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٩(͡๏̯͡๏)۶ La Mélodie de la Lune ☆ Evénement #111
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Eulalie


« Chaque fois que j'déprime ça m'déplume ! »


Eulalie


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________________________________________ Dim 25 Fév 2018 - 22:12


cause there's me and there's you
There's false and there's true.


Il m'avait fait raté l'occasion parfaite de m'enfuir sans qu'il ne puisse me suivre. Il aurait suffit que je profite de son absence pour m'éclipser discrètement, en donnant une excuse stupide pour me justifier si on me posait la moindre question. En quelques minutes, je me serai retrouvée dehors et il n'aurai eu aucun moyen de savoir où j'étais partie. Au lieu de ça, je m'étais encore une fois montrée trop curieuse.

Je tentais de réfréner l'accélération subite de mon rythme cardiaque avec difficulté. J'avais senti sa main m'attraper mais je ne bougeais pas, écoutant silencieusement les excuses qu'il donnait à Nana. Elle gobait chacune de ses paroles d'une façon presque déprimante. J'aurai pu en rire si je ne me sentais pas si tendue. Je me dégageais de sa prise avec brutalité, avant de lui lancer un regard plein de reproches. Ce lieu était trop bondé pour que je puisse me permettre de lui faire comprendre autrement qu'il m'agaçait.

Je détournais mes yeux, attrapant son bras pour le traîner à l'opposée de la direction de l'ascenseur. Si il pensait qu'il s'en tirerait aussi facilement, il se trompait.

« Il a glissé... Tu crois que c'est la version qu'il va donner à son réveil ? »

Ma voix était grinçante. J'aurai dû ignorer le bruit sourd que j'avais entendu et ne pas y prêter attention. Je le revoyais encore frapper la tête de ce français contre le mur sans ménagement. Je n'avais eu qu'un bref aperçu de la scène. J'étais arrivée après qu'elle ait commencé et avait dû m'en écarter avant qu'elle ne se termine. Nana était venue vers moi et je n'avais surtout pas désiré qu'elle y assiste à son tour. Si cette femme ne s'était pas approchée, j'aurai pu l'arrêter. J'aurai dû l'arrêter, quoi qu'il en soit. J'étais là pour ça.

Je devrai l'inciter à se dénoncer. Pour ça et pour l'agression au couteau dont il était forcément responsable. Et tant pis si ce n'était pas le cas. Je n'étais pas assez renseignée sur les règles de ce monde pour savoir comment les choses évolueraient dans le cas où ce scénario se présentait. Tout aurait été tellement plus aisé à gérer à Storybrooke.

Je ne souhaitais pas que des oreilles indiscrètes se mêlent à cette conversation. Le seul endroit qui m'était venu à l'esprit n'était certainement pas le plus approprié, mais je pourrai y trouver un peu de tranquillité. Les femmes présentes dans les toilettes ne tentèrent même pas de ne pas paraître outrée en me voyant y amener Balthazar. Je les ignorais, lâchant le barbier et prenant le temps de vérifier que chaque cabine était vide. Et lorsque toutes furent sorties précipitamment suite à cette entrée surprenante, je ne manquais pas de refermer la porte derrière elles. L'absence de verrou me fit tiquer. Je relevais la poignée sèchement afin d'en abîmer le mécanisme, la tirant si fort qu'elle s'arracha de son portant. Manière efficace d'empêcher toute intrusion.

Je la posais près des lavabos sans m'en inquiéter dans un soupir. Je n'étais pas choquée par ce à quoi j'avais assisté, il en fallait bien plus pour ça. Il m'étonnait cependant. Je n'aurai pas imaginé que ce soit à ce séminaire que cela finirait par arriver. Ma main s'égara un instant au bord du décolleté de ma robe où se trouvait le rasoir. Il avait bien fait de me le laisser, finalement.

Mon regard s'était relevé vers lui avec curiosité. D'autres occasions s'étaient pourtant déjà présentées, alors pourquoi choisir celle-là ? Pourquoi sur cet homme qui ne l'aimait pas ? Pourquoi maintenant, dans un endroit bondé où tout le monde le connaissait ? Il était incompréhensible. Il insistait pour venir, agissait stupidement, demandait ensuite à repartir. Il n'avait pas la moindre logique.

« Tu ne pouvais pas t'en empêcher, n'est-ce pas ? »

Je ne m'interrogeais pas sur l'état du français. Il subirait d'autres épreuves traumatisantes au long de son existence. Je me fichais bien également de l'image qu'avait tous ces gens de Balthazar. Ça me dépassait. Je ne comprenais pas de quelle manière ils réfléchissaient, je l'avais déjà prouvé à plusieurs reprises.

« J'ignore ce qu'il t'a fait pour mériter un tel acharnement de ta part, mais il a réussit l'exploit de te faire perdre le contrôle. C'est admirable. »

Je n'avais presque plus l'espoir de le voir un jour perdre réellement son calme. Depuis le début de cette surveillance, j'étais dans l'attente du faux pas. Certes, il n'avait pas achevé sa victime, mais je ne doutais pas que l'idée lui ait traversé l'esprit. J'avais essayé pourtant, y mettant parfois énormément d'énergie, mais il n'était jamais allé aussi loin avec moi. Il ne le pouvait pas, dans un sens. Ou... l'avait-il fait différemment ? Je secouais la tête, chassant cette réflexion. Cet accès de violence ne pouvait être injustifié. Il devait bien y avoir une raison. Tout comme il devait y avoir une explication au fait que mes lèvres se pincent, se remémorant autant le contact vide de sens qu'elles avaient vécu pendant cette soirée, que celui qu'elles avaient déjà connu auparavant. Je chassais cette réflexion aussi vite qu'elle était arrivée.

« Nana t'a interdit de partir. » ajoutais-je subitement en me retenant de l'observer de façon trop insistante. « Ce serait dommage de la décevoir. Et il serait lâche de fuir. »

Ma voix exprimait une légère moquerie. Il l'était peut-être, je n'en savais rien. Je me rapprochais lentement, me sentant étrangement enthousiaste.

« Tu n'as qu'à faire semblant de n'y être pour rien. Tu as l'habitude non ? Ou assume la responsabilité de ce dérapage qui n'en est même pas un. »

Ma main se levait, se posant au bord de la veste de son costume, alors que mes yeux se baissaient pour suivre les mouvements de mes doigts.

« C'est sans doute le seul moment de cette soirée où tu as été toi-même. »

Je ne me berçais pas d'illusions. Oh, il y avait aussi cette réaction exagérée face à l'homme du métro. Mais tout le reste n'était que comédie, savamment jouée, parfaitement exécutée. Presque crédible. Ma gorge se serra inexplicablement à cette pensée.

« Ça t'a fait du bien ? »

Je le fixais à nouveau. Je n'avais pas changé d'avis : j'imaginais comme frustrant de devoir se retenir d'agir selon ses envies. Je le vivais parfois maintenant. Je ne pouvais concevoir qu'il soit possible de le faire constamment. Un jour, il finirait par ne plus réussir à se contenir.

« Tu ne répondra pas. » finis-je par poursuivre dans un léger rire désabusé. « Tu ne réponds jamais. »

Il m'énervait autant qu'il m'intriguait. Je le détestais pour ça. Et en même temps, je ne pouvais m'empêcher de me demander si ce n'était pas ce que je trouvais le plus attirant.

« Il y a quelqu'un ? Tout va bien ? »

La voix ainsi que les coups timidement portés contre le bois me firent tourner la tête. J'en avais presque oublié que nous monopolisions ce lieu que d'autres devaient chercher à utiliser. Je retenais un soupir agacé, baissant ma main qui se trouvait toujours contre lui.

« Fais ce que tu veux. Mais je reste. Je veux voir si ta pauvre victime s'en sort sans séquelles irréversibles. »

Ce n'était pas totalement vrai. Je me sentais surtout obligée de ne pas être d'accord avec ce qu'il demandait. Et j'allais devoir casser cette porte pour nous faire sortir, maintenant.
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THE MORE THAT I'M WITHOUT YOU
THE LESS I KNOW IF I WAS RIGHT.
I know it hurts that we don't touch anymore, it's even worse 'cause we built this from the floor. It's just as hard for me to know I might see you 'round, just as hard for me to worry 'bout reachin' out. The more I think about you, the more I keep the ghost alive.

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Balthazar Graves


« Alive, it's alive ! »


Balthazar Graves


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________________________________________ Mer 28 Fév 2018 - 22:30


We burn faster than a cigarette in my mouth
I know it hurts, but baby, we can't stop now.


Etre séquestré dans les toilettes des femmes par une amazone... Ce n'était pas ainsi que Balthazar imaginait cette soirée. A vrai dire, il l'avait envisagée différemment sous bien des points. Tout avait volé en éclats. Comme d'habitude, Eulalie bousculait tous ses plans. Il aurait dû se faire une raison, mais au contraire, il se braquait davantage, comme par défi. Ce n'était pas un jeu, uniquement une provocation calculée. De la part de l'amazone. Toujours elle. Ne se lasserait-elle jamais ?

Au début, elle avait semblé énervée par son comportement. Bien entendu, elle ne croyait pas sa version des faits. Puis, elle ne parut garder que de la curiosité par rapport à toute l'affaire. Elle cherchait à comprendre le but de sa manoeuvre. Pourquoi agresser quelqu'un dans un endroit bondé ? Le barbier ne se l'expliquait pas lui-même. Il avait perdu son sang-froid en entendant simplement les paroles du français. Il s'arrêtait au fait que ce type l'avait agacé suffisamment pour l'inspirer à le frapper. Parfois, il n'en faut pas davantage pour devenir violent. Après tout, à l'époque, si Pirelli ne l'avait pas menacé, il lui aurait sûrement quand même aplati le crâne avec la théière en fonte de Mrs. Lovett. Sa tête ne lui revenait pas non plus.

Balthazar tiqua quand Eulalie sous-entendit qu'il se montrait lâche. L'était-il ? Il se contenta de la fixer, la mâchoire serrée. Cela lui importait peu, de toutes façons, ce qu'elle pouvait penser de lui. Il baissa brièvement les yeux sur la main qu'elle avait posée sur sa veste.

"C'est sans doute le seul moment de cette soirée où tu as été toi-même."

Un léger frémissement le parcourut. Il chercha dans son regard une réponse à la question qu'il se posait depuis des années, depuis la fin de cette fichue malédiction. Qui était-il, en réalité ? Ne restait-il plus que monstre assoiffé de sang, ou subsistait-il encore quelque chose de l'homme qu'il avait été autrefois ? Cet homme dont l'amazone ne savait rien. Celui qui était mort. Elle avait un avis bien arrêté sur la question. D'un autre côté, elle ne connaissait de lui que ce qu'il avait bien voulu lui montrer.

J'ai été moi-même avec toi. Cette nuit-là. Quand nous...

Une pensée glacée. Volatile. Qu'il ne jugea pas utile de formuler à haute voix. La petite peste ne comprendrait rien, ou elle se servirait de cette information contre lui. Comment savoir ? Ne jamais se fier à personne. Demeurer dans l'ombre. Se montrer prudent. Concernant ce dernier point, il devait admettre que ses pulsions avaient parlé pour lui.

Il ne répondit pas à la question de la jeune femme. Elle devait lire dans ses yeux une sorte d'apaisement, de lueur malsaine au fond de ses pupilles. Donc, elle savait déjà que son acte de violence lui avait fait le plus grand bien. Il ne s'en cachait pas auprès d'elle. Il réprima un rictus satisfait en constatant son irritation compte tenu du fait qu'il ne parlait pas.

On frappa contre la porte des toilettes et une voix timide s'éleva de l'autre côté. Eulalie parut encore plus agacée, ce qui le rendit d'autant plus complaisant. Etait-elle déçue que leur entrevue dans les sanitaires soient ainsi écourtée ? Avait-elle d'autres attentes ? La connaissant, il n'y aurait rien eu d'étonnant. Cependant, il n'était pas d'humeur.

