connaissait pas la jeune femme, elle se doutait qu’elle devait se sentir encore plus seule maintenant qu’Hermès n’était plus là. Elle posa sa main à plat sur le bois de sa porte, hésitant un instant à frapper. C’était peut-être trop pour une première soirée. Elle se contenta de faire apparaitre un large panier devant sa chambre avec des vêtements neufs et frais ainsi qu’un petit mot : “Si tu as besoin de quoi que ce soit, ma chambre n’est pas loin – Victoire.” Elle frappa à la porte pour notifier la présence du paquet et s’en alla directement pour rejoindre sa chambre.

Les trois jours qui suivirent semblèrent plutôt calme. La ville était ordinaire malgré ce qu’avait pu en vivre Hermès et Vaiana. Toute trace de lutte semblait avoir été effacée. Le prête de la ville était absent, la vie s’écoulait lentement, sans que rien ne les dérange. Au besoin des filles ou de Franck, Victoire faisait apparaître ce dont elles avaient besoin et elle ne fut que véritablement soulagée que le jour où elles purent enfin quitter cette ville de malheur. Elle venait de rendre sa clée et d’avancer dans le hall quand elle constata une nouvelle voiture à l’entrée. Un vieux monsieur s’avança alors vers elles. Il semblait vouloir discuter, de parler de là d’où il venait, de la Louisiane. Il évoqua alors le Lac Pontchartrain et Victoire commença à s’impatientait tandis qu’il précisait pourtant qu’on pouvait y voir de belles choses et faire de belles rencontres. Son regard insistant capta celui de la déesse qui le soutint, soudain sur ses gardes. Au même isntant, elle senti brusquement que toutes les aura de la ville lui devenait lisible, sauf la sienne. Un peu surprise, elle ouvrit la bouche pour parler mais il fut plus rapide :

- Nos chemins se séparent ici. Ça a été un plaisir de parler avec vous.

Il tandit alors la clé de sa chambre à Sorel avant de se détourner et se diriger vers l’extérieur. Arrivé à la porte, il se tourna une nouvelle fois vers elle :

- N'y songez même pas. Vous avez un marché avec notre ami commun. Ne l'oubliez pas.

Oui et une partie du marché n’était pas rempli. Alors oui, elle n’avait ni le droit de lui parler, de lui poser des questions, de le suivre ou quoi ou qu’est-ce mais OU était Herm... Ce fut pourtant à cet instant qu’elle la senti, son aura. L’aura de son frère, au moment où l’homme avait passé la porte pour disparaître. Il était en Louisiane, à proximité du Lac dont il avait parlé. Il avait l’air d’aller bien... quoi que légèrement groggy. Sans attendre une seconde de plus, elle avait téléporté Nora, Vaiana et Franck au centre-ville de Storybrooke avant de disparaître une seconde fois sans un mot. Elle s’était directement dirigée vers l’aura de son frère, qu’elle découvrir au loin, entièrement nu, mais vivant. Poussant un sanglot de soupir, elle fit apparaître des habits sur son corps avant de se jeter sur lui pour le prendre dans ses bras. Sa puce venait de tomber. Tout était bien. Tout était fini.


Pour le moment...
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Vaiana de Motunui



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sonne le glas. »


Vaiana de Motunui


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________________________________________ Mer 30 Déc 2020 - 21:17


The highway's jammed with broken heroes...
...On a last chance power drive. (Bruce Springsteen)
▼۞▼

Le lendemain du retour à Storybrooke...

Je tentais d'établir une distance avec ce que j'avais vécu ces derniers jours. Durant ma vie, j'avais eu mon lot de choses traumatisantes, mais rien ne me paraissait aussi éprouvant que Forsyth.

Forsyth... Rien que de penser à cette ville, je frissonnais.

Lorsque j'étais rentrée à Storybrooke, j'avais passé des heures entières à serrer Hei Hei contre moi. Peut-être qu'il s'était senti agressé, mais je n'avais pu m'en empêcher. Il m'avait beaucoup trop manqué.

Désormais, Hermès était hors de danger. Ce que nos ennemis lui avaient fait n'était pas sans me rappeler mes propres travers, lorsque j'étais encore à Seattle. J'avais la désagréable impression que tout était lié. Peut-être que tout était de ma faute. J'essayais de me persuader du contraire, mais je ne pouvais nier les évidences. Je n'en avais parlé à personne, me sentant beaucoup trop coupable. Peut-être que je débloquais ? Peut-être que ce que j'avais enduré récemment troublait mon jugement ?

J'avais donné rendez-vous à Sorel dans un dinner situé à la périphérie de la ville se trouvant à trente kilomètres de Forsyth. J'ignorais si je commettais une erreur. Peut-être que je me mettais en danger inutilement ? Après tout, nous ignorions toujours si Sorel était un allié ou un ennemi. Quoi qu'il en soit, je voulais en apprendre davantage, et je ne voyais pas d'autre moyen de m'y prendre.

