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 On laisse pas Debbie dans un coin ! | Gabriel

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Deborah Gust



« Sarcasm is like punching people in the face but with words »


Deborah Gust


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________________________________________ Dim 1 Nov 2020 - 18:34

Je lui disais que l'auto-flagellation on avait abandonné ça à la fin du Moyen Âge ou je le laissais continuer ? La formulation n'était pas ultra amicale mais elle me démangeait. A d'autres je l'aurais déjà balancée sans ménagement. Mais force était de constater que l'amitié m'adoucissait légèrement.
- Vous n'êtes pas tendre envers vous-même, commentai-je simplement en essayant de dissimuler à quel point cette situation finissait par me blaser.
Depuis que je connaissais Gabriel j'avais l'impression qu'il passait son temps à se déprécier. Et maintenant qu'Adrien était parti, il avait encore franchi un pallier supplémentaire sur son échelle personnelle de la mésestime. Alors que nous étions amis et que recevoir mon amitié était en soi un gage de qualité, presque comme une appellation d'origine contrôlée mais en franchement beaucoup mieux. Vous étonnez pas après tout ça que je sois blasée.
Cela dit, oui, je voulais bien admettre que la situation était plus que particulière et que Gabriel avait quand même de quoi s'en vouloir - sa famille aussi. Le repos éternel, y a pas à dire, les gens y tiennent beaucoup. Après en avoir plus ou moins bavé sur Terre pendant plus ou moins de décennies, on est effectivement en droit d'espérer d'avoir la paix quand on est mort. La paix et tous les avantages des morts tels que le paradis. Je ne pouvais pas trop commenter à ce sujet et j'imaginais parfaitement le genre de regards dont il parlait. Rappelez vous que je vis avec Colère depuis de nombreuses années. J'en connais donc un rayon sur la rage et les dérivés de l'ire.
J'opinai en silence, laissant ses questions rhétoriques tournoyaient dans son esprit. Je décelai plus que jamais une infinie tristesse chez Gabriel, une incapacité de faire complètement son deuil que j'avais entrevue à notre première rencontre qui avait rongée sa vie jusqu'à, peut-être, en tout cas le pensait-il, la détruire.
Sa mélancolie me rappelait la mienne de devenir humaine parce que nous avions perdu la petite personne qui réunissait cinq émotions en un seul être exceptionnel. J'avais toujours su qu'en solo je pouvais être une personne exceptionnelle mais n'en avais jamais eu envie. Par chance je n'avais jamais été programmée pour la mélancolie. J'ai pleuré une seule fois dans ma vie et ça m'a suffit. Depuis que j'avais pris peau humaine j'avais littéralement et métaphoriquement fait du chemin. J'avais rapidement décidé de vivre pour Riley et Joie les années qu'elles n'auraient pas au lieu de les gaspiller à courir après une chimère.
Ce qui était sans doute plus facile lorsqu'on n'était pas réellement humain et qu'on n'avait pas la palette complète des émotions, je veux bien l'admettre.
J'avais encore la délicatesse que garder ces observations pour moi et de me contenter d'opiner aux moments opportuns. Le commentaire sur la magie, par exemple. Ce n'était pas sans me rappeler le sort noir de Regina Mills. Elle aussi s'était brûlé les ailes en croyant à tort qu'un sortilège était la solution à ses malheurs. En fin de compte je n'étais pas certaine qu'elle avait réellement été heureuse durant ces 28 années de malédiction.
- La magie a toujours un prix et je pense que vous l'avez appris à vos dépends, commentai-je finalement. Je doute que vous fassiez la même erreur deux fois car vous êtes intelligent et apprenez de vos erreurs, si difficile cet apprentissage est il été,
ajoutai-je.
Je laissai cette idée imprégner la pièce avant de poursuivre, plus tranchante, cette fois :
- Par contre, sans vouloir être réellement désobligeante, vous commencez légèrement à me souler avec votre tournage de dos compulsif. Va falloir réviser le concept de l'amitié parce que j'ai l'intuition que c'est pas totalement intégré pour vous. Alors rien que pour la peine, tant pis si ça vous soule, je reste dans votre vie, décrétai-je en croisant les bras pour signifier que ma décision ne changerait pas. Vous voulez vous apitoyer ? OK, je suis là. Vous voulez une bonne paire de baffes ? Je suis là aussi. Vous avez besoin de boire pour oublier ? Pas de problème, je suis encore là. Et quand vous déciderez de ne plus chouiner en prétendant être le mal incarné, vous savez quoi ? JE SERAI ENCORE LA ! m'écriai-je non sans une certaine rage de vivre.
J'aurais bien tapé du poing mais faut pas déconner non plus. J'ai pas envie de me casser la main juste pour faire un effet cool dans la conversation.
Dans le silence qui retomba suite à mon intervention (théâtrale et digne d'un Tony, on va pas se le cacher) je me levai à pas de loup pour venir me placer derrière Gabriel et observer, moi aussi, la vue depuis sa fenêtre. Après un instant je repris :
- Je vais pas plonger avec vous puis vous sauvez. Si vous voulez plonger, je vous regarde et quand vous aurez envie de remonter à la surface je vous aiderais. Je ne crois pas qu'on puisse aider les gens qui n'ont pas envie d'être aidés. Et vous ne donner pas l'impression de vouloir être aidé. Je peux le comprendre. J'aurais pu être vous, il y a quatre ans. Je vous l'ai dit, je comprends. Je sais que rien n'est juste. Bienvenue dans la vie, vous allez aimer, elle craint, conclus-je en lui tapotant l'épaule.

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________________________________________ Sam 7 Nov 2020 - 1:50

— Laissé dans un coin... —


Il était plus simple de tourner le dos aux personnes qui nous souhaitaient du bien par peur, justement, qu'elles nous souhaitent du mal. Ou bien, qu'on leur fasse du mal. Parfois sans le vouloir, il suffit de si peu pour tout faire basculer. L'équilibre, dans une amitié, n'était jamais parfaite, toujours vacante, instable. Soit c'était trop, soit pas assez. Gabriel avait toujours marché seul même s'il ne s'en était jamais rendu compte avant aujourd'hui. Sa compagnie marchait derrière elle, non pas avec elle. Nathalie avait été une amie et pourtant, combien de fois s'était-elle opposée à lui ? Jamais à quelques exceptions. Elle le soutenait, toujours, mais jamais elle n'avait haussé le ton pour lui dire non. Pour le recadrer, pour l'empêcher de faire tout ce qu'il avait fait. Nathalie avait été là mais c'était à ses ordres qu'elle se positionnait. 

Mais Deborah ne fonctionnait pas ainsi. Elle n'en avait pas le caractère, de tout manière. Dans le cadre professionnel, même, accompagnait-elle plus qu'elle n'obéissait. Après tout, elle était la conseillère et lui l'image à modeler. Ce à quoi il ne s'attendit pas, néanmoins, c'était de la savoir présente dans ses affaires familiales. La première fois avait-elle été payée pour ça, mais cette fois-ci... Elle parlait au nom de l'amitié. Une amitié que Gabriel n'avait pas perçu une seule seconde et qui le figea sur place lorsqu'elle la mentionnait tout d'abord. Tourné face à la vitre, comme il aimait le faire lorsqu'il se refermait sur lui-même, il écoutait avec attention quelqu'un lui faire la leçon. Son regard s'écarquilla à nouveau et, le souffle coupé, il ne bougea pas, décala simplement un regard vers l'extérieur, sans pour autant réussir à voir la personne qui se plaignait de la distanciation qu'il prenait. Deborah haussa le ton pour exprimer le meilleur et le styliste pensa tout d'abord mal comprendre. Mis à mal, Gabriel finit par se retourner les poings serrés, ouvrant tout juste la bouche pour s'excuser de son comportement (chose très rare). Mais à chercher la silhouette qui l'accompagnait, il la trouva tout juste derrière-lui, observant la paysage d'un regard serein. Gabriel se tût alors, remballa ses paroles alors que toujours surpris, il n'osait briser le silence, simplement baisser le regard. 

