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 A quoi ça sert ? (avec Liliann)

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Kot O'Neill
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Kot O'Neill

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A quoi ça sert ? (avec Liliann) _



________________________________________ Jeu 7 Jan 2021 - 17:02


A quoi ça sert ?



Kot était en train de dandiner ses fesses de chat noir. Il ne le faisait pas exprès. Les chats avaient cette manière si … « à eux » de marcher. Montrant prestance et allure. Grâce et magnificence. Il ne pouvait s’empêcher de marcher ainsi. Il marchait donc comme un chat sur un muret. Les fêtes étaient passées depuis un petit moment … mais le cœur était toujours en fête pour la plupart des gens. Kot ne pouvait pas comprendre cela … l’envie de se retrouver à chanter des chants de noël autour d’un sapin. La seule chose qui lui plaisait était le fait que le sapin était mort. Faire un chant joyeux d’espoir et d’amour autour d’un cadavre … il n’y avait que les humains pour avoir ce genre d’idée …. Surtout qu’une fois qu’il était décoré, plus personne ne s’en occupe alors …

Il était donc sur ce muret, les yeux rivés sur l’intérieur des maisons. Sa cible était un peu plus loin mais il pouvait toujours faire en sorte d’en trouver d’autres en attentant. Il arriva devant la fenêtre de la maison juste à temps pour entendre un père remercier son ex femme de lui ramener son fils. Kot observa la sapin et la montagne de cadeau en dessous.

Un enfant divorcé qui vient voir son deuxième parent après les fêtes … et un père qui veut absolument que sa progéniture préféré son père à sa mère et qui lui offre mont et merveilles… il pouvait bien lui piquer deux ou trois cadeaux en plus. En réalité Kot était venu déjà trois ou quatre fois ici pour récupérer des cadeaux. Il se téléporta à l’intérieur… sentit les cadeaux et chercha celui qui avait la meilleure odeur. L’un d’eux sentait le tabac froid, Kot donna un coup de pate pour qu’il déguerpisse avant qu’il ne puisse plus rien sentir. Il finit par en trouver deux qui sentait relativement et qui pourrait peut être avoir le graal. Il eu à peine le temps de mettre les nœuds dans sa gueule et de revenir derrière la fenêtre que le père et l’enfant rentra dans la maison.

Kot avait laissé un cadeau odorant pour la peine, et savait que le chien du père serait certainement accusé pour cela. Bien fait. Il revient dans un coin dans les alentours de SB. Proche de plusieurs endroits, dont un garage qui sentait mauvais. Il avait mit, derrière un terrain vague, une montagne de cadeau volé. Il n’avait pas encore eu le temps de les déballer pour vérifier ce qu’il y avait à l’intérieur. Bien sur il comptait offrir tout cela à Raven … mais il ne voulait pas lui donner quelque chose qui risquerait qu’elle ne l’aime plus. Il posa les cadeaux et se coucha sur le sol.

- Et si elle m’aime encore moins après je fais comment ? Non Non Kot tu as volé tout ça pour elle, elle sera forcément contente … surtout que ça a fait chier un maximum de monde … mais … si elle continue à pas vouloir de moi je fais quoi.

Le chaton qu’il était posa sa tête sur ses pattes alors qu’il observait la montagne d’une vingtaine de cadeau volait. Plus ou moins gros… plus ou moins bien emballé. Sous forme de chat, il s’attaqua au premier cadeau … qui n’était autre qu’un carton… Il soupira … C’était même pas cool. Il s’attaqua à l’ouverture du carton pour regarder à l’intérieur.

- Oups … bon celui là on le valide pour Raven.

Quelle idée d’offrir un chiot à noel emballé sous le sapin aussi … il s’était dit que l’odeur plairait à Raven … il n’avait pas pensé une seule fois l’humanité assez con pour y avoir mis un être vivant dedans, mais bon tant pis, c’était mort, c’était acté, et ça ça plairait très certainement à Raven. Il en ouvrit un deuxième. C’était une espèce de … machin … En forme de … tube tourné en bonbon. Il se mit à l’attaquer pour essayer de comprendre ce que cela pourrait être. L’espèce de machin se mit à rouler et sortit du terrain vague. Il le poursuivit et lui bloqua le passage alors qu’il donna des coups dedans.

- Mais qu’est ce que tu es toi, tu es moche, tu sers à rien …

Il alla donner un autre coup de patte quand il se mit à sentir. Tournant la tête, il remarqua avoir coupé la priorité à une jeune femme … elle sentait la dépression… BOUHAW mais Kot observa le diabolo par terre, qu’il ne savait pas être un diabolo, puis l’inconnue. Puis le diabolo. Kot n’avait pas eu une vie d’humain dans les contes alors les jeux des humains …. Et Kot n’avait clairement pas eu une enfance pleine de jeux … Raven aurait peut être pu connaître, c’était elle qui trouvait des idées de cadeaux … lui il préférait faire les cartes avec son écriture illisible niark niark ….

- Et toi, toi là grande asperge brune qui semble avoir eu une vie moisie, tu peux me dire ce que s’est ça ? Tu sais à quoi ça sert ? Parce que je veux faire un cadeau à ma femme mais ça à l’air plutôt inutile comme tout.





OUVRE VITE KOT N A PAS TROUVé CE CADEAU Là :o :o :


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A quoi ça sert ? (avec Liliann) _



________________________________________ Sam 16 Jan 2021 - 12:04




A quoi ça sert ?



P
longée dans ses pensées, comme à son habitude, Liliann fixe les flammes, sous la casserole, sans les voir vraiment. Elle sent, parfois, courir dans son dos, passer de sa hanche à son ventre, une main chaude qui n’existe pas. Des doigts plus doux qu’elle ne veut le croire, parfois, et qui ont touché une peau habituée à être frappée, poussée, bousculée. La nuque légèrement penchée vers l’avant, le souffle discret, entre les lèvres, Lili ne fait pas mine de se soustraire à cette illusion. Une chose qu’elle n’a jamais dite à personne, qu’elle garde pour elle, bien cachée au fond de son cœur et dont elle n’arrive pas à se détourner vraiment.

À qui pourrait-elle le dire, de toute façon ? La brune ne veut inquiéter personne, mais elle veut, encore moins, éveiller en eux un intérêt, une curiosité qui seraient, pour le moins, déplacés. Elle ne veut pas semer d’idées dans des esprits qui en ont déjà trop. Elle préfère faire mine de rien, sourire quand tout le monde s’en va, faire un petit signe de main, un dernier câlin à Sally et soupirer, une fois que la porte est claquée. Seule, tout à fait seule, Liliann goûte au besoin qui a toujours été le sien, bien qu’elle ait voulu se persuader du contraire et convaincre le monde que cela n’a jamais été le cas : la solitude ne lui va pas aussi bien qu’elle veut le faire croire au monde.

Alors, affairée à une chose ou une autre, Peau d’âne se laisse envahir par des illusions dont elle ne veut pas vraiment, tout en ne sachant pas de quelle manière s’en soustraire. Elles glissent sur elle comme ont glissé les mains de celui qui a bien voulu d’elle, ne serait-ce que pour une poignée d’années. Celui qui lui a fait croire qu’il l’a aimée, malgré ce qu’elle était, malgré ce qu’elle a fait. Celui qui a voulu l’utiliser, comme tous les autres, mais celui à qui, dans ses moments de solitude, elle est prête à pardonner. Ce qu’elle ne peut, décemment, dire à personne sans décevoir tout le monde.

Repas terminé, Peau d’âne s’extirpe des souvenirs d’un autre, fait exploser les illusions pour tout ranger, dans le frigidaire et décider de prendre l’air. Elle ne veut plus penser à celui qui a été son mari et préfère sortir, laisser le froid de l’hiver gifler ses joues bronzées et se perdre dans une illusion plus douce encore : celle d’une petite main serrée dans la sienne. Une idée qui la motive à sortir, refermer le manteau d’hiver sur son corps froid et rabattre la capuche poilue, sur ses cheveux noirs. Elle n’a plus qu’à fermer derrière elle et disparaître pour la journée, comme elle a l’habitude de le faire, sur ses jours de repos. Quand elle rentrera, Sally sera là pour l’accueillir et Liliann n’aura plus besoin de penser ni à un ex-mari, ni à une tignasse brune qui a cessé d’exister.

Alors qu’elle longe le garage, remonte le trottoir de son pas lent, les mains enfoncées dans les grandes poches de son manteau, Liliann aperçoit du mouvement, dans le terrain vague, tout près de là. Une minuscule tache d’obscurité qui remue dans l’herbe, devant ce qui semble être une montagne de… de quoi ? Elle n’est pas certaine de bien voir ce qu’il se passe, là-bas, mais elle est sûre de n’avoir jamais vu ce monticule, au beau milieu du terrain. Elle s’en détourne néanmoins, persuadée que ce ne sont pas ses affaires et qu’elle pourra, toujours, demander à Ben ou Maru ce qu’il en est.

Elle reprend sa route, mais elle est soudain coupée, dans son élan, par une boule de poils noirs qui court après un diabolo coloré. Lili s’arrête immédiatement, retient sa respiration et vrille ses yeux sombres sur le petit chat, devant elle. Malgré les félins, dans la salle de boxe de Gajeel, elle a encore du mal à supporter les animaux, à se persuader qu’elle ne pourra pas leur faire de mal, qu’elle doit se déstresser et se laisser aller. Alors, elle ne bouge plus, comme une statue, et la voix qui, soudain, lui dit qu’elle est laide, inutile, lui arrache un sourire, léger, comme un frémissement au coin des lèvres. Elle est bien d’accord avec lui, Peau d’âne. Elle n’a jamais été belle, ne le sera jamais, et ne servira, non plus, à personne jusqu’à la fin de sa vie.

Puis, soudain, l’information monte au cerveau, se loge dans son crâne et la force à porter un regard nouveau, sur le chat noir. N’est-ce pas lui qui vient de lui parler ? Elle cligne des paupières, seule réaction valable, pour Peau d’âne, dans cette situation. Au fond, cela ne l’étonne pas tant. À Storybrooke, ce n’est jamais comme ailleurs et si elle a pu, elle, être autrefois une princesse, alors que rien ne le laisse à penser désormais, alors pourquoi un chat ne pourrait pas avoir le droit de parler ?

Le chat se désintéresse finalement du diabolo pour lever ses beaux yeux vers elle et Liliann sourit à peine. Elle se demande, un instant, s’il parlait vraiment d’elle et pas, plutôt, de ce jouet qu’il tapote de ses coussinets. Une pensée qui lui échappe immédiatement puisque la réponse ne l’intéresse pas. Peu importe. La vérité a été prononcée et Lili n’ira pas le démentir. Elle a toujours pensé comme lui, de toute façon.

Puis, cette fois, elle est certaine que le chat s’adresse bien à elle et Liliann baisse les yeux jusqu’au diabolo, qu’il ne semble pas connaître. Elle-même n’en a jamais utilisé, seulement vu dans une vitrine, dans une publicité. Elle n’en a jamais offert à sa fille, persuadée qu’elle pourrait se faire mal pour rien. Néanmoins, la brune ne compte pas ignorer le chat et passer son chemin. Elle préfère s’accroupir et pointer, du doigt, ce qu’elle lui explique.

