[Fe] Le Réveil des Gardiens - Evénement #60 - Page 4






« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)



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 [Fe] Le Réveil des Gardiens - Evénement #60

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Anatole Cassini



« Maîïîtreuuuh !!! »


Anatole Cassini


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________________________________________ Mer 9 Mar 2016 - 10:12



Franchement... t'es craquante !
Mais je craque pour une autre fille... Et puis... t'es plus comme ma petite soeur !
T'imagines qu'on va pouvoir rendre Elliot jaloux, toi et moi ? Ca te tente ?



    Le temps des cadeaux était venu. Tout le monde s'était mis à s'en faire. Diane venait d'offrir une paire de gants à Elsa, tandis que monsieur Selfridge nous avait rejoins. Avant notre arrivée ici et même à Olympe, Ellie avait reçu divers cadeaux dont une peluche répondant au nom de monsieur Bisou que lui avait offert Aphrodite. Je savais que le temps était venu pour moi aussi de faire des cadeaux à mes proches et aux personnes qui le méritaient. La première personne qui m'était venue à l'esprit était Ellie. Je l'avais observée être toute étourdie quand monsieur Selfridge lui avait tapoté la tête à deux reprises. Elle qui n'aimait pas être touchée, elle avait été servie. Elle même avait dit qu'il ne fallait pas se laisser distraire et pourtant c'était ce qu'elle avait fait. Je m'étais contenté de sourire en levant les yeux du ciel.

    Après avoir fait le tour du rayon accessoires et m'être dirigé vers la vitrine où Pitch s'était rendu quelques minutes auparavant, je m'étais décidé à grimper les escaliers afin d'arriver au premier étage. Là se trouvait le rayon mode et peut-être quelque chose qui pourrait coller avec l'idée que je m'étais faite du cadeau parfait pour la jeune femme la moins facile à cerner. Mon regard s'était porté sur les divers rayonnages avant de croiser celui de la déesse Artémis. Un petit sourire était venu se dessiner sur mon visage et j'avais fait route vers elle.

    « Diane ? »

    J'étais encore un peu gêné de l'appeler par son prénom. Pour moi elle était la déesse Artémis, un titre qu'elle méritait de porter. Mais elle m'avait encouragée à l'appeler ainsi et je dois dire que j'avais beaucoup apprécié ce geste.

    « Vous sauriez si on peut trouver des bavoirs à cet étage ? »

    Ma question l'avait un peu surprise, car sur le coup elle n'avait pas su quoi répondre. Puis elle avait répondu d'une manière tout a fait normale comme quoi il y avait sans doute un rayon pour les enfants à cet étage.

    « C'est pour un cadeau. Vous m'aidez à en trouver ? »

    Elle m'avait répondue que je pouvais compter sur elle. Du coup on avait fait route en direction d'un rayon consacré aux enfants. Il était très facile de trouver un sujet de conversation avec une personne qu'on connaissait trop peu mais qu'on avait envie d'apprendre à connaître. Du coup je l'avais bombardée de questions, ou plutôt d'une seule et unique question pour débuter.

    « Vous aimez le shopping, Diane ? Se retrouver ici, dans l'un de plus grands centres commerciaux de Londres au début du vingtième siècle, ça incite à en faire, n'est ce pas ? »

    J'avais reconnu l'époque et le lieu. Vue qu'il s'agissait de monsieur Selfridge, on ne pouvait être qu'au lancement de son centre commercial, au début des années 1900. C'était une époque en proie au shopping et aux portes de la première guerre. Les allemands n'allaient pas tarder à attaquer les autres nations, tandis que les britanniques se défendront honorablement, envoyant leurs enfants au front, pour empêcher l'envahisseur de faire plus de mal qu'il en faisait déjà.

    « A vrai dire je ne suis pas très shopping. Et j'avoue que même si tout a l'air bien réel, je préfère me méfier. La dernière fois que j'ai réellement fait du shopping remonte à un an. »

    Je me demandais bien avec qui elle en avait fait ou pour qui. Bien que j'imaginais bien la déesse faire les boutiques pour elle même et tester une tonne de tenue. C'était peut-être avec Aphrodite qu'il y avait été. Si je devais faire du shopping, ça serait la déesse à qui je le proposerai. On pouvait dire qu'elle avait bon goût.

    « C'est très gentil de votre part d'avoir accepté que je vienne avec. Je ne suis pas un habitué du shopping, mais j'aime vagabonder entre les rayons juste pour le plaisir des yeux. Il y a quelque chose qui vous plaît généralement dans ce genre d'endroits ? »

    « Je t'en pris, tu es proche d'Ellie, Lily et Neil, tu fais partie de la famille. Et puis, c'est aussi pour m'excuser de t'avoir mal jugé lors de notre première rencontre, ce n'était pas ta faute. J'ai juste, pensé à certaines personnes et fait l'amalgame sans chercher à aller plus loin. »

    J'étais très flatté par ce qu'elle venait de me dire. Je faisais partit de la famille et c'était quelque chose d'important pour moi de me faire accepter par elle et pas les siens. J'espérais que le moment venu, ils ne regretteraient pas de m'avoir accordé leurs confiance. Pour moi ils comptaient tous beaucoup.

    « C'est difficile à dire. La dernière fois, c'était surtout, pour faire des cadeaux aux gens que j'aimais. Mais, j'avoue qu'il m'est arrivé, quelques fois de me perdre dans ce genre de rayons. »

    Je lui avais souris en arrivant devant le rayon pour enfants. Une jeune femme s'était approchée de nous pour nous demander quel genre d’accessoires nous cherchions.

    « Oh mon dieu, vous êtes enceinte et vous n'avez pas de bague ? Comment cela se fait-il ? »

    On venait tout juste de demander des bavoirs à la jeune femme quand elle avait dû faire un mauvais rapprochement entre Diane et moi même. Le fait qu'on allait avoir un enfant sans être marié semblait la choquer au plus haut point.

    « Nous ne sommes pas ensemble. A dire vrai si je cherche un bavoir, c'est pour... »

    Je m'étais approché d'elle et je lui avais murmuré à l'oreille la raison de cette recherche. Elle semblait perplexe avant de laisser échapper un petit sourire.

    « Vous pensez que ça serait possible d'écrire quelque chose dessus ? »

    Elle m'avait certifiée que c'était possible et qu'elle allait s'en occuper immédiatement. Prenant le bavoir que je lui avais indiqué, elle s'était rendu dans une partie cachée du magasin pour s'ateler à la tâche, nous demandons de l'attendre ici.

    « Euh... à mon avis si tu veux établir le contact avec ton fils, c'est pas en lui offrant un bavoir que tu vas y arriver. » conseilla Apolline à sa tante avec une moue sérieuse. « Parce que Bobos a du poil au menton et il sait boire sans baver, je le sais parce qu'il s'est enfilé une bière entière plus un Monaco ! Son père c'est qui ? Parce que à mon avis il tient sa descente de quelqu'un et c'est sûrement pas de toi. »

    La jeune femme savait se montrer discrète, car on ne l'avait pas vue arriver. J'avais souris à sa réplique tandis qu'elle avait pivoté vers moi, me mettant ses écouteurs sur les oreilles. J'avais d'abord été surpris par le fond sonore et le volume surtout, puis je m'étais laissé porté par les notes de musique, les paroles et... La jeune femme qui dansait devant moi.

    « C'est cool comme son, hein ? Les années soixante reviennent en force ! »

    J'avais déjà entendu cette musique culte quelque part. C'était sans doute dans un film avec un très grand acteur et une très belle histoire d'amour ? Je comprenais très bien le message que voulait me faire passer la jeune femme, mais là où elle se trompait, c'était que oui j'aimais bien les musiques qui bougeaient, mais ce n'était pas ma préférée.

    « Paul Whiteman ça te dit quelque chose ? Un très grand chef d'orchestre. Il jouera dans une vingtaine d'année un genre de musique que j'affectionne tout particulièrement. Quelque chose qui bouge bien plus et qui te donne l'impression de voler quand tu le danser. »

    J'avais commencé à gesticuler, faisant un pas à gauche, un pas à droite et claquant dans mes doigts. Puis j'avais pris les mains de la jeune femme, avant de faire deux pas vers elle, deux en arrière, deux vers elle, deux en arrière. Puis j'avais siffloté quelque chose qui ressemblait à un rythme tel que celui ci. Je m'étais détaché d'ele, avant de faire quelques pas tout seul tout en lui souriant, puis je m'étais stoppé en voyant qu'on nous observait. J'avais rendu les écouteurs à la jeune femme.

    « J'ai peur qu'on les perturbe un peu trop. On a quelques années d'avance sur le Charleston. Quand on sera de retour à Storybrooke, je t'emmènerai dans un endroit où ils en dansent encore si tu veux. »

    Je sentais qu'elle était toute heureuse et j'avais pu reporter toute mon attention sur Diane.

    « Vous pourriez venir avec nous. Ca serait amusant de faire une sortie dans un de ces vieux bars où ils dansent encore du Charleston. A moins que vous êtes plus Country ? »

    Je lui avais dit cela avec un air amusé sur le visage. Je la verrai bien avec des bottes, une tenue de cowboy et danser sur de la musique Country. Un look qui lui irait à merveille. J'avais fait un petit clin d'oeil à Apple pour lui indiquer que je taquinai la déesse, même si j'étais très sérieux.





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Bientôt tu pourras te reposer
Mais pas maintenant. Pas encore.
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Sebastian Dust



« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


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________________________________________ Mer 9 Mar 2016 - 15:15





Le réveil des gardiens

« The planet does not need more successful people. The planet desperately
needs more peacemakers, healers, restorers, storytellers and lovers of all kind. »

Si déjà l’ascenseur avait été une sacrée épreuve pour Sebastian, lui qui n’aimait pas vraiment les endroits clos, il allait sans dire que devoir se serrer dans un tel espace après la crise de panique qu’il venait d’avoir n’avait absolument rien d’une partie de plaisir. Il ne manqua pas d’adresser un regard à Pitch, comme pour l’accuser de le mener en bateau avant de se souvenir qu’il était bien incapable de le faire cauchemarder. La réponse était ailleurs. La réponse était bien loin et il n’avait pas l’esprit assez clair pour se mettre à vagabonder à sa recherche. Nerveux et les yeux se promenant à droite comme à gauche, il se mordit l’intérieur de la joue en essayant de se faire tout petit. Pas évident quand on mesurait plus d’un mètre quatre-vingt-dix et qu’on devait courber le dos pour tenir là-dedans, aussi l’entrée dans le magasin fut-elle une véritable libération à son égard. Respirer. Inspirer. Expirer. Voilà. Reprendre calme et contenance malgré la furieuse envie de s’enfuir à toutes jambes. Et puis, il y avait une jeune fille à leurs côtés. Mieux valait se concentrer là-dessus plutôt que de se rappeler que…

… Une boutique ? Sérieusement, une boutique ?! Il fit un pas sur le côté pour ne pas perturber l’entrée des autres dans ce nouvel univers qui s’offrait à leurs yeux. Curieux, il allait sans dire, mais cela ne faisait que sonner comme la suite de ses angoisses. Un coup d’œil par dessus son épaule lui indiqua que les portes de l’ascenseur s’étaient refermées, condamnant leur seul point d’accès. Bien, ils allaient devoir faire autrement. Sab haussa les épaules quant à la logique de la présence d’une boutique sous la surface de la Lune ; quand on parcoure l’imaginaire depuis des centaines d’années, on ne s’étonnait quasiment plus de rien. Ou presque. Ce qui le dérangeait un peu plus en revanche, c’était de constater à quel point tout le monde était en train de doucement changer : eux qui détonnaient jusqu’alors avec le nouvel environnement semblaient peu à peu se métamorphoser pour en devenir une part entière. Il découvrit avec surprise le foulard noué près de son cou, cherchant des yeux l’écharpe qui semblait avoir… Ah, la voilà. Il s’écarta de l’ascenseur pour récupérer son bien qui avait atterri sur un présentoir, reconnaissant entre mille le cadeau que lui avait offert Louise. Caressant le rouge dont elle était composée, il avisa les robes élégantes dont venaient de se parer les dames qui les accompagnaient. Depuis quand est-ce que les demoiselles étaient aussi rapides pour se changer ?

