« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

-25%
Le deal à ne pas rater :
TEFAL – Cocotte-minute 8 L – inox, tous feux dont induction
48.99 € 64.99 €
Voir le deal

Partagez
 

 A Russian Christmas - Erwin & Alexis

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


Erwin Dorian
« If the crown should fit, then how can I refuse? »

Erwin Dorian

| Avatar : Rufus Sewell

A Russian Christmas - Erwin & Alexis Vba9
- Pour ma victoire? C'est adorable, trésor... Même si en toute modestie, je dois admettre, qu'au-delà de cela, je suis un prestigieux modèle pour mes concitoyens"
(Alexis pense-t-elle qu'il est parti trop loin? Sûrement! On approuve)

A Russian Christmas - Erwin & Alexis Sn0a
A Russian Christmas - Erwin & Alexis Da6n
A Russian Christmas - Erwin & Alexis W2ja

| Conte : Coeur de Princesse/Le Prince et le Pauvre
| Dans le monde des contes, je suis : : Preminger

A Russian Christmas - Erwin & Alexis Hmch

| Cadavres : 1296



A Russian Christmas - Erwin & Alexis _



________________________________________ 2022-12-26, 23:28 « If the crown should fit, then how can I refuse? »




A Russian Christmas



La Russie… Aussi loin que Preminger s’en souvienne, ce pays, sous la malédiction, lui avait toujours évoqué des paysages qui se trouvaient aussi sauvages et élégants que les personnages romanesques qui s’y éveillaient. Était-ce la brutalité du climat ? La froideur asséchée qui nimbait chaque panorama d’une vivacité glaciale ? Cet endroit lui paraissait dur, abrupt et pourtant mué d’une grâce particulière. Pour autant, n’en déplaise à l’imaginaire de l’ancien ministre, ses valises démesurément trop nombreuses et son style vestimentaire digne d’un Romanov clinquant lui avaient valu un contrôle approfondi à l’arrivée de l’avion. Les autorités administratives rappelaient à quel point ce pays ne trouvait dépossédé des couronnes et des titres…
Il connaissait la réputation du chef d’État de ce pays… quand bien même il n’avait rien à se reprocher et avait patiemment attendu la fin du long contrôle d’identité subi…
Alexis ne s’était pleinement relâchée que lorsqu’ils avaient pu franchir librement la porte de l’aéroport, passeports et documents en main.
A présent que leur séjour avait été officiellement autorisé – il aurait été fort désappointant de refuser l’arrivée du futur souverain mondial – Preminger continuait de songer que l’ensemble de ce pays demeurait fascinant. D’autant plus la ville qui retenait leur séjour. Saint-Pétersbourg possédait un charme réel, presque suranné à l’architecture renversante. Lorsqu’ils s’y promenaient, les siècles d’histoire s’étalaient devant leurs yeux se mélangeant à la modernité de certains édifices, rappelant le poids des ans. Ils avaient pu la visiter progressivement depuis leur arrivée, découvrant les rues au fil des jours, paisiblement, non pressés par le Temps, davantage par l’ivresse de la découverte.
Ils flânaient, se laissant l’occasion de la nouveauté.Ils dégustaient quelques mets locaux, commentaient certains peintures au gré des allées des musées. Le Temps était pour eux. La météo...parfois moins. Mordant, acéré, le froid manquait de les décourager, mais le concernant, le ministre s’était vite constitué une collection de chapkas, chapeaux et fourrures en tout genre qui achevait de le tenir au chaud avec une classe aiguisée. Une « excuse » pour reconstituer une garde-robe qui n’en n’appelait pas le besoin.
Ce soir ne ferait pas exception… La neige s’abattait sur la ville avec une force considérable. Il pouvait en voir les fins flocons voleter par delà la vitre, pour mieux recouvrir la ville d’une couche molletonneuse sachant qu’ils saisiraient les inopportuns qui s’y exposeraient. Achevant sa toilette, Erwin était sorti, après un temps « convenable » rejoindre Alexis dans leur chambre d’hôtel, consultant sa montre. Ils étaient dans les temps… Il la trouva assise, non loin de la fenêtre, Isaac sommeillant à moitié dans les bras de sa mère, la tête juchée par dessus son épaule, fasciné par ce qui se déversait dehors. Puisqu’il pouvait apercevoir la vitre, il devinait que le bambin s’émerveillait de cette vision blanche et douce. La neige fascinait et Isaac ne semblait pas en être épargné. Et pour autant, Alexis prenait grand soin à lui éviter toute exposition à l’attaque foudroyante du froid. Aussi, la plupart du temps, lorsqu’ils sortaient, ils le laissaient à la garderie de l’hôtel bien davantage qu’à se risquer de le promener dehors. Il faisait bien trop froid, il y avait que quoi geler un nourrisson… Ou alors, peut-être était-ce lui qui se révélait particulièrement excessif ? Peut-être. On ne l’était jamais trop. Et puis, sa mère partageait au moins son avis, concernant Isaac.

