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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
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 I'm invincible how could this go wrong? [Fe]

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Honey Lemon
« Science is magic that works. »

Honey Lemon

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| Conte : Big Hero 6
| Dans le monde des contes, je suis : : Honey Lemon

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________________________________________ Jeu 16 Juin 2022 - 22:51 « Science is magic that works. »

13 juin 2022

Si le père de son enfant avait cru que l'énergique Honey Lemon allait gentiment attendre la fin de sa grossesse assise sur le canapé à zapper sur les chaines du câble, il s'était fourré le doigt dans l'œil jusqu'au cou. La jeune femme était justement bien trop énergique et passionnée par tout un tas de choses pour laisser la vie se dérouler sans y prendre part. Et puisque sa grossesse ne souffrait d'aucune complication particulière (son handicap moteur ne rentrant pas en compte dans les calculs de la scientifique, quoi qu'en disent les autres), la future maman était bien décidée à travailler jusqu'au bout. Le congé maternité, elle pourrait toujours le prendre une fois que sa fille serait née, en attente, Honey s'adonnait aussi souvent que possible à sa plus grande passion : les sciences.
Certes, elle avait les pieds enflés et le dos douloureux, devait se déplacer en fauteuil roulant presque constamment et ressemblait à une baleine particulièrement dodue, ce qui, couplé à son handicapeur moteur, compliquait la réalisation de nombreuses actions d'ordinaire si simples, mais il en fallait bien plus pour décourager Honey de faire quoi que ce soit. Ainsi, elle continuait de fréquemment travailler au laboratoire de la ville, de suivre le développement des thèses qu'elle supervisait et même de prendre un ou deux risques plus ou moins calculé (mais chut, pas un mot à Stefan ni à sa mère), tout ça pour l'amour de la science.
Ce jour-là, le 13 juin, exactement un mois après le vingt-neuvième anniversaire de la jolie scientifique, Honey avait réservé le grand auditorium de la faculté de sciences pour y donner une conférence ouverte non seulement aux étudiants mais aussi à qui voulait bien venir l'écouter (en y comprenant quelque chose car, bien que cette condition ne soit pas nécessaire pour prendre place dans l'auditorium, c'était quand même mieux de la remplir). Le sujet de la matinée ? Ni plus ni moins que les singularités au cœur des trous noirs, une notion qui décrivait quelque chose d'inconcevable, que personne n'avait jamais eu la chance de voir et que personne ne verrait sans doute jamais en ayant la possibilité de revenir en arrière pour en parler. Quelque chose de fas-ci-nant, en somme.
Comme presque toujours quelle que soit la saison, la jeune femme portait une jolie robe colorée et des chaussures assorties. Grossesse oblige, Honey avait été contrainte de délaisser ses impressionnants talons hauts au profit de ballerines, mais cela ne l'empêchait pas d'assortir les chaussures à sa tenue. Les vêtements de grossesse informes et soi-disant "confortables", très peu pour elle. La future maman continuait de faire très attention à la manière dont elle présentait et ne voyait aucun inconvénient à mettre son ventre proéminent de femme enceinte en avant (de toute façon, quand elle se mettait debout, le poids la forçait à se mettre en arrière comme pour le montrer fièrement à la face du monde) du moment que de parfaits inconnus ne prenaient pas ça pour invitation à la tripoter.
Aujourd'hui, a priori, personne n'aurait cette idée saugrenue. Les personnes qui se pressaient dans l'auditorium quelques instants avant le début de la conférence ne venaient pas parce qu'elle était enceinte mais pour ce qu'elle avait à dire. C'était aussi bien, voire mieux, comme ça. Le terme n'était plus loin mais ça non plus ce n'était pas une invitation pour avoir des gestes déplacés.
La conférence devait débuter à huit heures, horaire matinal qui permettrait de répondre à de nombreuses questions à partir de dix heures, dix heures et demi si Honey digressait trop, ce qui avait tendance à lui arriver un peu trop souvent. Elle n'y pensa toutefois pas lorsqu'elle roula sur l'estrade sous des applaudissements polis. La jeune femme se gara derrière le pupitre et, comme à son habitude, fournit un effort supplémentaire pour se mettre debout, face à son audience. On aurait pu abaisser le pupitre et le micro mais Honey n'en avait pas envie. Elle aimait bien se mettre debout pour étirer ses lombaires et permettre aux faibles muscles de ses jambes de se souvenir qu'ils avaient une utilité.
Une fois debout, la jeune femme sourit à l'assistance, la balayant rapidement du regard afin que son sourire soit adressé à tous. C'était l'un des petits trucs qu'on apprenait dans les formations en communication et, parce qu'elle était un peu étrange, Honey en avait justement suivi quelques unes afin de peut-être un jour être plus normale que ce qu'elle était pour le moment.
- Bonjour à tous, salua la scientifique d'une voix chaleureuse. Je suis le docteur Honey Lemon, docteure en chimie et en astrophysique et la conférence d'aujourd'hui portera sur les singularités au cœur de trous noirs comme ceci, poursuivit-elle en appuyant sur la télécommande fournie avec l'auditorium (et surtout avec l'écran géant derrière Honey) pour afficher le cliché le plus récemment pris du trou noir situé au milieu de notre galaxie, la Voie Lactée.
Se présenter et énoncer pourquoi on prenait la parole, ça aussi c'était quelque chose que Honey avait appris en formation.
- Une session de questions réponses est prévue après la conférence alors n'hésitez pas à y participer. Cela dit, si vraiment votre question ne peut pas attendre deux heures plus ou moins mes digressions, je vous autorise à lever la main, plaisanta la jeune femme.
La salle sembla apprécier cette petite boutade et rit poliment. Une fois le silence revenu, Honey poursuivit :
- Bien. Maintenant que nous sommes au clair là-dessus, passons donc aux choses sérieuses : les singularités.
L'écho de ce dernier mot semblait encore se réverbérait dans l'auditorium quand la jeune femme sentit une importante quantité de liquide transparent brutalement tomber d'entre ses jambes. SPLASH. Honey eut l'impression que tout l'auditorium l'avait entendu, comme si son micro était soudainement pointé sur son vagin, ce qui n'était heureusement pas le cas. Etonnée que la poche des eaux ait choisi ce moment précis pour se percer, la future maman (dont le futur de maman était de plus en plus proche) baissa machinalement les yeux et resta coïte quelques instants, le temps pour ses neurones de se connecter et pour son cerveau de faire le point. Finalement, cette conférence pourtant tellement fascinante n'allait peut-être pas pouvoir avoir lieu, après tout.
Forte de cette conclusion mentale, Honey releva la tête et sourit à son public, estimant qu'à minima les personnes des premiers avaient dû remarquer qu'il se passait quelque chose.
- Finalement, je crois que je vais devoir m'excuser auprès de vous et reporter cette merveilleuse conférence car je tiens de source sûre que ma poche des eaux s'est percée il y a environ une minute. Et... euh... Je crois que je vais m'asseoir, juste au cas où, acheva Honey en joignant le geste à la parole, disparaissait derrière le pupitre malgré son mètre soixante dix-sept.
La vérité c'était que la jeune femme ne savait pas trop quoi faire. Peut-être appeler le 911, songea-t-elle vaguement. Mais était-ce vraiment utile alors qu'elle n'avait pas mal ? Fondamentalement, sa seule gêne immédiate était de se sentir mouillée entre les jambes, pas de quoi déplacer toute une équipe médicale, si ?
http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t76583-honey-honey-oh


Daphné Williams
« L'amour n'a ni distance
ni frontière »


Daphné Williams

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I'm invincible how could this go wrong? [Fe] _



________________________________________ Sam 2 Juil 2022 - 22:29 « L'amour n'a ni distance ni frontière »



I'm invincible how could this go wrong?
Le présent accouche, dit-on, de l'avenir.