« C’est un diabolo. C'est utilisé avec un fil et des baguettes, pour jongler. Les enfants aiment le voir voler, dans les cirques, et faire des figures dans tous les sens. (Elle reprend ses doigts et ses yeux se relèvent vers le chat.) Je ne suis pas sûre que ça lui plaise beaucoup. Mais il faudrait déjà savoir ce qu’aime votre femme, avant de lui offrir un cadeau. Un cadeau au hasard, même donné avec les meilleures intentions, peut faire plus de mal que de bien. »

Elle parle d’expérience, Peau d’âne, mais elle n’en dit rien, son regard sombre soudain voilé par les souvenirs du passé. À bien y réfléchir, elle se demande si elle a eu, un jour, un cadeau offert avec de bonnes intentions. Son mari, une fois, lui a fait cadeau d’un grand piano, après que le sien a été détruit par une élève, mais Liliann n’en voulait pas. Elle a souri, elle a dit merci, mais elle ne l’a jamais aimé. Et elle ne préfère pas mentionner, même en pensées, les robes que son père a fait faire, pour elle, à une époque qui n’existe plus.

« Comment est-elle, votre femme ? Que fait-elle ? Que veut-elle ? Qu’aime-t-elle faire ? (Elle sourit.) Vous savez, bien souvent, trouver un cadeau à sa femme est plus simple que son mari ne le croit. La taille du cadeau, son prix ou le nombre de cadeaux n’en déterminent pas la valeur. Il faut que ça vienne du cœur pour toucher son cœur. Mais pour ça, il faut s’inquiéter de ce qu’elle veut vraiment sans pouvoir le dire. »

La fierté ou l’humilité, peu importe. Liliann sait qu’il y a beaucoup de choses, au monde, pour empêcher quelqu’un d’avouer ce dont il a véritablement envie, ce qui lui ferait vraiment plaisir. Lili, elle, n’a jamais eu besoin d’un piano. Ce qu’elle voulait, c’était un peu d’amour et de paix, le droit de ne plus faire ce qu’elle ne voulait pas faire. Devenir mère et rien d’autre, ne plus être régie que par ce mot-là.

« Excusez ma franchise, mais si tous ces cadeaux là-bas, ont été choisis par hasard, alors je crains de devoir vous prévenir : ils ne lui plairont sûrement pas. Ce n’est pas personnel et vous n’avez pas réfléchi avec votre cœur à ce que vous vouliez lui offrir. (Son regard devient plus triste et se détourne de la bête.) En vérité, vous ne faîtes plaisir qu’à vous-mêmes et vous ne vous intéressez pas à ce qu’elle voudrait, elle. C’est du moins, je pense, ce qu’elle en déduira. »

Est-elle en train de faire la leçon à un chat ? Absolument et Peau d’âne, coincée dans les souvenirs d’une ancienne vie, n’arrive pas à voir le problème. Peu importe qu’il s’agisse d’un félin qui devra, peut-être, trouver de quoi faire plaisir à sa féline, elle ne voit que trop le parallèle avec son propre mari pour ne pas se laisser tenter par la leçon de vie. Au fond, elle aurait aimé que quelqu’un dissuade le sien de ses cadeaux empoissonnés. L’aurait-elle quitté tout de même, s’il ne lui avait pas fait ce genre de présent égoïste ? Elle n’en est pas certaine, en vérité.


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A quoi ça sert ? (avec Liliann) _



________________________________________ Mar 9 Fév 2021 - 23:42


A quoi ça sert ?



Kot observa l’étrange humanoïde en face de lui. Penchant la tête, il attendait des réponses comme le Dieu qu’il était avait le droit d’exiger. Il observait la bouche qui sortait des choses incompréhensibles pour lui, et il essayait malgré tout d’en trouver une image mentale concrète. Il ne pouvait pas voir des baguettes tenu par un fil… Et si on jongle personne ne se le prends dans le nez … Ce n’était donc pas un cadeau valable, il ne valait rien. Kot observa encore la jeune femme et pencha sa tête de chat noir sur le côté pour la suite.

- elle aime la viande avariée.

C’était une certitude. Une absolue certitude. Si Kot savait que la Raven de son passé dans les contes, et la Raven de son passé dans la malédiction n’était pas exactement la même, c’était aussi ce qui le faisait hésiter tout le temps. Devait il dire qu’elle aimait ce qu’elle aimait à l’époque ? Oui. Mais laquelle d’époque ? Il y en avait deux. Et Kot savait que la propre guerre qui se faisait en lui était déjà suffisante pour lui donner un mal de tête. Kot repoussait tout ça. Il le repoussait avec le plus de force possible. Quand il avait sur que Raven, celle de la malédiction, ne reviendrait jamais, parce que pour lui elle était morte, ça l’avait mit en colère… Assez en colère pour garder son souvenir que pour lui. Pour le garder précieusement et de priver tous les autres. Les autres ne le méritaient pas de toute façon. Et en faisant oublier la Raven de la malédiction pour la garder qu’à lui, il avait fait en sorte de détruire la vie du Kot qui était humain. Cela avait été un choix facile à faire. Sans Raven pas de raison d’être humain… Et c’était depuis qu’elle était revenu qu’il ne savait plus ce qu’il devait faire … ou être.

- Vous voulez dire que si je lui offre mes cadeaux volés, elle risque de le prendre encore plus mal que ce qu’elle prend déjà mal ? Je ne comprends vraiment pas les femmes, c’est compliqué et encore plus ma femme. J’ai piqué pleins de cadeaux y a bien quelque chose qui pourrait lui plaire…

Il y avait une montagne de cadeau. Piqué de ci, de là, et qui n’attendait qu’un peu de griffe pour se déballer et s’ouvrir à Kot. Là dedans, peut être que quelqu’un avait pu penser à une idée lumineuse …. Et puis, un cadeau volé était toujours mieux qu’un cadeau acheté non ? Pour Kot, qui ne comprendrait jamais le mal à voler ce qui n’a pas été assez bien protégé, c’était un cadeau tout à fait louable… mais peut être pas pour Raven. Il assit ses fesses sur le sol, faisant faire des allers retours à sa queue sur le sol, seul preuve de son désarroi. Il réfléchit alors à ses questions.

- Elle est lunatique, colérique, ennuyé, elle se vexe facilement. Elle est le corbeau. Elle veut … elle veut que je m’excuse, mais j’ai déjà essayé de demander pardon, mais ça ne marche pas. Elle aime manger des cadavres d’animaux, se venger de ce qui lui ont fait du mal, me faire des câlins, qu’à moi pas aux autres sinon je les tue tous et euh …. Elle aimait nos enfants, jamais compris pourquoi.

Kot –le chat- était toujours au devant de l’histoire. Il ne laissait pas Kot –l’humain- acceptait la réalité de son histoire ou de ses sentiments. Kot l’humain, bien qu’un père un peu étrange, un peu distant, avait été un père qui ne voulait pas de mal à ses enfants. Il voulait des enfants bien. Il avait même accepté de devenir prof pour avoir un travail légal et respectable… Ce qui aurait pu être impossible avec une autre personne que Raven pour sa femme. Kot l’humain était, malheureusement, un humain. Et Kot –le chat- ne supportait même pas son existence. Il disait ne pas aimer ses enfants, mais Kot –le chat- n’avait jamais eu de progéniture. Il avait d’ailleurs jamais eu d’attirance sexuelle, alors que l’humain oui… et ça les deux Kot le savaient. Il n’arrivait tout simplement pas à accepter sa condition …. Mais il ne voulait pas perdre Raven qui elle était déjà mieux en humaine que ce que lui ne l’avait jamais été, ou en tout cas il en avait l’impression.

- Raven n’est pas le genre de personne a ne pas dire ce qu’elle veut…. Mais j’en sais rien moi de ce qu’elle veut. Elle veut que je rende la mémoire à nos enfants, mais ça m’est impossible. Elle veut peut être repartir dans le passé, mais là pareil….

Il s’en voulait, quand il était dans ses moments de doute, de ce qu’il avait fait. Il n’avait réellement pas sur que passé la porte d’Halloween dans la forêt était un trajet sans retour. Il n’avait vraiment pas su qu’il ne pourrait pas lui dire de venir. Il avait même cru la retrouver dans ce monde avant de se rendre compte que pas du tout …. Il savait aussi qu’elle voudrait que sa famille se souvienne d’elle, mais encore une fois c’était peu possible…. Même impossible… Car … tout simplement ils avaient perdue la mémoire, et lui ses pouvoirs.

- Pas personnel, mais si c’est la même chose qu’elle veut et que j’ai volé, alors ça peut devenir personnel non ? Et pourquoi déduire ça, ce n’était pas comme si ça m’amusait de devoir me trimballer dans des maisons toute décoré moche pour récupérer des cadeaux encore plus moches. Je ne vois pas en quoi ça me fait plaisir.

Piqué au vif, Kot était au bord d’être vexé. Au bord, parce qu’il n’était pas sur de ce qu’avait voulu lui dire la jeune femme… Il était après tout sur que ça ne lui faisait pas plaisir de chercher des cadeaux chez les humains. Il avait l’impression d’avoir été … égoïste ? Dans l’histoire alors qu’il l’a fait avec tout le cœur qu’il pouvait avoir dans son corps de démon… et c’était beaucoup de chose quand on le connaissait lui.

Il observa à nouveau l’humaine étrange. Elle sentait toujours la dépression. Elle avait l’odeur de quelqu’un qui n’avait pas trop de joie dans sa vie… et plus une ribambelle de soucis. Il se mit à gratter l’oreille, tel un chat, pour réfléchir. Puis, d’un coup, il se releva, bomba le torse et déclara de la plus simple des manières.

- Je suis Kot, Dieu des chats. Ma femme est Raven, Dieu des corbeaux, et toi tu seras celle qui m’aidera à trouver le cadeau parfait …

Il s’approcha doucement d’elle pour mettre deux pattes sur elle et plongeait ses yeux de chat dans les siens avec le plus d’amour possible à l’intérieur … comme si elle lui tendait un bâtonnet de coraya sous le nez.

- Tu n’as pas la permission de me dire non. Aide-moi.

C’était un ordre. Pas une demande. Mais Kot savait que les humains aimaient à croire que c’était eux qui avait eu l’idée en premier…. Et surtout qu’ils étaient indispensables … pour le coup, la brune l’était vraiment, mais il ne comptait pas lui dire… ça jamais.






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________________________________________ Mar 16 Fév 2021 - 11:28




A quoi ça sert ?



L
iliann voit bien que ses mots passent mal. Elle ne sait comment se l’expliquer, mais il y a quelque chose, dans le regard du chat noir, qui la force à penser qu’il ne saisit pas ses explications, qu’elle pourrait lui parler une autre langue que les choses ne seraient pas meilleures. Ce qui perturbe un peu Peau d’âne, incapable de comprendre ce qu’elle a dit de mal et de quelle façon réarranger ses mots pour que l’explication prenne un sens, dans les oreilles du petit chat. Si ce n’est pour lui, elle aimerait, au moins, le faire pour sa femme.

