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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 Once Upon a Dream [Fe]

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Hadès Bowman
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Hadès Bowman

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________________________________________ 2014-04-16, 13:30 « A la recherche,du Contrat Perdu ! »

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(on peut toujours rêver. XD)

    La mort est comme le commencement. Au début, il n'y avait rien, juste un trou noir. Une sorte de champ gravitationnel si intense qu'il empêchait toute forme ou matière de se créer. Aucun rayonnement ne pouvait s'en échapper. Pourtant, même si on ne pouvait pas l'observer à l’œil nu, au cœur de ce néant se tenait un point fixe dans le temps. Une minuscule particule qui tentait tant bien que mal de s'échapper de ce rien. Plus elle se détachait de cette absence de vie, plus la vie prenait forme autour d'elle. Elle grandissait, grandissait encore. Puis, ce fut l'explosion.

    Le premier jour, la lumière prit vie et se détacha petit à petit des ténèbres qui l'entouraient. Mais c'était une tentative vaine, car rien ne pouvait échapper au néant. Là où la lumière allait, les ténèbres la suivait. Elle s'en était éloignée juste assez pour que suffisamment de temps s'écoule avant que les ténèbres ne la rattrape. La lumière et les ténèbres se partagèrent la vie qui émanait d'elle. Pour la toute première fois, il y eu un soir, il y eu un matin.

    A chaque nouvelle journée, la lumière créait de nouvelles choses et les ténèbres étaient toujours là, tapis dans l'ombre, pour tenter de se les approprier. Arrivé au sixième jour, la lumière créa quelque chose d'assez fort et puissant pour retarder les ténèbres suffisamment longtemps afin qu'ils ne la rattrapent jamais. Mais les ténèbres la contraire une nouvelle fois avec une création tout aussi puissante. C'est ainsi que sont nés les dieux et les hommes. Mais ce dont l'histoire ne parle pas, c'est que ce ne sont pas les hommes qui ont été crées par la lumière...

    Premier jour, je ne ressens plus rien, plus de chaleur, plus d'émotions, plus de picotement dans mes bras. Je ne la vois plus. Je flotte sans corps dans une étendue noire. Je sais que quelque part, je continue à vivre, mais moi, mon corps, mon être, ont cessés d'exister. Je me perd dans ce trou noir sans fin. Quand tout à coup, arrivé le septième jour, j’aperçois une lumière. Un point fixe très au loin. Je tente de le rejoindre, mais c'est lui qui fait le déplacement. Je sens la chaleur monter dans mon corps, je sens mes doigts bouger, mes jambes se reformer. Je sens une atroce douleur dans mon cou. Je me sens partir, mais cette fois ci je me laisse aller, je ne résiste pas, je sais que c'est bon pour moi.

    Un feu brûle dans une cheminée, un feu qui petit à petit voit ses flammes passer du orangé au rouge flamboyant. La vie est à nouveau là, mes poumons laissent entrer l'air, mon cœur s'est remis à battre, je la revois. J'ouvre les yeux délicatement, ils sont encore tout jeunes, tout récents. Je lève mes mains devant moi et je fais bouger mes doigts. Ca ne devrait pas être possible. Je sens qu'il est toujours là. J'inspire doucement, je prend mon temps avant de bouger mes doigts de pieds, de faire le premier pas. C'est comme une première fois, même si ça ne l'est pas. J'avance, je ne trébuche pas. Je sens un sourire naître sur mon visage. Quelque chose de nouveau se créé autour de moi. Je m'arrête un instant, contemple mes mains et je m'amuse avec mes doigts. Des petites étincelles de flammes passent d'un doigt à l'autre et me procurent une sensation divine.

    La vie, la mort, je suis déjà passé par les deux et je suis toujours là. Sont-ils toujours là, eux, quelque part, à attendre le bon moment pour faire leur apparition? M'ont ils observés depuis tout ce temps? On t'ils réussi tout comme moi à vaincre ma propre mort? Je n'ai même pas combattu, pas de mérite. Je me suis juste laissé aller et j'ai attendu. Me voilà revenu. Quand j'observe un peu plus attentivement l'endroit où je suis, un autre sourire naît sur mon visage. Cet appartement je le connais très bien.

    J'entends un bruit d'eau. La salle de bain. Je ferme les yeux et quand je les ré-ouvre, je la vois. Elle vient tout juste de tirer le rideau, de poser un pied au dehors. Elle ne semble pas remarquer ma présence et pourtant elle sait que je suis là et que je l'observe. Pour la forcer à me parler, je lui tend une serviette. Elle se contente de la prendre. Merida... Puis, elle se met à me dire des choses dont il me faut un certain temps pour me rendre compte de ce que cela signifie. Maintenant je sais pourquoi je suis de retour, comment cela a été possible et la seule image qui me vient en tête est son visage... ainsi que son épée.

    La vie, la mort, on y a tous le droit au moins une fois. Trop s'attacher à l'un ou à l'autre est une mauvaise chose parfois. Je me dois d'indiquer le chemin vers la prochaine étape à certaines personnes qui l'ont fait pour moi par le passé. Je me dois de le pousser dans ce trou noir sans fin. Pascal Méléon, un dernier jour, un dernier espoir et pouf, plus rien, c'est le néant.
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Hope Bowman
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________________________________________ 2014-04-16, 22:49 « Nounours Rebelle ʕ•ᴥ•ʔ  »


« When you see my face hope it gives you hell ! Hope it gives you hell ! When you walk my way hope it gives you hell ! Hope it gives you hell ! » The All American Rejects

    La vie continuait et je continuais avec elle. Par moments, j'avais l'impression que ce que j'avais vécu faisait partie du domaine des rêves. A d'autres instants, j'avais besoin de faire un truc totalement dingue pour oublier au plus vite, car les sensations, les souvenirs me revenaient avec tant d'intensité que j'avais l'impression de me faire piquer par une multitude d'épingles. C'était incroyablement désagréable. Mais surtout douloureux.

    C'était la raison pour laquelle, la veille, j'avais vidé toute une bouteille de vodka-framboise. Le cerveau anesthésié, j'avais regardé la télévision en serrant la bouteille vide dans mes bras, tout en demandant de temps à autre, avec un profond désintérêt : "Tu en veux ?". Comme à l'accoutumée, il était resté muet. Le silence était devenu son meilleur ami, lui qui aimait tant faire de longs monologues assommants.

    J'aurais pu tourner la page, je le voulais sincèrement. Cependant, c'était plutôt difficile étant donné qu'il était toujours là. Le mot "toujours" ne m'avait encore jamais paru aussi encombrant. Je m'étais réveillée le lendemain de cette terrible journée de six mois, et il était là, debout devant moi. Immobile, le visage impassible, il me fixait. Il ne disait rien, son expression demeurait inchangée. Il était partout et nulle part à la fois. Au début, j'avais pris peur, puis j'avais cherché à l'atteindre, à le faire partir par tous les moyens. Il avait autant de consistance qu'un fantôme. Mes mains le traversaient, mes paroles ne provoquaient aucun changement sur son visage. J'avais compris qu'il n'était qu'une empreinte laissée par la terreur profonde qu'il m'inspirait. Une marque indélébile qui ne quitterait jamais mon esprit.

    "VA-T-EN !"
    avais-je hurlé une fois, alors que je me trouvais au beau milieu du parc. "LAISSE-MOI TRANQUILLE ! VA HANTER QUELQU'UN D'AUTRE !"