"J'en reviens pas." grommela quelqu'un à côté de moi.

Indécise, je tournai la tête vers Basile, qui venait de me téléporter dans une ruelle proche du dinner en question, à l'abri des regards.

"Quoi ?"

"J'en reviens pas de servir de taxi pour ton rencard." ronchonna-t-il.

"Ah, parce que tu avais plus important à faire ?" répliquai-je, désabusée. "Et puis... c'est pas un rencard."

Mieux valait le préciser, même si je réalisai que je l'avais fait tardivement. Le regard lourd de sens que me coula le garde olympien me fit lever les yeux au ciel.

"T'es là pour assurer ma sécurité, alors tu la boucles."

Il ne cacha pas son mécontentement tandis qu'il m'accompagnait à l'intérieur du dinner. Etant donné que j'ignorais si je ne me rendais pas dans un piège, j'avais préféré assurer mes arrières avec un garde olympien, au cas où. Basile était peut-être un peu ronchon sur les bords par moments, mais il saurait se montrer suffisamment vigilant pour éviter les problèmes.

Sorel était déjà là, assis à une table proche de la vitre. Je fis signe à Basile -qui était habillé en civil- de s'installer à trois tables de nous, car je n'avais pas envie qu'il fasse partie intégrante de la conversation. Après quoi, je m'assis en face de Sorel, les mains jointes sur la table.

"Salut." déclarai-je sans aucun sourire.

Je ne voulais pas lui montrer que j'étais heureuse de le revoir, car je ne l'étais pas vraiment. Son visage était associé à l'un des pires moments de ma vie. Et je supposais que ça soit pareil pour lui.

"T'as vraiment une sale gueule." fis-je remarquer.

J'eus un petit sourire moqueur, car je savais que je n'avais pas meilleure allure que lui. Nos visages avaient été brûlé par le déploiement de l'airbag, lors de l'accident de voiture. Nous en gardions les marques distinctives. J'avais des micro coupures sur la figure, une plaie à l'arcade sourcilière qui peinait à se refermer, mes articulations me faisaient mal dès que je les bougeais car les blessures cicatrisaient. Quant à ma main, elle me faisait souffrir. Je devais changer le bandage régulièrement.

Cependant, je souffrais moins que ce qui aurait dû être, tout ceci parce que j'avais augmenté les doses d'anti-douleurs et fumé beaucoup d'herbe. Cela m'aidait également à prendre du recul avec tout ce que j'avais vécu. Certains auraient sûrement pensé que je faisais une rechute sévère, mais fort heureusement, là encore, je n'en avais parlé à personne. Mes pupilles dilatées et mon air groggy risquaient de me trahir, mais qui faisait suffisamment attention à moi pour le remarquer ? Depuis mon retour, je me tenais à distance des gens qui formaient mon entourage. Me retrouver près d'eux me mettait mal à l'aise, car je savais que je leur mentais.

"Comment ça va ?" demandai-je d'un ton faussement détaché.

Sorel avait les bras croisés devant une bière pression. Il arborait un look bûcheron avec son jean et sa chemise à carreaux. Il pencha légèrement la tête de côté comme pour regarder quelque chose derrière moi, puis il plissa les yeux. Intriguée, je pivotai sur la banquette et aperçus Basile dans la même posture, en train de le fixer.
Je réprimai un soupir consterné. Pourtant, je lui avais dit de rester cool !
Sorel eut un petit rire désabusé. Il but une gorgée de bière et posa les mains à plat sur la table.

"C'est pour te protéger qu'ils t'ont confiée à un gamin ?"
demanda-t-il, narquois.

"Ne te fie pas à son apparence, il est vraiment pas commode."
assurai-je en écarquillant les yeux pour donner plus d'intensité à mes paroles.

L'homme me lança un regard qui signifiait "bien sûr". Forcément, il ne me croyait pas.

"Comment va l'idiot ?"

"Il se remet. Comme nous tous." dis-je d'un ton incertain. "Et... c'est pas un idiot. Même si c'est vrai que tu ne l'as pas connu au meilleur de sa forme."

Sorel me contempla quelques secondes d'une manière qui me déstabilisa. Puis, graduellement, une expression déçue passa sur son visage contusionné par endroits. Je fronçai les sourcils. Pensait-il que nous étions ensemble, Hermès et moi ? Pourtant, je n'avais pas l'impression d'avoir dit quelque chose qui pouvait le laisser penser.

"Cet hôtel est à ma grand-mère. Du coup t'étais pas obligée."
précisa-t-il.

Je lui lançai un regard indécis. Qu'est-ce que sa grand-mère venait faire là-dedans ?

"Trois fois le prix. T'es là pour ça, non ?" ajouta-t-il.

"Oh, euh ouais." fis-je, embarrassée sans comprendre pourquoi. "En vrai, j'ai pas pensé à l'hôtel."

Il m'observa, intrigué.

"Je me suis dit que... ça, ça te dédommagera mieux."

