Le Testament
Par Anastasia

13 mai 2020


Songes d'la Neige
Par Olaf

29 avril 2020


Double Je
Par Mabel

19 avril 2020





« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)

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« Gilead est loin d'être un Paradis et n'a de morale que la théorie.
Oserez-vous rejoindre les femmes de l'ombre prête à faire tomber la cité ?
Serez-vous de celles qui écrivent sans doute l'Apocalypse selon Sainte Lydia ? »


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Sinmora



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________________________________________ Dim 5 Avr 2020 - 19:33

J'ai le plan le plus parfait qui soit !
Je t'assure, j'ai trouvé des idées lumineuses grâce à Socrate.
Il suffit qu'on entre dans l'Asile. Qu'on demande à le voir.
Qu'on signe un papier. Et on le ramène avec nous !


    Apple m'avait parlée d'histoires de fantômes, de châteaux hantés, d'un monstre habitant un grand lac. Moi je voyais en l'Ecosse une immense palette de couleurs et des paysages se succèdant les uns aux autres. C'était magique ! Je n'avais jamais rien vue d'aussi beau jusqu'à ce jour. J'étais toute heureuse de me trouver ici, même si les raisons qui m'avaient poussées à venir jusque là ne devaient pas me réjouir tant que ça. Bien au contraire. C'était une triste histoire.

    Sherlock Holmes, le frère de Eurus Holmes s'était fait interné. Chose étrange, il n'avait pas choisi de se faire enfermer à Storybrooke, mais dans un asile paumé à l'autre bout du monde. L'Ecosse c'était un pays au nord du Royaume Unis. Je n'étais jamais venue jusqu'ici. Selon Eurus, Sherlock avait pris un nom d'emprunt. On le trouverait en demandant de voir Wayne Butcher. Je ne comprenais pas pourquoi il avait changé de nom, mais on m'avait dit que comme son nom était connu en dehors des frontières de la ville, il avait surement décidé de prendre un nom d'emprunt afin de passer inaperçu. Ca je l'avais bien compris. Il était important que les gens de ce monde ci, qui habitaient en dehors de Storybrooke, ne connaissent pas l'existence de la ville. C'était étrange de vouloir cacher certaines choses à une partie de la population alors qu'ils étaient tous semblables. Mais je ne pouvais pas les juger. Je devais me plier à leurs règles.

    Dans le livre que Socrate avait ramené de la bibliothèque, il était écrit qu'en Ecosse on pouvait y trouver de très nombreuses falaises et cascades. C'est un des lieux les mieux préservés d'Europe, car il y avait très peu d'habitants. D'un point de vue animaux, on avait surtout vue des moutons et des vaches. A dire vrai, on s'était rendu ici grâce à Cookie. Il nous avait accompagné jusqu'à quelques kilomètres de l'asile où se trouvait Sherlock. Ici, on avait pris une chambre dans un hôtel. C'était là que j'avais insisté pour qu'on ait non pas une, mais deux chambres. Je ne faisais absolument pas confiance à Eurus si on venait à devoir partager une seule et unique chambre. Elle passait beaucoup de son temps à me jouer des tours. De toute façon on était ici que pour la journée. Mais comme l'avait dit Cookie, on ne pouvait pas prévoir. L'état de Sherlock nous pousserait peut être à y rester quelque jours de plus. En tout cas, on devait prendre un train jusqu'à l'asile, où se trouvait juste devant, une petite gare. C'était étrange, mais c'était comme ça par ici.

    Et c'était à bord de ce train, que toute excitée, en tentant tout de même de ne pas me montrer trop joyeuse, j'avais contemplé les paysages qui défilaient sous nos yeux. J'adorais ce décors. J'adorais cet endroit. Il était tellement sauvage. On se serait cru à l'époque des cowboy quand la nature gouvernait d'avantage que les hommes. J'aurais tant voulu vivre à cette époque. Et elle me rappelait beaucoup mon monde.

    « Je me sens bien. » dis-je avec un grand sourire, une fois hors du train.

    On était là, à quelque pas de l'asile qui se tenait face à nous. Ce n'était vraiment pas le moment opportun pour dire cela. Mais je me sentais bien. Ici, c'était parfait. Fallait juste que je me rappelle de pourquoi on était ici.

    « Ca va aller pour ton frère. J'en suis sûr. Il avait juste besoin de se ressourcer et je comprends pourquoi il est venu ici. »

    Je me sentais bien, là. Il devait se sentir bien lui aussi.

    « On va faire comme on a dit. Je t'accompagne jusque dedans. On demande à le voir. Ensuite, on le convainc de rentrer et j'ai du chocolat. » dis-je en sortant une tablette de la poche de ma salopette.

    Je portais une salopette bleue, avec un pull par dessous. Il faisait froid ici. Apple m'avait aidée à choisir mes vêtements. Je n'avais jamais mis de salopettes. J'adorais ça. Elle trouvait que ça collait bien à la campagne. Et elle avait totalement raison. Qui plus est, il y avait plein d'endroits pour ranger diverses choses, dont cette tablette de chocolat noire.

    « Ca va aller. Vraiment. Et au pire des cas, on mettra en pratique le plan de Frank. Même si je ne suis pas trop fan de son idée. »

    Qui plus est, il fallait être discret en dehors des frontières de la ville. Faire venir un vaisseau spatial afin de simuler une invasion d'extraterrestre pour faire croire à Sherlock qu'il devait sauver le monde, c'était pas l'idée la plus géniale et discrète qui soit. Mais bon, Frank voulait aider... à sa manière.


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Eurus J. Holmes



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Eurus J. Holmes


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________________________________________ Mer 8 Avr 2020 - 13:38


Holmes Asylum.
Comment Nora pouvait-elle comprendre quelque chose qui m'échappait ? Elle prétendait saisir la raison qui avait poussé Sherlock à se faire interner en Ecosse. D'après elle, c'était seulement une question de paysage. Il était en quête du grand air des Highlands. Je n'y croyais pas une seconde. Elle ne le connaissait pas comme je le connaissais. Il se tramait quelque chose dans cet endroit, quelque chose qui l'avait poussé à venir.

Je ne croyais pas non plus à sa subite dépression. Par le passé, il avait déjà sombré. Cela avait été très différent. A coup de narcotiques et de stimulants, savamment dosés dans le but de provoquer des montagnes russes cérébrales. Et il n'avait jamais envisagé qu'il avait besoin d'aide. Sa supériorité naturelle lui interdisait d'accepter la défaite. Aussi, l'idée de se faire interner m'avait mis la puce à l'oreille : quelque chose clochait chez Sherlock Holmes. En tant que soeur, il fallait que je résolve ce mystère.

L'optimisme de Nora m'arracha un léger sourire. Elle était tellement mignonne dans sa salopette en jean, à me tendre sa tablette de chocolat. Je lui conseillai de la garder ; après tout, c'était son idée.

Je tiquai lorsqu'elle mentionna celle de Frank, légèrement plus grandiloquente.

"Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'alarmer le monde entier juste à cause d'une saute d'humeur de mon frère. Ca serait lui accorder bien trop d'importance. Il deviendrait encore plus impossible ensuite."
déclarai-je en roulant des yeux.

Frank avait insisté pour nous accompagner mais j'avais refusé. Il était un chien extrêmement loyal, cependant je craignais que son manque de discrétion sur le terrain nous porte préjudice. Il risquait de tout compromettre. Tant que nous ignorions à quoi nous allions être confrontés, je préférais ne pas le contacter. Au besoin, il pourrait nous rejoindre par la suite. J'eus un léger sourire en l'imaginant vissé sur l'ordinateur, dans mon appartement, immobile avec un paquet de friandises pour chien au poulet -ses préférées- prêt à intervenir au cas où.

"Alors Louloute, ça se présente comment ?"
s'enquit-il depuis mon oreillette imperceptible.

"On vient de descendre du train."

J'ajoutai à l'adresse de Nora qui devait penser que je parlais seule :

"J'ai Frank en liaison satellite."

