« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)



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 Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe]

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S et C Hale



« You Are Not Alone »


S et C Hale


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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 3 _


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________________________________________ Lun 16 Juil 2018 - 18:19



❝L'héritage perdu❞
Sasha & Les autres
Le voyage venait de commencer, Hadès m'avait poussé à monter à bord du Hollandais Volant pour suivre la petite équipe qui allait partir retrouver les disparues, j'étais surprise de voir que seul moi et Eulalie étions à bord, il n'y avait ni Hypérion, ni Apollon, ni un autre Dieu, juste moi, une amazone et le Capitaine du Hollandais Volant. Il était difficile pour moi de ne pas être concerné par cette aventure car après tout j'étais ami avec Sebastian et j'appréciais beaucoup Kida, alors malgré tout ce que tout le monde pouvait bien croire, je n'étais pas assez cruel pour ne pas me soucier de certaines personnes, j'espérais sincèrement que rien de trop grave n'arrive aux trois disparue, même si je me doutais bien qu'on n'allait surement pas ressortir de ce voyage complètement entier. Pour le moment je me décidais à tout simplement profiter du calme qui régnait pour me poser dans un coin du bateau près du bord, je déposais mon coca sur le pont du bateau avant de sortir un livre de mon sac, il n'y avait aucun équipage et Eulalie semblait vouloir absolument diriger le bateau alors je n'avais personnes avec qui converser pour le moment, alors autant passer le temps autrement qu'à se tourner simplement les pouces.

Alors que j'ouvrais la page pour le premier chapitre, je sentais une présence à mes côtés."Que lis tu ?"Me demanda Pan pour interrompre le silence qui régnait sur le pont."Le Hobbit de Tolkien."J'avais commencé le Seigneur des Anneaux il y à longtemps sans comprendre que j'aurais dû d'abord lire le Hobbit, alors j'avais décidé de corriger mon erreur en lisant le premier livre même si je savais parfaitement que le Silmarillion aurait été encore mieux pour continuer mon aventure en Terre du Milieu, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de trouver le livre alors je me contenterais des autres et des films pour le moments.

Pan pris place à mes côtés et je me tortillais sur place pour lui faire un peu de place, je ne savais pas quoi pensée du père d'Hadès, il semblait gentil et prêt à aider mais je ne pouvais m’empêcher de me méfier de lui car malgré notre petite rencontre au Cocyte, je ne le connaissait pas assez pour lui faire confiance, peut être que ce voyage serait l'occasion idéal pour apprendre à connaître un peu plus notre capitaine. Il bougea la tête, semblant regarder mon livre avant de reprendre la parole."Je n'ai jamais lu de livres. Peut être que tu pourrais m'en faire la lecture."Est-ce que j'avais l'air d'une maman qui faisait la lecture à son gosse ? Première nouvelle.

"Peut être."Hésitante, je finis par lâcher un soupire avant de simplement attaquer ma lecture à voix haute du premier chapitre, j'essayais d'être le plus claire possible quand j'enonçais les mots, même si je n'étais pas complètement à l'aise, ce qui n'avait pas l'air de déranger Pan plus que ça car il m'écoutait attentivement quand soudain une légère secousse se fit sentir, fronçant les sourcils je levais les yeux pour jeter un coup d'oeil aux alentours, la nuit était en train de tomber sur l'Océan. Le Capitaine finit par se lever, il ne semblait pas inquiet par cette secousse."Je vais m'assurer que tout se passe bien."Et avec un sourire il s'en alla en direction de l'avant du bateau tandis que je fermais mon livre, j'espérais que rien de grave ne s'était passer. Regardant de nouveau le paysage, le silence fut de nouveau interrompue par un espèce de murmure incessant qui semblait provenir de l'eau, elle semblait lointaine et assez aiguë pour que ce soit une voix féminine.

"Qu'est-ce qui se passe encore ?."Murmurais-je pour moi même, les sourcils froncés et le regard coulant en direction de ma bouteille de coca cola, m'avait-on drogué à mon insu ? Non c'était débile et d'ailleurs pourquoi le ferait-on ? Je décidais de me lever pour m'avancer vers le bord du bateau, le murmure ne semblait pas s'arrêter mais même en tendant l'oreille pour essayer de comprendre ce qu'il se disait, je ne comprenais rien."Des sirènes ...là où nous nous rendons c'est leur royaume."Je sursautais légèrement en entendant soudainement la voix de Pan, je n'avais pas entendue son retour à mes côtés.

"On va avoir des ennuis ?."Tournant la tête pour observer le capitaine, je me méfiais, car dans les légendes les sirènes malgré leur beauté était toujours du genre à foutre le bordel, ensorcelant les humains pour les faire tomber à l'eau et les noyers. En plus de ça si on se rendais vraiment dans leur royaumes et bien on allait forcément avoir des emmerdes tôt ou tard."Vu qu'on va dans leur royaumes."Je le vit hésiter quelques instant et serrez légèrement les poings pendant un court instant, pas pour tapé Pan, mais plus pour me préparer physiquement si jamais on devait se battre contre des thons aux allures humaines voir même les transformer en brochette de poisson vu que j'avais embarqué mon épée.

"Je ne pense pas. Il faut juste se méfier et ne pas se laisser envoûter par leur murmures. Les sirènes sont dangereuses. Tant qu'on restera à bord du Hollandais on ne risquera rien."Si j'avais su j'aurais embarquer des boules quies.

"C'est pas très rassurant."Par précaution je m'éloignais du bord du bateau alors que le bateau fut de nouveau pris d'une secousse, Je jetais un rapide coup d'oeil en direction de mon sac où se trouvait mon épée.

"Argos change de cap. J'ignore où on se rend mais il a dû sentir la présence de nos ami. La route risque d'être périlleuse."C'est qu'il est vachement rassurant Pépé Pan me disais-je tandis que je jetais plusieurs coup d'oeil en direction de l'eau en silence, ce n'était pas le moment de perdre son sang froid, rien d'autre que des secousses et se murmure ne s'était passer pour le moment.

"Putain que c'est beau. Même dans le noir." Par tous les serpents du Styx ! C'était quoi encore ce bordel ? Pan semblait lui aussi avoir entendu cette voix vu la surprise que je pouvais voir sur son visage, je regardais autour de moi pour chercher François car j'étais certaines d'avoir reconnu sa voix, ce qui était surprenant."Diony ? T'es où ? Qu'est-ce que tu fou là ?"C'était bien la question à poser au dieu des excès car après tout on m'avait annoncé sa mort mais on ne m'avais pas dit qu'il était revenue à la vie, enfin en quelques sorte.

"Je fais du tourisme. Et puis je viens sauver Lily. C'est toujours utile d'avoir un dieu avec, même si il est invisible."D'accord, donc ceci expliquait cela."Ça dérange pas si je suis monté incognito ? J'aurais bien payé ma place, mais j'arrive plus a utiliser ma carte bancaire, ni signé un chèque."Pan poussa un soupire blasé en souriant pour toute réponse.

"Comment ça se fait que t'es invisible et même vivant d'ailleurs ?"J'étais hyper confuse par se retournement de situation, mais malgré ça, j'étais quand même content qu'il ne soit pas mort, même si j'aurais préféré qu'il soit un peu plus "présent" que ça. Pan me fit un signe avant de s'éloigner et je l'observais faire tandis que Diony reprenais la parole.

"J'en sais rien, avant j'étais pas là et là je suis là mais pas vraiment là."Bonjour la migraine."C'est Aphrodite qui m'a trouvé à Slife. Je pensais pas qu'on pouvait me voir. Tiens tu savait qu'elle ne portait plus les mêmes sous vêtements ? Elle à changer de marque."Un millions de dollars donner à n'importe qui pour que je n'ai plus à entendre parler de la cruche divine.

"Passionnant."Ironisais-je en levant les yeux au ciel.

"Et toi ? Enfin pas tes sous vêtements mais toi ça va ? La forme."

J'hésitais quelques instant avant de simplement lâcher un."Ça va bien ouai."Même si je n'étais pas aussi enthousiaste que j'aurais voulu l'être, tant pis.

"Tant mieux ! Faut la santé et tout roule ! Je dit toujours ça ! Dès qu'on à récupérer Lily on se fait une journée à Coney Island ! Y'a rien de tel en plein été ! J'espère juste que d'ici là pouvoir re-boire du vin. Je sais pas combien de temps cette situation durera, y'avais pas de mémo explicatif et Sir Simon semble pas savoir."

"T'a pas demander à Hypérion c'est quoi le problème ? "Après tout c'était un Titan ce genre de trucs ça devait le connaître."Sinon t'a Pan."Lui aussi il avait l'air de savoir plein de truc, alors autant en profiter pour leur tirer des informations.

"J'ai pas penser à lui demander, il est pas mal occupé...enfin je crois. Je ferais ça en rentrant... et c'est qui Pan ?"Je m'avançais en direction de mon sac pour récupérer ma bouteille de coca, aspirant par la paille une légère gorgée."Pan c'est le mec que tu a vu tout à l'heure."Je reposais ma bouteille au sol."C'est le père d'Hadès, il doit bien savoir quelque chose du coup."

"Ahhh ok ! Je croyais qu'il était le capitaine du bateau. Je ne suis pas beaucoup l'intrigue divine, enfin les trucs concernant les dieux. Sauf ceux des proches. Et encore tu savait que Diane a eu un enfant ? Ça remonte un peu je crois, mais j'ai eu vent de ça la semaine dernière."J'haussais les sourcils de surprise, je ne savais pas non plus que Diane avait été maman, mais la déesse de la chasse n'était pas du genre à s'étaler en long en large et en travers pour raconter chaque détail de sa vie, pas comme certain en tout les cas."C'est aussi le capitaine du Hollandais volant...J'allais enchaîné avec autre chose mais le dieu fut plus rapide que moi.

"Hadès a un père ? Je verrais avec lui. En tout les cas je voulais te dire qu'un père c'est important, même pour une créature sans âme. D'ailleurs pourquoi ça t'obsède tellement de ne pas en avoir une."Je m'immobilisais tout d'un coup tandis que François se tût, il semblait avoir compris ce qu'il venait de dire mais aussi que quelques chose n'allait pas avec ce qu'il venait de dire et je plissais les yeux.

"Je ne suis pas obsédée avec ça."Un instant de silence de plus avant qu'il n’enchaîne avec un."Vraiment ?"Qui me fit comprendre ce qui se passait, bien sur, j'aurais du me douter que tôt ou tard le phénomène étrange qui s'était abattue sur la ville vienne pointer son nez encore une fois, en tout les cas je n'était pas aussi immune que j'aurais pu l'espérer."Je suis juste curieuse, mais pas obséder, j'y pense pas jour et nuit ni tous les jours."Mon ton était ferme, je disait la vérité.

"Ça ne te fait rien qu'une amazone en ait une et pas toi ? Qu'une créature soit considéré comme égale des dieux et pas toi ? Qu'on te prenne ta place."La voix qui avait été d'abord bien celle de François se transformait peut à peu pour devenir plus féminine, je reconnue même que c'était la voix d'Eulalie, mais l'amazone n'était pas vraiment présente.

Encore des gens qui cherchait à foutre la merde partout, j'avais vraiment l'impression d'être de retour à bord de ce train maudit, en tout les cas je me contentais d'hausser les épaules, s'ils pensaient que j'allais insulter l'amazone, c'était mal me connaître."J'ai rien contre Eulalie, elle a été créé par un Titan, alors peut être que c'est différent ? J'en sais rien."Je n'avais pas eu le temps de poser la question au Titan avant de partir."Et en même temps les créatures c'est censé être inférieur non ? Alors je m'en fou."Une nouvelle secousse se fit sentir tandis que je terminais de parler, soudain je pouvais sentir ma peau me brûlé et je grimaçait sous la douleur, je baissait les yeux en direction de mon avant bras pour voir le mot "mensonge" être noté en lettre de feu.

"Ok je m'en fou pas, ça me fait chier, mais c'est pas comme si je pouvais y faire quelque chose."Cette fois si je disais la vérité et je continuais de fixer les lettres sur mon avant bras qui finirent par disparaître, mais la douleur était persistante.

Un silence s'installa de nouveau, avant que la voix ne résonne encore."Elle pourrait disparaître..."Il y eu encore un instant de silence."...Mais c'est pas le meilleur, de toute façon tu goûtera un de chaque ça sera plus simple pour faire ton choix. Allez je vais essayer d'aller voir avec le Pan si il a une solution. C'est cool de parler tous les deux, t'a une oreille attentive."C'était bel et bien François qui venait de prendre la parole, il n'avait pas l'air d'avoir compris que je n'avais pas entendue le moindre mots qu'il avait prononcer ni s'être rendue compte que quelqu'un d'autre avait parler à sa place pendant quelques minutes. François devait être parti car il ne repris pas la parole et moi, secouée par cette conversation, j'espérais que rien de grave n'allait arrivée à Eulalie ou peu importe qui ils avaient parler de faire disparaître, sans m'en rendre compte je bougeais pour aller m’asseoir à côté de mon sac, tout ceci n'était vraiment pas rassurant.


©️ Pando

Lily Olyphant



« Tic tac,
sonne le glas. »


Lily Olyphant


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________________________________________ Mar 17 Juil 2018 - 13:10





« J'ai pas bien compris, Lily... »
« ... quel genre de rêve tu as fait sur moi ?! »



    Kida nous avait laissé là, tandis qu'elle était partie. On devait comprendre où on se trouvait et pourquoi on était ici. Qui que ce soit qui nous avait kidnappé, ils étaient mal élevés de ne pas venir se présenter à nous. Sans doute qu'ils s'attendaient à ce qu'on fasse quelque chose ici, sur cette île. J'espérais juste que ça n'avait rien à voir avec les crânes qu'on avait trouvé en arrivant. Rien que d'y penser, ça me faisait frissonner. Heureusement, Kida ne m'avait pas laissé seule, car il y avait Sebastian avec.

    « Tu t'es mis au sport récemment ? » demandais-je à Sab tout en le fixant un peu trop intensément, mais pas au niveau des yeux.

    Le marchand de sable pencha la tête, l'air surpris et interrogatif. Il la secoua négativement, comme pouor montrer qu'il s'était plutôt laissé aller. Mais je trouvais qu'il avait légèrement changé. En tout cas c'était pas désagréable à regarder. Mais comme j'étais déjà avec monsieur Elliot, j'avais souris avant de détourner le regard.

    « Tu penses que Kida va être longue ? Je me demande si elle a trouvé quelque chose. On aurait peut-être du l'accompagner. J'aime pas quand on se sépare lors d'une aventure. »

    Car à chaque fois ça se finissait mal. En tout cas ce que je souhaitais là, c'était que tout se passe bien, autant pour Kida que pour nous.

    « Tu ne trouves pas bizarre le fait qu'on ait été emporté sous l'eau, pour atterrir sur une plage ? Ca donne l'impression que tout est lié à l'eau justement. On va peut être se retrouver nez à nez avec des hommes poissons. Ou avec une créatures qui aura de grandes tentacules comme dans le Seigneur des Anneaux. Elliot me l'a fait revoir y'a quelque jours de ça, et c'était pas jolie, jolie. Surtout qu'on n'a ni épée, ni arcs. »

    Quelque chose fut écris avec du sable face à moi.

    « ...j'avoue que je préférerai des sirènes, oui. »

    Je n'avais pas pu m'empêcher de sourire à cette idée. Sab voulait côtoyé des sirènes. Allait-il profiter de cette escapade pour trouver l'amour ? D'ailleurs, je me demandais où il en était avec tout ça !

    « ...ou simplement de trouver une porte de sortie. » ajouta t'il grâce au sable en regardant dans la direction où Kida était partie.

    « On va aller la retrouver. Ca fait déjà un petit moment. Et puis de toute façon qu'on reste ici ou qu'on la suive, ça ne changera pas grand chose. »

    Kida aussi avait un beau corps. Enfin un corps musclé. C'était toujours agréable à regarder ce genre de choses. Je me serais bien mise au sport, mais j'avais toujours du mal avec ce genre de choses. Courir, marcher vite, trottiner, c'était fatiguaaaaant !

    « Quel âge tu as Lily ? »

    Tandis que le sable disparaissait après que la question fut apparue dans les airs, je buggais quelques instants. C'était quoi ça ? J'avais regardé Sab dans les yeux.

    « Quoi ? Tu veux savoir quel âge j'ai ? Ben euh j'ai... enfin là ici maintenant je crois que j'ai 26 ans. Mon anif c'est en octobre. Le 23. C'est ce qui est noté sur mon acte de naissance. Mais avec la malédiction et tout ça... et puis avant j'étais un éléphant, mais ça tu le sais déjà. Et comme j'étais un bébé, j'avais pas beaucoup d'âge. Enfin d'années. Je devais être encore un petit bébé. Un peu comme ma Cassie. Mais elle, elle est plus grande. »

    J'étais pas sûr qu'il allait tout comprendre. Pourtant dans ma tête, ça semblait logique et clair. Mais c'était dans ma tête. On s'étais mis en route pour rejoindre Kida, tandis que la question que Sab m'avait posé me perturbait. Et une fois à proximité de la jeune femme, on s'était arrêté dans les bois, se cachant derrière un arbre. Bien qu'à deux derrière un arbre, c'était pas si discret. Est ce que j'avais bien vue ?

    « C'est... Poséidon je crois. Le grand là bas. Enfin le seul homme avec Kida. »

    Ce qui faisait que ce n'était pas très difficile de voir où il était.

