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 Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe]

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S et C Hale



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S et C Hale


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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 6 _


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________________________________________ Dim 12 Aoû 2018 - 17:06



❝L'héritage perdu❞
Sasha & Les autres
Sebastian venait de se faire attaquer par son propre sable avant de tomber dans les vapes, tout ça c'était dérouler sous mes yeux sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour l'aider, ce sentiment d'impuissance constant commençait largement à me taper sur les nerfs, moi qui avait pour habitude de m'aider de ma force pour m'en sortir, contre un titan ça ne servait à rien, autant pisser dans un violon comme disait l'expression humaine. En tout les cas j'espérais qu'il s'en sortirais, Sab était devenu une personne qui comptait à mes yeux et ne plus jamais le revoir serait difficile, j'avais déjà perdu mon meilleur ami, il était hors de question que je perde un ami de plus.

"Vous n'êtes pas blessées ?"Questionna l'amazone qui était de nouveau parmis nous, j'aurais pu me réjouir mais ce n'était pas le moment, et en plus elle semblait ne pas être humeur à bavasser, plutôt à déquiller du titan, ce qui était tout à fait compréhensif après tout ce que Ouranos venait de faire."Il éxiste un moyen de le tuer, mais je ne sais pas lequel."

"On survit."C'était bien la seul chose qui comptait à présent, peut importe le nombre de blessure infligée, survivre était la priorité numéro 1 à présent, enfin, se débarrasser d'Ouranos et de Findus était aussi la priorité numéro 1, mais les deux se valaient. "Vraiment ?"Disais-je d'un air intéressé."C'est dommage qu'on sache pas comment."

"Il est venu n'est-ce pas ?"Je reportais mon attention sur Ouranos qui avait suivit ce petit échange en silence jusqu'ici et je le regardais en fronçant les sourcils, jetant un regard oblique en direction de l'amazone à qui la question était bien évidemment adresser vu que je n'avais aucune idée de qui il pouvait bien parler.

"Chronos."Je buggait un instant sur cette information dévoiler, Chronos était présent avec nous à cette instant et Ouranos aussi, on pouvait dire qu'on avait décrocher le gros lot en matière de malchance, quoi que, l'amazone semblait s'être sortie de cette rencontre sans la moindre égratignure ce qui était encore plus perturbant, j'aurais voulu demander plus de précision mais Eulalie poursuivit."Il a été d'une bien moins désagréable compagnie que vous."Ouai enfin si on considérait que le type voulait quand même nous balancer le Ragnarok à la gueule, ça voulait pas dire grand chose. Ouranos ne répondit rien et tourna la tête dans ma direction, ce qui était légèrement flippant quand même, avoir l'attention sur un titan cinglée porter sur vous mais je ne lâchais pas son regard enfin jusqu'à ce que je remarque que Argos semblait enfin vouloir réagir malgré tout, son attention était portée sur le titan et il tenta de l'attaquer mais Ouranos sembla le stopper car l'attaque ne le toucha pas.

"Laissez le tranquille."Ordonner un titan de faire quoi que ce soit était bien sur très stupide quand on était qu'une simple créature divine mais le jour où je la bouclerais face à quelqu'un de plus puissant que moi n'était pas encore arriver. Ouranos leva la main et je sentit comme une gifle sur mon visage, ma tête partie sur le côté et la douleur était bien là mais je ne lâchait aucun bruit, je ne lui donnerais pas la satisfaction de m'entendre souffrir, je me contentais juste de le foudroyer du regard avant de lâcher un."Même pas mal."ou plutôt de le siffler entre mes dents.

Argos tenta de nouveau d'attaquer le titan et je tournais la tête en direction des filles pour leur montrer que je n'avais aucune idée de la marche à suivre à présent. Eulalie ne perdit pas de temps pour s'élancer contre le titan pour l'attaquer, surement pour détourner son attention d'Argos, bien sur Ouranos l'avait vu venir et contra l'attaque de l'amazone."Tu choisis mal ton camp."Le titan semblait se concentrer sur Eulalie, je fit apparaître mon épée tout en observant les deux autres.

"C'est une question de point de vue."Répondit l'Amazone sur un ton méprisant, j'en profitait pour me déplacer le plus rapidement possible en direction du géant."Qu'avez vous fait à Pan ? A Jules ? A Sebastian et à Lily ?"Je gardait une oreille sur la conversation entre les deux autres juste au cas où.

"Certains sont morts mais pas tous si ça peut vous rassurer."Je me stoppais près du géant pour remarquer que Ouranos avait une fois de plus stopper l'attaque d'Eulalie.

"Partez... vous ne faites pas le poids face à lui."Je sursautais légèrement quand une voix rauque pris la parole à mes côtés, je tournais la tête pour voir que c'était Argos qui venait de m'adresser la parole, alors finalement il avait bien une voix, c'était étrange.

"Hors de question qu'on vous laisse."Répondais-je en secouant la tête négativement."Il faut qu'on vous aide...comment puis-je vous aider?"

"Il n'y à rien à faire... il est trop tard maintenant."

"Et quoi ? Je suis censé vous laisser comme ça sans rien faire ? Désolé c'est pas mon genre."Je fit une brief pause tandis que je considérait mes mots avant de me reprendre."Enfin ça ne l'est plus."

J'entendis un rire un peu plus loin et tournais la tête en direction d'Eulalie."Vous pensez que ceux qui nous ont envoyé ne vont pas réagir ? Apollon et les autres dieux n'adhéreront pas à vos agissements. Ni Cassandre, Elliot ou Nora. Personne ne vous suivra, Hypérion non plus. Il serait venu autrement."Elle se stoppa un instant avant d'ajouter."Vous êtes seul, vous me faites pitié en réalité."

"Il est venu, mais pas pour toi."Répondit Ouranos et je sentait dans sa voix la satisfaction de dire ça à voix haute, la satisfaction que par de simple mots il pouvait faire mal à Eulalie, enfoiré.

"Mon voyage s'arrête ici."Dit Argos d'une voix de plus en plus faible ce qui bien sur attira l'attention du titan.

"Crois tu vraiment que je vais passer un tel pouvoir me passer sous le nez ?"Il s'éloigna rapidement d'Eulalie pour s'avancer dans notre direction avant de saisir mon épée, je n'avais pas la force pour lui résister et reprendre mon épée car sa force m'écrasa."Je vous laisse une dernière chance, qui me servira ?"

Mon regard ne quittait pas le géant des yeux, je me maudissait intérieur d'être aussi inutile, de ne pas avoir la force nécessaire pour faire quoi que ce soit et je maudissait aussi tous les autres titan présent et qui ne daignait pas venir nous aider, surtout Hypérion."Je ne vous servirait pas."Disais-je à l'adresse d'Ouranos avant d'ajouter pour Argos."Je suis désoler."Ma gorge se serra un instant tandis que je m'excusais auprès du géant, je n'étais pas à la hauteur, j'étais inutile et il allait mourir sans que je ne puisse changer son destin.

Pauvre faible créature ! Cria mon inconscient tandis que Eulalie prit à son tour la parole."Je ne serais pas votre esclave."

"Qu'il en soit ainsi, s'il n'y a pas d'autre choix."Le sol se mit à trembler sous mes pieds et je pouvais voir la confusion dans le regard du géant, il n'avait pas l'air de comprendre ce qui était en train de se passer et je devais dire que moi non plus. La force du titan semblait prendre de l'ampleur au fil que les secondes passaient et je tentais de récupérer mon épée que par chance Ouranos venait de lâcher, même si elle n'allait pas me servire à grand chose contre le titan. Me redressant je remarquais un nouveau phénomène étrange se dérouler sous mes yeux, du sable se levait dans les airs et semblait prendre forme, je pointais rapidement mon épée en direction du sable le regard méfiant.

Ce n'était plus un petit tas de sable virevoltant dans le sable, ça prenait forme humaine et ça prenait beaucoup de temps à se former, je m'avançais pour attaquer le sable."C'est quoi ce bordel ?"Même si j'avais déjà une petite idée de quoi il s'agissait. Mon épée passa à travers le sable qui se reforma ensuite quand je la retirais.

"Vous comptez toujours sur vos armes primitives alors que vous êtes divin, c'est votre faiblesses!"Je rangeais mon épée suite à ses paroles."Laissez faire, ce que vous avez refuser d'accomplir lui le fera!"

"C'est pas comme si je pouvais utiliser autre chose."Tandis que je prononçais ces paroles je baissais les yeux sur mes mains, j'hésitais quelques instant, tout était bon à tenter à présent, avant de m'avancer une fois de plus en direction de la créature de sable qui se durcit, mes mains furent agripper et serrer, serrer tellement qu'une vive douleur me prit, je fronçais le nez mais je retenais mes cris.

"Sa tâche prend fin ici."Entendis-je Ouranos dire tandis que la créature me prenait à présent par le cou pour me soulever du sol, serrant fort, très fort, trop fort et je perdis connaissance.

*o*o*o*o*o*o*o*o

Ouvrant les yeux, je battis des cils avant de tourner la tête d'un côté puis d'un autre, j'étais allonger et je n'étais pas seul, je n'arrivais pas à encore à distinguer qui se trouvait en ma présence et je n'eu pas la présence d'esprit pour sentir si la personne avait une aura familière, mais je me raidit, me préparant à sortir du lit en vitesse pour m'en prendre à cette inconnue, mais mes yeux finirent par s'habituer à être de nouveau ouvert. Mon regard s'attarda un instant sur le livre ouvert dans les mains de la personne, avant de lever les yeux vers son visage pour y voir des lunettes percher sur son nez, en d'autre circonstance j'aurais pris un malin plaisir à me moquer mais au lieu de ça je me contentais de le fixer du regard jusqu'à ce qu'il se rende compte enfin que j'étais réveiller. Il ôta les lunettes qui étais sur son nez avant de me regarder.

"Enfin ! t'as même ronfler. deux fois."Je levais les yeux au ciel agacée mais je me détendais, même si je lui faisait toujours la tête, savoir qu'il était présent à mes côtés me rassurait.



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________________________________________ Lun 13 Aoû 2018 - 21:03



L'Heritage Perdu


Les yeux de Kida étaient restés rivés sur Sebastian une bonne partie du temps, se mordant l’intérieur de la joue, signe d’un stress qu’elle tentait de maîtriser. Pourtant, à mesure que les minutes s’égrenait, son angoisse ne devenait que plus palpable : le marchand de sable ne se relevait pas. Elle avait évalué la distance qui la séparait de lui mais elle était bien trop grande comparée au reste du groupe, qui semblait en proie à un nouveau problème que Sasha tentait de vaincre tant bien que mal. Il paraissait simplement évanoui, sans aucune trace de sang lui provenant de la tête, de quoi la rassurer légèrement, préférant croire à un évanouissement qu’une véritable difficulté.

Elle avait reculé en voyant la statue de sable se former, ne sachant comment enrayer la machine qui se formait devant elles. Ouranos avait fini par constituer le début de son armée, une créature qui viendrait à bout d’Argos… une créature… qu’il aurait pu créer il y avait bien longtemps sans avoir besoin d’avoir recours à un triple kidnapping ou sans utiliser la force contre son groupe. Le hurlement de la jeune femme l’avait sorti de sa rêverie pour la plonger dans la torpeur. Une seconde après, Sasha s’effondrait à son tour au sol, inanimée…

Sans plus réfléchir, Kida s’était précipité à ses côtés, la demoiselle étant plus proche que Sebastian que son corps inanimé continuait à intriguer. Lui attrapant le visage avec douceur, elle s’était mise à lui masser les joues avec les pouces, tentant de la réveiller d’une façon ou d’une autre. Mais rien ne semblait fonctionner. Au bord du désespoir, elle avait relevé la tête vers Ouranos, un goût amère au fond de la gorge.

- Si vous tenez tant à ce qu’il meure, pourquoi ne pas le tuer vous-même ?!

La créature se tourna vers son créateur avant de l’observer elle, tandis que le Titan Roi plongeait son regard méprisant dans le sien :

- Crois-tu que si j’avais pu, j’aurai créé cette chose pour qu’elle le fasse à ma place ?
- Mais POURQUOI ?

Elle se doutait qu’il n’était pas stupide, il avait d’ailleurs à plusieurs reprises montré qu’il maîtrisait son sujet… mais ce n’était pas sa question et il le savait. Elle non plus n’était pas idiote, elle comprenait qu’il ne pouvait le faire, la raison pour laquelle cela lui était impossible en revanche lui échappait. Il était un Titan, un être d’une puissance phénoménale et pourtant…
Pour toute réponse, il se contenta de la toiser de haut et de détourner la tête en l’ignorant, préférant parler à sa création :

- Tue-le mainetant !

- NON !

Elle avait beau être toujours à genoux devant Sasha, sa voix avait claqué dans l’air avec la précision d’un fouet et elle pouvait entendre encore quelques éclats se répercuter dans un faible écho. Le monstre de sable s’était stoppé net dans sa lancée, après avoir cependant eu le temps de remplacer sa main droite par une pique de sable qui semblait parfaitement affûtée. La jeune femme avait profité du moment de latence du Titan pour attaquer :

- Qu’est-ce que ça change d’utiliser une statue de sable ? Après tout, c’est vous qui l’avez créé ! C’est exactement la même chose que si vous le tuiez vous-même !
- Ce n’est pas parce que Gaia vous a donné la vie que vous êtes ma sœur pour autant…

Argument redoutable… et désarçonnant. Gaia ? Elle se souvenait de la Titanide, de ses cheveux blancs, de ses yeux clairs et perçant. Elle se souvenait de l’avoir vue quand elle était petite et de lui avoir trouvé un air sympathique, digne d’une chouette… ou d’un chat… l’esprit de l’enfant pouvait être si imaginatif et si flexible… elle se souvenait aussi du souvenir de son père… celui où elle avait tenté de calmer Chronos et de les protéger tous contre lui. Jamais une fois en revanche elle n’avait appris qu’elle était leur mère à tous… leur Mère Nature ? Était-ce possible ? Pourtant elle n’avait pas le temps de réfléchir à cette nouvelle qui lui avait fait l’effet d’une bombe. Il fallait garder la tête froide, revenir à l’important, laissant de côté les sentiments… comme tout bon guerrier le ferait.

- Et vous pensez sincèrement qu’une statue de sable peut devenir le nouveau Pan ? Ça n’a aucun sens, surtout si vous le forcez à tuer son propre bateau !
- Ce n’est pas une simple créature de sable, c’est une créature titanesque, au même titre que toi. Ce que tu peux faire, il peut le faire. Il n’est pas question de tuer Argos mais de s’imposer en tant que son maître.

Et imposer la volonté du Titan par la même occasion… Mais plus que de la colère, c’était un rictus qui s’était dessiné sur le visage de la jeune femme. S’il était exactement comme elle, alors il avait la même faculté qu’elle. La faculté d’aimer, de penser, d’agir de son propre chef… de se retourner contre son créateur, de tracer sa propre voie. A cette réflexion s’ajoutait une autre… il ne frappait toujours pas… car Ouranos n’avait pas répété son ordre. Il semblait à présent totalement captivé par la conversation qu’il avait avec l’Atlante, comme si ce combat d’orgueil surpassait le reste, comme si Kida gagnait du terrain… et du Temps…

- Et donc… s’il est capable des mêmes facultés que moi, il peut aussi se retourner contre vous… Qu’est-ce qui vous dit qu’il vous restera fidèle quand il se sera imposé en maître ? Il est libre de faire son choix.