« Je pourrais dire que j’ai fait au plus vite, mais ce serait faux... » affirma-t-il dans un rire étudié, prenant la peine de souligner d’une main le costume en velours d’un bordeaux violine qu’il revêtait.

Son sourire s’était élargi face au regard que lui avait donné la jeune femme. Il y avait de l’admiration face à sa Beauté bien sûr mais cela ne s’arrêtait pas là. Une dose considérable d’amour aussi.
Sa maîtresse avait fini par se lever, prenant néanmoins un instant pour se détourner de lui et permettre à Isaac de contempler encore le spectacle qui s’écoulait dehors.
Le regard du ministre était demeuré sur elle, appréciateur, jaugeant encore la robe soyeuse qu’elle avait décidé d’arborer pour l’occasion et qu’il avait découvert quelques temps avant sa propre mise en beauté. Elle était splendide, particulièrement taillée pour la soirée au théâtre et, penchée vers la fenêtre, l’éclat du lustre soulignait la couche de paillettes posées à même la libre capillaire qui souligné son chignon élaboré. Cela desservait pas l’ensemble mais donnait bien plus un style élaboré à l’ensemble de sa mise. Les paillettes se fondaient dans sa chevelure, rappelant davantage l’impression d’une coulure d’ argent glissée à même les cheveux qu’un malaxage de paillettes. Un chic assumé et une touche d’originalité qui le faisait la considérer avec une fierté mêlée de tendresse. Il ne pouvait pas dire qu’il avait poussé Enora sur le chemin d’une garde-robe bien plus pointue, elle savait parfaitement se vêtir en conséquence des buts à atteindre et cela dès sa jeunesse et leurs retrouvailles... Elle ne le faisait pas avec l’amour et la passion qui le mouvait lui, mais était tout de même particulièrement efficace en la matière. Certes, traînaient aussi dans ses placards une quantité curieuse d’habits pour le moins contestable qu’il affectionnait moins mais qui faisaient aussi partie d’elle. Des ensemble licornes aux T-shirts rock’n’roll… Oui. Chacun possédait sa part d’excentricité. Il savait aussi qu’en retour, ses propres choix vestimentaires ne trouvaient pas forcément enthousiasmes permanents chez elle. Mais ils assumaient tous deux ce qu’ils étaient et… Il aimait son style. Elle était le parfait complément du sien.

« C’est brillant.. Dans tous les sens du terme, Trésor » avait-il sourit en lui tendant le bras pour l’encourager à avancer jusqu’à lui, lorsque son buste avait de nouveau pivoté vers le sien.

Leurs manteaux enfilés, ils avaient confié Isaac sous bonne garde à l’accueil de l’hôtel et après un énième baiser gratifié au petit de la part de sa mère, ils avaient rejoint leur taxi qui stationnait patiemment à l’entrée du grand perron. Alexis avait jeté encore un coup d’oeil par dessus son épaule, comme cherchant du regard son fils qui avait pourtant déjà du être emmené à la garderie.

«Il se plaît là-bas, tu sais… Et puis, il me semblait fatigué, non ? Je parie que le sommeil le trouvera rapidement et sa peluche favorite l’y aidera. »

A vrai dire… il n’était toujours pas très bon pour deviner l’état émotionnel de son fils. Le petit Copycat pourtant possédait un visage assez expressif par moments et la similarité de ses traits aurait du le pousser à le lire comme dans un livre ouvert et pourtant… l’inverse se produisait. Les lignes, proches, de son visage, ne s’exprimaient pas comme les siennes. Pour beaucoup, il était, malgré tout, moins expressif, plus intérieur. A l’avenir, il le serait même encore plus. Peut-être était-ce le signe que son caractère s’affirmait déjà…
Dans tous les cas, il ne se faisait pas d’illusions sur le fait que l’enfant se trouva entre de bonnes mains.
Bientôt, le Saint-Pétersbourg nocturne s’étira sous leurs yeux, alors que le taxi filait dans la nuit . Leur hôtel n’était pas éloigné de leur destination, pour autant…il convenait mieux de s’y rendre par ce biais. Outre éviter le froid qui s’accentuait la nuit, cela permettait de s’offrir une arrivée fracassante au bord des marches de l’édifice et Preminger ne résistait que rarement à une telle faculté. Il observait pourtant, défiler par la vitre, les lueurs de la nuit éclairant la ville noctambule. Le ciel se trouvait dégagé, sans nuages mais sans lune. Idéal… Ils disaient que ces phénomènes ne s’observaient que lorsque la lune s’éclipsait du ciel leur laissant la pleine et entière voie pour s’y refléter… Le Temps s’annonçait parfait… Un sourire fin naquit sur sa bouche sculptée puis il s’écarta de la vitre, tournant la tête pour dévisager son amante. Elle souriait paisible, et tourna la tête vers lui lorsqu’elle sentit son regard sur le sien.

