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 (Tyria&Chuuya) Turn me around and take me back to the start

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Nakahara Chuuya



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Nakahara Chuuya


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________________________________________ Ven 22 Jan 2021 - 20:23

ft. Tyria
Take me down to the paradise city

C'était la fin des vacances d'été, dans le Maine. Le bitume se gorgeait de chaleur et rejetait une odeur sèche dès que le soleil se couchait. Le vent du littorale rafraîchissait l'air d'une humidité légère et salait la peau et les cheveux des vagabonds. Chuuya était d'eux.

Chuuya n'avait connu que le Maine. Il y était né, il y avait grandit, il l'avait parcouru en long en large et en travers. Il s'y était fait des plaies, des bleus, des écorchures. Il avait cassé plus d'un arcades sourcilières et tordus plus de chevilles qu'il n'en fallait pour une vie. Il n'était pas sur de pouvoir déterminer s'il aimait le Maine, mais une chose était sur, il pouvait dire qu'il en était imprégné jusqu'à l'os et il lui semblait difficile d'entrevoir de partir un jour. Il y avait tout ses souvenirs, douloureux et amère pour la plupart, et l'odeur de l'avenir ne semblait pas différente.

Le soleil déclinait, paresseusement, entament sa phase crépusculaire. Les lampadaires venaient de s'allumer, autour de l'orphelinat de la ville. Signe que le petit monde qui vivaient comme des petits insectes entre ses murs dénoués d'affection regagnait leur chambre respective. Non pas que la compagnie des adolescents abandonnés plaisaient grandement à Chuuya qui lui même s'était tiré de chez lui à 16 ans pour vivre dans les coups et la rapine, mais une seule d'entre eux, si ce n'est la pire de toute avait réussi à lui arraché un semblant d'affection.

En face de l'orphelinat, depuis que les lumières avaient commencés à se déplacer, il suivait les mouvements des aller et retour dans l'ophelinat. Il levait négligemment les yeux vers la lumière de la chambre de Manhattan, guettant le moment où elles s'allumeraient. Ce serait le signe qu'il était temps pour elle de se sauver, au moins pour une soirée, de son trou à rat.

Il avait du mal à comprendre comment ils avaient fait pour s'entendre. La plupart de leurs échanges finissaient en cri ou en menace, si ce n'était en coup rendu. Ils s'étaient quittés nombres de fois sans dire un mot ou en s'insultant copieusement en se jurant de ne plus jamais se revoir. Et pourtant, il était là, fidèle au poste et au rendez vous. La sortie hebdomadaire de l'été qu'ils avaient mis en place depuis le début de la saison et qui se tintait d'une mélancolie particulière. Elle était semblable aux jours déclinant et à la température, qui, progressivement, perdait ses degrées. Etait-ce parce qu'août touchait pratiquement à sa fin ? Que les bières avaient presque toute le goût de la dernière de la saison ? Sans y penser, Chuuya se mit à soupirer tristement, sans savoir que quelque chose le chagrinait et qu'il ne voulait pas voir en face.

Adossé à une moto – dont il avait du changé les roues un nombre indécent de fois pour le jeune âge du véhicule – en face de l'orphelinat, il laissait son smartphone, dont l'écran était cassé, hurlé Paradise City des Gun's and Roses. C'était son habitude, quand il conduisait. Les Guns. Les Guns et pratiquement rien d'autre. Ca l'énervait qu'on change de musique alors qu'il conduisait. Il avait ses habitudes et ses manies et y tenait. A moins qu'il ne s'agisse que d'une question d'égo pour pouvoir rétorquer qu'il était le conducteur, donc il décidait.
Il passait en revue ses applications, sans faire attention, pour faire passer le temps, mais Manhattan ne pointait toujours ni le bout de ses cheveux roses, ni de ses lunettes de pouffiasses. Il jetait des regards impatient à la fenêtre. C'était invraisemblable qu'elle puisse oublier leur rendez-vous, non ? Ou alors, elle s'était peut-être sauvé avec un autre ? A cette idée, Chuuya grinça des dents et se décolla de la moto.

Elle avait le chic pour l'agacer avant même d'avoir daigner battre des cils. Chuuya n'avait jamais été d'un caractère très facile, mais la petite Manhattan avait réussi à faire naître en lui l'habitude d'être en tension préventive : elle allait, de toute façon faire quelque chose d'exaspérant, autant l'être en amont.

Il traîna des pieds ses converses jusqu'en dessous la fenêtre. La semelle avait virés grises à force d'être traînée dans la poussière. Il enfonça sa capuche sur ses cheveux tint. La racine brune commençait à se voir et une longue mèche rouge foncé lui zébrait le visage. Il coupait rarement ses cheveux en été. C'était aussi une habitude étrange.
Chuuya rangea son téléphone au fond d'une des poches de son jean et pris une longue inspiration avant de siffler sous la fenêtre :

« Tyria, MANHATTAN Potts ! Ca fait un quart d'heure, bouge ton gros cul ! »

Alerté par le sifflement, une quarantenaire à lunettes, le front perlant de sueur dans son petit bureau ouvrit une de fenêtre de l'orphelinat. Elle s'apprêta à le houspiller, mais se ravisa en redressant ses lunettes et considéra curieusement Chuuya. Ils se dévisagèrent, comme des chiens de défaillance plusieurs longues secondes. Il savait que l'employé, étonné par sa petite taille, se mit à se demander s'il faisait parti de l'orphelinat. Cette certitude renfrogna un peu plus le jeune voyou qui serra les points, mais s'efforça de sourire. Il avait toujours eu l'air jeune, bien plus jeune que son âge, et pouvoir passer pour un camarade d'orphelinat de Manhattan lui hérissait le poil. Il s'étrangla intérieurement, en rattrapant quelques insultes, mais continua en se forçant un peu
« Vous cherchez quelqu'un, jeune homme ?
- Oh, oui, mais rien d'important. Ma vieille chatte s'est perdu dans votre jardin. Elle est un peu sourde et sénile, ça lui arrive d'aller dans des jardins et d'oublier de revenir... MANHATTAN ! Cria t-il, en prenant un malin plaisir à hurler le prénom de la jeune fille en direction du jardin, viens sale bestiole ! »

Il tourna de nouveau la tête vers l'employé d'un air angélique. Celle-ci s'éventait avec son magazine, en jetant des regards peu convaincu vers le jardin.
« - Je peux vous ouv-
Non, pas la peine, elle va finir par revenir. Quand elle aura faim, elle viendra. C'est un animal ingrat. »

Le téléphone n'avait pas cessé de jouer. Take me down to the paradise city, where the grass are is green and the girls are pretty~.

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________________________________________ Dim 24 Jan 2021 - 12:02


Turn me around

and take me back

to the start
L
a chaleur de l’été l’écrase. Fin août sonne la fin des vacances, le retour en classe, les cours ennuyants, l’envie de fuir, loin, et de ne pas revenir. Elle s’en tamponne sévère, Mana, de savoir que les plantes vertes font de la photosynthèse. Elle s’en fiche d’apprendre que les Pères Fondateurs ont eu une vie, avant d’être une pancarte brandie partout comme une fierté, une excuse, ou que sait-elle encore. Elle ne se sent pas à sa place. Elle sait qu’elle n’est pas à sa place. Les professeurs l’emmerdent sévère, les élèves l’emmerdent sévère. Ce qu’elle veut, elle, c’est s’enfuir. Rejoindre la ville et briller sous les devantures éclairées des magasins, même au beau milieu de la nuit.

Soupir qui s’écrase sur le visage de l’autre.

Manhattan bat des cils, fixe la pétasse qui lui fait face, qui lui hurle au visage quel être abject elle est. Mana ricane. Le chewing-gum, dans sa bouche, forme des bulles roses sur ses lèvres. Elle a très envie de sortir les crocs, de sortir les griffes, de faire parler les poings. L’autre continue son refrain. Elle crache sans voir que l’adolescente s’en balance sincèrement de ses histoires de petit-copain. Pas son problème, à elle. Ou peut-être un peu, si. Gamin embrassé comme ça, parce que ça se fait, entre adolescents, parce que Mana est plus jolie, plus imprévisible, plus insaisissable, aussi. Parce que Mana est mieux que l’autre, mieux que tout le monde, tout simplement.

Alors, elle sourit.
Ses petites canines passent sur sa lèvre peinte de rouge sombre.

Provocation qui fait mouche. L’autre pousse un cri d’hystérique, tend la main vers les cheveux roses de Manhattan. Ce qu’il ne faut pas faire. L’adolescente voit rouge, elle crache son chewing-gum au visage de l’orpheline, écrase sa main sur la joue rebondie. Clac, elle recule, choquée, perturbée par l’attaque, pas calmée pour deux sous. Au contraire, elle grogne et Manhattan sourit de plus belle. Elle se lance dans la bagarre, prête à mordre.

Peut-être bien qu’elle la mord.

Les deux filles sont séparées de force, les poings rouges. Regard hautain dans ses perles saphirs, Manhattan ricane. Elle sait qu’elle a gagné, à grands coups de violence. Le sang coule de la bouche de l’autre, qui a cessé de grogner pour pleurer. La rose, elle, s’en sort avec un hématome au coin de l’œil, l’arcade a morflé, n’a pas cédé, habituée à des coups plus violents que ceux d’une connasse de quinze ans.

Direction le bureau du directeur.
Réprimandes, blâme, interdiction de sortir, d’approcher celle qui a la lèvre explosée.

Mana en a marre.
Elle sait qu’elle est en retard.

Rendez-vous hebdomadaire avec celui qu’elle a toujours très envie de mordre, lui aussi. Lui faire regretter de la faire chier. Mais elle revient, inlassable, chaque semaine, à la fenêtre de sa chambre, regarder s’il est toujours là, à l’attendre en-dessous. Comme un besoin malsain de s’apprécier et de se déchirer tout en même temps. Parfois, elle se demande s’il sera toujours là, à la rentrée. Si elle pourra sécher pour le retrouver, continuer de se détester sans pouvoir se quitter.

Dans le couloir, des éclats de voix lui viennent de l’extérieur. Manhattan lève les yeux au ciel, écoute les provocations de l’autre. Déjà, il l’énerve, sans même avoir popé sa tête de cinglé en bas de la fenêtre. Elle grince des dents, passe la langue sur ses canines pointues. Vieille habitude, quand elle est énervée, soûlée. Quand elle a besoin de provoquer, également.