Je plongeai la main dans ma poche de veste et en sortit une clé de Porsche que je posai sur la table. Sorel s'en saisit et l'observa attentivement. Finalement, il lança, surpris :

"T'es sérieuse ?"

"C'est la dernière. Classe A. Sièges chauffants. Et pleins d'autres trucs qui ont l'air sympa. Elle est à toi."

A travers la vitre, je désignai une Porsche noire garée sur le parking, à quelques mètres. Il appuya sur la clé. Un bi-bip se fit entendre à l'extérieur. Il ré-appuya pour verrouiller le véhicule, puis rangea la clé dans sa poche avec un sourire de contentement.

Puis, la tête penchée vers sa bière, il déclara :

"Je me suis renseigné sur Héra, Hermès..."

Il leva les yeux vers moi, me fixant d'un oeil perçant :

"Il porte vraiment une jupette ?"

J'eus un petit rire et répondis :

"Seulement pour les grandes occasions."

"J'ai rien trouvé sur Vaiana par contre. Enfin, à part un dessin animé et la signification du prénom. Très peu porté, d'ailleurs."

Il m'adressa un regard plein de curiosité. Je le soutins sans ciller, d'un air faussement nonchalant.

"J'ai rien trouvé sur Sorel non plus." répliquai-je du tac au tac. "J'ai juste appris qu'un certain George Sorel a été l'un des piliers de la scientologie, mais je pense pas que ça ait un quelconque rapport avec toi."

J'avais moi aussi fait des recherches, et j'avais hâte de voir sa réaction. Il replaça ses mains autour de sa pinte de bière.

"Le jour où nous pourrons tous avoir confiance les uns dans les autres, la paix régnera sur terre."
dit-il d'un ton entendu.

Je fronçai les sourcils, un peu méfiante et dubitative.

"J'aime bien Tom Cruise, mais pas au point d'adhérer à sa philosophie."

"Mais tu as l'air de t'y connaître quand même un chouilla." soulignai-je, en référence à sa citation qui sonnait de manière presque biblique.

"T'as été à l'hôtel. T'as vu le nombre de passages ? J'ai beaucoup de temps pour lire et m'intéresser à tout. Je peux te citer deux trois citations de la Bible, d'autres du Coran, ou toutes les répliques cultes de Shining."

Je haussai un sourcil. J'étais à moitié convaincue, mais je ne voyais pas de quelle façon lui faire cracher le morceau, dans le cas où il y aurait un morceau à faire cracher.

"T'as le temps de boire un verre ? Ou autre chose ?"

Sa question me prit au dépourvu. Il ne me lâchait plus du regard depuis qu'il l'avait posée. Y avait-il un sous-entendu ? Je n'en étais pas certaine. Et, bien évidemment, je n'allais pas demander des précisions.

"J'ai pas soif." dis-je un peu (trop) abruptement. "T'as quoi en tête ?"

Ok, tout compte fait, j'avais peut-être demandé des précisions. Je voulais en avoir le coeur net.

Il désigna Basile du bout du menton.

"Tu crois qu'on arriverait à le semer ?"

"Ca dépend... Je pourrais lui dire de partir."

C'était compliqué car techniquement, Basile était là pour assurer ma protection. Je n'étais pas censée faire le contraire de ce qu'il fallait. Mais c'était tellement tentant de ne pas suivre le droit chemin...

Il croisa les bras sans cesser de me fixer.

"Et t'en as envie ?"

Je déglutis.

"Euh... On parle de quoi, là ?"

Son regard s'assombrit légèrement.

"T'étais venue juste pour la voiture."
dit-il avec un petit sourire tout en hochant la tête.

Je ne savais plus quoi dire. J'étais vraiment à cent lieues d'imaginer que...

"Je devais venir jusqu'ici, de toutes façons. Je venais voir ma grand-mère."

Le manque de conviction laissait suggérer que c'était faux. Brusquement, je fus fascinée par une rénure sur le bois de la table. Ca m'évitait de le regarder.

"Je t'aurais proposée de venir avec mais... les cimetières à la tombée de la nuit, c'est un peu glauque."

Perplexe, je levai les yeux vers lui pour le dévisager. Il était sérieux ? Un petit rire lui échappa.

"J'aurais vraiment tout tenté, hein ?"

Il termina sa bière, en totale autodérision. Je respirai un bon coup et déclarai :

"Je pensais pas que... Enfin, je me disais que t'avais sûrement pas envie de me voir plus que ça, puisque par ma faute, on t'a bien démonté la tronche."

Je ne le comprenais vraiment pas. Pourquoi était-il attiré par une fille qui avait manqué de le faire mourir ? Il avait le syndrôme bad boy inversé.

Une expression soucieuse passa sur ses traits. Je lui avais rappelé quelque chose qu'il avait peiné à occulter. Ca n'était pas vraiment cool de ma part.

