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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
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 Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child

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ϟ Erwin Dorian ϟ



« If the crown should fit
then how can I refuse ? »


Erwin Dorian

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- Oh mon petit Tweedle dee..ou Dum (Je HAIS les effusions... si seulement cette étreinte pouvait être définitive)
- Il y a VRAIMENT quelque chose de pas normal dans cet endroit...

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________________________________________ Sam 20 Nov 2021 - 18:08

Bon Sang ne peut mentir
“Ses lèvres étaient rouges, ses regards étaient effrontés,
Ses cheveux étaient jaunes comme l'or”


La nuit était tombée, mordante, enveloppant les environs de son froid presque polaire. Loin de l’agitation, lorsque les ruelles retrouvaient leur liberté, le vent reprenait ses droits, hurlant, s’emparant des joues fraîches et roses des enfants engoncés dans leurs costumes. Il avait quitté l’effervescence, le coeur de la cérémonie, les cris enflammées, les embrassades, les effusions de joie et de bonheur pour se fondre dans la ville. Les chérubins devenaient rares aux creux des allées, délestant leur quête nocturne et acidulée pour rejoindre la cérémonie du centre-ville et bientôt leurs matelas. Minuit avait sonné. Minuit rodait. Un Jour nouveau venait dans l’obscurité. Loin de l’Aurore promise, vivait la solitude. Halloween, dans l’oeil de l’ancien ministre, ne serait jamais qu’une fête purement commerciale, mais il ne pouvait nier ressentir quelque chose naître en lui lorsque s’élevait la nuit célébrée. Une sorte de profond enracinement. Halloween célébrait les morts. Preminger était pourtant aussi dissocié des vivants que des morts, ils étaient des êtres passants, des pions à sa gloire, à son usage, des figures dont il retenait les noms par intérêt mais laissait filer les âmes. Mais l’Automne ne symbolisait jamais mieux sa glissée dans l’Hiver que par cette nuit, que tous associaient à la fête des méchants. Par sa nature, peut-être s’y trouvait-il davantage rattaché. Parce qu’il l’était. Et que son avènement ait été sonné à la Première Heure du Nouveau Jour possédait une saveur symbolique.
Longeant les devantures, il arracha un petit cri à un gamin vêtu de citrouille qui s’enfuya bientôt à toutes jambes, son petit sceau en forme de marmite ballottant au gré de sa course. Il avait perdu quelques victuailles, constata Preminger, se penchant pour ramasser une sucrerie dont le papier rouge luisait à la lumière du réverbère, dans un ricanement dédaigneux. Son costume ne provoquait pas l’effroi, mais il se dégageait de sa silhouette, de ses vêtements somptueux une magnificence spectrale toute particulière. Sinistre. Mortifère. Il personnifiait mieux que quiconque, il le devinait bien, le Sanglant danger dont il avait revêtu les traits. Le sang factice qui maculait sa bouche, suivait la métaphore qu’illustrait son sourire carnassier.

Il leva la tête, souriant davantage à la vue de l’enseigne éclairée et de la devanture spécialement décorée pour l’occasion. Alexis avait mis du coeur à l’ouvrage, cela se voyait et il pouvait parier que la proposition de la jeune femme avait su trouver son panel de jeunes oreilles enhardies. Un épicentre d’épouvante fascinante avait du jaillir d’entre les rangées de livres, au gré des mots. Chaque histoire possédait son versant sombre. Les contes de fées le plus souvent, ne faisaient pas exception à la règle. Leur présence dans cette ville magique démontrait à qui voulait l’entendre qu’ils étaient bien plus qu’un résumé hâtif voué à endormir les jeunes êtres, ils n’étaient que des bribes, des racontars déformés, raccourcis de vies bien réelles, où le Mal existait bel et bien. Qui aurait-il été pour les détromper ?
Arrivée devant la lourde porte, il constata que l’endroit semblait, à présent, baigner dans une obscurité complète. En apparence. Elle ne l’attendrait pas lumière close, cela ne témoignait en réalité juste de la fermeture des ateliers de lecture au public. La librairie fermait ses portes, redevenant un lieu anonyme rempli de mystère.

Glissant sa clef dans la serrure, il veilla à la tourner lentement, ne provoquant qu’un faible déclic, à peine plus audible qu’un cliquetis, décrochant à sa bouche un sourire encore plus aiguisé qu’à l’ordinaire. Rabattant le pan de sa cape rougeoyante derrière lui, il prit garde à la position de ses mains, appuya son épaule contre le bois, actionnant la poignée de fer délicatement dans un geste assourdi. Il avait gardé le savoir-faire de sa jeunesse, cette précision pointue d’une infraction réussie : le silence, la concentration, le jeu de la rapidité mêlée à l’efficacité. La porte pivota sans bruit, délivrant l’accès à la boutique sans trahir sa présence. Il la referma avec autant d’adresse, ainsi personne ne crierait à l’effraction. Il préférait de loin gommer les traces de passage. Il avança, traversant l’obscurité, lentement, laissant ses yeux d’or s’habituer à la pénombre. Aujourd'hui plus que jamais, alors que l’allégresse irradiait dans son esprit, il lui paraissait que ses capacités s’amplifiaient pour endosser celle de la créature qu’il incarnait. Mais Erwin Preminger avait toujours possédé une vue affutée, propice à discerner en un clin d’oeil les plus désirables des choses. Un étincellement d’or, la lueur d’un rubis…
Il devina bientôt, sous le halo faiblard qui venait du fond de la boutique, le tremblement d’une lueur tamisée. Elle éclairait l’autre bout de la pièce, filtrait à travers les rangées de livres formant des remparts éventrées. Les guirlandes orangées disséminées pour l’occasion avaient toutes été éteintes, si ce n’étaient celles le plus proche de l’endroit où Alexis aimait s’installer pour lire. Il évita un chandelier, se faufila silencieusement, entre les étagères, retenant son souffle. De prime abord, le lieu semblait déserté. Preminger savait qu’il n’en était rien. Elle se trouvait là et était à l’origine de la lueur, sans nul doute. La disposition des meubles de la librairie pour accentuer l’effet exclusif et caché, arrivait seulement à conserver le mystère.
Il se demanda si elle avait entendu les résultats ou si la folie des clameurs avaient retentis jusqu’en cet endroit. Elle avait pu le tenir d’un parent venu récupérer son enfant après cette soirée « chair de poule ». Il n’avait pas tenté de la contacter, lui annoncer en personne était bien mieux. Elle l’attendait. Ils en avaient convenu ainsi. Lorsque Minuit aurait sonné. Lorsque la Vérité serait connue. Lorsque la Suite serait avenue. Lorsque l’Heure serait venue.