"Chapuys sera ravi que tu te soucies tellement de lui." articula-t-il avec une lenteur calculée, son visage à seulement quelques centimètres du sien.

D'un geste sec, il attrapa son poignet pour éloigner sa main de sa veste. Puis, il tira sur les pans de cette dernière et se dirigea vers la porte fermée. L'absence de poignée compliquait les choses. Il l'observa de bas en haut avant de donner un grand coup de pied dedans... qui n'eut aucun effet. Il recommença plusieurs fois, s'acharnant dessus, mais finit par s'arrêter lorsqu'il ressentit une vive douleur à la cheville. Il s'éloigna à contre-coeur en boitant un peu, désignant la porte à l'amazone qui la fit sortir de ses gonds avec une facilité déconcertante. Il laissa échapper un soupir irrité et la suivit hors des toilettes, fixant son dos nu d'un oeil oblique. Il ignora les quelques personnes qui attendaient de l'autre côté et retourna dans la salle de réception, pour constater que Chapuys était revenu à lui. Assis sur une chaise, il tamponnait sa pommette tuméfiée avec une serviette humide. Nana et plusieurs autres personnes étaient rassemblées autour de lui.

Balthazar croisa le regard du français. Il n'en fallut pas davantage à ce dernier pour s'animer d'un seul coup et le désigner de sa main libre.

"C'est lui ! C'est lui ! Il m'a frappé !"

Non, j'ai tenté sans succès de repeindre les murs avec ton sang. La prochaine fois, je m'appliquerai davantage.

Ridicule... Le barbier se retint de lever les yeux au ciel. Il aurait aimé ne pas boîter en cet instant, car la scène ne devait en être que plus pathétique. Il se stoppa à une bonne distance de la "victime", restant vaillamment sur sa cheville douloureuse.

"Oui, c'est moi."
déclara-t-il d'un ton lugubre.

Nana écarquilla les yeux et plaqua la main contre sa bouche, choquée. Les gens autour se rapprochaient. Le barbier exécrait la curiosité humaine. Rien d'autre que des vautours impatients de dévorer des charognes... Il ne put s'empêcher de penser que Chapuys faisait une carcasse de choix.

"... parce que je sais que c'est lui qui a agressé au couteau le type de l'année dernière."
reprit-il d'un ton étonnamment placide. "J'ai juste cherché à le maîtriser quand il a commencé à se montrer violent avec moi. Il voulait me faire taire."

Tout compte fait, c'était une bonne chose qu'il boîte. Cela joutait de la crédibilité à son histoire.

"Pourquoi tu ne l'as pas dit tout de suite ?" fit Nana, déroutée.

"Je voulais lui éviter la police... Ne pas gâcher la soirée."
marmonna-t-il en se composant une expression hésitante.

Il s'étonnait lui-même d'être si convaincant. A croire qu'il faisait des progrès dans l'art du mensonge.

"Vous n'allez pas le croire, quand même ?" s'offusqua Chapuys avec un accent de plus en plus épouvantable.

Il y eut un silence à couper au rasoir dans la salle. Même la musique de fond ne parvenait pas à apaiser la tension palpable. Inexplicablement, ce fut la victime qui le brisa :

"Ok, j'ai agressé le serveur l'année dernière, mais j'avais mes raisons !"

Balthazar dévisagea Chapuys, médusé. Venait-il vraiment et stupidement de se dénoncer ? Sans doute que le français ne supportait pas les situations de stress. Le barbier était stupéfait d'avoir mis par hasard le doigt sur la vérité. C'était presque trop beau pour être vrai.

A cet instant, la sécurité de la tour arriva sur les lieux. Nana échangea quelques mots avec eux. Balthazar se raidit, redoutant d'être embarqué, mais les malabars n'emmenèrent que Chapuys, qui ne manqua pas de se plaindre. Il l'accusa tant et si bien que les policiers hésitèrent en direction du barbier, mais Nana plaida sa légitime défense.

"Vous aurez une déposition à faire demain." précisa l'un des deux pseudo-flics, suspicieux malgré tout.

Balthazar acquiesça brièvement, songeant mentalement qu'ils pouvaient toujours courir. Une sorte d'allégresse se répandait dans tout son corps, en complément de l'adrénaline ressentie par l'agression. Une sensation inconnue depuis bien longtemps. Il regarda Chapuys se faire emmener de force avec une jouissance à peine perceptible. Tout se passait uniquement dans son regard, comme bien souvent. D'apparence, il était impassible, debout mais légèrement de travers en raison de sa cheville douloureuse.

"Eh bien ! Que de péripéties !"
déclara Nana en s'éventant avec sa main. "Balthychou, tout va bien ? Tu veux peut-être de la glace pour ta cheville ? Tu boîtes un peu..."

"Je sais exactement ce dont j'ai besoin." dit-il d'un ton expéditif, tout en pivotant vers Eulalie pour la fixer intensément.

Mû par une pulsion subite, il leva la main vers le visage de la jeune femme, sans la lâcher un instant du regard. Juste avant de l'effleurer, il fit dériver son geste vers le plateau d'un serveur juste à côté d'elle et se saisit d'un verre, puis d'un autre. Au lieu de lui en tendre un, il lui tourna le dos et se dirigea vers une jeune femme un peu plus loin. Depuis le début de la soirée, elle était à l'écart des autres et enchaînait les coupes de champagne. Il estimait que son état d'ébriété était avancé et qu'elle serait donc une proie facile pour les mauvaises intentions qu'il avait en tête. Il remarqua à peine qu'elle avait des similitudes physiques avec la petite peste qu'il venait de quitter. Sans doute une coïncidence. Cela ne ferait qu'ajouter du piment à sa machination.

"Balthazar Graves, enchanté." dit-il avec un visage aussi ouvert et aimable que possible.

Tout en lui tendant une flûte de champagne, il posa un regard caressant sur ses lèvres pulpeuses, sa peau d'albâtre et son expression indécise.

"Votre coiffure est absolument parfaite." appuya-t-il tout en observant cette dernière.

"Je n'ai aucun mérite. C'est mon petit ami qui m'a coiffée. Je l'accompagne mais il..."

Elle ne termina pas sa phrase, se contentant de jeter un coup d'oeil vers un groupe de personnes à plusieurs mètres, en grande conversation. Balthazar suivit son regard, un mince rictus passa sur ses lèvres. Décidément, il était en veine, ce soir-là.

"Il vous délaisse." conclut-il avec une moue compatissante. "Vous méritez beaucoup mieux que lui."

"Quelqu'un comme vous ?" répliqua-t-elle d'un ton cinglant, avant d'observer brièvement la chaise vide sur laquelle était installé Chapuys quelques minutes plus tôt.

"Je pourrais vous surprendre."

Son ton provocateur troubla davantage la jeune femme. Il s'approcha d'elle pour lui murmurer quelque chose à l'oreille, soulevant délicatement une mèche de cheveux échappée de son chignon sophistiqué. Se faisant, il posa un regard en direction d'Eulalie, avant de l'ignorer de nouveau. Il savait qu'elle entendrait ce qu'il avait dit. Après tout, elle avait l'ouïe fine. Elle s'en vantait fréquemment.

"Vous en avez envie."

Ainsi, il faisait écho aux paroles de l'amazone, juste après leur danse. Il s'écarta de la jeune femme pour boire son verre d'un trait sans la lâcher des yeux. Cette dernière hésita, et but la coupe à son tour, avant de regarder vers son prétendu petit ami qui l'ignorait toujours. Elle finit par prendre le barbier par la main et l'entraîner d'un pas décidé vers... les toilettes à la porte défoncée. Choix sans saveur et sans surprise.

Il se laissa conduire, satisfait malgré tout. Certes, l'amazone avait toujours son rasoir en sa possession, mais elle le garderait jalousement, elle ne ferait rien d'inconsidéré puisque c'était son moyen de pression. Il s'interrogeait sur la façon dont elle allait manifester son mécontentement. Il se félicitait intérieurement d'avoir trouvé cette nouvelle manière de s'amuser à ses dépens. Après tout, c'était une soirée étonnante à bien des niveaux. Il aurait été stupide d'attendre que le vent tourne comme tourne la chance.
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Et toutes les peines, toutes, contre une seule de nos minutes... Amis non, ni amants, étrangers non plus. Quand tu danses. Mais quel après, après s'être appartenu ? Quand tu danses, y songes-tu? Je crois bien que j'aurai besoin de te voir. Sans te parler ni déranger mais te voir.
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________________________________________ Jeu 1 Mar 2018 - 21:53


you're a poison
and i know that it's the truth.


Je n'avais pu m'empêcher de lever les yeux au ciel, croisant les bras alors que l'homme frappé passait de victime à coupable. C'était un scénario digne d'un épisode de série télé policière, ce que j'aurai pu apprécier en d'autres circonstances, si ça ne rendait pas la situation bien plus facile à vivre pour Balthazar. Je me demandais néanmoins si il s'agissait réellement de ses motivations. Un regard dans sa direction fit disparaître mes doutes. Le barbier était aussi surpris que les autres. Coup de chance. J'aurai aimé savoir quelles étaient ces raisons que Chapuys évoquait mais il fut emmené avant que l'occasion ne se présente. Je n'apprendrai donc rien ce soir sur les pulsions agressives de ces hommes, qui resteraient un nouveau mystère que j'étais incapable de résoudre de moi-même. Je commençais à m'habituer aux interrogations laissées sans réponse.

Un soupir m'échappa tandis que Nana s'inquiétait de l'état de la cheville de l'imbécile. Il s'était montré stupide, à chercher à ouvrir lui-même cette porte alors que j'étais évidemment la mieux placée pour le faire. Il oubliait peut-être parfois que mes capacités surpassaient les siennes. J'aurai pu l'en empêcher, mais il y avait eu quelque chose de plaisant à le regarder échouer où je réussissais. Il s'agissait d'une satisfaction comme une autre.

Je mentirais en affirmant que son regard ne me faisait rien ressentir. J'ignorais comment le décrire, une sorte de frisson mêlant curiosité et frustration, me coupant parfois le souffle sans que je ne m'en rende compte. Comme à cet instant. Je ne le réalisais qu'en prenant une longue inspiration au moment où il s'éloignait. Nana restait là, à côté de moi, le regardant se diriger vers cette autre femme sans rien dire, sa bouche à moitié ouverte témoignant de son étonnement.

Je ne voulais pas le regarder. Je n'en avais aucune envie. Je ne désirais pas non plus écouter. Pourtant, je le faisais... Les compliments. Les manières. L'air agréable. Des choses qu'il gardait pour les autres. Je cessais de l'admirer en train de faire son numéro, ne voyant pas pourquoi je devrais m'imposer ce spectacle pitoyable. J'avais pris une coupe à mon tour, regrettant de ne pas pouvoir être saoule. Cet état m'aurait sans doute permis de ne pas être traversée par ces désagréables émotions que je ne saisissais pas. Il y avait comme un poids dans ma poitrine, lourd, pesant. Qui ne fit qu'être encore plus insupportable lorsque je perçus les mots que je ne voulais pas entendre.

Je me mordais les lèvres, pressentant une remarque sur le point de s'échapper de la bouche de Nana lorsque mon regard croisa le sien. Elle vint jusqu'à poser sa main sur mon bras d'une manière compatissante que je ne déchiffrais pas. Je suivais son geste des yeux, indécise, mon cœur battant de plus en plus vite en comprenant que Balthazar et sa nouvelle cavalière avaient quitté la pièce. Qu'est-ce que c'était, encore ? J'étais irritée, oui, j'étais énervée. Je ne voyais pas vraiment pour quelle obscure raison, puisqu'il ne faisait que profiter de sa soirée. Mais il y avait autre chose. De nouveau. Était-ce ce qui me dérangeait, qu'il profite ? J'aurai été bien stupide de ne pas deviner ce qu'il lui avait insinué. Ce que cette inconnue avait accepté sans avoir besoin de parler. Étais-je horrible au point de souhaiter qu'il ne cherche pas à se divertir à sa manière ? La seule chose qui aurait pu logiquement m'exaspérer aurait été un meurtre public. Et je savais qu'il ne la tuerait pas. Il n'avait pas le nécessaire pour le faire. Le contact du rasoir toujours collé contre ma peau me glaçait à présent.