Elle avait tourné son regard bleu océan dans celui vide de la créature tandis qu’elle semblait avoir piqué Ouranos au vif. Avec un air neutre mais qui laissait apparaître la naissance d’un rictus velouté, il s’approcha d’elle lentement, tout en lui faisant face et Kida ne bougea pas, toujours à genoux à côté de Sasha. Elle se contentait de soutenir son regard de sa position, refusant de capituler. Mais soudain, une force colossale envahit toute son échine, la poussant à se pencher en avant, toujours plus, jusqu’à ce que ses mains quitte le visage de la brune pour se poser au sol et que sa tête les rejoignent bientôt, dans une posture de soumission extrême contre laquelle elle ne pouvait lutter. Pourtant, elle n’avait pas cherché à le faire, elle s’était contenté de fermer les yeux, un sourire bien heureux sur le visage, tandis qu’elle s’enfonçait dans les profondeurs de son esprit, comme dans un début de méditation, pour se souvenir du jour funeste où son père avait décidé d’engloutir la Cité. « Il y a des forces contre lesquelles on ne peut lutter Kida… des forces qui nous surpasserons toujours. Apprends à les subir, à en apprécier toute la douleur pour en devenir que plus forte. Ainsi tu découvriras l’harmonie ». Comme il avait raison. Les Atlantes s’étaient laissés emportés et les cocons leurs avaient sauvés la vie, les maintenant dans cet état végétatif et de projection astrale… la mort ne les avaient pas touchés, ils avaient évolués avec la Nature pour s’adapter… en harmonie…

La Force colossale avait relâché un point au niveau de sa nuque et cela avait sorti Kida se son état. Elle ne pouvait toujours pas bouger le reste de son corps mais pouvait à présent relever la tête vers le Titan qui se tenait maintenant devant elle, tout proche d’elle. En croisant son regard, elle ne s’était pas départie de son sourire goguenard, l’esprit toujours plus guerrier et affirmé que jamais.

- Vous tentez de me prouver quelque chose ? Si c’est le cas… c’est réussi… Vous contrôlez mon corps. Mais pas ma tête. Mon esprit reste mien… et libre. Libre de ne pas avoir envie de vous obéir…

Elle avait décalé légèrement la tête pour observer le monstre de sable derrière Ouranos :

- Est-ce vraiment cela que tu veux ? Obéir sans réfléchir ? L’être ne vit pas s’il n’a pas les yeux pour observer l’horizon et l’esprit pour le savourer. Tu n’es pas obligé de vouloir ce qu’Il veut.
- Très bien… laissons-le décider. Tu es libre de faire ton propre choix. Attendons de voir qui tu sers…

Il avait tourné le regard vers la créature avant de se reculer pour lui laisser le champ libre entre Kida et lui. Avec lenteur, le géant de sable s’était approché de l'Atlante, se reculant d’Argos. Il l’observait droit dans les yeux et elle faisait de même, acceptant son sort futur, quel qu’il soit. Elle menait toujours la danse, il s’était éloigné de celui qu’il devait tuer. Et le Temps continuait de filer.

Le monstre se pencha alors vers elle, très doucement et soudain, une douleur fulgurante lui transperça la main gauche en même temps que l'épine s'enfonçait dans sa chaire. La jeune femme tenta de résister en mais son visage se tordit de plus en plus de douleur avant de laisser échapper un hurlement puissant. La créature de sable se redressa alors tandis que Kida ne pouvait toujours pas bouger, le liquide rouge écarlate se libérant abondamment de sa main.
Elle tenta de reprendre son souffle, haletant pendant plusieurs secondes, la tête de nouveau baissée, comme si le moindre effort lui coûtait. Les larmes lui coulant des joues, elle voulait tenir bon. Il arrivait au guerrier de souffrir, la souffrance faisait partie de la Vie, mais il fallait passer outre et continuait de se battre, ce qu'elle avait choisi de faire.

Elle éclata alors d'un rire sans joie, teinté de démence par la douleur qui continuait de la lancer tout en relevant la tête vers le Titan :

- Vous êtes si sûr de vous... et pourtant il ne vous manque qu'une seule chose... La sagesse. La sagesse vient avec l'expérience, l'expérience avec les erreurs. Vous avez tant d'années et vous semblez pourtant agir pour la première fois... Pourquoi nous forcer tous à tuer Argos, nous faire venir jusqu'ici si vous aviez la solution depuis le début ?
- Parce que...

Il laissa sa phrase en suspens, prenant le temps de lui faire de nouveau face et de s'accroupir pour être à sa hauteur.

- Parce que je croyais en vous. Ou du moins, je voulais croire... mais c'était en vain. La Vérité...

Une fois de plus, sa phrase s'évapora tandis qu'il posait à présent son index sous le menton de l'Atlante, l'obligeant à relever la tête vers lui et l'observer, droit dans les yeux. Elle sentait alors toute la pression qui avait tenu son corps incliné devant lui s'échapper mais elle ne bougea pourtant pas d'un cil, ses yeux bleus scrutant ceux du vieux Titan Roi devant elle.

- ... la Vérité, c'est que si vous ne faîtes rien contre lui, c'est que vous n'êtes pas différente de lui et qu'il n'y a plus d'espoir pour vous.

Non. Ce n'était pas une Vérité, c'était une supposition. Une supposition trop simpliste qui ne laissait percevoir que deux chemins possible. Mais la vie était faite d'une multitude de voies, se recoupant avec les autres tout autant qu'elle s'en éloignaient. Les forcer à les suivre dans sa vision des choses sans leur en expliquer les tenants et les aboutissants de son plan, c'est ce qui le rapprocher LUI de Chronos, malgré tout ce qu'il pouvait en dire. Refuser d'aller en son sens ne voulait pas signifier pour autant qu'elle allait dans le sens de l'autre Titan. Il y avait toujours une solution intermédiaire, elle en était persuadée, le monde n'était pas noir et blanc mais teinté d'une multitude de nuances de gris. Elle aurait aimé lui expliquer tout cela, lui apprendre à voir les choses autrement mais elle n'avait pas pu. Un grognement terrible l'avait empêché de prendre la parole, le grognement d'Argos tandis qu'Eulalie en avait profité pour foncer droit sur lui et lui transpercer le cœur de son épée.

Kida aurait voulu hurler, crier toute sa surprise, sa colère peut-être aussi, d'avoir si chèrement gagner ses premières minutes pour qu'Eulalie, son amie, celle qui s'était tenue à ses côtés, les brise en un millier de morceaux et un coup de fer triomphant. Elle aurait voulu lui dire qu'elle avait tort, lui demander les raisons de son choix mais elle s'était finalement contenté de fermer les yeux en même temps que sa bouche, acceptant ce choix dans une tristesse immense. Elle n'avait pas le droit de lui en vouloir ou tout ce qu'elle venait de dire jusqu'à présent n'aurait aucun sens. Eulalie venait de faire son choix librement, en son âme et conscience, tout comme elle, mais elles n'avaient pas fait le même. Qui était-elle pour hurler alors qu'elle avait prétendu défendre les intérêts de la statue? Non, elle ne pouvait rien faire d'autre que d'accepter, les yeux clos, pour ne pas voir le regard triomphant du Titan en face d'elle.

Dans un bruit sourd, le géant tomba à genoux tandis que la statue de sable était réduite en cendre par son créateur. Ouranos observa la scène pendant quelques secondes avec sans doute une délectation que Kida ne pouvait observer, bien qu'elle avait déjà rouvert les yeux, lentement. Son regard s'était contenté de se planter dans celui d'Eulalie, un regard d'incompréhension, de désespoir mais d'acceptation également. Le Titan Roi reporta alors son attention sur l'Atlante avec un sourire satisfait :

- Elle a fait le bon choix, elle.

Ouranos posa alors toute sa main sur la gorge de Kida qui ne bougeait toujours pas. Avec une facilité déconcertante, il se releva, emportant avec lui la jeune femme qui se retrouva debout devant lui, la voie respiratoire toujours obstruée par le Titan.

- Tu m'as beaucoup amusé et c'est pour cela que je t'offre ce privilège...

Pour toute réponse, Kida arqua un sourcil tandis qu'Ouranos reprit :

- Ce doît être un honneur pour toi, descendante des atlantes, fille de la mer...


Elle sentait petit à petit tout son être bouillonner, comme si tous les esprtis de son peuple, en elle enfermés, s'éveillaient soudain, comme si la connaissance l'irradiait de l'intérieur.

- Un honneur pour toi et pour tout ton Peuple.

Toute cette connaissance Atlante emplissait de plus en plus son corps. Elle ne contrôlait plus rien, cette puissance brute en devenait destructrice et Kida tentait vainement de se débattre contre elle même. Un soupçon de panique la prit soudain lorsqu'elle comprit ce qui se passait, lorsqu'elle réalisa que tout cet héritage se dirigeait droit vers son cœur, risquant de le faire déborder à chaque instant. Ouranos s'approcha alors d'elle jusqu'à déposer ses lèvres proche de son oreille, sans qu'elle ne puisse le repousser. Elle l'entendit alors lui murmurer :

- De mourir de la main de ton Roi.

La pression qu'elle sentit alors s'abattre sur son cœur fut telle qu'elle lui coupa instantanément le souffle. Ses yeux s'embuèrent de larmes sous la douleur sourde tandis que ses pupilles vrillantes et écarquillées se baissèrent, se dirigeant vers l'autre main du Titan, celle qui ne la soutenait pas mais qui était à présent ancrée dans sa poitrine, la transperçant sans le moindre effort. Elle n'eût pas le temps de reprendre son souffle, d'avoir un dernier regard pour quoi que ce soit, une dernière parole pour le Titan ou pour Eulalie. Elle vit alors la main d'Ouranos se retirer avec force de son thorax, arrachant son cœur de son corps et la guerrière tomba au combat.

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________________________________________ Mar 14 Aoû 2018 - 20:09


That's what the water gave us.
'Cause she's a cruel mistress and the bargain must be made.


Qui était mort ? Qui ne l'était pas ? Certains avaient disparu, d'autres étaient là immobiles. Ces questions restaient bloquées au fond de ma gorge tandis que Kida tentait de raisonner la nouvelle créature. Elle ne me ressemblait pas. Elle était faite de sable, j'étais faite d'argile. Elle était titanesque. Elle obéissait à son créateur. J'avais fais un pas lorsqu'elle s'était rapprochée de l'Atlante, et je restais à la fixer, indécise. Ils ne me prêtaient plus attention, je pouvais très bien tenter de le frapper. Ça ne ferait que le ralentir, je ne possédais pas l'arme pour l'achever. Gagner du Temps ne servait à rien dans ces conditions. Nous étions en position de faiblesse.

« Il n'est pas trop tard, je peux faire quelque chose. »

Je m'étais avancée près d'Argos, remarquant que son état n'allait pas en s'améliorant. J'avais entendu l'échange qu'il avait eu avec Sasha pendant lequel il avait prétendu que nous ne pouvions rien faire. Le seul scénario envisageable était celui que désirait voir se produire Ouranos.

« Mon capitaine se meurt. Je ne peux rien faire pour lui. Ma tâche n'est pas encore achevée. »

« Pan meurt ? »

J'ouvrais de grands yeux face à cette révélation. J'avais imaginé sa disparition à l'image de celle de Lily, mais son sort semblait plus funeste que ce que je préférais penser. Peut-être... allaient-ils tous finir par mourir, si je ne faisais rien de plus.

« Et vous avez besoin de quelqu'un pour poursuivre votre tâche. »

Un maître ? Je n'aimais pas ce terme, je ne voulais pas l'utiliser. Ni parler de « servir » comme le faisait ce Titan détestable. Mes pensées s'accumulaient et se multipliaient, toutes plus floues les unes que les autres. Chaque Titan avait un objectif précis. Mais tous se montraient obscurs quant à leurs intentions, à parler sans clarté, à faire usage de communication détournée. Ou, lorsqu'enfin ils décidaient de se montrer plus précis, il était déjà trop tard pour réparer les dégâts causés. Chronos avait dit que ça ne dépendait que de moi. Il ne voulait peut-être pas que je n'agisse pas... Pourquoi m'avoir permit de revenir près d'eux, autrement ? Je devais simplement... agir de manière juste.

« Je peux être cette personne si vous le souhaitez. »

Mon ton était assuré et ferme, bien que mes mots ne soient prononcés que dans un murmure. La douleur de mon amie que je voyais du coin de l'oeil me fit serrer les dents tandis qu'elle restait digne. Elle ne comprendrait pas mon choix alors que nous tentions d'empêcher ça d'arriver depuis le début. Mais je ne me trompais pas en pensant que si je ne le faisais pas, Ouranos trouverait un autre moyen. Sa créature de sable était là pour le prouver.

Le géant s'était approché, me dépassant de toute ma taille et me fixant comme s'il tentait de déceler quelque chose. J'ignorais quoi, j'ignorais même si c'était vraiment ça. Je sentais juste son regard peser sur ma personne sans que je ne me détourne.

« Tu as l'air aussi perdu qu'il l'était. »

Il prit une grande inspiration que je copiais, ne pouvant pas nier que je l'étais totalement. Il s'était mis face à moi, s'agenouillant pour se mettre à ma hauteur.

« Ça ne sera pas une tâche facile. »

Son ton exprimait comme un avertissement auquel je décidais de ne pas porter trop d'attention. Je ne devais pas réfléchir, juste agir. C'était ce que je devais faire, j'en avais la conviction à présent qu'il l'acceptait également.

Mon regard resta rivé sur Argos alors que ma main se serrait davantage contre l'épée que je plantais dans sa poitrine. Même en sachant que je ne le tuais pas, ça ne rendait pas pour autant l'acte moins brutal. J'hésitais à m'excuser un instant de la douleur que je lui causais, mais le retour à la réalité fut brusque alors que je me crispais aux paroles d'Ouranos. Je n'aimais pas qu'on parle en mon nom de bon ou de mauvais choix. Ce n'était pas à lui d'en juger.

Mon espoir que cet acte le stoppe dans ses agissements disparu bien vite. Ma tête se tourna vers Kida tandis que le Titan s'en prenait à elle de la plus abominable des façons. Je retirais la lame du corps du géant, esquissant un pas dans leur direction en voyant le cœur de l'Atlante, mes yeux exorbités par la crainte. Puis par la douleur.

J'avais déjà pris des coups, même reçu une balle, mais rien de comparable à la souffrance qui tiraillait mon cœur et me stoppais dans mon avancée vers mon amie. Je vacillais, portant ma main à ma poitrine en tournant la tête en direction du géant. Il semblait endurer la même peine que celle à laquelle je faisais face. Puis son corps tomba en cendres. D'une façon aussi simple que rapide. Et déroutante. Extrêmement déroutante.

La douleur se tut aussi vite qu'elle était apparue, tandis qu'Ouranos m'observait, hésitant avant de laisser apparaître un sourire qui exprimait trop de satisfaction à mon goût.

« Quelle sage décision. »

Il s'approchait et je me redressais, toute mon attention portée sur le corps de Kida sur le sable.

« Je ne pensais pas que ça serait toi. »

Plus cet être se trouvait proche de moi, plus ma rage sourde grandissait. Je ne supportais ni sa vue, ni sa proximité, ni même le son de sa voix.

« Vous m'avez sous-estimée. » répliquais-je simplement avec mépris.

Je pris l'initiative de chercher à le contourner pour me rendre près du corps de la jeune femme mais me retrouvais incapable de bouger. Cet être abject m'empêchait d'avancer, je le sentais à son aura pesante.

