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Sherlock Holmes



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Sherlock Holmes


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________________________________________ Ven 8 Jan 2021 - 12:56






J’avançais dans le froid de Storybrook. Comme à mon habitude, j’étais drapé de mon grand manteau bleu nuit. Le col relevé sur mon visage, les mains dans les poches, j’avançais en regardant le trottoir. C’était une habitude que j’avais prise. C’était bien mieux de regarder un trottoir inerte, plutôt que de croiser les gens, et d’arriver à leurs arracher leurs plus sombres secrets par une simple analyse. Marchant toujours calmement, je repensais aux événements récents. A vrai dire, la discussion que j’avais eu avec Nora me laisser complètement perplexe. Nous étions dans une espèce de relation, sans être vraiment en couple. C’était très étrange, mais à vrai dire, ça me convenait totalement.
Mes pas me guidèrent à la grande place. Je savais que j’y étais grâce à la forme des trottoirs, bien plus usés qu’à l’habitude. Cet endroit était plus passant et ça se voyait. Après encore quelques rues, je finis par arriver dans l’école désaffecté qui avait réhabilité en Mairie. Je risquais un coup d’oeil. Personne. Tant mieux.
L’endroit était un peu loufoque, comme l’occupant des lieux. Mais à vrai dire, ça ne m’importait pas beaucoup. Moi même je savais que certaines décisions paraissaient complètement absurde pour le commun des mortels, alors qu’en réalité, l’idée n’était claire que pour celui qui en était l’inventeur. Doucement, toujours mon col sur mon visage et les mains dans les poches, j’avançais. Une fois à l’intérieur, je me dirigeais directement vers les locaux du chargé des Finances. Je n’avais pas besoin de passer par le secrétariat. Ma question était simple, précise, et j’avais déjà un ordre d’idée de comment la mener. Poussant la porte, sans frapper, j’observais l’unique occupant des lieux en plissant des yeux. Sa tête m’était vaguement familière mais je n’aurai pas pu lui donner de nom.

« Bonjour. Vous êtes celui qui est chargé des financements par la Mairie ? »


C’était une question rhétorique. Evidemment que c’était lui. Mais j’avais progressé. Je savais qu’il fallait utiliser certains codes pour commencer convenablement une conversation. D’ailleurs, j’avais oublié de frapper. Mais quelle importance. Oh, je ne m’étais pas non plus présenter.

« Je m’appelle Sherlock Holmes. Je viens pour une demande d’amélioration d’éclairage public. »


Je marquais un temps d’arrêt. Passant au scanner avec mes yeux de rapace la tenue vestimentaire d’Erwin. Il avait beaucoup de classe. J’aimais bien. D’ailleurs, il était bien trop impeccable pour ne pas paraître suspect. Mes yeux se plissèrent et mon regard alla de ses chaussures à l’extrémité de ses cheveux, très lentement, comme je le faisais quand je voulais en apprendre sur les autres.

« Vous avez des cheveux longs, couleur châtain foncé sur l’épaule gauche. J’espère que la nuit a été bonne. »


Je ricanais, un léger rictus apparaissant à la suite de ce ricanement. Puis lentement je me massais la tempe. Si je voulais avoir gain de cause, je ne devais pas m’y prendre comme cela.

« Ma rue, Baker Street, s’éteint trop tôt le soir. J’ai lu plusieurs rapport disant qu’il s’agissait de veiller aux espèces nocturnes. Ce sont des foutaises. Normalement, c’est sensé diminuer la criminalité. Donc vous préférez les grenouilles aux gens qui meurent. »


Je ricanais encore. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais la sensation que la joute verbale ne faisait que commencer.

« Bref. Je viens demander un lampadaire supplémentaire devant le porche de mon immeuble, au 221. Ma voisine, Martha Hudson, a du mal à trouver les marches, et comme elle a un âge certain… Je pense qu’il est bien de veiller à sa population. Plutôt qu’aux grenouilles. Vous voyez ce que je veux dire. »


Je fis un geste nonchalant de la main. Evasif. Je continuais de l’observer, avant d’entendre sa réponse. Mon regard passa rapidement sur l’ensemble de la pièce. Je me demandais si j’étais au bon endroit d’ailleurs. Mais de mémoire, c’était lui qui débloquait les fonds alloués à ce genre de chose. Peut être que je me perdais en chemin.

« Quel est votre nom d’ailleurs, je ne vous connais pas. »




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________________________________________ Mar 12 Jan 2021 - 21:52






"Tout conte de fées mérite son méchant"

« Les murs suintent presque » songea avec agacement Preminger en froissant le papier machinalement. Le document retrouva sa place parmi une petite pile qui remplissait la corbeille, jonchées de quelques feuilles, tandis qu’il tira machinalement sur les manches de son costume d’un vert pâle, admirant au passage les boutons d’or qui resserraient ses poignets. Superbe… « Et dire qu’un endroit si indigne abrite ma personne » maugréa-t-il mentalement « une école désaffectée quel ridicule... ».
Il faudrait demander à ce cher Hadès les autorisations nécessaires pour la réfection des locaux et surtout de son bureau, il saurait s’allouer la somme nécessaire pour débloquer le crédit suffisant à transformer cet endroit frappé de banalités en un luxueux repaire. Oh pour sûr cela n’avait rien de comparable avec l’élégance soignée de son bureau notarial…
Un crissement de la porte le fit néanmoins relever les yeux des documents comptables qui occupaient ses pensées. Personne n’ouvrait jamais sans frapper sauf ce cher « Monsieur le Maire » ce benêt incapable de courtoisie sociale, mais l’individu qui se tenait l’encadrement de la porte n’avait rien d’Hadès. Il paraissait...sombre mais pourtant d’une réelle acuité, du moins visuelle.
Un curieux, nota Erwin à la manière dont les prunelles de l’inconnu passaient au crible avec une rapidité mais une concentration intense chaque parcelle de son bureau

