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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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 Fire Meet Gasoline ϟ Erwin

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Alexis E. Child
« Allez dans la Lumière.
C'est au détour d'une Ombre
que nous attends le Mal. »


Alexis E. Child

| Avatar : Kaya Scodelario

Fire Meet Gasoline ϟ Erwin Oflm
Tu es comme tu es... mais malgré les erreurs, tu me rends parfois la vie de maman célibataire plus douce...


Fire Meet Gasoline ϟ Erwin Da6n

Edition Octobre-Novembre 2020

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| Conte : Aucun
Fire Meet Gasoline ϟ Erwin 378254admin

| Cadavres : 4069



Fire Meet Gasoline ϟ Erwin _



________________________________________ 2023-03-05, 13:24 « Allez dans la Lumière. C'est au détour d'une Ombre que nous attends le Mal. »




Fire meet Gasoline



— Bom Feeeeet' !!!

C’était sans doute les mots les plus mignons que j’allais entendre de toute cette St Valentin et bien entendu, comme toute maman fière qui se respectait, ils avaient été prononcés par mon fils, lorsque sa grand-mère nous avait ouvert la porte de son Manoir. Regina s’était sans aucun doute rangée de mon côté instantanément en l’entendant, riant de sa joie tout en avançant vers nous pour écraser les joues d’Isaac dans ses mains avant de l’embrasser sur le front.

— Merci mon petit chéri, je te le prends Alexis ?
— Attends, regarde, il a quelque chose pour toi !

Effectivement, dans sa petite main potelée, le petit garçon tenait fermement un camélia blanc, la fleur préférée de ma mère adoptive. Rien d’incestueux, juste un petit geste pour la femme qui le garderait en ce jour, parce qu’il n’était jamais trop tôt pour offrir des cadeaux. J’avais choisi le blanc pour la pureté du geste, aussi parce que dans mes années de jeunesse, j’avais appris de mon métier de fleuriste le langage des fleurs et que je savais ce que cela signifiait. Une fidélité certaine. Une fleur qu’on offrait aussi lorsqu’on était éconduit, une certaine ironie quand on savait que jamais de la vie, ma mère n’éconduirait son petit-fils. Mais elle avait dû tant laisser derrière elle de l’amour que cela était un doux hommage pour ce qu’elle avait dû subir. Le cadeau avait fait son effet, elle avait ouvert aussi grand les yeux que la bouche, visiblement ravie, accentuait encore la surprise et la joie provoquée pour qu’elle soit bien comprise du petit qui s’était mis à sourire de ses 5 petites dents. L’embrassant férocement, elle m’avait ensuite laissé le passage pour aller chercher un vase et y mettre sa fleur de la St Valentin. Isaac s’était fait tout beau, je l’avais habillé avec soin, lui prenant des habits du dimanche ou de noël avec un semblant de petit costume. Le petit pantalon était bleu marine et accompagné d’un haut blanc avec un blaser bleu marine et un nœud papillon rouge cousu dessus. Ses cheveux étaient bien peignés et après avoir posé ses affaires dans le hall, je l’avais déposé dans son parc qui l’attendait déjà avec tous ses jouets préférés. L'observant avec fierté, je posais mes mains sur ma chute de reins en l’observant tandis que Regina me rejoignait :

— Je parie que t’as rarement eu un rencard avec un aussi beau gosse.
— Aussi petit, c’est certain. Tu comptes venir le chercher à quelle heure, tu sais déjà ?
— Non... pas encore... Mais si ça te dérange...
— Absolument pas. Je te l’ai dit, je peux le garder toute la soirée avec plaisir et il peut même dormir ici si besoin.
— Oh... je pense que ça ne sera pas nécessaire.

J’avais eu un sourire gêné. On évitait d’en parler franchement mais on savait toutes les deux que ce jour n’était pas des plus simples pour mon couple. J’avais reçu le matin même un ravissant bouquet de lys à la maison, non signé bien sûr, et assez tôt pour être le plus discret possible. Je savais déjà ce que je comptais faire de la suite de cette journée de mon côté mais je ne savais pas combien de temps il pourrait prolonger le moment. Une chose était sûre, Isaac était entre de bonnes mains. Je ne l’avais volontairement pas mis à la crèche pour lui éviter trop de déplacement. Il était dans sa phase “peur de l’abandon” et mes départs étaient déjà si difficile pour lui que je ne voulais pas lui rajouter le stress de ne pas me voir venir le chercher à la crèche. Il serait nettement mieux en continue toute la journée avec sa grand-mère, dans la protection du cercle familial.

— Bon... j’y vais, je vais avoir un monde fou à la librairie aujourd’hui. Je te tiens au courant !

Je prenais le temps d’embrasser mon fils et de le rassurer car, loin d’être bête, il avait compris ce qui se profilé. Je l’avais pris dans mes bras tandis qu’il commençait à geindre de plus en plus fort, me menaçant de ses pleurs. Je lui frottais le dos tout en lui répétant inlassablement et patiemment que sa maman l’aimait, qu’elle reviendrait plus tard le cherchait, qu’il n’était pas seul mais avec sa grand-mère et qu’elle n’avait pas le choix, qu’elle devait aller au travail, mais que OUI elle reviendrait. Après un petit moment, je m’étais détaché à regret de lui, le voyant sautiller sur place en tendant les mains vers moi pour que je revienne vers lui en pleurant. Cette image me brisait le cœur à chaque fois, j’embrassais rapidement Regina pour éviter de faire durer le supplice pour tous les deux et après lui avoir promis une fois de plus que je reviendrais, je m’étais engouffrée vers la sortie, sentant la porte se refermer derrière moi. Les pleurs d’Isaac me parvenaient toujours mais je tentais de les éviter tout en entrant dans la voiture, me promettant que je viendrai bien évidemment le chercher, que je n’étais pas une mauvaise mère, que je devais aller au travail et que j’avais aussi le droit à avoir des moments à moi pour ce qui était de la soirée. Je me répétais qu’il pleurait sans doute déjà plus ou un peu moins, que bientôt tout serait oublié, que Regina saurait le faire sourire et je démarrais en trombe en allumant la radio pour passer à autre chose.

Arrivée à la librairie, je m’étais emparée de mon téléphone portable pour envoyer un message à Erwin après avoir tout ouvert. Je n’avais pas encore eu le temps de le remercie et je comptais faire un message un peu plus “long” que juste le remercier :

Merci beaucoup pour les fleurs ce matin, elles sont magnifiques ! Serais-tu disponible ce soir à 18h ? Si oui, rendez-vous au salon privé 4 du Rabbit Hole, je t’y attendrai. Il faut passer par l’arrière, c’est très discret. Je ne répondrai à aucune question, c’est ma surprise :) Tiens-moi juste au courant si tu es dispo !

Ma journée de travail avait ensuite commencé et je devais dire plutôt dans la joie et la bonne humeur. Il y avait quelques petites intensions pour les acheteurs de la St Valentin comme une rose et un chocolat qui attendait chacun de mes clients et tous semblaient ravis de l’attention. Mon humeur s’était juste un peu plus ternie quand j’avais lu la réponse d’Erwin :

Oh vraiment? Le Rabbit Hole? tu as misé sur un 5 étoiles, dis-moi.... Je pourrais presque y croire... Presque .....


Je devais dire que sa pique m’avait touché en plein cœur. Quelques mois auparavant, il avait voulu lever un peu du voile que j’avais laissé de mon ancien métier. Je lui en avais donc parlé sans complexe et même si je savais qu’il avait des aprioris sur le lieu et le métier, je l’avais senti ouvert à l’idée de me comprendre. J’avais voulu enfoncer le clou ce soir-là. Ma surprise demandait un lieu neutre, loin du cocon familial et j’avais trouvé qu’il pouvait être un parfait trait d’union non seulement pour sa discrétion mais également pour lui permettre de finir de lui montrer ce qu’avait été ma vie... sans préjugés. Mais il semblait les avoir ressorti de sa boîte... le cœur battant, j’avais tapé aussi vite que je pouvais, tenter de le rassurer :

Je suis sérieuse Erwin... mais fais moi confiance, je te promets que ce n'est pas ce que tu crois mais que c'est un truc qui pourrait te plaire...

Je n’avais pas décroché les yeux de mon téléphone, j’étais sûre qu’il en avait fait de même, sans doute effrayé à l’idée que ce ne soit pas une blague et ça n’en était pas une. J’avais alors reçu un premier message... glacial et mortel :



Puis un second était arrivé rapidement :

Si tu es si sûre de toi...


Je n’avais rien trouvé à redire, tremblante de déception et de douleur, j’avais reposé mon téléphone dans mon sac, demandant à Danny de prendre la relève le temps que je prenne un peu l’air. Il me fallait du temps pour me poser et respirer... est-ce que j’étais pas en train de faire une énorme bêtise ? Voilà que je remettais en cause tout ce que je m’apprêtais à faire le soir-là. Pourtant j’avais été si sûre de moi jusqu’alors. Je savais que ce que j’allais faire, je le faisais pour lui, c’était quelque chose qu’il aimait lui, auquel il voulait m’initier et qui m’intriguait et me donner également envie. Je ne faisais rien de forcé, mais l’idée de base était entre ses mains... il ne pouvait donc pas déprécier quelque chose qu’il voulait, non ? Nous n’en avions plus parlé depuis presqu’un an, depuis même plus qu’un an maintenant que j’y réfléchissais... pas avec l’année que nous avions passée et qui avait mis notre couple en péril. Mais il ne pouvait pas être passé à autre chose, il attendait peut-être juste que je sois prête, c’est ce que j’avais supposé en lui préparant ce cadeau... maintenant je n’étais plus sûre de rien. C’était peut-être le lieu qui était gênant... mais ça rajoutait de l’exotisme et surtout de la neutralité, nous sortant tous les deux de notre zone de confort, ce qu’il fallait pour la mise en place de tout ça, pour bien montrer le pieds d’égalité. Non c’était forcément une bonne surprise, je m’étais attendu à ce qu’il grince des dents après tout... bon peut-être pas avec autant de force ceci dit...

Si j’étais parvenue à reprendre mes esprits, je devais bien avouer qu’Erwin ne m’avait pas aidé pour autant. Il avait insisté dans l’après-midi, me reconfirmant le lieu et l’heure et j’avais fini par lui répondre, excédée que s’il n’était pas prêt à sortir un peu de sa zone de confort et à me faire confiance, nous pouvions tout aussi bien annuler. Il avait fini par capituler, justifiant sa fraîcheur par l’intrigue qui se relevait de tout cela. Je n’avais plus répondu, finissant ma journée de travail, repoussant le stress au début de soirée, qui était d’ailleurs venu bien assez vite...

J'avais choisi ma tenue avec soin, elle était suffisamment sexy pour donner le ton à la discussion que nous allions avoir tout en restant aussi élégante si jamais il lui prenait l’envie de poursuivre la soirée après le Rabbit Hole. Aller au restaurant semblait compromis : il fallait au moins que nous sortions de la ville et que nous allions suffisamment loin pour ne rien risquer et peut-être devait-il rentrer tôt, mais si c’était en public ou dans son appartement, ma tenue restait suffisamment élégante pour être vue en société. J'avais deux robes, l’une sur l’autre. La première était tout en transparence et en broderie, un peu comme celle que j’avais arboré, bleue marine, le soir de Noël mais celle-ci était noire et faisait largement moins dénudée et tenue de lingerie. Elle ressemblait plutôt à un peignoir ou un kimono long, descendant un peu plus bas que les chevilles et fermer d’une large ceinture à la boucle argentée. La dentelle rendait tout de même le tout très visible et ma peau transparaissait de toute part sous le tissu, c’était pour cette raison que je m’étais vêtue d’une robe noire, courte, décolletée, qui permettait de couvrir l’essentiel et un peu plus, bien que les bretelles étaient fines, afin de rendre le tout nettement plus classe et “tapis rouge”, que tenue osée. Je portais des escarpins vernis noir, avait laissé mes cheveux relâchés et mon maquillage était simple, naturel, mes yeux étaient simplement ornés d’un trait d’eye-liner et de mascara, mes pommettes réhaussées de blush et mes lèvres d’un rouge à lèvre rouge qui rajoutait un peu de couleur à l’ensemble.

