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 C'est bien ici pour faire son deuil ..( Libre)

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Barbara Marteau
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________________________________________ 2022-07-21, 22:17

Tout cela n'était qu'un leurre. Barbara , en sortant un soir du travail, après avoir été en pleine forme, avait laissé Eliza partir rejoindre son cher et tendre. Elena et Jack quand à eux, avaient leurs problèmes. Problèmes dus à son fichu chapeau , dont elle n'était pas au courant d'ailleurs. Elle ne voulait pas qu'on se soucier d'elle. Il fallait qu'elle fasse son deuil. Quoi de mieux que cela qu'un cimetière ? Le deuil de quoi ? De son ancienne vie...Ses anciennes vies...Celle de son monde d'abord...De cette mère dont elle n'avait plus de nouvelles et qui peut-être, sûrement, ne la cherchait pas de son côté. Elle était peut-être morte d'ailleurs, ou croyait que c'était Barbara qui l'était. Qu'importe,l'important, c'était qu'elle n'était pas là et qu'elle ne voulait plus espérer qu'elle revienne vers elle. Sa meilleure amie, pareil...Celle de là-bas, en tout cas. Et ce garçon...Avait probablement rejoint Charlie au royaume des illusions perdues.
Elle regarda toutes les tombes, avec l'envie de les ouvrir pour se mettre dedans, mais elle savait qu'elle n'était pas assez forte et n'essaya même pas ..Elle poussa un grand soupir , fixa des yeux quelques cailloux et les lança au hasard avant de se coucher sur la pierre humide d'une des tombes. C'était interdit sans doute , mais peu lui importait...

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________________________________________ 2022-07-23, 15:20 « La vie c'est pas de la tarte ! »

Amelia avait toujours trouvé aux cimetières quelque chose de sinistre et menaçant et s'était toujours appliquée à les éviter autant que possible. Il faut dire que la jeune femme avait toujours eu une imagination particulièrement fertile et que les années n'y avaient rien changé, ce qui expliquait pourquoi une femme de plus de quarante ans comme elle continuait, parfois (voire souvent) à se montrer aussi crédule qu'une adolescente. Voire davantage. Il faut aussi préciser que cette imagination fertile se nourrissait fréquemment d'histoires qui devaient avoir un impact plus ou moins conscient sur son esprit. Amelia avait ainsi lu Dracula et personne - parmi ceux qui la connaissaient - ne se serait réellement étonné d'apprendre que depuis elle craignait de rencontrer, au détour d'une tombe, un revenant particulièrement repoussant avide de chair ou de sang frais. D'ailleurs, dans une ville aussi bizarre que Storybrooke, personne n'aurait été réellement étonné que cela arrive pour du vrai.
Et pourtant, depuis que son mari avait tragiquement disparu, Amelia avait révisé l'opinion qu'elle avait des cimetières. Si elle continuait de ressentir une immense tristesse dès qu'elle passait la porte de celui aux alentours de Storybrooke, elle avait fini par comprendre qu'on n'était pas obligé de visiter les cimetières pendant les nuits de brouillard et de pleine lune le vendredi 13 (ce que beaucoup trop de personnes semblaient faire au cinéma) et qu'en journée, s'ils restaient tout aussi tristes, ils étaient bien moins terrifiants. D'ailleurs, au cinéma, les morts de sortaient jamais des tombes en plein jour, pas à sa connaissance, en tout cas. Mais la première raison qui avait conduit Amelia à fréquenter le cimetière plus souvent était la sensation que là-bas elle était un peu plus proche de son mari qu'ailleurs.
Il n'était d'ailleurs pas rare qu'elle choisisse de s'asseoir sur sa pierre tombale plutôt que sur les bancs prévus à cet effet et qu'elle lui parle comme s'il était à côté d'elle, plutôt que six pieds sous elle, et qu'ils faisaient un pique nique sous les arbres. A chaque visite Amelia lui apportait des fleurs fraiches et retiraient les fleurs fanées, de sorte que sa tombe rayonnait par tous les temps, au moins autant qu'il avait fait rayonner sa vie quand il en faisait encore partie. Elle aurait aimé pouvoir lui rendre visite chaque jour mais c'était sans compter sur son emploi du temps toujours plus chargé (même si elle ne faisait plus partie de l'équipe municipale depuis des mois déjà) ou sur ses obligations familiales et autres lubies associées. Amelia avait peu d'amis de son âge, et peu d'amis tout court, mais elle avait toujours le cœur sur la main, si bien qu'elle était particulièrement investie dans la communauté de Storybrooke et pensait rarement à elle. D'ailleurs, dès qu'elle avait un instant de libre, ce n'était pas à elle qu'elle le réservait en priorité mais à la tombe de son mari et à leurs conversations à sens unique qui faisaient plutôt office de thérapie que de véritable échange.
Cette belle et chaude journée d'été était l'une de ces journées qui avaient laissé à Amelia le temps de rapporter des fleurs sur la tombe de Michael puis de s'asseoir à ses côtés pour lui raconter sa journée, donner des nouvelles des enfants, du reste de la tribu, de la boutique, de la ville et même, parfois, du programme télévisé. Pas de doute : si les morts avaient des oreilles et prenaient le temps d'écouter tout ce qu'Amelia avait à dire, ils étaient même au courant de la programmation sur ABC et CBS ! Peut-être trouvaient-ils ça touchant ou bizarre. Amelia ne se posait pas la question, pas vis-à-vis des autres trépassés en tout cas. Elle savait simplement que son Michael l'aurait écoutée, qu'elle parle de la télévision ou des feux de forêt en Californie.
Au terme d'une de ces conversations à sens unique qui avait permis à Amelia de faire le résumer pas si concis de sa semaine, la pâtissière se releva en s'appuyant sur l'herbe sèche qui entourait les tombes, ramassa les fleurs fanées qu'elle était venue, entre autre choses, changer et reprit la direction du portail du cimetière, seule entrée et sortie possible (à sa connaissance, il restait possible que les caveaux au fond du cimetière disposent de passages secrets mais elle n'avait jamais eu le cran de vérifier cette hypothèse et ne l'aurait sans doute jamais), un peu perdue dans ses pensées mais pas suffisamment pour que ses yeux ne remarquent pas une scène un peu étrange qui se jouait un peu plus loin.
Sur une tombe qui lui était inconnue (car Amelia n'avait d'yeux que pour celle qu'elle venait fleurir et parlait rarement avec les autres visiteurs, jugeant l'endroit peu approprié aux conversations entre les vivants) la pâtissière aperçut une forme humaine pelotonnée sur la dalle en marbre, inerte. Elle s'en approcha à pas feutrés, soucieuse. La rumeur voulait que certaines personnes sans domicile fixe viennent dormir dans les cimetières, voire y mourir, soit de froid, soit de chaud, et Amelia ne se serait pas pardonné de passer son chemin sans s'assurer que la personne (elle présumait en effet que cette forme recroquevillée était celle d'une personne) allait bien.
Une fois à hauteur de la stèle, Amelia constata que son hypothèse était la bonne et qu'une femme plus jeune qu'elle et plus vivante que les squelettes qui pourrissaient sous terre (une idée à laquelle Amelia essayait de penser le moins possible car elle ne supportait pas d'imaginer l'homme de sa vie en état de putréfaction) mais tout aussi inerte. La vision était curieuse, peut-être préoccupante aussi mais Amelia n'en avait pas encore décidé. Peu éloquente dans ce genre de circonstances ahurissantes, elle se contenta de poser une question idiote à la fille sur la pierre :
- Euh... Bonjour... Tout va bien ?