Se plaquant contre l’étagère, il se fondit à l’ombre pour que la lueur de la bougie qui perçait sur le bureau ne le trahisse pas. Elle se trouvait non loin de lui. Il la voyait à présent. De dos, elle lisait un livre les coudes adossés à la table, agencée sous une énorme perruque blonde qui se déversait jusqu’à ses chevilles. Raiponce. Les coussins prunes et noirs qui avaient permis la tenue des séances de lectures nocturnes étaient à présents délaissés. La majorité avait été regroupés dans un coin de la salle, en petit cercle, les livres lus en revanche semblaient avoir été soigneusement rangés. Alors qu’il dépassait une commode, il aperçut à sa droite un petit landau, posé en retrait. Non loin du bureau, visible à sa vue Il constituerait le dernier des obstacles à sa surprise. Si l’ombre le surprenait, si un cri s’échappait de lui… Tout revenait toujours à ceci. Une Erreur.
Il avança, lui jetant un coup d’oeil désabusé. Terrible… Il avait été affublé d’un petit costume tout vert, remplie d’écailles, ne libérant que son visage rondelet comme la lune. Un costume de CAMELEON reconnu-t-il au second coup d’oeil mi-hautain, mi-moqueur qu’il lui décerna. Cela suivait avec sa mère, pour s’être renseigné sur ce conte quelques années auparavant. C’était ce petit caméléon qui suivait cette dernière partout dans ses aventures… Il avait oublié son nom, aussi oubliable que l’Erreur, évidement.. Ce dernier dormait à poings fermés. Bien qu’il ne lui ait accordé qu’un rapide coup d’oeil, sa vision flotta dans ses yeux. Les joues rebondies que la soirée d’effroi ne semblait pas avoir entâchée d’un sanglot, la respiration calme et douce, ses longs cils qui dissimulaient ce qui le dérangeaient le plus chez ce petit être et son visage délicat qu’Alexis adorait tant. Qu’il dorme donc… Ce repos tombait à point nommé. Dans un sourire carnassier, il avança au-delà du petit bambin reptile au sourire désagréable. Dans un autre contexte, l’enfant aurait constitué le repas parfait pour la créature qu’il incarnait, bien que court il était facile d’accès, innocent, à portée de main. Mais, lui, Preminger avait toujours eu des visées plus...grandes. Il riva son attention sur la silhouette mobile de la libraire. Elle remettait en place un cheveu de sa perruque blonde, gênée dans sa lecture, sans dériver son attention du livre. Il ne fallait pas traîner. Il la connaissait suffisamment pour savoir que bientôt, il risquait de lui prendre l’envie de couler un regard pétri d’affection vers son fils. Si cela survenait avant qu’il ne l’atteigne, l’effet serait gâché et le plaisir diminué. Et aujourd'hui, tout lui réussissait tellement, qu’il refusait qu’un grain de sable ne vienne enrayer sa mise en scène. Cela serait ô combien frustrant. Il se glissa sur la droite, avança de trois pas, s’arrêtant à un demi-pas d’elle, abaissant le degré de sa respiration. L’ampleur de la cape de velours possédait le potentiel de l’envelopper toute entièrement… Il prit garde à ce que l’étoffe ne retombe dans un mouvement trop large, et par son froufroutement ne divulgue sa présence. Elle s’effraierait bien trop, loin du sentiment qu’il souhaitait provoquer.
Mais elle ne remarqua rien, elle lisait quelques notes manuscrites dans une sorte de grimoire propice à la période de l’année, tournant une page, concentrée. La robe qui seyait sa taille reprenait des nuances violettes tendres, fraîches comme un bouquet de fleurs cueilli. Il s’approcha encore d’un pas, son torse heurtant presque son dos, s’immobilisant à une brève seconde d’elle pour profiter un moment encore de son anonymat, de l’ignorance de l’ombre qui vivait dans son dos. Puis délicatement, il pencha la tête au dessus de son épaule, choisissant de chuchoter pour éviter de générer une frayeur trop vive :

« Le ciel d’étain au ciel de cuivre succède. La nuit fait un pas. Les choses de l’ombre vont vivre. Les arbres se parlent tout bas » récita- t-il dans un souffle doux, « Me voici auprès vous, accordez-moi votre compagnie, ma charmante. »

Il sentit le frisson, le sursaut, l’enraya un peu en glissant ses bras autour de sa taille fine pour contenir tout geste brusque et la rassurer sur ses intentions, le temps que son esprit le reconnaisse. Sa propres cape tomba sur les épaules de la jeune femme tandis qu’il nichait sa tête contre la sienne. Il ne fit pas un geste supplémentaire, savoura d’abord la sensation du tissu soyeux, referma les mains contre son ventre qui ne contenait plus de vie. Dans l’obscurité, dans la nuit profonde.

« Le succès fut-il au rendez-vous ? » ronronna-t-il doucement en désignant du menton les petits coussins de loin, « Pour ma part, quelques-uns de mes électeurs m’en ont parlé d’eux-même lorsque je les enquerrai de la présence de leurs enfants. Tous m’ont vanté l’idée de savoir leurs enfants en sécurité, amusés et...loin d’eux sans oser l’avouer. »

Il eut un rire moqueur un instant, laissant sa tête et ses boucles se mêler à la chevelure facture de la libraire. Il lui tardait de l’observer davantage sous cet accoutrement. Il l’avait peu imaginée blonde, pour lui sa brune chevelure faisait partie d’elle, soulignait son caractère, la finesse de ses joues, l’éclat de ses yeux pâles, mais cela s’avérerait une découverte inédite le temps d’un soir et il lui plaisait de voir qu’elle avait osé revêtir un costume pour le moins audacieux et inattendu. Assortie à son fils, assortie à sa mère. Il n’y avait que lui qui sortait un tant soit peu du style ambiant. Ce qui ne lui déplaisait pas. Il se voyait peu prendre l’apparence d’un être aussi fade que le voleur qui avait ravi le cœur de la jeune princesse disparue. Il était déjà un voleur. Et taaant d’autres choses. Et maintenant depuis peuuu… il ajoutait un nouveau Titre, une nouvelle distinction au panel qu’il possédait déjà… Un souffle de triomphe glissa sur lui et il ajouta doucement :

« Alexis, mon trésor… A présent, j'ai moi aussi une histoire à te conter.. !! » proféra-t-il d’un ton théâtral, ses lèvres avaient embrassé sa peau sans s'y attarder pourtant.
Il ne titillait pas. Il embrassait seulement. Il gravait le moment. L'Annonce.
Sûrement savait-elle. Mais il voulait le lui dire. Les mots devaient sortir de sa bouche. Il avait hâte. Hâte de le proférer. Hâte de le vivre auprès d'elle. Hâte de saisir sa réaction. De la voir. De la vivre aussi.
Alors, lentement, il se redressa un peu, laissant ses mains sur sa taille, il accompagna son geste lorsqu’elle bougea pour lui faire face, accompagnant son mouvement, reculant d’un pas pour lui laisser un minimum d’espace. Il sourit à son visage doux encadré de sa perruque dorée volumineuse qui lui donnait un air mutin différent de l’ordinaire, sans ôter à son charme malicieux. Puis, dans un geste excessif et vaporeux, il lui lâcha la taille pour se saisir de sa main, du bout de ses doigts. Puis se penchant exquisément, sans détourner le regard pour déposer de ses lèvres un doux baise-main sur ses phalanges, sans ôter ses doigts de la proximité de sa bouche, il déclama alors :

« Mademoiselle Enora Child j’ai l’honneur de te présenter séant….Le tout merveilleusement nouvellement élu...Maire de Storybrooke. »

crackle bones

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I'm gonna run this nothing town
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http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t80427-how-can-i-refuse-erwi


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It's seems that we are a Family...
Let me introduce you Isaac.


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Edition Octobre-Novembre 2020

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________________________________________ Lun 22 Nov 2021 - 23:19




Bon sang ne peut mentir...


La soirée d’Halloween avait été mouvementée mais je ne pouvais pas dire que je n’en avais pas apprécié chaque moment. C’était la première grosse soirée, le premier grand évènement que je faisais depuis mon accouchement. Mon post-partum avait été plutôt long notamment par toutes les péripéties que j’avais eu à mettre au monde ce rayon de soleil qui changeait ma vie considérablement. Que ce soit pour les meilleurs moments ou pour ceux où j’étais morte d’inquiétude pour lui, une chose était sûre, je n’étais plus la même du tout. Fini l’insouciances des sorties à n’importe quelle heure et à l’improviste. Tout était à présent millimétré et calculer. Est-ce que je regrettais ? Pas le moins du monde. Malgré ces bouleversements, j’avais l’impression d’être parfaitement à ma place, que ma vie était à l’endroit. C’était peut-être pour cela que j’avais choisi de me déguiser en Raiponce. Et aussi parce que j’avais vu le costume de Pascal pour bébé en premier et que j’avais considérablement craqué dessus. J’avais donc décidé de m’assortir à lui et j’avais proposé à ma mère de nous rejoindre dans cette folie déguisée. Je savais que je ne pouvais pas le proposer à Erwin, cela aurait pu éveiller les soupçons et celui-ci semblait déjà ravi d’organiser quelque chose avec ce sale type de Black alors... tant que ça lui convenait...

