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 Breathe [pv — Samuel A. King]

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________________________________________ Mar 13 Oct 2020 - 9:24




Breathe



C
e n’est pas grave. Elle essaie de se persuader elle-même que les choses n’ont rien d’important, qu’elle peut continuer d’avancer, cesser d’y penser. La lettre est, pourtant, inscrite en lettres de feu, dans son esprit. Elle ne peut l’ignorer. Chaque fois que ses yeux se ferment, elle dessine les lettres, les arrondis des boucles, les piques des pointes, les points griffées en vitesse, en fin de phrase. Elle se souvient des mots, imagine l’intonation, l’intention, la puissante main qui glisse sur le papier au lieu de frapper le clavier, comme la nouvelle époque le veut. Coincé dans une vieille école qui n’ose pas le recracher, qui le pousse à croire qu’elle ne lira pas le mail, mais qu’elle ne pourra pas s’empêcher d’ouvrir sa lettre. Ce qui n’est pas loin de la vérité.

Les doigts pincés sur les draps blancs, Liliann inspire l’air aseptisé de sa chambre d’hôpital, essaie de remuer, un peu, à peine, de cacher les intentions qui l’étreignent pour que personne ne l’empêche de faire. Néanmoins, la brune n’arrive pas encore à s’extirper du lit, à prendre sa liberté, en somme. Elle reste bien calée sur le matelas, contre son gros oreiller, les yeux fixés sur le plafond et elle appelle. Elle appelle celui qui a osé faire ce qu’elle défendait, sans aucune autorité, rendant curieuse une chose qui aurait pu être anodine.

Au fond, qu’est-ce que ça change ?

C’est la question qui s’impose à elle alors que les cheveux blonds reviennent dans son champ de vision. Elle se demande quelle est la différence pour le reste du monde. Lettre ou pas, que comprendront-ils de tout cela ? Il ne reste plus qu’elle et ses faux souvenirs, coincée dans un passé qui n’a pas existé. Le reste du monde a oublié, laissé tomber. Les mots n’ont de sens que pour elle, que pour lui, pour Ben peut-être aussi, mais elle ne lui donnera, jamais, ce bout de papier. Lili inspire une nouvelle fois, sans comprendre ce qu’elle doit faire, maintenant. Ce que cette lettre changera à sa vie et à sa vie seulement.

Les aveux de son collègue lui arrachent un sourire faible, empli de sa tristesse habituelle, mais c’est sans aucun jugement dans le regard qu’elle pose ses yeux noirs sur Samuel. Au fond, ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Qu’il l’ait lue ou non, cela ne change rien, absolument rien. Peau d’âne n’a plus sa capuche poilue pour se dissimuler du monde, fuir la vérité, alors elle se redresse un peu, dans son lit, se cale mieux pour s’asseoir un peu, et tend la main à son collègue. Elle a besoin de savoir qu’elle ne parle pas, ou plus, à des ombres qui ne sont pas là.

« Ce n’est rien, ce n’est pas grave. »

Elle essaie de trouver la force de nier ce qu’il dit, mais au fond, elle sait qu’il n’a pas tort, le blond. Son était n’était déjà pas bon avant, mais la lettre n’a rien arrangé. Elle a ramené les longues insomnies, les nuits passées à contempler le plafond, sans réussir à dormir, de peur de se jeter elle-même dans les cauchemars les plus sombres, d’inquiéter ceux qui ne doivent pas s’inquiéter pour elle. Les mots ont réussi à éloigner l’envie de manger, même faire à manger pour les autres amenait, sur ses lèvres, d’horribles nausées. Mais elle le faisait quand même.

Elle sait, maintenant, qu’elle ne le pourra plus.

« Il ne me veut pas de mal, nie-t-elle, du mieux qu’elle peut. Je me rends compte, maintenant, que ça ne change rien. Même s’ils la lisent, ils ne comprendront pas le problème. Quel problème ? Même moi, je ne sais plus, je suis perdue. Merci. »

Liliann s’empare de la lettre qu’il lui remet et la pince un peu fort, entre ses longs doigts sombres. Les mots s’imposent à elle à nouveau, la demande de pardon, encore, l’envie de revenir dans sa vie, le besoin inexistant de venir chercher quelque chose, dans leur grande maison. Elle pince les lèvres sur l’arrière-goût de déjà-vu qui l’assaille. Quelqu’un a, un jour, écrit pour elle qu’elle devait lui pardonner, tendre la main et prendre la sienne, ne plus penser à hier. Aujourd’hui, les faits semblent plus graves, inscrits dans sa chair. Elle ne veut pas le voir, car elle sait que, face à lui, elle ne saura pas lui dire non, lui en vouloir.

« Merci, Samuel. Ton amitié me touche, vraiment. Mais tu ne dois pas t’inquiéter, je vais bien. Ils te le diront, les médecins, ce n’est rien de grave. Je dois en faire moins et dormir plus. Je le sais, je le ferai. »

La brune n’a pas besoin des docteurs pour connaître la nature de son mal. Elle a passé les derniers mois à courir dans tous les sens, à tout faire pour s’occuper l’esprit loin de ses réminiscences, pour rendre la vie des autres plus légère ou intéressante, au mépris d’elle-même. Elle s’est oubliée pour penser aux autres, incapable de fermer les yeux sans penser au passé, de se poser cinq minutes sans se perdre au creux d’hier. Elle sait qu’elle ne peut plus continuer ainsi, que son corps ne le supportera pas. Au fond, elle s’en fiche. Elle pourrait le faire, Lili, continuer jusqu’à implosion. Mais elle ne le fera pas. Elle doit quitter le garage et se réfugier dans sa grande maison. Là-bas, si son père décide de donner vie à ses menaces, il ne pourra toucher qu’elle et personne d’autre. C’est mieux ainsi.

« Personne ne me fera de mal, assure-t-elle, avec toute la conviction du monde. »

Parce que Lili s’en fiche, au fond, de tout ce qui peut la toucher elle. Le seul mal qui la dérange est celui qui étreint les autres, qu’il soit à cause d’elle ou non.