« Inutile de pleurer les morts. »

J'eus envie de me retourner, de lui cracher au visage si cela s'avérait nécessaire, mon poing toujours serré contre mon arme, mais le décor changea. Il s'agissait de la plage, encore, celle où nous étions arrivés. J'avais l'impression que cela faisait une éternité.

« Appelle le ! » ordonna-t-il sans plus de cérémonie.

Ma tête se tourna vers lui et je sentais mes muscles se tendre à l'extrême. Je haussais un sourcil, consciente de mon expression insolente et de mon regard plein de haine.

« Pourquoi je le ferai ? »

« Parce que tu veux la même chose que moi. La tâche commune à toutes les amazones... Grâce au Hollandais tu pourra l'accomplir. Grâce à moi. Fais le venir et je te conduirai jusqu'à ta destinée. »

Je réprimais un rire sarcastique. Il se pensait tellement puissant, tellement indispensable. N'avait-il pas dit lui même que la tâche des amazones était terminée ? Pourquoi vouloir que je la poursuive ? Maintenant que cela pouvait servir ses intérêts, il n'allait pas se gêner. Je me mordais les lèvres, remarquant qu'il se mettait à fixer un point derrière moi. Ma tête se tourna immédiatement et je ressentis un étrange mélange de sentiments en distinguant la personne qui venait d'apparaître.

« Tu arrives juste au moment propice pour voir l'avenir se redessiner. »

Il n'était pas surpris de la présence d'Hypérion, alors que j'en étais à la fois étonnée, satisfaite et frustrée.

« Vous êtes en retard. » lançais-je d'une voix plus faible que je ne le désirais, exprimant à quel point j'étais peinée qu'il ne se soit pas venu plut tôt.

Il me regardait juste, sans dire un mot, mon cœur se serrant davantage. J'avais agis comme il l'avait désiré finalement. Je me détournais, reposant mes yeux sur Ouranos.

« Je ne suis pas comme les autres amazones qui sont toutes mortes grâce à vous. Je n'ai pas besoin de votre aide pour me conduire à ma destinée. »

Que pouvait-il savoir de la mienne alors que je l'ignorais moi-même ? Chronos avait dit m'en approcher, Ouranos me proposait de m'y emmener. Je préférais la trouver par moi-même.

« Voilà ton amazone. Un esprit corrompu par notre ennemi commun... »

« Je ne suis pas corrompue. » rétorquais-je sans hésitation.

« Notre Titan Roi n'est pas mon ennemi... »

Je me retournais, dévisageant mon créateur qui avait jusque là garder le silence. Que voulait-il dire par là ? Qu'il était loyal à Chronos ? Qu'il lui restait fidèle ? Je fronçais les sourcils, l'interrogeant du regard sans obtenir la moindre réponse de sa part.

« Il l'est. » répondit Ouranos avec toute l'assurance que je lui connaissais à présent. « Qu'importe ton opinion. Elle a fait trépasser Pan. Elle doit prendre sa place. Il ne peut en être autrement. »

« Je n'ai pas... je devais faire quelque chose. »

Mon rythme cardiaque s'emballait. Insinuait-il qu'il était arrivé du mal à Pan par ma faute ? Argos m'avait dit qu'il était mourant mais je n'y étais pour rien. Je ne pouvais pas l'aider autrement. Je n'avais pas souhaité qu'il lui arrive du mal.

« J'en assumerai les conséquences. »

Je me redressais, relevant ma tête d'un mouvement que j'espérais être assez fier pour me donner contenance.

« Vous devez aussi payer pour ce que vous avez fait. Vous avez tué Kida. Sasha et Sebastian sont peut-être morts, Jules et Lily ont disparu. »

Je m'étais écartée d'un pas. Assez pour me reculer d'Ouranos et me rapprocher d'Hypérion. Je ne choisissais pas vraiment de camp, j'allais juste près de celui qui me soutiendrait forcément. Mon créateur me regardait plus surpris que je ne l'aurai voulu. Il savait pourtant ce qui était arrivé, non ?

« Fais venir le Hollandais, Eulalie. »

« Vous êtes sûr de vous ? »

Le regard satisfait de son frère ne me donna pas envie d'obéir. Et à vrai dire, ce n'était pas la seule raison qui me faisait prendre mon temps pour répondre à cette attente.

« Je... Je dois faire comment ? »

J'avais déglutis péniblement, incertaine quant à la marche à suivre. Il s'approcha de moi sans que je ne ressente aucune méfiance, le regard pesant d'Ouranos sur nous m'inquiétant davantage.

« Il te suffit de l'appeler à toi et il viendra. C'est aussi simple que ça. Argos est lié à son capitaine. »

« Son capitaine... »

Ma respiration se coupa instantanément. C'était un rôle qui ne m'allait pas. Je lâchais un soupir plus long que je ne le souhaitais, le regard perdu dans le vide. Qu'est-ce que j'avais fais ? Je ne réalisais pas pleinement ce dans quoi je m'étais lancée. Mais je ne regrettais rien.

« D'accord. » ajoutais-je abruptement tout en hochant la tête.

J'avais accepté, après tout. Je l'avais choisi. Les lèvres pincées, je me rapprochais de l'eau, cherchant par tous les moyens à ne pas laisser transparaître mon indécision.

« Hum... Argos ? Tu peux venir... s'il te plaît ? »

J'aurai voulu me noyer à cet instant. Ou m'enfoncer dans le sable. Ou juste disparaître. J'avais l'air stupide et ma tête se tourna vers Ouranos, qui semblait sidéré par ma manière de procéder. Qu'il essaye lui-même de le faire venir, si ça ne lui convenait pas ! Je serrais davantage mes poings, me demandant comment j'arrivais encore à rester au même endroit que lui sans sauter à sa gorge.

Je n'eus pas le temps de me poser plus longuement la question. Le Hollandais quittait les eaux pour remonter à la surface, les vagues se formant autour de lui et l'eau s'écoulant sur les bords de sa coque. Il était splendide. Majestueux même. Spectaculaire. C'était une chose de l'avoir vu arriver au port, une autre d'avoir pu voyager à son bord. Et c'était encore très différent de le voir apparaître ici simplement parce que je l'avais demandé. Le calme revint rapidement, le vaisseau restant statique à la surface de l'eau. Il avait retrouvé cette forme sous laquelle il ne risquait rien, hors d'atteinte des souffrances que lui avait fait endurer Ouranos. Et j'y étais liée à présent.

« Et maintenant ? Que comptes-tu faire ? »

La voix d'Hypérion me sortit de ma contemplation, alors qu'il faisait face à Ouranos.

« Il ne te laissera pas monter à bord. Tu devra obtenir de ma fille une pleine et entière dévotion pour qu'elle fasse ce que tu attends d'elle. »

Je clignais des yeux, interdite à l'entente de ses propos. Une drôle de sensation m'envahissait. Je ne savais pas s'il s'agissait simplement de surprise ou de fierté, mais le simple mot qui était sorti de sa bouche me bouleversait. Je secouais légèrement la tête, tentant de me reprendre. Avais-je vraiment bien entendu ?

« Ça n'arrivera jamais. » assurais-je, mon regard empli de dédain planté sur Ouranos.

« J'attendrai. Le moment arrivera où elle le fera d'elle-même... » se contenta-t-il de répondre, le petit sourire qu'il offrait à mon créateur continuant de m'agacer. « N'est-ce pas ? »

« Non. Vous vous trompez. »

Ma méfiance était remontée en flèche. Je ne supportais pas qu'on parle de moi ainsi alors que j'étais juste à côté et je n'aimais pas le fait qu'Hypérion ne réponde rien. Je pivotais dans sa direction, contrôlant difficilement toute mon agitation.

« Qu'est-ce que vous comptez faire, vous ? Après tout ce qu'il a fait, on ne peut pas le laisser là en vie. On doit l'arrêter, c'est pour ça qu'on est venus et ensuite... ensuite on doit ramener tout le monde à Olympe. »

C'était ce que je devais faire. Apollon avait été très clair. Tout le monde en vie. Je n'avais pas réussi cette mission. Et j'en étais autant énervée qu'attristée, sentant mes yeux s'humidifier à mesure que les secondes s'écoulaient.

« Tout le monde y est déjà. »

Je sentais son hésitation, presque palpable. Comment ça ? Comment était-ce possible ? Etait-ce pour ça qu'ils avaient tous disparus ? Pourquoi est-ce que moi j'étais encore là ?

« Thémis s'en charge. »

Je me figeais, mes yeux grands ouverts incapables de laisser percer la moindre émotion. Ce n'était que le vide à cette annonce. Elle... elle était là-bas ? Depuis quand ? Pourquoi ? Qu'est-ce que...

« On doit rentrer Eulalie. »

J'ouvrais la bouche sans qu'aucun son ne sorte. Mon corps s'était mis à trembler, je le sentais à mes doigts prêts à relâcher mon épée et à mes lèvres fébriles.

« Tout le monde ? Vraiment tout le monde ? »

J'avais vu le cœur de Kida arraché. J'avais vu le corps de Sasha tomber. J'avais vu celui de Sebastian dans le sable.

« Et lui reste là et on ne fait rien ? Et la Vérité alors ? C'est terminé ? »

Ma gorge s'asséchait et mon incompréhension avait atteint un tout nouveau niveau. Tout ça... à quoi ça avait servit ? Comment est-ce que ça avait prit fin ? Qu'est-ce qui avait été fait ? Ma poitrine se soulevait de façon trop précipitée et Hypérion hocha juste la tête. Ce n'était pas suffisant pour me rassurer.

« Ça ne vous sauvera pas de fuir. Tôt ou tard, vous devrez lui faire face. Et le moment venu vous vous souviendrez que je vous avais donné une occasion de le vaincre. »

Sa voix m'insupportait toujours autant et ses yeux qui me scrutaient me mettait mal à l'aise et en colère.

Le jour venu tu fera ce que je te demanderai car tu aura enfin compris que j'ai raison.

Ses mots avaient résonné uniquement dans ma tête tandis que j'avais senti une main se poser sur moi. La plage aux crânes avait disparu pour laisser place au calme de la mer d'Olympe. Je mis un certain temps avant de réaliser pleinement qu'une téléportation avait eu lieu.

Je lâchais mon épée dans le sable et une fatigue comme je n'en avais jamais connu auparavant sembla m'envahir de toute part. Mon corps entier était courbaturé, ma vue était brouillée et je ne pouvais m'empêcher de penser stupidement qu'Argos était resté là-bas. Alors que, finalement, ne me suffisait-il pas de l'appeler pour qu'il revienne ? C'était trop, beaucoup trop d'un coup.

Toute adrénaline était en train de me quitter, me laissant nerveuse et vidée. Je me retournais vers Hypérion, perdue et irritée. Je voulais lui crier dessus, lui dire qu'il n'avait pas le droit d'agir comme il le faisait. Je le détestais de nous avoir laissé seuls pour intervenir au dernier moment, je le détestais d'avoir laissé la vie sauve à Ouranos. Sans parler de Thémis, de Chronos, de cette histoire de Capitaine. Aucun mot ne sortait de ma bouche pourtant, juste des semblants de soupirs indistincts. Il aurait mérité d'être frappé.

A la place, je me jetais contre lui pour me serrer à lui, m'y accrochant plus que je ne me le serai permise dans n'importe quelle autre situation. Il avait bien dit que j'étais sa fille, n'est-ce pas ? Alors j'agissais comme telle, gardant le silence tout en cherchant son contact familier. Sécurisant. Apaisant. Je sentis ses bras m'entourer à leur tour et un flot d'émotions contraire me traversa sans que je ne puisse le contrôler. La haine, le soulagement, la peur. Qu'est-ce qui m'attendait maintenant ?

« Tout ira bien. »

C'était tout ce que j'avais besoin d'entendre à cet instant.
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Fool me once, fool me twice. Are you death or paradise ? Now you'll never see me cry, there's just no time to die.

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Jules Verne



« Pas de main,
pas d'arlequin ! »


Jules Verne


Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 6 378254admin

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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 6 _


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________________________________________ Mer 15 Aoû 2018 - 11:28

« La plus grande Vérité qu'on puisse apprendre un jour... »
... est qu'il suffit d'aimer, et de l'être en retour !


"Alors comme ça, on se permet de fissurer mon armure !" fit Cassandre, incisive.

Je me laissai retomber contre l'oreiller sans retenir un soupir d'exaspération. Si c'était cela l'enfer, je souhaitais me repentir au plus vite !

"Et en plus, on n'assume pas ce qu'on fait." appuya-t-elle.

Deux mots franchirent mes lèvres. Et pour une fois, je ne me sentis nullement coupable de les prononcer :

"La ferme."

Elle entrouvrit la bouche, outrée. Je restai parfaitement serein, allongé dans le lit d'hôpital, me contentant de remonter le drap jusqu'à mon cou. Inutile de me demander pourquoi je venais de me réveiller torse nu : sans doute que la jeune harpie avait profité de mon inconscience pour m'épier tout à loisir. Ses petits jeux m'amusaient encore moins qu'auparavant. Ne pouvait-elle pas jeter son dévolu sur quelqu'un d'autre ? J'étais trop vieux pour ce genre de choses.

"Hypérion vous a ramenés, vous et les autres, enfin presque tous..."

"Comment ça ?" la coupai-je, brusquement anxieux.

Qui donc avait été laissé sur place ?

"Alors là, ça vous intéresse !" lança-t-elle, sarcastique, avant de s'apercevoir de sa maladresse.

Elle décroisa enfin les bras et reprit, à voix basse :

"C'est Pan... il n'est pas revenu avec."

Cette nouvelle me donna l'impression de recevoir un seau d'eau glacée sur le crâne. Je tressaillis et me redressai d'un bond sur les coudes. Une impression de déchirure au niveau des côtes m'arracha une grimace. Un souvenir se manifesta à ma mémoire : je me souvenais que le capitaine avait été poignardé par Ouranos, suivi par moi. Le sentiment de culpabilité qui m'envahit alors ne connaissait aucune limite.

Cassandre prit place au bord du lit, visiblement bouleversée.

"Je suis désolé." articulai-je d'une voix sourde.

Il s'agissait de son arrière grand-père. Il était normal qu'elle soit affectée par son décès. Avait-elle eu le temps d'apprendre à le connaître ?

"C'est Eulalie." dit-elle d'un ton neutre.

"Non, c'est moi qui l'ai poignardé contre ma volonté. J'aurais dû résister, j'aurais dû... faire quelque chose."

Je fixais le plafond, les poings serrés. Je me sentais si misérable d'avoir échoué...
La jeune femme tourna la tête vers moi, les sourcils froncés.

"Mais de quoi vous parlez ?"

Elle marqua une pause puis ajouta :

"C'est Eulalie qui a pris sa place."

Interloqué, je la dévisageai. Comment et pourquoi l'amazone serait-elle entrée dans l'équation ? Cela n'avait aucun sens !

"Eulalie a tué Argos, et elle est ainsi devenue son maître. Elle s'est liée à lui. C'est elle le nouveau capitaine du Hollandais Volant." dit-elle d'une voix étonnamment calme.

"Pourquoi a-t-elle accompli pareille folie ?" fis-je, incrédule.

"Je ressemble à Eulalie ? Est-ce que vous croyez que je sais ce qu'il y a dans la tête de cette folle ?"

Un petit silence perplexe accueillit ses paroles. Puis, j'avançai d'un ton incertain :

"Elle avait sûrement ses raisons..."