Les étudiants avaient pour la plupart déserté les bâtiments. Les dernières séances d’examens étaient terminées, et seules ceux qui reviendraient pour le rattrapage fouleront à nouveau le sol. De mon côté, J’avais encore pas mal de documents à régler, notamment en ce qui concernait les futurs élèves de master. Il me fallait encore compléter et envoyer à la direction les demandes que j’avais accepté en tant que directeur de recherche, elles se comptaient sur les doigts d’une main mais cela faisait tout de même de la paperasse en plus dont je me serais volontiers passé au final. Attrapant ma bouteille thermos, je grimaçais en me rendant compte que je n’avais plus une goutte de thé. J’avais toujours des sachets dans mon bureau, mais j’allais devoir faire à nouveau chauffer de l’eau et puis j’avais quand même mérité une pause, alors je me décidais à me rendre jusqu’à l’une des salles des professeurs où je pourrais trouver ce dont j’avais besoin. Sur mon chemin, j'entendis la voix de Honey, une de mes collègues dont j’étais assez proche retentir. Probablement était-elle en train de donner une conférence, cela arrivait souvent que certains de mes collègues en donnent au sein des murs de l’université.

Trouvant finalement ce que je voulais, je versais l’eau de la bouilloire une fois chaude dans ma bouteille que je refermais avec soin afin de ne pas en renverser sur le chemin. On ne savait jamais, c’était peut-être calme en cette période de l’année mais il suffisait d’un peu d'inattention et se prendre les pieds dans une marche était très vite arrivé. En passant à nouveau devant l'amphithéâtre je notais le silence, pourtant cela m’étonnerait que la conférence soit déjà terminée, a moins qu’elle n’ait commencé bien avant, pendant que j’étais encore entouré par mes documents administratifs, je décidais tout de même de jeter un coup d’oeil afin d’être sûr qu’il n’y avait aucun problème. Et si ce n’était pas le cas, j’en profiterais pour saluer rapidement Honey :

-Tout va bien ? Demandais-je

“Oui…Je crois…Mais je crois aussi que le bébé arrive. En plus, j'ai fait une grosse tâche sur l’estrade. Regarde un peu ça ! Tu penses que ça se nettoiera facilement ?”

Je restais muette, en clignant plusieurs fois bêtement des yeux le temps que l’information veuille bien faire son chemin, soit prise en compte et comprise par mon cerveau. Ma première pensée fût avant tout que définitivement Honey avait des priorités auxquelles personne d’autres ne penserait dans ce genre de moment. Quoi qu’il en soit, inutile de paniquer dans ce genre de moment. Ce n’était après tout pas le premier accouchement que je vivais, quand Bloom était venue au monde j’étais déjà suffisamment en âge de comprendre et j’avais d’ailleurs laissé mes devoirs de Nymphe pour accourir sur Domino à la demande expresse de mon père qui était complètement paniqué alors que ce n’était pourtant pas la première fois que ma mère accouchait.

- Je pense que le personnel comprendra avançais-je prudemment. Tu ne veux pas que j’appelle un taxi ? Vu la situation ça m’a l’air plus urgent.

“Oui tu as sans doute raison” répondit Honey après avoir considéré la situation pendant quelques instants “Désolée si je réagis bizarrement, c’est la première fois que ça m’arrive. Perdre les eaux je veux dire. Et être enceinte. Et être sur le point d’accoucher. Et perdre les eaux pendant une conférence.”


Ça en faisait des premières fois mine de rien, mais je pense qu’en termes de réaction bizarre elle était très loin d’égaler mon père. Un jour peut-être que je rencontrais cette anecdote à Bloom, c’était toujours une “arme” en plus à utiliser contre lui quand il décidait de n’en faire qu'à sa tête

- Si ça peut te rassurer, ma mère a perdu les eaux pendant un conseil royal quand elle attendait ma soeur. Je ne suis pas experte mais en tout cas ne pas paniquer, c’est déjà une bonne chose.

J'attrapais mon téléphone dans ma poche de jeans et pianotait rapidement sur le clavier tactile afin de composer le numéro de l’agence de taxi

“Taxi Storybrooke, que puis-je faire pour vous ?”

- Oui bonjour, j’appelle car ma collègue a perdu les eaux. Il faudrait un taxi pour la conduire jusqu'à la maternité

“Un instant ne quittez pas, je consulte les chauffeurs disponible”

Et sans plus de cérémonie, la musique du Printemps de Vivaldi commença à raisonner dans le combiné. Évidemment, quoi de mieux pour mettre les gens en attente ? Ils devraient peut-être songer à se renouveler un peu, pas étonnant qu’elle soit reprise en gag dans les films dès qu’il s’agissait d’une situation similaire. Songeant que j’en avais encore pour un moment, je me tournais vers Honey :

- Je suppose que tu n’as évidemment pas ta valise pour la maternité sur toi. Est-ce que le père du bébé peut te l’apporter tu penses ?

“Si on arrive à le contacter il devrait pouvoir”

- Tu penses pouvoir le faire ? J’attends que la compagnie de taxi veuille bien me répondre.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’étaient pas pressés, j’avais pourtant dit qu’elle avait perdu les eaux à partir de là on était en droit d’espérer qu’ils se décident à passer la seconde. Quant à Honey elle ne semblait pas avoir beaucoup plus de succès que moi puisque je l’entendit laisser un message :

“Salut Stefan c’est moi, Honey. Voilà c’était juste pour te dire que…Oh c’est trois fois rien, tu verras pas de quoi paniquer…Donc je voulais te demander tu sais mon sac de maternité ? Celui qui est près de la fenêtre de la chambre ? Le bleu clair assez fourni avec un porte-clés de loutre accroché à la lanière ? Est-ce que tu pourras l’apporter à la maternité dès que tu auras ce message ? Parce que j’ai perdu les eaux en fait. Mais ne t’en fais pas, c’est rien, ça va aller. A plus tard alors ! Bisous !”

