« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)


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Liliann A. Poe



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Liliann A. Poe


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________________________________________ Mar 9 Fév 2021 - 14:32




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L
es choses bougent, dans sa vie, d’une manière qu’elle n’est pas sûre de suivre, Lili. Elle sent que le monde tourne avec elle, désormais, qu’elle n’est plus un objet immobile, à peine balayé par une brise qui, par moment, lui demande de faire un pas en avant. Elle avance, de sa propre volonté, les mains des autres posées sur son dos pour l’aider à choisir une direction, à ne pas se retourner, se bloquer éternellement sur le passé. Pourtant, elle ne peut pas s’en empêcher. Inlassablement, ses yeux noirs reviennent à hier, aux cheveux sombres d’une autre petite tête, aux doigts chauds de l’enfant qu’elle a laissée de côté, loin derrière. Elle se sent coupable de ce mouvement, de ce nouveau souffle, au fond de sa gorge, alors que Béryl n’est plus avec elle pour sourire, rire, pleurer. Crier de sa petite voix qu’elle est le roi du monde, que rien ne pourra l'arrêter.

Mais les choses bougent tout de même et Liliann se sent plus coupable, encore, de vouloir les voir avancer, se caler elle-même sur le rythme du monde et reprendre une grande inspiration pour se gorger de ce nouvel air. Elle sait qu’elle n’oubliera pas, jamais. Les souvenirs persistent et Lili ne veut pas les repousser. Elle s’y plonge, souvent. Elle se perd dans leur chaleur, dans le bonheur qu’elle a ressenti, à chaque instant passé avec sa fille. Elle s’y perd et, tout à la fois, elle y trouve son chemin. Elle réussit à se sortir de leur poison, à s’extraire de ces doigts pour reprendre sa vie, décider qu’il est temps, enfin, de tourner la page sans en oublier les mots qui y sont notés.

Désormais, la brune s’invente le courage de s’imposer. De reprendre le rôle qu’elle a eu, autrefois, pour d’autres, quand Béryl était là pour lui insuffler la force nécessaire, l’énergie qu’il faut pour se tenir droit, relever le menton et exiger. Non pas pour elle, jamais pour elle, mais pour les autres, pour qu’ils sortent de leurs problèmes, qu’ils goûtent au bonheur dont elle ne veut plus, qui ne la touchera plus. Liliann n’a plus besoin d’être sauvée, elle. Son sauveur est né et a disparu depuis de nombreuses années. Il ne reste plus qu’à elle de s’acharner sur la vie des autres, de s’arranger pour qu’ils soient sauvé à leur tour, pour que la vérité les interpelle et qu’il s’extirpe, eux-mêmes, de leurs problèmes.

Ce qui commence par un piège.
Un mensonge qu’elle a donné avec la voix d’une autre.

Lili se tient droite, devant son miroir. La longue robe rouge tombe sur ses jambes, jusqu'au sol, serre sa taille fine et tombe en lambeaux élégants sur sa poitrine. Elle inspecte la transparence de son décolleté, les détails de la dentelle rouge sur ses seins nus. Tout ceci lui paraît étrange, déplacé. Elle ne sait pas si elle est à l’aise ou gênée. Elle se sent comme une autre, cette autre qui a donné rendez-vous à un homme en lui cachant la vérité. Cette autre qui profite, injustement, de sa condition pour le coincer, lui faire croire qu’il est invité par une cliente qu’il ne connaît pas, qui n’existe pas, en vérité.

Elle relève ses cheveux noirs, sur sa nuque, et soupire longuement. Liliann sait que le piège éclatera à l’instant où elle lui parlera, où elle avouera qu’elle a payé une autre femme pour l’appeler, lui donner rendez-vous à un gala de charité et lui promettre d’être payé pour cette Saint-Valentin passée à ses côtés. Elle le sait, mais elle n’a pas peur. Elle s’effraie, plus, de le voir partir, tourner les talons et s’enfuir. Si Lili a menti à Alec, une seconde fois, cela n’arrivera plus. Elle ne veut plus de mensonges, mais pour son bien, elle est prête à beaucoup de sacrifices. Quitte à être détestée, tant pis. Elle ne veut pas que son ami travaille, cette nuit. Pas cette nuit. Comme une vieille pointe de romantisme qu’elle pensait oubliée ou une ancienne envie inassouvie de sortir à son bras, dans l’arrogance de sa jeunesse, alors qu’ils n’étaient que collègues, à cette époque lointaine qu’ils ne peuvent oublier.

Peau d’âne redresse le dos, s’empare d’un petit sac rouge, d’un long manteau noir qui n’a rien à voir avec le sien, son manteau d’hiver abandonné dans son armoire. Pour ce soir, elle sort comme elle n’est plus sortie depuis longtemps : droite sur ses talons, bien habillée, maquillée, sans sa carapace pour se cacher du monde entier. Une seconde d’hésitation la maintient sur le seuil de la porte, le regard tourné vers le garage. Elle a dit qu’elle partait pour un gala de charité, pour une bonne cause à laquelle elle donnera un peu de son temps, un peu de son argent. Elle n’a pas dit qu’elle partait accompagnée. Peut-être ne le sera-t-elle pas longtemps. Rentrera-t-elle en pleurant, comme une adolescente jetée à son premier rendez-vous galant ? Mais il n’y a rien de galant entre elle et lui, seulement une amie qui n’a trouvé aucun autre moyen de l’arracher à sa vie, de le forcer à s’arrêter, à se poser et à penser à lui. Le simple fait de l’imaginer reprendre le travail, parce qu’elle ne s’est pas montrée, la force à refermer la porte, derrière elle.

Liliann monte dans le taxi qu’elle a appelé, prend le temps du trajet pour relire le message qu’elle a fait dire à celle qui a appelé Alec pour elle, pour qu’il ne reconnaisse pas sa voix, pour qu’il n’ose pas refuser de la voir. La promesse d’argent brille, sur l’écran de son téléphone. Elle n’a pas menti à ce sujet, Peau d’âne. Il sera payé pour le temps qu’il aura perdu avec elle, parce qu’elle sait ce que c’est, parce qu’elle connaît, parce qu’elle n’a pas besoin de l’avoir vu, encore, pour se rendre coupable de son mensonge et le regretter. Vient ensuite la tenue, la robe rouge, les cheveux relevés, le petit sac calé sur le côté. Elle se sent ridicule, plus laide que le Loup, elle a presque envie de fuir, mais elle sait que lui ne la verra pas, qu’il ne pourra pas grimacer devant Peau d’âne. Il ne reste plus que l’heure, sur son message, et elle constate qu’elle a quelques minutes d’avance, qu’elle devra attendre, sagement, là où elle l’a indiqué dans le message lu par une autre. Près de la cheminée, comme un tisonnier vaguement décoré, que personne ne regarde, mais que l’on empoigne fermement pour attiser les braises, remuer les cendres.

Arrivée devant le bâtiment, Liliann sort du taxi, paie un pourboire à son chauffeur et s’engouffre à l’intérieur. La chaleur lui caresse le visage, à peine la porte refermée derrière elle et elle se débarrasse du manteau pour le ranger aux vestiaires. Dans le grand hall, la joie des autres lui fait un peu peur. Elle reste bloquée sur le seuil, ses yeux noirs cherchant, du regard, s’il est arrivé en premier, s’il la cherche aussi. Puisqu’elle ne le trouve pas, dans la foule, Liliann se fraie un chemin parmi les autres, sans toucher personne, elle se glisse entre eux sans être vue, comme une ombre qui s’arrête devant la cheminée et lève le regard sur le grand tableau, qui surplombe l’âtre.

Là, elle s’arrête, dos à l’effervescence d’une soirée qui va tout juste commencer, ses yeux noirs fixés sur les traits de pinceau, sur le paysage décrit par le peintre, les couleurs qui se mélangent, douces, agréables. Le tableau lui permet de s’échapper de la foule, de ne pas penser aux regards qui pourraient s’égarer sur elle, chercher à comprendre ce qu’elle fait là, pourquoi elle est si laide, qui elle peut bien attendre comme cela, le pauvre homme. Ses pensées vont un peu loin, se perdent dans une imagination un peu trop débordante, mais elle a le stress dans le sang, insufflé par intraveineuse. Elle se sent, en vérité, comme l’enfant qu’elle fut, autrefois, à sa première nuit passée sur scène. À une époque où elle tremblait comme une feuille, ses grands yeux noirs tournés vers sa mère pour chercher du soutien, comprendre ce qu’elle doit faire. Désormais, Liliann est seule, bloquée devant le petit bateau perdu en pleine mer, le souffle coupé sur l’impulsion de la vague prête à le submerger. À la submerger, la faire couler et sombrer dans les flots. Jusqu'à la prochaine inspiration.

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Alec Sacabeu



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Alec Sacabeu


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________________________________________ Jeu 11 Fév 2021 - 23:37




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B
on bon bon. Alec observa sa tenue. Il ressemblait à … un pingouin ? Peut être à une autre sorte d’animal pas encore identifié par l’homme. Ses épaules étaient bien trop carrer pour rentrer dans une veste aussi petite. Aussi décida t il de l’enlever. Sans sa veste, il n’avait plus que la moitié de son smoking emprunté pour l’occasion. Il observa sa chemise. Il l’enleva aussi. Il ne ressemblait à rien. Sa nouvelle cliente, bien loin de lui avoir donné des raisons de faire attention, lui avait demandé une soirée dans … une soirée… En gros, il avait compris qu’il avait besoin d’un smoking. Il était allé en emprunter un… mais rien à faire. Il reprit la chemise. La remit. L’enleva à nouveau. La remit. Et cela encore une quinzaine de fois.

Il avait beau essayer. Remettre. Enlever. Il n’y avait rien à faire sur ses épaules. Il finit par l’enlever et virer la chemise, la veste, le veston et tout le reste. Il finit par sortir toutes les affaires de son armoire. Il avait beau essayer de trouver, il n’arrivait pas à trouver quelque chose pour une soirée.

Il n’avait pas l’habitude d’être une escorte. Il avait l’habitude d’être le gigolo, le prostitué, que l’on amène dans un coin sombre à l’abri des retards… Que l’on cache de femmes, enfants, maris. Il n’avait pas l’habitude qu’on lui dise « je te paie la soirée pour aller dans un gala de charité » ou qu’importe le terme qu’avait utilisé la jeune femme au téléphone. Il n’avait donc aucun vêtement pour l’occasion… et il avait l’impression que…. Quoi qu’il mette ça ne ferait que tâche dans le décor.

Il était qu’un prostitué, il pouvait s’habiller de toutes les manières du monde… L’habit ne ferait toujours pas le moine, et il continuerait de ressembler à …. A rien. Comme en ce moment. Devant son miroir, il avait beau chercher de quoi ressembler à quelque chose … il ne ressemblait toujours à rien. Au bout d’un temps infini, et heureusement, il avait pris le temps de se préparer, il réussi à trouver une tenue plus ou moins conforme à ce qu’il voulait.

Il avait mis un t-shirt gris, unis. Une veste noire par-dessus. Elle pouvait semblait être une veste de smoking, mais lui savait que ce n’était pas le cas. Un jean, lui aussi noir et qui épousait ses formes à la perfection … et … il rajouta un foulard noir et gris avec des étoiles. Ce n’était pas réellement la classe, mais il savait qu’il avait vu récemment un mannequin habillait à peu près de la même manière. S’il ne pouvait être classe en smoking, il espérait que cette tenue là ferait mensonge pour le moment en tout cas.