« Aide-moi à sortir de là. Les médecins perdent leur temps sur moi, ils ont mieux à faire ailleurs. Rentrons, avant que Gajeel ne s’en rende compte. »

Elle ne veut pas avoir à expliquer à son patron pourquoi ils ont quitté, tous les deux, leur poste à peine arrivés. Liliann tend, alors, une nouvelle fois la main vers Samuel. Posée, elle a du mal à bouger, les membres coulés dans le béton, mais elle sait qu’une fois que ses rouages se seront remis en mouvement, aidés par son collègue, elle pourra se lancer à nouveau, se mettre en marche, avancer. Il ne lui faut qu’un petit coup de pouce.

« Je t’expliquerai certaines choses, si tu le souhaites, mais pas ici. »

Lili a, soudain, peur que les dossiers, à son nom, ne soient couverts des choses qu’elle ne veut pas affronter, d’un passé ancien, pendant lequel elle n’était qu’une enfant innocente, et celui, plus récent, d’une femme qui a donné vie pour mieux la reprendre. Elle ne veut pas voir, dans le regard des médecins, les questions et la compassion. Dans son état, la brune ne pourrait pas le supporter.

« S’il te plaît, souffle-t-elle, ses yeux noirs fixés dans ceux de Samuel, en essayant de se lever à nouveau. »

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________________________________________ Jeu 22 Oct 2020 - 22:30

Breathe

Le jeune lion à les yeux poser sur Lili, qui était en train de serrer les draps blanc. Il s'en voulait un peu d'avoir briser sa confiance, mais elle était tellement en détresse, il ne savait pas réellement quoi faire pour qu'elle aille mieux. Un silence c'était tout de même engager même si c'était de cours instant. Cette chambre sentait le propre. Du moins le désinfectant, s'était pas une chose qu'il appréciait mais, très vite Samuel avait oublié cette odeur. Surtout quand Liliann posa ses yeux noir sur lui, elle avait un peu de mal à se redresser. Il se sentait comme une biche prise sous les phares d'une voiture. Samuel se sentait toujours aussi mal à l'intérieur de lui. Il avança un peu pour l'aider mais, elle s'était redresser toute seule dans son lit. En lui signalant « Ce n’est rien, ce n’est pas grave. » Rien.. Samuel s'en voulait tout de même encore même si pour elle ce n'était pas grave. Tu dis que.. ce n'est rien mais ton regard dis le contraire... Je...pardon..

Pour l'heure, il voulait qu'elle se repose puisqu'elle en avait grandement besoin. Tout ça accumulé devait bien sortir à un moment. Elle ne devait pas beaucoup dormir. Et ça se voyait, le jeune lion veillerait sur elle. Lili lui disait qu'elle ne voulait aucun mal mais, ce dernier avait un gros doute la dessus. Samuel ne le connaissait pas mais, vu dans quel état elle se trouvait par la faute de cette lettre. Il n'y croyait pas trop quand elle lui disait qu'il ne lui voulait pas de mal. Vu dans l'état que tu te trouve... cela m'étonnerait que cet homme ne te veut aucun mal. Il ne voulait pas l'embarrasser avec tout ça.. même elle n'arrivait pas à comprendre le problème. Cette lettre te tiens a cœur même si tu prouve le contraire. Du moins, elle te met dans tout tes états. Il marqua une courte pause avant de reprendre C'est normal... Lili prit la lettre que lui avait tendu Samuel. Il lui rendait son bien.

Ce qu'elle lui disait le fit sourire un peu plus. Il allait toujours être la pour lui porter secours dans n'importe qu'elle circonstance. Les amis c'est fait pour cela protéger les personnes en qui il tiens, secourir aussi Samuel porta son regard sur elle une nouvelle fois, de toute façon elle n'aurait pas le choix de prendre du repos. Même s'ils me disent que tu dois te reposer je serais toujours à ta vitre en train de te dire de te reposer, il ne faut pas prendre cela à la légère Lili, tu me dis cela pour me rassurer mais, je veux que tu le fasse vraiment Il poussa un petit soupire. Et essai un peu de penser à toi.. les autres peuvent attendre un jour même deux, mais ta santé n'attend pas.

Comment en être sur ? Je ne veux pas qu'il t'arrive quelques chose.

Samuel regardait Lili, est-ce qu'il allait écouter se qu'elle lui demandait ? Pour le moment son meilleur ami à sens unique était le cadet de ses soucis. La santé de Lili passait en priorité. Mais, en voyant sa détresse dans les yeux, il ne pouvait pas la laisser comme ça. D'accord t'as gagné

Samuel s'approcha et prit la main de Lili mais au lieu de l'aider à se redresser il l'a porta Accroche toi à moi, mieux vaut que tu ne fasse pas d'effort pour le moment, tu peux te reposer sur moi Ils avaient fait un peu le chemin pour rien, mais, il n'avait pas envie qu'elle se sente mal d'être ici, il ne pourrait pas la laisser toute seule en compagnie d'inconnu.


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________________________________________ Mer 4 Nov 2020 - 9:23




Breathe



E
lle ne veut inquiéter personne, Lili, mais elle fait tout l’inverse. Ses choix de vie la précipitent dans les ennuis et elle emporte, égoïste, les autres avec elle. Elle n’arrive pas à lutter, incapable de bouger, bloquée entre l’envie de fuir et de rester. Pour une fois, le sommeil l’appelle, lui dit qu’elle pourra se reposer sans penser au passé, qu’elle ne craint plus rien dans cette chambre d’hôpital, qu’elle doit juste se laisser aller. Néanmoins, Liliann n’en est pas certaine. Elle ne sait pas à quel nom sont ses dossiers, à l’hôpital. Elle ne sait pas qui est inscrit dans la case « à contacter ». Elle ne veut pas que les médecins appellent le diable en pensant faire bien. Le diable ou son sous-fifre le plus important, ce mari qui ne l’a jamais aimée.

Alors, elle essaie de fuir, d’emporter Samuel dans son sillage. Elle se fera pardonner, sans le moindre doute, tout ce temps perdu à son chevet, à l’amener à l’hôpital pour un malaise comme un autre. Le premier depuis de longues années, maintenant que Peau d’âne se sent acculée, face au mur, incapable de se retourner. Cette lettre est le doigt planté dans son dos pour lui dire d’avancer, de se heurter à cet obstacle et d’exploser en morceaux, incapable de lui faire face. Cette lettre est la goutte de trop dans une mer déjà pleine, pas l’averse qui remplit le verre. Cette lettre n’est que le déclencheur d’un mal qui prend racines en elle, depuis si longtemps qu’il y est ancré durablement, profondément.