"Tu me dis dès que je peux venir, hein ? Je suis AU TAQUET !"
assura le carlin.

Nous nous dirigeâmes vers l'entrée que nous passâmes. Le bâtiment était sinistre et vieux, doté de murs ternes. A l'intérieur, il faisait encore plus gris qu'au dehors. De quoi déprimer n'importe qui. Stoïque, je m'avançai vers l'accueil et demandai à voir Wayne Butcher. J'ignorai pour quelle raison mon frère avait choisi ce nom farfelu.

"Nous sommes ses soeurs." précisai-je à l'intention de la secrétaire afin qu'elle ne nous crée aucune difficulté.

Je coulai un rapide regard vers Nora. J'espérais qu'elle n'allait pas démentir.

La secrétaire annonça que Wayne Butcher se trouvait avec les autres patients dans la salle de séjour. Une infirmière nous y conduisit avec un manque d'entrain évident. La vaste salle était aussi triste que le reste. Quelques fenêtres donnaient vue sur un parc mal entretenu.

Je reconnus vite Sherlock, assis à l'écart devant un jeu d'échecs. Il était vêtu d'un pyjama surmonté d'une robe de chambre. Il nous tournait le dos et semblait parler seul, avant que je remarque une autre personne non loin à l'air très perturbé.

"Bonjour, mon frère."
annonçai-je en le contournant pour me planter devant lui.

Je l'observai sans qu'une once d'émotion ne me traverse. Et dire que j'avais toujours pensé que je serais la première à finir dans un hôpital...

"Alors, il est comment ?"
demanda Frank dans mon oreille.

Il entendait tout ce qui se passait autour de moi.

"Peu reluisant."
répondis-je du bout des lèvres.

"Dis-lui que je veille sur ses pantoufles comme à la prunelle de mes yeux."
jura-t-il avec affection.

C'était une façon pour lui de signifier qu'il tenait énormément à lui, et pour cause : depuis le départ de Sherlock, le carlin avait remonté les chaussons un à un du premier étage jusqu'au grenier et ne les quittait jamais des yeux. Il dormait avec, les mordillait de temps à autre. Je savais qu'à l'heure où il parlait, il les avait placés à côté de l'ordinateur.

"Dis-lui que j'ai même pas fait pipi dessus !"
ajouta-t-il, presque désemparé.

C'était un exploit venant de lui. Il faisait d'énormes efforts. Bien entendu, je ne répétai aucun de ses propos, car ça n'était clairement pas le moment.

"Nora, chocolat."
dis-je à la jeune femme.

Il était temps de dégainer le premier argument.

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________________________________________ Ven 10 Avr 2020 - 8:33

“Germaine. Comme ma cousine!”






221B Baker Street, quelques jours plus tôt.


« Ca ressemble quand même à un casse, vous savez, comme dans les grands films, braquage à l’anglaise, à l’italienne, mais là, c’est plus à la holmesienne, j’adore ! On y va quand ? Et c’est quoi déjà mon rôle ? Oh, vous avez des jeux. J’adore le jenga. J’aime surtout quand on cri JENGAAAA ! »


Sherlock était vêtu de son pyjama à carreau Ralph Lauren. Des poches sous les yeux, les yeux injectés de sang, une vieille odeur de tabac, et d’autres substances planait dans l’atmosphère ambiante. Ses yeux, un peu vitreux, mirent assez longtemps avant de se fixer sur François Pignon d’un air las et fatigué.

« Le plan est très simple, et n’engage que votre discrétion pour la première partie. Quelqu’un nous amènera sur les lieux, vous serez déguisé en ambulancier. Vous m’amenez à cet endroit, je me débrouille pour y être interné, et vous rentrez avec notre taxi. Je crois que le plan est… Comment dit-on déjà ? A la portée du premier imbécile. »

Sa rupture avec Kida, la maladie de sa sœur, et le décès de Balthazar, qu’il n’arrivait toujours pas à expliquer et qui l’obsédait jour et nuit, le rendait sarcastique en permanence. Pourtant, François Pignon n’était pas réputé pour comprendre toutes les formes de sarcasmes existantes. Finalement, il se leva, serra la main de Sherlock comme un Ambassadeur en visite officielle et déclara :

« Alors je marche ! On a un plan ! Un accord ! Un marché ! Une entente ! Un pacte ! Un... »


« Oui. Merci. »


Son bras s’était dirigé vers la sortie, indiquant à Pignon qu’il pouvait disposé. Quand il était dépressif, il avait tendance à être cassant, et son autorité naturelle pouvait devenir celle d’un Roi exécrable.
François sortit, reprenant son chapeau ridicule en feutre, il sortit sans faire d’histoire en lui souhaitant la bonne soirée. Sans répondre, Sherlock resta là, à contempler le feu qu’il avait allumé pour passer la nuit encore fraîche de ce début de printemps. Tous les éléments qu’il avait, fusionnait vers la bas. Et il avait besoin de savoir. Besoin de résoudre ce mystère. Aujourd’hui plus que jamais.

Quelques jours plus tard.


François était déguisé en ambulancier, et tenait Sherlock sous le bras. L’ambulance avait été placé à quelques mètres de l’entrée. C’était Hermès, qui les avaient emmené là, qui attendait, bras croisés, lui aussi habillé en ambulancier. Il avait collaboré sans poser de questions, car après tout, Sherlock n’avait pas déclaré vouloir tuer des gens ou faire du mal aux autres. Sa demande était passée plus pour loufoque aux yeux du dieu, que réellement dangereuse. La question qu’il avait posé avait quand même montré qu’il n’était pas dupe sur tout. Pourquoi avoir choisi Pignon pour l’accompagner, et non lui ? Une seule personne aurait amplement suffit. Sherlock avait simplement dit que le plan avait été très strict. Et que la présence de Pignon était indispensable. Hermès n’avait pas cherché à comprendre, et avait simplement répondu qu’en ce moment, il s’ennuyait, donc qu’il l’aiderait volontiers. De toute façon, il avait une dette envers Holmes et il était en train de la payer. Aussi, le dieu resta appuyé sur le capot de la voiture, bras croisés à regarder les Highland.
François, prenant Sherlock sous son bras l’observa d’un air inquiet. En effet, le détective avait prit un regard vide, des médicaments lui avait donné un air blême et malade.

« Est ce que ça va ??? Vous avez l’air malade ! C’est arrivé à ma cousine Germaine ! On a rien fait et elle est morte dans l’escalier le lendemain ! Et Germaine, c'était son prénom. Bien que c'était bien ma cousine germaine aussi... »


Bon sang. Qu’il était con. Ca faisait parti du plan… Ne bougeant pas, et se dirigeant vers la porte, Sherlock se contenta de marmonner.

« Cela fait parti du plan… Pignon... »


François cligna des yeux, Sherlock pu voir en diagonale qu’il était prêt à dire «  QUEL PLAN ? », mais il eut un sursaut d’intelligence, et il répondit d’un air mystérieux, et excité :

« Oh oh… Oui… Le plan ! Il faut que je rentre dans la peau du personnage… Vous croyez que l’accent écossais, ça ressemble à l’accent belge ? »


Il allait tout faire foiré. Des semaines d’enquête, des semaines de préparation, et tout allait être réduit à néant. Sherlock ne répondit pas, son silence et sa main serrant le genou de François pour lui dire de la fermer suffit à le calmer.
Ils entrèrent dans le hall d’accueil, et on les transféra vers le bureau des admissions.

[Accent Belge] « Bonjour, je suis Ambulancier, pour la ville d’Edimbourg, juste une fois ! J’viens amener un patient qui vient droit des urgences, et qui nécessite un internement, ma foi. Vous n’avez pas une p’tite bière ? La route a été longue fieu. »


Sherlock se figea. Le regard vide, il regardait la jeune femme qui était responsable des admissions. Qu’est ce qu’il foutait ? On n’avait pas parlé d’accent belge.  D’ailleurs Sherlock lui avait fait comprendre qu’il était hors de question d’agir de la sorte…
Mais Pignon ne se débina pas, et continua de fixer l’infirmière en déposant tous les faux papiers sur le comptoir. La jeune femme examina les papiers, et fixa d’un air tendre et plein de compassion, Sherlock qui n’était plus que l’ombre de lui même.

