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 Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es ! } feat Judith Hoops

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ϟ Calypso Gillepsie ϟ



« Je n'ai rien d'un
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Calypso Gillepsie

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Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es ! } feat Judith Hoops _



________________________________________ Ven 21 Mai 2021 - 19:05

Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es !
Calypso & Judith avec Eggsy en guest

Il y a des êtres mystérieux, toujours les mêmes, qui se tiennent en sentinelles à chaque carrefour de notre vie. ~ Patrick Modiano



La musique résonnait à fond dans le local, si bien que les vitres étaient sur le point d’éclater quand Calypso arriva. Cela ne le dérangeait guère, il appréciait écouter du bon rock à fond les ballons de temps en temps, se fichant des voisins, qui de toute façon n’étaient pas mieux que lui. Voyant le diablotin, la jeune femme présente pensa que baisser le son serait une bonne idée.

“Je testais l’évanouissement par bruit trop fort !”

Calypso ricana tout en faisant un check à Ida, qui elle, lui claqua une énorme bise. Ida faisait partie des rares amis qu’il pouvait avoir dans la ville. Elle n’était pas n’importe qui. Même si dans le monde des contes ils ne s’étaient jamais vu, elle faisait partie, tout comme lui, du folklore marin. C’était ça qui les avait rapprochés et il appréciait la malice mais aussi la naïveté d’Ida. Parfois ils se disputaient, très fortement, avant de revenir l’un vers l’autre au bout de quelques jours. Même si Caly était rancunier, Ida savait faire passer les choses en douceur.

“Je te rappelle que ça ne marche pas sur toi ! Ton nerf auditif déconne”
“Quoi ?”


Il alla couper lui-même le son, lui jetant un paquet de mouchoirs au passage vu qu’un peu de sang coulait de son oreille.

“Rien ! En tout cas bon morceau !”
“Oui j’ai pensé que je pouvais le reprendre pour mon groupe !”


Il s’asseya nonchalamment sur le bureau vide, balançant ses jambes dans le vide, un grand sourire sur son visage de chérubin. Ida faisait partie d’un groupe de musique qui reprenait pas mal de chansons. C’était sympa. D’autant plus que le groupe lui avait demandé s’il ne voulait pas venir chanter, avec sa belle voix, ça serait dommage de gâcher un talent. Caly n’avait pas encore répondu. Une part de lui même avait envie d’y aller, pour s’amuser et pour gagner de l’argent, et une autre part lui disait que non, c’était une mauvaise idée. Alors il les laissait le bec dans l’eau, comme à son habitude. Il haussa les épaules, en grande discussion avec lui-même sur savoir s’il allait dire oui ou non quand la sonnerie de son nouveau téléphone retentit. Il y jeta un œil, c’était Eggsy qui venait de lui envoyer un texto, pour lui dire qu’il n’allait pas tarder à arriver à l’arrêt de bus de l'hôpital.

“Pourquoi je peux pas venir avec vous !”
“ Parce que toi t’as décidé que c’était journée peinture ! Je te l’ai répété je sais pas combien de fois mais bon, vu que Madame n’arrêtait pas de parler à son rat domestique. Puis bon, on va juste voir l'autre enculé et après on ira certainement faire un tour au centre commercial, rien de bien folichon.”
“Ne dis pas ça de Stew !”
“J’invente le fait que ça soit un rat peut être ? Je le reconnais à l’odeur steuplait ! Il aurait fait une très bonne entrée franchement !”


Le blondinet dévoila la multitude de dents pointus qu’il avait, alors qu’Ida lui lança un pinceau à la figure, qu’il évita à moitié, vu que de la peinture lui rentra dans l'œil.

“Whesh Ida t’es vraiment conne ma parole !”

Il descendit de la table, tombant dans un bruit sourd, son genou se tordant d’ailleurs dans un angle improbable.

“Donne les mouchoirs là avant que je n't'étripe! P’tain”

Certes, ce n’était pas parce qu’ils s’étaient rabibochés que les gestes brusques ne faisaient plus partie de leur quotidien, bien au contraire. Ida arriva en courant, le mouchoir trempé d’eau, qu’elle fourra dans l’oeil du pauvre Calypso. Ce dernier poussa une sorte de cri rauque, tout en donnant un coup dans l’épaule de la brune. Ils étaient vraiment impossibles. Tout en râlant, et en pleurant de son oeil gauche, il prit la direction de la porte d’entrée.