Ce n’est qu’une lettre, au final.

Ce qu’elle essaie d’avouer à Samuel, mais il n’y croit pas. Qu’a-t-il pu voir, dans les mots, pour s’assurer avec tant de ferveur que la lettre est l’origine de ses malheurs ? Liliann ne sait pas comment lui dire qu’il se trompe. Doit-elle tout expliquer ? Avouer ses crimes passés, ses traumatismes ancrés dans sa chair, dans son âme ? Mais elle ne veut pas, Lili, qu’il cesse de la regarder comme une amie, pour la regarder comme… comme quoi ? Une victime ? En est-elle seulement une, Peau d’âne ? Peut-elle dire qu’elle a été bafouée ou tout ceci n’a-t-il été qu’un vilain cauchemar ? Une chose qui n’est, au final, jamais arrivée.

Elle baisse les yeux, la princesse qui n’en est plus une depuis longtemps, de peur qu’il continue de voir le mal, dans son regard, comme il le lui avoue. Ce mal qui l’oblige à s’excuser, lui, alors qu’il n’a rien fait. Elle s’en veut, Liliann, mais elle ne sait que faire pour lui assurer qu’il n’a aucun tort à se reprocher. Le lui dire ne semble pas suffire et il voit, dans son regard, ce qu’il ne doit pas voir, ce qui n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais contre lui. Il est un ami, un collègue précieux, et Lili a toujours pris soin de ses amis. Alors, elle se doit de le préserver, de l’écarter de l’ombre maléfique qui recouvre les épaules de Peau d’âne, de l’aider à se tenir loin de sa cape de malheurs qui, sans cesse, contamine le monde extérieur.

« Ce n’est pas vraiment arrivé, souffle-t-elle, comme la seule vérité. Il ne me veut pas de mal, parce que ces choses, dont il s’excuse, n’ont jamais existé. Ce ne sont que des souvenirs inventés. Il ne m’a jamais touchée. »

La brune lève une main devant ses yeux, remue les doigts pour lui faire comprendre une partie de la vérité. À la fin de la malédiction, Liliann n’était pas avec son père. Elle ne l’a jamais vu, ils n’ont jamais été ensemble. Ces souvenirs ne sont qu’une invention d’un autre esprit, d’une femme qui a voulu… quoi ? Lili n’en pas la moindre idée. Les choses sont juste comme elles sont et son père ne lui a pas plus serré les doigts que frappée. Elle sait, au fond d’elle, que cet homme ne lui veut pas de mal, qu’il ne recommencera jamais. Elle le sait, car les choses suivent le même fil, la même destinée que l’étrange vie de Peau d’âne.

Et dans son autre vie, elle lui a pardonné.

« Je le ferai, j’essaierai. Je vais m’isoler et demander à Gajeel d’alléger mon planning pour quelques temps. Je n’ai pas pour habitude de mentir, Samuel. Je le ferai vraiment. »

Ce qui cache, en vérité, des intentions plus sombres que ce qu’elle en dit, mais qui vont dans le même sens. Liliann compte, véritablement, quitter le garage de Maru et rejoindre sa grande maison. Tout comme elle demandera, à son patron, un peu plus de temps libre pour se reposer. Quoi qu’elle ne risque pas de se reposer, mais cela évitera, pour quelques temps, qu’elle ne soit plus souvent à la salle que chez elle. Si son père vient à Storybrooke, elle préfère croire qu’il ne viendra que chez elle et nulle part ailleurs.

« Ma santé… répète-t-elle, songeuse. Il y a des choses que tu ne sais pas. Des choses que tu dois ignorer. C’est mieux pour toi. Et pour moi. Penser à moi, ça ne marche pas. »

Penser à elle, c’est penser à Anahis, à Nahid, à Liliann, à tous ces noms qui sont elle et qui, en même temps, son Peau d’âne. C’est se plonger dans le passé, encore et encore, tendre les doigts vers les ombres qui n’existent pas. C’est imaginer un petit rire, cristallin, qui se pose dans son oreille et gonfle son cœur de joie pour mieux le laisser seul, froid, mort, car ce rire n’existe plus que dans ses rêves, dans ses cauchemars, dans ses illusions du passé qui se superposent, sans cesse, à la réalité. C’est, aussi, penser qu’un jour elle a pensé à tout arrêter, à mettre un terme définitif à une vie ratée. Peut-être aurait-elle dû se laisser tenter.

« Il ne m’arrivera rien. »

Ce qui sonne, à ses oreilles à elle, comme l’un des pires mensonges qu’elle ait pu donner, mais Liliann ne veut pas avouer qu’elle s’en fiche, qu’elle pourrait mourir ici, ou demain, que cela ne changerait rien, qu’elle a abandonné, depuis longtemps, son envie de vivre dans un coin. Un coin de maison sombre, taché de son sang et rempli de ses cris. Des cris qu’elle n’a plus depuis qu’elle a échappé le plus terrible de sa vie, en serrant, contre elle, le petit corps de Béryl.

Mais cela, non plus, n’est jamais arrivé.

« Je ne suis pas mourante, précise-t-elle, en s’appuyant sur Samuel, sans vouloir le laisser la porter. Je peux marcher. »

Elle se raccroche à la main qui la soutient, les lèvres pincées sur l’envie de son collègue de la porter. Peau d’âne n’est plus une princesse depuis longtemps. Elle a plongé les mains dans la boue, dans le purin. Elle est salie des pieds à la tête, la crasse collée à sa peau sombre, sous ses ongles. Elle peut dresser le dos et avancer, avec un petit coup de pouce, une main claquée dans son dos pour la pousser, lui rappeler que Peau d’âne a toujours été la plus détestée. La créature la plus laide, après le Loup.