« Oh… Je vois. Très bien, laissez le là, je vais l’enregistrer. J’ai bien reçu le dossier de l’hopital d’Edimbourg. Wayne Butcher ? C’est bien ça ? Très bien monsieur. Merci… Oh et… C’est aussi beau qu’on le dit la Belgique ? »


Pignon regarda Sherlock en diagonal. Lui prouvant ainsi que son accent belge qui le tenait à coeur n’avait rien fait foiré.

« Oh oui ! De Strasbourg à Amsterdam, la Belgique est l’plus beau pays du monde une fois ! »


Il allait sortir de son personnage. Il allait le frapper. Lui mettre un coup de poing. Au moins, ça rentrait dans le délire psychotique que son faux-dossier présentait. Deux molosses se saisirent doucement des bras de Sherlock, et lui demandèrent de l’accompagner. Sherlock cligna des yeux, une dernière fois en faveur de Pignon, et se laissa emmener, sans résistance et dans l’acceptation la plus vide et la plus triste possible. Passant les portes de l’asile, un léger sourire en coin apparut. La partie 1 avait fonctionné.

Deux heures plus tard, 221 A, Baker Street.


Pignon était rentré. Toujours habillé en ambulancier, il paradait dans l’immeuble. Chantonnant gaiement, il venait voir son amante secrète, avec qui il avait établi une petite relation occasionnelle. Sonnant à la porte, Martha Hudson lui ouvrit.

« François ? Oh ! Mais vous êtes tellement… Beau dans ce costume !  Qu’est ce que vous fichez habillé comme ça ? Entrez entrez... »


Sur le pas de la porte, avant de rentrer , Pignon rigola. Toujours avec l’accent Belge, il déclara :

« M’sieur Holmes m’a envoyé joué un rôle dans l’Asile du Nord de l’écosse ! On l’a interné, sale affaire et j’peux pas en dire plus ! Secret défense ! Mais, n’ayez pas peur Martha ! Vous connaissez Sherlock Holmes ! Il a toujours un super plan pour de merveilleuses aventures ! Il m’a promis de devenir son assistant personnel si tout marchait ! Sherlock Holmes, et François Pignon ! Ca sonne merveilleusement bien… Enfin ! Wayne Butcher ! Ha ah ! Sacré Sherlock. »


Et, Martha Hudson écarquilla les yeux, et le laissa rentrer. Personne ne l’avait entendu. Mis à part un petit carlin, qui passait par là, une pantoufle à la bouche, l’air de rien. Ouf, pensa Madame Hudson. Si quelqu’un avait entendu ça, la mission de Sherlock aurait été compromise…

Aujourd’hui, Asile des Highlands.


Sa barbe naissante sur le visage, Sherlock fixait le jeu d’échec. En face de lui, Stuart regardait à gauche, puis à droite. Plusieurs fois, il cligna des yeux. C’était très dur de jouer aux échecs face à un schizophrène. Une fois, familière, s’éleva derrière lui, alors qu’il allait roquer pour inverser son roi et sa tour. Pile au bon moment. De dos, un léger sourire apparut sur son visage. Son plan avait fonctionné. Pignon était très gentil. Mais il ne savait pas tenir sa langue, surtout si c’était secret. Cet imbécile avait du se réfugier voir Madame Hudson, à Baker Street et avait du tout lui raconter dans le couloir.
Le meilleur moyen de prévenir sa sœur.

« Tiens... »


Sherlock se tourna, un air flou dans les yeux, comme s’il était sous calmant. En réalité, ça n’était pas le cas. Mais il connaissait assez les effets pour pouvoir les imiter à la perfection. Ses cernes, son teint blême et ses yeux rougit, quand à eux étaient bien réels, et était du à son léger moment de dépression.

« Les sœurs Butcher… Vous êtes ravissantes, enfin, celle avec la salopette beaucoup plus que l’autre… C’est très gentil d’être venu me voir… Qu’est ce qui vous amène… »


Voix traînante, regard vide, mains tremblantes. Tout était parfait. Devant le regard de Nora, un léger clin d’oeil parti. Imperceptible, seulement pour elle.

« Vous savez que c’est dur de jouer aux échecs contre un schizophrène… David est très nul. Mais quand Cynthia prend le relai… Je me fais exploser… Vous m’amenez dans ma chambre ? J’ai du mal à marcher. »


Tendant les deux bras, Sherlock remarqua à cet instant précis, qu’étrangement, Nora ressemblait à Eurus.



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________________________________________ Lun 13 Avr 2020 - 23:27

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    Quand on avait croisé la route de Sherlock, j'avais éprouvé de la pitié pour lui. Il ne semblait pas aller bien. Des cernes au coins de ses yeux. Un teint blême. Des yeux rougis. Il devait vivre de dures épreuves, ici. Mais quand il s'était mis à parler, et qu'il m'avait fait un compliment et un clin d'oeil, je comprenais un peu mieux ce que Eurus m'avait dit sur la fascination qu'avait son frère à jouer la comédie quand il souhaitait obtenir quelque chose. Est ce qu'il était possible qu'il soit ici pour une autre raison qu'un soucis de santé ? Et surtout... est ce que Eurus m'avait conduite dans un traquenard en prétextant que son frère n'allait pas bien ? Je ne savais plus quoi penser.

    Avant d'accompagner Eurus et Sherlock jusqu'à la chambre de ce dernier, j'avais tourné la tête vers l'homme qui était assis et qui souriait. C'était avec lui que Sherlock jouait aux échecs. Il me regardait sans ciller. Qu'est ce qu'il me voulait ? C'était assez flippant d'être autant dévisagé.

    « Vous ne devriez pas rester dans l'Ombre. » me dit-il.

    J'en eu un frisson. Il disait des choses que je ne comprenais pas, tout en me souriant. C'était aussi flippant que d'avoir un clin d'oeil de la part de Sherlock.

    « Si vous croyez en vous, les autres vous suivront. Croire en soi, c'est contagieux. » ajouta t'il.

    Ok. Là il me faisait véritablement flipper. Je voulais dire quelque chose, voir m'en aller, mais je restais là à le contempler. Il ne m'observait plus. Il avait les yeux rivés sur le verre de Sherlock qui était resté sur la table, et qui était à moitié plein. Ou à moitié vide. Ca dépendait comment on voyait les choses. Pourquoi j'avais ce raisonnement ? Rester trop longtemps dans un asile allait finir par me rendre folle !

    « Vous voulez que je vous approche le verre ? » demandais-je, tandis que je voyais Eurus et Sherlock s'éloigner un peu plus de ma vue.

    Je pris le verre, et je le tendis à l'homme. Ce dernier me regarda une nouvelle fois, tout en prenant le verre et en me souriant. Il le porta à ses lèvres et le bu délicatement, en ne manquant pas d'en faire couler sur lui. C'était écoeurant. J'eu à peine le temps de m'écarter qu'il avait levé le verre et qu'il l'avait jeté dans ma direction. A ce moment là, deux hommes habillés en blanc étaient venus pour le maîtriser. L'homme continuait de me fixer.

    « C'est pas moi ! C'est pas moi ! » hurla t'il à plusieurs reprises.

    Puis, il se stoppa. Laissa les gardes le maintenir. Et il me regarda avec un sourire totalement différent. Bien plus effrayant.

    « C'est Patricia. » acheva t'il.

    J'avais rapidement rejoins Eurus et Sherlock, me promettant de ne plus m'éloigner d'eux.

    Après avoir passé quelques couloirs, on était arrivé jusqu'à la chambre de Sherlock. Ici, tout se ressembler. Les chambres se succédaient et étaient fermées par une porte métallique. On aurait dit une prison, sauf qu'il n'y avait pas de barreaux. Juste des portes avec une petite ouverture pour voir à l'intérieur, et des murs. Je n'aurais pas voulu passer la nuit ici. Je ne me sentais pas en sécurité.