Elle reprit. Il écouta à nouveau - pour une fois. Sa tête se détourna lentement vers la vitre dont il pouvait voir son reflet. Il n'en dit rit pendant encore un instant, réfléchissant. Voulait-il être aidé ? C'est vrai que rien ne le laissait savoir quand on l'entendait parler, quand on le voyait agir. Gabriel Agreste se nourrissait de sa solitude et de son mal-être, car lorsque nous n'avions que ça pour nous réchauffer, comment oser demander autre chose ? C'est suffisant. Sa haine semblait être suffisante, mais jamais il ne se l'avoua. 

"Vous avez raison. Sourit-il légèrement comme conclusion à tout ce qu'elle avait confié. Je ne m'attendais pas à ce qu'une personne qui me connait à peine puisse réaliser ce que des proches n'ont jamais perçu chez moi. Je... Je vous ai mal jugé, Deborah. Poursuivait-il calmement en rejoignant son regard. Contrairement à vous, je vous ai mal jugé et j'ai perçu une menace dans votre discernement. Peut-être parce que j'avais peur que vous ne compreniez pas et que comme les autres, votre regard... Change." 

Il reprit, à part : 

"J'en suis désolé. Peut-être que comme vous le dites, je ne veux, au fond, pas être aidé. Accepter de l'aide reviendrait à accepter d'être pardonné. Mais moi-même m'est-il difficile de me voir comme l'homme d'affaires que j'étais autrefois. Froid, certes, mais présent pour sa famille et ceux à qui il tenait. Doté d'une grande ambition et d'un fort caractère mais pour le meilleur et pour le pire, saurait prendre les bonnes décisions pour maintenir l'équilibre." 

Il semblait reprendre en distance lorsque ses yeux se perdirent à nouveau sur les murs, le sol, les vitres. Perdu dans son monde, ses paroles étaient celles qu'il se donnait habituellement à lui-même pour se rassurer - ou se maudire. Pourtant, sa prochaine question vint directement s'intéresser à son interlocutrice, car il savait que cette fois-ci, il n'était pas seul à converser. 

"N'avez-vous jamais eu le désir de revenir en arrière pour ne jamais avoir su des choses qui ont par la suite, bouleversé qui vous étiez ? Ce genre de choses qui vous impactent tant qu'il n'est plus possible de vous réparer et qui vous change pour toujours ? Il haussa alors les épaules après un instant de silence, traitant de l'évidence. Je ne peux plus être celui que j'ai été autrefois. C'est ce qu'on me demande, c'est que je me demande, il pointe son doigt contre sa poitrine, mais c'est impossible. C'est trop tard." 

Son talon se trouvait prêt à tourner à nouveau le dos au monde entier mais il s'arrêta avant d'agir et soupira. Plongeant les mains dans ses poches de pantalon, il hochait vaguement la tête de haut en bas face à ce qu'il réalisait. 

"Adrien le sait, lui aussi. Il le sentait déjà auparavant mais le connaissant, il a du penser qu'il y avait encore de l'espoir pour moi. Pour nous. J'aurais aimé... D'une inspiration, il reprit. J'aurais aimé qu'il ait raison. Mais comment le regarder dans les yeux sans qu'il ne voit en moi son ennemi ? Son poids ? C'est tout ce que je vaux désormais et je l'ai accepté dès l'instant où il a quitté la maison, même avant ! Il mérite bien mieux que ce que je lui offre ! Quoi donc ? Riait-il à demi. Un méchant ? Un traître ? Un menteur, un manipulateur sans cœur qui se fiche des autres et de leurs blessures dont IL est la cause ?! Il s'arrêta. Ce n'était pas à la bonne personne qu'il haussait le ton et il s'en voulu un moment. J'ai laissé une fissure s'agrandir et maintenant tout est brisé." 


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________________________________________ Sam 7 Nov 2020 - 19:12

- J'ai toujours raison, nuançai-je quoique d'un ton factuel. Cela dit je ne suis pas surprise que ça vous étonne. J'ai des ressources que même les humains les plus perspicaces quant à leur propre nature n'ont pas. Je suis objective quand je dis être la meilleure pour comprendre les émotions et les sentiments humains. Vous êtes un livre ouvert - en tout cas pour moi. Mais rassurez-vous je ne compte faire de fiche de lecture à quiconque, ajoutai-je en filant habilement la métaphore, comme toujours. Je ne suis pas connue pour être du ceux qui changent d'opinion comme on change de chemise, si ça peut vous rassurez, finis-je par reprendre après quelques instants, n'ayant rien de particulier à raconter sur la peur.
Je cohabitais avec elle depuis suffisamment longtemps pour en connaitre les déclencheurs, le fonctionnement et les façons de l'apaiser (même si ce qui apaisait Jaspeur n'apaisait pas forcément toutes les personnes en proie à cette émotion) mais je ne l'avais jamais réellement expérimentée moi-même. Ma plus grande peur venait de se réaliser au moment où j'étais devenue humaine. Fatalement, après un événement pareil, c'était compliqué de me faire frémir. Et on ne pouvait pas dire que les mauvaises associations soient flippantes au sens littéral du terme.
Pour le moment je préférais le laisser mener la conversation et voir s'il y avait d'autres choses à vider de son sac de regrets. C'était, après tout, le moment ou jamais pour lui. Manifestement il n'avait plus grand monde à qui parler et je l'en plaignais. J'étais peut-être une sacrée garce, je savais que, quoi qu'il arriverait, j'aurais toujours mes trois boulets en "dernier recours" si plus personne ne me supportait un jour.
Evidemment, je savais que ce jour n'arriverait pas. Mais quand même.
L'évocation du pardon de Gabriel ne m'étonna pas. J'y rétorquai d'ailleurs rapidement :
- Eh bien je vous pardonne d'avoir fait le mort avec moi et ne pas avoir retourné mes appels. Voilà; C'est fait. Comme quoi, le pardon, parfois c'est facile, observai-je en trouvant ma démonstration imparable.
Il ne serait certes sans doute plus jamais le même homme mais l'Homme n'était-il pas justement en perpétuelle évolution ? Je ne voyais pas en quoi cela rendrait caduque ma démonstration. C'tait plutôt une bonne chose que les épreuves le fassent évoluer et Gabriel semblait en avoir plus ou moins conscience - même s'il n'accueillait pas cette nouvelle de façon aussi positive que je l'aurais fait. Moi je ne vous demande pas et je ne vous conseille surtout pas de rester bloqué dans le passé. Le passé c'est le passé, ça parasite le présent. Vous êtes en constante évolution, chaque situation vous fait évoluer, c'est le propos de l'existence. Vous devriez viser le vous du futur, pour garder ce que le vous du passé avait de bien et améliorer ce que vous estimez devoir améliorer, suggérai-je. Je pense que votre ambition n'est pas morte, juste... en sommeil, dirons nous. Elle reviendra quand vous vous supporterez davantage. Quant à votre caractère, nous avons tous les deux vus aujourd'hui qu'il n'avait pas disparu, ajoutai-je dans un sourire complice.
Je doutais que cela suffirait à lui arracher un sourire et ce n'était pas particulièrement mon but. Gabriel était un véritable chantier que je ne finirai pas en une seule journée, si brillante sois-je.
- Vous pourriez aussi trouver une façon détournée d'être présent pour Adrien le temps que de l'eau passe sous les ponts, repris-je, espérant, cette fois, que ma suggestion finirait tôt ou tard par faire son chemin dans son esprit.
Gabriel était intelligent, après tout. L'étant aussi je ne fis pas l'erreur de promettre que tout finirait par aller mieux ou, pire, "comme avant" car cela me semblait impossible. Mais ça irait avec le temps, je n'en doutais pas. Les liens familiaux avaient quelque chose de spécial qui les rendaient difficiles à couper. La preuve, je continuais de fréquenter trois irréductibles boulets qui ternissaient objectivement mon image parce qu'ils étaient ma famille - ce qu'il en restait, du moins.
Avec tout cela, je n'avais pas réellement répondu à sa question - personnelle, une fois n'est pas coutume, mais de la part d'un ami ce n'était pas surprenant. Je décidai donc de m'y atteler à rebours :
- La connaissance ne m'a jamais effrayée. Mais il y a des choses que, sur le moment, j'ai souhaité pouvoir modifier en retournant sur mes pas. Il y a des choses que j'aurais voulu ne jamais voir arriver mais qui sont arrivées. Et je ne peux rien y faire. Et j'ai survécu. Je vais pas vous faire le laïus "ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort" parce que je trouve que c'est des conneries cousues de fils blancs. Mais des fois c'est le cas, c'est un fait. Avec le recul, si vous aviez un TARDIS dans votre placard, je pense pas que je l'utiliserais pour aller modifier mon passé. Même le pire de ce qui a pu se produire. Parfois le pire doit arriver. C'est rarement juste, c'est juste comme ça. Fallait bien justifier l'invention du dégoût, de la colère et de la tristesse, non ? demandai-je, ironique.
Mais très vite je repris sérieusement :
- Si on était jamais triste on ne saurait pas quand on est heureux. Ou quand on l'a été.
Je laissais passer quelques instants de silence le temps que cette réflexion fasse, elle aussi, son chemin dans l'esprit de Gabriel. Puis, je décidai d'user d'une méthode totalement différente qui aurait aussi pu fonctionner sur MacCanard et que je me réservais le droit de reprendre si un jour cela s'imposait.
En attendant, elle était pour Gabriel.
- Vous savez ce qui fait la valeur d'un billet de cent dollars ? demandai-je brusquement. C'est la confiance que la communauté place dans le fait que ce bout de papier vaut cent dollars alors qu'il en vaut beaucoup moins. Dans les faits c'est juste du papier mais parce qu'on a décidé qu'il valait cent euros et qu'on a confiance en cette valeur, il les vaut.* La valeur d'une personne c'est pareil. Si vous pensez que vous ne valez rien, vous finirez par ne plus rien valoir. Et puis l'affect ça va bien au-delà qu'une simple question de mérite. Vous pensez que vous méritez l'amitié des gens ? Mon amitié ? Vous utilisez la mauvaise échelle de calculs, désolée de vous le dire. Laissez du temps à Adrien et accordez vous en aussi. Pardonnez vous d'avoir agi par amour sans connaitre toutes les connaissances. Faites le deuil de qui vous étiez et devenez qui vous voulez être.