La porte de la chambre grince. Elle n’allume pas. Les lunettes de soleil, sur son bureau, sont placées sur son nez, poussées jusqu’aux yeux dans l’espoir un peu con, sans doute, de faire disparaître la faiblesse, sur sa tempe. Comme une femme battue qui veut cacher son secret au monde entier, qui ne peut rien cacher, pourtant. Qu’est-ce que ça peut foutre, de toute façon ? D’habitude, c’est lui qui lui tape dessus et il est bien content.

La fenêtre s’ouvre sur sa crinière rose. Mana s’appuie sur le rebord et baisse les yeux vers l’abruti qui hurle, au pied de l’orphelinat. Mais quel débile, sérieux, mais elle reste là, bien accrochée à sa fenêtre, ses yeux bleus fixés sur la capuche de Chuuya.

– On t’a jamais appris à chanter la sérénade pour appeler ta princesse à son balcon ?

Pas de balcon, mais bon. Son regard remonte le long du bâtiment, tombe sur les lunettes de l’autre. Celle qui veut ouvrir le jardin de l’orphelinat à un inconnu. L’un a beau faire plus jeune, l’autre plus vieille que leur age, ça reste suspect. Professionnalisme douteux, pour la quarantenaire curieuse qui ne veut toujours pas retourner voir dans son bureau si ses papiers sont pas mieux que deux abrutis qui passent leur temps à se gueuler dessus. Alors, Mana lève un majeur à son attention, tire la langue sans aucun respect pour la hiérarchie et se détourne de la vieille pour enjamber le rebord de la fenêtre.

Elle s’assoit contre le mur. Jambe nue pendue dans le vide, short gris, tête de mort noire sur la fesse gauche, veste en cuir et t-shirt partiellement déchiré, un peu de sang sur le col. Pas mon sang, évidemment. La pétasse a laissé tomber ses mini-jupes et ses robes. La mélancolie de la fin de l’été lui rappelle la vieille époque où elle n’était que Manhattan, à se frayer un chemin à coups de poings. Besoin viscéral de puissance pour affronter la rentrée. Elle-même ne sait pas pourquoi. La chaleur lui donne envie de faire fuir les autres, pas de les attirer.

Sauf lui, au fond.

– Si je saute, tu me rattrapes ?

Une main passe dans ses cheveux roses. Elle se penche vers le vide, évalue la distance. Premier étage. Ça passe. D’habitude, elle n’a besoin de personne pour faire le mur. Petit caprice de princesse. Ou besoin, peut-être, de l’entendre lui dire d’aller se faire foutre.

– Avoue, t’as cru que je t’avais oublié ou posé un lapin et ça t’a grave énervé. (Elle éclate de rire, très amusée par le tableau d’un Chuuya recalé à l’entrée de sa vie.) Si tu veux, pour te consoler, je t’arrange un coup avec l’autre, elle avait l’air intéressée. Un peu vieille mais bon, t’es plus tout jeune non plus.

Sourire innocent sur ses lèvres rouges. Les lunettes noires n’ont pas quitté son nez, malgré l’obscurité. Toc, toc, coups tapés à sa porte. Manhattan se détourne de Chuuya pour regarder l’ombre, sous le bout de bois. Elle devine qui c’est sans demander. Me fait chier, ce con, l’autre, celui qui a été le sujet de sa bagarre. Mana n’en a rien à faire, de lui. Elle ne se bat pas pour un gamin. Elle se bat pour un peu de sang sur ses doigts blancs. Il toque à nouveau, inlassable, et elle glisse un regard à celui qui l’attend, avec sa moto. Comme une envie de voir s’il connaît la jalousie.

– Donne-moi une bonne raison de te laisser profiter de moi, plutôt que lui. (Coup de tête lancé vers l’intérieur de sa chambre.) Je crois qu’il a très envie que je le laisse entrer.

Elle n’a pas envie de le faire, mais elle préfère lui faire croire le contraire, perchée sur sa fenêtre, grand sourire aux lèvres. Provocante et emmerdante jusqu'au bout des ongles.






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Nakahara Chuuya



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________________________________________ Lun 1 Fév 2021 - 18:15

ft. Tyria
Take me down to the paradise city


L'éclat des lunettes de soleil attire le regard de Chuuya. Toujours les même, qui la font ressembler à une petite libellule rose. Un insecte avec des longues jambes pleines de bleus et son mini short déglingué qui devait se râper un peu plus à chaque fugue. Toujours le même, lui aussi.
Il lève les yeux vers elle. Simplement les yeux. Il ne veut pas lui donner le plaisir de prendre la peine de lever le menton.

Et pourtant, il est rassuré. Un palpitement d'adolescent dans le cœur lui arrache deux grognements exaspérés : un pour elle et un pour lui. L'un pour la monnaie, l'autre pour le show. Elle jouait avec ses nerfs et elle est marquait juste, à chaque coup. La discipline était aisé pour ceux qui avait réussi à se faire une place dans son affection, et il haïssait cette faiblesse. La meilleure torture vient des plus proches. Pourtant, il gloussa, nasalement en amorçant une courbette négligée face à son altesse sur son balcon de pauvresses.

« Pour être une princesse, ma grande, encore faudrait-il que tu ais des manières ! On t'apprends pas ça dans ton palace ? »

Il la regarde se jouer de la secrétaire et pose les mains sur son visage, exaspéré. Heureusement que la fin de l'été arrivait, le prochain vendredi, il risquait d'avoir la police aux fesses... Même si ce n'était pas ce qui l'inquiétait le plus et qu'il changeait plus souvent de plaque d'immatriculation que d'appartement.

« Si je saute, tu me rattrapes ? »

Non. Pense t-il froidement, en croisant les bras, avant de lever enfin la tête vers elle et faire tomber sa capuche. Le rouge ternit par le sel et le soleil répondait au bonbon de ses cheveux. Deux têtes exubérantes, comme des ballons de fêtes foraines qui n'attendaient qu'éclater lorsque la fête se terminait... et pourvu qu'elle continue jusqu'à ce qu'on n'ait plus de souffle.

T’as cru que je t’avais oublié ou posé un lapin et ça t’a grave énervé. Et elle continue, s'engouffre dans la brèche de l'agacement... Ou incise simplement la faille qui l'attendait. Il siffle entre ses dents. Avant de mimer un haut le cœur quand elle présente l'idée de partir avec la secrétaire.

« Estime toi heureuse que je sacrifie ma soirée pour toi, greluche, je sais pas qui est assez dingue pour tenter de se taper un ulcère sur tes caprices ! »

Oh, oui, il devait bien être un peu dingue. L'inconscience de la pègre ne faisait pas tout. Il avait prit assez de coup dans sa vie pour savoir ce qui faisait mal et s'en tenir loin, et pourtant, c'était vers Manhattan qu'il revenait tendre une joue.

Il tique.

Il tique dès qu'elle tend la tête vers l'intérieur de sa chambre, sans même avoir capter un son. Il sait que quelque chose retient son attention. Et deux choix : soit l'autorité, soit le plaisir. Ou le personnel de l'orphelinat lui intimant d'arrêter de faire l'andouille, ou la douce compagnie de ses camarades de dortoirs.
La réponse est vite fixé « lui ». C'était qui ce lui ? Un merdeux entrain de jouer de la guitare devant sa porte ? Il connait son caractère, son désir et son besoin de faire des vagues. C'était Manhattan tout craché et c'était pour ça qu'ils s'était acoquinés. Ses histoires d'adolescentes ne regardait qu'elle. Que ses histoires d'adolescentes puissent interférer dans leur relation à eux, c'était une autre paire de mandale.

« Tu me casses les couilles, Manhattan !, il se surprend à hausser le ton, ses ongles pressant l'intérieur de ses paumes sous ses bras croisés. Il réalise seulement maintenant qu'elle l'avait mit sous tension en un tour de main, comme on se joue d'un petit poisson prit dans un filet. Quelle..., Connasse... crache t-il en la fixant. »

Tout doux l'animal. Elle n'attends que ça, que tu répondes au quart de tour. Et le petit poisson avait sauté dans le filet et tiré dessus pour s'y envelopper un peu plus. Il prend une inspiration profonde, mais brûlante en écartant les cheveux de son front et tâcha d'avoir l'air le plus détaché dont il était capable... Ca n'arnaquait personne, n'avait pour le coup rien de détaché, mais ça le rassurait un temps soit peu.

« J'ai des bières, des clopes et la permission de minuit ! »

Il hausse doucement une épaule, avec une moue de « deal with it » et repose un regard autoritaire sur elle. Hargneux, mais autoritaire. Aussi de quoi se gaver de gaufres, de barbes à papa, et festivals de sucres et de gras qu'on ne trouve qu'à cette période de l'année sur les stations balnéaires et la promesses de rentrer se coucher avec du sable entre les orteils, dans les cheveux et dans les vêtements, affalés le matelas avec la tête qui tourne, des envies de se claquer, mais des rires alcoolisés.

Vaincu dans son cœur, mais pas dans ses gestes, il tendit nonchalamment le bras vers elle, en agitant les doigts. Puis finalement, le second bras, le regard négligemment jeté sur le bitume, se donnant une consistance factice. Ne pas la regarder, c'était nié sa victoire... mais seulement dans son schéma de pensé

« Allez, dépêche toi, pimbêche, les bières chaudes c'est dégueulasse... »

Le ton était faussement exaspéré, mais l'envie brûlante. Derrière cette directive camouflée par la désinvolture pointait presque un « s'il te plait » dans le battement de cil.


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________________________________________ Sam 6 Fév 2021 - 11:25


Turn me around

and take me back

to the start
L
es yeux se lèvent vers ses lunettes noires. Manhattan est presque agacée de le voir résister, garder la tête droite, ne pas dresser le menton pour lui donner le rôle de la grande dame, sur son piédestal, et garder pour lui celui de l’abruti qui reste à ses pieds. Petit tic nerveux, au coin des yeux, qu’il ne peut pas voir, derrière ses lunettes noires. D’ailleurs, elle a du mal à le voir derrière ses lunettes noires, mais elle les garde sur le nez, s’intéresse à autre chose.