“Tu restes là ! Tu finis les trucs que t’as dis et si jamais t’as le temps tu nous rejoins en ville ! Si tu fais pas ça j’dis à Jess que Stew il a voulu te violer et c’est fini du gros rat !”

Il n’entendit pas le couinement de stupeur car il cogna fermement la porte. Il savait que Jessica ne ferait rien. La princesse d’Atlantide était bien trop gentille pour ça, mais la menace marchait bien. Respirant un grand coup, vérifiant qu’il n’y avait pas du sang qui sortait de son œil - on ne sait jamais - il se dirigea naturellement vers l’arrêt de bus, poussant un grand soupir. Avec tout ça, il n’avait même pas pu dire à Ida qu’il avait trouvé un nouveau moyen de se faire de l’argent facilement et qu’il avait trouvé un nouveau passe temps vraiment très amusant en la personne de Richard. Il adorait le voir prendre feu et tout dévaster sur son passage, matériel, humain, c’était rigolo. Elle était vraiment conne. Tant pis pour elle. Tirant sur la chemise à carreau qu’il avait sous son pull, il leva le nez vers le ciel. Il n’allait pas tarder à pleuvoir, il le sentait. Ce printemps était vraiment bizarre. D’abord une vague de froid monumental en Mars, puis une chaleur torride en Avril et maintenant il refaisait froid et il pleuvait constamment. En soit, ça ne le dérangeait pas, il appréciait la pluie. L’eau était son élément. Mais il se demandait si c’était encore dû à un événement magique ? Mais après tout, le réchauffement climatique était un débat qui agitait les grands de ce monde, de ce qu’il avait suivi quand il allumait la télévision tombant sur des débats politiques qui le gonflait assez rapidement, changeant pour mettre de la téléréalité. C’est la voix d’Eggsy qui lui fit descendre le nez des nuages, un peu nostalgique.

"Hey Caly Comment ça va ?"

Eggsy lèva la main pour saluer le garnement qui s’approchait de lui en sautillant avec un grand sourire,avant de lui faire une accolade.

“Bah comme tu peux le voir … Ida m’a lancé un pinceau dans l’oeil parce qu’elle sait pas viser … franchement faut vraiment que je demande à un toubib de lui mettre des nouveaux yeux ça peut plus aller …”
"Elle l'a pas fait exprès plutôt ?"
“J’pense que c’est un peu des deux”.


Il répondit à son câlin, tout l’observant alors que ce dernier venait d’éclater de rire en frottant le haut de sa tempe pour enlever les éclaboussures bleues qu’il avait. Il appréciait assez Eggsy. Plus jeunes, ils étaient dans les coups fourrés les plus tordus, d’autant plus qu’il avait appris le passé du jeune homme comme dealer. Mais ce n’était pas vraiment ça, lui aussi était orphelin. Il traînait aussi avec Dusty, qui avait la même histoire qu’eux mais contrairement à eux justement, il n’avait pas eu la chance d’être adopté, d’être recueilli. Il était resté seul à l’orphelinat. Parfois il avait de la rancoeur, et dans ces moments-là, il préférait ne pas leur parler. Cela pouvait aller d’une seule journée, à des mois entiers. Leur amitié s’était effilochée, d’autant plus qu’ils n’avaient pas suivi le même parcours. Eggsy et Dusty s’en étaient sorti, ils étaient responsables, ils avaient un métier légal et une famille. Caly était seul et la légalité n’était pas un concept qu’il appréciait. Alors forcément, ils se voyaient moins, mais au fond, Caly les appréciait malgré le fait qu’il ne leur montrait pas.

“Et toi ? Tranquille la mifa ?”
"Ça va. On a été au ciné avec Thomson et Paul l'autre jour. C’était sympa"


Il ne put s’empêcher de ricaner un air mauvais. Lui ne pouvait pas se payer le cinéma, il restait chez lui à zapper sur les chaînes de télévision où à regarder les dvd en boucle qu’il avait volé. Pourtant il adorait le cinéma. Il connaissait beaucoup de noms de réalisateurs, de films, d’acteurs. C’était l’une de ces passions qu’il avait découvert en tant qu’humain.