A 18h, j’avais rejoint ma cabine du Rabbit Hole, non sans avoir salué certains de mes anciens collèges et de m’être assuré que Tiresias serait bien notre barman. En montant dans notre salon privé, j’avais déposé mon manteau sur l’un des crochets prévus à cet effet et avait repositionner l’unique table bien au centre de la pièce, avant d’ajouter une chaise, unique, confortable, qui ferait face à la banquette de velours où je comptais m’asseoir. Il y avait un comptoir dans la pièce et un bar, tout petit, permettant de récupérer nos commandes sans avoir besoin de passer par la place principale. Le Barman faisait des allers et retours entre les salons, n’entrant dans les pièces que lorsqu’il était appelé. Il y avait derrière un rideau, de l’autre côté des banquettes un rideau épais à franges qui menait à une autre pièce, une chambre, dont nous n’aurions aucune utilité. Il y avait également bien évidemment une salle de bain, tout le nécessaire en somme pour passer un bon moment privé. L’ambiance était feutrée, cachée dans une atmosphère tamisée où des néons roses donnaient à la pièce une ambiance toute particulière. Le plafond était fait de miroir, comme certains pans des murs. Lorsque 18h30 vint, Erwin entra, comme je le lui avais expliqué par SMS, sans frapper, sans attendre, pour éviter tout regard indiscret. Je lui avais fournis le numéro de la pièce à mon arrivé et je l’observais, les jambes croisées, réalisant alors à quel point j’étais tendue.

Il était venu. Avais-je douté à un moment qu’il ne viendrait pas ? Non, pas vraiment, mais je savais que le lieu ne l’enchantait pas. Je n’avais rien laissé traîner qui lui donnerait une quelconque explication de pourquoi nous étions là. Je m’étais contenté de lui montrer les crochets et lui précisé avec douceur :

— Tu peux poser ton manteau là-bas.

Je m’étais levée pour aller vers lui, l’observer, le détendre aussi car il ne faisait toujours pas mystère de son incrédulité et de l’intrigue que cela représentait pour lui. L'embrassant avec douceur sur les lèvres, j’avais touché les bords de sa veste en précisant :

— Tu es très élégant et...

J’avais posé mes doigts sur ses lèvres pour l’empêcher de parler :

— Avant que tu me dises que tu es trop bien pour le lieu, je te conseille de laisser ta mauvaise humeur sur le palier avec le manteau et de te laisser aller. Je sais ce que tu aimes et ce que tu déteste, je n’aurai jamais proposé quelque chose que tu trouvais vulgaire mais il nous fallait un endroit neutre et propice à ce que nous allions faire... et il ne s’agit pas de ce que tu crois... pas vraiment.

Je lui avais souris, mystérieusement, avant de lui tendre la main.

— Viens... assieds-toi et dis-moi ce que tu veux boire, ça va te calmer un bon coup et moi aussi...

J'avais attendu qu’il s’assied et me dise ce qu’il souhaitait commander et j’avais porté un index à mes lèvres :

— Maintenant tais-toi jusqu’à ce que le barman soit parti.

J'avais appuyé sur une clochette ancienne d’hôtel et quelques minutes après, un grand brun, musclé aux yeux verts mais vides, à la mâchoire carrée et la barbe naissante, nous avait rejoint. Il portait une chemise blanche largement ouverte qui laissait percevoir son torse incroyablement musclé et imberbe. Un vrai bonbon pour nombre de clientes et quelques clients.

— Je t’écoute mam’zelle.

J’avais passé sa commande et demandé un Moscow mule de mon côté et Tiresias s’était directement activé, récupérant les différentes bouteilles et maniant les ingrédients avec une dextérité incroyable et la grâce d’un danseur.

— Il est déjà là ?
— Oui...
— Ouais je me disais aussi que ton parfum avait légèrement changé... on le sent presque plus d’ailleurs. Il parle pas ? Il est timide ou il est muet ?
— Peut-être les deux ?
— Du moment que...
— On va s’arrêter là, je sais très bien de quoi tu veux parler... t’es pas possible !
— Si on ne peut même plus rigoler... Je m’ennuie moi, y’a qu’une vieille à côté, je sais pas qui elle attends mais je crois qu’elle a pas compris, que je suis pas inclus dans le prix...

J'avais pouffé de rire avant de lui demander :

— Elle te plaît pas ?
— Non... trop mégère à mon goût...
— C’est con...
— Comme tu dis, voilà pour toi mam’zelle, n’hésites pas à me sonner si besoin.

Il m’avait fait un clin d’œil, chose que rare de ceux ayant la même condition faisaient avant de repartir comme il était venu. Le jeune homme était un véritable bon vivant, avec un cœur un or et de ceux qui arborait la méchanceté. Il en semblait lui-même dépourvu. Bisexuel, rien ne pouvait l’arrêter, ni l’âge, ni le genre, seulement la méchanceté... et le manque d’hygiène aussi peut-être... Ramenant les verres à table j’expliquais à Erwin :

— Tiresias est un très bon barman, un des meilleurs de Storybrooke. Je l’ai choisi pour ça et parce que... comme t’as sans doute compris, il est aveugle. Si tu ne parles pas, il ne pourra pas savoir qui tu es. Sauf peut-être ton parfum, ça te perdra ça un jour, j’en suis sûre... En sommes, personne ne sait que tu es là. Tu vois ? Je sais gérer des choses aussi.

Je lui avais souri avant de claquer mon verre contre le sien et de ramener ma paille vers ma bouche. Je l’avais laissé boire son verre, sachant qu’il ne tarderait pas à me demander rapidement pourquoi nous étions ici, impatient peut-être d’en finir ou de comprendre. Reposant mon verre, j’avais posé mes mains dans les siennes, entremêlant mes doigts aux siens.

— J’avais envie de t’offrir quelque chose d’un peu particulier pour la St Valentin... quelque chose que j’avais envie de t’offrir mais aussi de faire, je crois. Je sais que tu es quelqu’un de très matérialiste alors je préfère le dire tout de suite, c’est pas quelque chose qui coûte cher... enfin pas en argent... mais... ça me coûte assez cher quand même, pour moi... et ça me tient à cœur. J’ai lu que pour bien se lancer, il fallait un endroit neutre, qui n’était ni chez l’un, ni chez l’autre, qu’un bar, un restaurant, un bureau était mieux... Comme tu es pas habitué d’ici et que je n’y travaille plus, je me suis dit que ça restait neutre, bien que dans le thème... et c’est certes un peu connu de moi, mais plus pour préserver ta situation que pour me mettre à l’aise. Je... je vais peut-être pas tourner autour du pot plus longtemps.

Je détachais mes mains des siennes, ne le regardant plus, le cœur battant, terrorisée à l’idée de faire une faute, excitée et angoissée également de ce que nous allions faire. Cela me faisait toujours aussi peur, j’avais toujours beaucoup d’apriori, mais je savais aussi à quel point j’avais aimé notre première expérience. Il m’avait fallu du temps pour revenir à réfléchir là-dessus. Mais j’y étais parvenue. Et quand j’avais pris ma décision, j’avais écrit, beaucoup Tapé à l’ordinateur pendant plusieurs heures, pour sortir de mon être ce que je sortais désormais de mon sac et d’une pochette. Je déposais alors les deux exemplaires faire à lui, bien visible, pour qu’il puisse lire ce qui y était écrit :

Contrat Maître Dominée - Erwin Dorian & Alexis E. Child


J'avais alors eu le courage de relever les yeux vers lui, pour observer sa réaction, sentant mon cœur battre à tout rompre et une douce chaleur envahir mon bas ventre. Déglutissant, j’avais précisé :

— J’ai... Je sais que tu me dis de ne pas lire et te faire confiance mais je n’avais pas envie de t’en parler avant maintenant alors j’ai lu... j’avais besoin de comprendre certaines choses et certaines règles par moi-même et je comprends qu’il est quand même important d’en avoir. J'ai pris des modèles pour réussir à faire le contrat et le reste est venu assez simplement je dois dire... je sais pas où et quand j’ai appris à rédiger des actes mais apparemment c’est un truc inné.

J’avais eu un rire moitié amusé, moitié stressé avant de poser rapidement ma main sur le dossier en le sentant bouger pour l’ouvrir :

— Bon par contre commence pas à faire ton prof en me disant que c’est pas complétement comme ça qu’on fait un contrat, je doute que de toute façon tu fasses beaucoup de contrats de la sorte dans ton étude. C’est juste... pour la forme...

J’étais terriblement stressée, je n’osais même plus le regarder. Ouvrant un contrat je lui avais montré les pages rapidement.

— Une grande partie est à remplir ensemble, pendant qu’on va discuter, histoire de savoir ce que chacun veut ou pas, j’ai juste fait le préambule avec la date de début et le fait que ce soit illimité, que le cassage du contrat soit à discrétion des parties. Et après...

Je m’étais senti rougir profondément, heureuse que les lumières tamisées et rosées puissent amoindrir l’effet :

— J’ai repris un tableau que j’ai trouvé sur un forum... y’a des forums de discussions sur ce genre de trucs, t’y crois toi ?

Je riais nerveusement avant de lui montrer le tableau plus en détail. Il recensait tout, absolument tout, toutes les pratiques liées au genre et les pratiques au sens large, les possibilités de jouets, de restrictions, de douleur... tout y était et à côté de chaque ligne, trois cases : une pour signifier que la “soumise y consentait”, la seconde pour préciser que c’était en “apprentissage”, à savoir pas tout de suite mais avec le temps, et la dernière pour ce que je refusais catégoriquement. Il restait des cases vides à côté, trois pour être précise, ce que le “maître” était également capable d’accepter, ce qu’il refusait de faire et ce qui serait en apprentissage de son côté. C’était une façon pour nous de mieux connaître ce que chacun s’apprêtait à faire ou non. J’avais coché beaucoup de choses en acceptés, des pratiques notamment, j’acceptais même la plupart des sextoys, prête à faire le grand saut. Certaines choses étaient en apprentissage comme la restriction par des liens puissants, le cordage complet ou la strangulation douce. Je refusais catégoriquement des choses beaucoup trop exotiques et dégradantes pour moi, comme les golden showers ou la laisse et la gamelle. Je faisais une différenciation dans les fouets également, ceux qui me semblaient trop brutaux y étaient bannis alors que les plus doux étaient acceptés. Bien sûr, en termes de pratique, tout était accepté ou presque, il y avait beaucoup de choses que nous faisions déjà et pour ce qu’il m’avait proposé ce jour-là à la mairie... je l’avais mis en apprentissage. Déglutissant, j’avais pris une gorgée de mon cocktail pour me donner un peu plus de consistance avant de relever enfin les yeux vers lui, ma voix ayant perdu de sa superbe :

— Voilà... ce n’est presque qu’un cadeau de papier et d’encre mais... j’espère que ça te plaît... J’ai beaucoup réfléchi à tout ça et je veux vraiment tenter avec toi... je ne sais pas si ça me serait venu un jour si je ne t’avais pas rencontré mais, tout ce que je sais, c’est que si je dois tenter, je veux que ce soit avec toi. On doit aussi définir ma posture pendant les séances, ma façon de t’attendre par exemple, si je dois venir avec une tenue particulière ou non, la façon de coiffer mes cheveux, tu peux aussi choisir des rituels comme le fait de me coiffer toi, les séances qui seront entre nous et celles que je ferai seule en “devoir”... je... je crois que j’ai arrêté ma lecture à tout ça... le reste... je nous laisse en discuter si... si ça te va toujours...

Je lui avais souris faiblement, espérant sincèrement que je n’avais pas tapé complétement à côté. C’était vraiment la première fois que je faisais un cadeau aussi osé... et je ne savais pas si dans d’autres circonstances j’aurai pu... oser.