*ça sort tout droit de mes cours d'éco de lycée

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________________________________________ Mar 17 Nov 2020 - 23:58

— Laissé dans un coin... —


Il était plus simple de compter les véritables amis sur les doigts d'une seule main. Plus encore pour Gabriel, il était plus simple d'y rassembler tous ses proches, famille comprise. Et pourtant, il pourra confirmer que même en élargissant les champs, il n'atteint pas la limite de doigts. On y retrouve encore des vides, encore des creux. Mais pourtant, il ne dira pas que c'est un manque car une personne de confiance se faisait rare de nos jours. Il ne supportait pas avoir à surveiller son entourage pour savoir si tout était sous contrôle, s'ils étaient fidèles. Quelques uns étaient partis... Étrangement ceux qu'ils n'auraient jamais pensé quitter un jour. 

Haut-les-cœurs, d'autres arrivaient. Et encore une fois, il en témoignera, il ne pensait pas que ça serait elles, spécifiquement. Étonnant. Ce soir, Deborah avait su le faire sourire - sincèrement sourire. Étonnant encore une fois quand on savait qu'il n'aimait pas cela, mais qu'en plus il s'empêchait de le faire à ses employés et que dans son état présent, il ne souhaitait même pas les recevoir. Sous la présence de la conseillère en image, il brisa une à une chacun de ces faits. Un instant, il se crut léger et il apprécia, il comprit que Deborah était plus qu'une employée et il l'accepta volontiers. Elle était sarcastique mais à l'écoute et compréhensive. On pouvait croire aux premiers abords qu'elle refusait d'entendre ce qu'on lui disait pour être la raison incarnée, mais cette apparence était fondée d'illusions. Gabriel Agreste en fut surpris, agréablement, et ne regretta pas de lui avoir laissé sa chance. Pour autant, il n'avait pas tout dit et s'empêcha peut-être d'en dire trop. Qui sait ? Peut-être que le Papillon avait fait du mal à l'un de ses proches mais qu'il n'était pas au courant ? Si Deborah croyait en lui, valait-il mieux que ça reste ainsi. 

Le passé, c'est le passé. Ça parasite le présent.

Elle avait raison et il y songeait. Longuement. Cette phrase raisonnait dans sa tête de sorte qu'à l'approfondir, il n'écouta que d'une oreille le reste. Le passé, qu'était-ce ? Émilie. Elle devait être sauvée et après coup, il aurait réparé son erreur. Le Papillon... ? Il aimerait dire que c'est le cas mais tout semblait le lui ramener. Adrien... Adrien Agreste. Son fils. I'll see you on the other side...

"[...] Quant à votre caractère, nous avons tous les deux vus aujourd'hui qu'il n'avait pas disparu"

Gabriel esquissa en effet un fin sourire. Puis Deborah revint à Adrien et son sourire s'éteignit à nouveau, comme si en effet, il resongeait à quelque chose qu'il avait perdu. Il se répétait mais, persuadé de ce qu'il avait vu, il pensait que c'était trop tard. Adrien ne lui parlerait plus et même s'il le faisait, il savait. Alors pourquoi se battre ? Son regard avait changé à son égard, son comportement aussi. Depuis qu'il avait été tenu au courant de toutes les atrocités de son père, sachant pertinemment contre qui il se battait depuis tout se temps... Qu'y avait-il à réparer ?  Le styliste acquiesça à la négative d'un hochement de tête vaincu.

Il prit un temps à retrouver la référence du TARDIS, qu'il ne connaissait pas vraiment. C'était un assemblement de pièces de puzzle pour comprendre qu'elle parlait d'une machine à remonter dans le temps, ramenant alors à une série dont Gabriel avait, en effet, du entendre parler une ou deux fois. Il tenta de se poser à lui-même la question - convaincu qu'il bondirait comme un entêté à l'intérieur - mais autre chose le frappa dans les paroles de Deborah. Comme un fil blanc... Il changea de couleur. Comme d'un sujet très simple, elle vrilla sur quelque chose dont il n'avait pas la référence. La réplique fit froncer les sourcils au millionnaire. 

"Oui, peut-être..." Soutenu-t-il tout en observant un instant son amie. Il hésita à poser la moindre question. 

