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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
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 Fast & curious [pv - Antonio D. Canivorez]

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Fast & curious [pv - Antonio D. Canivorez] _



________________________________________ Lun 26 Avr 2021 - 9:11



Fast & curious
La balle roulait entre ses doigts, dans un sens, puis dans l’autre. Le bout pointu percutait sa peau blanche, essayait de creuser un trou loin, très loin dans ses chairs, jusqu’à l’âme détruite du criminel. À quoi ressemblait-elle, son âme ? Un halo sombre, aussi ténébreux que la matière noire qui avait, à une autre époque, remué dans ses veines, plus que son propre sang. Les ombres des Nibelungen dansaient sur ses épaules, autrefois. Il se souvenait de la sensation de la malédiction qui avait fait de lui un être immortel, un criminel errant dans la galaxie pour rattraper ses erreurs. Que pouvait-il rattraper ? Il avait mérité la peine de mort lancée sur sa tête, les chaînes qui le retenaient prisonnier au cœur de son propre vaisseau pour sa destruction.

Pourtant, il n’était pas mort.

Ses yeux clairs remontèrent de la table à son interlocuteur. L’homme devant lui, plus jeune, plus petit, moins costaud, beaucoup moins impressionnant, remua sur son siège et détourna le regard. Il savait, Áron, que la balle qu’il tenait entre ses doigts lui était destinée, glissée dans son chargeur pour que l’arme lui explose à la gueule. Ingénieux, en un sens. Dangereux, sans le moindre doute. Le criminel vérifiait toujours son équipement avant de l’utiliser. Il ne ferait plus l’erreur de laisser son pistolet sans surveillance. Ce qui n’arrivait jamais, normalement. Sauf que plus rien n’était normal, depuis les derniers événements.

Áron avait, parfois, le regard tourné ailleurs, les pensées braquées sur ce qu’il avait vécu, dans une ferme en dehors de la ville. La jeune Hoops poussée trop vite dans les ennuis, à perdre ce qu’elle avait, sans doute, de plus cher en ce monde pour résoudre une enquête à laquelle il n’était pas certain d’avoir tout compris. Ou à laquelle il ne voulait pas tout comprendre. Áron se demandait, parfois, s’il n’existait pas un moyen d’inverser le processus, de rendre à Judith ce qu’elle avait perdu pour… rien.

La main du criminel se plaqua soudain à la table, sous le coup de la colère. La balle, au creux de sa paume, lui fit mal, mais il n’en montra rien. Devant lui, l’autre sursauta et se crispa, prêt à bondir hors de portée de l’infiltré, pour échapper à sa vengeance. Sauf que le brun n’avait pas le goût de la vengeance. Il regrettait, presque, que la balle n’ait pas été chargée, le chien enclenché, pour que le canon explose entre ses mains et lui déchire le visage. Aurait-il pu en mourir ? Pourquoi essayer de le tuer ? Une guerre d’ego, sans doute. Puisqu’il venait de gagner un grade, dans l’organisation, au détriment de celui qui se tenait devant lui.

– Recommence, souffla-t-il, d’une voix sombre, en posant la balle bien droite sur la table, et je te l’enfonce dans la gorge. (Il profita du lourd silence pour braquer son regard sur l’autre.) Sans passer par la bouche, évidemment.

Il aurait pu le dire à leurs supérieurs, se plaindre du coup bas, prouver qu’il aurait pu être victime d’un « frère ». Sauf qu’il n’en avait pas envie. Áron préférait gérer les choses lui-même et éviter, au jeune qui lui faisait face, de subir les représailles de criminels beaucoup trop dangereux pour lui. Il n’était qu’un gamin qui apprenait à survivre dans un monde qu’il n’aurait pas dû rejoindre. Au fond, le brun ne lui voulait pas de mal. Il espérait, presque, qu’il puisse se sortir de là, trouver sa véritable voie, échapper aux mafias. Même s’il savait pertinemment que c’était trop tard.

Sans un regard pour celui qui n’osait plus bouger d’un millimètre, de peur de s’attirer la colère de l’infiltré, Áron se leva de sa chaise et échappa au hangar sombre dans lequel ils se réfugiaient, entre deux coups montés. La cigarette qu’il coinça entre ses lèvres détendit ses muscles, son esprit bloqué sur une mission qui ne le concernait pas le moins du monde. Il se gorgea de fumée et la recracha lentement, pour la laisser couler sur son visage. La matière noire de l’Acardia lui manquait, mais il ne pouvait plus piloter son cuirassé, traverser l’univers à la recherche des nœuds du temps.