“Ah ouais ? Vous avez vu quoi ? Et tu les as sucé entre les fauteuils ?”

Eggsy lui lança un regard plutôt noir, tandis que le bus qu’ils devaient prendre arriva à l’arrêt. Il connaissait Paul de nom, de ce qu’Eggsy lui racontait, bavard comme il était. Quand à Thomson, il l’avait aidé à sortir de prison quand on l’avait accusé d’avoir volé de la nourriture au supermarché, en plus d’un dvd. Il lui était assez reconnaissant même s’il savait qu’il avait fait ça parce qu’il était commis d’office. Il n’était même pas un vrai avocat ! Juste un étudiant. Néanmoins, Caly l’avait remercié parce qu’il l’avait sorti d’un mauvais pas et il était loyal à ceux qui l’aidait. Cependant, ce n’était pas pour autant qu’il n’allait pas s’amuser à cracher dessus pour l’instant, surtout que c’était pour rire. Il connaissait le tempérament dépravé d’Eggsy même si ce dernier disait que non, c’était juste qu’il aimait tout le monde. Non, il aimait le sexe, c’était différent. Ils avaient couché ensemble et il savait qu’Eggsy ne l’aimait pas. Mais à vrai dire, Caly s’en fichait, il se pensait au-dessus de ça, dans cette perpétuelle dualité qui l’habitait. Eggsy prit les tickets et ils allèrent s'asseoir dans le fond, non loin des places à quatre.

“Non mais je sais que tu veux les ken ! L’un ou l’autre. T’es un chien c’est normal hein c’est la nature.”
“Bien sur que non ! Tomy c’est mon ami, juste ami et Paul …”


Il eut un petit silence et Caly observa les rougeurs se dessiner sur le visage d’Eggsy.

“Hahah tu te l’es déjà tapé ! Hahah je le savais ! Je sais ces choses là.”

Calypso lui envoya une œillade remplie de sous entendu. Il lui disait la vérité, il sentait ces choses là. Après tout, il séduisait bien ses victimes avant de les tuer, il avait du feeling avec ça. Ida lui avait même dit en vérité qu’il faisait parti de la catégorie des incubes, ces démons qui jouaient avec ça pour arriver à leurs fins. Ce n’était pas totalement faux. Le bus s’arrêta à un arrêt et une jeune femme monta. Caly n’y aurait pas fait attention si Eggsy ne lui avait pas serré la cuisse.

“Qu’est ce qu’il y a ? Pourquoi tu frétilles de la queue ?”
“Judiiiiiiiiith !”


Eggsy n’était pas du genre très discret, si bien que tout le bus l’entendit hurler le prénom de la jeune femme. Enfin tout le bus, il n’y avait qu’une petite vieille à l’avant, c’est dire qu’il n’y avait pas foule. Alors Caly posa son attention sur la brune. Il plissa les yeux avant de la reconnaître. C’était un flic ! Il l’avait vu alors qu’il était en détention quelques semaines auparavant. Il se souvenait qu’il l’avait trouvé charmante, à son goût et il avait même pensé à la saveur qu’aurait pu avoir sa peau s’il l’avait croqué. Il aurait fait d’une pierre deux coups. Il aurait passé un bon moment, elle aussi, et il aurait pu la congeler une fois qu’il l’aurait tuée. Il se serait aussi venger de cette ‘police’ qui ne comprenait rien à rien. Finalement, il n’avait rien fait. Quand il était sorti du commissariat, elle n’était plus là, elle avait dû rentrer chez elle, et il n’était pas assez fou pour aller noyer un flic. Il faisait déjà chanter un pompier, il ne fallait pas abuser. Même si ceci dit, le pompier n’était pas l’homme le plus vertueux du monde.

“Tu fais quoi de beau ? Moi j’ai proposé à Caly de l’accompagner voir l’assistant social parce que Jamie il est pas là, du coup il doit en voir un autre et ...”
“Mais tu vas apprendre à fermer ta gueule Eggsy ou quelqu'un va être obligé de t'arracher la langue!”