L’information tombe entre eux comme un cheveux sur la soupe et la brune cligne une fois des yeux, sans qu’elle ne réagisse plus. Ce n’est pas elle qui va juger les goûts des autres, alors qu’elle n’en a plus aucun, au creux du ventre, seulement un souffle ténu de vie, qui la maintient encore debout. Plutôt que de s’en effrayant, Liliann préfère se poser les bonnes questions, deviner ce qui n’est pas dit, comme une évidence posée entre le chat et Peau d’âne. Elle prend une discrète inspiration, regarde le diabolo abandonné et revient aux yeux verts du chat noir.

« C’est un charognard. »

Elle pose l’évidence, elle aussi, pour signaler qu’elle a compris, qu’elle ne juge par leur relation, qu’elle veut bien l’aider à comprendre ce qu’il ne peut pas comprendre. Conflit de natures opposées. Les chats sont des prédateurs qui attaquent la vie, aiment jouer avec ce qui bouge encore. Sa femme est un autre genre de prédateur, plus mystérieux, en un sens, attiré par ce qui a déjà été tué par un autre avant elle. Au fond, ils ne sont pas opposés. Constat qui s’impose à elle avec la même évidence. Ils sont complémentaires, l’un derrière l’autre dans la chaîne.

Et pourtant, il ne la comprend pas.
Parce qu’il ne lève pas la tête de sa route pour la voir tourner en rond au-dessus de lui.

Il ne la comprendra jamais, au fond. Liliann voit, dans le regard du félin, un être buté qui ne veut pas voir autre chose que lui-même. Un esprit qui ne pourra pas comprendre les autres, parce qu’il ne se range pas de leur côté, parce qu’il ne veut pas prendre la peine de s’abaisser à leur niveau. Tout comme elle, elle prend le temps de s’arrêter, en plein milieu de la route, pour discuter avec un chat sans s’inquiéter de ce que l’on pourra dire, dans son dos, de la folle qui parle aux animaux.

Les mots du chat ne font que confirmer ses soupçons. Il s’en fiche, au fond, et son déni s’enfonce dans le cœur de Peau d’âne comme un couteau qui retourne, à chaque nouveau mot. Elle sait qu’il pense comme a dû penser son mari, à une autre époque, incapable de trouver ce qui pourrait faire plaisir à sa femme. Même si elle se doute, au fond, qu’il n’a jamais voulu lui faire plaisir. Ce qui est, peut-être, déjà un pas en avant pour le chat noir, visiblement peu habitué à vouloir plaire à celle qu’il a épousée.

« Alors, vous allez juste abandonner, partir du principe que vous ne comprendrez jamais ? Les femmes ne sont pas compliquées, quand on prend la peine d’essayer de les comprendre. Je vous ai dit, déjà, ce qui pourrait lui plaire, mais vous ne voulez pas l’entendre. »

Elle s’étonne, elle-même, de la maigre pointe de colère, à peine une goutte d’acide dans une mer d’eau douce, qui vient donner un peu de méchanceté à ses mots. Mais elle sait, Liliann, qu’elle ne peut pas accepter ce qu’il dit, cette façon qu’il a de reculer, sous prétexte qu’il n’y arrivera jamais. Elle ne voit pas, elle, ce qu’il y a de compliqué à comprendre, dans le fait qu’une montagne de cadeau ne sert à rien, s’il n’a pas fait l’effort de le choisir lui-même, en se posant deux secondes la question de ce qui pourrait plaire à la concernée.

« Que feriez-vous, vous, si une personne que vous aimez vient, soudain, vous donner une montagne de cadeaux volés, tout en sachant pertinemment que cette personne s’est contentée de prendre ce qui passait, sans s’inquiéter de ce qu’il y avait dedans ? Qu’y a-t-il de personne, là-dedans ? Connaissez-vous seulement le but d’un cadeau ? »

Soudain, Liliann se redresse et recule un peu, consciente qu’elle n’a pas le droit de disputer un chat qu’elle ne connaît même pas, que ce n’est pas elle, que cela ne lui ressemble pas. Mais elle n’aime pas ce qu’il dit, ce qu’il pense. Elle a l’impression de voir un homme, sur le pas de la porte, un bouquet de fleurs à la main, pour se faire pardonner une faute qu’il ne comprend même pas. Qu’y a-t-il de bien à cela ? Elle sait qu’à la place de sa femme, elle dirait seulement oui, elle baisserait la tête et pardonnerait. Parce que Liliann a toujours été soumise à tous les hommes de sa vie.

La vérité échappe soudain au chat noir et Lili braque ses yeux sur lui, sans jugement, sans méchanceté, pour essayer de comprendre ce qui ne va pas, entre lui et son épouse. Un corbeau, dit-il, mais l’information ne fait que confirmer l’hypothèse du charognard et Liliann la garde dans un coin de l’esprit. En revanche, elle pince les lèvres sur l’enfant, aimé par la mère, pas aimé par le père. Elle sent une pointe de douleur, atroce, au fond de son cœur et retient sa respiration, incapable de souffler, inspirer. Elle n’ose imaginer, elle, ce que cela peut être d’aimer sa fille et de voir son mari ne pas en faire de même. Lili a beau reprocher beaucoup de choses, à son mari, elle sait, ou elle veut croire, qu’il a aimé Béryl comme elle l’a aimée.

« Est-ce que vous savez pourquoi vous vous excusez, avant de le faire ? Il ne sert à rien de demander pardon, si la faute n’est pas comprise et acceptée, si vous ne faîtes rien pour être pardonné que d’attendre gentiment que votre femme fasse tout le travail pour vous. (Elle pince les lèvres, prend une inspiration, calme ses sentiments.) Si elle aime vous faire des câlins, pourquoi ne pas lui en faire un ? »

Elle ne veut pas revenir sur les enfants, sur le passé qu’elle entend dans sa phrase, un passé qui attaque Peau d’âne d’un coup brutal, en plein cœur. Elle ne veut pas l’entendre dire qu’ils sont morts, qu’il n’a pas versé la moindre larme pendant que sa femme s’est déchirée sur leur souvenir. Elle ne veut rien entendre et préfère fuir, lâche, incapable d’affronter sa propre vie, comme un miroir brandi par le chat noir. Est-elle seulement en train de lui parler ? Son esprit n’est-il pas en train de craquer, d’inventer n’importe quoi pour la piétiner ? Un chat, après tout, plutôt qu’un homme, ce ne serait pas étonnant.

« Si elle le dit, pourquoi vous n’en savez rien ? L’écoutez-vous ? (L’aveu du chat la fait frissonner et malgré elle, Liliann échappe une larme qu’elle chasse d’un coup de main.) J’ai l’impression que vous n’écoutez que les mots, sans vous inquiéter du reste. Si vous continuez ainsi, vous ne la comprendrez jamais et elle finira par vous échapper. »

La vérité, offert sans plus aucune forme, comme la franchise de Peau d’âne sait frapper, parfois. Elle détourne le regard, incapable d’accepter la vérité de sa propre vie, dans les conseils qu’elle offre à un chat, au milieu de nulle part, devant une montagne de cadeaux volés.

« Vous vous rendez compte que vous misez sur la chance, pour ne pas avoir à vous creuser la tête trente secondes ? Vous n’avez pas pris plaisir à chercher un cadeau pour votre femme, vous vous êtes contentés de prendre ce qui était à disposition et vous pensez qu’elle en sera heureuse ? »

Elle n’ose pas dire ce qu’elle pense de ce vol, de toutes les personnes qu’il aura attristé par son comportement égoïste. Qu’y a-t-il de bien, à tout voler, s’il ne s’intéresse pas à ce qu’il fait ? S’il ne prend pas le temps de se poser les bonnes questions ? Elle ne comprend pas l’esprit du chat, elle ne veut pas comprendre, elle refuse d’affronter un être qui la renvoie des années en arrière, accrochée au bras d’un homme qui ne l’a pas plus aimée qu’elle ne l’a aimé.

« Je ne vous aiderai pas, souffle-t-elle, tout bas. »

D’un geste doux, Liliann essaie de repousser le chat, de lui dire de s’écarter pour ne pas toucher Peau d’âne, pour qu’elle ne risque pas de le blesser. Ses mots se chargent déjà de l’agresser, de le rendre coupable alors, qu’au fond, tout ceci ne la regarde pas. Elle ne marche pas, elle, au regard du félin braqué sur elle. Elle ne se sent pas légitime à ce regard-là. Alors, elle plante ses yeux noirs dans les siens et lui montre, à lui, tout le désespoir qui brille au fond, qui coule en elle comme une marée noire. Dans laquelle elle se noie, depuis tant d’années déjà.

« Je ne veux pas être complice du mal que vous allez faire à votre femme. Je ne veux pas vous aider à la rendre malheureuse. Si vous ne comprenez pas le problème, alors vous ne le comprendrez jamais. Je refuse d’être mêlée à ça, ça ne me regarde pas. »

Et elle fuit, Peau d’âne, comme elle a toujours fui, dans sa vie. Parce qu’elle ne sait faire que cela, parce qu’elle ne veut pas être coupable du mal qu’il sèmera, derrière lui, en ne se demandant pas pourquoi c’est mal, pourquoi cela ne résoudra jamais rien. Elle préfère qu’il l’oublie.


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A quoi ça sert ? (avec Liliann) _



________________________________________ Jeu 4 Mar 2021 - 11:35


A quoi ça sert ?



Kot observait l’asperge dans un semblant de silence. Pas qu’il soit respectueux de la femme devant lui, mais il faisait l’effort. Juste parce qu’elle pouvait lui apporter quelque chose, et c’était le plus important. Il ne répondit pas quand elle affirma que sa femme était un charognard. Et ouais. Sa femme était une mangeuse de cadavre, mais ce n’était pas ça qui allait déranger le chat qu’il était. Il avait après tout mangé sa mère à la naissance et ses frères et sœurs. La première chose qu’il avait faite dans ce monde d’ailleurs.

Kot voulait faire plaisir à sa femme …. Mais lui, qui le seul plaisir avait été ses méfaits avec sa femme, ne pouvait pas trouver de quoi la contenter. Il n’était pas quelqu’un de très matériel, et les casses ou les vols qu’ils ont pu faire étaient pour s’amuser comme pour vivre. Sa femme lui avait elle dit un jour aimer les gros diamants ou les lingots d’or ? Peut être …. Mais dans leur faux souvenir de voleur, qui n’aimait pas cela ? Mais maintenant qu’aimait elle ?

Un mixte, peut être, entre le passé et le passé des contes. Mais comment pouvait il le deviner alors que lui, il n’arrivait pas à se faire à être maintenant à demi-humain. Il était un démon chat, un Dieu chat qui avait été vénéré pendant des années, craint, à qui on a donné plein de nom, plein de légende…. Mais dans ce monde, personne ne le connaissait, et ça, ça le faisait chier. C’était peut être aussi pour ça. Personne ne connaissait Kot et Raven, les démons noirs de leur monde ici. Personne ne connaissait Kot et Raven, les voleurs prolifiques et jamais arrêté. Personne. Et Personne ne se souvenait de Raven. Il savait qu’il avait une bêtise, mais il ne pouvait pas la réparer malheureusement. C’était fait, et même si son excuse était valable, elle était morte à ce moment là, il comprenait … un peu … que Raven soit en colère.