    Plusieurs personnes s'étaient retournées sur moi, me lançant des regards étonnés, voire très inquiets. Je leur avais répondu par un geste grossier, les majeurs levés vers le ciel. Puis je m'étais enfuie du parc. Bonjour, je suis Hope Bowman et je vois des gens qui sont morts. Sixième sens, le retour. Mais sans Bruce Willis au casting.

    J'avais passé les jours suivants à me morfondre. J'avais ignoré les appels téléphoniques, les messages sur les réseaux sociaux. Plusieurs fois, on avait sonné à l'interphone, mais je n'avais pas ouvert. Je m'étais refermée sur moi-même dans l'espoir que quelque chose éclate, qu'une explosion se produise et que je ne vois plus cette fichue tronche de cake fantomatique.

    Puis, comme l'idée d'être enfermée avec un macchabée qui restait excessivement silencieux me tapait sur les nerfs, je recommençai à mettre le nez dehors. C'est ainsi que je me retrouvai confrontée à l'innocente Raiponce dans un magasin de robes de mariées. Vraiment déprimant. J'avais fait quelques autres sorties, sentant toujours la présence pesante du cadavre ambulant. Ma dernière aventure m'avait conduite à la pizzeria du coin, mais j'en étais partie sans rien acheter. Je n'avais pas faim. La nourriture avait un goût de cendres. Comme si toutes mes sensations s'étaient amoindries depuis ce fameux jour... C'était fou à quel point tout pouvait basculer en seulement sept jours.

    Finalement, j'étais rentrée chez moi. Je l'avais croisé dans le salon, statique et impassible comme à son habitude. J'étais passée devant lui et m'étais rendue dans la salle de bains. Il était encore là, bien entendu. Il me suivait partout comme un petit chien, ses yeux perçants épiaient chacun de mes gestes. J'avais abandonné mes vêtements et avais enjambé ma baignoire. Une fois le rideau tiré, je laissai couler l'eau. Un court moment de solitude... Je savais qu'il m'attendait de l'autre coté, aussi je savourai ce rare moment d'intimité. Cela faisait sept jours que chacune de mes douches durait plus de quarante minutes. Ma facture d'eau allait être astronomique... Merci, macchabée. J'avais bien l'intention de lui transmettre toutes mes factures, peu importe s'il fallait que je les poste en destination des enfers.

    La buée s'était déposée sur les miroirs de la salle de bains. La chaleur était suffocante. Je fermai le robinet et fis coulisser le rideau de douche. Je lui accordai à peine un regard. Je glissai légèrement sur le carrelage trempé et pris la serviette qu'il me tendait.

    "Tiens, tu deviens serviable. Nouveau, ça." dis-je d'un ton désinvolte.

    Je nouai la serviette autour de moi, habitude que j'avais prise depuis qu'il m'épiait. Puis j'attrapai une autre serviette pour tenter de m'essuyer sommairement bras et jambes. Ensuite, je penchai la tête en avant. Mon imposante crinière ondulée tomba en cascade devant moi et je la frictionnai avec le linge pelucheux.

    "Il était temps que tu te rendes utile. Un ami imaginaire, c'est bien quand ça sert à quelque chose. Pff... comme si tu étais mon ami, non mais sérieux..."

    Quelque part, lui parler me faisait du bien. C'était toujours moins pire que de se parler à soi-même. D'un coté, étant donné qu'il n'était pas vraiment là, c'était comme se parler toute seule. Tout compte fait, je ne savais pas ce qui était le moins terrible. Et je m'en moquais, de toutes façons. Quelle importance ? Etre folle ou être persuadée de voir quelqu'un, cela revenait au même.

    Je renversai ma chevelure mouillée en arrière. Elle se colla dans mon dos nu et je grelottai. Il n'avait pas bougé d'un millimètre. Combien de fois cela m'était-il arrivé de le rouer de coups pour qu'il disparaisse ? Le mur de mon salon en avait gardé les traces... ainsi que les jointures de mes doigts. Je jetai un coup d'oeil à ma main gauche égratignée. C'était encore douloureux. Eh oui, je me battais contre les murs. Bienvenue dans mon monde !

    Il était planté devant la petite armoire incrustée dans la paroi. Bien entendu. Il faisait ça chaque soir, et chaque soir, j'étais obligée de passer à travers son corps pour prendre ma crème hydratante. J'étais persuadée qu'il en tirait une certaine excitation. Espèce de vermine...

    Je m'avançais donc d'un pas agacé, bien décidée à lui passer dessus une fois de plus, mais je le heurtai de plein fouet. Ma tête percuta son torse et je manquai de perdre l'équilibre. Je me rattrapai au rebord de la baignoire, un peu sonnée. Instinctivement, je portai une main crispée à la serviette qui me recouvrait, le dévisageant sans vergogne.

    "Qu'est-ce qui se passe ? Tu as mangé des épinards ?"
    demandai-je d'une voix dans laquelle trahissait l'angoisse.

    Le cauchemar venait-il de reprendre vie ? Non, c'était impossible... J'avais tenté de l'étouffer par tous les moyens... Il était mort dans cette ruelle. J'avais vu sa tête rouler sur le bitume... Mes souvenirs se mélangeaient. Il avait pris feu... Non, il avait été décapité... il avait disparu en cendres... J'avais voulu étouffer son empreinte...

    Je m'assis pour de bon sur le rebord de la baignoire, le cerveau sur le point d'éclater. Et moi qui voulais une explosion... J'étais servie. Je le regardai à la dérobée. Son expression avait changé. Il semblait intrigué, un peu dérouté, quelque peu rêveur, aussi. Je préférais encore quand il restait impassible. Ses yeux chutèrent légèrement et je suivis son regard, baissant la tête sur ma serviette que je remontai aussitôt avant de lui jeter un coup d'oeil oblique.

    Peut-être que je devenais dingue pour de bon, ce qui expliquait que j'avais cru le toucher alors que c'était impossible. Il fallait que j'en aie le coeur net...

    Sans prévenir, je me tournai pour attraper le pommeau de la douche à bout de bras et ouvris l'eau pour diriger le jet directement sur lui. Je l'aspergeai quelques secondes, le temps que l'eau inonde totalement ma salle de bains. J'étais stupéfaite de voir l'eau atteindre son visage, rouler sur ses vêtements...

    Sans détacher mes yeux de lui, je fermai le robinet, la bouche entrouverte. Avec ses bouclettes aplaties par l'eau, il ressemblait à un caniche prêt à être shampouiné. Je tentai de me focaliser sur le véritable problème.

    "Okay, donc tu es réel."
    constatai-je, estomaquée.

    Il me fallut quelques secondes pour me reprendre, pour retrouver mes habituelles réparties bien acidulées.

    "Ca ne dispense pas de frapper avant d'entrer ! Même quand on est divin et dangereux, la politesse, ça s'apprend !"

    Je me redressai, serrant toujours la serviette au niveau de ma poitrine, tout en arborant une expression méprisante.

    "Tu vas devoir t'enflammer pour te faire un séchage instantané, parce que je n'ai pas d'autres serviettes !"

    Voilà, bien fait pour lui. Celle que j'avais utilisée pour mes cheveux était totalement mouillée, quant à celle qui me tenait lieu de vêtement... même pas en rêve.