Mais les papillons bleus reviennent à lui, à la forme floue qu’elle voit, dans la nuit, à peine baignée par la lumière des lampadaires. Elle a presque envie de lui cracher à la gueule, de lui prouver qu’elle n’a aucune manière. À la place, elle sourit, pince sa lèvre inférieure avec l’une de ses canines et repousse ses cheveux roses, en dressant le menton, hautaine. Soupir méprisant qui échappe à sa gorge et s’écrase sur ses cuisses.

– On m’a appris à ne pas parler aux petits hommes suspects, en bas des fenêtres des filles. Heureusement pour toi que je n’ai jamais été bonne élève.

Elle fait la moue, déçue, à deux doigts d’ajouter malheureusement pour moi, ou quelque chose comme ça, quelque chose qu’elle ne pense pas. Manhattan n’est pas une adolescente obéissante, une fille respectueuse et ponctuelle. Elle aime n’en faire qu’à sa tête, dire non pour le simple plaisir de contredire. Pourtant, elle se tient, chaque semaine, à cette fenêtre, prête à sauter dans le vide pour rejoindre celui qui la déteste autant qu’il ne peut plus se passer d’elle. Sinon il ne reviendrait pas, non ?

Alors, elle ose lui demander ce à quoi il n’a pas besoin de répondre pour qu’elle en connaisse la réponse. Pourtant, elle a presque envie de l’entendre lui crier non, d’aller voir ailleurs s’il y est, de demander à un gars plus con d’accéder au moindre de ses désirs. Il n’en dit rien, mais il croise les bras et lève la tête, ce qui suffit à Manhattan pour échapper un sourire amusé.

Au fond, elle a peut-être besoin de l’entendre dire oui, pour une fois. De lui prouver qu’elle a été choisie, pour la première fois de sa vie, que c’est sur elle qu’il s’éclate les phalanges, l’esprit, pas sur une autre. Une autre qu’elle aurait, sans doute, très envie de détruire, juste pour lui faire regretter de lui voler la vedette, son rendez-vous hebdomadaire.

Manhattan ricane sur le haut-le-cœur qu’il mime, à l’idée de partir avec la secrétaire. Puis elle détourne le regard, s’intéresse soudain à la nuit noire qu’elle ne peut que deviner et ne pas voir, derrière ses lunettes, pour cacher qu’elle aime ses mots, tout le bien qu’ils lui font et qu’elle renie elle-même, d’un revers de main mental. Peu importe.

– Tu n’as pas trop mal au ventre ? se moque-t-elle, en revenant à lui.

Elle assume ses caprices, la pétasse. Il ne fait que s’insulter lui-même, en se tenant si droit sous sa fenêtre, à attendre qu’elle saute pour s’enfuir loin d’ici. L’interdiction de sortir ne l’empêchera pas de le suivre. Au contraire, elle le pousse à le faire, à prouver aux autres qu’ils peuvent aller se faire voir, elle n’obéira pas à ceux qui se croient plus malins qu’elle. À ceux qui pensent que l’attacher est une bonne idée. Manhattan a besoin de fuir.

Et pourtant, elle l’attaque, elle s’amuse de lui et le provoque, pour le voir s’énerver, l’entendre gronder. Elle aime ça, écouter les insultes qu’il lui balance en pleine tête, voir la jalousie le faire bouillir de l’intérieur. Prendre le risque de le voir tourner les talons, peut-être, pour enfin avoir raison : les autres ne méritent pas son attention, tôt ou tard, ils finissent tous par disparaître dans les ombres.

Par contre, elle déteste son prénom.

Manhattan grince des dents à l’instant où il ose le dire, énervé, parce qu’elle l’a cherché. Elle a moins de rage à l’entendre l’insulter de connasse. Au fond, elle le sait, elle n’a pas besoin de lui pour le lui signaler. Alors, elle arrache ses lunettes noires, les balance dans la pièce, comme pour le provoquer, lui prouver qu’il n’a pas l’exclusivité de son besoin de frapper. Mais elle ne dit rien, elle se contente de le fixer, de détailler ces cheveux rouges qui sont les siens. Sa façon de les repousser, pour se donner l’air de celui qui n’est pas concerné. Trop tard, ducon, t’es grillé, alors elle sourit. Parce qu’au fond, elle a gagné. Elle veut s’en persuader.

– À minuit, la princesse se transforme en monstre, non ? T’es sûr que t’es prêt pour ça ?

Coup d’œil à l’horloge, sur son bureau. Ils ont le temps, avant minuit. Bien trop de temps. Ils auront craqué avant d’y arriver, sans doute. Déjà, il titille ses nerfs, ose la regarder comme s’il est son frère, ou son père, prêt à lui donner les ordres qu’elle enverra chier, les uns après les autres. L’adolescente n’aime pas être commandée, ni par lui, ni par un autre. Même si elle doit bien avouer qu’elle se laisse plus facilement mener par Chuuya que par les autres.

D’ailleurs, il tend les mains vers elle, avec la nonchalance de celui qui ne veut pas s’avouer vaincu. Un peu comme elle. Toujours trop comme elle. Comme un miroir dressé sur sa route, pour la forcer à regarder sa vérité, cette vérité devant laquelle elle détourne le regard. Sauf que c’est lui qui détourne le regard, soudain attiré par le trottoir.

– Je viens pour la bière, souffle-t-elle, en ricanant.

Évidemment, pour quoi d’autre ? Et ses mains se tendent vers les siennes, alors qu’elle se laisse glisser du rebord de sa fenêtre, sans jamais répondre à l’autre qui attend, comme un con, derrière la porte. Elle s’en tape, de l’autre, alors qu’elle a presque besoin, d’un besoin inavoué et inavouable, de s’accrocher aux bras de Chuuya et de le rejoindre, en bas de l’orphelinat. Pour quitter cet endroit qui l’enferme, la garde en son sein comme une perle trop laide pour être sertie, arborée fièrement au bout d’une chaîne.

Elle se tient fièrement au bout de ses bras à lui, avec son petit sourire de connasse.

– Allons-y, on n’a pas toute la vie.

Mana le contourne, s’étire comme le chat dont elle a la souplesse et la ruse, sans doute, mais rien de plus. Le besoin de mordre, aussi, mais aucune main ne se tend à elle pour l’arracher à ses problèmes. Alors elle se plonge dedans la tête la première.

– Toujours les Gun’s, hein ? (Ses doigts passent dans ses cheveux roses, désordonnés.) T’es comme un petit vieux avec ses habitudes à ne surtout pas changer pour pas être perdu.

Attaquer pour mieux cacher que ça l’inquiète, au fond, que ça lui fait un peu mal. Son âge est un problème, un gouffre qui s’ouvre entre eux et la force à se poser des questions dont elle ne veut pas. Elle, elle n’est qu’une adolescente qui n’a pas la liberté de faire ce qu’elle veut de sa vie. Lui… il est presque adulte, et les adultes finissent tous par trahir.






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Nakahara Chuuya



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________________________________________ Sam 6 Fév 2021 - 23:07

ft. Tyria
Take me down to the paradise city


« Heureusement pour toi. »

Il se farde d'un sourire fugace, manque de rire. Il en aurait presque oublier qu'ils étaient entrain de se chicaner à quelque mètre de différence. Heureusement pour lui, oui. Ca le tourmentait, délicieusement par moment, lui retournait la tête, faisait naître des envies destructrices. Heureusement pour lui, il jouait le jeu de se laisser mener à la baguette par une adolescente.

Heureusement.

Il n'aurait pas voulu d'une bonne élève. Qui aurait supporté ses colères et paré ses coups ? Qui lui aurait dit qu'il était con, jaloux, puéril ? Qui lui aurait violemment amené la vérité, insidieusement, si ce n'était une mauvaise élève ?

Manhattan. Il ne montre pas qu'il est satisfait de sa réaction. Le prénom lui échappe, cette fois. Il l'utilise d'ordinaire pour la chercher, la remettre à sa place. « Manhattan » sort cette fois, spontanément, presque par méchanceté, mais surtout par excès d'autorité. Il lui jette à la tête pour la ramener à la réalité, comme on déclame des vers, sauf qu'ici, il l’enchaîne à son patronyme qu'il la sait haïr. Il entends les lunettes claquer au sol, espère qu'elles ne sont pas tordus... Il ne veut pas se sentir obligés de lui acheter une paire et prétexter que ça l'ennuie, alors qu'il serait fier de lui poser sur le nez et de la voir jouer les pimbêches avec ces lunettes. Ses lunettes.

Elle, un monstre ? Oh que oui, un sacré monstre ! Il sourit, intérieurement, les yeux toujours rivés sur le sol, mais garde ses réflexions pour lui. Pour l'instant. Il attends qu'elle saute, la réceptionne, en douceur. Elle n'a jamais été bien lourde. Pour lui, rien n'a jamais été bien lourd, s'il le voulait. Il aurait pu la porter des heures s'il s'en donnait la peine. Il ne la lâche pas tout de suite, appuie, un peu brusquement, son front sur le sien.
Comme un genre de salut mélangé à un tape amicale. Un bruit un peu sourd sonne entre leur deux têtes. Bonk

« T'es l'inverse toi. T'es un monstre toute la journée, et une princesse quand personne ne peut en témoigner. »

Il glousse, avec un sourire en coin. Il écrase ce qui ressemble à un compliment sous la raillerie et lui donne un petit coup de poing sur l'épaule. Un coup de poing qu'on donnerait à un camarade de beuverie ou à un vieux pote de lycée... mais pas à une princesse. Ou à une princesse casse-cou.

« T'inquiète par pour moi, « princesse », j'ai vu pire comme monstre. Et si je dois te combattre, crois bien que je compte t’écraser. »

Elle le contourne, il la suit en la regardant en coin. Son t-shirt troué, ses cheveux emmêles. La princesse des voleuses, des voyous, mais pas une princesse de château. Est-ce que ça lui aurait seulement plu ? A côté d'elle, et il lui met un coup de pied aux fesses pour la faire avancer plus vite.

Elle commente les Gun's. Il hausse les sourcils, surpris. Oui, toujours. Il tire son téléphone de sa poche et regarde la playlist machinalement. Il tend la main pour lui taper sur le front, du plat de la paume.