"Pour une fois qu'il m'arrive un truc dans ma vie, j'avais envie d'en profiter jusqu'au bout." dit-il, un peu blasé, sans cesser de me fixer. "J'en ai toujours envie, d'ailleurs."

Il se leva. Il était temps que je lui dise ce qui me brûlait les lèvres, mais que j'avais repoussé jusqu'à présent.

"Tu devrais pas rester à Forsyth. Y a un truc pas clair, là-bas."

Je savais qu'il allait partir. Etait-ce une manière désespérée de le retenir ? Non, je cherchais seulement à comprendre. Il n'y avait que ça.

Posément, il fit le tour de la table, porta une main à la poche arrière de son jean, sortit son portefeuille, déposa quelques billets sur la table à côté du verre vide, puis le rangea. Il avait gardé un billet en main. Que comptait-il en faire ?

"Tu sais, j'y ai bien réfléchi. Ca sert à rien de sortir attaché."

Il jeta un coup d'oeil en direction de Basile, avant de m'observer de nouveau.

"Ils avaient l'avantage. S'ils voulaient te faire quoi que ce soit, ils l'auraient fait. T'as rien à craindre."

J'avais beau m'en convaincre, c'était difficile à assimiler, mais je savais que dans le fond, il avait raison.

Lorsqu'il se pencha vers moi, je n'eus aucun mouvement de recul. Je réfléchissais. Ou alors, mon cerveau était en pause. Il m'embrassa avec un mélange de fougue et d'ardeur, façon french kiss enflammé. Dans un état second, je répondis à son baiser, allant même jusqu'à égarer ma main sur sa nuque. C'était agréable, c'était chaud... Pourquoi s'en priver après toutes les galères ?

"Tu sais où j'habite." murmura-t-il en s'écartant.

Sur un dernier petit sourire, il se redressa et s'éloigna. Passant près de la table de Basile, il déclara :

"Ca c'est pour toi."

Il déposa un billet d'un dollar devant le garde olympien qui lui décocha un regard outré, puis poursuivit son chemin d'un pas énergique et alangui à la fois. Il n'en avait strictement rien à cirer.

Quant à moi, je tentai de rassembler mes pensées. Sans que je m'en aperçoive, ma main valide cramponnait le rebord de la table depuis que les lèvres de Sorel étaient entrées en contact avec les miennes. Les tambours de mon coeur battaient contre mes tempes. La chaleur, plus douce et dévorante que n'importe quelle drogue, circulait dans tout mon corps parcouru de petits courants électriques.

Basile se planta devant moi. Je l'entendis à peine quand il lança d'un ton indigné :

"Non mais tu te rends compte ? Un dollar ! Il se prend pour qui ce con ?"

Il agitait le billet dans sa main. Je ne l'écoutais plus. Il faisait partie du bruit de fond du dinner. Je n'osais pas regarder vers la vitre. Dans moins de trente secondes, Sorel allait partir à bord de son bolide.

Mais je n'étais pas ce genre de filles. Non. J'avais changé. Je n'étais plus comme ça.

Je me levai d'un bond et poussai un peu brusquement Basile qui me barrait le passage sans le vouloir. Je n'entendis pas ses protestations. Lui avais-je dit de partir ? Je ne me souvenais plus. J'égrenais les secondes dans ma tête. Il serait bientôt trop tard. C'était peut-être mieux ainsi...?

La porte du dinner claqua dans le silence. Le vent s'engouffra dans mes cheveux. Je me trouvai en haut des marches. Sorel avait ouvert la portière de la Porsche, prêt à monter à l'intérieur.

Il tourna la tête vers moi et nos regards se croisèrent, dans le secret de la nuit naissante.


CODAGE PAR AMATIS


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« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


Hermès


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________________________________________ Lun 4 Jan 2021 - 7:30


         
Lost in the darkness
Ou c'est du génie, ou c'est de la folie. Ce qui est le plus marrant, c'est que le plus souvent, ces deux choses vont ensemble.






Je ne me rappelais de pas grand-chose. J’avais cette capacité, à oublier les choses douloureuses qui m’étaient arrivé. Je savais qu’en réalité, elles étaient juste dans mon inconscient. J’avais été ligoté dans une salle obscure. Pendant plusieurs heures, voir jours. Etant donné que je n’avais plus la notion du Temps, je ne savais pas exactement combien de temps j’étais resté là bas. Quoi qu’il en soit, on m’avait pris du sang, dans les deux bras. J’étais un peu affaibli, mais ça allait. J’avais encore une fois, survécu.
Quand je réapparus, aux abords d’un autre lac, nu, mes mains allèrent immédiatement sur mon visage. L’instant d’après, je m’étais assis. J’avais fermé les yeux. Je pouvais à nouveau sentir toutes les choses que je pouvais faire. Respirant de manière saccadé, je sentis l’aura d’Héra apparaître juste à côté de moi, et me mettre des vêtements.
Sans prévenir, je m’étais levé. J’avais vacillé à cause de la luminosité changeante et j’avais changé à nouveau de vêtement pour faire apparaître un fusil d’assaut et une tenuemilitaire.