Sebastian venait à peine de le constater lorsqu’il entendit la voix d’Ellie non loin de lui : « Voyez-vous ce que je vois ? L’illusion est parfaite. Nous faisons partie du décor. » A nouveau un coup d’œil puis un sourire entendu adressé aux jeunes filles, y compris la petite blonde qui les avait rejoints avec son caractère survolté. Effectivement, les voilà parées de tenues classiques et pourvues chacune d’un nœud pour décorer leurs cheveux lâchés. Il fronça les sourcils en avisant de l’homme en costume sombre, un peu méfiant. Toute figure parentale était, par instinct, quelqu’un dont il fallait montrer prudence et discernement. « Ah les enfants ! Débordant d'imagination ! Ils sont le futur de ce pays ! Il ne faut jamais oublier celui qui sommeille en chacun de nous ! » Etrangement, il ne pouvait qu’être d’accord avec de telles paroles. Un regard à Ellie avant de se détourner un peu, enroulant soigneusement l’écharpe autour de ses doigts. Une vendeuse lui adressa un coup d’œil sans pour autant intervenir et il conclut qu’il pouvait se permettre de la garder. Après tout, elle était à lui, non ?

Il s’éloigna de quelques pas, peu rassuré de se trouver dans un endroit comme celui-ci. Le dernier centre commercial qu’il avait visité s’était conclu dans un kidnapping après des essayages forcés dans une cabine… Autant dire que ce n’était absolument pas ses lieux de prédilection en matière de détente. Le nez parfois en l’air, il évita soigneusement de croiser la route de vendeuses en essayant de les contourner. Si certaines se contentaient de lui adresser des regards polis, l’une d’elle sembla s’être mise en tête de le surveiller d’un peu plus près. Se mordant la lèvre il tenta d’esquiver, passant non loin d’un Pitch absolument concentré sur une statuette, et se dirigea vers l’entrée du magasin par l’allée centrale. Ah non, la voilà ! Reculant vivement pour s’enfuir sous les étoffes et les manteaux de fourrure – était-ce de la véritable fourrure ?! – il eut un sursaut lorsque la vendeuse apparue avec brusquement au détour d’une allée.

Son geste provoqua quelques pas en arrière et il sentit très clairement un meuble cogner contre son coude. Ses mains à plat contre la vitrine, il entendit les porcelaines exposées se mettre à vibrer et teinter sous le mauvais traitement qui leur était ainsi infligé. La bouche entrouverte dans l’espoir que rien ne se brise, il poussa un lourd soupir rassuré en voyant qu’aucune de ces précieuses tasses n’était allée finir ses jours sur le sol. Sab se redressa prudemment, s’écartant de là avant de passer une main dans ses cheveux face à sa gêne. Son coude vint percuter un grand vase chinois posé sur un socle et ses yeux clairs ne purent que fixer, impuissant, la chute vertigineuse qu’il provoqua malgré lui. Chute avortée, de justesse, par la vendeuse au visage pincé. Sebastian n’attendit pas d’avantage pour combler l’espace entre lui et les doubles portes, s’extrayant alors du Selfridge pour se retrouver dans une rue.

Tout était… Très différent du monde moderne de Storybrooke. L’allée n’était pas couverte de bitume mais de dalles aplanies où passaient chevaux tirant carrioles et quelques rares mais bruyantes voitures à moteur. Il s’arrêta juste devant les doubles portes vitrées, manquant de renverser une femme aux talons résonnant sur le sol qui ne lui adressa même pas un regard. Le hibou de son chapeau, si. Sab la suivit des yeux, découvrant des badauds pourvus de tenues sophistiquées et gracieuses, austères pour certains, où il devinait quelques montres à gousset s’échappant des poches de veston. Il déglutit en croisant le regard d’une enfant habillée de beige, ses longues boucles blondes cachées sous un chapeau qui lui donnait l’air d’un poupon aux joues rosies par l’effort. La demoiselle lui adressa un signe de la main en passant à sa hauteur et, passé le premier instant de surprise, il fit de même avec un tendre sourire. Les enfants étaient de ceux qui observent le plus le monde extérieur, quand les adultes se contentent de suivre une ligne toute tracée. C’était ce qui les rendait spéciaux et différents. Ce qui les rendait intrigants et pourtant tellement innocent.

La rue était bruyante. Vivante. Euphorisante. Le ciel était clair quoique teinté d’une couleur argentée qui le rendait à la fois beau et triste. Les immeubles montaient à une hauteur respectable malgré leurs devantures délavées, les fenêtres décorées de balconnets en fer forgé rehaussés de peinture dorée. A travers les vitres grisées on pouvait deviner des rideaux dissimulant lustres et autres pièces à vivre. Les yeux clairs de Sebastian balayèrent les devantures des magasins, croisant les mannequins élancés qui définissaient l’intérieur de Selfridge et les modes actuelles, ou bien les nombreuses compositions d’un fleuriste un peu plus loin. Un marchand de journaux qui criait les gros titres. Un jeune garçon portant une boîte et du matériel pour cirer des chaussures, une gavroche en travers de la tête. Des hommes pressés qui roulaient leur journal sous leur bras. Des femmes qui échangeaient derrière des éventails. Des vélos aux roues larges qui soubresautaient sur les dalles irrégulières de la route. Presque se serait-il attendu à découvrir les rails métallique d’un tramway tiré par des chevaux… Tout avait un goût ancien. De début de siècle. De début d’ère. De début de vie et pourtant, un voile argenté s’apposait dessus, rappelant les ambiances de vieux films.

Il suivit les façades des immeubles, certains ombrés par la présence majestueuse d’un zeppelin amarré à l’un des toits. Le marchand de sable appréciait énormément ce genre de véhicules volants sans bruit, il avait une nette préférence pour les montgolfières mais les ballons dirigeables recelaient un côté vintage absolument sublime. En voir un en vrai, d’aussi près, était une chance étonnante et il ouvrit la bouche de surprise. Peut-être pourrait-il… Un coup de klaxon résonna brutalement dans son dos et il se retourna vivement, évitant de justesse la voiture au radiateur couleur rouille qui était en train de lui arriver dessus ! Se jetant sur le côté, Sab se prit les pieds dans le trottoir et atterri à même celui-ci, haletant alors que le véhicule pétaradait sans doute aussi fort que son conducteur : ce dernier vociférait des insultes à l’encontre du marchand de sable dans un langage si châtié que lui-même ne parvenait pas à tout comprendre. Il se retourna pour le fixer, interdit. Choqué. Venait-il de manquer de se faire renverser ?!

Haletant, il mit quelques instants à se rendre compte qu’une FEMME s’était approchée de lui avec un air inquiet sur le visage. Si d’autres curieux s’étaient arrêtés en entendant le bruit strident dans la rue, elle était la seule à s’être agenouillée et à le regarder fixement de ses yeux clairs. « Vous allez bien, monsieur… ? » Demanda-t-elle, ses mains gantées assortis au tissu soyeux de sa robe bien que l’une d’elle ne se pose, poliment, contre le bras de Sebastian. Le gardien ouvrit la bouche, incapable de répondre, rentrant la tête dans ses épaules pendant que les fumigations du conducteur continuaient de plus bel à résonner dans la rue soudain silencieuse. Pas un mot. Pas un son, comme à son habitude. La jeune femme secoua la tête doucement. « Vous voulez entrer à l'intérieur ? On peut appeler un médecin si vous n'allez pas bien monsieur. » Elle désigna l’enseigne du Selfridge juste derrière eux et, malgré toute la bonne volonté du monde, Sab ne put qu’abdiquer face à sa proposition. Tout pour s’éloigner de cet endroit. Tout pour ne plus entendre ce grossier personnage faire honte à la langue de Shakespeare. Tout pour pouvoir se remettre de ses émotions, qui semblaient avoir décidées de jouer au yo-yo pour cette journée.

Il se releva et elle attrapa prudemment son bras pour le guider à l’intérieur, esquissant un sourire qui se voulait sincère et compréhensif. « Je suis miss Towler. Je travaille ici. On va vous donner quelque chose à boire… » Son ton laissant sous entendre qu’il n’allait pas très bien et il baissa les yeux vers son allure, au cas où. Non, rien ne semblait avoir été déchiré. Juste son cœur en train de tambouriner dans sa poitrine mais, cela, elle ne pouvait pas l’entendre. A peine furent-ils à l’intérieur qu’elle interpella un vendeur pour lui demander une carafe, invitant Sebastian à s’asseoir sur un fauteuil en cuir. Ce dernier passa une main dans ses cheveux, poussant un soupir surpris avant de hausser les sourcils. Bon, visiblement, tout n’allait pas si mal n’est-ce pas ?

« Où est-ce qu’on est, exactement, Miss Towler ? »

Demanda-t-il finalement, une fois l’esprit un peu plus reposé ; laissant les lettres dorées apparaître entre lui et la personne qui lui était venue en aide. Il avait déjà eu affaire à toutes sortes de réactions. Mais de toutes, celle-ci était indéniablement la plus surprenant : la jeune femme se mit tout bonnement à hurler de frayeur ! Ses yeux écarquillés rencontrèrent ceux du gardien, incompréhensifs, alors qu’un bruit de verre brisé résonnait dans le rez-de-chaussée : le vendeur venait d’en laisser tomber la carafe en cristal et le verre d’eau sous le choc. Surpris, Sab resta immobile alors qu’un vent de panique semblait se répandre dans tout l’étage, des vendeuses se mettant à s’agiter et à crier en demandant au ciel ce qu’il pouvait bien se passer ! Dans le doute, le marchand de sable se retourna pour fixer les devantures, au cas où quelque chose d’effrayant venait de surgir dans son dos. Mais rien. Rien de tel et sûrement pas de sitôt ! Mais alors, pourquoi avait-elle criée ?

Un HOMME s’avança alors à travers les allées, que certains identifièrent comme M. Crabb : « Allons, allons ! Ne paniquez pas, reculez-vous, laissez-le. » Ordonna-t-il, saisissant les épaules de la jeune Miss Towler pour l’attirer à une distance raisonnable. Tous les autres membres du personnel s’étaient approchés, fixant la scène avec de grands yeux ébahis. Sebastian pointa son index vers son propre torse, surpris. Le laisser qui ? Lui ? Est-ce qu’ils avaient… Peur de lui ?! Il vit l’un des vendeurs tourner les boutons d’une machine contre le mur et bafouiller des « Allô ? Le poste de police s’il vous plait. Il s’agit d’une urgence ! » La police ? Vraiment, la police ?! Alors là… Sab en était le premier surpris. Ses mains tendues devant lui, paumes vers le bas, il essaya de temporiser doucement comme il le pouvait avec un sourire gêné sur la figure. Cherchant du regard la moindre aide de la part des autres protagonistes de l'aventure...

... Help ?


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Eloise A. St-James



« T'es comme un McDo,
tu déçois jamais ! »


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________________________________________ Mer 9 Mar 2016 - 19:35

Si Athéna était toujours absorbée par les vitrines aux objets grecs, la déesse n'en avait pas moins loupé l'arrivée massive de vendeurs et vendeurs. Cela avait déjà tendance à l'agacer dans le monde réel, alors là, dans ce monde parallèle du genre du Marchand de Sable, ça la gonflait d'autant plus... Ceci dit, un regard froid, noir, terrifiant, lui permit de se débarrasser du petit Hercule. Elle rejoignit l'endroit où tout le monde s'était regroupé et remarqua bien qu'un vendeur s'était mis à prendre Diane à part. Cela ne plaisait pas à la guerrière d'être séparée, ceci dit, elle ne pouvait rien reprocher à Diane et espérait qu'elle trouverait quelque chose d'intéressant pour trouver Bobos.