« C'est surtout pour ne pas t'entendre geindre ! T'as une voix de crécelle, espère pas devenir chanteuse, je tiens pas à ce que mes tympans saignent.  »

Il fait défiler la musique, sans s'arrêter sur rien de précis. Il chantonne une version acoustique de You're Crazy en hochant la tête de gauche à droite en enjambant la moto, machinalement. Il est violiniste. Il reconnaît le talent brute de Slash qu'il jalouse parfois. Le son gras d'une Les Paul qu'il ne peut pas obtenir sur un violon, un son chaud qu'il ne reproduit que lorsqu'il joue Zigeunerweisen. Il n'a jamais diy à Manhattan qu'il était violoniste. A quoi cela lui aurait servit, sinon d'une nouvelle joutte ? Est-ce qu'elle aurait voulu qu'il joue, lorsque la nuit s'achève, juste pour prolonger un peu plus leur escapade ? Son regard s'arrête un instant sur les morceaux qu'il apprend. Un mélange de Sarasate et de Paganini, parfois du Prokofief. Au milieu de son vieux rock grunge, s'ajoutait des petites pointes de classiques. Il pose les yeux sur Manhattan, longuement. Il y avait bien des aspects qu'ils ne connaissaient pas, l'un deux. Et, ça valait sûrement mieux ainsi. Il inspire, essaye de se convaincre... Oui, ça valait mieux.

Elle n'a pas à connaître ses affiliations avec la mafia. Elle ne doit pas.
Il doit l'en préserver.

Il se doute qu'il la regarde trop longuement. Il sourit tristement, s'éclaircit la gorge pour effacer l'ombre qui pèse sur son esprit et lui tend négligemment le téléphone abîmé, déverrouillé, signe de confiance. Il lui tend l'intégralité de son téléphone, comme si rien n'importait, puis tapote le siège de la moto de l'autre main.

« Tiens. Choisis ce que tu veux, histoire que je me perde ! Et choisi bien, t'auras le temps d'une seule chanson. »

Il met le contact, démarre le moteur qui ronronne alors. Il jette un œil vers le bureau de la quarantenaire, les fenêtres de l'orphelinat. La fin de l'été, hein... Elle reprendrait les cours, sa vie, lui la sienne. Fini la plage, la chaleur, les nuits courtes et les levés de soleil. Il secoue vivement la tête pour balayer l’appréhension de ce qui n'est pas encore arrivé.

Qui a besoin d'un casque quand on a passé son adolescence à se battre dans la rue ? Qui a besoin d'assurance, quand on vit dans le danger constant. L'une à un t-shirt troué, l'autre sur le jean. Un écran de téléphone cassé, des bleus sous les vêtements, des bandages qu'on ne montre que lorsqu'il est suffisamment tard. Alors qui veut des protections, quand il est trop tard.

Il abandonne son téléphone dans les mains de Manhattan et démarre. Le port n'est pas loin, la plage non plus. La fête encore moins. Une chanson, oui, une.
Les stands sont encore ouverts. Les jeux où les gamins et les adolescents ruinent leur argents de poches, les hots dogs à se mettre de la sauce plein la main, les glaces qui ne font pas mieux. Des ballons, et encore des ballons. Des verts, des bleus, des roses et des rouges. Surtout des roses et des rouges.

Il coupe le moteur, pose son pied sur le sol. Il allume une cigarette, machinalement. Il allumait toujours une cigarette, en arrivant. Il reste silencieux, un temps, avant de se pencher un arrière, reposant tout son poids sur Manhattan et lève la cigarette au dessus de sa tignasse rose.

« Tu crois que le type qui voulait t'échanger contre les jetons au stand de tire est encore là ? »

Il s'appuie, un peu plus lourdement sur Manhattan avant de descendre, puis sans la prévenir, l'attrape par la taille pour la descendre, comme un petit sac de pomme de terre. Il ne la laisse pas poser les pieds à terre, la tenant appuyé sur son épaule. Il soulève d'une main le siège pour récupérer le pack de bière et baisse le siège du coude. Manœuvre faites, il repose l'adolescente, assise. Il prend une bière, prêt à lui tendre, mais se ravise au dernier moment en la gardant près de lui et la dévisage, sceptique.

« Ca se mérite ! Montre que t'en es digne ! »


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Manhattan T. Potts



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


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________________________________________ Lun 8 Fév 2021 - 10:59


Turn me around

and take me back

to the start
S
es doigts glissent sur les siens. Elle se demande pourquoi elle en a besoin. Comme une envie de s’assurer qu’il est bien là, que sa peau est chaude de vie, qu’il n’a pas encore abandonné l’idée d’être avec elle, d’être… son ami ? Drôle d’amitié, éclaboussée de sang et de cris. De coups gratuits. Manhattan a un tic nerveux, au coin des lèvres, une soudaine envie de mordre celui qui s’approche tant, qui cogne son front contre le sien.

Bong.

La princesse a laissé ses jupes au vestiaire, ses manières dans la penderie. Finis les baisers, le monstre est prêt à frapper. À être frappé. Elle grimace, tout de même, pointe de douleur qui éclate dans son cerveau alors que le coup s’approche un peu trop de son arcade. Ils auront l’air malin, avec une bosse. Comme un corne low cost pour les deux licornes, l’une peinte en rouge, l’autre en rose.

Un sourcil sombre arqué sur le front, elle le toise de haut en bas. Essaie-t-il d’insinuer qu’elle n’est une princesse que pour lui ? Elle a la dégaine de la rebelle qu’elle a toujours été, la pétasse abandonnée dans sa chambre, pour ne se réveiller qu’au matin, traverser les couloirs en balançant les hanches, haut perchée sur ses talons. Avec lui, elle est plus souvent l’autre, Manhattan, celle qui frappe et mord à outrance, celle qui fait couler le sang pour gagner sa place, se frayer un chemin dans un monde aussi moisi que ceux qui le arpentent. Avec lui, elle a moins besoin de faire semblant et pourtant, elle ne sait pas faire autrement.

Il la tape à l’épaule, comme il taperait un homme. Douce envie de le lui faire regretter, qui remonte sa gorge et laisse un arrière-goût sucré, sur sa langue. Elle préfère se parer d’un sourire fier, glisser ses doigts blancs sur sa joue, remonter jusqu’à l’arcade endommagée et se perdre dans ses cheveux roses.

– Tu n’oserais pas abîmer ce beau visage, provoque-t-elle, en le contournant. Le monstre en a besoin pour jouer avec les autres.

Pas avec lui. Elle n’a pas le temps de se demander ce que ça ferait, de s’amuser aussi avec lui, qu’il ose lever le pied et la pousser. Manhattan grogne et tapote ses fesses, pour enlever la saleté de ses grolles de connard. Ses doigts s’attardent sur la tête de mort, sur son short, alors qu’elle commente la musique qui beugle, sur la moto de Chuuya. Toujours la même voix, les mêmes rythmes. Elle ne déprécie pas. Elle n’a rien contre les Guns, contre l’habitude de les écouter pendant qu’il conduit, comme un truc à eux qui, elle le sait pourtant, n’a rien de personnel. Avec ou sans elle, il continuera d’écouter les Guns. Il est peut-être les guns, mais elle n’est pas les roses.

Trois fois. Trois coups portés à la princesse qu’elle n’est pas. Putain d’abruti, crient ses yeux bleus, fixés sur lui. Envie de lui prouver que les expressions ne sont pas toutes des menaces en l’air. Tu m’touches, j’te bouffe. Mais la rose a rangé ses crocs pour la nuit. Ou pour une heure. Elle ne tiendra pas longtemps, face à un idiot comme lui.

– T’as juste peur que je devienne hyper connue et que je t’abandonne derrière, en prétextant ne t’avoir jamais vu de ma vie.

Provocation livrée d’un ton arrogant, une main sur une hanche, le regard baissé sur lui comme s’il n’était qu’un caillou devant elle, dans lequel elle s’empressera de shooter. Il est déjà sur la moto, lui, le regard baissé sur son téléphone, jusqu’à ce qu’il relève les yeux sur elle.

Et la fixe.
Longuement.

Manhattan affronte son regard, l’air de rien, sans comprendre ce qui lui prend. Elle est un peu perturbée, en vérité, mais le montrer, c’est perdre, admettre la défaite. Elle ne peut pas se le permettre. Alors, elle dresse le dos, se retient de détourner le regard. Puis le sourire triste, sur les lèvres de l’asiatique, la force à battre des cils, deux fois, trois fois, choquée. Le téléphone est soudain tendu entre eux et elle n’ose le prendre.

Comme un goût d’adieu, au creux de la gorge.

Mais elle s’en empare, sans commentaire, et enjambe à son tour la moto, pour se caler derrière Chuuya. D’abord bien droite, sur le siège, elle fixe l’écran du téléphone, se demande presque d’où lui vient toute cette confiance en elle. Mais elle ne fouille pas, elle se contente de choisir une chanson des Guns, pour aller avec ses désirs, Sweet child o’ mine, de circonstances, sans doute. Puis elle ouvre l’appareil photo, profite que le rouquin regarde la fenêtre de la secrétaire pour se pencher sur lui, tendre le bras et capturer l’adolescente aux cheveux roses qui fait mine de mordre le jeune adulte aux cheveux rouges, sans le toucher.

– Direct en fond d’écran, pour que tu oublies pas de m’aimer, souffle-t-elle, à son oreille, sans se détacher de lui.

C’est pourtant son propre téléphone, qui vibre dans la poche de sa veste, à l’instant où elle envoie la photo à son numéro. La voix unique d’Axl Rose prend toute la place, entre eux, alors que Manhattan glisse les mains sur le torse de Chuuya pour se serrer contre lui, le temps du trajet. Elle n’a sûrement pas besoin de cette proximité, feintant de s’effrayer, peut-être, de sa façon de piloter. Sauf qu’elle s’en fiche, Mana. Ils pourraient même se planter sur le bas-côté. Rien à foutre, sérieux, la fin de l’été ne l’a jamais arrangée. Mais elle reste collée à lui, à se demander si tout ceci est terminé. Bon débarras, elle n’arrive pas à s’en persuader.

Quand la moto s’arrête près de la plage, Manhattan se détache de lui et soupire, comme pour feinter le soulagement, l’envie que ça prenne fin, qu’ils passent à autre chose. Lui, il allume une cigarette, comme d’hab, petit vieux bloqué dans ses habitudes. Et elle le connaît assez pour le remarquer. Une pensée qui la perturbe, juste le temps pour lui de se pencher en arrière et s’écraser contre elle.