- « Bonjour Monsieur… C’est en effet moi, le Trésorier de la ville » rappela-il avant de laisser place à un silence comme fouillant dans sa mémoire avant d’interroger « Avons-nous rendez-vous ? »

Il inclina la tête, délaissant néanmoins les feuillets posés non loin de lui, cherchant des yeux son agenda afin d’y vérifier une information qu’il connaissait déjà. Il était vide à ce créneau horaire. Il ramena le regard vers son invité, s’autorisant un sourire. Il adorait faire cela, rappeler aux individus
indésirables que s’ils demeuraient malgré tout cela n’était que par son bon vouloir. De l’irrespect découlait alors la gêne.
Mais l’individu en face ne semblait nullement être de ceux qui s’excusaient. Il déclina son identité comme s’il lui tendait une carte de visite, avec la prétention de se savoir connu et célèbre. Et il l’était. Fortement même. Sherlock Holmes… Rien que ça. Le célèbre détective, ici, dans son bureau… Et que lui valait donc cet honneur ? Rien d’autre qu’une demande d’amélioration de l’éclairage public…. Ses lèvres manquèrent de prendre une courbe plus ironique mais il demeura stoïque, aimable, attentif. A vrai dire, il ne se sentait nullement impressionné et se contenta de désigner le siège vide devant lui d’un geste encourageant :

- « Je vous en prie, asseyez-vous donc. Une chance que mon planning soit vide, cela me permet ainsi de consacrer du temps à votre requête, Monsieur Holmes »

Il avait énoncé son nom sans le moindre frémissement, la moindre émotion, avec une indifférence polie et égale. Comme si rien ne s’était produit. Et à vrai dire, il se trouvait calme, curieux plus, avide de voir l’individu à l’œuvre, face à sa réputation, face à sa célébrité littéraire. Si bien qu’il le laissa, comme désintéresser, le passer au scanner de son regard froid avec une tranquillité sans pareille puis le laissa énoncer l’existence des cheveux sur son épaule avec une satisfaction amusée. Visiblement, le détective se sentait parfaitement en confiance… Tout juste, sans le quitter des yeux, chercha-t-il du bout des doigts les quelques cheveux de son épaule, pour les ramener à sa vue, puis sourit :

- « Vous avez une bonne vision, quoique le coloris pâle du costume aide sûrement… Quant à la nuit…Je pense que j’ai sûrement plutôt perdu quelques mèches ce matin » opposa-t-il en laissant sa main droite se glisser dans la masse de ses cheveux.

Ses boucles d’un châtain tirant sur le noir caressaient ses épaules. Une teinte plus foncée que l’origine des cheveux qui s’étaient égaré sur son élégant habit mais rien de discernable à la distance à laquelle le détective se tenait.
Il n’ajouta rien, feignant d’éluder le sous-entendu, il n’échangerait guère sur sa vie privée avec un illustre inconnu encore moins pour s’abaisser à d’éventuelles grivoiseries de bas étage et il escomptait que son interlocuteur ne s’y rabaisse pas… Il l’observa ricaner, impassiblement puis se reprendre avec un rapide sursaut, amusé. Visiblement, tout aussi vif qu’il pouvait être, le détective se contrôlait peu. Un comble. Intéressant.
Mais il n’y laissa rien paraître, se contentant d’écouter avec concentration sa requête, retenant son étonnement. Un lampadaire. Rien d’autre… Voilà ce qui amenait le grand Sherlock Holmes dans son bureau sous un si beau soleil hivernal ! Un lampadaire.. Et des grenouilles. Il le laissa poursuivre, retenant les émotions diverses qui dégringolaient en lui au fur et à mesure des paroles égrenées par le détective jusqu’à ce que ce dernier se tût enfin.

- « Je voiiiiiiiis… » annona-t-il lentement, un peu théâtralement tandis que son index venait tapoter le bas de ses lèvres « Vous avez effectivement raison, votre rue fait partie du quartier sélectionné tout spécialement par Monsieur le Maire comme quartier pilote pour l’expérimentation poussant à la recrudescence des espèces nocturnes… »

Il avait levé un sourcil sceptique, songeant à l’exubérante bêtise d’Hadès qui le poussait à convertir des petits riens en grandes causes ruineuses et impopulaires. Le pire maire qu’il soit… Puis continua, d’une voix égale :

- «J’ose penser que Storybrooke n’aura jamais rien à envier à l’éclairage du Londres des siècles passés, mais à vous écouter… Pour être tout à fait honnête et transparent, il est amusant que vous, tout particulièrement, vous souligniez votre inquiétude quant à l’augmentation de la criminalité, l’équipe municipale a justement choisi votre quartier parce que vous y résidiez, Monsieur Holmes. Elle pensait que du fait de votre présence et de la respectabilité des résidents, cela s’y prêterait beaucoup plus que d’autres faubourg tels que le Hazbin Hôtel. Toutes mes excuses si nous avons présumé voir surévalué de vos capacités. Nous oublions souvent que derrière le mythe demeure toujours un homme » déclara-t-il opinant, les lèvres pincées comme dans un regret de voir s’évanouir devant lui l’image glorieuse qu’il s’en faisait. Puis, il s’adossa dans son fauteuil ; continuant de lui sourire :

