« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 Gentil Toutou Rebelle [Fe]

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Autumn Bowman
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Autumn Bowman

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« Tu prendras toujours
soin de moi ? »


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« Ca c'est un gentil
toutou... »


| Conte : Hercule
| Dans le monde des contes, je suis : : La fille de Hadès & Merida !

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Gentil Toutou Rebelle [Fe] _



________________________________________ Lun 11 Oct 2021 - 12:35

Bienvenue dans mon monde...
Gentil toutou !
▼▲▼

« Autumn. » répondis-je au charmant jeune homme qui se tenait face à moi dans son beau petit tablier vert.

Il m'adressa un petit sourire tout en prenant son marqueur et en écrivant les lettres composant mon prénom.

« Je suis la vraie. » précisais-je. « Enfin, c'est le vrai, je veux dire. »

Allez savoir pourquoi maman et papa avaient opté pour ce prénom là. Parfois, quand je l'annonçais on ne me prenait pas au sérieux. Pourtant, je ne devais pas être la seule jeune femme au monde à porter le nom d'une saison. Pour être tout a fait franc, je n'étais pas la seule. Je venais de faire un aller retour de la tête entre ma soeur qui se tenait à côté de moi et toujours ce charmant jeune homme qui venait de prendre un second gobelet en main.

« C'est la vraie aussi. » dis-je en souriant tout en me mordant les lèvres. « Elle s'appelle Spring. » confirmais-je. « Nos parents sont un peu spéciaux. »

« Grumh... » laissa échapper ma jeune soeur.

On se mit toutes les deux à l'écart, attendant l'arrivée de nos deux Pumpkin Spice Latte. Vous savez, ce sont ces petites boissons à base de jus de citrouille. Je l'ai découverte à Londres, lors d'une escapade avec papa quand j'étais plus jeune. Depuis, j'en bois à chaque fois que l'automne - sans jeu de mot - pointe le bout de son nez. J'ai convertis ma soeur à cela. ce n'est pas la meilleure boisson qui soit ? Espresso au caramel, chantilly, cannelle... rien que d'y penser, ça chatouille les papilles gustatives !

« Je vais opter pour un petit haut blanc avec des bretelles noires par dessus. Je laisserais retomber mes cheveux en les faisant légèrement onduler. Et peut-être un foulard ou quelque chose autour du cou ? Quant au bas, je vais mettre une jupe noire avec des collants. Et si j'assombris un peu mes yeux, ça pourrait donner quelque chose de sombre et classe à la fois. »

Je m'approchais du comptoir pour récupérer ma boisson et celle de ma soeur. Je la lui tendis tout en adressant un nouveau sourire à notre serveur et en quittant le Starbucks. Une fois au dehors, j'étais bien heureuse de m'être bien couverte. On était le 31 octobre et il faisait déjà bien froid. J'avais un haut noir et un manteau avec une écharpe. Ma soeur avait mis un gros polo avec des gants et un bonnet blanc. Elle avait un look à part mais je l'adorais comme ça.

« Peut-être que tu pourrais te colorer les cheveux ? Et porter quelque chose de différent pour la soirée. Tu sais, tu pourras même nous jouer ta dernière composition. »

Elle leva les yeux dans ma direction plus pour attraper le haut de sa paille que de me regarder.

« Tu sais qu'on t'entend avec Winter ? C'est pas parce que tu es installée dans le jardin, sous la véranda, qu'on n'entends plus rien. Bien au contraire. Et j'adoreeuuuh de toute façon ! » achevais-je pour la rassurer tout en passant un bras autour de son cou.

Elle se dégagea assez rapidement, même si je me rendis compte qu'elle avait apprécié le geste, car ça n'avait pas été un mouvement de recul si précipité que cela. Quoi qu'il en soit, j'avais bu une gorgée de mon Pumpkin et on avait poursuivit notre route.

Spring s'était arrêtée devant un disquaire qui se trouvait à un pâté de maison de chez nous. Quant à moi, j'avais poursuivi mon chemin jusqu'à chez nous. Winter n'était sûrement pas encore là. Et puis on avait encore toute l'après midi pour préparer le festin du soir.

Tout en passant par le salon, j'eu une petite pensée pour ces moments lointains qu'on avait partagé avec nos parents de cette autre réalité, de ce passé... nos parents beaucoup plus chaleureux et avec nous qu'avaient été les nôtres. Quand ils étaient retournés chez eux, je pensais que tout allait revenir à la normale. Ca faisait déjà un an, et ni mon père, ni ma mère, ni mon grand père étaient revenus. Elinor avait eu du mal à s'en remettre mais on allait souvent la voir. Quand à nous trois... on faisait notre vie. Ca allait. C'était pas toujours ça, mais ça allait... fallait bien avancer de toute façon.

Après avoir grimpé les marches jusqu'à ma chambre, j'avais ouvert la porte de cette dernière. Je m'attendais un jour à les revoir. Elle, maman. Lui, papa. Mais jamais... oh non grand jamais j'aurais imaginé la voir elle... surtout pas comme ça.

« Qu'est ce que... » dis-je en observant... je ne savais même pas comment l'appeler... on aurait du moi... oui, c'était moi...

J'étais là allongée... ou plutôt ligotée sur mon propre lit. C'est fou ce que je me ressemblais. C'était elle ? C'était moi ? C'était nous ? J'aurais voulu me pincer pour m'assurer que je ne rêvais pas, mais je n'arrivais plus à bouger. En tout cas, ça n'avait duré qu'un temps, car je ne pouvais pas me laisser ainsi. Je m'étais précipité vers le lit afin de défaire les liens de... Autumn bis ?

« Je ne suis pas une marionnette qu'on prend et qu'on jette !! » s'exclama t'elle.

J'avais un doute de si elle s'adressait à moi ou pas.

« Tu veux un verre d'eau ? Ca va ? Tu as mal quelque part ? »

« Oui, aux poignets ! Et je... je... »

Elle s'était stoppée. Se rendant sans doute compte à qui elle s'adressait. Ca pouvait perturber. Je ressentais la même chose qu'elle. Même si à bien la regarder, comme ça, j'avais la sensation qu'elle était différente de moi. Quelque chose dans le regard. Est ce que ça venait du fait que je me regardais souvent dans la glace ? Ou c'était quelque chose de plus profond ? Je me reconnaissais physiquement en elle, mais je n'étais pas elle. Je le savais au fond de moi. Elle était trop différente à travers ses yeux...

« Tu as essayé de me tuer ? » laissa t'elle échapper.

J’eus un petit mouvement de recul. Qu'est ce qu'elle disait ? Pourquoi j'aurai tenté de la tuer ? Oh mais oui... toutes les deux au même endroit. Deux moitiés de la même âme piégé dans le même espace temps et l'une des deux s'effacent. Est ce que j'allais disparaître ? Est ce que c'était elle qui finirait par disparaître ? Non... si ça devait se faire, ça se serait déjà fait. C'était une disparition immédiate, comme avant maman, papa et grand père... alors qui était elle réellement ?

Tout en réfléchissant à cela, je m'étais rappelé qu'elle ne s'était pas adressé à moi. Et tournant la tête, j'avais remarqué une ombre juste à proximité de nous. Une nouvelle fois, j'en eu le souffle coupé.

« Desmond ? » dis-je d'une toute petite voix.

Un dessin... un souvenir... beaucoup de choses me revinrent à l'esprit. Du feu, des cendres, la mort... je tentais de garder mon sang froid. Winter n'allait sûrement pas tarder à arriver, tout comme Spring... non, à dire vrai il ne fallait pas qu'ils se pressent pour venir. Je devais comprendre ce qui arrivait avant. Ils ne devaient pas se retrouver en danger eux aussi. L'étais-je ?

« Tu es celui de leur monde, c'est ça ? »

Mais alors pourquoi j'étais là ? Et pourquoi à cet âge là ? Je devais être toute petite encore à cette époque, à la leur. Le temps avait avancé si vite ? Que s'était-il passé ?

« Maman et papa vont bien ? » demandais-je prudemment.

Je ne savais pas si ils allaient bien, mais je ne savais surtout pas si lui était bien dans sa tête... après tout il avait amené une copie de moi ligotée sur mon lit et elle l'accusait d'avoir voulu la tuer. Pourquoi avait-il fait ça ? Qu'était devenu mon toutou protecteur... ?

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C'est un très gentil toutou !
Je voulais dire méchant... très méchant... oulala...
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Desmond Blake
« I am the perfect devil.
Tell me how bad I am. It makes
me feel so good. »

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Let's talk of graves, of worms, and epitaphs.
“Because I'm evil, my middle name is misery.
Well, I'm evil, so don't you
mess around with me.”


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| Conte : Intrigue divine sauce titanesque avec soupçon de mal de crâne
| Dans le monde des contes, je suis : : Cerbère, le fidèle et redoutable chien à trois têtes

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________________________________________ Ven 15 Oct 2021 - 16:42 « I am the perfect devil. Tell me how bad I am. It makes me feel so good. »

Permis de tuer.L’ombre avait glissé le long du mur, se modelant, silencieuse et sournoise, en la silhouette d’un homme mince au regard minéral. Pondéré, il avança vers le lit sur lequel la Parasite était attachée. En plus d’être inutile, elle était bruyante. Il sentit, avant de la voir, la véritable Autumn qui se trouvait dans la même pièce. Son odeur était identique à celle de la petite. Le parfait mélange entre l’aura d’Hadès et celle d’Hope, boisée et légèrement piquante. Il inspira à plein poumons avant de poser son regard glacé sur elle. Identique à l’autre, elle semblait néanmoins plus vivante, sans que la nuance ne pût être clairement évoquée. La différence entre la vérité et l’illusion.

Autumn posa une question évidente. Le silence de Cerbère valait n’importe quelle réponse. Concernant la seconde, il déclara d’une voix de gorge :

— Ils vont aussi bien qu’il l’est permis aux mortels.

