« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

Le Deal du moment :
Cartes Pokémon : où commander le coffret ...
Voir le deal
64.99 €

Partagez
 

 Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
2 participants
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage


Erwin Dorian
« If the crown should fit, then how can I refuse? »

Erwin Dorian

| Avatar : Rufus Sewell

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Vba9
- Pour ma victoire? C'est adorable, trésor... Même si en toute modestie, je dois admettre, qu'au-delà de cela, je suis un prestigieux modèle pour mes concitoyens"
(Alexis pense-t-elle qu'il est parti trop loin? Sûrement! On approuve)

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Sn0a
Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Da6n
Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 W2ja

| Conte : Coeur de Princesse/Le Prince et le Pauvre
| Dans le monde des contes, je suis : : Preminger

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Hmch

| Cadavres : 1283



Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 _



________________________________________ Ven 29 Avr 2022 - 23:51 « If the crown should fit, then how can I refuse? »

Bon Sang ne peut mentir
“Ses lèvres étaient rouges, ses regards étaient effrontés,
Ses cheveux étaient jaunes comme l'or”

Miss Child se sentait un peu perdue. Pour presque, Erwin aurait presque pu croire avoir à nouveau à faire avec la jeune femme dont il avait, réellement, fait la connaissance dans son étude notariale. Si la journée et l’appel avaient eu pour but de faire écho à leur première mise en relation, en définitive, jamais n’avait-il imaginé que tant de similitudes viendraient à surgir, parcheminant l’instant présent de résurgences du passé. Lorsque s’immisçait l’inconnu, il revenait tel un miroir. Ainsi, Erwin avait pu observer Alexis, tanguer entre la certitude de l’instant futur et le trouble permanent de son attitude dirigiste. Et pourtant, ce n’était en rien, si différent de l’ordinaire, lorsqu’il se prenait le plaisir de différer ou couper leurs moments et ébats… Juste une méthode différente… Qui ne faisait que poser la suite. Qui en revanche serait radicalement bien plus…novatrice que ce qui rythmaient leurs pratiques.
En attendant, il s’’’attendrissait’’ presque de voir l’émoi et les sens prendre si facilement le dessus sur Alexis. Cette technique de froideur attisait avec une redoutable efficacité lorsqu’on l’additionnait à sa séduction légendaire. Si Peminger ajoutait à cela, leur abstinence forcée, oui, tout se combinait pour obtenir une fusion des plus...prometteuses, quand tout se lierait.
Un sourire amusé flotta sur ses lèvres, tandis que ses pupilles crépitaient du regard perdu qu’elle lui décernait. Ce qui ne l’empêcha pas de prendre grand plaisir à cette petite balade au sein de son quartier-général. Son palace. Son palais. Ce fut, bien au contraire, avec une joie vibrante et arrogante qu’il se pris à jouer le guide et châtelain, se sentant parfaitement à propos tandis qu’ils déambulaient au gré des couloirs. De portes en portes, salles en salles, l’ivresse de son nouveau pouvoir, la richesse des lieux le paraient comme une éclatante cape qu’il exposait à la vue de la jeune femme. Preminger resplendissait du faste de sa nouvelle puissance, s’en gargarisant avec gourmandise. Toute cette déambulation au centre vivant de sa royale ascension accroissait l’imminence de ses aspirations charnelles. Chaque rappel de son autorité se distillait, courant le long de ses veines, ajoutant à son attitude et son maintien, pourtant déjà plus qu’impérieux. Ce fut, gargarisé, qu’il la reconduisit à leur point de départ, le coeur même des lieux.
La vue de son bureau, après ce déluge de richesses, le charma davantage, lui rappelant, à lui qui ne l’oubliait jamais, qui les possédaient désormais. Et par conséquent, possédait un poids non négligeable sur la vie, ses habitants et la Destinée.
Preminger avait invité Alexis à y pénétrer à nouveau, la laissant prendre des distances dans la pièce avant de refermer derrière elle. Simplement. Oh, bien évidement, la clef se trouvait à même la serrure. Il avait laissé la pulpe de ses doigts l’effleurer, sondant la consistance du vibrant défi qu’ils s’apprêtaient à entreprendre. Jouer avec le feu…
Erwin connaissait suffisamment ses employés pour savoir qu’ils ne possédaient pas la permission d’entrer sans son autorisation orale ou téléphonique dans la pièce. Une règle qu’il avait instaurée dès l’office notarial et qu’il avait veillé à réappliquer ici et dans chaque lieu où il exerçait des fonctions. Lorsque des limites se trouvaient placées dès l’origine, alors personne ne pouvait s’émouvoir d’un subit changement de comportement et déduire par là, des événements troubles ou suspects. Parfois, prenait-il la peine de refuser un appel ou une venue, quand bien même il se trouvait seul dans le bureau. Parfois, lors d’un rendez-vous des plus anodins. C’était ce qui permettait à de telles incartades de se fondre dans la masse d’un emploi du temps, somme toute ordinaire, et de ne pas attirer l’attention.
Lui connaissait les règles, les enjeux, les risques. Alexis en revanche, les ignorait. Et si elle se fiait aisément aux informations qu’il lui avait permis d’apercevoir lors de leur charmante promenade, son jugement risquait fort de se voir erroné. Notamment, par l’absence temporaire de son secrétaire qu’elle devait imaginer parti définitivement déjeuner ou à l’inverse par le risque que constituait une porte non pleinement verrouillée.
Bien qu’il n’ait fait aucun commentaire à ce sujet à voix haute, Erwin devinait que les sens affûtés par le stress et l’appréhension de la jeune femme n’avaient pu que noter cette absence. L’absence lancinante et intrigante du verrou que l’on refermait derrière soit et sur ses secrets.
C’était parfait. Ainsi, tout était propice à l’imagination.
Il la dépassa, alors d’une vitesse tranquille, pour regagner son cher bureau.

Approchez donc Miss Child... Venez donc plus près…

Furent ses seules paroles. Un ton poli de façade qui dissimulait une malice polissonne fourbe. Une injonction qu’elle suivit, vite, une rougeur nouvelle, prenant place sur le haut de ses pommettes. C’était charmant comme parfois, Alexis pouvait être de maturité et de fraîcheur, dans le même trait de temps. Et lorsqu’elle elle vint, s’approchant de lui, avec un contrôle qu’elle tentait de conserver, il put percevoir les effets du désir montant sur son visage au fur et à mesure de son avancée. Il notait aussi à quel point elle tentait d’en rester maître, ralentissant son pas, tâchant de le rejoindre dans une démarche assurée et tranquille. Il lui avait appris cela et devait admettre que les progrès ne pouvaient être niés. S’il ne la connaissait pas aussi bien, elle aurait pu donner le change. Mais rien n’était mieux que de lire l’envie réfrénée à même un visage… Et la savoir acquise. A lui seulement.
Elle l’avait finalement rejoint. De l’autre côté du bureau. Cet angle de perspective connu par lui, entrant dans le périmètre culminant de l’incarnation de son pouvoir.
C’était la raison pour laquelle il n’aurait jamais eu pour idée de la mener au sofa qui décorait le lieu. Trop commun malgré l’intérêt intrinsèque du lieu que constituait à lui seul, son bureau.
Ils avaient parlé fantasmes, désirs. Dans les fantasmagories d’un individu aussi avide et rapace que Preminger, il n’y avait guère de place aux vulgaires scénarios qui excitaient le peuple. Il lui fallait du grandiose. L’apothéose d’un symbole. Un bureau, qui plus est : le sien, ne pouvait pas se voir réduit à un simple décorum. Il convenait davantage de replacer ce dernier au centre de l’ébat. Le bureau. Le pouvoir. L’ascension. La gloire. Le Maire.
Et maintenant ? Que fait-on ?

« Tu n’as pas idée... » Son sourire répondait au sien, énigmatique et pourtant détenteur de la clef. Il savait. Les scénarios envisagés par la jeune femme, ceux qu’il lui avait teasé. En avait-elle compris le sens ? La portée ? L’ambition ? Il se tut. Les mots ne servaient plus à rien. Trop en dire écornait le mystère, créant doutes, angoisses, anticipation. Il ne fallait rien d’autre que se laisser porter. Qu’elle se laisse porter… dans l’antre même de ses rêveries de gloire. Et se taisant ainsi, Erwin perdurait l’ambiance qu’il avait créée à la minute de la planification de ce rendez-vous.
Il n’avança pas. Laissant un écart entre leurs deux corps, un écart trop étroit pour deux simples connaissances mais non encore inexistant pour deux amants. Un écart de façade. Si quelqu’un entrait...ce quelqu’un se douterait de l’issue de cet échange ne serait-ce que par leurs proximités, quand bien même rien n’ait été consommé par la moindre caresse. Les postures, leurs souffles, leurs regards se suffisaient. Cette idée suffit à l’enthousiasmer davantage. Ses iris flambant plongés dans ceux d’Alexis, il se saisit des deux poignets de la jeune femme, refermant sur eux ses longs doigts, tels des pièges. Il l’immobilisait, ainsi. Une première fois. Sans ébaucher le moindre mot, mais sans rompre pour autant le contact oculaire. Ses mains avaient remonté celles de la jeune femme, les guidant jusqu’à la naissance de son cou. Là alors, arrivant à hauteur du ruban qui lui seyait le cou, il avait relâché sa capture, précisant néanmoins les mots, qui veilleraient à ce que son emprise pourtant ne se rompe point :

- « Délace-donc, cela ».

Simplement. Tellement en réalité. Le résultat de ses paroles n’avait pas tardé à se faire attendre chez elle, la libérant d’un poids soudain. La malice surgissait déjà sur son visage, attisant son regard bleu. Elle se croyait en terrain connu. Balisé uniquement d’ordres et injonctions. Elle était loin de se douter…
Les mains souples de la jeune délacèrent le nœud, le ruban, alors que ses yeux gardaient en eux la lueur de défi qu’il lui avait appris à conserver. La fierté de ses gestes. L’assurance de sa personne. Cette lumière fière et pourtant conquise dont ses yeux se révélaient friands…
Le poids léger du ruban s’ôta bientôt de son cou… Mais lorsque la jeune femme s’empressait presque de passer à déboutonner le haut de sa chemise, toute fière de son apprentissage, toute languie de son désir, ses doigts retrouvèrent, immuablement, ses poignets, stoppant toute tentative. Il claqua, alors de la langue, pour signifier sa désapprobation, faisant résonner le son sur son palais.

Tttt. Non. Pour le moment, cela suffit.

En aucun cas, son ton n’avait emprunté au désagréable. Mais, tout en conservant son miel caressant, une note impérieuse tintait au gré de sa voix, ne laissant aucun doute à Alexis. Ce qu’il lui demandait était sans appel. Aussi clairement que de ses mains, il interrompait ses gestes, menottant ses envies, empêchant ses initiatives. Il l’étonna puisqu’elle releva une tête curieuse, perplexe de ce refus net. Décidément, elle ne semblait avoir aucune idée du jeu auquel il jouait. Quel délice… N’était-ce pas évident, qu’il ne s’agissait que d’une interdiction en plein coeur de l’action à laquelle ils se trouvaient désireux de se livrer et non une fin de recevoir de toute initiative en ce sens ? Sa communication n’était pour autant pas mauvaise. Mais sûrement était-elle particulièrement déstabilisée de toute cette parcimonie en matière d’échauffement physique. Et ses sens se révélaient bien trop mis à l’épreuve pour rationaliser son comportement. Pour elle, c’était tout ou rien. Elle donnait entièrement ou ne donnait rien. Elle n’était guère faite comme lui, cet individu inconséquent pour qui donner n’était qu’une méthode pour obtenir. Alexis offrait sans compter. Plus qu’elle ne prenait. Ainsi était-elle cette âme noble et généreuse, dont le coeur pourtant vibrait pour le sien.
Il n’infléchit pour autant pas sa méthode, face à son indécision. Son trouble notable augmentait la tension… Il le ressentait… Remarquait les souffles. Les saccades des respirations. La sienne n’était pas en reste. Preminger sentait son influence se construire. Tendant la paume de sa main vers le ciel, il intima, les yeux posés sur le ruban :

Donne-le-moi, maintenant, Trésor...

Il aurait pu le prendre par lui-même. Elle n’y aurait opposé, il le savait, aucune résistance particulière. Après tout, l’objet était SA possession. Il était en droit de réclamer sa restitution d’une manière ou d’une autre. Mais le verbaliser mettait en lumière son importance, semait un indice quant à son usage, tout en asseyant d’ores et déjà, cette relation de domination. Qu’elle lui offre donc l’instrument qui conduirait à sa « perte ». Il avait pris un soin tout savant à l’enfiler le matin même, songeant à quelles merveilles, ce rare et charmant petit accessoire servirait en Temps utile. Et à présent, le Temps était venu. Son regard vipérin s’échappa un bref instant, des yeux de la jeune femme, se déposant sur sa robe sanglante, brûlante, anticipant le scénario. Bientôt. Il imaginait déjà l’étoffe s’ébattre sur le sol. S’enthousiasmait déjà, sentant ses sens s’affûter, tel un reptile prêt à s’enrouler autour de sa proie. Le regard d’Alexis s’était fait trouble. L’hésitation, dansante, semblait s’accroître en elle. Mais elle le ferait. Evidemment. Ce n’était que lui donner un ruban après tout. Rien de complexe. Et elle lui déposa, à l’intérieur de la main.
Il aurait pu observer l’objet, il se laissa à l’inverse le Temps de bien davantage, la dévisager, se promenant impudiquement au creux de son âme troublée, la jaugeant, la jugeant aussi. Ses yeux possédaient un pouvoir ensorcelant, originaux qu’ils étaient et hypnotiques. Alexis n’avait jamais eu besoin de le verbaliser, il avait si aisément la puissance qu’il tirait de ce seul regard inquisiteur et tentateur qu’il possédait. Il en usait alors et tout particulièrement, dans ces circonstances alléchantes, la forçant à perdre la boussole de raison qu’elle possédait, pour n’écouter de les battements désordonnés de son coeur et les pulsations de son désir. Et à présent, que le lacet se trouvait en sa possession, le jeu pouvait réellement commencer… Il sentit un frisson d’excitation le parcourir, alors ses lèvres se retroussaient un peu dans un sourire carnassier. Détournant cette fois, son regard de la jeune femme, il préleva le ruban entre son index et son pouce droit en profitant pour l’observer. Ce n’était pas l’objet qu’il voyait, ordinaire bien que coûteux mais son usage futur… Alléchant. Il roula le tissus entre ses doigts fins, proférant d’une voix caressante :

C’est un bien joli objet, n’est-ce pas ? … Such a pretty thing.

A présent, il la regardait e nouveau. Un voile de mystère le paraît un peu. Il veillait à n’en dire trop. L’inconnu éveillait l’excitation. Le sentiment de voyage dans les affres de ses fantasmes, n’était-il pas délicieux ? Sûrement… Bien évidement… Naturellement. Il y plongea, profondément.

Sais-tu ce que j’aimerais, Trésor ? … Ce que je veux ? Je veux que tu te déshabilles.

Il savait qu’Alexis haïssait les ordres. Mais… en définitive, la réponse lui revenait… Comment refuser ? Elle pouvait toujours se parer d’outrages, il ne la forçait en rien. Se contentait de verbaliser ses désirs. Elle avait la possibilité de refuser. De tourner les talons ou de simplement dire non. Mais elle n’en ferait rien. Parce qu’elle aimait autant que lui, cette sorte de domination qui s’installait entre eux. Elle se révoltait toujours, mais en défintive cédait toujours dans leurs ébats. Peut-être était-ce la raison pour laquelle, ils trouvaient tous deux autant de plaisir dans l’acte charnel. Dans ce moment, ils relâchaient la barrière pour se montrer tels qu’ils étaient, s’acceptant pleinement. Et si elle s’obstinait à lutter contre son orgueil directionnel quotidiennement, il la vainquait en permanence dans ces moments et elle s’offrait à lui, lui rappelant que toute posture et conviction oubliées, son âme et son corps étaient siens.
Alors, elle le ferait. Il n’y avait rien de plus excitant que de le faire monter le désir, n’est-ce pas ? Ou de simplement le laisser s’exprimer… N’était-ce pas cela un déshabillage, sinon l’effeuillage même de la pudeur, un exact moment où l’on se livrait à l’autre, dans les regards et le silence ? Où le simple regard émoustillait aussi pleinement que la caresse divine de mains expertes. Et son regard n’était-il pas le plus impudique et le plus lubrique qu’il était possible ? De ses yeux, il possédait déjà …
Aussi il tourna les talons, un bref instant, pour mieux s’installer dans son fauteuil. Le ruban toujours entre ses doigts. Il profiterait d’un spectacle purement exclusif, n’est-ce pas ? Son unique plaisir. Sa tempête. Même si Enora n’esquissait encore aucun geste…

Allez... déshabille-toi.

Prenant ses aises, il s’était glissé dans le confort du fauteuil dans un soupir d’aise, croisant les jambes. Attendit… Elle ne faisait rien… Pourquoi diantre ? Un spasme agacé passa sur son visage, vite chassé par l’analyse qu’il faisait de la situation… Ce n’était pas qu’elle refusait… non. Comment refuser ? C’était autre chose, de bien plus curieux et incompréhensible, mais qui se dégageait de l’entièreté de son attitude précédente… Elle ne se rebiffait pas. Elle était simplement… effrayée. Une attitude vis-à-vis de lui qu’il n’avait que rarement eu l’occasion de voir pondre sur le visage de sa maîtresse. Lorsqu’elle s’était présentée, des situations particulièrement graves se présentaient à eux. Et le spectre de sa cruauté innée avait surgit devant elle. Là… Se faisait-elle ressentir ? Ressentait-elle la noirceur de son aura rien que dans ce jeu de soumission volontaire ? Dans sa posture altière ? Dans le sourire qui déformait ses lèvres ? Il n’avait pourtant pas eu vocation à l’intimider par la peur. N’avait voulu, aucunement, qu’elle ne le craigne réellement. Juste voulu qu’elle cède à ce jeu… Qu’elle l’attise. Qu’elle lui cède. Et s’attise par la même occasion. Cette prise de conscience éteignit un peu son excitation enflammée… Mais il refusait bien de s’en dépaître…

Détends-toi, Trésor... Cela n'a vocation qu'à être...particularly exciting. Just for teasing me... Nothing else.