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________________________________________ 2022-07-31, 09:30

Barbara ne pensait plus à rien . En tout cas à rien ni personne qui pouvait se trouver autour. Elle était là, totalement inerte, sur cette tombe. Avec elle. Elle et elle-même. Elle sentait le poids de la pierre. Elle se remémorait tout ce qu'elle avait vécu depuis son arrivée à Storybrooke. Sa rencontre avec Elena... En être tombée si vite amoureuse...Mais sans succès...Puis être devenue sa meilleure amie...A tel point qu'elle avait réussi avec son chapeau mystérieux, à faire revenir son amoureux à ses côtés...Sa rencontre si brève avec Joe...Echec supplémentaire.... Sa réussite professionnelle par contre dû à sa rencontre avec Eliza. C'était la première des choses qui lui donnèrent l'envie de sourire depuis qu'elle s'était allongée sur cette tombe. Et puis Charlie...Les larmes coulèrent comme un ruisseau jusqu'au niveau de sa petite poitrine... Enfin, elle trouvait qu'elle l'était en tout cas.

Elle retrouva néanmoins les sensations , quelques secondes, qu'elle avait pu ressentir lors de sa première fois. La seule qu'elle avait à ce jour, qui était si près et si loin à la fois...Il lui vint quelques secondes l'envie de se caresser , mais elle se retint ...Pas pour le contexte du lieu, mais parce que n'importe qui pouvait arriver et qu'elle ne voulait pas choquer quelqu'un ou se faire arrêter par la police. La sueur envieuse par contre, restait sur son front et y resterait un bon moment.

Il ne restait plus que ...Eh bien...Là où elle en était dernièrement. Sa rencontre avec Kot le chat qui lui a permis de laisser parfois parler son mauvais côté...Eliza qui venait à son tour de trouver chaussure à son pied, et puis le jumeau de ce même copain qui était totalement insensible à son charme...Sa dérive récente...

Toujours en sueur, elle se sentait si lourde...Si lourde et si seule ...Tant pis! Elle allait poser une de ses mains entre ses jambes, lorsqu'elle entendit quelqu'un s'approcher et lui demander comment elle allait. Les mots qu'elle entendit là lui fit reprendre tout de suite conscience de son entourage direct, tout ce qui se trouvait ou pouvait se retrouver autour...Elle se mit à rougir. Elle se savait prise sur le fait.

En fait non , elle ne l'était pas du tout. Parce qu'elle s'imaginait simplement. Elle n'avait pas fait le geste. Seulement dans ses pensées. Réellement, elle était restée inerte. N'était réelle que la sueur qui parcourait son front. Sauf qu'elle pensait être prise sur le fait quand même, même s'il n'en était rien. Elle allait sûrement passer pour une folle.

Bref. Cette femme venait de lui poser une question. Il fallait donc y répondre . Mais répondre quoi ? Eh bien...Ce qui lui passa alors par la tête.

- Ca va mieux en tout cas depuis que je suis ici . Ca n'a pas l'air luxueux ni d'être le top, mais pour faire le vide, c'est parfait. Par contre j'espère que vous n'êtes pas de la police parce que je me doute bien que j'ai pas trop le droit de faire ça ...