- « Mais...finalement, si je vous suis… Ce n’est guère pour cette criminalité que vous vous en faisez le plus… Mais pour votre voisine… C’est...tout à votre honneur, je suppose » souligna-t-il ironiquement avant de saisir un document administratif qu’il parcouru des yeux « La favoriser face aux….il laissa un franc rictus découvrir ses dents « Grenouilles, c’est cela ? Amusant que vous sembliez prêter tant d’importance aux batraciens...Outre le détail de n’être pas réellement concerné par le programme de préservation des espèces noctures car les plus courantes sont diurnes...Baker Street n’est absolument pas situé près d’un marais ou d’un étang, vous pourriez bien plus largement être indisposé par les chauves-souris. » Il haussa les épaules puis lui tendit le papier qu’il tenait en main « Vous pouvez lui demander de remplir ce formulaire afin que la mairie étudie sa demande et les justifications qui nous pousseraient à lui donner droit. Même si le plus sûr et le plus efficace resterait peut-être de lui conseiller d’équiper son perron d’une rampe d’escalier. Il ne faut jamais surestimer ses capacités. Mille excuses, je ne me suis pas présenté... Où sont donc mes manières? Maître Erwin Dorian...j'exerce aussi les fonctions de notaires en ville. »



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I'm bigger than my body
I'm colder than this home
I'm meaner than my demons
Goddamn right, you should be scared of me
Who is in control ?

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________________________________________ Jeu 14 Jan 2021 - 10:32






Je m’étais assis, dés qu’il m’y avait été invité. Comme un curieux, j’avais balayé la salle de mon regard perçant, sans dire un seul mot. On voyait clairement que l’homme en face de moi avait l’habitude d’un certain standing, et que le lieu ne lui convenait pas le moins du monde. Il avait pris soin de mettre la majorité des objets de valeurs à l’abri de l’humidité.

« Ah. C’est donc vous, Erwin Dorian. »


Je marquais une pause. J’en avais déjà entendu parlé, par échos, par paroles rapportés. En réalité, je feignais d’être surpris. Mais je savais très bien qui était en face de moi. Je n’étais pas là pour les lampadaires. J’étais là, juste pour le rencontrer. Je le regardais avec amusement regardé dans son carnet de rendez vous. Mais… Savait-il qu’il était inscrit dans le miens sur cette plage horaire ? Depuis longtemps, j’étais curieux de rencontrer ce personnage fantasque dont on m’avait dépeint différents portraits.

« Vous me faites pensé à mon frère. Vous vous entendriez très bien. »


C’était la première parole qui m’était venu à l’esprit. Depuis que je passais du temps avec Nora, j’essayais de me laisser aller à mes pensées plutôt que de les contrôler et les réfléchir. J’avais appris qu’en faisant cela, la discussion pouvait dérivé sur des perspectives… Inattendues.

« Et ce n’est pas forcément un compliment. »


Mes yeux se dilatèrent, puis se contractèrent sur lui. Les grenouilles. Les chauves-souris. Le Hazbin Hotel. D’un geste nonchalant de la main, je la tournais d’un air vague, signe que je comprenais bien ce qu’il avait dit, mais qu’en réalité, ça ne m’importait plus beaucoup.

« Maître Erwin Dorian. Titre pompeux, qui désigne simplement un soldat de l’État pour servir ses intérêts, en échange d’une bonne contrepartie financière. Signe, que vous aimez l’argent, le pouvoir, et les possessions. »


Je regardais toujours autour de moi, tout en parlant à voix haute. J’avais l’air d’un enfant distrait, qui ne tenait pas trop sur sa chaise. En réalité, ça m’aidait à réfléchir. Mes jambes remontèrent sur la chaise, et je joignais mes genoux pour l’observer en plissant des yeux.

« Un homme normal, en somme. »


Avec un soupire, je baissais un peu les bras. En fait… La vraie raison de ma venue… C’était que je cherchais à me faire des amis. On m’avait dit que c’était important, le lien social. Et j’avais épluché la liste des gens qui étaient digne d’un intérêt particulier. En haut de cette liste, il y avait le Psychiatre de la ville, Aloysius Black, qu’on disait de retour, et bien entendu Erwin Dorian. Ils avaient l’avantage tous les deux d’avoir une histoire tellement bien rangée et orchestrée, que c’était suspect. Et… Digne d’intérêt. Car ce devaient être des hommes intelligents. Et trouver un ami intelligent, c’était important.

« Vous êtes devenu un excellent fonctionnaire. On place une procédure administrative entre la demandeur et le décideur. Ainsi, la responsabilité est diluée. Je connais toutes ces formalités. Hm. Je ne suis pas venu pour cela. »


Devais-je lui dire que j’étais juste venu discuter pour me faire un ami éventuel ? Ou un ennemi ? C’était pareil à mes yeux. Du moment qu’on pouvait jouer un peu. A vrai dire, depuis quelques temps, ma vie était devenue totalement banale et je m’ennuyais. Aussi, j’avais décidé de prendre les choses en main et de m’amuser un peu. Trouver des compagnons de jeu, j’avais toujours aimé ca. Les mains toujours autour de mes genoux, je regardais le formulaire, puis Erwin.

