« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

UP Toujours plus Haut ! - Saison #3 Participez à l'animation #1 de Disney Rpg
Le Deal du moment : -28%
Machine à café automatique Krups EA8108
Voir le deal
198.31 €

Partagez
 

 De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
5 participants
AuteurMessage


ϟ Alexis E. Child ϟ



« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


Alexis E. Child

| Avatar : Kaya Scodelario

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Ti5Qp2





De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Da6n

Edition Octobre-Novembre 2020

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... 21op

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Badge_10


| Conte : Aucun
De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... 378254admin

| Cadavres : 3414


De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... _



________________________________________ Mar 12 Oct 2021 - 19:48




De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel...


16 Septembre 2021

— NON MAIS... Dis-moi que je RÊVE ?!



Quelques heures plus tôt

La journée avait pourtant commencé de la plus banale des façons. Rien, absolument rien ne m’annonçait que cette journée serait pourtant l’une des plus importante de ma vie. Une de ces journées où tout basculait, tout se bouleversait et tout était à écrire. Une de ces journées qui nous donnait envie de nous dire, qu’elle était la première du reste de notre vie.

J’avais eu un immense sourire sur mes lèvres en ouvrant mes volets pour découvrir un soleil éclatant d’automne, chaud et orangé, tamisant avec douceur les champs à l’arrière de ma maison qui étaient encore brillant de la rosée du matin. Pouvait-il y avoir plus beau spectacle de la Nature ? Quand tout se paraissait du manteau de l’Automne, je me sentais nouvelle à mon tour, revigorée, prête à me battre et à construire. Mon inspiration me revenait, pour tout, la cuisine, la lecture, pour mes projets. Et ce n’était pas du luxe vu l’état de ma grossesse. Je m’étais observé un instant dans le miroir. J’étais énorme. Y’avait pas d’autre mot. J'avais l’impression qu’il avait déjà 10 ans dans mon ventre. Tout était devenu un enfer : s’habiller, se laver... C’était une des choses que je n’avais absolument pas prévue en devenant maman célibataire : à quel point la fin de ma grossesse serait handicapante. Je pouvais à peine mettre une culotte et c’était tout un combat pour trouver mes chaussures et les chausser sans aide aucune. Pourtant, malgré mon état, j’étais heureuse et sereine. Pire. J’avais hâte.

J’avais toujours été terrorisée par l’accouchement. L’idée d’expulser un humain de 4kg de mon vagin me semblait insurmontable. Je l’avais d’ailleurs même dit à plusieurs reprises à ma gynécologue : j’en étais pas capable. C’était impossible. Je ne faisais pas partie de ces femmes fortes qui accouchaient seules dans un bois, un bout de branche entre les dents avant de se sentir heureuse et soulagée à l’idée de tenir leur bébé immaculé dans les bras. J’étais même pas sûre qu’on voyait ça en vrai d’ailleurs. C’était forcément que dans les films. Parce que déjà comment elle parvenait à le nettoyer en deux temps trois mouvement ? Et qui coupait le cordon. C’était n’importe quoi ces conneries. Mais ça ne me rassurait pas pour autant sur le fait que j’étais capable de le faire, accompagnée, sous aide médicinale, entourée d’une équipe de professionnelles. J’étais plutôt douillette, je ne supportais pas trop la vue du sang et pire que pudique : j’avais failli tourner de l’œil et tout annuler quand j’avais appris qu’il y avait un risque que je défèque devant tout le monde. Alors je l’avais répété, encore et encore : je n’étais pas capable. J’étais pas une femme digne de ce nom. Et ma gynécologue avait souri, patiemment, entendant cela de si nombreuses patientes avant de poser une main sur la mienne et de me préciser avec certitude que si, j’en étais capable et que tout se passerait bien.

Et Nature était bien faite. Car à mesure que le Temps avait passé, mes angoisses s’étaient envolées. Plus la date de l’échéance approchait et puis je prenais le sujet avec sérénité. Je n’avais plus qu’une hâte : découvrir le visage de mon fils. Ce qui faudrait faire pour y arriver n’était qu’un détail et après tout j’étais pas plus con qu’une autre : tout se passerait bien. Alors tous les matins, je m’usais dans le miroir à me trouver si grosse, je désespérai de mes cernes qui grandissaient à vue d’œil tandis que mes nuits se raccourcissaient par les mouvements du bébé et la taille de mon ventre. Je pestais avec plaisir en mettant mes chaussures, et je me surprenais à rêver au jour béni où tout serait fini et que nous serions deux dans cette maison. Et trois dans la vie.

J’étais à deux semaines de mon accouchement, j’avais donc décidé de prendre un peu de congé maternité et de laisser la librairie à Danny et Belle. Tout était censé bien se passer... sauf que j’avais fini par recevoir un message des deux qui me demandait si j’étais bien sûre de vouloir leur offrir un jour de congé. J’avais froncé les sourcils. Jamais je ne leur avais fait cadeau de ce jour mais plutôt que de le préciser de but en blanc, j’avais préféré aller voir de moi-même ce qui se tramait. Je n’étais pas inquiète outre mesure. Erwin m’avait déjà proposé de mettre un gestionnaire dans ma boutique le temps de mon congé maternité et Hadès se levait tous les quatre matins avec l’envie de m’aider à gérer le lieu afin que je puisse “m’occuper du petit”. Depuis qu’il savait qu’il en était le parrain, il prenait son rôle très à cœur... beaucoup trop à cœur. Alors je m’étais habillée et j’avais décidé de marcher jusqu’à la librairie. J'évitais au maximum de conduire dans la mesure où je n’en avais plus vraiment la capacité et que cela pouvait s’avérer dangereux et par ce beau soleil, quoi de mieux qu’une petite marche matinale ? Il fallait que je marche, ça aidait à faire descendre le bébé apparemment.

Il y avait autre chose qui aidait à faire descendre le bébé et on m’avait plus mise en garde face à ça : le stress. Toujours plein de bonne volonté mais tapant toujours à côté, le dieu avait eu raison de mon calme plus d’une fois et mes contractions de Braxton Hicks avaient fini par se transformer en véritables contractions. Il n’était plus dangereux ni pour moi, ni pour le bébé d’accoucher dès à présent mais il n’était pas non plus recommandé d’accoucher de stress. Alors avec le recul, peut-être que mon idée de balade avait été une mauvaise idée... j’aurai dû demander à Elliot de s’en charger... ou Danny ou Belle d’y retourner...

— C’est quoi ce bordel ?!

Une fille de femmes de toutes les tailles s’étalait sur presque tout le long de la rue et se terminait... devant ma boutique.

Non non non NON !

Je courais presque à présent en me dirigeant vers l’entrée, maudissant Hadès et réfléchissant déjà à toutes les manières possibles et imaginables de le tuer douloureusement. J’étais passée devant plusieurs femmes et je m’étais arrêté net devant l’une d’elle en me rendant brusquement compte qu’elles étaient... toutes... habillées... pareil. Fulminant, j’avais poursuivi ma route jusqu’à entrer dans la boutique quand soudain une femme m’avait arrêté d’une main sur l’épaule :

— Hé ! Tu fais la queue comme tout le monde !

Tournant brusquement mon visage vers elle, je l’avais fusillé du regard tandis qu’elle s’excusait, me reconnaissant sans doute comme la propriétaire. J’avais alors ouvert la porte à la volée. Hadès n’était pas là. Je remarquais que mon comptoir en bois massif avait été repoussé dans un coin de la pièce et que j’avais en face de moi une des Mary Poppins qui se tenait droite comme un piqué, comme si elle passait un grand oral, tandis que de l’autre côté d’une petite table Norbert l’écoutait avec une attention digne de Norbert. Lorsqu’il me vit, son visage s’illumina :

— ALEEEEXIIIIIIS ! Comment va le bébé ?

— NON MAIS... Dis-moi que je RÊVE ?!



Maintenant

La suite s’était passée plutôt rapidement et je dois dire que certains détails étaient assez flous. Je remarquais que d’autres Poppins attendait sagement leur tour dans un coin de la pièce tandis que Norbert s’était levé d’un bond en entendant ma colère, renversant la table sur son passage.

— Hadès a dit... alors on a fait un papier... je l’ai posté. J’ai appris à me servir des timbres, comme tu me l’as montré et...

J’avais tendu la main d’un air impérieux pour récupérer le maudit tract en tentant de garder mon calme. Hésitant un instant il s’était alors penché tout doucement, très lendemain pour récupérer une feuille au sol qui avait volé en même temps que la table. Il avait fini par me la tendre en me précisant :

— C’est une surprise. Il ne faut pas que tu le saches avant.

Il avait mis un de ses sabots devant la bouche pour me spécifier un “chut” comme s’il ne se rendait pas compte que me mettre dans la confidence allait de façon contraire avec la règle de ne rien me dire. Abandonnant l’idée de lui expliquer, j’avais alors lu la super “surprise” qu’ils me préparaient. Ils cherchaient apparemment une “nourrice” pour me remplacer à la librairie le temps de mon accouchement. Qu’est-ce qu’ils avaient TOUS à ne pas comprendre que j’avais suffisamment confiance en mes employés pour les laisser gérer ? Le papier précisait bien que les candidates devaient être des femmes, habillées en Mary Poppins. S’en était trop. Machinalement, j’avais posé la main sur mon ventre tout en grimaçant d’une nouvelle douleur qui était venu me tendre violemment. Elles avaient commencé lorsque j’avais reçu les SMS mais je n’y avais pas vraiment prêté attention. La douleur se faisant pourtant de plus en plus intense à mesure que mon stress montait, je ne pouvais désormais plus les ignorer. Ils avaient tenté deux aménagements de boutiques dans les derniers jours, de repeindre la façade, de réinstaller un stand pour l’autobiographie d’Hadès pour fêter sa troisième page écrite tout en me spécifiant que son filleul y aurait une place et maintenant ça. Est-ce qu’il m’avait seulement cassé le comptoir en le déplaçant ? Comment j’allais renvoyer toutes ces femmes chez elle ? Est-ce que je faisais pas une erreur en refusant un gestionnaire ? Est-ce que je faisais pas une erreur en confiant à Hadès une des parainités de mon fils ?!