    Je déglutis difficilement. Je l'avais sûrement mis en colère. Il m'inspirait tant de crainte que je n'osais plus croiser son regard, mais en même temps, le fait de l'avoir eu sur le dos pendant près d'une semaine me donnait le droit à certains privilèges... comme celui de lui râler dessus, par exemple.

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Hadès Bowman
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________________________________________ 2014-04-18, 21:07 « A la recherche,du Contrat Perdu ! »

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    J'aurai pu. Je sais que ça aurait été possible si je l'avais voulu. Mais ça m'avait fait plaisir de lui faire plaisir. Pour une fois, elle avait pu me jeter de l'eau au visage et une grande quantité, sans que j'ai envie de la tuer ensuite. Elle allait pouvoir s'en vanter. Bien entendu, un petit clignement d'oeil et voilà que j'étais à nouveau tout sec, tout beau, tout frais. Je m'étais approché d'elle pour arriver jusqu'à sa hauteur. Elle n'osait pas me regarder dans les yeux. Après tout, moi aussi à sa place j'aurai peur de ce qui pourrait m'arriver. Pour l'instant, je n'avais que menacer son petit ami, mais elle savait qu'elle aussi elle avait été dans cette ruelle. Elle n'était pas sortie d'affaire.

    "Il était une fois, une jolie jeune femme qui habitait dans un appartement bordélique." avais-je dit en passant une main dans ses cheveux. J'avais attiré une petite mèche vers moi que j'avais fait passer autour de mes doigts. Ils étaient doux et soignés, tout l'inverse du lieu où elle vivait. La beauté avait beaucoup d'importance à ses yeux. Il n'y avait qu'à voir ses vêtements, son visage bien entretenu sur lequel je venais de passer ma main qui avait quittée ses cheveux, ses ongles propres et parfaitement manucurés. Cette jeune femme était la perfection faite femme.

    "Cette jeune femme avait un sacré caractère et un très grand défaut. Elle se croyait tout permis."

    J'avais retiré ma main de sa joue et je m'étais reculé pour me rendre là où se trouvait les serviettes. J'en avais prise une. Petite menteuse qui disait qu'elle n'avait plus d'autres serviettes. Il suffisait d'ouvrir son armoire pour trouver celle réservée aux invités. Ca signifiait qu'elle avait déjà accueilli des personnes qui avait pris une douche chez elle, ou qu'elle avait anticipée le fait que ça pourrait arriver un jour. Je me l'étais passée sur le visage pour essuyer les dernières gouttes qu'il restait, puis je l'avais posée sur le rebord du lavabo. Je m'étais appuyé tout contre ce dernier et j'avais croisé les bras, ne détachant plus mon regard du siens.

    "Un jour, un dieu posa son regard sur elle et vit ce que personne d'autre pouvait voir. Cette jeune femme avait un secret. Quelque chose qu'elle gardait bien précieusement au fond d'elle."

    Je m'étais détaché de ma place pour m'approcher une nouvelle fois d'elle. Je sentais que chacun de mes pas la faisait sursauter intérieurement. J'étais mort dans cette ruelle. Je savais qu'elle se doutait que ça ne serait pas si simple que cela de mettre un terme à mes jours, mais peut être qu'elle espérait que plusieurs années s'écouleraient avant que je revienne la hanter. Elle m'avait parlé durant tout ce temps. Je l'avais compris quand elle n'avait pas été surprise de me voir. Maintenant que j'étais véritablement là, elle ne devait plus voir que moi. Étrange comme vont les choses, l'espace d'un instant on croit que notre vie est finie et la minute d'après, on est de retour et tout ça grâce à la personne qui n'aurait jamais voulu vous sauver la vie.

    "Devine ce que tu as fais petite Princesse..." lui avais-je murmuré à l'oreille une fois que j'étais arrivé à sa hauteur et après m'être penché sur elle. "Tu m'as ramené à la vie." Je sentais que cette révélation l'avait fait frémir. J'avais mis mes mains dans les siennes et je l'avais forcée à faire quelques pas vers moi pour être totalement collé l'un contre l'autre. J'avais relevé l'une de ses mains et j'avais passé mon autre main dans son dos. Puis, j'avais fait quelques pas par ci par là, l'entraînant avec moi. J'aimais beaucoup danser. On dansait bien trop peu de nos jours, c'était dommage que cette habitude se perde.

    "Ils sont petits, ils sont bleus, ils apparaissent sans que tu saches pourquoi et ils t'amènent vers ce que tu désires le plus. Ils étaient là dans cette forêt la première fois, tout comme ils l'étaient pour t'amener à lui, n'est ce pas?"

    J'avais fait quelques pas encore, la tenant toujours fermement contre moi.

    "Tu sais ce qui m'a le plus surpris quand cette lumière m'est apparue et que j'ai su que j'allais quitter ce néant? C'était qu'elle n'était pas comme elle aurait dû être." avais-je dit en m'arrêtant de danser et en passant mes deux bras autour d'elle de manière à ce qu'on soit face à face. "Ce n'était pas une lumière ordinaire, c'était toi, Merida. C'était ta lumière."

    Des feux follets. Voilà ce que j'avais vue dans ce néant. Voilà ce qui m'avait guidé jusqu'à elle, dans cette maison. Voilà ce qui m'avait donné la possibilité de renaître de mes cendres. Je ne savais pas encore ce que tout cela signifiait, mais je savais que quelque part, quelqu'un le savait. Il ne me restait plus qu'à me préparer à cette rencontre qui allait changer ma vie toute entière et celle de beaucoup d'autres personnes. Je lui avais fait une bise sur le front avant de me détacher totalement d'elle.

    "Bien. On continuera notre petite danse et notre discussion tout à l'heure. Je suis vraiment navré de devoir t'abandonner comme ça, mais ça me démange. Tu n'as pas idée à quel point j'ai pensé durant ces sept derniers jours, à tous les moyens possibles de pouvoir le torturer et le tuer si j'arrivais à revenir. Et tu devineras jamais quelle option j'ai choisie. Mais ne t'en fais pas, tu pourras le voir... J'ai prévu de le montrer à tout le monde. Ca sera épique, vraiment spectaculaire ! Même en Enfer je vais faire des jaloux ! J'espère qu'il tiendra suffisamment longtemps pour que tout le monde en ait pour son argent."

    J'avais quitté la salle de bain en un claquement de cils. Je me téléportais bien trop souvent, fallait que je prenne le temps de bouger mes jambes pour ne pas devenir trop engourdis. J'étais réapparu dans le salon et je l'avais entendue me rejoindre d'un pas rapide. J'avais ouvert son armoire dans l'entrée pour y trouver un manteau. Elle n'en avait pas? C'était étrange. Je pensais qu'avec tous les hommes qui venaient chez elle, elle finirait par conserver un manteau de l'un d'entre eux. Tant pis, je ferai sans. J'avais ouvert la porte de l'entrée et je m'étais tourné vers elle une dernière fois.