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________________________________________ 2023-05-14, 22:17 « If the crown should fit, then how can I refuse? »




Fire meet Gasoline



Erwin n’avait jamais mis les pieds au Rabbit Hole. Erwin n’avait même pas besoin de se promettre qu’il ne le ferait jamais puis qu’il n’avait, ne serait-ce que jamais songé, à y mettre les pieds. Et de toute manière la vie – personnifiée ici par sa maîtresse – allait vite mettre à bas ces certitudes quant à cette certitude et l’opinion fort peu flatteuse qu’il se faisait de cet endroit. Pour Preminger, il avait été lors de sa malédiction, le « temple de la débauche décadente » et cela quand bien même son associé s’y rendait parfois, lors de soirées « quelque peu » arrosées. Lorsqu’il avait retrouvé ses souvenirs, ce lieu avait symbolisait davantage l’antre d’une concupiscence débridée, quand bien même Alexis y avait fait ses armes quelques temps… Surtout parce qu’elle y avait travaillé, au départ. Puisque l’image qu’il gardait de la jeune adolescente effrontée qu’elle avait été, suivait avec ces lieux. Puis, lorsque son opinion sur elle avait évolué, elle était devenue, dans son esprit, l’étonnante exception de l’établissement, si bien qu’il avait fini par considérer cela comme l’Heure Noire de son errance professionnelle. Puis, enfin, parce que la vie si passionnante du ministre ne faisait que s’enrichir d’événements … quand bien même il se serait passé de celui-ci… avait fini, lors d’une discussion issue d’une journée de cambriolage avait fini par admettre l’aspect complémentaire et moins dénigrant que l’établissement avait pu apporter à sa maîtresse.
Est-ce que cela avait mis fin pour autant à ses préjugés ? Ceux qui subsistaient sur le passé de la jeune femme s’étaient évaporés, certes, mais la répugnance qu’il éprouvait auprès de l’endroit en revanche...demeurait.
Il n’avait jamais fréquenté les maisons de passe. S’était attardé dans des lieux qui accueillaient parfois de tels loisirs, certes mais jamais uniquement. Et le concernant, n’y avait jamais eu recours.
Aussi, lorsque Alexis l’y avait convié, il n’avait pu s’empêcher de se sentir parcouru d’un fiel venimeux… En témoignait le message quelque peu critique et mesquin qu’il lui avait renvoyé tout de go. Pensant à une plaisanterie.
D’autant que la date du jour faisait penser à une petite plaisanterie… Qui se transforma néanmoins en une sorte d’inquiétude sourde lorsqu’il comprit que sa maîtresse n’avait pas l’esprit à la boutade. En suivi une sorte de rejet panique et dédaigneux où il s’était empressé de témoigner par trois petits points éloquents, son opinion sur le sujet.
Puis, il avait tâché et espéré faire revoir sa position à Enora. Il admettait grandement n’avoir pas été des plus tendres pour tenter de la faire plier. Au risque de la blesser. Il l’avait senti au fur et à mesure qu’il égrainait ses messages. Mais… Preminger ne pouvait décemment pas mettre les pieds au Rabbit Hole ! Ne serait-ce que parce qu’il était Maire de la ville. D’aucun auraient pu lui rétorquer qu’Hadès ne s’en était pas privé, mais outre le fait qu’Hadès en était le propriétaire, le simple fait que CET individu l’ait fait, suffisait à démontrer pourquoi il ne devait pas s’y rendre. Encore moins le jour de la Saint Valentin. Il suffisait qu’il y soit surpris pour ne serait-ce qu’un seul concitoyen pour qu’une rumeur infâme et particulièrement injustifiée circule à son encontre. Et cela dépassait l’éventuelle infidélité, non. Il était question de bon goût. Oui, il était peut-être particulièrement hypocrite de s’inquiéter de cela. Mais se déplacer dans un tel lieu étiqueté « débauche  . De mauvais goût qui plus est…
Et pourtant, il irait. Il n’avait jamais songé non plus à refuser la proposition d’Alexis. Soit, elle ôterait cette proposition soit...il irait. Et il savait bien qu’elle ne la retirerait pas. D’une certaine manière, tout aussi fielleux qu’il pouvait être, il n’avait jamais affiché catégoriquement son refus de s’y rendre. Ce qui témoignait d’une chose : il irait. En traînant les pieds. En pinçant les lèvres et tempêtant auprès de Midas. Lequel lui avait proposé d’expliquer « tout simplement » les raisons à Alexis pour laquelle il ne souhaitait pas s’y rendre et qu’il avait congédié d’un geste d’humeur, dédaigneux.
Il irait. Si elle l’invitait là-bas, c’était qu’elle avait une excellente raison. Et il n’en doutait pas, contrairement à ce que toute son attitude criait pourtant. Il ne remettait pas en cause ce qu’elle était et ce qu’elle cherchait à faire. Si elle l’y invitait, c’était parce qu’elle considérait la chose, comme sans risque et danger et bien plus… susceptible de lui apporter une sorte d’appréciation. Alors… Il irait. C’était simplement un duel entre lui et sa propre perspective du lieu N’en déplaise au comportement vexant qu’il tenait face à la jeune femme, et qu’il regrettait, il n’envisageait pourtant pas de simplement refuser. Non pas parce qu’il craignait un refus de la jeune femme, ce qui était somme toute probable. Non. Parce qu’elle l’y avait invité et bien que de mauvaise grâce il s’y rendrait. Parce qu’il avait confiance en elle. « Voilà toute l’influence…. qu’elle a... » grommela-t-il l’image de Hera venant de se superposer sur son miroir. Cela n’avait été qu’un simple effet d’optique, une rêvasserie tirée de ses pensées devant le miroir mais elle n’en demeurait pas moins significative de l’influence que la jeune femme exerçait sur sa vie. Parfois, il le niait. Parfois, il se défendait qu’elle ne pouvait pas être néfaste ni si considérable. Parfois, il pestait, comme alors, tout en prenant tout de même la direction du lieu. Parce qu’il lui faisait confiance. Elle n’avait pas pu sciemment l’exposer à un risque. Et si elle l’invitait là-bas, connaissant pourtant sa répugnance affichée et verbalisée concernant ce lieu, cela ne pouvait être que pour une bonne raison. Et ce qu’elle avait concocté là-bas ne pouvait être qu’à la hauteur de leur attente. Et puis, il ne pouvait nier qu’elle n’avait pas cherché à le rassurer, au regard de l’organisation qu’elle avait mis en place. Une manière d’accéder au lieu de manière « incognito » existait apparemment… Il avait suivi les instructions, après s’être mis en route, prudemment. Pour autant, il avait veillé à garder l’allure sereine et posée, d’un individu n’ayant rien à se reprocher. C’était la meilleure manière de ne pas attirer l’attention. Mais il n’avait rencontré personne. A sa grande satisfaction et surprise. Il était presque curieux qu’un endroit bénéficia de passages aussi peu sécurisé de prime abord. Ou du moins, peut-être ne l’étaient-ils qu’en apparence, et que quelques caméras de surveillance surveillaient cependant les allées et venues des … clients. Dans le doute, il avait pris la peine de garder la tête basse pour ne pas offrir son visage à la caméra, quand bien, il n’adoptait pour autant pas l’allure d’un individu stressé ou inquiet. Et avait revêtu un long manteau noir et sobre, bien que d’excellente facture pour se fondre dans la masse, n’en déplaise au costume davantage élaboré qu’il portait en dessous. Une fois arrivé devant le couloir des portes, il était entré au numéro communiqué, sans la moindre hésitation.

Tu peux poser ton manteau là-bas.

Ravissante dans une superposition très seyante, Alexis l’avait salué de ces mots, se levant à sa vue.
Le temps qu’elle parcoure la quelque distance qui les séparait, Erwin en avait profité pour balayer la pièce d’un regard curieux. Non loin de la porte, se trouvait les crochets évoqués sa maîtresse, où il avait accroché son manteau. Alors qu’il s’en défaisait, il notait l’ambiance, l’allure. C’était...une pièce des plus ordinaires. Une table trônait au centre. Une chaise face à cette table, simple mais confortable lui tournait le dos. En face de cette dernière, une banquette de velours avait été installée. Alexis s’y trouvait d’ailleurs assise, lorsqu’il était entré…
Un bar et un comptoir se trouvaient à sa gauche. Il nota l’espèce de clochette posée sur la table, servant sûrement à appeler un employé pour demande et commande. Un rideau en biais laissait entrevoir derrière ses franges d’un rouge bordeaux, une pièce subsidiaire qu’il devinait être davantage privée et privée des clients… Pour le reste, l’endroit baignait dans une ambiance tamisée, rehaussée par des néons roses. Le coin des lèvres du ministre s’était soulevé, amusé, en les observant. Rose bien entendu. C’était convenu. Pour autant… Si cela cochait l’entièreté de l’aspect qu’il avait songé découvrir, cela ne tombait pas pour autant dans l’ostentatoire ni dans le vulgaire…
Enora était arrivée jusqu’à lui, gracieuse et gracile. Elle l’avait embrassé, avant de toucher le rebord de sa veste, le complimentant sur sa tenue avant d’enchaîner.

Avant que tu me dises que tu es trop bien pour le lieu, je te conseille de laisser ta mauvaise humeur sur le palier avec le manteau et de te laisser aller. Je sais ce que tu aimes et ce que tu déteste, je n’aurai jamais proposé quelque chose que tu trouvais vulgaire mais il nous fallait un endroit neutre et propice à ce que nous allions faire... et il ne s’agit pas de ce que tu crois... pas vraiment.

Il avait froncé les sourcils, davantage par interrogation que par colère. Elle parlait d’endroit neutre et propice à ce qu’il allait faire… Le Rabbit Hole ? Il aurait pu jurer que cet endroit était tout sauf neutre, il était on ne pouvait plus connoté. Ce qui le poussait à croire qu’elle n’avait pas employé ce terme à cette fin mais davantage dans un sens de neutralité entre eux… Il y avait donc un rapport clair et établi à la sexualité. Et une équité entre eux qu’elle avait voulu symboliser par ce lieu. Intéressant, il devait l’admettre. Puisqu’elle lui avait tendu la main pour l’inviter à sa table, il avait cependant tenu à préciser :

« Je sais pertinemment que j’y suis allé...un peu fort cet après-midi, mais je t’avoue que je redoutais grandement de venir dans ces lieux. Cela n’a rien à voir avec l’idée que je peux me faire de ton passé ou de la confiance que je te fais, simplement… Tu sais à quel point, j’ai une sorte de répulsion pour ce type de lieux… Quand bien même je dois admettre que cette pièce-ci semble presque neutre… Si nous faisons fi de cet éclairage » il avait pointé son menton sur les néons roses, avant de ramener son attention vers sa maîtresse, par amusement avant de reprendre plus sérieusement « Je sais avoir été particulièrement dur. J’espère sincèrement ne pas t’avoir heurtée… Si c’est le cas, pardonne-moi… » il s’était humecté les lèvres nerveusement avant d’ajouter « Je suis venu. Et j’ai sincèrement hâte de voir ce que tu nous as concocté dans cet endroit privé… »

Il s’était assis. Le fauteuil de velours était suffisamment rembourré pour permettre une assise agréable. Alexis quant à elle avait repris place dans la banquette en velours, droite. Il pouvait parier que ce mobilier avait du voir passer nombre de clients variés, même si peu de ces clients avaient du s’attarder dans cette pièce, hormis pour profiter des rafraîchissements et du comptoir…

« Tu es ravissante ce soir. Cet ensemble te sied à merveille et… c’est un assortiment très original et très bien réalisé. Cela te va à merveille....»

Il appréciait réellement. La dentelle de sa robe soulignait sa taille, jouait avec la transparence pour dévoiler sa peau. La robe noire déposée gracieusement par dessus rendait le tout portable au quotidien, mais renforçait le caractère chic de la tenue. Le bleu était définitivement une des couleurs qu’il adorait voir sur elle, relevant à merveille le bleu de ses yeux… Et les néons habillaient l’ensemble de notes rosées, ourlant sa peau d’un nacre délicat. Pour sa part, le Maire avait opté pour un costume d’un rose cendré, assorti d’une chemise d’un jabot blanc piqué d’une broche d’or et de rubis. Il était superbe, comme à son habitude… Même s’il espérait que les néaons ne rendaient pas son costume trop criard… Il leva le bras, surveillant l’ensemble avant de décréter, lorsqu’Alexis l’interrogea sur ses boissons :

« Je prendrais un gin tonic à la rose, s’ils en ont »

Une subite envie d’originalité. Et d’un remontant après tant de temps à ruminer… Il s’était tendu lorsqu’Alexis avait mentionné le serveur, même si de toute manière, il était, somme toute, trop tard pour faire machine arrière. Après tout elle avait déjà appuyé sur la clochette à sa disposition… Et puis… Elle avait tout prévu n’est-ce pas ? Elle avait travaillé ici suffisamment longtemps pour savoir à qui se fier, selon certaines situations. Le barmaid en question était entré sous peu, les muscles saillants sous sa chemise blanche, trop largement ouverte pour que cela soit une coïncidence au vu du lieu de travail. Pour autant, il n’avait fallu qu’une brève seconde à Preminger pour noter un détail, non équivoque et non négligeable le concernant… Il était aveugle… N’en déplaise face à la dextérité impressionnante avec laquelle il avait manié sous ses yeux les bouteilles et les alcools. Le ministre avait veillé à garder le silence, quand bien même le barmaid avait noté l’existence de son parfum… Chose classique pour ceux qui avaient été privé d’un sens, les autres s’en trouvaient parfaitement développé… Le ministre avait observé l’individu deviser sympathiquement avec Alexis songeant que ses talents étaient parfaitement utiles. Dans son clan, une telle personne endormait la méfiance des autres, il n’empêchait qu’aussi dépourvu qu’il pouvait être de la vue, il pouvait facilement devenir les yeux d’autrui… Lorsqu’il était reparti, Alexis en avait profité pour confirmer la cécité de Tiresias, plaisantant sur son parfum, avant de souligner sa capacité de gestion :

« Je dois l’admettre trésor, tu t’es surpassée… Il est peu commun de trouver des barmaids souffrant de ce type de handicap…et pourtant capables de réaliser de telles prouesses, sans se tromper. »