Durant cet instant de coupure où Gabriel cherchait ses mots, Deborah reprit avec une autre métaphore dont il était déjà plus familier. Et celle-ci également, le marqua d'autant plus. Sans s'en rendre compte, c'est ce que le styliste avait toujours fait : se donner de la valeur pour penser qu'il en avait. Comment grimper les échelons ? Par l'argent ? Par le talent ? Peut-être, mais pas que. Parce qu'il ne suffisait pas de faire pour y arriver. Il fallait être le personnage qu'on voulait devenir. Il fallait être le charisme, la gloire et la réussite. Pourquoi Gabriel Agreste plutôt qu'un autre avait réussi à devenir aussi célèbre et aussi reconnu dans le monde ? Ses collections ne faisaient que le tiers du travail. Ce que les gens appréciaient par-dessus tout, c'était la personnalité froide, mystérieuse et si difficilement cernable de l'homme d'affaires. Ce qu'ils aimaient, c'était ce qu'il dégageait. Un billet de 500 alors que ce n'était rien d'autre qu'un bout de papier comme un autre... 
Gabriel ne pourrait s'en doute plus devenir ce qu'il était autrefois. Trop tard. Il ne pourrait pas non plus récupérer ce qu'il avait perdu. Mais il pouvait encore prendre ce qui restait et devenir celui qu'il voulait être aujourd'hui. Mais à quel prix ? Ça, il le redoutait. 

Ouvert sur une nouvelle voie, le styliste semblait s'alléger aux paroles de Deborah, ce qui le rassura. Un peu. Il n'oublia pas cependant ce qu'il avait hésité de dire un peu plus tôt et comme frustré que le sujet ne s'aborde qu'à lui, il esquissa un sourire intrigué vers la conseillère et demanda tout innocemment : 

"Que m'aviez vous dit avoir été par le passé, déjà ?" 

Elle ne le lui avais jamais dit, évidemment. La tournure de la phrase, aussi bête semblait-elle, permettait juste, peut-être, de lancer l'appât. Il se doutait qu'elle ne tomberait pas dans un panneau aussi énorme, alors, riant à demi, il baissa la tête pour soupirer et en revenir au sujet principal.

"Je... Je vous remercie. Vous êtes une excellente conseillère en image. Et une excellente coach de vie. Je ne sais pas si ce sont grâce à des diplômes ou juste à ce que vous êtes, mais vous avez une bonne capacité à cerner les gens. À lire en eux... Il marqua un instant de pause pour prendre le temps de jauger au regard de Deborah. Puis lentement, il s'avança vers la table. Enfin. Je vais suivre vos conseils, Deborah, et arrêtez de regarder dans un passé qui n'est plus pour tenter de construire avec ce que le présent m'offre. Je verrais où cela me mène... Mais si je me débrouille bien... Je suppose que ça ne peut me mener que vers là où je souhaite aller ? Tant que ce n'est pas à reculons." 

il acquiesça pour lui-même. Mais où souhaitait-il aller seul ? Quel était le but qui guiderait ses pas ? Pour quoi se lèverait-il chaque matin ? Pour qui ?

"Je ne pense pas qu'Adrien reviendra, malgré tout. Et ce n'est pas grave... Lui-même semblait surpris de ce qu'il disait. Il est mieux sans moi. Je l'ai vu, Deborah. J'ai tout gâché, je ne peux pas réparer ce qui a été fait. Tout ce que je veux pour mon fils, c'est qu'il soit heureux. Même si ce n'est pas à mes côtés."

Discussion close. Il ne voulait plus revenir là-dessus, l'idée lui faisait déjà mal même s'il tentait à masquer la douleur par l'indifférence, son masque et son plus grand ami. Gabriel songea à nouveau à s'isoler face à la fenêtre mais sachant que Deborah n'y était pas friande, et qui l'était d'ailleurs ? - il se contenta de fixer la vitre avec songerie pour contourner la table et arriver à la lettre qu'il avait laissé à la dame un peu plus tôt. Il la tapota du doigt.

"Vous devez vous demander ce que c'est... Sourit-il. Je ne savais pas comment aboutirait cette discussion et si vous ne passeriez pas la porte pour démission après avoir entendu ce que j'avais à vous dire - et quel cas désespéré je pouvais être. Dit-il avec sarcasme. C'est pourquoi, au cas où, j'ai préféré vous signer une lettre de recommandation qui saurait vous valoir... un bon titre au sein d'autres entreprises, si cela avait eu lieu d'être. Je ne doute pas de vos compétences, loin de là ! Prenez cette attention comme... Un remerciement. Encore un, oui. Mais il n'est pas question que vous démissionniez de votre poste de conseillère en image pour la marque Gabriel, n'est-ce pas ?" 

La lettre passa entre ses doigts alors qu'il la soulevait près de sa poitrine, à savoir s'il la tendait ou non à son employée. 

"Je peux toujours compter sur vous ?" 

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________________________________________ Mer 18 Nov 2020 - 20:50

- Je ne pense pas avoir été très claire ce que j'ai été par le passé, répondis-je dans un sourire amusé.
C'était bien tenté et je ne blâmerai pas Gabriel pour avoir essayé, mais je préférais entretenir le mystère. J'étais particulière, dirons nous, pour ne pas avoir l'indécence d'appuyer sur mon unicité pourtant prouvée. Me connaitre, me connaitre véritablement, du moins, se méritait, autant sinon plus encore que ma confiance.
Ce que Gabriel avait gagné, certes. Mais je ne comptais pas lui faire le plaisir de saisir une perche si grossièrement tendue. Il finirait par savoir. Quand je l'aurai décidé. En attendant je ne pouvais que relever fièrement le menton en l'écoutant débiter des compliments aussi plaisants que justifiés. Plus qu'il ne l'imaginait sans doute, d'ailleurs...
- Si on omet les circonstances extérieures auxquelles vous ne pouvez rien et le facteur chance, oui. Vous devriez pouvoir aller dans la direction que vous souhaitez. Et puis vous savez ce qu'on dit, ajoutai-je, pas mécontente de caser une citation intellectuelle. Il faut toujours viser la lune car si on se loupe on atterrit dans les étoiles.
La citation exacte était certes tournée de façon plus poétique mais l'idée était là. S'il mettait tout en œuvre pour atteindre ses objectifs, au pire, il atterrirait juste à côté et ça ne serait pas forcément une mauvaise chose. D'autant plus que, contrairement à plein d'autres, il m'avait, moi, pour veiller au grain.
Rares étaient les personnes pouvant se vanter d'un atout aussi précieux.
- C'est très noble et presque courageux de souhaiter tellement le bonheur d'une personne qu'on est prêt à sacrifier tout ou partie du sien, repris-je en sachant pertinemment ne pas être capable d'une telle chose.
Ne plus l'être, du moins. Pour Riley j'aurais sans doute fait la même chose et plus encore si cela avait été possible. Mais comme je préférais ne pas m'attarder sur les éléments que je ne maitrisais pas, je chassai rapidement cette idée de mon esprit pour le repositionner sur la relation entre Gabriel et son fils pour affirmer :
- Vous l'aimez énormément. Un jour il s'en rendra peut-être compte. Si vous êtes prêt à sacrifier votre relation parce que vous pensez que c'est mieux pour son bonheur, je ne peux que vous laisser faire.
Malgré toute la souffrance que cette décision engendrait déjà. Je savais reconnaître un avis tranché quand j'en voyais un. Il serait peut-être toujours temps de réévaluer la question une autre fois. J'étais l'émotion et lui l'humain. J'étais la conseillère et lui le preneur de décision. Je n'allais certainement pas lui forcer la main - simplement lui donner mon avis, comme j'ai toujours si bien su le faire, qu'on me le demande ou pas, d'ailleurs.
Et mon avis lui était manifestement précieux. Si j'avais presque oublié l'existence de cette mystérieuse lettre, happée que j'étais par notre conversation, qui me donnait presque l'impression d'être revenue à ma juste place, dans le Quartier Cérébrale, je sus rapidement y retourner, pas mécontente de connaitre, enfin, le fin mot de l'histoire.
Je n'avais pas essayé de deviner ce qu'elle contenait. Je n'aimais pas donner la satisfaction aux personnes qui ne souhaitaient pas me révéler un secret d'y porter trop d'importance. Question de fierté, naturellement. Mais je devais bien admettre que j'étais touchée par son attention. Amusée, aussi, qu'il regrette presque d'avoir écrit ce papier qui m'offrait, mine de rien, une porte de sortie en or vers une autre carrière loin de Storybrooke.
J'avais toujours aimé me sentir désirée. Et je ne pouvais que sentir le désir de Gabriel - certes purement professionnel - de m'avoir à s'écouter. Que je sois son exclusivité. Sa perle rare. La furie qui m'avait amenée à son manoir m'avait quittée depuis bien des longues minutes et je n'aurais pas eu besoin de cette preuve indirecte de son attachement pour me convaincre de rester.
Cela dit, j'étais totalement disposée à apprécier la démonstration. Ma bouche s'étira sans surprise en un grand sourire aussi ravi que flatté. Peut-être plus ravi que flatté, en fait. Un homme de sa trempe ne pouvait que reconnaitre et désirer mes qualités de conseillères, de toute façon.
- Je vous ai pas assez prouvé que vous pouviez compter sur moi ? demandai-je en réprimant un rire faussement scandalisée. Je vous l'ai dit mais je vais être sympa et le redire : vous n'êtes pas près de vous débarrasser de moi. Cependant... une lettre de recommandation ça fait toujours plaisir alors je vais la prendre et en échange je vais vous accorder l'immense honneur de savoir ce que je suis.
Une telle annonce ne pouvait que capter son attention, aussi me décidai-je à désamorcer la révélation. Ce n'était pas vraiment un échange de bons procédés, plutôt une récompense. Voire une marque de respect et d'estime.
- De toute façon vous l'avez mérité, depuis le temps. Mais commencez pas à vous faire des films. Voyez ça comme une preuve de confiance durement gagnée à force de me faire toutes ves confidences.
Je préférai être claire et la moins sentimentale possible. Probablement comme lui, d'ailleurs. Il n'avait pas parlé de manquer de ma compagnie mais de mes compétences, après tout. Nous pouvions donc nous entendre pour être sentimentaux aussi rarement que possible.
Pendant que je l'observai pour s'assurer que nous étions sur la même longueur d'onde, je réfléchis à la manière la plus subtile et intelligente d'amener la révélation de mon idée, tenant à soigner mon effet jusqu'au moindre détail.
- Je n'ai aucun diplôme mais vous n'allez certainement pas me virer en sachant cela, commençai-je finalement sans me départir de mon assurance. Parce que je n'ai pas besoin de diplômes, en fait. Je connais tout sur le cerveau humain parce que j'ai vécu dedans pendant plus de dix ans. Je suis une ancienne émotion. Vous avez le droit d'être impressionné, soufflai-je avec un air de connivence.