    "Vous en avez profité au moins pendant mon absence, n'est ce pas? Et je suppose qu'il t'as parlé de notre petit secret? Ca n'a pas été facile pour lui de te voir durant tout ce temps sans rien pouvoir faire. T'aurais dû le voir, il était tout inquiet pour toi. Il n'a pas arrêté de me maudire et de... eefin j'imagine. Car ce qu'il ne t'as peut être pas dit, c'est que je ne suis pas allé le voir une seule fois. A dire vrai, il n'a jamais eu d'intérêt à mes yeux avant aujourd'hui. Tu as pas idée à quel point il m'excite, là, maintenant. Enfin, ce que je vais lui faire m'excite énormément. Je t'ai dit que ça allait être épique? Je t'en garde un morceau, ne t'en fais pas. Oh et pendant que je ne suis pas là... En fait, inutile de te dire quoi faire, tu ne remarqueras même pas mon absence. Tu sais comment c'est avec moi, ça peut durer des mois et pourtant aux yeux des autres ce n'est qu'une fraction de seconde..."

    Je lui avais fait mon plus beau des sourire avant de passer la porte et de me retrouver face à face avec Merida. Je m'étais tourné pour sortir de son appartement après avoir levé les sourcils et de lui sourire à nouveau. Après quelques pas, je m'étais retrouvé face à la jeune femme qui semblait hors d'elle. Pourquoi elle le prenait comme ça? J'allais juste le torturer et il finirait cuit à la broche... C'était pas si terrible que cela. Je m'étais tourné, j'avais pris la route de la sortie et j'avais quitté l'appartement de Merida, me retrouvant quelques instants après en face d'elle. Cette fois ci il n'y avait plus aucun sourire sur mon visage. J'avais pensé très fort à l'endroit où je voulais aller et j'étais encore là, devant cette jeune femme. Si elle s'amusait à ce petit jeu, ça allait très mal finir.

    "Tu sais, si ça ne t'a pas servi de leçon tout ce temps passé ensemble, on peut recommencer, y'a aucun soucis. Je peux même te faire une autre marque sur... l'autre..."

    Je m'étais stoppé net. La marque sur sa joue avait disparue. C'était impossible, elle aurait dû en garder une cicatrice. Je m'étais tourné pour regarder la porte. Je m'étais approché jusqu'à atteindre le palier et j'avais passé un pied au dehors. J'avais levé les yeux, j'étais devant la jeune femme.

    "Bien... Je doute que tu ais la force nécessaire pour faire ça, alors c'est quoi ton truc? C'est toi Eris? Tu me fais l'honneur de ta présence? Ou alors c'est notre cher ami Rumpelstiltskin? Bien trop faible pour réaliser une telle prouesse. Qu'en dis tu, Merida?"

    Je m'étais approché d'elle tout en touchant ma bague du bout des doigts. Elle devait se souvenir de la douleur que ça lui avait procuré la première fois.

    "Je vais te poser une question et je vais te la poser qu'une seule et unique fois. Alors réfléchis bien à la réponse que tu me donneras, car d'elle dépendra le bien être de ton magnifique visage..."

    Une fois à sa hauteur j'avais levé une nouvelle fois ma main sur sa joue pour la caresser de bas en haut avant de la retirer.

    "Qui est derrière ça?"
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________________________________________ 2014-04-19, 23:26 « Nounours Rebelle ʕ•ᴥ•ʔ  »


« When you see my face hope it gives you hell ! Hope it gives you hell ! When you walk my way hope it gives you hell ! Hope it gives you hell ! » The All American Rejects

    Oulah. Beaucoup trop d'informations d'un seul coup. Cela tombait bien que la danse soit finie, car je commençais à avoir le tournis. Etourdie, je m'agrippai au porte-serviettes vide pour m'empêcher de tomber, et écarquillai les yeux en voyant Judah disparaître de ma vue. C'était à la fois inespéré et terriblement angoissant. Etait-il vraiment parti ? Ce qu'il avait dit juste avant de s'évanouir dans les airs m'avait glacé le sang... Il voulait se venger, c'était légitime -j'aurais fait de même, la vengeance, c'était bon pour la santé- mais là où ça coinçait, c'était que la cible était mon caméléon porte-bonheur. Hors de question. On n'avait pas traversé tout cet enfer (c'était le cas de le dire) pour se retrouver à la case exécution. Je voulais tenter de prendre une carte "chance". Après tout, qu'est-ce que je risquais ? Si Judah disait vrai, c'était grâce à moi s'il était revenu... J'avais un peu de mal avec cette révélation. Je voulais tout sauf revoir sa tronche de caniche... Les Feux Follets m'avaient-ils ENCORE joué un mauvais tour ? Un de ces jours, il faudrait que j'en apprenne un peu plus sur ces curieuses bestioles qui jouaient avec ma vie un peu trop librement.

    Je me précipitai dans le salon et y retrouvai Judah. Il avait ouvert la porte et disait un nouveau monologue auquel je prêtais à peine attention. Ca parlait de Pascal... Il faisait une vraie fixation sur lui, apparemment. Je haussai un sourcil, une partie de sa tirade m'avait alertée :

    "Attends... Tu es excité par Pascal ?"

    C'était pour le moins inattendu. Et perturbant. Ok, je pouvais comprendre qu'on soit attiré par l'homme-caméléon, il était un modèle unique de dévotion, de courage un peu stupide et quand il embrassait, c'était absolument... Beurk. Voilà que j'imaginais Judah et Pascal s'embrasser. Je fermai les yeux en me mordant les lèvres, chassant ces affreuses images de mon esprit. Ce n'était pas le moment pour ça mais je n'avais jamais su calmer les palpitations idiotes de mes neurones. Ils faisaient tout et n'importe quoi dans ma tête, ces zozos-là.

    J'inspirai à fond et soulevai les paupières. Judah me faisait face, l'air un peu déconfit. J'en avais oublié le but principal de sa manoeuvre : KILLING PASCAL. Hope, un peu de concentration, bon sang ! Je tapai sur mon front pour m'impliquer totalement dans le problème.

    Voilà que Judah passait la porte. Je fis un pas pour l'en empêcher, mais je n'eus pas besoin d'en faire davantage : il réapparut devant moi, les sourcils froncés. Son agacement montait graduellement, je pouvais le sentir dans toute la pièce.

    "Bien... Je doute que tu ais la force nécessaire pour faire ça, alors c'est quoi ton truc? C'est toi Eris? Tu me fais l'honneur de ta présence? Ou alors c'est notre cher ami Rumpelstiltskin? Bien trop faible pour réaliser une telle prouesse. Qu'en dis tu, Merida?"

    Euh... je n'avais pas envie de dire grand-chose, à part que l'hôpital psychiatrique n'était pas très loin et que je pouvais l'y emmener sur mon vélo. Mais tout le problème était là, n'est-ce pas petit Judah ?

    "Tu ne peux pas sortir de chez moi." réalisai-je avec un petit air conquérant.

    Je baissai les yeux sur la bague qu'il caressait dans sa main et déglutis avec peine. Je me souvenais encore de la douleur cuisante lorsqu'elle avait heurté mon visage... Il me posa une question qui me glaça d'effroi car elle était accompagnée d'une caresse sur ma joue... Il voulait me rappeler les "agréables" souvenirs que nous avions partagés. Petit joueur...

    "Qui est derrière ça?"

    Ses paroles raisonnaient dans ma tête. Je devais trouver une réponse à sa convenance ou l'enfer allait à nouveau déferler dans ma petite vie bancale. Lentement, je levai mon bras pour poser ma main sur la sienne et l'enlever délicatement de ma joue. Puis je répondis d'un ton détaché :

    "Je ne sais pas, mais en tous cas, j'ai soif, pas toi ?"