« Vous n’auriez pas quelque chose à boire ? C’est long de remplir un formulaire. »


Je le regardais avec intensité. Il était… bourré de mystère. Et je sentais monter en moi une vieille excitation que je n’avais pas senti depuis Moriarty. Etait-ce l’instinct ? Ou simplement la perspective d’être tombé sur quelques de malicieux ?

« Je n’ai pas de stylo non plus. Mais je suis sur qu’un Notaire a toujours ça sur lui. C’est un peu son arme de service. »


Je le regardais toujours sans rien dire. Je n’avais aucune expression sur le visage, on aurait dit un robot autiste. On me l’avait déjà dit. Et ça me blessait à chaque fois.

« Autant être honnête tout de suite avec vous. J’enquête à votre encontre. Car… Je m’ennuie. Et tout porte à croire que vous êtes suspects. Car vous êtes plus blanc que blanc. Et ça attire toujours ma curiosité ce genre de personnage. Rassurez vous… Je prends ça comme un jeu. C’est très amusant. Vous voulez essayer ? »


Je le regardais. Pleins d’espoirs. Allait-il devenir mon nouveau partenaire de jeu et jouer avec moi ? J’avais les yeux qui brillaient. Je le sentais.



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________________________________________ Mer 3 Fév 2021 - 20:31






"Tout conte de fées mérite son méchant"


Erwin Dorian était persuadé de faire partie de l’Histoire Collective et même d’être la Religion de tout à chacun. Néanmoins, tout aussi prononcée que sa mégalomanie pouvait être, elle disposait de l’avantage de tirer son origine de sa profonde intelligence. Celle qui le protégeait de tout comportement hasardeux ou trop prononcé face à un potentiel ennemi. Car que pouvait-être Sherlock Holmes sinon un rempart, un obstacle, de prime abord tout du moins ?
Aussi, sa prudence lui permit de ne départir de son sourire neutre et poli lorsque le détective avoua le connaître. Cela le surprenait-il ? Diantre, non ! Qui ne le connaissait pas ? Il attirait tellement tous les regards que cela en devenait indécent. Mais...au grand dam d’autrui et pour son plus grand plaisir personnel, Erwin appréciait l’indécence lorsqu’elle venait de lui. Néanmoins, il se garda bien de se gargariser à outrance devant ce succès mérité devant le détective, préférant conserver le masque de l’humilité factice du notaire courtois et agréable. Du Juste devant la Justice.
Il ne faisait nulle doute que sa présence devant lui s’expliquait d’une manière bien moins ordinaire qu’une simple revendication lumineuse. En avouant le connaître, le détective avait balayé avec grâce tout l’alibi qu’il lui avait vendu et le notaire devait admettre que cela était bien joué. Prévisible mais bien exécuté. Il attendait à présent le dénouement…et se tenait prêt, l’esprit en alerte face aux différents scénarios potentiels.
Visiblement, l’enquêteur britannique sembla privilégier l’approche, puisqu’il le compara spontanément à son frère, provoquant chez Erwin un mouvement contrôle d’étonnement :

- « Oh vous me prenez au dépourvu, très cher…Si on m’avait dit un jour que je serais comparé à un individu d’une famille aussi illustre que la vôtre… » il s’interrompit un instant, feignant de reprendre son souffle sous la surprise et enchaîna, inclinant un peu la tête pour souligner son incrédulité « Enfin je n’en connais que le portrait qu’en faisait ce cher Conan Doyle, aussi peut-être suis-je en train de surinterpréter les choses… Outre le portrait quelque peu passif qu’on fait de lui à l’intérieur de cet ouvrage, je me rappelle de lui comme un homme d’intelligence ».

Il s’arrêta là, abaissant le front comme pour remercier le détective, en profitant pour dissimuler les traits mesquins de son sourire. Lorsqu’il releva la tête, toute trace sinistre et malsaine avait quitté ses traits, regagnant le secret de son âme, ne laissait subsister que le costume qu’il endossait chaque jour. Mais l’ironie l’obsédait néanmoins. Etait-ce un vrai compliment involontaire ? Ou un simple constat ?
Quoiqu’il ait pu en dire, Erwin connaissait parfaitement l’histoire de Sherlock Holmes. A la perfection même et il se rappelait tout aussi exactement le portrait que l’on faisait de Mycroft Holmes à l’intérieur des livres. Un individu passif, certes, comme il l’avait souligné savamment, un homme d’intelligence tout autant, comme il n’avait pas tardé à l’indiquer aussi, dissimulant le plus important à celui qui ne pouvait l’ignorer. Mycroft Holmes…d’un cerveau supérieur à son frère Sherlock. Etait-ce le subconscient du détective qui avait détecté sa supériorité à la minute où il lui avait adressé la parole ? Il se garderait bien de le souligner mais la situation demeurait hautement plaisante et ô combien satisfaisante pour lui. Oh, sa supériorité n’était guère surprenante, mais la surprise résidait dans le constat froid qu’en faisant un individu aussi arrogant et certain de la force de ses déductions que pouvait l’être Sherlock Holmes.
Comme si l’esprit de son interlocuteur avait voulu mordre, pincer la concurrence, le détective énonçait déjà que cela ne devait pas être perçu comme un compliment, arrachant un petit rire pincé au notaire.

