« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 Dans l'oeil de l'orage (Erwin & Alexis)

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ϟ Erwin Dorian ϟ



Erwin Dorian

| Avatar : Rufus Sewell

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I'm headed straight for the castle
They wanna make me their KING
And there's an old man sitting on the throne that's saying that I probably shouldn't be so mean

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| Conte : Coeur de Princesse/Le Prince et le Pauvre
| Dans le monde des contes, je suis : : Preminger

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Dans l'oeil de l'orage (Erwin & Alexis)  - Page 2 _



________________________________________ Dim 12 Sep 2021 - 23:08




« Des nuages de l'Erreur s'amoncellera plus tard l'orage de la passion. »



Dans l’Absolu, ils ne firent qu’un.
Puis tout s’était tu soudainement en lui et il avait rouvert les yeux, expirant ses derniers soupirs lourds, se dissociant d’elle doucement. Il reprenait sa hauteur, sa vanité rassasiée, ayant expulsé chaque satisfaction, chaque victoire jusqu’à l’étourdissement. Il passa une main tranquille sur son propre visage, réordonnant sa chevelure trempée, tandis qu’elle entreprenait de couper l’eau. Le vide de l’épuisement était un moment particulier que beaucoup n’appréciaient pas. Lui au contraire, adorait voir l’effet de l’après.. Il avait pris un instant supplémentaire pour inspirer, calmant les dernières tensions éparses dans son organisme puis lui offrit un sourire orgueilleux tandis qu’elle s’approchait pour se blottir contre lui. Il l’avait laisser y déposer sa tête, satisfait d’y trouver ravissement, épuisement et tourni. Il n’en doutait pas mais cela demeurait pleinement appréciable… Après un instant où elle été restée blottie contre son superbe corps, sa tête s’était relevée et ils avaient échangé un baiser doux, presque tendre, qui ancrait l’instant passé et l’instant présent.

Je t’aime, mon roi.

Dire qu’il n’avait pas gloussé de contentement aurait été mensonge. Bien évidement qu’il l’avait fait. Y avait-il meilleure conclusion à tout ce qui venait de se produire ? Aucune. Sinon son incroyable destinée où elle aurait sa place. L’accepter dans son titre devait être difficile pour une femme de ce monde.. Mais Alexis n’était pas non plus n’importe qui, elle se trouvait sur la tangente en tant que fille de l’ancien Président des Etats-Unis et de l’Ancienne Maire de Storybrooke, les deux possédaient des visions de la démocratie pour le moins contestable et elle avait beau souffrir de l’abandon primaire de ses parents biologiques, elle connaissait néanmoins leurs préceptes. Storybrooke en revanche lui donnait une vision pour le moins désordonnée de la royauté avec l’intégralité de ces bécasses chantantes et sans cervelle, quelque chose de bien trop éloigné de sa personnalité rationnelle et intelligente pour attirer de l’envie à ses yeux. Le petit voyage dans le Futur potentiel n’avait pu que la plonger dans la perplexité évidement, mais elle avait goûté à cette vie, à ces fastes, à lui. Leur rencontre évidement n’avait pu que mettre à mal toute sa vision éronnée de la monarchie. Il incarnait la Couronne. Son charme, sa séduction, son intelligence et sa Beauté. Si le Pouvoir était Homme, c’était Lui.
Elle admettait enfin cette vérité, les épreuves précédentes lui ayant ouverts les yeux sur l’étendue de sa force, lui faisant penser à une phrase d’un livre de son épouse qu’il avait feuilletait avec dédain, pour passer le temps. «  Quand je lève les yeux vers vous on dirait que le monde tremble. » C’était indéniablement ce qu’elle ressentait, évidement.
Il lui caressa le bas du visage de son pouce, avant de soupirer avec douceur :

« Je sais, mon doux petit lys. Et de ma royauté, tu arboreras les couleurs. Ne crains pas le Futur, j’y serais. »