Il ne lui restait qu’une alternative.

Áron enfourcha sa moto, alluma le contact et partit dans une embardée, maître de son véhicule. Il traversa la ville à toute vitesse, baigné par les halos jaunâtres des lampadaires, et se gara dans le garage habituel, pour troquer son véhicule contre une voiture de sport. Le bel engin était flambant neuf, tout juste remis de ses éraflures, un bon coup de peinture neuve balancé sur sa carrosserie. Il ne restait aucune trace de la précédente course et le brun jurait qu’il ferait attention, cette fois-ci, de ne pas l’abîmer davantage.

Il échangea quelques mots avec son propriétaire, jura de revenir avant l’aube, et prit place derrière le volant. Le capitaine avait beau apprécier sa moto, la sensation d’un volant, entre ses mains, lui rappelait plus sûrement le gouvernail de l’Arcadia. Seule une conscience ténue du danger, de l’impossibilité de la manœuvre, le retenait de braquer brusquement vers ses adversaires pour écraser le nez de sa voiture dans le flanc des leurs, comme il le faisait, autrefois, avant d’aborder un vaisseau.

La voiture grogna comme un lion, en bondissant sur le trottoir, pour rejoindre les extérieurs de la ville. Áron était un pilote hors-pair. Après avoir conduit un cuirassé de la taille de l’Arcadia, aussi bien sur les planètes que dans l’espace, les voitures n’avaient plus vraiment de secret pour lui. Il savait contrôler son véhicule d’une main de maître et n’avait jamais eu d’accident. Quelques accrochages, peut-être, mais c’était monnaie courante, pendant leurs courses illégales, dans les alentours de Storybrooke. C’était, d’ailleurs, l’une de ces courses qu’il rejoignait à toute vitesse pour ne pas arriver en retard et ne pas louper le top départ.

Arrivé sur place, au pied d’une route qui grimpait une colline en lacet, il se gara près des autres et sortit pour s’inquiéter des participants. Il ne fut pas étonné de voir, sur leurs visages, qu’il n’était pas toujours le bienvenu. Ses exploits ne plaisaient pas aux concurrents et certains passaient, parfois, plus de temps à essayer de le faire sortir de la route que d’atteindre l’arrivée. Lui s’en fichait. Ils pouvaient essayer tant qu’ils le voulaient, Áron n’était pas le genre à se laisser avoir si facilement.

Alors qu’il échangeait une poignée de mains avec les organisateurs et quelques rivaux qui n’avaient pas envie de l’étrangler, les yeux clairs du capitaine glissèrent sur un concurrent qu’il n’avait jamais vu dans le coin, pendant l’une de ces courses. Ce qui ne voulait pas dire qu’il ne le connaissait pas. Áron reconnut un visage du passé, sorti tout droit d’une époque où le criminel traînait dans le sillage d’un trafic de drogue qui avait mal fini. Le brun avait balancé tout son groupe et était le seul à en être sorti sans mal. Il se souvenait encore des yeux suspicieux, braqués sur son dos, jusqu’à ce que les menottes des policiers se referment sur ses poignets. Il n’était pas passé loin d’être grillé.

Sans trop savoir s’il devait le saluer, lui adresser la parole ou garder ses distances pour éviter qu’Antonio ne retrouve la suspicion qu’il avait dû couver à son égard, Áron se contenta de lui adresser un léger signe de tête et revint se poser contre son véhicule, pour une dernière cigarette avant le top départ. Il aurait aimé pouvoir partir pour fuir le cuisinier, mais il savait pertinemment que ce serait suspect. Il resta, donc, bien sagement appuyé contre le capot de la voiture, à tirer quelques lattes pour se détendre et se donner l’air de celui qui n’a rien à se reprocher.

Même s’il était plein de reproches, jusqu’à en craquer.


Antonio D. Canivorez
« J'ai pas trouvé où on peut demander un rang personnalisé... ! »

Antonio D. Canivorez

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"Certaines grandes histoires d'amitié peuvent naître dans les endroits les plus improbables."