Mes convictions profondes venaient de voler en éclats. Ma précieuse Eulalie, que j'imaginais sage et avisée malgré sa jeunesse, avait réagi d'une façon qui m'inquiétait. Etait-ce vraiment une bonne chose de la laisser libre de ses choix et de ses mouvements alors qu'il lui manquait tant de discernement ? Elle s'était montrée trop impulsive et irréfléchie. Pour son bien, Hypérion aurait peut-être dû davantage l'entourer. J'avais cru être un bon précepteur mais... je n'avais pas suffi.

"Pff..." soupira Cassandre. "C'était son idée, alors... Il pensait que c'était une bonne chose, et que ça serait mieux si c'était elle. Elle l'a écouté, évidemment. Elle écoute toujours son 'papa' !"

Le dernier mot sonna de façon ironique, presque moqueuse. Elle soupira de nouveau. Quant à moi, je pataugeais dans l'indécision la plus totale. Les pièces de ce terrible puzzle s'assemblaient d'une manière préoccupante.

"Hypérion voulait qu'elle devienne capitaine. Il souhaitait la mort de Pan..." réfléchis-je à haute voix. "Il a les pleins pouvoirs sur le Hollandais, désormais."

C'était un enchaînement logique. Cette perspective provoqua un frisson désagréable le long de mon échine. J'avais estimé le capitaine Pan. Il était un homme d'honneur, l'une des rares personnes que l'on peut suivre jusqu'au bout du monde. Hypérion avait jugé qu'il était remplaçable. Il avait servi ses propres intérêts. Je me doutais qu'il s'agissait d'un coup de maître sur l'échiquier titanesque, mais je ne pouvais m'empêcher d'en être écoeuré. Quels autres sacrifices serait-il capable de commettre pour le salut de tous ? Travaillait-il véritablement pour l'intérêt commun ou ne servait-il que le sien, en fin de compte ? Cette question me resta en travers de la gorge. Je ne la prononçais pas. Je pouvais lire dans les yeux de Cassandre qu'elle en était arrivée au même raisonnement que moi et que cela ne lui plaisait guère non plus. Pourtant, elle plissa des yeux et répliqua quelque chose qui me fit aussitôt réaliser le contraire la concernant :

"Vous insinuez quoi au juste ?"

"Rien que vous ne soupçonniez déjà."

"Ah en fait c'est ça. On fait de vous un Gardien, on vous protège, on vous donne une armure, on vous sauve la vie plus d'une fois, et dès que votre esprit méga futé ne comprend pas, Monsieur insinue qu'on lui veut du mal, qu'on veut du mal à tout le monde, et il retourne sa veste. Ce qu'il a fait, il devait le faire. Hypérion est quelqu'un de bien."

Elle s'approcha de moi, toujours assise sur le lit, et se pencha vers mon visage pour enfoncer son doigt près de ma gorge.

"Ne l'oubliez jamais."

Après quoi, elle me tapota la joue. Je remuai, agacé par son comportement qui n'avait plus rien de surprenant. J'avais entrevu des contrées dans lesquelles elle ne souhaitait pas s'aventurer. Libre à elle de garder des oeillères. Me concernant, je ne pouvais plus demeurer naïf.

"Je n'ai pas demandé toutes ces faveurs."
dis-je, plus lassé qu'amer. "Vous vous acharnez à vouloir me garder en vie. C'est votre affaire, Mademoiselle. Pas la mienne."

Elle m'adressa une expression outrée. Evidemment, elle s'emporta puisqu'elle était contrariée :

"Si vous voulez mourir tant que ça, pourquoi vous ne le faites pas ? Et si vous en êtes incapable, demandez à Hypérion, je suis sûre qu'il peut vous arranger ça. Ou même mieux, demandez à Ellie ! Elle sera ravie d'apprendre que vous êtes suicidaire."

"Vous ne comprenez rien..." soupirai-je.

"Qu'attendez-vous pour m'expliquer alors, hum ? Si je suis si stupide que ça." rétorqua-t-elle en plissant des yeux.

Pourquoi était-elle si susceptible ? C'était épuisant de l'entendre jacasser encore et encore... Comme elle ne semblait pas décider à s'en aller, je pris une grande inspiration et me résolus à expliquer la raison de mes tourments :

"Je ne peux vivre dans l'illusion d'être libre. La liberté ne souffre d'aucun compromis. Elle est pleine et entière ou elle n'existe pas. On ne peut être à demi libre. Cela un non-sens. Et pourtant, c'est l'impression que donne tous ces géants cherchant à nous imposer leur volonté. Ouranos voulait un nouveau Capitaine afin qu'il ait les pleins pouvoirs sur les mers. Finalement, c'est Hypérion qui a obtenu cette capacité par le biais d'Eulalie. Peu importe son but, qu'il soit louable ou non. En agissant ainsi, il a tué un saint homme. Il l'a privé de sa liberté d'agir, de faire ses choix, de poursuivre sa vie. En me confiant votre armure, vous m'avez privé de ma liberté d'achever ma vie d'une noble manière. Si la branche avait perforé mon abdomen, mon existence se serait achevée avant qu'Ouranos n'aurait eu le temps de se servir de moi pour donner un coup fatal à Pan. Peut-être que les choses se seraient déroulées différemment... Entendez-vous ce raisonnement ? Quand les puissants décident pour le plus grand nombre, il n'en résulte que du malheur. Plus que la Vérité, il aurait fallu que la Liberté soit libérée. Concept flou et informel. L'on pense qu'elle l'est depuis toujours alors qu'elle est contrecarrée de plus en plus."

Las de ces explications, je laissai reposer ma tête contre l'oreiller. La douleur entre mes côtes me tenaillait. Je n'espérais pas que Cassandre comprenne. Elle était dévouée pleinement et entièrement à la cause d'Hypérion.

"Déjà c'est pas lui qui a tué Pan. Et si vous le pensez c'est que..."

Elle se tut, énervée, pour relancer la conversation quelques secondes plus tard :

"Ok, la prochaine fois, je vous laisserai mourir, comme ça Monsieur aura ce qu'il veut : la liberté de pouvoir mourir embroché par je-ne-sais-quoi ! Mais c'est à ça que servent les amis ! Les amis se protègent entre eux. Désolée d'avoir mal agi !"

Les... amis ? Tout d'abord, je crus avoir mal entendu. Cela ne se pouvait. Il s'agissait forcément d'une nouvelle ruse de sa part. Cependant, en la voyant se lever d'un bond pour partir, je remarquai qu'elle était à la fois indignée et blessée. Décidément, elle ne m'épargnerais rien, pas même de curieuses révélations.

"Depuis quand sommes-nous amis ?" fis-je, abasourdi.

"Je ne suis peut-être pas votre amie... mais vous êtes le seul que j'ai."

Elle parut réaliser une seconde trop tard ce qu'elle venait d'avouer. La seconde partie de sa phrase n'avait été qu'un marmonnement.

"Vivement que cette chose s'arrête."

La Vérité sévissait donc toujours ?
Je ne pus m'empêcher de songer que la jeune femme avait vraiment une drôle de conception de l'amitié. Je ne parvenais qu'à la fixer, les yeux ronds. Parfaitement stupéfait. En tous cas, elle n'avait pu mentir.

"Vous êtes pitoyable." cracha-t-elle tout en pivotant des talons.

"Vous êtes étrange." balbutiai-je.

A cet instant, elle fit volte-face, au comble de l'agacement :

"Etrange ? C'est tout ce que vous avez trouvé comme mot "étrange" ?"

Elle était vexée, ce qui prouvait qu'elle me considérait véritablement comme son... ami. Cette nouvelle me paraissait presque surnaturelle tant elle était surprenante.

"Laissez-moi quelques jours pour récupérer et je vous fournirai tout un vocabulaire adéquat."
dis-je d'un ton exaspéré.

"Non. Je veux d'abord vous l'entendre dire."

Son ton était ferme, intransigeant, pourtant elle fit quelques pas en arrière, les poings serrés. Craignait-elle véritablement ma réaction, mes paroles ? Je laissai échapper un soupir, épuisé. C'était au-delà de mes forces, pour l'instant. J'avais bien d'autres préoccupations en tête.

"Jules."

Je posai les yeux sur elle.

"Vous me considérez comme quoi ?" fit-elle, impatiente et nerveuse. "Vous avez juste à dire : je ne suis pas votre ami, je ne vous considère pas comme tel, et ça ne sera jamais le cas. Comme ça, on peut se quitter en très bons termes et je ne serai pas énervée."

Pourtant, elle l'était déjà. Je clignai des yeux, indécis. La Vérité elle-même ne savait comment me pousser à révéler mes sentiments à son égard, car ils étaient embrouillés comme une pelote de laine malmenée par un chat.

"En fait ne répondez pas. J'ai jamais posé la question. Je connais déjà la réponse." lança-t-elle en se tournant de nouveau pour partir. "La prochaine fois, je tenterai pas de vous sauver ou quoi que ce soit. Je vous laisserai mourir."

Sur ces paroles dédaigneuses au timbre blessé, elle quitta la chambre sans un regard en arrière.

***

Quelques heures plus tard...

Une voix masculine, à la fois douce et apaisante, me parvenait depuis les tréfonds de ma léthargie. Cette voix énonçait un récit agréable mais tragique, me suspendant à un rêve peuplé d'images indistinctes.

Peu à peu, je sortis de mon engourdissement. Je repris connaissance avant même de soulever les paupières. J'aperçus alors des formes ovales, jaunes et bleues, de ballons gonflés à l'hélium, accrochés à des rubans dorés eux-mêmes attachés autour de ma poche de sang. Apollon était assis dans un fauteuil à ma gauche et me faisait la lecture. Tournant légèrement la tête, je remarquai une boîte de chocolats posée sur la desserte, juste à côté de moi. Tant d'attentions de sa part provoquèrent un étrange fourmillement dans tout mon être. C'était agréable de se sentir apprécié.

"Voilà un réveil nettement meilleur que le précédent." déclarai-je d'un ton légèrement enroué.

A peine m'eut-il entendu qu'il sursauta et ferma le livre de contes d'un geste sec pour le cacher dans son dos. Croyait-il me duper ? Pensait-il que se montrer si gentil était une preuve de faiblesse ? J'accueillis sa réaction avec un pâle sourire amusé. Il répondit par un autre, nettement plus gêné.

"J’aurais pu faire mieux, j’ai hésité à t’embrasser pour faire une scène romantique à la Belle au Bois Dormant."

Je me crispai instantanément. Le souvenir du baiser d'Hadès demeurait par trop cuisant dans ma mémoire. Un instant, je craignis que le dieu des arts ne me réserve la même honte. Fort heureusement, son rire franc et chaleureux me persuada du contraire et je me détendis. Il me détailla en retrouvant une expression légèrement plus sérieuse.

"Tu souffres ?" s'enquit-il, inquiet. "Faut que tu te remettes vite pour ranger la bibliothèque, c’est ton travail pas le mien. "

Son ton était détaché ; il cherchait seulement à détendre l'atmosphère par le biais d'une petite pique.

"C'est supportable." répondis-je d'une voix très virile afin de prouver que je n'étais pas une petite nature.

Je restai délibérément silencieux au sujet du reste. Cette phrase m'avait plongé dans un silence presque méditatif. La Bibliothèque... Fallait-il que j'en demeure le Gardien ? Hypérion m'avait confié cette tâche et je l'avais acceptée. J'aimais m'occuper des ouvrages qui composaient ce haut lieu et pourtant, je doutais. M'avait-il donné ce travail dans le but de me contrôler jusqu'à un certain point ? Ou étais-je en train de nourrir une sérieuse paranoïa ? Je restai pensif un long moment, les yeux dans le vide. Finalement, je me redressai contre l'oreiller. Je croisai le regard d'Apollon et remarquai qu'il était de plus en plus anxieux. Il avait remarqué mon trouble. Je devais changer de conversation au plus vite. Aussi déclarai-je d'un ton faussement désinvolte :

"Je crains d'avoir vexé ta fiancée. Elle m'a fait une déclaration à laquelle je n'ai pas donné suite."

Le dieu, qui était occupé à manger un chocolat, s'étouffa brusquement. Il toussa bruyamment, au point de taper contre son torse et approcha ensuite la chaise du lit pour me fixer, très suspicieux et curieux. J'en profitai pour choisir un chocolat noir dans la boîte et le porter à ma bouche.

"Quelle déclaration ? T’as refusé d’être son témoin ?"

Ce fut à mon tour d'avaler la friandise de travers. Tel est pris qui croyait prendre ! Je déglutis avec mille difficultés et écarquillai les yeux, perplexe.

"Son... témoin ?"

Médusé. C'était le bon mot. Puis, je secouai la tête pour reprendre en fronçant les sourcils :

"Grands dieux... non ! Elle n'a pas poussé l'aberration aussi loin. Ainsi, elle souhaiterait que je le sois ?"

Je dévisageai Apollon, complètement abasourdi.

"Cela expliquerait beaucoup de choses..."
ajoutai-je, songeur.

Le dieu sembla bientôt aussi perplexe que moi.

"C’est ce que j’avais cru comprendre. Ça aurait rien d’étonnant. Je peux pas te choisir je prends Didi."

Mes sourcils se froncèrent davantage. Venait-il d'insinuer que dans le cas contraire, il aurait souhaité que je sois son témoin? C'était ahurissant ! Cassandre et lui s'étaient-ils concertés pour me rendre chèvre ? Non, ils avaient paru sincères, l'un après l'autre. La Vérité n'autorisait aucune tricherie.

Tandis que je clignai des yeux, au comble de la perplexité, Apollon secoua la tête et insista, de façon plus agitée :

"Mais réponds pas à ma question par d’autres questions ! Qu’est-ce qu’elle t’a dit ? Qu’est-ce que t’as répondu ?"

"Aucune importance." dis-je tout en faisant un geste désinvolte de la main. "Je voudrais te poser une question importante : jusqu'à quel point estimes-tu Hypérion ?"

Mon visage changea d'expression, devenant extrêmement sérieux. Je l'observai avec attention, le moindre détail susceptible de le trahir. Au moins, il était possible d'avoir une véritable conversation avec Apollon, car il comprit que l'heure était grave ; il prit une allure sérieuse en conséquence. Un fond d'inquiétude se lisait dans ses yeux. Il s'enfonça dans sa chaise, tout en prenant le temps de réfléchir à la question. Enfin, il répondit :

"Je sais d’expérience qu’il faut se méfier même de ce qui semble être le plus gentil des Titans. Ils ont tous leurs petits secrets et Hypérion n’est pas une exception."

Il eut le regard dans le vide avant de reprendre :

"Ce que j’estime... Ce n’est pas Hypérion, mais ce que pense Cassandre de lui. J’ai confiance en elle."

Il me fixa de nouveau.

"Et en toi aussi."

Un étrange frisson me parcourut. Etre ainsi estimé par un dieu, ce n'était pas rien ! Malgré tout, je demeurai de marbre. Je ne voulais pas l'interrompre ni le renseigner sur mes positions avant qu'il n'ait terminé, afin de ne pas l'influencer.

"Tu dois avoir une bonne raison pour me poser cette question mais je ne t’obligerai pas à me dire laquelle si tu n’en a pas envie."