Ils avaient dîner dans le lit aménagé dans la nouvelle propriété de la libraire. Certaines pièces commençaient à prendre forme mais d’autres avaient vite revêtu son âme. C’était la demeure qui lui convenait le mieux oui. Quelque chose d’assez élégant pour la femme qu’elle était au fond d’elle, quelque chose de moins prestigieux qui rappelait cette sorte de modestie qui chevillait son corps. Ce n’était pas le genre d’un homme comme lui qui préférait le luxe et l’ostentatoire, le déluge d’or, ce qui brillait, mais il s’y sentait bien. C’était déjà mieux que l’horrible studio qui lui servait d’hébergement auparavant et vu la grandeur de la maison, il pouvait parfaitement ne pas tomber nez-à-nez en permanence avec l’insupportable et ventripotent petit animal domestique cornu qui suivait Alexis comme une ombre grossie. Elle filait souvent néanmoins en sa présence ou reniflait de ses naseaux comme prête à l’assaut… Il avait déjà perdu un splendide pantalon dans l’expérience..et se remémorait avec une hauteur offusquée leur première rencontre. Maudit animal… Au moins un jour parviendrait-il à trouver le chemin de son immortalité.. Oui, voilà qui serait plaisant.
Il mangea quasiment en silence dans le lit, tout juste vêtu de ses bagues et d’une serviette blanche, laissant sa tête reposer contre celle de sa maîtresse. Il devinait ses pensées voguer, son esprit s’apaiser et son corps s’alourdir. Les siennes devaient être proches tout en étant ailleurs, elles partaient, lointaines dans des visions de chaos radieux sous sa gloire…
La fatigue se faisait néanmoins sentir, faisant papillonner ses yeux dorés, sous la fatigue physique et psychologique qu’il avait du vivre. Il se laissa tomber délicatement sous les draps, sentant l’agréable moelleux du matelas apaiser son corps rompu, le tirant lentement vers le sommeil.

L’Aurore pointa le bout de son nez sur son corps alangui, le tirant de son profond sommeil. Il se leva, laissant Alexis dans son sommeil, comme il le faisait parfois au creux de la nuit, pour regagner son domicile. Mais il ne partit pas, suivant la promesse qu’il avait fait à la jeune femme, préférant revêtir le peignoir qu’il laissa toujours dans sa demeure, s’admirer dans le grand miroir. Evidemment, il était merveilleux et la nuit n’avait en rien ravi sa foudroyante beauté… Après de longues minutes consacrées au seul gavage de sa prétention, il se dirigea vers la salle de bain, consultant d’un geste vif les messages qui constellaient son téléphone. Georgia lui avait répondu, après qu’après sa frasque intime il lui avait indiqué qu’ayant été pris par la pluie, il préférait demeurer au domicile de Midas. Elle lui souhaitait une bonne nuit, lui faisait par de son impatience de le revoir et lui demandait de s’assurer de si la toiture de son associé ne risquait rien, ayant entendu à la radio que certaines tuiles étaient tombées dans le voisinage. Quel désespérant ennui. Il lui souhaita un merveilleux matin, lui indiqua qu’il passerait à l’étude mais qu’il lui taaaardait de déjeuner en sa compagnie, ricanant à sa mauvaise foi. Le reste des nouvelles parlait du vol considérable d’oeuvres d’art qui avait secoué le musée la nuit durant. Un sourire malfaisant dansa sur son visage et il se prépara avec joie, tout chantonnant de sa conquête…
Lorsqu’il sortit de la salle de bain, il glissa sur le lit pour honorer le reste de sa promesse, passant un bras le long du corps exténué de la jeune femme. On disait que la grossesse faisait des merveilles, quelle sottise ! S’il écartait la merveilleuse luxure à laquelle ils s’étaient adonné avec une telle ivresse la veille, faisant presque disparaître l’état de la jeune femme, le reste du temps comme cela pouvait se révéler embarrassante. Et pourtant elle ne regrettait rien, n’en déplaise à l’état de fatigue que cette Erreur creusait sur les joues de sa mère.. Un mystère vraiment… La conversation de la veille, les enjeux, atténués de son sentiment de victoire revenait le hanter. Ainsi, elle était belle et bien effrayée par l’étonnante « famille » qu’elle voulait voir dans leur assemblement.. Une famille. Preminger n’était pas familier du terme, en réalité. Il savait ce que cela signifiait d’en avoir mais avait tellement perdu la valeur des choses en poursuivant son unique satisfaction que la notion lui paraissait désincarnée. Inutile, comme tant d'autres choses, pour lui. Une famille… Pourquoi donc en rêvait-elle tant ? Cela était nécessairement lié au manque affectif qu’elle avait traversé enfant. Un désaveu du père et un abandon maternel ne pouvait que laisser une trace considérable dans un coeur sensible comme était celui, rougeoyant d’Alexis. Les carcans imposaient la norme d’une famille parfaite et remplie d’amour… Elle n’avait pu que perdre pied le jour où son monde s’était ainsi effondré.. Plus que de rejeter le système, plus que d’interroger la valeur de ceux qui l’avaient déniée, elle avait préférée se remettre en cause, se juger indigne.. C’était une erreur. C’étaient eux qui étaient indignes d’elle et non l’inverse. L’Avenir lui avait donné raison. Mais elle peinait à le comprendre, à le voir et ainsi cherchait désespérément à reformer une bulle autour d’elle… C’était désolant mais parfait à la fois. Evidemment sa présence à ses côtés était le parfait contrepoids à ses négatives perceptions d’elle-même. Il était Roi, il était Magnifique, il possédait tout.. Et pourtant, n’était-il pas là ?
Son index était venu ôter une mèche de ses cheveux bruns que la nuit avait séchée en boucles éparses, alors qu’il murmurait 