La cliente voulait, apparemment, plus une … compagnie pour la soirée, une personne… Il n’avait pas l’habitude de ce genre de contrat … bien qu’il avait un peu pratiqué avec un ancien corbeau… On pouvait dire que c’était le deuxième contrat étrange qu’il vivait. Le deuxième qui n’était … Pas conventionnel. Il avait beau essayer de réfléchir, il n’arrivait pas à voir un autre contrat où on lui avait demandé d’être « juste là » honnêtement, et sans avoir à passer par la porte de service.

Oh sauf bien sur quand il devait faire le pompier, ou le policier, finissant dans un strip tease endiablé pour une femme marié, ou presque mariée. Non… Il avait beau se regarder dans le miroir, il en voyait rien de bien. Rien à être fière. Il espérait juste que l’inconnue du téléphone savait ce qu’elle faisait. Lui, il ne reconnaitrait aucun des visages qu’il allait rencontrer aujourd’hui. Il ne pourrait voir aucun rictus, aucune mimique. Peut être entendrait il des sons de stupéfaction de voir le prostitué dans une soirée comme celle là … Il faisait confiance à ses anciens clients pour ne pas le crier haut et fort. Cependant, qu’une personne le reconnaisse sera suffisant pour que tout le monde sache pourquoi il était là …. Alors Alec se regarda à nouveau dans la glace, frotta ses cheveux pour en donner du volume, soupira devant l’incapacité à faire quelque chose de mieux et parti.

Il était clair pour lui qu’il était mieux tout nu. Il se connaissait au moins mieux. Il savait ou était les muscles à faire bouger, les gestes à faire pour en donner plus ou moins de volume… Dans sa veste, pourtant une veste qui n’avait rien de bien marquant, il se sentait toujours comme le pingouin qu’il avait été en essayant le smoking. Il s’arrêta à la porte de la maison, prit son téléphone, vérifia l’heure et l’adresse, et sortit.

Pour tout avouer, Alec n’avait pas eu qu’une proposition pour cette soirée. La saint Valentin, qu’est connerie à ses yeux. Il avait eu une proposition qui aurait été bien plus rentable que celle là… Une fête, des filles, plusieurs, et chacun aurait payé sa part. Juste la présence du strip teaseur aurait suffit à rentabiliser sa soirée…. Mais il avait préféré une autre soirée. Il fallait avouer qu’il avait préféré une soirée qui avait moins de chance de finir au pieu. Alec était fatigué de tout cela, de l’amour, du sexe. Il avait toujours été moralement fatigué de son travail, mais c’était la première fois qu’il en sentait le poids sur son moral.

Il ne savait même pas pourquoi. Il ne savait vraiment pourquoi il n’avait plus envie. Il n’avait jamais envie de faire ce travail. Mais il l’avait toujours fait avec une conscience professionnelle tout à lui … alors pourquoi ne pas être allé à la soirée des fillettes ? Il n’en savait rien. Il ne s’était juste pas senti à l’aise à l’idée … et il n’avait juste pas envie. Une grande première qui l’avait fait accepter la proposition du bal de charité peut être un peu trop vite ensuite.

Arriver devant le bâtiment, il regarde les pinguins. Il se remercie de ne pas avoir choisi le même vêtement que tout le monde … mais il se sent encore comme … pas à sa place. Comme un pion de jeu de dames que l’on mettrait sur un jeu d’échec pour remplacer un fou. Fou, il l’était bien pour avoir dit oui… pour s’être dit que c’était une bonne idée d’être ici … Il devait être fou…. Il ne voulait pas faire parti de cette société, être bien habillé… il ressemblait presque à un adolescent mal fagoté dans un monde emplit de paillette et de luxe…

Il exagère peut être un peu le trait, beaucoup… mais il n’avait d’un coup plus envie d’aller à cette soirée en voyant passer à côté de lui une femme avec une robe trainant sur le sol, ayant des allures de robes de mariée. Mais il décide de ne pas se démonter. Peut être y avait il une raison d’être là, en cette instant, de tirer sur sa veste pour ressembler à …. Quelque chose de mieux que lui. De plus noble, plus pur, plus … onéreux ? Il ne savait pas. Mais il tira sur sa veste et rentra.

On lui proposa de laisser sa veste. Il refusa. Sa veste était la seule chose qui ressemblait un petit peu à quelque chose. Dessous il n’y avait que le triste gris d’un t-shirt uni. Alors il la garda. Qu’importe la chaleur. Il ne pouvait pas l’enlever, sinon les yeux se riveront vers lui, et sur la personne qui l’avait appelé… et il pourrait être reconnu. Si lui, cela l’arrangeait bien qu’on le reconnaisse, que l’on vante ses prouesses dans des murmures … Il ne pouvait pas imposer cela à sa cliente. Il espérait vraiment qu’elle savait ce qu’elle faisait. Quelle idée d’être ici… il ne voulait pas l’être. Mais il avait prit le contrat, et il n’avait jamais été quelqu’un qui ne tenait pas paroles.

Alec rentra, laissa ouvert son foulard sur son cou. Il s’avança alors dans la foule. Et il la vit. Elle était là où le message le disait. Devant la cheminée qui donnait une impression encore plus noble à la pièce. Le portrait dessus le jugeait de tous ses péchés, comme s’il connait la moindre de ses fautes. Toutes les croix qu’il portait. Il s’avança alors. Le rouge de la robe allait magnifiquement bien avec la couleur de peau de la jeune femme. Il y avait quelque chose de presque trop …. Trop doux à avoir su mettre ce contraste comme il faut.

Oui, presque toutes les excuses étaient bonnes pour dire qu’il ne devrait pas être ici… Mais cependant, la couleur des mains de la jeune femme l’attira tout de suite. La forme de son corps lui rappela quelque chose, mais il préférait remettre loin des idées moins habillés. Il pouvait reconnaitre une femme à son corps, certainement, nue. Habillé il y avait toujours des choses qui se cachaient, se modifiaient, s’inventaient … Il n’avait pourtant aucune attirance sexuelle pour l’inconnue. Il ne faisait qu’une observation. Il n’avait aucune attirance sexuelle pour personne. Il était un prostitué qui savait mettre bien loin tout cela et donner à ses clientes ce qu’elles veulent sans jamais rien ressentir lui-même.

Il s’approcha alors à nouveau. Planta son regard vers la zone théorique des yeux de son inconnue et il lui servit son sourire à tomber. Ce petit sourire en coin qui lui avait valu d’être plusieurs semaines d’affilé le meilleur dans son domaine dans une autre ville.

- Bonjour, est ce que par hasard vous attendriez quelqu’un ?

Il avait remit son masque de travail. Celui qui amène les femmes et les hommes à penser à des choses qui ne devrait pas être pensé en public. Il savait l’effet qu’il pouvait faire, il en avait conscience et en jouer. A partir du moment où il était en train de travailler, il n’avait plus besoin de réfléchir au lieu, à où et comment. Il fallait simplement penser à sa cliente et à ses désirs. C’était pour cela qu’il était payé. Alors il fera son travail. Et il le fera bien.



Ici pour la tenue :
 

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Unbroken Requiem
Le monde a mis le passé à l'épreuve. Pourrait il supporter le présent en se pardonnant ? Et avancer vers le futur ?Beylin
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Liliann A. Poe



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________________________________________ Dim 14 Fév 2021 - 10:15




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P
as à sa place, Liliann non plus, ne l’est pas. Elle se sent comme une grosse tache en bas d’une photographie de grand maître. On a beau gratter, gratter, essayer de couper, rien n'y fait. La tache est loin, elle contamine le reste du tableau, empêche de se concentrer sur la beauté de la photo. Il n’y a que cette horrible tache qui ne veut pas disparaître, sur laquelle on ne peut plus s’empêcher de s’arrêter, de la juger, d’essayer de lui faire comprendre, d’un regard appuyé, que l’on préférerait qu’elle ne soit pas là, qu’elle n’existe pas.

Devant la cheminée, elle est cette tache, en coin de tableau. Cette erreur qui a été posée là, sans que personne ne sache comment. Le peintre a-t-il fait tomber son pinceau en s’endormant ? Quoi qu’il en soit, la tache est bien là, immobile, les yeux levés sur les coups de pinceaux, à détailler l’œuvre, les intentions, le message caché dans cette vague monumentale et, pourtant, discrète. Un simple roulement de l’océan, pas plus haut qu’une barque, qui dégage tant de force qu’elle en a le souffle coupé. Sous ses yeux habitués à observer des tableaux, des couleurs chatoyantes, ternes ou douces, Liliann la voit prendre de l’ampleur, grossir, se nourrir du reste de l’océan pour submerger le petit bateau.

Quand elle reprend une grande inspiration, le tableau retrouve son calme, la mer à peine agitée, les belles couleurs du ciel, la petite vague qui a l’air si inoffensive, sur le côté. Elle sait qu’elle a coulé, elle, qu’il ne lui reste qu’à tourner la tête, vers la pièce, derrière elle, pour avoir envie de s’enfuir, de partir, d’abandonner cette folle idée qui a été la sienne. Ne pouvait-elle lui donner rendez-vous ailleurs ? Elle ne sait pas, elle-même, pourquoi cette idée lui a semblé être la meilleure. Comme pour qu’il prenne conscience, lui-même, qu’il a besoin d’une pause, d’arrêter d’offrir les fils de son pantin à la première venue.

Ou peut-être n’a-t-elle fait tout ceci que pour elle-même ?

Dans un égoïsme bien à elle. Peau d’âne se cache derrière son besoin d’aider son ami, de le pousser à comprendre qu’il doit trouver la bonne personne pour le sortir de sa condition, le tirer loin de son passé et de ce qu’il continue à faire, alors qu’il pourrait faire tant d’autres choses, dans sa vie. Des choses dont il a vraiment envie. Au fond, ce n’est peut-être pas pour lui, mais bien pour elle, parce qu’elle est incapable de se mêler à la foule, de se présenter à ce gala sans s’enfuir, parce qu’elle ne veut pas embarquer d’autres amis dans cette histoire. Alors, pourquoi lui ? Parce qu’il est comme elle, parce qu’il fait ce qu’on lui demande, parce qu’il baisse la tête et dit oui, parce qu’il est capable de se mêler à la foule, comme elle a su le faire, autrefois.

Parce qu’il est peut-être capable de lui dire de fuir, au fond.

Peau d’âne ne prend conscience de sa nouvelle apnée qu’à l’instant où elle reprend une grande inspiration. Les questions lui échappent, disparaissent dans un coin sombre de son esprit, la laissent enfin tranquille. Elle aura tout le temps de s’interroger, de retour chez elle, quand il lui aura dit à quel point son âme est laide, ses mensonges sont mauvais, son poison est terrible. Et la vérité, soudain, lui saute à la gorge avec la puissance d’un ras-de-marée : c’est, sûrement, pour qu’il se débarrasse d’elle, de leur passé, de ce qu’il voit en elle, du miroir qu’elle tient bien droit devant lui, qu’elle a souhaité l’inviter ici, dans un mensonge affreux, qu’elle a regretté aussitôt dit.