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________________________________________ Dim 6 Déc 2020 - 2:56

— Laissé dans un coin... —


Si Deborah en savait désormais plus sur le personnage du styliste Agreste, lui gardait une image assez mystérieuse de la coach, ce qui ne le dérangea pas forcément sur le moment, satisfait de ce qu'elle était aujourd'hui, de ce qu'elle lui montrait. Il ne put s'empêcher pour autant de reposer sur la table un passé qu'elle ne lui avait pas confié. Elle se souvint ne lui avoir rien dit et il s'en doutait, cela pour simplement esquisser un fin sourire. Pourquoi tout gâcher, après tout ? Ce qu'il faisait, et ce qu'il faisait pourtant rarement, c'était de la remercier pour ses conseils qu'il n'aurait jamais pensé si bons et bien menés lorsqu'il l'embaucha comme conseillère en image. Adrien avait bien choisi. Il avait choisi une aide qui, bien plus tard, sut alors être utile à son père - lorsque lui ne serait plus là. Gabriel était persuadé que son fils avait déménagé chez sa petite-amie, ladite Marinette Dupain-Cheng, ou encore chez d'autres en amis en qui il pourrait avoir confiance, ce qui n'était plus le cas pour la famille qui lui restait. 

"Je crois, malheureusement, que je tombe déjà dans les étoiles. Conclut-il de lui-même en plongeant les mains dans les poches de son pantalon. Mais cette idée me convient. Je l'accepte." 

Pour le bien de tous, du moins, il préférait en effet l'accepter. Il avait compris qu'agir égoïstement faisait souffrir les autres, alors il ne jouerait que pour lui-même, sans laisser ses proches se prendre les coups. Ses erreurs... Ne devaient pas les toucher. 

Si vous êtes prêt à sacrifier votre relation parce que vous pensez que c'est mieux pour son bonheur, je ne peux que vous laisser faire.

Gabriel était rassuré que Deborah l'ait compris - et accepté elle aussi. Ce n'était pas véritablement le choix le plus glorieux qu'il ait pris... Quoique ? Néanmoins, il était persuadé que ça restait le plus juste à prendre. Vivre pour lui, ne plus blesser autrui. Près de lui restait ceux qui l'avaient compris. Ce n'était pas plus mal, peut-être. Le styliste ne pouvait plus se permettre de faire souffrir. Sa décision était prise et étrangement, il s'en sentit quelque peu plus léger. Vide. Mais léger. Un mal pour bien. 

Et finalement, levant la lettre que tous deux faillirent oublier, Gabriel en dévoila le contenu à son amie, près à la laisser repartir avec un présent de sa part, si elle le souhaitait. Évidemment, c'est auprès de lui qu'il préférerait la savoir, comme employée, comme coach et comme amie, désormais. Il avait encore quelque peu de mal à y croire, mais c'était justement pour ça qu'il souhaitait... Peut-être se le prouver à lui-même. Il demanda à nouveau ce que souhaitait Deborah, et elle se permit de se répéter. Il souhaitait en avoir le cœur net. Elle confirma rester mais néanmoins, proposa de garder la lettre en échange d'informations sur son identité. L'idée fit arquer les sourcils au styliste, légèrement surpris, avant d'esquisser un fin sourire curieux.

"Un échange, vous dites ? Il la laissa se corriger tandis qu'il baissa les bras, enveloppe en bout. Je saurais me montrer digne de n'importe quelle information que vous me donnerez... Pour celles que je vous ai passé précédemment." 

Il restait homme de paroles, malgré tout. Du moins faisait-il ce qu'il pouvait pour. Il agissait au cas par cas, plus précisément, mais pour celui de Deborah, il savait qu'il pensait ses propos. Il ne dirait rien si elle souhaitait qu'il ne dise rien. Et finalement, elle parla : sans diplôme précis - qui en avait besoin lorsque les compétences étaient justifiées sur le terrain - elle aurait été, par le passé, une émotion. Une émotion ? La nouvelle perturba Gabriel, on ne le cachera pas à ses sourcils froncés, car perplexe. Il tenta de comprendre, d'y réfléchir, mais à vrai dire, il n'en trouva pas sens - parce que oui, il cherchait encore du sens à Storybrooke.

"Une émotion ? Répéta-t-il alors. Mais... Une émotion n'est pas... Une entité vivante. Il tentait de chercher réponse dans le regard de son interlocutrice. Deborah... Ses yeux s'écarquillèrent légèrement. Gust... Attendez, se trouva-t-il à nouveau perdu. Vous êtes... la représentation du goût ? Mais, c'est un sens, non une émotion... De quel conte venez-vous ?" Finit-il par demander en penchant légèrement la tête sur le côté.