Caly avait fait les yeux ronds quand il entendit Eggsy commencer à raconter ça. D’accord c’était l'hôpital qui se moquait de la charité vu comment lui aussi était bavard mais tout de même ! Elle n’avait pas à savoir qu’il avait rendez-vous avec l’assistance publique, même si au final ça se devinait aisément qu’il n’était pas aussi lâché dans la nature qu’il l’aurait voulu. Il fit cependant à la jeune femme un sourire ensorcelant, sans même vraiment utiliser son pouvoir. Il avait une beauté naturelle qu’il utilisait au quotidien, ce visage si innocent pour une âme aussi noire que la nuit.

Tandis qu’ils discutaient, étant sorti de la route principale pour passer dans l’une des parties boisées du quartier nord, le chauffeur de bus pila si fort que tous les passagers se retrouvèrent propulsé à l’avant. Eggsy avait agrippé Caly dans sa chute et ils étaient tombés sur Judith. Immédiatement, Eggsy s’était relevé pour aider la jeune femme alors que le blondinet commençait déjà à jurer.

“Putain j’vais me le faire ce batard !”

Sans même faire attention à ses amis, il se releva pour aller directement voir le chauffeur qui poussa un gros soupir.

“Désolé les gamins … j’ai plus d’essence ! Soit vous sortez à pied, soit vous attendez là que j’appelle la dépanneuse !”
“Whesh ? Sérieux connard ? T’as essayé de nous buter ou tu voulais juste nous perdre dans les bois pour que tu réalises tes trips de pédophiles avec ta bite molle ?”


L’homme ne répliqua pas alors qu’il sentit la main d’Eggsy venir se poser sur son épaule.

“Non mais attends tu crois pas que j’vais le laisser sans sortir comme ça. Si y en a un qui doit être baisé ici, dans tous les sens du terme c'est lui !”
“Vous avez besoin d’aide ? Je m’y connais un peu en mécanique, mon bff il bosse dans le garage de son papa ! Faut y aller si le bus il est en panne, c’est le Maru’s garage ! Il est trop bien !”


Caly se décala d’Eggsy, donnant un coup de pied dans l’un des fauteuils, dans celui ou la vieille dame était assise. Il l’observa. D’ordinaire les gens criaient sur son comportement, le houspillait et il s’en amusait mais là, rien, elle regardait par la vitre en direction des arbres. Se mettant sur la pointe des pieds, il essaya de voir ce qui avait plus d’attention que lui, mais il n’y avait rien. Cependant, un mauvais pressentiment lui enserra la poitrine. Quelque chose allait se passer. Il ne savait pas quoi mais il le sentait. Il leva les yeux au ciel, les nuages s’étaient accumulés. Il allait pleuvoir. Maintenant il en était certain.

“Monsieur ? Vous allez bien ?”

Il entendait Eggsy et Judith qui parlaient au contrôleur et se détacha de la vieille femme pour revenir au crétin qu’il allait tuer une fois tout ça réglé. Ce dernier avait l’air éminemment contrarié, tapant encore sur le petit symbole de son réservoir plusieurs fois. Il toura la tête pour regarder le duo de bienfaiteur avant de regarder à son tour dans la même direction que la grande mère. C’est alors qu’il écarquilla des yeux, sortant de sa cabine dans un rire un peu fou.

“Haha très marrant les gamins … c’est votre faute le coup de l’essence ?”
“Quoi ?”
“J’te dis connard, si on aurait voulu se suicider c’est pas comme ça qu’on s’y serait prit. Le suidice collectif ça me connait.”


Calypso eut une sorte de petit ricanement avant de se stopper quand l’homme qui leur faisait face les regarda avec une lueur très étrange dans le regard. Oh non, il n’y avait qu’un meurtrier ici et c’était lui. Il se tenait prêt à l’attaquer mais il fut pris de court quand l’homme fini par pivoter en se mettant à hurler et à partir du bus en courant.

“Okay … Quel fils de pute.”
“C’était quoi ça ?”


Même lui était étonné d’un tel comportement. N’écoutant pas ce qu’Eggsy et Judith se disaient, il les contourna pour monter dans la cabine du chauffeur et se mettre à sa place. Il toucha le volant avec un sourire. Conduire un bus c’était pareil qu’une voiture non ?