J’avais proposé à Belle et Danny de les aider à décorer la librairie à l’occasion de la veillée. C'était une proposition que j’avais faite à la mairie bien des mois auparavant et je refusais de laisser tomber mes employés pour cet évènement majeur. Plus que par solidarité, j’y prenais un véritable plaisir. Une première sortie, un premier pied dans le travail et ceux après un mois de difficulté hygiéniques et d’adaptation difficile au rôle de mère. Pourtant, je n’avais pas l’air de trop mal le porter. Où que j’allais, on me félicitait pour mon “rayonnement” et je paraissais “épanoui”. Était-ce par hypocrisie ou par mythe de la femme accomplie lorsqu’elle devenait mère nourricière, je n’en avais aucune idée, mais tout compliment était bon à prendre quand on ne pouvait plus aller aux toilettes sans faire une prière mentale que la douleur soit moins vive que la fois précédente. J’avais déposé Isaac chez Hadès et Hope pour l’occasion. Le dieu prenait son rôle de parrain très à cœur et j’avais presque l’impression que lui faire garder mon fils était un des meilleurs cadeaux que je pouvais lui offrir pour son anniversaire. Je n’étais pourtant pas venue les mains vide et lui avait offert une machine à écrire à l’ancienne pour l’encourager dans l’écriture de son autobiographie, même si j’avais cru comprendre que c’était désormais Desmond qui s’y collait. Je lui avais rappelé que je ne pourrais pas être présente à la fête à cause de la soirée à la librairie et cela m’arrangeait bien également pour éviter de croiser Erwin et sa femme. Depuis que je savais qu’il était marié, j’évitais soigneusement le plus possible de me retrouver dans la même pièce qu’eux, sans doute aussi plus pour me protéger moi que protéger son secret.

Après une après-midi à rire, à chanter avec de la musique à fond et à nous gavé de bonbons, nous étions arrivés à un résultat des plus satisfaisant et j’étais partie récupérer Isaac pour nous préparer tous les deux pour la soirée. Après lui avoir donner son bain, je lui avais remis une couche et un petit body tandis qu’il m’observait de ses grands yeux ronds et bleutés qui tiraient étrangement sur le doré. Je savais qu’il était destiné à prendre les yeux de son père, ce reflet ne trompait pas. Il agitait ses jambes d’un air absent tout en faisant des bulles avec sa bouche.

— Reste tranquille mon ange, c’est déjà l’enfer de te mettre un body normal alors ce truc... j’espère que t’aurai pas trop chaud... Et que tu baveras pas trop dessus non plus.

Je venais de finir la dernière pression lorsque je lui lançais fièrement :

— Et voilà mon petit monsieur, tout beau, tout propre.

Pour toute réponse, il avait eu un grand sourire silencieux agité d’un ballet de jambes tandis que de la bave coulait aux commissures de des lèvres. J’ignorais s’il riait parce qu’il m’avait comprise ou si ses yeux avaient réussi à mieux voir mon visage parce que je m’étais approché de lui, mais son petit air heureux m’avait empli d’un grand moment de tendresse. Je l’avais relevé pour le couvrir de bisous et il avait eu un petit rire étouffé avant que je ne lui rabatte la capuche.

— T’es le plus beau des caméléons, mon fils.

Je l’avais posé dans un landau spécial que je trimballais avec moi de pièce en pièce pour être certaine de ne pas le laisser tout seul. C’était un truc que j’avais lu dans un livre spécialisé dans les mamans célibataires. Bébé ne devait pas rester trop longtemps sans surveillance et comme je n’avais pas de coéquipiers pour m’aider dans cette tâche, le mieux était de l’avoir toujours à portée d’yeux et de mains. Comme depuis sa naissance, j’avais pris une douche en 30 secondes top chrono, trop effrayée à l’idée de le laisser avec une seconde d’inattention de trop, puis je m’étais maquillée, habillée et j’avais posé ma perruque avant de me diriger avec lui dans son landau en direction de la librairie. Nous étions allés à pied et je l’avais emmitouflé dans son manteau pour être certaine qu’il ne prenne pas froid, ajoutant la couverture et la capote au-dessus de sa tête. Je déambulais dans les rues, regardant avec amusement les enfants qui couraient dans tous les sens à la recherche de bonbons, tandis que je m’imaginais avec lui dans quelques années à faire la même chose.

Le début de soirée à la librairie s’était plutôt bien passé mais j’avais rapidement vu la catastrophe se profiler quand Desmond était entré dans les lieux avec son sourire étrange au coin des lèvres. Laissant quelques secondes Isaac à Belle, j’avais foncé directement vers lui pour savoir ce qu’il voulait mais il s’était contenté de me montrer un Chair de Poule en se proposant de faire la lecture. Un peu prise de court, je n’avais pas osé lui refuser son offre qui était après tout d’une extrême gentillesse vu la créature habituellement.

— Euh... Ouais d’accord... Je te propose le groupe des 10-12 ans alors... le conteur va pas tarder à laisser sa place. Mais t’y va molo hein ? C’est des enfants...

J’avais d’ailleurs préféré lui donne ceux-ci plutôt que les plus petits et je l’avais observer aller s’asseoir à la place du conteur avec un air circonspect. Voyant pourtant que Desmond s’était docilement mis à la lecture, j’avais soufflé un bon coup et j’étais reparti aux restes de mes occupations. Quelle ne fut pas ma surprise ensuite de voir des gamins surexcités sortir du cours en parlant de trépanations tandis que d’autres semblaient si traumatisés qu’ils avaient commencé à en pleurer. En voyant un blanc comme un linge, je m’étais approchée de lui pour lui demander ce qu’il s’était passé et j’avais tenté de lui faire oublier ce qu’il avait entendu en le gavant de bonbons. Me dirigeant droit vers l’allée du conteur pour dire à Desmond ses quatre vérités, je m’étais rendue compte qu’il semblait s’être évaporé ou plutôt téléporté, me laissant dans une colère plutôt ardente.

Heureusement, Honey n’avait pas tardé à nous rejoindre et la conversation que j’avais entâmée avec elle m’avait permis de me détendre un peu. Sa question concernant l’identité du père d’Isaac m’avait certes légèrement paniquée mais je commençais à avoir l’habitude de l’entendre et mon mensonge qui n’en était pas vraiment un commençait à être bien rôdé.

— Et le papa d'Isaac, je le connais ?

— Je ne crois pas non... On est pas vraiment ensemble, Isaac est mon fils avant tout, il...

Je lui avais fait un geste pour lui faire comprendre qu’Isaac n’avait pas été désiré. J’avais horreur de le dire à voix haute, effrayée à l’idée que si petit, cette donnée puisse s’imprimer dans son cerveau et le blesser. Je ne le criais d’ailleurs pas sur tous les toits mais Honey était une amie et je savais qu’elle n’en parlerait pas à tout le monde de la sorte. C’était aussi généralement un sujet délicat qui évitait toute question supplémentaire et c’est exactement ce que je cherchais à obtenir pour qu’elle lâche l’affaire sur Erwin. Tentant de l’emmener vers une autre piste, mon regard parcouru la salle et retrouva le petit garçon, traumatisé par l’histoire de Desmond :

— Je te rassure, c'était pas l'espèce de taré qui m'accompagnait pendant le mariage des ténèbres comme tu l'appelles.

Je le lui avais précisé d’un air sombre, toujours en colère mais cela sembla la faire rire.

— Je suis sûre que tu es une super maman, de toute façon ! Isaac a énormément de chance de t'avoir et je sais que tu es bien entourée. Mais je suis contente que le père ne soit pas celui qui t'accompagnait au mariage. Il a l'air... disons... Pas ton genre.

— Ouais, pas mon genre du tout...

C’était sans doute sa façon polie de dire qu’il ressemblait à un psychopathe et je ne pouvais qu’approuver. Reprenant la discussion à ce qu’elle venait de me préciser, j’avais continué à faire des petits mouvements pour bercer Isaac tout en baissant la tête vers lui. Sa petite joue était complétement écrasée contre mon épaule, celle qui me restait visible était toute rouge et ses petites lèvres étaient à moitié entrouvertes : il dormait du sommeil du juste. Je lui déposais avec douceur un baiser sur le front avant de préciser :

— C'est très gentil de ta part Honey, merci beaucoup. Oui je ne m'en fait pas, je sais qu'il sera aimé et que je serai aidée.