Un tic agita brièvement sa joue. Il désapprouvait de parler ainsi de son Maître, mais il ne pouvait ignorer que sans ses pouvoirs, ce dernier était beaucoup plus fragile qu’auparavant. Hadès avait eu un sursaut d’énergie surnaturelle lorsqu’ils avaient tous deux fait un saut dans un futur alternatif (celui où Autumn avait une dizaine d’années), mais depuis, cette prouesse ne s’était plus reproduite. Desmond ne désespérait pas à l’idée que son Maître retrouve toutes ses facultés. Il n’avait jamais douté de lui. En attendant, il veillait avec un soin tout méticuleux sur sa personne. Et éliminait quiconque devenait une menace. Dont la Parasite. Sa simple présence menaçait l’équilibre. À tout moment, elle pouvait supprimer la véritable Autumn. Alors, lorsqu’il avait eu l’opportunité de se rendre dans un futur potentiel, il avait emmené la Parasite de force, et attaché afin de s’assurer qu’elle ne commette aucun geste fâcheux.

Agacé, il constata qu’elle n’avait pas disparu au contact de l’autre Autumn. Normalement, l’effet aurait dû être instantané. Peut-être que cela ne fonctionnait pas ainsi puisqu’il s’agissait d’une copie ?

Avec un soupir las, il se téléporta jusqu’à elle et enserra sa gorge de sa main. Aussitôt, elle cessa de caqueter. Il la sentit déglutir. Un frisson de délectation parcourut son échine en discernant la peur au fond de ses yeux grands ouverts. Elle savait ce qui allait suivre. Enfin, il allait pouvoir se laisser aller... Il aurait souhaité prendre son temps. Hélas, la présence de l’autre Autumn ne lui permettait pas ce luxe.

Des griffes acérées apparurent au bout de ses doigts. Il eut à peine besoin d’incliner ses ongles. Ils entrèrent comme du beurre dans la peau de sa victime suffocante. Ses yeux s’écarquillèrent davantage et des larmes y naquirent. Dans une dernière tentative de l’attendrir, elle s’agrippa au bras de Desmond qui demeura de marbre. Un mince rictus redressa la commissure de ses lèvres à mesure qu’il l’observait s’étouffer dans son propre sang. Un sang étrangement clair, presque rosé, qui ne possédait pas l’effluve si envoûtante de l’hémoglobine... Desmond se félicita de ne pas avoir goûté la Parasite. Son goût était sûrement infâme.

Au bout de quelques instants, la Contrefaçon cessa de s’agiter en vain. Ses mains se décrispèrent autour du bras de Cerbère et tombèrent mollement sur la couverture en désordre. Ses yeux, encore emplis de larmes, se figèrent à tout jamais. Desmond eut un soupir d’aise : il appréciait le travail bien fait.

Il se redressa sur le lit couvert d’un liquide rosé et fit apparaître un linge humide afin de nettoyer sa main. Une expression tranquille sur le visage, presque apaisée, il reproduisit le geste plusieurs fois puis le linge se volatilisa. Il n’avait pas oublié qu’il n’était pas seul dans la pièce. La véritable Autumn était demeurée muette durant toute la scène. Comme elle était bien élevée. Si forte, si mature. Elle détonnait tellement avec la Parasite qu’il se félicita une nouvelle fois de s’en être enfin débarrassé. Hadès ne lui en voudrait pas. Après tout, son Maître lui-même ne venait jamais la voir. Preuve qu’elle dérangeait tout le monde et ne manquerait à personne.

Le silence fut rompu par l’arrivée d’un autre parasite, hélas impossible à éradiquer. Desmond huma l’air et estima qu’il s’agissait de Winter. Aura de son maître, d’Hope et d’autre chose qu’il jugea déplaisant. Il ne l’avait jamais rencontré mais Hadès lui avait beaucoup parlé de lui, à son retour du futur potentiel. Décidément, il en existait trop. Nullement contrarié par l’arrivée de ce spécimen dépourvu d’importance, il contempla son œuvre égorgée sur le lit.

Puis, lentement, il pivota vers Autumn et leva les yeux vers elle. Avec détachement, il articula :

— Je suis venu régler un problème. A présent que c’est fait, je me retire.

Juste derrière elle, Winter semblait au-delà des mots. Choqué, il fixait le lit. Minable...

Desmond redressa le menton avec hauteur, prêt à quitter ce futur potentiel. Hélas, rien ne se produisit. Il retenta l’expérience, sans plus de succès. Néanmoins, il conserva son mépris tandis qu’il ajoutait :

— Autant rester un peu. Rien ne presse, après tout.

Mieux valait mentir que d’admettre qu’il était piégé ici. Il trouverait une solution plus tard. Seul.

— Comment te portes-tu ? demanda-t-il d’un ton mielleux à la jeune femme, ignorant son frère qui ne semblait plus savoir comment faire pour fermer la bouche.

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The Queen's Gambit & the Hound Dog
I went to Hell last night, followed you there, I was standing by your side. The saddest thing I've ever seen made me angrier than I've ever been. But in the darkest place, a saving grace after all we've been through. Though it kills me to say this, there's a little bit of God in you.
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________________________________________ Ven 15 Oct 2021 - 17:14

Bienvenue dans mon monde...
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▼▲▼

« Attends. Non. Ne fais rien. » dis-je en me tournant vers mon frère et en posant une main sur son avant bras, les yeux humides.

Il avait fait un pas dans ma direction. Il ne voulait pas affronter Cerbère. Il savait qu'il ne ferait pas le poids et que de toute façon, c'était inutile car il ne me protégerait pas. A dire vrai, il n'y avait rien ni personne à protéger. La jeune femme, qui qu'elle avait été, n'était qu'une copie de moi. Je l'avais senti. Il ne me ferait jamais de mal. Ni à moi, ni à Winter. On ne risquait rien, même si face à nous se tenait un psychopathe.

« Winter... » insistais-je, les yeux toujours aussi humide, même si je tenais bon.

Je devais me montrer forte. Je savais ce que Winter avait en tête. J'avais la même idée. Mais on ne pouvait pas. On ne devait pas appeler à l'aide. Car qui que ce soit qui viendrait, ça en serait fini de lui...

Je n'avais pas besoin de comprendre ce qui s'était passé. Je l'avais déjà compris. Il avait simplement régler un problème. Et aussi choquée que je pouvais être, je devais garder à l'esprit que je venais d'assiter à ma propre mort, mais que ce n'était pas moi qui était morte. Ca n'aurait pas pu être moi. Pas de sa main à lui.

La bouche de Winter s'était refermée. Il encaissait, même si il n'acceptait pas l'idée de rester sans agir. Il avait envie, besoin de faire quelque chose, mais il ne savait pas quoi. Il était aussi perdu que moi.

« On a besoin de comprendre. » lui dis-je avant de tourner la tête vers Desmond.

Mon regard se dirigea automatiquement vers la jeune femme affalée sur le lit et mes yeux la fixèrent un petit instant avant de se fermer. Il me fallait du Temps. Un tout petit instant. Je n'en possédais pas plus de toute façon, car mon frère venait d'ouvrir la bouche afin de parler. Je me devais de le couper.

« C'est le Desmond de chez eux. Il est... différent du nôtre. Mais c'est lui, il n'y a pas de doute. »

Je le savais. Je l'avais sentis. Quelque chose au fond de mon être avait tambouriné en le voyant. Je tenais plus que tout à mon Desmond. Sa mort avait été quelque chose de très dur à surmonter. Et aujourd'hui, voilà qu'il était là, face à nous, face à moi, mais d'une autre manière. Ils étaient si semblables tous les deux...

« Pourquoi... ? » lui demandais-je en le regardant une nouvelle fois en tentant de ne pas fixer ce qui se trouvait sur le lit.

C'était une question stupide, car il allait juste nous dire qu'il avait fait ce qu'il devait faire. Parfois il avait des idées un peu trop fermées et je savais qu'il ne voyait pas la vie de la même manière que nous. Ce qui était là, allongé, n'était qu'un dommage collatéral à ces yeux. Un drame acceptable. Une mort inévitable.

J'avais tenté de me calmer, mais je revoyais la scène. Ce n'était pas facile de se voir mourir, d'avoir l'impression de partir, de disparaître et en même temps de voir la peur dans son propre regard. La peur et la tristesse. Elle tenait autant à lui que je tenais à lui. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi n'avait-il pas cherché une autre option ? Ca aurait pu être moi... car si son plan avait marché de la faire disparaître en venant ici et que j'étais morte moi, ça aurait été moi allongée sur ce lit. Tuée par la main de Desmond.

C'était partit tout seul... le stress, l'incompréhension, la peur... La solitude... il n'était plus là pour moi. Ce n'était plus que lui, le chien à trois têtes des Enfers, la créature d'Hadès, celle que beaucoup de gens craignaient. Je ne le reconnaissais plus. Ma main avait heurté son visage. Je l'avais giflé pour la toute première fois. J'avais envie de le frapper, de lui faire ressentir toute la colère que je ressentais en ce moment précis. Winter s'était avancé d'un pas sans doute au cas où il viendrait à l'idée à Desmond de me rendre la monnaie de ma pièce.

« Ne t'approche pas d'elle ! » ordonna t'il d'un ton catégorique.

Mon frère était fort. Pas autant que Desmond, mais il était courageux. Courageux et prêt à tout pour me protéger, pour protéger les gens qu'il aime. Une larme coula le long de ma joue que j'essuyais d'un revers de la main. J'étais aussi forte que lui. On l'était tous dans la famille. Encaisser les coups c'était dans notre nature.

« Winter, laisse nous s'il te plaît. » lui dis-je.

Voulais-je vraiment me retrouver seul en tête à tête avec lui après tout ça ? Je savais qu'il ne me ferait rien. Dans sa tête il y avait la véritable Autumn et toute potentielle copie d'elle même. Si il m'avait considérée comme une autre Autumn, je ne serais déjà plus là. Il me parlait. Il s'adressait à moi. Elle n'était pas là la sienne, mais il me voyait comme elle. Sans doute à cause de mon aura. Nos parents de là bas ne nous avaient pas vue différemment. Ils nous avaient acceptés, considéré comme leurs propres enfants. Il venait d'en faire de même. De nous voir comme nous même. Je ne craignais rien.