“Caly j’suis pas sur que ça soit une bonne idée …”
“Parce que t’en a une autre ?”
“Bah … ouais marcher …”
“Ahaha flemme, ça à l’air plus drôle !”
“Caly … t’as pas le permis …”
“Et alors ? Je sais conduire, j’suis allé en europe comme ça hein ! Donc bon un bout d’papier en plus … J'me torche avec !”


Et c’est là qui se rappela de la présence de Judith et notamment du métier qu’elle faisait. Il eut une minute de silence où le jeune homme fit une moue et poussa un énorme soupir avant de redescendre. Il passa entre Eggsy et Judith, frôlant cette dernière pour lui murmurer sensuellement.

“Mais je dis pas non à ce qu’on me passe les menottes.”

Si jamais il pouvait s’éviter la prison en passant du bon temps, il n’allait pas dire non. Il sortit comme si de rien n’était du bus, s’appuyant dessus. Il fouilla dans la poche de son manteau usée pour sortir un paquet de cigarette et fumer nonchalant. Le duo comique sortit à son tour, mais il remarqua immédiatement l’air plus inquiet.

“Quoi ? Vous venez de voir la vieille clamser ?”
“Non … mais t’es pas loin …Elle a disparu.”


Caly connaissait Eggsy depuis très longtemps et il savait que peu de choses pouvait ébranler sa bonne humeur de clébard. Or là, il voyait bien de l’inquiétude. Il avait les sourcils froncés et regardait autour de lui rapidement.

“Ah. Ça fera une personne de moins payant ses impôts et donc payant mes allocs. Dommage.”

Il savait que son humour cynique ne plaisait pas à tout le monde mais il s’en fichait. Terminant sa clope qu’il écrasa à même le sol, il les regarda.

“Il pleut. Moi j’me casse de là.”
“Bah non il pleut pas.”


Caly regarda Eggsy comme un idiot avant d’hausser les épaules et de faire ce qu’il avait dit, de partir. D’accord il avait la flemme de marcher mais il n’avait pas envie de rester dans un bus au beau milieu des bois. Beau repaire de tueur en série. Il rigola tout seul à cette pensée étant donné que le seul présent, c’était lui même. Comme il venait de le dire, la pluie se déclencha et ce n’était pas une petite averse. Si lui s’en fichait, son corps absorbait l’eau comme s’il n’était pas mouillé, lui donnant une pêche d’enfer, ce n’était pas le cas des deux autres. Il avança sans se retourner, les mains dans les poches, observant son alentour avant d’entendre des voix le rattraper.

“Faut trouver un abri !”
“Pourquoi vous êtes pas rester dans le bus ?”
“Pas confiance … t’imagines il est peut être cannibale ?”


Caly se stoppa, regardant Eggsy étrangement. Qui ? Parce qu’encore là, à part lui, vu qu’il avait appris que quand un autre humain en mangeait un autre ça s’appelait comme ça, ce qu’il était donc, il n’y en avait pas d’autre.

“Qui ? Ta soeur ?”
“Non le bus patate !”


Calypso poussa un grand soupir. Parfois Eggsy pouvait être con. Lui jouait au con mais le gars en face de lui, malheureusement, l’était vraiment. Se détournant de lui, il eut une expression indéchiffrable sur le visage.

“On est d’accord que ce bâtiment n’était pas là y a cinq minutes ? Où alors j’ai pris des champi hallucino sans m’en rendre compte ?”

Effectivement, derrière eux s’étendait une sorte d’immense complexe de bâtiments abandonnés. La pluie redoubla d’intensité et l’orage éclata au-dessus d’eux. S’il aimait la pluie, l’orage n’était clairement pas sa tasse de thé.

“C’est trop bizarre franchement … j’ai pas confiance …”
“Tu te chies dessus ?”


Eggsy lui donna un coup de coude à Caly qui avait dit ça en regardant Judith.

“Non j’ai juste … pas confiance. Mais là il pleut trop … J'peux même pas utiliser mon téléphone pour appeler Dusty !”
“T’façon qu’est ce qui peut nous arriver ? Mourir ? Ça arrivera un jour. Enfin pour vous, pas pour moi.”