Et pour l’abandon aussi. Il comprenait. Mais justement, lui offrir plein de cadeau, il sait plus qui lui avait dit que c’était une idée. Peut être Dewenty, une idée matérielle comme cela ne pouvait venir que d’une manticore qui stocke des présents chez elle non ? Peut être, mais ça ne semblait pas non plus être la bonne solution selon l’étrange grande femme devant lui. Déjà, il ne l’avait pas trop traité de moche, c’était un grand pas.

- Je ne veux pas abandonner, sinon je me prendrais pas autant la tête, ni la peine de demander de l’aide à une inconnue.

Inconnue qu’il avait clairement prit au pif dans la rue… Qu’importe qui aurait passé le chemin, ça aurait fini pareil… Cependant, tomber sur une femme, et une femme qui semblait un peu comprendre la problématique des couples chelous, c’était déjà mieux. Il réfléchit ensuite à sa question. Ses fesses poilus toujours sur le sol, il réfléchit. Il n’aimait pas les cadeaux. Sauf de Raven. Voilà. Et Raven pourrait lui offrir une barbie que ça lui ferait plaisir, surtout parce qu’il trouverait un moyen de s’en servir pour faire le mal….

- le but d’un cadeau c’est de dire pardon non ? Ou peut être pas…. Je me souviens plus. Mais je sais qu’on me dit que les cadeaux aident à apaiser les gens, en tout cas c’est ce qu’ils se passent dans les rêves de plein de gens, ils dorment et rêvent de cadeaux et ensuite tout va mieux. Donc si j’offre un cadeau à ma femme, elle pourra me pardonner et plus m’en vouloir.

Il grattait la terre sous ses pattes. Mal à l’aise. Pas parce qu’il se faisait disputer …. Parce qu’il n’aimait pas se faire disputer et que d’ordinaire il aurait juste dit à l’humanité d’aller se faire papaouter …. Non mais parce qu’il n’arrivait pas à se souvenir si quelqu’un, un jour, sauf Raven, lui avait déjà fait un cadeau …. Et si les cadeaux c’est pour faire plaisir, comme les rêves le disaient aussi, alors il n’avait jamais connu cette sensation qu’avec sa femme.

- J’ai fait une bêtise avec ma femme… Deux en faite. Mais ce sont deux bêtises que je ne peux pas réparer, alors je voulais lui offrir pleiiiiiin de cadeaux pour qu’elle me pardonne….

Il était plus misérable qu’autre chose pendant le lapse de temps que ça a duré, puis, il se redressa tel un chat. Il était un démon pardi, il n’allait pas s’abaisser à la tristesse devant une inconnue non plus ! Il était un dieu !

- Je m’excuse de l’avoir abandonné, et aussi d’avoir fait en sorte qu’après la malédiction tout le monde l’oubli. Je pensais qu’elle était morte, et personne n’avait le droit de se souvenir d’elle, parce qu’elle est MA femme rien qu’à moi …. Mais ça l’a blessé et je ne peux pas rendre les souvenirs….

Sinon, il l’aurait fait… ou du moins, il l’aurait fait pour Raven à choisir…. Dans le sens où il savait ne pas avoir la capacité de rendre les souvenirs, à cause de son énergie qui l’avait déjà vidé pendant plusieurs années. S’il devait pouvoir en rendre, il ferait en sorte que cela soit d’abord pour Raven, pas pour lui … mais il avait essayé déjà de jouer à nouveau sur les souvenirs, et ça n’avait pas aider du tout. Il reposa les yeux sur elle.

- Des câlins ? Je lui en ai déjà fait, mais on s’endort et elle va dans ses cauchemars, et je ne peux rien faire que voir qu’elle souffre. J’aimerais bien moi, je préfère dormir quand on s’emmitoufle, mais c’est moi qui aime et qui veut, je ne pense pas qu’elle le veuille comme elle me boude.

Simplement … il ne savait pas si sa femme voulait encore des câlins de lui. Il en voulait pourtant … Mais c’était son désir, et on a pas dit que les cadeaux devaient combler les désirs des autres ? Pas sur d’ailleurs quand lui proposant un câlin elle ne lui dise pas d’aller se faire …. Kot se tendit en écoutant la femme.

- Mais je l’écoute ! Mais je ne comprends rien justement ! Tu penses vraiment que je me prendrais la tête à rentrer dans des maisons d’inconnus pour chercher des cadeaux si je comprenais quelque chose ? Je sais qu’elle est en colère, j’ai dit pardon pleiiiiin de fois, j’essaie d’être toujours là, présent, et qu’elle m’oublie pas, mais je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus. Je désespère !

Il réalisa tout ce qu’il venait de dire et rassit ses fesses sur le sol alors qu’il avait avancé. Il ne pouvait pas simplement aller taper quelqu’un pour se détendre là ? Non…. Non parce qu’il pensait peut être avoir trouver la solution à ses malheurs en la présence de Liliann. Et surtout qu’elle lui dise qu’il ne se creuser pas la tête. Il se creusait la tête, mais il avait des méthodes chats ! Les chats ramènent des petits animaux morts pour faire plaisir à leur maître, bien que maître il n’avait pas lui. C’était une logique féline. Quand elle dit qu’elle ne l’aiderait pas, il tiqua. Une humaine n’avait pas le droit de lui dire non, en faite. La suite l’empêcha de devenir méchant. Il s’approcha et posa ses pattes sur la jambe de l’inconnu et la regarda droit dans ses yeux si en hauteur.

- Je ne te demande pas d’être complice du mal de ma femme, mais l’inverse. De trouver quelque chose qui me permettrait de ne pas lui faire de mal. Traites moi d’imbécile si tu veux, mais je comprends rien. Je suis un chat, pas un humain. Et ma femme … Je ne sais pas si elle se considère comme une humaine, mais en tout cas c’est un corbeau. Le problème c’est que tu es la première personne que je rencontre qui essaie déjà, alors je ne peux pas te lâcher, aide-moi s’il te plait …

De toutes les personnes du monde, de l’univers, ou des univers, Raven était la seule personne que Kot ne voulait pas blesser… qu’il ne voulait pas blesser consciemment … et pourtant, il l’avait fait, et pas qu’une fois… Alors faire l’effort de comprendre, il le faisait, comprendre il avait du mal … Et il voulait vraiment retrouver son meilleur ami et la femme de sa vie. Elle était l’exception à toutes ses règles, la seule qui pourrait lui faire regretter sa vie d’humain, avant que la malédiction ne soit levée. Et il avait besoin d’aide au moins d’un maître en matière de relation.

- Et je dis jamais s’il te plait, ça prouve que je suis vraiment vraiment désespéré.





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A quoi ça sert ? (avec Liliann) _



________________________________________ Jeu 18 Mar 2021 - 15:28




A quoi ça sert ?



E
lle n’est pas sûre de comprendre, Liliann, ce petit chat noir qui se présente à elle, aujourd’hui, dans toute la complexité d’une relation impossible entre un félin et un oiseau. À moins qu’il ne s’agisse de l’inverse : elle ne comprend que trop bien son problème et n’a pas envie de l’aider à faire le mal qu’elle a subi, elle, pendant cette malédiction qui l’a gardée accrochée à son mari. Pourquoi faut-il que ses soucis soient si semblables aux siens ? Elle a l’impression de se revoir, quelques années auparavant, une main masculine passée sur ses yeux pour lui cacher la surprise, au milieu du salon. Un grand piano à queue, scintillant, neuf, pour remplacer celui que Dinah a cassé. Elle se souvient de la douleur, au fond de son cœur, alors qu’elle se croyait débarrassée du mal et qu’on le lui présentait à nouveau, avec un si beau sourire qu’elle s’est sentie obligée de faire de même, de faire semblant, de sortir quelques compliments, un baiser sur le dos de sa main pour le remercier. Puis la diversion, Béryl qui pleure et réclame les bras de Liliann.

Plongée dans ses souvenirs, Lili reprend une grande inspiration, revient au présent. Elle ne veut pas savoir les motivations de son mari, les pensées qui ont pu fuser dans son esprit, pour en venir à lui offrir l’instrument. Elle sait, elle, qu’il n’a pas été comme le chat noir, devant elle, qu’il n’a pas cherché à se faire pardonner une erreur. Il a juste voulu qu’elle continue de jouer, de briller sur scène pour gagner de l’argent, pour redevenir la grande pianiste qu’elle aurait dû être, si elle n’avait pas fui la proximité de son paternel. Elle n’a jamais voulu se poser la question, Lili, se demander et lui demander, une bonne fois pour toutes, ce qu’il cherchait vraiment, à ses côtés. Au fond, elle le sait, elle le sent. Comme la pointe d’une lance qui se pose sur son cœur et lui dit que la vérité est un poison qu’elle ne pourra pas supporter. Elle ne veut pas savoir si, à travers la musique, il a cherché à la mettre sur la route de son paternel, les forcer à se croiser à nouveau. Elle préfère l’ignorer.

Et que cherche-t-il, lui, le chat ? Que veut-il de sa femme, exactement ? Pourquoi s’entêter à lui imposer ce dont elle ne veut pas ? Est-ce l’égoïsme ou l’amour qui le pousse à se jeter sur la route du corbeau ? Liliann n’est sûre de rien. Elle n’a pas toutes les données. Certaines informations lui échappent et elle n’a, de toute façon, jamais été une bonne conseillère pour les relations des autres. Elle n’est, déjà, pas fichue de gérer sa propre vie. Quelle légitimité a-t-elle dans celle des autres ? Aucune, sans doute. Alors elle recule un peu, elle refuse. Elle ne veut plus être mêlée à cette histoire. Elle ne veut pas être accusée du mal qu’il fera à sa femme. Liliann n’a rien à voir là-dedans. Elle a assez payé, dans ses vies, pour ne pas se laisser tenter par cette histoire. Elle sent que les choses sont dangereuses, vont plus loin que ce que le petit chat ne lui avouera jamais.

Si tant est qu’il existe pour de vrai.

Peau d’âne tourne le visage vers la montagne de cadeaux, se demande si son esprit détraqué serait allé jusque là pour la torturer. Un petit chat, lancé sur sa route, des idées sorties de son passé, des mots inventés pour coller à une vision du monde qu’elle n’a jamais eue. Non, tout ceci n’a aucun sens. Ses illusions ont toujours le goût de la réalité, alors que cette fois-ci, c’est la réalité qui a le goût de l’illusion, de la coïncidence trop bien faite pour en être une. Pourquoi, de toute façon, serait-elle allée inventer une histoire d’amour (si tant est qu’il s’agisse bien de ceci) entre un chat et un corbeau ? Cela, non plus, n’a pas le moindre sens. Ce qui rend la chose presque plus jolie, en vérité. Parce que le chat ne se laisse pas aller à sa nature, il préfère se poser des questions et continuer sur la route qui a été tracée pour eux. Ce que Liliann n’a jamais pu faire.