    « Poséidon... le dieu ? » s'incrivis en lettre de sable.

    Je hochais la tête à plusieurs reprises. Pour moi c'était sûr qu'en face de nous se tenait Poséidon. D'ailleurs il regardait dans notre direction et nos regards s'étaient croisés. Non seulement c'était lui, mais il m'avait reconnu. Peut-être qu'il fallait mieux sortir de notre cachette, qui n'en était plus une et rejoindre l'atlante, n'est ce pas ?

    « On est avec Kida. Elle n'est pas toute seule. » dis-je confiante, pour indiquer au dieu que si il voulait faire quelque chose à la jeune femme, il aurait affaire à nous.

    A ce que j'avais compris, il y avait une histoire de cuisses entre eux, mais rien du genre que ce qu'il y a entre Elliot et moi. Là c'était une autre affaire de cuisses. J'en savais pas plus, mais ça n'avait pas été beau à voir à ce qu'il parait.

    « Bonjour Lily. Et je crois que c'est Sebastian ? »

    Il s'était mis à nous parler. C'est qu'il ne voulait pas se battre, car sinon il n'aurait pas ouvert la discussion. D'un côté heureusement, car on n'avait pas d'armes sur nous. Enfin, il y avait bien le sable de Sab, mais c'était tout. Et puis, est ce qu'il ferait le poids face à un dieu ? Je n'aimais plus trop Poséidon depuis que j'avais appris ce qu'il avait fait. La dernière fois que je l'avais vue, c'était en présence de Diane.

    « Comme je le disais à Kida, je ne suis pas ici pour vous faire du mal. Je suis ici en tant qu'ami. »

    « Mais on n'est pas amis... »


    Ca m'avait échappé. C'était pas pour être grossière, mais on n'était pas ami, donc comment pouvait-il venir nous voir en tant qu'ami. A moins que lui considérait qu'on était ses amis, sans pour autant que ce soit réciproque ? Il me faisait de la peine si tel était le cas.

    « Vous avez été emporté ici par une entité qu'on ne contrôle pas. Je suis ici de mon plein gré. Vous aurez besoin de moi pour quitter cet endroit. Mais avant tout il va vous falloir comprendre ce que vous faites là. Et je connais une personne qui pourra répondre à la question. Je peux vous conduire à lui. »

    Est ce que c'était une bonne idée ? J'avais tourné la tête vers Kida pour la laisser décidé. Après tout, c'était un divin et elle se rapprochait le plus d'un divin que nous.



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Oui, il a un côté charmant...
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________________________________________ Mer 18 Juil 2018 - 0:01



L'Heritage Perdu


Kida avait eu un regard attendrit pour Lily et son aplomb lorsqu'elle avait affirmé que l'Atlante était avec eux. Son envie de la défnedre et de la protéger l'avait touché, bien qu'en étant parfaitement réaliste, il fallait sans doute plus craindre pour la brune que la blonde. Elle devait être la plus fragile des trois et pourtant son innocence transcendait d'un courage dont elle n'avait sans doute pas conscience. Sebastian avait dans le regard la même ferveur. Il semblait qu'une puissance brute pouvait s'emparer de lui malgré son air timide. Les apparences étaient bien trompeuses avec ses deux-là et Kida avait elle-même tromper les apparences avec les premiers Surfaciens qu'elle avait croisé. Elle ne pensait pas que c'était la raison de leur apparition ici mais il n'en restait pas moins que le parallèle était intéressant.

La jeune femme avait pourtant remarqué un éclair de tristesse dans les yeux du jeune homme qu'elle ne put identifier. Pourquoi tant de tristesse ? Parce qu'ils se déchiraient plutôt que s'apprécier ? Si c'était la raison, elle ne pouvait malheureusement rien faire pour l'apaiser, Poséidon lui avait fait bien trop de mal pour qu'elle puisse en penser du bien. Elle avait eu un premier pouffement méprisant en l'entendant dire qu'ils auraient besoin de lui pour quitter cette île de malheur. La denrière fois qu'ils avaient eu besoin du dieu pour quitter un lieu, ça s'était terminé avec la destruction totale de sa Cité et la libération malencontreuse de Chronos de sa prison temporelle alors pour son aide, ils allaient sûrement repasser. Mais Lily avait tourné la tête vers elle et la réaction de la jeune femme avait changé du tout au tout, comme si elle s'était pris un seau d'eau froide sur la tête. Elle semblait s'être faite acceptée en tant que Guide de leur trio, la jeune femme s'en remettait à elle et le poids de la responsabilité s'effondra sur ses épaules. Elle n'avait pas le droit de ne pas avancer pour eux sous prétexte qu'elle avait une rancune contre le dieu de la mer. Elle ne pouvait pas non plus leur faire courir un danger absolu sous prétexte qu'elle était curieuse de savoir où la piste du blond les mèneraient.

- Et pourquoi vous êtes venu de votre plein gré jusqu'ici ?

Ses bras étaient toujours croisés sur sa poitrine, le regard méfiant. Elle tentait de déterminer la piste à suivre.

- A dire vrai... je suis ici depuis un long moment déjà. Et je suis chez moi.

Cette fois, c'était un véritable rire méprisant qui s'échappa de sa gorge malgré elle, toujours campée dans sa position.

- Evidemment... De toute façon, dès que votre pied foule un sol nouveau, vous êtes chez vous.

Elle détourna le regard pour le plonger au plus noir de la forêt, au loin. Elle soupira. Toute cette conversation ne menait à rien. Sa haine n'était pas constructive. La haine ne l'était jamais. Encore une leçon de son père. Mais aujourd'hui sa mise en pratique était plus que hardu. S'il n'était plus là, c'était bien à cause de l'homme en face d'elle. Tentant de se calmer, de revenir à un moi intérieur plus calme, plus réfléchi, elle se passa une main dans les cheveux pour les plaquer en arrière avant de déglutir et de replonger son regard dans celui du dieu, de manière un peu moins agressive.

- Bien... Et où sommes nous exactement ?
- A Neverland.
- C'est le pays de Peter Pan.

C'était Lily qui était intervenu. Lorsque Kida avait tourné la tête vers elle, elle semblait aussi suprise qu'excitée à l'idée de participer à une conversation dont elle semblait connaître des choses. Kida lança un regard exaspéré vers Poséidon qui voulait clairement dire "qu'est-ce que je disais". Voilà qu'il se revendiquait être "chez lui" chez Peter Pan à présent.

- Et donc la personne qui pourra nous expliquer notre présence ici, c'est Peter Pan ?
- Non. Il n'y a pas de Peter Pan ici.
- Vous êtes sûr ? Pourtant, dans le dessin animé, il y en a un. Y'a même une fée. Et un pirate comme celui qu'on a chez nous. Mais en plus vieux.

Et voilà que la jeune femme repartait dans des explications à rallonge... Avec douceur mais d'une voix ferme, Kida décida de recentrer le sujet :

- D'accord ! Pas de Peter Pan. Une fée ou un pirate alors ?
- J'ai dit qu'on est à Neverland. Pas qu'on est dans celui que vous connaissez... Le vrai nom de cet endroit n'est pas Neverland. Même si on est bien sur l'île... ou du moins, la face cachée. Je vais vous montrer.

Il était resté très énigmatique, enraillant quelques pas dans la forêt comme pour les inviter à le suivre. Pourtant, Kida n'avait pas bougé et les deux autres non plus. D'un geste, elle les invita à s'approcher d'elle, à la manière d'un entraîneur d'une équipe de foot qui demande 5 minutes de pause pour recadrer un jeu. Lily ne semblait pas avoir compris ce que le dieu avait dit et il fallait bien avouer qu'elle même n'en savait pas beaucoup plus, malgré son refus catégorique de montrer sa peur et son inquiêtude qui ne mènerait qu'à l'angoisse au sein du trio. Il fallait se décider, mais mettre au point un plan B si les choses se gâtaient... comme à la chasse.

- On va le suivre. Il faut au moins qu'on comprenne pourquoi nous sommes là et malheureusement, c'est le seul à leur actuel qui pourrait nous en apprendre un peu plus. Mais s'il y a le moindre danger, s'il tente quoi que ce soit, je veux que vous courrier dans regarder derrière, d'accord ? Sebastian... tu te chargeras de vous protéger si jamais... je dois rester en arrière ?
- Dans quel sens ? Parce que s'il faut courir vers la plage aux crânes, je préfère pas.

Elle avait été plus rapide que le marchand de sable et sa phrase avait tellement pris de cours la jeune femme qu'elle laissa échapper un petit rire avant de lui dire avec un sourire :

- Tu coures dans le sens que tu veux du moment que tu restes avec Sebastian et que tu cours dans la direction opposée au danger, ça te va ?

Mais c'était désormais au jeune homme d'y aller de ses arguments. Il avait pressé légèrement l'épaule de Lily à l'évocation du danger, sans doute un réflexe qu'il avait ancré en lui. Pour la première fois, son regard ne vrillait pas, il soutenait le sien avec ardeur, la mâchoire serrée. Après un instant de réflexion, il précisa :

" On ne laisse personne en arrière "

" Si on part, on part tous les trois ".

- Je te promets que je m'en sortirai. Mais je n'y arriverai pas si je sais que vous êtes proches et qu'il peut vous atteindre... C'est comme ça qu'il m'a eu la première fois, en faisant du mal à quelqu'un que j'appréciais pour me faire plier.

Elle avait serré les poings et les dents à l'évocation du souvenir. Elle revoyait encore Milo, le Trident sur la gorge tandis que la voix dure et sévère de Poséidon raisonnait encore dans sa tête tandis qu'il lui demandait le cristal. Elle déglutit pour faire disparaître le souvenir avant de lever sa jambe, genou plié, pour montrer sa cuisse à ses deux partenaires et surtout au jeune homme qu'il fallait convaincre. Du bout de l'index, elle lui montra trois petites cicatrices blanches à équidistances sur sa peau.

- Et puis... Je suis plus solide qu'il n'y parait. Je vous demande juste de partir avant. Je vous rejoindrai.

"Nous verrons le moment venu"

Voyant qu'elle ne pourrait sans doute pas tirer plus de l'homme, elle lui lança un sourire reconnaissant au marchand de sable tandis qu'elle se tournait pour faire face au dieu. Mais la brune, qui n'était pas discrète et qui n'avait fait que sourire en signe d'acceptation, faisait à présent un non de la tête avant de montrer Kida du doigt, signe qu'elle ne voulait apparemment pas l'abandonner non plus. La blonde soupira bien que touchée par la fidélité de ses deux coéquipiers et lança un regard plus soutenu à Sebastian. Il était le plus puissant des deux, c'était indéniable. C'était à lui de la protéger si elle devait combattre, à lui d'obtenir la responsabilité. Elle lui montrait qu'elle lui faisait confiance, tout en ré appuyant du regard sa demande.

- Si vous souhaitez rester sur place, c'est possible aussi.

La moquerie était tellement pleine de bassesse que la jeune femme avait volte-face, lui répliquant du tac au tac :

- Et si on préfère éviter d'entendre de telles remarques, c'est possible aussi ?

Elle soupira de nouveau, pleine d'énervement avant de lui emboîter le pas, se mettant à sa hauteur.

- Quitte à ce que vous nous fassiez la visite guidée, autant nous en apprendre un peu plus sur "votre" lieu, n'est-ce pas ? Comment s'appelle réellement cette île ?
- Le paradis. Le paradis Perdu.

Il coula un regard vers elle, attendant sans doute une réaction quelconque mais la blonde se contenta de déglutir, se souvenant d'avoir déjà entendu ce nom.

- J'ai découvert ce monde sous la surface de la mer. On est à Neverland, mais en dessous. Ils vous cachent tellement de choses, vous n'avez même pas idée.

Il pencha la tête vers son tatouage tout en poursuivant sa route et Kida porta sa main à l'endroit gravé sur sa peau, instinctivement. Malheureusement pour elle, le pluriel ne se perçoit pas toujours à l'oreille et la jeune femme ne compris pas immédiatement qu'ils étaient sans aucun doute plusieurs à lui cacher des choses... à leur cacher des choses. Elle pensait donc d'abord à Heimdall. Elle se souvenait qu'il était le Gardien du Paradis Perdu, lieu autrement appelé la Grande Vallée, où les enfants dieux, dont Poséidon, avaient - semblait-il - été élevés.

- Qui ça, "il" ? Heimdall ? Ou... ?

Elle n'avait pas terminé sa phrase, se contentant de masser son tatouage en pensant à Chronos, sans le nommer cependant.

- Nous sommes donc là où les enfants dieux ont vécus ?

Elle avait plus vu cela comme... une Grande Vallée... comme son nom l'indiquait. Plutôt qu'une espèce d'île proche des îles du pacifique. Le dieu de la mer coula un nouveau regard dans sa direction, n'arrêtant pas sa marche pour autant.

- Il m'a fallu du temps pour comprendre. Il vous en faudra tout autant. Mais mon amivous aidera à trouver les réponses à vos questions. C'est lui qui a souhaité que ce soit ainsi et que seule la Vérité soit dîtes.

Il s'arrêta net, se tournant vers l'atlante avant de la fixer en silence pendant quelques instants. Lorsqu'il reprit la parole, Kida en eût le souffle coupé.

- Je suis vraiment désolé que nos différents nous ai causé du tort à tous les deux par le passé. L'avenir nous promet des jours meilleurs.

Il semblait important pour lui de lui annoncer et la jeune femme était loin d'être prête, la stupeur toujours sur le visage alors qu'il approchait de son épaule une main qu'il se voulait amicale. Bien que son premier réflexe avait été de reculé, la blonde n'avait pas bougé d'un poil, se contentant de réfléchir à toute vitesse. Le dieu était-il profondément sincère ou était-ce une nouvelle ruse ? Se rendait-il compte que sa volonté ne pourrait jamais être réciproque ? Il avait tué son père, son frère, détruit sa Cité, voulu la marier de force à son horrible fils, tuer Milo, la tuer elle pour lui voler le cristal... oublait-elle quelque chose dans la liste ? Pouvait-on véritablement pardonner tout cela ? Même avec la plus grande sagesse du monde? Pourtant il la mettait dans une situation délicate où si elle refusait sa main tendue, c'était elle qui lançait la suite des hostilité et cela, il en était hors de question. S'armant du seul sourire qu’elle était capable de faire présentement, à savoir faible, elle cacha toute sa rancœur au fond d'elle, pour faire semblant d'être de son côté. Elle avait déjà tant jouer la comédie la première fois... il était temps de renouveler l'expérience. Elle hocha la tête d'un air entendu, le laissant poser sa main sur son épaule.

- Espérons pour l'avenir, oui. C'est sans doute ce que nous avons de mieux à faire.

Afin de se préserver d'un mauvais coup, elle posa sa main sur la sienne, avec douceur cependant, pour que cela passe plus pour un geste d'affection rendu que pour un état de protection. Elle le fit de manière maladroite pour flouter davantage ses intentions, allant même jusqu'à s'excuser et se justifier :

- Désolée... je n'ai pas l'habitude des gestes d'affections... "paternaliste".

Elle avait grimacé sur le mot, comme si elle avait fait des guillemets avec ses doigts pour montrer la délicatesse du mot. De son côté, le dieu semblait bien plus mécontent de la main qu'elle avait posé sur la sienne que du reste, comme s'il y voyait le signe de sa domnitation elle sur lui. Il se força cependant à sourire avant de retirer sa main et de regarder Lily et Sebastian. Il leur fit signe de se mettre en route et bientôt, le groupe arriva une nouvelle partie de la plage, où de nouveaux crânes longeait la bordure de l'eau. La procession fit attention de marcher bien à côté et Kida observa les ossements d'un froncement de sourcils.

- A qui appartiennent ces crânes ? Et pourquoi ont-ils échoués ici ?
- C'est l'oeuvre des sirènes. Les marins qui se sont laissés envoûter par elles...
- Vos créatures... votre oeuvre ?
- Les sirènes ne sont pas mes créatures. Elles sont coriaces et indomptables. Enfin sauf une...

Il eu un air songeur et la jeune femme ne désira pas en savoir plus. Dans la mesure où sa fille était une sirène, il ya avait fort à parier qui se souvenait de certaines nuits avec sa mère et cela assemblé aux paroles qu'il avait prononcé était si gênant que la jeune femme se senti rougir jusqu'aux oreilles.

- Ne vous approchez pas d'elles, ni de l'eau.

Elle hocha la tête d'un air entendu avant de décider de lancer une nouvelle munition sur un souvenir qu'elle gardait de lui. Elle la précisa cependant avec calme, la voix posée comme s'ils parlaient du beau temps ou de la pluie :

- Et vous avez survécu ici, tout seul ? Vous êtes parvenu à récupérer votre divinité ?
- Les pouvoirs ne sont pas ce que nous sommes. Un dieu restera à jamais un dieu.

Il semblait fortement irrité par ses paroles et la jeune femme en fut plus que ravie bien qu'elle ne laissa rien percevoir. Il l'observait à présent du coin de l’œil, avec un air de défi et Kida sentit alors une aura l'englober. Une sorte de puissance s'abattit sur elle, l'alourdissant et ralentissant ses pas. D'instinct, elle se tourna vers ses deux compagnons de route qui semblaient touchés du même mal. Reportant son attention sur le dieu, elle précisa :

- Je croyais que nous devions mettre nos différents de côté ? Ce n'était qu'une question, pour faire la conversation. La démonstration de force n'était pas nécessaire.