— J'adore les bébés tu sais donc si tu as besoin de temps en temps, promis je l'emmènerai pas dans mon labo de chimiste.

— C'est très gentil, merci beaucoup, j'y penserai ! Oui loin de tout ce qui est chimie pour le moment, il aura bien le temps d'être un petit Newton.

Je lui avais souris sympathiquement. Entre le labo et ma mère qui semblait décidé à lui apprendre la magie, je tentais de garder mon fils encore loin de tous ces potentiels dangers qui deviendraient sans doute des terrains de jeu en grandissant. Beaucoup m’avaient proposé de garder mon fils, sans doute connaissant mon statut de mère célibataire et je les en remerciais. Mais pour le moment, je comptais aussi sur mon congé pour apprendre à connaître mon fils moi-même :

— Je profite pour le moment de mon congé maternité, mon notaire me conseille H24 de passer la boutique à un gérant le temps de mon congé mais je préfère encore la laisser à des gens de confiance et venir jeter un œil de temps en temps. Danny et Belle sont parfaits.

Honey hocha la tête d’un air entendu et mes yeux dérivèrent sur ses jambes qui parvenaient à présent à la soutenir bien mieux, même si elle avait plus l’habitude de se balader avec une canne :

— Je suis heureuse de voir que tu gagnes en mobilité chaque fois un peu plus quand je te vois. J'espère que de ce côté-là tu prends aussi un peu de temps pour toi en dehors de ton boulot pour te reposer de tes entraînements.

— En fait j'ai retrouvé en mobilité parce qu'au moins de juin j'ai été aspirée dans mon propre jeu vidéo et ensuite j'ai fini dans la corbeille de mon ordinateur et quand mon intelligence artificielle m'a restaurée ça a réparé quelques connexions. Je ne m'entraine pas spécialement et je pense qu'à moins d'une autre aventure de ce genre la situation n'évoluera plus. Mais merci. Je ne suis pas très fan du repos, je suis très active comme personne. On a qu'une vie après tout !

Elle avait dit cela si vite que je n’étais pas complétement sûre d’avoir tout compris mais elle avait l’air enthousiaste et heureuse de son sort. Je sentais qu’il ne valait peut-être mieux pas insister au risque de paraître impolie quant à sa condition et me contentait de conclure :

— Oui c'est pas faux non plus, tu as raison, on a qu'une vie.

Elle avait fini par rejoindre son beau-fils à la lecture et le reste de la soirée s’était passé paisiblement. J’étais même parvenue à poser Isaac dans son landau sans le réveiller. Le gainage, il n’y avait que ça de vrai. J’avais eu la visite de Regina et petit à petit, les conteurs avaient été moins nombreux, la foule aussi et à 23h, il n’y avait plus âme qui vivait dans la boutique hormis mon fils, Belle, Danny et moi.

— Vous avez été super les gars, merci pour tout ! Vous pouvez y aller, je vais ranger un peu, je ne pars pas tout de suite. Si si, partez, je vous assure ça va ! Vous l’avez bien mérité. Passez une bonne soirée !

Ils étaient parti l’un après l’autre et j’avais refermé la porte à clé derrière eux, passant le panneau en “we’re closed”, éteignant les lumières de la boutique pour la plonger dans une pénombre qui démontrait bien que tout était désormais terminé. Seule la vitrine illuminait encore les lieux et la lumière en fond de magasin pour me permettre d’y voir encore quelque chose. Isaac dormait profondément et paisiblement, sans aucun doute repus de son dernier repas et rompu à sa première sortie en tant que caméléon. Je l’avais placé dans un coin de la pièce où j’étais sûre de ne pas le déranger et le laisser dans la pénombre pour ne pas déranger son repos et je m’étais mise à ranger les livres qui avaient été déplacés. Après avoir posés les coussins et les poufs dans un coin de la pièce, je m’étais posée près du landau où une table de lecture était posée avec de grands fauteuils moelleux dans lesquels j’aimais me poser. J’avais récupéré le livre des comptes que Danny m’avait redonné pour que je puisse voir où en était la librairie pendant mon absence. Il avait eu la lourde tâche de faire un décompte de l’affluence que nous avions eu le soir-même et quitte à devoir attendre, autant travailler un peu. J’avais déposé le livre sur le bureau et m’étais installée confortablement pour lire les comptes. D'un geste du doigt distrait, j’avais allumé l’écran de mon téléphone pour voir 23h32 s’afficher. Ce ne serait plus très long.

Nous avions convenu de nous voir avec Erwin après minuit. Ce soir n’était pas seulement une fête populaire, c’était un moment important pour lui. Il m’avait avoué assez rapidement se présenter à la mairie de Storybrooke et je n’avais pu que le soutenir, tant en fin de grossesse qu’en début de maternité, malgré la fatigue et la difficulté qui se faisait sentir de mon côté. Les campagnes ne m’étaient pas étrangères. C’était comme si j’avais toujours baigné là-dedans. Mes parents, puis Regina, Jack... Hadès... c’était une de plus. A croire que tout mon entourage devait se passionner pour la politique ou que j’étais attirée malgré moi vers les gens qui aimaient la politique. Mais pour Erwin, je savais que c’était plus que ça. La mairie n’était qu’un pas vers son dessein, cette grande ascension dont il se voyait gravir tous les échelons... jusqu’à la royauté...


Quelques jours auparavant, à Portland.

Après quelques heures de route, j’étais arrivée à Portland. C’était l’une des villes les plus proche de Storybrooke et c’était là que nous avions rendez-vous. Isaac avait dormi presque tout le long du trajet et je m’étais sentie presque coupable à l’idée de le sortir de son siège bébé et risquer de le réveiller. Il avait ouvert ses yeux semi dorés une fraction de seconde mais s’était immédiatement rendormi quand je l’avais posé contre moi, dans le porte-bébé. Pas de landau pour là où j’allais, cela risquait de plus me déranger qu’autre chose. Je m’étais hâtée de remonter le chemin de pierre jusqu’au phare. Une fois la porte refermée derrière moi, j’avais appuyé sur une pierre avant d’y glisser ma clé et un second passage s’était ouvert à moi : là où tout le monde pensait que le seul chemin était vers le haut, en montant les escaliers de colimaçons, j’étais descendu dans les tréfonds du phare. Les lieux auraient pu sembler sombre, humides mais c’était au contraire une pièce parfaitement aménagée avec des fenêtres cachées qui laissaient passer la lumière du soleil à travers l’eau. La pièce possédait des bibliothèques et des salles de travail ainsi qu’une salle commune aux épais canapés et fauteuils de velours rouge. Un homme était assis dans l’un d’eux, le regard rivé vers la cheminé, l’air pensif, les mains croisés. Lorsqu’il m’aperçut, son regard s’illumina avec un sourire et il se leva pour m’accueillir :

— Enora !

— Grand Maître !

J’avais déposé mon sac et commencé à me défaire de mon manteau, mon écharpe et mon bonnet tandis que l’homme s’approchait de moi à pas silencieux, le regard rivé sur la petite tête couverte d’un petit bonnet niché sur ma poitrine.

— Voyons donc ce petit ange.

Je m’étais tournée lentement vers lui pour lui permettre de mieux voir son visage et il lui avait caressé la joue avec douceur tout en lui murmurant :

— Bienvenue dans la famille, Isaac. Il est parfait en tout point. Un petit Sang-mêlé. Et avec un nom qui rend honneur à l'un de nos illustres frères...