    Je tapotai le dessus de sa main avant de la lâcher et de me glisser jusque derrière le comptoir de la kitchenette. Là, j'ouvris la porte du frigo et déclarai avec une moue :

    "J'ai du lait de soja ou... du lait de soja. Mouais... Je crois que j'ai loupé le jour des courses avec Samuel."

    Je pris la bouteille rectangulaire et fermai le frigo d'un coup de pied, roulant des yeux en constatant que Judah tentait encore une fois de passer la porte. Il réapparut à nouveau devant moi, un pied dans un bol qui traînait par terre.

    "Mais arrête ! Tu vois bien que ça ne sert à rien !" dis-je en claquant le litre de lait de soja sur le comptoir. "En plus, tu crois que je t'aurais fait un coup pareil ? Tu crois vraiment que je voudrais te garder prisonnier dans MON appartement ? Non, si j'avais fait appel à un sorcier, je lui aurais demandé de t'enfermer dans une amphore, ou dans... tiens, dans la boite de Panpan, ou un truc du genre ! Mais chez moi, non merci !"

    Je levai l'index en l'air et le secouai de gauche à droite pour bien préciser que le refus était catégorique, mais je l'immobilisai subitement, le regard dans le vide et la bouche entrouverte.

    "Je suis vraiment en train de comprendre ce que je comprends ?"
    dis-je, le souffle court. "Tu es... prisonnier de mon appartement ? ça veut dire quoi, exactement ?"

    Je levai les yeux vers lui et baissai l'index pour le désigner d'un geste accusateur. Mes cheveux volèrent en l'air tandis que je courais vers lui pour le menacer avec le litre de lait de soja que je tenais en main.

    "Non, non, non !"
    fis-je avec un rire sans joie. "Oh non ! Ne pense même pas à crécher ici ! Je n'ai pas supporté ta tête de saumon pendant une semaine pour te supporter physiquement maintenant ! C'est au-delà de mes forces ! En plus, le studio est trop petit. On va trouver une solution."

    Déterminée, je portai le litre de lait de soja à mes lèvres et en bus une gorgée... que je recrachai aussitôt dans le bol aux pieds de Judah. Pratique, ce bol, finalement.

    "Ne bois pas le lait de soja."
    marmonnai-je en grimaçant, la bouche pâteuse.

    Je me rendis jusqu'à la poubelle de la kitchenette pour jeter le lait et me tournai de nouveau vers le dieu des enfers. Je n'avais pas perdu mon aplomb même si un goût amer subsistait dans ma bouche.

    "Il y a bien quelqu'un qui pourra inverser le processus ! Dis-moi qui aller voir, je m'y rends de suite !"

    Je lui fis un grand sourire pour lui montrer ma bonne foi. Visiblement, il n'était pas enchanté. Peu à peu, une solution germa dans mon esprit. Ce n'était pas stupide, enfin tout dépendait du point de vue... Mais avec ma vision des choses cela semblait plausible.

    "Peut-être que tu ne peux pas sortir car tu veux attenter à la vie de quelqu'un auquel je tiens ?" hasardai-je en chantonnant.

    Je sentis la serviette qui m'entourait glisser de mon corps, aussi je la rattrapai de justesse et la nouai avec plus d'acharnement, gardant une main bien serrée au-dessus de ma poitrine. Il s'était suffisamment rincé l'oeil comme ça.

    Puis je m'avançai vers lui d'un pas alangui, une expression supérieure illuminant mes traits.

    "Si ce que tu dis est vrai, c'est moi qui t'ait ramené à la vie."
    dis-je en levant les yeux au ciel avec un sourire. "Par conséquent, tu es ma chose. Peut-être que les règles ont changé. Tu es toujours le même mais tu as des limites. Celles que je te crée."

    Je m'arrêtai devant lui et tout en parlant, je fis courir mes doigts sur sa chemise comme un bonhomme qui marche et qui monte, qui monte... Une fois parvenue à son menton, je gratouillai ses poils de barbe avec un amusement évident.

    "Si tu décides de tuer quelqu'un qui m'est cher, une barrière t'en empêche. Je suis sur que dès que tu auras digéré ce que Pascal t'a fait, tu pourras te balader dans toute la ville sans te retrouver à la case départ. Sérieusement, il faut aller de l'avant !"
    dis-je en lui faisant une petite tape sur le torse. "Okay, il t'a décapité, mais c'est arrivé à pleins de gens et ils n'en sont pas morts ! Enfin si... mais toi non, donc il ne faut pas vivre dans le passé !"

    Wouah... j'étais passée pro dans l'art des discours diplomatiques. Si Pascal me voyait, il aurait été tellement fier ! Ou pas.

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Hadès Bowman
« A la recherche,
du Contrat Perdu ! »

Hadès Bowman

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« ROAD MIAM TRIP !!! »

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« Préparez le château,
on arrive ! »


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Autobiographie : Moi, à nu pour vous
Nombre de mots : 69666
Publication : bientôt
Co-écrit par Sasha Hale & Desmond Blake

| Conte : Hercule ϟ
| Dans le monde des contes, je suis : : ☣ Hadès ☣ l'unique dieu des Enfers. ϟ

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________________________________________ 2014-04-20, 23:30 « A la recherche,du Contrat Perdu ! »

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    J'avais vue son regard changer du tout au tout et ses doigts se poser sur ma chemise. Elle les avait fait grimper jusqu'à mon menton. J'avais relevé un peu la tête et elle m'avait grattouillait les poils de ma barbe. Elle semblait persuadée d'avoir eu la révélation la plus importante de son existence. Hope Bowman, Merida la Princesse rebelle, pouvait contrôler les faits et gestes d'un dieu. J'avais laissé échapper un petit sourire. Sa mine réjouis me réjouissais aussi. Quand elle avait voulu retirer sa main, je l'avais saisi d'un geste rapide. Je sentais que son regard n'était plus aussi souriant que cela. Mais que lui arrivait-il ? Sentait-elle le nuage sous ses pieds disparaître? Les mortels se réjouissaient vraiment d'un rien et ils ne prenaient même pas le temps de réfléchir avant de parler. Pourtant, ça leur éviterait bien des misères. Car même si je restais enfermé dans cet endroit pour l'éternité, je pourrai la forcer à rester à mes côtés.

    "Ma jolie Princesse, ne te réjouis pas trop vite de ma situation et ne me voit pas comme ce que je ne suis pas : un dépendant. Tu vois, pendant que tu penses qu'au fait que je suis coincé ici, je réfléchis à un nombre incalculable de solutions pour quitter cet endroit et le plus logique, le plus clair, le plus censé est que si c'est toi qui me retiens prisonnier de ce lieu, ta mort serait sans doute ma délivrance."

    Restais à savoir si j'allais la tuer pour tenter de m'échapper. Si on regardait bien, j'étais revenu grâce à elle. Peut être que la tuer romprait le lien et me ferait repartir. Ça me semblait absurde. J'étais renaît de mes cendres comme ça m'était déjà arrivé de nombreuses fois par le passé. Un dieu ne pouvait pas mourir de la main d'un mortel. Ce caméléon n'avait rien de divin et il n'avait pas utilisé la bonne arme pour m'arrêter. J'étais bel et bien de retour, même si la présence de mon autre moi compromettait pas mal les choses. Il m'avait dupé, il s'était servi une nouvelle fois de moi. Je ne savais pas comment il avait pu réussir son coup, ni même où il était en ce moment, mais cette puissance que je sentais émaner de moi pouvait signifier qu'une seule chose : on était de retour. On était à nouveau un nous entier. Un nous puissant. Ce qui rendait la chose encore plus surréaliste On ne pouvait pas être un nous entier à deux.