- Ce n'est pas moi. On vient simplement d'arriver à proximité de son domaine.

Le coin de forêt qui s'était désormais devant semblait garder par deux gros rochers, comme des gardiens d'une porte invisible. Poséidon observa l'endroit avant de reporter son attention sur le reste du groupe :

- Il vous attends. Vous n'avez rien à craindre de lui. C'est grâce à lui qu'on est tous ici sains et saufs.

Il repris la marche, laissant Kida songeuse. Comment cette action était-elle "grâce" à lui ? Les avait-il sauvé de la chose qui les avait entraîné ? Ou pire, avaient-ils emmenés ici pour les prévenir de ce qui se passait en même temps chez eux ? Comme une sorte de destruction massive ? Il avait parlé de "sain et sauf"... à cette pensée, Kida aperçu le visage de Sherlock dans un coin de son visage et son coeur se serra... il n'en devint pas moins douloureux lorsqu'elle imagina le reste des gens auquel elle tenait, du plus bougon des barbiers à la plus récente des amazones en passant par de nombreuses personnalités qu'elle appréciait.

- Il parle de qui ?

Elle n'avait pas l'air rassuré et Kida lui prit la main d'instinct, comme pour l'aider dans sa tâche qui était désormais celle d'avancer malgré l'aura. Poséidon se retourna pour lui répondre :

- Le Seigneur et Titan Roi Ouranos. Notre guide et ami.

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ANAPHORE

Sebastian Dust



« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


Sebastian Dust


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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 3 SAB201

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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 3 _


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________________________________________ Mer 18 Juil 2018 - 23:11





Ain't got no place to call a home

« Only chains and broken bones... »


En voilà un visage qu’il ne connaissait pas, ce qui ne semblait pas être le cas des deux jeunes femmes en sa compagnie. Il ne put réprimer un sourire aux réflexions de Lily mais l’inquiétude de Kida n’avait rien de franchement rassurant. Elle, elle semblait même avoir une histoire assez personnelle avec le nouveau divin qui était apparu devant eux et pas des plus tendres ; ou alors elle était fétichiste des griffures et autres pratiques douloureuses pendant le… Enfin, vous voyez quoi. Bref, il chassa très très rapidement ces pensées et se concentra sur le chemin qu’ils suivaient jusqu’à ressentir la cuisante sensation d’un poids s’abattant lourdement sur ses épaules. Par réflexe il se courba, ayant besoin de quelques instants pour s’habituer à la chose ; la sensation lui rappela des souvenirs et l’énonciation de Poséidon ne fit que confirmer ce à quoi il s’attendait : un titan. Il y avait un titan à proximité et… Visiblement, pas n’importe lequel : Ouranos, le titan roi.

Sab pencha la tête sur le côté, fronçant légèrement les sourcils malgré son air intrigué. Il se mordit la lèvre inférieure tandis que le sable doré exprimait le fond de sa pensée :

« N’est-ce pas Chronos, le titan roi ? »

Le dieu posa son regard sur les écriture puis sur le marchand de sable.

« Quelle importance. N’est roi que celui qu’on reconnaît comme tel. Et Ouranos est le seul digne à l’être. »

S’il… Le disait O_o Sebastian inclina très légèrement la tête, joignant ses paumes en craignant de ne l’avoir vexé. Ce n’était jamais très bon de se mettre un dieu à dos – quelle que soit la position – qu’il soit ou non pourvu de ses pouvoirs, il restait impressionnant. Echangeant un coup d’œil avec les deux jeunes femmes à ses côtés, Sab laissa les volutes caresser sa nuque dans une réassurance nécessaire. Chaleureuse.

« Il nous aiderait ? »

« A dire vrai, il vous a déjà aidé. Il a libéré la Vérité. Désormais tout sera plus somple. A moins que vous n’ayez des choses à cacher. » Les yeux clairs du dieu des océans, ou ce qu’il était auparavant, passant des uns aux autres avec attention. « Vous avez quelque chose que vvous gardez secret ? Si tel est le cas, c’est le moment de vous délivrer de cette prison de mensonges… »

Ce personnage était un tantinet… Effrayant. Apparemment, c’était une question de vie ou de mort pour l’occasion et le seul souvenir de Lily en train de saigner du nez ramena un peu de doute dans l’esprit du gardien. Il passa brièvement en revu ses faits et actes notoires mais ne cessa pas de soutenir l’attention de Poséidon. Jusqu’aux dernières nouvelles, il n’avait rien à se reprocher, ni mensonge ni quoi que ce soit de ce genre. Mentir, c’était douloureux et cela pouvait faire très mal ; il apprenait aux enfants à ne pas le faire. Une vérité avouée était à moitié pardonnée, quant des mensonges pouvaient détruire une existence et ne plus jamais laisser la possibilité de s’en remettre. Sab avait vu les dégâts qu’ils pouvaient faire. Il avait entendu les belles promesses de certains pour justifier d’une détresse ou d’une douleur, d’un mal-être ou de la violence… Mais rien ne justifiait l’ignominie de l’être humain envers les enfants. C’était se voiler la face. Et cela, le marchand de sable ne le tolérait pas.

Les rêves étaient honnêtes. Imagés, imaginés, tarabiscotés et parfois sans queue ni tête, mais ils avaient le mérite de refléter l’inconsciente vérité de l’esprit. Des moyens détournés parfois mais s’il fallait en passer par-là pour comprendre… Il eut envie de sourire aux souvenirs des songes et des moments passés à explorer les subconscients enfantins qui croisaient son chemin, mais il resta doucement sérieux. Sab se savait peu impressionnant dans son short de bains aux motifs colorés, il n’aurait jamais prétendu pouvoir avoir l’air sérieux.

« Et vous ? »

La question était directement dirigée sur leur nouvel hôte, qui n’hésita pas plus que cela à leur répondre.

« Je dis toujours la vérité. »

Sa tête se tourna en direction de Kida avant qu’il ne se décide à reprendre sa marche. Ils s’engageaient désormais dans une forêt plutôt ordinaire, peuplée de troncs et de racines, d’arbustes et de tout ce qui faisait une forêt en fait. Pieds nus, ils n’eurent pourtant aucun mal à avancer et ne rencontrèrent aucun élément pouvant les piquer, pincer, couper, ou leur provoquer des démangeaisons comme les orties. Sab en avait déjà fait les frais et ça faisait vraiment très mal ! Ils procédèrent ainsi pendant plusieurs minutes avant de rejoindre une sorte de… Cabane en bois. Comme ces maisons de garde-chasses dans les dessins animés ! Il leva les yeux vers le toit mais n’aperçu pas de feu dans la cheminée… En même temps, vu les températures sur l’île, ça n’aurait pas été des plus adapté – ni de faire un feu ici, tout simplement.

L’atmosphère était moins pesante ici, plus légère et respirable que précédemment. Avaient-ils franchis le périmètre sécuritaire pour pénétrer un peu plus dans la sphère privée du titan ? Poséidon n’avait pas l’air surpris et, une fois devant la porte, il se tourna complètement vers eux.

« Essuyez-vous les pieds avant d’entrer. »

Les… Pieds ? Par réflexe, Sebastian baissa les yeux sur ses petons et ceux des deux jeunes femmes. Ils étaient plutôt propre, si on excluait le sable qui… Ah non. Il releva vivement la tête : ce dieu là aussi était un fétichiste des pieds ?! Son air du faire rire le concerné car sa bouche s’étira dans un sourire moqueur, comme une bonne blague bien tombée. Ce n’était pas très drôle. Pas du tout même.

Une question silencieuse s’infiltra dans l’air une fois que Poséidon franchit la porte de la cabane : y aller ou… Ne pas y aller et faire demi tour ? Ils étaient arrivés jusqu’ici, peut-être était-ce judicieux de savoir ce que leur hôte leur voulait pour l’occasion ? Il serra la main de Lily, promesse silencieuse que tout irait bien. Tout devait aller bien. Il se l’était promis. Ils se l’étaient promis. Puis ils traversèrent le seuil et se retrouvèrent dans l’atmosphère boisé d’une grande pièce chaleureuse, semblable à un chalet, aux murs et sol recouverts de planches en bois. C’était grand. Plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur, comme la cabine téléphonique bleue dans la série là…

Quelques meubles occupaient l’espace central : des chaises, un grand fauteuil, et des étagères recouvertes de tout un tas de bibelots éparses et variés se trouvaient accrochées sur les murs. Sebastian distingua entre autre un compas et une longue vue, mais aussi des parchemins roulés soigneusement, des cadres baissés ou retournés, des statuettes de toutes matières confondues, des petites boîtes et des malles tailles réduites… Un tas de bric et de broc exposés là, sans trop savoir si c’était leur place ou non.

Poséidon s’était arrêté à proximité de l’unique fenêtre, debout et silencieux. Il n’y avait personne d’autre dans la cabane et, un instant, le gardien cru qu’il s’était moqué d’eux. Ce n’aurait pas été très gentil de sa part ; même s’il avait appris que la plupart des gens n’étaient, malheureusement, pas toujours très honnêtes.

Il s’apprêtait à lui poser une question lorsque ses yeux rencontrèrent une étoffe de laine rouge nonchalamment posée sur l’accoudoir du fauteuil : une écharpe. Avec un petit liseret doré juste au dessus des franges. Et le monde de Sebastian cessa un instant de tourner en reconnaissant l’objet… Il y eu des bribes de souvenirs qui envahirent son esprit, le petit rire gêné, le bruissement du papier cadeau et la découverte de cette fameuse écharpe, au lendemain de Noël, quand la jeune femme qui lui l’avait offert se dandinait d’un pied sur l’autre en attendant son verdict. Il n’existait peut-être pas qu’une seule écharpe faite de cette façon… Mais elle lui rappela immanquablement la sienne. Non. Non ce n’était pas possible. Sa gorge se serra tandis qu’il tentait de se souvenir où il l’avait mise : les cartons. Elle était pliée soigneusement dans les cartons qu’il n’avait pas encore prit le temps de défaire depuis son déménagement. Elle était avec les pinceaux. Elle était… Avec les affaires de Louise. Ca ne…

Son cœur se remit à battre dans sa poitrine, cognant avec force. Ses jambes hésitèrent à le précipiter en avant pour s’assurer du toucher de la laine ; Louise l’avait faite elle-même, avec des grosses mailles et un ou deux défaut qu’il trouvait adorable. Mais à la place il resta figé sur place, tentant de retrouver son souffle qui avait disparu jusqu’alors. Ses yeux s’écarquillèrent davantage lorsque le sable se souleva à nouveau sans son consentement et que les lettres apparurent, face à lui :

« Prendrais-tu sa place si tu le pouvais ? »

Une douche froide s’abattit littéralement sur son échine, paralysa ses pensées et, en un instant, les images de ces dernières secondes lui explosèrent à la figure. Celles où elle avait pleuré. Celles où elle avait essayé de le rassurer. Celles où elle lui avait fait promettre que tout irait bien, parce que tout finissait toujours par s’arranger. Tout devait s’arranger. Ses yeux. La lumière. L’implosion. Le trou noir. Le…

« De qui tu parles ? » Questionna Lily, ne comprenant pas que ce n’était pas lui qui avait inscrit de tels mots.

Il ne vit pas le dieu porter aussi son attention sur eux. Il ne vit que cette odieuse phrase qui balayait toutes ses résolutions, toutes les promesses qu’il s’était faite pour rester debout malgré sa disparition… Et qui laissait deviner l’infime espoir que tout aurait pu être différent. S’ils avaient été différents. S’ils ne s’étaient jamais connus. Si… Avec des si, on faisait un monde. Tout un monde. Un jour, il avait été basculé dans l’au-delà et s’était retrouvé face à l’image de quatre titans juste pour pouvoir ramener l’âme de Louise à la vie. Il avait accepté d’essayer pour Hadès. Il avait bravé sa crainte et s’était alors retrouvé avec un double de lui-même, plus vieux, plus sage, plus… Au courant de choses que lui ignorait encore. Il avait été prêt à risquer sa vie pour la faire revenir.

Et on lui demandait s’il en était capable ?! Ses poings se serrèrent le long de ses cuisses sans qu’il ne s’en rende compte. Malgré lui, il hocha la tête. Les lettres disparurent pour laisser place à sa réponse. Sable ami. Sable tranquille. Sable protecteur.

« Je le ferais. Mais elle n’aurait pas voulu que je le fasse. »

Le gardien sentit une petite main se faufiler sur son épaule et, sans se retourner, il su que c’était Lily. Elle devait avoir le bras drôlement tendu, elle n’était pas très grande à côté de lui. Mais il en apprécia le geste même si la tension dans son être ne cessa pas pour autant. Discrètement, une lueur attira son regard et il tourna la tête en direction d’un poignard posé sur l’une des étagères. Celui-ci scintillait faiblement.

« Tu peux la faire revenir… »

Qu’est-ce que… ?! Est-ce que… ?! Ses yeux clairs passèrent du message au poignard, puis revinrent sur la proposition. C’était… Insensé. Se sacrifier pour faire revenir Louise ? Se… Il l’aurait fait. Il aurait couru prendre l’arme pour se la planter dans le cœur en temps normal. Il y a quelques semaines, quelques mois, il l’aurait fait sans aucune hésitation. Mais aujourd’hui, Sab revoyait la demande qu’elle lui avait faire : tout irait bien. Tout devait aller bien. Elle… Etait partie. Disparue. Implosée. Et elle voulait qu’il aille bien. Qu’elle soit sereine de le savoir. Qu’elle… Sa gorge se serra tandis qu’il posait sa main sur celle de Lily pour la serrer fort entre ses doigts. Contact rassurant. Tant pis s’il paraissait faible, à ainsi avoir besoin du contact de la jeune femme. Elle était comme une petite sœur qu’on aimait avoir près de soi, pour la protéger mais aussi se rassurer.

« Je ne… briserai pas cette… promesse qu’elle… m’a demandé… » Sa voix était un murmure, coassé dans des sons rauques et inéligibles. Presque.

Il ne pouvait pas trahir la mémoire de Louise. Même si son cœur réclamait de saigner et de se déverser sur le sol pour l’espoir, même infime, qu’elle puisse revenir… S’il existait un moyen, cela se ferait sans son sacrifice. Sebastian se souvenait d’Archeron et de ses paroles. Il se rappelait encore de l’avertissement. Des volutes de sables entourèrent son poignet gauche et il ouvrit la paume pour le laisser glisser le long de ses doigts. Chaleur. Il sentit le sel au bord des yeux. La tension dans son regard. L’envie irrépressible de pleurer. C’était une corde sensible. Ca resterait une corde sensible.

« Je suis allé chercher son âme une fois.
Je suis prêt à recommencer.
 »

L’au-dela ne lui faisait pas peur. Pas suffisamment pour le faire reculer.

« Que sais-tu réellement des âmes ? » Intervint alors une voix derrière eux. « C’est une connaissance qu’un simple mortel ne peut pas maîtriser. »

Ils se retournèrent tous pour découvrir un homme habillé d’une tenue blanc cassé, large et ample. Un peu comme les jedis dans les films que Simon lui avait fait regarder. En l’apercevant, Sab le toisa des pieds à la tête avec surprise ; non, il ne pouvait pas critiquer son look alors que lui se trouvait en short de bain et torse nu. Une fois. Puis une seconde. Il l’avait déjà vu, lui ! Sa bouche s’ouvrit dans un symbole de surprise et il vit son index le désigner, se ravisant rapidement. On ne pointait pas les gens du doigt, c’était malpoli ! Et il valait mieux éviter de fâcher un titan, conseil amical.

« Vous étiez avec l’âme qui… »

L’âme solitaire, gardée au fin fond du Palais des Songes et… L’âme qui s’était vue protégée par quatre titans en armure aux couleurs étincelantes. Ouranos était l’un d’eux. Le titan roi donc. Enfin, l’ancien titan roi. Ou le nouveau. Sab ne savait plus trop, il n’avait pas suivi toute la chronologie mais il lui semblait bien qu’à un moment, c’était Chronos qui était monté sur le trône. C’était toujours compliqué ces histoires. En tout cas, ce titan roi devait connaître Archeron et donc... Connaître son lui futur. Encore plus compliqué.

« … Vous faites moins peur sans votre armure. »

Stricte véritée. On se sentait tout de suite moins en situation de guerre quand même. En lisant cela, le titan-feu-roi eu un sourire amusé.

« Voilà quelqu’un pour qui la vérité est utile, vu qu’il se laisse facilement distraire et en oublie de répondre. »

Sab se mordit l’intérieur de la joue en se rendant compte qu’il avait complètement oublié la question, trop surpris de croiser ce personnage aux cheveux gris et à l’air si… Honorable ? Hautain ? Il ne trouvait pas le mot exact. Dans tous les cas, vu qu’on se trouvait lié à des dieux et autres créatures divines, ça n’allait pas être juste un gentil grand-père en train de vivre sa retraite sur une île paradisiaque. Non. Dommage.

Ouranos les contourna et s’installa sur le fauteuil, juste à côté de la fameuse écharpe qui avait retournée l’esprit de Sebastian. Il l’observa un instant avant de reporter son attention sur le gardien.

« C’est à vous, n’est-ce pas ? »

Peut-être. Peut-être pas. Il ne savait pas quoi répondre exactement. La tension revint entre ses doigts et il eu la surprise de sentir à nouveau la paume de Lily contre la sienne. Décidément, elle savait comment faire pour lui rappeler sa présence et l’empêcher de se perdre dans ses propres songes. Un marchand de sable qui s’oubliait dans l’imaginaire, on avait tout vu ! Il déglutit, parcouru d’un léger tremblement triste.