Derrière elle, elle sent que le mouvement de ce monde-ci ne peut pas être le sien, qu’elle est recrachée sur le côté, alors elle ne se retourne pas. Elle écoute les talons, les chaussures cirées, le bruissement des longues robes. Inconsciemment, elle penche un peu la tête, tire sur le tissu rouge qui repose tout autour d’elle, avec élégance. Elle ne sait pas ce qui lui a pris, Peau d’âne. Elle ne sait pas ce qu’elle a cru. La robe mérite mieux qu’elle, mieux que la crasse de Peau d’âne, la tristesse de Liliann. Sur sa nuque, les mèches libres de son chignon coiffé-décoiffé lui caressent la peau, ramènent à son esprit les caresses d’autres mains, posées là pour lui dire de continuer, de ne pas se tromper, pour glisser dans son dos et toujours plus bas.

Un nouveau mouvement, en décalé des autres, plus lourd, en un sens, qui correspond, soudain, plus au rythme de Liliann, s’insinue dans ses hallucinations et la tire de ses songes. Elle redresse ses yeux noirs, se tourne à moitié, pose le regard sur lui, son t-shirt gris, sa veste noire, son petit foulard. Malgré elle, un sourire attendri vient étirer ses lèvres. Elle essaie de l’imaginer, aussi perdu qu’elle, devant son miroir, à tirer sur le bas de sa veste, se demander dans quelle étrange idée il s’est embarqué. Tout comme elle s’est tenue dans la chambre, à lisser le tissu rouge de sa robe, se demander comment elle peut être si… décalée, dans un monde qu’elle n’atteindra jamais, qu’elle ne veut même plus atteindre, en vérité.

Alors qu’il se plante devant elle, grand, bien plus à l’aise qu’il ne le croit, dans sa tenue pour la soirée, au milieu d’une foule qui n’a pas pu s’empêcher de le regarder, Liliann ne dit rien. Elle attend, sans plus aucun souffle, que le verdict tombe, savoir s’il a reconnu Peau d’âne, s’il va lui en vouloir, lui dire qu’il ne veut plus la voir. Elle l’a piégé, méchante, égoïste, persuadée qu’il n’y a que ceci de bien, pour lui. Est-ce seulement la vérité ? Devant elle, Alec se pare d’un sourire en coin qu’elle connaît bien, qui la propulse des années en arrière, dans une autre ambiance. Le souvenir des doigts, au creux de ses reins, est un poil différent, cette fois, ce qui la perturbe plus qu’elle ne l’imaginait. Pour la première fois depuis de nombreuses années, elle ne retrouve pas la menace des poings, d’un intérêt malsain, mais le détachement d’un homme qui n’a fait que son travail, sans le vouloir vraiment, sans la vouloir, elle. Et cela lui fait du bien, à Peau d’âne, la repose dans ses cauchemars incessants.

Liliann se retourne tout à fait face à Alec, lui présente la beauté de sa robe qui n’a rien de beau, sur elle, comme un vieux chiffon jeté sur un pantin désarticulé, abandonné depuis de nombreuses années. Elle lève une main vers le visage de son ami, pose, délicatement, les doigts sur la joue, le pouce à la commissure de ses lèvres et caresse, d’un geste empli de la tendresse de la mère qu’elle a été, ce petit sourire en coin qui, elle le sait, fait craquer toutes les autres femmes. Toutes sauf elle, celle qui n’a, pour elle, que la fierté d’une mère.

« Ce n’est pas ce sourire-là, que j’ai aimé, mais il ne me déplaît pas, souffle-t-elle, en venant chasser des poussières invisibles sur son épaule. Tu es très beau comme ça, n’en doute pas. »

L’inquiétude de l’amie, aussi, qu’elle dissimule loin au fond de son cœur pour ne pas la lui balancer en plein visage. Elle voit le regard des autres, elle, qui s’attarde sur lui, qui glisse sur sa veste, son jean, se perd dans ses cheveux noirs. Puis elle cesse de les regarder, à l’instant où ils se tournent vers elle, tombent sur la crasse qui brille, sur sa peau sombre. Elle revient à Alec, au mensonge qui vient d’exploser entre eux. La peur a éclaboussé Liliann, elle ne sait plus ce qu’elle doit faire. Sa main s’attarde sur l’épaule dans un dernier espoir, peut-être, qu’il ne soit qu’une illusion, qu’il ne soit pas venu, qu’il ne puisse pas comprendre qu’elle l’a trompé, qu’elle serait prête à recommencer. Mais il est bien, là, devant elle, et Lili referme les bras sur ventre.

« Je t’ai menti, encore. Je suis désolée. J’avais peur que… que tu ne viennes pas si tu savais que c’était moi. J’avais peur que tu… »

Que tu traînes ailleurs, en ville, le soir du quatorze février, tout comme elle s’est perdue, autrefois, dans d’autres bras, prête à faire n’importe quoi ? Elle n’ose rien en dire et se détourne, présente son dos à son ami pour revenir perdre son regard dans le grand tableau, au-dessus de la cheminée, reprendre sa place de tisonnier décoré et pourtant cabossé.

« Tu peux partir, si tu m’en veux, je comprendrai. Je paierai quand même le temps perdu, ne t’en fais pas. »

Ses yeux noirs se perdent, à nouveau, dans cette vague minuscule qui, dans son regard, prend tant de puissance. Elle ne comprend pas comment se sortir de ce qu’elle a, elle-même, provoqué. Comment faire pour remonter à la surface et respirer ? Peut-elle seulement s’en sortir ou doit-elle sombrer ?

« Si tu veux rester avec moi… (Son regard glisse sur le côté, jusqu’au nom de l’association qui a organisé la soirée.) L’argent de ce gala est reversé à une association que je suis de près pour… les enfants comme moi. »

Une association pour les enfants repris par les services sociaux, après des drames familiaux. Elle sait que le lien ne sera pas dur à faire, qu’il comprendra, enfin, une partie de sa vie qu’elle n’a jamais dite. Parce que Nahid n’a pas eu de passé, pas de famille, rien qu’elle et son corps offert à la première main tendue vers elle. Dans un nouveau retournement, alors que sa robe pivote élégamment, sur ses longues jambes, Liliann relève les yeux vers Alec et se félicite, dans cet égoïsme tout à elle, de son incapacité à la voir, à détailler la détresse, au fond de son regard, la tristesse au bord de ses lèvres.

« Tu n’as plus besoin de te forcer, avec moi. Tu as le droit de choisir… non. Ce n’est pas un droit. Tu dois faire ce que tu as envie, Alec. Pour toi et seulement pour toi. »

Le rôle de la mère bien accroché au cœur, parce que Lili ne sait pas faire autrement, parce qu’elle souhaite qu’il fasse, enfin, ce qu’il a envie lui et qu’il cesse de se laisser guider par les autres, lui va mieux que tous les autres rôles de sa vie. C’est ainsi qu’elle gère ses amis, à défaut de pouvoir gérer sa propre vie.

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Alec Sacabeu



« Si t'es un boulet,
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Alec Sacabeu


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________________________________________ Sam 20 Fév 2021 - 0:44




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L
’étrange sensation était toujours là, au cœur de son être, mais il avait appris à le combler par un paraître qu’il fallait. Il était un gigolo, son patron, Erwin, lui disait souvent que son travail allait bien avec sa condition. Ce qu’il ne savait pas l’aristocrate, c’était qu’être un gigolo de son niveau demandait un peu plus de prestance qu’un gigolo ramassait dans la rue. Il savait se fondre dans le décor et être vue. Il savait être devant tous les yeux mais ne jamais être reconnu. N’était ce pas là, la preuve qu’il était assez doué ? Il ne pouvait bien sur pas s’en vanter, mais la cliente de ce soir voulait une soirée, alors elle l’aurait.

Il savait que, pour certains, ils ne voyaient les prostitués que comme des fantasmes, des coups d’un soir onéreux, mais il arrive que certaines personnes n’ont besoin en réalité que d’une compagnie, d’une chaleur humaine, de l’illusion d’être aimé, désiré, voulu dans le lit pour des galipettes. Les formes que peuvent prendre ce manque d’attention et d’amour étaient diverses, et il ne refuserait pas une soirée romantique à une personne qui en avait besoin … et même s’il aurait pu avoir bien plus d’argent ailleurs.

Avant qu’elle ne parle, Alec avait détaillé ce qu’il pouvait détailler de la femme qui l’avait appelé. Sa peau contrastée avec la robe, le rouge qui sautait au regard, ses cheveux … il aimait cette coupe de cheveux. Pour dire la vérité, ce genre de cheveux lui donnait envie de jouer avec. Sans aucun arrière pensé sexuelle là-dedans, juste de jouer avec. De tirer les boucles, de les entre lacer, de les faire tourner autour du chignon ou d’en sortir des mèches qui ne demandaient qu’à être libérée. Juste, il aimait ce genre de chose, et peut être, était ce pour cela qu’il n’avait pas encore fait le rapprochement avec Liliann à ce moment là.

Parce qu’il était occupé à regarder ses cheveux, son cerveau n’avait pas voulu faire le calcul silhouette plus peau plus cheveux = Liliann. Il avait encore besoin de la valeur sur, la voix, pour en être certain. Donc, lui en tant qu’Alec ne se posait pas de question. Il pouvait être avec le double maléfique de Liliann…. C’était, pour lui, plus probable que le reste. Alors il avait sourire, il avait voulu charmer, intriguer, faire fantasmer sa nouvelle inconnue qui ne resterait que cela à la fin de la soirée.

Son geste vers lui, le fait qu’elle le touche ainsi…il se demanda encore si elle avait bien conscience de ce qu’elle faisait, à la vue de tous, avec un gigolo. Mais il ne dit rien alors qu’il laissa la caresse lui faire du bien, comme une pommade mit sur sa peur quelques instants. Puis, elle parla. Et il posa à nouveau son regard sur la forme flou de son visage. Il voulait paraître surpris, mais il fit en sorte de n’avoir aucune réaction. Pas la moindre. Il avait reconnu sa voie.

Premièrement, elle avait parlé d’aimer…. Dire un tel mot avait de quoi le mettre dans un état qu’elle ne pouvait pas s’imaginer. Personne ne l’aimait. Ou plutôt personne ne l’aimait s’il n’était pas de la famille. C’est ça …. Et même certains membres de sa famille ne l’aimaient pas … alors …. Il s’arrêta sur cela, puis sur la suite… Il était beau ? C’était déjà plus normal. On lui disait plus souvent qu’il était beau…. Même si on ne le disait pas avec cette douceur. Alors il ne répondit rien, laissant le temps s’écouler alors que le déplacement de l’air sur son visage laisser ses traits toujours aussi flou. Il ne pouvait la voir. Il ne pouvait être certain. Sa maladie le privait de la certitude de son visage. Oh il l’avait reconnu, mais quelle pouvait être son expression sur son visage ? Il n’en avait aucune idée. Il essayait de se gorger de sa voix pour le savoir.