    J'avais fermé les yeux, pensant qu'en les ré ouvrant je me trouverai devant la montagne sacrée sans son éternel nuage autour. Mais au lieu de cela, il n'y avait que Merida face à moi. Encore une fois Merida ! J'avais tellement désiré la voir en face de moi par le passé, tandis que maintenant le simple fait de la contempler me donnait la nausée. Tout était devenu si absurde. Cette nouvelle vie était loin de me plaire et je n'allais pas en rester là. Si je ne pouvais ni franchir la porte, ni même me téléporter ailleurs, il ne me restait plus qu'une seule chose à faire. Le faire venir ici. Ce qui ne va pas à Hadès, vient à Hadès. Mais comme je m'y attendais, j'avais beau pensé à lui, il n'était pas apparu. Peut être qu'il allait falloir patienter pour les tortures.

    "J'ai besoin d'une bonne douche!" avais-je affirmé en m'approchant de la table basse et en piquant le portable de Merida. Je lui avais lancé dessus, heureusement pour elle qu'elle avait de bons réflexes. "Commande des pizzas, je meurs de faim. La résurrection demande beaucoup d'efforts."

    Sans lui laisser le temps de répondre, j'avais fait le chemin qui me séparait de la salle de bain. Puis, j'étais revenu tout aussi vite avec le haut en moins.

    "Ne prends rien avec des anchois, je déteste les anchois!"

    Tout en m'éloignant, j'avais commencé à déboutonner les boutons de mon pantalon. Il m'avait fallu une bonne demi heure pour quitter la salle de bain avec mon pantalon et une robe de chambre rouge qui devait appartenir à la jeune femme. Étrangement ça m'allait, cela dit c'était quand même un peu large au niveau des épaules. Je ne m'étais jamais rendu compte qu'elle était plus forte que moi... Faudrait que je jette un oeil à cela tout à l'heure. A peine j'avais franchis la porte de la salle de bain et mis mes mains dans mes cheveux pour les ramener en arrière que quelqu'un avait frappé à la porte.

    "Ah les pizza! Je m'en occupe !"

    Ca ne me ressemblait pas de m'occuper de ci et de ça... Mais d'un côté j'étais d'humeur vraiment très joyeuse aujourd'hui.


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________________________________________ 2014-04-20, 23:58

Tout d'abord, il y eu moi...

Spoiler:

J'étais un garçon des plus ordinaires mais maman a toujours dit que j'étais un beau garçon, un ange descendu du ciel qui avait pris forme humaine. J'ai toujours cru à ce que maman disait, car les mamans ne mentent pas. Cependant, je n'ai jamais connu ma mère. Elle est morte en me mettant au monde, mais j'imagine qu'elle m'aurait dit cela si elle en avait eu l'occasion et si ses contractions ne l'avaient pas conduite chez le petit Mictlantecuhtli.

Réfléchissons... Après moi il y eu... Ah oui elle.

Spoiler:

Ma première maîtresse. Elle était douce, attentionnée, elle prenait soin à tous les moindres détails. Avec elle je savais que quoi que je lui confiais, c'était entre de bonnes mains. Elle m'avait pratiquement tout appris. Faut dire qu'avec l'âge, la maturité, elle en avait eu plein d'autres des comme moi. Quoi qu'il en soit, les études à domicile c'était vraiment quelque chose de bien et quand on est Empereur, on avait même le droit d'amener ses professeurs dans notre chambre pour pouvoir étudier allonger dans le lit. Oh bien sûr il ne s'est rien passé avec elle, c'était juste ma maîtresse. Je l'ai eu de l'équivalent à votre cp au cm1. Après, comme j'étais devenu majeur, j'ai pu prendre la décision d'arrêter l'école pour me consacrer pleinement à :

Spoiler:

*crache* Ah non pas cette mégère ! Cette tête de rat ! Ce déchet de l'humanité qui un jour m'a transformé en Lama... Bon d'accord, je devrais contrôler mon langage du coup. Disons juste que ce n'était pas à elle que je faisais allusion en disant que je voulais me consacrer pleinement à quelque chose d'autre qu'aux études. Cela dit, si j'avais pu, oui je me serai consacré corps et âme à la belle, la majestueuse *baille* Yzma.

Spoiler:

J'en étais où? Ah oui à ma folle jeunesse, mais... Oh mais oui attendez... J'avais craché à l'instant et à vue que le vent me venait de face c'était aller droit sur mes vêtements. Je portais un costard? Un noeud papillon? J'étais tout beau. Vous voulez voir?

Spoiler:

Petits coquins. Je vous aime aussi, pas plus que je m'aime, mais je vous m'aime. Bien bien bien... Une porte, une main les deux l'une contre l'autre ça donnait quoi? Un... Oui j'ai entendu la réponse. Allez y, levez vous ma chère dame, n'ayez pas peur. Vous avez dit? Plus fort. C'est exact! Bonne réponse, ça donnait ça :

Spoiler:

Voilà c'est ça, frappait bien madame. N'hésitez pas à frapper plus fort. Oh mon dieu... J'avais remis mon noeud papillon en place. C'était pas facile avec cette enveloppe que je tenais en main. Mais regardez moi ça. Salut vous, quel beau garçon. Si j'avais été gay, j'aurai été gai. Cela dit je n'étais pas venu pour lui et je n'étais ni gai, ni gay.

"Hope Bowman."

"J'ai une tête à m'appeler Hope Bowman?"

J'avais remué des épaules et levé les yeux au ciel.

"Avec les cheveux roux on pourrait vous confondre, mais même ainsi, Hope ça ne vous irait pas. Allez la chercher. Allez, ne me faites pas attendre. Zou..." avais-je dit en faisant des petits gestes de la main. La servante allait quand même pas restée planter là devant moi comme un chien de faïence. Oh ben tenez, regardez qui venait d'arriver. La jeune et jolie Hope Bowman. Sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, j'étais entré, passant devant l'autre truc et j'avais tendu ouvert mon enveloppe.

"Dès que je l'ai reçu je suis venu."

C'était vrai, j'avais fait le déplacement exprès. Enfin d'abord j'avais pris le temps de bien relativiser. Ca pouvait être plein de choses. L'enveloppe ne semblait pas épaisse, elle n'avait pas de timbre, ce qui laissait entendre qu'on l'avait déposé devant chez moi et surtout... J'avais vue qui l'avait déposée. A dire vrai il me l'avait remis en main propre, mais bref... Inutile de parler des détails. Quoi qu'il en soit, je savais ce qu'elle contenait et quand je l'avais ouverte, une carte s'était retrouvée dans ma main. Je l'avais ouverte et une petite musique c'était mise en route.

"MARIAGE !!!!!!! Enfile ta plus belle robe, je nous ai fait obtenir une vraie fausse invitation au mariage Evalistair !!"