« Ca va aller. Je te le promet. » ajoutais-je à Winter.

Je sentais qu'il n'allait pas me laisser toute seule. Mais autant je pouvais affirmer que Desmond ne me ferait rien, autant je n'étais pas sûr en ce qui concernait Winter. Il n'y en avait pas par chez lui. Pas encore. Du moins pas si autant de Temps étaient passer pour eux que pour nous. Il ne considérait sûrement pas encore Winter comme un membre de sa famille, une personne à protéger. Et je doutais que l'aura de mon père soit suffisamment présente sur lui pour qu'il se mette en tête de ne pas lui faire le moindre mal. Je voulais être seul avec Desmond. C'était bien plus prudent.

« Winter... » insistais-je.

Je n'avais jamais vue mon frère aussi peu sûr de lui. Il jeta un oeil en direction de Desmond, avant de me prendre la main. Je fermais une nouvelle fois les yeux.

« Je reste. » dit-il catégorique.

Les ouvrant à nouveau, je lui avais adressé un regard avant de me tourner vers Desmond, la main de Winter dans la mienne.

« Tu ne peux pas faire ce genre de choses... » lui dis-je. « Qui que ce soit qu'elle était, elle me ressemblait. Elle était comme moi. »

Ne comprenait-il pas le sens du mot protégé ? Que ce n'était pas uniquement s'assurer que physiquement il ne m'arrive rien, mais aussi mentalement. Il pensait que ça me ferait quoi de me voir mourir ? Que ça me procurerait du plaisir ? Que je lui proposerais d'aller boire un Pumpkin tous les deux ?

« Tu ne peux pas repartir. » affirmais-je sans trop savoir pourquoi.

Ca me paraissait évident. Si il pouvait le faire, il l'aurait fait. Il n'avait aucune raison de rester ici. Nos parents avaient du attendre le soir de Noël pour retourner chez eux. Desmond ne savait pas comment faire. Et à dire vrai, je ne voyais pas comment l'aider. La situation n'était pas la même. Sans m'en rendre compte, j'avais une nouvelle fois regardé en direction du lit. Je ne pourrais plus jamais dormir dans cette chambre... peut-être même que je ne pourrais plus jamais fermer l'oeil de la nuit...

Je le revoyais apparaître face à elle. J'aurai pu dire quelque chose, empêcher ses mains d'entourer sa gorge, mais je n'avais rien fait. Il s'était arrêtée de parler. Elle avait déglutis. Les griffes de Desmond étaient apparus et elles étaient entrés en contact avec la chair de la pauvre jeune femme. J'aurai pu une nouvelle fois ouvrir la bouche, mais je savais qu'il était déjà trop tard. Les yeux... mes yeux... s'étaient écarquillés et des larmes avaient commencées à couler. Je reproduisais la même chose qu'elle. C'était comme si je partageais sa douleur, sa tristesse... Elle s’étouffait, se noyait dans notre propre sang. Elle était réelle, vivante et elle ne faisait que le regarder lui. Elle tenait à lui. Et lui s'était contenté de la laisser tomber sur le lit, morte.

La tension était revenue dans la pièce. Winter m'avait lâché la main. Il allait faire une bêtise. Je le sentais mais je ne voyais pas comment l'en empêcher. Desmond était bloqué ici. Non pas dans cette chambre, mais dans ce monde. Ca allait poser problème. Winter m'avait vue mourir. J'étais choquée, il l'était sans doute plus, ou tout du moins il allait moins facilement pouvoir contrôler cette colère qu'il avait en lui. Lui qui était si calme d'ordinaire. Et Spring... quand elle allait rentrer... Spring... j'étais tellement heureuse qu'elle ne soit pas venue avec moi, qu'elle se soit arrêtée chez ce disquaire et qu'elle n'ait pas été témoin de cela. J'aurai voulu l'épargner à mon frère également, mais ce n'était pas possible. Spring... songeais-je une nouvelle fois tout en faisant quelque pas vers la fenêtre de ma chambre. J'avais besoin d'air. Je me sentais suffoquer. Ses yeux... ses griffes... je les voyais se refermer sur la gorge de la jeune femme. Ca s'était passé. Je ne pouvais pas l'ignorer. Fallait que je respire...

Ma bien chère soeur... elle était là, les yeux levé, elle regardait vers la fenêtre de ma chambre. Nos regards se croisèrent. Je la fixais. On parlait peu toutes les deux. C'était plus moi qui m'adressait à elle. Elle était plutôt réservée. Bien différente de maman, papa, Winter et moi. Mais on se comprenait elle et moi. Je tenais beaucoup à Spring, comme je tenais à chaque membre de ma famille. Elle savait quand je n'allais pas bien. Elle était montée direct quand je m'étais évanoui lors de la précédente visite des étrangers à notre monde. Elle m'avait apportée un verre d'eau et elle était restée près de moi. Elle tenait à nous autant qu'on tenait à elle, même si elle avait du mal à montrer ses sentiments. Elle était différente, mais c'était une pure Bowman.

On se comprenait. Elle savait qu'il se passait quelque chose. Elle avait senti qu'elle ne pouvait pas entrer. Elle les avait sans doute vue arriver. Ils étaient là, à quelque pas d'elle. Je ne savais pas comment arrêter tout ça. Desmond avait déclenché quelque chose qu'on allait avoir du mal à contrôler...

« Ne fais rien de stupide, s'il te plaît. » suppliais-je d'une toute petite voix mon toutou...

Si il s'approchait de la fenêtre, il les verrait lui aussi. Winter avait fait un pas dans ma direction pour voir de quoi je voulais parler. Pour la première fois, il accepta de me laisser seul sans que je lui demande. Il savait qu'un lourd problème allait se présenter à nous.

« Je vais leur parler. » affirma t'il. « Je vais y aller. » ajouta t'il en me regardant. « Si tu es sûre qu'on peut régler cela par nous même. »

On était une famille, soudée. Quel que soit les fautes de l'un, on se devait de se protéger. On avait toujours fonctionné ainsi. C'était pour cette raison qu'on était toujours aussi soudé et différent des autres familles. On était fort, courageux. On tenait bon à chaque fois. Je hochais la tête. Mon frère descendit les marches pour aller au dehors. La maison était verrouillé de l'intérieur. C'était une des nombreuses protections qu'avait mis en place notre père par le passé. Toute attaque à l'intérieur, verrouillé la maison qui possédait quelque chose de vivant. Personne s'en était pris à Desmond, car il était l'un des nôtres. Mais eux... eux avaient sentis cette surcharge de puissance au niveau de la maison et qu'il y avait un soucis. Le Conseil Olympien avait déployé des gardes olympiens devant la maison et deux dieux étaient présent. Ils attendaient de savoir. Ils ne devaient pas entrer. Ils ne pouvaient pas sentir les auras des personnes présente dans la maison. On devait protéger Desmond le temps de comprendre.

J'avais envie de lui redire de ne rien faire de stupide, mais les mots ne sortaient pas. Mon regard se posa une nouvelle fois sur la jeune femme, puis sur lui. Lui... mon protecteur. Celui qui venait de me faire assister à ma propre mort...

« Il vient de te sauver la vie... ne l'oublie pas. » murmurais-je.

Winter aurait pu les laisser entrer et aussi fort qu'il soit, Desmond n'aurait pas fait le poids. Fallait qu'il accepte cette idée qu'il avait désormais une dette envers mon frère...

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________________________________________ Sam 23 Oct 2021 - 20:21 « I am the perfect devil. Tell me how bad I am. It makes me feel so good. »

Permis de tuer.Desmond se contenta de fixer Autumn sans ciller. Il n’accorda aucun crédit à ses propos. Winter, lui sauver la vie ? C’était juste un avorton. Plusieurs fois, il résista à l’envie de jeter un coup d’œil par la fenêtre. Le regard suppliant de la jeune femme lui intima de prendre ses précautions. Qui étaient ces gens en bas, dans la rue, à qui Winter était parti parler ? S’agissait-il d’une mise en scène où y avait-il un véritable enjeu ? Pouvait-il faire confiance à cette Autumn-là ? Il fronça le nez à cette idée. Peu importe l’époque, il ne plaçait sa confiance en personne. Les gens finissent toujours par vous trahir, au final. A moins que vous ne preniez les devants. Il avait trop vécu pour croire en une quelconque bonté. Même son Maître l’avait déçu à de nombreuses reprises ; ces derniers temps, en particulier, lorsqu’il avait adopté Sasha après lui avoir confié les Enfers. Ou depuis qu’il s’affaiblissait au contact de cette princesse rebelle...

Non, jamais il ne pourrait avoir une confiance aveugle en qui que ce fût. Malgré tout, il préféra se montrer prudent et n’approcha pas de la fenêtre.

— Qui sont-ils ?
demanda-t-il à Autumn d’un ton laconique.

*


Les jours s’enchaînaient avec une lenteur abominable. Identiques. Inconsistants. Insipides. Desmond n’avait toujours pas trouvé la solution pour retourner dans son présent. Désœuvré, il errait dans ce futur potentiel. L’ennui était à son paroxysme, surtout qu’il lui était impossible de torturer ou tuer quiconque : il était surveillé. Autumn l’avait mis en garde. Le Comité Olympien – c'est ainsi que les dirigeants s’appelaient, désormais - avaient senti une présence hostile le jour de son arrivée, quand il avait neutralisé la Parasite. Grâce à Winter, ils n’avaient pas poussé les investigations plus avant, mais leur haut niveau de détection du Mal sous toutes ses formes empêchait Cerbère de garder ses “bonnes” habitudes. Il avait l’impression d’être muselé. Prisonnier d’un futur qui n’était pas le sien, dans l’incapacité de répandre la terreur. Plus de chair humaine. Plus de torrent de sang sous la langue. La vie avait perdu sa saveur.