    « On ne devrait pas aller signer les papiers ? » demandais-je au frère et à la soeur.

    Après tout, si on était venu c'était pour le faire sortir d'ici, n'est ce pas ? Est ce qu'on ne pouvait pas le faire immédiatement, sans perdre de temps ? Quand on avais franchis le seuil de la chambre de Sherlock, je m'étais dit qu'on n'était pas prêt de rentrer. C'était quoi toutes ces feuilles sur les murs ? Ces plans ? Ces notes ? Qu'est ce qui s'était passé ici ?


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________________________________________ Lun 20 Avr 2020 - 13:15


Holmes Asylum.
En moins d'une minute, Sherlock avait fait un clin d'oeil et un compliment à Nora. C'était beaucoup trop. De la pure provocation. Il cherchait à me faire perdre mon sang-froid, mais j'étais rodée.

Cernes. Teint blafard. Yeux rouges. Tous les symptômes d'un toxicomane ou d'un insomniaque. Je soupçonnais mon frère de jouer la comédie, mais je savais qu'intérieurement, il souffrait de toutes les récentes pertes qu'il avait subies. Il tournait seulement sa détresse à son avantage. Il s'était trouvé une enquête trépidante en Ecosse pour tromper la solitude et l'angoisse. Je n'étais pas dupe. Et j'allais l'aider. Les Holmes se tirent dans les pattes, sauf quand nous avons de véritables problèmes. Après tout, il faut bien une accalmie de temps à autre, afin de mieux affronter la tempête ensuite.

Le schizophrène avait parlé à Nora. J'avais enregistré chacune de ses paroles. Le mot "Ombre" me plongea dans une intense réflexion. J'avais l'impression qu'il était important. Je croisai le regard vide de Sherlock et laissai échapper un petit soupir : si mon frère avait vraiment consommé des substances récréatives, l'affaire serait plus difficile à résoudre. Mais pas impossible. Deux cerveaux ne valent pas toujours mieux qu'un.

Tout en marchant, je soutenais Sherlock par le bras. Il avançait d'un pas lourd et incertain.

"Tu joues ton rôle à la perfection." chuchotai-je à son oreille. "Tu fais très bien le sac à patates."

Nous arrivâmes enfin jusqu'à sa chambre, qui avait tout d'une cellule de prison, aussi terne et déprimante que le reste de l'asile. Il y régnait de surcroît une température glaciale. Pourtant, aucune fenêtre n'était ouverte.

"On ne devrait pas aller signer les papiers ?"

Ignorant la question de Nora, j'enlevai le bras de Sherlock de mes épaules pour le placer autour de celles de la jeune femme. Chacune son tour.

Puis, je m'approchai du radiateur et posai la main dessus. Il était chaud. Malgré tout, il subsistait un courant d'air froid. La fenêtre n'était pas ouverte. Je passai la main devant les jointures de la vitre. Aucun interstice par lequel le vent pouvait s'engouffrer.

J'avais emmagasiné les notes et les croquis innombrables accrochés au mur, au cas où. Je l'avais fait d'un seul regard quand j'étais entrée, mais c'était autre chose qui m'intéressait à cet instant précis.

En même temps que le courant d'air, une odeur de charogne envahit bientôt mes narines.

"Tu ne fais plus de lessive ?"
demandai-je à mon frère, narquoise.

Cependant, l'odeur était plus prononcée que du linge sale. Je commençai par regarder sous le lit et fronçai le nez en apercevant trois rats morts éventrés d'une manière différente. A la place de leurs yeux étaient cousus des boutons. Me redressant, je dévisageai Sherlock. C'était impossible qu'il ignore ce qui se trouvait sous son lit.

"Alors là, je ne comprends pas."

C'était bien la première fois que je prononçais une phrase pareille. J'aurais cru qu'elle serait à jamais bannie de mon vocabulaire. Je clignai des yeux, ébahie, avant de me ressaisir.

"J'ai plusieurs théories, bien entendu." précisai-je d'un ton important. "Soit tu reçois des cadeaux vraiment bizarres de tes camarades, soit tu t'es mis à la couture et à la chirurgie en même temps, soit tu es devenu fou. Mais ça, tu l'es depuis longtemps. Ce sont des gens sains d'esprit dont il faut se méfier, de toutes façons."

Je lâchai la couverture qui retomba vers le sol, cachant les trois petits cadavres puants.

"Dans tous les cas, il faudra demander à la femme de ménage de passer. Tu ne peux pas laisser ce genre de jouets traîner."

Epoussetant mes mains, je me redressai. Le courant d'air était toujours présent. Par moments, le bruit du vent sifflait. Vers la gauche... Vers Nora.

Brusquement, je posai les mains sur ses épaules et la fixai. Elle me lança un regard interrogateur. Je l'incitai à se décaler de quelques centimètres pour poser les paumes contre la tapisserie. Elle se soulevait imperceptiblement au rythme du courant d'air. C'était subtil, très subtil. D'un geste sec, je la soulevai, dévoilant un trou dans le mur, suffisamment grand pour passer, en se courbant.

"Ca non plus, tu vas me dire que tu ne sais pas ce que ça fait là ?"
lançai-je à mon frère, presque blasée.

En réalité, j'étais exaltée. L'enquête se précisait ! Cela faisait combien de temps que nous n'avions pas résolu une affaire en famille ? J'avais l'impression que ça remontait à notre enfance, quand lui se prenait pour un pirate et moi pour l'indienne aux pouvoirs magiques.

Subitement, des flashs traversèrent mon esprit. Je vis clairement des images d'un pensionnat, à l'aspect beaucoup plus neuf. Plusieurs jeunes filles étaient debout en rang d'oignons, toutes vêtues de la même manière : une robe grise informe. Des bonnes soeurs passaient entre les rangs, un bâton en main. J'entendis bientôt des cris plaintifs. Ils résonnèrent contre les parois et éclatèrent dans ma tête, jusqu'à ce qu'il y demeure un écho douloureux.

Haletante, j'éloignai ma main de la tapisserie que j'avais touchée.

"Avant, cet endroit était un pensionnat pour jeunes filles." expliquai-je. "Il s'y est passé des choses horribles..."

Je frémis et déglutis avec peine, avant de croiser le regard de Nora. J'avais ressenti la souffrance de toutes ces enfants pendant une fraction de seconde. Puis, je posai de nouveau les yeux sur le trou sombre et glacial. Il ressemblait à une grotte. Impossible de voir où il menait.

"On en saura davantage en entrant. Tu y es déjà allé, je suppose ?"
demandai-je à Sherlock.

Je n'avais pas spécialement envie de passer la première. Après tout, s'il avait déjà fait un tour à l'intérieur, autant qu'il ouvre la marche ! Quelque peu nerveuse, je massai mon poignet droit, la main qui avait perçu l'écho du souvenir de cet endroit continuait de me lancer. C'était comme un battement infime.

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________________________________________ Jeu 23 Avr 2020 - 14:24

Un code simple, mais toujours efficace...