SPLASH.

Machinalement mes yeux s’étaient baissés vers le sol en même temps que ceux de Norbert et des femmes autour de moi. J’ignorais si c’était parce que je portais une robe mais le bruit avait été impressionnant. La sensation un peu aussi... le fait que ça ne s’arrête plus de couler encore plus. Alors jetée restée silencieuse un instant, à m’observer presque me pisser dessus, sans oser bouger. Ce fut Norbert qui rompit le silence en premier.

— Tu dois avoir une toute petite vessie. Je connais ça. Il faut que tu ailles faire une égrocaphie... c’est un numérologue.

Il avait haussé la tête d’un air entendu avec lenteur plusieurs fois avant d’avoir une illumination :

— Mais ce n’était pas avec toi qu’on était...

— Norbert ?

— Oui ?

— Je viens de perdre les eaux.

— Aaaaah.

Je voyais à ses yeux qu’il n’avait rien compris. Inspirant lentement pour éviter de céder à la panique, n’osant toujours pas bouger, j’avais précisé.

— Je vais avoir mon bébé.

— Ooooh.

— Maintenant...

— AH !

Ce qu’il s’était passé à ce moment-là de son côté, je l’ignorais. Il s’était d’un seul coup activé, presque en panique, comprenant ENFIN la situation. J’avais cru le voir pousser les femmes à l’extérieur de la boutique sans ménagement du coin de l’œil. En avait-il même lancé une ? Une chose était sûre, je ne faisais plus qu’une chose, les jambes toujours arquées et écartées : je cherchais mon portable dans mon sac fébrilement. Il me fallut quelques minutes pour le trouver, pestant sur le fait qu’on ne trouvait jamais rien dans ces maudits sacs. J’avais d’ailleurs fini par m’asseoir sur une chaise et j’avais composé le numéro d’Erwin. Une sonnerie. Deux sonneries. Trois sonneries. Quatre sonneries. Répondeur. Inspirant fortement je recomposais le numéro. Sans plus de succès.

Punaise pas aujourd’hui Erwin, BORDEL.

Au troisième essai, je tombais sur son répondeur à la deuxième sonnerie. Fébrilement, je tentais de composer un SMS :

REPONDS s’il te plaît, je suis en train de perdre les eaux.


Pas plus de réponses et je constatais avec angoisse qu’à mon nouvel essai d’appel, il avait coupé son téléphone. J’avais poussé un cri rageur tandis que Norbert s’était mis à tout ranger sans que je ne lui demande rien. Il avait posé déplacer un peu plus loin et semblait être parti dans la réserve à la recherche d’un seau et d’une serpillière. Complétement paniqué, j’avais alors appelé Elliot. A la première sonnerie, il était apparu devant moi avec une telle force que j’avais failli alors une crise cardiaque. Son pied droit avait atterri dans la flaque et en me voyant souffler régulièrement tout en comptant, il avait compris instantanément. Ou presque. La veille au soir, j’avais décidé de faire mon sac de grossesse, sans doute comme si j’avais senti quelque chose. Tellement attendrie par ma tâche, j’avais fini par envoyer une photo à mon meilleur ami qui m’avait répondu avec une certaine émotion. Il avait dû rester bloquer sur cette émotion car à peine j’avais vu l’éclair de la compréhension dans ses yeux qu’il avait disparu... et qu’il était réapparu avec le sac de grossesse.

— Super... merci ! Mais c’est pas pour ça que je t’appelle. Erwin, NON ATTENDS !

A peine avait-il eu entendu son nom que je l’avais senti prêt à disparaître. J’avais levé la main pour le stopper avant de reprendre entre deux souffles :

— Erwin réponds pas. Il faut que tu le trouves. Amène-le à la maternité, s’il te plaît mais discretos hein, tu te rappelles ? Et j’ai besoin de ton père aussi et... de ma mère.

Ton père parce que je vais le buter. Mais ça je lui avais pas précisé.

— Je vais aller à la maternité avec Norbert, on se retrouve là-bas.

Je lui avais fait un petit hochement de tête pour lui spécifier que tout allait bien. Les contractions devenaient douloureuses mais elles étaient encore espacées. J’avais du temps. On était dans les temps, c’était sans compter sur Norbert. Elliot avait disparu après m’avoir serré la main tendrement. Il avait l’air autant en panique que si c’était son propre enfant. Il fallait dire qu’il n’avait jamais vécu ça... même si l’accouchement de sa fille n’avait pas été moins stressant...

— Norbert !

C’était à croire qu’il avait entendu derrière la porte de la réserve car à l’instant même où je l’avais appelé, il avait couru droit vers moi et avant que je n’eusse le temps de dire quoi que ce soit, il m’avait pris dans ses bras puissants comme un marié faisant passer la porte à sa femme et il nous avait emporté avec le sac... directement à l’hôpital. On venait d’arriver devant un accueil mais je remarquais que malgré le décor médical somme tout similaire, je n’avais jamais eu l’impression d’être venue par ici. Le minotaure me posa sur le comptoir un peu brusquement malgré ses efforts tout en se tortillant dans tous les sens. Il suait à grosses gouttes et se sentait sans doute aussi mal que moi.

— C’est pour les bébés !

La secrétaire médicale nous observa médusée, l’un et l’autre avant de préciser :

— Vous êtes en psychiatrie ici...

Il y avait quelque chose au fond de son œil qui la faisait douter que nous ne soyons finalement pas au bon endroit vu notre état à tous les deux. Ses yeux s’étaient alors posés sur mon ventre tandis que Norbert reprenait dans un rugissement :

— Oui, la psychiatrie ! Pour les enfants, psychiatrie !

— Non, pour les enfants c’est la pédiatrie, mais...

— Oh !

Elle n’avait pas eu le temps de finir sa phrase que déjà Norbert m’avait récupéré pour m’emmener en service pédiatrique. Cette fois pourtant, il me déposa au sol avant de souffler considérablement en tombant à genoux. Il n’avait vraiment pas l’air dans son assiette. Tout en posant sa propre patte sur son ventre, il précisa :

— C’est trop de stress pour moi tout ça !

— Tu m’étonnes ! Par contre, c’est pas en pédiatrie que tu dois m’envoyer c’est en maternit...

Il venait de s’effondrer au sol dans un “boom” sonore, allongé sur le dos, les bras en croix, les yeux ouverts et fixés au plafond. Apparemment il était pas loin de faire un malaise vagale. Je tenais de le secouer autant que je pouvais tandis que des infirmiers se massaient pour observer la scène :

— Hé ! Me lâche pas maintenant !! Hé ho !! Norbert !!

— Continue sans moi... je vais te ralentir.

Il était sérieux là ?! Apparemment... ses yeux venaient de se clôturer et le personnel médical s’était diriger vers nous pour s’occuper de lui. Ils parlaient de lui donner du sucre tandis que je tentais de me relever, tant bien que mal.

— La maternité s’il vous plaît ?

— C’est dans l’autre bâtiment ! Vous prenez l’ascenseur, vous sortez, vous traversez le parking et ce sera le deuxième bâtiment sur votre droite.

— Super...

— Vous avez besoin d’aide ?

— Non... ça va aller, je crois que je préfère encore me débrouiller seule. Donnez-lui du sucre et une grande claque de ma part surtout.

Tout en bougonnant, j’avais fini par rejoindre les ascenseurs et m’engouffrer dedans. La douleur devenait de plus en plus présente et les contractions de plus en plus rapprocher. Tentant de me rassurer, je me massais le ventre tout en marmonnant :

— Tiens bon, Isaac. Accroche-toi encore un peu steuplé, maman fait son max là. Ne vient pas maintenant, je t’en supplie.

J'étais alors sortie le plus vite possible du bâtiment, un stress tellement puissant que mes jambes en flageolaient. Avec tout cela, je n’avais pas une seconde pensé à demander un transfert en sécurité ou à rappeler Elliot. Le stress m’avait tout pris, jusqu’à mon bon sens, me faisant devenir une vraie Norbert. Maudit Norbert.

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

How could I fear the rain
When I have always been
the storm ?


ANAPHORE
http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t19802-n-oublie-pas-qui-tu-e http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t20958-once-upon-a-time-alexis-stories En ligne


ϟ Erwin Dorian ϟ



« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


Erwin Dorian

| Avatar : Rufus Sewell

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... V7e0
- Oh mon petit Tweedle dee..ou Dum (Je HAIS les effusions... si seulement cette étreinte pouvait être définitive)
- Il y a VRAIMENT quelque chose de pas normal dans cet endroit...

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Sn0a
De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Da6n
De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... W2ja

| Conte : Coeur de Princesse/Le Prince et le Pauvre
| Dans le monde des contes, je suis : : Preminger

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Hmch

| Cadavres : 1032


De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... _



________________________________________ Jeu 14 Oct 2021 - 23:22




J'assiste à la naissance d'une mère.
C'est presque plus émouvant que la naissance d'un enfant.