Elle hésite à le repousser violemment, quitte à tomber avec lui. À la place, elle glisse les doigts sur sa tempe, repousse une mèche rouge qu’elle tire un peu, juste pour l’emmerder. Le rôle de coussin lui déplaît moins que ça le devrait.

– Pourquoi ? T’es jaloux ? Ou tu veux déjà te débarrasser de moi ?

Il lui échappe aussitôt et elle n’a pas le temps de se défendre qu’il s’empare d’elle comme d’un sac, jetée vulgairement sur son épaule. Pliée en deux, humiliée, Manhattan hésite à lui enfoncer les deux genoux dans le ventre, pour le lui faire regretter. À la place, elle prend appuie sur son épaule, le menton dans la main. Peut-être qu’elle enfonce un peu son coude dans le muscle de l’épaule. Involontairement, évidemment.

Elle attend presque sagement qu’il cesse son manège, consciente qu’elle n’est pas vraiment en position de force, à peine capable de se débattre, ce qui serait lui faire trop plaisir. Quand le siège revient sous ses fesses, Manhattan croise les jambes et repousse ses cheveux roses, sur son épaule, comme une princesse déposée sur son trône.

– Tu t’attends à quoi ? (Elle le toise de haut en bas et fait la grimace.) T’es bien trop vieux pour moi. Mais je peux te tenir la main, si t’as peur de ne plus savoir marcher.

Elle glisse de la moto, tapote l’épaule de Chuuya avec une compassion feinte pour le pauvre homme qu’elle vient de recaler (alors qu’il n’a rien demandé) et s’éloigne de quelques pas. Histoire d’être à l’abri des représailles, sans doute.

– Je suis sûre que je n’aurai pas grand-chose à montrer, au stand de tir, pour avoir un pack entier.

Manhattan hausse les épaules, dans sa veste en cuir, et tourne les talons. Elle en serait bien capable, la pétasse, juste pour faire regretter à Chuuya de l’emmerder, de lui promettre ce qu’il ne veut pas lui donner. Elle n’a pas envie de se plier à ses exigences, elle préfère faire les choses comme elle les entend. Vivre dangereusement, sans le moindre doute, mais vivre la vie à pleines dents.






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Nakahara Chuuya



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________________________________________ Sam 6 Mar 2021 - 19:21

ft. Tyria
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Tu n’oserais pas abîmer ce beau visage.

Ce beau visage, il le regarde du coin de l'oeil, en se fardant d'un sourire narquois. Il n'avait jamais dit le contraire, mais ne l'avait jamais dit tout haut. C'était indéniable qu'elle était jolie, mais il ne sait que trop bien que lui livrer un compliment du coin des lèvres c'était se faire mettre un collier autour de cou. Même si le collier avait des pics, il ne pouvait se permettre ce genre de coquetterie.

« Oh, crois moi, j’abîmerais cent fois ce jolie visage si on l'exigeait » susurre t-il sur un ton de menace factice.

Qu'était-ce cette sensation aigre qui venait de s'enfoncer dans son cœur ? Une pointe aigue qui venait d’irradier tout le corps de Chuuya. La vérité faisait ce genre de douleur pernicieuse, d'autant plus quand une vérité n'était pas bonne à dire.

Chuuya n'a pas une vie exemplaire. Il en avait frappé des personnages, menacer, des gens, fragile ou non, coriace ou pas, à contre cœur, à regret. On s'habituait, oui... On s'habituait, mais la culpabilité pèse. Celle là veille sur lui, comme une ombre prête à venir ronger la moindre faiblesse qui allait échapper à son contrôle. Si on lui demandait d'abimer Manhattan, qu'est-ce qui se passerait ? Il ne voulait pas songer à ce genre de réalité. Il ne voulait pas se poser réellement la question et se demander « Qu'est-ce que tu vas faire ? Qui tu vas trahir ? Tu vas mettre ta vie en jeu pour elle ? »

Bien sur, qu'il n'aurait pas hésiter. Il aurait sacrifier sa vie en échange de la sienne, même si elle la gâchait l'instant d'après, mais il ne pouvait se permettre de l'admettre, car c'était remettre en question toute sa loyauté envers son boss.

« C'est surtout pour ne pas t'entendre geindre ! T'as une voix de crécelle, espère pas devenir chanteuse, je tiens pas à ce que mes tympans saignent. 
- T’as juste peur que je devienne hyper connue et que je t’abandonne derrière, en prétextant ne t’avoir jamais vu de ma vie.
- Pitié, ne cite mon nom nulle part, surtout ! Je voudrais pas te voler la vedette.. »

Il sait qu'il ne l'oubliera pas. Il n'oublie rien, à son grand damne. Il aime trop peu de personne pour pouvoir oublier le peu qui ont prit une partie de son coeur. Il regrette, de n'avoir rien pu faire pour les laisser s'installer, puisque qu'ils ont entre leur main innocente la pire des armes. Si elle le voulait, elle pouvait le blesser. Bien qu'il peste après elle et refoule son affection, il tenait à cette adolescente sans attache. Mais pourquoi elle ne l'oublierait pas ?
Alors ils se chamaillaient, usant de ce stratagème d'enfant pour être sur d'imposer leur souvenir mutelle dans leur tête immature.

Direct en fond d’écran, pour que tu oublies pas de m’aimer, dit la princesse des casse-cou.

She's got eyes of the bluest skies as if they thought of rain. I hate to look into those eyes and see an ounce of pain. Her hair reminds me of a warm, safe place. Sweet child of mine.

Une chanson qui lui ressemble du tout au tout. Il ne pouvait pas l'écouter sans mettre son visage en tête . « Ce beau visage » comme elle disait. « Tu es trop envahissante pour être oubliable, malheureusement » répond-il, sans la regarder alors qu'elle se colle à lui. Il ne dit pas qu'il l'aime, non. Comme toujours, masquer la vérité c'est garder encore les deux pieds sur le ring. Elle le jetait parfois, même souvent hors du ring, mais il n'attendait pas la fin du décompte pour remonter. Il ne simulait pas d'avoir été mis à terre. Même quand ses coups portaient, il ne vendait rien, encaissait et se remettait au combat, directement (référence cachée au catch, allez ça fait plaisir).

Chuuya n'a jamais été quelqu'un de tactile. Il ne prend personne dans ses bras, recule quand un visage étranger s'approche. Si peu de personne peuvent s'estimer heureuse d'avoir percé sa bulle opaque. Ils comptaient, sur les doigts d'une main. « Sweet child o' mine » chantonne t-il avec légerté. La pression de l'adolescente rend le solo de Slash plus envoutant encore. Where do we go now, sweet child ?

Moteur coupé, appuyé sur elle, il grimace quand elle joue avec ses cheveux et souffle du nez. Il claque des doigts, de sa main libre, juste sous son nez, comme on rappellerait un petit animal à l'ordre, mais n'émet pas de plainte verbal. Un jeu de taquinerie qu'il acceptait.

« – Pourquoi ? T’es jaloux ? Ou tu veux déjà te débarrasser de moi ?
- Je vais surement te décevoir, mais être jaloux pour toi, c'est le suicide garanti. Et puis t'es pas assez lucrative pour que je me débarrasse de toi. Tu me rapporterais pas beaucoup, ça vaut pas le coup. Les filles difficiles n'ont jamais intéressé le client. »

Ce monde là aussi, il ne le connaissait que trop bien. Il y baignait dedans, de près ou de loin. Il en avait vu, des filles qui s'étaient faites amocher et qu'il avait du venger d'une façon ou d'une autre, d'autres filles qui avait escorté le gang, le temps d'une soirée. Parmi toutes ses filles, combien ressemblait à Manhattan ? Combien n'avait pas été beaucoup plus vieille ?
Une nouvelle fois, il chasse le pire de son esprit. Lui épargner tout ça, ce monde trop dur qu'il ne lui laisserait aucune place, c'était la seule chose bien qu'il pouvait faire. Elle savait se défendre, bien sur, mais il ne voulait pas qu'elle ait à le faire. Protéger les autres, c'est tout ce qu'il s'imposait à lui. La seule chose qu'il devait être bon à faire.

Aïe, râle t-il exprès, avec une sonorité trop haute pour être réelle, en se plaignant comme un enfant, quand elle appuie son coude.

Alors Manhattan se met à jouer à la Manhattan. Avec ses grands airs d'actrices américaines des mauvais quartier. Il lève les yeux au ciel en ricanant, amusé par son spectacle auquel il ne croit pas. Elle en faisait toujours trop : un sceptre, une cape et une couronne n'aurait même pas été superflu. Surtout rose. Il se figurait l'image de princesse Manhattan avec ses regalia en plastique cheap qu'une petite fille aurait prit d'un coffre à jouet. Et c'était là tout son charme, de jouer à être en étant rien.

Il tend la main, quand elle le propose, mais elle passe à côté. Il grince des dents « Tch' » crache t-il en se crispant. A quoi il s'attendait, oui ? Depuis quand Manhattan était sérieuse. Il la laisse fuir, pour l'instant. La nuit n'est pas éternelle malheureusement, leur liste de quête secondaire est si longue qu'une simple nuit ne suffisait pas.

Si seulement.

« Essaye. » lui balance t-il l'air de rien.

Elle joue les grandes caïd et les diva à la fois, mais il voit surtout en elle la petite voyou pleine de blessure. Il n'est pas sûr que ce soit le seule aspect qu'elle veuille lui montrer. Il voit ses nombreuses facettes, mais celle qui prend le dessus, c'est ce petit bout d'adolescente tête brûlée qui écrase la princesse. Elle lui jette sa façade à paillette en parlant comme la reine des gangster.
Il esquisse un sourire un y réfléchissant, le pack de bière sur l'épaule.

Il se place à côté d'elle, frôle son visage en plissant les yeux pour regarder sa blessure à l’arcade au dessus de ses lunettes, puis lève le doigt pour coller une pichenette juste au dessus de la plaie.