Les mains dans les poches de sa robe de chambre Ralph Lauren, Sherlock fixa tour à tour Nora. Puis Eurus. Puis Nora. Puis Eurus…
Elle se ressemblaient. Leurs visages se confondaient… C’était troublant. En réalité… Il était complètement défoncé. Sincèrement. Depuis le début.
Pourtant… On aurait pu croire qu’il jouait la comédie. Au départ. Et même lui, en avait été convaincu. Il les avait écrit de manière théâtral, petit clin d’oeil pour l’une et sous-entendu pour l’autre… Seulement… Le déni de réalité était une des caractéristiques des psychotropes.
Tournant un peu de l’oeil, Sherlock regarda les souris que Eurus avaient mis en avant, et il fixa le trou dans le mur à son tour. Quand à ses remarques sur ce qu’elle avait ressenti en touchant le mur… Sherlock restait de marbre. Il avait toujours été jaloux du don de sa sœur. Pourquoi lui n’avait-il pas reçu de pouvoirs ? Pourquoi était-il Batman ? Sans pouvoir, on arrivait à rien, même avec beaucoup d’argents. Les mains toujours dans les poches de sa robe de chambre, il marmonna :

« J’sais pas. J’men fous. »


D’une main tremblante, Sherlock s’avança. Un peu comme un zombie, on pouvait voir cette fois-ci qu’il ne faisait pas la comédie. Fixant Nora, il lui adressa un nouveau clin d’oeil. En réalité… Ce n’était pas une marque d’affection. C’était un tique, qu’il avait généralement quand il était sous psychotrope. C’était le meilleur moyen pour savoir si oui ou non, il était en pleine mesure de ses capacités. Tenant une petite feuille chiffonnée dans sa main, il la tendit à sa sœur. Faisant encore un clin d’oeil, un petite râle sorti de sa bouche. Un râle de fatigue. Il avait envie de dormir. Sur la feuille, on pouvait reconnaître son écriture. Fine, penchée et dont les lettres étaient parfaitement identiques et soignées. Elle était dans une langue codée, que seule les Holmes utilisaient. Les deux premiers mots étaient… Des chiffres.
6 – 1, 6-2 ; 3 -1, 1-1 ; 1000 – 3, 3-4;3-5 ;…. etc.
En fait. C’était basique. Mais c’était pour cela que c’était si dur à déchiffrer. Chaque lettre était désigné par deux paires de chiffres, et les mots séparés par des points virgules. Le premier chiffre, était à écrire en lettre, et le deuxième désignait la position de la lettre.
6 – 1 donnait : Six => Lettre une : S
6 – 2 donnait : Six => Lettre deux : I
3 -1 donnait : Trois => Lettre une : T
1 – 1 donnait : Un => Lettre une : U
1000 – 3 donnait : Mille => Lettre trois : L
3 – 4 donnait : trois => Lettre quatre : I
3 – 5 donnait : trois => Lettre cinq : S
Ce qui donnait, le tout traduit :

« Si tu lis ses notes, c’est que je suis certainement dans un état second. Cela fait maintenant quelques heures que je suis arrivé sur les lieux, et il me semble important de te préciser plusieurs points. J’ai fait une découverte, mais je ne peux pas t’en parler dans la mesure où ce petit bout de papier tomberait entre de mauvaises mains et que notre code puisse être rompu. La probabilité reste faible, mais elle est quand même présente. Pour assurer la couverture totale de l’opération, j’ai du prendre le traitement donné. Après une courte recherche, il semblerait qu’une simple injection d’adrénaline soit nécessaire pour dissiper plus rapidement les effets du traitement. Tu trouveras une seringue, sous la moquette. Latte de parquet 4, en partant de la gauche. Normalement, l’adrénaline ne devrait pas interférer avec le traitement. Je mettrai je pense, si mes calculs sont exact, environ 20 minutes avant de retrouver toutes mes capacités. Je suppose que tu n’es pas venue seule. Dit bonjour à ta petite chérie pour moi, Sherlock. »


A l’issue de la lecture, Sherlock pouffa un peu. Il avait beau être sous psychotrope puissant, il arrivait tout de même à se rappeler de la fin du message. Les mains toujours dans les poches, d’un pas lent, il se dirigea vers la fenêtre. C’est vrai que c’était puant.

« Ca pue. C’est pas la meilleure enquête de ma vie. La meilleure enquête de ma vie, c’est quand John s’est fait mordre par un malinois. Vous auriez vu sa tête. Qu’est ce que tu fais avec ce papier ? »


Ah oui. C’était lui qu’il lui avait donné. S’asseyant sur le lit, Sherlock se massa les tempes. C’était très dur d’avoir les idées claires. Il avait eu un plan pour se sortir de cette situation, mais il ne se rappelait pas lequel… Regardant autour de lui, il chercha la solution. Son cerveau fonctionnait à 5 % de ces capacités réelles.

« Tiens, tu as amené ta chérie ? Où est la mienne ? Tu me l’as prête ? »


Il cligna plusieurs fois des yeux. Il n’était plus que l’ombre de lui même. A ce moment précis, un corbeau rentra dans sa chambre, attiré par l’odeur des souris mortes. Sherlock battit des bras pour les protéger.

« Pas les preuves ! Va t’en ! Casse toi d’la ! Tiens ! »


Le réflexe encore bon. Toujours là. Comme Captain America. Sa main gauche attrapa la seule chaise de la pièce. Dans un mouvement parfait de tennisman, il tourna sur lui même et envoya la chaise de toute ses forces à travers la pièce. Cette dernière frôla Nora, mais percuta le corbeau dans un bruit sinistre. L’animal poussa un dernier soupire. Sherlock, le regard un peu vitreux, s’applaudit lui même.

« Bravo Sherlock ! Cette fois-ci t’as tué Lily ! »


Aïe. Il le savait, les psychotropes étaient en train d’augmenter en présence dans son cerveau. Allant vers le corps du corbeau, il l’attrapa comme un oiseau blessé, et, avec la tête d’un enfant se dirigea vers la fenêtre.

« Regard, Eurus, on l’a soigné. On l’a guéri. On a guéri la petite Lily. »


Et, s’avançant vers la fenêtre, il jeta l’oiseau, pour qu’il s’envole. Mais, ce dernier, bien mort, plongea en piqué. Sherlock ne le vit pas, et il se contenta de fixer, un regard assez vide, la fenêtre de sa chambre.

« C’est beau. Eurus ! Maman a fait des gâteaux ! Viens ! On va tous les manger avant Mycroft ! Il faut qu’il maigrisse ! »


Sa référence au problème de poids de Mycroft, faisait qu’en réalité, il se croyait dans une époque bien plus vieille qu’actuellement. Attrapant la main de Nora, il la fixa dans les yeux. Vitreux. Injecté de sang, avec un sourire niais.

« Maman. C’est moi qui est tué le chien. C’était un accident. Excuse moi. Tu accuses Eurus à tord. »


Barberousse. Une des clefs de son esprits. Sherlock cligna des yeux. La réalité était fluctuante. Ses yeux regardèrent Nora, qui reprit son visage normal, et il lâcha sa main. Tournant vers Eurus, il vacilla.

« Papier. »


Il lui désigna son papier. Mais elle semblait l’avoir déjà lu.

« Mur. Attention. Pas normal. Spécial. Adré. Adré. Vite. »


Il tomba à genoux, la main dans celle de Nora qu’il avait encore saisie. Ses yeux redevinrent un peu troublé, il était reparti au pays des délires.

« Pourquoi Crofty est pas là maman ? »


Soudain, et sans prévenir, Sherlock se leva, et, tout en courant presque, il passa par l’interstice du mur. Disparaissant à l’intérieur, extrêmement agile pour quelqu’un de normal.





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________________________________________ Jeu 30 Avr 2020 - 17:07

J'ai le plan le plus parfait qui soit !
Je t'assure, j'ai trouvé des idées lumineuses grâce à Socrate.
Il suffit qu'on entre dans l'Asile. Qu'on demande à le voir.
Qu'on signe un papier. Et on le ramène avec nous !


    Je ne voulais plus entendre parler de Patricia. Ou de qui que ce soit à l'extérieur de ces murs. Je m'étais dit que pour le restant de la journée, je resterais dans mon coin à écouter les autres parler. C'était vraiment une mauvaise idée de s'être approché de l'un d'entre eux. Finalement, l’Écosse c'était beau, mais de l'extérieur.

    En parlant de l'intérieur, il y avait des rats morts. Il y avait de mauvaises odeurs. Et aussi un trou dans le mur. Qu'est ce qui s'était passé ici ? Il n'y avait aucune explication censée et logique à tout ça. Pourquoi j'étais venu ? Et la véritable question résidait dans le fait qu'on était encore ici, au lieu d'emmener Sherlock avec nous à l'extérieur. Qui plus est, il ne semblait plus du tout en possession de ses moyens. La folie s'était elle emparée de lui ?