L'imprimeur qui m'avait fait la copie était vraiment très bon. Je l'avais vue la déposer devant chez moi quelques minutes auparavant... Enfin remis en main propre à sa boutique... Bref, comme je l'avais déjà dit, il fallait passer sur les détails. Je me tenais debout devant elle, sautillant limite sur place. Mon dieu, on allait sortir ensemble, c'était décidé ! Cette jeune femme et moi n'allons pas tarder à échanger notre salive ! Salut toi... Il était encore là. Je me demandais bien s'il avait bonne salive. Once Upon a Dream [Fe] 1634017881




Hope Bowman
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“Il était une fois un lapin grognon et une princesse rebelle qui décida de lui rendre le sourire.”


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________________________________________ 2014-04-21, 18:58 « Nounours Rebelle ʕ•ᴥ•ʔ  »


« In the beginning the Universe was created. This has made a lot of people very angry and has been widely regarded as a bad move. » Douglas Adams

    Devine qui vient tuer ?

    Dès qu'il ouvrait la bouche, ce n'était que pour proférer des menaces. La mort, toujours la mort. Celle de Pascal, la mienne... Il aurait fallu qu'il change de disque, qu'il sorte un peu pour parler d'autre chose, mais étant donné qu'un truc l'empêchait de mettre le nez dehors, nos conversations futures risquaient fort de tourner en rond... Hélas, ce n'était pas le vide "discutionnel" qui m'angoissait le plus.

    Je prenais peu à peu la mesure des retombées que sa présence intempestive allait causer sur ma vie. Au départ, j'étais plutôt contente, car étant donné qu'il ne pouvait plus me suivre comme un petit chien, j'allais enfin pouvoir reprendre une existence normale : me promener dehors, faire mes courses, passer une soirée en charmante compagnie... sans sentir sa présence constamment. Le gros bémol, c'était qu'une fois de retour dans mon appartement, il serait là. Tout le temps. Tout le temps. Non, il fallait trouver une solution pour le faire dégager. Appeler un exorciste, un ramoneur, mais il faudrait déloger Judah de chez moi !

    Je tentai de dégager ma main de la sienne mais il la tenait étroitement serrée, comme un rapace recourbant ses serres contre une petite souris. Je fronçai les sourcils. Qui serait suffisamment puissant pour faire déguerpir un dieu ? J'affichai un moue dépitée. Je sentais que j'allais devoir subir une cohabitation très, très difficile... A moins qu'il décide de mettre un terme à mon existence. En tous cas, de mon coté, le problème serait vite réglé ! Plus besoin de tergiverser, de se creuser la tête pour le faire dégager. Je croisai son regard. Allait-il mettre sa menace à exécution ? Il était suffisamment fou pour cela. Je ne le savais que trop bien... Toutes ces tortures qu'il m'avaient faites subir durant les six mois, lorsqu'il savait que nul ne pouvait m'entendre hurler, quand seuls les mugissements du vent répondaient à mes propres cris... Je savais précisément ce que cela faisait de mourir, il m'y avait fait goûter tant de fois. Quand je me refusais à lui, encore et encore... Au bout d'un moment, je ne savais même plus la raison qui me poussait à dire non. Peut-être tout simplement pour le rendre dingue. C'était la seule satisfaction que je pouvais avoir.

    A présent, nous étions là, à nous regarder en chiens de faïence, se demandant qui nous de nous allait porter le coup de grâce. Allait-il claquer mon crâne contre le mur ? Je me souvenais encore du craquement avant que tout n'explose dans ma tête...

    Brusquement, il me lâcha la main pour se pencher vers la table basse, prendre mon portable et me le lancer. Je le rattrapai dans un état second, me demandant ce qui était encore en train de lui arriver. Non pas qu'il soit difficile à suivre, mais il réagissait différemment des gens normaux. Il fallait toujours avoir un coup d'avance avec lui. Ce qui était pénible, c'est qu'il avait toujours deux longueurs d'avance. Je lui lançai un regard abasourdi face à sa répartie et restai plantée au beau milieu du salon, serrant mon portable si fort dans ma main que les jointures de mes doigts bleuirent. Il était sérieux ? IL ETAIT SERIEUX ? Il voulait que je fasse livrer des pizzas ? Il désirait qu'on fête son grand retour à la sauce italienne ? Je marmonnai toute seule puis finalement, composai de le numéro d'un air agacé. Tout compte fait, j'avais faim moi aussi, et comme je n'avais rien de comestible dans le frigo...

    "Oui bonjour, ici Hope Bowman !"

    Je ris légèrement tout en collant un peu plus le téléphone contre mon oreille.

    "Je vais vous commander deux pizzas. Une reine blanche et... vous avez quoi avec des anchois ? Ok super, une fruits de mer, alors ! Oh, est-ce que le livreur mignon de la dernière fois pourrait venir ? J'ai un truc à lui rendre."

    Je raccrochai d'un air triomphant avant de jeter un coup d'oeil à la porte grande ouverte de la salle de bains. Oui bien sur, ne ferme pas la porte, après tout j'adore t'entendre chanter sous la douche... c'était qu'il avait une belle voix, le crétin. Cependant, son style musical laissait à désirer. Il fredonnait un air d'opéra ou d'église, bref, c'était super naze. Je levai les yeux au ciel avant de crier :

    "Tu peux mettre un bémol ?"

    Bien entendu, il m'ignora. Je jetai mon portable sur la table basse. Je passai comme une furie devant la salle de bains pour me rendre dans ma chambre et claquer la porte. Le bruit était quelque peu atténué, même si les glouglous de l'eau étaient encore audibles, surtout à travers les tuyaux qui circulaient au-dessus de la fenêtre de ma chambre.

    Je me laissai tomber sur le lit, les bras écartés. Je rebondis légèrement, et observai le plafond, mes cheveux mouillés épars sur la couverture. Courage, Merida. Ce n'est pas si terrible. Il y a forcément une solution que tu ne vois pas encore mais qui va forcément pointer le bout de son nez.

    Je souris légèrement en imaginant la tête de Judah quand il verrait sa pizza aux fruits de mer. Mon instinct belliqueux avait repris le dessus. Il allait sûrement découper mes doigts aussi fins que des anchois mais pour tout dire, je préférais qu'il me tue tout de suite plutôt que de supporter une cohabitation de plusieurs jours, plusieurs semaines... mois ? Je déglutis avec peine et me redressai d'un bond.

    Je me souvins que j'étais toujours vêtue d'une serviette de bains. Il fallait que j'enfile quelque chose de plus décent. Je me levai et inspectai les tréfonds de mon armoire bancale -elle oscillait dangereusement sur la droite depuis que Samuel l'avait heurtée en évitant une de mes flèches (c'est une longue histoire). Machinalement, j'attrapai un mini short bleu marine ainsi que mon nouveau tee-shirt fétiche avec le caméléon qui crachait du feu. J'hésitai un instant avant de hausser les épaules et d'enfiler le tout. Je n'allais pas commencer à me poser des questions sur mon style vestimentaire. Ce n'était pas parce que j'avais un colocataire -argh misère, ça me donnait des sueurs froides- que ce dernier devait avoir une incidence sur la façon de m'habiller. En plus, le tee-shirt allait beaucoup le faire rire, c'était certain. Règle numéro une : faire sourire Judah plutôt que de le faire grogner. Quand il était de bonne humeur, la vie des autres était logiquement plus belle. Sauf s'il décidait de dépecer quelqu'un parce qu'il était extrêmement heureux, mais dans ce cas-là, je n'y pouvais pas grand-chose.