- « Oh...Moi qui me faisais une joie d’être presque de la famille, Monsieur Holmes ! » minauda-t-il lentement avant de relever le regard jusqu’à ses yeux pâles, scrutateurs mais sans vie « Dans ce cas, si cela ne peut être assimilé ou assimilable à un compliment, faites-moi le plaisir de m’entretenir des similitudes désagréables qui me lient à cet homme… »

Il aurait pu entreprendre un ton courroucé mais ne le fit pas. Il resta là, calme, dans son fauteuil, avachi royalement sur le tissu de cuir. Ses yeux ne s’étaient pas abaissés. Ils étaient demeurés plongés, sans la moindre défiance, sans la moindre fourberie dans ceux du détective, mesurant son courage. Puisque sa venue ne pouvait être justifiée par des soucis d’éclairage communaux, il se trouvait là pour cette discussion nouvelle qu’ils débutaient à mi-voix, leurs objectifs mutuels masqués sous des remparts frêles de politesse. Sous couvert de petites phrases passives-agressives, son interlocuteur le jaugeait, se jaugeait aussi. Qu’était-il venu chercher ici qui le motiva donc à se tenir dans les locaux de la municipalité, muni d’un prétexte aussi bancal que l’éclairage public de son propre quartier ? Preminger promena son regard sur le visage du détective, n’y rencontrant qu’une figure lisse de toute émotion, de toute histoire. Mais seul un sot en aurait conclu à une absence totale d’information… Chaque visage portait des secrets, celui du célèbre enquêteur témoignait d’une froideur totale, presque médicale pour toute émotion, de sorte que le notaire le catalogua très spontanément comme un être peu soumis aux sots ballottements de l’âme. L’individu se révélait clinique, solennel à la limite d’un vide méthodique interne qui ne subsistait qu’au profit de la seule réflexion. Le commun des mortels s’en serait gaussé, lui s’y intéressait sans ironie. La plèbe ne méritant aucune considération, pourquoi donc aurait-il du s’indigner du manque de considération que l’autre leur offrait ? Il faisait de même. Leur différence se trouvait dans le manque d’effusion que le premier portait en lui là où Preminger bouillait de sa propre suffisante.
Tandis qu’il procédait à son inspection, le détective avait poursuivi son analyse critique sur le titre qui liait sa fonction principale. Le ton cynique employé, presque dédaigneux, loin de le piquer au vif, lui coula un rire sarcastique :

- « Le titre de Maître, aussi pompeux que notre siècle a tendance à le désigner, valait bien moins autrefois que le Titre de Monsieur. Mais je crains que vous n’ayez une vision biaisée de ma profession, très cher…. A moins que cela ne soit de..moi-même ? » articula-t-il en posant prestement ses doigts devant sa bouche, pour feindre la stupeur « Le notaire n’est pas un soldat de l’État mais un officier ministériel. Vous y verrez évidement la subtilité… Quant à mon supposé amour de l’argent, du pouvoir, des possessions… J’aime ces choses tout autant que l’Homme peut les aimer. Quant à savoir si cela est avec excès…. » une lueur amusée dansa dans ses yeux mais il poursuivit le visage froid, lisse de toute émotion sournoise, croisant les jambes avant de mieux décréter avec audace : « J’ose penser que je n’y ai pas sacrifié mon âme. Un homme normal comme vous le dites si bien ».

Il prenait soin d’opiner, de confirmer ses propos, l’orientant vers ses propres conclusions, écartant ses perfidies, les enjolivant pour les rendre semblables à de simples vérités. Aisément, glissait-il entre les pièges distillés par le notaire, censés titiller son égo ou son arrogance, se calfeutrant derrière sa façade. Qu’il ne s’agissait que d’une simple façade importait peu. Même si l’individu le devinait sûrement, l’important restait le masque. La pantomime, le spectacle.

- « Vous appréciez peu les fonctionnaires ? Je n’en suis pas un.  » railla-t-il « Et je prendrais la responsabilité qui me revient. Celle d’apprécier la pertinence de votre requête… Mais si vous avouez vous même n’être pas venu pour cela, vous me faites don d’un temps précieux accordé quant à ma décision finale… »

Il se leva, néanmoins, prestement, se dirigea vers un meuble de fortune qui devait être une ancienne armoire à craies et se retourna théâtralement vers son interlocuteur, lui laissant le temps d’admirer le superbe costume d’un rouge très pâle presque pastel qu’il portait alors :

- « Que désirez-vous boire, Monsieur Holmes ? A mon grand regret, nous ne sommes pas à mon étude, je ne peux ainsi pas vous proposer un scotch ou un cognac.. Vous vous trouvez dans un endroit public qui appartient exclusivement à la mairie et loin de moi l’idée d’hasarder ne serait-ce qu’une dépense impromptue pour justifier mes petits plaisirs et mes standings » ricana-t-il franchement avant d’ouvrir la porte lui désignant de la main le choix qui s’étalait là : « Je ne peux donc que vous proposer du thé… La boite se trouvait déjà là avant mon arrivée…ou du thé.. Ah, la tristesse les restrictions budgétaires municipales...vous savez ce que c’est. Je vous conseille le thé, celui-ci est une acquisition personnelle. Il y a du Earlgrey, une boisson courante pour la société anglaise, si je présume, cela devrait vous convenir ? » il s’adossa un peu à l’armoire attenant sa réponse, son choix, puis désigna du menton le formulaire qui se trouvait encore devant le détective : « C’est noble à vous de souhaiter vous en charger mais techniquement, comme je vous l’ai indiqué...c’est à votre voisine de le remplir… »