Dit-elle non sans encore songer à se lever, en attendant sa prochaine réponse. Le pire, c'était que ce qu'elle venait de dire était vrai. Elle se sentait lourde, mais elle venait de faire le vide et se sentait réellement mieux..Même si c'était pas encore le top...Et puis il y avait cette sueur qui coulait encore de son front...

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Amelia Peters
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________________________________________ 2022-07-31, 12:15 « La vie c'est pas de la tarte ! »

Heureusement pour toutes les parties impliquées dans cette affaire, quoique surtout pour l'innocence encore bien réelle d'Amelia, que notre pâtissière au grand cœur n'avait pas, par un hasard curieux et inexplicable, hérité du pouvoir de lire dans les esprits. Elle aurait sinon était bien surprise de découvrir les idées - impensables dans un lieu pareil ou tout simplement dans un lieu public pour Amelia - qui avaient si récemment traversé l'esprit embué de la jeune femme. Si l'inverse s'était avéré vrai, Amelia aurait probablement pris cette jeune fille pour une perverse nécrophile (ou quelque chose qui s'en rapproche) et ne se serait jamais approchée pour prendre des nouvelles, par crainte de quelque chose. De quoi, elle n'aurait sans doute jamais bien su le définir mais les épiphanies auxquelles on ne s'attend pas peuvent parfois avoir des conséquences tout aussi prévisibles.
Ceci étant dit, la réponse, celle qu'Amelia entendit, donnée par la jeune femme couchée sur la pierre tombale avait quand même de quoi surprendre. La pâtissière ne savait pas trop quoi en faire. Personnellement, elle se sentirait beaucoup mieux si elle n'avait pas besoin de régulièrement venir fleurir la tombe de son mari. Toutefois, à la réflexion, elle se sentait souvent un peu mieux lorsqu'elle lui parlait, ou du moins qu'elle parlait à la stèle sur laquelle on avait gravé son nom avec des dates. Amelia songea alors que c'était peut-être ce que la jeune fille avait voulu dire et, si c'était le cas, finalement, sa réponse n'était peut-être pas si bizarre que ça. Ou alors elle avait voulu dire qu'elle se sentait mieux quand elle reposait au-dessus d'un mort et, dans ce cas, Amelia ne savait pas comment se tirer de cette situation bizarre.
Passant toutefois outre ces considérations mentales presque trop complexes pour l'instant, Amelia alimenta la conversation avec toute la bienveillance dont elle était capable :
- C'est une bonne chose, ça, si ça commence à aller mieux, l'encouragea-t-elle en esquissant un sourire que la jeune fille pouvait voir puisqu'Amelia se tenait debout au-dessus d'elle, mais pas trop près quand même pour ne pas envahir son espace vital qui avait l'air sacrément perturbé (au point, par exemple, qu'elle se couche sur une tombe pour s'y laisser gésir dieu seul sait combien de temps). Moi aussi j'ai des fois besoin de faire le vide dans ma tête. Je pense qu'on a trop de charge mentale dans cette vie, confia la pâtissière en observant les arbres alentours, comme si cette vision pouvait l'apaiser.
Elle ferma les yeux quelques instants, laissant la bise d'été lui caresser les joues. Amelia s'était toujours étonnée d'entendre les oiseaux chanter même dans les cimetières mais devait avouer, avec le recul, que ce n'était pas plus mal. Ca rendait l'endroit moins sinistre. La repos éternel encore plus doux. Quelque chose dans ce goût-là.
- Oh non, je ne suis pas de la police, finit-elle par reprendre avant de baisser les yeux vers son interlocutrice (quelque chose qu'Amelia faisait rarement quel que soit le contexte car la vie l'avait faite très petite). Je suis Amelia Peters, la propriétaire de La Pelle à tartes, la pâtisserie et le traiteur du centre-ville. Juste à côté de l'Easter Egg, le magasin de chocolats, précisa-t-elle alors que la jeune fille sous elle n'avait probablement pas envie de savoir tout ça.
Amelia espérait qu'en se présentant, elle, elle inciterait la jeune fille sur la tombe à faire de même, voire à carrément se livrer davantage, afin que son grand cœur puisse déterminer à quel point elle avait besoin d'aide, persuadé, toujours et encore, qu'on ne venait pas s'étendre sur une tombe simplement pour méditer après une mauvaise journée mais davantage pour sérieusement envisager la mort comme une solution (et c'est ironique à dire) viable.
- En fait je ne sais pas si on a le droit ou pas de se coucher sur les tombes, poursuivit Amelia en continuant d'observer les alentours déserts. Moi, par exemple, ça m'est déjà arrivé de m'asseoir sur la tombe de mon mari et personne n'est venu me dire quelque chose. Je vois pas pourquoi y aurait une différence entre assis et couché. Par contre, ce qu'on a pas le droit de faire c'est de vandaliser les tombes... Par respect pour les morts et leurs proches, puis peut-être aussi par respect esthétique... Mais a priori vous avez pas l'air d'endommager la tombe en étant couchée dessus. Non, en fait, moi ce qui m'interroge c'est votre position. Je me demande si c'est réellement confortable, sans compter que... eh bien ça peut laisser penser des choses à des gens, s'il y a des gens qui passent, nuança Amelia en sachant pertinemment qu'elle faisait justement partie de ces gens qui passaient. Ca serait dommage que les gens se méprennent sur ce que vous comptez faire ou pas.
Après cette conclusion un peu gauche, Amelia baissa de nouveau les yeux vers la jeune fille sur la tombe et lui sourit doucement. C'est alors qu'elle s'aperçut qu'elle était fiévreuse (ou qu'elle avait un coup de chaud) car elle transpirait et se sentit le devoir d'au moins proposer quelque chose. Amelia fouilla alors dans son sac à main et en extirpa un paquet de mouchoirs en papier qu'elle tendit vers le bas :
- Vous en voulez un ? Vous avez l'air d'avoir chaud, ça doit pas être agréable, fit-elle remarquer.