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"Un petit conseil d'ami. La prochaine fois que vous voulez me provoquer, évitez de me traiter de tigrounet ! "

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Fast & curious [pv - Antonio D. Canivorez] _



________________________________________ Mar 11 Mai 2021 - 21:34


Fast & Curious
Une nouvelle amitié à toute vitesse


Comme tous les samedis, j’avais quitté mon poste de cuisinier au milieu de l’après-midi. Durant les week-ends, je travaillais réellement sous pression et lorsqu’enfin je pouvais profiter d’une heure de pause, j’en profitais pour filer tous droit à la salle de sport locale. J’avais besoin de cela. Besoin de retrouver un semblant de calme dans ma vie, besoin de me dépenser autrement qu’en songeant au boulot et particulièrement à ma meute qui m’y attendait. Nos affaires ne se passaient pas réellement bien en ce moment et mes relations avec mon patron Miguel commençaient à être tendues. Il faut dire que ce n’était pas réellement surprenant. Il devient difficile de maintenir une bonne ambiance au sein d’une équipe lorsque l’on sent l’œil de la justice se poser sur nous en permanence.

Bien sûr, ce n’était pas directement le restaurant qui était visé. Il n’y avait rien d’illicite dans les plats que nous préparions, sauf peut-être la sauce guacamole de Ziggy au goût indéfinissable. Mais cette jolie vitrine cachait la réalité d’un cartel de drogue mexicains qui se déroulait dans le sous-sol du steakhouse. Comme nous étions plutôt malin, aucune descente de flics n’avait pu mettre à jour notre petit commerce. Très souvent, nous ne donnions accès à ce marché qu’à de très bons clients. Ces derniers étaient beaucoup trop accrocs à notre cam pour oser dire la vérité. Ils savaient qu’ils avaient beaucoup trop à perdre dans cette affaire. Les dealers ne se trouvaient pas à chaque coin de rue dans cette ville. Encore moins de ceux qui disposaient de notre expérience et de qualité.

N’allez pas croire que j’appréciais cette situation, bien au contraire. Une part de moi avait envie de fuir et de laisser ma tribu derrière moi. Le tigre à dents de sabre de l’époque me manquait atrocement. J’avais envie de passer à nouveau du côté des herbivores, vivre aux côtés de Many et Sid que j’avais laissé derrière moi. Mais j’avais eu beau rechercher mes vieux amis, je n’avais pas réussi à les retrouver. La malédiction ne les avait peut-être tout simplement pas emportés jusqu’ici. Et même si cela avait été le cas, je doutais qu’ils seraient prêts à me pardonner le geste que j’avais eu peut avant de me retrouver à Storybrooke. Comment Many pourrait-il passer l’éponge sur le fait que je l’ai abandonné à cause de sa nouvelle petite famille ? Il ne le pourrait sans doute pas et moi j’avais finalement vu mon souhait malheureux se produire. Je traçais ma route de mon côté. J’avais suivi les carnivores dont je faisais finalement partie. Mon existence se faisait donc dans le crime et la violence et j’avais fini par l’accepter. Je ne faisais rien pour m’y soustraire. De toutes manières, il n’y avait rien ni personne qui pouvait me guider vers la lumière et la bienveillance. Pourquoi donc essayerais-je de me battre pour un rêve impossible ?

Pourtant, cela n’avait pas empêché Miguel de me prendre en griffe depuis quelques temps. Je n’avais rien fait d’extraordinaire pourtant. Je n’étais certainement pas le genre de balance qui trahirait son clan. Je n’avais jamais fait preuve d’une telle lâcheté. Ces cinq personnes qui m’entouraient avaient beau être des crapules de bas étage, elles faisaient quand même partie de ma famille. Je n’avais aucune raison de les trahir. Alors pourquoi ? Je l’ignorais mais j’avais cependant de forts soupçons concernant une personne en particulier. Une hypothèse qui avait été partagée ce jour-là avec Carmen, ma seule véritable complice parmi ma bande.

Elle m’accompagnait partout où j’allais et je devais bien admettre que je trouvais parfois cette situation un peu pénible. Mais j’aimais également son côté impétueux et spontané. Elle n’était pas du genre à mâcher ses mots et disait même tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Je ne pouvais donc pas lui demander de s’éloigner. J’avais besoin d’elle pour être ma confidente dans ce monde de brutes épaisses. S’il y avait une chose dont j’étais certain, c’était que je pouvais me confier à elle sans risque dans toutes les circonstances. Après tout, elle me devait la vie ! Une histoire de sauvetage malheureux qui avait semé les graines d’une belle amitié. Mis à part le fait que Carmen elle assumait parfaitement sa part de noirceur. Elle était même plutôt fière de se trouver au sommet de la chaîner alimentaire. Elle me taquinait souvent à propos de ce qu’elle appelait « mes crises identitaires » mais respectaient mes divergences d’opinion.