Bien sûr, cela devait nécessiter un rangement particulier des produits. Il ne les voyait pas, mais en connaissait sûrement la disposition ainsi que la forme des bouteilles. Il avait bu une gorgée, satisfait d’en sentir le goût couler le long de sa gorge. L’heure était venue d’aborder une toute autre point. Si ce n’était le SUJET. Il en demeurait particulièrement curieux. Que souhaitait-elle dire ou faire ? Alors il l’avait écoutée, patiemment, lorsqu’elle avait entourée ses mains des siennes. Il pouvait déceler de la jeune femme une part d’incertitude, qu’il ne lui voyait que dans certaines situations. Elle n’éprouvait aucune terreur, mais ce qu’elle allait lui offrir générait visiblement une dose de tension. La peur d’une insatisfaction de sa part. Une envie qui pourtant dépassait aussi visiblement cette inquiétude. Elle était gênée. Pas dérangée pourtant. Dire que cette attitude piquait à vif la curiosité du maire était un euphémisme. Alors il l’avait écoutée. Écoutée lui préciser dès le départ que son cadeau ne possédait qu’une faible valeur pécuniaire. Il ne s’en formalisa pas. D’une certaine manière, avec Enora, il savait que cela pouvait être le cas. Et pour autant, il n’éprouvait aucun rejet de ce simple fait. Elle savait tant donner avec très peu et de manière si juste à chaque présent, qu’il savait que ce qu’elle offrait signifiait une grande richesse pour elle. Si bien qu’il ne s’en contentait pas, il s’en ravissait. Cependant, elle s’enlisait dans les explications, lors que sa gêne s’amplifiait malgré elle. Une légère rougeur apparaissait sur ses joues, témoignant de l’amplification des battements de son coeur. Il ignorait si elle s’en apercevait… Notait en parallèle, les tours et détours que la conversation prenait...jusqu’à ce qu’elle trouve le courage de se lancer. Il ne s’en agaça pas, sentant pourtant sa soif de savoir s’amplifier au gré des mystères qu’elle faisait. Un endroit neutre… Dans le thème.. Qu’elle connaissait mais avait choisi pour préserver sa situation, plus que pour s’attribuer un avantage. Qu’est-ce qui pouvait bien nécessiter chez la jeune femme un point d’honneur à tenir l’équité ? Puis, elle s’était détournée pour récupérer dans son sac, reculé dans le divan, remarqua le ministre, une pochette… Elle en tira des morceaux de papier… Quelques feuillets reliés, deux précisément, qu’elle disposa devant lui. Il se pencha, presque imperceptiblement pour mieux en lire le titre, intrigué. Qu’est-ce ? Une sorte de livre écrit à son intention ? Non c’était bien trop court et puis...elle n’aurait jamais fait cela… Mais si cela possédait un lien avec le lieu… Si l’équité devait, absolument régner entre eux, à en juger par la force avec laquelle elle avait pensé au moindre détail… Cela se pouvait-il que… Les mots s’inscrivaient sous ses yeux. Bruts. Crus.

Contrat Maître Dominée - Erwin Dorian & Alexis E. Child


Elle avait écrit cela. Depuis la séance d’initiation pour le moins délicieusement chaotique qu’ils avaient expérimenté à la mairie, ils n’avaient jamais eu l’occasion réellement, suite aux différents découlant du Noël d’en reparler. Puis, lorsque la pleine réconciliation était tombée, jamais encore il n’avait « osé » remettre cela sous le joug des discussions. Preminger osait beaucoup de choses, il osait pour ainsi dire tout. Cela ne lui faisait pourtant pas perdre son bon sens. L’ancien ministre savait d’instinct lorsqu’un combat pouvait être mené, il savait tout autant lorsqu’il convenait de retenir ses coups. Les tensions précédentes relatives à ses sentiments sur la jeune femme avaient mené cette dernière à s’interroger sur la manière dont il la percevait. Reparler de cette sorte de rapport sexuels lui avait semblé précipité, tant qu’il n’était pas encore pleinement sur qu’elle percevrait cette pratique sans le moindre souvenir désagréable venant l’en gâcher. Et quoi de mieux alors….qu’elle faisant le choix délibéré d’en discuter ? Presque mécaniquement, ses yeux flamboyants étaient venus se poser sur elle, pour la dévisager d’une manière totalement différente. Il comprenait sa gêne. Ses deux gênes, celle causée par la peur d’une sorte de rejet de sa part, l’autre causée par l’excitation. Avec une précipitation, elle avait précisé, non sans avoir dégluti, avant d’admettre avoir, s’être particulièrement documentée sur la question et avoir pris des modèles. Les mots, les idées défilaient sous l’esprit du ministre, alors qu’elle poursuivait, en ouvrant l’un des deux contrats, au hasard au gré des pages, la tête baissée pour échapper à son regard :

« Une grande partie est à remplir ensemble, pendant qu’on va discuter, histoire de savoir ce que chacun veut ou pas, j’ai juste fait le préambule avec la date de début et le fait que ce soit illimité, que le cassage du contrat soit à discrétion des parties. Et après...

Cela avait du lui prendre un Temps monstrueux. Le condensé de tout ce qu’elle avait appris, analysé se trouvait là. Jumelé à ses décisions, ses envies, ses refus. Quelque chose qui, venant d’une personne ne la connaissant pas, et particulièrement à l’aise avec ces sujets aurait pu qualifier de simple. Mais cela ne l’était pas. Surtout puisqu’il connaissait Enora. Savait exactement sa limite dans tout ce sujet. Et pourtant, elle avait rédigé cela, s’était mise à nue dans ses craintes et désirs, dans ses volontés également. Cela avait du lui prendre un travail colossal et avait demandé un investissement notamment moral, considérable. Ses joues avaient rougi. C’était presque imperceptible. Ou alors, c’était sa connaissance d’elle qui lui faisait le supposer...après tout, il était impossible de voir quoique ce soit. Les lueurs servaient peut-être à dissimuler cela, en plus de tapisser l’atmosphère des couleurs de l’amour et la passion. Elle s’était un peu avancée, apposant sa main rosie par les spots :

J’ai repris un tableau que j’ai trouvé sur un forum... y’a des forums de discussions sur ce genre de trucs, t’y crois toi ?

Son rire avait sonné, du son clair dont elle riait toujours. Il aimait son rire, surtout lorsqu’il était un peu teinté de gêne. Il descendit les yeux, pour observer le tableau… Le tableau était...des plus considérablement varié. Et des plus complets, également. Il recensait TOUT, sans pudeur, ni détour, ni vulgarité. C’était ce qu’était la chose, une fois que l’on en ôtait l’image que la majorité s’en faisait. Une pratique agréable, très agréable et soumise au bon vouloir de ceux qui l’exerçaient. Il fallait simplement, que dans cette pratique-ci, ils parviennent à déterminer ce que serait la leur. Et ceci était censé déjà leur permettre de déterminer quels étaient leurs attentes, refus, au point de commencement. Tout était listé, lié. Au genre et aux pratiques. Une catégorie visait les restrictions, une autre la douleur, encore une autre, les jouets. Trois cases à côté de chacune des propositions… La première validait le consentement de la soumise, la seconde, que c’était en apprentissage, la seconde un refus.. En définitive, il s’étonnait petit à petit, de ce qu’elle avait pu cocher, progressivement au fur et à mesure de sa lecture… La plupart des accords portait sur l’utilisation de sextoys, univers dans lequel … Preminger s’y connaissait fort peu. Et dans lequel Alexis revanche semblait s’y connaître davantage ne serait-ce que par ses expériences passées et parce qu’elle appartenait fondamentalement à cette époque et ce monde, où les pratiques et usages généralisaient davantage son utilisation. Pour ainsi dire, il ignorait ce qu’il pouvait trouver dans le plaisir de l’usage de sextoys, hormis certains… Au regard des récentes recherches qu’il avait entrepris sur le sujet, quelque temps auparavant. Il s’était senti...non particulièrement gêné mais un peu impromptu avec ses recherches et une part de son maniérisme s’était senti particulièrement inadéquat à naviguer sur ce genre d’informations… Et l’autre partie de lui avait apprécié grandement ce qu’elle y avait trouvé. Outre les sextoys, elle avait été davantage mesurée sur les liens ce qui ne le surprenait guère, connaissant sa réaction concernant avec tout ce qui créait un attachement particulier, et tout ce qui était potentiellement dégradant la concernant…

Voilà... ce n’est presque qu’un cadeau de papier et d’encre mais... j’espère que ça te plaît... J’ai beaucoup réfléchi à tout ça et je veux vraiment tenter avec toi... je ne sais pas si ça me serait venu un jour si je ne t’avais pas rencontré mais, tout ce que je sais, c’est que si je dois tenter, je veux que ce soit avec toi. On doit aussi définir ma posture pendant les séances, ma façon de t’attendre par exemple, si je dois venir avec une tenue particulière ou non, la façon de coiffer mes cheveux, tu peux aussi choisir des rituels comme le fait de me coiffer toi, les séances qui seront entre nous et celles que je ferai seule en “devoir”... je... je crois que j’ai arrêté ma lecture à tout ça... le reste... je nous laisse en discuter si... si ça te va toujours...

Elle avait souri une nouvelle fois. Bien sûr que ça lui plaisait. Il aurait pu lui dire, le confirmer… Les mots qu’elle employait été fort. Ils faisaient plus que le flatter, mais le touchaient d’une satisfaction et d’une joie simple. Une joie évidente. Il n’y avait qu’avec lui qu’elle voulait tenter cela. Non par simple pur désir. Mais parce qu’elle l’aimait. Tout aussi simplement que cela provoquait avec la même facilité tant de conséquence. Mais que répondre à une chose aussi conséquente énoncée avec tant de simplicité ? Il fallait la remercier… Et il voulait le faire… Mais comment sans rejoindre un sujet qui le laissait presque aussi nu que démuni. Perdu… Pour seule solution, il se plongea davantage dans son cadeau. Détaillant encore plus ce qu’elle avait accepté. Découvrit qu’elle se sentait tentée par les cordes fines, ne disait pas non aux menottes et tout ce qui pouvait être assimilé à du tissu… Oui, il imaginait très bien, comment une cravate pouvait s’avérer parfaite… Il l’imaginait très bien, même trop bien… MAIS ce n’était pas le propos. HORS DE QUESTION de se laisser déconcentrer ainsi, il savait se tenir, que diable ! Il se plongea dans ce qu’elle validait. Notamment les rituelles, précisant le lancement, la tenue… Une posture, qui lui ouvrait, il ne pouvait pas le nier, un champ considérable de perspective particulièrement tentant… Il sentait déjà son esprit s’échauffer et un sourire indécent lui parcourir les lèvres…

« Oh ! » ce son était sorti presque involontairement de sa bouche, alors que ses yeux l’avait lu et que son cerveau en avait saisi la mesure.
Plus étonnant…dans le sens positif du terme, elle avait validé une pratique qu’elle avait stoppé avec réticence la dernière fois…. Si bien que son regard s’était relevé vers elle, comme sous la force d’un aimant, alors qu’il pivotait le document vers elle.

- «  Tu envisages sérieusement de ... tenter l’expérience ? » son index avait tapoté le mot sans que sa bouche ne le nomme.

« A venir... » « Anal ». Un mot. Quatre lettres. D’une facilité enfantine pourtant… Il ne le prononça pourtant pas, venant croiser les doigts,, penchant la tête. Lui si audacieux se trouvait presque en tension malgré lui, dans cette découverte. Tel pris sur le vif. Bien que non mécontent. C’était lui qui avait songé à les lier ainsi, lui qui avait envisagé la chose. Pourtant, pris au dépourvu d’un présent aussi intime, il lui paraissait qu’il se trouvait tout aussi mis à nu que sa compagne, à ce jour. Laquelle avait rougi. De manière un peu plus prononcé, puisqu’il l’avait perçu. Non pas pruderie mais parce que comme lui, l’incongruité de cette discussion claire et sans barrière lui sautai au yeux… Elle haussa les épaules avant de répondre :

« Ben... comme je t'ai déjà dit, ça serait pas la première fois... Et je peux pas dire que ça avait été désagréable alors je me suis dit que y'avait pas de raison de se le refuser ensemble... c'est juste que... je veux qu'on prenne le temps. Y'a déjà pas mal de choses à apprendre et à assimiler et c'est un truc que j'aime faire en pleine confiance... de l'autre comme de moi hein ! Ca veut pas dire que je te fais pas confiance... c'est juste que voilà je veux pouvoir l'appréhender... en gros. Si ça te tente toujours..

Il avait opiné, après un bref instant resté songeur. Il était vrai qu’elle avait déjà expertisé tout cela… Dans d’autres bras. Une pensée qui aurait pu faire fumer l’ancien ministre de colère, mais...qui le laissait de marbre. Non par manque d’affection, non, il voyait ceux qui l’avaient précédé pour ce qu’ils étaient : des prédécesseurs. Leurs relations étaient toutes mortes, les unes après les autres. Et son orgueil lui criait qu’ils n’étaient que des tremplins avant LUI. Il était, de toute manière, bien trop vaniteux pour pouvoir envisager l’hypothèse d’un après… Alors pourquoi s’en formaliser ?