L'attention de la déesse fut capturée par un grand bruit puis par des hoquets et autres exclamations de surprise et de peur. Rejoignant la source du bruit, Athéna remarqua que les portes menant à l'extérieur et que le Marchand de Sable, le vrai cette fois, était aux prises avec plein de gens à qui il avait fait très peur en utilisant son pouvoir. En voyant un vendeur du magasin commencer à appeler la police, la guerrière se décida rapidement. Elle appuya sur le bouton de tension pour rompre la communication alors que l'homme avait toujours le téléphone en main. Cela ne servirait qu'à lui faire gagner du temps... Aussi s'approcha-t-elle du public encore craintif avec des prospectus à la main.

- Allons allons braves gens ! Dit-elle haut et clair avec son plus gentil sourire. Ne vous effrayez pas... Ceci n'est qu'un tour de magie ! Lança-t-elle avec assurance.

Les questions fusèrent alors... Un magicien ? Lequel ? Comment faisait-il ? Où et quand se produirait-il ? La brune s'était attendue à tout cela, c'était souvent les questions que les gens se posaient en premier... Et cela voulait aussi dire que si elle n'était pas convaincante rapidement, ils auraient de graves soucis. S'assurant que les regards étaient tournés vers elle, la déesse fit apparaître des affiches sur les bâtiments à l'opposé du Selfridge's, des affiches avec Sable en premier plan et surtout, des affiches un peu usées par le temps, comme si elles étaient là depuis deux ou trois jours...

- Je vous présente le Grand Sablion ! Dit-elle d'une manière théâtrale, en enjoignant Sable à jouer le jeu d'un simple regard. Il vient d'arriver en Angleterre et voulait faire la surprise aux nobles habitants de Londres en faisant l'un de ses tours comme ça, dans la rue, afin de venir vous inviter à son grand spectacle ! Expliqua-t-elle alors que d'un simple claquement de doigts, des prospectus se mirent à tomber dans les mains de chacun. Nous ne pouvons dévoiler nos secrets, bien évidemment, mais n'hésitez pas à venir nous voir dans deux semaines, au Coliseum Théâtre ! Nous nous ferons une joie de vous faire découvrir encore plus de tours intrigants et impressionnants ! Assura-t-elle de son plus beau sourire.

Athéna dut encore argumenter un peu, mais au final, elle parvint à convaincre les passants que Sable n'était pas dangereux et qu'il n'était rien d'autre qu'un magicien très doué et plein d'avenir... Pour un peu, la déesse s'était sans doute découvert un métier : agent pour gens du spectacle ! Mais tout n'était pas fini... Mr Selfridge en personne venait dans leur direction et la brune dut garder son sourire en place.

"Magnifique prestation." Leur dit-il, émerveillé, tout en leur serrant la main. "Vous devriez venir ici à Selfdrige's faire une représentation. On a le Palm Court au dernier étage qui pourrait vous accueillir."

Athéna lui assura que cela serait un grand honneur pour le Grand Sablion de venir se produire au Palm Court, après sa tournée au Coliseum Théâtre bien évidemment, puisqu'il ne pouvait pas décemment casser leur contrat. En homme d'affaires, Selfridge comprit tout à fait cet impératif et s'en alla sur cette promesse, au grand plaisir de la déesse.

- Bon, allons rejoindre les autres et évite de parler avec ton sable s'il te plaît... Signe si tu veux dire quelque chose, je traduirai. Lui assura-t-elle, perdant le masque avenant et très gentil qu'elle avait dû adopter avec les spectateurs de Sable. On devrait aller rejoindre Artémis et... Les deux autres manquants. Fit-elle en soupirant, une fois qu'ils eurent rejoint Elsa, Pitch et Ellie. Oh et s'il vous plaît, assurez-vous qu'il n'y ait personne dans les parages quand vous utilisez vos pouvoirs, du moins, tant qu'on sera dans le coin... Je me vois mal expliquer qu'on joue avec de la glace par exemple. Dit-elle calmement.

Il serait alors bien plus compliqué d'expliquer une chose pareille... Et le coup du magicien ne passerait pas toujours... Mais Athéna était surtout préoccupée par le fait que sa sœur n'était toujours pas réapparue et qu'il manquait Anatole et Apple en plus de tout... Décidément, les expéditions de groupe, ce n'était pas son fort !

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Diane Moon



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________________________________________ Jeu 10 Mar 2016 - 15:32

Le Réveil des Gardiens
Somebody to die for...


Était-ce la journée des conclusions hâtives ? Je commençais à me le demander. Voilà, d'abord que le directeur en personne, me pense fiancée, et que la vendeuse du rayon enfant me croit enceinte. L'agacement commençait tout doucement à poindre. Je détestais les conclusions hâtives, pour quelqu'un comme moi, qui passait son temps à réfléchir et peser le pour et le contre, c'était un comportement que je ne supportais pas. Heureusement, Anatole corrigea la femme en lui disant que nous n'étions pas ensemble :

- Et je ne suis pas enceinte ajoutais-je sèchement

Anatole se chargea de s'occuper de la vendeuse, pendant que je ruminais silencieusement mon agacement. Sans, doute que j'avais été un peu blessé. Sans doute oui. Aphrodite, avait beau me dire que ça n'avait pas été une partie de plaisir même si au final, elle était très heureuse qu'Elliot soit là. Je, ne pouvais m'empêcher de me dire, que ça devait être une merveilleuse expérience, d'attendre un enfant, son enfant. Heureusement, une distraction me sortie de mes pensées en la personne d'Apple qui venait d'arriver. Je, ne l'avais pas entendue d'ailleurs :

« Euh... à mon avis si tu veux établir le contact avec ton fils, c'est pas en lui offrant un bavoir que tu vas y arriver. » me dit-elle « Parce que Bobos a du poil au menton et il sait boire sans baver, je le sais parce qu'il s'est enfilé une bière entière plus un Monaco ! Son père c'est qui ? Parce que à mon avis il tient sa descente de quelqu'un et c'est sûrement pas de toi. »

J'esquissais un sourire. Elle serait surprise. Je pense que niveau descente, ça c'était clairement de moi. Je, n'avais jamais réellement vu Pitch boire. Néanmoins, lorsque j'étais au bord de l'implosion, Apollon faisait souvent apparaître, une bouteille de whisky qu'on descendait à deux, pendant qu'il m'écoutait patiemment, déblatérer tout ce qui me contrariait, le ton finissait même par aller crescendo, pendant que lui se contentait de sourire un brin amusé. Une fois que j'avais vidé mon sac, j'allais beaucoup mieux. Ce, n'était jamais bon de trop intériorisé à force, on finissait par n'en plus pouvoir, et on lâchait tout d'un coup. Le fait que l'alcool n'avait aucune incidence sur notre organisme devait aider.

- Pitch
dis-je, son père c'est Pitch. Il est avec nous, c'est l'homme qui a les cheveux très foncé

De toute façon au point où nous en étions, ça ne servait à rien, de vouloir encore faire preuve de discrétion.

Je restais légèrement, en retrait, voyant Apple, lancer sa musique. Haussant un léger sourcil. Vraiment, je plaignais Anatole. Si elle était comme sa mère, c'était le genre à ne rien lâcher. Ma sœur était le genre tenace, alors si Elliot, l'avait doté de ce trait de caractère...Je préférais ne pas y penser à vrai dire. Je croisais les bras sur ma poitrine, prenant une fausse mine offusquée devant sa remarque suite à la country. Ce, n'était pas réellement mon genre. A vrai dire, je n'avais jamais rien trouvé, d'intéressant dans leurs chorégraphies :

- Sache jeune homme que les années 20 sont ma période favorite de ce siècle. Il nous est souvent, arrivé avec Apollon, de danser au son des cuivre de la Nouvelles Orléans. Le charleston, reste à ce jour ma danse favorite. Notre club favoris est d'ailleurs toujours debout, les propriétaires actuels, ont tout recrée de manière à ce qu'il soit identique à l'époque. Je vous y emmènerais un jour tous les deux si vous êtes sage conclus-je avec un sourire en coin malicieux

Je tournais la tête, vers l'escalier principale, il y avait du sable noir, exactement, comme tout à l'heure, quand j'ai pris la direction de cet étage. Il fallait, que j'en ai le cœur net. Je m'élançais droit dans sa direction, mais fut interrompu par la vendeuse, qui revenait avec le bavoir :

- Merci dis-je en le prenant et le réglant par la même occasion, j'espère que c'est suffisamment spongieux.

Un coup d'oeil derrière moi m'indiqua qu'Anatole, et Apple étaient sur mes talons. Je me retournais, afin de lui donner le bavoir, avant de reprendre ma course. Tout ceci m'intriguait. Le soucis, était que ce genre, de « jeu » réveillait totalement mon côté chasseresses. Sauf, que je refusais d'être une souris. J'étais un prédateur, nous étions deux prédateurs qui s'affrontaient. J'ignorais ce qui découlerait de tout cela. Et à vrai, dire, je ne m'en préoccupais que peu. L'important, à mes yeux, était de tenter de tirer toute cette histoire au clair. Aussi montais-je précipitamment, l'escalier avant de déboucher sur un salon de thé. Des gens étaient assis, autour d'une tasse de ce breuvage. Etrange. Pourquoi une telle concentration, de monde ici, et pas à l'étage plus bas, voir dans le magasin lui même.

Je laissais mon regard parcourir, la salle avant qu'il ne s’attarde, sur la silhouette d'un jeune homme. Il était de dos, et portait un costume d'époque, ainsi que des cheveux mi longs...Extrêmement foncés. J'eus l'impression d'être soudainement en train de retenir mon souffle. Mon cœur cognait à nouveau extrêmement, fort dans ma poitrine. Tandis-que mon corps entier, semblait être prit de nombreux picotement. J'inspirais, m'ordonnant de me calmer, et prit mon courage à deux mains. M'approchant doucement de lui. Était-ce une illusion, ainsi que tous les gens présent dans cette salle ou bien tout ceci était-il bel et bien réel ?

Je sentais, Anatole et Apple me suivre sans faire de bruit. Tandis-que j'étais à présent totalement à côté de sa table. Il se contenta de continuer à boire son thé, avant de tourner son regard vers moi, il était froid, neutre dénué d'expression. C'était le même genre de regard, que j'affichais tout le temps. Lorsque je mettais, mon « masque » en place. Mais plus que ça, ce qui me frappa c'est la couleur de ses yeux. Ils étaient bleus, mais pas n'importe quelle nuance de bleu. La même que ceux d'Apollon, la même que les miens...

Je restait focalisé, sur son physique, des sourcils broussailleux, comme son père, un front large comme le mien...Plus je l'observais, et plus je lui trouvais des similitudes avec Pitch et moi. Mon, cœur s'était à nouveau emballé. Que faire ? Comment agir ? Il, ne m'aimait pas, je pouvais aisément le sentir. C'était plus que de l'empathie, c'était de l'instinct. J'avais l'impression que l'on m'enfonçait un poignard bien aiguisé dans le cœur. J'étais sortie indemne plus forte, de tout ce que nous avions tous, traversé pendant un an, et de ce que nous continuions à traverser. Mais il y avait-il pire douleur que celle que de savoir que son enfant vous détestez de tout son être ? Je comprenais parfaitement Aphrodite à cet instant. C'était même pire, pour elle. Elle avait élevé Elliot. Je, ne faisais que rencontrer mon fils pour la première fois

- Est-ce que c'est toi ? Soufflais-je finalement

"On nous a parlé d'un Bobos. Ou quelque chose de ce genre."