« Ca ressemble à une écharpe qu’on m’a offerte, oui. »

« Un futilité à laquelle on s’accroche. » Déclara le titan roi. « Mais ce ne sont que des objets parmi tant d’autres. »

Il désigna les autres bibelots sur les étagères. Est-ce que tous ces objets appartenaient aussi à quelqu’un d’autre ? Chacun ? D’où venaient-ils ? Et… Pourquoi étaient-ils ici, dans cet endroit ? Dans ce Paradis Perdu ? Le gardien remarqua que l’attention de la brune était portée sur une boîte à musique en forme de carrousel, qu’elle fixait depuis plusieurs secondes déjà. Il fronça les sourcils : était-elle à elle ? Se trouvaient-ils aux objets trouvés de Neverland ? Bizarre comme reconversion pour un titan. Assez… Intrigant.

« Ce sont les souvenirs qui y sont liés qui sont importants. »

Une écharpe n’était qu’une écharpe. Une boite à musique, un banal mécanisme. Mais quand on leur donnait un contexte, tout devenait différent. Vous prenait au cœur. Vous percutait l’âme. Chamboulait les sens. Et même le plus infime des objets pouvait prendre une place importante dans votre existence.

Les lettres dorées s’étaient installées, vaporeuses, et Ouranos avait alors porté son attention sur Lily et son air figé par le carrousel. Surpris d’abord. Puis captivé. Sebastian tira légèrement sur les doigts de la petite brune pour la sortir de sa fascination ; inquiet soudain qu’elle puisse avoir vu quelque chose qui la chamboulerait elle aussi. Il interrogea Kida du regard et baissa le nez en direction de la concernée.

« Hein ? » Lily papillonna du regard, la bouche ouverte dans une expression surprise. « Ah, mais c’est pas à moi. C’est juste joli ! »

Si le titan-roi prit une expression des plus dubitative, Sab sentit un léger rire grimper dans sa gorge et il eu un soupir amusé devant une telle démonstration d’insouciance. Il dissimula son rire derrière sa paume libre et se fut comme si un poids s’échappait à nouveau de ses épaules. Ca faisait du bien.

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Jules Verne



« Pas de main,
pas d'arlequin ! »


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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 3 378254admin

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________________________________________ Jeu 19 Juil 2018 - 18:40

« Il arrive que les fantômes du passé... »
... ne vous laissent jamais en paix.


J'en étais à ma troisième gorgée de rhum lorsque je remarquai la silhouette caractéristique d'une charmante amazone se découper dans la pénombre de la cale. Je manquai de m'étouffer avec l'alcool que j'avais en bouche. Depuis combien de temps était-elle là ? Sa faculté à se déplacer avec la discrétion et l'agilité d'un chat m'avait jouée un sacré tour. J'avalai le liquide en grimaçant et lançai :

"Oh, me voilà débusqué !"

Je lui adressai un regard incertain avant d'ajouter, désignant la bouteille que je tenais en main :

"Ne crois pas que je sois venu pour cela ! Je vérifiais seulement que cet alcool est de bonne qualité. Ce qui est le cas. A présent, je peux le poser."

Aussitôt dit, aussitôt fait. Je rebouchonnai la bouteille et la replaçai dans la caissette à ma droite. Elle n'était encore qu'une enfant. Je ne voulais pas qu'elle ait une mauvaise opinion de moi. La jeune fille secoua la tête.

"Je ne vous juge pas, vous pouvez boire si vous le souhaitez. Même si c’est toujours mieux de ne pas consommer seul... ça vous arrive souvent ?"

Elle me lança un regard perplexe et quelque peu inquiet. J'écarquillai les yeux. Pensait-elle que j'étais un alcoolique ? J'avais à peine goûté le rhum ! Elle esquissa une moue embêtée, preuve qu'elle m'avait accusé à la hâte et qu'elle s'en repentait. Je ne lui en tenais pas rigueur. Elle avait parfois des réactions trop vives dues à sa jeunesse. Je préférai tout de même me justifier afin qu'il ne demeure aucun doute dans son esprit :

"Je n'étais pas seul. Dionysos me tenait compagnie. Il a dû se rendre ailleurs, à moins qu'il garde le silence afin de nous espionner."

Je jetai des coups d'oeils méfiants de tous côtés, mais mes pensées se focalisèrent de nouveau sur Eulalie alors qu'elle déclarait sur un ton de reproche :

"Pourquoi vous êtes venu alors ? Vous ne devriez pas être là. Vous vous mettez en danger."

J'appréciais la manière adorable dont elle s'inquiétait. Je décidai de la rassurer, prenant une expression assurée et confiante, teintée d'anxiété que j'essayais de cacher de mon mieux.

"Ne te fais pas de souci pour moi, je suis un dur à cuire."

Je passai la langue sur mes lèvres, ajoutant :

"J'ai estimé qu'une personne de plus n'était pas de trop pour porter secours à Lily, Kida et Sebastian. La prochaine fois, je me montrerai moins dévoué."

Une petite moue assombrit les traits de mon visage. Avec naïveté, j'avais espéré que la jeune fille approuverait mon choix de partir. Ne me laissant pas démonter par une divergence d'opinion, je me relevai et fis un pas vers elle.

"Je suppose que le capitaine Pan sait que je suis à bord ?"

Le sourire d'Eulalie, ainsi que ses paroles, n'eurent pas lieu de me rassurer :

"Bien sûr qu'il le sait. Vous n'étiez pas très bien caché."

Un petit silence s'installa. Je n'étais pas sot au point de passer inaperçu durant toute la traversée, mais à vrai dire j'escomptais que davantage de temps se soit écoulé.

"Que pense-t-il de ma présence ?"

Je ne pouvais cacher l'angoisse dans ma voix. Enerver un capitaine tel que lui n'était pas chose dont un Gardien de ma trempe pouvait se sortir sans escarmouche.

"Il a dit que vous étiez un clandestin. Mais je suppose que si il ne vous a pas fait partir... c’est que vous ne devez pas le déranger."

Elle haussa les épaules, puis précisa :

"Vous ne me dérangez pas non plus. Je suis contente que vous soyez là. Je n’ai juste pas envie de vous ramener à Olympe en petits morceaux..."

Ce fut à son tour d'esquisser une petite moue. Là-dessus, nous avions la même optique. Je préférais rester entier jusqu'à notre retour, dans la mesure du possible.

"Mais tout se passera bien. Je vous protégerai."
assura-t-elle avant tant de naturel que cela en devenait presque désinvolte.

J'étais à la fois touché par sa détermination et légèrement agacé d'être considéré comme un être fragile. Je savais pertinemment que j'étais moins solide qu'elle, mais je ne la laisserai pas pour autant endurer l'enfer à ma place.

"C'est très aimable de ta part, mais je saurai me débrouiller. Ce n'est pas la première mission-suicide que j'entreprends."

S'agissait-il d'un concours de désinvolture ? L'on aurait dit que l'on conversait de la pluie et du beau temps.

"Je vais t'accompagner sur le pont." décidai-je, masquant difficilement mon impatience. "Il me tarde de voir le panorama qu'offre le Hollandais Volant."

Des étoiles brillaient dans mes yeux. Depuis l'instant où j'étais monté à bord, je rêvais secrètement de sentir l'air marin fouetter mon visage et de manier les cordages et la voilure. Comme en réponse à ma prière, une secousse plutôt brutale nous déstabilisa. Je me retins à la paroi, pensif.

"Il semblerait que nous changeons de cap." informai-je Eulalie en levant machinalement la tête.

Puis, j'empruntai l'escalier pour me rendre à l'air libre. C'est alors qu'une odeur particulière retint mon attention, juste derrière moi. Elle était associée à une personne disparue depuis fort longtemps, dont le souvenir m'effleura avec une force presque douloureuse. Le parfum d'Estelle. Celle qui avait été ma maîtresse durant tant d'années, morte en couches en donnant naissance à une fille qui était probablement de mon sang...

Avant cet instant, je ne me souvenais pas de ce délicat embrun d'une façon aussi nette. Il est curieux de constater que les réminiscences se fanent au fil des ans, et qu'il ne reste que des souvenirs des souvenirs, au final.
Assurément, je devenais fou. Pourquoi ce parfum se rappelait-il à moi à cet instant ? Pour quelle raison ?

Une main froide se posa sur mon épaule. Fugace. Je tressaillis et me retournai vers Eulalie. Elle se trouvait quelques marches plus bas et me lançai un regard interrogateur. Ce n'était pas de son fait. Elle était trop éloignée pour avoir pu me toucher. Qui plus est, son contact était bien différent. Je me souvenais encore de quelle façon elle avait massé mes épaules et mon dos. Non, cette sensation était radicalement autre.

Hésitant, je repris mon chemin et m'aperçus que le capitaine Pan nous attendait sur le pont, comme s'il allait à notre rencontre. En le voyant, je me sentis de nouveau nerveux mais décidai de le saluer selon les usages :

"Bonjour, Capitaine. Je vous assure que ma présence ne sera pas une source de désagréments pour vous. Je suis parfaitement autonome sur un navire."

J'avais l'impression de retrouver la hardiesse de mes onze ans, lorsque j'avais embarqué à bord d'un long-courrier en tant que clandestin, dans l'intention de ramener un collier de corail à ma cousine Caroline. Inutile de préciser que la correction administrée par mon père avait été mémorable, à tel point que je lui avais promis que "je ne voyagerai plus qu'en rêve". Le temps des promesses était révolu depuis longtemps.

Pan s'approcha d'un pas et une fois très près de moi, inspira profondément.

"Je sens ça. Vous êtes doué pour trouver... le rhum."

Passée la seconde d'indécision, je répliquai hardiment:

"Comme tout pirate qui se respecte !"

Il m'observa fixement avant de poser brusquement une main sur mon épaule. Je me retins de sursauter tant son regard était perçant.

"Bien, mon garçon."
approuva-t-il finalement.

Soulagé, je le regardai s'éloigner pour se retourner de nouveau vers nous et s'adresser à Eulalie. Etrangement, ses paroles se noyèrent dans l'atmosphère ambiante, puis se brouillèrent totalement. Sa bouche remuait mais plus aucun son n'en sortait.

Au comble de la stupéfaction, je fus saisi par l'apparition d'Estelle qui l'entoura de ses bras alors que le capitaine demeurait imperturbable. Elle posa sa tête contre son épaule et lorsque ses beaux yeux bleus s'ouvrirent, ce fut pour se planter dans les miens. Elle portait une robe de mousseline bleu sombre, celle-là même qu'elle revêtait le jour où nous nous étions connus, lors d'une réception chez un ami commun. Elle était si criante de réalisme que j'en fus ébranlé jusque dans les tréfonds de mon âme.

"Ce n'est pas dieu possible..." balbutiai-je en chancelant légèrement.

Pan et Eulalie continuaient de parler en silence, sans tenir compte de moi. Aussi je m'avançai d'un pas vers l'apparition qui enlaçait le capitaine.

"Estelle ?"

Avec malice, elle mordilla l'oreille de Pan. Ce dernier tourna la tête vers moi, sourcils froncés.

"Le rhum vous fait défaut ?"

Hébété, je clignai des yeux. Estelle venait de se volatiliser. Il me fallait rassembler mes idées au plus vite ou j'allais basculer pour de bon dans la folie.

"Je vous prie d'excuser mon impétuosité mais... votre bâtiment serait-il hanté ? Je viens de voir quelqu'un qui est mort depuis longtemps."

Le capitaine balaya le pont d'un regard soupçonneux. Une nouvelle secousse ébranla le navire je m'agrippai d'instinct à la rambarde.

"N'écoutez pas les murmures du passé."
conseilla Pan.

Il observa l'océan l'espace de quelques secondes, presque rêveur.

"S'ils se font plus présents, c'est qu'on approche."

"Je n'ai rien entendu !" ripostai-je, de plus en plus anxieux. "Tout d'abord, j'ai senti un parfum. Ensuite, j'ai vu... je l'ai vue."

Comment me priver de mes cinq sens ? Ne pas écouter était chose facile, mais que faire si des apparitions se manifestaient physiquement ?

"Tu as envie de moi, Jules ?" demanda Eulalie dans mon dos.

Que... que... quoi ?
Ahuri, je pivotai vers elle pour la dévisager. Avait-elle perdu l'esprit ? Elle me narguait d'un sourire insolent que je ne lui connaissais pas.

"Ou de moi ?" fit Estelle de retour à côté de Pan.

Je me tournai de nouveau. A cet instant, je sentis la douceur d'un baiser contre mes lèvres, ainsi qu'un petit air frais. Aryana s'éloigna de moi, seulement vêtue d'une robe vaporeuse, presque transparente.

"Ou de moi ?" dit-elle, suave.

"Avoue... de qui as-tu réellement envie ?"
chuchota Cassandre à mon oreille.

Elle aussi ne portait pas grand-chose, mais je n'y attardais pas mon regard.

"Aucune d'entre vous ! AUCUNE !" m'écriai-je un peu trop fort. "Vous les voyez, vous aussi ?" m'enquis-je en pivotant vers Pan.

Ce dernier lança un regard indécis à Eulalie. J'entendis alors Aryana prononcer de la même voix caressante :

"Ne sois pas gêné, Jules. Laisse parler... tes émotions."

Avec lenteur, elle passa une main contre son décolleté. L'instant d'après, sa robe avait disparu, de même que les vêtements des trois autres jeunes femmes. Je mis quelques secondes de trop à en prendre réellement conscience.

"Miséricorde !"

J'avais plaqué les mains devant mes yeux afin de ne pas voir Eulalie. Pourquoi ne se couvrait-elle pas ?

Soit c'était une mise en scène de mauvais goût orchestré par le capitaine -ce dont je doutais fort- soit il s'agissait...

"Des sirènes !"
réalisai-je en baissant mes mains.

Aussitôt, je fermai les yeux et me bouchai les oreilles.

"Je n'entends plus rien ! Je n'entends plus rien !"
répétai-je avec conviction.

Afin d'être certain que les murmures ne m'atteignent plus, je me mis à chanter à tue-tête la première musique qui me vint à l'esprit :

"Je chante, je chante soir et matin
Je chante sur mon chemin
Je chante, je vais de ferme en château
Je chante pour du pain je chante pour de l'eau
Je couche la nuit sur l'herbe des bois... tralala !"


Une grande claque stoppa net mes élans lyriques. Je soulevai les paupières, le souffle court, mon coeur battant la chamade. Pan me saisit fermement par les épaules et me secoua si vivement que je sentis mes idées s'entrechoquer à l'intérieur de mon crâne.

"Vous êtes donc incapable de garder l'esprit fermé ? Je vous croyais Gardien et non faible."

Je venais de me faire gronder par un illustre capitaine. Voilà de quoi amoindrir sensiblement ma fierté.

Comment faire pour fermer son esprit ? Existait-il un mode d'emploi ? Je me concentrai pour ne plus penser à toutes ces femmes désirables qui embrouillaient mes sens et me paralysaient. Je continuai de chanter dans ma tête, me focalisant sur les paroles afin de repousser les assauts des sirènes. Peu à peu, je me sentis en paix. Enfin. Il me fallut quelques instants avant de me risquer à ouvrir de nouveau les yeux. Les hallucinations avaient disparu. Et Eulalie avait retrouvé ses vêtements -qu'elle n'avait sûrement jamais perdu.

"Je suis humain. Il me faut plus de temps."
répliquai-je tardivement mais farouchement au capitaine, soutenant son regard.

Ses paroles me laissèrent plus pensif que jamais :

"Vous ne l'êtes peut-être pas autant que vous le croyez."

Que voulait-il dire ? Qu'avais-je d'exceptionnel hormis le fait d'avoir vaincu la mort de nombreuses fois ? Etait-ce cela qui me distinguait de mes semblables ?

Pan se détourna pour rejoindre la jeune femme au Coca-Cola, un peu plus loin. Je laissai échapper un soupir, posai les yeux sur Eulalie avant de me détourner à mon tour, légèrement embarrassé. Elle ne savait rien de l'histoire que je venais de vivre. Probablement. En tous cas, je l'espérais.

Sur l'horizon, un petit point se découpait, comme une île que l'on devinait à peine. Peu à peu, tout se brouilla autour de nous. Pourtant, nous n'avions pas accéléré l'allure. C'était curieux.

"Oh." laissa échapper Pan d'un air anxieux. "Pas maintenant mon grand."

Il posa fermement la main sur la rambarbe. Quand un capitaine parle à son navire, l'heure est grave. J'avais raison de m'inquiéter car bientôt, un grognement provenant du bateau se fit entendre sous l'eau.

"Que se passe-t-il ?" m'enquis-je en masquant mon anxiété du mieux possible.

"Je ne pensais pas que ça nous mènerait jusqu'ici."

L'île se distinguait de mieux en mieux au loin. Elle était traversée par un bel arc-en-ciel sans aucun défaut.

"Neverland."

Le pays imaginaire ? J'avais lu Peter Pan, qui était un classique du début du XXème siècle. Ainsi, l'île merveilleuse existait vraiment ?

Un nouveau grondement fit tanguer violemment de gauche à droite. Je m'agrippai de mon mieux, à deux mains cette fois.