Et elle sent, Lili, que les choses ont pris un tournant duquel ils ne peuvent plus s’échapper. Samuel a, sans doute, plus de questions que de réponses. Alors, elle cherche à trouver la force de lui donner des pistes, l’ombre d’une idée. Les doigts serrés sur sa lettre, ses yeux noirs fixés sur le manteau à capuche poilue, elle cherche ce qu’elle peut avouer, ce qu’elle peut dire sans avoir l’impression de mentir. Et il n’y a qu’une seule chose, au monde, dont elle est persuadée.

« Est-ce que tu connais l’histoire de Peau d’âne ? »

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________________________________________ Sam 7 Nov 2020 - 19:10

Breathe

Ce n’est pas vraiment arrivé [...] Il ne me veut pas de mal, parce que ces choses, dont il s’excuse, n’ont jamais existé. Ce ne sont que des souvenirs inventés. Il ne m’a jamais touchée Que voulait-elle dire par là ? Son père l'avait frapper ? Et c'était du à la malédiction ou bien au ancien souvenir pour certains qui restait flou. Que veux tu dire par là ? Tu parle d'avant la malédiction ou des souvenir pendant ta malédiction ? Il voulait que Lili aille mieux, il l'appréciait vraiment, elle méritait d'avoir ce qu'il y a de meilleur dans la vie. Samuel hocha la tête elle lui avait dit qu'elle irait demander à Gajeel qu'elle allait se reposer. D'accord, je te fais confiance et si tu as besoin de quoique ce soit, je viendrais de l'emmener et je viendrais prendre de tes nouvelles

Samuel ne lâchera pas l'affaire, ce dernier pouvait être très têtu quand il s'y mettait. Il veillait toujours à ce que les autres aille mieux et Lili en faisait parti. Elle était son amie et il prenait soin d'elle.

Je ne demande qu'à comprendre tu sais, je ne suis pas quelqu'un qui juge et tu le sais bien. Mais, je ne veux pas que tu souffre, je veux que tu aille mieux, ta santé est importante. Et je suis ton ami, et je n'ai pas peur d'affronter qui que ce soit. Il aurai sans nul doute dit ça réplique qu'il se riait du danger et qu'il s'en moquait. Juste avant que les hyènes ne débarque et qu'ils ont failli Nala et lui se faire manger. Même Zazu a failli finir en cocotte moineau.. le pauvre. En y repensant, il avait attiré beaucoup d'ennuis à tous le monde.

Samuel ferait en sorte qu'il ne lui arrive rien mais, il ne pouvait pas être tout le temps avec elle. Je veux m'en assurer.. mais on ne sait jamais, regarde dans quel état tu étais.

Il savait qu'elle n'était pas mourante mais, son corps avait du mal à la maintenir. Il ne voulait pas qu'elle tombe, Samuel pensait à bien. Il l'aidait tout de même restant prêt d'elle et d'un soutient. Elle pouvait s'appuyer sur lui. Puis, il songea. Est-ce que tu connais l’histoire de Peau d’âne ? S'il connaissait Peau d'âne ? Oui il connaissait le conte et le film aussi avec Jean Marray. Il regarda Lili.

Oui je connais Peau d'âne, pourquoi ? Tu..

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________________________________________ Lun 23 Nov 2020 - 12:02




Breathe



L
a question est plus violente que l’aveu, au final. Elle se plante dans le cœur de Peau d’âne et la fait douter. Que veut-elle dire ? Est-ce seulement la vérité ? L’a-t-il touchée ou non ? Elle ne sait plus, elle ne sait pas si elle l’a un jour su. Liliann se perd dans les souvenirs. Elle les voit, devant ses yeux, comme s’ils sont son présent, sa vérité. Elle ne peut déterminer ce qu’elle doit en penser. Elle ne trouve aucune route, dans ses pensées. Seulement les données, les unes par-dessus les autres, des noms qui n’ont jamais existé, des mains qui n’ont jamais touché les siennes. Alors, à la question, elle ne sait pas ce qu’elle doit répondre.

Est-ce avant la malédiction ? Dans ce monde qui est le sien, qui l’a vue pleurer une mère disparue, terrassée par une maladie inconnue, pleurer un père si vite remis du deuil, prêt à sauter sur la première occasion de se remarier pour obtenir un fils. Un monde qui a entendu, comme elle, la promesse faite à la Reine de n’épouser qu’une femme mieux qu’elle. Un monde qui a essayé, comme elle, de s’indigner de la demande incestueuse, du mariage auquel elle n’a pas voulu dire oui, auquel elle n’a pas pu dire non.

Il ne l’a pas touchée, dans ce monde. Il a juste tendu la main et attendu qu’elle vienne à elle. Ce qu’elle n’a pas fait. Peau d’âne a fui, sans se retourner, jusqu’à se marier à un autre et pardonner. Comment a-t-elle pu lui pardonner ? Elle ne le sait pas elle-même. Peut-être a-t-elle mis sa folie sur le compte du désespoir ? Dans ses yeux, dans ses cheveux, dans son maintien, Peau d’âne elle-même voyait l’ombre de sa mère. Elle peut comprendre, au fond.

Est-ce pendant la malédiction ? Dans ce monde qui n’est pas le sien, qui l’a vue pleurer une mère disparue, terrassée par une maladie inconnue, pleurer un père qui n’a pas su se remettre du deuil, qui a plongé dans l’alcool, dans la violence, dans l’amour qu’aucun père ne devrait avoir pour sa fille. Mais tout ceci… est faux. Inventé pour elle. Elle ne l’a pas vraiment vécu. Elle n’a jamais mis un pied à New York. Pas plus qu’elle n’a rencontré certaines des personnes dont elle se souvient. Sa propre fille n’est qu’une illusion. Son corps ne l’a pas plus portée que touchée, bercée, caressée.

Tout est faux.

« Avant ou après, peu importe. Il ne s’est rien passé. »

Rien qu’une demande en mariage évitée de justesse. Une aberration qui aurait pu tourner mal, très mal, pour les besoins du Roi d’assouvir son nom, pour ce que l’on exige d’une Reine, d’une potiche posée dans un coin le temps qu’elle donne un fils. Mais elle préfère ne pas y penser. Au fond, ce tort-là a déjà été pardonné, Peau d’âne ne peut pas revenir sur sa parole.