En qualité de démon des eaux, Caly avait une certaine immortalité, qu’il s’amusait d’ailleurs à mettre en péril chaque jour depuis qu’il était à Storybrook. Son sourire se fit grand, carnassier, prédateur alors qu’il passait sa langue sur ses lèvres roses, parlant avec son ton de séducteur avant de se tourner et de courir pour rentrer dans le premier batiment.

“Peut être plus vite que vous ne le pensez … alors profitons-en ! Eclatons nous ensemble ! Allons voir ce qui se trame. Nous n’avons rien à perdre … sauf la vie mais ça, ce n’est qu’un détail.”


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Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es ! } feat Judith Hoops _



________________________________________ Jeu 10 Juin 2021 - 12:46



DIS-MOI QUI TU HANTES, ET JE TE DIRAI QUI TU ES !
Les choses étaient en train de revenir à la normale. Doucement. Du moins, rien n’avait vraiment changé dans le fond. Judith avait seulement oublié que sa mère n’était plus de ce monde. La seule chose qui aurait changé était sa vision sur les choses qui sortaient de l’ordinaire comme les fantômes. Mais elle n’était toujours pas convaincue à cent pour-cent pour ce genre de chose. Ces journées étaient toujours les mêmes, s’occuper des animaux quand elle le pouvait. Sinon, elle se rendait au travail, enquêtait plus ou moins sur les mêmes enquêtes. C’était bien calme. Bien trop calme pour elle depuis qu’elle était revenue. Elle avait besoin que les choses bougent. Elle avait besoin d’action, de bagarre, d’aventure. Rester pendant des heures derrière un bureau, ce n’était pas fait pour elle. Pourtant, c’est ce qu’elle faisait depuis déjà plusieurs jours et heureusement, son jour de repos était arrivé. Elle l’avait attendu pendant des jours. La nuit avait été courte, comme souvent ces derniers jours, mais assez reposante en soit. Dormir était sans doute une chose qu’elle avait oubliée depuis quelques semaines. Même si, elle avait fait son deuil à sa façon, certaines choses revenaient souvent en surface la nuit. Les souvenirs de sa mère, bien trop douloureux, venaient la hanter le soir. Elle avait pris l’habitude de se lever au petit matin alors que tout le monde dormait encore et de préparer le petit-déjeuner. Avant de tout simplement partir courir, c’était un moment rien qu’à elle. Un moment où elle se défoule, courant un peu plus chaque jour. Elle rentrait chez elle, le cœur battant à la chamade, le souffle court. Souffrir faisait penser à autres choses. Quand elle rentrait, c’était pour souhaiter une bonne journée aux membres de sa famille qui partaient à l’école ou à la ferme. Ils avaient réussi à prendre un très bon rythme, chacun avait ces tâches et les plus grands aidaient les plus petits. Le manque de la mère pouvait se faire ressentir, surtout pour les deux dernières. Et Judith ne voulait pas la remplacer alors elle leur parlait d’elle. De la douceur qu’elle était, mais aussi de sa grande force et de son caractère. Le genre de femme qu’on voulait dans sa vie. La jeune femme savait qu’elle était un peu comme elle. Douce mais dure à la fois, quand il le fallait.