Mon fils, se contenta de fusiller Anatole du regard, avant qu'il ne le porte sur Apple, et qu'il ne se fasse bien plus mauvais. Un frisson me parcourut l'échine, comme un avertissement. Mais, il se contenta de s'installer plus confortablement avant de me fixer à nouveau

"Si c'est mon père qui te l'a dit, pourquoi ne devrions nous pas le croire... mère ?"

J'étais en proie à l'indécision. Je, ne savais à nouveau que faire. Le prendre dans mes bras, me semblait totalement exclus. J'aurais aimé lui demander son véritable nom. Mais, cela n'envenimerait-il pas plus nos relations ?

Il se leva, s'essuyant les lèvres avec sa serviette, et de se tourner à nouveau vers moi :

"Tu devrais essayer leur thé. Il est vraiment très bon."

Il fit mine de se tourner vers la sortie, néanmoins je ne pouvais pas rester comme cela, je me devais d'agir, d'en savoir plus

Attends ! S'il te plait repris-je plus calmement. Pourquoi ? Qu'est qu'il t'as fait ?

Qu'est que Nous t'avons fait ? Je voulais, savoir. Pourquoi toute cette haine, ce ressentiment envers nous ? Nous, ne le connaissions même pas. Nous, venions juste de découvrir son existence. Qu'aurions nous pu faire pour qu'il nous déteste à ce point ? J'étais perdu je ne comprenais pas. Et, je voulais savoir.

"Qu'il ? Parce que tu crois qu'il est le seul ? Rassure toi mère. Je ne suis pas venu que pour lui. Je suis aussi là pour toi. N'est ce pas Apolline ?"

De quoi parlait-il ? Je me tournais vers Apple après une seconde d'hésitation...Une seconde de trop. Comme au ralentit, je vis Anatole, s'approcher d'elle pour la stoper, sans réussir et le couteau qu'elle avait en main se planter dans mon ventre. J'étais trop estomaquée, trop sonnée. Pour réagir correctement, je voyais la blessure, je voyais Apple, le couteau, mais mon cerveau refusait de fonctionner, et d’assimiler les informations. Ironiquement, je me dit que ça faisait le second des enfants de ma sœur, qui avait tenté de me tuer. Le prochain ça serait qui Elliot ? Ou pourquoi pas Neil tant qu'à faire, après les enfants, les petits enfants.

"Ne t'inquiète pas. Il n'est pas prévu que tu sois la première à tomber."

Et sans un mot de plus, il s'éloigna. La douleur du couteau, je m'en moquais. Ce qui me faisait mal, c'était de savoir, qu'il ne m'aimait pas. Ce petit garçon, que j'avais tant souhaité. Que, j'avais aimé, avant même de n'envisager qu'il ne vienne au monde. Et que malgré toute la haine, qu'il éprouvait, je ne pouvais m'empêcher d'aimer, de tout mon être.

Anatole, s'occupait d'Apple, qui semblait être redevenu elle même. Mon regard se porta, sur la table, il y avait un livre, identique à ceux de la bibliothèque, mais il n'y avait rien sur la couverture. Je ne pouvais, pas rester là, à ne rien faire, pas avec une blessure au ventre. Et les gens, qui ne bougeaient pas, qui ne faisaient que nous regarder. C'était peut-être un piège, mais c'était aussi peut-être le seule moyen de m'en sortir. J'adressais un sourire qui se voulait rassurant à Anatole, et désignait le livre d'un mouvement de tête :

- Prends le, et ne la laisse pas regarder ce qui va suivre


Je fermais les yeux une dernière fois, priant Gaïa pour que ça marche...




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________________________________________ Jeu 10 Mar 2016 - 19:02

Dream until your dream comes true

Half my life's in books' written pages. Lived and learned from fools and from sages.


Je rencontrais une véritable difficulté à ne pas me laisser accaparer par l'ambiance des lieux. Bien que mon esprit restait en vigilance constante, je ne pouvais m'empêcher de flâner de rayon en rayon et de me mettre sur la pointe des pieds afin d'observer les objets posés en évidence sur les différents comptoirs. L'illusion était parfaite. Même si je savais que nous n'étions pas dans le passé, on avait tout mis en oeuvre pour nous le laisser croire.

J'observais les chapeaux exposés avec grand intérêt. J'avais toujours aimé les chapeaux, même si je ne portais que des bonnets en laine sans prétention. Je pensais que cela ne m'irait pas, que je n'avais ni suffisamment d'élégance ni d'allure pour en arborer. Pour autant, j'aimais regarder les jolies choses.

Je m'étais détachée du groupe pour déambuler au rez-de-chaussée, restant à l'affût du moindre indice susceptible de nous aider. Assez loin, près de la porte d'entrée, je vis Sebastian s'entretenir avec Miss Toller. Hélas, il eut la maladresse de vouloir s'exprimer avec du sable doré. La pauvre demoiselle en fut épouvantée, tout comme le reste du magasin. Prise au dépourvu, je cherchai une solution afin de le tirer de ce mauvais pas, mais Athéna fut plus prompte à réagir. Elle laissa entendre que Sebastian était un prestidigitateur extrêmement doué. Aussitôt, les regards effrayés furent remplacés par des airs emplis de curiosité. J'esquissai un sourire soulagé avant de rejoindre notre petit groupe qui s'était reformé.

"Très bien joué, Athéna." la félicitai-je avec un léger sourire.

J'espérais ne pas l'avoir vexée en l'appelant par son nom de déesse. Je ne savais jamais comment nommer les Olympiens. Préférait-elle Eloïse ? Après tout, c'était le prénom qu'elle s'était choisie... Je réfléchis là-dessus avant de secouer la tête, estimant que je me devais d'axer mes pensées sur des choses plus importantes. Je culpabiliserai plus tard pour mes maladresses.

"On se rejoint à l'étage."
leur dis-je en constatant que certains avaient encore envie d'explorer le rez-de-chaussée. "Mais ne soyez pas trop longs à venir."

J'empruntai l'escalier menant au premier étage puis la volée de marches conduisant au rayon mode. Là, je bifurquai afin de me rendre vers le Palm Court. J'avais entendu Mr. Selfridge le mentionner pour convaincre Sebastian d'y faire des tours de magie. J'en concluai donc que la suite des "réjouissances" allait se dérouler là-bas. Je détestais être manipulée comme une vulgaire marionnette, mais il semblait qu'une fois encore je doive me plier au jeu d'une personne mystérieuse. Pour un temps, seulement. Je ne souffrirai pas davantage d'être ainsi abusée. Le Dragon s'était déjà amusé à mes dépens par le passé, le fils de Diane et Pitch ne m'impressionnait pas du tout en comparaison.

En traversant le couloir menant au restaurant, je croisai un jeune homme qui avançait d'un pas chaloupé, presque dansant. En passant près de moi, je crus entendre un murmure ressemblant à :

"Tic tac..."

Je me retournai brusquement pour l'observer, me stoppant net. Après quelques pas, il pivota lentement sur ses pieds et me demanda sans détour :

"Ca t'arrive de penser à elle ?"

Sa question eut l'effet d'un boulet de plomb tombant dans mon ventre. Etait-ce une coïncidence qu'à l'instant où je pensais au Dragon et à ce jour funeste où j'avais dû abandonner une enfant dans une ville en flammes, cet homme apparaisse et me nargue sur ce sujet ? Je ne croyais pas au destin, surtout quand je me retrouvais dans un lieu créé de toutes pièces par un jeune fou.

"Qui êtes-vous ?" demandai-je, bien que je le savais déjà.

"Tu l'as abandonnée. Tu les abandonneras aussi ou il n'y a qu'elle que tu jugeais éphémère ?"

J'avais très bien deviné qui il était, tout comme je voyais très clairement ce qu'il essayait de faire, mais cela ne fonctionnait que sur les esprits faibles et mal construits. Bien sûr que je me sentais coupable d'avoir laissé Eleanor enfermée dans un passé enflammé, mais il se trompait s'il pensait que mon entourage ne m'était rien. Eleanor comptait énormément pour moi. J'avais été contrainte de la laisser. On ne peut quantifier la valeur des gens. C'est abominable rien que d'y penser.

Un grand sourire suffisant se dessina sur la bouche du fils de Diane tandis qu'il lisait mon expression fermée. Il pensait m'avoir touchée en plein coeur, aussi je m'appliquai à lui répondre d'un ton pondéré mais pas dénué d'une rage contenue, car j'étais impatiente de le faire descendre de son piédestal :

"Vous vous croyez fort parce que l'on est dans votre aire de jeux, mais cela ne durera pas."

Il avait fait quelques pas comme pour s'en aller mais s'arrêta pour pivoter de nouveau vers moi. Il avait glissé sur le sol comme s'il exécutait une sorte de danse très lente. Son sourire refit surface de façon brutale et malsaine.

"Une aire de jeux, vraiment ? C'est amusant que tu dises ça, car je croyais que l'on était dans la tienne."

Je frémis. Ce que je redoutais le plus venait d'être mis en lumière par cet homme, mais je restai de marbre pour ne pas le laisser savourer sa si pitoyable victoire.

"J'ai vraiment hâte que la partie commence." dit-il en passant une main dans ses cheveux trop longs. "Vous avez déjà failli perdre l'un des vôtres, alors que je n'ai bougé que mon premier pion. Comment tu vas t'en sortir quand je bougerai le second qui t'est tout destiné ?"

"Je n'ai pas peur de vous." assurai-je, la mâchoire contractée.

Mes poings vibraient de colère de plus en plus difficile à contenir. Je n'aimais ni son arrogance ni son assurance. Quelque part, cela me confortait dans l'idée que tôt ou tard, il échouerait. Nul ne peut réussir bien longtemps avec un égo aussi démesuré. C'est le tort de tous les dictateurs et conquérants.

Il accueillit ma réplique avec une sérénité déconcertante, avant de renverser la tête en arrière et de prendre une grande inspiration.

"Je me demande si tu sacrifieras aussi cette petite fille."
articula-t-il après quelques secondes.

Je l'observai avec une légère inquiétude. Que venait-il de faire ? De quelle fillette parlait-il ? S'agissait-il d'Apolline ? Il esquissa trois pas vers moi et ajouta d'un ton narquois :

"Noublie pas Ellie, n'oublie pas... tu le sens au fond de toi. Tout ceci est bel et bien réel."

Il tendit l'index vers moi, mais sans me toucher pour autant. Etait-il véritablement matériel ou venait-il de me dévoiler sans le vouloir son talon d'Achille ? Où étaient ses limites ? Venais-je d'en discerner une partie ?

"Le seul moyen de s'en sortir est que tu fasses un choix, que vous en fassiez tous un. Pour vivre, il faut savoir sacrifier."

Sur cette dernière phrase, il s'en alla pour de bon, disparaissant à l'angle du couloir, me laissant plongée dans le désarroi le plus total. Tout ceci est bel et bien réel... Je le savais. Tout était inventé par les soins de cet homme, mais les lieux étaient imprégnés d'un réalisme saisissant. Par conséquent, tout ce qui s'y produisait avait une incidence sur nous. Nous pouvions être blessés, nous pouvions... mourir.

Ce n'était pas ce point qui m'inquiétait. Non, il y avait bien plus dangereux. J'étais l'origine de toute cette illusion. Cela me semblait évident : le fils de Diane s'était servi de mes capacités pour créer Selfridge's. Il avait tout trouvé à l'intérieur de ma tête et avait amplifié mon don de création afin de le rendre réel. J'avais créé des silhouettes dans le château de Fontainebleau, je savais que j'étais en mesure d'imiter Elliot, sauf que je ne souhaitais pas reproduire les mêmes erreurs que lui. Hors de question de faire naître des créatures et des lieux pour que tout échappe à mon contrôle.