Il revint vers lui, après un petit temps, la boisson choisie entre les mains, puis la disposa devant l’enquêteur, sur la table, ses volutes chaudes s’élevant non loin des quelques feuilles entreposées. Puis, sans pour autant s’asseoir à nouveau devant lui, il s’y adossa, observant le détective assis, sa propre tasse de thé entre les mains. Un individu déphasé, sans le moindre doute, étrange et unique. S’était-il attendu à cela lorsqu’on lui avait dépeint le célèbre détective ? Pas le moins du monde mais..cela faisait sens. Énormément sens. Il s’abaissa un peu, récupérant un stylo plume posé sur les documents administratifs du jour et le lui tendit :

- « Il est amusant que vous fassiez une instance sur mon métier. Vous oubliez qu’ici je ne suis pas notaire mais bien le Trésorier…Ce qui ne m’empêche pas d’avoir le nécessaire pour l’écriture, bien entendu. Tenez... » il observa l’autre s’en saisir et commenta laconiquement comme pris d’un doute devant un enfant peu sage « Ne le signez pas ! C’est la signature de votre voisine qu’il me faut… »

Etrangement, malgré la réputation colossale de l’intelligence de l’individu qui se trouvait face à lui, il lui sembla utile de le préciser, le sentant déjà prêt à compléter l’ensemble du questionnaire face à lui. Cela précisé, il l’observa relever son visage pâle et insondable. Le reste se trouva subitement éclipsé. Il y venait subitement. Au coeur du sujet. A la raison de sa présence ici. Et Preminger abaissa le regard vers lui, les chevilles croisées, altier et froid. D’une froideur différente à celle intrinsèque du détective, la sienne se mélangeant à ses exigences orgueilleuses. Il pencha la tête sur le côté, levant un sourcil, répétant comme attéré :

- « Vous...enquêtez...à mon encontre ? C’est fâcheux, Monsieur Holmes... » marquant un silence, il poursuivit lentement « Fâcheux… Surtout que vous justifiez votre méfiance par le fait que je serais... « plus..blanc que blanc » Et moi qui espérait être un individu des plus hauts en couleur…me voilà bien en peine. Je ne suis pas plus blanc que blanc, je suis...châtoyant… Mais le cumul des couleurs ramène toujours à l’apparence de la blancheur… Alors, c’est effectivement ce que la population doit voir… ».

Il ponctua sa phrase d’un petit ricanement vif, moqueur puis ajouta, ses paupières s’abaissant un peu pour mieux scruter son interlocuteur toujours immobile face à lui, sans ciller. Le détective restait impassible mais il l’avait vue néanmoins, l’étrange flamme passer dans ses yeux et les cavités noires et froides qui composaient ses iris s’animaient à présent. Il savait être la cause de l'éveil soudain du détective et s'en flatta.

- « Vous avez d’étranges activités, Monsieur Holmes… » souligna-t-il mesquinement sans se départir de son sourire « D’autant que vous ne possédez sur moi rien de très concluant, n’en déplaise à tous les jugements sans concession dont vous m’avez affublé depuis votre arrivée. Ciel, il me semble que vous m’ayez pris en grippe… A moins que cela ne soit le contraire ? » il marqua une pause puis déclama ensuite « Mais nous pouvons essayer… Il est toujours fascinant de voir un esprit tel que le vôtre à l’oeuvre, non ? Un moyen pour vous de le mettre à contribution, de le faire travailler… Un moyen pour moi de me divertir à vous regarder vous acharner à tenter de me comprendre… Pourquoi pas. »



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Sherlock Holmes



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________________________________________ Ven 5 Fév 2021 - 14:18






Assis, calmement, je pianotais sur le dossier de mon fauteuil tout en écoutant mon interlocuteur. C’était une joute verbale, et il excellait en la matière. J’étais surexcité et très content. J’allais vraiment m’amuser. Finalement, résoudre ce mystère entourant ce fantasque personnage n’était que la cerise sur le gâteau. Un simple échange était d’une distraction sans fin. 

« Oh. Vantard, intelligent, élégant, séducteur, manipulateur. La liste est longue. Je crois que le lampadaire de Baker Street qui n’est pas encore installé ne sera pas allumé si j’énumère toute la liste. »


Je le regardais avec un léger sourire en coin. A peine avait-il été malmené légèrement par mes questions, qu’il avait déjà rebattu les cartes, distribuées ses dernières, et joué son tour de jeu. Et tout cela, en une seule manche. Mes yeux se plissèrent. Il jouait sur les mots, cassait surtout mes raccourcis volontaires. Bref ; face à lui je devenais vulnérable. J’avais l’impression d’avoir un échange avec Moriarty. En étais-je perturbé ? Oui. Mais c’était stimulant et extrêmement amusant.

« Nous boirons donc du thé. »


Attrapant la tasse de thé, je pris grand soin de ne pas me brûler avec cette dernière. Avec méfiance, je fis attention de la faire glisser proprement sans rien toucher d’autre. Mon regard en profita pour analyser le bureau de manière détaillé. Passant ce dernier d’un simple coup d’oeil comme d’une balayette, je portais mon verre à mes lèvres tout en le levant au préalable. Ce faisant, j’étais en train d’analyser ce que j’avais vu.

« Des siècles de colonisation et des milliers de morts pour une boisson aussi fade. Bien sûr que cela me convient. Ais-je vraiment le choix ? »


Avec un réel soupire, j’observai Erwin par dessus les vapeurs de mon thé. Ignorant certains de ces propos, que je ne préférais pas relever volontairement. Ca permettait de mener la discussion, et de la réorienter à souhait. C’était bien moins subtile que la technique de Maître Dorian, mais… Elle avait fait ces preuves.