« Hum… Je pense comprendre ce que tu en attends, du fait de cette pratique en elle-même… Enfin, je le suppose, tout au moment, pour le moment. » admit-il en haussant les épaules « Après tout, tu l’as déjà expérimenté, à ma différence… Je ne pourrais le comprendre pleinement que lorsque je vivrais cette expérience. Mais... au-delà de cette confiance.... en avais-tu tiré un plaisir particulier ? Qui te donne envie de le revivre ? »

Il avait laissé un silence s’étirer après la dernière interrogation et ne le regrettait pas. C’était essentiel. Quand bien même avec elle se voyait-il tenter d’explorer des zones plus recluses en matière de domination, il n’en demeurait pas particulièrement pointilleux quant au plaisir partagé qu’ils devaient en tirer. Bien évidement, il n’avait jamais expertisé cette pratique, mais si elle ne gênerait chez la jeune femme qu’une vague sensation non dérangeante à quoi bon ? Preminger excellait toujours en ce qu’il faisait, certes... Et, même si cette envie s’était présentée soudainement, malgré son caractère de novice en la matière, elle n’en n’était pas partie. Il avait envie de la même chose que les mots employés par la jeune femme pour désigner le contrat. Si il devait tenter, il ne voulait que tester par elle et avec elle. Elle avait eu un rire, comme le fait de poser cette question était plus étrange que la question elle-même, ce qui laissait sous-entendre que la réponse allait de soit.

« Ben oui, c'était sympa, sinon je l'aurai pas coché ! Mais attends..." elle avait enchaîné très vite, réalisant visiblement la teneur de ce qu’il avait dit « "Comment ça "à ma différence" ? T'as... t'as jamais fait ça ?"

Visiblement, cette nouvelle la surprenait, ce qui flattait par ailleurs l’égo du ministre. Elle bu une gorgée de son verre, assimilant l’information, avant de préciser :

« C'est juste que la dernière fois... t'avais l'air si sûr de toi... j'aurai pas pensé que c'était une impulsion nouvelle..." L’hésitation prenait la maîtrise de sa voix, visiblement, elle tachait de comprendre. Comme elle penchait la tête, une mèche avait glissé, caressant son visage et elle l’avait remplacée, distraitement derrière son oreille « ‘Pourquoi... pourquoi t'en a eu envie du coup ? Pourquoi comme ça et à cet instant ?"

De ce qu’Erwin en voyait, l’information la troublait… Sans susciter de vexation de sa part, il ne pouvait que prendre note de l’étonnement non caché qui s’était emparée d’elle au fur et à mesure qu’elle avait comprit ce que cela signifiait. Il était novice en la matière. Il n’avait jamais essayé cette pratique. Lui qui, pourtant, de prime abord, impulsait nombre de directions au cours de certaines nuits torrides. Et il avait tenté d’initier la chose, oui, précédemment. Sans réellement savoir ce qu’il faisait. De cette prise de conscience, il pouvait le voir dans son regard bleuté, s’ouvrait des interrogations et des soupçons. Elle savait ce qu’il était, mégalomane et « quelque peu » avide de contrôle et son mépris d’autrui… Si bien qu’une légère dose de crainte était venu s’ajouter aux émotions traversant son doux visage. Il ne lui en avait pas tenu rigueur. C’était légitime… Cela témoignait qu’elle le connaissait à merveille, au contraire, quand bien ici, n’était-il pas question de possession ou d’une quelconque nuance de cruauté à son égard. Mais il comprenait son interrogation… Et si.. Et ce n’était là que des prémices ? Et si, en permettant cet acte, elle lui ouvrait la porte à une symbolique qui finirait par détruire ce qu’ils entretenaient ? Sûrement revoyait-elle la scène, ses peurs se mêlant à ses doutes. Il ne fallait pas laisser croître et fleurer ces soupçons sans réalité. Et puisqu’elle l’interrogeait, il la devinait avide… Avide de sa réponse, de rassurement et surtout de sincérité.

- « Non je ne l’ai jamais pratiqué auparavant. » avait-il décrété, ses yeux dorés se fondant dans ceux, bleus de sa maîtresse. Il maintint le contact, avec la volonté de lui permettre d’en comprendre toute la véracité de ses propos « Ce fut une impulsion toute nouvelle qui m’a pris sur le vif »

Décrochant les mains, il les avait étirées un instant, les observant avant de relever la tête vers elle :

« J’ignore ce qui en fut la cause… Disons que je voulais pleinement te faire sentir l’entièreté de certaines envies. Je voulais que comme moi, tu puisses… vivre ces choses d’un même regard. » un bref sourire était né sur ses lèvres pleines « Par ce biais… moi qui pourtant ai toujours eu assez d hésitation pour cette pratique. Par volonté de confiance, j’entends. Et il m’est apparu que nous, en revanche, permettions d’envisager l’exercice… avec intérêt et confiance »

C’était la manière dont il voyait les choses. Il l’englobait dans ce qu’il était ; en faisant plus que sa maîtresse, mais bel et bien, son complément. Hera l’aurait lorgné avec son habituelle moue moqueuse… Il s’accorda une gorgée de gin. Pour autant, son discours était difficilement compréhensible, il voulait bien l’admettre, aussi ne s’étonna-t-il pas lorsque Enora reprit, hésitante :

- "Mais bon peut pas vivre ce genre de chose d'un même regard... pas dans la situation dans laquelle on était en plus..."

Elle n’avait pas précisé mais il avait parfaitement compris à quoi elle faisait référence. Bien sûr. Il était évident que lorsque l’on s’adonnait à cette pratique, la sensation se trouvait différente et les rôles que les deux partenaires jouaient étaient diamétralement opposés lorsqu’on les examinait séparément. Lui voyait le tout. Savait aussi, la confiance qu’il mettait en elle, la considération qu’il lui accordait pour avoir envie de se livrer à l’expérience avec elle… Lui qui n’en n’avait jamais ressenti l’envie auparavant avec quiconque.

«  Mais je crois comprendre ce que tu veux dire... alors si tu le considère toujours et que t'en a toujours envie, pour moi c'est d'accord... petit à petit"

Le comprenait-elle réellement ? Comprenait-elle qu’il ne pourrait jamais l’envisager avec quelqu’un d’autre puisqu’il n’y avait qu’avec elle qu’il avait envie d’explorer, de découvrir ? Ils s’étaient trouvés. Sur ce point et tant d’autres… La seule qu’il jugeait digne de cela. Mais non elle ne pouvait pas le percevoir. Pour la simple et bonne raison qu’il ne le verbalisait pas. Il aurait pu le faire. Il était si facilement loquace, même verbieux, pour tous sujets, même ceux ne le regardant pas… S’il ne le faisait pas, c’était parce que cela l’arrangeait aussi de ne pas s’épancher sur des … ressentis personnels, non. Et puis, il souhaitait garder le contrôle de cette discussion. Après tout, c’était son cadeau… D’un seul geste, il s’était saisi du stylo, non sans une inspiration profonde, pour ajouter d’un ton tranquille et maîtrisé :

« Certes… très bien alors je note »

Il avait coché le point dans la case adéquate, non sans la gratifier d’un sourire puis avait poursuivi sa lecture… Était tombé sur un point particulièrement alléchant qui permettait de faire bondir nombre de situations et d’imaginations dans son esprit particulièrement fertile et de le retourner à son avantage… Après s’être accordé une nouvelle gorgée d’alcool, il avait, finalement, relevé à voix haute :

« Tiens tiens, d’ailleurs… tu apprécierais les rituels? C’est bon à savoir… » ponctuant son ton minaudant, un petit rire mesquin était venu ponctuer ses propos, alors que ses lèvres s’ourlaient d’un sourire entendu, puis, s’accoudant dans une posture faussement négligée qu’il savait séduisante, il avait ajouté «  Même si je suis trop fantasque pour en instaurer de durables et permanents... Quelques envies parfois qui pourront se réappliquer par la suite en revanche oui… tu sais comme j’aime la mise en scène …! »

Ce qui en soit, n’avait pas forcément besoin d’être reprécisé.

- "Tu crois que je le sais ?" avait-elle répondu après un rire, avant de feindre y réfléchir, postée dans une réflexion muette «  Mmmh, oui, je le sais ! Je l'ai d'ailleurs surtout coché pour toi car je me disais que c'était quelque chose qui te faisait plaisir. Après en soit rien n'est jamais figé dans le marbre je pense, c'est notre accord à tous les deux, si on décide que ça sera A pendant un certain temps et que tu te lasses et que ce sera B ensuite, moi j'ai aucun soucis si c'est toujours dans les normes de ce qu'on accepte tous les deux"

Elle avait eu un charmant sourire, doux. Qui valait néanmoins rappel de la pleine réciprocité de leur échange. Oh, si charmante et méfiante Enora…

« C’est même vrai… j’apprécie quelques scénarios… » avait-il approuvé avant d’ajouter, en haussant les épaules « Mais bien sûr que nous changeons ces derniers selon ma guise et ton accord ! » Cela allait de soi, non ? Il avait regardé la feuille, pensivement, hanté d’idées, de possibilités, d’images et potentialités foisonnantes, tel un artiste libre, à la bride lâchée « je pense que la scénarisation peut aller des tenues postures jusqu’aux termes employés non? Qu’en dis-tu? »

Il l’avait interrogée, soigneusement, dans une volonté de lui témoigner qu’elle pouvait être rassurée quant à l’importance qu’il donnait à son contentement. Que ses peurs à ce sujet puissent s’atténuer jusqu’à disparaître… Ce ne serait sûrement pas demain. Enora était de nature méfiante et il connaissait aussi les dangers de sa propre nature, si bien qu’il ne pouvait lui tenir rigueur. D’autant, qu’il formulait ici un sujet des plus importants de leur contrat… Une envie qui lui collait à la peau autant qu’elle pouvait, aussi, répugner la jeune femme, si bien qu’elle rendait leur accord absolument nécessaire. Comme il pouvait s’y attendre, elle n’avait pas compris ou voulu comprendre, si bien qu’elle avait cligné les yeux, dans un flou artistique :

« Comment ça les termes employés ?"

Preminger avait senti là, le premier glissement pour lui permettre de la troubler davantage. Il s’était redressé, lentement, la tête toujours paresseusement déposée dans sa paume puis avait proféré, un sourire découvrant ses dents blanches.

- « Les termes employés, trésor » répéta-t-il d’un air entendu un sourire en coin « la manière dont tu t’adresse à moi pendant toute cette charmante pérégrination,.. »
- « "Oooh" ses yeux s’étaient écarquillé, sous la compréhension, dans le même trait de temps que son corps s’était tendu par l’inquiétude et le stress. « oh…"

Son deuxième oh, n’était qu’une onomatopée. Si bref, si exhalé, si… stressé. Il avait ricané, plus détendu, l’oeil flamboyant

- « Amusant comme certaines choses simples paraissent, soudainement, plus complexes que d’autres nécessitant pourtant de la témérité ! » Il aimait cela, lorsqu’il la plaçait un peu dans la difficulté, à sa merci… Puis la rattrapait vivement, afin de lui rappeler qu’au demeurant cela ne restait jamais qu’un jeu… Et ce fut ce qu’il fit, taisant son rire, pour préciser d’un ton plus doux « Nous pourrons procéder progressivement je ne comptais pas te le demander subitement ! Chaque chose en son temps… »
"Mais tu voudrais que je t'appelle comment ? Et toi tu m'appellerai comment ?" interrogea-t-elle le ton incrédule avant de hausser les épaules. L’enchaînement des questions témoignait nettement de son tracas. S’il ne l’avait pas décelé à bien la connaitre, sa dernière réponse le mettrait suffisamment au clair « "c'est pas une question de témérité dans le fait de tester... c'est juste une question d'intégrité..."

Ils en revenaient là. Toujours là. Ce qui prouvait que l’initiative de ce contrat était une excellente chose qu’il la louait d’avoir entrepris. Cela lui donnerait ce dont elle manquait parfois à son égard, pleinement, d’une confiance quant à ses intentions. La même crainte qui l’avait saisi lorsqu’il lui avait fait de son envie d’essayer l’anal sans pourtant en connaître l’exercice. La même chose qui la retenait aussi parfois, dans leur vie…
C’était de son fait, Preminger le savait. Son attitude, ce qu’il était au plus profond de lui nourrissait ses méfiances légitimes. Et puisqu’il demeurait le même, il était difficile pour la jeune femme de comprendre que ces traîtrises presque innées ne s’appliquaient pas à elle. Qu’il ne désirait nullement la soumettre ou quoique ce soit de ce genre, non. Si bien qu’il avait pincé les lèvres, avant de déclamer, d’une voix posée :

« Trésor… Cela n’entachera en rien ce que je pense de toi… Cela pimentera juste la chose. Un rappel parfois de ce que nous faisons. Si par exemple, je te demanderai de m’appeler Maître, hormis le fait que cela soit l’un de mes titres officiels... » il avait parachevé la plaisanterie d’un clin d’oeil mutin, quand bien même son sourire s’en était flatté, avant de poursuivre « … je ne te le demanderai que pour symboliser le rapport qui s’établit ici et dans l’expression de nos corps. Ce qui n’en fait pas une vérité absolue où tu deviens pleinement esclave asservie. Après tout, cela reste une décision que tu prends également. Outre le fait que tu valides en soit ces dénominations, je te respecte suffisamment pour ne pas te dénigrer d’adjectifs blessants.. »

Elle l’avait écouté, l’avait même laissé finir, en réfléchissant.. Pourtant, même sa plaisanterie ne lui avait provoqué qu’un vague sourire, de politesse forcée, qu’un vrai amusement tranquille. Non ce qui se mouvait en elle nécessitait son attention. Elle réfléchissait, hochant la tête, débattant visiblement intérieurement du crédit à donner à ses paroles, les mettant en exergue contre d’autres comportements observés et ses propres envies et ressentis.