« Merci, tu es gentil. Tu n’as pas besoin d’en faire autant. (Elle hésite, un instant.) Je te donnerai l’adresse. »

Elle n’est pas sûre de vouloir voir les personnes qu’elle apprécie autour de la maison de son père, mais elle ne veut pas qu’il s’inquiète plus que nécessaire. Elle préfère penser qu’il ne peut rien arriver, qu’elle saura faire en sorte que personne ne croise l’ennemi, s’il ose venir la déranger. Elle trouvera un moyen.

« Certaines choses nous dépassent tous les deux, Samuel. J’ai fait ou l’on me fait croire que j’ai fait des choses que je ne peux pas avouer sans changer le regard que tu me portes Je ne veux pas. Je préfère que tu continues de me voir comme une collègue, une amie, rien d’autre. »

Ni une victime, ni pire, des choses faites de son plein gré ou subies sans se défendre. Liliann n’a pas une vie toute rose, mais elle n’est pas exempt de responsabilités. Elle a sa propre culpabilité, qui appuie sans cesse sur ses épaules, la force à ployer l’échine sans pouvoir avouer. Elle a essayé, une fois. Elle a craché au visage d’un autre tout le mal qu’elle a pu faire. Et encore, elle n’a pas tout avoué. Car elle sait, au fond, que lui non plus ne pourra pas le supporter. Qu’il finira par ne plus voir l’amie qu’il veut voir, mais la crasse qui recouvre Peau d’âne.

Une partie de la vérité lui échappe. Une donnée offerte comme une évidence, une explication qui est la clé de tout. S’il connaît Peau d’âne, elle pense qu’il comprendra les sous-entendus, les choses qu’elle n’ose dire pour ne pas le blesser. Liliann a compris, depuis le temps, que son histoire est dans tous les esprits, histoire contée aux enfants pour les aider à dormir. Qu’y a-t-il de magique, pourtant, dans son conte qui n’a rien d’un conte de fée ?

« Je ne suis plus une princesse depuis longtemps, souffle-t-elle, en refermant plus fort les doigts sur les siens. Certaines choses n’ont pas changé, d’un monde à l’autre. D’autres sont allées plus loin qu’elles ne l’auraient dû. Mais ce ne sont que des souvenirs, pas des faits avérés. Tu n’as pas à t’inquiéter. »

Elle se rend compte du mal qu’elle lui fait, sans le vouloir, de l’inquiétude qui le ronge. Cette même inquiétude qu’elle ne veut pas souffler dans le cœur d’un autre ami, mais qu’elle ne peut s’empêcher de semer, tout autour d’elle. Alors, Liliann décide d’abandonner. Elle relâche ses efforts pour retomber contre son coussin, sans perdre la main de son collègue.

« Si ça te rassure, je reste. Mais je suis sûre que ce n’est rien. Rien qu’un peu de surmenage. (Elle sourit un peu.) Tu sais ce que c’est avec Gajeel, il faut faire attention à tout pour qu’il n’oublie rien et ne fuit pas ses responsabilités. »

Ce qu’elle dit d’un ton légèrement amusé, pour bien indiquer à Samuel qu’elle ne pense pas à mal. Liliann a un attachement sincère pour ses collègues, que ce soit envers son patron ou son bras droit. Elle a, un peu, parfois, beaucoup, vraiment trop, tendance à se prendre pour la mère de tout le monde, sans jamais le dire à personne.

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________________________________________ Lun 21 Déc 2020 - 14:07

Breathe

Avant ou après, peu importe. Il ne s’est rien passé. Samuel écoutait simplement ce que son amie lui disait. Il hocha simplement la tête, il ne s'était donc rien passé. En vérité il l'espérait sincèrement qu'elle ne lui mentait pas, il ne vouait pas qu'elle souffre et surtout pas toute seule. Le lion pouvait tout enduré rester auprès d'elle pour voir si elle ne manquait de rien. Dans ses deux vies Liliann n'avait pas eu son moment de bonheur, il se devait donc de lui montrer qu'elle en avait le droit elle aussi. Il était conscient d'être gentil, on lui disait souvent et s'était l'une de ses première qualités. Samuel était un brave enfant qui s'était assagi avec l'âge devenant plus sérieux en grandissant. Il savait qu'étant plus jeune, il avait mit pas mal de pagaille et avait attirer quelques ennuis à Nala ou ses cousins quand l'idée lui venait à l'esprit. Tout cela orchestré par son oncle, lui naïf comme il l'était avait suivi ses conseils. "Souviens toi Simba... c'est notre petit secret" La voix de Scar resonnait encore dans son esprit.

Il ne fallait pas ressasser tout ça c'était avant maintenant, il devait se focaliser sur le futur et en l'occurrence pour le moment que sa collègue de travail aille mieux. Je sais que je n'ai pas besoin d'en faire autant mais, si je le fais c'est parce que j'en ai envie, je veux t'aider Lili Il l'a remercia pour ce qui concernait l'adresse.

Quoique tu es fait, tu l'as fais pour survivre, je ne te jugerais pas sur ce que tu as fais ou pu faire dans le passé, on a tous fais des choses qui nous dépasse moi le premier. Et je m'en veux encore maintenant mais, je vis avec. Jamais au grand Jamais je ne te jugerais d'accord ? Tu sera toujours Liliann pour moi une amie en qui je tiens énormément et ça ne changera pas.

il a fait parti du complot qui a engendrer la mort de son père, il n'a été qu'un pion mais, se fardeau est encore présent pour lui quoi qu'il fasse. Il l'a vu tomber de cette falaise, son père était intouchable fort, rien n'aurait du l'arrêter. Il l'avait vu tenir et pourtant.. Il l'avait vu tomber par a faute de son oncle. par la suite il avait jeter son oncle par dessus la falaise qui se trouvait en feu au moment des faits. Il a donc la "mort" de son oncle sur la conscience aussi mais, celle-ci fait moins mal.

Je ne suis plus une princesse depuis longtemps donc elle était peau d'âne... il était peut-être long à la détente mais il avait apprit à essayer de comprendre des truc simples parfois. Mais pourquoi disait-elle qu'elle ne l'était plus depuis longtemps ? Est-ce du au fait qu'elle était a SB et non plus dans son pays de compte ? Son père avait voulu l'épouser et pour seul moyen s'était de confectionner différente robe. Pourtant la faim était qu'elle rencontre un prince de son souvenir. Mais, un prince un peu con en fait. Tu.. as donc vécu les mêmes choses ? I ne voulait pas faire ressurgir les mauvais souvenir, son père voudrait toujours l'épouser ou il avait fini avec la marraine comme dans le film ?