Il était encore temps de tout faire disparaître. En me concentrant suffisamment, je pouvais y parvenir. Incertaine malgré tout, je fermai les yeux et serrai les poings, cherchant à démanteler le magasin, le Londres de la Belle Epoque, cet univers de mensonges. Tout devait disparaître.

Je soulevai les paupières, constatant que mon stratagème avait été vain. Soit je ne savais comment m'y prendre, soit le fils de Diane avait trouvé un autre moyen pour rendre cet endroit réel. Selfridge's était toujours là.

Pourtant, quelque chose venait de s'ajouter à mon degré de conscience. J'entendais une sorte de murmure à la fois doux et abrupt, caressant et rocailleux. Je tendis l'oreille.

Le néant. Ni jour, ni nuit. Des cendres naît le Temps.

Ces mots se répétaient à l'infini à l'intérieur de ma tête. Après quelques instants, je rompis le lien, presque paniquée de les entendre encore et encore. Aussitôt, le murmure disparut.

Encore sous le choc, je passai une main sur mon front, le souffle court. D'où venait ce chuchotement ? J'avais eu l'impression qu'il émanait des murs, et plus profondément encore... comme s'il résonnait à l'intérieur de toute chose. Des cendres naît le Temps... Un frisson parcourut mon échine.

Je déglutis avec peine et rassemblai mes esprits pour me diriger vers le restaurant. C'est alors que j'aperçus une petite fille devant une vitrine. Elle me tournait le dos. Je ne voyais d'elle qu'une cascade de cheveux noirs. Le fils de Diane avait mentionné une enfant... Me mordant les lèvres, je m'approchai prudemment et demandai :

"Tu es perdue ?"

La fillette se tourna. Elle était absolument adorable avec ses grands yeux noisette et ses joues rondes. Elle m'évoquait quelqu'un, comme un souvenir lointain qui m'était inconnu.

"Oui... Non... Je sais pas... Ma maman est pas là." dit-elle un peu rêveusement.

"Tu veux que je t'aide à la retrouver ?" lui proposai-je gentiment, tout en restant sur mes gardes.

"Ooooh oui !"

Après une hésitation, je décidai de lui prendre la main, car même si elle se montrait courageuse, elle n'avait pas l'air très rassuré. Elle faisait deux têtes de moins que moi, alors que je n'étais déjà pas très grande. J'en conclus qu'elle devait avoir six ou sept ans.

"Tu t'appelles comment ?"
demanda-t-elle.

"Ellie."

"Ellie." répéta-t-elle avec un sourire. "Moi c'est Lily."

Je clignai des yeux, hébétée. Je parvins tout de même à balbutier dans un souffle :

"Non c'est pas vrai...!"

"Si c'est vrai !" fit-elle avec une moue. "Je mens jamais !"

Elle tapota trois fois sur son nez comme pour vérifier, alors que son autre main serrait plus fortement la mienne. Totalement déstabilisée, je ne parvins qu'à la dévisager. Lily... Oui, cela me semblait évident, à présent. Elle lui ressemblait tellement ! Désormais, je ne savais plus comment me comporter. Déjà que j'avais d'énormes difficultés à établir des contacts sociaux... Le fils de Diane avait créé une version enfant de Lily afin de me perturber. Il ne fallait pas que je tombe dans le piège.

"Euh... viens avec moi. Ta maman est peut-être dans le restaurant."
dis-je d'un ton étranglé.

Brusquement, la petite Lily passa ses bras autour de moi et se pressa tout contre en fermant les yeux. Désarçonnée, je la reçus maladroitement, me figeant des pieds à la tête. J'entendais son coeur battre la chamade, je sentais son âme... Elle était plus qu'une copie. Elle était vivante. C'était véritablement Lily enfant qui me serrait dans ses bras. Je ne pouvais la repousser. Elle était là. Elle avait besoin de moi. Plus que jamais.

La perfidie de cet homme n'avait donc aucune limite...?

Désarmée, je laissai échapper un faible gémissement vaincu avant de poser ma main libre sur la petite tête de Lily. Sa chevelure était tellement douce... exactement la même. Elle leva les yeux vers moi et se recula enfin en manquant de trébucher.

Gauchement, je serrai sa main pour lui montrer que je ne l'abandonnerai pas et pivotai sur moi-même pour nous conduire jusqu'au restaurant.

"Tu peux avoir confiance en moi. Je ne laisserai personne te faire du mal." lui promis-je.

Nous entrâmes dans le Palm Court et j'aperçus aussitôt Anatole et Apolline. Ils étaient sains et saufs, bien qu'ils arboraient la même expression perdue et choquée.

"Diane a disparu !"
balbutia la jeune fille d'une voix blanche.

Mon sang se glaça dans mes veines et je me plaçai instinctivement devant Lily, afin de la protéger d'une éventuelle agression.


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________________________________________ Sam 12 Mar 2016 - 11:36


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Don't cry, mercy. There's too much pain to come...


    « Tic tac, tic tac... »

    Je descendais les marches du grand escalier de chez Selfridges. Quand j'étais enfant, je m'allongeais dans l'herbe pendant des heures à observer le ciel et les étoiles, à regarder la lune, à contempler toute sa froideur. Je lisais en elle comme dans un livre ouvert, j'y voyais mon avenir. Une destinée incertaine mais où les choses pourraient changer. Mais tout ceci n'était qu'un rêve, comme l'ensemble des autres pensées que j'avais de ma vie passée. En réalité j'étais venu au monde il y avait deux semaines de cela. Elliot m'avait créé et maintenant j'entendais ces murmures dans ma tête, mais aussi mon coeur battre. J'étais réel, mes rêves l'étaient aussi, tout comme mes cauchemars.

    « Sorcière, vous avez enfanté un démon ! Vous abritez Satan ! Voilà ce qu'ils disaient de sa mère, voilà ce qu'ils pensaient de cette pauvre enfant innocente. »

    Nous y voilà enfin, je ne devais pas reculer. Face à moi se tenait les deux hommes que j'avais croisé sur la lune, les deux premiers êtres humains que j'avais vue. Je savais qui ils étaient et ce que l'un d'entre eux représentait pour moi. Sebastian le marchand de sable et Pitch Black, mon père. Le bien et le mal, les deux étaient réunis au même endroit. A leurs côtés la reine des neiges et de la glace, de cette même froideur que l'on ressent quand on marche sur cette lune. Son coeur était-il aussi glacé que le miens ? Athéna la déesse qui a mis à bas deux des dieux, dont un qui fut aimé.

    « Voilà ce qu'ils penseront de vous, père. Vous les avez enfermés dans un monde de rêves, mais les rêves finissent toujours par se transformer en cauchemars. »

    Des rampes de l'escalier s'échappaient de la poussière, du Sable Noir. Mais cela s'échappait aussi des accessoires de la boutique. Les vitres devenaient foncées, les vitrines aussi. Le plafond se dissimulait derrière un épais nuage de sable.

    « René des cendres, je brûle comme un feu à l'intérieur. Je me consume, mais je vous emporte également avec moi. Je suis un guerrier, plus fort que je ne l'ai jamais été. Mon armure est faites de Sable Noir, un Sable que vous avez si longtemps cru contrôler. Mais désormais il est miens. »

    Du Sable Noir était arrivé jusqu'aux chevilles de chaque personne présente et même si elles tentaient de se défaire de ses liens, il était bien plus fort qu'eux.

    « Tellement de questions sans réponses, tellement d'esprits torturés. Je lis en chacun d'entre vous que vous souffrez, tous à votre manière, mais n'ayez crainte, toutes ces souffrances pourraient prendre fin si vous veniez à agir au lieu de subir. Regardez vous, plus faibles les uns que les autres. Elsa ! Athéna ! Tu contrôles la glace. Tu as l'Egide. »

    En leur parlant j'avais fait apparaître une statue d'Anna faite de glace et une guerrière portant une armure similaire à l'Egide, le tout créé à partir de Sable Noir que j'avais dissous aussi rapidement que je l'avais créé.

    « Vous êtes des guerrières, mais aussi des monstres aux yeux de certaines personnes. Ta soeur ne te pardonnera jamais ce que tu as fait, même si avec le temps sa haine envers toi diminuera. Quand à toi, ils ne te feront jamais confiance. Tu as trop mal agi pour cela. Ils se méfieront toujours de toi jusqu'au jour où tu commettras une nouvelle erreur et qu'ils diront qu'ils ont eu raison de ne pas croire en toi. »

    A présent je marchais lentement, arrivé en bas des marches et répétant une nouvelle fois cette douce phrase à mes oreilles.

    « Tic tac, tic tac. »

    Un petit sourire s'était dessiné sur mon visage.

    « Sonne le glas pour les morts. Sonne le glas pour ma mère. »

    Le Sable Noir les avais tous emportés, les plongeant dans un tout nouveau décor.


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________________________________________ Sam 12 Mar 2016 - 18:47

Le Réveil des Gardiens

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Ces gens... Ce lieu... Tout était si élégant, si raffiné. Chaque objet présenté dans les vitrines semblait précieux, d'une richesse incroyable qui se laissait contempler comme si j'avais face à moi une œuvre d'art signée par un grand artiste. J'observais tout avec émerveillement, la peur me quittant peu à peu pour laisser place à la fascination. J'aurai tant voulu que l'architecture de Storybrooke soit inspirée par ce lieu. Et que les habitants y soit aussi polis et avenants. J'avais enfin trouvé le courage de discuter courtoisement avec certaines vendeuses, et un sourire avait fini par éclore sur mes lèvres alors que je me sentais à l'aise, dans un environnement familier. Les mœurs n'étaient pas les même qu'au temps où j'étais reine, bien entendu. Mais l'élégance de la décoration et cette teinte dorée et chaude qui illuminait les galeries rappelaient les décorations de certains châteaux. Et voir les femmes porter des corsets... Je ne comprendrais jamais pourquoi ils ont été remplacés par ces hauts vulgaires qui montrent bien trop de chair. Ici, point de luxure à la vue de tous. Même les hommes avaient ce petit quelque chose en plus. Peut être était-ce leur costume ou leur beau chapeau, mais je me surpris à rosir légèrement lorsque l'un d'eux m'offrit un sourire courtois.

- Quel lieu magnifique, n'est-ce pas ? J'aimerai tellement pouvoir rester ici !

J'avais rejoins le petit groupe où se trouvait la déesse Athéna et Mr Black, sans pouvoir contenir la joie qui illuminait mon visage. Je serrais contre ma poitrine les cadeaux offerts par Diane, et la cherchait du regard. Je devais la remercier. Tout à l'heure, l'émotion m'avait serré la gorge, alors que je tenais les gants et l'éventail comme si c'était les plus précieux des objets. À mes yeux, ils les étaient. Je ne me souvenais même pas du dernier cadeau que l'on m'avait offert. La déesse ne m'était pas proche, mais elle me les avait tout de même offert simplement parce qu'elle avait vu que cela me plaisait. C'était réellement pour moi un acte de gentillesse qui méritait quelque chose en échange. Déjà, des remerciements chaleureux. Et après...

- Non...

J'avais murmuré, alors qu'il s'approchait. Le bâtiment se détruisait à chacun de ses pas, s'effritant en sable noir comme un enfant qui détruit la forme de château qu'il vient de bâtir sur la plage mouillée par les vagues. Mon cœur se serra, en me rendant réellement compte que tout n'avait été qu'illusion. C'était si beau, si réaliste... Et voilà que lui apparaissait, qu'il faisait s'effondrer ce monde merveilleux. Pour ne laisser à la place que la froideur et l'obscurité.