De mon côté, j’avais finalement pu avoir une réponse, après avoir répété la situation parce que la standardiste avait manifestement la mémoire courte. Il m’avait fallu insister fermement sur le caractère urgent de la situation, tout en expliquant que s’ils n’envoyaient pas quelqu’un maintenant, je me tournerais vers la concurrence. Une jeune entreprise avait développé une application semblable à uber mais uniquement pour la ville, l’installer ne prendrait que quelques secondes et peut-être seraient–ils plus proactifs dans ce genre de situation, sans parler du fait qu’il n’y avait pas besoin d’écouter Le Printemps de Vivaldi en boucle avant d’obtenir une réponse. Cela eu manifestement son petit effet puisque le taxi arriva cinq minutes plus tard, je laissais Honey monter dedans et c’est après lui avoir demandé de m’envoyer un petit message quand elle serait arrivé à la maternité afin que je sois certaine que le taxi ai bien fait son travail que la séparation se fit. J’avais encore une tonne de paperasse qui m’attendait et j’en aurais encore pendant un bon moment.


PRETTYGIRL

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥
Until fate do us part
Please don't let me
go
, we've been wrong before. Don't want to lose the
memories
, remember to remember me. I remind you how we used to
be
remember to remember me


Honey Lemon
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________________________________________ Dim 3 Juil 2022 - 21:50 « Science is magic that works. »

Aussi proche de son terme, Honey aurait sans doute dû penser à se promener avec son sac de maternité dès qu'elle quittait le manoir mais, manifestement, les priorités de la maman en devenir n'étaient pas celles de tout le monde. Résultat, elle avait perdu les eaux en pleine conférence (plus exactement au début de sa conférence mais au moins elle ne laissait personne sur un cliffhanger insoutenable jusqu'au moment où elle serait en état de la poursuivre, quand on sait à quel point les gens sont accros aux séries télé de nos jours, ce n'est pas peu dire) et n'avait rien à portée de main pour se rendre à la maternité - transport inclus bien que son fauteuil roulant soit capable de faire des merveilles que les fauteuils roulants ordinaires ne savaient pas faire. A cet instant précis, la jolie blonde n'était pas vraiment en état mental d'avoir ce genre de considération.
Heureusement, sa collègue et amie, était arrivée dans la salle. A partir de cet instant, le cerveau de la jeune femme avait presque recommencé à fonctionner normalement (le sien n'était pas réellement capable de fonctionner de façon ordinaire) et Daphné avait pris les choses en main en appelant un taxi. Le public venu assister à la conférence, lui, s'était fait une raison : de conférence passionnante sur les singularités il n'y aurait point et la maitre de conférence ne semblait pas cinglée au point d'improviser une conférence sur son propre accouchement, aussi, ils s'étaient donc tous décidé à peu à peu vider les lieux, si bien que, quand Daphné annonça que le taxi arrivait, l'amphithéâtre était pratiquement vide.
Faisant abstraction de la flaque d'eaux sur l'estrade, Honey enclencha le mode électrique de son fauteuil roulant (un mode qu'elle n'utilisait presque jamais) et prit la direction de la sortie où attendait le chauffeur et son taxi qui, par bonheur, était adapté aux personnes en situation de handicap. Comme dit : Daphné avait pensé à tout, y compris à mentionner le handicap de son amie et collègue. Tout allait bien se passer, non ? Il suffisait que le futur papa prenne ses appels (rapidement, de préférence) et que le taxi emmène Honey à la maternité. A partir de là, elle serait prise en charge par le docteur Rawling et tout irait bien puisqu'elle serait entre les mains de professionnels formés pour mettre sa fille au monde.
Pour le moment, Honey se sentait bien et presque détendue. Oui, elle avait perdu les eaux mais elle n'avait pas trop mal, les contractions lui semblaient encore loin. C'est tout de même avec anxiété qu'elle consulta de nouveau son téléphone portable pour voir si le futur père avait entendu son message et avec encore plus d'appréhension qu'elle remarqua qu'il ne l'avait pas vu. Mince. La jeune femme se mordit la lèvre, sans trop savoir comment réagir, tandis que le taxi se mettait en route. Finalement, elle prit une décision radicale :
- Euh.. s'il vous plait ? interpella-t-elle le chauffeur. Dites... On pourrait faire un crochet par le manoir Vulpesco dans le quartier nord ? Je n'ai pas mon sac de maternité avec moi et mon partenaire ne répond pas au téléphone... C'est pas trop son truc, la communication moderne, précisa-t-elle inutilement. Enfin, ça ne doit pas trop vous intéresser mais on peut le faire, ce crochet ou pas ?
Quand on s'appelle Honey et qu'on digresse facilement, ce n'est pas toujours très simple de retomber sur ses pattes ! Heureusement, la situation aidait la jeune femme à se recentrer sur l'essentiel, une fois n'est pas coutume, et elle avait su poser sans question sans utiliser trop peu de mots pour ne pas perdre son chauffeur. Ce dernier, toutefois, s'avéra autrement plus concis dans sa réponse :
- C'est comme vous le sentez ma p'tite dame, pour moi, c'est pareil !
Le chauffeur bifurqua alors dans le sens opposé à celui de la maternité et déposa Honey devant le manoir en très peu de temps. S'il était aussi efficace pour l'emmener du quartier nord à la maternité, Honey n'aurait peut-être même pas le temps d'avoir une contraction. Mais elle ne s'arrêta pas pour faire cette considération et quitta aussi vite qu'elle le pouvait le taxi pour aller récupérer son sac de maternité. Une fois qu'elle l'eut en main, la jeune femme retourna dans le taxi, qui n'avait évidemment pas arrêté son compteur, et le convoi se remit en route, cette fois vers la maternité.
Ils roulaient depuis moins d'une minute quand Honey eut la présence d'esprit de rappeler le père de son enfant, pour le tenir à jour sur ses pérégrinations de femme prête à donner la vie :
- Salut mon amour, c'est encore moi, Honey. Inutile de t'inquiéter tu n'as encore rien loupé. C'était juste pour te dire que finalement j'ai eu le temps de passer prendre le sac de maternité donc c'est pas la peine d'y aller toi tu peux venir directement à la maternité. Je suis dans le taxi, je ne vois pas ce qui pourrait mal se pass...
Soudainement en proie à une violente contraction, Honey ne termina pas sa phrase et raccrocha. Elle n'avait jamais ressenti une douleur aussi particulière et avait l'impression d'avoir oublié tous les cours d'accouchement qu'elle avait pris au fil des mois. Le chauffeur, lui, l'observa dans le rétroviseur, avec l'air de se demander comment il devait réagir. Quand Honey en prit conscience, elle tâcha de lui sourire et de le rassurer :
- Vous en... faites pas... C'est juste... Une grosse... grosse... contrac... tion. Mais pas d'inquiète, je gère ! assura-t-elle davantage pour se convaincre, elle.
- Si vous le dites, commenta-t-il sceptique. Evitez de salir le taxi par contre, sinon ça sera plus cher, prévint-il.
- Oh vous en faites pas, j'ai déjà perdu les eaux, sauf à ce qu'il y ait un très très gros embouteillage ou un problème sur la route, ça devrait le faire !
L'éternel optimisme de Honey était l'une des qualités qui faisaient sa renommée. Malheureusement, l"optimisme ne la rendait pas plus chanceuse et la circulation du centre-ville s'avéra totalement bouchée pour une raison que ni elle, ni le chauffeur ne pouvaient (pour le moment) expliquer. Honey se mordit une nouvelle fois la lèvre, se demandant si elle ne venait pas de se porter la poisse puis réalisant que c'était impossible. Alors elle attendit et prit littéralement son mal en patience, consultant l'heure assez régulière, anxieuse à chaque fois de la voir passer.
Après dix minutes, Honey sortit son porte-monnaie et prit une nouvelle décision :
- Tenez, vous savez quoi, je vais tenter ma chance à pied parce que là c'est vraiment bouché alors que chez moi ça ne l'est plus du tout, si vous voyez ce que je veux dire.
Le chauffeur grimaça, n'ayant pas besoin de dessin pour visualiser. Il accepta l'argent de sa passagère et la laissa descendre. L'intéressée, entre deux contractions, commença à rouler en grimaçant vers la maternité.
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Katell Marc'heg
« Ensembles et main dans la main
Partons vers notre destin »