« Le but d’un cadeau est de faire plaisir à celui à qui on l’offre. De lui prouver que l’on pense à lui, qu’on le connaît et que l’on sait, parfaitement, ce qui lui ferait plaisir. Un vrai cadeau vient du cœur, pas de la tête. Il n’a pas besoin d’être réfléchi, il est seulement donné comme une évidence. »

Elle n’est pas d’accord avec les mots du chat, Peau d’âne, et se demande où il a entendu ces choses-là. Un cadeau a l’air malsain, à ses yeux, s’il est fait pour que l’autre cesse de bouder, de gronder, comme un pansement posé sur une plaie, en attendant que le corps se soigne de lui-même. La patte du chat n’est pas là pour recoudre sa femme, seulement pour attendre qu’elle se soigne toute seule, qu’elle prenne le temps, elle-même, de panser ses blessures et de trouver la paix nécessaire, au fond de son cœur, pour pardonner ses erreurs. Un cadeau, en somme, seulement fait pour patienter, pour que le corbeau fasse le travail lui-même, pendant que le chat se lèche, dans son coin, sans chercher plus loin.

« Certains cadeaux font plus de mal que de bien, vous pouvez me croire sur parole. (Elle pince les lèvres, consciente du raccourci idiot qu’elle s’apprête à faire.) Mon mari a fait comme vous, un jour. Il m’a offert un piano parce qu’il voulait que je joue. Ce cadeau m’a fait mal, il ne m’a pas apaisée du tout. Et regardez-moi, aujourd’hui, les choses ne sont pas arrangées et je l’ai quitté. »

Elle lève la main, devant son visage, pour secouer ses doigts fins et prouver qu’elle n’a plus aucune bague, au doigt. Elle ne ment pas, elle a bien demandé le divorce à celui qui l’a épousée. En revanche, elle a un peu tronqué la vérité, oublié de dire qu’ils ne se sont pas aimés, qu’il a vu, en elle, un tremplin pour atteindre son père et ses richesses, sans savoir qu’elle l’a rayé de sa vie. Elle n’a jamais voulu savoir s’il a signé les papiers. Elle s’est contentée de l’abandonner, de le fuir sans se retourner. Maintenant, de retour à Storybrooke, elle frissonne, parfois, au coin d’une maison, à se demander s’il apparaîtra en changeant de rue, s’il pourrait être assis, là, au bord d’une terrasse, à lever les yeux vers elle, la reconnaître, lui faire un signe de la main. Elle s’est perdue dans cette illusion, une fois, tellement prise par l’impossible qu’elle a rebroussé chemin, s’est réfugiée ailleurs, comme une lâche. Il est si dur de se persuader qu’il n’est pas ici.

« Je… Je ne pense pas que les cadeaux la forceront à vous pardonner. »

Forcer. Un mot qui lui échappe trop naturellement. Elle sait qu’elle se serait forcée, elle, à une autre époque, à accepter un cadeau de pardon, à accorder sa clémence pour une faute commise à son encontre. Elle l’a déjà fait, après tout, sans la moindre seconde d’hésitation, alors que son père n’a pas amené de cadeau. Il s’est contenté de tendre la main, d’attendre la sienne, et elle lui a pardonné ses méfaits, ses envies incestueuses, la demande à laquelle elle n’a pas su dire non, d’une voix assurée, en promettant qu’il ne la toucherait jamais. Elle sent que les cadeaux du chat auront, plus ou moins, le même effet sur sa femme. Ils donneront l’impression qu’elle doit se forcer à lui dire oui, à lui pardonner ce qu’il a fait, peu importe la faute, au fond. Mais elle sent, aussi, que le corbeau est loin d’être aussi docile que Peau d’âne, qu’ils finiront par se déchirer, plutôt que de s’expliquer.

Les aveux tombent entre eux et Liliann hoquette, prise par surprise. Quelle est cette histoire ? Peut-on faire des choses pareilles et se tenir si fièrement, devant elle, l’air de dire qu’il a seulement revendu quelques affaires à elle ? Elle ne comprend pas, Peau d’âne, qu’il ne se sente pas plus affecté par ce qu’il raconte. À sa place, elle serait plus bas que terre, à se traîner dans la boue, à se cacher dans une grotte. Elle n’irait pas chercher, dans les maisons d’autres personnes, des centaines de cadeaux à offrir à celui qu’elle a offensé. Est-ce seulement de l’offense ? Ses torts ont le goût du mépris le plus pur, bien enroulé dans un égoïsme sans faille. Peut-on aimer un être comme ceci ?

« Vous avez l’air… choqué que ça la blesse… Avez-vous déjà essayé de vous imaginer à sa place ? Si vous étiez celui qui a été effacé de ce monde pour convenir à l’égoïsme d’un seul être. Vous seriez-vous senti flatté ? De nos vies, les souvenirs sont tous ce qu’ils nous restent. Rien d’autre. Et vous avez pris ceux de votre femme, vous les avez réduits à néant. Que lui reste-t-il, alors ? »

Liliann qui, elle, a une mémoire d’éléphant, ne peut que se demander ce que cela ferait d’être, du jour au lendemain, effacée de l’esprit de tous ceux qu’elle a connus. Si demain, elle se pointait au garage et on la prenait pour une inconnue. Elle sait qu’elle aurait mal, plus mal qu’elle n’a jamais eu mal de sa vie, incapable de leur dire qui elle est, ce qu’elle a fait, pourquoi elle les a aimés et pourquoi ils ont jugé bon de l’aimer en retour. Elle ne serait plus Liliann, ni Nahid, ni Anahis, seulement une femme inconnue, un corps en vie, tout au plus. Peut-on vivre ainsi ? Recommencer à zéro comme s’il n’y avait rien eu ? Elle en doute, Lili, et elle comprend, maintenant, pourquoi le corbeau ne veut pas pardonner à son mari. Il ose, en plus, ajouter qu’il l’a abandonnée, sans plus de cérémonie, sur le même ton qu’il lui aurait demandé de lui redonner son jouet. Cela la fait frisonner, Peau d’âne, dans son gros manteau d’hiver. Elle est dégoûtée, à vrai dire, par le petit chat qui réclame d’elle une solution à ses problèmes.

« En avez-vous vraiment fait de vous-même ou vous êtes-vous contenté de prendre celui qu’elle vous donnait ? Lui donnez-vous, vous-même, la moindre chose, en vérité ? À vous écouter, j’ai l’impression que vous attendez simplement que les choses viennent, comme si vous méritiez tout sans avoir à faire le moindre effort vous-même. Vous pouvez le penser, si ça vous chante. Mais laissez-moi vous le dire comme je le pense : ce n’est pas la vérité. »

Si, un jour, on lui avait dit qu’elle se disputerait, bientôt, avec un chat, elle n’en aurait, sûrement, pas cru un mot. Liliann essaie de se soigner de sa peur des animaux, en s’occupant des chats de Gajeel comme il le lui a demandé, mais elle sent, maintenant, que tous ses efforts vont être réduits à néant. Plus la conversation avance, plus elle a envie de fuir sa proximité, de ne plus toucher le moindre chat pour ne pas, à nouveau, entendre de tels mots qui se plantent en elle comme une attaque personnelle. Pourtant, ce n’est pas elle qu’il vise. Elle le sait, mais elle ne sait pas comment faire autrement. C’est juste ainsi.

« Il est peut-être temps de cesser de penser à ce qu’elle veut, soi-disant, selon vous. Vous n’êtes pas dans sa tête, vous ne pouvez pas savoir la vérité. Peut-être n’attend-elle que ça. Que vous cessiez de vous plaindre pour, enfin, la serrer contre vous et lui dire, sincèrement, au creux de l’oreille, que vous êtes désolé, que vous regrettez. »

Elle s’emmêle peut-être un peu, Liliann, dans ce qui lui aurait plu, autrefois, ses yeux noirs braqués sur le piano. Elle aurait aimé que son mari s’excuse, comprenne qu’il a fait une erreur, qu’elle n’a jamais voulu en jouer, qu’elle voulait, seulement, profiter de Béryl, au creux de son bras. Dans un passé plus lointain, elle aurait peut-être voulu, aussi, que son père s’excuse après la première gifle, qu’il tombe à ses pieds et lui jure qu’il ne recommencera plus, qu’il regrettera toute sa vie ce coup porté à sa fille. Dans un passé un peu plus récent, qu’elle n’osera pas s’avouer à elle-même avant quelques temps, elle aurait aimé qu’un grand brun s’excuse à son oreille, de sa douceur habituelle, pour qu’elle ose, enfin, lui dire qu’il est idiot, qu’elle ne regrette rien et qu’elle aimerait, même, qu’il continue de la toucher, qu’il ne touche plus qu’elle pour l'éternité. Ce qui, dans les trois cas, n’est jamais arrivé.

« Je pense, justement, que vous ne l’auriez pas fait, si vous l’aviez comprise, et que votre comportement prouve que vous ne cherchez pas à comprendre. Vous êtes parti vous occuper, plutôt que de prendre le temps de réfléchir aux bonnes questions. Vous avez fui, en vérité. »

Elle pince les lèvres, Peau d’âne, consciente qu’elle part un peu loin, qu’elle l’accable plus que nécessaire, même si, au fond, elle sait qu’elle a raison. Mais peut-on faire entendre raison, à un chat ? À une entité persuadée qu’il fait les choses à la perfection et que ce sont les autres, qui ne comprennent rien ? Elle n’en est pas certaine et ne sait plus ce qu’elle doit faire. À part continuer de le disputer, de lui faire la leçon, tout en sachant pertinemment que cela ne mènera jamais nulle part.

« Pourquoi vous oublierait-elle, alors que c’est vous qui avez effacé les souvenirs que les autres avaient d’elle ? Pensez-vous qu’elle serait restée, en comprenant qu’elle n’existe plus pour personne et qu’elle dormirait avec vous, si elle voulait seulement vous oublier ? (Liliann passe une main sur son visage, soupire un peu et tend les doigts, au chat, consciente que les animaux sont réputés pour sentir les émotions humaines.) Excusez-moi, mais vous n’avez aucune idée de ce qu’est le désespoir. »

Peau d’âne, elle, est plongée dedans jusqu’au cou. C’est à peine si elle arrive à sortir la tête de l’eau sale qui la recouvre. Et elle se doute, au fond, que le désespoir n’est pas du côté du mari, dans cette étrange relation. Mais elle n’ose le dire, consciente qu’elle en a déjà dit beaucoup, sûrement trop.

« Mais vous êtes le seul à pouvoir trouver ce que vous cherchez à peine. »

Voilà qu’il la supplie, elle, Peau d’âne, celle qui n’a jamais su dire non à personne, dans toutes ses vies. Celle qui continue à dire oui, à longueur de temps, incapable de trouver ses propres limites. Alors, elle pince les lèvres, elle essaie de se retenir, d’empêcher l’appel à l’aide du chat de l’atteindre. Puis elle expire, consciente qu’elle a perdu d’avance, que dans tous les cas, elle ne pourra jamais dire non, qu’elle n’en a même pas envie. Peut-être pas pour lui, mais au moins pour elle, pour celle qu’il veut n’avoir que pour lui, sans comprendre qu’elle ne peut pas exister, si elle n’est qu’à lui.

« Vous êtes un chat. Elle est un corbeau. La seule chose qui vous permet d’être mari et femme, n’est-ce pas votre corps humain ? Si vous n’êtes pas humain et si elle ne se considère plus humaine, alors comment voulez-vous récupérer votre femme ? Vous ne récupérerez que le corbeau. »

Elle n’est pas sûre de bien avoir tout compris, Lili, mais elle croit deviner, s’ils sont mariés, qu’ils peuvent changer de corps tous les deux, prendre la forme qui leur plaît, selon leur désir. Sauf qu’un corbeau ne peut pas être marié à un chat. Elle voit cela comme son rôle de princesse, abandonné loin derrière elle. Aujourd’hui, elle ne peut plus être reine, elle ne veut plus l’être. Aucun prince ne trouvera, en elle, une princesse. S’il a, lui aussi, tiré une croix sur l’humain, alors sa femme, et aucune autre, ne trouveront, en lui, un mari. Seulement un chat. Un chapardeur, qui plus est.