Ce matin, en rentrant de son footing, les choses n’avaient pas changé. La routine s’était installée. Elle qui n’aimait pas ça, elle se voyait mal faire autrement. Elle avait filé sous la douche avant de s’habiller. Elle savait qu’elle ne resterait pas dans la maison, elle la quittait dès qu’elle le pouvait. Tout lui rappelle sa mère et pourtant, elle avait toujours cet amour pour elle. Ne prenant pas sa voiture pour aujourd'hui. Le beau temps étant présent, elle préférait marcher pour profiter de la douce chaleur. Marchant le long du chemin, elle ne savait pas vraiment où elle allait. Souvent, elle se laissait porter par ses pas, la jeune femme savait qu’elle devait prendre le bus. Elle se trouvait bien trop loin de la ville. Elle n’avait pas vraiment regardé les horaires. Judith vivait souvent cette journée comme elle venait. Elle pouvait très bien passer la journée dans la grange à lire un livre. Ou bien dans le potager pour ramasser les fruits et légumes. Ou encore avec les chèvres. Ses journées de repos ne se ressemblaient pas vraiment et dans le fond, elle adorait ça. S’arrêtant au premier arrêt de bus, elle pianota sur son téléphone quelques instants. Envoyant des messages aux rares personnes qui partageaient sa vie avant de le ranger quand elle vit le bus arrivée. Attendant que ce dernier s’arrête, elle monta dedans avant de payer son ticket. Elle ne s’attendait pas à entendre son prénom, et sursauta légèrement avant de se tourner vers cette voix. Elle remarqua dans un premier temps, une mamie seule, elle lui adressa un petit sourire. Puis son regard s’arrêta sur deux jeunes hommes. Elle reconnut Eggsy, qu’elle avait rencontré plusieurs fois. Elle aimait le personnage, de toute façon, Judith aimait beaucoup de personnes. Elle ne reconnut pas tout de suite la personne qui se trouvait à côté de lui. Puis une fois les souvenirs revenus, elle le reconnut. Elle l’avait croisée au commissariat, lui derrière les barreaux, elle n’avait pas demandé pourquoi, dans le fond, elle s’en fichait pas mal. Il avait forcément une bonne raison, puis la jeune femme prenait sans doute moins de temps à essayer de savoir pourquoi telle ou telle personne se trouvaient au commissariat. S’approchant d’eux, elle les salua, avant d’écouter Eggsy. Toujours monter sur 100 watts. Mais il fut vite coupé, dans le fond, elle comprenait. Raconter sa vie personnelle à quelqu’un qu’on ne connaissait pas n’était pas une chose plaisante. Mais il avait sûrement d’autres façons de le dire. La jeune femme préféra sourire, s’ils se trouvaient ensemble, c’est qu’ils devaient bien s’entendre et être amis. Certaines amitiés pouvaient être étranges.

“Enchantée Caly. Je suis en repos aujourd’hui, j’en profite pour me promener.”

Continuant de discuter, Judith ne s’attendait pas à finir par terre avec deux hommes sur elle. Le souffle un peu coupé, elle se demandait bien ce qu’il s’était passé pour que le chauffeur s’arrête d’un coup. Remerciant Eggsy qui venait de l’aider à se relever, elle vit Caly partir d’un pas rapide vers le chauffeur, elle n’attendit pas longtemps avant de le suivre, suivit d’Eggsy. Écoutant de loin, elle fronça les sourcils, ne plus avoir d'essence pour un bus était bien étrange. Elle espérait qu’elle n’était pas tombée sur un fou avec sa mère qui s’amusait à kidnapper les jeunes. Judith se ferait un grand plaisir de les remettre à leur place, et surtout leur apprendre à ne pas faire des choses comme ça. Le chauffeur n’avait pas vraiment réagi plus que ça au propos de Caly. Étrange en soi. Essayant de faire parler le chauffeur, sans grand succès, les choses se mirent bien vite à changer. Bien trop vite au goût de la jeune femme. Alors qu’elle regarda le chauffeur partir en courant, la brunette comprit qu’il se passait quelque chose. Elle ne savait pas quoi encore, et dans le fond, elle s’en voulait d’être montée dans le bus. Elle aurait dû continuer à pied, au moins, elle aurait fait un peu plus de sport. Cette dernière écouta la conversation entre Caly et Eggsy, avant de sourire. Il était hors de question que le jeune homme qui se trouvait derrière le volant conduise. Surtout si, il n’avait pas le permis. Il ne semblait pas vouloir rentrer dans une boîte, et elle aimait plutôt ça. Elle leva les yeux au ciel face à ses mots, alors qu’un frisson la traversa.

“C’est vraiment dommage. Je ne les ai pas sur moi. Mais peut-être une prochaine fois.”