Katell Marc'heg

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________________________________________ Mar 19 Juil 2022 - 18:03 « Ensembles et main dans la main Partons vers notre destin »

I'm invincible how could this go wrong?

Une journée plus ou moins calme, Katell était en train de s’occuper de son cheval, le brossant avec amour quand Julia Marc’heg, sa mère, vint la trouver. Elle lui avait alors annoncé qu’il n’y avait plus de cite pour s’occuper des selles et les rendre imperméable et la jeune femme lui avait aussitôt annoncer qu’elle s’en occupait. Elle attacha correctement ses cheveux pour qu’ils ne la dérangent pas et commença par… sceller Eclair… Bah oui, vu l’heure qu’il était, il devait y avoir pas mal de monde sur les routes. De toute façon, elle n’avait pas le permit alors ! Une fois que l’équidé fut harnaché, la jeune femme passa au bureau pour récupérer son sac à dos. Ensuite, elle alla simplement se hisser sur le dos d’Eclair et elle le talonna avant de se rendre avec lui en ville. Oui, il y avait des chances pour que l’étalon ne laisse des trace sur sa route, mais elle se promis de s’en occuper si l’occasion devait se présenter.

Mais elle avait de la chance, Eclair ne laissa aucun cadeau aux autres. Bref, direction le centre ville au galop, alors qu’elle laissa un sourire se poser sur ses lèvres sans qu’elle ne se fasse plus de soucis que ça. Cependant, il sembla y avoir quelque chose plus loin, doucement, elle évoqua quelques mots et retint simplement l’animal pour revenir au calme maintenant. Plus loin, il y avait quelque chose qui semblait attirer l’attention, une jeune femme avançait sur un fauteuil roulant. Elle semblait pressée et cela attira un peu l’attention de Kayley. Encore une fois, elle tira sur les raines de sa monture avant de se porter à la hauteur de la femme avant de mettre pieds à terre et d’interroger la jeune femme, vraiment intriguée par tout cela, elle s’était laissé avoir par pure curiosité. Ce n’était pas tout les jours que quelqu’un en fauteuil roulant voyage longuement comme elle avait l’air de le faire là. Alors, elle lui avait demandé :


« Vous allez bien ? »

Katell ne savait pas vraiment quoi en penser, surtout que la jeune femme ne semblait pas vraiment réaliser que c’était à elle qu’elle parlait… pas dans un premier temps en tout cas. Mais, finalement, leurs regards se croisèrent et la blonde pris alors la parole :

- Oh oui, ça va, enfin, entre deux contractions, ça va. Je vais accoucher, en fait. J'ai perdu les eaux il y a environ une demi-heure, c'était assez bizarre comme expérience d'ailleurs, et maintenant je vais à l'hôpital. J'avais pris un taxi qu'une collègue du département histoire - parce que je travaille à la faculté de science de la ville - avait appelé mais il y a des embouteillages alors j'essaye de me débrouiller comme je peux... Et vous, vous allez bien ? Il est très joli votre cheval ! C'est pas commun comme moyen de locomotion !

Euh… des contractions ? Elle était en train d’accoucher… Quoi ! Sans réfléchir, la jeune femme avait mis pied à terre, maintenant habitée par une certaine inquiétude. Elle avait quitter le taxi qui s’était retrouvé dans les embouteillages. Katell commença à tourner autour d’elle, nerveuse et sans trop savoir comment elle pourrait aider… Et puis, il y avait autre chose… pour le coup, elle était un peu perdu, alors, elle demanda à la futur maman.

« Euh… et il est loin l’hôpital ? Ca doit être dur d’avancer avec les contractions et tout ça, non ? »

Elle était déjà en train de se dissiper et de tourner autour de la femme en cherchant une piste à suivre pour aller à l’hôpital. Sur le coup, elle ne dit rien sur Eclair, trop perdu par l’urgence de la situation. Heureusement, ce dernier restait calme à ses coté. Elle avait beau dire que tout allait bien, il y avait certaines crispations qui ne trompait pas. La femme en fauteuil roulant balaya ses inquiétude d’un geste de la main avant de reprendre la parole :

- Oh non. Entre deux contractions ça…

Elle du s’interrompre face à une nouvelle contraction ! Ah ! Il fallait qu’elle trouve une solution et vite…. Alors qu’elle réfléchissait à s’en donner la migraine, la jeune femme repris la parole :

- ... va. L'hôpital n'est plus si loin que ça, si ?

Ça, elle ne le savait pas vraiment et elle laissa une grimace se poser sur ses lèvres sans qu’elle ne puisse rien y faire. Une idée folle lui traversa alors l’esprit. Elle s’était alors vivement mordu la lèvre inférieure avant qu’elle ne reprenne la parole :

« Je… attend là, deux minutes, je reviens… Eclair, ne bouge pas ! »

Et là voilà donc qui couru jusqu’à une boutique proche de là. Elle expliqua la situation, demandant si ils avaient des cordes ou de la ficelle…. Ce fut cette dernière qu’on lui procura. Bien, elle ferait alors simplement avec. Elle les remercia et laissa un peu d’argent. Tant pis si elle n’avait pas le temps de passer au magasin, au pire des cas, elle irait le lendemain. Revenant près de la jeune femme et de son équidé, elle avait à son tour pris la parole :

« Je peux peut-être t’aider… peut-être que je peux atteler ton fauteuil et essayer de t’emmener jusqu’à l’hôpital… Eclair pourrait sans problème avancer malgré les embouteillages... »

Katell vit le regard de la jeune femme s’illuminer et elle laissa alors un sourire se poser sur ses lèvres. D’ailleurs, voilà déjà l’autre jeune femme qui reprenait la parole !