16 Septembre 2021

Le 16 septembre n’évoquait aucune date particulière à Erwin, puisqu’elle ne symbolisait rien de sa vie personnelle. Et tout ce qui ne possédait pas ce privilège ne possédait donc pas d’intérêt. Néanmoins, affirmer que ce jour ne devait pas être un jour de décisions aurait été mentir. En effet, se tenait, ENFIN, le conseil municipal qui avait vocation à organiser les futures grandes élections municipales annuelles de Storybrooke. Une ridicule idée que de convoquer chaque année le petit peuple à se prononcer… Quoique… avec des esprits aussi vaporeux tels des linottes, l’exercice se trouvait concluant puisque chaque année le suspense restait à son comble et les partisans d’hier avaient tôt fait de devenir les ennemis de demain. A la différence qu’à l’inverse de réels stratèges politiques, les citoyens votaient à l’affect, à la poudre aux yeux, aux mirages, tels les misérables lucioles qu’ils étaient, attirés par la lumière. Et Preminger n’était pas sans ignorer quel astre diffusait la plus grande des lumières…
Le conseil débutait toujours sur un point sur les infrastructures existantes, les doléances des citoyens, leurs félicitations, avant de tourner sur le sujet principal qui se trouvait sur toutes les lèvres. Il avait bien pris soin d’opiner, d’applaudir même à chaque proposition énoncée par Hadès, avalant intérieurement son grand sourire factice. Ridicule. Ils discutaient infrastructures, disposition, couleurs des bulletins, sans évoquer les candidatures à laquelle manquaient une...et non des moindres… Mais cela ne semblait pas être le sujet de préoccupation prioritaire du principal intéressé et Preminger se serait bien gardé de le lui rappeler incessamment. Au contraire, il encourageait les disgressions, ponctuant quelques propos d’une exclamation « surprise ». Il avait griffonné quelques notes de principe de sa longue plume de paon, rassemblé quelques factures conséquentes et quelques grands profits, pour ensuite démontrer avec une flamboyance évidence, à quel point, il avait été un Trésorier hors pair, l’écrin qui avait su tirer profit de toutes les ressources possibles de la ville pour le seul et modeste intérêt du Maire… Qui a vrai dire, n’avait du qu’écouter qu’un faible mouvement de son merveilleux discours, sûrement vite perdu et éploré face à sa si superbe prose. Il avait bien l’habitude de toute manière… Il avait ce caractère fantasque et béas qu’il suffisait de nourrir pour l’envoyer rêvasser à ses curieuses lubies, endormant ainsi toute méfiance. Regina à l’inverse, soupirait de sa place, le regard terni, et il s’amusait alors à lui dédier de ses sourires hypocrites gorgés de miel.
Et le conseil s’arrêta là. Pause obligatoire… Ce qui leur laissait sûrement...une bonne heure de répit. Il sourit à ses collègues qui quittaient la pièce, ignora le téléphone qui vibrait légèrement dans le fond de sa veste mordorée, mis son dossier sous le bras, puis choisit de rejoindre la porte en contournant le bureau d’Hadès encore à sa place.
De sa démarche élégante, il contourna le fauteuil du si charmant maire pour se pencher non loin de son épaule :

« Si vous le permettez, Moooonsieur le Maire, puisque nous étions sur le sujet des candidatuuuures, sachez qu’il n’y eut pas, de toute l’Histoire de Storybrooke, plus dignitaire de cette fonction qu’il m’ait été permis d’assister de mon humble personne qui ait cette prodigieuse capacité de créer une unanimité sur la compétente qu’il revêt à cette fonction… Vous avez toujours eu mon soutien sans faille, Monsieur le Maire…Et mon avis sur vous est tellement sans retenue, aucune, que je sais précisément vers qui se dirigera mon vote, soyez sans crainte... »

Et il s’était hâté de le quitter là, le sourire moqueur sur les lèvres, sans lui laisser la possibilité de rétorquer. Qu’aurait-il pu dire si ce n’est d’être estomaqué qu’un individu si fin le louangea de ‘’compliments’’. Joli nigaud…
Il referma la porte de son bureau, prenant la peine de s’asseoir dans son bureau, prêt à reprendre le comptage interrompu des « pertes et profits » de Storybrooke qu’il connaissait par coeur. Il suffisait de se contenter de reporter quelques chiffres dans les cahiers officiels, ôtant quelques zéros avec une adresse habituelle.
Une légère vibration se sentit dans le bas de sa veste… Peste mais qui encore à cette heure ? N’était-il pas très occupé ? L’écran s’alluma tandis qu’il le dévérouillait. Alexis avait tenté de le joindre sans succès. Il aurait décroché si elle avait renouvelé cet appel à l’instant. Mais à l’inverse, la jeune femme s’était contenté d’un moyen bien plus rapide… Un message.
Qui y avait-il ? Il ouvrit le message, restant un bref instant, sourcils froncés à la lecture du texte hâtivement rédigé par sa jeune maîtresse.
« REPONDS s’il te plaît, je suis en train de perdre les eaux. »
C’est-à-dire ? Fut sa première réflexion. Mais, le notaire était, bien que généralement peu au fait de toute situation qui ne le concernait pas directement, n’était pas ignare en matière de grossesse. Puisqu’il n’était ignare en rien. Perdre les eaux… Impossible… Impossible. Ce.. ce n’était pas prévu pour aujourd'hui ! Se passant une main sur le visage, nerveusement, il tâcha de retrouver dans ses souvenirs l’information qui se soustrayait ironiquement à sa mémoire… Pour quand était-ce d’ailleurs ? Il ne pouvait le dire avec exactitude, ou ne le voulait pas, ayant volontairement éloigné la date de l’arrivée de cette Erreur de son esprit si délicat, mais.. NON. Non, cce n’était pas prévu pour maintenant. Elle lui faisait une farce… Amusant. Pour autant, sous le choc, il avait rejeté le téléphone nerveusement sur le bureau, le regardant s’échapper de sa main, pour tomber sur le bois dans un bruit sec.Elle ne plaisantait pas. C’était réel. C’était. Bien. En. Train. d’arriver.
Pourquoi voulait-elle le prévenir de cet événement ? Doutait-elle ? Voulait-elle être rassurée ?
Non… Non… Non. PIRE. Elle voulait qu’il vienne. Prestement, il avait récupéré le téléphone, l’éteignant à la volée, pour mieux le redéposer à sa place initiale sur le bureau, tandis qu’il s’échappait de sa chaise, pour rejoindre la fenêtre d’un bond. Il avait besoin de silence. Il avait besoin de réfléchir. De fuir…
Non. Non non non… Il avait promis d’aider. D’être présent au summum de ses capacités. Mais… Mais.. Etre là pour ça, c’était plus que de les atteindre, c’était les outrepasser largement. Assister à … Hors de question. Hors de question. Il y avait bien des personnes plus qualifiées en la matière pour lui tenir la main, Ciel, les femmes de son époque accouchaient bien chez elles, entourées des servantes pour les mieux lotis, en rien en compagnie de leurs conjoints, le Roi encore moins ne se montrait dans ce genre d’événements… C’était insensé… Il avait reculé, saisi, ses yeux plissés contemplant le téléphone désormais éteint, devinant que derrière l’écran noir, Alexis s’impatientait encore. « Tu trouveras bien quelqu’un de plus adéquat, trésor… c’est ta panique qui parle... » songea-t-il. En soit, il y avait de quoi être flatté de voir qu’il était sa première réaction. Dans toute autre circonstance, il s’y serait précipité. Mais là ?
Il s’était rassi, croisant les jambes et les doigts, pensivement. Cela ne devait être qu’une fausse alerte. Ou non, bien évidement, ce petit être ne pouvait bien sûr pas venir à la date annoncée, il fallait qu’il vienne en causant de trop grands effrois à ses géniteurs… Sa mère devait être catastrophée…paniquée même. Il commençait bien son existence, évidement, même sa date d’arrivée était une erreur. Mais pourquoi en attendre plus ? Voilà qui causait déjà un grand bouleversement d’agenda… Alexis ne devait réellement pas être rassurée… Il l’imaginait déjà… Mais NON. Mais elle avait forcément bien une personne de confiance à contacter, non ? Aaaah ! Comment cela se faisait-il que depuis des mois, ils n’aient pas une seule fois évoqué le sujet problématique de...l’accouchement ?
Pourtant les réponses à ce petit souci de dernière minute étaient évidentes :
En ce qui le concernait...évitant le sujet de la survenue de l’Erreur au maximum, il avait bien détourné le sujet. Il lui semblait bien évident qu’il ne viendrait pas assister…à...à l’arrivée. Ciel. Il..viendrait ensuite. Une fois le pire passé. Une fois, toutes les atrocités qui composaient l’arrivée des êtres vivants passées. Il viendrait comme le Roi venu s’attarder sur sa progéniture, comme promis. Il serait là pour cet enfant. Il n’était pas encore là, à quoi bon sa présence ?
Mais en ce qui la concernait elle… Sûrement, la réponse lui avait sûrement parue toute évidente, dans le sens opposé. Comment avait-ce pu ne serait-ce qu’être évident pour elle ? Qu’il puisse être...de bon ton dans le panorama de blouses blanches, de cris, de sang… Il cligna des yeux, agacé, subitement effrayé des visions qui dansaient devant ses yeux. Il lui avait promis qu’il serait là. Mais…il n’avait pas besoin d’être TOUJOURS là. Et puis, il était Preminger tout de même, il faisait ce qu’il voulait. Comme une jolie formule… Au bon vouloir du Roi. A la hauteur de ce qu’il pouvait donner.
Il pianota sur le bois, hautain. Songea à Alexis. Elle devait bien avoir trouvé une assistance depuis… Maîtrisait-elle son stress ? Maîtrisait-elle sa peur ? Est-ce qu’elle l’attendait ?

- « Voyons trésor, non… Tu sais bien que ce n’est pas raisonnable de m’appeler pour ça... » soupira-t-il à voix haute, un peu pincé.