    On pouvait dire qu'il mettait du temps, dans une salle de bains ! Une demi-heure était passée et j'avais eu le temps de m'habiller, de me sécher les cheveux, de feuilleter un magazine et même d'ouvrir une bouteille de tequila -je venais de la retrouver sous l'évier. J'avais servi deux verres que j'avais posés sur la table basse encombrée et j'attendais, assise sur le canapé, les jambes croisées, qu'il revienne. Ce ne fut que lorsqu'il sortit de la salle de bains que je me rendis compte que quelque chose clochait.

    "Alors en plus tu me piques mes fringues ?" m'insurgeai-je. "Tu veux aussi que je te prête mon maquillage ou ça va aller ?"

    Curieusement, ma robe de chambre en soie chinoise lui allait bien. Un peu trop bien. En tous cas, c'était une vraie crevette. Il flottait dedans alors que quand je la portais, elle me serrait un peu au niveau des hanches... Je baissai les yeux sur mes cuisses et décidai finalement de ne manger qu'une seule et unique part de pizza, quand le livreur les apporterait.

    Pendant ce temps, Judah s'était dirigé vers la porte et l'avais ouverte. Etant donné le bref échange, j'en jugeai que ce n'était pas les pizzas. Je me levai, pris l'un des verres et me rendis nonchalamment jusqu'à la porte ouverte. Le nouveau venu entra avec un sans-gêne incroyable. Lorsque je le reconnus, mes cheveux se hérissèrent façon Dragon Ball Z.

    Llama Groove. Je m'étais informée sur lui depuis notre rencontre fracassante au supermarché. J'en savais suffisamment pour être certaine d'une chose : ses mocassins vernis foulaient ma moquette pour la toute dernière fois. Pourtant, je restai sereine tout le temps qu'il parlait d'un air expansif, qu'il déballait son enveloppe. Je l'observai, dans son costume qui aurait rendu classe n'importe qui sauf lui, je regardai ses cheveux moutonneux aplatis en arrière à grand renfort de gel gluant. Je bus une grande gorgée de tequila.

    Lorsqu'enfin ce fut mon tour de parler, j'esquissai un sourire avant de m'avancer vers lui et de lui cracher au visage, en souvenir du bon vieux temps. J'avais visé les yeux, je savais que l'alcool brûlait les pupilles.

    "Sujet clos." déclarai-je d'un ton froid tandis que le lama se perdait en pleurnicheries et en cris hystériques.

    Aller à un mariage... et avec lui, en plus ? Il avait craqué le slip ? Comment son cerveau de mouton avait-il pu venir à la conclusion que j'accepterais ? Je lui tournai le dos pour aller jusqu'à Judah et lui dire, tout en jetant un regard écoeuré à Llama qui convulsait limite.

    "Si l'envie de tuer te démange, tu peux te défouler sur lui. ça nous fera du bien à tous les deux. Je pense même que toute la ville t'en serait reconnaissante."

    Sans me détacher de lui, je me penchai pour prendre la bouteille de tequila et me resservir. Après quoi, j'attrapai l'autre verre et lui tendis, non sans masquer mon irritation.

    "Bon, revenons-en à nos moutons. Pas lui."
    précisai-je en désignant Llama de mon verre. "Enfin si, coupe-lui la langue, fais ce que tu veux, mais je tiens à ce qu'on établisse des règles si on doit... cohabiter."

    J'avais marmonné le dernier mot, et il avait été couvert par les lamentations de Llama. Excédée, je roulai des yeux et me ruai jusqu'à lui pour le forcer à sortir à coups de pieds. Une fois dehors, je lui claquai la porte au nez -et sûrement sur la main car le hurlement qui s'en suivit aurait pu réveiller tout un cimetière. Je ne m'en préoccupai pas. Je retournai jusqu'à Judah et le fixai sans détour, perdant patience.

    "De toute évidence, tu ne comptes pas me tuer, sinon ça serait déjà fait." constatai-je en faisant danser la tequila dans mon verre d'un délicat mouvement du poignet. "Donc j'en conclue que tu veux qu'on... habite ensemble."

    Je piétinai. J'avais l'impression de subir une torture encore plus grande que toutes celles qu'il m'avait déjà infligées. Je le détestais, oh ça oui... Il me forçait à habiter avec quelqu'un, moi qui avais toujours nagé dans l'indépendance la plus totale... J'avais envie de lui planter des tas d'épingles entre les yeux. Ses minuscules petits yeux bleus qui me scrutaient avec amusement.

    "Il va falloir établir certaines règles."
    dis-je abruptement. "Histoire que ça se passe bien. Premièrement : pas de meurtre. On ne tue pas sous mon toit. Sauf les araignées. Tu peux tuer les araignées. J'adore les tuer aussi !" ajoutai-je avec un grand sourire sadique. "Je leur arrache les pattes et je les regarde marcher avec celles qui leur restent, c'est tellement..."

    Je m'interrompis. J'étais en train de m'égarer. On n'était pas là pour palabrer sur nos activités favorites. Mon regard s'assombrit et je poursuivis d'un ton autoritaire, le front en avant, sans cesser de le fixer.

    "Bref. Règle numéro deux : on partage tous les frais. Le loyer, la nourriture, les charges... T'es divin donc tu peux bien faire apparaître un portefeuille magique ! C'est hors de question que je t'entretienne. C'est fini les années vingt. C'est pas parce que tu as la coupe de cheveux de Caroline Ingalls que tu vas rester à la maison à ne rien faire ! On devrait coucher tout ça par écrit, tiens ! Ouais, on va écrire un contrat de colocation."

    Enthousiasmée par mon idée, je me rendis jusqu'au comptoir de la kitchenette pour prendre une vieille facture qui traînait. Je retournai la feuille et me mis en quête d'un stylo. Quelques secondes plus tard, je revins bredouille. C'était toujours Samuel qui avait un crayon sur lui. Chez moi, tout ce qui datait de l'ère préhistorique avait été remplacé par la nouvelle technologie. A quoi servait un stylo quand on avait un téléphone portable qui pouvait naviguer sur internet ou dans lequel on pouvait stocker des mémos ? Tant pis pour le contrat. En tous cas, je comptais le rédiger verbalement. Sans perdre contenance, je m'arrêtai face à Judah et déclarai fermement :

    "Règle numéro trois : on ne touche pas. J'entends par là qu'on ne..."

    Qu'est-ce que j'entendais par là ? Pourquoi je pensais à ça ? Warning ! Warning ! J'étais en train de perdre le fil !

    "... Pas de pelotage !"
    repris-je, le souffle court. "Pas de geste déplacé ! Tiens d'ailleurs, on va décréter une tenue correcte exigée ! On doit toujours être habillé en haut et en bas quand on est dans l'appart. Donc là tu as tout faux."

    Je jetai un regard éloquent à la robe de chambre ouverte qu’il portait et restai quelques secondes focalisée sur son torse. Puis je battis des cils, secouai la tête et lui fis une petite tape parce qu'il m'énervait.

    "Va t'habiller ! Tout de suite !"

    Etais-je en train de donner un ordre à un dieu ?

    "Enfin... si ça te convient..." ajoutai-je platement.

    Mouais... Là c'était sûr, il allait être plus magnanime. Je portai le verre à mes lèvres tremblantes et le vidai d'une traite. L'alcool me brûla la gorge et je toussotai légèrement.

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