« Oops, excusez moi, Meryl Strip, je vous ai fait mal  ? raille t-il en baissant la voix d'un ton, tu compterais gagner comment avec tes petits bras ? Ta seule arme c'est un regard à la De Niro, starlette, un regard qui te flingue sur le coup. »

Il fait un petit pistolet avec les doigts, « pew », et lui tape doucement le bas du menton avec l'index, avec juste ce qu'il faut de force pour qu'elle se sente obligée à lever le museau. Il l'a cherche, brutalement, comme une morsure qu'on aurait pas vu venir et qu'il n'avait pas l'intention de céder.

« Je suis sur que je te bas au tir et que je gagne tout les oursons roses dégueulasses. Même avec trois bières dans le sang. »

A la différence près qu'il ne tenait pas l'alcool le moins du monde.


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________________________________________ Ven 19 Mar 2021 - 16:40


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C
omme une envie de cracher, au fond de la gorge, un besoin de faire parler sa frustration, son incompréhension. Elle ne sait pas pourquoi ça lui fait plaisir. Elle a envie de s’énerver, de lui dire d’aller se faire foutre loin, très loin d’elle, là où elle n’aura plus à le supporter. À la place, elle sent son cœur qui se serre, se gorge du sous-entendu, comme une promesse donnée avec presque trop de naturel. Elle ne veut pas y croire, penser qu’il ne l’oubliera jamais. Elle sait qu’elle finira déçue. Qu’il se détournera à l’instant où il croira avoir trouvé mieux ailleurs, plus à son goût, plus docile, plus âgée, peut-être. Plus douce, aussi. Beaucoup plus chiante, sans doute. Banale à en crever.

Jalousie au creux du ventre. Elle détourne le regard de ses cheveux rouges, se perd dans le paysage qui défile, sur le côté, du peu qu’elle en voit dans l’obscurité. Elle a envie de s’accrocher à l’insulte, le reproche offert comme une évidence, mais elle ne voit que le reste, elle n’arrive pas à s’énerver. Alors, elle laisse tomber, elle passe à autre chose. Elle écoute Sweet child o’ mine d’une oreille distraite. Elle la connaît sur le bout des doigts. Quand il la chantonne, elle grimace, mais ne dit rien. Elle se demande ce qu’il pense de son choix, se maudit de s’y intéresser. Peu importe, pas mon problème, mais elle continue d’y penser.

Jusqu’au moteur coupé, la tête renversée de l’imbécile, sur elle. La mèche qu’elle pince, qu’elle tire pour l’emmerder. Elle aime bien cette couleur, même si elle crie le contraire, même si ça lui fait peur de s’intéresser à autre chose qu’elle-même. Sa petite pomme rose, ses allures de princesse bien cachées derrière la rebelle qui se prend pour une reine. La reine des connes, sans doute. Tant pis, si c’est ça qui fonctionne. Au bras du roi des abrutis, ça sonne comme une prophétie, la fin du monde entre leurs poings serrés, les coups lancés.

Claquement de doigts devant son nez. Elle grogne, Manhattan, a très envie de le lui faire regretter. Elle n’est pas un chiot qu’il engueule. Mais elle n’a pas le temps de lui tirer la tignasse, de lui pincer la joue. Il lui échappe, la porte, la pose, comme une poupée Barbie bien cachée au fond de son armoire, une honte qu’il n’ose pas avouer, ni montrer. Et elle se laisse faire, ne proteste pas, bouge à peine, parce qu’elle a son attention pour la soirée et que ça lui suffit, à elle, parce qu’elle n’a pas encore envie d’en venir aux mains, aux poings, aux cris crachés à la gueule de celui auquel elle ne dira jamais qu’elle l’apprécie. Pas de ça entre eux.

Quand il tend la main, elle l’évite, les yeux rivés sur la plage, les manèges, les lumières qui scintillent, dans la nuit. Elle fuit, Manhattan, parce qu’elle ne comprend pas, parce qu’elle ne veut pas comprendre. Une simple blague, lancée entre eux sur le ton sec d’une insulte. Elle ne pensait pas qu’il le voudrait pour de vrai. Elle sent qu’elle aurait pu la prendre, cette main, et se demander à quoi ils ressemblent. Deux abrutis finis, elle n’en doute pas. Pourtant, elle aurait pu se laisser tenter à essayer, juste pour voir ce que ça fait. Comme des amis avant de faire pleuvoir les coups.

Il la provoque, la met au défi de faire ce qu’elle dit. Mana tchipe un peu, détourne le regard. Pas envie crie son regard azur pour ne pas avouer la vérité : provoquer, elle sait faire, les choses sérieuses, c’est une autre histoire. Elle peut se pointer devant un vieux, rouler des hanches, relever un peu le t-shirt sur son ventre, pour obtenir ce qu’elle veut. À l’instant où il tendra les mains, en revanche, la lionne sortira les crocs, les griffes, mordra à outrance. Pas touche, pas touche, la peur au ventre.

Lui, il la cherche, sans cesse. Il la titille pour qu’elle s’énerve. Il continue de la toucher, du bout des doigts, d’un coup bien placé au-dessus de son arcade, pour la faire grogner. Elle ne lui donne pas ce plaisir, elle serre les dents, fronce les sourcils. L’envie de mordre au bout des lèvres. Elle n’aime pas être touchée, Manhattan. Elle ne déteste pas ça, quand c’est lui qui la provoque. Elle ne veut pas comprendre pourquoi.

– Va te faire foutre, Choo choo, crache-t-elle, soûlée par sa fausse innocence. Va souffler ta vapeur ailleurs, tu veux ?

Elle montre les dents, ses petites canines si inoffensives, même si elle ne sait pas encore, à l’époque, qu’elle en a eu des plus longues, des crocs redoutables et redoutés, prêts à bouffer la vie de celui-ci. Elle se demande s’il le fait exprès, ce débile, de ne pas avoir compris les sous-entendus, de parler de victoire, quand elle n’imagine aucun combat. Un simple aperçu de ce qu’elle montre déjà en partie, pour attirer l’œil du forain et lui faire cracher ses récompenses sans même avoir besoin de tirer. Le respect pour son corps est mort et enterré avec ses géniteurs. Mana joue avec le monde puisque c’est ainsi qu’on obtient, jusqu’au jour où elle ne pourra plus reculer.

– Dommage que tu sois pas encore mort, alors. C’est pas faute d’avoir essayé. Et ce regard, c’est toujours mieux que la coupe à Larusso.

Elle lui lance un regard noir, comme il le lui dit si bien, un regard qui flingue sur le coup, elle aime l’analogie, ne veut rien en dire, cache une ébauche de sourire derrière une grimace alors qu’il la touche à nouveau. Le doigt qui frappe son menton, la force à relever la tête, le regarder de haut. Envie d’ouvrir les lèvres et de lui cracher à la figure pour le lui faire regretter. De serrer les dents, fort, le plus fort qu’elle peut, sur ce doigt qui croit avoir le droit de la toucher.

– Ha !

Tout son mépris craché à terre, entre eux, alors qu’il ose la provoquer, la mettre au défi d’être plus douée que lui. Elle ne sait pas bien se servir d’une carabine, elle. Elle n’en a pas encore eu l’occasion. Elle s’entraînera, sans doute, des jours et des jours durant, plus tard, une autre fois, pour être certaine de le battre, de la lui mettre minable. Elle est plus forte dans une salle d’arcade, Manhattan, mais elle n’a pas le choix.

– À la première gorgée, tu vas devenir tout rouge et balbutier. Au bout de deux, tu ne sauras même plus ton nom. Bois en trois, vas-y, et gagne-moi tous les oursons, si tu es si fort que ça. Et si tu tombes… (Ses yeux clairs regardent son pied qui écrase, lentement, les grains de sable d’un arc de cercle appuyé.) Compte sur moi pour t’écraser.

Elle se détourne dans une envolée de cheveux roses. S’il est trop près tant pis pour lui. Elle préfère s’éloigner, dans un maigre espoir qu’il cesse de la faire chier, ou persuadée, peut-être, que la fuite, c’est ce qui continuera de l’attirer, comme un papillon qui ne peut pas s’empêcher de venir s’éclater contre une lampe. Ou un prédateur qui adore voir sa proie reculer. Sauf que la proie a autant de crocs que le prédateur.

– Bon, alors, le vieux, tu te traînes ?

Une main enfoncée dans la poche de sa veste en cuir. Mana se retourne, à peine, lui lance un regard en coin. Elle remue les doigts de sa main libre, les ouvre, les ferme, regarde son poing, hésite. Elle ne veut pas être vaincue, tendre la main à l’autre. Il ne mérite rien, ou plus qu’elle, peut-être. Elle ne sait plus. Elle se demande s’il disparaîtra, lui aussi, dans une explosion de taule. Coup d’œil à sa moto. Qu’est-ce qu’il en restera, sous les roues d’un camion ?

– Viens donc prouver à quel point t’es un pro de la gâchette, ricane-t-elle, en l’imitant, de ses tendus comme un pistolet sur le bout duquel elle souffle doucement. Je me contenterai de faire la potiche, pendant que tu prouves quel homme tu es.

Elle se fout de sa gueule, clairement, et n’hésite pas à le lui faire savoir, d’un regard hautain.

– Bois pas trop vite, tout de même. Ou je devrais trouver un autre abruti avec qui passer la soirée. (Elle le toise de haut en bas et fait la moue, la tête qui se penche sur le côté pour marquer la conclusion d’une réflexion à peine poussée.) Pourquoi attendre en vérité ?

Sourcil arqué sur le front, elle se détourne, relève ses lunettes dans ses cheveux roses et cherche, du regard, celui qu’elle pourrait squatter pour remplacer Chuuya. Elle n’en a pas envie, en vérité, mais elle aime lui faire croire le contraire et pointe, soudain, une silhouette au loin, avec un petit sourire sur ses lèvres rouges. Déjà elle s’éloigne, d’un pas lent, provoquant, l’oreille tendue aux bruits du rouquin, derrière elle. S’il ne mord pas à l’hameçon, elle aura l’air con. Il mordra, jaloux jusqu’au bout des ongles. Ce qu’elle préfère croire, plutôt que d’imaginer que ce ne soit pas vraiment le cas.