Un petit sourire clôtura ses paroles. J'inclinai légèrement la tête vers lui en signe de respect. J'étais toujours aussi soucieux. Certains de ses propos m'avaient rassuré : il ne faisait pas une confiance aveugle en Hypérion. Hélas, le fait qu'il l'accorde pleinement et entièrement à sa future femme risquait de devenir un problème. Serait-il capable en tant que Gardien d'Olympe, de faire preuve de discernement si jamais les choses se compliquaient davantage ? Je me devais de le mettre sur la voie, sans pour autant lui confier tous mes doutes. Il était trop tôt. Je ne pouvais me permettre de perdre son appui. Si je le braquais contre moi, il n'y aurait plus aucun espoir.

"J'ai la désagréable impression que faire confiance à Cassandre revient à faire confiance à Hypérion. Ils vont dans le même sens, tous les deux." avançai-je en esquissant une moue tourmentée. "Je crains que ta fiancée ne soit trop aveuglée par sa lumière. Elle ne lui trouve aucun défaut. C'est... dangereux."

Je laissai échapper un soupir et tournai la tête vers la boîte de chocolats, hésitant à en prendre un autre, avant de me raviser. La douleur entre mes côtes se ravivait.

"Merci pour ta sollicitude. Je ne l'oublierai pas." dis-je avec un sourire qui fit tressaillir les rides naissantes au coin de mes yeux. "Ainsi que pour la lecture. La Petite Sirène, c'est exact ?"

Mon sourire s'accentua de façon légèrement narquoise.

"T'aimes pas Andersen ? C'est un peu glauque mais intéressant."
dit-il d'un ton détendu tout en récupérant le livre qu'il avait caché derrière lui sur la chaise.

Je me contentai de l'observer alors qu'il émettait un soupir de circonstance.

"D'ailleurs si Monsieur le permet, je suis rendu à la page 130 et j'aimerais bien le terminer."
ajouta-t-il en haussant un sourcil vers moi.

"Fais donc." l'invitai-je tout en me laissant glisser sous les couvertures, et calant correctement ma tête ainsi que ma nuque sur l'oreiller. "Je préfère des lectures plus stimulantes, mais existe-t-il mieux qu'un conte de fées pour exorciser de vieux démons ?"

Laissant ma question en suspens, je joignis les mains au-dessus du drap et fermai les yeux afin de davantage m'imprégner du récit. Définitivement, je songeai qu'Apollon était une bonne personne, jetée, comme beaucoup d'autres, au coeur d'une mauvaise famille.


crackle bones

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Tant que la tempête fait rage en lui
Il ne peut trouver la paix ni dans la vie, ni dans la mort. Il fera jour après jour ce qui est nécessaire, avec la douleur pour navire et le désir pour boussole.
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Sebastian Dust



« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 6 SAB201

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________________________________________ Mer 15 Aoû 2018 - 21:46





Shadows play on idle hands. I lose myself, I do.

« But I'll find my way to velvet sands. »




Hyperion. Il s’agissait d’Hyperion devant lui, le titan au visage un peu ridé, un peu malicieux et un peu bienfaisant à la fois. Instinctivement, Sebastian poussa un soupir rassuré et il fut tenté de refermer les yeux pour se rendormir. S’assoupir. Il était tellement bien installé contre ce coussin…

Il se redressa si vivement qu’une douleur lui vrilla le corps et l’obligea à se courber en deux. L’étau autour de sa gorge le fit tousser d’une manière si sèche qu’il cru en perdre un instant un ou deux poumons ; il porta par réflexe sa main autour de sa gorge et fut surpris d’y constater un fourmillement passablement désagréable au toucher. C’était gênant pour déglutir. Ça vrillait le crâne et ses côtes lui rappelèrent rapidement d’éviter de les malmener une seule seconde de plus ! Le souffle court, les yeux écarquillés de stupeur, il ouvrit la bouche sans parvenir à produire quoi que ce soit de tangible. Comme toujours, en soit.

La chaleur réconfortante du sable se faufila dans sa nuque et, l’espace d’un instant, il se figea en craignant d’être attaqué. Son cœur s’affola, manqua un battement, avant de constater qu’il ne faisait que le frôler de sa chaleur singulière pour tenter de le rassurer. Il obéit même lorsque des questions se formulèrent entre le titan et le marchand de sable, comme si rien n’avait jamais été différent. Rien n’aurait dû être différent… Et puis il y avait eu Ouranos.

« Lily ?! Où… Sommes-nous ? Où… Sont les autres ? »

Tellement de choses se bousculaient dans son crâne qu’il cru que la migraine allait le terrasser tant elle fit battre fort le sang contre son front. Il inspira encore, douloureux. C’était la première fois qu’il revenait blessé d’une aventure avec des personnes liées aux dieux et il n’était pas certain d’avoir envie de l’expérimenter à nouveau… Mais comment allaient Sasha ou Kida ? Etaient-elles revenues elles aussi ? Et Jules ? Eulalie ? Toutes ces personnes sur une île et maintenant, où… ? Comment… ?

« Tu es à Olympe. Les autres le sont aussi pour la plupart. » Répondit Hyperion d’un ton calme. « Elle va bien. Elle est chez elle. »

La plupart. Ca ne signifiait pas tout le monde. Qui n’en était pas revenu ? Qu’est-ce qu’il… L’image de Pan s’imposa à son esprit mais il refusa de la certifier. Personne ne pouvait avoir réussi à l’achever. Personne ne devait avoir fait du mal à Argos. C’était impossible. La nausée qui lui étreignit la gorge l’empêcha d’y songer davantage, refusant ne serait-ce que d’accepter un destin aussi funeste.

« Pourquoi Ouranos voulait-il un nouveau capitaine pour Argos ? »

La question n’avait fait que suivre le cheminement de sa pensée mais il fut presque choqué de l’avoir posée. Etait-ce bien le moment ? Quelques minutes à peine après avoir repris conscience, seulement ? Pourtant il avait senti que s’il ne la posait pas, il n’obtiendrait jamais de réponses. Il n’avait pas revu Hyperion depuis longtemps, trop longtemps, et aussi étonnant que cela puisse paraître… Il semblait plutôt disposé à lui répondre ce soir.

« Je ne pense pas que c'était son but. Il a improvisé en cours de route vue que ça ne tournait pas comme il l'entendait.  »

« Qu’est-ce qu’il voulait, alors ? »

Agir avec un plan de secours n’était pas le propre des titans. Pas de ceux qu’il avait croisé ou dont il avait entendu les exploits ou les défaites en tout cas… Eux qui prévoyait toujours tout des lustres à l’avance semblaient ne jamais être pris de court. Et pourtant, les plans d’Ouranos avaient été bafoués quasiment dès le départ ; il faisait parti de ces personnes qui planifiaient et réussissaient par la force de leur persuasion. Se voir tenir tête par des êtres qu’il jugeait insignifiants n’avait pas du être très facile à vivre… Mais tout de même, Sab était étonné de la tournure de la chose. Quand Poséidon était venu les retrouver près de la plage, il leur avait dit qu’ils avaient été choisis. Des pions lancés sur un échiquier. Une partie facile à gagner, et pourtant…

Pourtant, Ouranos avait été forcé de venir lui demander de lui obéir et lorsque le gardien avait refusé, il l’avait…

« … J’étais mort ?! »

Il se souvenait maintenant très clairement des derniers instants. D’Argos blessé. De Kida et Sasha avec lui. Du poignard qu’il avait rejeté. Du sable qui l’avait… A nouveau il passa une main sur sa gorge sensible. Il ne pouvait pas la voir mais des stries violacées la parcourait sous la force du titan à le réduire à néant. Et pourtant il était là. Vivant ? Vivant.

« Non. Juste évanoui. » Expliqua Hyperion. « Même sans une grande partie de ses pouvoirs, Ouranos reste puissant. Chez les créations de la Nature, le pouvoir et l’homme ne font qu’un. On peut difficilement dissocier les deux ou séparer l’un de l’autre. »

Dissocieur l’un de l’autre… Parlait-il du fait de séparer Ouranos de sa puissance, ou bien de lui-même et du sable doré qui le caractérisait depuis toujours ? Pan lui avait rappelé – ou plutôt, confirmé – qu’il était un Oneroi. Cela faisait-il de lui une création de la Nature elle-même ? Et dans ce cas-là, était-ce le fait que le titan veuille l’achever avec ses propres armes qui lui avait sauvé la vie ? Il l’ignorait. Le sable caressa ses paumes en s’y glissant tranquillement, volute mobile, éternel compagnon d’inconscience. Une compagnie éternelle. Parfois Sebastian se surprenait à se demander ce qu’il se serait passé s’il s’en était servi comme d’une arme, comme Pitch ; puis il se souvenait que ce n’était pas du tout son genre et l’oubliait bien vite.

« Ouranos voulait nous montrer une voie. Une mauvaise voie. »

Nous ?

« Je ne comprend pas. »

Sincèrement. Complètement. Il ne parvenait pas exactement à comprendre ce qui avait poussé à faire cela. Ce qui avait provoqué toute cette tragédie et ces réactions en chaîne. Depuis quand l’Olympe était devenu un territoire aussi triste et dramatique ?

« … Une voie différente de la vôtre ? »

« Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise voie. Juste celle que tu souhaites suivre. » Le titan marqua une légère pause, avant de poursuivre : « Ouranos pense qu’on est bon ou mauvais. Avec ou contre lui. Il y a d’autres possibilités. »

Sab se mordit l’intérieur de la joue, penchant la tête légèrement sur le côté d’un air songeur. Il sentait quelque chose qui lui enserrait le torse et ce n’était pas uniquement dû aux bandages qui enserraient ses hanches et ses flancs. Un poids qui s’insinuait sur ses épaules, glissait vers son cœur et l’attrapait pour le briser inlassablement. Il déglutit, comme il put.

« ... Mais que faire quand on n'est pas certain de celle qu'on emprunte ? Si je déçois la personne qui m'aura choisi pour une tâche dont j'ignore encore l'étendue ? »

Il semblait perdu en formulant ces questions. Lui d’ordinaire si tranquille sur l’avenir, si paisible sur des décisions prisent avec le cœur et non la raison acerbe… Doutait. Pas d’Hyperion, même si les paroles du titan-roi résonnaient encore autour de lui, mais de lui-même. De ce qu’on attendait de lui. De ce qu’on espérait de lui. On l’avait nommé gardien d’un lieu qu’il avait déjà visité. On l’avait placé à un endroit om personne n’était censé accéder. On lui avait confié une tâche, deux âmes, et ceci au risque de ses décisions. Que ferait-il si un jour il prenait la mauvaise ?

Que se serait-il passé s’il avait accepté la demande d’Ouranos ? Il en frissonna, nauséeux, s’obligeant à se rallonger en arrière contre les coussins. Pour une fois, il ne regardait pas Hyperion de haut mais de bien plus bas. C’était étrange comme le monde pouvait paraître extrêmement grand lorsqu’on est obligé d’en frôler le sol… Les enfants effrayés par les adultes prenaient tout leur sens quand on se retrouvait à leur place.

Hyperion sourit. Enfin. D’un air doux.

« Tu ne décevra personne. J’en suis persuadé. »

Pouvait-on tous en être aussi sûr ? Sebastian était le gardien de l’espoir et, en cet instant, il voulu lui aussi y croire. Se raccrocher à cette simple pensée que tout irait bien. N’était-ce pas son mantra, après tout ?

« Repose-toi. On te ramènera chez toi ensuite. »

Pourvu que les gardes ne l’obligent pas à porter un maillot de bain cette fois… Cette pensée lui donna envie de rire mais ses côtes lui rappelèrent rapidement que c’était une mauvaise idée. Il observa le vieil homme, soutint son regard et le vit se tourner, prêt à partir.

« Vous savez pourquoi Ouranos m'a fait venir sur cette île ? »

La question n’en était pas vraiment une. Elle s’était faufilée entre la porte et le titan, sur le qui-vive et avec toute la maladresse dont il pouvait parfois faire preuve. Mais il savait que Hyperion était au courant. Il savait que le titan connaissait la réponse et la raison. Parce qu’il savait toujours tout. Il attendit patiemment de le voir réfléchir, incapable de bouger de sa place de toute manière. Etre allongé reposait son corps endolori.

Après un instant qui paru une éternité, la réponse vint enfin :

« Je pense que c'était au cas où ca aurait tourné comme il le souhaitait. Le Hollandais peut se rendre au Palais des Songes. Mais il aurait fallu quelqu’un pour ouvrir la porte... »

Ouvrir la porte. Le gardien des clefs. L’idée qu’un titan même ne puisse pas entrer dans un endroit le dépassait, mais… il n’ajouta rien. Parce qu’il était trop épuisé pour cela. Parce qu’il avait de nouveau la sensation d’être un pion sur un plateau de jeu. Et parce que, de toute manière, il n’aurait jamais ouvert l’accès à Ouranos.

Ce qui était caché devait, parfois, rester caché.


* * *




« Et voilà, une téléportation offerte par Air Olympe pour... Oh pardon. Mauvaise maison. »

Sebastian haussa un sourcil en découvrant une devanture bleutée qui ne correspondait pas du tout à son chez lui. Le garde Olympien paru un peu gêné et, après vérification dans sa paume, il rattrapa le bras du gardien pour l’embarquer ailleurs. Les briques rouges de sa nouvelle maison furent déjà plus familières et il poussa un soupir soulagé.

« Voilà. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée mais… Je suis un peu nouveau. »

Le gardien balaya la gravité d’un geste de la main, secouant la tête pour signifier que ce n’était pas grave du tout. Il remercia le garde olympien – qui semblait avoir enfin troqué son tee-shirt pour de nouveau son armure solenelle – d’un signe de tête et s’apprêtait à s’engager dans l’allée lorsqu’il le retint à nouveau par le coude. Intrigué, Sab pencha la tête sur le côté.

« Une dernière chose… Hades, rassurez-moi, ça commence bien par un A ? »

Passé le premier instant de surprise, il éclata légèrement de rire en secouant la tête. Le garde prit un air dépité en baissant les yeux.

« Mince ! Je le mettais toujours dans le même panier qu’Apollon, Artemis et Aphrodite. Va falloir qu’on change sur le tableau ou les paris vont être faussés ! »

Le tableau ? O_o Les paris ? o_O

« … Mais vous n’avez rien entendu, d’accord ? Allez, à bientôt ! Vous perdez pas jusqu’à votre porte ! »

C’était l’hôpital qui se moquait de la charité ! Mais il fallait reconnaître que cela tira un sourire au marchand de sable et, franchement, il en avait rudement besoin ce soir. Une fois seul et plongé dans le silence tranquille de l’extérieur, il prit le temps d’inspirer longuement. Sa maison. Il était chez lui. Revenu chez lui. Entier… Ou presque. Le piaillement des oiseaux le poussa à remonter l’allée et plus ses pas le rapprochaient de la porte, plus il songeait que Miss Kennedy avait vraiment abusé sur la taille de cette demeure. Il n’avait pas besoin de toute cette place. Il n’avait pas besoin d’autant d’espace. Juste de tranquillité…

Il n’eut qu’à peine le temps de poser sa main sur la poignée que celle-ci s’abaissa avec violence avant de s’ouvrir et de révéler la figure essoufflée d’Evangeline !

« SEBASTIAN ! »

Passé la première seconde de surprise, elle lui bondit dessus et il dû faire tous les efforts du monde pour ne pas vaciller sous la douleur que cela provoqua dans l’intégralité de son corps. Il la rattrapa tant bien que mal, maladroit, et fut soudain enveloppé d’une aura réassurante qui lui avait terriblement manquée. L’odeur estivale de la jeune femme, légèrement vanillée, lui rappelait la tendresse d’une famille et il plongea son nez contre ses cheveux en passant un bras autour d’elle. La serrer. L’étreindre. Entendre son souffle affolé et ses cœurs tambouriner.