Non pas qu’il se trouvait face à un dilemme mais… bon. Il n’avait aucune envie d’y aller. Mais malgré tout, peut-être fallait-il ? Non. De toute manière, il ne pouvait pas quitter le conseil, pas MAINTENANT. Il devait être aux discussions municipales. Et puis.. S’il se précipitait à la clinique, n’était-ce pas signer son « oeuvre » ? Comment diable justifierait-il sa présence ? Lui, un personnage public ? Bien évidement, la gynécologue le reconnaîtrait comme l’ami de la jeune femme célibataire, mais… Cela possédait un risque. Un vrai risque. A moins que… Mais cela nécessitait du temps et il n’en possédait pas. Ou alors fallait-il.. Il se demanda si Alexis avait finalement trouvé un moyen de locomotion adéquat. Peut-être était-ce pour cela qu’elle l’avait précisément contacté ? Pour qu’il l’achemine jusqu’à l’hôpital ? Peut-être que s’il prenait son véhicule pour l’emporter, elle n’attendait pas de lui qu’il l’escorta au-delà de la porte principale ? Non, impossible. Il connaissait Alexis. Bien évidement qu’elle voulait qu’il vienne. Mais il ne pouvait décemment pas quitter la mairie… Non. NON. Mais...
Peut-être pouvait-il appeler Midas ? Brillante idée ! Comme toujours. Voilà qui était s’acquitter de son aide, voilà qui était s’assurer de la sécurité de la jeune femme sans être obligé de supporter l’Erreur et tout le tintamarre clinquant des matériels médicaux qui annonceraient sa venue. Il préférait bien mieux l’anticiper ici.
Oui, formidable idée… Il déverrouilla son téléphone, contempla les appels manqués… Ou alors fallait-il interrompre avec suffisamment de gravité la réunion municipale de sorte qu’elle ne puisse se tenir le temps de son absence. Mais combien durait un accouchement ? Il pensait à peine trente minutes, mais il avait déjà entendu des histoires bien plus déplaisantes qui comptaient l’attente en heures ! Voire en matinée ou nuit !
Il n’aurait pas le temps de s’interroger sur ce cas de conscience une seconde de plus, puisqu’un individu reconnaissable entre mille, se refléta soudainement dans l’arrière fond de son champs de vision, lui provoquant un sursaut. Elliot. Elliot Sandman. Chronos… l’Antagoniste du Temps qui venait à lui, pour annoncer son cours.
Il était là. Devant lui. Et son visage pourtant n’évoquait pas la tranquillité ni la sérénité du Fléau qu’il serait amené à devenir. Non, nul doute, il faisait face à Elliot. Un Elliot chamboulé et stressé qui avait eu tôt fait de lui attraper l’épaule un peu brusquement. Il aurait pu sursauter, taper d’une main brusque cette atteinte propre à son intimité, à sa chair. Mais il n’en n’eut même pas le Temps. Puisque l’Instant d’après...

Et l’Instant d’après...les murs avaient changé. Elliot avait disparu. Il ne se tenait plus debout au sein de la mairie mais au creux de murs blancs, secoués de bruits et… Il recula d’un pas. Il avait deviné avant même de s’y trouver mais à présent… Non. Il voyait la salle devant lui, le lit invisible car recouvert de quatre membres du personnel qui s’y afférait, vêtus de blouses. Non. Il ne pouvait pas être vu là. Il ne pouvait pas rentrer. Cela allait au-delà de l’arrivée de l’Erreur. Un accouchement...c’était...insoutenable. Pire que de contempler longuement Aloysius s’amuser avec les proies, à une distance réglementaire. Ou plutôt c’était équivalent. Non, au moins la seconde situation possédait-elle le plaisir d’être orchestrée pour leurs plans. Ici la victime était loin d’être l’une de celles qu’il aurait avec satisfaction suppliciées. Il avança dans le couloir, discernant des voix qui semblaient venir non de la chambre elle-même, mais du couloir perpendiculaire qui y menait… Il s’approcha, tournant la tête pour apercevoir… Regina. Et Hadès...Et..
Il recula vivement, pour se soustraire à leurs vues, songeusement. Comment pouvait-il justifier sa présence ? Regina SAVAIT déjà. Ce n’était un secret pour aucun d’entre eux. Mais Hadès… Hadès lui l’ignorait. Et qui d’autre Elliot s’amuserait-il à faire apparaître ici ? Il n’y avait pas le moindre doute ! Ce petit farfadet s’amusait sûrement… Dans un souci amical, il décidait de qui y serait…
Sauf que... aucun ne l’avait vu. Il n’avait pas d’obligation d’y entrer, après tout. La porte droit devant lui… Et le couloir à traverser pour s’y rendre. Il suffisait de prétendre que vraisemblablement les personnes présentes à la mairie venait d’être téléportée à l’hôpital… Mais...Puisque personne ne l’avait vu. Et puis, il DÉTESTAIT grandement qu’on lui força la main. Pour assister à cette boucherie ? Il lui semblait déjà en sentir les effluves sanglantes, les cris, les affairements et le cri, le premier que pousserait l’Erreur.
Il fit demi-tour. Pivota vivement prenant le premier couloir à droite. Après tout, c’était son droit de partir. Alexis était entre de bonnes mains. Sa mère.. Si on omettait le fait qu’elle avait ourdi des années durant de tuer sa belle-fille… Et Hadès si on omettait beaucoup de choses le concernant notamment le fait qu’il se promenait avec un chien des enfers régulièrement...et d’autres loufoqueries de ce genre… Mais cela résidait de son cercle familial et amical, il savait qu’Alexis tenait à ses gens. Elle était en sécurité, avec eux… Elle était…
Ses yeux dorés s’écarquillèrent soudainement, se plissèrent ensuite, scrutant avec attention un point à l’autre bout du couloir.. Une silhouette vacillante qui tanguait un peu, titubait même ? Impossible… Que fallait-il faire ? Apercevant l’entrée des toilettes pour hommes visiteurs, il s’y engouffra vivement, plaquant vivement un mouchoir imprégné de parfums sur son nez, pour éluder les effluves nauséabondes qui s’en élevaient. Il aurait pu s’appuyer sur la porte, mais ne le fit pas, son costume était coûteux, mais les pensées tourbillonnaient dans sa tête. Pourquoi ? Comment ? Que faire ? Il pouvait rester là. Elle non plus ne l’avait pas vu. Il suffisait d’attendre, de la laisser passer, il entendrait son pas passer devant la porte… Et il pourrait partir. Revenir plus tard, après la bataille, tranquille souriant, il essuierait la Foudre, évidement, mais qu’importait ? Au moins, la retrouverait-elle disposée, fraîche, reposée. Et avec un peu de chance, l’enfant aurait été emporté pour la toilette !.. C’était un programme par.fait. Mais…

«  Oh, Enora, tu es tout de même impossible ! » marmonna-t-il douloureusement, avant d’ouvrir la porte à la volée.

C’était fini. Il avait franchi la porte. Il n’y avait plus de retour en arrière. Mais au moins avait-il finalement fait son propre choix… Il tourna la tête et avança jusqu’à elle, un sourire désolé et cynique trouvant naissance sur sa bouche : elle avançait encore. C’était bien elle, complètement pour marcher à ce point… Depuis quand marchait-elle ? Non. Pas depuis son domicile c’était impossible, elle n’aurait pas pu venir aussi vite. Mais pourquoi diantre, ce fifrelin de Voyageur l’avait-il laissée, bêtement en plein milieu d’un couloir ? N’aurait-il pas pu la transporter jusque là ?

« Alexis ! »

Il ignorait si elle l’avait vu avant cette interpellation, tant la douleur semblait la pétrifier sur place, mais la mention de son prénom lui fit relever la tête avec difficulté. Elle avait essayé d’avancer soudainement plus vite, s’appuyant du mur, sûrement galvanisée par sa vue, ce qui l’avait obligé à presser le pas, pour la rejoindre :

« N’accélères pas, Oh voyons ! Tu es dans un état, trésor… »

En quatre avancées, il fut vers elle. Proche. Proche de ce qu’il avait voulu fuir, éviter. Mais il n’avait pas le temps d’y penser. Il ne descendit pas le regard vers le bas, il n’en n’avait pas besoin, il contemplait déjà les ravages à la seule vue de sa mine éprouvée. De sa main droite, alors qu’elle s’approchait de lui chancelante, il lui agrippa le visage doucement, scrutant ses yeux bleus fatigués, la fatigue et la douleur qui secouait ses muscles. Il y lisait un soulagement, une joie aussi, par derrière une douleur lancinante qui la pliait à demi, la forçant parfois à se baisser vivement, rompant le contact oculaire. Elle souffrait.. Souffrait réellement. Il s’humecta les lèvres avant de siffler :

« Trésor… Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ? Pourquoi vient-il ?  Ce n’est pas le moment ! »

Il s’interrogeait à présent, chose qu’il avait totalement dénié plus tôt bien plus horrifié à l’idée d’être convient que la raison de l’avancement. Un simple caprice de l’Erreur ? Il descendit le regard sur la respiration sifflante de sa maîtresse, constatant l’étendue de son mal. Elle n’était pas bien. Il lui fallait une assistance rapide. Peste ! Pinçant les lèvres puis décréta sévèrement, sans aucune méchanceté:

« Peu importe. Ne te fatigue pas à me répondre Ces explications attendront. Il y a plus important... Tu ne peux pas rester là dans cet état! Tu es épuisée... il faut... »

Que tu te reposes ? Les conseils d’ordinaire ne pouvaient s’appliquer à la situation présente. « REPONDS s’il te plaît, je suis en train de perdre les eaux. » Dans une situation pareille, se reposer était impossible. Il lui fallait des soins. Des soins qu’elle ne pouvait qu’avoir en se trouvant au sein même d’un hôpital… La sentant se contracter sous une douleur nouvelle, il déclara :

« Ne t’inquiètes pas, trésor, tout ira parfaitement… Tout ira parfaitement…Tu vas être prise en charge... Comment est-ce seulement possible ? BANDE d'INCAPABLES! » avait-il en revanche grimacé en portant son regard doré sur les couloirs déserts du centre hospitalier…

Pas d’âme à l’horizon… Alexis semblait s’en être résignée, avec cette force pragmatique qu’elle abordait d’instinct dans les pires moments. Elle avait tenté d’enrouler son bras autour de son cou, de prendre appui sur lui, grimaçant sous l’effort à chaque et minuscule avancée. Il l’avait laissée faire. Guidant son propre bras jusqu’à son dos pour lui enserrer la taille. Pour l’aider à avancer à longues pas freinés par la douleur. Pour la soutenir. Mais cela ne servait à rien. Il ne disposait qu’à peine de la force nécessaire pour l’aider à accéder à la chambre, il ne pouvait soutenir le regard jusqu’à son ventre et plus que cela… c’était inadmissible. INADMISSIBLE tempêtait-il mentalement, prenant conscience de son courroux qui flambait progressivement en lui.
Incroyable comme Ils pouvaient être entourés d’incapables ! Comment un hôpital avait-il pu laisser, sans la moindre assistance, une jeune femme accoucher dans les couloirs laquelle cheminait, Dieu seul savait depuis quand ! ?
Oh, il convenait de ne pas se méprendre, cette situation dans d’autres circonstances lui auraient été bien égale… Il aurait pu enjamber sans la moindre culpabilité une femme dans cette même condition sur un trottoir avec pour seule pensée que ses jérémiades étaient bien ennuyantes pour son ouïe… Mais que l’on puisse laisser accoucher seule et marcher jusqu’à sa propre chambre sa maîtresse, non cela c’était inconcevable.