Je vidais mon verre aussi rapidement que possible, sans que ça ne permette à ma gorge d'être moins sèche. Je frémissais, ressentant comme une drôle de chaleur gênante m'envahir. Il m'abandonnait à nouveau, ayant changé bien vite d'avis quant à son souhait de partir précipitamment. Ses priorités avaient à l'évidence évolué, prenant l'apparence d'une jeune femme rousse esseulée. Le fait que cette description me corresponde en tout point me fit lâcher un rire nerveux.

« Tout va bien ? »

Elle s'inquiétait, passant à présent sa main dans mon dos alors que je relevais la tête dans sa direction. Elle semblait encore plus mal à l'aise que moi.

« Non. Cette soirée est désastreuse. » lâchais-je dans un soupir, calmant ma respiration affolée. « Mais ce n'est pas de votre faute. »

Je me sentais obligée d'ajouter cette précision en voyant sa mine soucieuse passer doucement à l'ahurissement.

« Je n'aurai pas dû m'attendre à autre chose de sa part. »

Ces mots avaient difficilement franchi mes lèvres, sans que je ne sache ce qu'ils signifiaient réellement. Je n'avais pas à être troublée par ce qu'il faisait avec une autre. Ça ne me concernait pas. Il pouvait bien agir à sa guise. Je ne m'étais moi-même pas gênée et il ne m'avait pas fait une scène pour cette raison. Nous n'étions pas ensemble, après tout.

« Ce fut un plaisir de faire votre connaissance, Nana, seulement je crois que cet endroit n'est pas fait pour moi. »

Je secouais la tête, m'écartant de la jeune femme qui fronçait les sourcils. Elle tenta de me retenir, m'appelant alors que je me rendais vers un petit groupe de personnes. Un détail continuait de tourner en boucle dans ma tête, incessant, alors que je me crispais davantage. J'étais persuadée d'être sur le point d'exploser, tant mon cœur se comprimait à chacun de mes pas.

« Excusez-moi ? »

Les têtes de ces imbéciles heureux se retournaient vers moi et je les étudiais chacun rapidement.

« Est-ce que l'un d'entre vous aurait perdu sa petite amie ? »

Je n'attendais pas de réponse, j'observais simplement leurs réactions. Certains me dévisagèrent, d'autres étaient en pleine réflexion. Et l'un d'eux tourna subtilement la tête sur le côté, interrogé. Je me rapprochais de ce dernier et ma main se leva immédiatement pour venir le gifler. Je ressentis l'impact à un tel point que je craignais de lui avoir déplacé la mâchoire. Il me semblait avoir entendu un craquement, sans savoir s'il venait de sa bouche ou de sa nuque. Les autres n'eurent pas le temps de réagir, aussi choqués que lui, bien qu'il avait davantage l'air assommé par le coup qu'il venait de recevoir.

« Un autre est en train de se charger de la satisfaire puisque vous n'êtes pas à la hauteur. »

Mon bras s'était baissé, tremblant de manière incompréhensible.

« Vous auriez dû la quitter avant qu'elle ne s'abaisse à vous tromper. »

Mes propres paroles me brûlaient la gorge, prononcées avec une haine presque palpable. J'avais ressenti le besoin viscérale de me défouler sur quelqu'un ou quelque chose. Il était la cible parfaite. Je n'avais pas à m'excuser d'agir de la sorte. Si il avait été capable de la garder, ce ne serait pas arrivé.

Je me détournais de leurs expressions sidérées et de leurs protestations outrées, mes talons claquant rageusement contre le sol. Un regard vers le couloir menant à la direction empruntés par les deux amants de la soirée me décida.

J'avais raté l'occasion une fois. Pas deux.

En moins d'une minute, j'atteignais le rez-de-chaussée. J'espérais que cet exutoire m'apporterait un peu de sérénité, mais je ne faisais que ressasser les images de Balthazar en compagnie de cette idiote dans ma tête. Si j'osais fermer les yeux, des scènes que j'aurai préféré ne jamais imaginer se mettaient à se former. Il était difficile de faire abstraction de ma colère, à cet instant. Je la définissais davantage comme de la rage.

La réceptionniste pianotait sur son téléphone, ignorant ma présence. Elle était seule dans le hall, l'épisode avec Chapuys ayant dû réclamer l'attention du garde que j'avais remarqué à notre arrivée. Ma main alla abaisser brutalement la poignée de l'alarme incendie présente près de l'ascenseur, enclenchant une stridente sirène qui résonnait dans toute la tour. Je n'étais pas consciente de mes actes. Je ne voulais simplement pas être la seule pour qui le séminaire serait gâché, que Nana me pardonne.

Je m'éloignais sous le regard interdit de la jeune femme derrière son comptoir, qui avait finalement relevé les yeux, quittant le bâtiment dans le plus grand des calmes. Je respirais l'air frais de la rue à plein poumons, mes pas se faisant rapides pour m'écarter au plus vite de cet endroit. J'avais peut-être été filmée. Ils allaient peut-être me rechercher. Qu'ils le fassent si ça leur faisait plaisir : je n'avais pas d'identité réelle, je n'étais dans aucun de leur fichier. Ils ne me retrouveraient pas.

Lui non plus. Je pouvais aller où je voulais. J'avais juste besoin de marcher, avant. De m'aérer. De l'oublier. Il y avait beaucoup à faire dans cette ville pour me distraire. Un opéra, un cinéma, un restaurant.... Un restaurant. Manger me changeait toujours les idées.

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Balthazar Graves


« Alive, it's alive ! »


Balthazar Graves


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________________________________________ Sam 3 Mar 2018 - 23:21


So don't hold your breath now, yeah
Bittersweet in your mouth. Can you stomach the doubt?


La fille était fade. Sans intérêt. Il le savait déjà, mais s'isoler avec elle s'avéra encore plus pénible que de rester dans la salle de réception. Il exécrait la race humaine dans sa globalité. Il ne se sentait jamais mieux que seul. Pour quelle raison avait-il convaincu cette jeune femme de s'isoler avec lui ? Ce n'était pas quelque chose qu'il voulait véritablement. Il avait agi par envie et pourtant, maintenant que la fille s'offrait à lui, il n'en voulait plus. Quelque chose manquait. Non, ce n'était pas la présence de l'amazone. Pourtant, il avait la désagréable impression que s'exhiber avec la fille était plus amusant quand il y avait les yeux de la petite peste pour les regarder. A présent, tout ceci perdait de son intérêt. Il laissa échapper un grognement que la fille interpréta comme une invitation à continuer. Elle l'embrassa avec un manque de fougue évident. Elle non plus n'en avait pas envie. Elle cherchait uniquement à combler l'indifférence de son petit ami par le biais d'un autre homme... C'était d'un pathétique.

Balthazar la repoussa brusquement et donna un coup de poing contre la porte fermée de la cabine des toilettes. La douleur irradia sa main et il songea avec amertume que c'était parfait, car il commençait justement à ne plus avoir mal à la cheville.

Que fabriquait-il dans des toilettes avec cette idiote ? C'était absurde. Ca ne lui ressemblait pas.

"Laisse-moi sortir..." réclama la fille d'une toute petite voix craintive.

Cette intonation le répugna davantage. Il aimait qu'on le supplie, mais pas dans ce genre de circonstances. Il leva un regard dégoûté vers elle. Elle semblait tétanisée, serrant ses bras autour d'elle comme si elle craignait qu'il l'agresse. Ce comportement lui fit secouer légèrement la tête. Il aurait pu répliquer quelque chose de cinglant, mais cette fille ne lui inspirait que de l'écoeurement.

Une pâle copie... songea-t-il, désabusé et agacé par sa propre réflexion.

Ses lèvres réclamaient la morsure d'une autre bouche. Ses mains avaient gardé en mémoire le contact d'une autre peau. Balthazar resta appuyé contre la porte, passant une main dans ses cheveux, la tête penchée, la mâchoire serrée.

A cet instant, une alarme stridente retentit dans tout l'étage. Machinalement, le barbier leva les yeux et abandonna la fille pour quitter la cabine puis les sanitaires. Il se doutait que l'origine du déclenchement n'était pas anodin. Il pensa immédiatement à la petite peste mais ne la trouva pas dans la salle. Les gens quittaient les lieux dans le désordre, empruntant les ascenseurs. Il remarqua un homme dont la mâchoire ensanglantée avait un angle inquiétant. Des personnes l'enjoignaient à partir. Que s'était-il donc passé ? Il n'avait pas l'impression d'être parti pendant si longtemps...

Une main se referma autour de son épaule. Il pivota vers la personne et découvrit Nana qui le fixait d'un oeil réprobateur.

"Où est Eulalie ?" demanda-t-il tout en la cherchant toujours des yeux.

Nana émit une exclamation à l'opposé de l'amusement.

"En plus, il demande où elle est !" fit-elle d'un ton courroucé. "Qu'est-ce qui t'a pris d'aller dans les toilettes avec une autre fille ? Si vous avez un différent, il faut en parler ! Vous êtes tellement mignons ensemble !"

Sa voix s'adoucit à mesure qu'elle parlait, tout en restant étrangement aussi ferme.

"Il y a quelque chose entre vous." assura-t-elle.

"Oui : une envie de meurtre."
dit-il sans cesser de chercher l'amazone du regard.

Elle éclata de rire, croyant à une plaisanterie, et insista en tapotant son nez poudré :

"J'ai de l'intuition pour ces choses-là. Partons, maintenant."

Elle fit un pas de côté mais le barbier, perdant patience, l'attrapa brusquement par les épaules pour planter un regard incendiaire dans le sien :

"Où est-elle ?" demanda-t-il une fois encore, d'une façon plus implacable.

Nana battit des cils, suffoquée par son impolitesse et protesta :

"Lâche-moi enfin ! Tu me fais mal ! Elle doit être déjà dehors ! Elle est partie avant que l'alarme ne sonne !"

Evidemment... songea-t-il, lugubre.

Il s'écarta de la présidente de la soirée pour se précipiter vers un ascenseur, attraper un type au hasard et le pousser en dehors afin de prendre sa place. Les portes se refermèrent avant que le pauvre bougre ait pu se relever.

Une fois arrivé au rez-de-chaussée, il joua des coudes à travers le flot de personnes des différents étages qui cherchaient à quitter le bâtiment. Il se doutait qu'Eulalie se trouvait déjà dans la rue. Si elle espérait se volatiliser avec son rasoir, elle se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Il ne la laisserait JAMAIS en possession de son bien sans surveillance. Avec une cruelle ironie, il s'aperçut que c'était lui qui était contraint de la fliquer, à présent. Les rôles étaient inversés et cela lui déplaisait fortement. Il regarda de tous côtés, épiant la rue illuminée, mais les passants avaient tous cette allure désespérement ordinaire. Nulle trace de chevelure rousse chatoyante. Aucune robe noire fendue jusqu'à mi-cuisse... Il fallait se rendre à l'évidence : elle avait disparu.

Il devait la retrouver. Immédiatement. Une angoisse sans précédent le saisit à la perspective de sentir son rasoir s'éloigner de lui. Son ami allait tellement lui en vouloir...

Il avisa une jeune fille qui marchait sur le trottoir d'un bon pas tout en pianotant sur son écran de téléphone, des écouteurs enfoncés dans les oreilles.

"Eh toi !"

Il se planta devant elle, si bien qu'elle stoppa net en manquant de lui rentrer dedans. Elle cligna des yeux et enleva un écouteur pour l'observer d'un air interrogateur.

"Oui bonsoir ?"
fit-elle, hésitante.