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________________________________________ 2022-08-15, 17:38

Quelque chose de plus glauque traversa quelques instants l'esprit de Barbara. Au fond, ne sentait-elle pas elle-même morte ? Et ce , depuis quand ? Depuis cette malédiction qui l'avait ramenée ici ? Non trop simple. Et puis, mort, normalement, on ne sent plus rien de toute façon. Mais il lui arrivait de plus en plus de se sentir comme éteinte . Elle n'avait plus très souvent cette étincelle qui la faisait partir à tout allure joyeuse...Ou il lui semblait qu'elle n'arriverait plus jamais à la faire durer.

Trop de charge mentale ...C'était bien vrai...Et puis quand le cœur ne bondit plus, qu'on ne ressent que rarement quelques vibrations , le moins que l'on puisse dire c'est qu'on est pas très bien ...Et ça , c'était quelque chose que, même si elle se sentait mieux, elle ressentait toujours.

Elle n'arriva pas à sortir des mots de sa bouche, se contentant de faire comprendre à son interlocutrice qu'elle était d'accord avec ce qu'elle lui disait , qu'elle se sentait parfaitement en osmose avec ses paroles.

Barbara Marteau. Ah oui , je vois . Je crois. Moi, je travaille au centre commercial à la boutique de photographie animalière.

Elle ne croyait pas, elle en était sûre. Il lui semblait que Charlie, qui travaillait à la boutique de Willy Wonka, lui avait parlé de cette pâtisserie. Elle n'en était pas sûre...Elle n'était plus sûre de grand-chose à vrai dire...

Lorsqu' Amelia lui fit part de la possibilité que sa position puisse être mal interprété, elle pouffa et lui répondit :

Alors là, qu'est-ce que je m'en fiche de ce que les gens pensent . Moi, je sais ce que je fais , ce que je ne fais pas ; et ça me suffit.

Puis elle soupira. Ce n'était pas elle. Ca se voyait qu'elle était mal en disant pareilles choses. Mal ? Elle avait le blues, encore, en tout cas. Le blues, ce n'est pas pour être bien ou mal , c'est un milieu . Elle se sentait pas si mal que ça dans ce blues. Mieux que tantôt, en tout cas.

Je ne sais pas vraiment ce que je veux à vrai dire.

Toujours allongée, elle parvenait juste à regarder Amelia. Son corps ne suivait pas. On aurait dit qu'à l'instar d'elle, lui, voulait rester couché là..

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________________________________________ 2022-08-17, 10:34 « La vie c'est pas de la tarte ! »