Il avait tourné vers un moi un regard ému et plein de fierté et je n’avais su comment tenir son regard. Chacun avait son rôle au sein de la Famille, son histoire. Isaac était vu comme le premier Sang-Mêlé. Je n’avais pas eu le choix de son nom, tout comme je n’avais pas choisir le mien. Je me sentais encore coupable de lui donner un tel fardeau et je me sentais gênée à l’idée que je puisse accomplir une des choses qui m’était destinée sans que je ne le désire véritablement. Ils m’avaient envoyé là-bas pour que je communie avec Storybrooke et avec le monde des contes plus qu’ils n’avaient jusqu’alors pu le faire. Je ne m’étais pourtant pas mise dans l’idée que je devais tomber amoureuse de quelqu’un qui viendrait du monde des contes et obligatoirement faire un bébé avec, j’avais juste vécu ma vie. Isaac avait récupéré le doigt du grand Maître dans sa petite main et semblait l’utiliser presque comme doudou. A voix basse pour ne pas le réveiller, l’homme me précisa alors :

— Comme le Temps passe... Il me rappelle tellement la première fois que nous nous sommes vus. Tu ressembles tellement à ta mère.

S’il avait vu cela comme un compliment, mon sourire s’était vite éteint, ce qui l’obligea à me scruter, inquiet.

— Tu... Voulais m’entretenir de quelque chose, il me semble dans ta dernière lettre ?

Alors nous nous étions installés et je lui avais tout raconté. Mes doutes, mes peurs, le fait qu’Erwin se présentait à la mairie, son ambition dévorante, sa volonté suprême de devenir Roi, ce qu’il m’avait fait à propos d’Isaac lors de cette croisière, ma peur qu’il ne ressemble à mon père, que je ne ressemble à ma mère. Je lui avais parlé de sa façon de me posséder et de me rappeler à certains moments que je lui appartenais selon lui, la lueur mauvaise au fond de ses yeux, cet étrange enfant qu’il avait imaginé à son image mais en plus démoniaque et bien sûr, le fait que les Templiers nous avaient en quelque sorte poussé l’un vers l’autre lors de cette soirée à Paris, tout comme ils avaient poussés mes parents à se rencontrer. Le Grand Maître m’avait écouté avec attention, en silence, observant par moment Isaac qui dormait toujours et que j’avais allongé à côté de moi sur le canapé et lorsque j’eu fini, un silence tomba entre nous. Après un instant, il me précisa :

— Nous n’avons rien fait pour vous lier l’un à l’autre Enora. Nous avions besoin de lui, nous... avions un intérêt à l’avoir dans ce coup et nous pensions que votre équipe permettrait à la mission de réussir. Sur ce point, nous avions visé juste. Ce qui s’est passé ensuite et jusqu’alors...

Il avait présenté Isaac de la main.

— Nous n’avons rien orchestré. Vous vous êtes trouvés seuls si j’ose dire. Quant à tes peurs à son sujet, elles sont peut-être fondées. Tu as de l’instinct, tu es intelligente et entraînée pour ouvrir l’œil, il est possible que tu y voies aussi des choses qui peuvent être disons... moins reluisante sous la surface. Mais si cela t’effraie à ce point... Pourquoi reste-tu ?

J’étais restée silencieuse. Il n’avait pas besoin d’avoir ma réponse, je le savais, c’était juste un exercice de réflexion.

— Si tu ressembles à ta mère Enora, ce n’est pas de notre fait, c’est peut-être parce que tu lui ressembles plus que tu ne souhaiteras l’admettre. Rien ne te destine à la même vie qu’elle en revanche. Cette mission était la sienne et elle l’a accepté, nous ne t’avons rien demandé de la sorte. Ce sera ici à toi et uniquement à toi de savoir si tu veux continuer avec cet homme ou pas, s’il le mérite ou non. C’est à toi de décider ce qui te semble supportable ou pas. Ce que tu vois en lui est peut-être sombre, mais peut-être aussi l’est-il car il est aveuglé ? Souviens-toi qu’il faut aller dans la Lumière car c’est au détour d’une ombre que ce trouve le Mal. Peut-être que cet Erwin s’est enfoncé trop profondément dans l’ombre et que tu es la part de lumière qu’il lui fallait. Que tes conseils le rendront plus avisés. Mais rien ne t’oblige non plus à choisir cette voie.

— En somme... c’est à moi de me débrouiller quoi ?

— Tu es libre de tes choix Enora, comme chacun d’entre nous. Qui suis-je pour te dire qui aimer et qui quitter ?

Il m’avait souri d’un air mystérieux et amusé et j’avais fini par sourire en retour, hochant la tête d’un air entendu, l’esprit plus léger d’avoir enfin pu parler de tout cela avec quelqu’un.


Aujourd’hui.

J’avais choisi de le soutenir, de voir où tout cela nous mènerait. Après tout, il ne m’avait jamais vraiment menti sur sa volonté, comme s’il acceptait de m’y mettre dans la confidence. Alors je l’avais écouté me parler de sa campagne, je l’avais soutenu quand il décidait le soir de faire un crochet par chez moi plus que de rentrer définitivement et ce soir, nous avions convenu que peu importait le résultat, il me rejoindrait après l’annonce pour que nous fêtions ou que nous oubliions ensemble. Il avait passé toute la première partie de la soirée avec sa femme à la fête d’Hadès, sans doute à clore son ancien mandat et à préparer sa suite. Certains devaient lui dire qu’ils avaient voté pour lui, tout comme moi, et j’avais préféré rester loin de toute l’agitation. Ça ne m’avait pas empêché de m’informer durant la soirée, guettant les sondages qui l’annonçait gagnant avec de plus en plus de précision. J’étais heureuse pour lui... et effrayée aussi quelque peu. Pour la ville, de mon choix, de connaître bientôt la vérité sur tout cela.

A minuit pile, je m’étais de nouveau connecté sur le site de la mairie pour connaître enfin les résultats : Erwin était élu. Je n’avais pu m’empêcher d’avoir un sourire sincère, imaginant à peine l’exultation qu’il avait dû avoir tout en se montrant plus humble qu’il ne l’était réellement. J’avais alors reposé mon téléphone, prenant bien soin de ne lui envoyer aucun message, préférant largement le féliciter de vive voix. Il n’allait pas tarder, c’était une évidence. Le temps de remercier quelques personnes, de raccompagner peut-être sa femme ou trouver une excuse et il viendrait. Pourtant, le doute avait commencé à s’emparer de moi tandis que je me concentrais toujours sur mes comptes. Et s’il ne venait pas ? S’il oubliait ? Est-ce que je pourrai lui en vouloir ? Sans doute pas, c’était sa soirée, je ne pouvais pas lui faire la tête en pareille circonstance et pourtant je sentais déjà poindre une douleur violence dans mon cœur qui ne manquerait pas de me faire exploser. Mais c’était stupide d’imaginer une chose pareille. Depuis que nous étions ensemble, que je sache ou non pour son mariage, jamais je ne l’avais vu me poser un lapin ou annuler à la dernière minute. Je l’avais vu faire avec sa femme, quelques soirs où il s’était ravisé en choisissant de rester jusqu’au matin plutôt que de partir mais jamais encore avec moi. Et si ce soir était la première ?

Le ciel d’étain au ciel de cuivre succède. La nuit fait un pas. Les choses de l’ombre vont vivre. Les arbres se parlent tout bas. Me voici auprès vous, accordez-moi votre compagnie, ma charmante.

J’avais fait un bond en entendant sa voix, un véritable sursaut quand sa main s’était posée sur ma taille et tandis que j’ouvrai la bouche pour hurler et agitait la main pour le frapper, j’avais senti sa main se refermer sur mon poignet pour l’immobiliser et ses doigts passer sur mes lèvres pour m’intimer au silence avec une telle agilité et une telle vitesse que j’eus alors l’impression que ce n’était pas la première fois qu’il faisait une chose pareille. Dans son agitation, j’avais alors inspiré une bouffée de ce parfum qui m’était si familier et que me calma instantanément. Perdue dans mes pensées, à trop croire qu’il ne viendrait pas, mes sens m’avait fait oublier de prêter attention à son arrivée. Je lui avais donné une clé de la librairie pour qu’il soit moins visible et élève moins de soupçons mais je n’avais pas prévu qu’il me fasse à ce point peur. Le reconnaissant, j’avais alors rit en sentant son souffle dans mon cou tandis que je ramenais ses mains vers ma taille :

— Tu as failli me faire une syncope, t’es pas possible. Et j’ai failli réveiller Isaac.