Sa voix ne s’était pas départie pour autant de sa concupiscence. Parce que cela n’avait eu vocation qu’à être que cela. Un échauffement des sens. Un lâcher-prise de sa part. Si elle craignait dès à présent... Un sourire moqueur ourla son visage. « Qu’est-ce que cela serait ensuite… » Ce recul n’était pas pour autant désagréable. Cela restait une initiation. Avec les doutes que cela générait, les angoisses et les victoires brûlantes que cela apporterait. Cela lui plairait, il le sentait. C’était parfait pour elle. Pour eux. Pour lui. Cela correspondait parfait à ce qu’ils pouvaient être individuellement et ce qu’ils pouvaient être ensemble. Tordus et complémentaires.
Ses paroles l’avaient rassurée et il laissa son sourire se corrompre à nouveau lorsqu’elle se détendit, un peu, relâchant progressivement ses angoisses. Elle resterait tendue, indubitablement, mais il suffisait qu’elle se lance pour que progressivement les contours du réel ne s’efface et qu’elle se prenne au jeu. En attendant, il se cala à nouveau confortablement dans le fauteuil, bien plus paresseusement que jusqu’alors, arborant une moue hautaine et rusée. Ses doigts reprirent leur jeu, torsadant le ruban, entre sa main, le faisant glisser sur sa peau au fur et à mesure qu’Alexis s’éveillait à sa demande. Il la regarda délasser la boucle de sa ceinture sans cesser de l’observer, non sans l’ouvrir. ENFIN… Préférer la laisser glisser le long de son corps, dans une nonchalance calculée, avant de s’attaquer à la robe. En définitive, il y avait si peu de tissus cachant les détails de son corps, songea-t-il avec amusement, d’où l’intérêt de rendre l’effeuillage particulièrement original. N’était-ce pas célébrer l’événement de s’offrir à nouveau, après des moins d’abstinence forcé ? Un moment où elle se livrait à lui, d’une toute autre manière. Aussi, il la regarda s’attaquer à la robe, presser de ses mains son jupon, remontant le tissu révélant les bas noirs couvrant ses mollets. Ses gestes possédaient des airs de danseuse de revue, mais d’une bien plus élévée élégance… Sa main remonta encore, découvrant ses cuisses blanches et le porte-jarretelle violine qu’Erwin reconnu directement pour l’avoir observer quelque Temps plutôt à ses côtés, lors d’une après-midi de boutiques. Il n’avait rien laissé entendre, juste laissé traîner un regard appréciateur sur l’objet, au-delà des commentaires qu’il pouvait bien penser sur ces boutiques et se voyait ravi d’avoir su se faire comprendre. Il laissa même un petit rire s’échapper de ses lèvres, tandis que son regard errait sur la dentelle. Assortie à son costume. Assortie à Lui. Ses mains tirèrent sur la cordelette, tendant le ruban à son maximum, dans un son sourd et net… Ca serait parfait… Enora se prenait au jeu, progressivement. s’il la déshabillait de son regard, il l’échauffait de la même manière… Là où se déposait ses yeux, une chaleur naissait, selon la mine satisfaite qu’il prenait à aborder, l’inspection à la limite de l’insolence, aguicheur et subtilement intrusif… Elle recula pour mieux prendre appui de ses mains sur le bureau, forçant ainsi la robe rouge à se soulever encore, révélant davantage. L’angle choisi se révélait idéal. L’indécent déjà franchi. Il devinait aisément la forme de l’ensemble qui couvrait son bas-ventre, suivait les contours lorsque la robe se soulevait alors, gravissant son corps dans une lente révélation. Exercice d’une particulière délicatesse, bien loin d’une vulgarité ostentatoire. Sobre presque, mais non moins efficace. Il y retrouvait à égal dosage sa malice et sa candeur et sentait sa curiosité s’exciter à la révélation. La robe presque s’ôtait à présent. Elle la passa par dessus sa tête, révélant, enfin, la lingerie qui seyait sa poitrine. Superbe… L’ensemble était ravissant... Sentait-elle son regard se promener sur elle avec une voracité impérieuse ? Imaginait-elle son contact sur elle, son toucher, les effleurements à même sa chair ? Son souffle sur elle ? La montée du désir.
Comme soucieuse de lui offrir un nouveau point de vue, elle s’abaissa enfin pour déposer la robe au sol puis se redressa, s’essayant à une posture nouvelle, mains dans le dos, s’adossant un peu au bureau, y prenant appui pour arquer le dos, gonflant sa poitrine. L’échauffer. Lui plaire. Voilà ce qu’elle recherchait, faire naître la même sensation qu’il créait en elle… Et réussirait-il ? Il lorgna vers elle ainsi, sauvage et désirable… ses longs cheveux, leur longueur, sa position suggestive, ses jambes qui lui paraissaient ainsi, plus longues qu’à l’ordinaire soulignées par les bas, le porte-jarrette qui soulignait sa cuisse ronde et souple. Il inspira un peu plus longuement, continuant à la dévisager avec une culot cru, comme si aussi déshabillée qu’elle pouvait être, il ne la voyait déjà que nue. Il était si aisé de deviner son corps connu dans l’habillage soigné des déshabillés : ils n’avaient aucune vocation à dissimuler, bien davantage à exciter, faire deviner, souligner, appeler… Emoustiller. Leur beauté faisait même, davantage, que office d’une parure, un écrin sublime… si sensuel écrin…

Quand tu me demande de me déshabiller... tu veux aussi que j’enlève ça ? Je peux, tu sais…

Elle avait ramené une main sur le devant faisant mine de délacer au niveau de son ventre le porte-jarretelle. Il n’avait esquissé aucun mouvement pour l’en empêcher. Elle ne le ferait pas. A quoi bon se parer d’un aussi charmant embellissement pour en ôter tous les charmes si aisément ? Il n’avait guère envie de l’avoir nue si vite. Il la voulait d’abord ainsi. Dans ses minauderies dentelles violettes qui soulignaient de manière si vive ses courbures et le galbe de
cuisses. Luxueuse. Précieuse, autant que lui. Son caprice, son trésor, sa tempête, son Enora… Ils se complétaient.. Quand bien même elle ne le voyait pas encore, la vie de château lui seyait à merveille. Il voulait cela. L’ensevelir sous une pluie de dentelle ; la retrouvant pourtant bien elle-même au-delà, luxurieuse et débauchée, simple et viscérale. Complice, douce, séductrice.

Mais ce serait dommage de ne pas en profiter plus, tu ne penses pas ?
« Le violet est bien trop exquis pour s’ôter, trésor… N’est-ce pas comme si, en permanence, je te parais de mes mains..en tout point ?  Tu y penseras la prochaine fois que tu t’observeras dans le miroir...»

Un ricanement s’échappa de sa bouche, après un Temps d’arrêt, alors qu’il s’accoudait doucement, prenant un instant pour observer la scène qui lui était jouée. Une chaleur lascive venait les entourer, réchauffant leurs sens bruts. Il croisa les jambes au niveau de ses chevilles, fièrement, sachant qu’elle appréciait la vue qu’il lui offrait autant qu’il appréciait la sienne. Sa beauté perverse enflammait si aisément et puissamment les sens. De l’index, il se caressa la lèvre, pensivement, la laissant observer sa bouche charnue, sensuelle.

« Quelle impudent spectacle, trésor, si l’on venait à nous surprendre ainsi… Pense à ce que l’on verrait de nous… De toi dans cette si outrageuse posture… »

Il pensait aux autres avec tant de mépris que même sa voix caressante n’avait pas réussi à en gommer la pointe de dédain, mais cela ne possédait aucune espèce d’importance. Il ne disait pas cela pour lui. Il disait cela pour elle. Lui rappelant par la même occasion la porte close dont le verrou n’avait pas été tourné. Causant la montée de son enfièvrement. Si bien qu’il guetta avec un délice non dissimulé les traces de ce rappel sur son corps et son visage, s’accordant un rire sardonique lorsque l’issue en fut claire, et non équivoque :

« Que dirais-tu de pimenter encore davantage cette piquante et scandaleuse ...situation….trésor ?  Aussi outrageuse soit-elle, il serait dommage que cette perspective ne soit que visuelle. Pour mieux appréhender son immoralité ne faut-il pas...la consommer ?»

Alors que son visage s’illuminait d’une lueur sardonique, d’un mouvement impérieux de pied, il rapprocha sa chaise d’elle. Son corps le frôlait presque et elle se penchait si facilement vers lui pour le rejoindre qu’il leva l’index avant le moindre mouvement de sa part :

« Non… Ne bouge pas trésor… Tu ne me toucheras pas encore… »

Mais lui pouvait… Il entortilla le ruban le long de son index, profitant de sa proximité pour déposer ses mains sur elle , chaudes, caressantes Sans s’approcher, son visage se trouvait à proximité de la poitrine de la libraire, et ses mains de ses jambes. Il les déposa toutes deux sur le haut de ses genoux, les inscrivant doucement dans sa chair tendre, relevant la tête lentement vers elle. l’éveil des sens… Soumit ses yeux bleus au feu de son regard embrasé. Il la vit inspirer lentement, tentant de conserver sous son apparente tranquillité retrouvée, son sourire mutin dont le contour trembla un peu lorsqu’il remonta les paumes de sa main le long de ses cuisses. Ascension lente, délicate… A quoi bon se presser ? Le désir montait dans la tension, l’affleurement. Une zone si hétérogène… L’attente devenait brûlante, lancinante, intolérable pour elle. Il le voyait à sa respiration progressive, lourde, pesante... Il immobilisa son mouvement, le reprenant quelque peu pour égarer le bout de ses doigts vers l’intérieur de ses cuisses… Enfin. Son sourire s’accentua, découvrant ses dents blanches, alors que les lèvres douces de la jeune femme exhalait un soupir gracieux. Il creusa cette voie fortunée, s’amusant à titiller la chair, là où la brûlure naissait, tendre et bienvenue. Soierie crépitante…
Tout en ce faisant, il avança encore, la forçant à reculer encore, monter. Presque de force sur le bureau, impérativement. Alors elle s’agrippa au meuble, ouvrant, davantage les jambes, lui accordant l’avancée bénie qu’il recherchait. Ses mains ne cessèrent pas. Bien au contraire. Elles encouragèrent l’incartade, élargissant l’interstice, continuant leurs douces et traîtresses caresses, attouchement flamboyants. Titillant les instincts flambants de la jeune femme, éveillant les siens. Douce indécence… Sa bouche nue s’y posa, alors, elle-même. Vorace. Sur la chair brûlante de ses cuisses. Scellant le premier baiser de ces retrouvailles des sens. Tendre toucher mais brûlante indécence, déclenchant un long frémissement animal et vibrant sur l’entièreté du corps ployé d’Alexis. Il en frémit d’orgueil, ouvrant la bouche pour mieux aspirer sa peau fine et la livrer à la pointe de ses dents aiguisées. Sa peau rougeoyait sous son contact, lisse comme de la soie, câline et soyeuse. Une pente glissante pour sa langue, créeée pour l’attirer, plus loin au coeur vibrant de sa sensuelle volupté. Il jouait de cette terrible balade, créant en elle, moult soupirs langoureux, exhalés et pourtant contenus. Il n’avait pourtant pas franchi la limite, se figeant alors à l’ultime progression. l’ultime barrière. Si peu à franchir encore que le bandeau de dentelle léger. c’était si peu. Si facile. Quelle tentation incitatrice… Il perçu distinctement, Alexis gonfler ses poumons. Se contenant à grand peine… Elle s’arquait presque, luttait. Dans l’expectative. Dans l’envie… Quelle délicieuse sensation que l’Attente, l’envie culminante, l’Espoir… Il n’avait qu’à venir. Combler le désir attisé qu’ils créaient de l’insolence de leurs yeux, la séduction de leurs sourires... Devant la fine barrière de dentelle, il se contenta, pourtant d’y exhaler un simple soupir, relevant les yeux sur elle pour en savoureux le trouble, un ricanement sourd figé sur son visage enflammé et pétri de frémissement. Quelle délice pour lui que de différer ce plaisir, que de la supplicier dans ces sourd vertige… A lui, maintenant !...
Il recula, gorgé de cet interlude, abaissant ses mains du haut vers le bas de ses cuisses pour l’inciter à descendre du bureau… Sa voix, sourde, chuchota, dans le silence équivoque de mots tus.

« Mets-toi à genoux... »


crackle bones

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

Une averse de soleil tomba sur ce désert blanc, éclatant et glacé.

ICI GIT L'ERREUR :
http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t80427-how-can-i-refuse-erwi


Erwin Dorian
« If the crown should fit, then how can I refuse? »

Erwin Dorian

| Avatar : Rufus Sewell

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Vba9
- Pour ma victoire? C'est adorable, trésor... Même si en toute modestie, je dois admettre, qu'au-delà de cela, je suis un prestigieux modèle pour mes concitoyens"
(Alexis pense-t-elle qu'il est parti trop loin? Sûrement! On approuve)

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Sn0a
Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Da6n
Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 W2ja

| Conte : Coeur de Princesse/Le Prince et le Pauvre
| Dans le monde des contes, je suis : : Preminger

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Hmch

| Cadavres : 1283



Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 _



________________________________________ Ven 29 Avr 2022 - 23:51 « If the crown should fit, then how can I refuse? »

Bon Sang ne peut mentir
“Ses lèvres étaient rouges, ses regards étaient effrontés,
Ses cheveux étaient jaunes comme l'or”

Une posture des plus éloquentes qui récolta un amusement mutin chez sa maîtresse. L’appel se voulait sans équivoque. Une demande pour une position qui n’outrait en rien sa royale personne. Elle ne protesta pas, bien au contraire, se laissant glisser le long de ses doigts pour toucher le sol de ses genoux. Il la laissa prendre son aise, juchée sur ses talons hauts, patiemment, lui offrant même, la « générosité » d’accompagner son geste en lui offrant sa main pour s’y appuyer. Ne lui rendit pour autant pas une fois la manœuvre effectuée, en profitant pour embrasser son poignet là où ses veines bleues dansaient, fragiles sur son poignet délicat avant de tendre ses serres affûtées :

« Confie-moi donc l’autre »…

Elle lui avait confié, après une seconde d’hésitation tandis qu’il flattait encore, trompeusement le creux de sa peau, ses doigts de la main gauche dansant sur le haut de la dentelle violine. Il l’avait remerciée, d’un baiser prolongé, caresse sensuelle sur le haut de sa main...Précautionneusement, avec la même vigilance que s’il manipulait un objet rare, il avait joint les paumes des mains de la jeune femme, dans une prière glorieuse à sa totale magnificence. Il gloussait encore, tout en dénouant de son index et de son poignet le long lacet violet. Releva les yeux vers Alexis. Elle l’observait de ses yeux clairs voilés d’envie, la poitrine gonflée par le désir, ne comprenant pas encore son manège. Le ruban glissa autour de ses poignets. Il s’en saisit alors qu’il menottait ses yeux à ceux de la jeune femme, le souffle court. N’ajouta rien. Ne parla pas. Son regard émoustillé s’exprimait déjà. Celui d’Alexis, en revanche, manifestait une once appréhension… Il avait vu son regard rompre le contact avec le sien pour voler jusqu’au nœud qu’il traçait, avant de les relever, déglutissant:

- « Je...je crois que j’a un peu peur...je n’ai jamais fait...ça... »

Réalisait-elle ce qui l’attendait ? Suspendant son geste, il souleva les poignets joints entre ses deux paumes, les approchant de sa bouche pour les embrasser doucement :

« Mon petit trésor… Que crois-tu qu’il puisse décemment arriver ? » interrogea-t-il une nuance goguenarde au coin de la bouche « Ce n’est qu’une manière comme une autre de t’immobiliser un temps… Tu sais de toute manière que je n’ai aucune difficulté à menotter tes mains...Et je crois me souvenir que ça ne t’avait pas déplu... »

Il était ri, faisant glisser le ruban le long de ses poignets

« Your decision, my dearest…

Il l’avait littéralement roucoulé. Tout convainquant et corrupteur qu’il était, formé de vice et de sensualité… Et en miroir, elle lui avait sourit amusée et un peu rassurée, hochant la tête pour consentir… Il lui avait sourit en retour, d’un sourire contant son envie, son arrogance, alors que ses doigts prestes nouaient les liens, les matérialisant.

« Je crois… je ne sais plus si je t'ai déjà dit que... j'étais claustrophobe et l'idée d'être attachée me fait un peu le même effet je crois... si jamais ça ne va pas, tu me détacheras hein ?"

Le regard de la jeune femme s’était perdu sur le nœud, concentrée à l’extrême.
Il gloussa présomptueusement , la trouvant désespéramment charmante de naïveté.

« Bien sûr que non, je te laisserai dans mon bureau pour l’éternitéééé… » répliqua-t-il avec une emphase moqueuse , relâchant un bref instant sa main pour effectuer un geste vaste et désuet de la main, avant de rajouter, plus suavement, sans néanmoins se départir de sa dérision « Ca aussi, ça peut être plaisant… Moins pour ma réputation. Evidemment.» rajouta-t-il plus sérieusement
«Evidemment »

Il lui avait souri en retour, plus délicatement. Elle avait des raisons de se méfier de lui, tout en n’ayant aucune motivation de le croire prêt à profiter d’elle d’une manière bien plus mauvaise. Il savait que chemin faisant, elle testait bien plus que sa capacité à s’inquiéter de la solidité d’un nœud… Elle mettait à l’épreuve sa confiance en Lui. Et y avait-il meilleur chemin pour l’Avenir, leur avenir et le Sien, que de l’y inciter ?
Terminant son ouvrage, il en testa sa solidité, jaugeant la robustesse de l’objet et l’aisance avec laquelle, il pourrait le dénier, paracheva l’œuvre en prenant le Temps d’accrocher la broche maintenant le tout sur le ruban, sans heurter la chair de sa maîtresse.