Amelia opina, contente d'avoir réussi à tirer quelques informations de Barbara, persuadée que la faire parler pouvait l'aider, d'une manière ou d'une autre. Elle ne savait pas encore exactement ce dont la jeune femme avait besoin. Les hypothèses étaient nombreuses et allaient de vider son sac, à pleurer un bon coup, en passant par crier sur le monde entier tellement il était injuste. Barbara n'avait pas l'air suicidaire, justement terriblement lasse et malheureuse, et la pâtissière cherchait encore la meilleure façon de l'aider, persuadée qu'aucune situation n'était irrémédiable - mais quand même déterminée à éviter à la jeune femme un séjour en unité psychiatrique.
C'était une bonne chose que Barbara ait un métier, sans doute passionnant, d'ailleurs, même si Amelia n'y connaissait rien en photographie animalière et ne voyait pas bien ce qu'on pouvait bien faire à ce sujet dans une ville du Maine comme Storybrooke. En revanche, Amelia en savait un rayon sur le règne animal, puisqu'elle y avait directement appartenu. Elle savait aussi qu'il y avait de nombreux anciens animaux en ville et se demanda, l'espace d'un court instant, si Barbara était aussi spécialisée en photographie de ce type de personnes et, si oui, si ce n'était pas un peu ségrégationniste. Elle jugea cependant que ce n'était probablement pas le cas et se rassura mentalement sur la question avant de relancer la conversation :
- Oh oui, je situe, je suis déjà passée devant. Sans m'arrêter, désolée, avoua-t-elle, contrite.
Contre toute attente étant donné ses piètres prestations en tant que lionne chasseresse, Amelia possédait un excellent sens de l'orientation et disposait, dans son esprit, d'une espèce de carte mentale de la ville. Même si elle ne les fréquentait pas, elle était en mesure de situer chaque boutique et chaque commerce, celui dans lequel Barbara travaillait inclut. A quoi ça lui servait ? A pas grand-chose, surtout qu'elle n'avait pas tant de concurrence que cela. Mais la pâtissière aimait savoir où se trouvaient les choses et, force était de constater, que c'était effectivement le cas.
De la même façon, il était absolument certain que Barbara n'avait pas les mêmes préoccupations qu'elle, que ce soit vis-à-vis du regard des autres ou de tout un tas d'autres choses. Bah, Amelia pouvait faire avec. Elle était plutôt du genre à accepter les gens pour ce qu'ils étaient, sans condition. Elle opina alors et laissa tomber cet aspect de la situation, mais s'étonna quand Barbara ne fut pas en mesure de décider si oui ou non elle avait besoin d'un mouchoir en papier. Ca, c'était curieux parce qu'Amelia aurait cru que répondre à ce type de question était à la portée de tout le monde, tout le temps.
Force était de constater que ce n'était pas le cas, alors Amelia commença à réfléchir aux raisons qui pouvaient expliquer cette réaction. La première et la seule hypothèse qui lui vint assez naturellement à l'esprit fut la dépression, ou une de ses formes, en tout cas. Elle songea alors spontanément à Aloysius, le seul psychiatre qu'elle connaissait en ville (d'ailleurs, c'était déjà pas mal qu'une ville aussi petite que Storybrooke dispose d'un psychiatre, ce n'était clairement pas le cas de la grande majorité des petites villes des Etats-Unis) puis au fait que ce n'était pas très délicat de conseiller de but en blanc à une quasi inconnue d'aller consulter. Comme quoi, parfois c'était difficile d'aider les gens, particulièrement quand il fallait leur tirer les vers du nez.
Alors Amelia s'assit devant la tombe, pour se mettre plus ou moins à la même hauteur que Barbara, et commença à lui éponger doucement le front. Cela signifiait, certes, prendre la décision d'accepter, en quelque sorte, le mouchoir qu'elle avait elle-même proposé, mais la pâtissière y voyait surtout une façon de veiller sur la jeune femme, voire de créer du lien.
- Ca arrive de pas savoir ce qu'on veut, commenta-t-elle en observant les alentours, comme si elle ne s'adressait à personne en particulier. Des fois on a l'esprit embrouillé et ça peut être à cause de tout un tas de choses. Je crois pas qu'il y ait de règles à ce niveau-là. Par contre, il y a toujours des gens qui sont là pour nous aider et puis parfois ça peut faire du bien de parler à quelqu'un. Notamment à quelqu'un d'extérieur, ajouta Amelia, trouvant la périphrase plus douce qu'un "ou sinon tu peux toujours aller voir un psy si ça va pas", qui aurait cruellement manqué de tact. Moi, par exemple, j'ai vu un psy y a quelques années et ça m'a aidée, alla-t-elle même jusqu'à confier.

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________________________________________ 2022-09-04, 08:48

Le monde entier n'était pour rien dans l'état émotionnel de Barbara. Rien ni personne d'autre qu'elle ne l'était en fin de compte, si l'on cherchait bien . En tout cas c'était ce qu'elle, pensait. C'était la seule responsable, elle, son hypersensibilité . Elena n'y était pour rien si elle n'était pas amoureuse d'elle , Joe et Charlie n'y étaient pour rien d'avoir disparu. Tout cela était le fruit d côté très émotif de miss Marteau qui n'avait pas imaginé une seconde que les choses pouvaient ne pas aller dans son sens.

Pourtant, on ne pouvait pas dire qu'elle n'en avait pas été prévenue de par le passé, dans son autre monde. Elle n'avait pas non plus choisi de naître, ni de quitter sa maman et ses amis pour se retrouver là !

Bref, elle ne faisait ici que se poser pour réaliser tout cela et certainement serait-elle plus heureuse si elle arrêtait de se faire des films sur des choses qui ne s'étaient pas réalisés ou ne se réaliseraient même pour la plupart certainement pas ; de réaliser également que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, qu'il y a des embûches et que le bonheur , en admettant qu'on le trouve, peut basculer.

Se poser sur cette tombe était aussi l'explication à tout cela: Barbara faisait ainsi le deuil de prendre les choses à la légère, pour acquises, et de ses illusions perdues.

Je ne suis pas en état de solliciter quelconque visite ou quelconque potentiel futur cliente, ne vous en faites pas. fait-elle , avec un sourire qui s'avère bien ironique.

Sa réponse n'avait rien de professionnel, mais elle s'en moquait car elle savait qu'Amelia avait parfaitement conscience de l'état dans lequel elle se sentait .

A vrai dire, je pense qu'il serait mieux que je ne veuille plus rien, pour être sûre de ne plus jamais être déçue . Elle venait d'en dire lourd en prononçant cette phrase.

Vous ne m'apprenez rien. J'ai de toute façon besoin de tisser du lien si je veux m'en sortir . Enfin...

Barbara n'était pas sûre de le vouloir. Elle voulait ne vouloir s'en sortir que si elle avait la certitude de ne plus jamais être déçue . Elle voulait que ce soit la première et dernière fois.

Un ou une, peu importe, ou autre chose, juste, quelqu'un...

En ouvrant cette porte, elle sentait qu'elle ne voulait pas se laisser sombrer. Mais aussi qu'elle n'avait aucune idée de qu'est-ce qui était le mieux pour elle. Elle sourit , de bon cœur cette fois, en sentant Amelia se rapprocher d'elle et essuyer ses gouttes de sueur sur son front. Son cerveau en ébullition commençait à s'apaiser.

Aïe...Cette pierre..Est lourde...

Barbara commençait à ressentir le poids marbré de la tombe sur laquelle elle était allongée, depuis un bon moment maintenant...