« Hein ?? Quoi ??? Ils sont partis ?? »


Un peu paniqué, je pointais les environs. Je savais que je n’hésiterai pas à criblée de balle le premier crétin habillé en noir. Pointant l’arme ailleurs, je me rendis compte qu’il n’y avait aucune aura autour de moi hormis celle d’Héra. Je restais quand même vigilant. Doucement, elle s’avança pour faire descendre mon arme.

« C’est fini oui.... regarde tu.. tu as de nouveaux tes pouvoirs. Viens, on rentre, ne restons pas trop ici... »


Je clignais des yeux. Un peu perturbé. L’instant d’après nous étions chez moi. Jacques mon perroquet semblait faiblard mais il trouva quand même la force de dire :

« C’était une erreur de venir ici ce soir Tom, les aurors sont en route... »


Immédiatement, je fis apparaître de la nourriture et de l’eau dans sa cage et il s’y précipita. L’instant d’après, j’avais repris des habits normaux. Mon fusil s’était envolé. Je restais debout, à regarder autour de moi. Comme par réflexe, je me massais quelques fois les avants-bras. Je tremblais, car j’étais encore un peu sous le choc.

« Ils.... ils mont pris du sang.... j’ai pas eu le choix.... désolé.... j’ai préféré activer le miens plutôt que celui de Vaiana... elle... il fallait pas qu’elle y aille ... tu... tu comprends? J’ai... j’ai l’habitude de... de ce genre de truc.... tu sais.... disparaître.... rev.... revenir. »


Je croisais les bras et je clignais plusieurs fois des yeux, nerveusement. J’avais l’habitude. C’était d’ailleurs paradoxal. Même si je ne pouvais plus me régénérer, je revenais quand même de tous les malheurs qui m’arrivaient. Soit j’avais de la chance, soit je m’étais juste adapté.
Héra caressa mon visage, et me garda contre elle. Mes tremblements diminuèrent rapidement, mais restèrent présent. A tout moment, j’avais la trouille d’être à nouveau plongé dans le noir.

«  Tu as exactement fais ce qu’il fallait et tu as été très courageux ! Ce... ce n’est pas grave, qu’est ce qu’un peu de sang après tout ? »


Elle ricana, nerveusement et précisa en me regardant dans les yeux.

«  Ils... ils t’ont aussi fait du mal ? »


Je serrais à mon tour Héra contre moi. Je rattrapais le temps perdu. Après tout, je lui devais beaucoup. J’avais mille questions en tête, mais… Je préférais ne rien dire pour le moment et la garder contre moi. C’était rassurant.

« Non. Ils m’ont soigné.... ligoté dans le noir.... endormi...puis juste pris du sang et.... c'est tout. »


Je clignais des yeux. Essayant de remettre mes idées en place. Je regardais autour de moi. Je n’arrivais pas à croire que j’étais revenu à la maison. Je reculais d’un pas, et je continuais d’observer mon environnement avec des spasmes et des tiques de nervosité.

« Il faut prévenir les autres. Contre-attaquer. Et... et.... »


Je marquais une pause. Sentant immédiatement et rapidement les auras des autres. Je fronçais les sourcils car plusieurs choses avaient changé.

« Visiblement, il y a eu des soucis ici aussi. »


Elle se contenta de sourire tristement et de s’asseoir dans un des fauteuils du salon. Elle garda son calme. C’est pour ça que je l’avais toujours apprécié.

« Oui... il y a eu aussi un peu de changement par ici. Nous allons réagir, ne t'inquiète pas. Chaque chose en sont temps, l'important pour le moment c'est que tu te calme et que tu te repose, d'accord ? »


Je fronçais les sourcils toujours les bras croisés.

« J’ai pas besoin de repos. Le temps nous ait compté. Il faut surprendre et... »


Je marquais une pause. C’était encore un peu flou et tout allait vite dans mon esprit. Quand une question me vint brutalement à l’esprit.

« Qu’est ce que tu leur as promis en échange de ma liberté? »


Elle ne répondit pas immédiatement, elle se contenta d’un petit rire et répondit simplement :

« Nous avons tous du rester pendant 3 jours à Forsyth. Il ne nous ai rien arrivé de plus, aucun droit au questionnement, aucun droit de partir... au bout de 3 jours tu étais là. »


J’haussais les sourcils. C’était assez surprenant.

« C’est tout ? »


Elle hocha la tête lentement pour dire oui, et me demanda :

« Aurais-tu entendu un bruit, senti une odeur... quoi que ce soit qui puisse nous aider à localiser où tu étais ou qui ils étaient ? »


J’étais encore debout. Je sautillais légèrement sur mes talons, les bras toujours croisés, me tenant l’endroit où j’avais été piqué. Rougissant un peu, je ne pus que dire la vérité :

« Non. J’étais plongé dans l’obscurité la plus total et… j’ai même pensé que j’étais mort, à un moment donné. Puis j’ai compris qu’on faisait des analyses, quand on m’a pris du sang. C’est… C’est tout. »


Je marquais une pause, puis j’ajoutais.