En résumé, il perdait vite le fil mais n'était-ce pas normal avec si peu d'informations qu'il essayait de fouiller à son maximum ? Il n'avait pas pu s'empêcher de faire sa réflexion à haute voix avant d'en terminer par une question - celle qu'il aurait pu poser depuis le début et qui aurait tout résolu. Il n'en fut pas impressionné, juste intrigué. Fallait-il encore qu'il comprenne de quoi il était exactement question - c'était plus fort que lui que de chercher à savoir. Après cela, en tout cas, il l'a cru. Il n'avait aucune preuve du contraire, déjà, puis il ne pouvait que la croire sur parole par principe. 

"Je comprends mieux que vous n'ayez pas besoin d'études, en effet, si vous avez vécu toute votre existence... Dans la tête de quelqu'un. Cela doit être comme retrouver ses marques pour chaque client qui vous demande... Sauf que vous n'êtes pas exactement dans leur tête. Vous ne les connaissez pas au premier regard, à la première parole. Non, Deborah, reprend-t-il en se décalant sur le côté, reboutonnant la manche de sa veste. Je ne veux pas croire que votre personnage justifie vos compétences en matière de coaching, de conseillère et d'amie. Il revint alors à elle. Je pense sincèrement qu'il y a plus. Vous n'êtes plus une émotion, vous êtes une personne vous aussi avec toute la palette d'émotions qui s'y accompagne. Votre expérience est une chose, mais tout ce que vous avez appris en tant qu'être humain a du beaucoup aider aussi. Si vous dites que je me trompe, je ne vous croirais pas. Il sourit. Je ne vous vois pas comme une émotion, la preuve, il m'aurait été incapable de le deviner par moi-même." 

Face à elle, à quelques mètres pourtant, alors qu'il reposait la lettre sur la table, la tendant légèrement pour si elle souhaitait la prendre, il se redressa droitement, mains derrière le dos. 

"Vous êtes Deborah Gust. Et de quelques pas pour reprendre marche dans l'espace, il poursuivit : Et je suis ravi que notre contrat tienne toujours, je compte donc sur vous pour que ma longue absence au sein de l'entreprise et devant les écrans n'entachent pas mon image et ma réputation. Je dois trouver de quoi justifier une telle distance. Même mes assistantes n'entendent plus parler de moi depuis quelques temps, j'ai refusé tout entretien - si ce n'est celui que vous m'avez forcé à faire - ironise-t-il. Ce n'est pas comme d'habitude, et les rumeurs s'éparpillent vite..." 

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________________________________________ Dim 6 Déc 2020 - 17:00

Gabriel se montrait aussi sage que raisonnable en acceptant mes idées et, bien que je ne fasse aucun commentaire à ce sujet, je ne pouvais que l'en féliciter. Il avait dans notre relation quelque chose qui ressemblait fortement à des consensus, ce à quoi je me résolvais pourtant rarement. Mais c'était sans doute parce que la plupart du temps j'avais affaire avec des gens vraiment débiles dans le sens de qui je ne pouvais pas abonder. Chez Gabriel, au contraire, je sentais une véritable réflexion sacrificielle qui tenait de l'admirable. Je ne pouvais que saluer, d'une certaine façon, ce certain type de courage.
Et récompenser, d'une autre façon, celui qu'il était, sans m'étonner, cela dit, de son ahurissement en comprenant ma véritable nature. Il faut dire que je fais souvent cet effet, même après quatre ans passés à Storybrooke. Les habitants conçoivent sans problème qu'on puisse avoir été un animal mythologique, un chat de gouttière ou de salon, une sorcière puissante, voire un dieu, mais une émotion ? C'était une notion bien trop abstraite pour les humains, la plupart étant, en outre, incapables d'analyser celles qu'ils ressentaient à longueur de journée. Contrairement à tous les autres, je n'étais ni une légende (en tout cas pas dans le sens premier du terme), ni un mythe, ni une puissance, ni une tête couronnée, certainement pas une héroïne et pas non plus la grande méchante de l'histoire. J'étais un concept. Quelque chose que les humains ne se figuraient pas telle qu'elle était mais en fonction de son impact, de ses effets, qui avait pris peau humaine malgré elle.
Ouais, y avait de quoi être dérouté. Et admiratif. Et perplexe également.
Je jubilais d'observer le tsunami émotionnel que j'avais provoqué chez Gabriel, ne pouvant m'empêcher de sourire. C'était l'un des moments qui m'apportait le plus de satisfaction dans cette nouvelle vie : révéler mon idée à qui le méritait et observer la façon dont il prenait les choses.
- Les émotions sont mieux que des entités vivantes, comme vous dites. Ce sont elles qui vous rendent vivants. Humains. Qui donnent un sens à votre vie. Sans les émotions vous ne seriez qu'une coquille vide, qui ne vaut pas mieux qu'un robot.
Quoique certains robots valent mieux que certains humains, mais pour l'exemple et sachant que je m'adressais à Gabriel, la comparaison se tenait.
Quant à Gabriel, en dépit de son étonnement, il prouva, une fois de plus, qu'il avait mérité cette ultime récompense, cette ultime preuve d'appréciation en comprenant, sans que je ne le souffle, quelle émotion j'étais. Je n'étais pas peu fière, à cet instant-là, de le compter parmi mon cercle d'amis. Il s'élevait à ma hauteur et cela en connectant simplement ses neurones. Comme quoi c'est possible et d'autres humains feraient bien d'en prendre de la graine.
- Je dirais plutôt que je suis un concept. Mais oui, c'est exact. Je suis bien l'incarnation du Dégoût. Bravo. Et merci de ne pas m'avoir fait l'outrage de penser que j'étais la Joie.
Elle avait beau me manquer et sembler, parfois, absente de ma vie au sens propre comme au figuré, jamais ô grand jamais je n'aurais voulu être cette petite boule d'excitation toxique et fatigante. Ja-mais.
- Je viens d'une Terre parallèle où tout le monde est mort suite au sort noir de Regina. Tout le monde sauf mon hôte. Elle est tombée dans un coma très profond et a fini par comprendre que nous étions dans sa petite tête alors elle a trouvé un moyen de nous dissocier d'elle avant de partir, résumai-je sobrement, peu fan de cette manie que les gens avaient de toujours vouloir rattacher tout le monde à un conte.
Ma vie n'était pas un conte de fées et mon histoire en tant qu'émotion à part entière était terminée. Je considérais que Gabriel avait à sa disposition suffisamment d'éléments, certains explicites, d'autres non, pour se faire une idée de ce que ma vie avait pu être avant. Au demeurant, aucun de nous ne savait exactement comment Joie et Riley avaient pu nous expulser du Quartier Cérébral. Nous n'en avions pas le souvenir et doutions de jamais recouvrer cette partie de notre mémoire ni même de souhaiter la retrouver. J'étais donc bien contente de pouvoir enchainer :
- Celle que je suis ne justifie pas mes choix amicaux, effectivement. Mais croyez-moi, pour tout le reste, je lis facilement dans les émotions humaines. Je sais comment ça fonctionne. Ce n'est pas parce que je n'appuie pas sur un tableau de bord pour piloter quelqu'un de l'intérieur que je ne peux pas l'influencer en l'incitant à se remettre en question voire à se sortir les doigts lorsque c'est nécessaire. Nos actes et nos paroles ont autant d'influence sur les gens que les boutons d'une télécommande sur la télévision. C'est juste pas la même façon de procéder. Je sais ce qui est in et ce qui est out. Ce qui marche et ce qui ne marche pas. Ce qui est dangereux et ce qui ne l'est pas. Mon rôle a toujours été d'empêcher qu'on s'empoisonne physiquement et socialement pour tendre vers la perfection. J'ai changé de méthodes, pas d'objectif. Je maitrise très bien le dégoût car je le personnifie - littéralement, à présent. Mais je doute d'avoir la palette émotionnelle complète ainsi que vous le suggérez, ajoutai-je. Prendre peau humaine m'a permis d'expérimenter certaines émotions que je ne suis pas. La colère et la tristesse, par exemple. Mais je n'ai jamais eu peur. Jamais. Mais... merci, je suppose.
Ca ne me dérangeait absolument pas d'être juste Dégoût car c'était ce que je préférais être. Cela dit, si Gabriel voulait me voir comme une humaine à part entière, je supposais que c'était une chose positive, et je voulais bien qu'il en soit ainsi. J'étais changé, c'était certain. Mais uniquement pour m'améliorer (si tant est que cela soit possible).
Je n'avais pas besoin d'avoir expérimenter la tristesse ou la joie pour m'occuper du problème d'image de Gabriel causé par sa longue absence. C'était une mission pour le Dégoût, même s'il n'avait pas présenté les choses comme telles et même si j'avais récupéré la lettre qui m'était tendue.
- Eh bien laissez moi vous dire en tant que Deborah Gust d'éviter à tout prix de faire courir la rumeur que vous étiez malade. Ca n'aide jamais les affaires. Optez plutôt éventuellement pour la retraite spirituelle au Népal ou un voyage au fin fond de je ne sais pas quel pays que personne ne sait placer sur une carte pour vous inspirez de leurs traditions dans votre nouvelle collection. Y a jamais de wifi dans les endroits pareils de toute façon, c'est crédible, assurai-je. Il faut juste en tenir un peu compte pour les prochains modèles.