"Tu m'as pas dit comment tu voudrais m'appeler, toi..." Cela avait été son premier commentaire. Et il avait même cru qu’elle s’arrêterait là, lorsqu’il l’avait vu baisser les yeux, pourtant elle les avait relevé, pour lui demander, après une hésitation « Ca te plairait vraiment ? Que je t'appelle Maître ?"

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« If the crown should fit, then how can I refuse? »

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________________________________________ 2023-05-14, 22:33 « If the crown should fit, then how can I refuse? »




Fire meet Gasoline



Elle n’avait pas répondu à ce qu’il avait dit. Mais l’avait entendu. C’était déjà ça. Il voulait simplement qu’elle puisse l’entendre et le réfléchir à sa guise, le temps qu’il lui faudrait en revanche était le sien..

« J’ignore encore quels noms je pourrais aimer te donner… J’aime surtout me faire appeler… »admit-il après un instant de réalisation «  Mais cela ne signifie pas que je ne trouverai pas une dénomination toute à fait adéquate à chaque situation ! »… »

Elle lui paraissait lointaine, recluse dans ses réflexions. Elle ne l’était pas. Elle était si physiquement proche, au contraire. Avec douceur, il avait levé sa main droite pour déposer sa main dans la paume de la main de la jeune femme, sachant d’avance que cela l’aiderait à saisir le concret de sa présence… :

« Pour répondre à ta seconde question.. Oui. Je pense que dans certaines conditions ce peut être... » Il laissa écouler un silence, détaillant son visage « attractif…Après tout, cela témoigne de ma pleine domination sur le moment et le fait que tu le prononces, montre que tu acquiesces ce rapport…"

Elle l’avait considéré un instant, bouche bée lorsqu’il avait admis préférer davantage se faire nommer que nommer autrui… amusant un peu le ministre. Oui. Il était orgueilleux, certes. Et bien qu’Enora le savait parfaitement, elle demeurait toujours surprise parfois de l’égo qu’il pouvait afficher en totale décontraction. Pour autant, elle était vite venue à préciser :

« "Oui... sans doute... mais comme tout le reste je préfère l'approuver avant si ça ne te gène pas... j'aurai pas envie que ça me refroidisse sur l'instant, tu vois ? Que je considère que tu te permets des choses que je n'accepte pas... "

Son malaise s’était intensifié, nota le Maire. Quand bien même, tâchait-elle de le maîtriser et de le dominer… Le contact de sa main sur sa paume avait néanmoins permis de l’ancrer à nouveau dans la réalité, de l’écarter des risques et craintes que son esprit lui montrait alors, comme il l’avait espéré… Son corps s’était détendu et elle avait écouté ses propos, plus détendue bien que sur ses gardes. Bien que feignant de ne pas le remarquer, il avait senti son regard le sonder, aussi bleu que les glaces. Aussi implacable que l’eau. C’était plus qu’une volonté de maintenir le regard, elle réfléchissait. Et avait besoin de le faire, bien en face de son âme. En le contemplant de face, sans peur. Intègre dans ses doutes, ses accords et ses convictions. Si bien que lorsqu’elle parla, après un temps de silence, son ton était calme, net, inflexible :

« Je veux pourtant que tu gardes en tête et que tu te rappelle qu'elle n'est jamais pleine ta domination, Erwin. C'est un travail d'équipe. C'est quelque chose qu'on construit ensemble. Tu domines selon des règles qu'on établis ensemble." d’un geste élégant, son autre main était venu se déposer sur le contrat, pour le remettre en lui lumière «  et selon des limites que J'AI placé. C'est toujours clair pour toi ? Ce n'est que dans ces conditions que j'accepterai et si je sens que ça dérive trop dans la tête, je me réserve le droit d'arrêter de t'accorder le fait de t'appeler comme ça dans ces moments... et uniquement ces moments."

Elle n’avait pas insisté mais son ton était sans appel. Sans négociation possible. Une manière pour elle de réaffirmer ce qu’elle pensait d’elle-même. Et aussi qu’elle le connaissait aussi parfaitement. Elle savait très bien ce qu’il était… cruel, dominateur, quand bien même n’avait-il laissé transparaître en sa présence qu’une infime partie de l’iceberg… Et… à ces rares égards, toujours avait-elle combattu ces traits, s’en était rebellée avec force et rejet. Elle l’aimait pour ce qu’il était et un jour elle l’aimerait pour ce qu’il était Pleinement, l’ancien ministre en était persuadé… Mais il savait aussi qu’une part d’elle, rejetterait toujours une partie de cela s’il ne parvenait pas à défaire ses convictions sur le sujet. Quand bien même, elle viendrait à l’entendre, il savait en revanche qu’elle se battrait toujours féroce et puissante pour qu’il n’étende pas cela à son égard. Elle l’avait déjà fait… Avant même la venue d’Isaac, il se souvenait de la force avec laquelle elle s’était rebellée contre sa volonté dirigiste… Parce qu’elle était ainsi. A bien des égards en demande de sécurité, dans la peur d’un abandon, mais à d’autres indomptable et insoumise. Elle ne pliait pas. Ou du moins, pas sans accord, pas sans conviction. Il fallait qu’elle croit pleinement pour le faire. Et tout l’amour du monde ne suffisait pas sur ce point. Elle donnait tout, mais ne pliait pas. Et il ne pouvait espérer la dominer clairement d’un simple claquement de doigts, en dépit de tout prestige et rang qu’il s’estimait être du. Elle construisait avec lui. Mais pas sous lui. Quand bien même acceptait-elle d’œuvrer pour lui. Elle attendait de lui un total respect. Plus que cela même. Une égalité totale. Est-il capable de la donner ? Lui qui s’estimait toujours au dessus de tout le Monde ? Il ne savait qu’une chose… Il aurait pu s’offusquer de ses propos, s’en agacer. Et pourtant, il l’observait à présent, un coin de sourire aux lèvres, non par moquerie, mais par fierté. Elle s’affirmait. Elle savait s’affirmer. Et même s’il aurait du la maudire de conserver sa force même devant lui, il demeurait étonnamment fier d’elle. Heureux de la savoir si forte.

« Bien évidement, mon trésor » finit-il par opiner «  Rien auquel tu ne consentes pas préalablement mais simplement une manière de démontrer ce à quoi tu as consenti en permanence. Voilà comment j’envisage les choses.… Il va s’en dire que je n’outrepasserai pas ton consentement et que cela ne vaudra que pour cette intimité délimitée. Ce ne serait pas plaisant. Cela va s'en dire que tu pourras valider, également, toute qualification que j'estimerai...appréciable. L'intérêt n'est pas de te faire passer un très mauvais moment, je sais qu'il sera déjà difficile pour toi de verbaliser ainsi, je ne vais pas rendre l'instant particulièrement désagréable. Non. Je veux qu'il reste appréciable au contraire!"

Elle avait hoché la tête, après l’avoir écouté attentivement, d’un air entendu :

« Alors d'accord." un silence. Puis repris « Mais je veux que ce soit écrit. Dans le contrat. Et signé"

Un sourire était venu étirer ses lèvres, un peu plus espiègle et enjoué. Le défiant gentiment, témoignant des leçons qu’il lui avait aussi enseigné, parfois malgré lui. Il avait éclaté d’un rire sonore et pompeux Amusé, fier et vexé à la fois. Curieux état d’esprit…. Déposant la main sur sa poitrine, théâtralement pour apaiser son souffle, il articula :

« Tu ne me fais pas confiance ? » il avait néanmoins tourné le stylo entre ses longs doigts avant de se mettre à écrire, sur le tableau tout en précisant « Mais je pensais ce que je disais. Aussi je vais matérialiser que bien sur les surnoms donnés seront au préalable validés par la dominée et limités à l’acte sauf accord des partenaires. Il faudra le refaire au propre d’ailleurs ce cher document »
"La confiance n'exclut pas le contrôle mon amour." elle l’avait dit très sérieusement... évitant habilement aussi, soigneusement de répondre par oui ou par non, Preminger l’avait bien noté "Oui ben c'est toi le notaire, Maître".

Elle avait complété le tout d’un sourire forcé, penchant la tête sur la droite, moqueuse dans l’emploi du titre. Il avait rit à nouveau.

- « Ça je l’ai toujours su, Miss Child » répliqua-t-il ironiquement, l’image d’elle dans son étude, parcourant son esprit « Et tu verras aussi à quel point je saurais mettre un point d’honneur à la parfaite exécution de ce contrat » son sourire s’était fait carnassier à cette idée. Il l’était encore lorsqu’il avait observer ses notes« nous pourrions ajouter cependant une petite exception à l’exclusion de ces surnoms hors cadre pratique outre l’accord de tous…en cas de punition mon très cher trésor… par ailleurs… Je mettrai ceci au propre et en ordre mais cela servira au moins de base pour aujourd’hui… D’ailleurs… je suis navré de t’annoncer que tu as laissé une faille assez considérable dans la mise en place de ta sécurité … tu n’as rien prévu concernant lesdites punitions… ce qui signifie qu’en signant un tel document, j’aurais pu te signifier de sauter d’une falaise en criant mon nom… une folie qu’il convient d’éviter… aussi pour toi, ce contrat gagnerait à être quelque peu plus précis dans la délimitation de ce sujet… »

Elle avait rit, soudainement plus détendue…. Son sourire amusé s’était même teinté d’une dose d’excitation, lorsqu’il évoqué l’exécution du contrat, Erwin n’avait pu que le remarquer… Et un rire de gorge nerveux s’était échappé d’elle, à la vue de son sourire, alors que ses joues se teintaient de rose, sans que les néoins n’y soient pour quelque chose :

« En fait non, c'est pas que j'ai rien prévu... c'est juste que je me suis dit qu'on devait en discuter ensemble parce que je sais pas comment je dois voir le truc, comment tu le vois et comment le rédiger... J'ai lu plusieurs livres et chapitres à ce sujet donc je commence à comprendre mais comme c'est un peu... le dur du sujet si j'ose dire, je voulais qu'on redéfinisse ensemble... » Sans baisser les yeux, ses doigts étaient venus s’entremêler de nervosité alors qu’elle rougissait davantage « Mais je te remercie de le faire remarquer et d'en prendre soin... t'aurais pu aussi laisser comme ça…"

Il avait pu voir qu’elle avait été touchée, sincèrement. Pour ce que cela signifiait. Il aurait tout à fait pu le laisser ainsi. Ne rien lui dire, ne rien noter, la bloquer et profiter des failles pour abuser de sa position. Il ne l’aurait jamais fait pourtant. Il aurait tout perdu à agir ainsi d’autant qu’il ne voulait pas imposer quoique ce soit qui ne soit pas voulu de sa part. L’excitation se faisait à deux. Elle avait eu une inspiration, en parallèle précisant :

« J'ai compris qu'une punition n'est pas censé avoir un goût de reviens-y, sinon ça n'a plus rien avoir avec de la discipline, je vais toujours avoir envie de tendre vers la punition et la relation s'en trouve faussée. Mais la punition n'est pas censée non plus être cruelle et insupportable pour moi car on est pas non plus là pour que tu me détruise physiquement et mentalement car ça en serait malsain. Faut qu'on trouve un juste milieu entre quelque chose que j'accepte de faire mais qui me demande quand même un certain effort et une sortie de zone de confort que je préférerai éviter... un peu comme quand tu m'as demandé de tenir avec les cuisses très écartées..." elle avait mimé le geste de l’index et du majeur, pour illustrer son propos, spontanément. Puis, réagissant à son geste, au lieu dans lequel ils se trouvaient, elle avait rougi un peu, marmonnant « Fin... tu vois quoi..." Sa main était nerveusement venue attraper son verre et elle avait bu une gorgée, goulûment avant d’ajouter « Est-ce que ça déjà c'est suffisamment compris selon toi et est-ce que tu es d'accord ? Si oui, je t'ai fait la liste des choses que je peux accepter…"

Il l’avait observé franchement, très franchement alors qu’elle s’exprimait, notant son trouble croissant, s’en amusant. Il avait d’ailleurs adopté une posture en totale adéquation avec ce changement très subtil d’ambiance, alors que les lumières se tamisaient davantage sous l’effet seule de leur excitation mutuelle :

«Tu as raison… Le but d’une punition n’est clairement pas de créer une envie de reviens-y… Sinon, elle n’est qu’une mise en scène, si sa mise en pratique provoque plaisir… »Il avait ronronné le dernier mot, alors que sa main rejoignait à nouveau la sienne, la caressant de la pulpe de son index, dans une très légère pression «  Je n’irais pas aussi loin pour que celle-ci en devienne bien plus déplaisante. Le tout est de jouer davantage sur ta frustration et une certaine résistance… Comme la dernière fois, effectivement, lorsque j’ai écarté...tes cuisses » Il fallait l’avouer, il l’avait répété pour le simple plaisir de voir son expression lorsqu’il le disait, un sourire narquois au coin des yeux « Tenir ainsi était difficile, mais tu en as tiré une certaine forme de fierté… »

Reposant son verre, après un sourire, elle avait pivoté vers la banquette, sortant une liste de son sac pour mieux la poser devant elle.