Sa petite sœur releva bien vite les yeux sur lui, saisissant son visage entre ses paumes en l’inspectant du regard. L’inquiétude se lisait dans son attitude… Combien de temps était-il parti, exactement ?

« Où tu étais, bon sang ?! »

Bonne question. Très bonne question. Derrière elle, il aperçu du mouvement et reconnu d’abord Adèle, avant de voir Adam puis Rémi. Que faisaient-ils tous chez lui ? S’étaient-ils… Inquiétés ?

« Mon dieu, Monsieur Sebastian ! » Adele porta une main sur sa poitrine, comme si son cœur allait en déborder sous la surprise. « Mais où avez-vous traîné pour vous mettre dans un état pareil ?! Miss Evie et nous-même étions très inquiets ! Disparaître comme cela, sans raison ni même un petit mot d'explications ! »

Elle avait l’air étrangement censée pour une fois et le gardien en fut touché. Bien qu’elle toise son polo et son simple jeans qu’il avait enfilé pour ne pas revenir en short de bain, il était agréablement surpris de lire un soulagement sincère sur leurs visages. Depuis quelques mois, depuis le réveil d’Evangeline en fait, il s’était beaucoup rapproché de certaines personnes dans cette ville. Des personnes qu’il n’aurait pas soupçonné apprécier, et pourtant…

Il passa sa main dans le dos de sa petite sœur et tenta de sourire pour la rassurer.

« Où tu étais?! J'ai eue tellement peur, et c'est quoi ces vêtements ?! Tu vas bien? Tu as mal ?! »

Elle ne s’arrêtait pas et, étrangement, cette incessante litanie faisait du bien. Du baume à l’âme. Du réconfort au cœur. Il parvint à peine à faire quelques pas pour pouvoir refermer derrière lui, grace à l’intervention d’Adam.

« Evie, laissez-le respirer… »

« Oh oui, respirer ! C’est important de respirer, sinon on… On peut mourir de s’être empêcher de respirer. » La jeune femme les observa tour à tour, laissant un flottement, puis porta son attention sur Rémi juste à sa gauche. « Il arrive juste à temps pour le dîner, c'est lui le dernier invité que nous attendions ?  »

« Pas vraiment… » Rémi passa une main gênée dans sa nuque. « … Mais cela peut encore s’improviser. »

Sab sourit de voir que lui aussi faisait des efforts pour ne pas tenir rigueur aux oublis d’Adele. Elle était tellement adorable de toute façon… Cette dernière l’entraîna à sa suite en direction de la cuisine, prétextant devoir donc vérifier qu’un repas était bel et bien prêt pour sustenter tout ce petit monde ! Adam croisa les bras dans le couloir, se contentant d’un signe respectueux du menton envers le gardien.

Sebastian voulu avancer dans le couloir mais Evie resta cramponnée à lui.

« Non ! Répond-moi ! »

Même si elle finit par reculer d’un pas, se mordillant le pouce nerveusement.

« Dis-moi que tu vas bien… »

Le marchand de sable hocha alors doucement la tête en caressant ses cheveux blonds une nouvelle fois. Elle était tellement mignonne quand elle s’inquiétait… Même s’il aurait tout fait pour effacer cette moue inquiète. Il lui adressa un sourire qu’il voulu sincère, son pouce s’attardant sur sa joue.

« Maintenant, je vais bien. »

Elle sembla attendre un peu, poliment en déglutissant. Ses doigts frôlèrent le col du polo où il n’avait pas songé à dissimuler les traces que le sable avait fait sur sa peau, mais elle eu la délicatesse de ne pas le questionner sur le sujet. A la place, elle revint lui faire un câlin bien plus calme que le précédent. Inspirer son odeur. Se rassurer de sa présence.

Depuis qu’ils avaient été confrontés à Hela dans leurs songes, ils étaient beaucoup plus proches et il ne s’écoulait pas un jour sans qu’ils ne prennent de nouvelles l’un de l’autre. Sab ne pouvait imaginer à quel point elle avait du se ronger les sangs en n’obtenant pas de réponse de sa part… Mais c’était réparé maintenant. Il était là. Il était avec sa famille et ses proches. Il était auprès de ceux qui comptaient et c’était tout ce qui lui suffisait.

Il n’avait pas toutes les réponses à ses innombrables questions, mais celles-ci resteraient en suspens pour le moment. Tout le monde avait le droit à un peu de repos et de tranquillité désormais. Il eu une pensée pour Louise, qui pour la première fois n’était pas là pour parler avec lui de ce qu’il s’était passé avec les divins. Il appendrait à faire sans elle. Il le fallait, maintenant. Demain, il rendrait visite à Dyson pour s’excuser de son absence… Mais en attendant, bras-dessus bras-dessous avec Evangeline, ils rejoignirent Adam et les autres dans la cuisine. Parce qu’une bonne fin de journée ne pouvait se faire sans un estomac plein, c’était Adèle qui le lui avait appris.

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Écoute, l’histoire s’écrit en tournant les pages. Panser les plaies, changer les pansements, le seul remède, c’est l’temps...

S et C Hale



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S et C Hale


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________________________________________ Jeu 16 Aoû 2018 - 23:08



❝L'héritage perdu❞
Sasha & Les autres
Tranquillement je me redressais sur le lit, pour jeter un coup d'oeil au alentours je ne reconnaissait pas vraiment l'endroit où je me trouvais mais je me doutais que nous étions surement à Olympe car ça ne ressemblait pas à ma chambre du tout. Je posais ensuite mon regard sur le dieu des enfers qui était présent."Il c'est passer quoi ?."Demandais-je tout en touchant ma gorge le plus délicatement possible, je m'en était apparemment sortie si j'étais à présent à Olympe, moi qui pensait que Ouranos en profiterait pour se débarrasser de ceux qui était contre lui, je m'était tromper.

"Ko... mais t'en veut pas, ça arrive même aux meilleurs."Je fit la moue en entendant sa réponse, j'étais certaine que j'aurais pu faire plus si je n'étais pas aussi faible, j'était morte une fois à cause d'une poupée et j'avais faillis mourir à cause d'une créature faite de sable, qu'est-ce que ça disait de ma force et de mon utilité, j'était certaine que si j'avais été une créature titanesque je n'aurais pas eu autant d'emmerde que ça."Mouai..."Je dégageait des mèches de cheveux verte qui était tomber sur mon visage avant de poursuivre."Tout le monde est revenu ? Diony à fini de bouder ?"J’espérais que le dieu des excès était revenu avec nous et n'était pas rester en arrière juste parce que les gens avait complètement oublié qu'il était censé être présent.

"Ouais !"Marmonna le dieu en question.

"Il squatte maintenant qu'il peut aller de partout."Répondit Hadès en levant les yeux au ciel.

"Ah enfin tu répond ! je me demandais si tu n'avait pas définitivement disparu."J'étais soulagé de savoir que François était présent, j'avais apprécié qu'il soit à mes côtés tout le long de l'aventure, même si il n'avait pas pu beaucoup aidé. D'ailleurs en repensant à cette aventure je tournais la tête vers mon créateur."Je t'ai vu tout petit, mais tu pouvais juste entendre François."Rien que de repenser à ce moment, je ne pouvais m'empêcher de sourire, voir Hadès enfant avait été une drôle d'expérience, mais aussi complètement adorable, j'aurais du prendre une photo ou deux avec mon portable pour les montrer à Hope ou aux reste de la famille divine juste pour emmerder la version adulte.

Hadès se frotta la mèche avant de dire."Mouai, c'est possible. Ça fait beaucoup trop de monde qui me voit petit. Je devrais faire payer le droit de me voir enfant, reste qu'a fixer un tarif !"

"T'était tout mignon petit. Même si je m'en souviens pas."Ajouta François.

"C'est pas moi qui est décidé de me montrer mini Hadès qui parle avec son ami invisible."Répondais-je en haussant les épaules, quitte à choisir, j'aurais bien aimé en apprendre plus sur Perséphone en plus d'Hadès, mais ça ne serait pas pour cette fois-ci."Apparemment tu as trouver quelqu'un étant petit même si on a pas réussi à savoir c'était qui... tu te souviens de qui c'était ?."

Hadès semblait réfléchir à ma question, j'en profitait pour m'asseoir sur le matelas, les jambes en tailleur."Hum... je ne m'en souviens pas."J'aurais pu y croire si François ne s'était pas mis à gémir de douleur, la vérité ne semblait pas avoir terminer de nous emmerder."Pas vraiment."François lâcha de nouveau un beuglement ce qui me fit grimacer."Ca marche vraiment la douleur ?"

"Fait pas l'con et répond. Je suis peut être un fantôme mais je suis un fantôme qui souffre."Répondit François.

"J'ai peut être qu'un vague souvenir de ça."Je guettais la réaction de François qui ne se fit pas attendre car il lâcha de nouveau un cris de douleur.

"Arrête de le torturer."Je levais les yeux au ciel agacée, pourquoi était-il incapable de simplement répondre à une question ?"C'était qui exactement ?"

"Sasha."Je penchais légèrement la tête sur le côté, ouvrant la bouche pour lui demander de quoi il voulait parler mais il se reprit."Enfin non, pas vraiment... peut être."Y'avais pas qu'avec Hypérion qu'on avait besoin d'un décodeur."C'était juste quelqu'un, d'invisible, de pas la... de pas vraiment toi, un pote. Une."Je me pinçais l'arrête du nez en entendant ce flot de parole qui n'avait absolument aucun sens.

"La c'est à la tête que j'ai mal mais c'est sans doute a cause de ce que tu dis. Je pige que dalle."

"On est deux."Disais-je à l'adresse de Diony avant de poursuivre."Tu nous la joue Hypérion en étant pas clair comme ça ? A moins que tu sois en train de me dire que cette personne n'existait pas ? Tu peut pas simplement dire que tu avais un pote imaginaire ? Ca serait plus simple."

Hadès me fusilla du regard.”C’était pas un pote mais une.”Il soupira avant d’ajouter.”On est tous passer par là.”

“Une pote imaginaire pardon.”
Je secouais la tête en entendant la suite de ces paroles, je n'avais jamais eu la moindre enfance et encore moins d’amis imaginaire, tout les amis que j’avais réussi à me faire était bel et bien réel.”Ce que je pige pas c’est pourquoi on m’a montré ça en particulier si juste avant j’ai eu le droit à Perséphone qui me parlais, ça n’a aucun sens toutes ces informations.”

“Qu’importe ? Tout ça c’est vieux et puis t’en aurais eu un aussi si tu avais voulu.”
Répliqua Hadès et je fronçais les sourcils, ce n’était plus vraiment le sujet abordé mais bon.

“J’ai eu qu’un seul ami de longue date mais il n'était pas invisible.”
Il était juste tout simplement mort à présent.

“Je vous offre une glace.”Proposa François, ce qui était encore plus hors sujet que ce qu’avait dit Hadès qui lui leva les yeux au ciel une fois de plus.”Même si je peut pas en manger.”

J’affichais un petit sourire en entendant l’offre du dieu des excès.”Ca tombe bien j’ai un petit creux.”Ma joie s’estompa légèrement quand même après quelques secondes.”Peut être qu’on devrait éviter alors.”

“C’est pas grave, allez-y sans moi…”

“J’ai déjà un truc de prévu! Repas. Familial, enfin un truc de ce genre.”
Mon sourire s’effaça complètement, j’essayais de pas le prendre trop mal mais je n’y arrivais pas, moi qui pensais passer du temps avec lui voilà qu’il avait mieux à faire que de passer du temps avec moi juste pour manger une glace, si ça avait été mon genre j’aurais surement bouder ou fondu en larme à la place je roulais des yeux, cachant ma douleur avec de l’exaspération.

“Peut importe, j’irais en manger une toute seule.”

*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o


Je venais de quitter Olympe pour me rendre chez moi, un silence pesant régnait dans mon salon, un peu trop pesant à mon goût. Après plusieurs minutes passer en plein milieu du salon à ne rien faire je m'animais soudainement pour monter à l'étage, attrapais un grand sac de voyage et je fourrais tout un tas de fringue à l'intérieur et des produits de beauté avant de simplement me téléporter avec mon sac devant une grand maison à trois étages. J'avançais près de la porte, posant mon sac à côtés de mes bottes pour sonner à la porte, celle-ci s'ouvrit quelques secondes plus tard et j'observais mon interlocuteur pendant quelques secondes avant de lui dire sans qu'il est le temps de s'exprimer.

"Je vient emménager...enfin si ça te va."Je savais déjà que j'avais une chambre attitré chez lui, j'avais deux trois t-shirt et pantalons dedans et peut être même une paire de chaussure, j'y avait déjà dormi quelques fois, mais cette fois si j'avais décider de laisser ma maison derrière et de simplement déménager.

Jefferson ouvrit de grand yeux rond en voyant dans l'état dans lequel je me trouvais, il s'avança vers moi avant de me prendre dans ses bras."Sasa ! Mon dieu que se passe-t-il ?"Je pouvais entendre l'inquiétude dans sa voix, il s'éloigna pour observer l'état de mon cou, j'avais pu voir dans le miroir des traces rouges qui j'espérais allait bientôt disparaître."Mais oui ! Tu sais que de toute façon tu es déjà chez toi ! Allez rentre ! Tu vas tout me raconter autour d'une tasse de thé et d'une chicha !"Sans un mot de plus j'attrapais mon sac avant d'entrer à l'intérieur de la maison, fermant la porte derrière moi je suivais Jeff de près. Je restait silencieuse tandis que Jeff m'embarquais dans le salon de la maison, ses main autour de moi comme si il cherchait à m’empêcher de tomber.

"Une aventure qui à mal tourner, ça c'est le résultat de ma rencontre avec une créature titanesque faite de sable."Je levais la main pour l'agiter en direction de mon cou avant de poursuivre."Bref ça été la merde pendant plusieurs heures, la maison était trop silencieuse et Hadès avait d'autre chose à faire que de passer du temps avec moi, alors sur un coup de tête j'ai décidé de quitter ma maison, j'ai besoin de changement."


"Ah ça ! Les aventures tournent toujours mal de toute façon ! Depuis le temps tu l'as pas compris."Bien sur que si que je l'avais compris, ce qui m'angoissait c'était que ça faisait deux fois de suite que ma vie avait autant en danger et je n'aimais pas ça. Jeff rigola vite fait tandis que je prenais place sur l'un des sièges. "Comme si c'était dans son style de toute façon ..." Il s'en alla pour préparer le thé avant de revenir.Tu vas en avoir ma belle ! Bienvenue à la Crazy House officiellement alors !"Je le remerciais d'un sourire avant de sortir mon téléphone pour envoyer un texto à l'adresse de Sebastian, juste pour savoir si tout allait bien pour lui vue que Hadès ne m'avait pas répondu et je me faisais la promesse intérieur d'aller lui rendre visite bientôt.







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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 6 _


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________________________________________ Ven 17 Aoû 2018 - 1:24



L'Heritage Perdu


C'était le bruit de l'océan qui l'avait sortie de son sommeil. Elle pouvait prendre entendre l'eau lécher rapeusement le sable humide tout en se retirant pour retourner dans son lit. Un peu désorientée, Kida prit le temps d'éveiller son sens de l'ouïe et de l'odorat avant d'ouvrir les yeux. L'air était toujours iodé, elle pouvait entendre la brise légère s'évaporer dans un bruissement de feuille et soudain, la réalité la rattrapa : elle était morte.