Oh mais quelle idée ingénieuse ! Merci beaucoup ! Ca tombe bien, en plus, je n'ai jamais voyagé en calèche ! Certes, ce n'est pas vraiment une calèche mais c'est quand même diablement excitant ! Au fait, moi c"est Honey.
-« Moi c’est Katell, enchantée Honey. Je vais attaché ton fauteuil… Attend. »


Et la voilà qui essayait de nouer les ficelles au fauteuil en faisant de son mieux pour qu’il reste le plus stable possible. Elle dû s’y reprendre à plusieurs reprises. Puis, elle attacha ensuite l’autre extrémité des liens au harnachement d’Eclair. Heureusement, elle était habituée à faire en sorte que les nœuds tiennent le coup. La jeune femme s’était ensuite remise en selle, puis, elle s’était à demi tournée vers Honey avant de lui adresser un sourire.

« Voilà, je pense qu’on va pouvoir se mettre en route, n’hésite pas à me dire si c’est trop inconfortable ou si tu as le moindre problème... »

Oui, elle la tutoyait, c’était tout simplement plus fort qu’elle que d’agir de la sorte. Il fallait dire que c’était probablement à cause de la situation actuelle qui avait tendance à être légèrement paniquante… En tout cas, la futur maman semblait radieuse maintenant… En tout cas, aussi radieuse que ses contraction le lui permettait. Quoi qu’il en soit, Honey avait lever le pouce et la jeune femme avait alors simplement hocher la tête. Elles échangèrent un sourire et Katell se remis en selle.

- En avant alors !
« En avant ! »


La jeune femme avait alors fait en sorte que la jument ne se mette en mouvement, elle s’assura cependant qu’elle n’aille pas trop vite, mais qu’elles atteignent l’hôpital en peu de temps.
Codage par Libella sur Graphiorum


Dyson R. Parr
« Cours Dydy, cours ! »

Dyson R. Parr

|  Crédits : Moi même
|  Avatar : Tom Holland

I'm invincible how could this go wrong? [Fe] Sans_t15

|  Métier : Aventurier, super-héros, en contrat de libraire chez Alexis et vendeur de chocolat chez Aster... et surfeur parfois

|  Conte : Les Indestructibles
|  Dans le monde des contes, je suis : Dashiell Robert "Dash" Parr

La coalition se forme pour trouver à Aster son véritable amour
I'm invincible how could this go wrong? [Fe] CAFL

|  Autres Personnalités : Icare J. Skellington - Léon Adonis

|  Statut Social : Célibataire

| Cadavres : 7255



I'm invincible how could this go wrong? [Fe] _



________________________________________ Dim 31 Juil 2022 - 12:39 « Cours Dydy, cours ! »


how could this

go wrong ?
Honey & son chaos


Il vous arrive parfois de penser aux micro choix dans votre vie qui, par effet papillon, vous ont amené à être là où vous êtes aujourd'hui ? Vous savez, ce genre de réflexion qui vous poussent à chercher comment vous êtes arrivés à cette situation précise. C'est ce qu'il m'arrive aujourd'hui : comment moi, jeune de 19 ans, super-héros qui a sauvé plusieurs mondes avec des coéquipiers et des techniques de dingue, parfois même des dieux; explorateur d'encore plus de mondes différents et de plusieurs pays de la Terre pendant 1 an; et membre actif de la communauté de Storybrooke; me suis retrouvé dans l'école de mon petit frère de 10 ans pour rabaisser son directeur en lui criant dessus ?

C'est fou ce que les micro choix d'une vie peuvent permettre comme destin, n'est-ce pas ?

Oui, peut être vous faut-il un peu de contexte pour que vous puissiez saisir mon propos.

Bonjour Monsieur Parr, m'avait accueilli le directeur en me serrant la main lorsque j'entrais dans son bureau, accompagné de Jack Jack. Pardonnez moi, je suis surpris, je m'attendais à voir vos parents.

Croyez moi, je suis encore plus surpris que vous d'être ici, répondis-je avec un sourire en m'asseyant avant d'adresser un regard à mon petit frère qui s'engouffra dans le siège, mécontent et peu fier. Je me retins de lui dire les raisons pour lesquels j'étais surpris : que moi, perturbateur de mon état à l'âge de Jack Jack, me retrouve convoqué pour parler des perturbations de mon frère, entre autres.

Nos parents sont partis en vacances dans notre monde d'origine, et notre grande soeur travaille aujourd'hui. Je suis la dernière personne majeure qu'il reste dans la famille, plaisantai-je.

Ecoutez, monsieur Parr, il était très important que je prenne un temps pour discuter avec vous du comportement de John...

Jack Jack ! Le coupa le concerné. Pour John Jackson, on m'appelle Jack Jack, les vieux entendent vraiment rien !

Je lui donnai un coup de coude pour le faire taire immédiatement, partagé entre le choc de ce petit esprit de rebellion en colère dans ce si petit corps (pour moi Jack Jack est et restera toujours un bébé) et l'amusement de voir un membre du corps enseignant embarassé par un enfant de 10 ans.

Vous voyez, ce manque de respect est constant ces derniers temps et nous ne pouvons pas accepter ça, sermonna le directeur. Et c'est sans compter sur l'utilisation incessante de ses pouvoirs durant les cours pour faire des farces déplacées à ses professeurs. Non content de perturber le cours, humilier de la sorte les enseignants est un grand manque de respect.

C'est embarassé que je dois vous admettre que je n'ai pas pu réprimer un petit rire amusé. Ah oui je le faisais aussi à l'époque.

Etonnement, ça n'a pas eu l'air de lui faire plaisir, en témoigne ce petit geste sur ses lunettes pour les remonter sur son nez. Je me suis senti obligé de faire de même (car oui, difficile à croire mais j'ai toujours eu besoin de lunettes. J'en mets généralement pas par ennui). Monsieur, aujourd'hui, dans une ville comme Storybrooke, ou nombre d'enfants est entouré par la magie, l'éducation aux pouvoirs est primordiale en plus de l'éducation traditionnelle d'un enfant et...

J'ai peut être perdu de ma fougue en perdant mes pouvoirs il y a quelques années, mais je ne l'avais pas totalement perdu. Et ce genre de commentaires était largement suffisant pour me la rappeler. Vous insinuez quoi, en parlant d'éducation sur nos pouvoirs ? Vous savez qui ON est ? Et vous pouvez me dire à quel moment vous êtes bien placé pour me parler d'éducation, VOUS ?

Ma réponse assez hostile le choqua pendant un instant. Je suis le directeur de cet établissement, je fais parti du corps enseignant de cette école, Monsieur Parr.