Les mots du fils de Pitch furent tels des épées qui s'abattaient sur moi, la lame mordant la chair pour l'imbiber de douleur, alors que je ne sentais les larmes brûlante se mettre à couler le long de mes joues sans que je ne puisse les en empêcher. La vision d'Anna changée en glace était horrible. Et tellement réaliste. Ma sœur pouvait tenter de me rassurer, de vouloir me pardonner, il restait cette dangerosité qui planait au dessus de sa tête, attendant d'atteindre son cœur pour la blesser à nouveau. J'étais la responsable de tout ses malheurs, de toute la dangerosité qu'elle côtoyait depuis son enfance. Le monstre envahissant sa vie.

Je n'avais même pas essayé de me débattre lorsque le sable noir m'avait entouré. J'avais juste fermé les yeux, et attendu. Il se jouait de nous. Il voulait nous faire du mal. Que lui avait-on fait ? Que voulait-il réellement nous faire ?

S'amuser encore un peu, semblait-il. Quand je soulevais mes paupières, ce fut pour me retrouver face à un nouveau paysage. De grandes étendues. Une maison aux colonnes blanches. Et un arbre imposant. Adieu mes beaux décors...

- Que ce passe-t-il ? Comment savait-il toutes ces choses si... personnelles sur nous ?

J'essuyais mes larmes rapidement, honteuse de m'être ainsi allée. Je n'étais pas la seule perturbée, mais j'étais bien la seule à craquer, incapable de me contenir. À ma grande surprise, je découvris une fillette brune, qui s'accrochait à la jeune Ellie. Mais Diane n'était plus là. Est-ce qu'elle était...

- Diane... elle... Il a dit...

Je n'osai pas exprimer ma pensée à voix haute, par respect pour Mr Black, qui semblait être son compagnon. Mais les paroles du jeune homme me revenait. Je m'appuyais contre le tronc de l'arbre sous lequel on se tenait, légèrement sonnée par tout ce qu'il se passait. Allions nous tous mourir? Tous souffrir ? J'avais l'impression d'être sans défense face à un mal trop grand. Je fuyais depuis toujours les potentiels dangers, et voilà que la première fois que je me laissais embarquer, tout s'effondrait sous le sable noir.

- Non ! Pas encore ! Je ne voulais pas !

Je m'étais écartée de l'arbre dès que j'avais sentie quelque chose de froid contre mon dos. La glace remontait le long du tronc, l'emprisonnant dans une épaisse couche de givre en lui donnant un léger aspect bleuté. Je plaquais une main contre mes lèvres tremblantes et tournais le dos aux autres, horrifiée. De nouveau, je ne me contrôlais pas. Je n'avais même pas pensé à utiliser mon pouvoir, cela c'était fait tout seul, sans que je puisse m'en empêcher. C'était toujours comme cela. Au début, ce n'était pas grand chose. Et puis, juste après, je me retrouvais à geler le cœur de ma sœur.


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[Fe] Le Réveil des Gardiens - Evénement #60 - Page 4 _


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________________________________________ Dim 13 Mar 2016 - 21:20

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“Beware the dark pool at the bottom of our hearts. In its icy, black depths dwell strange and twisted creatures it is best not to disturb.”

Pitch ressentit le coup de poignard bien avant d'entendre la panique à l'étage.
Il entendit le cri de Sélénée résonner dans sa tête, la créature de sable noir se tordant et hurlant de douleur à l'intérieur de la perle alors que la vie de sa maîtresse, m'envoyant des flashs erratique de... D'Apolline la poignardant...? Le fossoyeur s'appuya contre un présentoir pour éviter de tomber, mettant la main sur son estomac avant de se retenir de vomir alors que sa tête lui mit à tourner rapidement. Il jura silencieusement, avant de se téléporter de manière paniqué vers l'étage, disparaissant dans un nuage de sable noir avant de réapparaître directement dans le salon de thé, il regarda autour de lui, cherchant désespérément la présence de la femme de son cœur, sans succès.
On lui venait de lui retirer Diane. La personne qui lui était la plus précieuse au monde venait de disparaître à quelques mètres de lui... Non, elle n'était pas morte. Enfin pas définitivement, calme toi Pitch, reste calme. Elle ne venait pas de mourir, c'était une déesse et elle allait pouvoir se régénérer. Elle allait passer un très mauvais quart d'heure et était hors de ta portée, mais elle était encore vivante... Et si elle ne l'était pas... Et bien disons qu'il y aurait plus d'une tombe à creuser en rentrant.
Il se tourna vers la fille au cheveux d'or, un rictus se dessinant sur son visage, mais alors qu'il allait lui demander ce qui se venait d'arriver il sentit une puissante présence, le fossoyeur se retourna en faisant apparaître sa faux dans le même mouvement. Uniquement pour le voir, son fils, rayonnant de puissance et d'arrogance, un peu comme lui dans sa mauvaise période.

« Voilà ce qu'ils penseront de vous, père. Vous les avez enfermés dans un monde de rêves, mais les rêves finissent toujours par se transformer en cauchemars. »

Pitch savait que les choses sérieuses venaient de commencer, alors il n'allait pas lui laisser la moindre parcelle de terrain, Pitch regarda le sable apparaître autour de ses pieds avant de jurer intérieurement, sachant qu'il n'aurait pas le temps de se défaire de ses liens en tentant de protéger le reste du groupe, il décida de regarder son "fils" d'un air curieux, l'admirant de la tête au pied. Du noir, beaucoup de noir, mais pas du noir de gentleman, non. Loin de là. C'était... C'était...
...

"Misère, c'est un émo."

Est-ce que c'était du mascara que je voyais sous ses yeux. Non. Cela devait être mon imagination. Mais misère, son style vestimentaire était d'un ennui mortel, aucune originalité, aucun style, fade. Il ne m'impressionnait pas avec ses belles paroles de puissance et de maîtrise, il avait deux semaines, mon existence était plus ancienne que celle de la Terre. Je provenais de l'une des sources primordiale du mal dans cet univers, alors pour moi il avait l'expérience d'un cafard qui se faisait des films, il avait du talent, certes et de la puissance. Mais il n'avait pas idée de ce dont j'étais capable, ce petit prétentieux qui se voulait être un génie du mal. Je l'aurais bien laissé dans son petit monde, mais sa simple présence m’exacerbait, et il venait de me retirer Diane d'une manière ou d'une autre. Alors Pitch fit disparaître sa faux et croisa les mains derrière son dos, regardant son "fils" palabré comme un paon, ne se montrant une fois qu'il était certains de maîtriser la situation comme un lâche pour ne rien faire d'autre que tenter de démoraliser le groupe. Stupide, stupide "fils", si cela aurait été moins j'aurais déjà tué la majorité des cibles récalcitrantes. Il n'était qu'un insolent petit merdeux qui se croyait au-dessus de ses professeurs. Sauf que c'était un insolent petit merdeux qui venait de me retirer la femme que j'aimais.

« Tic tac, tic tac. Sonne le glas pour les morts. Sonne le glas pour ma mère. »

Un éclair de rage et de colère traversa le visage de Pitch alors qu'il regarda Phobos droit dans les yeux, ses yeux d'ors tumultueux et enragé le transpercèrent de part en part alors qu'il se sentait disparaître dans un autre lieu. Et tout cliqua dans son esprit, il avait presque envie de rire devant sa propre stupidité et sa propre panique, car il venait de tirer une conclusion de sa première rencontre avec Phobos, alors Pitch s'exprima avant de disparaître:

"Tu n'es pas mon fils, chien. Alors n'attends aucune pitié de ma part lorsque ton insolence te rattrapera. "

Puis les ténèbres l’engloutirent, et il est accueillit avec la un léger sourire malgré la haine et la colère qui bouillonnait en lui. Phobos allait payer, chèrement, il n'était en aucun cas mon fils, il ne le méritait nullement, je n'avais pas à me sentir mal de son existence car ce n'était pas moins qui l'avait éduqué, ce n'était pas moins qui avait créer ce monstre. Alors il voulait jouer à qui était le plus méchant? Qu'il profite, qu'il profite, car lorsqu'il se retrouvera sur le champs de bataille je m'assurerai de lui effacer ce foutu sourire de son visage.
Il m'avait retirer Diane. Il était prêt à faire tuer sa mère, alors il ne méritait aucune pitié de ma part.

Pitch rouvrit les yeux en se tenant sous un vieil arbre, il regarda autour de lui à la recherche de Diane, sans succès. Et le fossoyeur serra les poings sous l'effet de la colère, son sable s'agita autour de lui, ondulant de manière intimidante sous la forme d'infime tracé qui orbitait autour du cœur meurtri du fossoyeur. Il avait beau savoir que Diane était toujours quelque part, il souffrait comme si c'était lui qui avait reçut le coup de poignard, il haïssait cela, au fond de lui il avait envie d'hurler sa rage et sa colère. Il avait été surpris, impuissant, incapable de l'empêcher de disparaître de nouveau. J'avais déjà faillit la perdre tellement de fois et... Et maintenant elle m'avait été arraché de nouveau. Je ne pouvais pas supporter cela. J'allais...
Le Roi des Cauchemars se tourna lentement vers Apolline qui était totalement paniqué, son air trahissait la culpabilité de ses actes, et Pitch s'apprêtait à être le juge et le bourreau lorsque qu'une voix paniqué le tira de ces pensées meurtrières, c'était celle d'Elsa. Le croque-mitaine se tourna brusquement vers la Reine des Neiges, la regardant alors qu'elle cédait à une crise de panique en transformant l'arbre en une splendide sculpture glacée. La furie de Pitch se calma légèrement devant ce spectacle alors qu'il avança malgré la propagation du froid, s'approchant doucement derrière la reine paniquée avant de dire:

"Elsa."

La reine se retourna, le regard terrifié, alors que Pitch croisa les mains derrière son dos avant de regarder l'arbre gelé.

"Est-ce vraiment tout ce qu'il faut? Quelques mensonges d'un chien arrogant et cela suffit pour que vous preniez peur en vos capacités? Vous êtes la Reine des Neiges, cela n'est nullement une insulte, c'est un titre qui est le votre et qui vous ait unique, une fierté, un don. Tant que vous le voyez comme une menace, il sera une menace, tant que vous le voyez comme une arme, il sera une arme. N'ayez pas peur de qui vous êtes, retourner vous et admirez vos pouvoirs, vous y voyez la destruction alors que j'y vois une beauté prismatique. Votre êtes le maître de votre magie, et non l'inverse. "

Pitch fit un léger mouvement de la main alors qu'un filet de sable noir s'extirpa doucement à l'arrière du crâne de la Reine, le fossoyeur venait discrètement de retirer une partie de la peur d'Elsa, je ne pouvais pas tout faire disparaître sans risquer de lui faire perdre quelques neurones au passage, alors j'avais retiré ce qui était le plus facile et le plus récent, c'était mieux que rien.
Mais maintenant, j'avais autre chose à faire.
Le sable noir réapparu autour de Pitch qui se retourna lentement, son pouvoir s'embrasa telle une supernova sous l'effet d'une rage froide et calculatrice, il examina Apolline comme un prédateur examina sa proie alors qu'il s'approcha lentement d'elle. Son visage n'était qu'animé que par le jeu vengeur de ses yeux, et Apolline commença à reculer instinctivement alors que ses instinct primaire de proie recommençait à refaire surface, Pitch s'arrêta à quelques mètres devant la petite gosse apeurée, dont les jambes tremblaient et dont les yeux commençaient à se brouiller sous l'apparition de larme de terreur, Pitch ne prononça qu'un seul et unique mot alors que son pouvoir était tourné vers la fille de Pascal.

"Pourquoi?"

"Je... Je ne sais pas ce qu'il s'est passé! Elle a disparue!"