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Amelia Peters
« La vie c'est pas de la tarte ! »

Amelia Peters

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________________________________________ 2022-09-04, 18:35 « La vie c'est pas de la tarte ! »

Le sourire ironique de Barbara surprit Amelia qui peina à l'interpréter et eut besoin de quelques secondes pour se rajuster et redonner à son visage l'expression tendre et bienveillante qu'il prenait le plus souvent. La pâtissière n'était pas habituée à l'ironie, ne la pratiquant elle-même presque jamais, mais comprit, grâce à son fort sens de l'empathie, pourquoi Barbara réagissait de la sorte. C'était comme si la jeune femme refusait qu'on l'aide véritablement, peut-être par complaisance, peut-être parce qu'elle s'était persuadée que personne ne voulait véritablement lui tendre la main sans rien attendre en retour et que, de façon générale, la vie ne lui voulait de toute façon rien de bon.
Quelques instants de conversation (ou devait-on parler de confessions) supplémentaires permirent à Amelia de trancher définitivement la question : Barbara n'espérait plus rien de la vie qui l'avait trop déçue. Heureusement, elle n'était pas encore rendue au point de regarder dans le vide depuis le haut d'un pont en essayant de saisir tout le courage qu'il lui restait pour s'y jeter. Amelia avait donc peut-être encore un peu de temps et de marge de manœuvre pour faire en sorte que le pire n'arrive pas, voire pour redonner à Barbara confiance dans la vie.
Mais comment ?
Amelia aussi était bien placée pour savoir que la vie n'était pas simplement une boite de chocolats, que les choses étaient plus complexes, voire plus compliquées et beaucoup plus aléatoires. Parce qu'elle avait été bonne toute sa vie, Amelia n'avait pas mérité de devenir veuve aussi jeune, tout comme elle n'avait jamais mérité les brimades de ses jeunes années. Pourtant, force était de constater qu'elle avait eu droit à ces malheurs et à plus encore si on prenait le temps de creuser. Indirectement, les malheurs des autres l'avaient toujours beaucoup touchée, la mort de Mufasa en premier. Ca non plus April ne le méritait pas. Elle n'avait rien fait pour et avait quand même récolté la tempête d'un vent dont elle n'était pas responsable.
Allez donc dire ça à une personne aussi déprimée que Barbara ! Elle n'avait sans doute pas besoin d'entendre que, quoi qu'elle en pense, tout le monde était dans le même bateau et que même les personnes qui lui semblaient parfaitement heureuses ne l'étaient jamais totalement, que le malheur et la déception frappaient à toutes les portes et de toutes les façons.
Ce n'était pas souvent qu'Amelia se sentait aussi impuissante face à la détresse de quelqu'un. D'ordinaire, les mots justes et réconfortants lui venaient plus naturellement mais d'ordinaire elle s'adressait à des personnes animées par davantage de volonté. Ici elle était presque obligée d'avoir de la volonté et de l'optimisme pour deux, ce qui était plus épuisant, même pour un rayon de soleil comme Amelia. Le plus désarmant, en fait, était de constater que Barbara avait conscience de ce dont elle avait besoin pour s'en sortir, à savoir un soupçon de volonté de volonté et s'entourer de personnes prêtes à l'épaule, mais c'était comme si elle avait décidé de s'en passer, comme si elle avait décidé d'abandonner la vie, sa vie et toutes ses potentialités, comme si elle avait décidé que plus rien de positif ne pouvait en être, qu'elle avait laissé passer sa chance et qu'elle ne reviendrait pas.
Enfin de compte, forte de ces nouveaux éléments, Amelia n'était plus certaine qu'aller voir un psy aiderait Barbara. Si elle ne décidait pas d'abord de s'aider elle-même, rien ne pourrait l'aider, ni le ciel, ni la psychothérapie, ni rien d'autre.
Pendant un temps Amelia épongea le front de Barbara en silence, si bien qu'elle dût l'éponger bien cinq ou six fois ce qui était parfaitement inutile. Mais la jeune femme ne semblait pas y prêter attention puisque son esprit était focalisé sur son mal-être et sur la pierre tombale qui lui était manifestement soudain revenue à l'esprit. C'était sans doute un bon début qu'elle prenne pleine conscience de l'endroit où elle se trouvait.
- Tu devrais te relever si tu n'es plus bien ici, suggéra Amelia. Il y a des bancs un peu partout, tout y serait mieux et ce n'est pas si loin, l'encouragea-t-elle, parce que c'était plus facile de l'exhorter à faire quelque chose de concret que de la conseiller sur la façon dont elle gérait sa vie.
Un temps passa encore pendant lequel Barbara ne sembla pas décidée à bouger. Amelia, elle, s'éloigna de son front épongé pour la laisser respirer. C'était le moment où jamais d'essayer de l'inciter à continuer de vivre.
- Tu sais, même les gens qui ont l'air le plus heureux du monde ne le sont pas tout le temps, se lança-t-elle, parce qu'il fallait bien commencer quelque part. Tout le monde a des déceptions, presque quotidiennement je dirais. Y a toujours et y aura toujours des trucs qui iront de travers et qui nous feront de la peine. Mais je peux pas croire que dans une vie, celle de n'importe qui, il y ait absolument tout qui aille de travers. La clé, c'est de toujours essayer de voir le verre à moitié plein. Je dis pas que ce soit toujours facile, hein, même pour moi, précisa Amelia. Tu te doutes bien que je ne vais pas au cimetière de gaité de cœur non plus, ajouta-t-elle avec un rire nerveux, presque triste. L'idée, c'est pas d'aller super bien tout de suite, en claquant des doigts, mais d'y aller progressivement, un pas après l'autre. Peut-être que tu pourrais chercher une chose positive dans ta journée chaque jour, puis deux et ainsi de suite. Tu verrais peut-être la vie différemment. Ce qui serait décevant, véritablement décevant, ça serait que tu abandonnes ta vie, que tu la laisses dériver sans plus t'en soucier. Parce qu'il n'existe pas de bonne façon de faire pour ne pas échouer dans la vie. On échoue tous à un moment donné. La seule façon de ne jamais connaitre des échecs c'est de vivre si peu qu'on ferait mieux de ne pas vivre du tout. T'as pas envie de ça, j'en suis sûre.
Ou du moins Amelia l'espérait, elle n'avait pas envie de donner des idées concrètes de suicide à une personne psychologiquement instable.