« Je vous aide si vous acceptez de rendre tous ces cadeaux que vous avez volés et de n’en offrir aucun de ceux-ci, à votre femme. »


Kot O'Neill
« J'ai pas trouvé où on peut demander un rang personnalisé... ! »

Kot O'Neill

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Personnage abandonné

| Conte : Halloween Town - Folklore russe
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A quoi ça sert ? (avec Liliann) _



________________________________________ Sam 20 Mar 2021 - 19:11


A quoi ça sert ?



Pour Kot, tout était claire… les humains étaient vraiment trop compliqué pour ne pas voir la simplicité dans chaque chose … Lui vouloir faire plaisir femme qu’il aime. Lui demander aide. Pourquoi fallait il partir dans des grandes considérations tous plus compliqué les uns que les autres, ça l’énerve, ça l’agace, et ça le fait se sentir mal… Et il n’aimait pas se sentir mal… Il ne laisserait personne faire naître dans son cœur ce genre de sentiment… Il a dit non.

Kot écouta la phrase, bien pensé, sur les cadeaux. C’était exactement ce qu’il voulait faire. Faire plaisir à Raven. Oui Oui. C’était tout pareil. Mais … il avait dû mal Kot a savoir ce qu’aime sa femme… fin, sa femme, l’humaine, il savait ce qu’elle aimait … mais il savait aussi que sa femme, le corbeau, n’aimait pas forcément la même chose, alors c’était un peu compliqué non ? Beaucoup. Et ça lui prenait la tête de ne pas avoir toutes les solutions.

- Comme une évidence … une évidence …. Faudrait que je lui trouve quelque chose que j’aime ? Si je lui apporte du coraya ? ça me fait toujours plaisir le coraya, et je crois que pendant la malédiction, elle aimait bien aussi …

Mais en tant que Raven aurait elle aimer cela ? Il ne pouvait pas le dire…Il ne le savait pas parce que ça n’existait pas en réalité … Et il se prenait à nouveau la tête …. Le coraya était le genre de chose qu’il serait ravi de partager avec Raven. Même s’il aimait cela. Il ne pouvait le partager qu’avec elle…. Mais est ce que ça lui ferait plaisir. Il repensa à la phrase de l’étrange femme triste, et secoua la tête vivement. Non. Non. Et non. Elle a dit par le cœur, et pas par la tête … Tâche ardu pour une personne qui avait décidé que faire semblant de ne pas avoir de cœur c’était la meilleure des solutions de la Terre. Alors qu’il réfléchit, il pencha la tête.

- Quitté ? Il est mort ? … …. …. …. Quitté ????? Quitté comme on quitte quelqu’un ??? Ah non ! Je ne veux pas ! Raven c’est Raven, je ne veux pas qu’elle me quitte ! Je dirais non de toute façon. Puis voilà.

Le divorce il connaissait cela de nom. Mais jamais … Oh grand jamais il ne demanderait le divorce, ou n’accepterait le divorce… C’était sa femme, il ne voulait pas la perdre, jamais … rien que d’y penser, il se sentait mal. Pas question. Il comprenait ce qu’elle voulait dire, mais son cerveau resta sur l’hypothèse que Raven ne le quitte. Kot ne comprenait pas comment faire alors. Sans cadeau, alors qu’il l’avait dit, il manquait toujours ce qu’il devait faire. Il devait prouver son pardon, mais il ne savait pas comment. Il avait toujours été un handicapé sociable, et ça même pendant la maléction… si ami avait eu Raven, lui non. Et il était mieux sans. Puisqu’il avait Raven, il n’avait jamais eu besoin de personne d’autres.

Après sa mort, il avait comblé le vide de son existence en parasitant des maisons, en devenant un chat qui squatte, pique. Il n’avait même aucune envie de vilénie. Elle était morte. Et lui, il ne savait pas quoi faire pour rester motiver par cette vie. Il avait trouvé l’idée de se trouver des esclaves comme à l’époque des égyptiens, mais cela ne marchait plus ainsi maintenant … dommage.

Alors que la jeune femme essaya encore de lui faire un reproche, il se releva et leva les yeux vers elle. Il pinça ses lèvres félines et l’observa.

- Si j’étais à sa place. Je serais mort. Je la pensais morte. Elle était morte. Morte, plus en vie, plus là. Et je refusais que tous les saletés d’humains qui croyaient la connaître puissent s’en souvenir. Elle était ma femme, et mon meilleur ami, elle n’était pas ce que les autres pensaient se souvenir. Ils n’avaient aucun droit de l’aimer. Y a que moi qui peut l’aimer, je ne veux pas la partager, elle est à moi !...

Il avait parlé avec colère… parce qu’il sentait la colère se faire à nouveau dans son cœur. La colère de la découverte d’être un humain coincé ainsi depuis des années. La colère de savoir que d’autres personnes aimaient sa femme. La sienne. Ils n’avaient pas le droit. Personne n’avait le droit de l’aimer. Que lui. Lui il l’aimait, mais elle n’était plus. Et il ne pouvait vivre dans un monde où l’on se rappelle de Raven alors qu’on ne le mérite pas. Aucun humain ne le méritait ! Absolument aucun !

- Je pensais qu’elle était morte … et il lui reste moi. Moi je suis là. Je veux être là.

On pourrait entendre la détresse dans sa voix. La pure tristesse de l’avoir perdu, de l’avoir vu morte, de l’avoir enterré. Elle était morte. Et elle avait fait semblant de mourir. Pourquoi personne ne s’outrer de cela ? Pourquoi c’était toujours lui qu’on accusait ? Il la pensait morte, plus là, et rien que de se souvenir de son sentiment à ce moment là … ça le rendait fou… personne n’avait le droit de se souvenir de cette femme géniale qui avait fait sa vie. Qui était sa vie. Dans toute la possessivité possible, il pensait juste à cela lui.

- Je ne voulais vraiment pas la blesser, tu sais. Je voulais juste l’avoir que pour moi.

Il disait les phrases de plus en plus bas. Il les disait de plus en plus doucement. Il les disait avec de plus en plus de sentiment dans le cœur. Il ne savait pas qui elle était mais si un jour elle disait à quelqu’un qu’il avait été comme ça, il la mangerait pour sûr ! Et ça même s’il n’aimait pas le goût de l’humain … Parce qu’il était un chat démon, demandait de l’aide était déjà assez dur, il n’allait pas en plus lui permettre de ruiné sa réputation !

Il regardait encore la brune… Comment ça « il ne méritait pas tout sans effort » ? Bien sur que si. Il était un dieu chat, il était un démon, il était le meilleur…. Mais elle avait raison sur une chose malgré elle. Raven était un dieu corbeau, un démon et c’était le meilleur… si les deux devaient avoir le meilleur sans effort, quand il s’agit de deux, ça allait forcément coincée. Alors, juste dans le cas de Raven et Kot, il pouvait accepter que ce ne fût pas la vérité, et qu’il avait des efforts à fournir.

- Je dois faire quoi alors ?

Il l’observa quand il parla de la prendre dans ses bras. Il l’avait fait non dans ses rêves ? OK…. OK…. Il s’est fait prendre dans ses bras, c’est peut être pas exactement la même chose… et il se tût alors ne préféra pas redire à la jeune femme. Elle lui donnait une solution. La prendre dans ses bras … en homme … et lui dire qu’il était désolé… Il se surprit à avoir envie de lui dire « je t’aime » aussi, mais il le tût à la suite. Kot ne se sentait pas beau en humain. Il se sentait le plus moche des moches, bien qu’il ne l’assume pas et le nie…

Mais son corps d’homme, d’humain, il ne le supportait pas. Il n’aimait pas les humains. Ils torturaient bien plus que ce que lui pouvait le faire. Ils faisaient plus de mal que lui. Ils sont … compatibles entre eux … pas comme un corbeau et un chat. C’était mal de vouloir aimer Raven même en Corbeau ? Certes leur amour animal est platonique, mais Kot était sûr qu’il ressentait la même chose pour les deux Raven … alors ….

- Je le ferais …mais même si elle est en colère, et qu’elle sort les serres ?

Parce que Raven pouvait aussi se défendre et ne pas vouloir de lui… il pouvait facilement lui sauter dessus, même dans son sommeil… mais il ne voyait pas une seule raison pour laquelle la jeune femme ne répondrait pas sur la défensive… fallait il « forcer » le câlin ? Il ne répondit pas sur la fuite. Avait il fui ? Oui… un peu… pouvait il le dire ? L’avouer ? Clairement pas. Elle l’avait comprit, il n’avait pas besoin de lui dire… L’émotion qu’il ressentait en voyant Raven, même en humain, était si contradictoire avec ce qu’il avait toujours été que ça le désarçonner. Il écouta son couplet sur le désespoir. Et il repensa à sa colère…

- Je sais ce qu’est le désespoir. Je l’ai connu plus d’une fois. Mais je le …. Fui.

Voilà, elle avait réussi à lui faire dire qu’il fuyait … mais oui il fuyait… Coincé dans Halloween Town, il avait bien essayé de retourner dans son monde, mais sans succès… et il avait préféré nier en disant qu’il l’attendant, et il avait préféré nier en disant qu’il l’avait abandonné, alors qu’il n’avait tout simplement pas pu revenir … Alors qu’il le voulait.

Les paroles de la jeune femme continuèrent de tourner dans sa tête … encore et encore et encore … pourquoi Raven dormirait il avec lui si elle ne voulait pas être avec lui ? Pourquoi elle acceptait sa présence ? Parce qu’elle l’aimait. Il le savait…. Mais il se demanda un instant ce qu’elle aimait chez lui. Lui il aimait tout d’elle. Même son côté femme ! Et il cligna des yeux … même son côté femme. Même sa vieillesse, même ses rides, mêmes ses mains, il aimait tout de cette femme. Tout. Le complet. Il l’aimait. Il se prit la tête entre ses pattes de chat et tomba à la renverse.

- Que je suis con ! Mais soyons bien claire, je vais récupérer les deux. Le corbeau est mon meilleur ami, et je l’aime aussi, alors je veux aussi que son côté corbeau me pardonne ! Mais je veux ma femme. Oui. Ma femme.

Il l’écouta ensuite dire les différentes choses qu’elle voulait contre son aide … de rendre les cadeaux. Il regarda la haute tour de cadeau… haute aussi parce que lui était bas, et il réfléchit un instant. Pas au fait de dire non ou oui… mais plus de savoir s’il pourrait retrouver les propriétaires de chaque cadeaux. Il allait dire oui de but en blanc avant de se reprendre.

- Je pense que je peux retrouver leur propriétaire…. Mais il y en a un que je ne rendrais pas, mais que je remplacerais plus tard, ça va ?