— "Pour les surnoms, je veux pas que tu m'oblige à t'appeler ou accepter un surnom que je trouve dégradant dans les punitions si c'est ça que tu propose. C'est une limite stricte pour moi, pas un truc que j'aimerai mieux éviter. C'est important que je puisse garder en vue qu'on fait ça ensemble et pas que tu es en train de dévier complètement et que je rentre dans une situation inextricable... Si tu le faisais ça me donnerait pas envie de m'y conformer parce que j'ai fauté mais ça me donnerait juste envie de tout arrêter... il faut d'ailleurs aussi qu'on définisse un mot pour ça maintenant que j'y pense... mais si tu pensais à autre chose tu peux toujours proposer... "
« Tu n’auras pas ce genre de surnoms, tout doit rester excitant… Mais je suis d’accord, pour le mot… Même si je doute qu’il puisse être utile dans les faits, loin de moi l’idée de t’emmener sur des chemins trop désagréables. Je préfère de loin les supplications d’une toute autre sorte."

Ils s’échauffaient… Encore et encore. Il crut même l’espace d’un instant que c’était sa seule imagination lorsqu’il avait senti son pied se déposer contre son mollet pour le caresser lentement, dans le même mouvement. C’était un ballet tendre, un jeu doux, dans l’attente de la conversation. Il avait sourit, laissant la situation se tendre, l’atmosphère se charger davantage… L’air était lourd, plus chaud, plus agréable pourtant…. Il adorait cela. Il devenait peut-être même un peu difficile de se concentrer sur le reste à présent mais… fort heureusement, il savait adroitement faire deux choses à la fois.
Elle lui avait transmis la liste, en parallèle, en opinant de la tête 

«  D'accord alors, je veux juste qu'on puisse préciser cette partie là dans le contrat aussi concernant les surnoms pour que tu connaisses parfaitement mes limites et que ça ne devienne pas flou, d'accord. Et ça c'est les choses auxquelles j'ai aussi pensé."

Erwin avait jeté un coup d’oeil prenant le temps de détailler tout ce qu’elle admettait et refusait. Elle acceptait d’user de jouets dans des lieux pour le moins… indécents, un contrôle à distance de sa part ce qui rejoignait l’idée des sextoys auxquels il avait pensé.. Elle acceptait même de tenter le refus de jouissance, les positions compliquées ou même une séance sexuelle ou non dédiée exclusivement à lui… Formidable. Suivait le seuil de douleur qu’elle acceptait d’attendre et comment, les objets acceptés et ceux dont elle ne voulait pas et qui étaient sans surprise les plus douloureux. La privation de sens à l’inverse lui tentait. Elle le laissait lire, ne commenta qu’une fois, précisant :

« Oui, je te fais confiance pour ne pas m'obliger à utiliser le mot dans des sentiers trop désagréable, mais même pour des raisons de sécurité, il est quand même mieux d'en avoir un... On parle quand même d'attache et de strangulation dans quelques pages et même pour toi, il est possible que je fasse quelque chose de mal que tu dois pouvoir arrêter..."
«  J’apprécie ! » commenta-t-il une fois la liste parcourue « Cela est des plus…diversifié… j’aime assez, c’est très stimulant si on peut dire. Cela me donnerait presque envie de te pousser à la faute parfois mon cher trésor » son sourire s’accentua « Oui tu as raison. Dans ce que nous choisirons prenons un terme agréable n’ayant pas sa place cependant dans une telle scène tel… »cristal » par exemple … enfin j’évite tes propositions évidemment ».

Oui, il pouvait comprendre pourquoi un mot pouvait être utile. Quand même il avait été des plus sceptiques au départ. Il s’était dit que tant qu’il se contenait. Tant qu’il savait ce qu’il faisait, il n’y avait aucune raison d’avoir besoin d’un mot de détresse. Et puis, finalement… Tout pouvait arriver. Même quelque chose qui n’était pas de leurs propres faits… Il fallait que ce mot soit sans équivoque. Clair… Alors ce terme lui était venu spontanément. Il était « clair ». Et qui plus est... beau, esthétiquement parlant. Agréable. Élégant comme lui et elle. Sa jambe s’était collée à son pied, l’invitant à poursuivre le jeu. Alors, souriante, de sa main libre, elle avait tendu la main vers le bas de sa mâchoire et son menton, l’obligeant à relever la tête avec douceur vers elle !

« "Tu évites ou tu écoutes mes propositions ?" releva-t-elle d’un sourire amusé "Je pourrais presque prendre ça comme un lapsus révélateur mon cher... mais je ne doute pas que tu as un peu la tête ailleurs, avec ce que tu lis... entre autre" elle va accentuer la caresse sous la table et dire "alors je ne t'en veux pas... et « Cristal » me va très bien. Très chic, distingué et... un peu bling-bling... j'en attendais pas moins de toi" elle eut un rire "Et je trouve que le symbole du mot est assez parlant... allons pour le Cristal."

Sans cesser de lui sourire, mutine, elle lui avait caressé la joue avant de reposer sa main sur la table.

« Tu penses que quelque chose pourrait….me…  » Il avait déposé son propre pied sur sa jambe, prenant garde à conserver une mine impassible de prime abord, indécelable « ...déstabiliser ? » Opinant, il avait sourit « Voilà qui est clair comme de l’eau de roche. Adopté donc... »

Il avait noté « CRISTAL » sur le document. Faussement sérieux. En parallèle, sa propre jambe était venue monter davantage, rejoignant presque le haut du genoux de la jeune femme. Il avait veillé pourtant à continuer à rien ne laisser paraître, préférant davantage commenter les préférences qu’elle avait porté à sa connaissance :

«  Plumes voilà qui ne m’étonne guère… Mais cela est très varié...  Tu sembles prête à jouer, avec davantage d’objets que je ne l’aurais cru… Ce n'est pas pour me déplaire bien en entendu..." railla-t-il avec gourmandise "Boules de geisha … As-tu déjà essayé auparavant ? »

Ce n’était qu’une interrogation. Sans jalousie. C’était probable. Alexis avait eu une sexualité avant de le rencontrer et avait été aventureuse… Il ne s’en était jamais formalisé. Lui n’avait jamais testé de tels types d’objets… Il avait précisé, en revanche, les plis de sa bouche se recourbant dans un sourire sournois :

« Cravache… cela, je sais la manier… »

Il la défiait même du regard, l’imaginant même bien plus dévêtue… La douceur de sa peau, la finesse de ses atours qui se cachaient sûrement sous sa robe. Iimaginait-elle la scène à son tour ? Il soupçonnait que oui…

- « Ah bon ? Pourquoi me croyais-tu moins capable de jouets ?" elle avait écouté sa question, pour y répondre, sans honte « Pas vraiment... disons que j'ai essayé une fois mais je ne pense pas que je l'ai ai utilisé comme il fallait... déjà... ben il y a plusieurs boules et je n'ai pas osée en mettre plus d'une... ensuite... en me documentant, j'ai cru comprendre que c'était un objet qui était nettement plus plaisant à deux... soit sur une journée d'attente soit... avec des fessées par exemple et... ça je n'ai jamais encore essayé". Un sourire complice s’était formé sur son visage. Il le connaissait. C’était un sourire de connivence, de joie. De ce qu’elle lui offrait lorsqu’ils découvraient quelque chose ensemble. Puis avait éclaté de rire lorsqu’il avait évoqué la cravache :

« Rappelle-toi juste que je ne suis pas un cheval ! Ca aussi je n'ai jamais essayé mais je suppose que c'est moins douloureux qu'un véritable fouet alors je me suis dit qu'on pouvait tenter... " un silence s’était fait avant qu’elle ne l’interroge "Et toi? Tu as déjà explorer tout ça ... de cette façon là notamment ou c'est une première aussi ?"

C’était vrai, ils n’en n’avaient jamais parlé ensemble. Il avait toujours démontré directement ou même indirectement un penchant certain pour la chose… Si bien que sa question n’en devenait que plus légitime.

« Je te sais aventureuse sur ce sujet… Me concernant... » Il avait eu une sorte d’inspiration, puis avait fait la moue, « Je dois t’avouer que je m’y connais peu. Pour certaines, je n’en connais que le nom, même si bien évidement je peux deviner l’utilisation qu’il est possible d’en faire… Mais je veux bien te croire quant à l’utilisation des boules de geisha à deux… Même potentiellement...à distance... » Ses yeux s’étaient éclairés, se perdant les méandres d’un scénario bien plaisant avant de revenir à la réalité et lui sourire « Je mesurerai mes gestes et je compte sur toi pour m’indiquer si par mégarde je me méprends… Car non, ce sera une première pour moi également. Avec qui voudrais-tu que je le fasse trésor ? Une première. Mais je suis persuadé pour autant que tout se fera aisément... »

Avec douceur, sa maîtresse était venue refermer sa main sur la sienne.

« Tu sais … si pour certaines choses tu veux te renseigner je peux toujours commander des livres … je suis libraire après tout … et on peut commander à deux toute nouvelle envie pour se renseigner ensemble”

Son sourire était bienveillant, d’une infinie douceur… Erwin avait rarement expertisé une forme de… comment le nommer ? De bienveillant réconfort ou quelconque soutien. Il n’en n’avait jamais eu besoin ou n’avait jamais donné à voir qu’il puisse maîtriser avec difficulté un sujet. Pour autant, Enora ne le jugeait pas. Au contraire, elle le soutenait. Lui rappelait par de simples mots, naturels, qui sonnaient comme une évidence que tout résultait avant tout d’un travail d’équipe. Elle avait rit en voyant son regard changer, plaisantant, mutine :

« Oulah je dois avoir peur de ce regard ?” avant de secouer les épaules un peu gênée “je sais pas… tu as eu une vie avant tout ça…” Elle avait failli dire autre chose, s’en était empêchée, comme si l’énoncé du mot aurait eu vocation à le vexer, mais avait ajouté «  Oui je ne t’en fais pas… si c’est trop douloureux ou que ça me convient pas je saurai te le faire savoir ! Et je suis aussi sûre que tout se passera bien”
« Tu as raison… j’aurais sûrement recourir à tes prodigieux conseils en la matière » approuva-t-il l’oeil caressant avant de rire « Qui sait ? Cela dépend si tu crains d’être émoustillée… » Après un sourire, il avait opiné « Nous ferons ainsi. De toute manière, je pense qu’il conviendra aussi de discuter de certaines séances à leur issue. Que l’on le veuille ou non, le dialogue reste la clef d’une parfaite réussite. Cela nous permettra de mieux appréhender respectivement cette découverte, n’es-tu pas d’accord ? »

Le rire qui s’était échappée de la gorge de sa maîtresse en disait long sur sa crainte d’être émoustillée. Non.. Elle ne le craignait pas. Au contraire même. Son rire s’était mué en un sourire, puis elle avait approuvé :

« Oui, j'ai lu que les débriefings étaient important à la fin de chaque séance pour garder une bonne communication, ce qu'on a aimé ou pas, ce que j'aurai pu mieux faire ou que j'ai bien fait, ce que j'ai pas aimé dans ton attitude ou ce que j'ai aimé... bref tout ce qui est lié à notre séance. Et j'ai lu qu'ils recommandaient aussi une séance en dehors du sexe, un peu comme nous faisons là pour évaluer les progrès, revoir ce qu'on aime ou pas, ce qu'on voudrait tester en plus ou arrêter de faire, les choses qu'on a laissé en apprentissage peuvent par exemple être rediscuté pour être considérés comme acquis et j'ai trouvé que c'était une bonne idée pour rester toujours dans le "mouvement"... peut-être une fois tous les 6 mois, tu en penses quoi ?
«  Je pense qu’effectivement cela pourra être l’occasion de...procéder à un éventuel avenant au contrat selon nos dispositions respectives… » avait-il opiné d’un ton qui aurait pu paraître professionnel s’il n’avait pas été énoncé sur un visage sournois «  Qui sait, peut-être ce que nous écartons pour le moment pourrait revenir titiller nos envies. Six mois me semble idéal, je note pour six mois. Bien évidement, si nous ressentons tous deux le besoin de le faire avant, nous pourrons... »

Elle avait hoché la tête d’un air entendu :

Si tu n'as pas d'autres points, je pense qu'on peut considérer notre premier briefing comme presque terminé... et donc tu peux passer à la version propre... il y a juste une chose à laquelle j'aimerai que tu prêtes attention avant que l'on termine..."
« Cela concerne-t-il le contrat directement ou… fais-tu référence à autre chose, mon trésor ? »
interrogea-t-il sur le ton de la plaisanterie, un peu minaudant, son regard se posant sur ses lèvres « Dans tous les cas, je suis toute ouïe... »

Elle lui avait retourné son sourire, amusée, adoptant son même ton pour lui répondre :

«  Oh non non non, ça concerne bien le contrat... tu as vu la date de début du contrat ? Je me suis permise de déjà la noter."