- Menti …

Fut le seul mot qu’il dit d’abord. Il ne comprenait pas encore alors que son cerveau prenait le temps de se remettre en marche. Pourquoi l’avoir invité ? C’était surtout cela. La dernière fois, elle n’avait pas dit qui elle était par honte… D’elle et pas de lui, bien qu’il avait toujours cette peur qu’elle fasse qu’un déni… mais là ? Que pouvait elle sa raison pour lui mentir encore ? Serait il venu si elle lui avait demandé sa soirée ? Il en savait rien. S’était ce qu’elle disait pourtant, elle avait eu peur qu’il ne vienne pas …. Mais il était venu, et il avait préféré cela à une tournante dans une quelconque soirée qui lui aurait rapporté gros. Puis, elle se tourna. Comme si elle avait besoin de cacher son visage de lui…

Personne n’avait, jamais, eu à cacher son visage avec lui. Il cherchait les visages, il essayait de les observer, et il pouvait passer des heures à regarder un visage qui se déplace tout seul sur le faciès d’une personne. Mais elle s’était retourné, elle brisa la bulle qui le mettait dans son mutisme. Il cligna des yeux, pas sur de savoir quoi faire.

- Je ne t’en veux pas.

Il le lâcha comme ça. Posa cette aveu, elle pouvait en faire ce qu’elle voulait. Il pourrait lui en vouloir, mais il ne lui en voulait pas. Il s’imagina un seul instant s’il avait appris, lui, qu’elle travaillait encore comme prostituée… Il aurait peut être fait cela aussi, ou même pire. La culpabilité dans les trippes d’avoir touché une femme qui n’avait pas encore l’âge pour ça à l’époque. Il en était persuadé, qu’elle n’était pas faite pour ce lieu, qu’il aurait dû la protéger, prendre ses clients, et lui être… une aide. Au lieu de quoi il l’avait touché, il l’avait forcé, il lui avait appris des choses qui ne se faisaient que dans des fondus en noir. Alors, il ne lui en voulait pas. Et c’était la vérité. Parce qu’il ne pouvait lui en vouloir alors que son cœur était serré dans un étau proche de l’explosion en pensant à « leur » passé en commun. Il glissa son regard vers la pancarte, il ne connaissait pas l’association, mais il espérait bien comprendre quand elle la défini. Les enfants comme moi, elle l’avait dit. Il ne pu que réfléchir un instant…

- Et comme moi aussi ?

Il posait véritablement la question. Parce que leur histoire n’était pas pareil. On parlait souvent des parents qui faisaient des abus sexuels, Alec avait voulu faire quelque chose sans jamais savoir quoi… mais est ce qu’on connaissait des enfants qu’on jeta dans la prostitution ? Parce qu’il ne pouvait voir cela comme un abus. Il n’y arrivait pas. Il avait l’impression d’avoir toujours accepté. Bien sur, lui le voyait ainsi parce qu’il faisait ce qu’il fallait pour que sa mère soit fière de lui, il ne le voyait pas comme un abus. Pas comme tel. (je ne sais pas si je fais bien comprendre ce que je veux dire, mais c’est un abus on est d’accord mais pour lui, c’est pas pareil). Il sourit alors quand elle fit sa dernière parole. Elle ne pouvait pas imaginer comme c’était tout simplement impossible pour lui.

Si elle lui demandait, là tout de suite, ce qu’il voulait, il répondrait qu’il voulait gagner de l’argent, et c’était tout. Il ne fallait pas aller bien loin. Et pour gagner de l’argent, il connaissait un outil qu’il utilise depuis tellement d’années qu’il ne voit pas d’autre utilité, ou intérêt. Alec n’avait aucun respect pour son corps. On pouvait lui faire absolument tout ce que les autres voulaient. Il ne pouvait pas lui dire. Il avait tellement écrasé, enfant, ce qu’il aurait pu être, qu’il n’avait aucune passion, aucune envie. Il avait que son travail, gigolo, et son autre travail, père de ses deux frères, pour le tenir.

Pouvait il dire à Liliann qu’il aimerait ouvrir une écurie pour les chevaux qui n’ont plus nuls par où aller ? Pouvait il lui dire qu’il avait envie d’adopter Gisèle, sa petite sœur née pendant que sa mère était enfermée dans un asile ? Pouvait il lui dire tout cela ? Il pourrait, il le ferait même, mais dans un lieu un peu plus intime pour que personne ne puisse se moquer de ses rêves irréalisables et qui n’aboutiront jamais.

Alors il mit sa main sur son épaule, pour descendre délicatement vers sa main et la prendre dans la sienne. Il se pencha un peu en avant, pour être à hauteur de son visage, et il lui sourit une nouvelle fois, de ce sourire qui ne faisait que rarement. Liliann l’avait invité par soucis de romantisme peut être, alors il allait lui faire passer une soirée romantique. En l’honneur de l’amour qu’elle avait dit avoir possédé pour lui à une époque. Il avait envie de lui faire cela, de cacher sa honte, de profiter de l’instant. Et après tout, c’était elle qui l’avait voulu en premier non ? Sa main dans la sienne, il sourit.

- Chère mademoiselle, et si on lui de tergiverser nous allions trouver notre table ? Je pense que pour parler de nous, il nous faut au moins un verre de coca cola et quelques bonbons n’est ce pas ?

A l’époque, Alec mangeait souvent des bonbons, et il en proposait souvent aussi. Pas qu’il aimait particulièrement cela, mais c’était l’occasion de partager quelque chose même avec les plus timide… et puis, qui avait peur des caries quand on était un cheval ? Pas lui en tout cas.


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Unbroken Requiem
Le monde a mis le passé à l'épreuve. Pourrait il supporter le présent en se pardonnant ? Et avancer vers le futur ?Beylin
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________________________________________ Jeu 25 Fév 2021 - 9:29




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I
l ne l’a pas reconnue. Elle le sait et, pour quelques secondes, Liliann se demande si elle doit s’enfoncer plus loin dans ses mensonges, lui faire croire qu’elle ne peut pas parler, pour qu’il ne comprenne jamais celle avec qui il va devoir passer la soirée. Pour qu’il ne saisisse pas, tout de suite, le piège dans lequel elle l’a poussé, pour qu’il ne comprenne pas qu’il va devoir perdre son temps à ses côtés. Pour qu’il ne fuit pas tout de suite, énervé, peut-être, par ce qu’elle a fait, par l’obligation de devoir se tenir auprès d’elle, alors qu’elle ne mérite ni son temps, ni son amitié. Elle l’a juste abandonné Peau d’âne, dès que l’occasion s’est présentée, sans se retourner, sans plus s’en inquiéter. Alors qu’elle a toujours su, au fond, qu’elle aurait dû l’aider, essayer de l’arracher à sa condition, pour qu’il ne sombre pas aussi loin qu’elle, pour qu’il n’en perde pas la petite voix, au fond de lui, qui continue de pleurer.

Forte d’un courage qu’elle n’a jamais, elle, la plus lâche de toutes, Lili le touche, s’assure qu’il est bien là, devant elle, essaie de lui faire comprendre qu’il peut arrêter de faire semblant. Ce sourire, sur ses lèvres, elle le connaît. Elle l’a détaillé de nombreuses fois, de loin, à se demander ce qu’il y a de vrai, dans ce sourire, ce que ses clientes peuvent lui trouver. Elle, elle ne l’a jamais aimé. Elle lui a toujours trouvé quelque chose de mauvais, comme une ombre qui remue sur ses joues, recouvre parfois ses lèvres. Une tristesse, un désespoir qu’elle voulut croire être la seule à voir, à pouvoir lui enlever. Sans jamais rien faire pour les lui arracher. Qu’aurait-elle pu faire ? Elle n’était qu’une adolescente, sans pouvoir, sans intérêt sous ses yeux noirs.

Aujourd’hui, elle ne veut pas le voir, dans un égoïsme tout à elle, incapable de faire face à ce qu’elle n’a pas pu empêcher. Alors, elle caresse, doucement, cette anomalie posée entre eux, cette inutilité dont il peut se passer. Liliann ne sera pas charmée par ce sourire. Des fantasmes, elle n’en a jamais eus. La seule intrigue, au fond de son cœur, est celle qui se demande si elle peut faire quelque chose pour lui, s’il est trop tard, si elle en a le droit, si cela est vraiment son rôle, à Peau d’âne. Peut-être peut-elle lui trouver une autre dame au bras duquel finir sa nuit ? Pour comprendre ce qu’il doit faire, désormais, pour l’aider à avancer, cesser d’être celui que l’on a fait de lui. Elle veut sourire, Lili, à un homme qui aura, enfin, décidé de sa propre vie.

Un homme qui se pare d’un visage imperturbable, à l’instant où la voix de Peau d’âne fait exploser le subterfuge. Elle se demande pourquoi il ne dit rien, pourquoi il ne fait rien, pourquoi il se contente d’être toujours le même, sans même réagir, sans faire mine d’être choqué, perturbé, déçu, énervé. Peu importe le sentiment, tant qu’il en a un, au fond du cœur, qui l’oblige à se détourner un peu d’elle, à cesser de fixer, de cette façon bien à lui, un visage qu’il ne peut pas voir. Elle a peur, Peau d’âne, qu’il explose d’un seul coup, qu’il tourne les talons sans un mot et décide de voir ailleurs s’il n’a pas mieux à faire. Qu’il fronce soudain ses sourcils noirs pour la disputer, lui dire qu’elle est mauvaise, qu’elle l’a toujours été.

Le mot unique, qu’il échappe, n’est pas là pour la rassurer. Mentir, oui, c’est ce qu’elle a fait. Elle a sorti une poignée de dollars pour exiger d’une autre femme, la première inconnue croisée dans la rue, qu’elle appelle Alec et lise son message. Pour qu’il vienne, ce soir, sans s’énerver contre Peau d’âne, sans lui dire qu’elle ne doit pas agir ainsi, qu’elle n’est personne et qu’elle ne doit pas interférer dans sa vie. Ce qui est la vérité, au fond, elle le sait. Pourtant, elle n’a pas pu s’en empêcher, Lili. Bloquée dans un besoin de compagnie qu’elle n’a jamais avoué, incapable d’affronter l’effervescence du garage pour la soirée, de voir ce qu’elle a perdu dans les cheveux noirs de Sally.

Elle se retourne pour ne pas voir la déception sur le visage de celui qu’elle n’ose pas appeler son ami, pour se protéger, en quelques sortes, du jour où il lui dira qu’il ne veut plus d’elle dans sa vie, qu’elle va trop loin, qu’elle doit arrêter d’être ainsi. Elle ne le peut pas, Peau d’âne. Elle a besoin d’essayer de lui faire comprendre les choses, de le secouer un coup, de sa douceur habituelle, pour qu’il se précipite sur sa propre voie, pour qu’il comprenne qu’il en a le droit. Le droit de faire ce qu’il veut, avec qui il veut. Et elle sera fière, Liliann, du jour où il viendra lui présenter celle qu’il a choisie pour changer de vie.

Comme un soubresaut incontrôlable qui remue ses épaules et lui arrache un hoquet surpris. Lili, face à son tableau, fait mine de n’avoir pas été surprise, de n’avoir pas attendu, en apnée, qu’il parle enfin, qu’il dise quelque chose, n’importe quoi, même s’il voulait l’insulter de tous les noms. Elle aurait peut-être mieux fait face à ses insultes qu’à ceci. Et elle sent, Liliann, qu’au fond, elle ne s’attendait pas à cela, qu’elle voulait, peut-être, qu’il lui en veuille, qu’il lui dise qu’elle est laide, salie jusqu’à l’âme et qu’il ne veut plus la revoir. Pourtant, il ne lui en veut pas et il le lui dit sur le ton d’une évidence qui n’en est une que pour lui. Et elle se demande, Peau d’âne, si elle a le droit de penser qu’il ne lui en veut pas de l’avoir abandonné, d’être partie sans se retourner, de s’être échappée de sa vie sans prendre le temps de le forcer à la suivre, de lui ouvrir la voie. Mais elle sait, la certitude ancrée au fond du cœur, que s’il ne lui en veut pas, elle, elle s’en voudra toujours et qu’elle ne pourra plus jamais rien faire pour changer cela.