« Parfait… Rien que je ne sache délier… » précisa-t-il à voix haute, pour l’apaiser en partie, par arrogance de l’autre.

Il était parfaitement habile de ses doigts et si elle n’était pas ignorante de ce détail dans certaines circonstances, d’autres restaient mystérieuses pour elle. Crocheter une serrure résultait d’une formalité. Ses doigts agiles savaient à quel point agripper
Reculant d’un coup de talon, il la libéra, lui laissant à présent davantage d’espace entre le bureau et sa propre chaise. Ses doigts n’avaient néanmoins pas lâché le ruban…. Ils glissèrent jusqu’à l’autre bout, l’entraînant jusqu’à la poignée d’un métal doré qui ornait le premier tiroir de droite de son bureau…Avec aisance, il fit passer le bout de tissu, le nouant avec application, alors qu’il sentait le regard quelque peu perplexe d’Alexis sur lui.
Elle en resta muette, cependant. Il observa le ruban, satisfait de sa longueur. Il avait jaugé et effectué quelques vérifications pour s’assurer de la possibilité de la nouer à cette poignée en ayant le large choix de la position. Cela résultait de sa décision de commencer de la manière la plus délicate possible. Ainsi noué, ainsi attachée, ses mains n’étaient même pas tirées vers le mobilier. Elle conservait une force de mouvement sécurisante, qui ne serait pas toujours aussi conséquente, au gré de leurs charmantes futures tergiversations… Mais au moins débutait-elle avec les honneurs, une situation qui lui rappelait, que même attachée, elle restait encore libre de ses mouvements. Tout en demeurant parfaitement...dédiée au bureau. Dédiée à lui. Car elle était sienne, pleinement et entre ses griffes. Comme jamais encore.

Maintenant… » intima-t-il…

Cessa, inspira un peu, prenant l’occasion d’observer le fruit de son récent ouvrage. Ses mains jointes, le fin ruban qui la liait au bureau, au symbole de sa réussite. Voilà qui était si profondément symbolique… Si odieusement superbe. Une manière terriblement corrompue de signifier sa réussie et ce qu’il était réellement, au-delà des masques et des sourires. Une victoire qu’Alexis avait suivi dans l’ombre, mesurant davantage qu’autrui les dangers de son accession. Elle les incarnait aussi, aujourd'hui. Elle, le si charmant trésor de l’ancien trésorier devenu maire. Elle qui deviendrait un jour la Favorite du Roi et plus que son arme, la complice de son ascension. Sa maîtresse… Non par abus, mais par choix. Parce qu’ils se complétaient, parce qu’ils se comprenaient. Parce qu’elle était un appui et davantage que bien d’autres. Leur rencontre n’était pas le fruit du hasard. Ce qu’ils construisaient ensemble, dans l’intimité possédait une saveur. Une intensité où s’étirait puissance et volupté.
Se mêlait à cette excitation intellectuelle, une exaltation sensorielle non négligeable de par la vision si irrévérencieuse qu’elle offrait. Un paradoxe de liberté, d’audace et de dévouement… Libre, fière. Ployant devant lui-seul. Mais la seule grâce de son envie. Séduisant paradoxe qui plus est… Il s’était reculé encore s’offrant de l’ampleur. Ses yeux remontèrent les courbes gracieuses surlignées, attractives de dentelle, la manière dont ses cheveux bruns bouclés se propageaient soigneusement sur le haut de sa peau délicate, les mains jointes qu’elle conservait sur ses genoux telle une jeune femme priant pour l’absolution. La sienne. Il n’y n’avait pas d’autre. Une ensorceleuse pécheresse repentie ou une sujet venue l’adorer de toutes les manières dont il méritait de l’être. A sa seule merci, à son seul bon vouloir… Il siégeait tel le Roi sur son trône… A cette pensée, ses yeux miroitèrent, se percevant à travers ses yeux : impitoyable tentateur… Le chantre du vice… Alors qu’il s’accoudait, nonchalamment, ses doigts jouèrent avec la boucle de son pantalon… Il pouvait si aisément délier… S’engouffrer dans la frénésie céder à son envie. Elle ne s’échapperait pas, elle était là, attendant qu’il vienne. Mais à quoi servait-il donc de se presser ainsi ? Il préférait de loin se concentrer sur l’instant, les futiles mais si délicieux détails que cette situation faisait naître en elle. La manière dont sa respiration s’intensifiait au gré de ses mouvements, le voile troublé que l’envie créait, brouillant son visage de vice, la splendeur de son corps ainsi offert, ainsi lié… La confiance qu’elle lui offrait, s’offrant. Sa main preste desserra la ceinture, en faisant glisser la boucle. Rien n’était hâtif. Tout se savourait. Il menottait son regard à celui d’Alexis, calquant sa respiration sur le saisissement troublé de la jeune fille, ne la lâchant pas. Qu’elle le regarde. Qu’elle le voit. Sublime, splendide, dirigiste et puissant. Une souffrance exiguë d’anticipation, se transmettant par son regard braisé. Son regard la déshabillait, la toucher, la caressait longuement, sans même qu’il n’ait besoin de rompre le contact oculaire. L’expectative acroissait les sensations, l’attente les portait aux nues. Il était un spectacle. Le plus désirable, le plus captivant… Il dégrafa le reste du tissu, adroitement, s’accordant le luxe de parcourir de sa main sa masse de cheveux brunes, dans une posture altière. Accoudé lascif, superbe divinité vénéneuse dont elle scrutait les mouvements, les sens en attente… La fermeture s’était ouverte, libérant un interstice divin au supplice qui croissait de leurs jeux interdits. Bientôt… D’un coup de pieds bien plus hâtif, il avait projeté sa chaise en avant, réduisant l’espace qui la séparait de son corps…les yeux d’or en fusion s’immisçant dans ceux d’Alexis, l’acculant au bureau. Il sentait l’appel de son corps. Le sien avançait vers elle, puissant, attractif. Tirant par la même occasion de la pointe de sa chaussure sur le ruban, il impulsa une légère bascule de ses mains et de son buste vers l’avant, vers lui. La collant à son corps.

« Approche. trésooor.. »

Son index la désigna, avant de se recroqueviller mimant le mouvement qu’il attendait d’elle, tandis qu’il écartait un peu les cuisses, encourageant son visage à s’y lover languissamment...
Elle s’y avançait déjà, mutine galante, les yeux dans les siens, le souffle court, et il en perçut la caresse incendiaire au-delà de toute frontière que le tissu créait… Bientôt… Dès à présent ! Il la sentait. Le désir gonflait dans leurs yeux. Et sa vision grisante augmentait son envie, d’elle si impudiquement proche… Si elle venait… Si elle prenait… L’impression de la sensation montait en lui… Sentant sa convoitise se renforcer, s’amplifier dans le sursis, son autre main, bien plus frondeuse, s’immisça, vivement, au-delà de l’entrebâillement du pantalon, soucieuse de l’en libérer sitôt. Il réprima un frisson lascif, alors qu’il l’extrayait du vêtement, le présentant, urgemment, à la bordure de ses lèvres suaves … oh…vice. Il concevait d’avance leur forme, leur chaleur, leur texture sur lui, l’adresse de sa langue, comme si elle le parcourait déjà…

« Que ta langue chante mes louanges, que ta bouche soit remplie d’adoration, que tes mains jouent à ma gloire, que ton corps entier me célèbre... » roucoula-t-il suavement, les yeux ensorcelants, s’humectant lentement, les lèvres, l’attisant par mimétisme du geste qu’il désirait tant.

Une vague de chaleur l’enveloppa, fondant, brûlante dans son entrejambe, alors qu’elle entrouvrit la bouche pour le recevoir entier. Alors, sentit-il ses sens s’embraser instantanément, alors que les lèvres rouges de sa maitresse se refermaient avec délice. Il la comprenait. Après tout, il ne s’appréciait pas comme une heureuse rencontre. Non, Preminger était un chef d’œuvre ! L’Art se voulait intransigeant, il n’apportait pas douceur et calme. Il ravageait, amenant dans son ombre, passion, frénésie, souffrance et plaisir au-delà de l’imaginable. Un délectable poison, aussi toxique qu’addictif. C’était ce pourquoi, ses mains si fines et délicates, calligraphiaient leur transport éveillant sa chair d’un heureux emballement …
Et c’était ce pourquoi, sa bouche trouvait si aisément les moyens enchanteurs de composer à son intention la plus savoureuse des partitions. Qu’elle continue donc de jouer si élégamment ! Son bassin s’irradiait sous la tiédeur chaude des plus effrontées embrassades, générant en lui un soubresaut lascif, causé par la volupté qui naissait de ses caresses.
Impétueuse, sa main gauche s’incrusta le long de sa mâchoire, flattant l’effort d’une caresse de l’index :

« Ne cesse point de me regarder. Je veux sentir ton regard…et plus encore, je te veux entièrement»

Elle ne cessa point. Poursuivit ses gourmandes tribulations avec une ardeur si pleine, qu’il perdit presque les contours de ses ingénieuses manœuvres, tout alangui du plaisir qu’il tirait de ces exquisités. Sa langue tendre et humide s’y mêla bientôt s’invitant dans la danse suave, la gorgeant d’une saveur prodigieuse. Il gardait, néanmoins, le contrôle, chaque lapée de plaisir distillé gorgeant ses veines d’un pouvoir neuf et brûlant. Son corps célébré, son être glorifié de la plus perverse des façons le portait à l’orgueil. Il l’observait avec une fierté extatique. Elle. Ses mains liées. Elle, reliée à lui de toutes les manières possibles. Elle était à lui. Tatant sa bonté, goûtant de sa langue avide la largesse de ses bienfaits, annonçant la profondeur de sa perfection. Oh, comme il pouvait aduler sa langue enhardie lorsqu’elle l’employait à de si glorieuses paroles ! Il n’y avait rien de plus rougeoyant que les mots immoraux formulés de la pointe de sa langue, au sommet de son désir… Il ne pouvait se lasser et les plaintes qu’il émettait à leur entente n’avaient rien de réprobateur. Elles sonnaient comme une heureuse félicité. Elle même parfois, gémissait-elle de concert, gorgée de son excitation, à même la peau lorsqu’elle s’y donnait ainsi, dans une voracité urgente, trop privée qu’elle avait été des délices immuables de son corps.
Elle l’appelait… Sensation grisante que de se sentir si aisément célébré… Si fièvreusement désiré. L’Instant devenait célébration et les langueurs d’aise qui s’en perpétuaient lui rappelaient, si tenté qu’il en soit nécessaire, à quel point il était une merveille. Son pouvoir irradiait de celui Qui avait visé si haut, à si juste titre ! Et qui à présent récoltait les dus de sa magnificence. L’ivresse s’éveillait en lui, vorace, avide, fondant ses iris d’or en fusion celle qui le dévisageait, captivée. Ses yeux de glace remplis d’un désir irradiant, sous son aura de flamme.
Oh sa bienheureuse captive. Sa fascinante vestale vêtue de Foudre, qui titillait sa chair, éveillait et faisait croitre son ivresse au gré e ses va-et-viens… Plus que goûter à son emprise, elle l’embrassait entièrement, se vouant à la tâche dans une dévotion électrisante. Tout autant que le ruban symbolisait son acte, elle n’en n’était moins désireuse de la chose, il le savait bien. C’était la raison pour laquelle ce fantasme avait si facilement pris naissance dans l’esprit vil du notaire. Plus que son consentement, il avait son envie, complète, où elle se prêtait au jeu, un feu nouveau la nimbant issu de l’excitation supplémentaire que pimentait son expérience… Ses inspirations affamées, lourdes, achevaient de le prouver… Se soumettre restait une affaire de choix. Et lorsqu’elle prenait la décision que de lui offrir ce qu’il adorait, elle s’ouvrait à une nouvelle expérience, où chaque réussite lui accordait une raison de ne pas se défier de sa confiance en lui. Tout du moins, en ce qui la concernait personnellement. Ainsi, verrait-elle que ses intérêts étaient indissociables des siens. Aussi, osait-elle lui en confier les rênes. Lui confiant la bride sans pour autant négliger les opportunités délicieuses que ses mains pouvaient encore saisir pleinement. Et pour tout ce qu’elles ne saisissaient, sa bouche bavarde s’en mêlait, s’en chargeant habillement. Elle s’aventurait, adroite, experte, foulait de sa langue insolente chaque parcelle de chair pernicieuse concédée à son toucher, inlassablement. Et une langueur précieuse s’emparait, alors de lui, pleinement cheminant au gré des fébriles allées et venues de la bouche charnue de sa maîtresse. Elle traînait, insolente et sensuelle, montait, descendait, alternant les rythmes… Esquissait un tâtonnement pour mieux embrasser sa prise, mue par un instinct brûlant, dans une ivresse croissante, frénétique… Oh quelle sensation. Ses ongles s’étaient enfoncés, alors qu’elle s’y absorbait pleinement, s’y livrait avec l’affolement désespéré passionné d’un baiser flamboyant et profond. Savoureux saisissement… Il s’y abandonna un bref instant, presque malgré lui, rejetant un bref instant la tête en arrière, vaniteusement, tandis sa bouche exhala un mélange de soupir et de gloussement à la perspective folle qui s’offrait à sa vision. La table, le bureau, le lieu. Elle, parée de soie légère, liée, aguicheuse et si plaisamment affairée… Il se repaîtrait de cette vision autant des saveurs interdites qu’elle lui offrait de son si bienheureux savoir-faire, pétillantes, brûlantes, incendiaires. Elles ajoutaient un goût pervers à son tortueux plaisir, le décuplant d’une arrogance sans limite, avivaient aussi ses membres d’une fébrilité languissante. Sa main empoigna ses cheveux, alors qu’elle se reculait pour exhaler un soupir concupiscent, reprenant sa respiration fébrile, le laissant à vif, vide de l’admirable moiteur de ses lèvres, de la saveur prodigieuse que savait ajouter sa langue. Refusant que s’atténue bientôt cette incroyable torpeur. Il stoppa néanmoins son geste, alors qu’elle faisait mine d’y replonger, s’adonnant un bref instant, à non moins délicieuse torture du manque, laissant ses membres s’avivaient davantage au souvenir fébrile et crispant de ce qu’elle venait de lui prodiguer… Oh… Il devinait rien qu’à les fixer l’effet si connu et pourtant si efficace de ses lèvres voluptueuses, désirait ardemment le baiser impur de sa langue humide sur sa chair bouillonnante, la sensation de sa langue experte…
Il inspira profondément, urgemment, s’ancrant dans le trouble entre les boucles de la jeune femme, alors que devançant ses désirs, elle replongeait, se pâmant à même-lui, entre ses cuisses musclées.
Les yeux ouverts, fendus comme un serpent, luisant d’or ardant, il goûtait à l’exhibition langoureuse de son corps à son profit, autant qu’elle goûtait charnellement à ses délices. De ses regards exaltés et épris à sa position lascive et étudiée de ses courbes pour son seul plaisir. Tout était dédié à sa vile et décadente satisfaction : de la courbure admirable de ses seins voluptueusement gonflés du désir farouche qu’il impulsait en elle et parés d’une frustrante dentelle, jusqu’à la manière dont son sourire aguicheur lui permettait de ne perdre aucune miette de la volupté que sa langue lui infligeait. Tout était pour lui. Et il menait le rythme, le sens, l’intensité… alors que son corps entier cédait à l’appel, aux contacts, à la chaleur, la sensation… Sa main impérieuse avait impulsé un mouvement, reprenant les rênes qu’elle lui avait cédé. Impulsant une cadence. Oh que sa course avide ne se termine point… Il jouait avec les nuances, aux frontières de l’indescelable, l’incitant à s’immiscer encore, mieux s’absorber, plus suavement encore, plus longuement. Oh c’était délicieux… Une confiserie…

DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING

Les yeux émergèrent du flou ambiant, brutalement, alors qu’elle se retirait d’un bond, échappant presque à la vigilance de sa poigne… Il la rattrapa de justesse, soutenant l’arrière de sa tête, lui évitant par la même occasion de se heurter violemment au bureau… Qui ? Ses yeux se déposèrent promptement sur le combiné téléphonique observant l’origine de l’appel… Qui annonçait son secrétaire particulier… Un flot de scénarios divers parcourut son esprit… Tant de possibilités qui défilèrent devant ses yeux. Comme la possibilité de laisser sonner, jusqu’à ce que la patience de son appelant s’essouffle. Son secrétaire comprendrait parfaitement qu’il ne devait pas être dérangé, quand bien même il n’en comprendrait pas l’intime raison. Comment l’aurait-il pu ? Le choix le plus aisé et sûrement celui qu’Alexis espérait pleinement qu’il fasse… Il fallait se décider rapidement… Et pourtaaant… Il ramena ses yeux sur elle, à moitié effarouchée, les joues encore rosées de désir… Le sien ne s’était pas évaporé, s’était crispé dans la surprise… La situation se tendait, mais n’était-ce pas là le frisson de l’excitation ? Braver le danger, plus que cela même l’englober entier dans le coeur de ce qu’ils vivaient… Le rendre présent, n’est-ce pas pimenter davantage ?
Ses yeux diaboliques croisèrent ceux d’Alexis et il sut qu’elle avait lu ce qu’il comptait sceller, sans même besoin de le préciser. La connexion s’était faite, digne d’elle, digne de lui.
Tendant le bras, vers le combiné, il avait ourlé ses lèvres d’une moue satisfaite, proférant dans un ronronnement :

« Continue donc… après tout, ils ignorent tout de ce qui se passe entre ces murs. Ils sont loin de l’imaginer, n'est-ce pas?.. »

Un test.. Un défi. Une excitation supplémentaire. Il décrocha le téléphone, le portant à son oreille, tandis que son regard doré se faisait incitatif. « Fais-le. N’est-ce pas outrageusement grisant ? » criait avec arrogance son attitude… Comment refuser ? Oui, en effet. Il inspira profondément,, incrustant ses longs doigts le long de ses boucles… Non pour encourager le mouvement : il convenait de ne pas se lancer dans une telle distraction trop vite, mais pour davantage s’ancrer dans la réalité.