Abattu, il apparut devant Autumn qui marchait dans la rue, un gobelet fumant dans la main. Aussitôt, une infâme odeur de café mélangé à du jus de citrouille, saupoudré d’épices et de crème fouettée le prit à la gorge. Il eut un haut-le-cœur et son nez se fronça de dégoût. Le parfum de l’aura de la jeune femme était gâté par un tel mélange, elle qui sentait si bon en temps ordinaire... Pourquoi les mortels s’employaient-ils à gâcher leurs propres qualités ? Déjà qu’elles étaient rares...

Sans un mot, il braqua un regard d’acier sur elle et saisit son poignet. L’instant d’après, ils se trouvaient étroitement serrés l’un contre l’autre, à l’ombre d’une alcôve. Cerbère la fixa quelques secondes encore avant de murmurer :

— Les boissons sont interdites ici.

Lâchant le poignet d’Autumn, il posa les doigts sur le gobelet qui se volatilisa instantanément. Il faudrait de nombreuses minutes pour que l’odeur du Pumpkin Spice Latte l’accompagne, mais de toute façon, Desmond ne comptait pas rester dans ce réduit. Attrapant de nouveau son poignet, il l’entraîna à sa suite en pleine lumière. Ils ne marchèrent pas longtemps, se retrouvant très vite face à un fauteuil des plus étranges. Desmond stoppa si vite qu’Autumn manqua de tomber sur la curieuse chaise ; d’un geste sec, il la fit se relever. Elle était aussi légère qu’une plume pour lui.

— Je ne m’assiérais pas là si j’étais toi, dit-il d’un ton sirupeux.

Avec un sourire sardonique, il prit son temps pour ajouter :

— Bienvenue au musée des tortures. A défaut de pouvoir exercer mon talent, je peux contempler les appareils ingénieux inventés par les mortels. C’est qu’ils ont des idées quand il s’agit de faire souffrir autrui.

Ses yeux se firent plus pétillants tandis qu’il embrassait la vaste salle du regard. Elle était découpée en différents secteurs qui reproduisaient fidèlement des scènes de torture de l’époque médiévale ou antérieure. Soupirant d’aise, il désigna un mannequin allongé au-dessus de charbons ardents – faux, bien évidemment.

— Sais-tu que j’ai inventé bon nombre d’outils de torture ? Comme la chaise sur laquelle tu as failli prendre place. C’est toujours stimulant de constater que les humains ont repris certaines de mes idées.

Sans aucune modestie, il dressa le menton en l’air et avança d’un pas conquérant à travers la salle. De rares visiteurs occupaient les lieux, commentant certains appareils avec un mélange de perplexité et d’horreur. Desmond inspira à pleins poumons leur crainte et s’en délecta. Ça sentait si bon en cet endroit !

S’approchant d’une guillotine, il eut une moue brusquement désabusée.

— Ceci, je ne l’ai pas inventé. La mort est bien trop rapide. Du gâchis, à mon sens, commenta-t-il dans un haussement d’épaule.

Sans souffrance, à quoi bon tuer ? Il était rare que Cerbère accorde une mort brutale et rapide à ses victimes. Il préférait savourer leur angoisse qui montait crescendo. A cette pensée, le mal du pays l’envahit de nouveau. Il secoua la tête pour repousser ses idées noires et se précipita vers un chevalet composé de plusieurs poulies. Fasciné, il murmura à l’adresse d’Autumn :

— As-tu déjà vu d’endroit plus remarquable ?

Le musée des tortures de Bruges était réputé et à présent, il en comprenait la raison. Tout y était scrupuleusement reconstitué. Au moins, la progéniture d’Hadès allait apprendre des choses pertinentes, pour changer.

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________________________________________ Mar 26 Oct 2021 - 12:10

Bienvenue dans mon monde...
Gentil toutou !
▼▲▼

La vie est une route. Plus ou moins longue, sur laquelle on peut choisir de traîner les pieds. Où on peut suivre bêtement le troupeau, sans trop se poser de questions. Mais où il est aussi possible d'y tracer son propre chemin. C'est là que je souhaite être. Sur ma propre voie, à l'image de mon père et de ma mère. Ils étaient tous les deux à part, ne se souciant pas du regard des autres. Etre un Bowman, c'est avant tout cela. Etre différent. Etre unique. Etre soi.

Je passais beaucoup de temps à étudier. Etre avocate, n'est pas chose aisée. Il fallait emmagasiner beaucoup de textes de lois et avoir une élocution parfaite. Dans ce métier, on pouvait très bien sauver un innocent que de le faire enfermer si on s'y prenait mal. Je voulais être la meilleure. Pas seulement pour moi, mais pour chacun de mes futurs clients. Et pour se faire, je devais apprendre, visualiser, expérimenter... je devais me donner à fond.

Avec la perte de maman, papa et grand père, Spring s'était encore plus renfermée sur elle même. Winter tentait de montrer du mieux qu'il le pouvait, que tout allait bien dans sa vie. Mais je savais que ce n'était pas le cas. Je passais beaucoup de temps avec sa copine et on discutait de leurs problèmes. Il avait changé depuis la disparition. Il avait beaucoup changé. Il était moins joyeux qu'avant, moins bon vivant. Et au fond de moi, je savais que quelque chose le rongeait. Qu'il avait en tête de retrouver nos parents. Ceux de l'autre monde. Et la venue du Desmond de là bas ne faisait rien pour arranger les choses. Ca lui donnait l'espoir là où il n'y en avait peut-être pas.

Qui plus est, il fallait accepter l'idée qu'il n'était pas notre Desmond. Comme ils n'étaient pas notre réels parents.

Pendant un bref instant, j'avais eu un haut le coeur. Voir cette salle, ce musée, ces objets auxquels Desmond vouait un culte. Pour lui, c'était des oeuvres d'arts. A mes yeux, ils représentaient toutes les plus mauvaises choses que notre monde avait créé. La souffrance. Comment pouvait-on se délecter d'elle ?

Tandis qu'il parlait, je l'observais. Je tentais de ne pas laisser transparaître la moindre émotion. Il avait fait disparaître mon Pumpkin qui me réchauffait les mains. J'aurais bien au besoin de quelque chose pour me réchauffer face à un tel spectacle qui me glaçait le sang.

Le plus désarmant, n'était pas de voir Desmond tout heureux, ici, mais de voir ces gens, observer, discuter, apprécier la mise en scène. Comment pouvait-on aimer cela ? A quel point notre monde avait sombré dans le désordre ?

Quand j'étais petite, il m'arrivait de me sentir seule. J'avais un père, une mère, des oncles, des grands parents adorables et toujours présent pour moi. Mais la famille ne faisait pas tout. Mon père était un peu dingue parfois et il pouvait partir dans tous les sens. Quant à ma mère, elle lui correspondait bien. Son petit côté rebelle la rendait tout aussi déjantée que lui. C'était parfois épuisant, mais très souvent jouissif. J'avais eu une enfance bien équilibrée et tout ce que je voulais. Jusqu'à la venue de mon frère. Et même au delà, car on ne m'avait privé de rien. Je ne m'étais jamais sentie exclue. C'était la chance qu'on avait quand on possédait de bons parents. Ma soeur avait suivie, et je m'étais reconnue en elle. Elle ressentait cette même solitude que moi. Mais à dose plus élevée. Et c'était bien plus visible. Elle se mettait souvent à l'écart, refusant toute l'amour que sa famille pouvait lui donner. Je ne la comprenais pas toujours, mais je l'adorais, car elle extériorisait ce que je ressentais au plus profond de mon être.

Avant elle, j'avais vue cette chose chez Desmond. Chez mon Desmond et elle semblait présente chez ce Desmond également. Si je pouvais aller dans leur monde, me rencontrer, je me dirais de ne pas commettre la même erreur. De ne pas me croire seule, différente. Car en réalité, je ne l'étais pas. Pas aux yeux des miens en tout cas. Je lui dirais de simplement vivre sans se poser de questions et de ne pas avoir de secret pour les gens qu'elle aime. Ca vous range, ça vous renferme, ca vous pourris l'existence là où il n'y a pas de raisons qu'elle le soit.

Desmond était quelqu'un de seul. Non pas un solitaire, mais quelqu'un qui souffrait d'être seul. Il ne le reconnaissait pas et ne voulait pas l'admettre, mais je le sentais. Il était toujours en quête d'amour. Celui qu'on ne pouvait pas lui donner. Il voyait en mon père, son père, celui qu'il n'avait jamais eu. Et il ne se rendait pas compte que quelle que soit sa place dans la famille, il en faisait partit. Il était un des membres de notre grande famille, au même titre que tous les autres. Il n'était pas seul, comme je ne le suis pas réellement. Mais cette solitude qu'on ressent est bien au delà de celle que les gens peuvent comprendre.

J'observais la guillotine. Je l'écoutais parler. Puis, je fis quelque pas en direction d'une autre gravure de torture. Un homme y était représenté, les bras et les jambes écartelés.

« Tu m'imagines à sa place ? » lui demandais-je. « Ou sur la chaise que tu m'as montré avant ? » ajoutais-je en tournant la tête en direction de Desmond. « Tu aimerais m'y voir ? »

J'étais revenu vers cette dernière.

« Tu imagines ce qu'ils ont pu ressentir ? Pas de se retrouver assis dessus, et torturé, mais d'y avoir peut-être y été alors qu'ils n'avaient rien commis. Juste parce que des gens avaient envie de voir cela ? »

Si c'était des criminels, pourquoi pas. Mais combien d'innocents avaient subis cela ? En acceptait-il l'idée ?

« Je n'imagine pas à quel moment ils ont perdu la raison. Se dire que quoi qu'ils feraient, la vie prendrait fin de cette manière horrible, qu'aucun homme devrait subir. »

Je posais une main sur la chaise. Je voulais sentir le bois. Me rendre compte qu'elle était bien réelle, présente en face de moi et que tout ceci avait bel et bien eu lieu. Des gens étaient morts dessus. Pas sur ce modèle là, mais sur tous ceux qui lui ont précédés.