« Je n’excelle guère dans ce domaine. La magistrature ne m’a jamais réellement intéressé. C’est ennuyant à souhait, et c’est une perte de temps et de mémoire. »


Je regardais encore autour de moi, on aurait pu dire un enfant qui venait de rentrer pour la première fois dans une pièce. En revanche, la suite de ces propos se fit plus intéressant. Je me mis à émettre un petit ricanement léger.

« Enquêter ne veut pas forcément dire déclencher une procédure quelconque. Je suis simplement curieux. Je ne fais pas ça pour rendre justice, ce qui me passionne, c’est simplement le mystère. Le respect de la Loi et les conséquences pour celles qui ne la respectent pas, ce n’est qu’un détail. Que je peux largement éviter. Il m’est arrivé de résoudre des enquêtes sans en tenir informer les autorités. Par choix, ou simplement par fainéantise. »


Je soupirai. Buvant encore quelques gorgées du précieux liquide, je fronçais les sourcils. Il agissait comme un détoxifiant pour mon corps, ce qui n’était en soit pas un mal. Mais le problème, c’était que j’aimais bien avoir un peu d’ivresse ou de nicotine durant ce genre de conversation. La société actuelle était devenue tellement ennuyeuse.

« C’est plutôt cela. Vous avez totalement raison. Je ne vous ai pas du tout pris en grippe. La curiosité à votre égard à atteint son paroxysme, et quand il m’en a plus de décider que le temps était venu de venir vous voir en personne, je l’ai pris. Ce papier n’est qu’un prétexte. Je me fiche de ce lampadaire. J’ai des lunettes de visions nocturnes. Un cadeau de ma sœur. »


Je buvais toujours, observant ses moindres réactions à travers les vapeurs de ma tasse. Avec un autre soupire, je continuais de regarder autour de moi. C’était décoré sommairement. J’aurai peut être du choisir d’aller dans son vrai cabinet. Au moins, il y aurait eu du whisky.

« Pour une première prise de contact, ce n’est pas trop mal. Vous vous défendez bien. Un peu trop même. C’est le propre de quelqu’un qui a tout à cacher, et je suis du genre à vouloir absolument tout trouver. Nous sommes donc fait pour nous compléter… Une question me taraude, si vous permettez. Pourquoi avoir pris un poste à la Mairie, aussi banal et ridicule pour quelqu’un de votre rang ? »


Je plissais des yeux. Il n’était pas du genre à rester dans l’ombre d’un Maire, ou de se laisser dicter ce qu’il avait à faire. Il était plutôt du genre à tirer les ficelles. Peut être essayait-il de manipuler Hadès. Ce qui en devenait encore plus intéressant. 

« Nous pouvons aussi parler de toute autre chose. Vous serez surpris de voir ce que l’on peut déduire d’un homme dans une simple conversation. J’ai écrit un ouvrage à ce sujet. Il s’appelle l’Art de la Discussion. Il n’a jamais été publié, à mon plus grand regret. »





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________________________________________ Sam 27 Mar 2021 - 16:47






"Tout conte de fées mérite son méchant"

Se faire énumérer ses défauts, ses évidences, ses qualités aussi, tout cela était d’un divertissement sans fin. Il aurait pu se pâmer des instants durant à entendre parler de lui-même et peu importait la manière dont les individus parlaient de lui… Là, il s’agissait de Sherlock Holmes. Pas nécessairement synonyme de prestige pour lui mais source de tellement d’affabulations admiratives de la part de l’imaginaire populaire qu’il ne pouvait pas passer à côté de l’envie de confronter ce que dirait cet individu à la réalité :


« Oh. Vantard, intelligent, élégant, séducteur, manipulateur. La liste est longue. Je crois que le lampadaire de Baker Street qui n’est pas encore installé ne sera pas allumé si j’énumère toute la liste. »
- « C’est le propre des personnes intéressantes, elles sont difficilement descriptibles en peu de temps… Parce qu’elles ont quelque chose à dire » répliqua-t-il dans un sourire fin « je note plus de défauts que de qualités…. Mais le tout est prometteur. »

Le détective avait été visiblement déstabilisé par ses répliques mais cela lui plaisait il pouvait le voir. Le détective n’avait pas l’habitude d’être houspillé, mis en difficulté. Et pourtant, ce n’était pas nécessairement compliqué… Il suffisait d’en avoir le talent et tout le monde ne le possédait pas.
Il hocha la tête et prépara donc le thé sollicité par Monsieur Holmes, en bon gentleman qu’il était, puis le lui rapportant, observant les gestes précautionneux de son interlocuteur.
Un rictus crispa ses lèvres moqueusement sous l’attaque, tournant entre ses mains la boisson chaude qu’il s’était également préparée :

- « Vous confondez thé et café. Pour un anglais c’est assez risible… Le thé a été importé lors de la Peste Noire dans votre Etat d’origine originairement, même s’il a ensuite été cultivé par les colonies britanniques en Inde. Le café l’a fait beaucoup plus cruellement… Par ailleurs, je ne trouve pas le thé fade. Il suffit d’être à même d’en saisir les subtilités. Cela s’apprend, si vous le souhaitez...Quant à la colonisation pour le café…. Tous ces siècles pour une amertume réelle et gustative…  »

Il avait haussé les épaules dédaigneusement, soupirant sur la boisson, laissant s’élever les volutes.