À la question, Liliann relève ses yeux noirs vers lui, cherche, dans son regard, ce qu’elle sait qu’elle trouvera, cette petite flamme, à peine perceptible, qui indique ce qu’elle a toujours vu en lui : un homme comme elle, détruit par la malice, touché trop tôt par le mal. Dans la seconde où il pose la question, elle a envie de tendre les mains et de le serrer contre elle, de lui assurer que oui, qu’ils peuvent, ensemble, aider d’autres enfants à ne pas finir comme elle, comme lui. Qu’il suffit, parfois, d’une seule main tendue, d’une seule oreille à l’écoute pour libérer un être de ses malheurs et lui donner la poussée nécessaire pour faire ce qu’il veut de sa vie, pour qu’il brille de bonheur. Comme elle a brillé pour un temps, si court, qui pèse lourd sur son cœur. Comme elle aimerait qu’il brille, lui aussi.

« Comme nous. »

Ce qu’elle avoue dans un souffle, sans plus s’inquiéter des autres, des quelques regards qui peuvent s’arrêter sur eux, puis s’éloigner. Et elle tente un sourire, Lili, de cette façon à elle de sourire sans le faire, d’étirer à peine les lèvres pour ouvrir la voie à la tristesse, au fond de ses yeux noirs, sans arriver à la cacher derrière une fausse joie. Comment pourrait-elle rire aux éclats face à ce qu’ils ont été ? Deux enfants fauchés trop tôt, précipités là où il ne faut pas, forcés à devenir grands tout de suite. Maintenant, ils ne peuvent plus faire machine arrière, redevenir des adolescents qui ont tout le temps du monde pour comprendre l’attirance, les sentiments, les envies. Ils ne sont plus que des adultes qui n’ont envie de rien, besoin de rien. Des ombres qui errent à la recherche de nouveaux pieds auxquels s’accrocher pour un temps.

Alors qu’il pose la main sur son épaule, glisse lentement le long de son bras pour s’emparer de sa main, Liliann se surprend à vouloir, pour cette nuit, s’accrocher à ses chevilles, graviter dans sa proximité. Elle aime sa façon de la toucher, comme si elle était précieuse, prête à se briser, comme s’il lui laissait le droit de dire non, de s’écarter, de fuir, s’il le fallait. Et lorsqu’il se penche pour être à sa hauteur, qu’il la fixe sans la voir, et ose, alors, lui offrir ce petit sourire qu’elle a tant apprécié, chez lui, qui ne sort que rarement de son cœur, qu’il ne garde que trop pour lui, Lili est perdue. Elle le sait. Dans ce simple sourire, elle se retrouve plongée des années en arrière, à se demander si elle a le droit de changer de vie, de lui dire qu’elle ne regrette pas ses mains sur elle, qu’elle est prête à le laisser faire, s’il en a envie. Tout en sachant pertinemment qu’il n’en aura jamais envie.

C’est peut-être ce qui l’attire, au fond, chez lui. Cette façon de n’avoir jamais voulu d’elle, de ne l’avoir jamais vue. Elle sait qu’il n’est pas vraiment là pour elle, seulement poussé par un gain facile, une soirée à ne rien faire d’autre qu’être là, qu’être beau, de faire semblant d’être intime avec celle qui le paie pour cela. C’est ce qu’elle a voulu, Liliann, ce qu’elle continue de vouloir, persuadée que s’il avait su, il ne serait pas venu. Mais elle ne veut pas le voir faire semblant, se forcer pour elle, parce qu’elle n’a pas le courage d’affronter la soirée sans lui et qu’il l’a peut-être compris, qu’il n’ose pas fuir. Et si Lili a envie de lui dire d’arrêter, de mettre un terme à tout ceci, d’en finir avant que cela n’ait commencé, elle sent la petite Nahid, au fond d’elle, qui lui dit d’en profiter, de sauter sur l’occasion pour obtenir ce qu’elle n’a jamais osé réclamer. Elle ne sait pas elle-même pourquoi elle est si perdue, la brune, ce qu’il y a de si particulier, en ce jour, pour qu’elle se sente capable de faire une bêtise, mais elle en a envie. Comme elle n’a plus envie depuis longtemps.

« Oui, c’est ce sourire-là que j’aime, souffle-t-elle, sa main libre levée pour caresser à nouveau sa joue. »

Elle sait qu’elle ne doit pas aller plus loin, qu’elle a déjà atteint une limite qui ne doit pas être franchie, à se perdre dans le mauvais temps, à se plonger trop loin dans les souvenirs pour se revoir, si jeune, libre du poids de la mort, sur ses épaules, face à un homme comme elle n’en a jamais connu. Elle le sait, mais elle ne veut pas reculer, elle décide de se laisser tenter. Parce qu’il y a, au fond d’elle, une sorte de regret dont elle veut se débarrasser, pour se dire qu’enfin, elle a essayé, elle a vu ce que cela fait, elle n’a plus à s’en inquiéter. Comme un regard qu’elle pourrait, finalement, détourner du passé.

Alors, dans un élan de courage ou d’idiotie, tandis qu’il est si près, qu’elle a gardé ses doigts fins sur sa joue, qu’il lui sourit de cette façon, elle s’approche un peu. Elle n’a qu’à tendre le menton pour frôler ses lèvres des siennes. Elle appuie, à peine, comme une plume posée là, qui glisse et puis s’en va. La honte lui creuse le cœur, mais Peau d’âne tient bon. Elle tire sur la main qu’elle n’a pas lâchée, s’empare de la deuxième et le force, sans lui demander son avis, à refermer les bras dans son dos. Elle se sent sale, à ne pas lui laisser le choix, à exiger de lui qu’il la serre contre lui, devant quelques regards curieux, intrigués ou qui s’en fichent. Au fond, tout le monde s’en fiche.

« Pardonne-moi, je ne sais pas ce qui m’a pris. »

Ou peut-être que si, qu’elle sait mais qu’elle ne veut pas lui dire, alors que son mademoiselle se perd dans son esprit. Comme pour lui signifier qu’elle est seule, désormais, qu’elle n’a plus personne pour l’aimer.

« Oublie. Oublie tout. »


Et elle se jure, Lili, qu’elle ne le forcera jamais plus, qu’elle cessera, désormais, de prendre sans lui demander son avis. Elle ne veut pas être ainsi, pas avec lui, avec personne, en vérité, mais il n’est question que d’eux, aujourd’hui. Et elle sait, au fond, qu’il n’y a que la méchanceté pour la forcer à agir ainsi, parce qu’il y a une petite Nahid, au creux de son cœur, qui n’a jamais su quoi faire pour qu’il la regarde et qui aurait préféré qu’il ne voit plus les autres. Liliann veut bien être d’accord avec elle, pour la dernière partie, en laissant de côté la jalousie qui ne lui va plus depuis longtemps. Mais elle aimerait, oui, qu’il cesse d’être forcé par tout le monde, comme elle vient de le forcer elle-même.

« Tu as raison, allons-y »

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________________________________________ Jeu 25 Fév 2021 - 11:43




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A
lec n’était pas le genre rancunier. Ni le genre à se mettre en colère. Ni le genre avoir des réactions. En faite, il était plus le genre à laisser pisser la plupart des choses. On lui avait apprit à laisser pisser. Quand sa mère l’avait donné pour la première fois à un de ses clients, il avait essayé de se rebeller, puis c’était devenu normal. Il préférait laisser couler les soucis et accepter l’inévitable, la fatalité, la douce ironie de la vie d’un enfant qui appartient à sa mère mais qu’elle donne à d’autres. Elle lui avait donné la, elle lui devait sa vie. C’était en tout cas le principe de Vanessa qui n’hésiter pas à tuer ses enfants quand elle en avait trop … Donc la plupart de temps la colère, la rancune, et les autres sentiments que l’on pourrait ressentir couler sur Alec comme l’eau sous la douche.

Il n’était pas en colère contre Liliann. Il ne pouvait pas lui en vouloir. Il se demandait même s’il n’aurait pas fait exactement la même chose s’il avait appris qu’elle continuait de travailler. Peut être. Il pouvait vivre de si et de se gorger de la force que ça lui donner. S’il avait su qu’elle était mineure la première fois où il avait posé ses sales mains sur elle, s’il avait su qu’elle était beaucoup plus… il ne savait pas, mais la force des si lui permettait de garder les yeux forts devant la jeune femme.

Il ne lui en voulait pas. Pour rien. En faite, Alec pourrait bien taquiner la jeune femme sur ses mensonges, aucun ne serait véridique, il ne lui en voulait réellement pas. Il n’avait pas dans le cœur ce genre de sentiment pour Liliann. La haine, ça fait parti des choses qu’il ne veut pas. La colère aussi. Il n’avait pas envie de sentir ce genre de sentiment. Et c’est bien parce qu’il ne voulait plus sentir ce genre de sentiment que par extension, il avait fini par ne plus rien ressentir du tout face aux autres de ce monde.

Alors Alec préférait voir le côté positif des choses … il n’avait pas un centime à donner à une association, mais s’il pouvait donner de son temps, pourquoi ne pas le faire ? Pour une fois ? Pour pas longtemps ? Pour avoir la compagnie d’une femme qu’il a toujours respectée et appréciée. Alec savait que Liliann ne voulait pas faire des galipettes avec lui. Bien sur, si elle le demandait là tout de suite, il lui ferait payer parce qu’il ne ressent pas d’attirance pour elle, pour le moment. Mais il savait aussi que Liliann ne voulait pas cela de lui… et il savait aussi que les actes qu’il avait faits avec elle, à l’époque, lui sont toujours restés en mémoire. Alec savait simuler, comme beaucoup d’hommes et de femmes… mais il aimait à croire qu’il avait fait ressentir du vrai plaisir à son « élève »… parce que lui avait réellement ressenti quelque chose à l’époque.

Ce n’était peut être pas un ressenti sexuel. C’était quelque chose de plus profond. Il avait ressenti comme une connexion avec elle. Quelque chose qui lui avait demandé d’être doux, d’être calme, d’être … différent avec elle. Lui qui ne respecte même pas son corps, avec elle, aurait voulu le respect plus pour ne qu’elle aie à la toucher. Ni son corps, ni tous les corps qui sont venus ensuite vers elle. Toutes les mains qui s’étaient tendus.

Il avait même essayé plus d’une fois de prendre les clients de la jeune femme pour lui, pour qu’elle ne soit pas toucher, blesser… Mais les clients de Liliann voulaient une femme, et avaient trouvés une belle femme, et souvent ses efforts avaient été vains. Avait il déjà fait en sorte de prendre ses services ? De payer pour qu’elle ne travaille pas tel ou tel jours ? Ce n’était pas impossible. Le tendre attachement qu’il avait pour elle était étrange et il avait voulu le garder.