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________________________________________ Ven 25 Déc 2020 - 1:54

— Laissé dans un coin... —


Que se serait-il passé si jamais le styliste n'avait pas rappelé Deborah ? Ce n'était pas comme s'il l'avait convié à venir chez lui dès le départ. Tellement absorbé dans ses propres problèmes, il ne prenait jamais en considération l'avis des autres - si ce n'était celui de Nathalie autrefois, mais elle n'était plus là pour l'épauler. Persuadé, alors, d'être le problème, et de devoir s'isoler pour ne heurter personne, il n'avait pas souhaité que son employée se mette elle aussi à le pointer du doigt. Mais étonnement, celle qui paraissait la plus critique fut en fait la plus compréhensive. Elle le pointa du doigt non pas comme un problème, mais comme un ami. Qui pouvait encore se dire l'être ? Axel, sûrement, mais Gabriel avait si peur de briser cette confiance et cette affinité qu'il tentait de se montrer à son meilleur jour devant le garçon pour ne pas le blesser et qu'il se blesse par la suite. Il apprit à quel point on pouvait faire souffrir de bien des manières, lui qui pensait pourtant connaître toutes les techniques pour ses propres victimes. Le boomerang revenait à grande vitesse, mais il ne s'arrêtait plus sur son chemin.

De ces confessions vinrent celles de Deborah Gust. Gust, retint Gabriel. Il n'avait jamais réellement fait de rapprochement avant qu'elle ne donne davantage d'indices sur son identité de conte. Il traduisit simplement son nom par "goût" et elle précisa en rajoutant le préfixe "dé", pour dégout. C'était donc l'émotion qu'elle inspirait par le passé. Gabriel le répéta entre ses lèvres, étonné. À vrai dire, il n'y aurait pas pensé dans ce sens plus péjoratif, mais ce n'était qu'une question de point de vue. Le dégoût symbolisait une critique, un jugement de quelque chose, ce qu'elle pouvait être lorsqu'on la connaissait peu. Pourtant, avait expliqué le styliste, ce qu'il voyait en elle aujourd'hui était bien au-delà du dégoût. Elle lui avait prouvé autre chose : la compréhension, l'écoute, le partage, les conseils. Tous les qualificatifs d'une émotion, au fond... Et, finalement, lorsque Gabriel disait la voir humaine, il en revenait au même : l'émotion était un qualificatif de l'être humain. Lorsque Deborah expliqua son histoire et celui de son conte, il comprit que ce n'était pas plus rose qu'ailleurs.

"Vous avez vos propres valises à porter... Fit-il comme simple remarque. Il aurait pu s'excuser pour elle, mais en aurait elle vraiment vu l'intérêt ?

Il se posa néanmoins une question alors qu'elle souhaitait sûrement enchainer sur un autre sujet. Cette jeune fille "partie" dont Deborah traitait, était-elle morte ? Était-ce ce qu'elle laissait entendre ? Il n'en dit rien, ne demanda aucun détail, y songea simplement comme une information suspendue dans le vide que, peut-être, trouverait-il complète plus tard. Après tout, avec le temps, qu'est-ce qu'on en apprend des choses. Bonnes ou mauvaises. Cela nous permettait aussi d'évoluer et c'était justement la remarque qu'avait fait le styliste à son employée qui tendait à le remercier. Il acquiesça.

"Oui, c'était bien un compliment. Vous découvrirez la peur un moment donné de votre vie aussi, et qui sait, elle vous donnera peut-être plus de forces que vous ne le pensez. Du moins, c'est ce que j'en ai tiré comme leçons mais nous tirons tous notre propre leçon des... Il s'apprêtait à dire émotion mais souhaita reprendre le terme de Deborah. Concept ? Se permit-il alors. Je pense pouvoir tirer quelque chose de vous et pour une fois, je ne parle pas d'intérêts ou de manigances quelconques... Simplement de leçons et de conseils, en tant qu'être humain. Vous offrez quelque chose, sans chercher un retour..."

Et il supposait que dans sa condition aujourd'hui, les rôles pouvaient s'inverser dans le quotidien de Deborah. Influencer, elle sait faire, mais être influencée, c'était encore autre chose. On apprenait avant de donner et même si le dégoût était de sa nature, il y avait encore pleins d'émotions à parcourir pour en tirer peut-être un autre développement et plus tard, d'autres conseils. Le styliste ne savait pas très bien comment elle vivait autrefois, cette idée de table de contrôle n'était pas très clair. Il n'avait pas vu le film, alors... Il se contenta du flou.

En tant qu'employée, en tant que conseillère et en tant qu'amie, le styliste dériva la discussion plutôt confidentielle sur quelque chose de plus... officiel et professionnel. Il avait peur que son absence marque les plus critiques - en négatif - et à vrai dire, c'était déjà le cas. Les gens parlaient si vite. En général, Gabriel s'en contre fichait, sachant ce qu'il valait sur le terrain, ayant quelque chose à donner. Mais ici, il n'avait rien. Seulement ses propres démons à affronter et cette histoire ne concernait personne. Grimaçant avec embarras, il fronça les sourcils.

"Malheureusement, pour justifier un voyage spirituel visant à inspirer une nouvelle collection, il me faudrait la collection à ramener... De la matière à donner. Son regard se tourna vers sa tablette tactile. Sauf que je n'ai rien, pour l'instant. Je suis plus dans l'aspect de partir aujourd'hui que de feindre d'être revenu. Soupira-t-il. J'ai du annuler deux ou trois défilés depuis ces derniers mois et refusa de m'en justifier publiquement. Certains me croient déjà parti à la retraite, quelle insulte. S'agaçait-il alors en serrant les poings. Lorsque je reviendrais... Il faut que cela soit avec quelque chose d'innovant. De nouveau. De marquant. Je dois faire un retour grandissant qui prouve une telle absence et ramène l'image que vous et moi tentons de faire briller de l'extérieur. Le monde ne doit pas savoir..."

Son regard se baissa avec réflexion, cherchant les possibilités qui s'offraient à lui pour une remontée en scène des plus crédibles.

"Pensez-vous qu'il soit préférable de laisser le monde penser ce qu'il veut jusqu'à mon retour ou bien d'éveiller des soupçons d'une nouvelle collection en approche par des indices ? Je ne sais pas... Mais ce qui est sûr, néanmoins, il s'approcha de son écran pour l'activer et jeter un œil à ses derniers croquis. C'est que je dois me remettre au travail. Le silence ne peut plus durer. Mon deuil doit prendre fin."