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Nakahara Chuuya



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Nakahara Chuuya


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________________________________________ Dim 4 Avr 2021 - 22:40

ft. Tyria
Take me down to the paradise city


Deviens le Slash de mon Axl Rose, c'est ce qu'il aurait du lui dire. Pour faire une paire quasiment inséparable. L'un qui ne pas s'en l'autre ou qui sonne comme un manque. Axl sans Slash, c'est triste. Ils formaient un duo bordélique qu'on ne voulait voir que sur scène, mais pas dans la vraie vie parce qu'ils étaient incontrôlable. Eux, c'était similaire, une histoire romanesque de deux fauteurs de troubles coincés dans la peur de se perdre qu'on ne veut pas voir débarquer dans nos vies, sinon ils s'accagent tout.

Va te faire foutre, Choo choo. Va souffler ta vapeur ailleurs, tu veux ?

Il hause un sourcil. Quel surnom stupide. Un surnom stupide que sa bouche en cœur rouge faisait sonner comme une petite fille qui joue les pestes pour qu'on s'intéresse à elle. Elle y jetait quelques diamants, à ce surnom stupide, dès qu'elle le prononçait, il ne pouvait regarder ailleurs que sa moue infernale qui donnait envie de presser ses joues pour la forcer à en garder la forme et qu'elle le répète indéfiniment. Choo Choo.

Il souffle la fumée au dessus de sa tête rose avec un sourire en coin qui ne s'avoue pas vaincu. Il conserve ce sourire, quand elle regrette qu'il ne soit pas mort. Il bat lentement des cils. Il ne s'étonne plus, de constater qu'il aurait pu mourir plusieurs fois. Un coup de couteau mal placé, une balle perdue, un kidnapping... C'était un risque quotidien. Il avait l'avantage d'avoir un pouvoir qui le rendait tenace et qui l'avait empêché de mourir jusqu'à présent... quand au pouvoir qui était capable de l'achever, ce n'était qu'une nostalgie amère.

- Tu feules autant qu'un chaton. Pour tuer un homme, il te faudra un peu plus, dit-il en feignant d'être attendri... jusqu'à ce qu'elle critique ses cheveux. Il grince des dents, prêt à lui gueuler dessus. « Tch' … T'es vraiment une pét... » Il se mord l'intérieur de la joue en détournant la tête. Elle obtiendrait ce qu'elle voulait, s'il mordait à l'hameçon comme un poisson rouge. Il écarte le sujet d'un mouvement de main « Inculte. C'est la coupe à Ginger Halliwell. » Les Spice Girls, c'était un peu plus glamour que Larusso.

Il s'imagine déjà qu'elle prévoit de s’entraîner sans relâche, jusqu'à maitriser l'arme, mais qu'elle n'avouera rien. Il n'arrive pas à ne pas faire de parallèle avec sa vie. Est-ce qu'il serait rassuré qu'elle sache tenir une arme ? Pas sur... Il ne voulait pas savoir si elle savait ce que ça faisait de tirer, à blanc ou non, pour s'amuser, se défendre, ou finir le travail. Il espérait qu'elle n'y voit qu'un jeu innocent où le but est d'éclater les canettes et les ballons et de gagner des oursons ou des camions roses. Il ne voulait pas qu'elle connaisse l'odeur de la poudre et de toute ce qu'elle entraînait avec elle.
Il aurait préféré perdre sur ses terrains de jeux à elle, que l'attirer dans ceux que lui connaissait.

Elle lui rappelle sans honte qu'il ne tient pas l'alcool, mais Chuuya nie en silence. A croire que chaque gorgée lui faisait oublier instantanément qu'il n'avait jamais tenu l'alcool. Il aimait ça, mais sa consistance ne voulait pas en entendre parler, à croire qu'elle essayait de lui rappeler qu'il n'était pas né avec un physique de voyou. Ses cheveux roses le giflent. Il souffle du nez en écartant les mèches qui s'accrochent aux siennes.

Le petit pied de Manhattan soumet le sol. Il baisse les yeux, en levant le menton, pour suivre ce mouvement qui illustre ses propos de grande impératrice. Elle comptait gagner la guerre, vraiment ?
Il tire une dernière fois sur la cigarette, avant de la jeter à ses pieds. La pointe de sa chaussure écrase le mégot, tout contre celle de Manhattan. Il ne dit rien, a t-il besoin de dire plus quand il montre qu'il ne se laissera pas faire ?

Elle lui demande de lui montrer qu'il sait tirer. Pari tenu. Sans un mot, il dépose les bières sur le rebord du petit stand et en décapsule une au briquet avant de tendre la main vers le propriétaire qui lui tend la carabine.

- Bois pas trop vite, tout de même. Ou je devrais trouver un autre abruti avec qui passer la soirée.

Il écarte la bouteille de ses lèvres, alors qu'il avale sa gorgée. L'enfant terrible venait de réussir à gâcher la première. Il montre les dents, se crispe en relevant la lèvre comme un chien prêt à mordre. Il aurait préféré qu'elle l'ignore à l'orphelinat plutôt que de se débarrasser de lui sous son nez. Il ravale sa rancoeur, alors qu'elle s'éloigne déjà en jouant les sirènes. Sale gosse. Elle avait déjà comprit comment faire cavaler le monde derrière elle.

- Petite peste, sussure t-il en braquant aussitôt le canon vers elle, calmement.
- Eh oh, c'est un jouet mon gars, mais quand même ! S'emporte le forain en posant une main sur l'épaule de Chuuya.
Il dégage sa main en faisant glisser son épaule. Il ne supporte pas qu'on le touche. Il n'y avait que deux personnes qu'il avait laissé faire. Et l'une était en face de lui.
- Détends toi, je ne vais pas tirer sur la gamine...

Après tout, le forain avait raison. C'était un jouet. Sauf que tout ne restait pas un jouet très longtemps dans les mains de Chuuya. Il se mord la lèvre en souriant. Alourdir la balle était un jeu d'enfant, mais pas pour qu'elle se destine à l'adolescente. Faire un bleu sur Manhattan n'irait pas à ses cheveux, ça aurait été dommage de ternir son code couleur pour un patchwork de mauvais goût. La crosse sur l'épaule, il vise dans sa direction, prends le temps de s'assurer qu'elle entre dans le même alignement que la personne au loin. Il prend une gorgée de bière, la dernière avant de viser, pour être sur qu'il atteindra sa cible.
Il concentre son pouvoir dans la carabine, le laisse passer pour le concentrer uniquement dans la balle. Juste cette petite boule. Il suffisait juste d'un impact un peu plus lourd.
- Tu fais quoi, gamin ? C'est pas pour viser sur les passants, rends ç... reprends le forain en tentant vainement de reprendre la carabine, mais Chuuya le dégage d'un coup d'épaule.
- Chut, tu vas la blesser si tu l'ouvres.

Il s'arrête de respirer et tire. La balle frôle l'oreille de Manhattan. Il fait porter à la balle la marque de sa présence. Elle siffle à sa place, pour lui rappeler qu'il était là. La faire tourner la tête, de nouveau, pour revenir à lui plutôt qu'à un inconnu à qui il manquait les tripes suffisante pour tenir compagnie à la démone.
« Aïe, putain ! »

La petite balle frappe le front de la personne plus loin. Un petit impact comme un caillou. Rien d'affolant, mais rien d'agréable, il allait s'en remettre !

Chuuya repose brutalement la carabine, les pièces, embarque sa bière et c'est tout : « Gardez la monnaie ! » lance t-il sans se retourner en rattrapant Manhattan en courant. Le pouce sur le goulot de la bouteille. L'inconscience avait une limite, on ne perdait pas d'alcool en chemin.
Il débarque à côté d'elle, comme une balle, sans avoir le temps de lui demander si ça va et lui empoigne le poignet pour l'attirer avec lui.
Il se pince simplement les lèvres en lui jetant un regard coupable, sur le point d'éclater de rire. Il n'avait plus l'occasion de faire des imbécillités puérils, si ce n'était avec elle. A croire qu'il conservait chaque occasion pour ne les ressortir qu'au bout moment... ou au pire ! Il entends au loin le forain leur crier après et dans leur course, passe devant la victime de la petite balle.

« Pardon ! » lui crie t-il en jetant un œil par dessus son épaule.

Il glisse contre les rondins du ponton, maculés de sable, manque de tomber en éclatant de rire. Jugeant être suffisamment loin, il pousse Manhattan derrière un autre stand et se précipite derrière elle, la heurte en ricanant et appuie sa main sur ses lèvres. « Mais chut, tais toi !» lui ordonne t-il, encore à moitié de rire, alors que c'était lui qui faisait le plus de bruit. Il reprend son souffle et se laisse glisser contre le mur du stand. Il attends quelques instant que le calme revienne, sans que son sourire ne le quitte, avant de la regarder de nouveau.

- Tu peux toujours aller lui mettre de la glace sur le front, si ça te tente, propose t-il en haussant les épaules, avant de lui tendre la bouteille épargnée.


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Manhattan T. Potts



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Manhattan T. Potts


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________________________________________ Lun 12 Avr 2021 - 9:36


Turn me around

and take me back

to the start
E
lle virevolte comme une girouette qui change de courant d’air, dans l’espoir fou de garder une attention qu’elle avait déjà sur elle. Manhattan s’enfonce dans sa bêtise, dans son besoin d’énerver le rouquin pour qu’il ne regarde qu’elle, que ce soit vers elle qu’il tende ses mains qu’elle ne veut pas prendre, de peur de s’attacher et de ne plus vouloir les lui rendre, alors même qu’il finira par la quitter, tôt ou tard. Elle n’a pas l’espoir de le voir rester. Elle n’est qu’une gamine, une orpheline coincée dans sa prison, qui peut s’en échapper pour un temps mais doit, toujours, revenir se cloîtrer dans sa tour.

Sauf qu’elle n’est pas la princesse.
Elle est le dragon qui crache sur le prince charmant.

Qu’aurait-elle d’intéressant si, comme toutes les autres connes, elle restait sagement aux pieds de son… Qu’est-il pour elle ? Elle n’ose se retourner, regarder derrière elle, essayer de comprendre le mot qu’elle peut poser sur leur duo de merde. Est-elle seulement son amie ? Mais que sait-elle de lui ? Que sait-il d’elle ? Le mystère autour d’eux est épais, brouillard qui ne se lève pas avec le soleil, les garde emprisonnés dans leur ignorance. C’est ainsi qu’ils s’apprécient, sans doute. Moins ils en savent, mieux ils se portent. Pourraient-ils se supporter, dans quelques aveux de ce qu’ils sont, ont été et seront ?