Ouii ? Pourquoi ce dérangement ? » s’exclama-t-il d’un ton aimable et contrôlé.

Il savait qu’il pouvait le faire. Il avait aisément fait pire en tout point… Il sourit à Enora, avec une perfidie exquise, se calant plus confortablement au fond de son siège, alors que sa bouche revenait, insidieuse, provoquante. Son index joua avec une boucle de la jeune femme et il s’y entortilla. Se concentrer sur la discussion. Ne pas se laisser dissoudre par les volutes de plaisir lascif qui couraient de son bas-ventre, incendiant son corps… Oh.. Quelle délicieuse expertise.  :

- « Monsieur le Maire, je suis désolé de vous déranger… J’ai votre femme au téléphone, elle voudrait vous parler. »

Preminger manqua de s’esclaffer. La pauvre reine. Sûrement déçue de ne pas le voir combler la table de sa si précieuse personne et inquiète de la raison qui le poussait à ne pas rentrer… Et pourtant, lui ne s’offrait-il pas, se faisant le plus délicieux en-cas ? Une bouffée de chaleur enivrée parcouru son corps, le faisant chanceler de vertige, il crispa ses doigts, caressant la masse de cheveux de sa maîtresse

- « Mon épouuuse ? » ronronna-t-il férocement, « Et bieeen, passez-la moi ».

Alexis s’était figée de stupeur et il nota son indécision panique. Non. Il refusait que cela cesse. Urgemment, sa poigne lâcha les cheveux de cette dernière, ondoyant le long soyeux de son dos jusqu’à la courbure de ses fesses, alors qu’il professait, à mi-voix, écartant d’un geste dramatique le combiné :

Ne m’obligez pas à sevir, Miss Child… poursuivez donc cette conversation...des plus édifiantes…  » alors que le déclic se faisait entendre, il ramena l’appareil vers lui, changé :

- « Bonjouuur Georgia. Quel est le motif de ton appel ?  »

Il s’agissait d’un exercice de haute voltige… dans une si idyllique situation. Il savait parfaitement à quel point la reine l’appelait avec un réel dévouement. Chose dont était loin de se douter sa charmante Enora. Ce qui signifiait qu’il convenait de jouer parfaitement la comédie, chose parfaitement faisable, en se soumettant en parallèle à de si odieuses caresses. Sa voix avait sonné, égale, sèche. La bouche d’Alexis avait repris, douce, sensuelle, terrible.
La voix claire de son épouse retentit dans le téléphone. Fort heureusement, Erwin avait pris la précaution de ne pas augmenter le volume, s’assurant ainsi que personne à part lui n’entendrait cela :

« ...Erwin, ça va ? » interrogea-t-elle surprise sûrement de son ton emprunté et la froideur de sa question « Je suis désolée d’appeler mais je me faisais un sang d’encre, tu n’es pas encore rentré… j’ai soupçonné au début un rendez-vous tardif, mais le temps s’écoulant et n’arrivant pas à te joindre au téléphone… »
« Bien évidement, je suis OCCUPE. » il avait insisté sur le dernier mot, ravalant un soupir pour ajouter d’un ton dramatique qui lui permit d’expulser sa frustration d’une toute autre manière «  Je pensais que Julian t’avait précisé que je ne rentrais pas au domicile ce midi. Mange sans moi. Tel est la siiii lourde charge de la fonctiiiiion… »

Un sourire ironique flotta sur sa bouche à la vision d’Alexis… Quel libineux tableau… Quel potentiel scandale… Quel délice…

« Je… Je me doute bien, mon chéri. Je m’inquiétais juste…
« Humhummm…. »

Il opina de la tête. Tout contenu qu’il pouvait être, il se livrait pourtant à la félicité causée par la débauche insolente des mouvements entrepris, aux inconvenantes mais si inventives caresses de ses lèvres voraces. Leur vision à même la peau, le secouait d’une suffisance embrasée, alors que son corps glissait dans les affres séduisantes de la torpeur. Il ravala néanmoins un spasme, lorsque suivant si scrupuleusement ses consignes sa bouche gourmande et moite avait usé si habilement de sa langue subtile. Oh chair… Il songeait à rire, songeait à ricaner. La cruauté de la scène lui sautait au visage avec une netteté acérée. Pourtant...loin de s’en horrifier, elle décuplait sa torpeur, l’intensité rougeoyante des sensations… Oh… Il s’humecta les lèvres, le désir et le manque s’incrustant sur son visage, faisant le faisant luire d’envie, articulant sans même chuchoter :

Je me sustenterai d’une autre manière.

Il se mordit la lèvre, ravalant son rire sans la quitter des yeux, alors que sa main remontait, caressant avec une douceur lascive la joue de sa maîtresse. Il n’avait pas réellement suivi ce que marmonnait sa chère reine. Il percevait quelques nuances de discussion quant à la récolte de sommes d’argents qu’elle voulait lancer… Sa main préférait d’avance attiser… avant de s’enrouler traîtreusement sur le haut de sa nuque, rythmant la cadence de son galop efréné, impulsait la vitesse, retenait celle-ci, la faisait glisser avec saveur.. Tout s’accélérait, la chaleur s’amplifiait, la sensation de sa bouche, la frénésie enivrante du désir qui montait encore et encore pour culminer, alors que ses mouvements s’accentuaient, l’avivant… Bientôt, bientôt il plongerait en elle, clouant sa verve et son impertinence… Bientôt. S’il l’avait pu, il aurait pu la prendre là… Dès à présent. Elle s’était abattue même sur la dentelle qui paraît sa croupe, lui arrachant un gémissement étouffé à même sa splendide occupation...succombant à sa vision. Il suffisait pourtant qu’il l’observa, à moitié trouble et brouillée par l’excitation pour que son envie d’être en elle n’augmente. La tension s’élevait, l’air aussi. Irrespirable. Brûlante. L’excitation pure, nue, intense. Qui se gravait à même la peau. Il fallait qu’il cesse. Il fallait que cela cesse. Il fallait qu’il fasse cesser. Et pourtant plus que de respirer, il articula encore. D’un ton à la bordure du dédain bien d’une dose mielleuse avait surgit poussée par le désir

Sur ce, je te laisse, tout endurci par le labeur que je suis, comme je te l’ai dit, je suis OCCUPE. »

Il raccrocha tout aussi brutalement… Et la recula tout aussi vite… S’accorda un instant puissant de reprise de souffle avant de murmurer, presque sadique :
tout va bien trésor ? Car nous ne faisons pour ainsi dire que commencer...


crackle bones

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

Une averse de soleil tomba sur ce désert blanc, éclatant et glacé.

ICI GIT L'ERREUR :
http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t80427-how-can-i-refuse-erwi


Alexis E. Child
« Allez dans la Lumière.
C'est au détour d'une Ombre
que nous attends le Mal. »


Alexis E. Child

| Avatar : Kaya Scodelario

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Ti5Qp2

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Oflm
Tu es comme tu es... mais malgré les erreurs, tu me rends parfois la vie de maman célibataire plus douce...


Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Da6n

Edition Octobre-Novembre 2020

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 21op

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Badge_10


| Conte : Aucun
Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 378254admin

| Cadavres : 4023



Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 _



________________________________________ Jeu 26 Mai 2022 - 14:37 « Allez dans la Lumière. C'est au détour d'une Ombre que nous attends le Mal. »




Bon sang ne peut mentir...


Ses mains sur mon corps avaient eu le don de me faire oublier en un instant ce maudit verrou non clôturé. Il me l’avait rappelé, insidieusement, tandis qu’il observait la parure qui m’effeuillait plus qu’elle ne m’habillait. Je n’avais rien manquait de son appréciation, de cet éclat au fond de ses yeux qui signifiait au combien son imagination était vorace de l’instant. Il composait à mesure que les secondes s’égrainaient, vivait par anticipation, cette joute que nous nous apprêtions à vivre et rien que de le voir dans cet état, mon cœur avait battu plus fort. C’était une sensation grisante, celle de faire plaisir et de se sentir désirée. Car je l’étais. Il n’y avait aucun doute là-dessus. Depuis ce soir à Paris où il avait fondu sur moi, pleinement, sans l’once d’un doute ou d’un remord. Si cela m’avait gêné et effrayé au début, désormais cela me grisait. Nous étions ensemble, je l’aimais et si nos moments lui plaisaient, si JE lui plaisais, alors je ne pouvais que m’en réjouir.

Mes sourcils s’étaient levés dans un moment de surprise lorsqu’il m’avait interdit de le toucher mais mes mains étaient restées sagement sur le bureau. C’était toute la difficulté du jeu que de lui obéir. Surtout dans un moment pareil. Ses mains douces et chaudes s’étaient posées sur mes hanches et j’avais fermé les yeux lorsque de les avaient senti remonter, me parcourant pleinement. Ses mains étaient venues se poser sur mes cuisses et j’avais inspiré lentement, tentant de contrôler la vague de chaleur qui naissait en moi. Son visage était si proche de ma poitrine, ses lèvres... et ses mains, ses mais qui ne cessaient de monter. J’avais l’impression qu’il frôlait mon intimité sans pour autant y toucher. Je n’avais pu réprimer un léger gémissement en sentant ses lèvres se poser sur ma cuisse, avant de remonter lentement vers l’intérieur de celle-ci dans une urgence sourde. Aussi sourde que l’avait été ma frustration quand il s’était contenté d’un souffle déposé avant de se reculer. J’aurai presque plus le rattraper de force. C’était déjà si rare qu’il se mette dans une telle position, s’arrêter à si bon chemin était une trahison sans nom et j’avais senti mon cœur prit d’un léger tremblement que je m’étais efforcé de contrôler. Un pur tremblement de colère. Car je l’étais. En colère. Parce que je l’étais. Frustrée. Il se gaussait de dire qu’il attisait sans jamais que ce soit douloureux ou frustrant et pourtant, c’était exactement ce qu’il venait de faire. J’espérai sincèrement qu’il saurait se rattraper. Il m’avait fallu quelques secondes pour me remettre de ce moment lorsqu’il m’avait demandé de me mettre à genoux. Je savais comment il voulait que cette “conversation” se continue. De la même façon qu’il l’avait avorté pour moi. Si j’avais évité de le regarder pendant que je faisais redescendre la pression, mon regard avait fini par croiser le sien. Il avait l’air de beaucoup s’amuser, me rappelant alors que ce n’était que ça en soit, un jeu. Un jeu qu’il dirigeait plus qu’il ne l’avait jamais fait et je réalisais à présent à quel point il me semblait beaucoup plus dur d’y jouer dans ces conditions. Un petit rire s’était échappé de ma gorge nouée quand je l’avais réalisé. Un sourire mutin était alors né sur mes lèvres et j’avais fini par me mettre dans la position demandée.

Si je pensais toujours autant qu’il faudrait bien des efforts pour me mettre dans cette position, je savais aussi que lorsqu’il s’agissait de sexe, les cartes étaient rebattues. C’était pour moi moins un acte de soumission qu’une position amenant à une pratique qu’il me plaisait de faire. Parce que j’aimais faire plaisir en ce sens et j’aimais pouvoir être regardé le faire. D’une certaine façon, je trouvais que ça brouillait bien plus les cartes de la direction de l’acte que l’image le laissait définir. Pourtant, Erwin se chargea d’ajouter un peu plus de visuel qui annonçait le contraire. Je m’en étais inquiétait. Différemment qu’au début. Plus parce que j’avais l’impression d’être humilié mais parce que je me sentais prise au piège. C’était comme être enfermée, empêchée de respirer... Et je n’avais pas pu faire autrement que de le formulé. Qu’il me tienne dans une certaine position était une chose, qu’il m’attache en était une autre. Cela lui laissait bien plus de liberté de mouvement alors que j’en avais clairement moins. Certes, je pouvais imaginer utiliser mon pouvoir pour me détacher mais j’avais bien plus l’impression que les choses pouvaient mal tourner. Pourtant, bien que d’un ton moqueur, Erwin avait pris la patience de me montrer que je n’avais aucune raison de m’inquiéter. Qu’il suffisait de lui faire confiance. Que rien n’était dangereux dans cette décision et qu’il ne ferait rien sans mon accord. Ni avant, ni après avoir été attachée. Aussi effrayée par la perspective de faire une erreur qu’excitée par cette nouveauté, j’avais fini par acquiescer, d’une grande inspiration. Et pour être nouveau, c’était nouveau. Mes mains étaient parfaitement jointes, je le réalisé en tentant de les dessouder l’une de l’autre sans succès. Je l’avais laissé admirer son œuvre en prenant du recul avant qu’il ne glisse l’autre morceau du ruban sur la poignée du bureau. Après l’avoir regarder faire un court instant, ma tête s’était brusquement tournée vers lui. Le regard interrogateur, je détaillais son attitude. Son air concentré et émoustillé. Depuis combien de temps cette idée fomentait-elle dans sa tête ? Avait-il l’habitude d’agir ainsi avec ses conquêtes ? Il semblait bien aguerri à l’exercice, ayant une maîtrise parfaite de comment agir, comment nous placer l’un et l’autre. Pourtant, il semblait briller dans ses yeux une excitation particulière, celle de la nouveauté, de l’inédit, la gourmandise de l’exclusif qui me faisait penser que peut-être alors étais-je la première à finir dans une telle position, pour de telles fins.

J’ignorais si je devais m’en sentir flatter, m’exciter au contact de cette idée ou, au contraire, m’en inquiéter. Si j’étais la première, est-ce que cela signifiait qu’il ne parvenait plus à refouler ses pensées perverses qui le rendaient donc plus dangereux qu’alors ? Est-ce qu’au contraire c’était moi qui lui procurais cette envie de dominer et de contraindre, plus qu’il n’y avait pensé jusqu’alors ? Enfin si, il y avait forcément pensé pour être si organisé, mais sans pour autant avoir passé le pas. Est-ce qu’il avait pensé à cela à l’instant où il avait acheté son ruban ? Tous les matins où il l’avait noué à son cou en attendant celle à qui il le ferait subir ? Ou peut-être que je pensais trop, et que c’était simplement une marque de confiance et de complicité qu’il m’offrait. Celle de me confier ses fantasmes les plus fous, comme j’avais précisé certains des miens et qui prouvait qu’il n’aurait voulu les faire avec personne d’autres. Je pensais d’ailleurs peut-être trop pour un exercice pareil, lui se laissait plus porter. Je l’avais vu à sa façon de se reculer, d’admirer d’autant plus la scène de me voir ainsi agenouillée, les mains liées, dans l’attente et attentive. Ses cuisses s’étaient un peu écartées, comme il le faisait généralement lorsque l’excitation montait. Il avait pris le temps et il le prenait toujours. Sa main jouait avec la boucle de sa ceinture. Il savait ce qu’il voulait me faire faire et je savais également à quoi je m’attendais. Erwin jouait du Temps et de la lenteur, comme se présentant à un spectacle d’effeuillement qui était autrement plus sobre que celui auquel il m’avait demandé de me livrer. Pourtant il le faisait avec un plaisir non dissimulé, gonflé par son égo conséquent. Je le laissais faire, l’observant avec un sourire amusé, ne ratant pas un instant du moment, sachant que sa prestation importait presque autant que le fait que je puisse l’observer. Un seul regard mal affirmé pouvait sans aucun doute l’offusquer, aussi me prêtais-je au jeu qu’il me livrait.

Brusquement, sans doute gonflé par son excitation culminante, il avait donné un coup de pied puissant devant lui, avançant sa chaise de nouveau considérablement au point de réduire complètement l’espace entre nous, m’acculant au bureau, ne me laissant aucune porte de sortie, aucun recul possible. Il n’y avait que lui et ce qu’il désirait que je fasse, il n’était ni question de refuser, ni question de fuir. Comme un appui pressant de la conclusion mentale que je venais de faire, j’avais senti mon corps basculer en avant malgré moi, contre ses jambes entrouvertes qui me laissaient seulement l’espace suffisant de me faufiler en son centre. Instinctivement, j’avais tenté de résister à l’attraction faite, de relever mes poignets pour m’empêcher de m’attirer vers le bas, mais rien n’y avait fait. Je ne m’étais pas blessé, ce n’était même pas vraiment un geste défensif, juste un réflexe qui nous rappelait à l’un et à l’autre à quel point perdre le contrôle sur mon propre corps et me laisser dominer n’était pas chose aisée. Ne s’en formalisant pas, il m’invita à m’approcher d’avantage tant par les mots que les gestes et j’avais relevé vers lui un regard amusé, et un sourire en coin tout en m’approchant comme je le pouvais, dans l’espace qu’il m’offrait.

La suite n’avait pas eu besoin de grande attente. Si j’avais reposé ma joue contre sa cuisse, nonchalamment, effrontément, mes mains posées sur l’autre, il ne lui avait pas fallu longtemps pour se libérer de tout le tissu qui pouvait nous séparer. Sa demande m’avait fait glousser. Si théâtre, si mélodramatique pour une demande qui était somme toute bien de notre temps et bien plus cru que ses paroles de laisser présager. J’avais pris mon temps. Tout comme il l’avait fait. Faisant d’abord courir le bout de mes doigts sur sa peau, la tête toujours posée sur sa cuisse. Je réalisais alors à quel point je ne serais pas libre de mes mouvements et à quel points mes caresses seraient limitées à l’étau de chaleur douce qu’elles dessinaient dans cette position. Cela ne semblait pas le déranger outre mesure. Au contraire, il semblait déjà se laisser divaguer à mes caresses, tandis que je me redressais pour avoir une visibilité sur ce que je faisais, tandis que mes mains se refermaient autour. Lorsque les premiers baisers moites se succédèrent à la douceur de mes mains, il m’avait demandé de le regarder, de ne pas arrêter de le faire et je n’avais pas pu empêcher un nouveau sourire. Comme s’il ne me le demandait pas à chaque fois. Comme si je n’avais pas déjà commencé à le faire avant même qu’il le précise, sachant à quel point cette vision l’échauffer et à quel point la traduction de son plaisir qui transparaissait alors me rendait moi-même moite de plus, gourmande de voir le pouvoir que je pouvais avoir sur lui, sur ses sens, à cet instant. S'il s’était longtemps retenu de ses réactions lors de nos ébats, il prenait l’habitude depuis quelque temps d’être plus démonstratif et bruyant, n’hésitant pas à appuyer ce que je savais faire de mieux selon lui d’un gémissement appréciateur.