Mais il n’aurait jamais pensé qu’il puisse être autre chose qu’un tendre attachement… réciproque peut être, mais rien de plus. Cependant, elle venait de dire qu’elle l’aimait à l’époque. Ce qui était déjà quelque chose qui lui faisait autant de bien que de mal. L’aimait-elle à l’époque réellement ? Lui qui l’a forcé à faire des choses pour lui apprendre ? Lui qui a expliqué comment allumer un homme pour qu’il ne puisse que vouloir lui écarter les jambes ? Il ne le pensait pas. Il ne voyait pas pourquoi, ni comment, cela serait possible. L’attachement réciproque oui, parce qu’il était une référence, de l’amour … l’amour c’était quelque chose qui devait être beau et propre, pure et doux. Et Alec savait qu’il n’avait de beau que sa plastique, de propre que son corps ayant pris une douche, et de pure et doux rien du tout.

Mais douce, Liliann l’était et il profita de sa main sur sa joue, comme une caresse. Il avait l’impression que c’était sa pureté à elle qui le toucher, lui, et non l’inverse de la crasse qu’il avait dans son cœur tout le temps. Si elle aimait ce sourire, pouvait il lui dire qu’il ne l’offrait que rarement ? Et elle faisait parti de ses personnes qu’il avait envie de sourire.

Puis elle l’embrasse.

Et là … erreur system, fin du rp, plus de réponses. Il ne pouvait que rester les yeux ouverts et se laissait faire. Comme un pantin ses mains allèrent là où la jeune femme le voulait… et il se demandait pourquoi elle voulait ce contact avec lui. Savait elle que les gens pouvaient les voir ? Savait elle qu’il était peut être reconnu ? Bon… Il fallait avouer qu’à SB on l’appelait plus souvent pour des danses pour des fêtes que pour la totale…. Mais …. N’empêche qu’il avait son petit réseau.

Et la jeune femme l’embrassait devant tout le monde. Et lui comme un imbécile, il ne pouvait que la serrer contre lui, car elle lui était précieuse, et se dire qu’il aimait bien faire ça avec elle. Que Liliann était le genre de personne avec qui il avait aimé être nu, couché, parlant, après avoir fait du sport qui laisser de la sueur. Il n’avait jamais eu de contact comme un baiser, simple et rapide, entre deux. Il n’y avait jamais eu cela. Et quand la jeune femme se recula, il ne pouvait que s’avouer quelque chose.

Il voulait qu’elle recommence.

Il ne pouvait pas lui dire. Il ne pouvait pas l’exprimer. Il ne pouvait que garder son visage exactement comme il l’était. Il ne voulait pas qu’elle puisse comprendre le remue ménage qui se passait à l’intérieur de lui. Ce qui bougeait, ce qui se tordait…. Il voulait encore de cette délicatesse que la jeunesse femme lui proposait dans son monde maladroit. Il en avait besoin.

- Je ne t’en veux pas.

C’était encore une fois une évidence. Il la donna de la même manière que l’autre. Elle n’avait pas à s’excuser de quelque chose comme un bisou. Surtout que c’était le genre de bisou qu’il ne s’en voulait pas d’avoir eu… Même s’il n’avait eu absolument aucun mouvement pour le faire… Quand elle lui dit d’oublier, il fronça les sourcils, et il essaya, encore, de voir le visage de son interlocutrice.

- Pourquoi devrais-je oublier de la douceur ?

Il prit sa main. Et … Dans un moment de lucidité bien à lui, se pencha à nouveau pour lui donner exactement le même sourire qu’il venait de faire. Tout à l’heure, il avait eu le droit à un bisou, et une partie bien calculatrice de son cerveau lui disait que peut être aurait il le droit à un autre baiser s’il recommencer. Il essayait …. De compartimenter ses pensées. Un coin de lui paniqué, il se demandait pourquoi il ressentait telle ou telle chose, pourquoi il en avait encore envie, et l’impact que cette envie pourrait avoir sur une personne aussi douce que Liliann. Une autre partie savait pourquoi il en avait envie et ne voulait pas forcément le dire à la partit qui panique. Et la dernière savait juste que c’était agréable. Que c’était naturel. Que c’était quelque chose qu’il avait envie d’expérimenter encore. Un peu comme …. Dormir dans un lit tout doux, ou l’on pouvait s’emmitoufler dedans, dans n’importe quelle position, la douceur sera la même et on ne peut que se reposer. Il avança jusqu’à la table et proposa la chaise à Liliann alors qu’il se posa en face d’elle. Il regarda le monde aux alentours. Puis se reposa sur celle qui émanait le plus de grâce. Liliann. En face de lui.

- Dit moi… je me suis toujours posé une question, et …. Même si elle ne se pose pas normalement j’ai … besoin de le savoir… quel âge avais tu quand … quand nous nous sommes rencontré ?

Etant donné qu’ils ont fait un fondu en noir directement après leur rencontre, Alec savait déjà qu’elle comprendrait ce qu’il lui demande. Il voulait savoir à quel point il avait blessé la jeune femme dans sa jeunesse, dans sa vie, dans ce qu’elle aurait dû pouvoir faire et être. A quel point il avait été nul pour la protéger, pour l’aider, pour tout ça.

- Et tant qu’à faire d’être dans les confidences, pourquoi veux-tu encore de moi dans ta vie ? Tu as dit … tu as dis que … que tu m’aimais… et tu … tu me donnes de la douceur. Je ne comprends pas.

Il voulait essayer, Alec, de comprendre ce qu’elle voulait de lui pour essayer de coller au plus à ses désirs. Voulait elle un ami ? Un amant ? (même si cette perspective lui faisait un peu mal). Voulait elle …. Il ne savait pas. Mais il savait que son cœur se serrer à s’imaginer ne pas pouvoir être celui dont elle avait besoin. Parce qu’elle était peut être une des rares personnes, en dehors de ses frères et sœurs, qui avaient réellement compté pour lui… Et il l’avait blessé, utilisé, et … il l’avait forcé. Il avait utilisé la situation pour avoir des faveurs sexuelles d’une femme qui aurait dû être protégé. Il voulait se faire du mal pour ça, même s’il ne le dit pas.


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Unbroken Requiem
Le monde a mis le passé à l'épreuve. Pourrait il supporter le présent en se pardonnant ? Et avancer vers le futur ?Beylin
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Liliann A. Poe



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P
eut-être n’aurait-elle pas dû ? La question se pose là, au fond de son cœur, et Liliann se demande si elle a eu raison. Si elle a le droit de lui prendre, ainsi, sans lui demander son autorisation. Elle sait, au fond, que s’il avait eu le choix, il ne l’aurait pas laissée faire. Il l’aurait repoussée, Peau d’âne, pour ne pas être touché par celle qui est si laide. Elle ne lui en aurait pas voulu, il aurait eu raison de le faire, de le penser, de ne pas la laisser prendre ses aises, exiger ce qu’elle n’a pas le droit d’exiger. Un simple baiser, oui, mais qui se pose, entre eux, comme un délit grave, un crime commis contre lui. Elle ne lui a pas demandé son avis, Lili, elle s’est contentée de prendre, comme toutes les autres, de le forcer. Elle ne veut pas être ainsi.

Pourtant, elle n’arrive pas à le regretter. Sur ses lèvres, elle sent toujours la douceur des siennes. Elle entend Nahid, au fond d’elle, qui lui susurre qu’elle a eu raison, qu’elle sait enfin ce que cela fait, un peu de tendresse arrachée à un homme comme lui. Et Liliann la repousse, loin, très loin dans son esprit. Lui signale qu’il n’a pas réagi, qu’il n’a rien dit, que son visage s’est paré d’une poker face indestructible. Peut-être a-t-il envie de vomir ? De s’énerver, de lui dire que cela est interdit, qu’elle n’en a pas le droit, qu’elle ne le paie pas assez pour faire semblant d’apprécier. Il ne s’est pas débattu pour garder les apparences, pour ne pas montrer, à tous les autres, qu’il peut refuser.

Et cette fois elle regrette, vraiment, de lui arracher un câlin qui n’a pas le moindre goût. La chaleur d’Alec ne touche plus le corps froid de Peau d’âne. Elle se sent si sale qu’elle pourrait retrouver ses larmes, ses cris, se défaire de lui pour s’enfuir. Elle n’a toujours su faire que cela, Lili. Fuir, loin, sans se retourner, et finir par revenir, inlassable, se heurter à ceux qu’elle a blessés. Voir, sur leurs visages, le mal qu’elle a fait, qu’elle serait prête à refaire, sans jamais apprendre de ses erreurs, de son passé.

Sauf avec lui.

Pour une fois, Liliann sait qu’elle a atteint une limite qu’il ne fallait pas dépasser et qu’elle ne doit plus franchir. Elle s’arrête sur le seuil, devant la ligne, et contemple celui qui, de l’autre côté, ne sera jamais que frôlé par l’ombre de Peau d’âne. Elle le sait depuis le début, qu’elle n’est pas celle qui doit prendre ses doigts, les enrouler autour des siens et tirer sur son bras pour le ramener à elle, du bon côté du monde, loin de la douleur qui a été sienne toute sa vie. L’espace d’une poignée de secondes, elle a voulu croire qu’elle le pouvait, que Nahid avait le droit de se dresser sur la pointe des pieds, demander ce qu’il ne donnera jamais de lui-même. Mais elle n’est plus cette femme, elle ne veut plus le devenir. Et l’illusion est tombée, comme un soufflet sorti du four. Lili n’a pas le droit, Lili ne doit pas. Il n’y a qu’une véritable femme, complète, pleine d’amour à revendre, de bons sentiments, qui a le droit de se tenir à ses côtés. Elle ne doute pas qu’il finisse par la trouver, par ne plus la lâcher. Et elle sait qu’il aura plus de chance qu’elle, qu’il pourra, enfin, cesser d’être un autre pour se pencher sur la petite voix, au fond de lui, qui lui dit de faire ce qu’il veut de sa vie, sans s’inquiéter des autres, sans avoir de comptes à rendre à personne. Être enfin libre.

L’aveu tombe aussi facilement que le précédent et, malgré elle, Liliann échappe un petit sourire triste qui se perd sur ses lèvres et disparaît aussi vite, comme le frémissement de l’herbe sous la brise. Il ne lui en veut pas parce qu’il n’a pas le droit de lui en vouloir, parce qu’il n’est pas venu en tant qu’ami, mais parce qu’elle l’a payé pour cela, elle le tient entre ses doigts. Elle se persuade qu’il n’a pas le choix, qu’il ne l’aurait pas voulu dans une autre situation, qu’il ne le veut toujours pas et ne le voudra jamais. Elle préfère lui dire d’oublier, de ne plus y penser, parce qu’elle a peur, au fond, qu’il l’associe à toutes les autres, qu’il la range avec celles qui prennent, arrachent, sans lui laisser le droit de dire non. Elle veut presque l’entendre dire non, froncer les sourcils, lui dire d’arrêter, de ne plus recommencer, de poser les limites de leur étrange collaboration.

Mais il pose une question.

Liliann est perdue, prise dans l’ouragan de ses sentiments, de ses pensées, de ses envies et de ses vies. Elle ne comprend pas ce qu’il veut dire. Ou elle se force à ne pas comprendre. Parce qu’elle sait, au fond, que ceux qui sont comme elle, comme lui, comme eux, n’ont jamais le droit à la douceur. Les mains n’ont pas le temps de glisser, de caresser la peau tendrement, sans plus d’arrière-pensée qu’une envie de contact, de montrer qu’on est là, de sentir la chaleur du vivant, entre ses doigts. Mais elle sait, aussi, qu’elle a succombé à la douceur d’un autre, à ses mots gentils, ses regards brûlants, sur elle. Elle sait comment les choses ont fini. Ce qui lui fait peur. Elle ne veut pas être la malédiction de celui qu’elle a toujours plus estimé qu’elle-même, du seul qu’elle a cherché du regard, à se demander ce qu’il fait, ce qu’il dit, à essayer, dans ses errances infinies, d’imaginer que c’était lui, avec elle, plutôt que tous les autres. À se demander si, un jour, il aurait pu en avoir envie.