    J'avais détourné mon regard de lui afin d'observer Eurus Holmes. Elle avait approchée sa main de la tapisserie et elle s'était mise à la toucher. Elle se comportait d'une manière étrange. J'avais la sensation que quelque chose n'allait pas. Comme si elle était perturbée par le simple fait de poser sa main sur la tapisserie.

    Elle nous expliqua où on se trouvait. Il s'agissait d'un pensionnat pour jeunes filles. Apparemment, il s'y était passé des choses horribles. Quand la jeune femme se détacha du mur et croisa mon regard, j'en eu un frisson. J'avais envie de lui poser la question qui me brûlait les lèvres. D'ordinaire ça m'aurait sans doute échappé, mais là j'avais promis de ne plus parler et d'écouter. Je ne savais pas combien de temps je tiendrais.

    Quoi qu'il en soit, les deux étaient décidés à entrer dans ce tunnel. Quant à Sherlock, il me prit la main et partit dans une tirade sans sens, avant de s'élancer vers l'inconnu. Je restais bouche bée.

    « Tu n'as pas l'impression qu'il a quelque chose de différent ? » demandais-je à Eurus.

    Sans ajouter quoi que ce soit, je m'engouffrais à mon tour dans le trou, mais la jeune femme eu la même idée que moi et on se bloqua mutuellement. J'hésitais entre rire par le ridicule de la situation ou lui rouspéter dessus pour être passée en même temps que moi. Après tout elle avait du voir que je m'étais avancée, n'est ce pas ? Faut dire que je ne l'avais pas vue s'avancer, elle. Mais bon...

    « Tu... attends. » lui dis-je en tentant de me reculer, avant de lui laisser la place.

    J'avais tout de même souris. C'était une situation totalement absurde.

    « On y arrivera mieux l'une après l'autre. » repris-je. « Après toi. »

    J'avais accompagné ma phrase d'un geste de la main. Jules faisait souvent ça avec moi, de me laisser passer la première. Quand Eurus passa devant, j'avais l'esprit ailleurs. Je pensais à Jules et à sa façon de faire. Puis, je m'étais posé une question cruciale. Passer dans un couloir sombre, ok, mais comment qu'on pourrait voir une fois à l'intérieur ?

    « Vous ne voulez pas qu'on prenne quelque chose pour voir à l'intérieur ? » demandais-je en les rejoignant.

    Je sentis quelqu'un m'agripper un poignet et me plaquer délicatement contre le mur. Puis une main se posa sur mes lèvres. Mon coeur s'accéléra. On voulait m'empêcher d'avancer et de parler. J'avais déjà fait suffisamment de pas pour être totalement plongée dans le noir. N'empêche, j'avais raison. On aurait du prendre quelque chose pour éclairer cet endroit.

    J'hésitais entre tenter de parler ou ne rien faire. Me débattre serait aussi une solution. Mais qui me bloquait ? J'avais le coeur qui s'était accéléré. Sans doute parce que je sentais le danger face à moi. Je devais me débattre. Ca serait la solution idéale. De toute façon, il fallait que je fasse quelque chose.

    « Tu as peur dans le noir ? » me susurra à l'oreille la jeune femme qui m'avait stoppée dans mes mouvements.

    C'était Eurus Holmes. J'aurai du m'en douter. Elle me libéra le poignet, et je vis un petit faisceau lumineux entre nous. Elle tenait une minuscule lampe de poche. Dans un sens, je me sentais rassurée.

    « Une cambrioleuse a toujours ses effets sur elle. » dit-elle.

    Elle avait effectivement eu son petit effet sur moi. Enfin dans le sens où elle avait réussi à me surprendre. Mais je ne pouvais toujours pas parler. Comptait-elle garder sa main tout contre mes lèvres et me faire taire indéfiniment ? Je la fixais pour lui faire comprendre que quelque chose n'allait pas. Elle prendra un air faussement innocent.

    « Tu veux peut-être que je te libère ? » demanda t'elle d'une voix suave.

    Je me libérais moi même. Après tout, elle ne me tenait plus le poignet.

    « Vous comptez vous y mettre à deux contre moi ? »

    D'ordinaire je ne devais subir qu'un seul Holmes. Mais là je sentais que les deux allaient me faire regretter d'être venue.

    « Oh je pense que je peux m'occuper de toi toute seule. » dit-elle d'un ton taquin.

    J’eus un petit sourire, avant de secouer la tête. Enfin non, je n'avais pas spécialement souris. J'étais juste énervée, mais radieuse dans mon énervement.

    « Pointe le faisceau par là. » dis-je en indiquant du bout du doigt le tunel face à nous qui était très peu visible.



    Pair : Le tunnel n'est pas très grand et au bout, un escalier. Sur les parois il y a de très nombreux chiffres qui ne représentent rien pour Nora, mais pour toi ça signifie quoi ?

    Impair : Pareil que pair. Mais il y a aussi des photos accrochés sur les parois du tunnel. o_O Parmi ces photos on peut reconnaître certaines personnes. Pour la plupart vous ne voyez pas qui ils sont. Pour d'autres, leurs visages sont familiers. Normal... après tout, tout le monde ne connait pas le visage de tous les membres de sa famille depuis que la photographie existe, n'est ce pas ?


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Un gamin & une fille au poing...
Ca va le faire ? Ou il faut commencer à prier ?
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Eurus J. Holmes



« Laissez tomber l’aïoli,
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Eurus J. Holmes


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________________________________________ Mer 6 Mai 2020 - 10:57


Holmes Asylum.
J'avais obtempéré à la directive de Nora, mais pas immédiatement. J'avais tout d'abord laissé le faisceau de la lampe dirigé entre nous, de sorte à rendre mon visage légèrement effrayant tandis que je souriais.

Puis, je m'étais éloignée d'elle pour m'avancer dans le tunnel. J'avais pris la tête de la marche puisque j'étais la seule à être suffisamment bien équipée pour l'exploration d'un lieu insolite.

"Détends-toi, Nora. Tu as l'air nerveux. Si jamais il y a un danger, tu ne seras pas préparée à l'affronter dans ton état." la taquinai-je sans la regarder.

Mon frère était bien silencieux. Sans doute que l'injection d'adrénaline était en train de faire effet en se diffusant dans son organisme. J'avais trouvé la seringue sous la latte du parquet, comme indiqué dans son message. Après une hésitation, je lui avais administré le traitement sans aucune délicatesse.

Nous marchâmes un petit moment dans le tunnel. Mentalement, je comptai le nombre de minutes. Au moment que j'estimai adéquat, je pivotai brusquement vers Sherlock et braquai ma lampe sur son visage.

"Je suppose que l'adrénaline fait effet. Je peux avoir à nouveau une conversation décente avec mon frère."
dis-je d'un ton acide.

Sans prévenir, je lui envoyai une gifle bien sentie.

"Tu as intérêt à avoir une bonne explication pour t'être drogué. Et ne me dis surtout pas que c'est pour décupler tes facultés, car tu avais l'air d'un chimpanzé abruti !"

J'étais à deux doigts de lui administrer une autre baffe, bien plus efficace qu'une injection d'adrénaline, mais je me ravisai.

"Etait-ce pour te fondre dans le décor ?" s
ongeai-je à haute voix.

Cette hypothèse était irrecevable, étant donné que Sherlock savait fort bien jouer la comédie. Faire semblant d'être drogué valait mieux que de l'être véritablement, puisqu'il restait en pleine possession de ses moyens. Son comportement avait été si stupide ! Il devait aller très mal pour se laisser sombrer à ce point. J'avalai ma salive et fronçai les sourcils, la torche toujours levée vers lui. Je voulais lui montrer que j'étais à la fois mécontente et déçue.