Alors, elle tourne les talons. Elle enfonce une main dans la poche de sa veste en cuir, se pare d’un sourire innocent et s’éloigne du stand de tir. Elle fuit, au fond. La vérité accrochée au bout des doigts de l’asiatique, de celui qui tient mieux la carabine que le forain lui-même. Celui qui n’aurait eu besoin que de quelques secondes de plus pour lui prouver qu’il n’est pas n’importe qui. Elle le sait, elle s’en doute, mais certaines choses ont besoin d’ombre, de mystère, du silence entendu de ceux qui ne veulent pas se confier pour briser la limite. Comment pourraient-ils se supporter, s’ils devenaient amis ?

Ses pas sont lents, ses oreilles concentrées sur les bruits, derrière elle. Elle n’entend aucune course pour la rattraper, la rose, et elle pince les lèvres sur l’envie de tchiper, de cracher, de grogner comme le tigre qu’elle n’a jamais été. L’envie de lui balancer un caillou, de lui crier d’aller se faire foutre, une nouvelle fois, de lui dire tout ce qu’elle ne pense pas. Mais elle se retient, garde le menton dressé, la confiance de celle qui, pourtant, n’en a pas. Armure balancée sur ses blessures pour ne pas montrer au monde qu’elle déteste sa solitude, que chaque attaque agrandit, plus encore, un trou béant dans son âme. Rejetée, elle l’a toujours été. Pourquoi ça changerait ?

L’homme, devant elle, l’aperçoit. Elle lui sourit, même si elle n’en a aucune envie. Mana est mieux tentée par un besoin de s’exploser les phalanges sur son visage, de mordre le cou jusqu’au sang, de l’entendre crier qu’elle est tarée. Oui, elle est tarée. Mais il n’y a que Choo Choo qui le sait, abandonné au stand, avec ses bières et sa carabine. Elle regrette les bières, se raccroche à ce regret pour nier le reste. Ne pas avouer qu’elle s’énerve de ne pas l’entendre derrière elle, lui dire à quel point elle est stupide, qu’elle ne mérite rien qu’une bonne tape sur le front, comme un chaton désobéissant qui se prend pour le roi de la maison.

Des bribes de conversation lui viennent, mais elle n’en entend que les sons. Manhattan n’a pas les oreilles du chat qu’elle imite, en tournant les pattes pour trouver une seconde maison. Elle ne sait pas ce qu’ils se disent, mais comprend qu’il préfère perdre son temps avec un forain qu’avec elle. L’envie inavouée, peut-être, de ramener une licorne rose avec lui. Qui est la princesse, d’eux deux ? Elle ricane tout bas, la reine des emmerdeuses, jusqu’à ce que la détente explose dans un poc discret, derrière elle.

Sifflement strident à son oreille.
La rose s’arrête.

Devant elle, l’autre crache sa haine, les doigts pressés sur le front pour frotter l’impact de la balle, râler qu’il a mal. Bien fait, elle esquisse un sourire ravi, admire la rage qui s’empare des traits de celui qu’elle ne connaît pas. Qu’elle ne connaîtra jamais, visiblement. Manhattan n’a pas le temps de reculer ou d’avancer, de retourner voir Alan Quatermain ou de jouer les infirmières, qu’une main s’enroule autour de son poignet et la tire en avant. Besoin de se débattre, de montrer qu’elle n’est pas une poupée que l’on dirige selon ses envies, d’un côté ou de l’autre, sans lui demander son avis. Elle reste docile, les yeux bleus fixés sur les doigts de l’autre, sur sa peau blanche.

Where do we go now?
Tch.

Mana pince les lèvres pour ne pas sourire, lui montrer qu’il a gagné, que c’était bien joué, qu’elle est déjà vaincue et qu’elle ne se relèvera jamais. Elle se donne des airs de chat sauvage, mais elle dépend des autres, sangsue collée à leurs doigts jusqu’à ce qu’ils n’aient plus rien à lui donner. Lui, il a ce grain de folie qu’elle ne retrouvera jamais nulle part, cette liberté qui lui permet de croire qu’elle est libre, elle aussi, qu’elle a le droit de sauter par la fenêtre de sa chambre, pour ne plus jamais revenir. Quitter la ville, quitter l’état, le pays peut-être aussi. Embrasser ses rêves et ne plus se laisser dicter ce qu’elle doit faire.

Ils passent à côté de leur victime et il s’excuse. Elle échappe un ricanement moqueur. Pour qui il se prend ? Le roi des voleurs qui balance son butin aux pauvres pour se faire pardonner ses crimes. L’autre ne l’écoute même pas. Il relève à peine les yeux sur eux, quand Manhattan lui lance un faux baiser et un clin d’œil. Elle est presque déçue de voir que ni la victime, ni le forain ne leur court après. Ils les laissent seuls dans leur folie, pour mieux se déchirer à deux. Tant pis. Elle ne peut plus se cacher une envie d’en profiter et le rire de Chuuya devient bientôt le sien. Plus discret, à peine un souffle qu’elle essaie de coincer, mais qui sort quand même.

À quel point sont-ils abrutis ?

La question lui échappe quand il glisse. Elle a envie de croire qu’il est le plus débile des deux, irrécupérable, qu’il n’y a qu’elle pour essayer de le récupérer, de le ramasser et trouver un soupçon d’intelligence sous ses mèches de feu. Mana n’a pas le temps de réagir qu’il la pousse derrière un stand, vient la percuter dans le même mouvement et plaque, soudain, une main sur ses lèvres rouges, prêtes à lui cracher d’arrêter de faire l’idiot. Les cils clignent deux fois sur ses iris azurés, quand il lui ordonne d’arrêter de parler. Elle a très envie de mordre ces doigts insolents, de faire couler son sang, voir s’il est plus rouge que ses cheveux de pétasse. Elle n’a rien dit, elle. Il est le seul à ricaner comme l’abruti qu’il a toujours été.

Puis il la lâche et glisse contre le mur.

Elle le regarde faire sans rien dire, frotte son poignet sans y penser. La chaleur de ses doigts toujours présente sur sa peau blanche. Il n’aime pas être touché, elle n’aime pas être touchée, et pourtant, ils ne peuvent pas s’en empêcher, comme pour se provoquer, se donner une bonne raison de ne pas s’aimer. Jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus le supporter. À le voir ainsi, ricaner comme un abruti, elle a très envie de tirer sur ses mèches rouges, juste parce qu’elle sait qu’il n’aimera pas, qu’il aura envie de lui prouver qu’elle ferait mieux d’arrêter. Manhattan n’en fait rien, pour une fois. Elle reste immobile, attend qu’il relève ses yeux noirs sur elle et profère sa prochaine connerie.

Sourcil haussé comme pour accepter le défi.
Elle fait mine de peser le pour, de peser le contre.
Les yeux clairs glissent entre les stands, cherchent un signe de la victime.

– J’aurais trop peur de que tu te casses la jambe, en me courant après pour me rattraper, souffle-t-elle, en s’emparant de la bouteille.

Pour l’empêcher de regretter et de la lui reprendre, elle fait un pas en arrière, s’adosse au mur du stand. Le goulot pressé contre les lèvres, elle boit une longue gorgée qui a le goût de la fin de l’été, de la dernière qu’ils auront partagée. Comme une envie de la cracher dans le sable, de l’enterrer pour dire qu’elle n’a jamais existé.

– C’est la seule que tu as sauvée ?


Elle lève la bière devant ses yeux bleus, une moue déçue sur les lèvres. Coup d’œil en biais au Japonais. Il ne pourra pas être saoul après une bière, dont elle aura vidé la moitié, non ? Elle reprend une gorgée et lui tend la bouteille.

– S’il se plaint aux flics, je songerai peut-être à te balancer. (Elle hausse les épaules.) Juste pour le plaisir de venir au parloir te voir plus enfermé que moi. Je suis sûre que la tenue orange te fera un beau pyjama trop grand.

La rose ricane et s’écarte de quelques pas, les mains plongées dans les poches de sa veste en cuir, pour attirer l’attention ailleurs que sur ses mots, les aveux balancés trop vite, sans réfléchir, dans le feu de l’action. Les yeux reviennent se poser sur ses cheveux rouges. Elle a envie de les détester, de se dire que ce sera mieux de ne plus les voir sous sa fenêtre, la rentrée passée. Elle n’arrive pas à s’y forcer. L’espoir, ce poison, bien accroché à sa cervelle d’oiseau rare. Manhattan n’a jamais aimé la fin de l’été, celle qui amène, dans son sillage, tous les problèmes du monde. La mort sur ses talons.

– T’aurais au moins pu me ramener une peluche, avant de faire le jaloux.

Elle soulève ses cheveux roses pour se donner des airs de diva, lui offrir une bonne raison de lui résister, une perche lancée à Chuuya pour qu’il puisse la rejeter tout à fait, lui dire de redescendre de son petit nuage de princesse. Elle a presque envie d’ajouter qu’il ne doit pas se faire d’illusions, qu’elle n’est pas à lui, qu’elle ne lui appartient pas. Est-elle bien sûre ça ? Putain d’abruti, la rage au creux de la gorge. Elle se demande si elle ne doit pas le balancer à la flotte pour lui faire regretter de la faire chier. Alors qu’elle est la seule à penser, à se perdre dans ses idées.

– T’es vraiment bête, lâche-t-elle, comme une évidence sortie de nulle part.

Elle ne sait même plus à qui elle parle, à lui, à elle, au monde qui ne veut pas d’elle. Alors, elle se détourne, Manhattan, elle s’éloigne de quelques pas, à peine, pour regarder la mer se jeter à ses pieds, lécher le sable et emporter, dans son sillage, quelques cadavres. Quand seront-ils, eux aussi, recrachés sur un autre rivage ?

– Grogne un coup, Choo Choo, j’adore ça, avoue-t-elle, dans un rire.

Ses doigts se referment sur un petit coquillage qu’elle balance sur le rouquin, juste pour l’emmerder, un sourire ravi sur les lèvres. Se coincer dans leur présent chaotique, c’est mieux que de penser à l’avenir, à ce qu’ils ne seront plus dans quelques mois, au jour où Manhattan ne pourra plus fuir sa fatalité et finira par crever, balancée sous les roues d’un camion. Un bout de bois qui transperce son cœur tout mou.






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