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________________________________________ 2022-09-22, 22:28

Non Barbara n'avait pas atteint le non-retour. Elle ne voulait pas dire au revoir à son existence. S'il ne s'agissait que d'elle, peut-être l'aurait-elle déjà fait. Mais elle pensait encore bien trop aux seules personnes sur lesquelles elle pouvait compter jusqu'à présent, Elena, Eliza et Jack. Elle ne pouvait pas leur faire ça !

Elle ne pensait pas non plus que si quelqu'un l'aiderait, pour autant qu'elle accepte son aide, ce serait forcément avec une idée d'attendre autre chose en retour. Quoique au fond pourquoi pas..C'aurait été chose qui aurait poussé les personnes à se revoir plusieurs fois et qui sait par la suite mais Barbara n'espérait pas ce genre de suite, n'osait plus l'espérer.
Elle se contentait alors "simplement" d'être mal , de parfois mal se comporter, ou voire se faire remarquer comme elle venait de le faire en se couchant sur cette stèle qui désormais lui faisait mal,s'en dégager lui causait difficulté.

Sous-entendu les personnes comme moi ne sont pas toujours malheureuses non plus ?


Si Amelia sous-entendait cela, Barbara savait qu'elle n'avait pas tort. Après tout, elle connaissait toujours des moments, si infimes, rares et surtout précieux soient-ils, des moments de bonheur qu'elle prenait comme des grains de raisin comme des petits bouts de petits riens.

Ce que tu dis est vrai... Mais quand tu parles de verre, moi je pense au verbe boire. Pas forcément quelque chose d'alcoolisé,mais quelque chose de fort. Quelque chose de fort pour la petite faible que je suis .

Barbara ne voulait pas devenir addict, elle avait frisé le pire quelques temps auparavant , mais elle avit besoin de quelque chose pour évacuer. Un café serré ? Quelque chose à manger ? Un panaché ? Peu importe. Après avoir été sur cette pierre, elle se sentait capable de dévorer quoi que ce soit qui était mangeable , boire n'importe quoi de buvable également. Elle se sentait si faible sortie de cette pierre si lourde...

Tu veux dire que tu as quelqu'un que tu as aimé qui ? Qui repose ici ?


Ce fut une réaction impulsive. Elle se sentit coupable et prit une mine désolée, autant pour son comportement que par compassion. Elle tremblait car elle tenait mal sur ses jambes...Elle avait également des crampes...Et son chapeau n'était pas là pour l'aider...

Non effectivement , j'ai pas envie de ça , j'ai envie de rien. Enfin si...Mais je pense que je n'ai pas le droit d'en avoir envie parce que de toute façon ça ne sert à rien, ça n'arrive pas.
Je ne dériverai pas car j'ai des amis, j'ai un travail, pour ces raisons je n'irai pas sauter du premier pont que je croiserai.Et aussi parce que je trouve l'idée du suicide bien lâche.
Mais pour le reste...Je ne suis pas certaine d'en avoir encore la force.Même si l'envie était là.

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________________________________________ 2022-09-27, 18:15 « La vie c'est pas de la tarte ! »