« Mon petit trésor caché…ceux qui n’ont pas vu ta valeur s’en mordront les doigts.»

Cela lui suffisait amplement d’être le seul à en connaître la valeur. OH, bien évidement, il se doutait bien que certaines sommités qui gravitaient autour de la jeune femme n’avaient pu que s’en apercevoir. Mais pourtant, ils l’avaient laissée seule, avec ce trou béant d’insécurité dans la poitrine, sans chercher à l’en combler. Peut-être parce qu’ils ne l’avaient qu’à peine perçu, elle était assez douée pour s’effacer au bénéfice des autres, masquer ses insécurités rejoignait la même pratique. Tout de même, c’était une erreur, aussi terrible que celle qu’avait commise Hera en l’incitant sans le vouloir à jouer avec elle.
A présent, leur relation avait pris un tournant qu’il n’avait pas réellement anticipé. Mais qui demeurait néanmoins une plaisante surprise ! Il n’avait pas envisagé Alexis Child comme une alliée. Tout au plus comme une sorte de disciple, au moins un pur et simple instrument mais une alliée de cette envergure, comme le Monde en faisait peu, c’était une découverte. Encore une occasion de son congratuler quant à son instinct…
La nuance tenait non pas à son pouvoir, dont il avait vu à l’instant l’utilité, mais à sa personne. Elle n’était pas un objet que l’on utilisait puis cassait à l’envie, quand bien même il aurait pu le faire, elle était une femme, une personne qui lui tardait de convertir à sa cause. Réellement.
Elle bougea un peu, papillonnant des yeux pour le dévisager. Quel délice c’était que d’avoir pour première vision, pour premier accueil son superbe visage ! Y avait-il plus paradisiaque vision ? Alors qu’elle clignait des yeux ébauchant un sourire, il l’avait embrassé délicatement, la tirant de sa léthargie pour lui en offrir une autre. Plus délicate… Puis lui sourit lorsque leurs lèvres se dessoudèrent, doucement :

« Tu as bien dormi ? Je t’avoue que ces draps sont extrêmement confortables… Bien mieux que les anciens... » il avait pris un instant pour s’y étirer dramatiquement presque tenté de s’y laisser couler lentement, non pour piquer un somme mais flâner en sa compagnie collant tête sur sa chevelure bouclée.