"Bonsoir..."
répéta-t-il entre ses dents, agacé d'être repris par une adolescente. "Est-ce que tu sais où irait une fille qui aime s'amuser ?"

Elle haussa l'un de ses épais sourcils tout en le considérant d'un oeil méfiant, limite anxieux.

"T'es mignon, mais tu es un peu trop vieux pour moi. Mais, sympa la drague. Approche surprenante et intéressante." reconnut-elle en faisant un petit geste nerveux du bout de l'index. "Poursuis dans cette voie, ça va finir par mordre."

"Je cherche mon amie." grommela-t-il dans sa barbe, de plus en plus lugubre. "Elle a disparu. Elle aime s'amuser. Tu as une idée ou pas ?"

"Oh. Ok, tu me rassures parce que tu commençais à me faire flipper. T'es pas du coin toi, non ? On accoste pas un passant dans la rue à New York ! C'est dingue comme concept !"
fit-elle avec un sourire trop large.

Pourquoi souriait-elle autant, d'un seul coup ? Et pourquoi sa voix avait-elle un timbre si agaçant ? Balthazar regretta presque de l'avoir interpelée, jusqu'à ce qu'elle dise :

"On est samedi soir. Une nana qui veut s'amuser ira forcément au Dark Sunshine. C'est la boîte la plus branchée du coin. Elle est à cinq minutes à pieds en allant par là-bas et..."

Le barbier se mit en route aussitôt. Il ignora la jeune fille qui s'écria dans son dos :

"Et 'merci' c'est pour les chiens ?"

Il marchait d'un pas vif, rivé sur son objectif quand il sentit quelqu'un l'agripper par sa veste de costume pour l'entraîner dans une ruelle sombre. Il se sentit plaqué contre le mur et estima qu'Eulalie l'avait retrouvé. Cependant, la lointaine lumière d'un réverbère lui révéla le visage d'un asiatique à lunettes. Il ne semblait pas très musclé, pourtant sa main posée contre son épaule lui coupa pratiquement le souffle. Balthazar se débattit farouchement mais sentit bientôt comme des griffes s'enfoncer dans sa chair.

"Qu'est-ce que tu lui voulais ?" s'enquit l'homme.

"A qui ?" fit le barbier, indécis.

Il chercha à se dégager encore une fois mais étouffa un grognement de douleur. L'autre ne relâchait pas sa poigne. Il comprit enfin qu'il parlait de la petite blonde. C'était sa copine ? Un peu jeune pour lui, non ? Après tout, ce n'était pas ses affaires.

"On parlait. C'est tout." articula-t-il dans un souffle.

Inexplicablement, l'homme rapprocha son visage du sien pour humer son odeur.

"Storybrookien." dit-il finalement en plissant des yeux.

Encore un Olympien... songea sombrement le barbier en évaluant la force trop grande de cet asiatique au physique de bibliothécaire. Etait-il maudit ? Il savait que le destin prenait un malin plaisir à le contrarier.

"Tu vas me dire que c'est une coïncidence si un storybrookien discute avec Apple ?"

"Je ne sais pas qui c'est. Je cherche... mon amie."

Ce mot commençait sérieusement à lui écorcher la gorge. D'un autre côté, étant donné qu'il était surtout en quête de son rasoir, le mot "ami" prenait tout son sens. L'asiatique resta suspicieux, attendant la suite.

"Une amazone."
soupira Balthazar.

"Petite ?"

Il hocha la tête.

"Rousse ?"

A nouveau, il acquiesça.

"Sympathique ?"

"Non." lâcha-t-il comme un réflexe.

"Ah dommage. J'aurais pu aider sinon." fit le chinois à lunettes avec un faux grand sourire. "Il se trouve que je la connais. Un petit peu. Comment un type comme toi pourrait être ami avec une créature aussi fascinante qu'elle ?"

Balthazar haussa un sourcil. Il devait vraiment répondre à cette question ? Il se contenta d'émettre une exclamation sarcastique. L'autre le relâcha enfin et il porta aussitôt une main à son épaule douloureuse. Perplexe, il vit des griffes discrètes se rétracter sur les doigts de l'homme.

"Vous êtes quoi ?"

Le type se contenta de pousser un soupir exaspéré, ce qui agaça le barbier déjà bien énervé.

"Je n'ai pas besoin de vous. Je sais où elle est."
dit-il d'un ton aigre tout en tirant sur les pans de sa veste.

Il s'écarta du mur et s'éloigna rapidement, tout en jetant un coup d'oeil légèrement anxieux à l'homme qui ne le suivit pas.

"Je vous ai à l'oeil !" se contenta-t-il de dire.

"Ca fera deux comme ça..." maugréa le barbier, blasé.

Il en avait assez d'être surveillé. Cela ne s'arrêtrait donc jamais ?

"A tout hasard... Je sens son aura au coin de la quatrième et cinquième Avenue."
précisa l'asiatique d'un ton suffisant.

Balthazar ne se retourna pas, remontant le col de veste de costume car le vent le glaçait jusqu'aux os. Dans son empressement à quitter la soirée, il avait oublié son manteau. Il reprit une cadence énergique, la tête rentrée dans les épaules, les mains dans les poches, jusqu'à l'endroit indiqué par le type aux mains griffues. L'enseigne stipulait en lettres vertes lumineuses :

LE GRAND SHANGHAÏ

Un buffet à volonté ouvert 24H/24. Le barbier laissa échapper un soupir exaspéré. Décidément, la petite peste était sans surprise. Dès qu'elle était nerveuse ou contrariée, elle mangeait. Une vraie gloutonne. Quoi qu'il en soit, si elle se trouvait véritablement à l'intérieur, il pouvait s'estimer satisfait d'avoir réussi à la pousser à bout. Quelque peu grisé par cette idée, il poussa la porte et entra dans le restaurant. Malgré l'heure avancée de la soirée, beaucoup de tables étaient encore occupées. New York n'est pas surnommée pour rien "la ville qui ne dort jamais".

Un asiatique -encore un- s'avança vers lui pour lui proposer un siège mais il l'ignora, son regard accru cherchant Eulalie. Il ne mit pas longtemps à la repérer. Comme toujours, ce fut sa chevelure enflammée qui accrocha son oeil en premier. Elle était debout face à un buffet de rouleau de printemps, une assiette remplie en main. Elle lui tournait le dos, ce qui lui facilitait les choses. Il se doutait que ses sens aiguisés pouvaient deviner sa présence, cependant il comptait sur le fait qu'elle soit trop accaparée par la nourriture pour noter son arrivée. Après tout, la vie entière est un jeu de chance.

Il n'avait pas réfléchi à ce qu'il allait faire ou dire en la retrouvant. Son obsession avait été simplement de mettre la main sur elle. A présent que c'était chose faite, il se sentait traversé par une sorte de flottement. Cette impression ne s'éternisa pas. Balthazar était un homme d'instinct. Il ne se perdait pas en hésitations.

Aussi il s'approcha silencieusement et posa sa main sur l'épaule de l'amazone. Elle se retourna et il ne lut dans ses yeux aucune surprise. Elle savait qu'il était là. Ce n'était pas grave.

Un silence lourd et glaçant s'installa entre eux. Il la fixa intensément. Et, sans qu'il puisse se l'expliquer, il encadra son visage de ses mains pour se pencher vers elle et l'embrasser.

Ce qui le dévorait depuis qu'elle l'avait vu faire avec le français. Ce qu'il avait voulu répéter avec la fille, sans succès. C'était Eulalie, son obsession. Il ne pouvait s'en défaire. Il avait tenté par tous les moyens, pourtant...

Il intensifia le baiser, remarquant un goût de gingembre et de crevettes. C'était étrange, mais il préférait cela aux lèvres insipides de l'autre fille. Il entendit un bruit de porcelaine qui se brise. L'amazone en avait-elle lâché son assiette ? L'une de ses mains glissa de sa joue à sa nuque, l'agrippant avec fougue ; électrisé par le contact de cette peau veloutée dont il était affamé depuis bien trop longtemps.
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« Chaque fois que j'déprime ça m'déplume ! »


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________________________________________ Mar 6 Mar 2018 - 19:46


I won't fall in love with falling
I will try to avoid those eyes.


« J'aurai besoin de chocolat. Vous ne faites pas de gâteaux ? »

Tant pis. Même si j'entendais déjà la voix de Figue me renier pour oser en chercher un substitut alors que ses effets étaient les plus bénéfiques qui existent sur cette planète. Je n'y pouvais rien si l'endroit dans lequel j'étais rentrée n'était pas parfait, je devais me contenter de ce que j'y trouvais. J'avais eu un faible pour la nourriture asiatique, ça devrait me suffire. Et si c'était 'à volonté', je ne me gênerais pas.

Je n'avais sans doute jamais avalé autant de nourriture en si peu de temps. Je le faisais de manière automatique, impulsive, tout ça pour combler ce trou noir béant que je ressentais à l'intérieur. Une drôle de sensation de vide qui se faisait de plus en plus pénible. Je croyais au début qu'il ne s'agissait que de ma colère, mais bien que cette dernière se soit atténuée... c'était toujours là. Et ça ne s'atténuait pas, ce qui remontait mon exaspération en flèche. Un horrible cercle vicieux.

Mon corps entier se raidit tandis que j'observais le buffet en me demandant ce que je pouvais encore ajouter à mon repas. J'avais entendu la porte s'ouvrir et sentit cette méprisable présence dans le restaurant, comme si le destin cherchait à me narguer davantage. Comment avait-il pu aussi aisément me retrouver ? Ça ne pouvait être un simple hasard. L'envie de lui jeter mon assiette en plein visage ne me manquait pas, mais je préférai l'ignorer. Il méritait pire que ça, même si je n'aurai su dire pourquoi.

Je ne souhaitais pas me retourner en sentant sa main sur moi. Pourquoi est-ce que je le faisais ? Pour savoir quel reproche il comptait me faire, cette fois ? J'aurai aimé que sa présence m'horripile d'une manière différente, pas en me faisant frissonner, ou que son toucher m'écoeure au point de me faire reculer. Ne pas le regarder, le frapper en comprenant ce qu'il faisait, lui crier dessus pour qu'il arrête. C'est ainsi que j'aurai dû agir.

L'assiette que je tenais tombait et mon cœur empruntait une chute semblable, me bousculant de sa cadence délirante. Qu'est-ce qui lui prenait ? Qu'est-ce qui me prenait ? Une de mes mains s'accrocha à la veste de son costume et je me redressais inconsciemment dans le seul but de me rapprocher davantage. Je me haïssais de prolonger cet instant. De l'apprécier. De le désirer. L'espace d'une seconde, je me remémorais le français. Si terne en comparaison... Cet égarement me fit mordre la lèvre de Balthazar. Comment lui arrivait-il à me faire éprouver autant de plaisir que d'amertume ?

Ce fut suffisant pour que je décide de mettre fin à cette proximité.

Je n'arrivais plus à respirer. Je me retenais à lui, un peu trop fort, mon regard empli d'incompréhension le fixant. Mon visage si près du sien trahissait certainement mon agacement. Et ma fascination. Cette expression s'effaça bien vite cependant, ma main contre lui le repoussant sèchement en même temps que mon nez se plissait. A l'odeur de la créature légèrement perceptible qui me permettait de comprendre comment il m'avait trouvé si facilement, se rajoutait celle du parfum fleuri de cette autre femme.

« Ça a été rapide avec ta nouvelle partenaire. » lâchais-je dans un soupir courroucé.

A moins que ce ne soit l'alarme qui, par ma faute, ait gâché ce si beau moment d'intimité ? Ma bouche se pinça, ne sachant si je devais en être satisfaite ou plutôt m'interroger sur le fait que j'en aurai été ravie.