- « La magistrature est passionnante. Avoir en main le sort d’un homme et devoir le condamner à ce qui est juste selon son cas, c’est tenir un pouvoir qui dépasse l’entendement et qui était autrefois réservé au seul Roi… Aujourd'hui, la loi menotte bien plus le sort d’autrui de manière à tempérer voir empêcher les excès qui pourraient en découler… Mais un tribunal est un très bon théâtre de l’âme humaine, que cela concerne tant l’accusation, que le coupable, jusqu’aux juges et l’audience. Une très bonne démonstration de la facilité à manipuler l’opinion publique au gré des témoignages successives jusqu’à parfois leur faire nier la vérité et leur faire emprunter le mauvais chemin, c’est, ma fois, grandement divertissant, je vous le conseille, en réalité... »

Il but une gorgée de son thé, en savourant le goût léger mais bien fin qui se diffusait de la boisson :

- « Vous êtes en quête de vérité…donc. Et avant tout, de défi. Percer le mystère, l’indicible, voilà ce qui vous fascine, donc. Découvrir, percer, aller plus loin que n’importe qui d’autre avant vous. La vérité vous est due, n’est-ce pas ? Vous voulez vous en montrer digne. « Vi Veri Universum Vivus Vici » ou en terme moins élitiste « Par le pouvoir de la Vérité, j’ai, de mon vivant, conquis l’univers ».
Ce qui rejoint votre indifférence de la moralité et des conséquences à l’obstruction des lois. Non pas par fainéantise, comme vous le déclarez mais parce que vous ne poursuivez que la Vérité, Monsieur Holmes, les conséquences de cette dernière en revanche, vous rendent indifférent.


Il avait élevé un frêle sourire aussi vague qu’un nuage au dessus de sa tasse, considérant le détective, qui l’observait toujours. Ce dernier paraissait être aux aguets. Aux aguets d’une faute, d’une information, d’attention… Il se mis à sourire, totalement, déposant sa tasse devant lui l’espace de quelque instant, tandis que ce dernier affirmait ne pas l’avoir pris en grippe. Comment aurait-il pu le faire après avoir avoué n’être qu’en quête de vérité. Une fois cette donnée accordée, Sherlock Holmes se défaisait de toute morale. Et s’il le faisait, alors comment aurait-il pu considérer quiconque avec un intérêt plus ou moins positif ou négatif ? Il ne les voyait que pour le mystère qu’ils incarnaient, pour le défi, leurs actes en eux-mêmes ne semblaient alors rien susciter chez le détective qu’une volonté de compréhension.

- « Vous m’en voyez flatté. Il n’est pas rare pour ma personne d’être particulièrement fascinant mais je me délecte sincèrement que chacun y puisse trouver des aspects divers au point de moi-même ne jamais m’ennuyer ou me laisser. Qu’est-ce qui a attiré l’attention d’ailleurs ? Dites-moi…. » il pencha la tête ajoutant en opinant « Des lunettes de vision nocturnes… oui pourquoi pas…C’est original … Donc cela vous sied. Et je suppose que pour y avoir pensé, ce terme doit convenir également à votre sœur... »

La famille Holmes… Amusant comme le panel se trouvait à Storybrooke et pourtant la recrudescence des crimes ne semblait absolument pas rencontrer de répit. Les yeux du détective s’étaient égaré sur les locaux, visiblement désapprobateurs alors le notaire ajouta :

- « Je déteste ces lieux, ils sont impersonnels. Bien que cela complique donc votre exercice du jour et pour cela, je m’en amuse. Vous trouverez bien moins de descriptif de ma personnalité ici que dans mon vrai bureau. » il ponctua sa phrase d’un petit rire et se pencha pour reprendre sa tasse « Je suis un citoyen sans histoire depuis mon arrivée à Storybrooke...aussi je n’ai peut-être rien à cacher, tout simplement » il égraina l’ensemble d’un rictus fin puis ajouta « et indépendamment de ces locaux peu agréables, je ne pense pas que le poste de Trésorier d’une ville puisse être qualifié de banal et ridicule. Il dépend fortement du maire, je vous l’accorde, aucune des décisions n’est la mienne, mais j’ose espérer apporter un peu de tempérance, de bon sens et de pragmatisme pour...canaliser ses idées les plus loufoques… » il avala une gorgée de son breuvage et poursuivit « Je suis certes un ancien roi mais il semble que les mœurs de notre époque actuelle ne reconnaissent plus ce titre… Mais cela n’enlève rien à l’envie que peu avoir quelqu’un qui a su connaître la politique de tenter d’aider à la construction et à l’amélioration d’une société. C’est mon devoir en tant que citoyen.. Et puisque mon passé m’a donné quelques accointances dans ce domaine autant aider en transmettant mon savoir-faire humblement. C’est divertissant…. »

Il n’y croyait pas une seule seconde mais c’était amusant de le dire.

- « Peu m’importe… Je ne souhaite éviter aucun sujet de conversation mais j’avoue avoir envie de tester vos méthodes… Je sais très bien de ce que l’on peut déduire d’un homme dans une simple conversation ce qui n’enlève rien à mon envie d’en faire l’expérience par démonstration si vous le souhaitez » minauda-t-il « Quel dommage…. Vous devez en être bien peiné… Si cela peut vous rassurer, vous auriez eu un lecteur… Je me serais procuré cet ouvrage, par curiosité. Pourquoi donc a-t-il manqué d’éditeurs ? On pourrait penser que le nom de Sherlock Holmes aurait été des plus vendeurs….


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