De sa main valide, elle feuilleta le document, pointant son doigt sur l’une des pages avant de le retourner vers lui 

« C'est écrit "1er Mars 2023 » avant d’ajouter solennellement « Comme pour toute transaction il faut un délai de rétractation" un petit rire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle précisait «  Je voulais surtout qu'on prenne le temps de bien voir ce qu'on faisait et qu'on fasse monter l'attente. Je voulais que tu vois le contrat comme un cadeau en tant que tel et pas qu'il soit balayé par des premiers exercices qui seraient venus nous sauter dessus dès à présent..."
Son pieds était venu se presser davantage sur sa jambe, symbolisant son propos, alors qu’elle ajoutait d’un ton sérieux, mais plein de défis, mutin « Aussi, tu n'auras rien le droit de me... "commander" avant le 1er Mars...hormis me proposer la date de notre première séance... et si c'est trop long comme attente... je ne doute pas que tu sauras reprendre la main comme il se doit le jour J..." Après une petite inspiration, elle avait venue à sourire, amusée «  Joyeuse St Valentin, mon Amour"

Puis s’était levée, se penchant pour embrasser sa joue d’un baiser tendre, long…
Il en avait senti le contact, clignant des yeux encore sous le choc de ce qu’elle venait d’énoncer. Et de la date indiquée sur le contrat… 1er mars. Dans… quinze jours. Elle plaisantait, c’était certain. Ce n’était qu’une manière comme une autre de l’échauffer davantage. Le contrat portait bien cette date mais… Ce n’était qu’une plaisanterie. Pourquoi diantre s’y livrer dès à présent aurait-il amoindri le présent ? Au contraire, cela n’aurait fait que le sceller. Une première mise en pratique, une première signature…

« Il n’y a pas toujours de délai de rétractation voyons…lorsque l’on reçoit quelque chose, par exemple » minauda-t-il d’une voix doucereuse « Quelques exercices seraient l’occasion de le mettre en pratique, au contraire, avant de le mettre au propre. Cela ferait office de test, tu ne crois pas ? » avait-il murmuré sur la joue de la jeune femme avant de se reculer. Si une dose de frustration courait dans ses veines, c’était le jeu avant tout qui faisait luire ses yeux « Tu sais que d’une manière ou d’une autre, trésor, je vais te faire regretter cette attente ?  Es-tu sûre de voir t’y risquer ? »

Sans la moindre hésitation, elle avait hoché la tête d’un air entendu, avec un sourire mais sérieuse:

- “Je veux m’y risquer parce que je veux surtout que tu comprennes ce que je suis en train de t’offrir. Et que t’en mesure l’importance. C’est important pour moi… parce que c’était pas simple à faire… et que je le fais vraiment parce que je t’aime et que je veux partager ça avec toi. C’est vraiment important pour moi que tu le comprennes…”

Elle avait posé ses deux mains sur les siennes, le regardant dans les yeux.
Elle attendait quelque chose de lui. Quelque chose qui allait au-delà d’un simple acquiescement. Parce que cela possédait une réelle importance à ses yeux. Elle s’en sentait non pas juste à offrir quelque chose de naturel et d’aisé. C’était difficile. Il l’avait perdu de vue à trop prendre la discussion au sérieux et à s’attiser par son intermédiaire pour oublier ce que cette discussion avait lieu d’être. C’était un cadeau. Littéralement, son cadeau de Saint Valentin. Et ce présent était bien davantage qu’une promesse de l’exercice de pratiques les tentant et qu’elle lui soustrayait à présent, à une date ultérieure, tel qu’il l’avait perçu, encore sous peu… C’était une mise en confiance totale de sa part. Quelque chose qu’elle avait conçu d’elle-même, en se documentant, en réfléchissant à la part de contrôle qu’elle trouvait susceptible de lui accorder. Elle avait pensé à tout, aux punitions, objets, temps, aux discussions, elle avait concocté avec amour et réflexion ce contrat qu’elle lui offrait à présent. Ce contrat qui allait les lier ensemble avec davantage de sérieux et puissance que le ministre ne semblait le percevoir. Il avait traversé ces envies avec davantage de légèreté qu’elle n’en n’avait eu. Elle, à la différence, s’était interrogée sur ses limites, avait accepté d’essayer et d’ouvrir ses sens à des choses qui pourtant, il le savait, n’allaient pas simplement. Elle avait pris le sujet à cœur. Avec amour.
Et… Il devait admettre venir de mettre à bas tout ceci par une simple frustration de retardement d’ébats. Ébats qu’il n’avait même pas cru possible ou envisagé avant qu’elle ne lui offre ce cadeau. Ébats qu’il aurait pu tout à fait accepter de différer. Mais qu’il avait soudainement voulu, absolument, en dépit de ce qu’elle tenait de lui offrir, à l’instant même où elle les lui avait refusé. Parce qu’elle les lui avait refusé.
Et quand même se trouvait-il, à présent, un tantinet frustré de différer leurs ébats de ce genre, il pouvait admettre son cheminement de pensée. Et quand bien, ne le comprenait-il pas, il aurait été malaisé de le préciser. A quoi bon, la vexer pour quelque chose n’en valant pas la peine ? S’il fallait attendre, il attendrait. Le véritable point demeurait la valeur de ce qu’elle venait de lui offrir. Et bien qu’il en ait une réelle conscience, au regard de la personne qu’elle était, il devait bien reconnaître qu’il n’avait même pas pris la peine de manifester sa joie, à ce sujet. Là où elle n’avait été que joueuse et mutine à son égard. Aimante. Là où pourtant… Il était heureux. C’était un cadeau idéal, surprenant mais cependant particulièrement symbolique à ses yeux. C’était se livrer, accepter pleinement, plus encore qu’il ne l’aurait cru, ce à quoi il avait tenté de l’initier. Malgré ses doutes, ses retenues, sa pudeur et toute la crainte qu’elle pouvait avoir de ses excès. C’était une marque de confiance. Réelle, nette, indiscutable. Aussi, sans chercher à se dégager, il avait passé ses pouces par dessus ses mains, pour les déposer sur le haut du dos de sa main.

« Je… le sais très bien… Vraiment » ses yeux s’étaient rapetissés, alors que son visage se faisait plus dur. Ce n’était pas par colère, mais avec le désir net qu’elle perçoive clairement la sincérité de ses propos « Je m’emballe par… disons envie… Mais je peux t’assurer que je le vois… Et j’en suis réellement touché. Te connaissant, je sais que n’est pas quelque chose d’innée. Et pourtant, ne serait-ce que le travail fourni et la documentation que tu as mis dans ce contrat montre que tu l’as écris avec ton cœur » il avait effeuillé quelques pages, dans la démonstration de ses propres propos, puis poursuivi « Aussi, je suis ravi d’appréhender et découvrir cette démonstration d’amour. C’est original. C’est intense. Et parfaitement intime. Et surtout, c’est un saut considérable dans la confiance et je sais ce que cela représente pour toi... »

Il avait eu un silence, presque coupé par son élan, ses yeux scrutant le visage de sa maîtresse, demeuré à proximité du sien.
Ce fut lui cette fois qui avança les lèvres pour mieux s’emparer de sa bouche, dans un baiser voluptueux. Il y avait mêlé gratitude et désir, douceur et passion. Elle y avait mêlé sa propre impulsion. Un peu tout ce qui les composait, dans la diversité de ce qui les reliait. Cela scellait son accord, son remerciement, leur saut dans ce contrat curieux et pourtant qui leur ressemblait tant. Ils ne se retrouvaient plus, ils avançaient ensemble vers de nouvelles voies, un pas dans la confiance, un pas vers des désirs qui ne feraient que croître leurs liens…
Lorsqu’il dissocia leurs lèvres, à regret, il recula pour mieux l’observer, murmurant 

« C’est un très beau cadeau de Saint Valentin, trésor… Inespéré, surprenant et particulièrement prometteur... ».
« Je suis très contente que ça te plaise » répondit-elle dans le même murmure, en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille «  Ce n’est pas très valorisant d’un point de vue pécuniaire mais ça représentait beaucoup pour moi alors si tu le vois… malgré le lieu et tout ce qui va pas… je suis contente » haussant les épaules, son visage s’était illuminé d’un petit sourire timide, alors qu’elle lui assénait ces petits piques, négligemment lui arrachant un sourire. « Mais j’ai quand même prévenu Regina que je reprendrai peut être Isaac plus tard alors si tu veux qu’on fasse quelque chose… »

La valeur pécuniaire importait à Preminger. Elle lui importait énormément. Essentiellement. Pour autrui. Pour beaucoup de personnes.. Mais pour elle… Il devait reconnaître qu’elle lui avait fait voir une valeur des symboles d’une valeur tout aussi considérable que certains présents coûteux. Voir même supérieurs. Tous ses cadeaux avaient été d’une qualité flagrante . Et d’une pertinence folle, si bien qu’il avait été particulièrement agacé de l’entendre s’excuser du caractère peu cher de son cadeau. Agacé. Pour elle. D’un geste de la main, il avait balayé ce point.

« La valeur pécuniaire importe peu, si le présent possède une vraie valeur pour la personne qui l’offre. Ce serait bien mal te connaître si je n’étais pas capable de m’apercevoir de ce que cela représente à tes yeux… Je suis heureux, réellement ! »

Il avait insisté sur le dernier mot, lui souriant avec douceur, notant la surprise qui s’était peinte sur son visage lorsqu’il l’avait affirmé, puis s’était prise à rire, lâchant avec taquinerie :

« Je me disais bien aussi ! »

Mais il avait vu ses yeux. Les sentiments qui s’y mêlaient. Elle était touchée. Sincèrement touchée. Après lui avoir caressé la joue, délicatement, savourant le velouté de sa peau, il avait ajouté :

« Pour Regina…  Oui…ce sera utile à mon sens… Puisque j’espérerai bien t’emmener quelque part pour l’occasion… »

Son sourire s’était fait mystérieux, levant le sourcil, s’amusant de la voir écarquiller les yeux d’une joie sincère  :

“Ah ? Je suppose que je dois donc me laisser porter ? »

Laissant retomber sa main, il s’était levé, pour venir jusqu’à elle, s’accouder à la table pour mieux se pencher vers elle, dans le creux nu de son cou.

« Oui… Exactement. » ll l’avait soufflé, observant son murmure caressant creuser un frisson sur l’entièreté de son corps « Mais je te promets que je ne te lâcherai pas... »
Dans un petit rire, il s’était redressé tendant ses paumes de ses mains pour l’inviter à y déposer les siennes, ses lèvres s’ourlant d’un sourire mystérieux : «  Viens-tu ? »

Elle avait rit, avec légèreté 

— «  Tu me le promets si souvent que ça en deviendrait presque suspect Maître Dorian..." amusée, elle avait saisi ses mains "Oui, bien sûr !"

Lorsqu’elle s’était levée, il avait enveloppé sa taille de ses mains, l’enveloppant, avec délicatesse.
Descendant le visage jusqu’à son cou, il était venu déposer sa joue contre sa mâchoire. Leur première étreinte depuis ce long moment. D’une intensité puissante. Ils avanceraient sur ce chemin, ensemble. Pour le moment, il convenait de profiter de leur Saint Valentin. Qui s’ouvrait sur ce magnifique cadeau. Cette confiance offerte qu’il devrait savoir manier et mériter. Et magnifier même. Et même, s’il ne pouvait pas faire jouer l’application de ce contrat ce soir, il savait qu’ils profiteraient de ce jour de fête, comme il se devait. Intensément. Ce fut la raison pour laquelle, il avait glissé sa bouche, sur le bas de son cou, pour mieux susurrer :

« Sage décision. »

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