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________________________________________ Ven 25 Déc 2020 - 12:14

En d'autres circonstances j'aurais répliqué que mes valises, généralement, je trouvais un "volontaire" pour les porter à ma place. Surtout si elles étaient lourdes et encombrantes, étant donné que je ne voyais pas l'utilité de voyager excessivement léger. Mais pas cette fois. Cette fois, je me contentais d'opiner en silence, appréciant la métaphore - et sans rajouter qu'en plus des valises j'avais trois plus ou moins boulets à guider dans la vie. Gabriel devait bien se douter que le Dégoût ne suffisait pas (malheureusement) pour guider une petite personne sur le chemin de la vie. Il fallait toute une équipe d'émotions complémentaires qui se répondaient, se confrontaient ou s'associaient, selon les occasions. Joie et Tristesse créaient de la nostalgie, par exemple. C'était une belle émotion, la nostalgie. Joie et Peur pouvaient engendraient de la surprise. La Colère pouvait pousser à changer le monde en faisant souffler un vent de révolte plutôt que briser des mâchoires. La Peur donnait, apparemment, des ailes...
Jaspeur n'avait pas encore réussi à m'en convaincre mais j'acquiesçai néanmoins de nouveau quand Gabriel affirma que je finirai par faire l'expérience de cette émotion et par y trouver quelque chose de positif. Afin de ne pas trop le détromper (car je voulais bien admettre, tout au fond, que ce n'était pas une connerie), je me fis la note cependant de ne pas présenter Jaspeur et Gabriel tout de suite. Ses croyances pourraient voler en éclat en le voyant. Mais s'il y avait bien une chose dans laquelle je ne pouvais que chercher à la conforter immédiatement c'était sur sa compréhension de mon véritable rôle - et plus généralement du véritable rôle des autres émotions.
- Eh bien, oui, contrairement à ce que les apparences laissent sans doute penser, ça ne m'apporte concrètement rien d'être le Dégoût et de vous orienter dans la bonne direction. Sauf peut-être la satisfaction de vous tirer vers le haut, nuançai-je. Mais pas pour vous manipuler juste parce que je sais faire. Je sais comment ça fonctionne. Ce n'est jamais bon de réprimer ses émotions. Croyez en mon expérience. En fait, je ne suis ni bonne ni mauvaise. Je suis, c'est tout. Les autres émotions c'est le même délire, précisai-je des fois que ce soit nécessaire. Mais fondamentalement c'est ce que vous faites de nous qui est soit bon soit mauvais.
Le conseil s'appliquait sans doute directement à ce que Gabriel venait de traverser, aux émotions qui l'avaient parcouru à ce qu'il pouvait en tirer ou non. Bien sûr, ça n'allait pas régler l'absence d'une nouvelle collection époustouflante ni les commérages à son endroit. Mais ça serait déjà un début. Quand il aurait fait son retour fracassant (ce dont je ne doutais pas, l'imaginant plus résilient qu'il en avait conscience), les mauvaises langues s'en mordraient les dents, assurément.
- Un peu de teasing bien pensé pourrait inverser la tendance de ce qui se dit sur vous, fis-je observer. Mais ça ne fonctionne que si vous avez quelque chose à teaser, au moins le début d'un embryon d'idée, une esquisse de thématique pour votre prochaine collection. Peut-être que vous pourriez puiser dans toutes ces émotions que votre deuil vous a inspiré pour en ressortir plus grand et triomphal que jamais ? La presse et le monde n'ont pas besoin de savoir pour du vrai d'où vient véritablement votre inspiration - c'est très facile de tout mettre sur le dos d'une passion dévorante pour l'enfer de Dante ou je ne sais pas quelle œuvre majestueuse qui pourrait symboliser vos récentes épreuves. Du moment que vous êtes le phénix qui renaît de ses cendres plus beau et plus fort qu'avant, c'est pas réellement important que tout le monde connaissait la vraie vérité. En plus ça ne fait pas forcément vendre.

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________________________________________ Lun 11 Jan 2021 - 0:20

— Laissé dans un coin... —


Mais fondamentalement c'est ce que vous faites de nous qui est soit bon soit mauvais.

Elle n'avait pas tord. Gabriel n'en sut pas quoi répondre, si ce n'est réfléchir à cette remarque à laquelle il n'avait jamais pensé. Peut-être parce qu'à part utiliser les émotions, en effet, il ne fut jamais à leur place ? Qui pouvait deviner que même les émotions avaient une âme désormais.

Ce fut presque naturel, mais ce n'était pas comme si les sujets n'étaient pas liés - emmêlés - depuis le début. De confessions, le patron et l'employée repassaient aux affaires professionnelles et surtout aux conséquences que pouvait causer l'absence non-justifiée - non justifiable ? - du styliste de la marque Gabriel. C'était pour cela que Deborah était venue initialement, ne comprenant pas qu'on puisse la laisser sur le banc de touche après des mois de silence. Il y avait forcément une raison et cela, elle la trouva. Désormais, leur relation avait grimpé un échelon et ils ne se quitteraient plus comme ils s'étaient trouvés. Gabriel Agreste se souviendrait sûrement longtemps de cette discussion même s'il n'était pas certain de pouvoir expliquer ce qu'il en ressentait. Il restait quelque peu perdu malgré tout. Mais là n'était pas la question pour le moment. Deborah était venu pour le travail... Et finalement, c'était elle qui venait lui permettre une solution.

"Une idée de collection... Son regard se porta sur Deborah, silencieusement.

Puis brièvement, il songea à une collection... Sur les émotions. Est-ce que ce serait un bon thème à exploiter ? La pensée le fit intérieurement sourire mais il ne se prêta pas à la divulguer à voix haute pour le moment. Ce serait tout au plus une surprise pour la représentation du dégoût si jamais cela venait à se faire. Elle finirait par être au courant.

"J'apprécie l'image du phénix qui renait de ses cendres.
Sourit légèrement le styliste. Je me plierais à cette image pour... Je l'espère, aller de l'avant. Mais ce qui est certain, c'est que je ne peux plus rester dans cet état de stagnation."

Est-ce qu'une décision concrète avait été prise ? Non, certainement pas, mais on pouvait au moins parler de déblocages, Gabriel entendait déjà certaines portes se déverrouiller et il se promettait de tenter de les ouvrir, de voir ce que l'avenir pouvait encore lui réserver. Remerciant Deborah encore une fois, il promit de réfléchir à la suite et qu'il la recontacterait bientôt. Il comptait remettre en service ses assistants, ceux qui géraient son agenda, son planning. Il allait rattraper le temps perdu. Invitant la conseillère en image à rejoindre l'entrée du manoir alors qu'il lui ouvrit la porte de lui-même - le majordome servait toujours de décor, quoiqu'étonné de savoir la tension redescendue - il sourit à son amie.

"Hâte de reprendre le travail à vos côtés, Deborah. Se permit-il la familiarité ailleurs que dans son bureau. Et, la prochaine fois, je vous accueillerais sous un meilleur jour. Il serait inconcevable de me voir ainsi en sachant que vous êtes celle qui formez mon image, n'est-ce pas ?"

Pour lui-même, surtout, il devait vite reprendre le contrôle de la situation. Le seul avantage de perdre beaucoup en chemin, c'était bien d'être plus léger à l'arrivée... Peut-être plus vide également. Il allait falloir rebâtir.

(c) oxymort


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can you hear my heart say ?
How it hurts to see you this way. I didn't know that inside of you was hidden a deep dark hole, and after all this time I ignored the call.
anaphore
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