C’était d’ailleurs son premier grognement qui avait mis les feux aux poudres. Bien trop concentrée que je l’avais été à l’idée d’être attachée ainsi, bien trop apeurée de savoir ce qu’il nous réservait et si j’en étais capable, j’en avais presque oublié que nous n’étions pas dans l’intimité d’une ma maison, de son appartement ou d’une chambre d’hôtel mais dans un lieu semi-public duquel il n’avait même pas pris la peine de fermer la porte à clé. A quel point ces murs étaient fins ? Pouvait-on entendre la traduction de son plein plaisir dans les couloirs ? Et pourquoi brusquement, cette pensée m’avait-elle plus donné un coup de chaud qu’effrayée. A mon tour, je sentais une chaleur dévorante monter de mon bas ventre, s’installer sur mes joues qui devaient rosir de l’effort que je faisais, avec plus de puissance et d’entrain. Mes lèvres se faisaient rondes et caressantes, ma langue était frondeuse et langoureuse et je ne cessais d’alterner mon savoir-faire afin d’élargir la palette de ses sensations. Sa main avait bientôt rejoint mon crâne. Je la sentais d’abord comme un courant d’air à travers mes cheveux, puis comme une ombre silencieuse au sommet de ma tête, avant qu’elle se mue en force plus dirigiste, donnant le mouvement et la cadence à mes actions dans le seul but de lui plaire. Et cela lui plaisir. Qui mieux que lui-même pouvait juger du rythme de cette joute ? Je le voyais s’effacer, sentais ses cuisses autour de moi se crisper par moment, son regard se perdait parfois dans le vague, bien au-delà de moi. Il rompait même carrément le contact visuel, redressant impétueusement la tête quand la tension se faisait sans doute trop vive. De mon côté, je ne cessais de le regarder. Parce qu’il me l’avait demandé. Parce que cela faisait partie de notre pacte. Ne pas désobéir. Ne pas faillir à la tâche. Et je devais bien avouer que c’était une mission des plus facile puisque je n’avais aucune envie de détourner le regard, me gorgeant de l’effet que j’avais sur lui, alors qu’il semblait laisser le contrôle lui échapper petit à petit jusqu’à ce que...

DRIIIIIIIIIIIIING.


C’est à cet instant que je réalisais à quel point le contrôle m’avais échappée aussi. Exaltée par ses soupirs, enivrée par ma propre excitation et frustrée de ne pouvoir agir entièrement à bon vouloir, j’avais complétement perdu la notion du temps et de l’espace. Le téléphone m’avait brusquement ramené sur terre, me faisant sursauter si violemment que la main d’Erwin s’était posée sur le haut de mon crâne pour prévenir celui-ci de s’écraser contre le bureau. Lui aussi avait été surpris mais avait repris le contrôle plus rapidement que je ne l’avais fait. J'avais eu un léger sourire en me reculant de mon œuvre, touché par la marche d’attention qu’il avait eue envers moi, instinctivement. Il était souvent difficile de savoir si Erwin pouvait être attentif à quelqu’un d’autre que lui de manière purement désintéressée et pourtant, aujourd’hui, ça avait été le cas. Il n’avait rien à gagner à empêcher la douleur, je ne m’en serai tout de même pas fendu le crâne et pourtant, il l’avait fait, apaisant malgré lui les crevasses qui sévissaient dans mon cœur quand je doutais de son amour. Nous nous étions observé un moment en silence, tandis que le téléphone sonnait toujours. J'avais stoppé toute action, mes mains sagement posées sur mes propres cuisses, les joues encore rosies de mon action, le cœur battant de la surprise que j’avais eu. Et des surprises, je n’allais pas tarder à en avoir une deuxième.

Il me proposait de continuer. J’avais ouvert grand les yeux sans rien dire. L'appel était peut-être important, il risquait d’être déconcentré... et si c’était une urgence municipale ? Ne valait-il pas mieux tout arrêter et repousser cela peut-être à plus tard ? C’était sans doute l’option qu’Erwin avait choisie puisqu’il s'était reculé un peu, me laissant l’espace suffisant de me sortir de ma cachette, accompagnant mon mouvement en tirant sur le lien qui liait mes poignets. Respectant son choix et le trouvant même plus prudent, je m’étais docilement laissé faire, me relevant lentement en prenant garde de ne pas me blesser. Pourtant la suite me surpris davantage. Alors que je me trouvais à côté de lui, à sa gauche, il avait décroché le téléphone de la même main tout en donnant une nouvelle impulsion sur le ruban de sa main droite, m’obligeant à plonger en avant vers lui. Seul l’accoudoir de son siège offrait désormais un appui à mon ventre. Cette position était loin d’être agréable pour moi, bien qu’elle ajoutât un piment supplémentaire qui vit chauffer mes joues une fois de plus tout en me tenaillant l’estomac. De la façon dont il me tenait, je ne pouvais plus me redresser, c’était lui qui maîtrisait ce point. Mais j’étais aussi largement plus visible de toute personne qui entrait à cet instant puisque la position était pour le moins non équivoque. Elle lui donnait une vue d’ensemble sur tout mon corps, bien qu’elle le privât désormais un peu plus de me voir à l’œuvre et que de l’observer était désormais impossible. Devais-je m’en inquiéter ? Il savait ce qu’il faisait après tout.

— Ouii ? Pourquoi ce dérangement ?

Je n’avais pas pu m’empêcher de glousser en l’entendant parler ainsi, finissant de me convaincre que ce moment pouvait être des plus amusants et des plus excitants tant le jeu était absurde. Ce n’était pas la première fois que je continuais de le titiller quand il recevait un appel mais très souvent, j’étais dans le confort de la maison, c’était un appel de Midas qui devait d’autant plus se douter d’où était Erwin et l’appel était bref. Je me souvenais de la première fois où je l’avais embêté ainsi, la surprise dans ses yeux et le sourire sournois qui en découlait. C’est comme s’il doutait que je puisse faire une telle proposition mais qu’il en avait été agréablement surpris. Et comme tout ce que qu’il faisait ou presque, Erwin avait décidé de pousser ça ensemble plus loin. C’était pourtant un défi à ma hauteur, j’en étais sûre et quelque chose qui émoustillait encore plus mes sens. Tandis que ses doigts jouaient dans mes cheveux, j’avais repris mon action, plus lentement et lascivement cependant, lui laissant bien le temps de s’ancrer dans cette réalité, comprendre où nous allions, comme une préparation, un avant-goût de ce qu’il allait devoir subir. C’était une chose que de se concentrer pendant un appel avec Midas, une autre de le faire dans le cadre professionnel, surtout quand de l’autre côté du combiné, il s’agissait de... SA FEMME ?!

Non. Pouce, stop, ça ne je ne pouvais pas. Si j’avais vu sentir sa main à lui se crisper dans la chevelure à l’annonce de son interlocuteur, j’avais initié un mouvement pour relever ma tête et me dégager de son emprise. Mais aussi tendue que pouvait être sa main, elle n’avait pas abandonné sa position, me maintenant fermement dans la mienne sans rien dire, comme s’il réfléchissait. Le cœur battant, j’avais attendu qu’il comprenne alors qu’il n’y avait aucune autre alternative que de s’arrêter, j’avais même ouvert la bouche pour le lui spécifier, les mains posées sur sa cuisse dans l’attente de me relever. Mais il avait été plus rapide que moi. Il avait demandé à ce qu’on lui passe sa femme. Il comptait vraiment faire ça comme ça ?! C’était si immoral, si absurde, je me refusais de faire une chose pareille et il avait dû le sentir puisque sa main avait alors quitté ma tête. J’avais initié un mouvement pour me redressée mais loin de quitter mon corps, sa poigne s’était diffusée sur mon dos, me ramenant à ma position, jusqu’à finir sur ma croupe.

— Ne m’obligez pas à sévir, Miss Child… poursuivez donc cette conversation...des plus édifiantes…

— Erwin, je peux pas faire ç...

— Bonjouuur Georgia. Quel est le motif de ton appel ?

C’était la première fois qu’il parlait à sa femme devant moi. Du moins, de ce que j’étais capable de me souvenir. Je soupçonnais qu’il avait déjà dû à le faire quand nous étions ensemble mais qu’il s’était éloigné pour éviter tout moment gênant. Mais aujourd’hui, nous étions en plein dedans, dans ce moment gênant, mortifiant, voire humiliant. Si de son côté, il n’avait aucun problème à poursuivre, pour moi, la situation devenait véritablement difficile. Il me renvoyait à l’image de la maîtresse que je parvenais non parfois sans mal à enlever de la tête. Cette fille qu’on avait tendance à accuser de tous les mots, l’aguicheuse sans pudeur qui volait un mari innocent et brisait sans vergogne une famille, sans doute aussi par cupidité. Dans ce genre de situation, le mari était que trop peu souvent accusé, c’était toujours la faute de l’autre femme, celle qui savait et qui aurait dû se retenir si elle n’avait pas été aussi sale et dérangée. Le mari n’était qu’un pauvre agneau, innocent, incapable de se retenir face à une jolie rondeur de seins ou un postérieur plutôt bien formé. C’était dans la nature de l’homme de chasser sexuellement... pourquoi lui en vouloir ? Penchée sur lui, les yeux et le visage rivés sur son sexe, je m’étais sentie mal dans les premières secondes, à me faire rappeler ainsi qu’il avait une femme. Que je ne vivais pas seulement mon couple dans mon coin, qu’il était étroitement relié à un autre qui se composait d’une femme peut-être dans l’ignorance. Mais le début de leur conversation m’avait quelque peu rassuré. Me revenait en mémoire les discussions que j’avais eu avec Erwin à ce sujet. Si je doutais à présent plus que fortement, pour éviter de dire que je ne le croyais plus du tout, quand il me disait qu’il avait accepté la couronne la mort dans l’âme et par pure charité, je continuais à penser que cela restait un mariage de convention. Qu’est-ce qui aurait pu m’en dissuader après tout ? Il venait d’un monde où ce genre de mariage était légion, surtout dans la royauté. Et si je ne doutais plus qu’il avait sauté sur la première occasion venue pour se faire couronner roi, il me semblait logique d’imaginer que la reine voyant son pays dans la misère et ne trouvant que pour alternative cette solution n’était pas spécialement plus amoureuse ou désireuse de ce mariage pour des raisons amoureuses. Plus que par respect pour sa femme, je commençais à comprendre qu’Erwin refusait de lâcher la dernière chose qui le rattachait à sa vie d’antan et à sa couronne. Quant à sa femme, je supposais qu’elle restait dans ce mariage de convention car toute son éducation royale découlait de cela. Et les premières paroles d’Erwin m’avaient rassuré sur ce point.

Il semblait neutre, froid. Je ne parvenais pas à comprendre le reste de la conversation, la voix ou les intonations de son épouse, mais les siennes me suffisait pour comprendre que l’un et l’autre se fichaient sans doute éperdument de ce que chacun faisait de sa couche. Nous restions cachés pour les apparences, je n’en avais même jamais parlé avec elle et Erwin m’avait toujours dit qu’elle ne devait pas savoir. Sans doute par pudeur et par égo, ce que je pouvais comprendre. Amoureuse ou non, il y avait toujours quelque chose de désagréable à ne pas se savoir la seule ou potentiellement dans le risque de se faire “humilier”. Je m’imaginais parfois que Madame Dorian faisait de même de son côté, qu’elle avait peut-être un amant qu’elle aimait ou plusieurs avec lesquels elle s’amusait mais qu’elle n’en parlait jamais avec Erwin pour les mêmes raisons. En soit, ce couple dans ma tête se rapprochait beaucoup des histoires royales d’anciens siècles. Rassurée de cette pensée et sentant la main d’Erwin se resserrer sur mes fesses comme ultime sommation avant la mise à exécution, j’avais reposé mes mains avec douceur sur le centre de son désir tout en reprenant mes moites caresses de la même occasion. Comme pour m’encourager, la main d’Erwin qui tenait jusqu’alors le ruban pour que je ne change de position était venue se poser sur ma nuque, rythmant de nouveau la cadence de mon action de façon de plus en plus effrénée. J’en venais presque à me demander s’il ne comptait pas clôturer notre moment ainsi tant il y mettait une ferveur, abandonnant petit à petit la conversation téléphonique, d’abord à des onomatopées puis au silence désintéressé, au supplice d’autres ferveurs. A ma grande surprise, j’avais alors senti un coup avant même d’en entendre le claquement, pourtant net et clair. Sous l’instant, j’avais étouffé un petit cri à même mon action, sentant alors ma croupe se réchauffé de la claque cuisante que je venais de recevoir. Ça ne m’avait pas offusqué outre mesure, il n’était pas le premier à m’administrer une fessée et je devais bien avouer que je n’étais pas spécialement contre l’idée de temps en temps. Mais cela m’avait pris de court car lui ne l’avait encore jamais vraiment fait, sans compter qu’il rabattait les cartes de son jeu, le rendant incompréhensible. Déjà nous parlions de nos pratiques et de nos envies, ce qui avait amené à aujourd’hui et jamais il n’avait mentionné une telle envie. La considérait-il dans le package ? Je me souvenais vague en avoir pourtant discuté de mon côté, que cela était déjà arrivé et peut-être avait-il considéré cela comme acquis. J’avais ensuite supposé que c’était la façon dont il comptait “sévir” si je ne réalisais pas sa demande et pourtant, bien que je m’étais exécutée, je l’avais tout de même reçue. Faisais-je quelque chose de mal ? N’était-ce pas la punition à laquelle il pensait ? Tant de questions auxquels je n’avais pas le temps de répondre, bien trop prise dans l’action et la cadence qui m’empêchait de laisser mes pensées dérivées trop longuement. Il y avait mis une certaine force dans sa claque, pourtant précédée d’un spasme que j’avais senti entre mes lèvres. Je commençais alors à supposer que le geste lui avait plus échappé qu’il était venu en correction. Cette pensée me fit sourire intérieurement tandis qu’il finissait sa conversation avec sa femme sèchement, lui raccrochant sans doute au nez, après avoir parsemé ses peu de paroles de quelques doubles sens que je ne pouvais que trouver grivois. J’avais senti sa main se poser sur mon épaule, m’intimant le retrait que j’avais exécuté immédiatement, sachant à quel point il devait être sensible en cet instant. Me redressant, mon dos endolori se rappela à moi, précisant à quel point la position n’avait pas été naturelle. Un peu essoufflée de mon action, nettement moins qu’il ne le semblait lui, je l’observais avec un sourire mi-amusé, mi-attendrit, prenant appui sur le bureau, les mains toujours jointes devant moi.

— Tout va bien, Trésor ? Car nous ne faisons pour ainsi dire que commencer...

— De mon côté tout va bien oui... c’est bien que tu le précise, je pense qu’il faut bien que tu te le mettes en tête alors... tu as l’air si... essoufflé.

Je lui avais souri effrontément, mes yeux se baissant un instant au centre de ses cuisses, des spasmes le parcourant, avant de relever les yeux en direction des siens.

— Tu es sûr que tu sauras tenir la distance, mon Amour ?

Je lui avais souris plus grandement, battant des cils d’une manière forcée et effrontée, fanfaronnant complétement, fier de l’état dans lequel toute cette agitation l’avais mis. Je n’avais pas envie de revenir sur le sujet de sa femme. Pas maintenant. Je savais que je n’y gagnerai qu’une discussion sérieuse, pleine de frustration, qui mettrait fin au moment. Je comptais bien lui dire que le moment m’avais mis mal à l’aise, mais je pourrais tout à fait le faire plus tard. J’avais alors voulu m’avancé vers lui pour le toucher, constater la chaleur de sa peau, les battements de son cœur mais c’était sans compter les liens qui me tenaient toujours au bureau et qui se rappelèrent à moi. Le tiroir avait dû être fermé à clé car à peine avais-je esquissé quelques pas que mes mains s’étaient retrouvée tirées en arrière, m’empêchant d’avancer encore pour le rejoindre. Un peu surprise, mes yeux s’étaient dirigés vers le nœud avant de l’observer de nouveau, réalisant qu’un sourire narquois été né sur son visage. Aussi essoufflé qu’il fût, aussi attisé qu’il était, il avait bien pensé à se reculer suffisamment pour m’empêcher de reprendre le contrôle de la situation. Je lui lançais alors une moue faussement déçue, acceptant que je ne pourrai gagner cette partie et décidant de l’amener vers un autre terrain. Soupirant fortement, j’avais rejoint de nouveau le bureau, lui tournant le dos, pour m’y pencher quelque peu, lui présentant ma croupe, sans aucun doute rougie à un endroit par sa claque.

— Tu m’expliques ? Est-ce que je l’ai reçue parce que j’ai fait quelque chose de mal ouuu... parce que pendant un court instant... tu as perdu le contrôle ?