Aujourd’hui, elle avait décidé de s’improviser coach sportive et tenait le sac sur lequel je frappais avec une force mesurée. Après une dizaine d’un silence presque inquiétant, elle avait repris la parole avec toute la malice qui la caractérisait.

« Tu sais, ce sac c’est pas vraiment une poupée vaudou. Ce n’est pas parce que tu lui fais du mal que la douleur sera transmise à Miguel. »

Secouant la tête en un signe négatif, je ne m’arrêtais cependant pas en si bon chemin. Continuant à donner des coups de poings au malheureux punching ball, je ne répondis pas immédiatement à sa remarque. En réalité, je ne réagis que lorsqu’elle sortit une photo de notre chef adoré devant moi.

« Cela dit, si tu as vraiment besoin de ça pour décupler ton énergie, ça vaut peut-être le coup. C’est pas pour dire mais aujourd’hui tu frappes comme une vraie femmelette. Tu as peur de te faire mal ? »

Bien sûr, je n’osais pas lui dire que c’était à cause d’elle. Je connaissais ma force comme étant prodigieuse pour un être humain. Frapper de toutes mes forces aurait pu envoyer Carmen voler à l’autre bout de la salle de sport. Je n’avais pas encore de faire du mal à ma vieille complice.

« Qui te dit que c’est forcément à lui que j’en veux ? »

Elle reprit alors la photo pour la ranger dans sa poche. Elle finit par m’adresser une petite moue désapprobatrice.

« Oh alors tu va me faire croire que le fait que le boss te tient à distance alors qu’avant t’étais son grand chouchou ne te fait vraiment rien ? Tu me prends pour une idiote, amigo ? »

Je reculais alors à mon tour et réceptionnait la serviette qu’elle m’avait lancé. M’essuyant le visage et la nuque, j’allais m’asseoir sur le banc. J’avais alors besoin de souffler et de me remettre de mes efforts. Carmen se plaça alors derrière moi, me massant tranquillement les épaules comme une véritable entraîneuse qu’elle se pensait être-

« Avoue que cette situation t’agace quand même un petit peu. »


« OK c’est vrai que ça n’arrange pas vraiment mes affaires qu’il me prenne en grippe. Surtout que j’en ignore la raison. »

« Mmmh tu l’ignores réellement ? Bon alors dans ce cas, laisse-moi te dire un petit secret. »

Elle se pencha alors à mon oreille pour me confier le secret de polichinelle qu’elle finit de sortir.

« C’est à cause de ton nouveau petit copain bien sûr. »

Levant alors les yeux au ciel, je me tournais dans sa direction avec un air totalement blasé sur mon visage.

« Tu fais références à Julian, c’est ça ? Alors d’un ce n’est pas mon petit copain et de deux je ne vois pas où est le problème avec lui ! »

J’avais rencontré Julian il y a quelques mois de cela alors qu’il tentait de se remettre d’une rupture avec son vrai petit copain actuel. Les espoirs brisés qu’il avait eu vis-à-vis d’une nuit qui n’avait aboutis sur rien l’avait plongé dans la débauche la plus totale. Faisant la tournée des bars, il avait fini au bar de notre restaurant alors que le pauvre était un végétarien pur et dur. Il m’avait raconté son histoire et je lui avais proposé notre cam pour noyer son chagrin. A cette époque, il ne représentait rien à mes yeux. Des gens perdus comme lui j’en croisais par dizaine tous les jours. Je n’avais aucune raison de lui prêter une attention particulière. Pourtant quelque chose chez lui avait fini par me toucher. Une simplicité de cœur et une naïveté que je n’avais rencontré que chez de très rares personnes. En réalité, même si cela paraissait ahurissant, il me rappelait mon ami Sid. J’aimais sincèrement le lémurien, il était le seul être pur et gentil que je connaissais. Il était le seul ami qui me donnait réellement l’impression de valoir beaucoup plus que le petit dealer des bas quartiers. Si Miguel espérait que j’abandonne notre amitié il pouvait toujours se brosser. Finissant par s’asseoir à mes côtés, Carmen se tut quelques instants avant de reprendre la parole.