Je sentis alors sa cape retombait sur mes épaules tandis que ses mains se refermaient sur mon ventre, qu’il n’avait plus touché pendant de nombreux mois et qu’il semblait se rapproprier à présent tant cette façon de me tenir lui devenait fréquente. Mes mains s’étaient posées sur les siennes avec douceur tandis que j’accueillais ma tête contre la sienne avec bonheur. Un sourire d’aise au bord des lèvres, j’avais observé les alentours vides avant de lui répondre :

— Oui, tout le monde était content, j’ai eu de nombreux compliments, c’était une belle soirée. Il y avait des parents qui sont resté aussi mais je peux comprendre que certains aient voulu un peu de moments seuls...

D’autant plus maintenant que je n’en avais plus aucun.

— Mais on a géré... hormis quelques désagréments. Je suis contente si certains de tes électeurs t’en ont aussi parlé.

D’un baiser, il avait toute l’annonce de cette grande nouvelle qu’il avait à m’annoncer. Un sourire mutin était né sur les lèvres tandis que j’attendais en silence, lui laissant tout le plaisir de son effet d’annonce. Je me relevais un peu, lui laissant le loisir de me tourner vers lui. C’était la première fois que je le voyais vraiment dans son costume de vampire et j’avais pris un instant pour détailler son visage, son maquillage sanglant, ainsi que ses habits qui lui allaient très bien. C’était beaucoup plus sombre que ce qu’il avait l’habitude de mettre bien que le rouge réhaussait largement la tenue. Mais il était tout de même follement élégant dedans et j’avais eu un hochement de tête appréciateur.

— Parlez donc monsieur le vampire. Sachez-en tous cas à quel point cette tenue vous va à ravir. Vous êtes si beau qu’on en oublierait le danger.

J'avais eu un rire amusé tandis que je m’encerclais de mes bras un instant. Puis ses mains lâchèrent ma taille pour récupérer ma main et j’avais initié un mouvement de recul pour mieux le voir. Il avait posé un baiser sur celle-ci avant de m’annonçait ce que je savais déjà avec une délectation certaine. J'avais eu un rire en l’entendant s’annoncer de la sorte et j’avais initié une courte révérence en pliant les jambes, ma main toujours dans la sienne tout en précisant :

— Quel honneur, Monsieur le Maire.

Mon rire s’était élevé jusqu’à l’étage supérieur sans pour autant être trop fort pour le petit qui dormait à côté. Puis mes doigts s’étaient rapprochés de ses lèvres avec douceur pour en dessiner le contour tandis que je m’approchais de lui pour lui murmurer :

— Félicitations, je suis heureuse pour toi Erwin.

Je m’étais hissée un peu plus sur la pointe des pointes pour déposer un doux baiser sur ses lèvres tandis que mes bras se passaient autour de son cou. A mesure que les secondes s’égrainaient, mon baiser s’était fait un peu plus passionner. Rien de scandaleux, juste quelque chose de plus puissant pour lui transmettre ma joie, ma fierté et les félicitations que je lui donnais. Il y était parvenu. Lui qui avait échoué aux portes de son couronnement était au moins ici parvenu à se faire élire démocratiquement. Je me doutais déjà que cela ne suffirait pas mais c’était au moins le début de ce qu’il avait voulu et imaginé. C’était un accomplissement dans sa vie et je ne pouvais que le soutenir. J’avais pris quelques secondes pour savourer notre baiser avant de détacher mes lèvres des siennes sans pour autant les éloigner complétement, les laissant se frôler. Mes mains caressaient les cheveux qui retombaient sur sa nuque tandis que je caressais son nez avec le mien avec douceur.

— Tu es heureux ?

J’avais levé les yeux vers lui, ayant prononcé la phrase avec douceur, mes lèvres chatouillant les siennes à chaque syllabe.


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I prayed for You

But not a proper, timid prayer.
it was an aching, raging prayer.
Yes Child, you may never know how hard I prayed for you.
But I prayed deep and I prayed raw.
& here you are, My Baby


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ϟ Erwin Dorian ϟ



« If the crown should fit
then how can I refuse ? »


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Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child _



________________________________________ Lun 6 Déc 2021 - 23:04

Bon Sang ne peut mentir
“Ses lèvres étaient rouges, ses regards étaient effrontés,
Ses cheveux étaient jaunes comme l'or”


Tu as failli me faire une syncope, t’es pas possible. Et j’ai failli réveiller Isaac.

Il avait gloussé, doucement, de son rire mesquin, assez satisfait de son effet et de ce qui avait suivi pour faire en sorte que ces risques ne deviennent pas réalité. L’Erreur dormait encore. Et elle n’avait pas cédé à la panique, il y avait veillé. Pouvait en témoigner, cette main impérieuse qu’il avait hâtivement et avec expérience plaqué sur sa bouche, prenant néanmoins soin de ne lui offrir qu’une pression douce et dénuée de toute violence.
Reprenant une touche de sérieux, il avait discouru avec un réel enthousiasme sur l’activité qu’elle avait proposé en ces lieux sombres. A la différence des compliments faux et mielleux qu’il avait pris garde à distribuer sans relâche à l’intégralité de ses électeurs, son intérêt était réel et dépassait bien la curiosité polie qu’on aurait pu attendre de lui du fait de la personne qui l’organisait. Preminger était loin d’être de ces individus qui portait aux nues toutes activités sortant de l’esprit de leurs amantes. Il possédait un esprit si critique qu’il n’aurait éprouvé aucun remords à désapprouver si cette dernière avait eu une idée qu’il jugeait inintéressante.
Mais il s’agissait d’Alexis. Si cette dernière possédait ses faveurs, c’était avant tout pour sa personnalité et l’intelligence pragmatique dont elle avait su tirer partie à maintes reprises, dans les diverses épreuves qu’ils avaient affronté ensemble. Aussi, il aurait été fort désappointant et inenvisageable qu’une idée ridicule puisse éclore de son esprit que sa présence affûtait davantage. La veillée littéraire avait séduit le lecteur qui sommeillait en Preminger. L’Ancien Ministre possédait, en effet, une réelle appétence pour la littérature, affectionnant particulièrement les œuvres classiques et de « son » Temps. En définitive, il s’enchantait des petites ironies du Destin, qui l’avait lié, LUI, un individu si profondément ambitieux d’écrire sa propre histoire, à une femme qui en avait littéralement fait son métier.
N’était-ce pas pure poésie, là-dessous ?
Il s’était donc satisfait d’entendre Alexis confirmer les échos de réussite, qu’il avait perçu au cœur de la soirée, sa mine ne s’obscurcissant que légèrement lorsqu’elle pondéra son enthousiasme en évoquant des désagréments.

- « Des désagréments ? Quels désagréments, trésor ? » Interrogea-t-il en fronçant les sourcils, mécontent.