Si j’avais gardé la tête bien droite, devant moi, ne lui laissant que le loisir d’observer l’arrière, j’avais alors légèrement penché mon buste sur le côté et tourné la tête pour l’observer malgré ma posture, un sourire tendre sur le visage. Je jouais certes à l’effrontée mais je voulais lui montrer qu’en aucun cas je ne cherchais à l’humilier. C’était plus quelque chose qui m’avait fait plaisir, dont j’étais fière, une manière de voir aussi l’effet que je pouvais avoir sur lui. C’était également pour lui montrer que j’avais bien appris ma leçon, que j’avais écouté chacun de ses mots. Si mon travail était le lâché prise, le sien était le contrôle. Il m’avait expliqué que je devrai lui définir un champ des possibles et qu’il n’en sortirait pas. Nous ne l’avions pas encore fait réellement et je me doutais qu’il restera plus ou moins dans ce qu’il savait que j’étais capable de faire pour cette première fois. De son côté en revanche, il se devait de maîtriser le jeu et de garder le contrôle. Le contrôle passait aussi par ses ordres et ses punitions. Il m’avait expliqué qu’une punition avait un vrai intérêt de correction, pas juste quelque chose qui émoustillait d’avantage et que les représentations qu’il pouvait y avoir dans le grand public était souvent erronés. Je ne voyais pas une fessée comme une punition, il le savait, mais je pensais qu’il avait dû installer le jeu avec douceur dans un premier temps, pour ne pas m’effrayer, puisque j’avais eu une certaine appréhension lorsque je lui avais demandé ce qu’était une punition. Il ne m’avait pas donné d’exemple, me précisant que nous verrions ne temps et en heure, mais j’avais compris que cette main sur ma croupe était pour amener le sujet petit à petit. Ce que j’avais compris, c’est qu’une punition n’était jamais un plaisir et inversement. Qu’une punition ne fût donnée que lorsque c’était mauvais et qu’on ne revenait pas dessus. Qu’une punition n’était pas équivoque. Elle n’était pas une correction et un moment de plaisir ou une impulsion. Elle était juste... un châtiment. Pourtant, en me la proposant en punition dans un premier temps et en la réalisant au moment culminant de son plaisir, il avait rompu sa propre règle, lui donnant autant la dimension corrective que de plaisir. Il avait donc perdu le contrôle de ses propres règles et je voulais lui montrer que j’avais compris ce qu’il m’avait dit. Plus que de le pointer du doigt, je montrai ma connaissance, un livre emprunté dans ma librairie m’y aidant aisément. Je voulais aussi qu’il m’explique. Car peut-être n’avait-il pas perdu le contrôle ? Peut-être était-ce un test ? Peut-être aurais-je été punie si je n’avais pas su le relever ? Il n’avait pas vraiment été clair sur sa punition maintenant que j’y pensais, ce qui était aussi une erreur en soi... mais ça, je n’étais pas censée le savoir encore, je l’avais juste lu, il ne m’en avait pas parlé. Peut-être que cela deviendrait dans un deuxième temps. Mais en laissant planer le doute, peut-être que “sévir” n’aurait pas été une claque sur les fesses mais autre chose ? Mais quoi alors ? Je n’étais pas vraiment experte dans ce domaine et cette pensée fit battre mon cœur un peu plus fort, de tension et de stress. Ne supportant plus ma position de peur que la punition vienne à présent, je me m’étais retournée de nouveau vers lui, toujours en appui sur le bureau, les mains devant moi. D'un ton plus humble, je précisais alors :

— Tu m’expliques ?

Je savais que le dialogue était important dans les actes. Et qu’il permettait aussi de lier le tout... avant l’exercice suivant.

http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t19802-n-oublie-pas-qui-tu-e http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t20958-once-upon-a-time-alexis-stories


Erwin Dorian
« If the crown should fit, then how can I refuse? »

Erwin Dorian

| Avatar : Rufus Sewell

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Vba9
- Pour ma victoire? C'est adorable, trésor... Même si en toute modestie, je dois admettre, qu'au-delà de cela, je suis un prestigieux modèle pour mes concitoyens"
(Alexis pense-t-elle qu'il est parti trop loin? Sûrement! On approuve)

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Sn0a
Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Da6n
Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 W2ja

| Conte : Coeur de Princesse/Le Prince et le Pauvre
| Dans le monde des contes, je suis : : Preminger

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 Hmch

| Cadavres : 1283



Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 _



________________________________________ Ven 24 Juin 2022 - 20:24 « If the crown should fit, then how can I refuse? »

Bon Sang ne peut mentir
“Ses lèvres étaient rouges, ses regards étaient effrontés,
Ses cheveux étaient jaunes comme l'or”


Preminger avait raccroché, le corps et l’esprit encore envahis par le saisissement splendide qui le dominait entièrement. Il s’extirpait de lui, émanant de son aura pour l’assombrir davantage. Alexis ne le reconnu pas. Elle ne le pouvait, n’étant pas en possession de tous les tenants et les aboutissants de toute cette royale mascarade. Si elle s’en était doutée, toute cette grandiose scénette n’aurait pu se produire et une fin bien plus maussade se serait produite… Un triste dommage. Il aurait été si regrettable de s’atténuer d’un tel moment de perversion. Alexis, évoluant hors de cette cruelle volonté, sans pour autant pouvoir s’épargner d’y jouer un rôle, faisait, à ses yeux, figure d’un ange dévoyé.
Pouvait-on considérer qu’il avait abusé de sa confiance ? Sûrement. Pas plus qu’ordinaire en ce qui concernait ce sujet si sensiblement décisif. Cela faisait-il de lui, une mauvaise personne ? Sûrement. Si cela n’était que cela…

De mon côté tout va bien oui... c’est bien que tu le précise, je pense qu’il faut bien que tu te le mettes en tête alors... tu as l’air si... essoufflé.

Elle lui avait sourit. Tâchant de paraître effrontée. Il aimait lorsqu’elle l’était. Non pas en tentant de le piquer ou de le provoquer par des petites phrases. Non, cela c’était lorsqu’elle jouait, tentait de reprendre un ascendant, de le provoquer pour tenter de le ramener à son niveau. Non pas que son attitude, à elle, soit inférieure, non elle se trouvait juste être crédible, logique. Alexis perdait le contrôle bien plus aisément que lui. Ce qui n’excluait pas Preminger d’emportement. Mais, aux yeux du ministre, sa maîtresse confondait les deux ou tentait de lui faire croire. Le moindre vacillement de sa part et elle tentait visiblement de briser cette influence. Une réaction de défense, instinctive.
Son effronterie en revanche, sa vraie effronterie ne résultait pas de bravades. Non. C’était sa nature même, prompte à l’amusement, la manière qu’elle avait de lui laisser l’ascendant, par plaisir aussi. La manière dont elle souriait mutine, lorsqu’elle tâchait de l’attirer à elle, trahissant par la même occasion toute la séduction qu’il opérait en retour. Son effronterie ne faisait pas mine d’être une femme fatale, elle sortait de son essence, découlait de sa, parfois, naïveté, la ramenant seulement plus proche de lui : fraîche, complice, séduite et amusée.
Il réprima néanmoins un rire acide lorsqu’il comprit le sens de son manège. Elle se pavanait, presque, satisfaite de son effet, tentant de l’aguicher davantage. Flattée. Il aurait presque pu avoir une miette de pitié pour son égo tenu dans l’ignorance. Aurait presque voulu aussi qu’elle puisse percevoir, ne serait-ce qu’un instant, le revers sombre de cette médaille, pour le partager. Mais le plafond de verre qui dissimulait la face sombre de son Soleil en aurait cédé. D’un fracas trop puissant pour que le moment ne puisse s’y prolonger agréablement… Alexis n’y aurait vu la beauté du vice, uniquement sa noirceur. Aussi nuancée qu’elle puisse être, dans la vision commune du Bien et Mal, elle ne tolérait guère la cruauté et honnissait la méchanceté. Ce qui rendait leur liaison particulièrement...complexe.
Alors, Preminger se contenta de laisser ses lèvres s’arquer dans un sourire presque mystérieux, une flamme opaque dansant dans l’ambroisie liquide de ses yeux :

« Que nenni ! Au contraire… Tout ceci m’a...pleinement ravigoté. » rétorqua-t-il avec une arrogance assumée avant de poursuivre dans un sombre murmure sensuel « C’est pour toi que je m’inquiète, mon trésor. L’Avenir risque d’être...particulièrement éprouvaaant ».

Il pensait être dans le Vrai. Il se contrôlait. Tentait tout du moins. Tout en ne pouvant nier que l’aventure l’avait profondément secoué, d’un délice plus que malsain. Pour autant, il l’avait savouré avec davantage de laisser aller, sachant qu’il pouvait y mettre fin à tout moment et qu’il en était Maître. Et combien Maître. Si bien qu’il s’apaisait progressivement, atténuant sa braise dans ce moment de répit.
Alexis, en revanche, allait à présence poursuivre son initiation à des sensations nouvelles, sans réelle maîtrise sur ces dernières. Hormis ses propres limites...encore inconnues. Subir les délices sans les maîtriser devait amener à une pente terrible et tentatrice… Qu’il lui appartenait d’adoucir, au gré de ses cheminements, afin qu’elle ne s’essouffle pas trop vite.
La jeune femme eut un mouvement, esquissant un geste vers lui… Sûrement muée par l’envie croissante de le toucher, enfin, sans s’en voir esquisser l’ordre, de pouvoir le sentir, l’étreindre par une simple caresse… S’en était, subitement, retrouvée empêchée par les liens de soie, qu’il avait si précautionneusement noués pour empêcher toute attendrissante tentative de ce genre.
Cette fois, sa bouche altière s’était, franchement, relevée dans une mine narquoise. Où croyait-elle donc aller ? Ne se trouvait-elle pas liée et pourtant soumise à lui de la plus complète des manières ? Un rappel clair de l’individu qui détenait le pouvoir pour le cas où elle l’aurait oublié ou plutôt tenté de le combattre. Arrogamment, ses yeux d’or l’avaient contemplée, un ricanement coincé dans la gorge. Il porta un index à ses lèvres, le mordant doucement pour empêcher son rire de s’étendre...et parfaire sa posture, surtout. Un si fascinant geôlier... Qu’elle le veuille ou non, les choses étaient ainsi et la vérité était là, menottée à ses fins poignets de porcelaine. Il possédait bel et bien tout ce qu’il y avait trait à elle : ses mouvements, ses humeurs, le rythme de leurs corps à corps, les positions… Il n’appartenait qu’à lui de poursuivre ou de perdre son empire sur elle… Tandis que bien plus précieux qu’un trophée, LUI était intouchable, soustrait aux autres jusqu’à ce qu’il daigne la rejoindre. Tel un Dieu contemplant sa création liée par la destinée qu’il y avait tracée, lui accordant parfois un degré d’attention distinct. Le Soleil dont elle devait suivre les lueurs pour se réchauffer à ses rayons.
Il n’ajouta rien. Le silence de son sourire arrogant suffisait à l’éloquence. Elle lui répondit dans une moue déçue qui n’en n’était que factice.
Cela faisait partie de l’exercice Pour découvrir pleinement les contrées où il désirait la mener et en goûter leurs saveurs inédites au délicieux parfum d’inconnu, il convenait qu’elle accepta de jouer, pleinement, la partie.
Ce qui...à ce niveau semblait encore un défi quelque peu turbulent à son propre contrôle, visiblement.
Comme pour achever de l’en convaincre, Alexis se tourna subitement contre le bureau, se penchant lui présentant sa croupe.
Le genre d’attitude que Preminger aurait du interrompre, sur le champ lui rappelant qu’à présent, dans le jeu initié, il dictait les règles de sa conduite. Il ne protesta pourtant pas. Le panorama se trouvait loin d’être déplaisant et elle débutait en la matière, si bien qu’il convenait de lui laisser la marge nécessaire à son impulsion, pour la rectifier ensuite. Cherchait-elle à l’inciter à plus ? A stimuler davantage son envie par sa vision, au regard de la fessée dont il l’avait gratifiée? Il attendit, curieux de voir ce qu’il en était.
A l’énoncé de ses paroles, comprit, finalement, que le sujet ne résidait pas là. Plus que provocatrice ou provocante, Alexis semblait, visiblement interrogative de l’échauffement qu’il avait créé sur celles-ci. Et avide de réponse à ce sujet. Sujet dont la marque s’estompait déjà, provoquant à son souvenir un léger pli complémentaire à son sourire satisfait.

Tu m’expliques ? Est-ce que je l’ai reçue parce que j’ai fait quelque chose de mal ouuu... parce que pendant un court instant... tu as perdu le contrôle ?

Tout aussi assouvi, Preminger avait froncé les sourcils aux paroles tenues, se demandant pourquoi elle faisait référence avec une réelle curiosité.
Voyait-elle la fessée comme une simple punition du fait de son enfance ? Cela aurait pu. Il connaissait, après tout, fort peu les méthodes de Regina en matière d’éducation. Aussi, au regard de son ancien passé et ce qu’elle était devenue par la suite, il aurait pu être possible que la jeune Alexis ait pu subir quelques...désagréments. Pourtant, il savait qu’elle ne les appréhendait pas ainsi, pour en avoir déjà parlé ensemble. Alors…
Il guetta son attitude, tâchant de décrypter ce pourquoi elle l’interrogeait et s’interrogeait. Non. Elle ne semblait pas perturbée. Au contraire flottait encore sur sa mine agréable, le même sentiment de fierté qu’il lui avait vu au sortir de son appel téléphonique. L’impression de l’avoir fait transgresser une règle. L’impression d’avoir pris malgré lui, l’ascendant. Cela n’était, pourtant pas le cas. Et si une part de lui regrettait de briser ses impressions, l’autre, sa vanité, se satisfaisait de pouvoir la détromper si aisément, auréolant son sourire d’une courbe sournoise.
Dénuée de méchanceté, cependant. La libraire ne faisait rien d’autre qu’essayer de comprendre, d’appréhender cette situation, de la rationaliser. Une manière de s’y rassurer, assurément. Comprendre apaisait l’appréhension de l’inconnu, le rendant moins obscur, plus distinguable. Presque pouvait-on y glisser des contours familiers, se préparer à sa venue... En fouillant, se documentant, comme elle lui avouait à présent, Alexis, devinait-il, poursuivait ce dessein. Le comprendre. Comprendre, aussi, davantage les fantasmes dont il l’avait entretenue. La visualisait, sans difficulté, tâchant de se préparer à leur éventuelle mise en pratique, un « jour prochain ». Assurément, considérait-elle à présent, compte-tenu des circonstances, qu’elle avait suivi là, une impulsion fort avisée. Et, Preminger interprétait aussi cette décision comme une volonté de l’appréhender, LUI, pour mieux plonger dans ses envies. Ce qui restait grandement flatteur.
Alexis répéta son interrogation, et il perçut derrière l’attitude et ses manières, toute humilité avec laquelle en requérait ses mots et son avis, confirmant son interprétation. Elle voulait simplement intégrer, mettre des mots sur des attitudes, les rattacher à ce qu’il avait pu en dire, à ce qu’elle avait pu en lire, décrypter ses attentes, ses gestes.
Rejetant un peu la tête en arrière, sa poitrine se calmant progressivement de la tension récemment accumulée, il articula donc, avec une délicatesse poudrée :

« Tu t’es documentée, n’est-ce pas ? Ca ne m’étonne pas. Such a good thing. » Il ne courait aucun jugement dans sa voix, seule une énonciation d’un simple constat tiré de son attitude. Il ne comptait pas la juger, son impulsion n’était en rien mauvaise mais tirée d’une envie sincère de bien faire. Et de se protéger, aussi. Redéposant son menton sur le poing de sa main droite, il décréta doucement «Mais… Délaisse donc les livres, my sweet and clever librairian.. JE suis ton guide , après tout, n’est-ce pas un gage de qualité ?… Non pas que je répugne à l’érudition, loin de là. Tu es si propice à la découverte, tu prends cela si à coeur que je prends ceci comme une marque d’intérêt, une volonté de bien faire. Mais, pour autant, trésor…Délaisse-le, pour le moment. Pour ce moment. Je ne veux pas que tu théorises, je veux que tu te laisse porter. Et je dis cela, pour ton biiien. »

Sa voix s’était réduite à un simple filet, un murmure suave, raffiné. Pour autant, son murmure lascif ne faisait en rien l’apologie d’un mensonge voué à l’attirer dans l’abysse de ses charmes. Ni renforcer cruellement son ascendant en rejetant l’érudition qu’elle pourrait trouver à ce sujet dans un bouquin. Il le pensait réellement. Preminger ne comptait pas appliquer des théories, il créait. Quelque chose d’aussi fondamentalement puisé dans le Plaisir ne pouvait se résumer dans un manuel. Alexis le savait aussi. Mais l’inconnu mouvait chez autrui des recherches de sécurité qui n’assuraient, a contrario, pas nécessairement le bon déroulé des choses. A trop raisonner parfois, l’Individu perdait en sensation et s’ôtait même le plaisir. Il poursuivit, dans ce même timbre, envoûtant, son attention entière et dorée rivée sur la jeune femme, bien qu’au-delà de sa vision plantureuse et séduisante. Il ne cherchait à atteindre son corps et ses promesses, bien davantage son âme et le centre de son agitation.

« Ne pense pas à ce que nous faisons, vis le. Relâaache cette angoisse. Calme ton ardeur, apaise tes tensions. Tu es tendue… » Dans un geste, sa jambe repliée l’autre avait fendu l’air gracieusement pour lui permettre de se lever.