« C'est pitoyable. »

J'ajoutais ces mots en secouant la tête. Je ne parlais pas de lui. Mais de moi.
Je le dépassais, ignorant l'employé qui m'interpella alors que je passais les portes du restaurant. Payer était la dernière de mes préoccupations. Tout ça était trop illogique. Je ne parvenais plus à réfléchir correctement. Sa simple présence suffisait déjà à me faire perdre la tête, qu'en était-il donc d'un baiser ? Il le savait. Il le savait forcément. Et il devait se délecter du tourment qu'il faisait naître.

Ce n'était qu'un jeu depuis le début. Et ça ne cesserait jamais de l'être.

J'accélérais l'allure en entendant ses pas derrière moi. Je mourrais d'envie de l'assommer. J'aurai pu le tuer, même. Seulement... il avait raison. Je ne parvenais pas à m'y résoudre, pour d'obscures raisons que je ne discernais pas.

« Ne fais plus jamais ça. »

Je me retournais subitement en plein milieu de la rue, pointant un index accusateur dans sa direction. J'avais vu ce geste à plusieurs reprises chez d'autres personnes comme un signe de mécontentement, ce qui me correspondait à l'instant. J'évitais son regard, me concentrant sur son épaule comme si cela m'aiderait à mettre de l'ordre dans mes idées. Quelle absurdité.

« Ne... »

Ne me laisse plus seule. Ne me fais plus subir ça. Ne me touche plus. Je doutais moi-même de ce que je voulais dire. Ce flot infernal d'émotions contradictoires me faisait tourner la tête. Ma gorge se serra et je laissais ma phrase en suspens, ma poitrine semblant en prise à de légers sursauts que je reconnaissais. Ce n'était pas de la tristesse toutefois. C'était... violent et furieux. A l'image de tout ce qu'il m'inspirait.

Je fermais brièvement mes yeux, baissant mon bras que je sentais trembler le long de mon corps.

« Je ne m'amuse plus du tout. »

Je me rappelais de sa promesse. Et si il y avait bien eu cette danse... elle était ternie par le reste. Je tentais d'avoir un ton capricieux, suffisant, sans que ça ne ressemble à plus qu'un murmure incertain. Je devais paraître si pitoyable.

Je sortais le rasoir caché sous ma robe sans ressentir de contentement à l'avoir en ma possession. Le détenir était un moyen de m'assurer qu'il n'allait pas fuir, sauf que ça ne l'empêchait pas d'agir stupidement. Ma prise se serra sur l'objet, hésitante. J'étais capable de le briser, ce qui serait une façon radicale de lui faire payer ce qu'il me faisait traverser. Pourquoi est-ce que je ressentais comme un besoin de me venger ? Je n'avais plus ce vide intérieur. Plus depuis que j'avais ressenti le contact de ses lèvres. Mais je me sentais blessée.

« C'est pour lui que tu es là. Tu avais peur de ne jamais le revoir ? »

Je riais à peine en contemplant à nouveau le visage de Balthazar. J'étais incapable de le déchiffrer. Incapable de démêler sa sincérité de sa fourberie.

Je n'eus pas la délicatesse de le lui tendre, cela me ferait risquer d'effleurer sa peau et je savais quelles sensations un simple frôlement m'apporterait. Je mesurais mon geste en le lançant à ses pieds, y mettant plus de précaution que je ne l'aurai voulu.

« Récupère le. »

Ma voix était cassante, autoritaire. Il m'avait permit de le garder mais je ne convoitais plus ce contrôle. Je ne le voulais pas 'à ma merci'. A vrai dire, j'avais plutôt l'impression que les rôles étaient inversés. Si j'avais encore du mal à le comprendre, je prenais conscience de cette sorte... d'emprise, qu'il pouvait avoir. Je ne supportais pas cette faiblesse dont j'étais la victime.

« Je rentre à l'hôtel. Je dois y récupérer des affaires avant de partir. »

Qu'il ne se fasse pas de fausses idées. J'aurai très bien pu m'en aller dès maintenant si je n'y avais pas laissé le collier d'Hyperion. C'était bien la seule chose que je tenais à retrouver, presque comme s'il était mon propre rasoir. Sauf que je n'étais pas déséquilibrée au point de ne jamais m'en séparer, contrairement à certains.

Je m'étais rapprochée du bord du trottoir à la recherche d'un taxi. Le métro ne me tentait plus, j'y étoufferai assurément. J'aurai très bien pu m'y rendre à pied mais je ne savais pas le chemin à emprunter, pour être honnête. J'ignorais juste comment faire en sorte d'attirer une voiture pour m'amener à destination.

Ma tête se tourna légèrement pour l'observer une nouvelle fois, le dévisageant. Je préférai attendre des heures plutôt que de m'abaisser à demander son aide. Au lieu de ça, je prononçais rudement des mots qui me déchiraient presque.

« Tu peux t'en aller maintenant, je ne te suivrai pas. Tu es libre, Balthazar. »

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________________________________________ Ven 9 Mar 2018 - 13:01


All we had were fragments
You where looking for another way out
Try to fix these broken things


Balthazar passa les doigts contre sa lèvre douloureuse, là où Eulalie l'avait mordu. Il tamponna sa bouche du bout de l'index, observant les deux minuscules gouttes de sang avant de tourner la tête vers la porte par laquelle elle était partie. L'amazone l'avait repoussé, mais tout d'abord, il l'avait clairement sentie l'attirer vers elle pendant qu'il l'avait embrassée. Il ne resta pas longtemps abîmé dans ses réflexions. Il emprunta bientôt le même chemin que la jeune femme pour sortir du restaurant, repoussant brusquement le serveur qui cherchait à l'empêcher de quitter les lieux. Pourquoi aurait-il payé ? Il n'avait rien consommé, ici.

Il retrouva le tumulte de la rue et l'air glacé qui lui coupa brièvement le souffle. La chevelure rousse de la jeune femme flottant dans le vent attira immédiatement son attention parmi les passants. Elle allait vite, mais il la rejoignit en quelques pas rapides. Si elle avait vraiment voulu lui échapper, elle l'aurait fait. Ses dons naturels lui permettaient de disparaître. Le barbier se sentait de plus en plus grisé par la certitude qui se dessinait dans son esprit tortueux. Comble de la satisfaction : elle se retourna d'elle-même en lui réclamant de ne plus recommencer. Il se contenta de l'observer avec intensité et une once d'indécision. Que ne devait-il plus faire ? Ne plus l'embrasser ? Ne plus s'éclipser avec d'autres femmes ? Cette phrase était bien trop vague et soulevait bon nombre de questions. En tous cas, il était intéressant de noter que l'amazone était déroutée. Il n'en espérait pas tant. Elle lui demandait une faveur, en quelque sorte. Pourquoi ? Pourquoi se mettre volontairement dans une telle position de faiblesse ?

Il continua de la fixer avec intensité, analysant chacun de ses comportements, cherchant à démêler le vrai du faux. Faisait-elle semblant de ne pas achever sa phrase ? De respirer par saccades ? De... réprimer un sanglot ? Il la considéra avec stupéfaction. A quoi jouait-elle, cette fois ? Il ne comprenait pas. Elle tentait d'avoir l'air hautain mais ne parvenait qu'à murmurer de vaines paroles sans aucun poids.

Finalement, elle sortit le rasoir de son décolleté et crispa si fort sa main autour que le barbier se raidit de la tête aux pieds. Son regard s'était braqué sur le petit objet argenté, esquissant un pas en avant, espérant qu'elle ne fasse rien de stupide et d'inconsidéré...

"C'est pour lui que tu es là. Tu avais peur de ne jamais le revoir ?"

Inexplicablement, cette question le glaça jusqu'au sang, encore plus que les rafales de vent qui écartaient de temps à autre les pans de sa veste de costume.

Jusqu'à présent, il avait la conviction que c'était l'unique raison de sa poursuite de l'amazone à travers la ville, mais il avait suffi qu'elle prononce ces mots pour le faire douter. Oui, il voulait récupérer son ami à tous prix, mais il ne s'expliquait pas sa priorité d'avoir embrassé Eulalie avant de penser au rasoir. Ce n'était pas cohérent. Jamais il n'aurait dû commettre une erreur pareille.

Un bruit métallique tinta à ses oreilles quand l'arme blanche rencontra le bitume. Il se pencha aussitôt pour la ramasser, adressant un regard oblique à l'amazone qui lui avait infligé un si mauvais traitement. Heureusement, puisqu'il était toujours replié, la lame ne risquait pas d'être émoussée. Se redressant, il s'en assura tout de même, faisant miroiter la lame dans les lumières de la ville. Il rangea ensuite son bien soigneusement dans sa poche de pantalon. Aucun passant ne semblait l'avoir remarqué. Les gens à New York ne se soucient jamais d'autrui. Il avait vaguement entendu Eulalie mentionner son retour à l'hôtel. Elle lui tournait désormais le dos, paraissant attendre quelque chose au bord du trottoir. Lorsqu'elle lui affirma qu'il était libre, un étrange fourmillement le parcourut. Il se sentait à la fois agacé d'avoir son autorisation, satisfait de ne plus devoir supporter sa présence, et curieusement irrité à l'idée de ne plus la voir. Quelque chose dans son attitude le poussait à ne pas détacher son regard d'elle. Son expression chagrine qu'elle tentait par tous les moyens de cacher derrière ce ridicule masque d'arrogance. Elle avait de la peine. Il lui en avait fait. Les dernières minutes lui revinrent en mémoire et il comprit alors ce qui échappait sans doute à la jeune femme. Il se mordit les lèvres pour réprimer un rictus et esquissa une brève grimace de douleur à la place : il avait oublié la petite plaie causée par la morsure de l'amazone. Cette petite souffrance le grisa davantage.

Il fit mine de s'éloigner d'elle. Après quelques pas, il regarda par-dessus son épaule, fixant la jeune femme qui, l'air perdu, observait les véhicules passer devant elle sans s'arrêter. Il revint alors vers elle, se plaça juste à côté et leva le bras à l'instant où un taxi passait à proximité. Ce dernier s'arrêta aussitôt. Ouvrant la porte, il déclara au chauffeur :

"Conduisez-la où il lui plaira d'aller."

Se redressant, il pivota ensuite vers Eulalie pour glisser un billet de cent dollars dans sa main.

"C'est mieux pour payer." lui conseilla-t-il, le visage fermé.

Il hésita, puis ajouta d'un ton légèrement amusé :

"Tu as fait suffisamment de dégâts pour aujourd'hui."

Il avait adouci juste assez son intonation pour que cela ne sonne pas comme un reproche, plutôt comme une taquinerie. Après un dernier regard, il enfouit les mains dans ses poches et s'éloigna d'elle. Il ne comptait pas emprunter le même taxi. Il avait compris qu'elle avait besoin d'espace et il savourait également sa chère solitude. Au bout de quelques pas, il songea à consulter son téléphone. Avec l'agitation de la soirée, il n'avait pas remarqué qu'il avait vibré à plusieurs reprises. Il avait reçu plusieurs textos de Nana, dont un qui stipulait :

Tu as oublié ton manteau. L'alarme était une fausse alerte. Vous pouvez revenir, si vous voulez !

Comme il n'était qu'à quelques minutes de marche de l'immeuble, il passa récupérer son bien. Il espérait ne pas croiser Nana mais comme toujours quand on cherche à éviter quelqu'un, le destin prend un plaisir sournois à le mettre en travers de notre route.

"Oh, Balthychou !"

Il serra les dents. Il ne pouvait plus entendre ce surnom insipide, ni la voix de crécerelle de cette femme. Rien ne s'était déroulé comme il l'avait escompté. Il s'aperçut que Nana cherchait quelqu'un des yeux.

"Elle n'est pas là." dit-il d'un ton grinçant.

"Ca s'est arrangé entre vous ?" demanda-t-elle en battant de ses faux cils, foncièrement soucieuse.