Il ne lâcherait pas a main de Lili, c'était une façon de montrer sa présente auprès d'elle. Oui il était conscient de tout ça, avec Gajeel il leur laissait faire un peu tout le boulot mais, il ne voudrait pas que Lili se surmène non plus même s'il ne le montre pas. Oui je vois ou tu veux en venir, avec Gajeel c'est vrai qu'on a le double du travail , mais je suis sur qu'il ne voudrait pas que tu te surmène pour cela. Il le démontrera juste pas.

Samuel adorait Gajeel pas pour rien que c'était devenu son meilleur ami, bien que parfois, ils ne se comportent pas de la même manière. On est comme une famille du travail

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________________________________________ Sam 2 Jan 2021 - 9:43




Breathe



E
lle ne mérite pas la gentillesse de Samuel, Lili, mais elle sait qu’il ne sert à rien de s’en défendre, qu’il finira seulement par en être blessé, ce qu’elle n’a jamais voulu faire et ne voudra jamais faire. Au fond, malgré les malheurs, malgré les choses qu’elle a faites, parfois consciemment, parfois un peu moins, Liliann reste et restera pour toujours un être profondément gentil, qui s’inquiète des autres avant de s’inquiéter d’elle. Peu importe qu’elle se tue à la tâche, qu’elle prenne un coup pour quelqu’un d’autre, qu’une jeune femme décide de s’acharner sur elle, tant qu’elle ne le fait pas sur une autre. Peau d’âne ne recule pas, ne s’effraie pas de ce qui lui pend au nez, de la mort qui viendra, plus vite qu’on ne le croit. Si elle peut aider les autres, alors Lili ne s’effraie de rien.

Peu à peu, elle apprend qu’elle ne doit plus repousser les autres, qu’elle doit les laisser entrer dans sa vie comme ils le désirent, qu’il ne sert à rien de pousser, pousser, pousser toujours plus fort, ils finissent toujours pas revenir. Alors, elle ne se défend plus des envies de Samuel de lui venir en aide. Elle n’ose pas le dire qu’elle est une cause perdue, qu’il ferait mieux de perdre son temps auprès d’une autre, qu’elle est condamnée et qu’on ne la sauvera plus. Même si la vérité brille dans ses yeux sombres, si fatigués, si tristes.

Au fond, elle est contente de son attention.

Quoi qu’elle ait fait, dit-il, mais il ne sait pas de quoi il parle et Peau d’âne détourne le regard. Même si j’ai tué ma fille ? Les mots se bloquent au fond de sa gorge et la brune inspire longuement, difficilement. Elle ne veut pas le dire, lui prouver qu’elle n’est pas quelqu’un de bien, peu importe combien elle essaie de le venir, elle restera, à jamais, un être vicié, sali, la peau d’âne posée sur ses épaules et la culpabilité qui appuie, par-dessus. A-t-elle eu besoin de tuer des innocents, pour survivre ? Peut-on lui pardonner son égoïsme ? Peut-elle vivre avec ces morts sur la conscience ?

Il ne s’agit pas que des morts, d’ailleurs. Le mal qu’elle a fait aux vivants est impardonnable. Personne n’a le droit de faire ce qu’elle a fait, d’emporter les autres dans sa chute. Et elle sait, au fond d’elle, qu’elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin, qu’elle continuera de souffler des malheurs sur son passage, de faire du mal à ceux qui ont voulu être ses amis. Même si son ce n’est pas son but, même si elle aimerait les aimer comme ils l’aiment.

« Merci, souffle-t-elle, avec un léger sourire. Tu es quelqu’un de bien, Samuel. »

Ses yeux noirs reviennent chercher ceux de Samuel et Liliann ne sait pas ce qu’elle doit répondre à cette question-là. Le mal de Peau d’âne n’est qu’une intention viciée qui a glissé sur sa peau, voulut faire d’elle ce qu’elle ne voulait pas être. Une envie malsaine qui n’aurait pas dû exister. Au final, il n’est rien arrivé. Le Roi ne l’a pas touchée, à peine effleurée. Ses malheurs viennent avec la culpabilité de la bête tuée pour se sauver, ce qui n’a pas fonctionné, par la vie de souillon dans laquelle elle s’est cachée, par l’envie de s’accrocher à un prince croisé au coin du chemin. Par le pardon offert au père qui l’a offensée.

Il n’est rien arrivé.
Alors que les souvenirs…

« Dans ce monde, un père ne peut pas demander en mariage sa propre fille. »

Elle ne sait pas comment en dire plus, elle ne sait pas si elle doit en dire plus. Un affreux frisson fait frémir ses épaules alors qu’elle sent, dans sa nuque, les doigts glacés de celui qui l’a autant frappée que caressée, un coup bourreau, un coup amant, sans jamais réussir à cacher ses cornes de diable, de démon, que tant rêveraient de voir tué.

« Ce monde est pire que le mien, en un sens. On ne touche pas une princesse avant son mariage. Mais ce ne sont que des souvenirs inventés pour le bien d’une autre femme, rien de vrai, rien qui ne soit véritablement passé. »

Elle ne veut pas et ne peut pas être plus clair, Peau d’âne, bien cachée derrière ses sous-entendus. Certaines choses ne peuvent pas être avouées au grand jour, quand bien même elle est franche, directe, prête à dire au premier venu ce qui a été son métier, dans ses souvenirs de New York City.

« Il ne le montre pas, mais ne t’en fais pas, je sais reconnaître la vérité, derrière ses airs d’ours. Je me demande à quelle sauce je serai mangée, quand il saura que, par ma faute, on a quitté nos postes et laissé son établissement sans surveillance. »

Mais le sourire, à peine visible, sur ses lèvres sombres, amène une autre dimension à ses mots. Liliann sait que si elle est disputée, ce ne sera pas pour de vrai, que le grand brun sera inquiet et qu’elle devra trouver, elle-même, la meilleure façon de le rassurer. Malgré ses airs de chien méchant, elle sait qu’il est aussi doux qu’un chaton. Elle n’a pas peur d’être disputée, elle a peur de ne pas réussir à lui assurer que tout va bien.