Preminger s’était détendu alors, sur ses deux jambes, laissant le sang affluer jusqu’à celles-ci. La discussion apaisait l’épicentre de son désir, sans pour autant l’atténuer. Il se développait différemment, dans une attente patiente, contrôlée, qui se gorgeait de la maîtrise qu’il mettait à se mouvoir, à lui parler posément, à l’appréhender…
Lentement, il esquissa un pas vers elle, se mouvant dans une démarche calculée, se sachant beau, désirable, écouté :

« Tu es une telle forte tête ! » continua-t-il ainsi, s’autorisant dans un bref instant une moue attendrie, penchant la tête avant de continuer, les yeux plongés dans les siens, la voix hypnotique « Ton esprit répugne à me laisser pleinement la barre, mais tu sais au fond de toi que tu apprécies sooo much lorsque je le fais. » Sa langue darda le long de ses lèvres, humectant sa bouche, sensuellement, la forçant délicieusement à se remémorer ses propos, l’attisant par la même occasion par cette seule vision. Une lueur diabolique scintilla dans ses yeux alors qu’il poursuivait néanmoins, plus sérieusement « Ce n’est qu’une expérience, Alexis… Que tu peux, aimer. Ou détester. Te "soumettre" ainsi ne rompt pas l’estime que je te porte. Te soumettre reste TA décision. Je ne ferais rien que tu ne veuilles pas. Je te contrôle, selon tes limites. Tant que je ne les connais pas, je ne t’imposerai rien. »

Il s’arrêta. A quelques centimètres d’un éventuel contact possible de leurs chairs. S’il avançait la main, il pourrait effleurer, sentir sous ses doigts le grain caractéristique de la peau. Alexis le pouvait aussi… Théoriquement. Le lien ne la retenait pas, au point de l’empêcher d’esquisser ne serait-ce qu’un geste auprès de lui. Mais ses yeux le lui déniaient. Sa volonté s’effectuait au-delà de ce seul symbole… et sa présence si proche d’elle avait vocation à le lui remémorer. Tout en ne lui niant pas son pouvoir de décision. Il était une chose de disposer du plein pouvoir sur autrui, une autre d’en user à des fins non approuvées. La confiance qu’elle lui accordait le liait à elle. Bien évidement, Preminger était un individu égoïste, dicté par ses passions. Cependant, tout aussi autocentré qu’il pouvait être, il ne déniait pas le libre arbitre d’autrui encore moins celui de sa maîtresse. Il préférait de loin les convaincre de lui donner ce qu’il désirait. Avec Alexis, la démarche se trouvait encore plus évidente. Il considérait la jeune femme. Outre le fait que ses envies ne pourraient que susciter de l’enthousiasme auprès d’elle puisqu’elle vibrait souvent au diapason de lui en ce qui concernait notamment le plaisir charnel, il ne désirait forcer quiconque encore moins elle. A quoi bon ?
Si elle ne le percevait pas ainsi, il percevait ainsi son attitude s’il l’avait menacée dans un tel moment. Une dangereuse incitation, où le danger n’aurait rien eu de particulièrement plaisant, ni pour elle, ni pour lui.

- « C’est aussi, la raison pour laquelle, je n’ai mis aucune réelle menace dans ce dernier moment. Le plaisir était purement coupable, la situation...particulière… Tu aurais pu ne pas vouloir poursuivre, jamais je ne t’y aurais forcée ou menacée d’une punition telle que tu l’entends. » précisa-t-il sincèrement.

Il se rapprocha d’un pas, inspirant plus fortement pour gonfler sa cage thoracique presque à même la peau et le tissu qui ornaient la poitrine de sa maîtresse. Preminger n’était pas grand. Pour un homme, il rejoignait même la catégorie la plus basse. Alexis en revanche l’étant davantage, même juchée sur des talons, elle levait encore un peu le visage vers Lui. Se perdant dans son ombre, dans l’illusion de sa Lumière. Il était éblouissant, dans son attrait projeté. Fascinant était le mot. Abaissant un peu le visage vers le sien, il prit son temps, laissant ses pommettes saillir sous son sourire sirupeux, articula doucement chaque mot :

« Aussi n’y-a-t-il jamais eu que de charmantes et alléchantes menaces pour pimenter et stimuler le moment. T’inciter et t’exciter par des mots puis des gestes. Il n’a jamais été question de perdre mon contrôle, juste te faire perdre le tien. Je me maîtrise parfaitement, quand bien même je longe parfois et franchis quelques limites. Ce sont les miennes » son sourire s’étira, long, sardonique tandis qu’une de ses mains se plaçait adroitement contre le flanc de la jeune femme « Je suis miséricordieux, je voulais que tu puisses, dans mon plaisant dédale de débauche, y trouver ton moment...et t’y perdre, délicieusement. Quel scandaleuse posture» Le pli de ses paupières narquoises n’atténuait pas la force de son regard, comme deux écus d’or ses yeux brillaient «  Une... pointe de plaisir subit et dans un moment incongru d’une intense crispation et de tension… Ton instant de rupture, la brisure nette et splendide sur la vitre. N’as-tu pas…apprécié cette sensation ? Ce risque lorsque ma main ne faisait qu’effleurer ?  » Sa main, à nouveau était venue flatter ses courbures, lentement, englobant dans un effleurement sa cambrure rebondie « Tourne-toi... »

Sa main l’y avait incitée et il se colla à elle, sa bouche lui chuchota à l’oreille


« Redouter, craindre ajoutait du piment, te tendait. Cela t’a préparé d’une si merveilleuse manière, Crois-moi, en matière de torsion, je suis un expert… Tu appréhendais, puis relâchais le risque que ma main pourtant symbolisait… » Cette même main qui continuait à flatter, palpant presque sa main… S’arrêta subitement « Tu as craint autant que tu as désiré... t'es concentrée sur la sensation que t'apportait cette caresse et le risque qu'elle symbolisait... Et soudainement… » Il la retira tout à fait, la laissa a moindre distance, de sorte qu’elle puisse appréhender son éloignement, se questionner à son geste futur... « Rappelle-toi, sa soudaineté, la vibrance, la manière dont la surprise a fait place à une douleur ô combien différente, sournoise... Et combien cette sensation t’a prise.. à la volée… »

Il se tut à son tour. Laissa un instant s’écouler la laissant dans le silence lancinant de l’Attente. L’expectative. L’envie sûrement. Puis reprit :

« Cessons cela pour l’instaaant, veux-tu.. ?  »

Sa main était venue s’adoucir sur le haut de son dos, caressant son échine et la pointe de son cou, alors qu’il poursuivait, faussement indifféremment, un rictus narquois brillant sur son visage saisit de la frustration qu’il venait de créer.
Pour le mieux. La discussion initiée possédait une importance qu’il ne voulait pas nier. Sa main traître, se déplia de son cou, :

« Lorsqu’il s’agira d’un vrai ordre, tu le sentiras. » décréta-t-il avec sérieux « Lorsqu’une punition à la clef, il y aura, tu le sauras. Et tu l’accepteras d’avance. Mais pas pour le moment. Tu es en...apprentissage…» il avait fait fait traîner le mot, lui donnant une saveur particulière, bien plus appréciable « Nous en reparlerons plus tard, à moins que tu ne réclames déjà que je teste et réprimande ton obéissance ? » Son rictus s’était renforcé, ironique, alléché, sans pour autant se charger de pure moquerie, avant de poursuivre d’un ton plus solennel : « Aussi, non, je n’ai pas perdu le contrôle. Et je ne compte pas le perdre, mon trésor… En revanche, il m’était important de savoir si tout allait bien.»

Sa main remonta le long de son échine, entortillant ses cheveux le long de sa main, ramenant par la même occasion sa tête vers lui. Sans force ni agressivité. Déposant sa joue contre la sienne, effleurant sa peau, infusant son parfum sur elle par la même occasion. La première fois où la peau de leurs visages se rencontraient enfin. Une douce intervention qu’il lui accordait par simple plaisir et dans le but également de l’inciter…

« Nous poursuivons, trésooor ? »

Cela serait tout. Pas de baiser, encore. Rien d’autre que cet avant-goût, qui, en ce qui le concernait, suffisait. Au bien évidemment, il se ravissait à l’idée de le faire...plus tard. Une attente à ses propres instincts, une manière d’envisager différemment ce qu’ils bâtissaient charnellement ensemble, dans leurs pratiques habituelles. Le baiser se mériterait. Il tenait à le soustraire pour le moment de l’expérience pour l’attiser davantage, l’aider à se précipiter dans les sensations neuves qui se créaient à son expérience. Pour autant, il n’apprécierait pas l’acte si ce dernier n’était pas partagé. Pour un être aussi égoïste qu’il se savait lui-même, cela aurait pu être surprenant. Cela ne l’était guère. Son plaisir se tirait aussi de celui qu’elle ressentait, par lui, pour lui. Et elle possédait aisément la qualité de le faire sentir la puissance de ses charmes sans pour autant nier sa personnalité. Elle suivait avec la sienne, tout simplement.
De part la proximité de leur peau, elle lui avait jeté un regard en biais, cherchant à capter la direction de son regard, la trouva. Lui y lu la reddition, non par démotivation ni crainte, mais par l’acceptation de ses paroles. Elle tentait de lui faire confiance. Relâchait sa pression, redevenait maîtresse de son corps, abandonnant ses interrogations à plus tard. Se faisant, il dériva sa bouche la laissant emprunter le chemin de sa joue, promenant ses lèvres sur sa peau veloutée, sans pour autant la dispenser d’une franche embrassade. C’était un premier pas habile, une manière de ré-initier le jeu, avec une dose de tendresse supplémentaire à laquelle elle se trouvait davantage habituée, afin qu’elle puisse, néanmoins, se sentir en terrain connu. Protégée. Elle ne devait pas croître par la peur mais par l’excitation de l’Interdit. Le désir fourmillait par la soumission volontaire, la sensation et le goût de se sentir dominée, maîtrisée et non pas un quelconque climat d’angoisse et de malaise. Pour qu’elle ressente le plaisir, il devait lui faire prendre conscience qu’elle faisait plus qu’apprécier lâcher-prise à son profit mais qu’elle y trouvait une ivresse révélatrice.
Il recula, saisissant des deux mains le haut de ses épaules. Il ne s’y incrusta pas, goûta néanmoins de la fraîcheur de sa peau, avant de l’inciter à pivoter vers lui, dans un mouvement preste. Bientôt, il put de nouveau, lui faire pleinement face. Comprendre ce qui se mêlait en elle. Ce qui la liait malgré tout à l’exercice. La curiosité et l’envie, malgré tout…

« J’hésiiitee… Comment employer à présent tes ravissants charmes à leur plein potentel ? Ciel, quel choix cornélien… Oh, je sais… ! » sa bouche s’était arrondie, alors que ses yeux s’illuminaient «  Jouons-le à Pile ou Face, trésor »

La mine mystérieuse et sans soustraire son regard des yeux de la jeune femme, il plongea sa main avait plongé dans la poche intérieure de son veston… En ressortit un porte-monnaie de cuir, qu’il s’empressa d’ouvrir, dans une exclamation amusée, récupérant promptement une pièce brillante et luisante qu’il pris le soin d’admirer, entre le pouce et l’index. Moins brillante que l’or, mais somptueuse. L’argent était fascinant… Il l’avança, de manière à ce qu’Alexis puisse la distinguer, la maintenant à hauteur de visage, dans une pose étudiée :

- « Spleeendide… » ronronna-t-il. Avançant la pièce, il la déposant au bord du cou de la jeune femme, la laissant glisser à la lisière de son décolleté, livrant sa peau brûlante au contact mordant du métal froid. Il observa, machiavéliquement sa peau réagir d'un frisson, se mordant les lèvres «  Pile, je serais dans ton dos, Face, nous nous ferons face.  Limpide, n’est-ce pas ?»

Non sans un ricanement, il cessa son manège puis lança adroitement de son ongle la pièce, suivant des yeux son ascension lumineuse. Un exercice aisé pour lui. Ouvrit la paume lorsqu’elle amorça sa descente pour mieux la récupérer et la plaquer contre le dos de son autre main. Dans une mine avide, il découvrit le résultat.

« Piiile »… Je n’aurais pas mieux choisi...» commenta-t-il dans un ton amusé.

Avait-il trafiqué le jeu ? Elle ne le saurait pas avec certitude, mais elle savait qu’il en avait la capacité. Ou du moins, s’en doutait-elle… D’un geste, il récupéra la piécette, puis s’abaissa un peu, faisant attention à ne pas la quitter des yeux, pour défaire le nœud qu’il avait enserré sur la poignée du bureau… Remonta, alors le ruban jusqu’à ses mains, sans en ôter le lien.

« Voilà qui t’offre suffisamment d’aisance pour la suite, ma très chère… Puisque avant toute coquine connivence, je vais te demander bien autre chose… »

Rangeant la pièce de monnaie dans le creux de sa poche, il en avait profité pour en extraire un petit paquet, lui tendant dans un sourire de connivence, altier.

« J’ai décidé d’être paresseux, aujourd'hui… Du moins, pour les choses désuètes. Et sais comme j’aime que l’on prenne soin de moi… « Comme je le mérite ». Aussi, je te laisse me l’enfiler. Avec toute la précaution gracieuse dont tu sais faire preuve... ».


Il lui ouvrit la paume, lui glissant l’emballage dans la sienne, tel un présent mystérieux, ayant néanmoins pris la peine de l’ouvrir avec précaution préalablement, la gratifiant d’un sourire incitatif et serein.
Pour autant, s’il parvenait à donner le change avec une aisance naturelle tirée de ses ordinaires manipulations, la situation l’arrangeait grandement. Pour ainsi dire, la dernière fois qu’il avait usé de préservatifs remontait à...de faux souvenirs dans son passé trafiqué à Storybrooke. Son époque d’origine n’était guère très au fait de ce genre de méthodes et les contraceptifs d’époque étaient loin de ceux d’aujourd’hui… Ces derniers il savait les manier… Ceux de cette étrange époque en revanche… Aussi avait-il été fort désappointé des désagréments d’allaitement qui poussaient Alexis a ne pouvoir reprendre la pilule, nécessitant l’usage de ces derniers. Bien évidemment, Midas avait tenu à l’aider, lui fournissant le matériel et le monde d’emploi avec, potentiellement, un peu trop d’entrain et de propositions à la démonstration...si bien qu’il avait coupé le dialogue s’indignant de l’indécence d’une telle discussion et d’une telle débaaaauche. Comme il s’agissait de son si précieux chien, Midas n’avait, certes, pas été dupe mais avait eu l’élégance et connaissance pour se retenir de toute réflexion. A présent, quand même, il le dissimulait parfaitement devant sa maîtresse, Erwin s’outrageait contre le déluge du commerce qui prospérait autour… Des parfums, des goûts… Pitoyaaable. « N’était-ce pas par trop extravagaant ?  Avait-il tancé à l’encontre de son caniche. Ce qui ne l’avait pas empêché de récupérer le « king size » que Midas avait sélectionné. « Parfait pour LUI ». Oui. Il était Roi, tout de même.
Il recula, laissant Alexis entreprendre son œuvre, lentement, fixant le lointain, guettant les bruits et les pas…Le bureau restait particulièrement calme et de manière stratégique...isolé. Il n’avait pas choisi cet emplacement pour ce genre de desseins, mais avait tenu non seulement à son « éventuelle » tranquillité tout comme la posture qu’un emplacement reculé annonçait de son occupant.
Se détachant de cette occupation, il observa Alexis, se félicitant que le nœud occasionné qui liait ses poignets n’empêchait pour autant pas l’entièreté de ses mouvements. Peut-être conviendrait-il d’ailleurs de les resserrer à l’avenir ? Il contracta néanmoins la mâchoire lorsqu’elle entreprit de faire glisser l’étrange matière… Espérons que celui-ci ne soit pas trop étroit… Mais...non. Pas réellement. C’était étrange. Quelque peu resserré sans être...inconfortable. Ou du moins, il pouvait faire avec... Au moins, le nom tenait ses promesses. La prochaine fois, s’ils « pratiquaient » la chose de manière bien plus...simple que l’exercice auquel ils se livraient à présent, il devrait forcément admettre auprès de sa maîtresse son ignorance quant à la mise en place de ces choses… Mais pas aujourd'hui. Quoiqu’il disposait du pouvoir de le lui cacher. Sentait-on sa découverte ? Ciel ! Loin de là ! Au contraire, il lui souriait avec une tranquillité factice lorsqu’elle termina son « œuvre », gommant, par façade, toutes les incertitudes qui lui traversaient l’esprit une fois « la chose » placée. N’était-ce pas...trop frêle ? Trop serré ? Cela ne risquait-il pas de se rompre au moindre mouvement ? Cela semblait si fin… Sûrement pour faciliter l’’appréciation des sensations...mais…tout de même. Et si ? Il ne fallait pas prendre le risque d’engendrer à nouveau… De son temps, aussi disgracieux que cela pouvait être au moins, il semblait que la protection servait à quelque chose… Mais Midas s’en servait régulièrement et n’avait aucun bâtard à déclarer de ses nombreuses coucheries..ce qui...n’était pas son cas. Aussi, exceptionnellement, se rangeait-il à la confiance dans son chien. Il haussa les épaules paresseusement, comme habitué.

« Merci mon trésor… Consacrons nous à ton cas, maintenant »

Lui prenant la main, dissimulant à merveille son léger malaise, il la conduisit à contourner le bureau d’acajou, la plaçant à l’exact contraire de sa position précédente.

« Ici ! Voilà qui est parfaaaitement symétrique… Perfect ! » il claqua la langue, appréciateur puis intima caressant « Maintenant, mio tresoro… Place-toi donc, dos à moi. »

Reculant, il la laissa pivoter, le ventre accolé au bois. Sa main droite se posa, légère, gracieuse, sur sa colonne, remonta le long de ses omoplates, escaladant son dos souple jusqu’à joindre le haut de son cou. Chaque remontée s’accompagnait d’une impulsion. Légère douce. Une incitation, en rien, une brusquerie.. Qui l’enjoignait à se ployer.

« Penche-toi… Encore, parfait. »

L’espace d’un instant, il s’était placé pleinement derrière elle, bien davantage qu’à leur petit jeu précédent, accompagnant son mouvement vers l’avant, visionnant avec délice par anticipation ce que cela donnerait bientôt. Il aurait presque pu lancer les hostilités dès à présent… Mais bien que liée, elle n’en demeurait pas moins libre de ses mouvements et il désirait la savoir pleinement ligotée à ses désirs. Reculant alors d’un pas guilleret, il en profita pour laisser sa main courir le long de l’épaule d’Alexis jusqu’à la ligne de soie du ruban qui limitait ses mouvements, pour mieux s’en saisir.