« Ne joue pas à ça, Alec. »


Il se penche, il sourit de cette façon qu’elle aime, sans plus arriver à se persuader, elle-même, qu’elle doit en parler au passé, qu’elle n’a plus aucune pensée pour ce sourire, sur ses lèvres. Le déni n’a pas cette puissance, au fond de son cœur, et Liliann baisse ses yeux noirs pour regarder ce sourire qu’il ose lui faire, parce qu’il a compris. Il a compris qu’il est ce qui l’a poussée à se laisser tenter par une envie lointaine, puisée dans le passé, d’essayer de voir ce que cela fait, un peu de douceur, dans sa vie, dans leur vie. Et elle comprend, Lili, qu’il ne le fait que pour elle, parce qu’il n’en aura jamais envie, parce qu’elle a un jour été comme lui et qu’elle sait, pertinemment, de quelle manière faire plaisir à l’autre sans lui montrer qu’elle le fait par automatisme, sans être tout à fait là. Alors, elle pose les doigts sur ces lèvres qui tentent de lui faire plaisir, de lui redemander ce qu’il ne veut pas avoir, ce qu’elle ne veut plus exiger, et elle l’embrasse, oui, mais sur le front, tendrement, comme elle l’a fait chez lui, le jour où elle l’a retrouvé, où elle s’est jurée de ne plus le lâcher, de tout faire pour qu’il puisse, enfin, répondre honnêtement à la question de ses envies.

« Ne te force pas pour moi. Oublie le reste, ne pense qu’à toi. S’il te plaît. Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour moi, d’ami à une amie. Cesse de donner ce que tu ne veux pas donner. Ne me laisse plus exiger ce que l’on finira tous les deux par regretter. »

Parce qu’elle sait, au fond, qu’elle se perd, elle-même, dans une solitude qui ne lui a jamais plu, qu’elle essaie de combler comme elle peut, sans vouloir avouer qu’elle est incapable de vivre seule, qu’elle a besoin des autres pour avancer. Dans un déni tout à elle, elle préfère se persuader que, peut-être, elle aurait pu faire pareil à quelqu’un d’autre si, ce soir, elle avait traîné un autre homme avec elle. Même si, au fond, elle sait que ce n’est pas vrai, elle essaie de s’en convaincre, d’imaginer qu’elle aurait pu exiger la même chose de Ben, de Maru, de Hiko, de celui qui fut son mari. Et elle se ferme totalement à la petite voix qui lui crie que c’est faux, que cela ne serait jamais arrivé avec un autre, qu’il n’y a que lui, qu’avec lui qu’elle a, soudain, eu envie d’être, cette nuit.

Le déni au creux du ventre, elle se sent capable d’avancer, de traverser la salle pour approcher de leur table. Quand Alec s’éloigne pour s’asseoir, en face d’elle, elle a l’impression d’un gouffre, ouvert entre eux. Elle voit qu’ils ont quitté ce qu’ils partageaient, qu’ils ne font plus partie du même monde, qu’elle doit cesser de s’imposer à lui. Elle est presque à sa place, Liliann, dans cette salle, au milieu d’une réception plus pompeuse que prévue. Lui, il n’a jamais eu envie d’être ici, elle sait que si elle lui laisse le choix, une dernière fois, il pourra dire, avouer, qu’il n’a pas envie d’être là, qu’il préfère partir, échapper à une soirée qui n’est pas pour lui. À moins que cela ne soit les sentiments de Lili, bien cachés au fond de son cœur, car elle a peur.

La question tombe entre eux avec plus de douceur qu’il ne doit l’imaginer. Liliann relève ses yeux noirs sur lui, essaie de passer outre ce gouffre ouvert entre eux, et sourit. Elle sent tant de douceur en lui, dans son cœur qui pleure. Il peut dire ce qu’il veut, croire ce dont il a envie, Lili sait ce qu’il est, ce qu’il essaie de cacher aux autres, sans arriver à la tromper, elle. Mais elle ne sait plus quels mots lui donner pour faire exploser ses illusions, lui faire comprendre la vérité, qu’il doit cesser de s’en vouloir, de se culpabiliser. Il ne lui a jamais rien fait de mal et elle sait, sans avoir besoin d’essayer, que ce ne sera jamais le cas.

Comment le lui dire ?

Le temps de réfléchir, il s’est enfoncé plus loin encore dans les questions qu’il ne faut pas poser, avec cette douceur toute à lui qu’il ne voit même pas. Alors, pour la première fois depuis longtemps, depuis si longtemps qu’elle pensait cela impossible, Liliann échappe un pouffement, à peine un souffle qui passe la barrière de ses lèvres, brusquement. Elle ne veut pas se moquer de lui, mais elle est, en vérité, attendrie par sa manière de faire, par sa manière de dire. Face à elle, elle a un enfant, un adolescent qui ne comprend pas ce qu’aimer veut dire, ce qu’il y a de si beau, en lui. Alors, Peau d’âne décide de traverser le gouffre.

Elle se lève, soulève sa chaise, la glisse le long de la table ronde et vient se poser à côté de lui. Elle se fiche des autres, des quelques regards qui se demandent ce qu’elle fait, qui s’interrogent sur la bienséance. Peu importe. Il n’y a que lui qui compte, pour l’instant, et Liliann ne le laissera pas partir avec ces idées en tête. Elle veut qu’il comprenne, une bonne fois pour toutes, qu’il ne lui a jamais fait de mal. Qu’il est le seul, en vérité, à ne lui en avoir jamais fait. Alors, elle lui prend la main, la coince entre les siennes et la caresse doucement, pour qu’il oublie la scène, pour qu’il oublie tout le reste, pour qu’il comprenne, sous la douceur de ses doigts, qu’elle ne ment pas.

« Tu n’étais pas le premier, tu le sais. Et je sais que ce n’est pas la question, mais laisse-moi finir, t’expliquer. (Elle pose sa main sur la table, ses doigts au creux de sa paume, et suit, lentement, la ligne de vie, la ligne d’amour, aussi.) Tu n’étais pas le premier, mais tu es le premier que j’ai vraiment aimé. Peut-être même le seul, pour tout avouer, souffle-t-elle, comme un aveu empoisonné. Dix-huit ans. C’est la majorité, dans certains autres pays, tu sais. Et crois-moi, s’il te plaît, quand je te dis que tu ne m’as forcée à rien. Tu es le seul, ici, à avoir été forcé, à continuer de se forcer. J’ai… peut-être… fait semblant de ne pas savoir certaines choses pour te forcer, toi, à me les apprendre. Je suis la pire, n’en doute pas. »

Heureusement qu’il ne la voit pas, Alec, sinon Liliann ne saurait plus quoi faire, quoi dire, où se mettre. Elle se permet des aveux, des mots qu’elle n’aurait pas, s’il pouvait poser ses yeux sombres sur elle et la dévisager vraiment, comprendre qu’elle ne ment pas, qu’elle en rougit peut-être un peu. Elle qui ne se laisse jamais atteindre par le monde, qui pourrait être frappée, touchée, caressée sans réagir. Face à lui, elle est une adolescente qui ne sait pas comment affronter la vie. Elle s’en veut d’être si faible, d’être si laide, mais elle ne peut plus ramasser ses morceaux et les recoller, reforger la barrière qu’elle dresse, d’habitude, entre le monde et elle-même.

« Je ne t’ai pas donné de la douceur, Alec, sourit-elle, attendrie par sa façon de présenter les choses, comme un mot interdit qu’il n’ose pas donner. Je t’ai volé un baiser. Il n’y a rien de plus violent, je t’assure. »

Parce qu’elle a beau réfléchir, Peau d’âne, plonger loin dans ses passés, s’imaginer tous les baisers échangés, ceux dont elle n’a pas eu envie, ceux qu’elle a cherchés sans comprendre qu’elle ne les voulait pas plus que les autres, elle ne se souvient pas avoir pris, elle-même. S’être soudain sentie le besoin d’embrasser quelqu’un, d’une façon qui laisse peu de place au doute. Ce n’est pas de son amitié dont elle a voulu, à un moment donné de sa vie, mais ce n’est que son amitié qu’elle a désormais, le droit d’implorer.

« Peut-être n’y a-t-il rien à comprendre ? Si tu ne veux pas de moi, je peux le comprendre, mais j’aimerais que tu aies, toi aussi, la chance qui m’a été donnée. Que tu comprennes que tu mérites mieux que tout ça, que tu vois toute l’innocence qu’il y a en toi. J’aimerais, qu’un jour, tu viennes me dire que tu as tout arrêté, que tu vas, enfin, faire ce que tu as envie de faire, sans t’inquiéter de ce que les autres peuvent dire. Tu as le droit d’être heureux, Alec. Tu le mérites plus que moi. »

Enfin, elle lâche ses doigts, comme si, soudain, ceux de Liliann étaient devenus froids, morts, tachés de crasse, de sang, comme s’ils pouvaient contaminer ceux d’Alec. Parce qu’elle a raté sa chance, elle, d’avoir une vie rangée, posée, heureuse, et qu’elle ne veut pas le précipiter dans la même malédiction que la sienne. Elle veut qu’il puisse, un jour, lui dire qu’il s’est pris à aimer, qu’il va se marier, qu’il va avoir un bébé, dans sa vision un peu étriquée de la vie, à Lili, mais elle veut lui souhaiter tout le bien qu’elle a pu avoir un jour, avant que tout ne lui soit arraché parce qu’elle n’a rien mérité, parce qu’elle ne le méritera jamais. Mais lui, elle sait que oui. Et elle veut être là pour lui.

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Alec Sacabeu



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Alec Sacabeu


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P
eut être n’aurait elle pas dû ? Alec ne pouvait pas le dire alors qu’il sentait encore la pression des lèvres de la jeune femme contre les siennes… C’était quelque chose de si … nouveau pour lui… de si … Il ne pouvait pas le définir, mais il avait compris que ça remuait quelque chose en lui qu’il n’avait pas envie de voir remuer. Pour une fois qu’il avait une envie, il fallait que celle-ci soit l’opposé de celle de la créatrice, mais pour le moment il faisait ce qu’il peut pour ne pas sombrer dans une prise de tête que personne ne voulait. Alec la regardait, et évitait de faire traverser dans ses yeux, ou sur son visage, les émotions qui pourtant le traverse de toute part.