« Je sais qu’il t’aime énormément, assure-t-elle, en relevant les yeux vers Samuel. C’est un homme bien. Même s’il est un peu… brute. »

Un souvenir qui la force à baisser les yeux sur sa main libre, contempler ces grands doigts sombres qui, le jour de son entretien d’embauche, se sont perdus dans le pelage d’un petit chat. Une chose adorable qui, pourtant, paradoxalement, effraie Liliann plus que toute autre chose au monde.

« Il a sa manière à lui de gérer les problèmes des autres, disons. Je lui ai dit que je ne pouvais pas m’occuper de ses chats et il s’est contenté de m’en mettre un entre les bras. Ça n’a pas le moindre sens, n’est-ce pas ? »

Même si elle pense le contraire, Lili, persuadée que cette « brutalité » est ce dont elle a besoin pour se débarrasser de son traumatisme, de son incapacité à s’occuper des animaux. Après tout, désormais, Peau d’âne s’occupe, autant qu’elle le peut, de sa manière bien à elle de garder ses distances, des chats que leur patron récupère à droite et à gauche, dans l’espoir de leur donner un foyer convenable.

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________________________________________ Lun 19 Avr 2021 - 19:54

Breathe

Merci, Tu es quelqu’un de bien, Samuel. Quelqu'un de bien ? Maintenant oui il l'était, du moins il faisait en sorte de l'être, il n'a pas été toujours bien. La preuve en était qu'il avait mit tout le monde en danger et particulièrement Nala quand il était jeune, ils auraient pu se faire tuer à de nombreuses reprise par sa faute. Son père lui avait clairement dit. Et il avait compris la leçon, ils étaient copains.. mais, il lui avait dit qu'il n'allait pas être éternel et qu'il se changerait en herbe et que les antilopes mangent l'herbe le cycle de la vie quoi. Sauf qu'il n'avait en aucun cas qu'il allait se faire manipuler par son propre oncle, et ainsi être l'élément clef qui tuerais son père. Il ne voulait pas mais pourtant, il avait participé à la mort de son père sur ça, il n'était pas tout a fait quelqu'un de bien. Il avait la mort de son père sur la conscience, bien qu'on lui disent toujours que ce n'était pas lui..

Il ne l'avait pas poussé... c'était Scar son oncle qui avait prémédité ce meurtre et ainsi engendrer la perte du roi, Samuel aurait eu le même sort s'il n'avait pas eu ce reflexe de le repousser. Ses mots raisonnait encore dans son esprit la nuit "Et n'oubli pas c'est notre petit secret~"... Lui aussi avait la mort de quelqu'un sur les mains. Il essayait d'avancé pour ne pas que cela le détruit de l'intérieur. Il se faisait suivre par une psychologue. Ca lui faisait du bien de parler à quelqu'un qui ne lui disait rien l'écoutait. Je te remercie Lili mais, je fais beaucoup d'effort pour être quelqu'un de bien. Il lui adressa un nouveau sourire.

Puis, il l'écoutait parler, dans ce monde, donc à SB, ce qui veut dire que dans son monde s'était possible ? Enfin cela dit de ce qu'il avait rapidement suivi des cours quand il prêtait une oreille, en histoire certains roi faisaient de même, pour perpétuer une ligné ou un truc dans le genre. C'était Evie l'intello pas lui. Les cours il les avait toujours écouter d'une oreille distraite ce n'était pas les choses les plus intéressante pour lui. EN revanche, il avait de bonne notes tout de même surtout en sport ou il excellait, il aurait pu avoir une carrière sportif mais ça ne l'avait pas intéresser plus que cela. En y repensant, à présent il pourrait remédier à cela, après tout il était devenu bras droit de la Punch et Purge. Et il adorait le sport en vrai ça à été un élément déclencheur. Samuel ne voulait pas réveillé des souvenir douloureux à Lili. Ce monde est pire que le mien, en un sens. On ne touche pas une princesse avant son mariage. Mais ce ne sont que des souvenirs inventés pour le bien d’une autre femme, rien de vrai, rien qui ne soit véritablement passé. Il entendait bien, elle était donc une princesse dans sa vie d'avant et qui aurait pu être marié à son père, maintenant qu'il y réfléchissait. L'histoire de peau d'âne lui revenait en mémoire. Pour éviter ce mariage elle devait créer différente robe. Dans les contes certains étaient beaucoup plus doux dans le monde réel, enfin à leur époque plutôt c'était différent dans le monde ou il résidait maintenant. Rien n'empêchait un homme de commettre certains chose bien qu'ils puissent être puni... Oui... je dois le reconnaître le monde dans lequel nous vivons est sans scrupule pour certains... et ça me rend triste que tu puisse avoir eu cela Certains metier n'était pas des plus évident, il ne demandait pas à en savoir d'avantage, il ne voulait pas la blesser à parler de chose qui on été douloureuse pour elle. Il voulait qu'elle aille bien. Puis revenant a un sujet plus doux. Il ne le montre pas, mais ne t’en fais pas, je sais reconnaître la vérité, derrière ses airs d’ours. Je me demande à quelle sauce je serai mangée, quand il saura que, par ma faute, on a quitté nos postes et laissé son établissement sans surveillance. Il est vrai que même s'il ne le montre pas, Samuel sait que leur patron tiens à eux. Ahah, tu ne sera pas manger rassure toi, je veillerais à ce qu'il ne te mange pas, je serais ce preux chevalier sauvent la princesse des secrétaires de la Punch et Purge. Ce n'est pas ta faute, je n'allais pas te laisser la. Et puis on va y retourner.

Il sourit grandement comme un petit enfant. Je sais qu’il t’aime énormément Ah ça parfois il avait des doutes ! mais il sait que Gajeel était un angeau de metal. C’est un homme bien. Même s’il est un peu… brute. Ohh oui ça je sais bien que c'est un type bien sous sa couche de métal, la preuve il m'a laisser une chance de faire mes preuves, et il a sa façon à lui de nous montrer qu'il tiens à nous.