J'haussai un sourcil. Vous, vous êtes un professeur ? Dans cette école qui a été construite par magie dans un sortilège qui vous a donné de fausses existences pendant 28 ans ? Vous savez qui mon petit frère fréquente dans son quotidien pour forger son "éducation aux pouvoirs" ? Demandai-je en mimant les guillemets pour insister avec ironie sur la répétition. Lisa Queen, Honey Lemon, Edna Mode, Tadashi Hamada, et la liste est encore longue. Ce sont tous des experts dans leurs domaines, en sciences, en ingénieurie, en physique, en biologie, et vous savez quels sont leurs points communs ? Ils ont vraiment travaillé pour avoir un diplome qui n'a pas été créé par la magie, EUX !

Je repris ma respiration, après avoir balancé tout ça dans une telle rapidité qu'on aurait pu croire mes pouvoirs de retour. Le directeur fut d'abord destabilisé, tandis que Jack Jack s'enfonçait encore plus dans son siège pour essayer de cacher le fait qu'il souriait jusqu'aux oreilles. Moi, le rouge de la colère me montait aux joues. Attaquer la bonne éducation de mon petit frère était manifestement suffisant pour vous faire remettre violemment à votre place.

Je sais qui vous êtes, Monsieur Dyson Walters, cita-t-il mon faux nom que j'utilisais à l'époque où je suis arrivé dans cette ville, sous lequel j'étais inscrit dans les établissements scolaires de la ville. J'ai déjà eu des retours de vos professeurs. Perturbateur aussi, inatentif la plupart du temps, dur d'oreille quasiment tout le temps.

Je me levais de mon siège, posa les mains sur son bureau pour me rapprocher de lui. Et pourtant entre temps j'ai sauvé plus de mondes qu'il vous reste de cheveux, à l'aide de techniques scientifiques et magiques si avancées que votre cerveau étriqué ne pourrait jamais comprendre. Et vous savez ce que j'ai fait, en même temps de faire tout ça ? J'ai eu mon diplome à la fin du lycée, et j'ai nottament été aidé par de vrais pédagogues, dont un ami à moi, Dipper Pines. Oh, encore le nom de quelqu'un qui a obtenu ses titres par le travail et non par la magie ! Tout. Comme. Moi. Alors ce petit, qui se fait appeler JACK JACK, est mieux éduqué que vous, en terme de magie, de sciences, d'activités manuelles, et de politesse ! A 10 ans il sait déjà probablement plus de choses que vous sur des sujets de culture générale. Pourquoi ? Parce qu'il y a une vraie physicienne avec un vrai diplome dans ses fréquentations, ENTRE AUTRES !

Je me retournais et prit la main de mon petit frère pour m'en aller. On s'en va !

Ce n'est qu'en sortant de l'école (et après avoir marché assez vivement pendant quelques minutes en ville), que je ralentis enfin le pas une fois calmé.

Merci, finit par émettre la petite voix amusée de mon petit frère.

Ne parle jamais comme ça, ordonnai-je, histoire d'être quand même un grand frère raisonnable et ne pas me retrouver avec des appels comme quoi Jack Jack rabaissait ses professeurs. Tu feras quand même les heures de retenues que tu as eu, t'en as conscience ?

Il haussa les épaules. Je soupirai en me tournant vers lui. Ecoute mon grand, je comprends. A ton âge, j'ai du grandir dans un monde où on devait se cacher parce que nos pouvoirs étaient encore illégaux. J'avais jamais le droit d'utiliser mon pouvoir, et de me dépenser comme moi j'en avais besoin, alors j'ai juste été frustré toute ma vie, au point d'être cet enfant perturbateur à l'école. Et ce qui m'a aidé ensuite, c'est quand les parents ont enfin accepté qu'on avait pas à retenir nos capacités, en trouvant un bel équilibre dans nos utilisations.

Je posais une main sur son épaule. Mais explique moi ce qui ne va pas. Tu vis dans une ville magique (un peu grâce à moi d'ailleurs), où plein de gens ont des pouvoirs. Le directeur parle d'éducation aux pouvoirs alors que tu vois Lisa régulièrement pour dépenser les tiens, qu'elle essaye encore de comprendre pour t'aider au mieux, tu peux quasiment faire tout ce que tu veux, et pourtant on nous appelle pour dire que tu es désagréable en cours. Il se passe quoi ?

Jack Jack eut l'air boudeur en baissant les yeux. T'es presque jamais là. T'as toujours un truc à faire ailleurs sans moi.

Cette petite phrase me brisa un peu le coeur, principalement parce que je ne pouvais pas dire qu'il avait tord. Je mis un genou à terre pour lui faire face à sa hauteur (quoiqu'il me dépassait comme ça, c'était qu'il était grand maintenant, mon bébé !), en serrant affectueusement la pression de mes mains sur ses épaules.

J-J, excuse moi. Je veux pas que tu croies que je t'abandonnes. Jusqu'à la fin de mes jours, les priorités de mon petit frère sont les miennes, je te le promets. Je suis prêt à rabaisser tous les directeurs de ta vie pour te défendre, tu le sais ça ?

Il ne répondit pas, mais son regard était attentif dans le mien, ce qui me prouvait qu'il écoutait, et qu'il voulait bien me croire. Je lui adressais un petit sourire. Promis, t'as pas fini de vivre des aventures avec ton grand frère.

Et je croyais pas si bien dire. Peut être parce que j'avais la chance d'attirer ce genre d'événements, à peine avais-je prononcé cette phrase, qu'un cheval tirant un fauteuil roulant par une corde traversait les files d'un embouteillage en plein centre ville.

Je me tournais vers Jack Jack. Qu'est-ce que t'as encore fait ?

Il leva les mains en défense. Cette fois c'est pas moi !

Je me levais alors pour essayer de mieux voir. Me levant sur la pointe des pieds, maintenant que le chargement s'était éloigné, je reconnus à peine Honey Lemon dans le fauteuil, qu'un accident dû à la surprise de voir un cheval sur la route survint devant eux. Une voiture en percuta une autre en manquant son frein, laquelle tourna trop violemment pour foncer dans la voiture de la file d'à côté. Le cheval fut bloqué, s'arrêtant brusquement.

Alors que je me précipitais en courant pour essayer de calmer les choses afin qu'Honey ne risque rien dans son état, le moteur de la première voiture prit feu. Le cheval devant l'incendie paniqua davantage et s'affola encore plus. Jack Jack, le feu ! Lançai-je alors aussitôt avant de me tourner vers une jeune mère au volant de sa voiture qui nous regardait : Ne dîtes jamais ça à vos enfants, mon frère est spécial.

Alors que mon frère en question sauta dans les flammes, je m'approchai du cheval pour aider sa cavalière à calmer son tempérament. Ce n'est que lorsque l'incendie disparut, ne laissant qu'un enfant de 10 ans enflammé descendre du capot d'une voiture, puis s'éteindre lui même, que l'animal fut plus enclin à s'arrêter.