Il ne pouvait pas lui dire, lui, qu’il avait apprécié ce baiser, qu’il en voulait d’autre… que la douceur avec laquelle il a été appliqué lui avait fait quelque chose d’indéchiffrable, d’indescriptif à l’intérieur de son être…. Il ne pouvait pas le dire parce que … qui voudrait de cela venant d’une personne comme lui ? Une personne qui couche pour le blé, une personne qui est sale de tous les péchés qu’il a commis dans la luxure. Certes, il n’avait jamais été dans les autres péchés capitaux… mais il avait été assez dans celui de la luxure pour avoir sa place en enfer … Il le savait, et il l’acceptait…

Liliann, elle, était quelqu’un qui aurait toute sa place au paradis. Une femme douce, gentille, a qui on a obliger de faire des choses qu’elle n’aurait pas du avoir à faire …. Une obligation par le monde qui l’avait poussé sous un pont, et avant cela qui l’avait poussé dans des familles qui ne valaient pas la peine. Alors, oui… Alec s’en voulait pour tout ça. Il ne pouvait qu’apprécier les baisers d’une pareille femme, d’un ange tombé du ciel à qui on avait lentement arraché les ailes. D’un ange à qui, lui aussi, avait arraché des plumes pour la faire tomber encore plus bas. Il ne pouvait pas se pardonner cela … et cela même s’il lui souriait en attendant un baiser, même s’il penchait la tête pour l’inciter encore plus fort. Elle était un ange, et lui le plus sale des pêcheurs.

C’était peut être aussi pour cela qu’il créa cette distance entre eux… Qu’il mit, entre elle et lui, une table à manger. Il ne pourrait pas l’atteindre ainsi, il pourrait la protéger de ce qu’il était réellement, de ces choses qu’il faisait … et qu’il avait l’impression de toujours avoir fait. D’aussi loin qu’il se souvient, il pouvait se souvenir des mains moites sur son corps, des envies des gens, de sa mère qui lui demandait d’être un « bon garçon » qui lui disait que ses frères et sœurs comptent sur lui. Il avait accepté cela, acceptait de finir comme un chiffon trop usé que l’on continue pourtant d’utiliser. Mais quand il était avec Liliann, Nahid, la femme devant lui …il ressentait un peu de honte.

Il l’avait utilisé comme le chiffon qu’il était … et il avait aimé cela. Pas l’utiliser. Mais trouver un autre chiffon qui pouvait combler les trous de son âme qu’il possédait. Il avait eu l’impression que là où il manquait du tissu sur sa propre âme, Nahid avait réussi à le combler. Pas longtemps. Vraiment pas longtemps. Et il en avait honte, encore aujourd’hui. Alec, dans son cœur, se sentait comme sa mère. Il lui avait volé bien plus qu’un baiser, et Liliann ne semblait pas lui en vouloir. Il ne comprenait pas pourquoi. Il aurait préféré qu’elle le déteste, qu’elle le tape…. Qu’elle le tue aussi peut être. Qu’elle nettoie ce qu’il lui avait fait en faisant couler son sang n’aurait été qu’un juste retour des choses pour lui… Il ne voulait aucun mal à Liliann, et il n’en avait jamais voulu … mais la voir … ainsi …

Même s’il ne voyait pas son visage, même s’il n’avait jamais vu son visage, il savait définir certaines choses sur les visages flous. Il savait voir le trouble d’une femme, il savait définir ce qui lui faisait du bien, il pouvait savoir s’il devait être brutal ou lent. Il n’était pas un gigolo depuis hier, il avait appris à comprendre le corps d’une femme bien mieux que son visage.

Alors il releva les yeux vers elle, fronça légèrement les sourcils. Il ne jouait pas. Quelque chose se jouait, oh, ça oui …. Mais lui ne jouait absolument pas. Il était le plus sérieux du monde. La douceur, il ne connaissait pas. Il ne se souvenait pas. Il ne l’avait expérimenté qu’avec elle, et seulement elle. Il ne comptait pas l’oublier, et c’était un fait. Pas besoin de se pencher plus dessus.

Se forcer ? Ne penser qu’à lui ? Mais …. Elle ne comprenait pas qu’il n’avait jamais fait cela. C’était nouveau pour lui. Il ne demandait pas, il ne prenait pas, il donnait ce qu’on voulait de lui. Il ne savait pas comment réagir face à une personne qui voulait « ses envies ». Ses envies à lui. Il ne pouvait pas définir cela. Il ne voulait pas définir cela. Et il laissa la jeune femme dans un silence. Il ne pouvait pas lui dire ce qu’il pensait à cet instant, parce que même lui n’était pas sur de tout comprendre à ce qu’il se passait.

La table avait été la solution pour se séparer et essayer de comprendre ce qu’il se passait. Il avait l’impression d’être le pion sur un échiquier qui annonçait bien plus que ce qu’il ne pouvait comprendre. Alors il pose les questions qui lui prennent son esprit, souvent. Le genre de question qui prenne toute la place dans l’esprit, jusqu’à garder éveillé le plus fatigué des hommes. Il avait besoin de savoir. Il avait ….il n’avait carrément pas envie de savoir. Mais il en avait besoin. Nouvelle nuance qu’il mettait dans sa vie merdique qui était la sienne.

Liliann était douce, peut être, Liliann était belle, certe, Liliann était mineur, il le savait. Liliann avait été forcé… et il n’arrivait même pas à supporter le mot commençant par V qui s’imposer dans son esprit. Mais c’était comme ça qu’il le voyait. Il se voyait ainsi. Il l’avait fait … a une femme gentille, qui ne pouvait pas dire non… elle aurait fini à la rue. Elle aurait été sans toi. Mais lui le ressentait ainsi. Aussi bien qu’il avait été avec elle, il l’avait forcé, et c’était tout ce qu’il fallait savoir.

Alors quand elle pouffe, il se fige. Arrête de respirer. Plante son regard dans ses yeux toujours en mouvement. Et se demande s’il n’aurait pas mieux fait de mourir. Parce qu’il se sentait tellement nul. Il était peut être un adolescent, mais la jeune femme semblait elle aussi revenu à une autre époque alors qu’elle déplaça la chaise à côté de lui. Il l’observa dans un silence qui sous entendait l’attente de sa réponse. Il aurait pu être pendu à ses lèvres. Il la laisse le toucher.

Parce qu’il le veut en réalité. Il meurt d’attente de ce genre de toucher, de doux toucher, des caresses sur une âme meurtrie et trop souvent torturé. Il prends des forces dans ce geste, respire à nouveau face à ce geste qui lui vient naturellement … et il l’écoute. Il l’écoute avec le plus d’attention qu’il n’avait jamais eue pour quelqu’un.

- Je sais.

Il savait qu’il n’avait pas été le premier à toucher la jeune femme… il l’avait comprit en touchant son corps, en lui apprenant des choses qu’elle savait déjà un peu… Il l’avait comprit avec le temps. Et cela lui briser encore plus son cœur. Il n’avait pas eu envie d’être « un autre » qui passe et la force pour ensuite la laisser dans ce monde, sans plus se retourner. Pourtant il avait eu envie de se retourner … pourquoi ne l’avait il pas fait ? Pourquoi ne pas se retourner ? Aller la chercher ? Elle qui pourtant avait panser ses plaies mentales sans même le savoir.

- Dix huit ans …

Il savait pour la majorité dans certains pays … mais il s’en fichait des autres pays. Il n’était pas qu’un monstre en V, mais aussi un montre en P. Il ne voulait pas. Il se détestait. Il avait envie de se lever, de se punir, de montrer au monde sa saleté…. Puis le reste fut analysé dans sa tête. Elle avait aimé ? Comme lui ? Le seul ? Entre ça et le fait qu’elle avait plus ou moins dit qu’elle l’aimait, Alec ne pu que poser sur elle un regard plein de question. Se rendait compte de ce que ça faisait d’elle ? Ou était ce lui qui prenait ses désirs pour des réalités.

Désirs… Qu’elle ressente un peu la même chose que lui dans le bien être de leur union… Qu’elle ne voit pas ce qu’il lui avait fait comme quelque chose de mauvais mais comme une union… Quelque chose de beau. Et Alec se sentit vidé d’un coup. Liliann ne mentait pas. Et il pouvait enfin penser au mot en V. Il ne l’avait pas violé. Ils avaient fait l’amour.

Il ne l’avait pas violé.

Il avait envie de le crier, de le hurler, de l’écrire sur tous les murs. Il ne l’avait pas violé. Il n’avait pas été le connard qu’il pensait être. Il s’en fichait pas mal qu’elle avait menti pour avoir plus de temps avec lui. Il avait aimé ce temps avec elle…. Et il ne l’avait pas forcé. Et la force de cet aveu ne pu que faire échapper quelques larmes.

- Je …

Il eu du mal à mettre des mots sur ses pensées. Il avait trop peur de parler fort, que tout le monde entends ce qu’il avait à dire…. Il ne voulait pas entendre ce qu’elle disait. Elle avait volé un baiser, et cela avait été doux… mais il ne répondit pas tout de suite sur ça. Il était d’abord en train d’essayer de reprendre sa contenance sur la première révélation donnée comme elle venait. Il pleurait toujours en remontant sa main sur son visage pour toucher sa joue dans une délicatesse qui n’appartenait qu’à Liliann.

- Pas vouloir de toi ? Qui serait assez con pour ne pas vouloir de toi ? Je ne le mérite pas plus que toi. Ce n’est pas moi l’ange de cette table. Ce n’est pas moi la douceur incarnée, celle qui peut même panser le cœur de quelqu’un qui ne pensait plus en avoir un. Nahid…. Liliann, pardon, tu …

Il essayait de lui dire. De lui faire comprendre. Les larmes coulèrent toujours alors qu’il ne se remettait pas de …. De ce qu’elle venait de lui avouer. Il ne l’avait pas violé, elle l’avait voulu… lui. Pas juste un gigolo, pas juste pour se faire du bien… Elle avait voulu de lui comme une âme en demande une autre. Comme un chiffon usé avait besoin d’un autre pour être complet.

- Mais je vais te prouver que tu as tord sur quelque chose cependant.

Et dans la douceur qui lui était donné, et même plus parce qu’il faisait attention que la jeune femme ne fasse pas un mouvement de recul pour arrêter tout ça, il passa un doigt sur ses lèvres pour verrouiller sa cible. Sa main se déplaça derrière sa nuque, mettant ses doigts à l’intérieur de sa chevelure pour la décoiffer un peu plus que ce qu’elle ne l’était déjà …Et il l’embrassa. Il l’embrassa avec l’absolue certitude qu’il ne lui avait pas fait de mal. Qu’ils ressentaient presque la même chose … et qu’il pouvait se le permettre. Prendre l’initiative. Il en avait presque oublié sa position, son statut…. Mais alors qu’il l’embrassa comme jamais, pas un petit bisou du tout, il se promit qu’il serait digne de l’ange qui avait mit son cœur dans son âme pour combler l’être détruit qu’il était. Il se sépara à peine d’elle alors qu’il posa la tête sur son front.

- Dit moi, trouves tu que le baiser que je viens de te voler est violent ? Oserais tu alors contredire tout ce que tu viens de me dire ?

Parce qu’elle avait dit qu’un baiser volé était violant. Alors que …. Il avait voulu lui prouver que non. Ce baiser, leurs baisers n’avaient rien eu de violant. Il espérait en tout cas avoir réussi. Il continua de mettre sa main dans les cheveux de la jeune femme, toujours collé à elle.

- Je …. Je pensais t’avoir violé toutes ces années. Je pensais avoir pris, égoïstement, le bien être que je ressentais avec toi. Alors ne t’en veux pas d’avoir menti pour quelques compétences que tu ne disais pas avoir…. J’ai été ravi de te les apprendre et les pratiquer avec toi.


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Unbroken Requiem
Le monde a mis le passé à l'épreuve. Pourrait il supporter le présent en se pardonnant ? Et avancer vers le futur ?Beylin
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