L’orage avait lavé chaque dose de parfum qui figurait sur leurs peaux dans une trombe décapante, mais les draps se trouvaient maculés d’une odeur de savon, bien plus fade que sa propre odeur, mais il la retrouvait un peu au creux de ses draps, comme une marque légère et pourtant elle faisait toute la différence… Elle hantait ses lieux, presque imperceptible à ceux qui la connaissait, mais caractéristique. Elle se mêlait un peu au jus dont s’aspergeait la jeune femme et qu’il appréciait réellement. Ses cheveux humides avaient pris cette saveur un peu inédite qui bien que ne valant bien évidement SON parfum lui plut.

« Tout va bien ? » interrogea-t-il après avoir laissé écouler un instant de pur tendresse, osant coûler un léger regard vers l’endroit où se situait le haut de son ventre.

Il s’y hasardait sans dégoût sachant les couvertures ôter de sa vue la cachette rebondie choisie par l’Erreur… L’Erreur… « Il s’appelera Isaac ». Non pas que l’état de l’enfant soit une vraie source d’inquiétude mais il devait admettre qu’il s’inquiétait de l’effet qu’avaient pu causer sur elle et sa situation de femme enceinte l’enchevêtrement d’émotions en série qui étaient survenues hier. Doucement, il proposa :

«  Veux-tu prendre ton déjeuner en bas ou préfères-tu ici ?  Je t’ai attendue pour cela, mais l’endroit m’indiffère… C’est comme tu préfères »

En cela il ne mentait pas pour feindre une mielleuse considération, le lieu l’indifférait réellement. S’il raffolait des petits-déjeuners au lit, cela valait surtout dans l’hypothèse d’une situation de langueur matinale et non une fois la toilette faite. Maintenant qu’il était on ne pouvait plus frais et dispos, si l’on occultait le fait qu’il n’avait pu se vaporiser de parfum faute d’avoir embarqué son extrait jusqu’à la maison d’Alexis, ce qui lui faisait penser qu’il conviendrait d’en disposer un échantillon ici, il se sentait paaarfaitement à son aise. Ce qui semblait être le cas de la jeune femme. La tête encore sur son épaule, les yeux engourdis par le sommeil et les larmes versées de la veille, elle paraissait au moins reposée au mieux apaisée. Si elle n’explosait pas en un enthousiasme débordant, elle était là, savourant le moment et cela suffisait. Il appréciait ces instants de silence après une nuit ou une journée mouvementée, où le corps s’apaisait dans la tendresse. Bien évidement, Preminger n’était pas un sentimental, mais il ne pouvait nier priser ces instants de tranquillité où pourtant leurs âmes communiaient, leurs têtes posées l’une contre l’autre, leurs pensées dérivantes. Ils ne pensaient pas nécessairement l’un à l’autre, mais ils restaient conscients de la présence de l’autre, comme une caresse enveloppante et douce. En paix.
Aujourd'hui, il lui revenait la tâche de rompre ce silence.. Il ne pouvait autrement. Les non-dits, les effrois passés flottaient encore. Il l’avait laissée dire hier, laissant sa coquille craqueler sous le poids de ses angoisses, de ses inquiétudes, n’intervenant pas, écoutant seulement, la tenant enlacée. Son esprit avait tout abreuvé en revanche, ses angoisses propres vis-à-vis de l’Erreur, sa peur lancinante concernant son influence ; aujourd'hui lui observait le Monde sous un œil nouveau. L’oeil d’un monarque. Il promenait sur le monde ses pupilles ambitieuses se sachant puis puissant que jusqu'alors. Hier, il avait gagné Alexis. Différemment que ce qu’il avait pu imaginer mais d’une ampleur plus considérable que le gain d’un « bête » pouvoir. Il avait gagné une amante, une compagne.