N’oublions pas le cadeau dans lequel il y avait un chiot … Kot était presque sur que s’il devait rendre ce cadeau à son propriétaire, il se mettrait à pleurer, ce qui ferait rire Kot un peu, mais qui n’irait pas dans le sens de la jeune femme …. Donc … Il ne savait pas s’il devait lui dire qu’il y avait un chiot dans un des paquets qui était mort … Un peu de sa faute, il était mort de faim … mais pas que…. L’idée de donner un chiot à un enfant à Noël dans un paquet c’était stupide ! Il pouvait le remplacer sans soucis par un autre …. Il réfléchit à comment lui dire, à la douce femme trop gentille qui puait la compassion… puis il trouva.

- J’en ai cassé un sans le vouloir. Je ne peux pas ramener un cadeau cassé, ça ne serait pas gentil ! Mais je peux le jeter dans un coin, et aller en chercher un autre que je ramènerais dans la maison, ça te conviens ?





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A quoi ça sert ? (avec Liliann) _



________________________________________ Jeu 8 Avr 2021 - 15:07




A quoi ça sert ?



À
l’instant où il ose lui répondre, Liliann comprend qu’il est une peine perdue qu’elle ne pourra jamais aider. Elle a beau lui expliquer les choses lentement, les unes après les autres, il n’écoute rien et n’en fait qu’à sa tête. Elle a, pourtant, déjà expliqué cette histoire, mais le chat noir est buté, persuadé d’avoir raison, et ne fait pas l’effort de réfléchir deux secondes. Elle voit, pourtant, dans son regard, cette lueur intelligente qui prouve qu’il peut faire l’effort de comprendre. Mais il n’a pas envie de le faire. Elle s’en rend compte. Ils ne font que tourner en rond, parce qu’il ne veut rien écouter de ce qu’elle lui dit, parce qu’il ne se remet pas en question.

Et Liliann ne sait plus quoi faire pour lui.
Alors, la première larme échappe à ses yeux noirs.

Puis les suivantes coulent, lentement, sur ses joues sombres. Lili ne peut plus résister au mal qu’il a soufflé au fond de son cœur. La douleur est si forte, qu’elle n’arrive plus à respirer. À chaque inspiration, le mal s’intensifie, comme une lance qui s’enfonce, toujours plus profondément, à l’intérieur de son corps. Que peut-elle faire pour forcer la compréhension dans le cerveau d’un chat persuadé de n’avoir rien fait de mal ? Elle ne sait plus et elle n’a plus envie de le guider. Elle veut juste le laisser là, sur son bout de trottoir, à galérer sans comprendre le problème, à se manger, bientôt, le pire rejet de sa vie. Elle n’en doute pas, Liliann, que sa femme n’appréciera pas, mais la brune ne sait plus quoi faire pour elle.

« Vous ne comprenez vraiment rien… souffle-t-elle, entre deux sanglots. Je viens de vous le dire, pourtant, que vous ne devez pas lui faire un cadeau qui vous plaît à vous, mais qui plaira à elle. Écoutez-vous ce que je dis ? Si ce n’est pas le cas, alors ce n’est pas la peine de me demander mon aide. Vous ne l’aurez pas. »

Elle veut bien faire des efforts, Peau d’âne, mais certaines limites sont infranchissables, même pour elle. Elle ne veut pas supporter, davantage, cette histoire avec un félin qui n’écoute rien. Elle voudrait, soudain, retourner au garage, se perdre sous les couvertures, vider son corps de ses larmes et attendre, un peu idiotement, que Sally la rejoigne pour panser ses blessures de ses caresses d’enfant. Tout le reste lui semble insupportable, désormais. Que ce soit d’affronter le chat, d’affronter le monde ou d’affronter ses colocataires. Elle pourrait, peut-être, se perdre dans les bras de Ben, mais elle ne saurait pas lui expliquer le problème. Et elle ne veut pas le soûler avec cette histoire qui n’a ni queue ni tête.

« Vous n’êtes qu’un gros égoïste… »

L’insulte lui échappe dans un souffle, alors que Liliann referme les mains sur son visage, pour disparaître. Elle ploie les épaules, dans son gros manteau, et glisse la capuche sur ses cheveux noirs, pour ne plus être qu’une boule, dans son armure de plumes et de poils. Elle n’ose plus regarder ce chat qui, sans le moindre détour, vient de lui avouer ce qu’elle ne veut pas entendre : qu’il soit capable de refuser la liberté à sa femme. Est-elle bien divorcée, elle ? Elle n’en a pas la moindre idée. Elle n’a pas osé vérifier, de peur de la réponse.

La suite ne fait que confirmer ce que la brune vient de dire au chat. Il n’est qu’un égoïste qui ne pense qu’à lui, sans se poser deux secondes pour penser à sa femme. D’ailleurs, il ne pense pas à elle comme « Raven », mais comme sa possession, une chose qui lui appartient, autant qu’une liasse de billets cachée dans une banque. Elle n’aime pas cela, Liliann. Elle sent un goût désagréable s’emparer de sa gorge, alors que les larmes ne savent plus se tarir, sur ses joues. Son mari a-t-il été comme lui ? Elle a l’impression que le chat est pire, encore, et elle se demande comment Raven fait pour ne pas l’avoir quitté, depuis le temps.

« Vous l’avez condamnée à la solitude. Vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait ? Savez-vous à quel point la solitude est mauvaise ? Elle est, sans doute, la première cause des suicides ! D’abord, vous l’abandonnez, elle se retrouve seule. Ensuite, vous l’effacez du monde et elle retombe dans la même solitude. Et vous pensez, sincèrement, qu’elle vous excusera contre du Coraya ? Elle doit vraiment vous aimer, pour ne pas vous avoir quitté. »

Liliann n’en peut plus, de toute cette histoire. Elle espère que les choses se terminent au plus vite, qu’elle puisse retourner se cacher, ne plus sortir avant quelques jours, quitte à poser des congés ou une absence pour maladie. Le monde est étrange, si malsain… Tant de personnes souffrent, par l’égoïsme des autres. Parce qu’il veut être le seul à l’aimer, alors qu’elle doute qu’en tant que chat, il ne soit pas allé voir ailleurs de son côté, il empêche sa femme de vivre, tout simplement. C’est ainsi qu’elle imagine les choses, en tout cas, de son esprit traumatisé par sa propre vie.

« Il lui reste son bourreau ! Un chat qui ne sait même pas ce qu’elle aime, un chat qui est prêt à lui offrir n’importe quoi pour qu’elle pardonne l’impardonnable. Lui avez-vous seulement dit que vous étiez là, pour elle, et que vous ne comptiez pas l’abandonner à nouveau ? »

La détresse du chat se heurte au désespoir de Liliann qui a réveillé, au fond d’elle, une colère qu’elle ne se connaît pas. Elle sent qu’elle a atteint une limite étrange, qu’elle aura bien du mal à revenir en arrière, qu’elle s’en voudra à l’instant où les mauvais sentiments retomberont. Elle sait qu’elle ne doit pas lui parler ainsi. Elle sent qu’il pourrait lui faire du mal pour se venger. Elle a presque envie de lui dire de le faire, de se laisser tenter. Tant pis pour elle. Elle veut croire, au moins un peu, que sa colère peut aider Raven, même si elle ne connaît pas le corbeau, même si elle doute qu’il n’y ait pas des torts des deux côtés.

« Vous vouliez l’avoir seulement pour vous, mais a-t-elle le droit de vous avoir seulement pour elle ? Ou vous cachez-vous derrière votre nature pour justifier qu’elle soit dans votre prison, mais que vous n’êtes pas dans la sienne ? Cette relation est malsaine. Votre femme a le droit à son libre arbitre, à avoir ses propres amis, ses propres connaissances, à faire ce qu’elle veut de sa vie. Si vous lui retirez ce droit, alors vous allez la perdre. Surtout si vous vous gardez le droit, vous, de le faire. »

Elle n’est pas jalouse, Peau d’âne, mais elle comprend la jalousie, et elle sent qu’il en est question, ici. La jalousie d’un chat qui ne veut pas voir son corbeau voleter ailleurs. Mais se contente-t-il de sa femme, lui-même ? Elle a comme un doute qui ne la quitte pas et lui murmure, à l’oreille, que Raven doit avoir envie de l’étriper, à chaque fois qu’il lui refuse de voir les autres, alors qu’il ne s’empêche pas de le faire lui-même. Sauf qu’elle n’a pas compris, Liliann, qu’ils ne vivent plus vraiment ensemble, ni tout à fait dans la même vie.

« Vous attendez encore que les solutions vous tombent entre les mains. À quoi vous sert votre cerveau, si vous ne l’utilisez pas ? »

Liliann ne veut plus faire le moindre effort pour un chat qui n’en fait aucun en retour. Elle a beau tout lui dire, il ne comprend rien et demande, encore, de la brune, qu’elle lui donne toutes les solutions directement entre ses pattes, prémâchées pour lui. Quelle valeur ont-elles, si elles ne viennent pas de lui ? Sûrement aucune et le malheur sera plus grand, encore, le jour où la fameuse Raven sera au courant de la supercherie. Il ne devrait pas être bien compliqué de comprendre que le chat n’agit pas de lui-même, s’il n’a rien fait jusque là et se réveille, soudain, sans la moindre raison.

« N’a-t-elle pas raison d’être en colère ? (Liliann soupire un coup, alors que les larmes ont cessé, sur ses joues.) Si elle est en colère et que vous la serrez contre vous, vous lui prouverez que vous lui faîtes confiance, que vous lui laissez le droit de se venger sans réagir. C’est une preuve que vous regrettez et que vous l’aimez, même si elle peut croire que vous la considérez incapable de vous tuer… C’est à double tranchant, mais vous ne saurez pas sans essayer. »

Elle comprend, peu à peu, qu’elle ne doit pas exactement réfléchir à cette histoire de la manière dont elle l’aurait fait, elle. Parce que Kot et Raven sont des êtres étranges, qui ont plus de mauvais sentiments, en eux, qu’elle n’en aura jamais. Il parle de serres et elle sent, Liliann, qu’il ne ment pas tout à fait, que sa femme est véritablement capable de le tuer pour lui faire regretter ce qu’il a fait. Mais si elle ne l’a pas fait jusque là, c’est bien une preuve qu’elle n’en a pas envie, non ? Elle n’est pas sûre d’elle, Lili, mais elle n’en dit rien.

« On ne peut pas fuir le désespoir. Vous vous mentez à vous-même et vous mentez au monde. Ce n’est pas vous, le désespéré, c’est elle. Et c’est elle que vous fuyez. »

La voix de Liliann n’est qu’un souffle de sincérité pure. Elle sent que la réponse est là, en vérité. Le déni, lui-même, ne peut sauver du désespoir. S’il a fui, ce n’est pas les mauvais sentiments qu’il ressent lui, mais ceux qu’il a sentis chez sa femme, son ami, le corbeau qui a partagé sa vie. Elle ne voit pas comment l’expliquer autrement.

Peu à peu, les explications de la brune semblent prendre du sens, dans son crâne de chat noir. Le félin tombe à la renverse, les pattes sur sa tête, dans une position étrange pour un chat et dit, enfin, l’évidence : il est con. Elle n’ose pas le penser, Liliann, mais elle ne le contredit pas pour autant. Pour ne pas avoir pu se rendre compte avant de tout le mal qu’il a fait, ainsi que de ses propres sentiments, elle ne voit pas d’autre mot pour le qualifier. Il faut être incroyablement buté et égoïste pour porter des œillères si grandes qu’il ne voit plus que le bout de son nez noir et rien d’autre. Pas même les grandes plumes de sa femme.