Il a sa manière à lui de gérer les problèmes des autres, disons. Je lui ai dit que je ne pouvais pas m’occuper de ses chats et il s’est contenté de m’en mettre un entre les bras. Ça n’a pas le moindre sens, n’est-ce pas ? Ahh ca c'était du Gajeel. Ahh ça... c'est pas faux, la première fois.. que je suis venu, il m'a fait combattre contre un mec... genre c'était soit sa passait soit sa cassait... puis il m'a emmener pour soigner quelques blessures et ma présenter les chats me demandant si j'en voulais un. Résultat maintenant j'ai un chat à la maison nommé Clovis.

D'ailleurs, il fallait qu'il pense à regarder des appartements pour éviter de faire chier sa mère. Du coup en l'aidant à aller en direction de la voiture, sans même prendre de temps de dire au revoir à l'hopital.

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________________________________________ Sam 1 Mai 2021 - 10:50




Breathe



L'
odeur de l’hôpital lui monte au nez, mais Liliann fait mine de rien. Elle ne veut pas rester ici plus que nécessaire. Elle a besoin de repos, mais elle ne veut pas le prendre ici. Fuir, quelques temps, ses obligations, ses colocataires, lui semblent une meilleure idée. Une idée qui n’a rien d’une idée de génie, mais qu’elle mettra, tout de même, à exécution. Pour le moment, elle se repose autant qu’elle le peut, dans le lit de l’hôpital, pour recouvrer assez de forces pour partir, reprendre le cours de la journée, expliquer à Gajeel ce qu’il s’est passé, demander quelques jours de congés. Elle en a besoin pour se ressourcer, le temps d’aller un peu mieux, de se relever. Puis elle reviendra, comme si elle ne les avait jamais quittés.

Elle profite de leur tranquillité pour remercier Samuel comme elle le peut. Lili lui est redevable de tout ce qu’il accepte de faire pour elle, alors qu’elle n’a rien demandé. Elle n’attend pas des autres qu’ils prennent du temps pour elle, Peau d’âne. Elle préfère, même, qu’ils se détournent, qu’ils ne perdent leur temps avec elle. Un temps précieux qu’elle ne veut pas gâcher parce que son corps ne veut plus suivre le mouvement, le rythme qu’elle lui a imposé sans s’en rendre compte. Elle sait qu’elle fera plus attention, désormais. Elle n’a pas le choix. Elle ne veut pas craquer une nouvelle fois.

Parler de sa vie ne la met pas à l’aise, mais Lili le fait pour lui, pour qu’il comprenne, parce qu’elle veut le considérer comme un ami et qu’il a le droit de comprendre, ou d’entrevoir, à peine, le problème qui la ronge de l’intérieur et a bien du mal à la laisser tranquille. Liliann ne peut pas donner de mots clairs à ce qu’elle a vécu, elle n’en a pas la force, mais elle sait qu’il comprendra, au moins un peu, ce qu’elle ne dit pas. Ce que personne ne peut dire.

Puis le sujet dérive sur Gajeel, leur patron, et Liliann se pare d’un petit sourire, un peu triste, comme à son habitude, mais qui cache mal son affection pour le jeune homme. Elle sait qu’au-delà des apparences, le grand brun dissimule un cœur d’or. Il n’a, juste, jamais appris à l’exprimer comme il se doit. Elle comprend, elle ne lui en veut pas. Elle sait ce que c’est de se cacher derrière les apparences, sourire quand le cœur n’y est pas, dresser le dos quand le poids du monde s’abat sur les épaules. Les princesses sont élevées pour cela. Peau d’âne ne fait pas exception.

Elle sourit un peu, à peine, quand Samuel parle de preux chevalier venu sauver la princesse. Elle n’est plus une princesse depuis longtemps, elle n’a pas eu de chevalier servant. Un prince un peu trop curieux, un peu trop pompeux, un peu trop prince, au fond. Elle préfère se détourner de ces pensées, ne plus s’attarder sur celui qu’elle a épousé pour un jeu d’argent auquel elle ne veut pas penser. L’amour mort et enterré, celui qui n’a jamais existé, ne la touche plus que de loin, très loin, quand les autres en sont touchés.

L’anecdote de l’embauche de Samuel n’étonne pas Liliann qui garde son petit sourire aux lèvres. Elle reconnaît bien là celui qui a accepté de lui donner un travail sans la connaître vraiment, sans même qu’elle n’ait un CV pour appuyer sa candidature. Seulement une mémoire infaillible qui, déjà, a retenu le moindre mot échangé pendant cette conversation avec Samuel, dans cette chambre d’hôpital. Une mémoire qui, dernièrement, arrivait à lui faire défaut, à force de fatigue, à deux doigts du burn-out qui l’a précipitée dans ce lit d’hôpital.

Mais il est temps de rentrer.

Liliann s’appuie un peu sur Samuel pour rejoindre la voiture et reprendre le cours de la journée. Elle sait qu’elle ne pourra jamais assez le remercier pour tout ce qu’il a fait pour elle. Rien ne l’y forçait. Il aurait tout aussi bien pu la déposer à l’accueil et retourner travail, sans plus s’en inquiéter. Ses collègues sont des hommes impressionnants, au cœur d’or. Elle ne manquera pas de les couvrir des gâteaux, quand l’heure sera venue de reprendre une vie normale. Ce qui n’est pas encore le cas. Pour l’instant, elle doit disparaître un peu, à peine, pour reprendre des forces et comprendre que la fuit n’est pas sa solution. Il est temps de cesser d’être lâche et d’affronter le monde.

« Merci pour tout ce que tu fais pour moi, Samuel. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux compter sur moi. »

Ce qu’elle souffle, en prenant place dans la voiture, la main serrée sur celle de son collègue pour qu’il comprenne tout le sérieux qui l’anime. Elle ne flanchera plus, Liliann. Elle ne peut plus se le permettre. Elle ne peut plus reculer, elle doit avancer. Et elle sait que, sur sa route, les mains de ses amis se tendent pour lui venir en aide.

Elle peut respirer à nouveau.
Prendre une grande inspiration.
Et expirer tout l’air de ses poumons.

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