Puis, je repris mon chemin. Peu à peu, je m'aperçus que des photographies étaient accrochées aux parois du tunnel. Elles représentaient des gens, en famille. Et pas n'importe quelle famille... Mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines quand je crus reconnaître mes parents. Plus jeunes, ils se tenaient sur une plage. Ma mère portait un chapeau en paille à larges bords et mon père des lunettes de soleil. La photo était en noir et blanc, comme beaucoup d'autres, nettement plus anciennes. Sur celles-ci, je ne reconnaissais pas les gens. Elles étaient reliées entre elles par des cordons rouges qui se rejoignaient tous sur une photo de famille prise à Noël quatre ans plus tôt, la dernière fois que nous avions tous été réunis avec nos parents, Mycroft, Sherlock et moi.

Un frisson me parcourut. Je m'approchai et levai la lampe afin de m'imprégner de chaque détail.

"C'est toi qui...?"

Ma question resta en suspens. Je doutais que Sherlock soit l'instigateur de tout ceci. Ca me paraissait incohérent.

"Mon frère, je crois que tu es tombé dans un piège."
murmurai-je, traversée par un courant d'air glacial.

Il avait cru venir dans cet asile pour résoudre une affaire, et il était tombé à pieds joints dans un filet taillé sur mesure pour les Holmes.

Je tournai le faisceau de la lampe vers le bout du tunnel, et découvris qu'il se terminait par un escalier. C'était de là qu'émanait le courant d'air glacial. Je décidai de me focaliser sur la paroi pour l'instant. Je posai la paume contre la photographie nous représentant. Rien. Je touchai les autres photos l'une après l'autre sans davantage de succès.

"J'espérais obtenir de plus amples renseignements sur celui qui est derrière tout ça, mais apparemment, la psychométrie ne fonctionne pas. Ca va rendre heureux quelqu'un..."
dis-je en coulant un regard vers mon frère qui était hermétique à l'ésotérisme.

Malgré tout, je réessayai, posant la main sur les photos en faisant le vide autour de moi et en fermant les yeux.

"Nada." fis-je, contrariée, en soulevant les paupières. "Hum... je pense que mes capacités marcheraient beaucoup mieux si Nora enlevait un vêtement."

J'adressai un regard espiègle à la jeune femme, avant de le poser sur mon frère. Je ne manquais jamais une occasion de la taquiner, surtout en pareil moment : ça permettait de détendre l'atmosphère.

"Je crois que c'est le moment de faire ton détective." lançai-je à Sherlock. "Que le spectacle commence !"

Je le désignai avec grandiloquence et sarcasme, même si en réalité, j'espérais qu'il avait une piste, car ces photographies ne me disaient rien qui vaille.

"Louloute !" s'écria une voix dans mon oreille. "Désolé y avait un épisode spécial du Frozen Wine qui vient de sortir en streaming. Du coup j'ai zappé que j'avais l'oreillette ! Tout va bien ?"

"R.A.S." répondis-je, ne souhaitant pas l'alarmer inutilement tant qu'on n'en savait pas davantage. "Je te recontacte au cas où."

Je coupai la communication tout en éclairant toujours le mur de photos.


PAIR : des insectes ressemblant à de grosses blattes sortent du mur, et s'approchent de nous d'un air menaçant. Ils n'ont pas un comportement normal de blattes. O_o

IMPAIR : On entend un murmure émaner du bas de l'escalier, qui semble être transporté par le courant d'air. Ca dit : "Veneeeez. Veneeeez faire péniteeeence !" O_o
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________________________________________ Ven 8 Mai 2020 - 15:24

Un code simple, mais toujours efficace...






Sherlock était d’abord tombé au sol. L’adrénaline n’avait mis que quelques minutes à faire effet, mais les effets des drogues étaient encore puissants. Les molécules d’adrénaline mirent quelques minutes supplémentaires pour se fixer aux autres. Très lentement, et dans un mouvement assez las, Sherlock se releva. Pour être accueilli par Eurus, et… C’était qui elle ? Ah. Il l’avait déjà vu, chez lui. Mais, il n’arrivait plus à mettre son nom sur elle.
Une gifle partie, le visage de Sherlock aussi, avec assez de violence, sur le côté.

« Bonjour, Eurus. »


Elle lui parla de facultés. De chimpanzé. Est-ce qu’elle lui racontait l’histoire de ce singe assez savant qui était aller à l’Université ? Sherlock cligna des yeux un moment. Lentement, très lentement, le décor autour d’eux réapparut normalement. Terne, morose et surtout très net. Le regard de Sherlock balaya la salle d’un seul coup d’oeil et il déclara simplement :

« Je vois que plus tu vieillis, plus tu ressembles à Maman. C’est bien. »


Sherlock émit un petit ricanement. Les photos, tout autour, représentaient les membres de leur famille. Et… Depuis très longtemps. Juste derrière lui, un homme était en photo avec une pipe, et un grand habit de chasseur écossais, avec également ce chapeau ridicule que tout le monde adorait qu’il mette. Son aïeul dont il avait hérité le prénom. C’était très inspirant d’ailleurs d’être ici. Même si… C’était assez glauque. Quand Eurus posa la main sur le mur et les photos, ses yeux brillèrent d’espoir. Il l’avait fait venir pour ça. Il s’était arrêté ici dans l’énigme. Son don, lui était plus qu’utile et… La lumière d’espoir dans ses yeux s’éteignit.

« Très drôle. Cesse donc de tourmenter cette pauvre Nora, et accepte ton incapacité à gérer cette situation tout comme moi. »


Sherlock soupira. Finalement, elle ne lui serait d’aucune utilité. De plus ce n’était qu’un poids pour lui. Et elle avait aussi décidé de ramener une autre personne. Qui n’avait pas l’air bien plus vif qu’eux. Si ce n’est beaucoup moins.

« Je suis ici pour une raison précise, et je ne partirai pas d’ici sans avoir trouver la solution. »


Tout en marquant le long du tunnel, Sherlock caressa le mur. L’aspect était normal. Durant toute sa convalescence ici, il n’avait fait qu’inspecter encore et encore cette pièce. Elle avait été créé pour lui sur mesure. Pour Sherlock Holmes. Et il n’arrivait pas à résoudre ce mystère. Appeler sa sœur avait été l’unique solution. Et visiblement, ça ne menait à rien. Arrivé au pied de l’escalier, Sherlock regarda la porte face à lui. Pas de serrure, pas de poignée. Juste une tâche de sang. Lisse, froide, terrifiante, elle se dressait plus haut qu’eux, étant sur la dernière marche de l’escalier. Sherlock se retourna.

« Je l’ai appelé… La Porte à la Tâche. Original non ? Origine, certainement humaine. Projection latérale. Personne effrayée, en même temps, ça se comprend, vu l’endroit ! Le piège idéale non ?! »


Sherlock se retourna vers Nora et Eurus. Il était… Excité. Ce mystère le rendait réellement fou de joie. Tellement, qu’il descendit et remonta les marches plusieurs fois, passant à côté de Nora et Eurus en les bousculant à plusieurs reprises.

« Ce piège est fabuleux, et il se ressert. On est en train d’arriver au bout. Je veux savoir ce qu’il y a derrière cette porte. Et on va y arriver tu sais pourquoi ? »


Sherlock s’arrêta au milieu de l’escalier, face à Nora. Il l’observait d’un air joyeux, comme à l’ouverture des cadeaux de Noël.

« Parce que tu nous as ramené ce qu’il fallait. Un catalyseur. Quelqu’un capable du meilleur sans le savoir ! C’est d’eux que partent les idées. C’est grâce à eux qu’on résous les énigmes. Ils disent quelque chose d’anodin, et en fait, c’est le chemin vers la clef, la vérité ! Alors. »


Sherlock resta face à Nora, et lui montra la porte avec le pouce. Tout en parlant très vite, il surenchérit plusieurs fois.

« Que voyez vous, Miss Salopette ? Hm ? Une porte ? Une tâche de sang ? Un piège ? Un endroit lugubre ? Accueillant ? Rassurez vous, je ne suis pas fou, j’accumule les éléments. Si vous étiez une porte, sans serrure, sans poignée, sans mécanisme apparent, comment vous vous ouvrirez ? Hm ? »


Sherlock attrapa la main de Nora. Elle était douce, mais il n’en tint pas compte. Toujours dans l’escalier, bien trop étroit pour tout le monde, il essaya d’ouvrir Nora comme si sa main était une poignée. Puis, il l’a mis derrière son dos. Très doucement et sans sensualité ni violence, pour qu’elle ne soit pas oppressée.