Alors que Caly sortait du bus, Judith voulut demander à la dame ce qu’elle comptait faire et si, elle ne voulait pas qu’on lui appelle un taxi. Mais cette dernière n’était plus là. Judith sentit son ventre se tordre. Elle détestait ça. La dernière expérience qu’elle avait eue avec un fantôme s’était très mal passée. Descendant du bus, elle respira un grand bol d’air. Elle ne s’était pas rendu compte qu’elle s’était arrêté de respirer, comme si les choses allaient changer. Levant la tête vers le ciel, la pluie n’était pas encore tombée, mais les nuages noirs menaçaient de verser leurs larmes à tout moment. Et Caly avait vu juste, la pluie ne mit pas longtemps avant de tomber, la trempant jusqu’aux os. Regardant ce dernier, elle soupira, lui, il était sec, comme si la pluie ne tombait pas. Sans doute un don qu’il avait. Elle aurait bien aimé l’avoir à cet instant-là.

Regardant le bus, elle ne remontera pas dedans, préférant légèrement marcher à pied jusqu’au chez elle. C’était sans doute la meilleure solution, enfin jusqu’à ce qu’on lui annonce qu’un bâtiment venait d’apparaître. Tournant le regard, Judith soupira. Elle n’aimait absolument pas ça, mentalement et physiquement, elle n’était sans doute pas prête à revenir à quelque chose qui sortait de l’ordinaire. Elle n’était pas prête à faire face à quelque chose de surnaturel, encore plus fort de ce qu’elle avait vécu quelques semaines auparavant. Son corps ne bougea pas, n’écoutant même pas ce que les garçons pouvaient se dire. Elle ne voulait pas tout simplement. Mais la pluie, et l’orage qui était en train d'éclater les poussaient à rentrer dans cette maison. Alors, elle tourna le regard vers les garçons, mourir ? Judith ne voulait pas, enfin, au moins, elle pourrait rejoindre sa mère, mais elle ne pouvait pas faire ça. Elle ne pouvait pas faire souffrir sa famille une nouvelle fois.

"Évitons de perdre la vie. Nous allons seulement nous abriter. Et quand la pluie sera finie, on rentrera chez nous. J’espère qu’elle ne va pas mettre longtemps à le faire.”

Soupirant, Judith commença à marcher, passant une main sur son visage, enlevant les gouttes d’eau, ce qui ne servait à rien. Regardant Caly partir en courant, suivit d’Eggsy, elle fit de même, rentrant dans le bâtiment. Croisant les bras, elle sentit un frisson la traverser. De peur ou de froid, elle ne le saurait pas dire. Tournant sur elle-même, elle regarda autour d’elle. C’était vieux, sans vraiment l’être. De l'extérieur, Judith aurait pensé tomber sur un bâtiment plein de poussière, avec des choses toutes cassées, des rats. Mais c’était tout le contraire. Tout avait l’air propre, comme si, le temps ne l’avait pas touché. Elle sentit doucement la chaleur traverser ces vêtements mouillés. Avait-il vraiment du chauffage ici ? S’avançant, elle se glissa derrière l’accueil qui se trouvait devant elle. Regardant les papiers, elle releva la tête.

“On se trouve dans un hôtel. Un hôtel de luxe, je dirais en vue des prix des chambres. Mais je n’aime pas ça. On dirait que tout est neuf, ou presque. Je pense que nous pouvons rester ici, le temps que la pluie s’arrête. Où visiter pour trouver des vêtements ou autres pour Eggsy et moi.”

Regardant les garçons, elle leur laissa choisir quoi faire. Elle espérait seulement qu’ils choisissent de rester ici. Elle n’était pas d’humeur à aller voir ce qui se cache autre part. Relevant un peu la tête, elle remarqua le lustre, l'énorme lustre au plafond, brillant de mille feux. Ils ne se trouvaient pas dans un petit hôtel, et malgré le fait qu’elle voulait rester dans le hall, une partie d'elle-même voulait découvrir cet hôtel. Voir les choses qui s’y cachent et surtout savoir quel genre d’hôtel, c’était. Mais elle ne voulait pas revivre une expérience comme la dernière fois. Non, elle voulait juste quelque chose de calme, se promenait et rien d’autre. Mais au plus profond d’elle, elle sentait que les choses ne se passeraient pas comme ça, rien ne se passait comme prévu. Elle avait compris avec le temps qu’il ne lui arrivait que des choses étranges. Elle, qui ne croyait pas au surnaturel, devait se faire maintenant une raison plus au moins forte.


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Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es ! } feat Judith Hoops





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