Le visage de Pitch resta de marbre alors qu'Ellie s'interposa en croisant les bras devant moi, me séparant d'Apolline, le regard ardent de Pitch passa sur l'enfant alors qu'elle me renvoya mon regard ardent:

""Elle n'a pas conscience de ce qu'elle a fait. Alors soit tu la lâches, soit je vais vraiment m'énerver. Je pensais que nous étions tous en adulte ici et que nous pouvions raisonner en conséquence.

Pitch s'agenouilla pour se mettre au niveau d'Ellie, ne lâchant pas son regard une seule fois, alors que son visage resta froid comme le marbre pour ne pas trahir le tumulte d'émotions qui faisait rage. C'était le chaos dans son esprit, la peur se mélangeait à la colère et à la rage, à l'impuissance. Alors Pitch regarda Ellie avant d'annoncer:

"Tu veux parler de conséquences? Soit, elle vient de poignarder sa tante, la personne qui m'est la plus précieuse au monde. Comme ça elle est au courant, je suis aussi au courant qu'elle ne le faisait pas de son plein gré, sinon elle serait déjà morte. et tu veux une dernière conséquence? Il peut la maîtriser, à chaque instants présents dans cette illusion il peut en prendre le contrôle et la retourner contre nous. Et je sais que le chien qui prétend être mon fils n'aurait pas la moindre hésitation à s'en servir contre toi. Ellie Sandman. "

Le fossoyeur se releva de nouveau, avant de laisser passer un lourd silence, il croisa les mains dans son dos avant de jeter un dernier regard à l'un des meilleurs atouts de mon ennemis, avant de dire:

"Je ne suis pas l'ennemi, Ellie Sandman, mais je ne peux plus prendre Phobos comme un jeu, il veut du Cauchemar? Oh, je lui donnerait du cauchemar jusqu'à ce qu'il rampe. Il n'est pas mon fils, je n'ai pas à le traiter comme tel, il n'est qu'un insolent môme qui vient de faire poignarder Diane. Et je saurais le traiter en conséquence. "

Pitch se retourna vers le groupe, les mains toujours croisés dans son dos, il ignora totalement la présence de l'enfant perdu qui avait rejoint le groupe, et sans qu'il ne se rende compte. Une fêlure apparue au-dessus de l’œil droit de Pitch, comme si son crâne venait de subir une violente fracture, directement présente dans la fissure s’agrandit jusqu'à toucher l’œil droit du fossoyeur, s'arrêtant brusquement alors que du sable noir commença à s'échapper d'une blessure qui était présente sans l'être. Il leva la main pour toucher la blessure qui venait mystérieusement d’apparaître, un léger éclair de surprise le trahissant alors qu'il toucha le sable noir qui venait de se coller sur ses doigts.
Et des mots apparurent dans son esprit, comme portés par un temps oublié de tous...
...

N'est pas mort ce qui a jamais dort.

... Qu'est-ce que c'était que ça...?

Ellie Sandman



« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Ellie Sandman


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________________________________________ Lun 14 Mar 2016 - 17:17

Dream until your dream comes true

Half my life's in books' written pages. Lived and learned from fools and from sages.


"Diane a disparu !" balbutia Apolline d'une voix blanche.

Mon sang se glaça dans mes veines et je me plaçai instinctivement devant Lily, afin de la protéger d'une éventuelle agression. Puis j'enveloppai la salle d'un regard perçant, analysant la moindre chose anormale. Ce ne devait pas être l'heure du déjeuner car les lieux étaient pratiquement vides. Les rares serveurs évoluaient autour de nous sans même nous voir. Inutile de leur poser des questions, probablement que la scène à laquelle ils avaient assistée leur avait parus tout à fait insignifiante.

Je posai les yeux sur Apolline qui nous observait d'un air où la perplexité se mêlait à la panique. Elle semblait ne pas comprendre ce qui venait d'arriver. Je gardai une expression neutre afin de ne pas l'inquiéter davantage et m'avançai vers elle, gardant la main de petite Lily dans la mienne. L'enfant me suivait d'un pas hardi tout en se dévissant la tête pour observer Anatole d'un oeil plein de curiosité. Après quelques secondes, ce dernier lui fit un petit salut de la main et la fillette esquissa un sourire avant de me rentrer dedans car elle n'avait pas remarqué que je venais de m'arrêter. Je secouai légèrement la tête, attendrie un court instant par son comportement tellement ingénu, avant de lever les yeux vers Apolline.

"Est-ce que tout va bien ?"

"Je... je sais pas..."
bredouilla-t-elle en tirant sur sa veste pailletée, signe qu'elle était nerveuse. "Je vois pas pourquoi ça n'irait pas mais..."

Elle jeta un coup d'oeil vers Anatole avant d'éviter son regard, et de porter les doigts à sa bouche pour mordiller son vernis à ongles noir. Je lui adressai un sourire encourageant afin de masquer l'angoisse qui montait crescendo en moi et lui demandai calmement :

"Peux-tu t'occuper de cette petite fille le temps que je parle à Anatole ? Tu serais un ange."

Elle baissa les yeux vers Lily qui l'observait d'un oeil anxieux mais intrigué et hocha la tête. Je sentis la main de l'enfant glisser de la mienne et s'approcher timidement de l'adolescente.

Je les laissai pour avancer vers Anatole et lui faire signe de nous éloigner de quelques mètres.

"Que s'est-il passé ?"
m'enquis-je aussitôt à voix basse.

"Elle a poignardé Diane mais elle n'était pas elle-même."
murmura-t-il d'un ton soucieux. "Qui est cette petite fille ?"

"C'est Lily." fis-je sans même réfléchir à la portée de mes paroles. "Comment Apolline a-t-elle pu faire une chose pareille ?"

"Je m'en doutais." répondit-il.

Je fronçai les sourcils, ne saisissant pas à quoi il faisait allusion, jusqu'à ce que je me retourne pour suivre son regard et voir qu'il observait Lily.

"Comment tu l'as compris ?" fis-je, interdite.

"Ses yeux."
expliqua-t-il après une petite pause. "Ils ont quelque chose de particulier."

J'acquiesçai un peu rêveusement, constatant qu'il avait absolument raison. La même tendresse et naïveté se lisait dans son regard. Puis je me re-concentrai sur le problème colossal qui avait fait surface.

"C'est lui." articulai-je, la mâchoire contractée. "C'est lui qui l'a manipulée."

Anatole avait l'air crispé, et son silence signifiait qu'il partageait le même avis. Le fils de Pitch s'était servi d'Apolline pour atteindre Diane et la blesser mortellement. A mesure que les minutes passaient, je sentais l'angoisse m'écraser de tout son poids car la déesse ne réapparaissait pas. Ce n'était pas normal. La régénération n'aurait pas dû prendre autant de temps. Nous n'étions pas dans la réalité, par conséquent les règles n'étaient pas les mêmes. Je déglutis avec peine et aperçus alors les murs s'effriter et se confondre en une masse de sable noir.

Dans le même laps de temps, Elsa, Athéna, Sebastian et Pitch nous rejoignirent. Nous fûmes tous aveuglés par un tourbillon de sable. Lorsque je soulevai les paupières, le soleil ensanglantait le ciel. Là où nous venions d'apparaître, la nuit allait bientôt tomber. Nous étions au pied d'un arbre majestueux qu'Elsa ne tarda pas à recouvrir de givre. La reine des neiges semblait bien trop chamboulée par les récents évènements pour parvenir à contrôler son pouvoir. Je lui lançai un regard de sollicitude avant de faire quelques pas sur l'étendue de terre rouge. Non loin, une maison de style colonnial se dressait. A moins de me méprendre car la description littéraire y ressemblait mot pour mot, nous étions arrivés dans le paysage de l'une des oeuvres les plus populaires de tous les temps.

Je mis ma connaissance de côté en voyant Pitch, le corps entouré de sable noir, pivoter vers Apolline. Que faisait-il ? Il se mouva vers elle et je n'appréciais pas le regard qu'il lui décochait. En réaction, la jeune fille se recula et bientôt, des larmes de terreur roulèrent sur ses joues alors qu'elle tremblait de tous ses membres.

Mon sang se gela de nouveau dans mes veines. On pouvait se permettre beaucoup de choses mais faire du mal aux personnes que j'aime était extrêmement mal avisé. A la fois révoltée et courroucée, je me plaçai devant elle alors que l'interrogatoire avait débuté. Il rêvait s'il croyait que j'allais attendre sagement les bras croisés qu'il perturbe l'équilibre fragile de la jeune fille.

"Elle n'a pas conscience de ce qu'elle a fait."
déclarai-je d'un ton cassant. "Alors soit tu la lâches, soit je vais vraiment m'énerver. Je pensais que nous étions tous adultes ici et que nous pouvions raisonner en conséquence."

J'étais plantée devant lui, lui décochant un regard perçant et impitoyable. Qu'il ne se fie pas à mon apparence... J'étais tout à fait en mesure de lui faire ravaler son sable de cauchemar. Je n'eus pas l'ombre d'un mouvement de recul tandis qu'il mettait un genou à terre afin d'être à ma hauteur, mais je serrai les dents. Comment osait-il se montrer aussi effronté ? Il me signifiait avec ce comportement que j'étais bien trop petite pour avoir un quelconque pouvoir de décision sur la situation. Je ne le lâchai pas des yeux jusqu'à ce qu'il révèle à voix haute ce qu'avait fait Apolline. Là, j'émis un léger soupir agacé avant de lui renvoyer un regard incendiaire. N'avait-il donc aucun tact ? Il disait aimer Diane mais il se moquait de ce que le reste des gens pouvait éprouver. Dans mon dos, j'entendis Apolline émettre un couinement de panique. J'aurais aimé la réconforter mais il fallait d'abord que je termine de remettre le maître des cauchemars à sa juste place.

"... Il peut la maîtriser, à chaque instants présents dans cette illusion il peut en prendre le contrôle et la retourner contre nous. Et je sais que le chien qui prétend être mon fils n'aurait pas la moindre hésitation à s'en servir contre toi. Ellie Sandman. "

Je me mordis de nouveau les lèvres tandis que la jeune fille derrière moi commençait à prononcer des mots incohérents comme "Non... je... c'est pas moi... J'ai... non..." et à perdre totalement le contrôle. J'attendis avec une patience admirable que Pitch ait terminé son charmant discours et qu'il se relève. Je ne voulais surtout pas briser ses effets en plein élan. Je jetai un coup d'oeil par-dessus mon épaule et adressai un regard encourageant à Apolline qui séchait ses larmes, à la fois abattue et perdue, mais soutenue par Anatole, alors que petite Lily se cachait derrière elle, effrayée par le grand monsieur dont le front venait de se fissurer et de laisser échapper un peu de sable noir. Il était puissant, certes, mais il utilisait mal ses talents. Bien trop impulsif.

Je déclarai alors d'un ton courroucé, haussant à peine la voix car je savais qu'il m'entendait :

"Nous ne somme pas dans une illusion, espèce d'imbécile ! Tant que tu penseras ainsi, tu seras faible." ajoutai-je avec une moue de dégoût. "Je sais ce que l'on risque à garder Apolline avec nous, mais je sais aussi ce que l'on perdra si on l'abandonne. Doit-on se débarrasser d'Elsa également puisqu'elle ne semble pas maîtriser son pouvoir ?"

Je désignai la reine des neiges d'un geste faussement désinvolte avant de poursuivre :

"Tu viens de l'encourager à devenir maîtresse de ses capacités, je l'ai parfaitement entendu. Cesse de voir Apolline comme une menace. Tant que tu la verras ainsi, elle en sera une. Tant que tu la verras comme l'arme de ton fils, elle sera son arme."

J'avais repris les mots qu'il avait utilisés pour réconforter Elsa, et me permis même de lancer l'ombre d'un sourire à cette dernière, afin qu'elle comprenne que je ne l'accusais pas d'être dangereuse, bien au contraire.