« Voilà. Pas de poignée. Par de serrure. Une tâche. Des portraits. Un manquant. Alors, Miss Je-Sais-Tout ? »


Il s’était retourné vers sa sœur. Depuis qu’elle était arrivée, elle n’avait fait que lui faire des reproches. Elle était douée, pour ce genre de chose. Ses yeux se posèrent sur elle, et finalement, il déclara d’une voix sombre et mauvaise :

« J’ai pris le traitement parce que ça m’a fait du bien. Ca m’aide à oublier beaucoup de chose. Mon ami mort, mon ex, le secret de ma sœur et mon échec personnel sur cet enquête. Ca devrait être suffisant pour s’envoyer en l’air une bonne dose de calmant psychotrope non ? »


Mais… Alors qu’il parlait, Sherlock sentit quelque chose sur grimper sur ses jambes. A ses pieds, des blattes étaient en train de grimper peu à peu. Ca chatouillait. Elles n’étaient pas dangereuse, à petite échelle, mais… Elles pouvaient les étouffer.

« Voilà qui devait mettre une pression supplémentaire sur vos épaules pour nous sortir de cette situation. »




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________________________________________ Mer 20 Mai 2020 - 20:49

J'ai le plan le plus parfait qui soit !
Je t'assure, j'ai trouvé des idées lumineuses grâce à Socrate.
Il suffit qu'on entre dans l'Asile. Qu'on demande à le voir.
Qu'on signe un papier. Et on le ramène avec nous !


    « Vous avez perdu quelqu'un ? » demandais-je à Sherlock.

    Il venait d'évoquer qu'il avait pris son traitement pour oublier la mort d'un ami, son ex... je ne savais rien de lui. J'ignorais par conséquent qu'il avait une ex. Enfin, qu'il avait été avec quelqu'un.

    « Quel secret ? » ajoutais-je.

    Car oui. Ce que je savais de lui, c'était qu'il avait une soeur. Une seule et unique soeur. Du moins, si on ne m'avais pas mentis. A dire vrai, on ne m'avait jamais dit combien qu'il en avait. Mais Eurus parlait toujours de Sherlock en disant qu'il était son frère. Pas qu'elle en avait plusieurs, ou qu'elle avait des soeurs. Par conséquent, ils devaient être que deux. Du coup, le secret concernant sa soeur, concernait Eurus. Je me demandais bien ce qu'il avait pu apprendre sur elle, qui le mettait dans un pareil état.

    « Vous êtes un grand détective. » lui assurais-je.

    D'accord. Il était bizarre. Très, même. Mais j'avais déjà entendu parlé du fait qu'il était un grand détective. Et si il y avait bien un point sur lequel je pouvais lui remonter le moral, c'était celui ci. Enfin... si il promettait de ne plus jamais me forcer à lui trouver une enquête et à me mettre ce gars bizarre dans les pattes. Voir, si il promettait de ne plus jamais se comporter bizarrement. Il était plutôt flippant comme détective. Est ce qu'ils étaient tous ainsi ?

    En parlant de choses bizarres, je préférais qu'il ne me prenne plus la main. J'aimais avoir les mains libres. C'était une question d'habitudes.

    « Si c'est une porte, il doit forcément y avoir une serrure. »

    Il avait sans doute mal regardé. Mais quand j'avais pris sa place pour mieux voir, je ne voyais rien de plus qu'une porte. Et cette tâche qui semblait être du sang. Est ce qu'on ne devrait pas tout simplement partir ? Bien que quelque chose dans tout ça m'intriguait. Ca me titillait. Est ce que je prenais goût aux enquêtes ?

    « Avec de la dynamite on pourrait forcer la porte. » précisais-je.

    C'était moi qui proposait cela ? Déjà, si on voulait rester discret, ce n'était pas une bonne idée. Ensuite, on n'avait pas de dynamite sur nous. Et enfin... fallait vraiment que j'arrête de regarder des western.

    « Pourquoi vous ne faites pas appel à quelqu'un ? »

    A peine j'avais prononcé cette phrase, que quelque chose s'était mis à grimper sur Sherlock. Ce dernier enchaina en nous faisant remarquer qu'on avait désormais une pression supplémentaire. Qu'est ce que c'était que ces bestioles ?

    Quoi qu'il en soit ma question précédente était surement stupide, car il avait fait appel à nous. Enfin, à sa soeur pour être plus précis. Moi j'étais là juste parce qu'elle ne voulait pas venir seule. Je pouvais la comprendre. Enfin... dans le cas où il lui faisait autant peur qu'à moi. En tout cas, on était dans une impasse. Et je ne voyais qu'une solution pour nous en sortir. Mais avant cela, peut-être qu'on pourrait régler le soucis des créatures ?

    Ce fut à ce moment là qu'une main se posa sur mon épaule. Et contre toute attente, je poussais une légère exclamation... toute légère...

    Bon...

    D'accord...

    J'avais "légèrement" poussé un cri. C'était pas dans mes habitudes. Mais peut-être que l'excitation de l'enquête et tout ça...

    Quoi qu'il en soit, un homme se tenait désormais juste à côté de moi, une main sur mon épaule. Nos regards se croisèrent et il m'adressa un magnifique sourire.

    Pendant ce temps, Sherlock qui n'avait pas bougé, avait réussi à se débarrasser de ces bestioles. Comment qu'il faisait ? Elles ne faisaient que passer ?

    L'homme ôta sa main de sur mon épaule et regarda Eurus, tout en lui souriant à son tour. Il faisait quoi là ? Et enfin, il tourna la tête vers Sherlock et il ne lui adressa pas le moindre sourire. Qu'elle impolitesse...

    Il savait garder son sang froid. Aussi bien face à des petites créatures, qu'à une immense créature tel que Cookie.

    « Qu'est ce qu'on a là, ma Gazelle ? » me demanda t'il avant de s'approcher de la porte.

    Cookie. C'était l'entraîneur d'Olympe et aussi un ami. J'avais fait appel à lui par la pensée. Enfin, j'avais simplement pensé à lui et il était apparu. Je ne savais pas qu'il viendrait aussi vite. A dire vrai, je voulais d'abord demander à Eurus et à Sherlock si je pouvais l’appeler. Mais tout s'était enchainé trop vite. Quoi qu'il en soit, il était là maintenant. Et lui, il pourrait nous aider à forcer cette porte.

    « C'est une tâche de sang. » précisa t'il.

    « On sait. » lui répondis-je. « On en était resté à cette déduction. »

    Ca ne semblait pas l'impressionner, mais en tout cas ça l'amusait beaucoup. Je levais les yeux au ciel. Ne pouvait-il pas rester concentré.

    « Je pourrais vous faire apparaître de l'autre côté. Ca serait bien plus facile. Et puis on m'a un peu fait venir pour ça, n'est ce pas ? »

    Sans nous laisser le temps de répondre, il approcha d'un geste de la main Sherlock de lui, et de moi. On se retrouva assez vite collé l'un à l'autre. Puis, il fit un petit geste de la main à Eurus, et lui adressa un magnifique sourire. C'est bon là. Il pouvait arrêter de sortir le grand jeu. On avait juste besoin de passer de l'autre côté. D'ailleurs, une fois Eurus avec nous, c'est ce qu'il fit. Et on se retrouva une fois encore plongé dans le noir. C'était un espace assez réduit et sans la moindre source de lumière.

    Mais heureusement, Eurus avait toujours sa lampe de poche et du coup, on pouvait voir qu'autour de nous, il n'y avait rien à part quatre murs. Enfin un des murs était composé d'une porte métallique. Avec exactement la même tâche de sang au même endroit. Et nous, on était véritablement à l'étroit.


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Ca va le faire ? Ou il faut commencer à prier ?
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