"Il n'a pas l'air très content de nous y conduire."
fis-je remarquer en tapotant légèrement le bois comme pour encourager le navire.

"Ca n'est pas notre destination." précisa Pan, tourmenté, tout en secouant la tête.

Il s'écarta de la rambarde sans la lâcher pour autant, ce qui me conforta dans l'idée de m'y cramponner avec toute mon âme. Jetant un coup d'oeil en contrebas, je remarquai que l'eau s'agitait, bouillonnait.

"ACCROCHEZ-VOUS !"

Le navire tanguait de plus en plus de façon anormale. Nous étions tous rassemblés au même endroit. Il est plus commode de mourir en groupe.

"NE LACHEZ PAS LA RAMBARDE ET RETENEZ VOTRE RESPIRATION !"
nous recommanda Pan.

Il ajouta en aparté tout en me regardant :

"Si vous la lâchez, on ne pourra pas vous repêcher."

"Mais où allons-nous ?" criai-je pour couvrir le bruit des vagues.

"De l'autre côté de l'arc-en-ciel."

Voilà qui était très poétique mais guère engageant. Après tout, je savais ce qu'il en coûtait de partir à l'aventure.

Soudain, le bateau bascula tout à fait sur lui-même. Toute ma force étaient axée sur mes bras qui tenaient la rambarde et curieusement, j'avais l'impression que c'était ce qui m'empêchait de perdre mon centre de gravité. Mes pieds restèrent "collés" au pont du navire alors que tout se retournait. J'eus la sensation que mon cerveau avait élu domicile dans mes souliers et inversement. Mes poumons se vidèrent instantanément malgré tous mes efforts pour retenir ma respiration.

Une fraction de seconde, je distinguai un rayon vert embraser l'horizon. Le fameux Rayon Vert ! Puis la pression retomba. Radicalement.

Avec le bruit d'un asphyxié, je pris la plus grande inspiration de toute ma vie. L'oxygène circulait de nouveau dans mon corps.

Je levai alors les yeux craintivement. Toute l'eau en suspension qui nous avait accompagnés nous tomba dessus avec la violence d'une immense gifle glacée.

Dégoulinant de la tête au pied, je clignai des yeux, serrant toujours instinctivement la rambarde même si le bateau se stabilisait déjà.

A travers ma vision brouillée, je distinguai une île au loin, différente de la précédente et dépourvue d'arc-en-ciel. Je grelottai, non pas de peur mais en raison de mes nerfs mis à rude épreuve.

"Je... je commence à comprendre pourquoi Cassandre ne v... voulait pas que je vienne."
articulai-je en claquant des dents, à personne en particulier.


crackle bones

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Tant que la tempête fait rage en lui
Il ne peut trouver la paix ni dans la vie, ni dans la mort. Il fera jour après jour ce qui est nécessaire, avec la douleur pour navire et le désir pour boussole.
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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 3 _


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________________________________________ Ven 20 Juil 2018 - 18:55


That's what the water gave us.
'Cause she's a cruel mistress and the bargain must be made.


Le bateau s'était... retourné. Je m'étais accrochée par réflexe, cherchant d'abord Sasha du regard pour m'assurer que tout allait bien de son côté, avant de me concentrer sur le Gardien. J'ignorais ce qui lui était arrivé ou ce que ces sirènes avaient pu lui faire, mais sa réaction me laissait penser que ça n'avait pas été agréable. Je ne comprenais simplement pas pourquoi il me fuyait du regard. Est-ce que j'avais fais quelque chose de mal ? Je gardais mes interrogations pour plus tard. Je savais que cette aventure allait être riches en première fois, mais ce passage... comment avait-il dit déjà ? « De l'autre côté de l'arc-en-ciel » ? Et bien, c'était aussi palpitant que déstabilisant, pour être honnête. Mon épée était toujours bien accrochée dans mon dos, fort heureusement, et je me félicitais d'avoir fait le choix de porter mon armure qui, même complètement trempée, n'était pas désagréable à porter.

Sans attendre que qui que ce soit fasse... quoi que ce soit, je retournais me placer derrière le gouvernail. Le Capitaine m'en avait précédemment donné l'autorisation et il fallait bien que quelqu'un réagisse. Argos avait retrouvé sa stabilité, une île était visible au loin. Notre destination, à l'évidence. Si le navire pouvait se débrouiller tout seul, lui apporter un peu de soutien afin qu'il maintienne le cap me semblait naturel. Pan s'était placé à côté de moi sans faire la moindre remarque, fixant le morceau de terre vers lequel nous nous rendions. Je m'attendais à ce qu'il m'éclaire sur la nature de ce lieu mais, en jetant un coup d'oeil dans sa direction, je remarquais sans mal qu'il était ailleurs. Oh, il était bien présent, mais son regard était perdu dans le vide.

Je fronçais les sourcils, le dévisageant sans gêne. Ses lèvres bougeaient mais aucun son n'en sortait. « Quand je serais grand, je serais capitaine... » C'était ce qu'il était en train d'articuler sans bruit. Je secouais la tête, incertaine quant à la manière dont je devais interpréter ses paroles. Est-ce qu'il se rappelait de quelque chose ? Entre ce changement d'endroit brutal et ce qui était arrivé à Monsieur Verne, je devais avouer être légèrement inquiète. Ma main se leva vers son visage et je claquais mes doigts juste devant ses yeux qui clignèrent à cet instant précis.

Il ne me regarda que quelques secondes avant de reporter son attention vers l'île. Quelque chose s'était produit, à n'en pas douter.

« J'ai la sensation d'être déjà venu ici. »

Je me pinçais les lèvres tandis que le bateau émettait un nouveau grondement, comme si... il approuvait, ou non, je ne parlais pas le langage des navires vivants. Cette manière qu'Argos avait de communiquer me fascinait d'une certaine manière.

« Cette entité. Cette chose. La Vérité. Elle n'a pas touché qu'Olympe et Storybrooke. Elle touche tous les mondes, petit à petit. J'ai beaucoup voyagé, beaucoup navigué... Je n'ai jamais vu quelque chose de semblable. Il faudra rester sur nos gardes. »

Je hochais simplement la tête dans un approbation silencieuse. Je ne comptais pas me laisser aller quoi qu'il arrive. Je n'étais pas là en vacances, je le savais. Il marqua un temps d'hésitation et mes mains se crispèrent lorsqu'il reprit la parole.

« J'ignore pourquoi Hyperion m'a envoyé moi. Sans doute parce que Argos est le seul navire capable de voyager dans des endroits pareils. Mais lui aussi aurait pu venir. Et il n'est pas là. Il a préféré t'envoyer toi. J'ignore pourquoi. Mais il y a une chose que tu dois savoir. »

Ma respiration s'était arrêtée et je tournais à peine la tête, juste pour le voir me fixer avec un peu trop d'intensité. Quelque chose dans sa manière d'évoquer le Titan ne me plaisait pas, même si il ne semblait pourtant pas émettre de critique directe. Il s'agissait de simples interrogations envers la décision qu'il avait prise. Mais je ne doutais personnellement jamais de mon créateur.

« Nous sommes tous libres. Nous sommes tous des pirates dans l'âme. Rien te force à obéir à qui que ce soit, si tu ne juges pas que l'acte en vaut la peine. »

Je détournais immédiatement les yeux, ma mâchoire se contractant un instant. Je tentais de relâcher ma prise sur la barre, de peur de contrarier Argos en le serrant trop fort.

« Hyperion a certainement ses raisons pour ne pas être venu avec nous. » répliquais-je, sur la défensive. « Je n'ai rien d'une pirate. Je suis une Amazone. C'est différent. Et je sais que je suis libre. »

Ce sujet était un des points sensibles que j'évitais généralement d'aborder. Je sentais souvent mon libre arbitre remis en cause dans mon esprit, même si j'étais consciente d'être capable d'agir de moi-même. Les directives d'Hyperion faisaient partie de ces choses contre lesquelles je ne pouvais pas aller. Pas seulement parce qu'il m'avait créé. J'estimais son avis, je respectais ses choix et je le respectais trop pour m'opposer. C'était ce qu'on appelait la loyauté, je crois.

« Libre de faire ce qu'il ne souhaite pas faire lui-même. » fit-il remarquer avec un faible sourire.

Je me concentrais sur des pensées positives pour ne pas envenimer la conversation. Une mélodie au piano, les idioties de Michel-Ange, un cours de peinture... Je secouais la tête, observant Pan s'éloigner pour s'avancer sur le bateau. Il finit par se tourner de nouveau dans ma direction et le sourire qu'il afficha cette fois-ci me sembla plus... complet. Sincère.

« Une Amazone... » lâcha-t-il dans un murmure. « Tu as la même aura qu'elle et la même sagesse. »

Mon cœur rata immanquablement un battement et je baissais les yeux. Je savais à qui il faisait référence. Thémis, celle qui était à l'origine de ce que j'étais, plus encore qu'Hyperion. Il n'avait fait que reproduire le modèle qu'elle avait créé, après tout. Je n'en parlais jamais mais... J'aurais aimé pouvoir la voir. Elle était l'origine de ce que j'étais. Bien que je ressentais un certain malaise également, à l'idée de ce qu'elle pourrait penser. Je ne respectais après tout pas sa volonté concernant Surt. Est-ce qu'elle me le reprocherait ? Est-ce qu'elle me détesterait ?

« Reste sur tes gardes. »

La voix du Capitaine stoppa mes réflexions.

« Cette chose nous affecte tous. Si tu n'es pas encore touché, c'est parce qu'elle n'a pas encore jugé bon de t'atteindre. Mais ça arrivera. C'est pour ça qu'il n'est pas venu ici, et qu'il t'a envoyé toi. Il peut encore lutter contre elle, là où il se trouve, mais ici nous sommes au coeur de son Royaume. Là où la Vérité a été libéré. Là elle où elle est la plus forte. Là où elle nous affectera tous. »

Je haussais un sourcil, indécise. Je pensais ne pas être concernée pourtant. Elle n'épargnait donc personne ? Est-ce que je devais craindre ce qui arriverait, dans ce cas ? Non. Je n'étais pas inquiétée.

« La Vérité ne me fait pas peur. Je n'ai rien à cacher. »

C'était un fait. Je n'avais pas vécu assez pour avoir de si grandes choses à avouer. Rien qui perturberait le cours du monde ou quoi que ce soit pouvant me faire douter. Du moins... j'en étais persuadée. Il ne prit pas la peine de répliquer. Son regard était toujours porté sur le rivage toujours lointain.

« J'ai fait beaucoup de choses, dont je ne suis pas fier. J'aurais été jusqu'à donner ma vie pour Thémis, si j'avais pu. Mais si le fait de ne pas a voir répondu présent à l'appel de mon Roi était un acte de trahison. Alors oui, j'ai trahis l'Empire pour la femme que j'aime. Même si elle ne l'a pas compris. Et si c'était à refaire, je le referais. Car il ne pouvait en être autrement. »

Je penchais légèrement ma tête, ne voyant pas en quoi ses révélations devaient m'atteindre d'une quelconque façon. Je ne comprenais que quelques brides : Thémis. Son Amour pour elle. Sa Trahison. J'imaginais que là étaient les éléments importants que je devais retenir... ou non, d'ailleurs. Est-ce que c'était important ? Je ne l'interrogeais pas, ressentant un étrange frisson me parcourir qui me fit tourner la tête de tous les côtés. Il n'y avait rien. Même Argos gronda à nouveau. Alors... C'était ça ? On venait de lui poser une question et il y avait répondu ?

De légers bruits de chocs m'empêchèrent de demander un éclaircissement. Je ne les ressentais pas contre le pont, ils étaient trop légers pour perturber l'avancée d'Argos. Mais je les entendais, comme si quelque chose venait heurter le navire, de manière répétitive. Pan s'était approché du bord et j'avais lâché le gouvernail pour satisfaire ma propre curiosité. Ce que je vis alors dans l'eau m'arracha une grimace que je ne tentais même pas de dissimuler.

Des dizaines de corps flottaient à la surface, leur chevelures et leur queues de poissons ne laissant pas de doutes sur leur nature. Des sirènes. Mortes. Je n'en avais jamais rencontré et voilà que la première fois que j'en voyais, elles n'étaient plus de ce monde. C'était assez triste. Qu'est-ce qui les avait tué ? Ce fut la première question qui me passa à l'esprit.

« C'est ce qui nous arrivera si on cherche à mentir ? » interrogeais-je distraitement le Capitaine, sans attendre de réponse de sa part.

Je savais déjà que c'était bien ça. Ça ne donnait pas vraiment envie de faire face à cette Vérité. Je n'avais pas remarqué que qui que ce soit avait déjà été blessé en ville, pourtant... Et m'imaginer que les habitants de Storybrooke puissent être touchés de la sorte me serra un instant le cœur.

« Comment peut-on arrêter une chose aussi puissante si elle n'est même pas visible ? »

Je m'écartais de la rambarde, retournant derrière la barre. C'était notre objectif, en plus de retrouver les disparus, et j'avais de plus en plus de difficultés à cerner la manière dont on allait procéder. Il fallait la stopper à tout prix. Sauf qu'elle était... invisible et frappait sans qu'on ne s'y attende.

« On n'arrête pas la Vérité. » répondit-il dans un sourire nerveux. « On arrête celui qui l'a libéré. »

Un soupir m'échappa malgré moi. Est-ce qu'il était certain de ce qu'il avançait ? Je ne me souvenais plus de si l'information sur la personne à l'origine de tout cela m'avait été donné. Je me souvenais qu'Ouranos avait été évoqué. Mais je n'étais pas constituée pour affronter un Titan. Aucun de nous l'était. Peu importe qu'il ait ses pouvoirs ou non.

« On m'avait prévenu que ça pourrait être compliqué. »

Je me pinçais les lèvres, me demandant si il n'aurait pas été judicieux de joindre à l'expédition quelques dieux par sûreté.

« On aurait dû prendre plus d'armes. Et plus de personnes. Et... »

Je posais mes yeux sur Sasha, ignorant de quoi elle était vraiment capable. Puis sur le Gardien, que le simple passage de l'autre côté de l'eau avait perturbé.

« … plus de rhum pour Jules. »

Il en aurait besoin pour supporter la suite, c'était une évidence. Pan accueillit cette remarque d'un sourire tandis que j'hésitais à retourner chercher quelques bouteilles en bas rien que pour le lui laisser. Il avait beau prétendre se débrouiller de lui-même, je ne lâcherais pas d'une semelle.

« On approche du rivage. Mieux vaut vous préparer. »

Le Capitaine s'écarta alors pour rejoindre la cale. Avait-il la même idée que moi concernant les bouteilles à donner à l'écrivain ? Ou comptait-il récupérer autre chose ? Peu importait. J'ignorais comment me préparer à ce qui nous attendait. J'ignorais même ce qui nous attendait. Est-ce que je devais commencer à en être effrayée ou était-il normal que je sois impatiente de le découvrir ?
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________________________________________ Sam 21 Juil 2018 - 18:38



❝L'héritage perdu❞
Sasha & Les autres
Heureusement que Pan avait eu la bonne idée de nous dire de nous accrocher avant que le bateau ne se retourne, sinon j'aurais été bonne pour me casser la gueule, au lieu de ça je m'étais rapidement redresser en récupérant mon sac en le serrant contre moi pour m'accrocher à la rambarde, gardant les yeux grand ouvert pour voir tout ce qui se passait, même si à la vitesse où tout se déroula je n'eu pas l'occasion de voir grand chose, juste un rayon vert puis beaucoup, beaucoup avant le calme complet. Recrachant le peu d'eau que j'avais avalé je lâchais une série de juron bien sentie avant de m'éloigner du bord, je cherchais du regard ma bouteille de coca mais celle-ci semblait s'être fait emporter par les vagues, tant pis.

Quittant le pont du regard, je jetais un coup d’œil à l'horizon pour remarquer qu'une île se trouvait au loin tout en faisant apparaître une serviette pour me sécher les cheveux, la chaleur s'occuperait de mes vêtements. Je distinguais plusieurs montagnes et de la verdure qui semblait s'étendre au delà de la plage, la destination idéal sur papier, mais j'étais certaine que tout ne serait pas aussi idéal une fois qu'on y mettrait les pieds. Me démêlant les cheveux à l'aide d'une brosse pour éviter de ressembler à un chien fou, je tournais la tête vers les autres pour voir si tout le monde était encore présent. Eulalie et Pan semblait bien aller, quand à ce Jules, lui par contre il semblait regretter d'être monter à bord vu la tête qu'il tirait.

"Ca va aller ?"Questionnais-je tout en l'observant, j’espérais qu'il n'allait pas vomir tripe et boyaux sur le pont ou tomber dans les pommes, il respirait assez fort et c'était pas du tout rassurant, j'avais pas de ventoline sous la main ni de sac en papier.

Hochant la tête et passant une main dans ses cheveux, il finit enfin par me répondre."Je survit et vous ?"Demanda-t-il, soucieux tandis que je sentais le bateau ralentir à notre approche de l'île, nous n'étions pas encore assez proche pour que l'on puisse descendre, alors que je m'apprêtais à répondre à Jules, Pan pris la parole pour nous annoncer que le bateau n'irais pas plus loin.

"On fait quoi alors ?"Tandis que je posais la question, je fit apparaître une seconde serviette pour la tendre à Jules et il me remercia."Je me serai bien passer de la douche improvisée mais je survie aussi."Pour le moment en tout les cas.