« Et toi, à Forsyth ? Sorel était avec vous ? »


Il y avait une certaine suspicion dans ma voix. Après tout… Je ne savais pas de quel côté était ce gars, et il faisait parti de l’équation. Elle secoua la tête de gauche à droite et répondit simplement :

« Nous n’avons rien trouvé ! Aucun indice, aucune trace, tout paraissait si... simple ou normal... Nous avons toutes tenté d’une certaine manière de comprendre quelque chose mais rien... »


Elle marqua un silence. Visiblement, quand je parlais de Sorel, elle semblait réfléchir à la question plutôt deux fois qu’une.

« Disons que Sorel était chez lui donc oui il était avec nous d’une certaine manière. Nous avons séjourné dans son hôtel. »


Je fronçais les sourcils, assez sceptique. Caressant ma barbe qui avait poussé pendant ses trois jours, je me contentais de soupirer et finalement je déclarai :

« Je suis sûr qu’il est avec eux. Hormis la première fois, il a toujours été présent. A chaque fois qu’on a réussi à s’échapper. Et donc, deux fois. Je crois aux coïncidences, mais pas quand elles arrivent deux fois de suite. »


Elle ne mit pas longtemps à me répondre :

« C’est possible ... je ne lui fais pas confiance non plus... mais que veux tu qu’on fasse ? Il est à Forsyth actuellement ... je peux désormais sentir son aura. »


Je m’effondrai finalement sur le fauteuil en face d’Héra. Tenant ma tête dans une main, j’avais l’air fatigué et plus vieux que jamais. Je réfléchissais, mais j’avais du mal à récupérer.

« Bien… Je pense que je vais me reposer un peu. Mais il faut absolument qu’on en parle aux autres et qu’on commence à établir un plan. J’ai comme l’impression que ce n’est pas totalement fini. Qu’ils n’ont pas eu ce qu’ils voulaient… Mais que… Ca leur a suffi pour l’instant. »


Je désignais mes bras. Un peu honteux et je rougissais légèrement de honte. Elle se leva à nouveau pour venir me caresser le visage dans un geste plein de tendresse. Je devins cramoisie. J’aimais bien qu’elle me materne, mais là, j’avais un peu honte car j’avais l’impression que c’était de ma faute.

« On se voit demain matin. Il faut que l'on parle d’autre chose. »


Elle hocha la tête dans un geste affirmatif et répondit :

« Oui on parlera du reste quand tu seras reposé ! »


Après avoir vérifier que j’allais bien, et s’être regardé un long moment, elle finit par disparaître. Avec un soupire, je me levais pour aller faire du feu. Il faisait trop froid ici.

Quelques jours plus tard, locaux d’Hermès Express.

Les cartons passaient sous yeux. Le garde Olympiens qui remplaçait Vaiana durant sa période de congé était en train de trier des cartons. Plusieurs fois, il du relire la petite fiche d’instruction. Fronçant des sourcils, il sursauta quand Vaiana rentra.

« Vous allez bien ? Vous ne deviez pas revenir au travail aujourd’hui normalement ! »


Il avait l’air surpris. Derrière lui, le décor avait un peu changé. Autrefois, un avion à hélice était entreposé au fond du hangar. Il avait été présent quand Hermès avait acquis le hangar. A la place, une cloison de métal avait été monté et une grosse porte blindé affichait un écriteau : « Ne pas déranger. »
Vaiana regarda le garde et dit un peu  mollement :

« T’inquiète, je vais pas te voler ton taff. Je cherche Hermès, il est dans les parages ? »


Le garde couina d’exaspération et répondit au tac au tac un peu blessé dans son orgueil.

« Tu crois que ca m'amuse? Tu crois que je m'éclate ? Bon c'est moins pire que certains trucs mais... ah euh... il est là bas... Si c’est toi je pense que tu peux entrer sans frapper. »


Il indiqua la porte avec le pouce et reprit son travail. Vaiana s’y dirigea, frappa avec un petit sourire aux lèvres et déclara à la porte fermée :

« Boss? C'est votre employée du mois ! »


« Entre entre... »


Je sursautais. J’étais absorbé dans la lecture de « L’électronique pour les nuls. » J’avais rapidement monté cette endroit pour étudier mon inhibiteur, et j’avais eu quelques idées. Mais comme pour tout ce que je faisais, j’avais tendance à avoir des difficultés de concentration et je papillonnais beaucoup. J’étais assis sur un tabouret de bar, derrière un grand établi qui était au centre de la salle. Tout autour, des armoires fermés donnaient à l’endroit un air un peu sinistre. Sur l’établi, un poste à souder fumait encore. L’inhibiteur que j’avais récupéré quand j’étais revenu était aussi posé, ainsi qu’une multitude de composant électronique. A mon poignet, j’avais un espèce de bracelet en métal, dont certains composants étaient à nu, et une LED verte qui clignotait. C’était qu’un prototype. Je ne savais pas si j’arriverais à faire quelque chose avec tout ça, mais ça avait le mérite de faire passer le Temps. Levant mon regard vers Vaiana, j’affichais un sourire désolé. On ne s’était pas trop reparlé depuis notre dernière aventure.