« Casse-noisette… Ce spectacle sera sûrement plus grandiose… Ce sera une expérience à vivre, ce soir. Je me prépare personnellement à être époustouflé… ».

Son ton était joyeux… Et cependant… Preminger avait craint, presque, que le choix du ballet ne lui rappelle quelques souvenirs désagréables de leur Noël précédent. Après tout, ce conte avait marqué le début et le symbole de leur dispute ce jour. Au point, où il avait, fut un Temps, songé à annuler leurs billets et à commander autre chose. Pour autant, il était persuadé à présent que cela aurait été la pire des choses à faire. L’équivalent d’un refus du passé. Il ne reniait rien. Ce qui s’était produit, avait eu lieu. Et il convenait admettre que d’une certaine manière, cela avait été...pour le mieux. Ils avaient été séparé un long moment par leurs sentiments et leurs postures, cependant… ils s’étaient davantage révélés. Dans leurs retrouvailles et leur avancée mutuelle sur la question. Si elle s’y était opposé, peut-être. Mais vraisemblablement, elle adoptait la même optique que lui, sur le sujet.
Il avait étendu la main gauche vers elle, pour effleurer du bout de ses doigts sa joue.

« Je trouve ces vacances pour le moins parfaites » susurra-t-il, ses yeux dorés pétillants. « Et je suis ravi que nous puissions avoir ce Noël ensemble...en famille ».