« Je sais qui tu es Desmond. » lui dis-je en me tournant vers lui. « Tu tues, tu tortures, tu prends du plaisir à faire tout ça. Et tu fais tout ton possible pour qu'on sache que tu es une digne créature des Enfers. Mais de temps en temps, tu laisses l'Enfer aux autres et tu te montres sous un tout autre jour. C'est ce côté là que les gens préfèrent chez toi. C'est pour lui que ta perte a été la plus douloureuse de toutes les tortures. »

J'aurai voulu fermer les yeux un petit instant pour me remémorer tous ces bons moments passés ensemble. Où il avait pris soin de moi petite, puis grande. Où il avait été là pour le bal de la promo, à prendre le relai sur ces imbéciles qui ne voyaient en moi que celle que je n'étais pas. Tous ces moments où il s'était comporté comme un grand frère, un mentor, un protecteur... quelqu'un de bien qui faisait oublier tous ces mauvais côtés. Mais je n'avais pas fermé les yeux. Car tous ces souvenirs, ce n'était pas du passé. C'était un futur possible avec lui. Il pouvait être comme mon Desmond. Comme notre Desmond à tous les trois, à Spring et à Winter. Il pouvait être même encore meilleur. Il fallait juste qu'il y mette du siens. Et cette escapade n'était pas le meilleur des commencements. J'ignorais si il pourrait repartir d'ici un jour. Quoi qu'il en soit, il ne pourrait plus jamais être ici, celui qu'il avait été là bas.

« Tu sais ce qu'est l'automne ? » lui dis-je en tentant de sourire et d'être confiante. « C'est le temps du retour à soi et du lâcher prise. Si ça se trouve, monsieur Desmond... » ajoutais-je d'un ton solennel tout en levant mon index pour le pointer sur son torse. « Tu es ici dans ce but là. Et par conséquent, la date butoir est le 21 décembre. C'est la fin de l'automne. Ton retour chez toi. » achevais-je avec un petit clin d'oeil tout en détachant mon doigt de sur lui.

Voilà. J'avais peut-être résolu un mystère. Il n'allait sûrement pas être content, car ça impliquait de passer au moins deux mois encore ici. A dire vrai, je n'étais sûre de rien. Mais j'avais ce sentiment qu'il devait lâcher prise et travailler sur lui. C'était important !

« Viens. » lui demandais-je en quittant cette salle pour me diriger vers la suivante.

Je n'aurais peut-être pas dû, car la suivante était une grande salle vide. Un musée... une animation, c'était évident. Tous les musées en avaient. Je me demandais à quoi on allait avoir le droit, surtout en voyant débarquer le bourreau. Car un homme vêtu comme tel venait de faire son apparition et nous observait de derrière sa capuche, dont on ne voyait que les yeux, avec étonnement.

« On est lundi. Pour ça, y'a pas de monde. On fera avec. Allez, mettez vous en cercle et ne touchez pas les parois. Ou alors ça sera à vos risques et périls. »

Je ne pu m'empêcher de laisser échapper un petit sourire. C'était plutôt amusant comme mise en scène pour un lieu consacré à la torture.

CODAGE PAR AMATIS


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C'est un très gentil toutou !
Je voulais dire méchant... très méchant... oulala...
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« I am the perfect devil.
Tell me how bad I am. It makes
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________________________________________ Dim 31 Oct 2021 - 11:23 « I am the perfect devil. Tell me how bad I am. It makes me feel so good. »

Permis de tuer.Desmond appréciait modérément les insinuations de la jeune femme. Elle prétendait le connaître mieux que personne, pourtant elle avait connu une autre version de lui. Une version faible et pitoyable, à en croire la teneur de ses propos. Laisser l’Enfer aux autres... C’était indigne d’une créature de sa trempe. Il se sentait presque révolté qu’une autre version de lui ait pu autant s’adoucir avec le Temps. Et si l’Âme était en cause ? Cette Âme ignoble qui le rongeait de l’intérieur. C’était forcément la raison de ce revirement. Il avait désormais la preuve qu’il devait la combattre à tout prix. S’il la laissait prendre du terrain, c’en serait fini de lui.

Son monologue sur l’automne lui déplut encore plus. Cherchait-elle à tester ses résistances ? A force de taquiner un chien, il finit par mordre, petite fille. Il planta un regard féroce dans le sien. Pour rien au monde il ne supporterait de rester dans ce futur alternatif pendant presque deux mois. La théorie d’Autumn était erronée : les voyages dans le Temps ne dépendaient pas du mouvement des saisons. C’était aussi absurde que d’imaginer Cerbère en gentil toutou. Elle se trompait totalement sur lui. Tandis qu’elle lui intimait de le suivre dans une autre pièce, une réflexion s’immisça peu à peu dans son esprit : il pouvait lui faire croire qu’il était en train de changer. La prendre à son propre jeu. Lui laisser penser qu’il devenait plus docile, plus accommodant. De cette manière, il parviendrait plus facilement à la manipuler. Peut-être savait-elle comment le faire retourner à son époque ? Peut-être voulait-elle seulement le punir en le laissant ici, comme une sorte de passage au purgatoire, afin de le rendre “meilleur” ? La seule façon de savoir était de l’apprivoiser. La transformer en sujet d’expérience en lui faisant croire qu’il était le cobaye. Desmond sourit intérieurement à cette perspective ; même si cela ne portait pas ses fruits, au final, il s’en amuserait énormément. Elle souffrirait en apprenant qu’il s’est moqué d’elle, et cela suffisait au chien des Enfers. A défaut de pouvoir ronger des os, on se rabat sur ce qu’on a sous la dent.

Il ne craignait pas les réprimandes d’Hadès : après tout, jamais il ne saurait ce qu’il aura fait endurer à sa petite princesse. Il n’attaquait pas la petite Autumn, seulement la grande qui ne représentait rien. Hormis son parfum envoûtant dû à l’aura de son Maître, elle était commune. Oui, il l’aurait laissée souffrir sur la chaise de torture sans sourciller. Cependant, elle ne devait pas le savoir, autrement son plan serait un échec. Il s’efforça donc de ravaler la phrase qui lui brûlait les lèvres.

A la place, il posa un regard indifférent sur la nouvelle pièce dans laquelle ils venaient d’entrer. Il nota l’absence d’instruments de torture, ce qui provoqua une once de déception. Quelques curieux se joignirent à eux et bientôt, un bourreau fit son apparition. Il portait une capuche qui rappela à Desmond la grande époque des exécutions publiques. Son intérêt fut brusquement ravivé. Le bourreau demanda à ce que nul ne pose la main sur les parois. Par esprit de contradiction – et surtout par curiosité - Desmond posa la paume contre le mur.

— Et toi ! l'invectiva le bourreau. Tu veux tâter de ma hache ?

Le chien des Enfers tourna lentement la tête vers lui pour le toiser avec dédain.

— Si elle n’était pas en mousse, j’aurais pu t’enseigner comment t’en servir convenablement.

Il eut immédiatement envie de faire rendre gorge à ce bourreau de pacotille. Il aurait pu faire une véritable démonstration de mise à mort comme autrefois. Cependant, il fut contraint de réfréner ses pulsions : il n’avait pas oublié qu’il était toujours surveillé par le “Conseil Olympien” et qu’un seul faux pas risquait de lui causer bien des tracas.

— Ca veut jouer les gros durs, hein ? grommela le bourreau. Bah viens me rejoindre.

C’était si gentiment demandé... Un rictus au coin des lèvres, Desmond s’avança vers le bourreau d’un pas tranquille.

— A genoux, ordonna le bourreau.

Le chien des Enfers haussa un sourcil dans sa direction. Il n’allait certainement pas s’abaisser à faire ça devant un mortel.

— Ce sera beaucoup plus convaincant si nous inversons les rôles, articula-t-il d’un ton velouté.

Le bourreau émit une exclamation amusée.

— Tu vas m’apprendre mon métier, peut-être ?

Ces comédiens... Desmond leva les yeux au ciel puis expliqua calmement :

— Je suis beaucoup plus légitime que toi pour cette tâche.

— Et pourquoi ça ?

Pondéré, il pivota vers le public composé d’une dizaine de personnes.

— Je suis historien spécialisé dans les exécutions pré et post Renaissance, déclara-t-il avec tant de conviction qu’une femme au premier rang pâlit. En premier lieu, sachez qu’au seizième siècle, la peine de mort est entrée dans la vie quotidienne, au même titre que les marchés et les messes. Les exécutions sont devenues beaucoup plus fréquentes. La main d’œuvre manque cruellement et trouver des bourreaux est difficile.

Desmond marqua une pause. Le silence se fit dans la salle. Il prit une inspiration, se délectant de la saveur de l’effroi incertain que provoquait ses paroles. Après tout, il ne faisait que raconter une page de l’Histoire. Leur Histoire. Il n’y pouvait rien si les mortels appréciaient de tuer leurs semblables. De tous temps, Cerbère leur avait seulement donné des coups de pouce et aiguisé leur inspiration.

— N’importe qui pouvait devenir bourreau en proposant ses services, reprit-il d’une voix pédagogue. Les premiers exécuteurs étaient occasionnels et exerçaient un autre métier, comme les tanneurs, bourreliers et équarrisseurs. Il arrivait que la justice recrutât elle-même ses bourreaux : elle imposait à un criminel de choisir entre sa sentence et la grâce en devenant lui-même bourreau. Certains acceptaient mais beaucoup refusaient, de par la répulsion que provoquait cette profession. Les idiots...

Un petit sourire arqua le coin de ses lèvres tandis qu’il lançait un regard pétillant à Autumn. Puis il tendit le bras vers le bourreau et ouvrit la main. Ce dernier lui remit sa hache en mousse sans faire d’histoire. Les narines de Cerbère frémirent d’allégresse. Il adorait l’emprise qu’il pouvait avoir sur les humains. Son charisme les écrasait. Il avait un savoir si grand des exécutions que l’autre se sentait diminué.

— Le maître mot de l’apprentissage du métier de bourreau restait le spectacle. L’exécution du supplicié devait être extraordinaire pour « amuser » le public, la mise en scène était obligatoire. Le bourreau devait agir avec art et finesse.