« N’aie jamais honte de trembler. N’aie jamais honte de douter. Il est normal que tu doutes, Alexis… Du présent, de l’Avenir, de ton rapport avec les autres, des liens entre autrui. Le doute est un signe d’intelligence… Tu ne pourras pas tout contrôler. Tu ne pourras pas assurer seule le bonheur d’autrui. Mais tu peux te focaliser sur l’impact que toi tu peux créer. Ta propre puissance, c’est ce que tu crées. Je ne fais pas référence à ton pouvoir… La puissance n’est pas physique, elle est psychologique. Elle est dans le sens que nous voulons bien lui donner. Ton vrai pouvoir se trouve ici. » il avait pointé son coeur, y déposant son index délicatement « Tu aimes, pleinement. Tu me l’as encore confirmé hier. Tu l’as confirmé de toutes les façons possibles. L’Amour est ta force… L’Amour est ton guide…»

C’était une vérité, sa réalité à elle. Elle aimait de cet amour, cette passion qu’elle éprouvait pour les autres qui lui était totalement étrangère. Il n’aurait pas risqué un sacrifice pour autrui qui lui aurait porté préjudice, elle plongeait tête baissée pour protéger ceux qu’elle aimait. En cela, ils étaient radicalement différemment. Mais il suffisait qu’elle l’aima, de toute sa force, de toute son âme pour que leurs différences se refondent. Ainsi parlant, il avait laissé ses doigts glisser dans sa chevelure, y formant une boucle le long de son doigt :

« Tu dois apprendre à t’aimer. Et à prendre ce que l’on t’offre sans craindre qu’on ne te l’ôte. Crois-moi… Lorsque quelque chose est à ta portée, il faut admettre être légitime à la saisir. »

Il le faisait, lui. Mais lui s’aimait. C’était la différence. Il connaissait sa valeur, il connaissait ses principes. Il se connaissait aussi. Il avait appris le fond de son âme et s’en était délecté. Elle, elle devait cesser de se débattre avec sa tempête, s’observer et s’accepter enfin.

«  Sois rassurée, je ne te laisserai pas te débattre seule. Tu n’auras pas à le faire. Cette époque est révolue. Tu n’es pas seule, Alexis. Je suis et serais à tes côtés. Et.. lui aussi sera là. Je ne compte pas évincer cet enfant de nos vies… Je t’aiderai. Et ce sera nous trois du même côté.  Contre ce qu’il faudra.» il le proféra les yeux fixés sur la porte voguant au-delà du visible jusqu’à la chambre de l’Erreur.