Depuis qu’il avait parlé avec Hera, depuis les événements de ces derniers mots, sa relation avec son fils s’était… aplanie. Et il fallait dire de ce petit bambin, qu’il n’était pas si dérangeant que cela…
Et tout paraissait découler d’une évidence, d’une vie familiale normale…
Et dire que toute cette petite semaine aurait du totalement impossible. Après tout, Georgia demeurait une véritable donnée à prendre en compte dans leur vie quotidienne. Sa femme ne se méfiait peut-être pas de ses incartades tardives le soir, il fallait tout de même mettre les bouchées doubles pour qu’elle puisse admettre son absence en période de Noël… Elle tenait à cette fête et il était normal pour elle de le célébrer en famille.
Pour mettre à bas ce souhait, il avait décidé d’user d’un stratagème particulièrement retors, une faiblesse de son épouse qui ne dépendait pas de lui, mais qui faisait battre son cœur d’une manière irraisonnée et maternelle : l’ombre de sa fille, la princesse Anneliese.
Depuis la rupture de la malédiction, Geneviève avait cherché sa fille. Le visage de son enfant avait été le dernier souvenir emporté de son royaume si bien qu’elle ne parvenait pas à abandonner malgré elle, le secret espoir de la croire en vie. Elle devait d’ailleurs avoir raison, la bougresse. Et s’il n’en n’avait jamais rien laissé paraître, Preminger avait, dès les souvenirs retrouvés, agit dans le même parallélisme pour tenter de retrouver la trace de la princesse disparue. En vain. Leurs recherches s’étaient révélées toutes deux, particulièrement infructueuses...
Geneviève avait cherché avec autant d’acharnement, que lui, avec une volonté bien plus morale et belle que le dessein qui le poussait à tenter de la retrouver pour terminer son œuvre, mais la reine disposait de moins de moyens et de ruse. Elle s’était adressé à moins bons, plus moraux, plus charlatans aussi… Si bien qu’après une énième piste, éprouvée et son coeur souffrant encore davantage qu’à l’annonce de sa disparition, chaque espoir soufflé se résumant à un clou supplémentaire dans le cercueil de sa fille, elle avait fini par abandonner. Progressivement, douloureusement, elle s’était rangée à l’idée que sa chère petite fille avait bien péri dans l’effondrement de la mine comme il le lui avait signifié des années auparavant et que sa mort dans un accident de voiture dans la malédiction suivait le même cheminement. Cette étape avait permis de les ancrer dans une « relation de confiance ». Et lorsque l’ancien ministre avait décidé de s’accorder des vacances hivernales aux côtés de sa maîtresse, il avait tout de suite su quel angle attaquer.
La piste d’Anneliese avait refait surface. Subitement. Une lettre mystérieuse d’un détective que sa femme avait embauché des années auparavant. Cette fois, il ne l’avait pas laissée suivre ce cheminement seule, non. Ils avaient travaillé de concert dans les recherches, si férocement qu’il avait vu l’espoir renaître chez sa femme. Tellement qu’ils avaient convenu de suivre tous deux, séparément une piste similaire… Et quelle tristesse que ces deux pistes les poussa dans des retranchements si conséquents qu’ils se trouvâtes dans l’impossibilité de rentrer…
C’était cruel, à n’en pas douter. Qu’importait. Il l’avait toujours été. Il tirait même un plaisir sadique à la savoir poursuivre une vaine actrice embauchée pour l’occasion et se reconstituer ses espoirs pourtant mis en miettes.
Et de plus, cela permettait d’effacer encore davantage les soupçons d’Alexis quant à la nature de la relation qui le liait à sa femme..puisque celle-ci admettait sans difficulté qu’il puisse s’absenter à Noël. Que demander de mieux ?
Le chauffeur avait ralenti et se détournant de sa maîtresse, Preminger avait vu se profiler l’édifice qui les attendait. LeThéâtre Marrinski était fidèle à sa réputation: splendide. L’architecture russe possédait une splendeur non négligeable. Il y notait d’ailleurs des inspirations nouvelles quant à ce qu’il désirait reproduire dans le monde des contes. Sans omettre qu’Enora y trouvait aussi, un plaisir non dissimulé. « Guerre & Paix ». N’était-ce pas le livre qu’elle avait emporté lorsqu’il l’avait retrouvé à Paris pour la première fois ? Avant que tout ne dérape. Ou que tout se reconstitue au contraire. Aucune erreur ne s’y était produit. Cela n’avait, finalement était, que la simple logique qui découlait de ce moment et de ce qui les constituait.
Aussi, puisqu’elle semblait tant apprécier la littérature russe, il prenait un plaisir satisfait à l’observer contempler chaque monument, chaque coutume qu’elle découvrait vivante, prise de vie devant elle. Oui… Il pouvait tout à fait créer plus tard un théâtre aussi somptueux pour la représentation de ballet… Ou peut-être pouvait-il même emmener l’édifice même là-bas pour le lui octroyer ? Voilà qui pouvait résulter un très bon cadeau de Noël à venir…
Le taxe s’immobilisa tout bonnement devant le Théâtre.

« Nous y allons, ma mie? » interrogea-t-il d’un ton le plus suave, après avoir réajusté sa fourrure.

Il lui tendit la main et il sentit le bout des doigts de la jeune femme glisser dans sa paume. Comme une évidence.
Alors, il s’extraya du « carrosse ». Le vent glacé fut la première chose qui les accueillit. Puis la lueur bien particulière qui se projetait du théâtre lui même, rejaillissant sur leurs tenues, faisant briller la fourrure soyeuse de son manteau. Il aida Enora à le rejoindre, avec sur les lèvres le sourire d’un acteur pris au milieu d’une foule jalouse et béate. Ils gravissaient les marches et son orgueil grandissait. Il tournait parfois la tête et souriait à Enora, tout transporté dans son moment sans pour autant en devenir inaccessible. Ils le vivaient ensemble chacun à leur façon. Tout comme dans le grand hall, il avait confié ses fourrures au videur puis avait rejoint sa chère amante, la fierté accrochée aux lèvres.Les curieux avaient tourné le regard vers eux et ils étaient beaux, puissants et invincibles.
Ce fut avec cette certitude vissée au cœur qu’ils s’assirent dans les lourds fauteuil de velours rouge et que le spectacle débuta.
Ce soir serait une nuit parfaite. Ce soir, Noël remiserait le désastre de l’an dernier au rang de gâchis nécessaire. Ce soir, ils brillaient.


♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

The color of the covered red, the implicit and not explicit red of the living heart and the pulses.

ICI GIT L'ERREUR :
http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t80427-how-can-i-refuse-erwi
 Page 1 sur 1

A Russian Christmas - Erwin & Alexis





Disney Asylum Rpg :: ➸ Monde des Contes et Monde Réel :: ✐ Le monde réel :: ➹ Reste du Monde