Je soufflai alors enfin, en me tournant vers Honey qui, heureusement malgré les cordes qui la reliaient au cheval, n'était pas tombée. Honey ! Tu vas bien ? C'est pas seulement une question pour lancer une conversation, tu es attachée à un cheval sur la route, alors...

Oh, salut Dyson ? Je... si je vais bien ? C'est à dire que oui, enfin j'ai perdu les eaux et mon taxi était pris dans les embouteillages, ce qui est un peu embêtant - comme le fait que je ne sais pas où est le père du futur enfant mais sinon ça va... entre deux contractions, quoi. Et toi ? et toi Jack Jack ? C'était VACHEMENT impressionnant le truc de l'incendie ! Bravo !!

Jack Jack leva les poings en vainqueur. C'est le premier incendie que j'éteins ! S'écria-t-il, fier.

J'haussai un sourcil. C'est pas vrai.

Il tourna les paumes vers le ciel. Oui, mais c'est le premier que j'ai pas provoqué moi même, que j'éteins !

TU AS PERDU QUOI ? Percutai-je enfin. Ok, PAS DE PANIQUE ! Mais tu panique pas du tout, POURQUOI TU PANIQUES PAS DU TOUT ? Paniquai-je.

Je regardai aux alentours. Honey avait eu une succession de malchance pile quand il fallait pas, et ça continuait encore. Je soupirai. Un soupir qui voulait dire que j'avais une idée, mais que j'aimais pas ça. "Ca" voulait dire un des pouvoirs de Jack Jack en particulier.

Madame, vous voulez bien prendre mon frère avec vous sur votre monture ? Demandai-je à la cavalière alors que remettais Honey dans le bon sens de circulation derrière le cheval.

Les filles, ça va vous faire bizarre, mais on sera toujours à Storybrooke... Les obstacles en moins. Jack Jack... Disparais ! M'écriai-je alors que je me mettais derrière le fauteuil de Honey, coinçant mes pieds derrière son siège.

Jack Jack disparut alors, et ce qui était en contact avec lui le suivit. La cavalière, le cheval, la corde, et par extension, Honey assise sur le fauteuil et moi derrière. Nous nous retrouvions dans un espace bleu, la même rue de Storybrooke sauf que le tout était en semi-transparance bleu foncé. Je vous présente la Dimension Jack Jack. On est toujours au même endroit, mais dans une dimension au delà des 4 que nous percevons. En résumé, on peut traverser l'embouteillage puisque nous sommes les seuls sur la route ! Pratique aujourd'hui mais quand Jack Jack était bébé, c'était infernal pour le retrouver, confiai-je à Honey en pensant à notre père qui essayait de l'attirer avec des cookies sans savoir où il était.

Waouh c'est trop cool ! Si j'avais pas des contractions de plus en plus fortes je profiterais tellement de cet instant ! C'est scientifiquement magique... Je crois ! On pourra y retourner quand j'aurai accouché ? Genre pas tout de suite mais prochainement ?

Si tu veux, mais on fera passer ça pour un exercice, j'ai pas envie qu'on l'encourage à disparaître comme ça, fis-je sans contrôler l'éternel esprit protecteur de grand frère.

Le cheval se mit en route et je devais dire que c'était assez cool de se tenir sur un fauteuil qui allait aussi vite tiré par un animal. Jack Jack s'éclatait, riant aux éclats, je réalisais d'ailleurs que c'était sa première fois à cheval (mais ça devait être, bien que jouissif, assez doux pour lui qui a assez de pouvoirs pour lui donner un taux d'adrénaline habituel bien plus fort). J'eus un petit sourire de le voir comme ça. Jack Jack voulait devenir un super-héros (logique, il a grandi dans une famille de super-héros), et cette idée m'a toujours fait serrer les dents - à Violette aussi, d'ailleurs, et je vous parle même pas de maman. Cette vie de super-héros n'a pas été de tout repos : j'ai été arraché à mon monde, ma famille a été kidnappée lors de l'invasion du Joker, Thanos m'a plongé dans le coma pendant 6 mois, j'ai souvent été à deux doigts de sacrifier ma vie en mission... ce n'est pas vraiment ce que je souhaitais pour Jack Jack. Mais il fallait dire qu'il y avait un certain naturel chez lui. Et le voir emmener ce cheval dans sa propre dimension de poche pour aider quelqu'un qu'il apprécie et surtout quelqu'un qui en a besoin me rendait tout de même assez fier.

Puis, on se fit faucher par un bus. Ca avait de quoi ramener les pieds sur terre et sortir de ses pensées.

Bien sûr, le bus ne percuta personne : c'était un bus, sur sa propre voix, dans la dimension de Storybrooke, qu'on ne voyait qu'à travers la couche semi-transparante de l'espace dans lequel on était. Le mouvement pouvait nous faire sursauter, tout au plus : mais le cheval avait, lui, de quoi paniquer. Il fit alors un faux mouvement sur la droite sous la panique, et Jack Jack tomba de la monture.

JACK JACK ! M'écriai-je.

Heureusement, je le rattrapai à temps avec un bras, l'autre tenant encore fermement le fauteuil, mais la corde, dans le mouvement, se défit, et le cheval regagna la dimension de Storybrooke, galopant plus loin pour fuir le danger qu'il avait senti.

Ce qui ne laissait plus que Honey, moi et Jack Jack dans la dimension de celui-ci, ne risquant toujours pas de percuter les voitures autour de nous... mais sans rien pour tirer le fauteuil.

Oh ! S'écria mon frère. Vite, faut pousser Honey à toute vitesse !

Tenant toujours fermement Jack Jack avec un bras (puisque si je le lâchais, Honey et moi reviendrions sur la vraie route, au milieu des voitures), je fis une petite moue, peu convaincu sur l'efficacité du plan. Puis j'eus un sourire.

Honey, tu as déjà vu E.T. ?

Ah, les micro choix qui vous emmènent à un certain point dans votre vie...


code par Dyson R. Parr / Cyril Cadet

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Super panique !