« Tu vas bien ? »


Je l’observais étrangement. Elle hocha vigoureusement la tête en signe d’affirmation. Mais qu’est ce qui lui arrivait ?

« Et vous? Héra m'a dit que vous alliez bien mais... je voulais être sûre. C'est pour ça que je suis passée. Vu que j'étais dans le coin. »


Elle remit une mèche derrière son oreille, comme si elle était embarrassée de quelque chose. Fronçant toujours les sourcils, je la regardais sans rien dire. Mais de quoi avait-elle peur au juste ?

« Oui oui ne t’inquiète pas j’ai connu pire. Mais toi tu es sur que ça v... »


Soudain, le bracelet clignota et envoya une décharge électrique dans mon corps sans prévénir.

« GUGUGGUGUUUU !!! »


Tremblant j’arrivais le balancer. Ce dernier commença à brûler une fois au sol. Toujours tremblant, je fis apparaître un extincteur. Vu que je tremblais la mousse parti dans tous les sens, y compris sur Vaiana.

« Arg… Dé...déso… désolé ! Je...je… disais quoi ? »


Vaiana resta stoïque. Essuyant la mousse sur son visage, elle ne sembla plus trop surprise. Elle se contenta juste de répondre :

« Pas grave. Vous alliez m'expliquer pourquoi vous vous prenez pour MacGyver. »


J’arrêtais de trembler. Les mains sur les hanches, je regardais le bazar que j’avais mis. Je fronçais un peu les sourcils. On ne parlait pas de ça. J’en étais convaincu. Elle me regardait avec un sourire goguenard.

« Je bricole juste un peu. Enfin je me mets à l’électronique, ça manque dans mon CV. J’ai inventé les poids et les mesures, puis plus rien derrière. C’est déjà pas mal tu me diras. Hm… »


Moi aussi je pouvais être taquin quand je voulais. Grattant mon sourcil droit, assez nerveusement, je la contemplais en disant simplement.

« T’as l’air d’aller mieux, c’est le principal. Tu devrais rentrer te reposer. »


Elle éluda complètement mes paroles, en s’approchant du matériel d’un air à la fois incompréhensif et curieux.

« Pourquoi vous faites ça? C'est pour passer le temps, genre nouveau hobby, ou...? »


Elle fixa l’inhibiteur, perdue dans ses pensées. Je me dirigeais vers elle, tout en le regardant aussi. Je levais ma main, j’avais envie de lui faire une petite tape sur l’épaule, ou autre chose, ca avait été un réflexe. Finalement je me ravisais.

« J'ai beaucoup de défaut, mais on ne me prend pas deux fois dans le même filet. »


Croisant les bras, je lui fis un clin d’oeil, comme pour effacer le geste que j’avais fait et je finis par répondre plus sérieusement :

« On ne peut pas forcer les gens à ne pas être leurs véritables nature. On ne peut pas non plus les capturer pour faire des expériences sur eux. Et encore moins les traquer. Je vais pas me laisser faire, crois moi. »


Je n’allais pas rester là, et observer. Par le passé, je l’avais beaucoup trop fait, et même si ça m’avait permis de rester en vie, j’avais beaucoup perdu en faisant ça.

« C'est sûr que c'est contraire aux droits de l'homme. »
approuva-t-elle.

Elle me sourit d’un air encourageant. Je l’observais toujours sans rien dire, et limitant les émotions de mon visage. J’étais très soucieux.

« Vous me prévenez si vous fabriquez un anti inhibiteur? Vous avez raison de rester optimiste, boss. »


L’instant d’après, elle mit les mains dans son dos. Puis après un instant de silence, elle ajouta :

« Je compte revenir travailler la semaine prochaine. J'attends juste que ma main guérisse un peu. Parce que pour tenir le guidon c’est galère. »


Je continuais de l’observer en silence. Cherchant mes mots je finis par dire simplement :

« Tu reviens quand tu veux, et quand tu te sentiras prête. Et au fait... »


Je marquais un temps d’arrêt, puis finalement j’ajoutais :

« Je suis désolé. Je pense qu’on devrait faire moins de trucs ensemble en dehors du travail. A chaque fois, ça nous réussi pas. C’est de ma faute. »


Aie. Visiblement, ça n’eut pas l’effet escompté. Car, elle me regarda avec un regard foudroyant et dans un geste rapide, elle tourna les talons et sortit de la pièce en disant :

« Au moins c'est clair. »


Dans un soupire, je me téléportais immédiatement devant elle. Les sourcils froncés, je croisais les bras et j’essayais de chercher mes mots pour mieux m’exprimer.