D’une seule main, il fit tourner la hache sur elle-même. Elle fendit l’air dans un délicat mouvement rapide, provoquant un bruit fluide et glaçant à la fois. Le public, estomaqué, s’aperçut que la lame brillait bien trop pour qu’il s’agît encore d’un modèle en mousse... Un sourire de plus en plus jubilatoire, Desmond enveloppa l’assemblée d’un regard perçant.

— Malheur à celui qui suppliciait mal ou qui n’amusait pas le peuple !

Son intonation était à la fois sirupeuse et narquoise. Il jouait avec ces mortels si impressionnables. Le monde entier s’était ramolli avec le Temps. Autrefois, c’étaient ces mêmes humains qui réclamaient davantage de sang et de tripes, qui hurlaient à la sorcière afin de voir une pauvre fille innocente brûler en place publique.

La dizaine de personnes l’observait avec un mélange d’horreur et de dégoût.

— Ne faites pas cette tête, dit-il avec une fausse compassion. En vous brûle toujours cette envie de détruire votre prochain. Vous pensez avoir évolué mais vous êtes toujours des animaux sauvages. Vous voulez être divertis. Vous vous imaginez bien-pensants en visitant ce musée. Pourtant, ce que vous y recherchez, c’est le spectacle. Vous voulez en avoir plein les yeux. Être effrayés, traumatisés. Sans cela, vous sortiriez frustrés de cet endroit...

Il coula un regard en coin au bourreau qui, près de lui, tapotait ses mains l’une contre l’autre d’un air emprunté. Il sentait sa peur davantage que chez quiconque car il se trouvait le plus près de lui. La présence de Desmond l’angoissait. Il huma l’air, se délectant de la peur qu’il inspirait chez les autres, puis lança sur le ton de la plaisanterie :

— J’aimerais beaucoup vous faire une démonstration, mais je suis en liberté conditionnelle. Donc, la leçon est finie pour aujourd'hui.

Nul n’eut l’audace de rire. Tout le monde était glacé. Chacun percevait une part de vérité dans ses propos. Les gens se dispersèrent jusqu’à la sortie dans un silence anxieux. Lorsque Desmond pivota vers le bourreau, ce dernier eut un mouvement de recul. Il lui rendit la hache - désormais beaucoup plus lourde – avec un sourire sardonique.

Ensuite, il rejoignit Autumn dans la boutique du musée. Avec amusement, il regarda les petites guillotines taille-crayon et les haches stylo-bille. Ces mortels et leur frénésie de la consommation...

— Ce musée devrait embaucher de vrais professionnels. La qualité en serait améliorée, dit-il en dressant le menton.

Il plongea son regard dans celui de la jeune femme. Qu’avait-elle pensé de sa prestation ? Il la savait parfaite mais s’il voulait l’amadouer, il fallait qu’il donne l’impression que son avis comptait pour lui. Aussi il demanda d’un ton cabochard :

— Comment m’as-tu trouvé ?

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________________________________________ Sam 13 Nov 2021 - 13:54

Bienvenue dans mon monde...
Gentil toutou !
▼▲▼

Je reposais la guillotine taille-crayon, avant de plonger mon regard dans celui de mon toutou. Je l'observais avec scepticisme. Pensait-il réellement qu'il avait été bon ? Bien sûr. En terme de démonstration de tortures, il excellait. Mais est-ce qu'il avait été bon ? Dans le sens « quelqu'un de bon » ? Je savais que si je lui répondais qu'il avait été mauvais, ça lui ferait bien trop plaisir. Les termes « mauvais », « méchants », « dark » et tout ce qui s'y rapprochait, le faisaient un peu trop frémir. Surtout chez cette version plus jeune de Desmond. Le miens, celui de mon époque avait dépassé ce stade.

« Tu as été incroyablement bon ! » lui dis-je en me montrant convaincante. « Cette façon que tu as eu de leur parler du supplice. Du fait de bien supplicier pour ne pas s'attirer la foudre du peuple, c'était... jouissif. Véritablement jouissif. Regarde, j'en ai la chair de poule. » dis-je en relevant un peu la manche pour lui faire remarquer que mes poils ne se hérissaient pas sur ma peau. « Je me sens faiblir d'un seul coup. Desmond, tu es tellement incroyable. » ajoutais-je en portant une main à mon front et en faisant mine de me sentir mal.

Puis, je soupirais. Je soupirais et je me détournais de la créature, afin de quitter le musée. Une fois dans la rue, je remis bien mon écharpe pour ne pas attraper froid, ainsi que ma manche.

« Tu sais, y'a un moment donné où il faudra que tu grandisses un peu. Tout le monde est amené à évoluer. A devenir quelqu'un de meilleur. On ne peut pas rester en standbye toute sa vie. Et je pense qu'il est temps pour toi, que quelqu'un t'agrippe par le museau et te montre la bonne direction. »

Comment qu'il faisait pour se supporter ?! Je savais qu'au fond de lui il possédait un bon côté. Il fallait juste le laisser s'exprimer. Quitter sa carapace et prendre le dessus sur ce méchant toutou...

« Ecoute, on va faire un truc très simple. On a testé ta méthode pour quitter ce monde. Celle du : je reste moi même et je suis méchant. Et si maintenant tu utilisais ma méthode qui consiste à essayer de faire de bonnes actions, afin de quitter cet endroit. Si ça se trouve tu es ici pour réaliser une de tes grâces. Tu les as toujours n'est ce pas ? »

J'ignorais totalement si tout comme dans mon monde, Desmond était en proie à ses grâces. Quoi qu'il en soit, si tel était le cas, ça pourrait marcher que de le pousser à en réaliser quelques unes, afin de devenir une personne meilleure. Qui sait. Je pouvais peut-être encore sauver ce Cerbère là.

« Toutou ? » murmura une voix dans mon dos.

Je me tournais, me disant que je l'avais déjà entendu quelque part. Face à moi, se tenait une petite fille de huit ans, avec un chapeau de cowboy en main et une tresse dans les cheveux qui lui retombait sur le bas côté. J'avais ouvert la bouche pour dire quelque chose, mais les mots me manquaient. Combien de copies de moi même avait-il amené avec lui ?

« Tu prendras toujours soin de moi... n'est ce pas ? » murmura t'elle avant de tomber en cendres.

J'en restais bouche bée.

« Qu'est ce que... » laissais-je échapper.

Qu'est-ce qui venait de se passer ? Elle semblait si réelle et... qu'arrivait-il à mon monde ? Qu'avait-il provoqué en venant ici ? Je tournais la tête vers Desmond.

*

« Je ne sais pas quoi te dire... » murmura Apollon.

Il se tenait là, face à nous. De tous les dieux que je connaissais, c'était en lui que j'avais le plus confiance. Il avait quitté Olympe il y avait plusieurs années de cela. Sa vie n'avait pas été facile. Et quand il était revenu, il avait changé. Les vestiges du passé se lisaient sur son visage. Une balafre se trouvait là, sur sa joue. Je l'avais revu plusieurs fois. Avec Winter, on était allé lui rendre visite. Il vivait à l'extérieur de la ville, dans un endroit éloigné de tout. Une montagne où il lisait beaucoup, et tentait de trouver des réponses à beaucoup de choses. Il était devenu un hermite. Ce qui était à l'opposé du Apollon dont on m'avait conté les exploits quand j'étais petite. Mais quoi qu'il en soit, il était des nôtres. Un allié, un ami. Et il voyait des choses qu'on n'arrivait pas à voir. Je comptais sur lui pour nous aider dans cette situation.

« Peut-être que c'était toi. Mais une autre toi. » ajouta t'il en m'adressant un regard, avant de tourner la tête vers Desmond et de l'observer quelques instants.

Je savais qu'il avait sans doute entraperçu quelque chose. Mais j'ignorais quoi. Pouvait-il nous venir en aide ? On avait besoin de lui en cet instant. Plus besoin que jamais.

« Je pense qu'il a interférer dans quelque chose. Quand tes parents sont venus jusqu'ici, certaines personnes d'ici ont disparus à jamais. Ils ont été effacés. » dit-il en fixant un point au loin, contre la paroi de la grotte. « C'est déjà arrivé par le passé. Là c'est pareil. Et je suppose que la porte qu'il a ouverte ne s'est pas refermée. Toutes les époques se mélangent. Toutes les toi sont aspirés par ici. Et petit à petit, elles vont toutes s'effacer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'une. »

Je laissais un silence passer. Je réfléchissais à tout ce qu'il venait de dire. Ca tenait la route. La porte était ouverte. Il fallait la refermer, ou toutes les moi étaient vouées à disparaître.

« Pourquoi elles ? » lui demandais-je sans laisser le temps à Desmond de parler.

Je voyais dans son regard qu'il n'avait pas la réponse à cette question. Si c'était moi qui restait et les autres qui disparaissaient, soit c'était du à quelque chose qui nous dépassait, soit c'était le fruit du hasard. Ca pourrait tout a fait être moi qui serait amené à disparaître la prochaine fois. Je ramenais mes bras tout contre moi. Un frisson m'avait parcouru.

« Comment fait-on pour refermer la porte ? » demandais-je, même si je me doutais déjà de sa réponse.

Il jeta un oeil vers Desmond, ce qui confirmait mes craintes. Le seul moyen de fermer cette porte et d'empêcher un génocide d'Autumn, était de faire rentrer le chien chez lui. Mais comment ? Apollon était autant dans l'ignorance que nous.

« Avant que vous partiez... » dit-il avant de lever les yeux en direction de Cerbère et de le regarder droit dans les siens, sans ciller. « Qui que ce soit qui apparaisse, ne t'interpose pas. Ou tu les perdrais toutes les deux. »

Je ne compris pas immédiatement de quoi il voulait parler. Puis, ça me vint à l'esprit comme une évidence. Elle allait sans doute finir par apparaître elle aussi si on ne faisait rien. Et sans doute qu'il la protégerait. Qu'il saisirait l'occasion de mettre fin à mes jours pour la sauver elle. Mais Apollon pensait qu'il nous perdrait toutes les deux... qu'est ce que cela signifiait ? Que qui ce soit qui apparaissait ici, il finirait par disparaître, que j'étais là ou non ? J'étais comme un poison pour les Autumn ?