"On va se téléporter sur l'île, c'est le mieux à faire. Je ne sens pas l'aura de nos amis."Je fronçais les sourcils avant de tenter à mon tour de sentir les aura de Sebastian ou Kida mais il n'y avait rien, rien du tout, ça n'annonçait rien de bon."Moi non plus."Commentais-je tout en m'approchant un peut plus de Jules pour lui attraper le bras, le téléportant avec moi sur l'île une fois que Pan soit disparue avec Eulalie. Nous étions à présent sur la plage et le sol ne semblait pas très stable car je perdis un instant l'équilibre, baissant les yeux pour voir si je n'étais pas sur un petit groupement de galet, je fronçais le nez quand je remarquais ce qu'il y avait vraiment sous mes pieds."Des crânes c'est...sympa comme déco."Jetant un rapide coup d'oeil au alentour pour voir si il y avait le moindre danger, je poursuivit quand je remarquais que rien ne semblait ne vouloir nous sauter dessus. Du coin de l'oeil je remarquais Jules qui chancelait sur les crânes, il baissa les yeux à son tour pour voir ce qu'il y avait sous ses pieds.

"Charmant."Commenta-t-il et je pouvais voir qu'il semblait angoisser, c'est vrai que des crânes on ne voyait pas ça tous les jours."A l'avenir, je choisirais mieux mes destinations de vacances."Il me lança un sourire sans joie et je ne qu'acquiescer.

"Je vote pour un hôtel de luxe à Hawaii."Tout en disant ça, je remarquais que Pan avait trouver un coin où le sol semblait plus plat, alors je me décidais à le rejoindre, titubant sur les différents crânes avant d'enfin pouvoir marcher tranquillement."Et maintenant ?"Le capitaine du Hollandais Volant me fit fasse, ouvrant la bouche pour me répondre mais je n'entendais rien, simplement le silence. "Hadès n'avait d'yeux que pour Aphrodite."Je sursautais violemment en entendant cette voix me murmurer à l'oreille, qu'est-ce que c'était encore que ça ? Fronçant les sourcils, je remarquais que j'étais seul, les autres semblait avoir disparu.

"Et alors ?"Qu'est-ce que ça pouvait bien me faire ? Hadès et Aphrodite ça avait toujours été une grande histoire qui avait durée pendant bien des années, mais je n'avais jamais pu la supporter contrairement à Hope. En tout les cas je n'avais pas envie d'entendre des plaintes contre la déesse de l'Amour, ma limite avait déjà été dépassé depuis longtemps.

"Il ne voulait pas de moi..."Une pause s'installa et je pensais que cette histoire était finie mais elle poursuivit."Je n'ai pas eu le choix."J'aurais voulu me boucher les oreilles pour ne pas à entendre cette voix mais ma curiosité fut piqué malgré moi, tout ce qui touchait à Hadès me touchais parfois indirectement.

"Le choix ?..."Questionnais-je incertaine, quelques chose était-il arrivée à Hadès depuis notre départ ? Mais Pan ne semblait pas avoir remarqué quoi que ce soit lors de notre voyage, étant son père, il aurait forcément sentit si quelques chose était arrivée, sauf si bien sur il nous mentais depuis le début.

"Je t'ai créé à son image ?"Je clignais des yeux en entendant ces mots, se pourrait-il que ce soit-elle ? Avait-elle enfin décider à venir m'adresser la parole ? Pourquoi alors ne se montrait-elle pas ? Ou peut être me faisais-je simplement des idées et tout ceci n'était qu'une simple hallucination.

"A l'image de qui ?"Demandais-je malgré moi, mais seul le silence me répondit avant que les voix des trois autres ne se fassent entendre et je plissais les yeux, méfiante, pour observer autour de moi sans remarquer Pan qui m'observait sans comprendre ce que je voulais dire."Mettons nous en marche. Ne quittez pas le sentier."Et sans ajouter un mot de plus, il s'enfonça dans la forêt, malgré mon trouble je ne tardais pas à le rejoindre sur le sentier, si je m'éloignais de celui-ci j'espérais que les autres soit assez réactif pour me le dire.

"Je me rends compte que je ne connais pas même votre nom. Si nous sommes destinés à vivre une aventure ensemble, il me semble plus poli de commencer par là."Je reconnu la voix de Jules qui devait s'être rapprocher de moi entre temps et il me fallu quelques secondes avant que je comprenne ce qu'il venait de me dire."Sasha...Hales et vous c'est Jules d'après ce que m'a dit Apollon."

"Enchantée."Me dit-il, tout sourire."Oui je suis Jules Verne, Gardien de la Bibliothèque d'Olympe, écrivain et explorateur à mes heures perdues."

J'affiche un rictus amusée, je n'en n'avais pas demander autant."Rien que ça ? Vous risquez pas de vous emmerder en journée." Puis quelques chose qu'il avait dit me fit tiquer."L'écrivain Jules Vernes ? Et bah vous vous en sortez plutôt bien pour un mec censé être mort depuis longtemps."Je le détaillais de la tête au pied du regard pour souligner mes paroles, il avait plus l'allure d'un homme approchant la quarantaine plutôt qu'un vieille écrivain que j'avais vu une fois ou deux en photo."On vous à kidnappée ? Ou c'est plus le résultat d'une aventure en groupe."Qui avait été la groupie qui avait osé ramener un écrivain français du 19ème siècle à notre époque ? Etais-ce encore le microbe qui avait voulu faire un cadeau à sa soeur ? Il avait souvent tendance à faire des conneries d'après ce que j'entendais sur lui, alors le kidnapping d'un écrivain c'était dans ses cordes.

"Il y a un peu des deux."Il prit un air pensif avant de continuer."J'ai parfois des difficultés à mesurer l'envergure de ma chance, car vivre aussi longtemps est à la fois un don et une malédiction. C'est problématique d'en parler avec des olympiens car ils bénéficient tous d'une existence incroyablement longue sans qu'ils en soient affectés."Je me retenais d'éclater de rire par pour me moquer mais simplement parce que j'étais moi même du côté divin en matière d’espérance de vie et qu'il n'en n'avait pas idée."Je suppose que vous êtes plus que ce que vous laissez paraître puis-ce que vous faites partie de cette expédition. A moins que comme moi, vous soyez montée clandestinement à bord ? Mais j'en doute."Je tournais la tête pour le regarder, mi surprise mi impressionner et je lâchais un petit sifflement.

“Jules Verne qui joue les passagers clandestins, vous avez bien du courage ou alors vous êtes complètement suicidaire.”Si il était tomber sur quelqu’un d’autre, peut être qu’il aurait eu le droit à une leçon de moral, moi je ne n’avait rien à cirer, chacun était libre de faire ce qu’il souhaitait.”Non Hadès m'a pousser à venir, mais de toute façon je serais venue même si on ne me l’avais pas ordonner.”

“Vous êtes donc sa créature.”Conclus-t-il tout en m’observant et je croisais son regard, c’était qu’il comprenait vite l’écrivain.

“C’est ça.”Confirmait-je sans le quitter du regard, observant sa réaction,il semblait s’être fait une nouvelle opinion sur moi, je décelait une pointe de méfiance dans son regard et j’étais bien trop habitué à ce genre de réaction pour m’en offusquer, hors il ne s'éloignait pas de moi pour autant, ce qui était bien curieux.

“Qu’est-ce qu’il a fait encore ?.”Si c’était pas vraiment moi le problème c’était surement la drama queen qui me servait de créateur.”Il vous a touché d’une manière inappropriée ? Il faut toujours qu’il dise ou fasse un truc à la con.”Je poussais un soupire exaspérée, un jour il faudrait attacher Hadès à un arbre pour qu’il arrête de faire n’importe quoi.

Jules semblait surpris de ma réaction.”Même si nous somme lié c’est pas pour autant que je vais fermer la bouche quand il fait des conneries.”Je n’étais pas du genre à me taire et à obéir sans rien dire, j’avais une voix et je le faisait bien savoir. L’écrivain se passa une main sur la nuque, embarrasser.”Je préfère ne pas en parler, néanmoins si je puis me permettre une requête: ne lui rappelez pas mon souvenir quand vous le reverrez. Je crains bien trop qu’il ne...recommence.”

Je ne préférais même pas demander de détail.”Ça devait être vraiment tordus comme truc… mais d’accord, je ne dirais rien.”

“Votre impartialité est tout à votre honneur.”Il semblait fortement soulagé d’apprendre que je n’allait pas le balancer auprès d’Hadès et pour toute réponse je lui fit un simple sourire, il aurait certainement l’occasion de revoir le dieu en question dans le futur. Au bout d'un certain temps nous somme arriver devant un grand arbre entourée d'herbe, en plein coeur de la forêt, je n'y prettait attention simplement quand Pan s'en approcha pour posser sa main contre le tronc, il y eu un léger courant d'air mais rien d'autre ne se produisit. Pan semblait comme absent avant qu'il ne revienne enfin à lui pile au moment ou des bruits résonnèrent tout autour de nous, des bruits d'enfant semblait courir tout autour de nous, puis de nouveau le silence.

"Bordel on est tomber dans la forêt interdite ou quoi ? J'ai pas envie de croiser Voldemort."Je jetais un rapide coup d'oeil autour de moi, mal à l'aise tandis que ma main se posais sur la poignée de mon épée qui se trouvais dans mon dos.




©️ Pando

Ellie Sandman



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Ellie Sandman


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________________________________________ Dim 22 Juil 2018 - 10:59

« Mieux vaut une amère vérité... »

... qu'un doux mensonge.

Pendant ce temps, à Storybrooke...

Je tendis la main à Hypérion. Il souhaitait que je l'accompagne jusqu'à un endroit particulier, et je l'avais suivi sans hésiter. Désormais, nous nous tenions sur la pelouse entourant un bâtiment austère et ancien. Un écriteau élégant planté dans le sol stipulait qu'il s'agissait d'un hôpital psychiatrique. Autour de nous, de rares infirmières promenaient des pensionnaires en chaise roulante ou les encadraient tandis qu'ils marchaient d'un pas lent et incertain.

Je levai les yeux vers Hypérion, l'air interrogateur. Que fabriquions-nous dans un tel lieu ? Je craignais que la réponse me déplaise, mais je resterai malgré tout. Néanmoins, ma main lâcha la sienne. Le titan semblait inquiet et perturbé. Etait-ce le fait d'avoir envoyé Eulalie sur le Hollandais Volant qui le rendait soucieux ?

"Tout va bien se passer." lui assurai-je, même si je n'en avais aucune idée.

Il posa son regard sur moi, touché par l'attention.

"Ca serait plutôt à moi de te rassurer, au lieu de l'inverse. Tout ne se passe pas toujours comme prévu."

Il commença ensuite à marcher vers l'entrée de l'hôpital. Je lui emboîtai le pas.

"Beêêlle !"
s'écria soudain quelqu'un à côté de moi.

Je sursautai et tournai la tête. Un homme s'approchait, les yeux écarquillés dans ma direction.

"Beêêêlle !" répéta-t-il.

"Monsieur de Montargis, venez avec moi." lui recommanda doucement une infirmière, passant une main sous son bras.

"BEEEELLE !" insista-t-il en bêlant étrangement comme une chèvre.

Penaud, il finit par se laisser entraîner par la femme. Quant à moi, je rattrapai Hypérion en quelques pas, gênée par cette attention inopinée. Nous finîmes par entrer dans le hall de l'hôpital.

Une infirmière d'une cinquantaine d'années s'avança vers nous.

"Monsieur Cassini, bonjour." dit-elle, surprise, en lui serrant la main chaleureusement. "Ca faisait quelques temps qu'on ne vous avait pas vu."

Je fronçai les sourcils. Cela voulait donc dire qu'il venait fréquemment dans cet endroit. Elle se tourna ensuite vers moi.

"C'est une amie. Ellie Sandman." me présenta-t-il.

"Bonjour mademoiselle."

Elle me serra brièvement la main alors que je répondais à son salut, incertaine. Puis, j'observai Hypérion, un peu nerveuse. Je comprenais de moins en moins la raison de notre présence. L'infirmière posa également les yeux sur lui.

"Il n'y a pas eu beaucoup d'amélioration depuis la dernière fois." dit-elle, navrée. "Vous deviez être pas mal occupé pour ne pas être venu depuis..."

"... Noël." acheva-t-il, légèrement coupable.

Je voyais bien qu'il évitait mon regard.

"Je vais aller la préparer pour que vous puissiez la voir."

"Je vous remercie."

L'infirmière s'éloigna, puis fit demi-tour pour ajouter :

"Depuis que les beaux jours sont arrivés, votre fille est beaucoup plus souvent à la fenêtre, à regarder au-dehors."

Elle reprit son chemin et disparut à l'angle d'un couloir.
Je dévisageai Hypérion, qui s'obstinait à ne pas me regarder. Je me décalai de quelques pas, et changeai de trajectoire alors qu'il tentait de poser ses yeux ailleurs.

"Ta fille ?" fis-je d'une voix sourde. "Ta fille ?"

Je clignai des yeux, le souffle coupé. Après quelques secondes à réfléchir, je demandai :

"Pourquoi me l'apprends-tu maintenant ?"

Je n'étais pas en colère, seulement décontenancée. Je savais qu'il avait eu une vie très longue mais apprendre qu'il avait un enfant remettait tout en perspective. S'agissait-il vraiment de sa fille ou était-ce plus commode pour les mortels de cette hôpital ? Après tout, l'infirmière l'avait appelé Monsieur Cassini.

Il ouvrit la bouche mais à cet instant, quelqu'un le coupa. Il s'agissait d'un patient en peignoir assis sur un banc.

"Le calme avant la tempête. Le calme avant la tempête."

Je l'observai brièvement avant de reposer les yeux sur Hypérion tout en croisant les bras.

"Tu voulais dire quelque chose ?"

"Le chemin le plus long, semé d'embûches. Le chemin le plus long, semé d'embûches." poursuivit l'homme tout en secouant la tête.

Hypérion l'observa attentivement. Le patient croisa son regard et l'instant d'après, il lança, guilleret :

"C'est l'heure du thé !"

Il se leva d'un bond et s'éloigna. Entre temps, l'infirmière qui nous avait accueillis revint pour nous annoncer :

"Elle vous attend."

Je me mordis les lèvres, serrant les poings malgré moi. J'étais extrêmement tendue. Pourquoi le titan me révélait-il une telle chose alors que j'avais déjà tant de peurs et de doutes ? Pourquoi maintenant ? Je craignais pour la vie de Lily. Je n'avais pas besoin d'apprendre une nouvelle pareille en plus. Que cherchait-il de ma part ? Du soutien ? J'espérais être capable de le lui apporter.

Nous suivîmes l'infirmière à travers différents couloirs jusqu'à arriver devant la porte d'une chambre. Elle voulut abaisser la poignée mais Hypérion posa une main sur son avant-bras.

"Pouvez-vous nous laisser un petit instant, s'il vous plaît ?"

Elle me fixa avant d'obtempérer, tout en restant à l'autre bout du couloir. Hypérion hésita, puis plongea son regard dans le mien.

"Je ne t'ai pas dit pour elle."

Il avait le don de formuler des évidences.

"Parce que ce n'était pas le bon moment." reprit-il après une pause.

J’acquiesçai. Je ne lui en voulais pas. Après tout, je lui avais dit que je ne souhaitais pas tout savoir. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même.

"A dire vrai, je ne t'ai jamais dit comment je suis arrivé ici."

Il pencha la tête, se remémorant des choses.

"Ca n'a pas été facile. Surtout pour Cassandre. Utiliser l'Asbru pour voyager à travers les époques, ce n'est pas quelque chose d'aisé ni sans conséquences. Il m'a fallu du temps pour me reconstruire."

Il marqua une nouvelle pause.

"Ce n'est pas ma fille qui est dans cette chambre."

Il se tut une fois encore.

"Je n'ai pas d'enfant. Je n'en ai jamais eu."

Cette nouvelle ne me soulagea pas pour autant. Il était libre d'avoir eu une descendance. Je n'allais pas le juger. Ce qui m'importait, c'était l'identité de la personne qui comptait autant pour lui.

"Alors dans ce cas, qui est-elle ?" m'enquis-je sans le lâcher des yeux.

Il tourna la tête vers l'infirmière qui hésita avant de revenir vers nous. Elle nous adressa un faible sourire gêné puis tourna la clé dans la serrure et abaissa la poignée.

La chambre était de taille moyenne et ressemblait en tous points à celle d'un hôpital. Je n'eus pas le temps de faire un pas que j'entendis la voix d'Hypérion à l'intérieur de mon esprit :

Cassandre et moi ne sommes pas venus seuls ce jour-là.

Une jeune femme se tenait dos à nous, face à la fenêtre. Ses longs cheveux bruns cascadaient sur ses épaules. Elle ressemblait à une apparition, vêtue d'une chemise de nuit blanche.

"C'est ta grand-mère, Ellie." dit-il à voix haute.

"Je serai dans le couloir si vous avez besoin." précisa l'infirmière, incertaine, avant de s'en aller.

La jeune femme se retourna lentement. Je la reconnaissais, même si je ne l'avais vue qu'une seule fois. Sa peau était presque aussi pâle que son vêtement. Et son regard était... incroyablement vide. Je déglutis avec peine. Mes yeux s'emplirent de larmes que je retins avec force. Cette vision était bouleversante. Je me mordis les lèvres et tournai la tête vers Hypérion.

"Pourquoi...?" balbutiai-je d'une toute petite voix.