Il revoyait la pièce, ce qui serait son lieu. Il ne le craignait pas, il ne le craignait plus, il ne le laisserait jamais porter la moindre main sur sa Couronne. Le Futur il l’avait vu, cet enfant fragile craintif qu’il avait construit. Elle s’effrayait de cette attitude sûrement, mais que savait-elle réellement des choses qui avaient édifiés ce Futur. Moins qu’une semaine. Lui-même aussi en connaissait peu. Ce n’était qu’une voie potentielle, une voie qu’ils semblaient suivre… Il en savait plus qu’elle néanmoins, elle qui s’imaginait servile, faible soumise. Sûrement craignait-elle l’asservissement, une sorte de chaperet cruel dont elle jouerait le jeu par docilité. Mais c’était mal le connaître. Et c’était mal se connaître. C’était mal le connaître pour croire qu’il se contenterait et se satisferait d’une favorite docile et craintive. Il le savait d’instinct, sachant sa Vérité : il n’aurait pu admettre deux fois une paternité si la femme n’en valait pas l’enjeu. Il avait tourné des semaines durant la justification de cette folie, pour mieux y être confronté et ne pouvoir baisser les yeux devant l’évidence. Elle avait mérité cette place. Il l’avait admis parce qu’il l’estimait. Et son estime pour elle n’avait jamais baissé le long de ces années durant, elle avait crût (croit). S’était amplifiée. La manipulation ne pouvait avoir une place unique dans cette relation, non. Même déjà, il ne lui accordait qu’une place fugace, dans le seul but de l’attirer dans son propre dessein. Il n’était pas question de manipulation, il était question de conversion, d’objectifs communs. Si elle perdait cette estime, si elle perdait ce qui constituait son être pour ne devenir qu’une poupée vide manipulée entièrement, elle en redevenait commune. Alors, elle n’aurait eu sa place à la Cour dans cette position si privilégiée et connue de tous. Elle n’était pas un simple ornement qui se paradait à son bras pour rappeler à tous à quel point il se riait de tous, de la Reine, de la bien-pensance, à quel point il était « au dessus de cela ». Il y avait de cela, évidement. Mais ce n’était pas la raison principale. Il l’avait choisie parce qu’elle en était digne et le serait encore des années durant.
Elle se connaissait mal, se déniait, se sous-estimait. Elle ne voyait pas sa valeur. Elle ne s’était pas vue, des années plus tard oeuvré avec lui, par volonté pure pour sa victoire. Mais peut-être l’Hier ouvrait la porte du Demain. Et la fin de sa phrase flottait encore dans son esprit. « je te promets que je ferai en sorte qu’il soit aussi de ton côté. »
Elle lui avait fait une promesse solennelle hier, en l’échange de son aide. Un engagement considérable de se tenir à ses côtés. Sans en comprendre les conséquences. Elle avait promis qu’il ne porterait pas atteinte à son pouvoir. Qu’ils seraient en front pour lui. Oh, Preminger n’avait en soi besoin de personne, lui criait son égo, puisqu’il était déjà Maître de TOUT.. Mais un soutien supplémentaire ne se refusait jamais. Celui-ci, il le voulait…

« Moi. Toi et… Isaac, donc.  C’est un réel beau prénom. C’est le prénom qu’il fallait »

Il resta un bref moment silencieux, avant d’ajouter un mot, forçant la jeune femme à lever la tête vers lui, délicatement

«  Ne te méprends pas sur mes mots, il n’y aucune obligation à vivre dans un futur que l’on a vu, trésor. Nous ne le subissons pas. Nous n’avons qu’à le désirer et à oeuvrer pour sa venue ou son évitement, selon nos préceptes, selon nos envies. Je ne crois pas et je ne croirais jamais à une destinée tracée avant même notre venue au Monde, trésor. Je crois aux opportunités. Au champ des possibles. Je sais ce que je désire, je sais ce que je veux. » son regard pourtant fixé sur elle avait flambé, se perdant au-delà de ce que ses prunelles voyaient. Il savait ce qu’il méritait. Il savait ce qu’il voulait. Il savait ce qu’il aurait. Il voulait et aurait la Couronne. Dans ce Futur comme un autre. « Je ne désire pas spécialement CE futur mais je sais ce qui m’est cher dans celui que j’ai vu. ll ne comprenait pas tout ce dont je rêvais, tout ce que je croyais, il possédait aussi des choses auxquelles je ne m’attendais pas, de réelles belles surprises, des choses dedans qui ont dépassées mes espérances. » Il laissa son doigt courir le long du menton de sa maîtresse « Je ne désirais pas ce Futur mais je sais qu’il m’a plu. Il ne se produira peut-être pas… Mais il pourrait advenir. Pas parce qu’il est immuable mais parce qu’il est possible. J’ai toujours su que la plume qui traçait nos existences résidait dans nos mains. Tu veux écrire ton futur et ne jamais le subir ? Tu le peux. Il ne tient qu’à toi d’écrire par tes gestes, tes décisions, ta destinée. Et tu l’écriras, ma tendre, comme il te plait de le faire. Comme j’ai toujours écrit la mienne depuis jadis et comme je continuerai à le faire. Tu me l’as dit ce jour là, trésor… Et celui qui nous concerne, si cela te convient, alors, oui, nous l’écrirons ensemble. « Dans le sein du présent, puisons notre avenir.. »


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