Se redressant d'un bond, elle posa ses mains sur sa poitrine à la recherche du trou béant qu'Ouranos avait laissé sur elle, mais elle n'y trouva que de la chaire, lisse, soyeuse e laiteuse, ni froissée, ni craquelée, comme si jamais rien ne lui était arrivé. Perplexe, elle se passa une main dans les cheveux et sur le visage, accrochant quelques grains de sables au passage, signe qu'elle s'était effondrée tête la première dans le sable, à plat ventre, malgré son réveil sur le dos. On l'avait retourné, déplacé et pourtant, il semblait que les lieux avaient été désertée depuis déjà plusieurs heures. Elle était seule, toujours sur cette île qui l'avait vu mourir et renaître à présent. Une renaissance... une véritable renaissance...Cette pensée l'illumina soudain, la faisant sursauter, à la recherche de quelqu'un, une ombre, une âme, qui avait été capable de lui venir en aide.

Son regard tomba alors sur une silhouette, posé un peu plus loin, le regard fixé sur l'horizon. L'Atlante se releva d'un geste en réalisant qui l'attendait plus loin, n'en croyant pas ses yeux. Ce n'était pas la personne qu'elle s'attendait à voir mais sans doute bien plus la personne qu'elle avait besoin de réellement rencontrer, lui qui avait jusqu'alors tant hanté ses rêves. Tout en marchant à grandes enjambées dans sa direction, elle eu l'inexplicable impression qu'elle se sentait désormais plus légère, comme si tout un poids lui avait été ôté, comme si ses jambes pouvaient l'aider à s'envoler sans qu'elle ne puisse en comprendre l'origine. Perturbée par cette doucereuse sensation, elle se massa une nouvelle fois la poitrine, à l'endroit où son cœur devait se trouver. Quelque chose n'allait pas, quelque chose était différent... mais quoi ?

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

Un silence avait précédé la question, posée froidement, abruptement mais sans aucune rancune ou acidité. Elle avait gardé un ton respectueux, tout en laissant percevoir qu'elle était loin d'avoir un certaine affinité avec le Titan qui avait décidé de l'enchaîner à lui. Pendant le silence précédent, elle avait pris le temps d'observer chaque trait de son visage, toutes ses rides sur son visage, ses yeux aussi rivés et concentrés que tristes et vides, ses cheveux noirs et grisonnant, cette dureté que le Temps lui avait placé sur le visage.

- Regarde l'horizon... tu y vois quoi ?

Elle avait dégluti, détâchant son regard de Chronos pour le poser sur l'horizon, rien d'autre que l'horizon, là où le monde s'arrêtait. Elle laissa ses yeux rivés sur les reflets d'or pendant quelques instants, tentant de comprendre ce qu'il tentait de lui montrer, d'appréhender cete scène qui lui paraissait surréaliste, tandis qu'une brise d'air déplaça une mèche de ses cheveux.

- Le bout du monde... Et vous ? Vous y voyez quoi ?
- Ta Famille.

Il marqua une pause qui se planta dans son coeur déjà plus que meurtri comme une lame dans le beurre. Il venait de poser des mots sur cet étrange sentiment qu'elle avait ressenti. Le poids qui s'était enfui, c'était celui de l'Héritage, des souvenirs, de la famille. Ils étaient tous partis... tout cel n'était donc pas un rêve... Ouranos avait bel et bien brisé son coeur et à présent, elle était plus seule que jamais. Elle était la seule à être revenue de ce voyage funeste, une fois de plus, la seule à survivre réellement à tout ce qu'Atlantis avait subit.

- Ton Père. Ton Frère. Tous ceux que la Nature t'a pris. Imposant son cruel jugement sur chaque âme.

Faux. La Nature était toujours juste. Jamais cruelle. Seuls les hommes et ce qui s'en approchaient étaient cruels. Ouranos avait agit avec cruauté, la Nature avait juste agit selon ce que le Titan lui avait imposé. Mais était-il nécessaire de le préciser ? Elle avait déjà donné une leçon à un Titan et s'en était retrouvé avec un organe en moins. Il aurait été sot de réitérer l'expérience aussi vite, surtout en compagnie de celui qui l'avait vraisemblablement sauvé...

- Ils sont tous là. Quelque part. Attendant le jour où tu les retrouveras.
- Ce n'est pas la Nature qui me les a pris...

On pouvait sentir toute la tristesse et la colère froide qui s'élevait de sa voix. Elle avait pourtant voulu se taire, mais Chronos en avait rajouté une couche qui n'avait fait qu'accroître la boule qui grossissait dans sa gorge à mesure que la douleur prenait possession d'elle.

- C'est vous... Et Poséidon... et enfin, Ouranos.

Sentant ses lèvres trembler, elle se stoppa quelques instants pour déglutit avant de reprendre dans un souffle, un murmure :

- Nous n'avions rien demandé à personne.

Sa voix s'était brisé sous le coup de l'émotion mais elle tenait toujours bon.

- Mais pourquoi je ne les ai pas rejoins aujourd'hui ? Je suis morte, n'est-ce pas ? J'ai vu mon coeur sortir de ma poitrine. C'est... c'est à cause de ça ?


Elle avait pointé son index sur son tatouage, lâchant enfin l'horizon des yeux pour reposer son attention sur le Titan.

- Pourquoi est-ce que vous me faîtes ça depuis toutes ces années ?

Pour toute réponse, il resta pensif quelques instants.

- Tu as deux choix qui s'offrent à toi. Soit ut laisse la Nature continuer à guider tes pas. Soit tu te libère d'elle et tu trace ton propre chemin.
- Ca ne réponds pas à mes questions...

Elle avait arqué un sourcil pendant son objection, ne lâchant toujours pas le Titan des yeux.

- Il n'y a pas de réponse. C'est ainsi. C'est parce que tu as choisi de rester au service de la Nature que ta vie est comme cela.

Kida avait secoué vivement la tête de gauche à droite pendant une fraction de seconde, tout en déglutissant, marquant son désaccord. Elle avait l'impression que les Titans avaient beau faire partie de l'origine du monde, d'être bien plus âgés que la plus part des être de cette Terre et des suivantes, ils avaient tous une façon singulière et simpliste, trop simpliste de voir les choses. On ne pouvait pas choisi ou refuser la Nature... tout n'était que Nature, l'un et son contraire. On ne pouvait pas choisi d'aller contre la Nature,la Nature était le créateur de toute chose, que l'on choisisse un sens ou l'autre nous allions toujours dans le sens de la Nature, même si parfois on le subissait plus qu'on le décidait pleinement :

- Où que mes souvenirs me portent, je n'ai pas choisi d'avoir votre nom gravé sur ma peau...Mais je veux bien accepter l'idée que tout est une question de choix...

Après tout ce n'était pas le sien mais celui de son Père et de Chronos combiné qui avait fait le résultat qu'elle venait juste d'énoncer.

- Le cristal a été détruit n'est-ce pas ? Vous n'avez plus rien à attendre de moi...


L'idée même que l'objet le plus précieux des Atlantes venait de disparaître en même temps que tout son peuple lui semblait irréel et inconcevable... pourtant, il lui évoqua une si grande douleur qu'elle consenti à penser que sa logique voulait bien l'entendre.

- Le cristal ne m'a jamais intéressé...

Il se tourna vers elle pour l'observer tandis qu'elle le regardait abasourdie... toutes ces années où il les avait menacé, toutes ces visites et ces demandes d'obtenir ce qu'il désirait au point que son père dut recourir à l'engloutissement de la Cité pour les libérer de son emprise et à présent... il osait lui faire croire qu'il n'y avait jamais porté d'attention ?

- Cois-tu qu'il t'a choisi au hasard ? Que ça aurait marché avec n'importe qui d'autre ? J'ai permis à ton peuple de survivre. Maintenant qu'il est mort, je lui permettrai de renaître.
- Et comment ?
- J'ai moi aussi perdu des êtres qui me sont chers.Qui se sont rebellés contre moi parce qu'ils n'ont pas compris la chance que je leur offrais. Cette chance que je peux t'offrir à toi aussi de voir ton peuple renaître de ses cendres. Je ne suis pas né pour détruire... tu le sais bien.

Son regard croisa le sien et elle ne put que capituler, déglutissant et hochant la tête d'un air entendu.

- Oui... Je le sais... Mais il n'en reste pas moins que Surt est un être considéré comme destructeur. Est-ce une erreur de jugement ? Ou il ne deviendra meilleur qu'à votre contact ? Vous semblez l'utiliser à des fins destructrices, poussant certains Titans à pencher à une solution pour le tuer...


elle pensait plus particulièrement à Hypérion qui avait donné la vie à Eulalie et qui avait pour mission de le détruire. Elle le lui avait avoué elle-même lors de leur première rencontre au laser game.

- Je ne pousse personne à combattre qui que ce soit. Je les pousse juste à prendre le seul chemin capable de nous offrir un avenir radieux. N'as-tu pas envie d'un avenir moins sombre que celui qui t'attends ? N'as-tu pas envie de vivre aux côtés de ceux que tu aimes ?
- Bien sûr que c'est ce que je veux ! Mais... comment vivre auprès de ceux que j'aime quand je dois faire le choix de dire adieux à ceux que j'affectionne tout autant avec le temps ?

Le choix qu'il lui offrait était aussi cornélien que sadique. Il lui demandait de choisir entre son peuple... et la Surface. Entre son père et Sherlock, son frère et Eulalie, Balthazar et toutes ces personnes qui rendaient sa vie plus joyeuse comme Diane ou encore ses compagnons de fortunes : Lily, Sasha, Jules et Sebastian. Avec un soupire, elle reposa son attention sur l'horizon.

- Au final, il faudra faire un choix. Choisir l'amour de ma famille et de mon peuple pour l'amour de mes amis et celui avec un grand A... un choix que vous avez déjà fait...

Elle avait coulé un regard vers lui, connaissant parfaitement la réponse, ne scrutant que sa réaction. Ce choix, elle l'avait déjà fait elle aussi, dans d'autres circonstances, le jour où elle avait choisi de sacrifier la résurrection de son frère pour la vie d'Aaron... elle avait alors choisi les amis plutôt que la famille... pouvait-elle faire ce choix deux fois ? Le ferait-elle ?

- Qu'est-ce que vous attendez de moi ?
- Tu n'es pas obligée de choisir. Ils ne sont pas obligés de se détourner de toi...

Pouvaient-ils donc tous s'en sortir ensemble dans un avenir meilleur ? Sans faire le choix de sacrifier certains au profit d'autres ? Cela était tellement beau que c'était presque difficile à croire, pour ne pas dire utopique.

- Le choix s'imposera à toi le moment venu et tu feras le bon. J'en suis persuadé.

Il se détourna de la mer pur regarder autour d'eux et Kida suivi son regard.

- Je ne vois qu'un seul de tes amis ici...

Parlait-il de lui ? Se considérait-il comme son ami ? Situation étrange pour elle qui avait toujours cru lui appartenir... voilà qu'il la considérait presque comme son égal...

- Il est temps pour toi de rentrer.
- ... Merci. Merci de... de m'avoir sauvé la vie, je veux dire.

Elle avait hésité avant de prononcé cette phrase qui avait fini par sortir de sa bouche presque malgré elle. Elle ne pouvait faire autrement. Qu'elle le veuille ou pas, elle avait bien quelque chose à lui devoir s'il était celui qui l'avait sauvé. Elle lui était reconnaissante, redevable peut-être même... étrange reviremement de situation. Gênée par ses pensées, elle se racla la gorge avant de préciser :

- Bon... c'est vous qui me ramenez ?
- Tu es déjà chez toi.

En un instant et avec une douceur surprenante, le décor changea pour former devant ses yeux Storybrooke. Devant elle, l'habitation 221B l'appelait, les lettres scientillant sur la porte noire tandis que son esprit tentait de s'adapter à la situation. Chronos avait disparu en même temps que le décor, elle était seule et instinctivement, elle leva les yeux vers la fenêtre du premier étage où Sherlock l'observait de tous son sérieux, l'archer de son violon lui servant à écarter les rideaux. Ne parvenant plus à contrôler ses actions, elle se précipita vers la porte qu'elle ouvrit d'un geste brusque, monta les escaliers quatre à quatre tandis que le détective lui ouvrait le perron.

- Je vois que tu es fatiguée... entre...

Dans la pièce l'attendait du thé et des plaids. Mais depuis combien de temps déjà ? On lu avait dit qu'elle avait disparut depuis trois jours, Sherlock avait-il réitérer ses bons soins tous les jours en espérant son retour ? Émue aux larmes par l'intention, elle se tourna vers lui tremblant des pies à la tête. Et dire qu'elle avait failli ne jamais le revoir...

- Ca va ?

Pour la toute première fois de sa vie, Kida ne contrôla alors plus rien en publique. Elle avait perdu toute sa sagesse, toute sa force, elle n'était qu'une jeune fille seule, perdue, face à l'immensité du monde qui lui tendait les bras. Le poids qui s'était libéré de son coeur était déjà remplacé par un nouveau plus puissant, celui de trouver sa place dans ce monde, dans ce conflit titanesque, celui de prendre la bonne décision et de perdre le moins possible. Elle avait l'impression que plus qu'une chance, sa nouvelle vie était une mission, une occasion à ne pas manquer, une occasion qu'elle n'était pas sûre de vouloir. Ses lèvres se mirent à trembler aussi fort que le reste de son corps et sans crier gare, elle se précipita dans les bras de Sherlock, oubliant toute retenue, se livrant au plus déchirant et au plus convulsant des sanglots. Elle avait l'impression que jamais plus elle ne pourrait s'arrêter de pleurer, que jamais plus son corps ne pourrait la soutenir, que jamais plus elle ne saurait quelle décision prendre. Pour toute réponse, Sherlock la serra toujours plus fort, murmurant à son oreille :

- Ce n'est rien. C'est terminé. Je suis là. Tu ne risque plus rien.


Après un instant de pause, il l'aida à se diriger vers le canapé où elle s'allongea, en proie à la pire des fatigues. Avec une douceur intense, il posa un plaid sur ses épaules et se servit du thé avant de l'observer derrière sa tasse :

- Je ne sais pas ce que tu as vécu mais tu as l'air en vie, c'est le principal. Reste autant de temps qu'il le faut? Tu es ici comme chez toi.

Elle n'avait de toute façon aucun intention d'aller nulle part. Elle avait juste l'impression qu'elle allait continuer à sombrer sous le poids de la douleur et des responsabilités sur ce canapé. Sherlock se leva et l'embrassa avec douceur, lui avouant pour la première fois :

- Je t'aime.

Tout en fermant les yeux, elle trouva les derniers instants de force en elle pour répondre avec une certaine ferveur qui devait être l'impulsion de la Vérité :

- Je t'aime aussi.

Et pour la toute première fois, juste avant de sombrer dans un sommeil des plus profond, elle avait l'impression en cet instant qu'Ouranos pouvait avoir raison... jamais elle n'avait tant ressemblé à Chronos qu'en disant ces mots.