« Maintenant, trésor, laisse les liens assurer ta position… »

Le ruban dans la main, il fit à nouveau le tour du bureau, un sentiment d’allégresse lascive courant dans l’entièreté de ses veines. Ainsi faisant, n’allait-il pas faire prendre forme à des envies retenues jusqu’alors ? Plus qu’une simple mise-en-bouche, il la fixerai à ses fantasmes avec une puissance inédite. Il se pencha, attira le ruban d’un bref mouvement vers l’avant, les yeux luisants, l’incitant fortement à s’abaisser, alors que sa voix précisait :

« Tends davantage les bras, Enora. J’ai besoin de suffisamment de mou pour attacher le tout, sinon ma très chère, tu seras bien plus pressée... Excellent. Vois-tu, cette position, pour le moins...farouchement émoustillante, reste, à mon huuumble avis, celle qui sera la plus commode pour toi, pratiquement parlant. Pour débuter… Tu pourras toujours prendre appui sur tes coudes, pour plus de confort... » il s’arrêta un bref instant, jaugeant son œuvre avec une critique concentrée, avant d’opiner la tête « oui tu pourras.»

Il ne tenait pas à ce qu’elle souffre considérablement de l’expérience, la douleur ne devait venir que de lui et il n’était pas question de lui en infliger. Il prenait bien davantage grâce et excitation dans la domination que dans la souffrance. La manipulation se révélait mille fois plus agréable d’une douleur physique infligée, elle nécessitait davantage de finesse, bien plus de cruauté presque. Quoiqu’il ne s’agissait pas ici d’humilier d’aucune façon son cher trésor. Alexis était une personne de qualité, une des rares sur cette Terre qui possédait une valeur intrisèque. Aussi méritait-elle l’initiation à ses vices, afin qu’elle puisse y trouver son propre transport, taillé pour elle et...complémentaire au sien. Il recula d’un pas gracieux, jaugeant son astucieuse préparation, Alexis à présent penchée par dessus la table, les coudes adossées à celle-ci. Ployée, elle se trouvait cambrée par la force des choses, dans une révérence forcée s’il poussait la métaphore au plus loin...et bien évidement, il le fit. Comment refuser ? Elle l’observait encore et il lui rendit la pareille, laissant la force brûlante de ses yeux indécents se promener sur son œuvre. S’émoustillant à cette vision qui l’attendait, préparée… Il prit néanmoins, le Temps d’en jouir visuellement, ses yeux obscènes caressant effrontément les courbes galbées par les liens, la manière dont la dentelle enserrait sa poitrine rebondie appuyée sur la table. L’excitation gonflait sa taille, l’appui sur le bois l’exacerbait son décolleté voluptueux presque prêt à jaillir du carcan de dentelle où il se trouvait savamment enveloppé… Mais pas encore. Rasséréné par les promesses visuelles, il se déplaça enfin pour revenir, prestement, se placer dans son dos. Il avait veillé à ce que sa démarche s’affine, dans l’indécelable. Aussi, la présence de ses longues mains nichées le long de ses hanches arracha un frisson à la jeune femme, entre la surprise et l’apprécié. Rien qu’un frôlement et l’empreinte brûlante et suave de ses mains sur sa peau nue. Rien que cela, mais déjà tant… Un rattachement à lui, un fourmillement qui bientôt la conduirait à sa plus haute marche. Un toucher, la texture d’une peau, sa dextérité, sa chaleur. Ce pouvait être tant de choses… Et l’une des celles qu’elle obtiendrait de lui à l’occasion. Cela et sa voix. Le toucher et l’ouïe, puisque par sa Décision, elle se trouvait à présent privée de la vision. Bien évidement, cette privation n’était que partielle, puisque aucun bandeau ne venait tenir de son opacité le bleu de ses iris. Mais la soustraction de sa douloureuse beauté à sa vue se révélait être un calvaire...encore plus dans la durée du moment. Elle le sentirait par ses mots et son toucher, ne pourrait que le rêver à travers le plaisir et la manière dont il se matérialiserait à elle, sauf à se contorsionner un peu pour tourner la tête vers lui.
En attendant, il descendit sa main jusqu’au haut de sa dentelle, examinant avec attention la charmante armature concoctée par sa maîtresse. Il espérait grandement que l’ôter ne signifiait pas nécessairement faire le deuil de cet attirail violet et émoustillant… Glissant sur le haut de ses fesses, il passa finalement la main sur le haut de ce qui constituait sa culotte, observant et soupirant d’aise lorsqu’il constata qu’elle avait été glissée par dessus la jarretelle.

« Tu me simplifies la tâche, ma prévoyante galante... » commenta-t-il dans un pouffement narquois, creusant sa joue.

Il glissa sa seconde main vers l’avant même, la sentant ondoyer sous sa paume brûlante se déposant sur son ventre. Ses doigts longs, fins, adroits, s’enroulèrent autour de la fine lingerie, entreprenant le faire glisser le tissu protecteur. Sans hâte. A quoi bon ? Il maîtrisait le Temps… Et tout ce qui la frustrait, la faisant croître d’anticipation, augmentant son pouvoir… Il la sentait se raidir, dans l’envie presque de se relever pour se coller à lui, pour mieux s’enivrer de son odeur et de son contact. Se couler contre sa peau. Las, elle ne le pouvait…

« Tss… Ma douce… Laisse-moi donc te délivrer de tes entraves. »

Mais il raillait. Ne parlait que de l’infime tissu violet qu’il ôtait. Et qui constituait tant une barrière insoutenable entre son désir et lui qu’une derrière muraille, bien que fine, entre sa résistance et le plein pouvoir. Il la contrôlait physiquement, mais ne la possédait pas encore pleinement en pleine force par son plaisir. Lorsqu’il insinuerait cette transe en elle, là, elle tomberait sous son plein pouvoir… Son appétence à y plonger n’était pas étrangère à ce savoir, si bien qu’il fit glisser le tissu aisément.
La culotte tomba un peu plus bas et il laissa ses mains, pleines et entières la guider au-delà de ses jambes galbées. Ses mains l’incitaient à ondoyer du bassin pour mieux en permettre la chute, profitant de l’occasion pour s’avancer contre elle, laissant sa propre chair lui signifier la largesse des bienfaits qui l’attendaient, ardemment. Sensation suffisamment éloquente, alors que ses paumes remontaient du haut de ses cuisses, pour lui arracher un son étouffé d’anticipation dense. Il se tendit à son tour, se gorgeant de son effet.

«  A vrai dire, te voici quelque peu acculée...mon trésor » soupira-t-il en ajoutant à sa déclaration un mouvement de corps qui la plaqua davantage contre le mur de bois.

Cernée de sa chair et de bois. Elle ne pouvait s’enfuir, hormis en utilisant la force ou en l’en priant. Mais tant qu’elle continuait d’apprécier se livrer à ce jeu, elle se livrait entièrement à son contrôle…
Et puisqu’il possédait les clefs de cette scène…. Il prit un bref instant de hauteur à jauger l’esthétique de sa position, d’un œil brûlant d’exigence. Si bien, qu’ignorant l’antre vif et brûlant que renfermaient les jambes de sa maîtresse, il replaça « sagemment » ses mains le long de la chute de ses reins, admirant sa courbure et son dos. Le violet paraît sa peau pâle avec une joliesse parfaitement exécutée. Pesant ses paumes contre sa chair, il murmura :

- « Ploie ma mie... Cambre toi...»

L’une des mains du ministre s’était infiltrée sur son ventre, perverse, lui impulsant l’envie de l’exact contraire sûrement... Pourtant, elle devait corriger sa posture. Il la voulait davantage courbée. Cela renforcerait la cambrure de ses charmes…et lui permettrait une vision pleine sur les liens qui l’attiraient en avant, ployée. Il se pencha à son tour. Accompagnant son mouvement pour mieux lui permettre de l’exécuter, le buste contre son dos nu, son entrejambe se pressant entre ses cuisses. Elle l’avait senti, entreouvrant les jambes davantage pou mieux accompagner son mouvement. Pour autant, Preminger ne lui avait pas accordé entière satisfaction. Frôler possédait un avantage de frustration bien plus savoureux qu’une simple plongée dans la concrétisation charnelle de leurs appétits. A l’inverse, là, il se trouvait partout, penché sur elle comme culminant perfide à son point le plus sensible, affûtant ses sens à chaque passage langoureux, se goinfrant des sensations de plus en plus éparses et transies qu’il faisait gémir en elle. Sans la voir pleinement, il ressentait son émoi fiévreux tressaillir, s’emparer de sa respiration, tandis que la SIMULATION s’intensifiait. N’était-ce pas cela à présent ? Une vibrante répétition qui bien plus que la titiller, déclenchait déjà les délices scandaleux de ces sensations d’enivrement charnel. Là où l’esprit se floutait, progressivement pour se dissoudre dans l’étourdissement cuisant, où chaque glissement caressant attisait l’irradiante douleur, là où les pommettes rosissaient sous la chaleur montante des sens crépitants, là où les mots s’étiolaient à même les lèvres dans une mélodie geinte plus que proférée. Les soupirs se prolongeaient, se faisaient langueur et les corps eux-même prenaient une cadence nouvelle, mués par le goût, l’envie de sentir, saisir encore la volupté décadente qui se créait sous les caressants vas-et-viens de son bas-ventre. Elle même se cambrait davantage, encouragée par ses gestes, pour mieux l’accompagner au creux de ses cuisses, prolonger la sensation qui les éveillait tous deux à un monde gorgé d’un miel plus corrompu qu’alors. Si pourtant, la châleur montait, alourdissait l’air aux alentours, il ne faisait pourtant que la caresser. L’effleurer pleinement de son entier désir, glissé insolemment à la frontière même de l’intime embrasé qui n’attendait, que son entrée. Ses frottements sur sa peau fine et moite l’agitaient de spasmes. Alors, de la bouche de la jeune femme, les inspiration s’étouffaient, rauques, dans un long murmure à son apologie et il s’y enivrait aussi, laissant la tiédeur du moment le gagner. Sa main courait, remontait sur sa poitrine renflée et la dentelle qui l’enserrait, retenant l’envie de la palper nue. Préférant se déposer là où se répercutaient, désordonnés, les battements de son coeur. Saisir, posséder.

« Comment demeurer insensible à vos douces plaintes, mon cher trésor ?  Impatiente vous êtes et ô combien luxuriante cela vous rend ! Mais… Bientôt...»

Il bougea le bassin, encore, serpentant encore pour mieux amadouer pernicieusement le coeur renflé de son désir, lui arrachant un spasme incontrôlé. Presque prête… Il la sentait. La sentait avec une telle puissance orgueilleuse ! Ciel ! Ce qu’il provoquait, la force de ses tourments cuisants, le délire somptueux qu’il créait, incitait par son seul toucher…en surface, sans même encore s’engoncer dans sa félicité. Bientôt… Il se tenait au bord de l’abysse, sentant son corps même s’apprêter au saut. Le sentait-elle ?

« Tu as été patiente…. Si patiente.  Bientôt, je viendrais. Pour se lier à ton désir, le mien l’en pénétrera… Si bien que sitôt que tu m’en auras prié, je te sonderai jusqu’à la lie. » susurra-t-il au creux de son oreille dans un ronronnement cruel.

Lui-même découvrait les sensations qui lui étaient atténuées du fait de sa « protection », se satisfaisant néanmoins que l’attirail en gomme moins qu’il n’en craignait. Preminger en aurait été fort désappointé et particulièrement irrité, le cas contraire. Là, cela demeurait, délicieusement acceptable, encourageant le vice…

« Fort de votre profond ébranlement, ma douce amie, j’éprouverai chaque parcelle… »

Puisque cette Terre est mienne. Il ne le verbalisa pas, mais en ressentait la certitude victorieuse et exultante grandir, alors que corrélativement à sa promesse, une fois prié, il fondait en elle, déchirant la barrière du prélude, lui arrachant un cri de presque délivrance. C’était ce que cela était à ses yeux pour elle, selon lui : une délivrance de l’abstinence languissante qu’il avait fait croître dans la frustration pour mieux s’accorder les pleins pouvoirs tirés du plaisir affranchi qu’il lui offrait. A présent, elle se trouvait libre de s’abandonner à l’envie fiévreuse, aux sursauts délicieux et torrides que son corps ressentait à chaque fois qu’Il la maniait, si finement. Libre de plonger dans la volupté ardente qui culminait de ses âpres et dépravants vas-et-viens. Libre au délire suave de sa maîtrise. Libre. Et liée. Libre dans l’ardeur… Mais totalement liée à Lui. S’en rendait-elle compte ? A quel point, la sensation de liberté pouvait à la fois être réelle et fausse à la fois ? Chaque individu restait libre de ses choix...tout en ne pouvant parfois que leur donner une portée limitée. La jonction se révélait parfois indécelable. Et, c’était un choix astucieux qu’il avait emprunté en attisant son attente. Seule sa posture aggravait son pouvoir, mais toute dévouée à ses polissonnes entremises, elle l’avait oublié dans les premières et fougueuses embardées de plaisir, pour ne céder qu’à ses sensations, lui permettant de mieux appréhender l’exercice… Et à présent, il se frayait un chemin brûlant en elle, davantage que jusqu’alors.. Il maîtrisait la danse. La ployait contre le bureau, d’une main impérieuse, se redressant pour mieux avaler une gorgée d’air âpre, teinté d’impureté. Une conduite des sens qui l’enivrait, tant et si bien qu’elle se tordait davantage sous le feu de ses reins, tâchant de suivre, inciter sa cadence, sa chevauchée impromptue et torride.
Parfois Preminger l’en empêchait. D’un simple claquement de langue impérieux, il stoppait toute initiative. Parfois il accentuait celle-ci, encourageant son initiative dans un soupir appréciateur. C’était délicieux. Tel un Maître d’orchestre vivant sa partition, il s’étourdissait aussi de sa vision plus que dominée, les paumes plaquées contre le bois devant elle, la nuque qu’elle tendait parfois, pour saisir ne serait-ce qu’une parcelle parfaite de son splendide visage, ses plaintes lourdes qui se mêlaient à ses frémissements intimes. Son visage s’était abaissé un peu, pour mieux croiser le sien, déguster son délire, jauger sa souffrance et son aise.

« Tout semble aller plus que pour le mieux, mon trésor… » souffla-t-il au creux de son oreille. « Aussi inconfortable, aussi...vexant que cela peut être perçu. Il n’empêche…que cela dispose d’une saveur profondément excitante, n’est-ce pas ? » Ce qui restait une réelle question quand bien même il se doutait de la réponse « d’être à ma merci... »

Oh, il devait l’avouer,...oh ! il aimait ce qu’il faisait. Tirait un plaisir tout neuf, qui gommait la frustration de la matière fine qui couvrait ses pleines et dévorantes sensations vives, de cette manière de la posséder. Il était ô combien, satiiisfaisant que de avoir ainsi, pour son orgueil vorace. Ainsi, se ressentait-il Maître du Monde… Il créait le plaisir, retirait, offrait, dosait sa cadence.
Et comme se devait être, dans son regard, fabuleusement excitant pour elle… que le sentir si pleinement. Sur elle. En elle. Comme dominée, possédée de sa merveilleuse prestance. D’y être soumise, pleinement de vivre cette soumission sans honte ni rébellion, s’y livrer au contraire nue, espiègle et vierge de faux semblants. De se donner à lui, de se remettre à son bon vouloir. Vivre et déguster son plaisir, menottée nue -ou presque- à son désir. Ployer sous son joug suave, haletante de délicieuses torpeurs … rêvant d’encore… et vivre cet encore. Il ne pouvait le désirer pour Lui – il abhorrait toute domination à son encontre- mais se savoir l’administrer, inoculer pleinement en elle sensation sur sensation, le plongeait en dévotion mégalomane et vaniteuse. Délice vénéneux… Il s’enivrait de son pouvoir, de la vision qu’elle lui offrait d’elle et de lui à travers ses yeux yeux voilés et la manière dont elle se mordait la bouche lorsqu’il venait encore et encore, sans lassitude, avec exaltation prendre possession de ses charmes offerts. Il ressentait son propre pouvoir de par ses actes et elle les lui chantait, à sa manière par la transe qu’il attisait, alors qu’il coulait ses mains sur les siennes, superposant ses paumes sur celles, blanchies par l’impulsion de la jeune femme.
Preminger songea qu’il haïssait les faibles. On peut pu croire que voir sa maîtresse si menottée à ses envies la lui rendrait méprisable. Ce n’était pourtant pas ce qu’il se produisait. La voir ainsi ne la rendait pas misérable. La dominer ainsi de lui faisait perdre aucun éclat, Preminger considérait déjà sa domination sur autrui comme une situation acquise et permanente. La sentir s’y procurer tant de plaisir ne la dépréciait pas. Au contraire. Cela ne changeait rien à ce qu’elle était au dehors. Il n’y avait aucune honte à s’incliner devant lui, tant que ses genoux la portaient encore fièrement devant autrui.Cela lui rappelait, seulement, à quel point, IL possédait la force de la plier. Non contre sa volonté, mais parce qu’elle le désirait. Elle, sa fière tempête. Et qu’Elle puisse désirer si ardemment pareille chose scellait sa victoire.
Le spectre formidable de son orgueil amplifiait les sensations, dangereusement. Il se savait pourvoir s’y couler aisément, à chaque exploration nouvelle, à chaque ferveur brute dispensée, à chaque gorgée de luxure qu’il incendiait en elle et en lui.
Voulait, désirait plus. Tout ce qu’il pouvait obtenir. Prolonger leurs étreintes étourdies et l’incandescence qui découlait de leurs corps à corps. Il voulait s’enivrer à cette sensation, gorgée après gorgée, qu’il faisait naître, Lui, l’Instigateur de Tout.
Si bien que tout lui sembla subitement trop simple. Insuffisant. Insatisfaisant. Il pouvait jouir de plus. Aussi décadente qu’était la position, l’Heure était venue de la corser davantage…
Un pas de plus dans le jeu, une poussée de plus dans le vice…

crackle bones

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

Une averse de soleil tomba sur ce désert blanc, éclatant et glacé.

ICI GIT L'ERREUR :
http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t80427-how-can-i-refuse-erwi


Contenu sponsorisé




Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans - Page 2 _



________________________________________

 Page 2 sur 2
Aller à la page : Précédent  1, 2

Bon Sang ne peut mentir feat Alexis E Child || + 18 ans





Disney Asylum Rpg :: ➸ Le petit monde de Storybrooke :: ✐ Centre ville :: ➹ La Mairie