Il préfèra ne rien répondre. Cela ménageait du suspense, et il n'avait pas envie de s'abaisser à interagir à ce début de conversation pathétique. Nana prit son silence pour un abattement profond. Tout en contemplant le hall pratiquement vide du bâtiment, elle soupira :

"Tout s'effondre ce soir : L'ouverture du séminaire -peu de gens sont revenus après l'alarme-, l'avenir de Tristan Chapuys... mais si je peux certifier une chose, c'est que votre histoire à vous deux, elle ne va pas se terminer ainsi. J'aime les fins heureuses. Alors tu vas aller la retrouver et vous allez vous réconcilier sur l'oreiller. C'est un ordre de la présidente de cette soirée ! Qu'au moins quelque chose se finisse en apothéose !"

Il fronça les sourcils alors qu'elle lui tapotait l'épaule pour l'encourager avec un petit rire agaçant. Il préféra enfiler son manteau et s'en aller.

Il trouva rapidement un taxi qui le conduisit jusqu'à l'hôtel. Il emprunta l'ascenseur, plongé dans un mutisme inquiétant, le regard fixe, si bien que les quelques autres personnes présentes s'en éloignèrent légèrement. Ensuite, il retrouva sans hésitation la porte de sa chambre, puisqu'elle avait été fracturée. Il leva les yeux au ciel en se rendant compte qu'il n'avait pas donné la carte magnétique à Eulalie, et qu'elle avait donc ouvert de la seule manière qu'elle connaissait : avec sa douceur et délicatesse habituelles. Il poussa donc la porte à moitié défoncée et entra dans la suite, surpris de trouver l'amazone occupée à rassembler ses affaires. Il pensait qu'elle serait déjà partie mais il était vrai qu'elle avait beaucoup de possessions. A moins qu'elle ait traîné sciemment ?

Il mit cette question de côté pour ôter son manteau, le jeter négligemment sur un fauteuil et se diriger vers le mini-bar. Il prit une petite bouteille de gin qu'il dévissa pour la porter à sa bouche. Il avait grand besoin d'alcool pour se changer les idées. Tout ce qu'il avait vécu en l'espace d'une seule soirée lui semblait plutôt laborieux. Il étouffa un grognement en sentant le liquide brûler la plaie à sa lèvre, mais il continua de boire, imperturbable, jusqu'à ce que la petite bouteille soit presque entièrement vide. La gardant en main, il alla s'installer dans un fauteuil, observant Eulalie qui lui tournait résolument le dos, toujours occupée à ranger ses affaires.

"Je n'ai pas couché avec elle." articula-t-il soudain, et sa voix, bien que mesurée, sembla résonner dans toute la pièce.

Il baissa brièvement les yeux vers la petite bouteille qu'il agitait lentement dans sa main, avec le bras nonchalamment posé sur l'accoudoir du fauteuil.

"La jalousie a un sinistre sens de l'humour." reprit-il d'un ton pensif.

Parlait-il d'elle ou de lui ? Il ne pouvait nier l'échauffement qui l'avait saisi lorsqu'il avait vu l'amazone embrasser le français. Cette vision l'avait poussé à frapper l'imbécile et il s'en était fallu de peu que l'altercation devienne mortelle. Cependant, il ne pouvait ignorer non plus la remarque d'Eulalie à l'encontre de la fille facile, encore moins son comportement effondré qui avait suivi. Quelque chose était arrivé ce soir, indépendamment d'eux. Cela les surpassait. Il redoutait la suite au moins autant qu'il la convoîtait.

"Tu veux vraiment partir ?"

Il but les dernières gorgées de gin et posa brusquement la bouteille sur la table basse. Puis, il se releva et resta debout à quelques pas de l'amazone, son regard devenant quelque peu vitreux dérivant sur son dos nu.

"On pourrait..."

Il se frotta le front, hésitant.

"On pourrait être... égal à égal."

Il observait la nuque de la jeune femme, presque hypnotisé par les quelques mèches auburn qui s'y égaraient en boucles lourdes. Son souffle avait sûrement caressé sa peau lorsqu'il avait parlé. Il ne pouvait voir l'expression de son visage et ne savait ce qu'il cherchait à y trouver. Lui-même n'était pas très sûr de ce qu'il proposait. Ses paroles lui semblaient vides de sens. L'alcool engourdissait légèrement son cerveau, lui faisant prononcer des mots qu'il n'aurait peut-être jamais dits en temps normal. Peut-être n'aurait-il pas dû boire, tout compte fait. Même s'il avait l'impression de ne pas être ivre. Il lui en fallait davantage, d'habitude. Non, il s'agissait de quelque chose d'autre. Une chose sur laquelle il ne voulait pas mettre de mot car il savait que cela lui déplairait.
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________________________________________ Dim 11 Mar 2018 - 20:19


It's a feeling I can't fight
Like a wildfire, deep inside.


Le calme apparent du trajet me menant à l'hôtel m'apporta un drôle de sentiment, atténuant ma propre agitation. Que voulait-il dire par des "dégâts" ? Je n'avais pas vraiment envie de le savoir. Je ne pensais pas avoir fait que ce soit de mal, si ce n'était concernant l'alarme que je n'aurai pas dû déclencher. Et encore, je n'arrivais pas à en être désolée. J'étais simplement surprise par la façon dont il avait prononcé ces mots. Le billet que je tenais toujours finit par être froissé entre mes doigts quand je le tendis au chauffeur sans un mot de plus. Et ce fut la porte de la chambre qui subit l'expression de ce qui me restait d'agacement contenu. Un dommage supplémentaire à ajouter à la liste de mes exploits sans que ça ne me fasse ressentir quoi que ce soit.

Partir. C'était la seule chose qui comptait. Ramenant tout ce qui m'appartenait face à la grande baie vitrée, j'étais pourtant incapable de définir où aller. Mon regard se perdait dans les lumières de la ville à travers la vitre, me faisant sursauter en y captant l'image qu'elle me renvoyait de moi. Je préférais en fermer les épais rideaux pour ne pas avoir à y faire face. Me retrouver seule me déconcertait plus que je le prétendais et je restais plantée là en me posant trop de questions inutiles : tout ce que je voulais était ce collier. Le reste pouvait rester et je réfléchirai plus tard à ce que j'allais faire. Même cette robe que je portais pouvait bien être abandonnée ici. Surtout cette robe. Elle me rappellerait trop cette soirée. Cette simple pensée me poussa à ouvrir ma valise si bien rangée à la recherche de n'importe quelle autre tenue convenable. Comme désorientée, je n'aurai su dire combien de longues minutes -si ce n'était plus- je passais à retourner la moindre de mes possessions sans que rien ne me plaise. Est-ce que j'essayais de gagner du temps ? Ou d'en perdre ?

J'en étais là dans mes réflexions quand il rentra dans la pièce, le maudissant de sa rapidité et me reprochant ma propre indécision. Je n'eus pas à me forcer pour ne pas le regarder, m'occupant en tentant de remettre de l'ordre dans mes vêtements, à défaut d'y parvenir avec mes idées. Je faisais de mon mieux pour ne pas écouter le moindre de ses mouvements, me pinçant les lèvres à l'entente de cette soudaine déclaration. Je n'attendais pas d'aveu. Je n'avais rien demandé. Pourquoi me le disait-il ? Et était-ce au moins la vérité ? Qu'est-ce que ça pouvait bien me faire ? Pourquoi est-ce que je m'en sentais soulagée ? J'arrêtais de me démener avec l'une de mes robes que je pliais et dépliais de manière répétitive, la serrant simplement dans mes mains. Je n'étais jalouse de rien ni personne. J'avais tout ce que je désirais, il aurait été stupide que j'éprouve une telle chose. Envers qui et pour quel motif ? Mon rythme cardiaque s'affola en se remémorant chaque instant que j'avais traversé, pouvant retracer avec exactitude le point de départ de ma tourmente. C'était inconcevable. Sa question me fit fermer les yeux un instant. Je ne possédais pas la réponse.

Je relevais ma tête baissée en l'entendant se rapprocher, presque soulagée qu'il ne vienne pas plus près. Même si cela n'empêchait pas mon corps de se crisper davantage à chacune de ses paroles.

« On pourrait être... égal à égal. »

Un soupir m'échappa et je lâchais le vêtement que je tenais. Quelle idiotie. Ma main se porta à l'une de mes bretelles, la faisant descendre le long de mon bras. Je luttais pour ne pas agir trop vivement, mais le tissu se déchirait sous mes mouvements nerveux. Cette robe ne valait déjà plus rien, vouloir paraître distinguée était bien futile. Je me penchais à peine pour en attraper le bord fendu, terminant ce massacre vestimentaire aussi hâtivement que possible. Ce qu'il en restait finit par glisser au sol dans le plus étrange des silences, alors que j'abandonnais ma paire d'escarpins d'un léger pas en avant.

« On ne peut pas. »

Mon arrogance me criait qu'il n'était qu'un humain dont je pouvais me débarrasser avec la plus déconcertante des facilités. Que je n'avais pas à douter face à lui, qu'il ne pouvait pas m'atteindre. C'était une telle évidence que je ne devrais pas avoir besoin de me la rappeler. Je m'emparais d'un simple haut, l'enfilant sans grand conviction avant de faire passer mes cheveux par-dessus mon épaule.

« Je ne comprends pas. » ajoutais-je dans un murmure, me retournant finalement dans sa direction.

Je croisais mes bras, ne sachant si je devais le fixer ou éviter son regard. J'optais pour la première option, espérant y déceler une explication. J'étais perdue face à son comportement autant que face au mien.

« Tu ne me supportes pas, tu me tuerai si tu le pouvais et... Tu ne dis tout ça que pour t'amuser. Ça te distrait de me voir indécise. »

Une moue renfrognée prit place sur mes traits. Bien sûr que ce n'était que ça. Il ne répondait pas à mes questions pour cette même raison.

« Je me demande parfois si de nous deux, c'est bien moi qui n'ai pas d'âme. »

Je levais les yeux au ciel, pivotant à peine pour faire claquer brusquement ma valise. Tant pis si je n'étais pas habillée convenablement, ça suffisait pour couvrir le minimum. J'en attrapais la poignée, le dépassant pour me diriger vers la sortie. Ma tranquillité que j'arrivais à faire en sorte de maintenir ne tenait qu'à un fil. J'ignorais combien de temps encore je réussirais cette prouesse. Je me donnais dix secondes, peut-être vingt...

… à moins que ce ne soit déjà trop tard. Ma main levée vers la porte s'abaissa mollement alors que je laissais tomber ma valise par terre. Je faisais demi-tour pour me placer face à lui. La gifle mesurée partit avant que je ne puisse la contrôler. Je ne ressentis aucun semblant de satisfaction, pas comme les autres fois. Le frapper ne m'apportait rien, ce qui ne fit que m'excéder un peu plus. Pire, je m'en voulais presque, me mordant les lèvres suite à ce geste irréfléchi.

Il aurait dû profiter de cette fille. Et même tuer le français. Cela m'aurait donné de bonnes raisons de me dire qu'il le méritait. Qu'il n'était qu'un être abominable auquel il était inutile de m'intéresser.

« Je te déteste. »

Ma voix était faible, mais assurée. C'était un fait. Mes yeux se baissèrent vers sa chemise en me rappelant des souvenirs que j'avais cru pouvoir oublier. Il faisait exactement la même chose que la dernière fois. Mon cœur battait aussi vite. J'avais aussi chaud.

« Je ne veux pas partir. »

Et ça ne concernait plus ma supposée "mission". Depuis un moment déjà, je crois. Rester était une tentative vaine de trouver des raisons à ce que je ressentais. Une perte de temps. Une défaite. Encore une. L'admettre à haute voix n'était pas une chose dont j'étais fière, mais je n'étais pas dotée du talent de faire semblant à merveille. Il fallait parfois reconnaître ses failles, non ? J'imaginais déjà de quelle manière il jouerait de cette confession, secouant la tête face à ma stupidité désolante. Ma main passa dans mes cheveux dans un geste incertain.

« Est-ce que... je suis en train de faire une erreur ? » soupirais-je en relevant mes yeux vers les siens.