Elle faisait sûrement référence à des incidents causés par des marmots intenables et agressifs, piétinants et hurleurs. L’insupportable jeunesse de cette époque !!! Comme il méprisait cette odieuse petite et fourmillante marmaille !
- « Si les enfants sont indisciplinés ou te volent, il n’y a aucune honte à les mettre dehors en appelant la sécurité municipale ! Certains méritent de la fermeté. Ils n’ont jamais eu d’éducation digne de ce nom ! » tempêta-t-il avec courroux avant de permettre au timbre de sa voix de s’adoucir « Mais rassure-toi, trésooor, je n’ai entendu que des compliments sur ton initiative. J’espère avoir l’occasion d’y assister, lorsque tu reproduiras l’expérience… Même d’y participer… Enfin... Même si...l’une des dernières fois que j’ai osé te faire la lecture, tu t’es honteusement assoupie sur mon épaule. L’image me hante encore ! »

Il pinça sa bouche, inscrivant une mine offensée sur les traits de son visage avant de chasser cette expression fictive d’un rire orgueilleux. A vrai dire, il ne lui en tenait pas rigueur. Il savait sa voix et sa tonalité parfaites d’ailleurs. Et le moment ne résonnait pas en lui comme un parfait instant de vexation. Loin de là. Il ne mentait pas davantage sur son regret exprimé. Il aurait apprécié assister à l’une des séances… C’était une activité reposante qui avait le mérite d’instruire l’intellect. Bien évidement, à présent, son si brillant esprit ne méritait guère d’être davantage édifié, mais…le plaisir restait là. Et s’il pouvait dispenser sa grande éloquence à la populace ! Quoique...cette dernière n’allait guère manquer d’en profiter à présent ! O combien elle en profiterait !
Ce soir, il y avait bien plus grand plaisir ! Plus grande annonce ! Il l’avait fait tourner vers lui, tout à son annonce. Une sorte d’euphorie victorieuse contenue croissait autour de lui, qui ne demandait qu’à être verbalisée. Elle lui avait fait face, avec un sourire involontaire qui lui annonçait ce dont il se doutait. Elle savait déjà. Bien évidement. Elle n’avait pu que se tenir au courant. Cela ne gâchait rien. Rien à sa mise en scène. Alors qu’il saisissait sa main, elle détaillait sa tenue, son maquillage, tout ce qui le composait avec un ravissement appréciateur, qu’elle verbalisa d’un ton mutin.

- « Parlez donc monsieur le vampire. Sachez-en tous cas à quel point cette tenue vous va à ravir. Vous êtes si beau qu’on en oublierait le danger. »

Un sourire plus perfide était né de ce plaisant éloge. Qu’elle le souligne ainsi rappelant à l’ancien ministre à quel point la métaphore de son costume se vérifiait en tout point. En permanence. Et bien davantage lorsqu’il ne revêtait guère cette apparence qui ne lui appartenait guère et rejoignait un folklore nocif bien plus appuyé. D’ordinaire, il était si beau qu’on en imaginait pas le danger. Lorsqu’on le savait, comme Alexis tendait à le faire...leur relation ne s’illustrait-elle pas ainsi ? Qui avait-il de pire, d’ailleurs ? L’ignorer ou le savoir en s’y perdre ?

- « L’oublie-t-on ou l’occulte-t-on séant, en détenez-vous la Raiponce ? » susurra-t-il suavement, en lui dédiant un clin d’oeil pétillant de l’or de ses yeux. « Je suis dans tous les cas, particulièrement réjoui de savoir que cette tenue, ma blonde lady, vous agréée.»

Très vite néanmoins, il déclama l’Annonce. Son Élection qui faisait désormais de lui, l’Homme le plus important de la Ville, mais cette fois...c’était à la vue et la connaissance de tous un chacun… Elle avait rit, cédant à son emportement, esquissant une petite révérence joyeuse qui satisfit davantage Erwin. Non pas qu’il la considérait comme un sujet dont il n’attendait rien que de la déférence, mais bien parce que cela faisant, ne serait-ce que dans un moment de pure joie, elle entrait un peu plus dans son monde initial. Son époque, sa vie, ce qui constituait ses rêves et ses préférences.
D’une certaine manière, on aurait pu lui répliquer que le comportement de la libraire ne faisait que réponde au sien, au baise-main qu’il venait d’effectuer sur cette main qu’il détenait encore... Mais…il en appréciait le naturel et l’élan. Cette complicité innée qu’elle traduisait de leur entente.
Une fois que cela avait été dit, annoncé, prononcé ; il pouvait le montrer : cette sorte de joie réelle, cette satisfaction tant attendue. Ils s’étaient embrassés, sous l’impulsion de la joie et d’une victoire. Dans son baiser, dans chaque contact de ses lèvres, il avait goûté l’allégresse et la bonheur qui irradiait d’elle. Alexis traduisait son bonheur sincère pour lui.
Cela faisant, ses baisers n’en devenaient que plus délicieux ! La nouvelle lui plaisait, mieux elle la savourait pour lui, ne pouvait que commencer à connaître à quel point cette conquête et cette place comptait pour lui. Elle qui pourtant faisait partie de ceux qui possédaient sûrement le plus de raisons de faire preuve de défiance dans sa gestion future des affaires, s’il prenait en compte les valeurs profondes auxquelles la jeune femme adhérait ! Elle qui le redoutait sûrement, n’en n’était pas moins radieuse pour lui. Elle n’approuvait pas sa vision du monde ne faisant pourtant qu’en deviner les contours et les courbes sombres, pourtant sa présence avait demeuré à ses côtés dès le départ. Dès son annonce, dès sa mise en campagne ! Elle l’avait soutenu. Soutenu parce qu’en dépit de ses convictions, elle faisait plus que croire en lui, elle désirait son bonheur. Sûrement était-ce la raison pour laquelle, il n’avait pu s’empêcher de souhaiter partager cette nouvelle à ses côtés et la raison pour laquelle elle se trouvait là. Pour laquelle ILS se trouvaient là, ensemble, cette nuit. La vraie veillée commençait ici. Ils se comprenaient. Et même sans l’approuver toujours, elle lui témoignait un soutien et un amour réel. Lui qui ne croyait guère à la valeur de l’amour et l’affection, admettait que celui dont la jeune femme faisait preuve à son égard en possédait une.
Les lèvres de la libraire s’étaient détachées des siennes, sans pour autant rompre leur proximité physique. Le nouveau maire appréciait ces instants suspendus, entre désir et proximité, tempérance et séduction, sans la toucher, il la percevait. Il savait qu’elle aussi. C’était une autre sorte de réunion, où le physique ne se faisait pas mais se devinait, une manière qu’avaient leurs sens de se reconnaître sans parfaitement s’épouser. L’une de ses mains entourait sa nuque sous la perruque de faux cheveux blonds, l’autre était glissée dans le creux de son dos. Sans ouvrir les yeux, il avait accueilli son interrogation avec une tranquillité vite balayée.

Tu es heureux ?

La question était si simple. Si simple en apparence. Il suffisait de répondre oui. Car la réponse était forcément oui, n’est-ce pas ? N’importe qui aurait répondu oui. Il avait ouvert les yeux néanmoins, retrouvant ceux d’Alexis, perchés sur son son regard. Il se douta qu’elle avait attendu l’instant où ses paupières se soulèveraient, libérant l’ambroisie dans son état pur...dénué de mensonge. La question n’attendait pas une réponse de fait, une banalité, elle exigeait une vérité un discernement. Elle ne le jugeait pas, chaque mouvement, chaque mot ne possédait qu’une vocation : le comprendre. Saisir son état, l’appréhender. Il pouvait mentir. Il savait la vérité, il pouvait la travestir s’il lui plaisait ! Il suffisait d’un rire fugace, d’une déclaration enthousiaste, n’’était-ce pas ce qu’elle souhaitait entendre, après tout ? Qu’il était heureux. Comblé. Ravi de son triomphe. Qu’il était maire. Enfin ! Maire de cette fabuleuse ville remplie de personnages si hétéroclites. Maire ! Un post si important ! Une responsabilité si grisante. Un pouvoir si conséquent. Une aura si incontestable. Qu’il avait accompli la son rêve. Sa destiné. Sa revanche sur son passé.
Pourtant, ses yeux flambants dans ceux d’un bleu atmosphérique de la libraire, il articula, dans un sourire modérée  :

- « Je suis satisfait, dirais-je. C’est un bon début. »

Mais non contenté. Etait-il heureux ? Pleinement ? Non. Il exultait de sa victoire, non de ce qu’il avait obtenu. Sa faim n’avait même pas été d’une bouchée rassasiée. Cela ne valait pas ce qu’il avait perdu. Ce n’était pas un grain de sable comparé au royaume qu’il avait perdu. La royauté apportait plus de privilèges. La royauté apportait un pouvoir bien plus conséquent sur autrui. La royauté apportait les conquêtes… Et ce n’était qu’une petite ville du Maine... Bien sûr la ville possédait des richesses INESTIMABLES, si elle n’en n’avait pas eu, il n’aurait même pas daigné briguer ce poste ! Elle lui accorderait une aura inestimable, une place de choix. Mais ce n’était qu’une étape. Il lui fallait cette étape pour poursuivre la suite de son plan…
Sa main, se délogeant du dos d’Alexis remonta pour se déposer sur sa joue, attirant son visage vers lui encore, bien qu’ils ne puissent plus être plus prêts. Son contact renforçait son moment. Comprendrait-elle ? Comprendrait-elle que son avidité ne puisse pas être comblée pour cela, aussi incroyable que cela puisse être ? Mais elle le faisait. Sans le partager, elle le faisait, sans quoi, elle n’aurait pas posé la question. Et en cela, elle avait mérité la vérité. Sa main avait caressé sa joue délicatement, alors qu’il ajoutait lentement, ses lèvres courant sur les siennes :