Apollon nous avait laissé là et s'en était allé. Il était devenu beaucoup plus discret et distant ces dernières années. Il ne restait jamais assez longtemps avec nous. Du moins pas assez pour qu'on lui pose la question qu'il redoutait tant. J'espérais qu'il finirait par redevenir notre Apollon. Celui que papa et maman avaient côtoyés.

« La première Autumn qu'on a vue avait dans les huit ans. Je pense qu'elles peuvent apparaître à n'importe quel âge. Y'a pas de logique dans ça. Je ne sais pas combien de temps on a, mais il est impératif que tu rentres chez toi avant que la tienne apparaisse. » affirmais-je, même si je savais que c'était ce qu'il avait en tête. « J'ai besoin d'un Pumpkin... » laissais-je échapper pour moi même.

Ca m'aiderait à me remettre les idées au clair. Et puis, fallait qu'on rentre retrouver Winter et Spring. Fallait les mettre au courant et qu'ils nous aident à trouver une solution. C'était en famille qu'on allait trouver un moyen de le faire rentrer. Car une famille c'était là pour s'entraider. Et il devait comprendre et accepter cela.


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C'est un très gentil toutou !
Je voulais dire méchant... très méchant... oulala...
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Desmond Blake
« I am the perfect devil.
Tell me how bad I am. It makes
me feel so good. »

Desmond Blake

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Let's talk of graves, of worms, and epitaphs.
“Because I'm evil, my middle name is misery.
Well, I'm evil, so don't you
mess around with me.”


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| Conte : Intrigue divine sauce titanesque avec soupçon de mal de crâne
| Dans le monde des contes, je suis : : Cerbère, le fidèle et redoutable chien à trois têtes

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________________________________________ Dim 21 Nov 2021 - 17:26 « I am the perfect devil. Tell me how bad I am. It makes me feel so good. »

Permis de tuer.Ils avaient déjà perdu trop de temps. Desmond s’était laissé distraire. Il haïssait ce monde alternatif où tout avait une saveur médiocre. Il devait faire face à un enjeu supplémentaire, et pas des moindres : empêcher la suppression de “son” Autumn. Pas besoin d’être devin pour savoir que sa disparition détournerait Hadès définitivement de lui. S’il était responsable, rien ne pourrait pardonner sa faute. Il devait donc agir au plus vite. Refermer la brèche. Et retourner à son époque, évidemment.

Comment s’y prendre sans aucune donnée ? Apollon – que Desmond exécrait - n’avait aucune piste à leur fournir. Il leur avait seulement conseillé de se dépêcher. Cerbère aurait pu en venir à cette conclusion tout seul.

Afin d’avoir la paix, il fit apparaître l’infâme café au jus de citrouille près de la grande Autumn et se téléporta dans ce qui avait été - serait – son appartement. Il avait brûlé en partie et la face Est donnait, béante, sur la rue. Quelque chose avait explosé la paroi. Il s’y était déjà intéressé auparavant, quand il s’était rendu dans un autre futur en compagnie d’Hadès. A croire que peu importe l’avenir, il était voué à voir son lieu d’habitation détruit. Ce n’était guère fâcheux ; il n’accordait que peu d’importance au matériel. Le fait que son tempérament s’adoucisse le préoccupait beaucoup plus. Il voulait rester le Monstre sanguinaire qu’il était depuis cinq mille ans. Pourquoi changer tant de perfection et de prestance ?

S’abîmant dans une solitude bienvenue, il réfléchit intensément au problème. Soudain, une possibilité, plus qu’une solution, lui apparut. Il revint auprès d’Autumn, la saisit brusquement par le poignet et se téléporta jusqu’à un pont étrange dont le reflet formait un cercle parfait. Le pont en pierre, au sol inégal, ne possédait aucune rambarde, et sans la poigne de Cerbère, la jeune femme aurait manqué de perdre l’équilibre et de chuter dans l’eau.

— Je te présente le Rakotzbrücke, aussi appelé Pont du Diable, déclara-t-il avec dédain. Il a été bâti en 1860 mais même avant cette date, cet endroit particulier était soumis à des phénomènes surnaturels. C’est par ici que je suis arrivé. La brèche s’est créée précisément ici.

Il indiqua la partie la plus surélevée du pont, puis avança la main un peu au hasard. Contrarié, il reprit :

— Il semblerait que la brèche soit désactivée. Je suis revenu plusieurs fois ici sans jamais aucun résultat. Il faut trouver quelque chose pour permettre l’accès.

Il tourna la tête vers Autumn, qui avait toujours son infâme café en main. L’odeur était écœurante, même en plein air.

— Peut-être faut-il une énorme quantité d’énergie afin de remettre la brèche en fonction...

En réalité, il n’en avait aucune idée. Il tâtonnait. Ce n’était pas dans ses compétences. Il n’avait aucune connaissance en physique quantique, si tant est que ce soit là où il fallait chercher. Autumn connaissait-elle quelqu’un doué en ce domaine ? C’était pour cette raison qu’il lui avait parlé du Pont du Diable. Il détestait devoir faire équipe avec quelqu’un, mais démuni dans un futur alternatif, que pouvait-il faire d’autre ?

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I went to Hell last night, followed you there, I was standing by your side. The saddest thing I've ever seen made me angrier than I've ever been. But in the darkest place, a saving grace after all we've been through. Though it kills me to say this, there's a little bit of God in you.
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________________________________________ Mer 24 Nov 2021 - 12:43

Bienvenue dans mon monde...
Gentil toutou !
▼▲▼

La rencontre avec Apollon ne nous avais pas aidé d'avantage. On savait simplement désormais, que le temps nous était conté. Ou tout du moins pour moi, pour elle. Je ne voulais pas être responsable de la disparition de toutes les Autumn, de toutes les époques, de tous les mondes...

Desmond avait fait apparaître mon Pumpkin, puis il avait disparu. Je m'étais retrouvé là, à l'attendre, la boisson chaude dans mes mains. Cela m'avait permis de faire le point avec moi même. De réfléchir à tout ce qu'on venait d'apprendre, à tout ce qui s'était passé. A tout ce qu'il y avait à y gagner, mais surtout à y perdre. Quoi que je faisais aujourd'hui, maintenant, je ne pourrais pas empêcher l'inévitable, tant que la porte ne serait pas définitivement fermée. C'était bien ce qui m'inquiétait à l'heure actuelle et me peinait. Car il allait falloir la refermer pour toujours.

Winter voulait partir. Aller dans cet autre monde, y retrouver nos parents. Spring n'avait pas émis d'hypothèses sur ses convictions et ses envies concernant ce voyage. Quant à moi, je n'avais pas pris le temps de me poser réellement la question. Ma vie était ici. J'avais envie d'y rester. Mais le poids des pertes pesait lourd. Et... rien que de revoir Desmond me peinait d'avantage même si j'essayais de ne pas le montrer. Il nous arrivait tellement de drames dans la vie que je remerciais la Nature de ne pas m'avoit fait naître titanide ou déesse... Car je me demandais comment ils pouvaient supporter le poids des années, des siècles, des millénaires...

Desmond apparu une nouvelle fois, me forçant à sortir de mes pensées. Il nous téléporta, me saisissant par le poignet avec force, jusqu'à un étrange pont dont le reflet formait un cercle parfait. Le pont en pierre ne possédait aucune rembarde, si bien que je devais compter uniquement sur Desmond pour me maintenir en équilibre. Ma vie dépendait de lui... peut-être m'avait-il conduite ici en songeant à la même idée que j'avais eu. Mais j'espérais qu'il comprendrait vite que ce n'était pas la solution, car quoi qu'il ferait ici, il y aurait toujours une Autumn qui serait là et toujours une autre vouée à disparaître. Ca ne sauverait pas la sienne. Ca ne me sauverait sans doute pas non plus.

« Je sais où nous sommes... » laissais-je échapper.

Il m'avait parlé du Rakotzbrûle, le pont du Diable. Mais je le connaissais déjà. On y était venu par le passé. Il était présent lui aussi, de même que les Titans, quand ils étaient encore là à cette époque...

*

« Ca n'aboutira jamais ! » s'exclama Atlas, grognon.

Ca faisait des semaines, des mois qu'ils étaient sur ce projet. Le grand jour allait arriver et pour se protéger, afin de créer un passage entre leur Empire et notre terre, ils avaient entrepris la construction de cet édifice. Mais à chaque fois, quand le passage était sur le point de s'ouvrir, que leur nouvel Asbru prenait forme, il tombait en cendres. La puissance que cela demandait endommageait beaucoup trop de choses pour qu'ils renouvellent l'expérience trop souvent, mais Atlas était convaincu qu'ils arriveraient à réaliser l'exploit. C'était plus que de la conviction. Ils en avaient besoin... sans cela, on aurait tous été perdu.

« Depuis qu'il est revenu rien ne marche comme ça devrait être ! Tu aurais dû rester là où on t'as trouvé, à ta juste place ! » enguirlanda t'il son frère qui se trouvait là et qui était assis sans rien dire.

Je sentais de la peur et de la crainte dans son regard. Pour une fois, c'était lui, le grand, qui était à la merci du petit...

« Rappelle toi ce que tu as vue. » dit-il à l'intention de son autre frère, l'ancien Roi.

Ce dernier, Ouranos, s'approcha et réfléchis un instant avant de répondre. Son regard se porta sur son frère assis par terre, puis sur le petit Titan qui se tenait là et qui avait pris part à toutes les décisions des derniers mois.

« Le pont est là. Le passage est créé. Il est exactement comme je l'ai entrevue. Ce n'est pas de ma faute si tu es incapable de l'ouvrir. C'est ça quand on se prétend au dessus de sa propre situation. Peut-être que si Hyperion était encore là, il t'aurait ramené à ta juste place, qui est en dessous de ton Roi. »

« Tu n'es plus mon Roi. Et je sais ce que je fais. » dit-il en tenant fermement en main sa hache.