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Honey Lemon
« Science is magic that works. »

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________________________________________ Dim 31 Juil 2022 - 21:26 « Science is magic that works. »

Honey ne croyait ni à la chance, ni à la malchance, ni au destin, ni à la fatalité, ni à rien de tout cela. Elle avait l'un des esprits les plus cartésiens que la Terre ait jamais porté et, de fait, ne croyait qu'aux faits, aux circonstances, aux causes, aux conséquences et aux intentions. C'est pourquoi, de son point de vue, elle n'avait pas été frappée de plein fouet par le karma (une autre de ces croyances populaires qui n'avait jamais atteint la jeune femme) pile le mauvais jour, simplement que les circonstances étaient contre elles et que la fébrilité générale pouvait donner l'impression, à l'observateur ou à l'observée, que tout allait de travers alors que c'était loin d'être le cas.
Il y avait d'abord eu Daphné et sa présence d'esprit qui étaient intervenus le temps que les neurones de Honey fassent le point avec eux-mêmes.
Puis le chauffeur de taxi qui était arrivé rapidement et avait été on ne peut plus serviable.
Suivi par Katell et son cheval, deux nouvelles connaissances pour le prix d'une, qui étaient intervenus lorsque l'embouteillage s'était formé sur la route de l'hôpital.
Et maintenant il y avait Dyson et Jack Jack, deux amis de longue date que Honey considérait presque comme faisant partie de sa famille, qui intervenaient exactement au bon moment.
En fait, si Honey avait été du genre à croire en la chance ou en la destinée, elle se serait certainement prise à croire qu'en ce jour extraordinaire, elle avait énormément de chance. C'était donc pour toutes ces raisons qu'elle ne paniquait pas, contrairement à Dyson. D'autant plus qu'elle venait pour la première fois de pénétrer dans la dimension Jack Jack, une dimension intangible au commun des mortels, qui lui auraient certainement ouvert les chakras si elle avait été du genre à croire en ces petites choses-là mais qui lui ouvraient assurément de belles perspectives... qu'elle devait toutefois remettre à plus tard.
Y a pas à dire, accoucher ce n'est pas toujours arrangeant. Disons que ça n'arrive pas toujours au moment opportun, indépendamment de l'impatience avec laquelle on a hâte de rencontrer son enfant.
Laissons toutefois ici ces considérations pour retrouver Honey, interloquée par la dernière question de Dyson.
- Bien sûr que j'ai vu E.T. ! S'écria-t-elle. Il repasse à la télé tous les Noëls j'ai l'impression, d'ailleurs, je comprends pourquoi, c'est très familial comme histoire. Un peu triste à la fin. Pas toujours très vraisemblable non plus mais si on suspend sa crédulité on se laisse facilement porter... Pourquoi, au fait ? Tu as envie de le revoir ? Tu penses que le bébé aimerait le voir ? Je crois qu'elle est encore un peu jeune, non ?
Pour résumer la situation : Honey ne comprenait pas pourquoi Dyson lui parlait subitement de cinéma mais était trop polie pour faire remarquer que c'était probablement hors sujet, d'autant qu'elle était la championne toutes catégories des digressions qui font perdre un temps précieux.
Cyril Cadet
- Je crois que ton bébé adorerait le voir un jour quand il saura que sa maman a reproduit sa scène culte le jour de son accouchement ! répondit Dyson sur un lourd air de sous-entendu, permettant ainsi à la future maman en question de comprendre où il voulait en venir.
- Oooooooh ! commenta Honey, les yeux brillants en battant des mains, à défaut de pouvoir trépigner des pieds. Ca va être une chouette journée ! On peut essayer de faire ça entre deux contractions ? Histoire que j'en profite aussi un peu ?
La plupart des parturientes n'auraient certainement pas pensé à poser ce genre de questions mais Honey n'était pas comme la plupart de ces femmes. Elle avait toujours été extraordinaire, au sens premier du terme : hors de l'ordinaire. Quand on sait qu'elle se trouvait présentement dans une autre dimension, cette réflexion revêtait une nouvelle couche de réalité.
Jack Jack sembla soudain embêté et demanda :
- C’est quoi une contraction ? C’est un raccourci ?
La question était tellement mignonne que Honey ne peut s'empêcher de faire "aaaaaaaaaaaaw" jusqu'à ce que, justement, une contraction vienne crisper son visage et qu'elle s'arrête aussi net. Les traits à présent tirés, presque concentrés, elle tâchait de se rappeler des techniques de respiration que la sage-femme lui avait enseignée et de les appliquer sans hurler pour ne pas effrayer un garçon qui était un peu trop jeune pour voir les effets d'une contraction.
- Non, Jack Jack, c'est pas un raccourci même si j'aimerais bien. C'était ça, une contraction, reprit la jeune femme à bout de souffle quelques instants plus tard. C'est comme un gros mal de ventre qu'ont les femmes qui sont sur le point d'avoir leur bébé. Là c'est bon, c'est passé, on peut y aller, elles ne sont pas encore trop resserrées, ajouta la future mère à l'attention de Dyson.
- Maman me dit de manger des légumes quand j’ai mal au ventre ! conseilla Jack Jack ce qui ne manqua pas une nouvelle fois d'attendrir Honey.
- Crois moi c’est pas la solution pour les bébés. D’ailleurs pour toi non plus, elle veut juste que tu manges plus de légumes. Jack Jack, tu nous fais décoller ? Honey est prête ! coupa court Dyson, ce qui était une riche idée puisque le débat aurait pu continuer
Jack Jack comprit enfin, suite à quoi une rafale de vent lui sortit des mains. Elle était si forte qu'elle souleva le fauteuil, son occupante et les deux frères Parr.
- C'est pas la première fois que je vole parce que j'ai un hover fauteuil roulant maintenant, commenta Honey, mais je trouve ça quand même super cool ! Ca va en faire des anecdotes à raconter à ma fille ! Vous faites des remakes de films souvent ?
Honey n'avait même pas eu la présence d'esprit (un comble vu son intellect mais on lui pardonne car elle est sur le point d'accoucher) d'utiliser les propriétés de son fauteuil roulant (alors qu'il avait de sacrées propriétés) pour se dépêtrer des différents aléas qui entravaient son chemin vers la maternité mais, en fait, elle n'avait, à aucun moment, eu besoin de ses compétences puisque ses amis, nouveaux comme anciens, l'avaient aidée à chaque fois. Et puis, elle ne savait pas comment les propriétés de son fauteuil fonctionnaient dans la dimension Jack Jack, accessoirement.
- Jamais, répond Dyson.
- Si une fois on a fait Iron Man, les 4 Fantastiques, et Qui veut la peau de Roger Rabbit ! le corrigea son petit frère, ce qui ne manqua pas, entre deux contractions, d'amuser Honey, encore une fois.
Présentées ainsi, sans contexte, ces aventures mettaient l'eau à la bouche de la grande amatrice de sensations fortes qu'étaient Honey.
- Mais si maman demande, la réponse est non, décréta Dyson en faisant la moue.
- Promis je ne dirai rien à Helen, même si ça avait l'air trop cool, ça aussi ! jura Honey.
Content de lui, Jack Jack rétorqua :
- Si tu veux je le montrerai aussi à Jackson !
Dyson fronça les sourcils et demanda :
- C’est qui Jackson ?
- Bah, son enfant ! C’est un super nom c’est comme moi ! répondit son petit frère avec l'air d'énoncer une évidence.
- J-J, c’est une fille, elle l’a dit, s'amusa Dyson.
Son petit frère, lui, était clairement déçu, ce qui serra le cœur de Honey - mais pas au point de lui faire considérer ce prénom pour un futur enfant mâle !
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