« Il n’a pas beaucoup apprécié que tu lui sauves la vie tu le sais ? Surtout avec le KO que ça a risqué de provoquer dans tous le quartier. »

Je me relevais alors de mon banc absolument furieux. Je me rappelais encore très bien cette nuit. Julian avait voulu tester une nouvelle drogue créer par Ziggy. Comme chacune de ses créations, cela avait été une véritable catastrophe. Le roi des lémuriens avait fait une sorte de bad trip qui aurait pu le tuer. Je l’avais alors mené à l’hôpital avant que les choses s’aggravent. Aujourd’hui encore je portais la culpabilité de cette horrible journée sur mes épaules. Furieux de sa remarque, je me relevais en un bond et lui fit volte-face.

« Et j’aurais dû faire quoi à ton avis le laisser crever ? Si tu crois ça alors tu me connais très mal. Jamais je n’abandonnerais une personne à laquelle je tiens vraiment. Lui pas plus que toi d’ailleurs ! Et si ça pose un problème à Miguel j’en n’ai rien à foutre, tu comprends ? »

Me rendant compte que je hurlais bien trop fort, je tentais de calmer mon agacement et mes grognements de tigres. Je détournais le regard alors que Carmen tentait de me rassurer par une gentille remarque.

« Tu ne m’avais encore jamais dit que tu tenais autant à moi. C’est adorable. Allez viens, calme-toi et promets-moi que tu arrêteras de chercher les emmerdes avec Miguel. Fais-le au nom de notre amitié à nous, d’accord ? »

Ne prononçant plus un seul mot, je me rendis au vestiaire laissant Carmen seule derrière moi. Elle avait beau tenter d’appeler mon prénom, jamais je ne retournais. En réalité je n’avais plus qu’une envie, oublier cette mésaventure et ma colère pour Miguel à bord d’une magnifique voiture de sport. J’appréciais les courses nocturnes clandestine que nous organisions entre gens de mauvaise réputation. C’était l’occasion de croises des « amis » plus revus depuis longtemps et des partenaires en affaires. C’était grisant de pouvoir se lancer des petits défis au volant de ces fiers bolides qui filaient à toute allure et tout phares allumés dans la nuit. Cela dit, il y avait parmi les participants un qui retenait tout particulièrement mon regard. Un ancien compagnon d’infortune que je n’avais plus recrisés depuis son arrestation. Une mauvaise aventure qui les avait conduits lui et sa bande derrière les verrous. De ce que j’en savais, jamais personne n’avait su qui se trouvait derrière cette sombre affaire. Qui avait bien pu les dénoncer ? Je l’ignorais mais ce qui est certain c’est qu’il avait été particulièrement très malin.

Bien que le connaissant très peux, j’appréciais beaucoup Verga. C’est pourquoi je choisis de m’approcher de lui et de son magnifique bolide. Sait-on jamais, il accepterait bien de me faire l’honneur d’une petite course. Afin de briser la glace, je lui avais apporté une bière espérant qu’il l’accepterait. Je lançais alors une petite pique dont j’avais le secret.

« Alors comme ça ils ont fini par te relâcher ? Avoue qu’ils l’ont fait parce qu’ils ne supportaient tes jérémiades. »


Je lui tendis alors une bière tout en lui adressant un sourire complice.

« J’ai pensé que ça serait une bonne manière de briser la glace. Allez prends-la promis, j’ai rien mis dans ta bière. Je préfère savoir mes meilleurs adversaires en forme sur le terrain. Je suis un type trop réglo pour me battre de cette manière. »

Je me plaçais à ses côtés en regardant le terrain et les premières voitures qui se trouvaient déjà en ligne de départ. De là où nous étions, nous pouvions déjà entendre les moteurs tournés et cela me donnais fortement l’envie de faire de même. Continuant à le charrier gentiment, je poursuivis sur la lancée.

« Remarque, c’est pas forcément une insulte. Les grandes gueules ne sont pas forcément celles qui s’en sortent le mieux en prison. Ils sont très rapidement matés et ne sortent finalement jamais de cet enfer. T’es dehors depuis longtemps ? »


J’espérais qu’il ne se sentirait pas vexé par mes paroles. Si tel était le cas, je finirais bien par trouver une parade pour me faire pardonner.

acidbrain

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