Une hache qu'il avait acquis par le passé et qui permettait de briser une âme.

« Alors tu sais ce qu'il te reste à faire. Tu sais comment ouvrir le passage. » ajouta Ouranos avec un regard malicieux.

Atlas savait. Mais il ne pouvait pas utiliser ce procédé. Il se l'était refusé. Mais chaque tentative depuis d'ouvrir la brèche s'était retrouvée être un echec.

L'un des nombreuses fois, on avait été là. Mon père, mon frère, moi... et divers autres olympiens. Et c'était après cela que la plupart des Titans avaient péris... La dernière tentative avait été fatale pour beaucoup de gens... beaucoup de proches...

*

« C'est toi... » laissais-je échapper à l'intention de Desmond, en sentant les larmes me monter aux joues.

C'était donc lui dont il était question ? Il n'en avait sans doute pas conscience et il ne l'avait jamais eu... enfin du moins pas le nôtre, mais lui c'était peut-être différent ? Posant une main sur son torse, je tentais de la percevoir... je tentais du mieux que je pouvais, mais je n'étais pas capable de sentir ce genre de choses.

« Elle est en toi, n'est ce pas ? » lui murmurais-je, sentant sa main se crisper tout contre la mienne.

J'en étais persuadé.

« Toutou... ? » laissa échapper une petite voix.

Elle devait avoir à peine quatre ans, peut être cinq...

« Oh non pitié... Pas ça... » murmurais-je au bord des larmes.

Pourquoi fallait que ça arrive maintenant ? Pourquoi si vite ? Pourquoi elle ? Pourquoi son Autumn alors qu'on commençait à peine à chercher une solution... ?

Sans me rendre compte, j'avais fermé les yeux quelques instants et quand je les avais ouvert à nouveau, elle était là, à quelque pas de moi. Je pouvais la voir du haut de sa petite taille. J'avais oublié à quel point je pouvais être... adorable. Je l'aurais prise dans mes bras si je l'avais pu. Elle m'observait, intriguée.

« Tu es celle de là bas ? » me dit-elle.

Je reniflais légèrement.

« Oui. »

Elle hésita un petit instant avant de me sourire.

« Papa m'a parlée de toi. Il m'a racontée plein d'histoires le soir sur la grande Autumn, le beau Winter et sa petite rebelle. »

Je ne pu m'empêcher de laisser échapper un petit sourire. C'était comme ça qu'il nous voyait ? Comme la grande Autumn ? Le beau Winter ? Songeais-je en souriant de plus belle et quand à Spring, c'était... Sa petite rebelle ? Si elle avait entendu cela, elle n'aurait pas pu s'empêcher de laisser transparaître une émotion. Qui le pourrait ? Alors ils ne nous avaient pas oubliés ? J'eu une nouvelle montée de larme que je n'arrivais pas à contrôler.

« Lâche moi... » dis-je à Desmond.

Ce n'était pas la solution, mais elle ne pouvait pas partir. Pas comme ça. Ils trouveraient sans doute la solution à deux. Il tenait à elle. Plus qu'il le laissait sous entendre. Et j'étais sûre que Winter et Spring comprendraient.

« Je vais devenir comme toi ? » me demanda t'elle. « Parce que tu es très belle ! »

Je ne pu m'empêcher de sourire, même en pareil moment. Reniflant une nouvelle fois, je lâchais la main de Desmond. Il me retenait toujours, mais je voulais l'inciter à me lâcher à son tour. Peut-être que ce n'était pas la solution sur le long terme, mais sur le moment si. Ca lui laisserait un peu de temps pour en trouver une meilleure. Et je savais que de toute façon il finirait par le faire. Alors autant que ça venait de moi. Qu'il ait l'impression par la suite de ne pas être responsable de cela si tenté qu'il y apporterait la moindre importance. Je ne comptais pas pour lui. Je n'étais pas elle.

« La plus grande force de l'univers... » laissa échapper une voix à proximité de nous.

Il venait d'apparaître. Le visage brisé... des balafres de partout et une partie cramée... il était toujours aussi grand à mes yeux, même si il semblait toujours aussi petit de taille. Il tenait à l'aide d'un baton. Et pour seuls habits il portait une tunique abîmée avec les années. Je ne l'avais plus revu depuis si longtemps...

« Seigneur Atlas... ? » laissais-je échapper.

Venait-il pour nous aider ? Pour stopper Desmond ? J'avais fait mon choix... 4

« J'y ai songé, mais bien trop tard... et puis je ne savais pas lequel avait cela en lui. Je ne l'ai découvert que quand il était trop tard et que mes tentatives vaines ont causés la perte de tellement d'être chers... »

Il s'était tourné vers Desmond, étant arrivé à la hauteur de la petite Autumn, qui le regardait avec grand intérêt et captivée par ce qu'il disait. Et puis... il était à sa hauteur. C'était plus facile pour elle de le regarder dans les yeux.

« Je n'ai pas pu me résoudre à leur dire à tous au revoir... » dit-il la gorge serrée. « J'ai mis fin au Ragnarok. J'ai sauvé tout le monde. Mais en réalité, je nous ai juste condamné à vivre éveillé dans un rêve qui ne peut pas prendre fin... ou tout du moins qui ne le pouvait pas. »

Tout autour de nous, le décors changeait tout doucement. Les étoiles apparurent dans le ciel, en plein jour. Non... ce n'était pas des étoiles... c'était des explosions au loin... des... la fin de tout ? De notre monde ? De mon monde ? Celui dont Atlas nous avait sauvé avant de disparaître ? Avait-on vécu dans le mensonge toutes ces années ?

« C'est notre suspension dans le Temps qui a permis à ces vestiges du passé de venir nous voir l'hiver dernier. Mais aujourd'hui la porte peut se réouvrir une dernière fois et nous permettre de resposer tous en paix. Tout ça grâce à toi mon garçon, que j'ai sans doute mal jugé par le passé car tu l'as en toi. »

Je sentais que Desmond ne comprenait pas de quoi il était question. Je ne l'avais pas compris jusqu'à présent aussi.

« On va rentrer chez nous ? » demanda la petite Desmond au puissant Titan qui se tenait là.

Je serais une dernière fois la main de Desmond dans la mienne, retrouvant l'étreinte. Il ne m'avait pas lâchée comme je lui avais demandé, ou alors il n'avait pas encore pris le temps de le faire. Je savais ce qui allait se passer. Ou tout du moins je m'en doutais. On avait eu le droit à quelques années de plus. A vivre certaines choses et ça aurait pu continuer. Mais après tout, tout ceci n'était qu'un rêve, n'est ce pas ?

« On se situe précisément entre le sommeil et le réveil. Ce moment où on se souvient d'avoir rêvé... et où tu te retrouveras en arrivant chez toi petite Autumn. » dit-il tandis que je sentais une nouvelle vague d'émotion me submerger.

En réalité tout ne s'arrêterait pas là... eux continueraient leur vie en espérant qu'ils ne commettraient pas les même erreurs que nous...

Atlas porta une nouvelle fois son attention sur Desmond, tandis qu'on sentait le pont trembler et quelque chose se passer... une lueur au coeur du cercle, sur l'eau... pile en son milieu... de la poussière qui flottait... de la poussière de fée... Je n'en avais plus vue depuis si longtemps. Pour une fois, je ne pleurais pas, même si les larmes continuaient de glisser le long de mes joues.

« Ne la perd jamais. » dis-je à Desmond en observant son torse et ce qu'il contenait en lui. « Et ne m’abandonne pas, s'il te plaît. »

Je ne parlais pas de moi bien entendu, mais de la petite moi. De la moi de son monde. Car pour moi s'en était fini ou ça le serait quand la porte se refermera.

« L'Espoir est précieuse. » lui dis-je en posant ma main sur son torse, tandis que je ne vis plus rien qui s'en suivi...

*

« Bonjour, qu'est ce que vous voulez ? » demandais-je à la jeune femme qui se trouvait face à moi.

Evidemment, comme beaucoup de gens en cette période de l'année, elle m'indiqua que ce qu'elle souhaitait n'était autre qu'un Pumpkin Spice Latte. Toute heureuse, car elle faisait un excellent choix... je lui demandais la question suivante.

« Et je note quoi comme nom ? »

Elle me répondit d'indiquer "Angela". C'était plutôt sympathique comme prénom. Beaucoup ne donnaient pas le leur. A dire vrai, j'étais sans doute l'une des rares à arborer fièrement mon prénom. Il me venait de mes parents. C'était ce qu'ils m'avaient laissés, à moi la petite orpheline qui prenait fièrement soin de son frère et de sa soeur dans sa grande et belle maison laissée en héritage.

« Vous pouvez attendre à côté Angela, on vous prépare la meilleure boisson au monde ! » lui annonçais-je avec un grand sourire.

Parfois, j'en faisais trop. Mais j'aimais bien féliciter les personnes qui optaient pour le Pumpkin. C'était le meilleur. Attendant le prochain client, je songeais au fait que je me serais bien posée également pour boire une bonne boisson chaude. On était fin décembre et il neigeait au dehors. C'était vraiment une vue magnifique qui s'offrait à moi. Et puis que rêver de mieux que Paris en plein hiver, n'est ce pas ?

« Autumn ? » m'interpella un jeune homme qui venait d'entrer dans le Starbuck. « Je l'ai ! » me lanca t'il.

Je savais de quoi il s'agissait, car je voyais la camionnette garée en double file. Il était vraiment venu avec jusqu'ici ? Le cadeau de Spring qu'on avait commandé... il devait aller le chercher et le ramener à la maison et non ici. C'était un grand malade.

« J'arrive monsieur Blake ! » lui dis-je avec émerveillement.

Posant ma tenue et annonçant que je prenais une pause, je laissais là derrière moi ma casquette, mon tablier et mon badge indiquant la mention « Autumn Blake ».


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