"Je n'ai pas peur de cet homme et je suis ravie d'apprendre que tu n'auras aucune pitié pour lui." repris-je d'un ton entendu tout en fixant Pitch d'un oeil perçant. "Pour y parvenir, il faut se servir de sa matière grise au lieu de s'en prendre aux innocents."

Les paroles du fils cauchemardesque me revinrent en mémoire. Pour tout dire, elles n'avaient pas quitté mon esprit une seule fois.

"Le seul moyen de s'en sortir est que tu fasses un choix, que vous en fassiez tous un. Pour vivre, il faut savoir sacrifier."

Je commençais à comprendre de quoi il s'agissait, ou plutôt de qui... Apolline et le jeune homme partageaient un lien, sans doute
accentués par le Sable Noir qui coulaient communément dans leurs veines. Le moment venu, il faudrait faire un choix. Empêcher Pitch de porter le coup fatal à la petite soeur d'Elliot, à la fille d'Aryana et Pascal... ou le laisser faire afin de nous sauver de cet endroit. Pour vivre, il faut savoir sacrifier.

Je ne voulais pas y penser maintenant, sinon j'allais devenir folle. J'y penserai plus tard. J'essayais d'enfouir le chagrin au fond de ma conscience, d'élever une digue contre le flot grossissant de ma douleur, car sans me l'avouer tout à fait, je savais que le sacrifice serait nécessaire, tôt ou tard. Je l'avais compris, mais je ne l'acceptais pas.

Je pivotai vers la maison aux colonnes blanches qui nous attendait au loin, façade réconfortante contre le ciel ensanglanté.

"Nous allons retrouver Diane." dis-je comme une promesse. "Où qu'elle soit, il ne pourra pas la retenir bien longtemps. Et si jamais elle ne vient pas à nous, nous irons à elle."

J'enveloppai le groupe d'un regard confiant malgré l'anxiété sous-jacente qui me tenaillait concernant le fameux sacrifice. Pour le moment, je n'avais pas le courage de trouver une solution.

"Il nous a conduit jusqu'à Tara. Savez-vous ce qu'est ce domaine ? Il est issu d'Autant en emporte le vent. Il représente un lieu que la guerre n'a pas réussi à terrasser, un endroit dans lequel l'héroïne du roman puise toute sa force. L'homme qui joue avec nous n'a pas conscience du cadeau qu'il vient de nous faire : il vient de nous prouver qu'il ne sait absolument pas la valeur de ce qu'il copie. Car il ne crée rien, il se contente de reproduire des lieux déjà connus par certains d'entre nous. Tara est une terre rouge empreinte de sauvagerie et de majesté. Elle symbolise tout ce qu'il faut de courage pour triompher de l'adversité."

Je me tus quelques secondes avant d'ajouter d'un ton assuré :

"Notre ennemi est en train de nous donner de quoi nous défendre. Gardez les yeux grands ouverts. Cet endroit est un véritable cadeau offert par un ignorant."

J'étais profondément convaincue de ce que j'avançais. Comme je l'avais escompté, le fils de Pitch était bien trop sûr de lui. Il se croyait plus puissant qu'il ne l'était. Il ne réfléchissait pas suffisamment lorsqu'il nous emmenait dans les différents lieux. Peut-être allions-nous le prendre à son propre jeu ?


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[Fe] Le Réveil des Gardiens - Evénement #60 - Page 4 Diplo10

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________________________________________ Lun 14 Mar 2016 - 21:19

Le Réveil des Gardiens
Tic Tac...Sooner or later son you're gonna fail


Mourir, ce n'est jamais agréable. Même, si nous trompions la mort, avec la régénération, l'expérience n'avait rien d'enviable. Cela faisait bien quasi vingt quatre ans, que je ne m'étais pas régénéré. Il fallait dire, que la dernière fois, j'avais tout perdu. Apollon, Aphrodite, mes filles et mon neveu à naître m'avaient été arrachés. Alors, après avoir accédé à la demande de Silena, et l'avoir tué, afin de rejoindre ses sœurs. Je nous avais téléporté, en Louisiane, dans le cimetière Lafayette. Me chargeant, de les conduire dans leur dernière demeure. Après quoi, j'avais fait apparaître une arme à feu, que j'avais collé contra ma tempe et pressé la détente. J'avais choisis de changer, de tenté de laisser le passé derrière moi, alors j'avais prit cette apparence.

Aujourd'hui, c'était différent. Alors, que je fermais les yeux une dernière fois, priant Gaïa pour que ça marche. Je les rouvrais dans un endroit totalement différent. Je n'étais plus chez Selfridge's. J'étais de retour dans mon temple, dans la bibliothèque. Que faire ? Etais-je toujours en proie au jeu de mon fils ou bien, étais-je de retour dans le monde réel ? J'aurais aimé tenté de contacter Apollon, pour m'en assurer, mais je me dit que ce n'était pas une bonne idée. Dès que notre lien, s'était brisé, il avait dût paniquer. Sans, doute était-il à nouveau enfermé dans une pièce d'Olympe à détruire le mobilier. C'était ce qu'il avait fait la dernière fois. Je m'en voulais de le faire souffrir, et je m'en voulais également, de faire souffrir Pitch. J'espérais juste, qu'il ne fasse rien de stupide. Voilà, pourquoi une expédition, avec les deux était une mauvaise idée. Quand, ils estimaient que j'étais en danger, aussi bien l'un que l'autre, ne brillaient hélas pas par leur intelligence. Ils se laissaient dicter par leurs sentiments, et leur impulsivité. Jusqu'ici, j'avais toujours réussis à faire en sorte, que Pitch ne soit pas présent quand Apollon l'était et inversement. J'espérais que cela continue ainsi.

Je pris un instant afin de m'inspecter. Je n'avais rien, aucune blessure. Ça semblait avoir fonctionné. Mais, je préférais me méfier. Déjà, parce que je ne me souvenais pas qu'il y avait des fauteuils anciens dans ce temple. Des tables avec des chaises oui. Mais bien qu'elles ne soient pas en plastique premier prix, ce n'était nullement des fauteuils de l'acabit de celui où je me trouvais présentement assise. Je semblais libre de mes mouvements, aussi me décidais-je à me lever, pour continuer mon inspection, le tout en réfléchissant à la bibliothèque. Il, y avait bien eu quelque chose d'inscrit dans ces ouvrages, sauf que mon fils jouait avec, son sable noir effaçait ce qui se trouvait dans ces pages. Pitch, se doutait-il qu'il ne s'agissait pas de son sable noir ? Je n'en savais rien, je l'espérais. Il n'avait rien à voir l'un avec l'autre. Il s'agissait du sable utilisé jadis par les titans, ce même sable que l'on trouvait partout sur Méter, et qui semblait nous accompagner où que l'on aille. Rien à voir, avec celui que mon compagnon utilisait, le sable de cauchemars, celui dont était également fait Séléné.

Ma main se porta à mon cou, le médaillon était toujours là, tandis-que j'avançais en direction de l’ascenseur. Peut-être que si je l'empruntais à nouveau retrouverais-je les autres.

Je m'approchais de la cabine, dont les portes grésillaient, au dessus clignotait un panneau marqué « exit ». Je restais sur mes gardes, mais quelque chose me disais que je n'avais pas réellement le choix. Je devais partir par là-bas. Les portes de l’ascenseur s'ouvrirent et je me retrouvais à l'intérieur d'une cuisine. Le style respirait la fin du dix neuvième siècle, nous étions en pleine période de la guerre de sécession. Dans le sud de l'Amérique. Je reconnaîtrais ce style entre mille. Ayant moi même vécus dans l'un de ces états, à la même période. A vrai dire, nous, nous apprêtions, même à quitter la Louisiane où nous avions passé tant d'années pour partir sur le vieux continent. Je sentais que le temps était venus pour nous de nous en aller, afin de revenir lorsque le calme se serait à nouveau installé.

Je balayais la cuisine du regard, me rendant compte qu'une femme noire, épluchait des patates douces. Immédiatement, je fus révoltée, tandis-que je grinçais intérieurement des dents. Les esclaves. Je n'avais jamais aimé ce principe. Il n'y en avait pas chez nous, nous avions toujours tout fait nous même. Le fait que nous puissions tout faire apparaître à volonté aidait grandement je devais l'admettre :

"Allez viens éplucher les patates douces avec moi ! C'est pas possible d'être aussi empotée ! Jamais vue une domestique aussi blanche qui n'a même pas les mains sales !"

J'arquais un sourcil plait-il ? Me prenait-elle pour une domestique ? L'on ne m'avait encore jamais fait cela. Et malgré tout mon calme, je sentais ma nature indomptable reprendre le dessus. C'était l'un des pires affront que l'on pouvait me faire. Je n'étais pas une domestique, je ne servais ni n'appartenait à personne, j'étais la nature sauvage incarnée, aussi libre et indomptable que cette dernière :

- Je vous demande pardon ?
Rétorquais-je froidement

"Mais t'es sourde en plus d'être mal élevée ? Tu vas attraper ce couteau et éplucher les patates douces ou j'appelle ma'am Scarlett ! Et elle a beaucoup moins de patience que moi !"

Scarlett, ce nom me disait quelque chose. Ne me dites quand même pas, que je venais d'être expédié en plein Autant en emporte le vent. Malgré tout l'amour que j'avais pour ce livre, je n'avais réellement jamais pu voir Scarlett O'Hara en peinture. Ô elle pouvait l’appeler si elle le souhaitait. Mais entre l'héroïne de roman et la déesse de plus de cinq millions d'années le match était vite expédié.

- Eh bien cela tombe bien, puisque moi je suis doté d'extrêmement de patience, articulais-je tout aussi calmement, mais avec une voix et une posture glaciale ignorant totalement le tabouret qu'elle venait de pousser vers moi

"Je vais pas déranger ma'am Scarlett pour vos caprices ! Si vous êtes pas fichue de travailler vous pouvez partir tout de suite ! Et faites moi confiance, vous trouverez aucune plantation qui vous acceptera mamzelle difficile !"


Des menaces en l'air, j'aurais dût m'en douter. Je me contentais d'un sourire sarcastique à son attention. Navrée fiston, malgré tout l'amour que je te porte, je n'ai nullement l'intention d'entrer dans ton jeu. Quand à l'histoire de plantation, mon job de bras droit d'Apollon me convenait parfaitement, merci. Je n'avais nullement l'intention d'en changer. Aussi passais-je la porte sans plus de cérémonie avant de me retrouver, dans la même cuisine, avec la même femme, qui me répétait, la même chose comme si nous ne venions pas de nous quitter à l'instant. Soudainement, je sentis une présence, quelqu'un passait à côté de moi. Même s'il m'était impossible de le voir :

"tic tac, sonne le glas pour mon père..."

« Bobos » enfin, mon fils. C'était de lui qu'il s'agissait j'en étais sur. Mais hors de question, de me laisser faire. Je me devais de retrouver les autres. Il cherchait à nous diviser, il n'était pas question qu'il y arrive. Voilà, pourquoi Apple, m'avait poignardée, pour les dresser les uns contre les autres. Ou plutôt, les dresser contre Pitch. Pitié, faites qu'il n'ai rien fait de stupide. Au moins, une chose était sur : l'expression « tel père tel fils » s'illustrait bien ici. Première rencontre avec Pitch, il tente de me tuer, première rencontre avec notre fils il tente de me tuer. Se pourrait-il qu'un jour quelque chose de normal se passe dans cette famille ?

Je coupais cour à mes réflexions me dirigeant droit vers la fenêtre, les autres arrivaient, c'était ma chance. Je frappais sur le carreau mesurant ma force, tentant de les appeler, en leur faisant signe, mais rien. Ils ne m'entendaient pas. Je me retournais afin de prendre la bassine de patate douce à la femme noire, pour la lancer par la fenêtre et la casser. Mais rien, elle avait disparu. Ne restait que moi. Seule...



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