- « Je mentirai si je disais le contraire. Mais au sens réel du terme, je suis réellement en joie, le peuple m’a élu. Je savais que cela viendrait un jour. Cela est une belle réussite. J’ai travaillé pour. Nous nous sommes mobilisés. Cette campagne a porté ses fruits. J’ai remporté cette victoire. Maintenant elle est à nous. Et je suis ravi de partager ce moment à présent...avec toi… »

Il avait prononcé ce dernier mot avant de l’embrasser à nouveau, de manière plus appuyée que jusqu’alors, dans un transport nouveau, bien moins explosif mais bien plus tangible. Il savait qu’elle le percevrait. Il savourait son moment, à ses côtés, il l’exprimait. Il n’était pas heureux, mais il était au moins bien. Tout investi de ces nouvelles responsabilité,s tout satisfait de les partager. Il possédait un nouveau pouvoir ! Son baiser s’était intensifié, reprenant une dose de force nouvelle. Il n’exultait pas, il vivait son moment, avec ses vérités, ses lacunes, ses satisfactions et ses insatisfactions, alors que sa bouche se mêlait à la sienne, sa main agrippa son visage, le maintenant contre lui. Le baiser se faisait plus languissant, les soudant. En cette nuit, naissait un nouveau chemin ! Une passerelle se creusait devant lui, dans la roche, pour lui tailler un chemin vers le Destin ! Il l’emprunterait et l’emmènerait avec lui. Délicatement, il expira un peu reculant ses lèvres des siennes, luttant contre son envie d’y plonger à nouveau. Il préféra malgré tout, s’en écarter, rejeter sa tête en arrière pour observer ses traits :

- « Mon doux trésor… je suis réellement ravi de ton transport ! » susurra-t-il « Il faut que nous Célébrions ceci comme il se doit ! As-tu mangé, d’ailleurs ? Ou dois-je m’enquérir d’un traiteur ? »

Il doutait qu’elle en ait eu le temps. OU alors le repas n’avait du être qu’on ne pouvait être plus affamant. De ces repas rapides et peu chers que les individus de ce siècle raffolaient…
Ses yeux couraient sur son visage, s’arrêtant sur son costume. La chevelure brune d’Alexis lui seyait à merveille, il avait toujours apprécié la manière dont ses boucles indisciplinées formaient une masse soyeuse et puissante qui donnait à son visage fin et doux un caractère supplémentaire, illuminant ses yeux bleus. Le voir encadré de cheveux raides et démesurément longs d’une blondeur lui accordait un visage épris d’une plus grande douceur.

- « Raiponce n’est-ce pas ? Délicieux petit conte de fées... » scruta-t-il, ses yeux dorés glissant jusqu’aux siens, alors qu’un sourire découvrait ses dents blanches, du bout du pouce, il essuya amusé la touche de son maquillage pâle qui s’était transportée sur la joue d’Alexis « Tu sais… je suis d’ordinaire sous le charme d’un trésor aux boucles brunes maiiiis ce soir...je me sens prêt à faire une exception...  »

Il gloussa un peu, embrassa la ligne de sa mâchoire, laissant ses lèvres glisser jusqu’au bord de son cou, susurrant à même sa peau, tandis que ses yeux demeuraient sur les siens, goguenards, tentateurs :

- « Alors ma délicate fleur…vais-je faire une délicieuse victime ce soir ? Redoutez-vous...craignez-vous ma morsure ? »

Il y déposa quelques baisers, savourant la finesse de sa peau au creux de son cou, tandis que ses mains enserraient sa taille fine. S’amusant à la taquiner de ses dents un peu, un ricanement sournois frémissant à même sa chair, sous deux baisers complémentaires gracieusement accordés et dépensés sur si bonne fortune.
Puis redressant, il lui fit de nouveau face, lui offrant un sourire sincère dévoilant ses dents blanches. Il n’irait pas plus loin encore, pour le moment, malgré l’envie qui l’y poussait. Il ne désirait pour ainsi dire pas précipiter les choses. Ils avaient du temps pour eux. Une nuit complète dédiée à l’Astre nocturne. Puisqu’il revêtait l’apparence d’un vampire, il aurait été biiien accablant de n’en pouvoir profiter des avantages. D’un index, il délogea une mèche de plastique de la longue perruque blonde de la jeune femme, prenant garde à ne pas nuire à sa mise en plis. L’enroula, ensuite doucement, autour de son doigt, songeusement :

- « Une fleur de soleil rendra-t-elle à la Mort sa vie ?? » s’enquit-il en lui jetant un regard rusé, « Puis-je user de l’Incantation flamboyante ? Voyons quelle est-elle déjà ? N’est-ce pas… » sans détourner le regard des yeux nuit de la libraire, il chantonna dans un souffle à peine plus haut qu’un murmure délicat : «Fleur aux pétales d’or. Répands ta magie. Inverse le Temps rends moi ce qu’il m’a pris. Guéris les blessures… Éloigne la pluie. Ce destin impur. Rends-moi ce qu’il m’a pris. Ce qu’il m’a pris... »

Un trait amer aurait pu secouer ses lèvres altières. Oh comme son costume avait été pertinent ! Alexis se trouvait si clairvoyante… Quoique pour cette fois, cela ne s’apparentait peut-être qu’à une ironie du destin, à en juger par l’accoutrement assorti qu’arboraient respectivement Regina ainsi que l’Erreur. Elle n’avait peut-être qu’endossé ce rôle et ce pouvoir par hasard. Et pourtant… N’était-ce pas de circonstance ? Cette incantation ne détenait-elle pas en elle-même la réponse à sa question posée quelques minutes auparavant. Etait-il heureux ? Que recherchait-il si avidement sinon qu’à renverser ce destin impur ? Qu’à récupérer ce qu’on lui avait pris. Son pouvoir. Et l’une des clefs se trouvait sous ses yeux. Enora était l’une d’entre elle. En cette nuit d’opale, où il jetait ses fallacieux habits solaires pour parer les attraits de l’ombre, il savait qu’elle se mouvait avec lui. Ils étaient ces deux silhouettes que la bougie projetait de sa frêle lumière et dont les ombres se mouvaient sur les livres ancestraux qui meublaient ce lieu rempli du culture. La taille importait peu… L’important était l’Ombre que l’on jetait sur le Monde...
A nouveau, il l’avait enlacée, déposant son front contre le sien, ses boucles noires contre les mèches anormalement blondes de sa maîtresse, tandis qu’il l’enlaçait dans son étreinte pleine, refermant sa cape de velours sur elle, tandis sa main droite se posait sur ses omoplates avec délicatesse.

- « Tu fus d’un soutien sans faille, mon trésor, durant cette campagne !  » murmura-t-il délicatement, en resserrant sa prise, calquant sa taille contre la sienne, dans une douce impulsion.

Ils étaient bien, dans cette étreinte tranquille, alors qu’il sentait son corps chaud se fondre contre le sien, l’effluve de son parfum se mêlant au sien, dans un silence lourd mais où rien n’était pesant… Il n’y avait qu’eux. Leurs souffles. Leur repos. Leur quiétude. Rien ne pouvait les troubler…
Si ce n’est l’Erreur qui se rappela à eux, dans un pleur soudain et strident...

crackle bones

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I'm gonna run this nothing town
Watch me make 'em bow
Cold in my kingdom size
Fell for these ocean eyes


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