« J’ai pas envie que tu meurs. Mais je suis un peu maladroit. Désolé. »


Visiblement, elle avait l’air un peu agacé. Bon c’était pas vraiment étonnant puisque j’en avais encore dit une.

« C'est pas toi qui fais que ça s'est mal passé. Faut pas se sentir responsable. On y peut rien. »


Elle avait l’air tendu. Elle se décala pour passer. Sans rien dire, je la laissais faire. Il y avait quelque chose de… Bizarre. Je mis les mains dans les poches. Puis, avec un air espiègle je lançais.

« A plus tard Choufleur ! D’ailleurs… Je voulais te poser une question à ce sujet, mais visiblement t’es déjà parti ! »


Elle se stoppa. Ah, j’avais bien fait de l’appeler comme ça. Au moins, elle allait pas partir. Parce que bizarrement j’avais pas tellement envie qu’elle s’en aille. Elle me dévisagea un peu trop longtemps d’ailleurs. J’affichais un air surpris. J’avais dit un truc qui fallait pas ?

« C'est quoi ton problème? Je viens te voir, je te demande des nouvelles, tu m'ignores à moitié et maintenant tu... »


Je fronçais les sourcils. Je ne l’avais pas du tout ignorer. J’essayais juste de faire la part des choses, de prendre du temps pour réfléchir. J’avais encore été maladroit… Ca recommençait. Elle se tut, ferma les yeux et respira un grand coup. Comme si elle attendait que je pose une autre question que celle que je devais poser.

« Vas y. Pose ta question. Je sens que ça va être grandiose. »


Elle me fixa et croisa les bras. Instinctivement j’affichais la même posture. D’ailleurs au fond le garde fit tomber un carton car il semblait nous écouter et il avait effectué un geste de maladresse.

« Je crois que tu t’attendais à une autre question mais… tu as réfléchi à... »


Je marquais un temps d’arrêt. Puis, je plissais des yeux.

« Qui aurait pu mettre la clef dans ta poche quand nous étions dans la cellule ? »


Elle m’observa, d’un air complètement désabusé, puis elle prit une expression neutre et déclara d’un air entendu :

« Sorel, évidemment. C’est ce que tu insinues non ? »


Je passais ma main sur mon visage, un peu fatigué par la discussion et le tournant qu’elle prenait. Finalement je soupirais. J’allais être honnête avec elle.

« J’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’on s’est évadé deux fois, et qu’à chaque fois, il est tombé sur nous. Une fois, c’est une coincidence, deux fois, c’est un piège. Mais de toute façon, on n’est pas prêt de le revoir. »


Je l’observais, puis je fronçais les sourcils. J’avais une autre question :

« Par contre, ce que je comprends pas, c’est pourquoi tu prends la mouche quand j’en parle. J’ai raté un épisode ? »


Cette fois-ci mon regard se fit volontairement fixe. Les bras toujours croisés, je la regardais dans les yeux avec un regard de rapace. Ses yeux dans les siens, elle secoua la tête de droite à gauche et… s’en alla à grands pas.
Haussant les sourcils, surpris, je restais comme un benêt au milieu du hangar. Le garde olympien me regarda.

« J’ai dit quelque chose qui fallait pas ? »


Le garde se contenta de hausser les épaules sans rien répondre.

« Sauf votre respect m’sieur… Heu… Quand on apprécie les gens, on leur dit pas qu’on veut moins les voir hein... »


Je croisais les bras. Me tournant vers lui, je le regardais encore un petit moment.

« Tu crois que je m’y suis mal pris ? T’aurais fait quoi toi ? »


Il regarda le plafond, comme s’il réfléchissait.

« J’m’y connais pas trop, mais en général on commence par un resto. On fait des compliments sur l’autre, et au bout de quelques jours passés ensemble, je pense qu’on peut prendre la décision d’être en cou... »


« HEIN ? »


Je sursautais. Qu’est ce qu’il disait ? Il était en train de dire que je draguais Vaiana ? Et que je draguais mal en plus ? Mais… N’importe quoi !

« HEIN ? C’est pas sur ça que vous vouliez des conseils ?… Vous… enfin j’veux dire… des fois ça se voit un peu. On a des paris sur les couples divins avec les gardes. Là, par exemple, on pense que vous étiez bien partis, donc la cote était basse. Mais Basile est arrivé et visiblement il avait une info. La côte est monté en flèche pour vous ! Et puis...  »
me répondit-il sur le même ton. 

Je clignais légèrement des yeux. Je le regardais, toujours les bras croisés. J’avançais vers lui. Il prit peur et il leva les mains en l’air. On allait avoir une longue discussion sur ce que tout le monde semblait vouloir me cacher aujourd'hui.




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Ils te jugeront, ils te critiqueront, pour tes choix, pour tes actes. Mais moi, jamais.

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