Non. Je n'en commettais jamais. Et même si c'était le cas, il n'était clairement pas le mieux placé pour répondre à cette question.

« Je te déteste vraiment. Tu n'imagines même pas. »

Il me semblait utile d'appuyer sur ce fait, même si mon ton n'exprimait aucun énervement. Il était en train de me rendre folle.
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THE LESS I KNOW IF I WAS RIGHT.
I know it hurts that we don't touch anymore, it's even worse 'cause we built this from the floor. It's just as hard for me to know I might see you 'round, just as hard for me to worry 'bout reachin' out. The more I think about you, the more I keep the ghost alive.

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Balthazar Graves


« Alive, it's alive ! »


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________________________________________ Mer 14 Mar 2018 - 11:09


And I swear you're just like a pill
Instead of making me better, you keep making me ill.


Balthazar s'attendait à ce que l'amazone réponde par la négative à sa proposition absurde. En revanche, il n'avait pas envisagé qu'elle laisse choir sa robe au sol. Il resta de marbre derrière elle, laissant involontairement son regard dériver sur sa peau nue et ses jambes interminables. L'étoffe déchirée gisait par terre, à côté de la paire d'escarpins que la jeune femme avait également abandonnée. Elle resta quelques secondes à murmurer des paroles habituelles. Pourquoi cherchait-elle toujours à tout comprendre ? N'avait-elle pas encore saisi le plus important, à savoir que son intelligence n'était pas suffisante pour tout assimiler ? Le barbier se retint de faire un commentaire sardonique. S'il voulait que son stratagème fonctionne, il devait demeurer silencieux pour le moment. Il se contenta donc de l'écouter et de l'observer.

Elle avait enfilé un haut pour tout vêtement. Il s'agissait d'un espèce de long tee-shirt qui dénudait l'une de ses épaules et lui arrivait à mi-cuisse. C'était bien trop court, mais encore une fois, il n'allait pas la juger. Elle était provocante par nature. Il lui rendit son regard alors qu'elle le fixait, indécise, les bras croisés. Il s'appliquait à garder le visage fermé et une expression neutre. Plus il restait muet, et plus elle parlait. Il en était toujours ainsi.

Sa réflexion sur l'âme le fit tiquer légèrement. Elle ne faisait que des suppositions et rien d'autre. Depuis longtemps, il avait réfuté le concept de l'âme. Après tout ce qu'il avait enduré, il ne pouvait croire en son fondement. Personne n'en possédait. L'être humain la mentionnait pour se donner une bonne conduite ou une supériorité sur les animaux, mais au final, il n'était régi que par ses instincts, lui aussi.

L'âme est un concept dépassé. songea-t-il amèrement.

Il ne trouva pas utile de le mentionner à haute voix, car cela aurait soulevé un débat et il n'en avait pas envie. De plus, ce n'était pas encore le moment pour qu'il prenne la parole.

Eulalie était bien décidée à partir. Valise en main, elle se dirigea, pieds nus et seulement vêtue du tee-shirt, vers la porte de la suite dont elle n'abaissa jamais la poignée. Balthazar réprima l'ombre d'un rictus victorieux. La jeune femme lâcha sa valise pour revenir vers le barbier et se planter devant lui. Il sentit sa tête partir brusquement de côté sous l'impact de la gifle. Il eut l'impression que sa joue venait de se décoller. Une douleur cuisante enflamma toute une partie de son visage. Il ferma brièvement les yeux, savourant avec un plaisir malsain cette souffrance qui faisait écho à un souvenir plutôt délectable.

Les paroles d'Eulalie n'avaient aucun poids. Elle répétait qu'elle le détestait et pourtant, elle avait également précisé qu'elle ne voulait pas partir. Elle se contredisait dans la même minute. C'était incroyablement... jouissif. Espérait-elle le provoquer en le frappant, comme la dernière fois ? Il n'était pas aussi prévisible.

Le barbier se mordit les lèvres, alors qu'un petit silence s'installait entre eux. Finalement, il le rompit en grommelant d'un ton morne :

"Je ne m'apprécie pas non plus."

Il fixa le sol quelques secondes avant de lancer un regard presque navré à Eulalie, la tête à demi levée vers elle. Finalement, il poussa un soupir, leva les yeux vers le plafond comme s'il espérait une aide quelconque.

"Je crois avoir compris ce qui t'arrive. Tu n'as pas de chance."

Il braqua de nouveau son regard glacé sur l'amazone.

"Il fallait que ça soit toi et moi. Ca aurait pu être toi et quelqu'un d'autre, mais non..."

Il approcha d'un pas vers elle, comblant le mince espace entre eux, sans la lâcher des yeux. Il leva la main et ses doigts s'entremêlèrent autour d'une mèche de cheveux auburn.

"Tu ne sais rien sur rien." dit-il avec un rictus désabusé. "Pour toi, les sentiments ne sont qu'un mot. Tu ne les as pas encore expérimentés. Mais tu commences à ressentir à quel point, parfois, ils peuvent faire... mal."

Il continua de jouer avec ses cheveux, les effleurant avec une douceur inhabituelle.

"Quand ça fait mal, c'est que le sentiment est fondé." articula-t-il d'un ton pensif.

N'était-elle pas satisfaite d'obtenir enfin une explication à l'une de ses nombreuses questions ? Le barbier s'appliqua pour la dernière partie, prenant une grande inspiration avant de déclarer :

"Oui, tu commets une erreur. C'en est toujours une. Mais ce serait pire de ne pas la commettre."

Sa main quitta sa chevelure pour se poser contre sa joue, délicatement.

"Surtout quand la souffrance est réciproque."
murmura-t-il tout en rapprochant son visage du sien.

Avait-elle compris, à présent ? Ce feu intérieur qui l'animait, le rendait encore plus fou qu'il ne l'était. Et qu'il partageait avec elle.

Son regard devenait plus doux à mesure qu'il parlait, sans pour autant se départir de la nuance d'aliénation qui le caractérisait. Il se fit presque interrogateur alors qu'il contemplait Eulalie, guettant sa réaction. Une cruauté sans faille cachée derrière un masque de délicatesse. Il venait peut-être d'inventer une nouvelle forme de vengeance. Son coeur battait la chamade. Son idée machiavélique allait-elle fonctionner ? Le piège allait-il finalement se refermer sur l'amazone ? Il tentait de rester focalisé sur son dessein, même si les yeux de la jeune femme le troublaient plus que de raison. Il se complaisait à penser que ce n'était que pour mieux la déstabiliser.
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________________________________________ Ven 16 Mar 2018 - 23:56


Maybe I'm just strange
I'm out of my mind most of the times.


Était-il réellement question de chance ? Je n'étais pas d'accord. Il n'existait pas de hasard, simplement une continuité. Ce qui ne m'aidait pas à mettre en ordre ce qu'il prononça ensuite. Ce qu'il disait était insensé. J'eus l'idée de m'écarter au moment où sa main se porta à mes cheveux. Je n'en fis rien. Je l'écoutais simplement sans réussir à détacher mes yeux des siens, tout en me persuadant qu'aucune de ses phrases n'était pertinente. Il ne pouvait admettre de telles choses : je connaissais certains sentiments. Je les apprivoisais pour l'instant. D'autres m'échappaient encore mais...

« Quand ça fait mal, c'est que le sentiment est fondé. »

Mes sourcils se froncèrent face à cette affirmation. Est-ce que j'avais eu mal ? Oui. Était-ce son comportement qui m'avait blessé ? Oui. Est-ce que cela signifiait que je ressentais quelque chose pour lui ? De la haine. Je n'avais pas de m'attarder davantage sur cette question.

Involontairement, ma tête se pencha sur le côté au contact de sa main. Elle ne me brûlait pas de cette chaleur curieuse comme je le craignais, me faisant pourtant frémir et allant jusqu'à me couper le souffle tandis qu'il se rapprochait. Ma main se posa sur son torse. Pas dans l'idée d'un quelconque rapprochement, plutôt afin de l'empêcher de venir plus près. Je ne souhaitais pas qu'il s'éloigne, mais une distance minimale m'était nécessaire pour réfléchir. Chacun des battements de son cœur que je sentais calmaient les miens, leurs rythmes opposés me faisant tourner la tête. Je me mordais les lèvres, mes doigts se resserrant sur sa chemise.

« Tu es en train de dire que... que je t'ai fais mal aussi ? »

Mon ton était curieux lorsque je brisais le silence. Il possédait cette façon particulière d'énoncer les mots parfaits pour me dérouter, juste assez murmurés pour embrouiller chacune de mes pensées. Je triais ses paroles à la recherche d'une logique quelconque, mais rien ne m'apparut comme une évidence.

« Combien de verres tu as bu, exactement ? »

Je remontais ma main au niveau de sa nuque, l'y laissant un instant sans que je ne me départisse de cet air perplexe, avant qu'elle ne s'aventure jusqu'à son visage, mon pouce passant doucement sous l'un de ses yeux. Ses pupilles n'avaient pas l'air plus dilatées que d'ordinaire. Bien qu'il n'ait jamais eu ce regard avant, ou je n'y prêtais attention que maintenant. Il était à la fois captivant et inquiétant, sans que je n'en éprouve la moindre crainte. Balthazar était dangereux. Attrayant et instable. Mais il n'avait rien d'effrayant.

« Tu as chaud. Est-ce que tu as des vertiges aussi ? Ou des nausées ? »

Pitié, qu'il ne me vomisse pas dessus si c'était le cas. Etrangement, éloigner mes autres réflexions pour me concentrer sur ce type de pensées m'aidait à me détendre. Je préférais me dire qu'il avait atteint les limites de sa résistance aux boissons spiritueuses plutôt que de croire un seul mot de ce qu'il disait. C'était fort possible que ce soit ça, non ? Cela expliquerait qu'il soit si... étrange.

J'attrapais son poignet, le forçant à retirer sa main de ma joue, même si mettre fin à ce contact m'apportait une désagréable sensation que je chassais immédiatement. Je m'écartais de lui pour aller m'agenouiller près de ma valise, que je vidais à moitié avant d'en sortir une trousse dont je déversais le contenu par terre.

« Il y a en contre les migraines, les crampes d'estomac, la fièvre, le mal des transports... Je pense que tu devrais en prendre un de chaque, par précaution. »

Soucieuse, j'examinais chacune de la dizaine de boîtes étalées devant moi. Je les avais emporté en cas d'urgence, parce qu'il était nécessaire de se montrer prudent lors d'un voyage en cas de maladie soudaine. C'est ce que j'avais lu, en tout cas – même si, à la réflexion, ils ne me servaient à rien personnellement.

« Il te faudrait une tisane aussi. Ou un bain. Non... un bain ce n'est pas une bonne idée. Si tu fais un malaise, tu risquerais de t'y noyer. » ajoutais-je pour moi-même en secouant la tête.

Toujours assise à même le sol, je relevais ma tête pour le dévisager.

« Je n'ai encore jamais rencontré de personnes en état d'ébriété. Je ne suis pas sûre de savoir gérer cette situation. »

Je ne parlais pas de son supposé abus d'alcool, j'en avais pleinement conscience. Ma bouche se pinça et j'observais mes affaires éparpillées, pleine d'indécision. J'ignorais si il avait réellement besoin de tout ça.

« Tu n'es pas ivre. »

Intriguée, je relevais mon regard dans sa direction. Je me leurrais. Il était plus facile de m'imaginer que c'était le cas plutôt que de faire face à la réalité. Je ne pris pas la peine de me relever, restant en tailleur au milieu de mes vêtements. Je passais de la rage au questionnement sans la moindre cohérence et voilà que je me mettais à me préoccuper de son état. C'était stupide. Je lâchais un soupir en même temps que la boîte que je tenais encore, les poussant toutes dans sa direction.

« Tu peux toujours tenter une overdose. Les gens qui ne s'apprécient pas doivent souvent envisager le suicide. » marmonnais-je non sans irritation – et un brin de culpabilité juste après avoir terminé de parler.