Pourquoi m'imposer cela maintenant ? Mille questions vinrent à moi. Je ne pouvais les poser pour l'instant. Je fixais de nouveau Thémis dont le regard absent me peina. Avait-elle subi des dommages durant le voyage temporel ? Ne l'avait-elle pas supporté ? Ou avait-elle été blessé avant leur départ ?

"Elle n'est pas encore prête." expliqua Hypérion. "Le moindre choc pourrait avoir de graves conséquences sur elle."

"Pourquoi lui faut-il plus de temps qu'à Cassandre ou toi ?" murmurai-je, de peur que nos propos la perturbent.

A cet instant, je remarquai que le regard vide de Thémis se posait sur un endroit près de moi, avant de s'en désintéresser. Cassandre venait d'apparaître, visiblement très émue.

"Il lui a fallu du temps à lui aussi." m'apprit-elle d'une toute petite voix.

Elle hésita puis glissa sa main dans la mienne.

"Je suis désolée de t'avoir cachée ça."

Je hochai la tête sans parvenir à parler. C'était trop dur. Ce mensonge révélé me faisait prendre conscience de bien d'autres secrets qu'ils devaient partager, tous les deux. Je n'étais pas certaine de parvenir à tous les encaisser le jour venu. Je n'étais pas aussi forte qu'ils le pensaient.

"Pourquoi est-on venus la voir ?" demandai-je calmement.

Cassandre posa les yeux sur Hypérion, attendant qu'il explique lui-même. Il fixait Thémis.

"Je ne suis plus capable d'assurer seul." avoua-t-il, navré.

Il nous observa.

"La présence de mon frère Ouranos n'était pas prévue ; encore moins d'amener Pan à lui. Si on doit faire face aux deux, si Pan se retourne contre nous, il faudra qu'on ait quelque chose pour le faire flancher à la fin."

Il marqua une pause et reprit tout en se focalisant de nouveau sur Thémis, plus que jamais désolé :

"Je possède quelque chose qu'il désire plus que tout."

"Ma grand-mère n'est pas un objet de chantage."
dis-je d'un ton sec.

Je lançai un regard indigné à Cassandre. Comment pouvait-elle approuver une chose pareille ? Cette dernière ouvrit la bouche mais il fut plus prompt à répliquer :

"Je ne compte pas échanger qui que ce soit."

Il s'approcha de Thémis pour placer ses mains autour de son visage, tendrement. La titanide resta impassible.

"Il est temps qu'elle se souvienne."

"Et si ça ne marche pas ? Est-ce qu'il ne faudrait pas mieux attendre un peu ?"
avança Cassandre, anxieuse.

"On ne peut plus attendre."

Je réfléchis à vive allure, cherchant une autre solution sans en trouver aucune. Si nous nous retrouvions seuls contre Chronos, Ouranos et Pan, il fallait quelqu'un capable de raisonner ce dernier. De faire pencher la balance. Celle de Thémis trouverait le juste milieu, si tant est qu'elle retrouve ses esprits. Je me trouvai lâche tandis que je laissai faire le hasard.

Hypérion, les mains toujours posées sur les tempes de la titanide, murmura :

"Pardonne-moi."

Elle écarquilla les yeux, prenant une grande inspiration. Elle semblait subir une sorte d'électrochoc. Hypérion ne la lâcha pas.

Soudain, la nuit tomba violemment et bientôt, un roulis se fit entendre du ciel, comme si le tonnerre grondait. De l'agitation provenait du couloir, signe que les infirmières s'inquiétaient de leurs patients étant donné le brusque changement de météo. Anxieuse, je m'approchai de la fenêtre et constatai qu'un immense nuage noir semblait comme posé sur le toit de l'hôpital, juste au-dessus de nous. Au loin, le ciel était bleu. Le tonnerre devenait presque assourdissant.

J'entendis Cassandre parler mais sans comprendre ce qu'elle disait. Elle paraissait angoissée. Je voulus tourner la tête vers elle ; j'en fus incapable. Une force étrange me happait, me tétanisait. Bientôt, je discernai une tempête de sable approcher, tumultueuse, en direction de l'hôpital. J'aurais aimé les prévenir, mais je ne pouvais plus parler.

Les murs se désagrégèrent, un vent violent chargé de sable m'emporta. Pourtant, je restai bizarrement ancrée au sol, au milieu de la tempête. A quelques mètres, j'aperçus la silhouette de Thémis, ses longs cheveux passant en vagues violentes devant son visage pâle. Soudain, elle ouvrit les yeux et les braqua sur moi.

A cet instant, je me sentis brusquement projetée en arrière. Mon dos heurta un mur. Je me sentis tomber au sol. J'étouffai un gémissement de douleur et redressai la tête, hagarde. J'étais de retour dans la chambre d'hôpital. Un ciel bleu était visible depuis un coin de la fenêtre. Plus de tonnerre, plus de nuage noir. Tout semblait être redevenu normal.

Je restai sur le sol, jetant un regard à Hypérion qui tenait Thémis contre lui. Elle semblait s'être évanouie, son menton reposait contre son épaule.

Je me sentis traversée de toutes parts par le regard qu'elle braqua sur moi, de la façon exacte dont elle l'avait fait quelques secondes plus tôt, durant la tempête de sable.

Alors, je sentis une puissance écrasante tout autour, signe qu'une titanide venait de renaître.


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________________________________________ Lun 23 Juil 2018 - 0:21



L'Heritage Perdu


Kida était restée silencieuse durant l'échange entre Sebastian et Ouranos, se contentant d'observer et de tenter de comprendre. Le jeune homme avait semblé bouleversé à la vue de l'écharpe et le Titan Roi avait semblé en tiré un certain avantage. Comment avait-il pu savoir pour l'objet ? t la peine que cela lui infligerait ? Etait-ce la véritable pièce de laine ou une pâle copie chargée de faire le job ? La jeune femme n'avait aucun moyen de le savoir mais l'impression que le Titan en savait suffisamment pour jouer avec leurs sentiments de cette façon ne lui annonçait rien de bon... et sa craint ne fut qu'accentué lorsque Lily se mit à fixer le carrousel des yeux. Pourtant sa réplique eu le don de lui faire éclater de rire, un rire franc et plein de cœur, un de ceux qui soulageait après un moment de stress et à en voir l'expression de Sebastian, il n'en était pas loin lui-même après avoir sans doute pensé à l'origine du carrousel de la même manière qu'elle venait de le faire.

L'Atlante lança un sourire complice à sa coéquipière d'aventure avant de retrouver son sérieux, commençant à observer les alentours plus en détail, plusieurs quelques lui brûlant les lèvres.

- Excusez-moi... je ne voudrai pas paraître impolie mais... pourquoi sommes nous ici ? Il semblerait que nous ne sommes pas venu au hasard.

Elle avait montré l'écharpe d'un signe de tête et le carrousel qui avait tant fasciné Lily. Les deux objets n'étaient certainement pas là par hasard, pourtant elle avait affirmer sa supposition avec plus d'aplomb qu'elle n'en avait réellement. Jamais Poséidon n'avait laissé percevoir que les personnes choisies devaient être eux et personnes d'autres mais sa façon de l'affirmait risquait de mettre le Titan en confiance. Il risquerait soit d'appuyer soit de se moquer et dans les deux cas, elle aurait enfin une réponse à une de ses questions. Le Titan se contenta de l'observer dans un premier temps, puis chacun d'entre eux, à tour de rôle avant de reprendre la parole :

- Votre présence n'est pas due au hasard. La dernière représentante d'Atlantis, le gardien des rêves et...

Il observa Lily sans rien dire pendant un court instant avant de reposer son attention sur elle. De son côté, Kida avait coulé le même regard vers la brune avant de le baisser vers le sol, gênée, se doutant de la raison de son silence et de sa présence...

- Qu'est-ce que tu vois quand tu regardes ton groupe ?

La jeune femme avait relevé ses yeux océans d'un geste vif avant de les observer les uns après les autres, tout en réfléchissant. Il avait également regardé le dieu de la mer, elle se devait de l'inclure dans ses réflexions. Qu'y voyait-elle ? Lorsqu'elle voyait l'insouciance de Lily et le travail du gardien des rêves, elle voyait de l'espoir. Mais cela ne collait pas à Poséidon qui l'avait sans aucun doute remplacé par l'ambition. L'ambition à son apogée, qui menait plus à la destruction qu'à l'espoir. Quant à elle... cela faisait bien longtemps que sa vie était régie par un esprit plus cartésien que rêveur, un esprit où l'espoir n'avait sa place que ses ses chances de survies étaient suffisamment élevé. Pas de l'espoir en somme, du pragmatisme. Il fallait trouver autre chose...

- Je vois des gens entièrement différents... Venant de milieux différents et... avec des finalités différentes.

Sa réflexion arracha un sourire à Ouranos.

- C'est précisément ça. Et que faisons-nous avec ce genre de personnes ?
- Des tests sociologiques ?

La remarque était bien plus sarcastique qu'elle n'était véritable mais pourtant, le Titan sembla hésité un instant avant de sourire de nouveau :

- On constitue une armée.
- Une armée ? Une armée pour quoi faire ? Et qu'est-ce qui vous dit qu'on veut en faire partie ?

Elle chercha du soutien dans le regard de Sebastian et de Lily. Le jeune homme semblait bien plus être un bon samaritain que quelqu'un qui s'enrôlerait dans une armée. Quant à Lily... tant d'insouciance et d'innocence...

- Je ne parle pas de mon armée mais de VOTRE armée. Ce que vous combattez jour après jour n'est rien comparé à ce qui vous attends. En vous unissant, vous constituerez une grande armée efficace.

Oui... et une armée pas chère non plus... C'est la Maaf qu'il préfère. Si cette pensée lui arracha une once de sourire elle réalisa bien vite que l'idée était sans doute qu'à son point de départ. Pour créer une armée, il fallait bien plus que des gens différents, il fallait une coordination, quelqu'un qui mettrait les choses en place, qui saurait dire à que poste poser quel talent et pour le moment, ils étaient loin d'y être si toute cette fameuse armée ne se constituait que d'eux quatre, cinq en comptant le Titan. Elle déglutit avant d'hocher la tête d'un air entendu.

- Qu'est-ce qui vous dit que cette fois, ça fonctionnera ? Il semblerait que tout ne s'est pas bien passé la première fois pour vous...


Elle s'était remise en marche dans le lieu, déambulant parmi les objets à la recherche d'une idée, d'un indice, de quelque chose...

- C'est pour cela que l'Heure est arrivée ? L'arme que nous aurons cette fois, c'est la Vérité ?

- Que savez-vous de la première fois ? Vous parlez tous sans savoir. C'est votre plus grand défaut. Etre dans l'ignorance. La vérité n'est pas une arme mais plutôt... un héritage.

Oui l'Héritage... elle connaissait bien cette notion. C'était sur cette notion-même que tout Atlantis était régit. C'était quelque chose d'extrêmement important. Plus important que la Vie même, que l'Amour, la Gloire, la Richesse. Presque aussi fort que la Nature. C'était par l'Héritage que la Cité survivait. Un Héritage tatoué sur la peau de chaque Atlante... hormis elle... un Héritage qu'elle se faisait pourtant fois de défendre, la poussant à répondre avec un aplomb certain :

- Alors expliquez-nous. Qu'est-ce que qui s'est passé la première fois ? Le jugement sans l'apprentissage n'est qu'une forme de dédain... Le dédain n'est pas digne du Guide !

Car il en était un aussi après tout, non ? C'était comme cela que Poséidon l'avait présenté en tous les cas...

- La première fois, un pirate a jugé bon de nous trahir !

Il avait rugit, prononçant sa voix dans un grondement sourd, comme s'il faisait une remontrance imaginaire au-dit pirate... A moins que cela ne lui était destinée à elle ? Poséidon se décida alors à intervenir :

- Il est inutile de ressasser le passé. Il faut voir l'avenir. Il faut voir... Atlantis.

Ouranos l'observa et un certain apaisement apparu sur son visage, à l'inverse de Kida qui le vécu comme un électrochoc :

- Comment ça Atlantis ? Comment ça le futur ? Je croyais que tout était détruit !

Pour toute réponse, le dieu des océans observa le Titan qui précisa :

- Certaines choses ont survécu...

Il posa alors son regard sur la jeune femme qui fit malgré elle un pas en arrière. L'idée même d'être considéré comme une chose ne lui plaisait pas vraiment, à moins qu'il ne parlait pas réellement d'elle mais de ce qu'elle pouvait contenir... Kida posa son regard sur Poséidon, les yeux plissés avant de préciser :

- Je me doutais que ces excuses arrivaient pour une raison. Qu'est-ce que vous attendez de moi au juste, monsieur "je dis toujours la vérité" ?

C'était bien comme cela qu'il s'était présenté à Sebastian, non ? Alors il était tant de mettre en pratique ses propres mots... mais Ouranos jugea bon d'intervenir avant lui. Le Titan s'approcha d'elle attentivement et la jeune femme se refusa de faire un pas que ce soit en avant ou en arrière tandis qu'il l'observait attentivement. Elle se contenta de rester droite, les yeux rivés sur son visage. Il pencha alors la tête en direction de son tatouage et posa sa prévenir sa main dessus.

- Il t'a marqué.

La douleur qui en résultat fut si vive que Kida crût qu'elle allait en perdre l'équilibre. Les traits de l'homme s'étaient tordus de douleur, signe qu'il ressentait aussi ce qu'il lui infligeait.

- Mais lâchez-là, vous voyez bien que vous lui faîtes mal !!

Le premier réflexe de l'Atlante avait été de reculer mais l'idée que le Titan maintienne le contact et la douleur la perturba. Essayait-il de provoquer une brèche ? Un lien ? Quelque chose qui lui permettrait de comprendre son rôle dans tout cela et peut-être même de lui retirer ce nom de malheur ? Serrant les dents, elle siffla, luttant toujours contre la torture, tout en levant une main vers Lily pour lui assurer que tout allait bien :

- Et qu'est-ce que ça change ?
- Ca pourrait changer beaucoup de choses si...

Il hésita avant de retirer sa main, la laissant avec le souffle court et une vive impression de frustration. Si quoi ?! Il ne pouvait donc pas finir sa phrase à la fin ? Se massant le tatouage, elle constata que la brune s'était approchée d'eux, qu'elle avait sans doue voulu intervenir mais ses doigts n'avaient fait qu'effleurer le nom écrit sur la peau de l'Atlante, le Titan ayant déjà retiré sa main. Il fixa Lily avant de la regarder de nouveau et de retourner s'asseoir.

- Ils vont venir vous chercher. Ils enverront le Renegat. Ils feront l'erreur de l'amener jusqu'ici et la Vérité le frappera de plein fouet. Aucun de mes frères naura le courage devenir jusqu'à moi. Aucun autre titan foulera cete terre. Mais le pirate viendra. Lui et votre groupe sera prêt.
- Vous semblez si sûr de vous... Pourtant, les Titans ont un jour foulé cette terre, non ? Pourquoi ce serait différnt aujourd'hui ?
- Ils la foulent toujours. C'est toujours notre terre.

Il y avait bien trop d'énigme pour que la jeune femme puisse comprendre toute l'étendue de ce qu'il venait de lui dire. Le Renégat d'abord... etait-ce le pirate dont il avait parlé précédemment ? Devait-elle se réjouir de l'idée que quelqu'un venait pour les chercher ? Et si personne ne parvenait à partir ? Le Renegat meritait-il vraiment le sort qui les attendait ? Quand à cette terre que les titans foulaient... Ouranos semblait parlé de bien plus que ce Paradis Perdu... mais il en avait parlé au présent... les Titans n'étaient donc pas disparus pour la plupart ? A moins qu'il ne parlait que des survivants... Perdue dans ses réflexions, elle n'avait pas vu le signe qu'Ouranos avait fait à Poséidon qui avait repris la parole :

- Prenez le temps de vous reposer. Le chemin a été long.

La blonde coula un regard vers le dieu des océans qui le déconseillait fortement de lui dire quoi faire. Elle n'avait aucun ordre à recevoir de ce dieu, ni d'aucun autre d'ailleurs. Pourtant, elle soupira, acceptant de se plier aux coutumes du lieu dans la mesure où ils en étaient les invités, plus forcés que volontaire. Elle lancça un regard à Sebastian et Lily avant d'incliner la tête respectueusement envers le Guide :

- Merci de nous avoir reçu.

Elle s'apprêta à sortir, ne se retournant qu'au dernier moment vers Poséidon :

- Vous n'auriez pas un lieu de repos à nous indiquer? Si nous devons rester ici, il faudrait peut-être songer à un endroit où manger et dormir...

Le dieu soupira avant avant de sortir à son tour et leur montrer un sentier :

- Vous trouverez ce qu'il vous faut au bout du chemin.

Sans un mot de plus, il retourna dans la cabane, manquant cruellement d'hospitalité, cela allait sans dire. Kida observa le sentier de pierre qui menait à la forêt avant de soupirer et de dire :

- Bon... et bien allons-y. Un peu de repos ne nous fera pas de mal... et cela nous permettra de recroiser nos informations parce que je ne suis pas certaine d'avoir tout compris personnellement.

Elle leur lança un sourire amicale avant de se tourner et de se mettre en route, leur ouvrant la marche, remerciant le fat qu'ils ne puissent voir à quel point son visage était devenu grave en un instant.

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RESET & START AGAIN...
ANAPHORE

Sebastian Dust



« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


Sebastian Dust


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Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Le Mαrchαnd de Sαble ϟ Archeron.

Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 3 SAB201

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________________________________________ Mar 24 Juil 2018 - 20:00





And in the night, you'll hear me calling

« And in your dreams, you'll see us falling, falling... »


« Bon... et bien allons-y. Un peu de repos ne nous fera pas de mal... et cela nous permettra de recroiser nos informations parce que je ne suis pas certaine d'avoir tout compris personnellement. »

Sebastian pencha la tête sur le côté, incertain lui aussi d’avoir complètement saisi ce qu’il venait de se passer. C’était souvent pareil dans les intrigues divines, on ne comprenait pas la moitié des mots prononcés mais on finissait par assembler les morceaux à la fin et… Tout prenait alors sens.

Ils ne firent pas plus de quelques pas avant que Lily ne s’arrête, mains sur les hanches, en les interpellant.

« C’est quand même bizarre qu’on nous ait fait venir jusqu’ici pour ne rien faire au final. Vu qu’on ne veut pas former son armée, on va faire quoi du coup ? »

Le gardien s’arrêta suivi de Kida, un peu plus loin devant eux, pour observer la jeune femme. Elle n’avait pas complètement tort sur le principe : pourquoi être allé à leur rencontre, les avoir fait marcher jusqu’à la cabane pour ensuite les congédier sans plus d’interactions que cela ? Même si les émotions à l’intérieur avaient été vives, il semblait manquer quelque chose dans la ligne directrice. Un non-dit évident et pourtant aucune certitude que la chose soit possible.

« Apparemment, nous devons attendre que d’autres personnes viennent nous chercher. »

Le sable se matérialisa tandis qu’il se tapotait le menton de l’index, intrigué. Mais comment savoir qui allait venir, comment et… Dans combien de temps ? Le titan Ouranos avait eu l’air de dire qu’une expédition serait montée pour leur venir en aide, que se serait le meilleur moyen de refermer un piège que lui seul comprenait, mais Sebastian n’en comprenait pas le sens. Avait-on souhaité les attirer ici volontairement ? Mais comment expliquer leur passage par l’eau et l’épreuve qu’ils avaient, vraisemblablement, réussis à franchir pour atterrir sur le rivage aux crânes ? N’étaient-ils pas les trois seuls à avoir été happés ? Est-ce que… Quelqu’un était mort alors qu’eux avaient survécus ?

Des fois, les choses n’avaient de sens que lorsqu’elles étaient prises à l’envers.

« Mais qui ? Elliot ? Il viendra c’est sûr. Tu crois que c’est un piège ? Genre, ils nous font venir pour les attirer ici ? »

Elle mettait exactement le doigt sur ses propres questions. Par contre, si Elliot venait… Est-ce que ça faisait de lui le renégat ? Et donc, une sorte de pirate ? Pourtant il n’avait pas eu l’air d’un pirate à chaque fois qu’il l’avait croisé et la perspective de l’imaginer avec un tricorne sur la tête et un crochet à la main eu, si ce n’était la réalité, au moins le don de le faire sourire en coin. En tout cas, l’affirmation de Lily eu le don de lui certifier que quelqu’un viendrait. Si ce n’était pas pour lui, ce serait au moins pour elle. Et pour Kida.

Et si c’était là, tout le principe, effectivement ? Si Lily disparaissait, ils seraient plusieurs à se lancer à sa poursuite. Sebastian ne connaissait pas Kida mais il se doutait que ce serait pareil pour elle. Un instant, il se mit à imaginer qui viendrait le chercher à l’heure actuelle et… Il préféra chasser cette question de son esprit. Voilà bien longtemps qu’il n’avait pas échangé avec Ellie, il n’avait pas revu Jules depuis leur aventure dans le sous-marin-vaisseau, Apollon avait une fête à gérer sur Olympe et Hyperion semblait être la dernière personne à avoir envie de venir fouler ces terres, selon les dires d’Ouranos.

Ce qu’il y avait de bien avec les titans, c’est qu’ils se côtoyaient tous dans des temps millénaires et pourtant s’évitaient chacun comme la peste aujourd’hui. Comme une fratrie qu’on ne souhaiterait plus se coltiner passé un certain âge… L’ennui, c’est que les frères et sœurs étaient passablement immortels et qu’ils finissaient irrémédiablement par finir par se croiser au décours d’un chemin. Le monde était petit. Trop petit pour des entités pareilles. Infiniment petit pour tout ce qui se jouait autour d’eux, forces mystiques et autres vents divins. Comment ne pas se sentir ridicule quand on imaginait l’infinité des univers qui se catapultaient par-delà les limites de l’imaginable ?

Et eux ils étaient là, en maillot de bain dans une forêt, à se demander où ils allaient passer la nuit.

« Tu crois que nous devons lui demander de rester encore un peu ? »

« Si vous souhaitez tenter de rentrer de nouveau, nous pouvons essayer… » Intervint alors Kida, restée à quelques pas. « Mais il était impoli d’essayer de refuser de sortir donc mieux valait obtempérer... les titans sont des êtres dangereux... »

Elle sembla réfléchir à la meilleure manière d’agir désormais sans pour autant risquer leurs vies. Pas si simple, en y repensant.

« Rien ne nous empêche d’écouter aux portes si vous voulez en savoir plus. »

Un petit sourire complice étira ses lèvres.

« Mais il faudra surtout être très discret. »

Elle avait tournée les yeux vers Lily et le sous-entendu était claire : la jeune femme risquait de faire une réflexion amusante mais de tout faire basculer ! Le gardien eu un sourire compatissant envers Lily et s’apprêtait à regarder la cabane lorsqu’il se rendit compte… Qu’elle avait disparue. Le bois du chalet, pourtant encore proche, et l’odeur singulière s’étaient évaporées comme un mirage qu’on aurait cessé de regarder.

Un battement de cils et voilà que les bois se trouvaient vides. Un papillonnement de paupières surpris, une tête qui se tourne dans une interrogation silencieuse et…

Le chemin aussi était vide. Plus de Lily. Plus de Kida.
Plus que lui et le silence de sa solitude au cœur des fourrés.


Un crépitement résonna dans l’air. D’abord furtif, il semblait se répéter et devenir de plus en plus fort. Un petit bruit de ressort, le roulis d’une voiture électrique qu’on laissait démarrer après en avoir tourné la manivelle, et un son d’étincelles qui crépite pour se répercuter comme sur du cristal. Un son aigu. Doucereux à l’oreille. Intriguant. Un bruit qu’il avait déjà entendu et qui remontait à des temps anciens, un âge aussi vieux que lui, un conte pour enfant et les prémices d’une existence qu’il croyait aujourd’hui derrière lui.

Un petit point jaune se dessina entre les arbres et, avant qu’il ne pense à bouger, une étoile filante passa juste à côté de lui dans un crépitement caractéristique !

La traînée dorée qu’elle laissa derrière lui ne l’y trompa pas : de la poussière d’étoile. Du sable volatile. Volubile. Comme celui qui caressait l’intérieur de sa paume en cet instant précis tandis que le paysage autour de lui se trouvait plongé dans les voûtes célestes de l’espace. Ses yeux clairs suivirent la course folle du petit vaisseau brillant de mille feux au milieu de l’abîme céleste, l’observant glisser entre les astres, frôler les étoiles et saluer les constellations qui ne manquèrent pas de lui répondre. Il n’était plus dans des bois. Il n’était plus sur cette île étrange. Il n’était même plus sur Terre.

Il était quelque part aux confins de l’univers, à reconnaître le vaisseau qui avait été le sien pendant si longtemps : celui des capitaines étoiles.

« Sanderson Mansnoozie ! »

Résonna une voix qu’il ne pensait plus jamais entendre. Il reconnaissait l’intonation et les paroles. Il reconnaissait le petit ton désapprobateur et pourtant il eu la même réaction que le petit personnage doré qui se trouvait installé dans le cockpit, tranquillement enfoncé sur un énorme coussin rouge : il sourit.

« Sandy ! Nous n’avons pas fini de nous occuper du Delta, ne va pas vers Orion avant nous ! »

Un frisson le parcouru, ce même frisson qui fit se redresser le pilote. Il eut un petit rire, en témoignèrent les soubresauts de ses épaules, mais il ne ralentit pas pour autant. Il savait pourquoi il venait frôler Orion de si près. Il savait pourquoi le chemin était aussi semé d’étoiles puisqu’il s’apprêtait à rejoindre l’une des plus belles de toutes, son amie la plus précieuse, Emily-Jane.

Il était le pilote d’une étoile filante, surfant sur la mer infinie du temps et de l’espace et traversant une infinité de mondes. Il était de ceux qui recherchaient les rêves perdus, les songes oubliés, les désirs éteints pour les raviver avec toute la force de l’espoir qu’ils apportaient. Il avait la capacité de régénérer les étoiles, de leur rendre leur éclat et leur audace, de les propulser hors de leurs frontières pour qu’elles offre leur lumière aux astres voisins. Une réaction en chaine. Une coopération essentielle, vitale et ancestrale. Un moyen unique de faire rêver les vents célestes jusqu’au tréfonds des mondes oubliés…

L’étoile filante. Lorsqu’il apparaissait, Sandy remplissait le cœur de ceux qui l’apercevait et les nourrissait de souhaits à peine formulés. Il leur offrait en retour un rêve, un moyen inconscient de leur prouver que leurs désirs pouvaient être réalité, de les pousser à réaliser leur souhait une fois éveillés. C’était pour cela qu’il adorait s’allonger sur cet immense coussin rouge et fermer les yeux dans son vaisseau de sable : il était un rêveur. Un Marchand de Sable. Un marchand de Rêves.

C’était le Golden Age. L’Âge d’Or de son existence.
Et c’était si beau et doux à la fois…

Il était si insouciant à l’époque, si plein de bonne volonté et de folles idées, voguant sur l’abime calienne sans craindre quoi que ce soit… Et pourtant, il existait dans l’univers une menace profonde. Un être qui ne pouvait supporter ni la bonté, ni la gentillesse et encore moins la noblesse de cœur : PITCH, le roi des cauchemars. Il s’était juré de détruire les jolis rêves et les étoiles filantes et, une par une, il les menait à leur perte. Il traquait, chassait, pourfendait et détruisait la moindre étincelle dorée jusqu’à n’être plus que ténèbres dans l’obscurité.

Sebastian se rappelait de l’insouciance avec laquelle il s’était dirigé vers Emily-Jane pour la saluer, sans tenir compte des ombres qui se dessinaient dans la lumière et en oubliant à quel point l’univers pouvait être dangereux. Il avait entendu à nouveau la voix de son père dans le haut-parleur mais il était tellement heureux de retrouver son amie qu’il n’y avait pas fait attention. Le fier galion des Cauchemars, et ses pirates des rêves, l’avait pris en chasse et il n’avait même pas vu venir le danger.

Tout était alors allé très vite.

Les harpons de ténèbres avaient tenté de percer la coque de son vaisseau de sable, le faisant frémir d’un sentiment nouveau qu’il n’avait jusqu’alors jamais ressentit : la Peur. Elle traversa le gardien de part en part et il se rappela que plus il avait eu peur ce jour-là, plus la puissance de Pitch avait augmenté. Se nourrissant de sa crainte. S’abreuvant de son angoisse. Se sustentant de sa terreur.

Les constellations elles-mêmes avaient cachés leurs yeux, terrifiées à l’idée de voir Sanderson Mansnoozie se faire engloutir à son tour par les cauchemars. Sebastian voulu crier, l’encourager de se ressaisir et, même s’il avait déjà vécu cette scène et en connaissait les aboutissants… Il fut parcouru de mille frissons d’horreur face aux harpons ténébreux plantés irrémédiablement sur lui.

Sandy ne pouvait pas laisser les choses se faire sans lutter. Sans résister et se battre. Il ne pouvait pas laisser son étoile, et toutes les autres, se faire blesser sans rien faire. Au moyen d’une spectaculaire embardée, il parvint à ouvrir une brèche et à briser les chaines qui le retenait, se saisissant d’une chance audacieuse pour se libérer de son assaillant !

Malheureusement, l’univers se mit à tourner lorsqu’il perdit le contrôle de son étoile filante et fut expédié à travers l’espace comme un missile, un boulet de canon, une flèche capricieuse faite de feu et d’espoir. Il vit se dessiner une magnifique planète bleue et verte appelée La Terre et réalisa que c’était peut-être le dernier endroit qu’il verrait avant de mourir. Il pouvait entendre résonner les rires des pirates de cauchemars tout autour de lui, incapable d’appeler à l’aide et complètement pétrifié par ce qu’il était en train de se passer.

La chute libre. La traversée de la stratosphère à une vitesse vertigineuse. Les yeux qui se ferment et… Soudain, les rires qui sont remplacés par des murmures. Des souhaits. Des milliers et d’autres milliers de souhaits exprimés par des voix enfantines. Des enfants. Des vœux. Des Rêves. Ce pourquoi il était fait. Ce pourquoi il se battait.

Quand la lune n’est plus pleine et brillante, qui peut protéger les enfants du noir... ?

Sanderson parvint à redresser suffisamment son étoile filante pour éviter les terres, se retrouvant au-dessus d’une mer infinie. S’il devait s’abîmer, alors ce ne serait pas au prix de toutes ces vies. Au coût de toutes ces âmes qui priaient en voyant la trainée étincelante de son étoile traversant le Ciel. Alors que la fin était proche, il ferma de nouveau les yeux.

Tout ira bien.

Il se mit à rêver de toutes ses forces que tout irait bien.

Rêves, jolis rêves, soyez dans ce Sable que vous tenez.
Bannissez toutes les craintes et remplissez la nuit d’or.


Un éclat doré illumina le ciel pendant quelques instants, puis s’éteignit et laissa les étoiles reprendre leur place sur la voûte bleutée.

Sebastian se rendit compte qu’il retenait son souffle lorsque l’air lui manqua et que ses poumons hurlèrent de pouvoir se remplir. Il prit une grande inspiration, observant les constellations qui avaient veillées sur lui lors de sa chute et… Les vit ensuite relever les yeux vers les hautes sphères de l’univers. Les pirates cauchemars observaient eux aussi la scène et, lorsqu’il ne resta plus une lumière sur l’horizon, ils filèrent en arrière pour retrouver leur Capitaine.

Les mains vides. La fureur les fit frémir et le bois du bateau trembla en même temps que Pitch hurla sa rage au milieu du silence. Il venait de perdre l’une de ses proies. Il venait de se faire bafouer dans sa chasse. Le gardien n’avait jamais eu idée de ce qu’il était advenu de son ennemi naturel durant les quatre cents ans qui avaient régis son sommeil sur Terre. Il s’était toujours dit que le Roi Cauchemar avait dû répondre de ses actes envers l’Homme de la Lune et qu’il avait été immédiatement défait de ses fonctions.

Il se trompait. Il se trompait tellement…

« Mansnoozie ? Bon sang mais, où es-tu ?! »

La douche froide se renversa sur le marchand de sable alors que ses yeux assistaient, impuissants, à la suite d’une histoire dont il n’avait jamais voulu savoir la fin. Il n’avait pas été seul. Il n’était jamais seul. Les Capitaines Etoiles ne se déplaçaient jamais de manière isolée. C’était de coutume. C’était de famille. Sa famille. Le reste de sa famille qu’il pensait depuis tout ce temps en sécurité sur leur planète d’origine, pleurant peut-être sa perte mais continuant à mener à bien leur vocation. Passant d’astres en astres. De rêves en rêves. D’espoir en…

Les harpons fusèrent. Les cris résonnèrent. Un à un, les vaisseaux dévièrent de leur trajectoire et furent attrapés, tombant dans les filets obscurs du Roi Cauchemar. Un. Deux. Trois. Et puis quatre. Quatre étoiles filantes dont l’or ne parvint pas à les sortir de l’emprise morbide qui les étreignait alors. La voix de son père cria dans un ton si aigu qu’il manqua de ne pas la reconnaître. Les larmes ne cessèrent pas de baigner les joues de sa mère lorsque la main de Pitch transperça son corps aux couleurs étincelantes. Ces voix. Ces proches. Ces Ces vies.

Ils furent engloutis dans les ténèbres. Par les ténèbres.

Jusqu’à ce que plus rien d’autre ne résonne que le roulis du galion broyant tout espoir jusqu’au fond des âges. Les corps furent jetés par-dessus bord, traînés dans les lunes, les planètes… Puis offert à l’obscurité sans fin d’un trou noir.

Plus rien.

Absolument plus rien…

Ses genoux le lancèrent quand il tomba à même le sol, ses yeux rougis par la douleur ne parvenant même plus à verser la moindre larme. Sebastian sentit le goût du sel. Le goût du fer. L’âpre de la défaite. L’acide de la vérité. La vérité sans compromis.

L’univers laissa place aux bois qu’il n’avait jamais vraiment quitté. Aucune trace de Kida. Aucun son de Lily. Mais en lieu et place, Ouranos se tenait droit devant lui et portant à son attention un regard terriblement lourd de sens. Un jugement sur sa nuque. Un poids sur ses épaules. Sab ne parvint pas à détourner le regard, le soutenant comme si sa vie en dépendait. L’affrontant sans craindre quoi que ce soit puisqu’apparemment, quelqu’un s’était déjà chargé de lui faire tout perdre.

« Quand la lune n’est plus pleine et brillante, qui peut protéger les enfants du noir...  » Murmura-t-il, à peine audible.

Mais il savait que le titan l’avait entendu.

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