« Nous allons trouver quelqu’un ! Du personnel ! Tout ira parfaitement… Tu… Tout s’accomplira comme prévu. Et...Et tu verras ensuite s’ils ne seront pas tous aux petits soins ensuite ! Tu auras les excuses COMMUNES et INDIVIDUELLES de tous les membres du personnel de cet établissement » érutait-il rageusement, à chaque avancée.

L’empoignade d’Alexis pesait sur son bras et il tâchait pourtant de l’extraire vers l’avant, sans presser le pas. Qu’à cela ne tienne… Etait-il...bien accroché ? Il ne voulait pas trop y penser, à vrai dire, au risque de faire un propre malaise.

« Cela sera ça, ou la perte de leurs emplois ! Aaaaah trésor, crois-moi, ils ne réfléchiront pas à deux fois ! En attendant, n’aie crainte, nous serons bientôt au bout du couloir… Au bout, ils parviendront... »

Elle s’était arrêtée un instant le souffle coupé à quelques mètres de l’intersection, se pliant pour respirer bruyamment… Pour lui offrir de l’air, il l’avait libérée de son étreinte, pour parcourir le couloir de ses yeux dorés. Avait alors avisé une jeune femme aux cheveux courts blonds, qui sortait d’une sorte de dispensaire, une liste entre les mains. Affairée à en relire les notes, jouant nerveusement avec la chaîne d’un collier, elle ne semblait pas avoir pris garde à leur présence. Mais l’oeil affuté de l’ancien ministre lui l’avait tôt vite débusquée. Laissant Alexis reprendre son souffle non sans lui avoir dispensé une douce accolade le long de son bras, il avait pivoté, marchant avec autorité vers la jeune infirmière, tout en claquant des doigts:

« Vous là! Hop hop ! » s’écria-t-il envoyant au diable l’exigence des voix basses. Après tout,que lui importait les malades ?

Attirée par le bruit anodin, la blonde avait relevé la tête, un saisissement se peignant sur son visage, à la vue d’Alexis :

« Oh la pauvre… Que...que lui arrive-t-il ! » s’écria-t-elle, esquissant un geste vers elle.
« Elle accouche, hélas ! Mais je ne vais pas vous apprendre votre métier» répliquait déjà Erwin alors que la jeune femme, ne prêtant aucune attention à sa vergue, levait les paumes en direction d’Alexis, comme pour la rassurer:
« Ca va aller, Mademoiselle ! Restez ici ! Ne bougez pas, je vais appeler mes collègues... »

Elle s’apprêtait à faire volte-face. Elle l’aurait fait s’il ne l’avait pas retenue, d’un geste vif et méprisant :

« Cessez cette chronophage compassion, elle n'a pas besoin de pitié encore moins de votre part ! Vous n’irez nulle part si ce n’est pour l’emmener vous-même ! Une femme est en train de mettre bas dans votre couloir… Alors s’il vous plait… Nancy, n’est-ce pas ? » interrogea-t-il d’un ton doucereux après un instant de contemplation au badge épinglé sur sa blouse « Si vous souhaitez garder votre place et conserver ne serait-ce qu’un minimum le prestige que ce médiocre établissement possède sur le public, je vous conseille de cesser, sur le champ matière à me donner matière à alerter et alimenter la presse et les médias.. D’ailleurs... » son regard s’était arrêté sur le médaillon qu’elle étreignait nerveusement, observant la pomme rouge brillante taillée d’un rubis pur qui paraît son cou…L’appel des pierreries l’appelait toujours… Un bijou bien coquet pour une infirmière… un bijou qu’il connaissait bien pour avoir constitué le paiement d’un homme de main.. Il susurra alors, à voix basse : « D’ailleurs...vous avez un très joli pendentif… Inestimable. Je présume que vous tenez particulièrement à la personne qui vous l’a offert… » un sourire long, vide de bonté lui dévorant le visage, du sourire du prédateur contemplantsa proie en perdition, contempla la pâleur soudaine de la jeune femme, s’y attardant pour claquer subitement ses paumes l’une contre l’autre « Déguerpissez ! ».

Elle ne se fit pas prier. Elle détala même, tandis qu’il revenait auprès d’Alexis, lui saisissant ses mains doucement :

« Ne t’en fais pas trésor… Elle reviendra vite… Cela peut si facilement faire les gros titres…Tout ira très bien…Ne t’inquiète pas ! »

Et effectivement… Nancy était revenue, plus vite qu’une ombre, poussant au bas de course une chaise roulante qu’elle avait du sortir à la hâte d’un débarras, et dont la roue tressautait légèrement. Évitant soigneusement les yeux du notaire, elle avait sourit à Alexis dans un geste rassurant :

« Ne vous inquiétez pas… Il ne se cassera pas. Il est juste un peu capricieux à conduire, nous y allons ? Oooh ! »

Un cri de surprise s’était arraché à la bouche de la jeune infirmière lorsqu’un objet, non un animal, s’était soudainement ruée jusque dans les jambes d’Alexis, hargneuse et louchante comme dans ses meilleurs jours. Pétunia… Lui décochant un coup d’oeil strabique, elle avait poussé de sa petite tête difforme les mollets de sa maîtresse pour l’inciter à s’y asseoir…
Comment était-elle venue ? L’instinct ? Cela semblait probable. Après avoir du se résigner à ne pas disposer de suffisamment de légéreté pour bondir sur le repose-pieds du fauteuil sans le faire littéralement piquer du nez, la licorne avait éjecté un sifflement menaçant à l’égard d’Erwin, le décourageant même de tenter de s’en approcher. Ce qui...lui allait en soit. Il ne comptait pas pousser non plus, pour qui le prenait-on ? C’était le boulot de cette chère Nancy, qui ne s’y fit pas prier… Lui se trouvait bien mieux à cheminer aux côtés d’Alexis, se contentant d’offrir un sourire encourageant à sa maîtresse.

« Nous y serons bientôt…

Et ensuite… « Tout irait parfaitement ».avait-il dit. Il le supposait. N’était pas, de manière curieuse, le jour le plus heureux des mères ? Elle avait tant attendu cet enfant. Tant voulu le voir, le retrouver, le rencontrer… Elle y était, une sorte de bulle mêlée d’émotions contradictoires éclosant en elle, au fur et à mesure que l’Échéance approchait… Il avait suivi le fauteuil jusqu’à la remontée du second couloir, jusqu’à la croisée des chemins. Là où la troupe de la Mairie se rappela à son bon souvenir, pivotant vers eux pour diriger vers leurs regards sur la jeune femme, pour mieux se précipiter à leur tour à leur rencontre. Erwin avait eu un dernier regard appuyé à l’encontre de la jeune femme, puis s’était tourné vers son assistance :

« Monsieur le Maire, nous avons du tous être téléportééés !! Et...alors que j’errais...j’ai trouvé Miss Child dans le couloir… » se hâta-t-il de préciser tandis que le groupe de soigneurs de la chambre, s’avançaient à leur tour, pour embarquer la libraire. Après tout, Hadès n’était guère informé de cette aventure et Alexis comme lui considéraient qu’il valait mieux qu’il en soit ainsi. « Je l’ai tant et si bien ramenée jusqu’ici... » Ce qui en d’autres termes pouvaient se traduire en « ne suis-je pas héroique, Monsieur le Maire ? ».. et il précisa « Je crains comprendre que votre fille soit proche de l’heure de la délivrance, ma chère Regina !  Et dire que bientôt, elle accouchait dans les couloirs ! Un scandale qui justifierait à lui-seul que l’on coupe les vivres à cet hôpital, de l’argent communal supplémentaire…»

Il avait jeté un coup d'oeil nerveux vers Alexis... Maintenant plus rien de grave ne pouvait arriver... N'est-ce pas? Elle serait là, entourée de ses proches...Et de Lui.



♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥


Let me face
The sound and fury
Let me face
Hurricanes

http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t80427-how-can-i-refuse-erwi


ϟ Regina Mills ϟ



« Un Bébé •́‿•̀。)⊃
pour les Gouverner Tous ! »


Regina Mills

| Avatar : lana parrilla

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Evil-queen-regina-millis
Like Evil
De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Giphy
Je suis stylée comme ça non ?

✮✯✮

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... MpO4p2
De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... 0p5i

| Conte : blanche neige et les sept nains
| Dans le monde des contes, je suis : : la méchante reine

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Divine10

| Cadavres : 6137


De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... _



________________________________________ Ven 15 Oct 2021 - 20:28






J'ai des cheveux blancs, si si !


de l'orage et du soleil naît parfois un arc-en-ciel...

16 septembre 2021.

« J’en peux plus, je suis vraiment naze en ce moment. » Kelly se tourne vers moi, retirant ses lunettes « pardon ? Tu me parlais ? » je soupire « je vois que ma grande-soeur m’écoute. Je te disais que je suis fatiguée en ce moment. Danny me fait une grosse rubéole et je crois que tout le soucis que je me fais pour lui m’empêche de récupérer la nuit. » retirant mes lunettes, je me frotte les tempes avec les index et majeur de chaque mains, les yeux clos. Au fond, j’étais sûre d’une chose, c’est que je savais également que la date de terme d’Alexis ne tarderait pas et y’avait peut être ça aussi qui jouait sur le stress. J’allais devenir grand-mère et je crois qu’au fond, bien que je sois au courant depuis longtemps maintenant de sa grossesse, je commençais à atterrir et me rendre compte qu’au bout d’un moment, on allait y arriver. J’étais heureuse, oui clairement très heureuse mais…je vous ai dit que je me suis trouvée un cheveu blanc ce matin ? Tout ça jouait sans doute beaucoup sur mon état de fatigue actuelle mais aussi le stress qu’elle soit seule, qu’il ne soit pas là. Et si Erwin n’était pas là le jour de l’accouchement ? Et si elle devait l’élever toute seule ? Je l’avais fait moi-même, j’avais élevé trois enfants toute seule mais je ne souhaitais pas ça à ma fille, elle ne le méritait pas. En mémoire me revinrent ses quelques heures passées avec ma fille alors qu’on parlait des préparatifs et que le sujet Erwin avait été mis sur la table. Elle ignorait s’il serait là et peut être que mes émotions fortes avaient sans doute parlées d’elle-même mais mon regard s’était assombri quelques instants et la colère m’avait atteinte de toute part. Elle ignorait s’il serait là et je ne voulais pas, je ne voulais pas qu’elle soit malheureuse, j’irais le chercher par la peau du c*l si tout cela s’avérait nécessaire, le menaçant même de mes boules de feu. D’ailleurs, une boule de feu avait décidé de prendre naissance au creux de mes doigts à ce moment là. Le stress je vous dis, le stress et la colère.