Je lui tournais le dos, replongeant mes mains dans ma valise désordonnée avant de pivoter dans sa direction. J'y avais attrapé un carnet sobre, de la taille de ma main, qui avait presque l'air d'avoir vécu plus longtemps que moi tellement les coins en étaient abîmés. Je l'ouvrais face à moi avec une certaine hésitation, un crayon tournant entre mes doigts.

« Tout ce que je sais se trouve là-dedans. Ce n'est pas rien, mais ce n'est pas très rempli. J'ai déjà tout ce qu'il faut sur la colère, je la maîtrise à peu près. » jugeais-je utile d'ajouter, en étant presque fière.

Ma tête se pencha légèrement sur le côté. Je ne supportais plus les sous-entendus que je ne comprenais qu'à moitié et qui me faisait douter. Autant faire preuve de toute l'honnêteté dont j'étais capable. Mes yeux se posèrent à nouveau sur lui. Si il n'était pas soul, alors il ne pouvait que mentir. Il mettait au point une nouvelle façon étrange de se moquer.

« Je t'ai déjà fais confiance. C'était une expérience positive. »

J'étais inconsciente. Totalement inconsciente. Mais j'avais le mérite d'en être... consciente, justement. Je me mordais la lèvre, essayant de réfléchir aussi rapidement que possible et tentant tant bien que mal d'esquisser un sourire engageant.

« Tu pourrais m'apprendre cette fois aussi ? Les sentiments. Juste... juste les bases. »

Il savait des choses, des choses que j'ignorais. Aussi dérangé soit-il, il restait humain. Il avait cet sorte d'avantage sur moi. Et me concentrer sur la théorie m'éviterait toute pratique trop risquée.

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THE MORE THAT I'M WITHOUT YOU
THE LESS I KNOW IF I WAS RIGHT.
I know it hurts that we don't touch anymore, it's even worse 'cause we built this from the floor. It's just as hard for me to know I might see you 'round, just as hard for me to worry 'bout reachin' out. The more I think about you, the more I keep the ghost alive.

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Balthazar Graves


« Alive, it's alive ! »


Balthazar Graves


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________________________________________ Lun 19 Mar 2018 - 10:45


All is a riddle
and the key to a riddle is another riddle.


"Tu es en train de dire que... que je t'ai fais mal aussi ?"

Il n'avait pas besoin de répondre avec des mots, il lui suffisait de l'observer avec son intensité habituelle. Si elle n'était pas sotte -ce dont il doutait de plus en plus- elle comprendrait. Cependant, elle préféra imaginer qu'il était ivre, puis atteint d'une malade quelconque. Lorsqu'elle commença à l'ausculter, il eut un mouvement de recul bien qu'il ne poursuivit pas son geste, frémissant au contraire au contact de sa main tiède contre sa nuque. Cette dernière s'aventura ensuite sur son visage, mais pas pour une gifle, cette fois-ci. Il sentit les doigts de la jeune femme appuyer légèrement sous son oeil, comme pour mieux observer ses pupilles. Il trouvait son comportement à la fois étrange et intrigant. Malgré tous les efforts qu'il faisait pour se montrer indifférent, quelque chose chez cette fille l'attirait irrémédiablement. Tout d'abord, il avait pensé que ce n'était que sa couleur de cheveux, ce roux chatoyant et rare qui attirait l'oeil. Ensuite, il avait envisagé que cela pouvait être son corps ; il avait vite déchanté. Bien qu'il soit sculptural, elle ne savait rien en faire de concluant. Il préférait ne pas s'attarder sur ce sujet houleux. Le souvenir de leur première nuit ensemble était marquée au fer rouge dans sa mémoire, mélange de délectation et de frustration. Rien que d'y penser, il sentit sa mâchoire se crisper.

Non, cette fille maintenait son intérêt pour une raison qui lui échappait. Etait-ce dû à sa nature divine ? Ce n'était probablement pas le cas. Il se moquait qu'elle soit une amazone, un centaure ou une nymphe. Le fait qu'elle ne puisse pas mourir d'un simple coup de rasoir était plus agaçant qu'autre chose. C'était sans doute pour cela qu'il ne parvenait pas à se la sortir de la tête : cette façon de lui résister de la plus innocente des manières, par sa nature même.

Il referma cette parenthèse mentale alors qu'il fronçait les sourcils en la regardant s'asseoir par terre pour vider sa valise en énumérant son contenu. Une quantité aberrante de médicaments fut bientôt déversée au sol dans un cliquetis tonitruant. Que comptait-elle faire avec tout ceci ? Le droguer ? L'idée lui parut saugrenue mais avec elle, il fallait s'attendre à tout. La tête penchée, il l'observa, glissant les mains dans les poches, nullement anxieux. Il en sortit une cigarette qu'il alluma pour la coincer entre ses lèvres. L'écouter parler lui donnait l'envie irrésistible d'avoir un excès de nicotine dans le sang et du goudron dans les poumons. Il inspira une bouffée puis expira avec un léger rictus en l'entendant mentionner l'overdose.

"Tu crois que je n'y ai jamais pensé, au suicide ?"

Ce fut la seule répartie qui franchit ses lèvres, au milieu d'un halo de fumée grise. Il avait parlé à voix basse, comme une demi confession. Eulalie était trop jeune, elle ne savait pas ce que c'était de retrouver la mémoire un terrible matin. Une vie entière et oubliée qui ressurgissait, une existence de souffrance et de meurtres... Il était occupé à raser un client lorsque c'était arrivé, quand la Malédiction avait été brisée. La seule fois où son geste n'avait pas été précis. Il avait coupé le client à la joue mais ce dernier ne lui en avait pas tenu rigueur, car lui aussi avait retrouvé la mémoire. Le lot de tout Storybrookien. Si lui avait été heureux et soulagé, Balthazar, lui, était demeuré froid et distant, oppressé par les souvenirs dont il ne voulait pas. Pendant la Malédiction, il avait vécu une existence terne et sans relief. Il sentait une peine immense sur ses épaules sans qu'il ne comprenne d'où elle venait. Il pensait que chaque être était ainsi, avec une croix invisible à porter. Retrouver la mémoire lui avait fait prendre conscience de tout ce qu'il avait perdu, l'origine de sa souffrance. Le jour même, il avait souhaité en finir. Il avait saisi son rasoir, avait enjambé la baignoire, et dirigé la lame vers son poignet. Son ami lui devait bien cela, après tout. L'accompagner dans la mort, lui ouvrir la porte... Il ne pouvait supporter de vivre avec la culpabilité d'avoir tué Lucy dans un excès de confusion. Les autres, tous les autres, ils n'avaient aucune importance. Les cadavres qui s'amoncelaient dans sa tête n'avaient même plus de visage. Tout se noyait dans l'écarlate. Mais Lucy...

Il s'était réveillé à l'hôpital. Le personnel lui avait dit qu'il avait été trouvé de justesse et mené aux urgences. Sans cette mystérieuse personne, il ne serait plus de ce monde aujourd'hui. Quelqu'un voulait donc qu'il vive, mais il n'avait jamais su l'identité de cette personne. Avec le temps, il avait laissé la vie s'accrocher à lui comme un parasite, et il estimait que c'était une peine bien lourde comparée à la délivrance de la mort.

Il secoua légèrement la tête pour chasser ces pensées névralgiques et s'efforça de s'intéresser au carnet que la jeune femme agitait sous son nez.

"Je t'ai déjà fais confiance. C'était une expérience positive."

Il fronça les sourcils de plus belle, tirant une nouvelle fois sur sa cigarette, remarquant qu'elle s'était presque entièrement consumée. L'amazone parlait-elle sérieusement ? Faisait-elle mention de...? Il ne voyait pas de quoi il pouvait s'agir, autrement.

Il écarquilla les yeux devant sa question, ne pouvant cacher sa stupéfaction. Il écrasa le reste de sa cigarette contre la table basse et tira sur son pantalon droit. Il marqua une hésitation avant de s'asseoir par terre à côté de la jeune femme. Après quoi, il se saisit du carnet pour le lire. Il était partagé entre l'exaspération et l'ombre subtile de l'amusement en parcourant rapidement les annotations de la jeune écervelée. C'était à la fois ridicule et presque touchant cette façon qu'elle avait de vouloir mettre des mots sur les choses qui lui échappaient. Il le feuilleta et remarqua même des phrases concernant le chaton qu'il avait recueilli et qu'elle avait en horreur.

Comme il s'y attendait, l'amazone ne resta pas de marbre longtemps. Telle une adolescente à qui l'on aurait piqué son journal, elle le récupéra brusquement et le frappa avec en protestant qu'elle ne lui avait pas demandé de le lire. Balthazar massa son crâne douloureux, demeurant imperturbable. Il ne devait pas s'abandonner à la colère s'il voulait que tout se déroule comme prévu. Et puis, il avait autre chose en tête pour se venger.

"Quand Moustache fait un drôle de bruit, ce n'est pas parce qu'il risque d'exploser." dit-il, en rapport avec les quelques mots qu'il avait lus dans le carnet. "Il ronronne. Car il est heureux."

Il tourna la tête vers la jeune femme, se mordant brièvement les lèvres avant d'ajouter :

"Toi aussi tu fais de petits bruits quand tu es heureuse."

Sa bouche se tordit en un rictus. A son tour de faire une allusion. Après tout, elle avait commencé. Il chassa le souvenir de ses gémissements, secouant brièvement la tête. Il étendit les jambes devant lui, observant ses chaussures vernies quelques instants, puis déclara d'un ton morne :

"Je ne peux pas t'apprendre les sentiments. Pas comme ça."

Il jeta un bref coup d'oeil désabusé au carnet qu'elle gardait jalousement.

"Il faut provoquer une action pour avoir une réaction." grommela-t-il dans un soupir. "Si je te dis que je vais prendre un bain, tu ressens quoi ?"

Il plongea son regard dans celui, indécis, de l'amazone. Il s'attendait à cette absence, mais la leçon n'était pas finie. Aussi il pencha la tête vers elle pour susurrer à son oreille :

"Et si j'ajoute que je veux que tu me rejoignes ?"

Se reculant avec lenteur, il esquissa le début d'un sourire torve. Il se releva tranquillement et enleva sa veste de costume, puis ses bretelles, sans cesser de la fixer. Finalement, il laissa échapper un rire étrange, qui glaçait le sang plutôt que d'inspirer la liesse. Ce son claqua étrangement contre les oreilles du barbier. Il n'avait plus ri depuis des années. Il s'accroupit devant elle, l'observant avec intensité.

"Tu vois : ce que tu éprouves actuellement, c'est un sentiment. A toi de mettre un mot dessus. Et je ne parle pas de ce que tu ressens parce que je me suis moqué de toi. Vois plus loin, petite peste."

Il lui tapota le bout du nez en plissant des yeux, narquois. Malgré tout, son regard s'adoucit inexplicablement.

"Tu ne peux pas décrire un sentiment. Il broie, c'est tout."

Le barbier se massa furieusement la tempe tout en déboutonnant sa chemise. Il se sentait étrangement affecté de donner un cours à ce sujet. Ce n'était pas dans ses habitudes de se montrer aussi... altruiste. Un drôle de fourmillement le parcourait, engourdissant ses membres.

"Quand je t'embrasse, qu'est-ce que tu éprouves ?"

Le savoir l'aiderait peut-être lui même à mieux comprendre cette ravissante idiote, même s'il en doutait. Après tout, pourquoi cherchait-il à mieux la cerner ? A quoi bon ?
acidbrain

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- Quand tu danses, y songes-tu ? -
Et toutes les peines, toutes, contre une seule de nos minutes... Amis non, ni amants, étrangers non plus. Quand tu danses. Mais quel après, après s'être appartenu ? Quand tu danses, y songes-tu? Je crois bien que j'aurai besoin de te voir. Sans te parler ni déranger mais te voir.
http://www.ouat-storybrooke-rpg.com/t73464-we-all-deserve-to-die

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