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ANAPHORE

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Evénement Titanesque #10 : L'Héritage Perdu ~ #97 [Fe] - Page 6 _


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________________________________________ Sam 18 Aoû 2018 - 19:16





« La Vérité aurait du être... »
« ...juste la Vérité, rien que la Vérité. »



    « La Vérité mon ami, c'est que vous êtes désormais tout seul. »

    Et pourtant, quand Heimdall prononça ces paroles à l'adresse d'Hyperion, je me tenais à ses côtés. Thémis nous avait à son tour rejoins. Je l'avais observée quelques instants. Elle était comme dans mes souvenirs. Se rappelait-elle de qui j'étais ? On ne s'appréciait pas réellement elle et moi. Chose que je pouvais aisément comprendre. Mais est ce que tous ses souvenirs étaient revenus à la surface ? Anatole avait choisi de tenter le tout pour le tout, en ramenant ses souvenirs d'une manière qui aurait pu la conduire à une perte totale de son esprit. Fort heureusement pour nous, cela avait réussi, et elle était désormais la Titanide que je connaissais. Elle était d'ailleurs bien plus que ça. C'était mon arrière grand mère...

    « Vos amis vous aideront dans votre tâche. Mais je ne peux demeurer ici, à vos côtés. »

    Je ne comprenais pas bien où le Gardien voulait en venir. Je le regardais. Thémis faisait de même. Mais ses yeux ne se détachaient pas de ceux d'Hyperion, qui semblait plus que troublé par ce qu'il entendait.

    « Ma tâche ici, est achevé. » ajouta Heimdall. « Je ne peux agir. Simplement obéir. Votre force n'égale pas la mienne. Vous le savez. Qui sait ce qu'on pourrait me demander de faire. Il est Temps, Seigneur Hyperion. Il est Temps mon ami. Vous devez me laisser partir. »

    Il m'avait fallu du temps pour accepter ce qui avait suivi. Heimdall nous l'avait confié. Il avait agis sous les ordres de son Roi. Il s'était rendu sur l'île, non pas parce qu'Hyperion lui avait demandé, mais parce qu'un autre Titan lui en avait donné l'ordre. Désormais, on devait faire face non plus à des Titans et des Titanides, mais aussi à des Titans Rois. Et Heimdall leur devait allégeance. Qui sait quel ordre ils pourraient lui donner et auquel il ne pourrait désobéir. C'était un grand guerrier, mais aussi un sage homme.

    « Il demeurera ici. Jusqu'à ce que quelqu'un puisse, le moment venu, l'en déloger. » dit-il en plantant son bâton dans l'Asbru, scellant le passage.

    C'était la toute première que je le voyais sans son arme de prédilection. Il se tenait à côté d'elle. Puis, il fit quelque pas en direction d'Hyperion et attendit que sa liberté lui soit rendu.

    « Ce n'est pas un adieu. Juste un au revoir. »

    Tandis qu'Heimdall s'inclina, je vis mon ami, Hyperion poser une main sur son épaule pour le stopper dans son mouvement. C'est ce dernier qui baissa la tête en guise de remerciement pour tout ce qu'il avait fait pour lui. Ce qu'il avait fait pour nous. Puis, après s'être observés quelques instants, Hyperion prononça une phrase, et le Gardien disparu.

    Notre journée aurait pu s'achever ainsi. On avait déjà tous beaucoup perdu lors de cette bataille. Mais je fus témoins d'autre chose. Une autre réaction du Titan. Il était face à sa télévision, le lendemain matin. Toutes les chaines retransmettaient la même chose. C'était la toute première fois dans l'histoire américaine, et même mondiale, qu'un Président avait fait une allocution pour revenir sur ce qu'il avait dit. Quelque jours auparavant, quand nos amis avaient disparus, on avait tous été témoins de cela...

    « Mon prédécesseur a voulu garder cela secret, mais il est temps que vous connaissiez la Vérité sur ce monde qui vous est caché. Nos yeux sont rivés sur le ciel à la recherche de réponses sur est ce qu'il y a de la vie ailleurs, dans l'espace ? Alors qu'en réalité, depuis toujours la réponse à cette question se trouve sous nos yeux, dans une ville du Maine... »

    Hyperion avait décidé de ne pas agir dans l'immédiat. On était bien trop occupé avec les disparition et la Vérité. L'allocution fut cependant coupé. Le Président avait sans doute réfléchis à ce que cela pourrait impliquer. Et ce matin là, tandis que toutes les chaines retransmettaient le nouveau discours, je sentis en voyant mon ami, que quelque chose clochait.

    « ...c'était une attaque chimique qui a fait qu'on a été en proie à la Vérité. Elle n'émanait pas des russes, ni des chinois. Nous n'avons toujours pas plus d'informations. J'ai été personnellement en contact avec les dirigeants étrangers. Avec nos précieux alliés. Et je dois dire qu'on a pris le temps de se parler. De mettre les choses à plat, et pour la toute première fois, de le faire en toute franchise. Les jours à venir seront les prémices de grandes choses. Un nouveau monde s'ouvre à nous. Je vous fais le serment qu'à partir d'aujourd'hui, plus personne avancera à visage caché. Nous avanceront main dans la main, en comptant les uns sur les autres... »

    La télévision passait le message en boucle depuis déjà plusieurs heures. Le Président américain n'avait pas évoqué Storybrooke et promettait un avenir meilleur. Que c'était-il passé ? Ca demeurerait sans doute un mystère. A moins qu'Hyperion avait une vague idée sur la question.

    « Tu penses qu'ils comptent dévoiler au grand jour l'existence de cette ville ? Ou d'Olympe ? »

    Il secoua la tête de gauche à droite et prononça un mot. Un seul et uniquement mot. Ou plus précisément, un nom. Je tournais la tête vers la télévision, tentant de le reconnaitre, mais d'ici impossible. Que c'était-il passé ces jours ci ? Qu'avions nous laissé faire ? Qui était au courant ?

    « Tu crois vraiment que c'est lui ? »

    Si tel était le cas, il l'avait dit dans son discours. On n'avancera plus à visage caché... Comptait-il tout avouer ? Qu'avait-il fait du Président ? Je ne savais pas ce qu'Anatole comptait faire, mais une chose était sûre, le pays était désormais dirigé non pas par un homme, ni un sorcier, et encore moins un divin, mais par un monstre. Quoi que déciderait Hyperion, il n'était pas question de laisser Dolos à la tête de la Maison Blanche...

    Une autre surprise m'attendait un peu plus tard dans la journée. Je surpris une discussion entre les deux Titans. D'un côté Hyperion et de l'autre côté Thémis. C'était elle qui parlait. Lui, il se contentait de l'écouter. Elle était énervée. Énervée contre lui.

    « Comment peux-tu ? Tu sais qui elle est ! De quoi elle est capable ! Tu ne devrais pas prendre un tel risque. C'est totalement insensé ! »

    Elle était tellement occupé à lui dire sa façon de voir les choses, sa façon de penser, qu'elle n'avait même pas repéré ma présence. A moins que ses sens ne fonctionnaient pas encore correctement.

    « Pourquoi t'obstines-tu ?! Tu connais ses facultés ! Elle n'a peut-être pas encore conscience de ce qu'elle a en elle, mais c'est un risque démesuré que tu prends ! »

    « Elle le sait. » fini t'il par dire, afin de couper la parole à Thémis. « Elle a conscience de sa force. C'est juste que ça l'effraye. »

    Ils se stoppèrent quand ils me virent arriver. Je savais de qui ils parlaient. Mais j'ignorais ce que pensait Thémis d'elle. Ca n'allait pas simplifier la suite des événements. Hyperion l'aimait. Il aimait Ellie. Je le savais. Je l'avais vue le lui prouver de la plus belle des manières. Mais je savais aussi à quel point un amour pouvait se montrer destructeur. J'en avais été témoin. Parfois quand on aime, on aime d'une manière égoïste. On pense pouvoir être les seuls à aimer. Et quand notre amour se brise, on tente en vain de le retrouver, quel qu'en soit le prix et les sacrifices.

    Je m'étais éclipsé quelques instants, prenant de l'écart avec ce monde qui devenait de plus en plus complexe chaque jour. J'étais apparu sur une plage, une autre. Celle où un autre Amour avait débuté. Je me souvenais encore de la fois où Apollon m'avait amenée jusqu'ici. J'aimais bien y revenir, seule. Ca me permettait de réfléchir, voir de me calmer. J'avais la sensation parfois d'avoir une immense boule de feu en fusion au fond de moi, et d'être prête à exploser à tout moment. Je ressentais cela en ce moment même. Venir ici avait le don de me calmer. Ca me rappelait l'homme le plus merveilleux que je connaissais.

    « La solitude est le sentiment le plus nocif pour chaque personne, à chaque époque. » prononça une voix.

    Je n'étais pas seule ici. On m'avait rejoins. Je n'avais pas sentis son aura. C'était un jeune garçon qui se tenait . Il m'observait. Il ne détournait pas son regard du miens. Je ne me sentais pas en dangenr, ni en sécurité. Que faisait-il ici ? Qui était-il ?

    « C'est pour ne pas être seule que la Nature a créé la vie. C'est pour ne plus être seuls, que les Titans ont mis au monde les hommes et les femmes. »

    Il marqua une pause, tandis que je l'observais toujours.

    « La solitude conduit à la création, qui conduit à l'Amour et à la destruction. »

    « Qui es-tu ? » le coupais-je.

    « L'espoir. » répondit-il.

    Je le regardais avec un air surpris. Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire par là. C'était la réponse à ma question, ou l'avait-il simplement ignorée ?

    « La solitude amène à l'espoir. L'espoir que l'Amour triomphera de tout, même quand ce dernier sera brisé. »

    « Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Qui es-tu ? »

    J'avais voyagé à travers le Temps et l'espace, mais sans jamais croisé sa route. Il n'avait pas d'aura et pourtant il semblait en posséder une. La cachait-il ? Est ce que Hyperion avait sentis la présence de cet enfant ici ? Savait-il qui il était ? Je voulais le contacter, mais je sentais que quelque chose m'en empêchait. C'était lui... J'aurais voulu faire apparaître mon armure, mais elle ne fit pas le trajet jusqu'à moi. Je ne pu pas quitter cet endroit non plus. J'étais totalement en proie à un... gamin ? Il devait être bien plus que cela.

    « Je ne veux pas te tuer. » dit-il

    Espoir ou pas, ça ne me rassurait pas. En tout cas maintenant je savais que je faisais face à un ennemi. De quoi bien clôturer ma journée !

    « Merci, c'est sympa... » répondis-je en me sentant totalement paniquer... ! « Ca tombe bien, j'ai pas spécialement envie de mourir aujourd'hui ! »

    Et je ne mentais pas. Même si on n'était plus obligé de dire la Vérité. Enfin là j'étais prête à avouer tout ce qu'il voulait pour me sortir de cette situation. D'ordinaire on était en proie à une ennemie à plusieurs. Pourquoi là j'étais seule ? Il m'avait choisie au hasard ?

    « Attends ! Tu as dit que l'espoir triomphe de l'Amour ou je ne sais quoi, même quand ce dernier sera brisé. Il sera. C'est du futur. Donc il ne l'est pas encore ? Si tu ne veux pas me tuer, c'est parce que je peux faire quelque chose pour qu'il ne le soit pas ? Tu attends ça de moi, c'est ça ? Ou alors j'ai tué quelqu'un qui est lié à toi et tu viens le venger ? C'est une possibilité. Mais si j'ai le choix, je préfère la première option ! »

    Comme ça dès qu'il me confiera ma tâche, je partirais d'ici, j'irais voir Hyperion et on reviendrait ensemble le trouver et lui régler son compte. Enfin pas le tuer, mais lui faire la morale. C'était pas un enfant qui allait imposer sa loi !

    « C'est l'Amour. C'est ce sentiment que la Nature a offert en Héritage après sa destruction. »

    Je secouais la tête, ne comprenant pas du tout de quoi il parlait. C'était un Titan ou quoi pour qu'il parlait en énigme ? Mais j'avais déjà vue quasi tous leurs visages enfants et celui ci ne me disait rien...

    « Un Héritage que vous avez laissé perdre. »

    Une petite brise légère se fit sentir tout autour de nous. Le vent se leva. Le sable bougea. Des mots se formèrent tout autour de moi sur la plage. Tout autour de nous.

    « Oh d'accord... je croyais qu'on s'était débarassé de la Vérité. Un secret, quelque chose de bien gardé, d'assez puissant pour l'occuper et boom, elle disparaît. Enfin un temps. Et là, elle est déjà de retour ? T'es qui toi ? T'es elle, mais en version masculine ? Elle peut changer de sexe comme le Doctor ? »

    Il ne semblait pas comprendre. Mais faut dire qu'il ne faisait pas d'efforts. J'aurai bien voulu lui jeter toute la faute dessus, mais j'avais comme le sentiment que la Vérité était bien présente autour de nous. Non pas parce qu'il était elle, ou qu'elle était lui. Mais plus parce que c'est comme si un secret bien plus grand que celui qu'elle avait eu, était présent, ici, à quelque pas de moi. J'avais regardé le petit garçon, tandis que je sentais le sable autour de moi se tortille dans tous les sens.

    « Attends... tu fais quoi là ? C'est toi qui fait ça ? »

    « Elle lit en moi. »

    « Ok... » dis-je en tentant de capter ce qui se passait, sans vraiment y arriver. « Et ça va ? Ca la nourris ? Enfin, elle va partir pour de bon cette fois ? Elle lit quoi ? Genre, ton nom ? »

    C'était décidé, si ce n'était pas ça, j'arrêterais de regarder Doctor Who !

    « Ce qu'elle lit lui fait mal. » dit-il. « Ca la tue. »

    J'étais pas sûr que ce soit une bonne chose. Ce fut que quand le sable se calma, et le vent, que je compris qu'il était venu à bout de la Vérité. Et à dire vrai je le ne le sentais pas. Ce petit gars qui débarque pour me raconter son histoire de solitude, et d'Amour brisé. Qui me dit qu'il ne souhaite pas me tuer, mais qui met fin aux jours de la Vérité, là ici, face à moi. J'y comprenais que dalle. Et je ne le sentais pas, car j'avais une question qui me brûlait les lèvres. J'aurais pu ne pas la poser. Mais comme ça n'aurait fait que la troisième fois que je la formulerais à voix haute, je m'étais dit que je ne risquerais pas grand chose de plus que les deux précédentes fois où il ne m'avait pas répondu.

    « Qui es-tu ? »

    Il m'adressa un nouveau regard.

    « Regarde moi. » me dit-il.

    Il allait m'hypnotiser. Je le sentais. C'était toujours comme ça dans les films. On nous disait de pas faire un truc. Et la blonde du casting le faisait. Et là c'était qui la blonde ? Est ce que je l'avais regardé dans les yeux ? Evidemment... mais je n'y avais rien vue. J'avais qui plus est toujours la possession pleine et entière de mes faits et gestes. Sauf que je ne pouvais pas quitter cet endroit.

    « Je vois rien ! » laissais-je échapper.

    « Parce que tu as peur de voir. »

    « Ca c'est la réplique typique du mec qui connait la réponse et qui se moque de la fille qui ne la connait pas ! C'est pas du tout fair play. Pourquoi ne pas me dire clairement ce que je dois voir ? Ou me l'inscrire ? Ca serait plus rapide, et ça changerait. »

    Mais il ne voyait pas cela du même oeil que moi.

    « Regarde... »
    murmura t'il.

    Je fis ce qu'il me demanda. Je regardais. Je regardais encore. Puis tout à coup, je m'étais arrêté de simplement regarder. Tout ça dans le but de voir... et de ne plus pouvoir parler. Car rien ne sortait.



TO BE CONTINUED...
AUTUMN 2018

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Noyer sa rupture
à Venise ?
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