Elle m’avait parlé des bracelets anti-magie de ma mère, elle m’avait demandé s’ils étaient toujours là. Elle était au courant que les affaires de ma mère étaient conservées au caveau et que j’y touchais rarement mais je lui avais répondue d’un signe de tête positif. Elle me voulait à ses côtés mais si jamais mes émotions devenaient trop fortes et que…l’idée même que je puisse mettre à mal la naissance de mon petit-fils me fit frissonner. La Méchante Reine hantait mes rêves trop souvent pour que je lui laisse le plaisir de démolir un instant si merveilleux que ça. Les yeux dans le vague, je soupire en me souvenant de ça. Je sens les mains de ma soeur aînée sur mes épaules « Respire soeurette. Je peux finir les comptes toute seule, file à la mairie, tu vas être en retard. » Je lève le nez et lui souris avant de disparaître dans un nuage de fumée violet, réapparaissant pile à l’heure à la Mairie pour le Conseil. Sans doute notre dernier conseil étant donné que les élections ne tarderaient pas. Je dois avouer que je m’étais attachée à la Mairie, sans doute même encore plus que lorsque j’étais moi-même mairesse. En même temps, mon premier mandat à durer 28 ans, 28 ans durant lesquelles ils étaient tous des petites marionnettes qui vivaient chaque jour, chaque heures, chaque minutes, chaque seconde à la répétition sans même s’en rendre compte. Puis il y avait eu la rupture de la malédiction et les sept ans qui s’étaient ensuivis. Les choses étaient si différentes aujourd’hui. Peut être un peu trop même.

Je restais là, assise dans mon fauteuil, le regard dans le vide, écoutant tout ce qui se disait, ne prenant parole que lorsque c’était nécessaire. Je restais pensive. Poussant un soupir, je notais quelques informations prises ici et là, levant le regard de temps à autre, croisant celui du Trésorier. Il était le père de mon petit-fils. Je dois bien avouer au départ que les choses étaient compliquées à avaler. Quand Alexis me l’avait dit, quand elle m’avait dit que c’était lui, j’avais eu envie d’hurler au début. De crier haut et fort qu’il était bien plus âgé que lui, qu’il était marié, et surtout qu’il l’avait vu grandir mais s’aurait été lui avoué que j’avais usé de magie sur elle par le passé et mieux valait finalement ne rien dire. C’était sans doute mieux ainsi. Puis présentement, elle n’était plus une enfant. C’était sa vie et je ne pouvais que l’accepter. Je m’étais promis cependant d’être présente pour elle à chaque instants durant lesquels elle aurait besoin de moi. Je m’étais jurée de ne jamais l’abandonner, à la seconde où elle était devenue ma fille, je m’étais fais cette promesse et que Dieu m’en soit témoin, jamais telle promesse de ma bouche ne puisse être rompue.

Le Conseil prend congé, enfin plutôt une pause bien méritée. Sans dire mot, je me retire rapidement parce que je commençais à avoir la dalle. Oui je n’avais rien déjeuner depuis la veille au soir donc j’avais clairement le droit d’aller me goinfrer de dieu seul sait quoi. Là tout de suite, il s’agissait donc de donuts au sucre glace. Il y en avait un paquet sur la table, passant à côté, j’en prends deux avant de faire un mouvement de main et de faire apparaître un latté crème encore chaud dans un nuage de fumée violet. Un petit sourire perle sur mes lèvres alors que je porte le latté à mes lèvres. A quoi bon faire de la magie si ce n’est pas pour en profiter de temps en temps ? Cependant, j’eu à peine le temps de croquer dans mon donut qu’Elliott vint à apparaître devant moi. Sans dire mot, le voilà qui pose sa main sur mon épaule et manquant de m’étouffer avec le donut, je me retrouve à l’hôpital.

« Eh mais oh hein, je suis une grande fille, je sais me téléporter toute seule ! » grognais-je après avoir fait disparaître le beignet à moitié entamé que j’avais dans les mains. Comprenez bien par là que je me suis dépêchée de l’engloutir avant de comprendre ce qu’il se passait. On était pas dans n’importe quel coin de l’hôpital mais à la maternité, ce qui voulait clairement dire que le travail venait de débuter. Sinon Elliott, le meilleur ami de ma fille (enfin si mes souvenirs sont bons hein) ne m’aurait pas téléportée de force, si c’était de force jusqu’à la maternité. Attendez, j’ai pas un autre cheveu blanc qui vient d’apparaître là ? Mais si, j’en ai vu un ! J’en ai vu un autre. 405 ans et mes premiers cheveux blancs. Je me retrouve rapidement accompagnée d’Hadès « je me demande où elle est. » énonçais-je, soudainement stressée de la situation. Et si il lui était arrivée quelque chose en chemin, et si tout ne se passait pas bien ? Et si lui, il ne venait pas ? Et si elle se retrouvait seule ? Regina, respire. Respire. Finalement, je vis Erwin arrivé accompagné d’Alexis. Il était là. Au moins il était là. Il ne l’avait pas laissée seule. Voyant ma fille, je commençais à comprendre que ce n’était pas une fausse alerte. Etonnement, je me revoyais à sa place cinq ans plus tôt à la naissance de Daniel. Cependant, moi cette fois là, j’avais été toute seule, enfin plus ou moins…Mais pour elle, ce ne serait pas le cas. Elle serait entourée des gens qu’elle aime et de lui aussi, malgré leur situation, j’avais fini par accepter l’idée, difficilement mais j’avais accepté.

Les soignants ne tardent pas à prendre en charge ma fille tandis que je tourne le regard vers Erwin « on verra plus tard pour ça Erwin, pour l’instant, c’est Alexis et le bébé qui compte. » énonçais-je à ce dernier. Ils avaient fini l’enregistrement d’Alexis et elle venait d’être conduite à sa chambre. Quand je croise son regard, je lui souris, plus pour me rassurer moi-même qu’elle sans aucun doute. J’étais stressée, complètement. Et si ça se passait mal ? Je ne voulais pas qu’elle souffre, je ne voulais que son bonheur. Les poings serrés, je me trouvais à ses côtés, respirant profondément mais trop rapidement, presque à la limite de l’hyperventilation. Ouais, on repassera pour la maman super zen. Pas de ma faute, il arrive plus tôt, j’étais pas prête aussi. Je sens la main d’Alexis sur la mienne et son regard qui ne tarde pas à croiser le mien « ça va aller…et tout le monde est là, t’as vu ? Pas de quoi paniquer…tu te rappelles ce qu’on s’est dit ? » regard appuyé de ma fille tandis que je fais un léger signe positif de la tête avant de bouger légèrement la main et faire apparaître un bracelet anti-magie appartenant à ma mère avant de le passer autour de mon poignet. Plus de magie pendant l’accouchement. Bon à présent, on allait démarrer les choses sérieuses. J’ai vraiment l’impression de parler d’un plan drague alors que c’est la naissance de mon petit fils. La pression sans doute mêlée à la joie de devenir mamie…oui on va dire que c’est ça l’excuse. Bon au moins, si jamais y’a un incendie ou une catastrophe habituelle de notre merveilleuse petite bourgade du Maine, on pourra pas dire que c’est moi. Parce que j’ai un sac de wiiiinx, un bracelet anti-magie de feu l’arrière grand mère.

belle âme

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

L'amour n'obéit à aucune règles, c'est ce qui le rend si imprévisible. Il arrive parfois qu'il naisse là où personne ne l'attendait.

Regina Mills
http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t12402-elle-a-cherche-du-rec http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t89853-never-be-enough-regina-and-the-other-s-links http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t89853-never-be-enough-regina-and-the-other-s-links http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t89404-manoir-mills-quartier-nord http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t85397-le-roni-s-bar http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t80991-_rmills_


ϟ Hadès Bowman ϟ



« A la recherche,
du Contrat Perdu ! »


Hadès Bowman

| Avatar : Robert Downey Jr. ♥

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Tsi4

« J'ai une photo de toi
avec ce médecin... »


De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... 1xiy

« I Love You 3000 »

Autobiographie : Moi, à nu pour vous
Nombre de mots : 69
Publication : bientôt

| Conte : Hercule ϟ
| Dans le monde des contes, je suis : : ☣ Hadès ☣ l'unique dieu des Enfers. ϟ

Fondateur Disney Rpg

| Cadavres : 4500


De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... _



________________________________________ Sam 16 Oct 2021 - 10:16

On va mettre au monde notre bébé !
Souris c'est un grand jour !
▼▲▼

« Pour une Mairie sans Risques, votez pour la Mairie Goût du Risque ! » dis-je fièrement.

Le conseil venait de se terminer et j'avais invité quelque créatures des Enfers, d'anciens potes, afin de les utiliser comme bêta testeurs. Je voulais que ma campagne soit parfaite. Ma troisième élection devait se passer comme il fallait et je devais être élu avec une unanimité. C'était ce que je visais.

« Je sais, ça inclus des risques. Mais si les membres de la Mairie sont là pour prendre tous les risques, il n'en reste plus aucun pour le peuple. D'où le terme : Mairie Goût du Risque ! »

« Ingénieux ! Prodigieux ! » lancèrent la plupart des créatures que j'avais invité.