- Eh bien, oui. Je ne vois pas pourquoi la réciproque ne serait pas tout aussi vraie, répondit Amelia en adressant un sourire encourageant à Barbara. Si la notion de bonheur ne peut exister que vis-à-vis de la notion de malheur, ça veut forcément dire que les personnes heureuses doivent être parfois ou avoir été malheureuses pour savoir que maintenant, ou qu'au moment où toi tu les vois, elles sont heureuses. Je ne pense pas qu'on se comporte de la même façon quand on est heureux et qu'on le sait que quand on est heureux sans le savoir. Parfois même on peut avoir des tas de raisons pour être heureux et ne pas réussir à s'en rendre compte, ajouta la jeune femme:
Elle ne poussa pas davantage le raisonnement ne voulant pas créer d'amalgame. Certes, il était possible que Barbara n'ait actuellement pas conscience de toutes les raisons qu'elle avait d'être heureuse, ou en tout cas moins malheureuse que ce qu'elle était, mais il était aussi probable que ce ne soit pas le cas. Amelia ne la connaissait pas suffisamment pour le savoir et savait que ses qualités d'empathie avaient leurs propres limites. Ce n'était pas parce qu'elle savait si bien se mettre à la place des autres qu'elle pouvait mieux les conseiller. Parfois Amelia aussi se trompait. Et parfois son optimisme congénital lui jouait des tours.
Présentement, ce même optimisme était mis à rude épreuve par Barbara, qui n'en avait peut-être même pas conscience. Qu'à cela ne tienne, Amelia ne comptait pas se décourager ! Pas encore, du moins.
- Tu sais, reprit-elle patiemment, ce n'est pas parce que tu as un coup de déprime, un coup de mou, envie de pleurer et le blues que ça fait de toi une personne faible. Bien au contraire ! On t'a jamais dit que ça faisait du bien de pleurer ? Ca vaut ce que ça vaut mais j'ai lu dans une revue de psycho, une fois, que si on dit que ça fait du bien de pleurer c'est parce que ça libère la pression intracrânienne, ou quelque chose comme ça.
Amelia grimaça, désolée et agacée d'être aussi peu précise dans son raisonnement mais déterminée, néanmoins, à le tenir jusqu'au bout.
- Moi je trouve que c'est très courageux d'accepter de confier les pires de ses états d'âme à une parfaite inconnue. C'est pas donné à tout le monde de trouver la force de chercher du réconfort, parce que ça implique forcément de livrer la partie la plus vulnérable de soi à l'autre. Ca implique de faire confiance pour lâcher momentanément prise et recevoir l'écoute et la sympathie dont on a besoin pour s'apaiser, tourner la page et ensuite se relever. Moi je pense qu'ils ont tort ceux qui disent que le courage c'est seulement d'aller face au danger et d'être aussi dur qu'un roc, tout le temps. La plupart du temps il faut beaucoup plus de courage pour admettre qu'on a peur, qu'on est désolé, pour prendre la fuite ou pour demander de l'aide.
Malgré ses imprécisions techniques, Amelia était plutôt fière de sa tirade et espérait qu'elle réveillerait quelque chose en Barbara. Pour cette raison, elle préféra ne pas poursuivre le raisonnement. Car passer de "demander de l'aide" à "demander de l'aide pour régler cette probable addiction aux boissons fortes" n'était sans doute pas la meilleure des idées. Pas après avoir essayé pendant plus de deux minutes d'insuffler de la confiance à quelqu'un qui en avait manifestement grand besoin. Un quelqu'un qui était peut-être très triste mais n'en était pas pour autant très con : il appartenait à Barbara, et à Barbara uniquement, de tirer les conclusions, les enseignements et de prendre les actions qui s'imposaient si ce discours l'inspirait. Sinon, Amelia avait peut-être perdu deux minutes de sa vie pour rien.
Vraiment ? La pâtissière était toujours la première à se porter volontaire pour apporter son soutien à qui le voulait bien. Pour essayer, échouer, tomber, se relever, recommencer, encore et encore, jusqu'à ce que son aide ait eu l'effet escompté ou que quelque chose de plus fort qu'elle ait eu raison de la détermination d'Amelia.
Par chance, il n'y avait pas grand-chose qui en soit véritablement capable. A part la mort de Michael...
La solution de facilité aurait été de ne pas le mentionner. Mais comment ne pas le mentionner quand on rencontrait quelqu'un au cimetière pour la première fois ? Barbara connaissait La Pelle à tartes, elle n'avait aucune raison de confondre Amelia avec une employée des pompes funèbres ou la jardinière chargée de l'entretien du lieu, surtout qu'elle n'en avait vraiment pas l'allure. Quant à Amelia, elle estimait que si Barbara devait se livrer pour aller mieux, elle devait lui inspirer confiance en livrant, elle aussi, un peu de son histoire.
- Oui, il y a mon mari, répondit-t-elle doucement en attrapant l'un des bras de Barbara pour pour l'aider à tenir debout et la diriger vers un banc. Merci pour ta compassion, mais ça va, continua-t-elle avec un sourire triste, n'ayant pas manqué de capter la réaction de Barbara. J'ai fait mon deuil. Il sera toujours le grand amour mais la vie continue. J'avance. Sans lui et parfois c'est dur mais je sais qu'il voudrait que j'avance. Il ne voudrait pas que sa mort ait... disons qu'elle m'ait ôté toute raison de vivre. Parce que j'en ai, des raisons de vivre. Mes enfants. Mes soeurs. Mes amis. La boutique... Enfin voilà. C'est la vie. Enfin la mort. Un peu des deux, je suppose.
Amelia ponctua cette confidence d'un sourire triste et n'en profita pas pour demander à Barbara ce qui l'avait poussé à laisser son chagrin la consumer dans un cimetière. Si elle souhaitait en parler, la pâtissière préférait lui en laisser le choix.
- C'est bien de te concentrer sur les amis et le travail. Avec le temps je suis sure que ça finira par t'aider, l'encouragea Amelia avec bienveillance, contente de noter que les deux femmes partageaient la même opinion sur le suicide. Ca prouve que tu as envie de te battre, même si tu n'en as pas encore conscience. Tu as envie de quoi ? Pourquoi tu n'aurais pas le droit à ce que quelqu'un ou quelque chose réponde à tes envies ?
Barbara, fidèle à elle-même, était toujours aussi sélective et mystérieuse dans ses confidences. Et Amelia avait, de fait, une bonne raison (pour une fois) de poser tout un tas de questions. C'était ça ou laisser Barbara sur son banc et aller faire autre chose.

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