« Je pense que ce serait déjà une bonne chose, oui. J’aurais préféré que vous le rendiez comme il était, mais s’il est cassé, alors il vaut mieux le remplacer. Si vous le souhaitez, je vous accompagne. Ce n’est pas pour vous surveiller, je ne sais pas si j’ai raison de le faire, mais je vous fais confiance. C’est juste… qu’il y a beaucoup de cadeaux et que nous irions plus vite à deux. »

Elle ne veut pas s’imposer et n’a pas très envie, en vérité, de supporter davantage les inepties du chat noir, mais pour le bien de ceux qu’il a volés, elle est prête à faire ce sacrifice. Liliann recule rarement, devant le besoin d’aider ceux qui ont été bafoués.


Kot O'Neill
« J'ai pas trouvé où on peut demander un rang personnalisé... ! »

Kot O'Neill

| Avatar : Richard Dean Anderson

Personnage abandonné

| Conte : Halloween Town - Folklore russe
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A quoi ça sert ? (avec Liliann) _



________________________________________ Dim 13 Juin 2021 - 23:27


A quoi ça sert ?



Kot était une peine perdu, et il le savait depuis longtemps. Après tout, si on devait revenir à l’origine de son existence, il n’était rien de plus qu’une grosse coïncidence. Un hasard. Si certaines fois il aimait penser au destin, qui l’avait vu devenir un Dieu parmi les dieux, il ne pouvait qu’avouer que si c’était lui le chat démon, ce n’était qu’une histoire de chance. Il était une peine perdu parce qu’il ne faisait jamais l’effort de se prendre pour ce qu’il était réellement : un hasard.

Bien sur, tout ça, il le gardait bien profondément en lui et il n’en parlait à personne. Personne ne pouvait savoir ce qu’il pensait, surtout depuis qu’il était ici. De toute façon, il avait toujours tord non ? Pour Raven, il savait que c’était la réalité, il faisait tout de travers, pour les autres il n’y avait pas moyen qu’un jour il se sente désolé ou coupable pour eux. Raven était la seule qui comptait et c’est tout.

Quand il la vit pleurer, pour la première larme… il se demanda si elle était en train de se déshydrater. D’un coup, il réalisa que c’était des larmes… et même si la créa, dans son petit cœur est en train de pleurer toutes les larmes qu’elle possède, Kot observa cela comme de rien n’était. Il ne ressentait rien. Il ne ressentait pas de tristesse en voyant les larmes qui commençaient à couler le long de ses joues.

Alors cet imbécile battait juste de la queue en attendant que ça passe ! N’était il pas con ? Si. Mais ce n’était pas le moment de faire des commentaires sur ce petit bonhomme alors que l’histoire était encore en cours. Il la voyait donc pleurer, et ça ne lui faisait rien du tout. Il ne se sentait pas le moins du monde coupable. Ce n’était pas comme s’il avait fait quelque chose de mal. Pour lui. Ce n’était pas comme s’il en avait quelque chose à faire en plus … et même s’il aurait fait quelque de mal. Il s’en fichait. Il restait à la regarder en attendant qu’elle se calme.

- Je t’écoute. Je t’écoute.

Même s’il n’appréciait pas les pleurs de la jeune femme qui le dérangeait … il ne pouvait pas dire qu’il n’essayait pas de comprendre, et qu’il n’écoutait pas. Juste cela avait du mal à rentrer dans sa tête. Plus tard, dans une autre publication qui ne sera qu’entre eux, il reviendra sur ses pensées. Mais pour le moment, il n’était malheureusement réceptive aux larmes de la jeune femme… un peu plus à ses paroles qu’il comprenait et qui obligeait son petit cerveau à réfléchir. Quand elle le traita d’égoïste, il fait juste un oui de la tête pour aller dans son sens. Il le savait. C’était son défaut. Il le savait. Il se soignerait pour sa femme, mais pour le moment il n’avait pas envie de changer pour d’autres personnes. Puis il réalisa qu’il devrait peut être le préciser pour être totalement honnête.

- Je le suis, mais j’essaie de ne plus l’être avec ma femme. C’est compliqué quand on a vécu autant d’années que moi, qui se compte en centaine, de ne pas juste être toujours soi. Mais pour elle, je veux essayer.

N’était ce pas déjà un premier pas important ? Un détail pour beaucoup, mais pour lui ça veut dire beaucoup. Cela signifier qu’il voulait faire l’effort pour Raven de ne plus être lui… même d’être humain, d’être … différent. Vouloir changer par amour était quelque chose de nouveau, et il avait aussi l’impression que ce qu’il ressentait pour Raven était au-delà de l’amour. Il se voyait mal l’expliquer à la Madeleine.

- Je ne voulais pas le faire. La condamnée à la solitude.

Pour lui, et pour tout le monde, elle était morte. Donc, il ne l’avait vraiment pas fait exprès. Il n’aurait jamais voulu lui faire de mal comme ça. Il n’avait jamais voulu faire de mal à Raven. C’était la seule personne qu’il ne voulait faire pleurer, faire souffrir. Il ne pourrait pas le supporter.

- Et si je fais tout ça, c’est justement parce que je veux qu’elle me pardonne.

Kot savait que dire « je veux » c’était parler de lui… mais il ne voyait pas comment le dire autrement. Il voulait que sa femme soit sa femme, et il voulait qu’elle l’aime à nouveau, qu’ils soient ensemble dans ce monde d’humains merdiques. Il voulait … et sa femme le voulait aussi non ? Sinon elle serait parti, non ? Alors il fallait qu’il lui parle et qu’il arrive à résoudre tout ça, ensemble … et pour ça il devait savoir comment faire … parce que c’était la seule chose à faire pour elle. Il ne sait plus, il ne sait pas… il se mélange dans ses pensées et se sent de plus en plus … perdu.

- Lui dire ?

Il réfléchit. Lui avait il seulement dit une fois ? Non peut être pas. Il l’avait pensé. Il l’avait imaginé lui dire. Il avait espéré lui dire. Mais l’avait il dit ? Non. Peut être pas. Mais est ce qu’il pouvait lui dire ? Bien sur, il était sur qu’il le pensait, il ne lui avait alors pas dit. Croirait-elle seulement en une phrase comme celle là ?

- SI elle ne me croit pas ? Je crois que je n’ai jamais osé lui dire… Et bien sur qu’elle a le droit de m’avoir rien qu’à elle. Je suis son chat, et rien qu’à elle si elle veut de moi. Je n’ai aucun intérêt pour les autres femmes. Et je n’ai jamais dit, ou même penser, qu’elle ne pouvait pas avoir des amis, ou des ennemis d’ailleurs. Pourquoi aurais je fait ça ?

Il ne savait pas comment le dire … mais il n’avait jamais osé penser prendre Raven en l’enfermant dans une prison dorée… quoi que pourquoi pas un moment mais avec lui enfermé aussi. Sinon, il n’avait jamais imaginé enfermé Raven nulle part, ou lui enlever tous ses amis. Il pensa un instant à leur vie pendant la malédiction. Raven et lui avaient eu des amis, non ? Des soirées séparés ou d’autres choses non ? Donc il ne pensait à retrouver une relation avec elle de … mari et femme… il ne voulait pas un geôlier.

- Mon cerveau me sert mais pas à cela.

Il n’était même pas en colère contre la jeune femme qui lui parlait comme s’il était un idiot. Il n’était pas plus triste ou quoi que ce soit d’autres. Il était plus dans la confusion. Il était plus dans l’incompréhension que tout le reste, alors il ne répondait que comme sa réponse lui venait. Il avait un cerveau, mais quand il s’agissait de Raven tout était mis en stand by. Quand il pensait à comment agir avec Raven …. Il ne savait plus quoi faire et se retrouver paralyser comme une biche qui se retrouve devant les phares d’une voiture. Il réfléchit à ce qu’elle disait … la vengeance ? Raven voulait elle se venger de lui ? Peut être oui. Certainement. Cela serait normal. Mais il n’arrive pas à imaginer ce qu’elle pourrait faire. Bien qu’il sache qu’elle le menace de l’empailler, elle ne le ferait pas…. Il pouvait se laisser taper autant qu’elle le voulait, il ne dirait rien.

- Elle peut me taper autant qu’elle veut. Elle peut me taper. Mais si elle vient à pleurer aussi ? Raven n’est pas le genre à pleurer, pourtant si jamais elle pleure…

Il s’étala sur le sol en réfléchissant à Raven en larmes. Il la préfère en colère. Il préfère qu’elle essaie de le taper, de lui faire du mal, ou de le tuer … mais pas en train de pleurer comme la brune en face de lui. Raven pouvait le tuer. Elle en était capable … mais était elle réellement capable de passer à l’acte ? Ne serait-elle pas encore plus triste de l’avoir tué ? Il ne voulait pas risquer cela. Il releva les yeux sur la brune. Lui ? Fuir ? Est-ce qu’il fuyait réellement sa femme ? Il avait l’impression au contraire de la suivre …. Mais … Il fuyait peut être sa tristesse comme la peste. Non… Il fuyait clairement la tristesse de Raven. Il préférait la voir en colère. Il voulait la mettre en colère. Il voulait cela pour ne pas faire face à sa tristesse … Oui. Elle avait raison. Il ne voulait pas faire face à la jeune femme, et il la fuyait…

C’était aussi pour cela qu’il avait fini le corps à l’envers à dire qu’il était con… oui il était con … mais il n’avait pas d’autres mots pour expliquer ce qu’il se passait … Il était con, stupide, idiot… et il ne savait pas comment faire pour faire face à sa femme, concrètement.

- Oui, le cadeau est cassé, mais si je le remplace c’est tout aussi bien. Je vais le faire.

Il écouta la jeune femme lui proposait de l’aide… après tout, au moins avait elle arrêté de pleurer. Elle pouvait bien l’aider non ? C’était la moindre des choses après lui avoir fait vivre un pareil spectacle (le con oui). Il observa la jeune femme et s’approcha d’elle doucement.

- Tu devrais partir te reposer, et retrouver les personnes qui te sont chers. Je ne suis pas sûr de ce que je dis, mais je crois que c’est le politiquement correct non ? Mais après tout, si tu veux m’aider, je ne vois pas d’inconvénient, ça me fait moins de travail. N’oublie pas que je suis un égoïste, cela ne t’apportera rien de m’aider. Sauf de te prendre la tête avec ma magnifique personne.

Il se remit sur ses pates, coiffa rapidement son pelage et sourit à la jeune femme de cette manière si étrange pour un chat.

- Que tu viennes ou pas, je sais qu’il y a quelque chose que je suis censé dire …. Mhh…

Il se gratta la gorge comme s’il avait quelque chose qui le dérangeait. Une boule de poil peut être ?

- Merci.

Et c’était quelque chose pour l’être qu’il était de dire « merci ». C’était compliqué même… mais s’il pouvait dire Merci à une femme qu’il ne connaissait pas … alors il ne pouvait qu’avoir de l’espoir pour la suite non ?





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