Norbert n'était pas là. Je lui avais demandé de venir, et il n'était pas là. Il n'avait pas encore réussi à finir ce qu'il avait entamé dans la bibliothèque d'Alexis ? Quoi qu'il en soit, au moins ce public là était content et présent !

« Bon, Erwin conservera les finances. Il n'y a rien à redire sur ça. Qu'il est là, l'argent coule à flots. D'ailleurs, c'était une très bonne idée de sa part de taxer les automobilistes. Mais aussi les piétons. Et du coup de taxer deux fois les automobilistes, car ils sont aussi piétons en sortant de leur voiture. »

J'avais établis une liste d’adjoints. Je voulais émanciper la Mairie et j'avais la liste parfaite. Erwin aux finances, Amelia au culinaire, Regina aux anciens combattants...

« Les Addams ! Ca pourrait être pas mal de les prendre également. »

Toutes les créatures se mirent à applaudir. Je savais que les Addams faisaient fureur auprès du peuple des Enfers.

« Avec tous les cadeaux qu'ils ont fait et les manifestations en mon nom, ça serait un bon retour des choses. Proposons au père... je ne sais puls son nom. Il pourrait être responsable de l'épanouissement de la ville. Je suis sûr qu'avec un Addams à la Mairie, la ville sera encore plus radieuse ! Et puis y'a la fille aussi. Elle pourrait gérer l'enfance. C'est bien d'avoir quelqu'un de jeune dans ce domaine là, n'est ce pas ? »

Ils hochèrent tous la tête. J'appréciais d'avoir un bon public. J'aurai pu parler de tout ça quelque minutes plus tôt au conseil, mais je voulais leur faire la surprise !

« Y'a aussi cette fille là. Elle distribue le courrier. Toujours autonome, ponctuelle et elle apporte que des bonnes nouvelles ! On pourrait lui proposer de gérer la culture. J'ai encore personne pour cette partie là. Et puis elle connaît bien la ville, du coup elle pourra s'en sortir. Le vrai problème, c'est juste qu'il me manque quelqu'un pour l'écologie. »

C'était à ce moment là que Elliot était apparu en plein coeur de la pièce. Je n'avais même pas eu le temps de demander l'avis de chacun que quelqu'un postulait déjà.

« Ca me va ! Tu seras adjoint à l'écologie ! » lui dis-je. « Un divin c'est le mieux. Car la téléportation ne pollue pas. D'ailleurs on pourrait voir avec Hera pour avoir un garde olympien à chaque coin de rue qui ferait chauffeur. Ils téléporteraient les habitants d'un endroit à un autre et on pourrait se passer des voitures. »

« Pa' ! » me coupa Elliot.

« Je sais. On perdrait la taxe sur les automobiles, mais on pourrait taxer la téléportation. En faisant 50/50 avec Olympe, on récupérerait pas mal de ressources. Ou au lieu des gardes olympiens, on prend des créatures des Enfers et du coup, on garde 100% du bénéfice. »

« Alexis. Bébé. » me coupa une nouvelle fois Elliot.

Je ne le sentais pas trop bien. Il semblait transpirer et être un peu pâle.

« T'es sûr que ça va toi ? Tu veux un verre d'eau ? »

« Alexis va avoir notre bébé ! » me lança t'il une nouvelle fois.

Ces mots raisonnèrent dans ma tête. Alexis. Notre. Bébé. Non... ce n'était pas aujourd'hui. Comme chaque matin, je vérifiais le petit agenda que j'avais toujours sur moi et il n'y avait rien noté à ce sujet. Il avait de l'avance.

« Pas de stress, y'a encore le temps. D'ailleurs faut que je vois pour la décoration de l'hôpital, le feu d'artifice et le défilé... »

« Pa'. » me coupa une énième fois le fiston avant de me faire disparaître et apparaître à l'hôpital. « Le bébé, c'est maintenant ! »

Je vis à quelque pas de moi Regina. Puis au bout d'un petit moment, celui de la réflexion, Erwin arriver avec Alexis. Pourquoi était-elle venue en voiture jusqu'ici ? Et pourquoi ne pas avoir appelé Elliot pour la téléporter là au lieu de lui demander de venir nous chercher ? Je ne voulais pas comprendre ce qui lui était passé par la tête. C'était une femme enceinte, elle réagissait pas comme tout le monde. Et puis ces derniers temps je la sentais un peu stressée et fatiguée. Je lui avais dit de se reposer. Surtout que j'avais confié à Norbert de se charger de la bibliothèque et tout pendant ce temps. D'ailleurs, où il était ?

« Où est Norbert ? » demandais-je à Elliot pendant que Regina s'occupait de la jeune femme.

« Il est posé sur un banc quelque part. Il a fait un malaise. »

« Ce sont ses gaz ? Il a des soucis en ce moment. Mais il consulte. »

« Non, je ne crois pas. Mais ça va. Il se repose. Je crois. Il va bien. »

« Attends. » le coupais-je à mon tour. « Pose toi deux secondes. » lui dis-je en le faisant asseoir sur une chaise dans le couloir.

Il était encore plus blanc qu'avant. Lui aussi devait être fatigué et stressé en ce moment. Regina pendant ce temps avait accompagné Alexis et Erwin. Je voulais les rejoindre, mais fallait d'abord trouver un verre d'eau pour Elliot. Et puis, il fallait trouver Norbert. Et... le cadeau ! Je n'avais pas le cadeau ici !

J'avais rejoins Erwin pour lui agripper le bras.

« Faut que j'aille chercher le cadeau. Surtout qu'elle attende mon retour ! » lui dis-je tout en faisant un signe de la tête à Alexis.

Je ne voulais pas rater le spectacle. C'était pas tous les jours que votre filleul venait au monde. Laissant Elliot là, je m'étais éloigné pour rejoindre Norbert. Le fiston avait parlé d'un couloir. J'étais dans l'un d'entre eux et j'allais vers un autre. Comment faire pour le retrouver vite et aller chercher le cadeau ? Pendant que j'y songeais, je vis enfin mon minotaure avec une petite brique de jus d'orange et un médecin à côté de lui.

« Ca va, je prend le relai. Ca lui arrive parfois de faire des malaises. Je lui dis qu'il travaille trop, mais il ne veut pas se reposer. »

« Je veux faire pour le mieux afin de préparer la naissance du bébé. » me confia t'il.

« Je sais. C'est pas facile de mettre au monde un enfant. Je comprend ce que tu ressent. Mais ça va aller. J'ai prévenu Erwin de la faire attendre le temps qu'on aille chercher le cadeau. »

Norbert sirotait son jus tout en me regardant avec de grands yeux. Il allait de mieux en mieux. Peut-être qu'il fallait apporter le même jus à Elliot. Me tournant vers le médecin, je le vis regarder son bipper.

« Désolé, je dois vous laisser, j'ai un accouchement qui arrive. »

Je n'avais pas prêté plus attention que cela au médecin, me concentrant sur Norbert.

« Tu vas rester ici encore un peu pour récupérer. Je vais demander à Cerbère de venir pour m'amener chercher le cadeau. »

Norbert hocha la tête plusieurs fois, plutôt satisfait de rester là à se reposer un tout petit peu. Quand à moi, à peine j'avais songé à Cerbère, qu'il était apparu juste à côté de moi.

« Alexis met au monde notre enfant ! Faut que je ramène son cadeau avant. »

Cerbère me regarda quelques instants avant de me répondre.

« Dois-je couper le cordon maître ? » me demanda t'il avec un sourire carnassier.

Je le fixais à mon tour sans ciller.

« Non. Faut qu'on fasse les choses dans l'ordre. Aller chercher le cadeau. Faire sortir le bébé. Donner le cadeau. Et là, oui, couper le cordon. Ah ben écoute, tu le feras ! Pense à prendre une paire de ciseaux quand on sera au magasin. »

« Mes dents sont plus aiguisées. » laissa t'il échapper.

Je réfléchis un petit moment avant d'approuver.

« Bonne idée ! On fera ça avec les dents ! Ca va être original. Par contre, garde cette forme là. Ca pourrait effrayer mon filleul le moment venu si il voyait de suite un extraordinaire chien à trois têtes. D'ailleurs, Autumn m'a redemandée quand est ce que tu lui montreras ta forme bestiale. Tu sais qu'elle y tiens beaucoup. »

Il eu un petit sourire torve.

« Elle est encore trop jeune pour ça, maître. »

« Bien sûr. » dis-je en hochant la tête. « Mais trouve lui quelque chose pour compenser alors. »

« Je n'y manquerais pas, Maître. »

On disparu pour se retrouver dans l'un de mes magasins préférés...

CODAGE PAR AMATIS


♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥


 
Pas de répits pour les Braves !
Winter is coming...
http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t86361-chronologie-de-hades- http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t88044-la-famille-les-amis-et-les-ennemis-d-hades#1255348 http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t88699-rp-s-en-cours-hades-sinmora-emmet-elsa-hyperion#1268179 http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t80955-hll_mstr#1021978


ϟ Desmond Blake ϟ



« Bond... James Bond...
C'est pas mon nom, mais
ça fait classe ! ▄︻̷̿┻̿═━一 »


Desmond Blake

| Avatar : Rami Malek *o*

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... J61n

L'Enfer, c'est les autres.

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... Gl3w

Et de temps en temps,
un paradis.




| Conte : Intrigue divine sauce titanesque avec soupçon de mal de crâne
| Dans le monde des contes, je suis : : Cerbère, le fidèle et redoutable chien à trois têtes

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... 210223123046749178

| Cadavres : 1077


De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... _



________________________________________ Hier à 14:39

Dangereusement vôtre...Sitôt qu’il perçut son appel, Cerbère apparut devant son Maître. Sans hésiter, il avait abandonné son occupation, qui était de caresser Mephisto, le chien qu’il avait recueilli quelques mois plus tôt. Il lui avait rapidement murmuré la raison de son départ. Tous deux étaient loyaux envers une personne différente - pour Mephisto, c’était Desmond – et se comprenaient mieux que personne.

Le chien des Enfers apparut devant Hadès, dans le couloir de l’hôpital. Il nota à peine la présence de Norbert qui buvait une brique de jus d’orange, et l’ignora superbement. Hadès mentionna l’accouchement imminent d’Alexis, ainsi que le cadeau à lui apporter de toute urgence. Desmond fut surpris par la délivrance de la jeune femme ; le Temps filait décidément trop vite pour ces simples mortels.

Il décida de procéder par étapes et emmena Hadès jusqu’au magasin dans lequel attendait une immense peluche à son effigie. Elle était bleue, enflammée, gigantesque. Desmond renversa la tête en arrière, la bouche entrouverte, subjugué par cette peluche de plus de deux mètres représentant son Maître en version dessin animé. Il aurait aimé avoir la même chez lui.

— Faut commencer tôt, lança Hadès, les mains sur les hanches, tout en observant la peluche. Avec Autumn, j’ai loupé le coche. Faut pas laisser un enfant choisir sa première peluche. Faut lui imposer.

Desmond approuvait totalement. Il n’y avait jamais trop d’Hadès dans la vie de quelqu’un. Le rejeton d’Alexis avait tant de chance d’être choyé par le dieu des Enfers. Une once de jalousie envahit Cerbère, qu’il repoussa tout en dressant le menton. Non, il n’allait pas se montrer jaloux d’un nouveau-né. Pour lui, c’était à peine un être vivant. Il pouvait encore arriver tant de choses avant qu’il pousse son premier cri... Et même ensuite. Les maladies infantiles se soignaient mieux, désormais, mais on n’est jamais sûr de rien.

Soudain, son Maître plaqua une main sur son épaule. Un frémissement agréable parcourut Desmond à ce contact. Il aimait quand Hadès le touchait. O_o

— Le docteur, dit Hadès d’une voix sourde.

— Maître ? fit-il, indécis.

Dans son regard, il chercha un moyen d’anticiper sa demande, en vain. Quelque chose lui échappait. Il se remémorait l’hôpital dans lequel il était venu le chercher. Peut-être avaient-ils croisé un médecin en particulier ? Desmond se creusa la tête. Pour lui, tous les mortels se ressemblaient.

— Le docteur. C’était lui.

Le visage d’Hadès devint très pâle. Il resserra sa prise autour de l’épaule de Desmond qui s’empressa de poser une main dans son dos, afin de le soutenir dans cette épreuve qui lui échappait.

— Celui de ma femme !

Desmond fronça les sourcils, essayant de suivre le raisonnement houleux de son Maître. C’était un exercice particulièrement ardu. Fort heureusement, il s’y employait depuis des millénaires ; il commençait donc à avoir un certaine maîtrise.

Ils échangèrent un regard intense pendant plusieurs secondes, leurs visages à seulement quelques centimètres l’un de l’autre. Une tension monta crescendo entre eux, comme une sorte de discussion télépathique à sens unique. Soudain, l’illumination frappa Desmond : Mark, le médecin avec lequel Hope avait forniqué dans un futur potentiel ! Son Maître lui avait tout raconté à son sujet. Il n’eut pas besoin de demander à Desmond d’agir. Dans ses yeux brilla une lueur d’aliénation doublée d’adoration tandis qu’il articulait, en réprimant difficilement son exaltation :

— Considérez que c’est déjà fait, Maître.

A présent, il se souvenait du sale type qui avait pris un air important tout en consultant son biper. Le retrouver serait chose aisée. Cerbère avait encore son odeur de traître dans les narines.

Gardant la main posée sur le dos de son Maître, il le téléporta à l’endroit qu’ils venaient de quitter. Le médecin ouvrit la porte d’une chambre et s’annonça d’un ton calme et professionnel :

— Bonjour mademoiselle Child. Je suis le docteur Greenbook. Tout d’abord, je v... EEEEH !

Le reste de sa phrase devint une exclamation perplexe tandis que la main de Desmond le saisissait brutalement à l’épaule. Sans aucun effort, il le repoussa juste assez pour passer la tête à travers l’embrasure de la porte et déclarer d’une voix doucereuse :

— Je reviens.

Après quoi, il téléporta le médecin trois niveaux plus bas, dans la froideur de la morgue. Hadès, près de lui, semblait fort satisfait, et cela rejaillissait sur le chien des Enfers qui aurait agité la queue s’il avait été sous sa forme animale. Depuis le temps qu’il rêvait de montrer à son Maître l’étendue de ses talents en matière de torture et d’exécution ! Hadès s’était bien trop attendri ces dernières années, mais Desmond avait bon espoir qu’il redevienne celui qu’il avait été. Ce jour était un grand jour. Il remercierait Alexis plus tard. D’une certaine manière, il était redevable à cette jeune femme, ainsi qu’à ses entrailles qui seraient bientôt un amas de chair sanguinolente.

— Qu’est-ce qui vous prend ?
s'insurgea Mark, plus irrité qu’anxieux.

Il ignorait encore à qui il avait affaire. Desmond eut un sourire sournois à cette pensée. Misérable naïf... Il s’avança vers lui, si bien que le médecin se retrouva acculé contre la paroi composée de tiroirs fermés en inox. Dérouté, Mark les observait tour à tour, croyant à une plaisanterie de mauvais goût.

— Tu ne toucheras plus jamais la femelle du Maître, assura Desmond d’un ton mielleux.

Mark cligna des yeux sans comprendre. Puis, il pivota vers Hadès et lança :

— Voyons, c’est absurde ! Monsieur le maire, je puis vous assurer que jamais je n’ai approché votre femme. Je ne l’ai même jamais rencontrée.

— Oui, je sais, opina Hadès, nonchalant.

La perplexité se lut sur le visage de l’infâme Greenbook.

— Alors dans ce cas, que me reprochez-vous ?

— Vous existez,
articula Desmond d’un ton plein de mépris.

Agacé de le voir trop pondéré, il le saisit à la gorge et le plaqua contre le mur dans l’intention de l’étrangler. Pas trop, juste ce qu’il fallait. Histoire de le voir perdre quelques couleurs. Il se sentit beaucoup plus satisfait en voyant l’anxiété surgir dans les yeux du médecin.

— Atta atta atta ! s'écria subitement Hadès.

Freiné en plein élan dans ses pulsions meurtrières, Desmond se fit violence pour relâcher la pression autour de la gorge de Greenbook.

— Le médecin d’Alexis, c’est pas une femme ? demanda le dieu des Enfers à l’accusé.

Ce dernier gargouilla quelques mots incompréhensibles avant que Desmond ne consente à relâcher davantage la pression sur sa gorge, tout en le maintenant toujours.

— Elle n’était pas disponible, articula-t-il avec difficulté. Il n’y a que moi dans cet hôpital qui puisse accoucher votre amie.

Desmond réprima un roulement d’yeux. Evidemment, cet individu cherchait à garder la vie sauve. Très mauvaise méthode. D’ailleurs, Hadès le souligna d’une remarque pertinente :

— Oh eh, ma femme l’a fait toute seule dans le Cocyte alors hein.

Desmond partageait l’avis de son Maître concernant les femmes du XXIème siècle : elles étaient entourées par beaucoup trop d’attention. Autrefois, elles mettaient bas en pleine nature, dans des grottes ou sur du foin, et elles ne s’en portaient pas plus mal ensuite.

Cerbère guettait avec impatience le moment où son Maître lui ordonnerait de neutraliser Greenbook. Il savourait par avance.

Soudain, son odorat développa lui signala la présence de curry, de poulet mariné, de tomates et de salade. Fronçant le nez de dégoût, il tourna la tête vers un frêle jeune homme en blouse blanche qui venait d’entrer dans la morgue, un sandwich à la main. La bouche pleine, il observa l’étrange trio, indécis.

— Vous êtes médecin ? s'enquit Hadès en faisant un pas vers lui.

— Oui, mais...

— Ça fera l’affaire. Ligote celui-là, dit-il à Desmond. On reviendra plus tard. Faut pas louper l’accouchement !

A contrecœur, Cerbère obéit. Il aurait préféré saigner Greenbook en priorité. Hélas, les désirs de son Maître étaient des ordres. Aussi, il fit apparaître des cordes très (trop) serrées autour du médecin, ouvrit un tiroir en inox et le rangea à l’intérieur, en dépit de ses protestations étouffées par un bâillon. Ensuite, il épousseta ses mains avant de pivoter vers l’autre médecin. Ce dernier recula d’un pas, sans s’apercevoir qu’il venait de faire tomber la moitié du contenu de son sandwich.

— Je... je... je suis seulement légiste ! bafouilla-t-il. Je ne pense pas que...

— Tu seras au poil, coupa Cerbère en le saisissant énergiquement par le bras.

Après tout, un médecin légiste connaît l’anatomie mieux que personne. Il téléporta les deux hommes dans la chambre d’hôpital. Le tout jeune médecin ouvrit des yeux ronds comme des billes en voyant Alexis, et porta le reste de son sandwich à sa bouche.

— On t’a trouvé le médecin parfait ! annonça Hadès à Alexis tout en tapotant le dos du frêle légiste qui manqua de s’étrangler.

Quant à Desmond, il prit une grande inspiration. Alexis dispensait comme toujours une odeur curieuse et envoûtante. Il lui adressa un regard en coin, presque appâté, car bientôt une odeur de sang s’allierait au parfum captivant de la jeune femme. D’un pas tranquille, il alla se poster devant la porte, les mains croisées devant lui, de sorte à monter la garde.

Personne n’entre. Personne ne sort.


:copyright:️ 2981 12289 0

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

Insane.

Deep into that darkness peering, long I stood there, wondering, fearing, doubting, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before.

http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t87785-hell-is-empty-and-all


ϟ Contenu sponsorisé ϟ







De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel... _



________________________________________

 Page 1 sur 1

De l'Orage et du Soleil, naît parfois un Arc-en-ciel...





♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥ :: ➸ Le petit monde de Storybrooke :: ✐ Les alentours :: ➹ Médecine & Science :: ➹ L'hôpital