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« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)
 


Magic League - le 82ème événement de Disney Rpg ! ╰
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Tu ne peux pas sauver le monde seul... Mais avec eux, tu peux !

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 Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne

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Nora


« Y'a pas de saucisses ! »


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________________________________________ Jeu 16 Mar 2017 - 21:30

    Bienvenue dans le sujet du 77ème événement de Disney RPG.
    Un événement lié à notre intrigue divine sur Chronos.


Le Jour de Saturne



Chronologie : 1er mai 2017


« Les Olympiens
d'Olympe - logique. xD »


Nora
Elle fait du tricot depuis son arrivée de Vigrid...

Venue tout droit d'un univers impitoyable, Dallas Nora, de son vrai nom : Sinmora, est une jeune fille pétillante et pleine de vie. Toujours le mot pour rire. Un grand sourire aux coins des lèvres. Ca serait cette histoire que j'aurai pu vous compter. Si vous vous attendez à un personnage haut en couleur, passez votre chemin. Celui-ci est bien moins joyeux, bien plus torturé. Elle a tout perdu. Son univers, ses amis, sa famille, tout ce qu'elle chérissait. Aujourd'hui, elle évolue après un baiser volé dans un monde peuplé de gens étranges, qui lui font peur et elle tente tant bien que mal de survivre et se créer des liens tout en restant à l'écart des gens. Ce qui n'est pas facile... Nora n'a pas de pouvoirs, pas de responsabilités, juste un baton, puissant, qu'elle sait manier. Elle vie dans une colocation avec Alexis Child, une déesse magique, Robyn Candy, sa meilleure amie, Anatole Cassini, un mec qui l'intrigue, Vaiana, une nouvelle venue et déesse magique également et Sir Simon, un fantôme avec qui il faut faire avec. On ne sait pas grand chose d'elle...

Diane Moon
Vierge qui ne l'est plus...

Diane est le bras droit du maître d'Olympe. Général en chef des armées de la Cité. Mère d'un fils qui l'a renié. Femme d'un homme qui l'a quitté. Et elle aura sa revanche. Dans cette vie, ou dans la suivante. Elle aime souvent prendre des vacances, mais faut arrêter de l'embêter avec ça. Elle sait manier l'arc, et le diriger droit sur les bijoux de famille de Jules. Elle est la jumelle du dieu des Arts, Apollon. Et on sait de source sûre, qu'elle n'aime pas Socrate. Son Temple, c'est le siens. La bibliothèque est chez elle. On ne touche pas, on fait pas de grabuge, on reste sage comme des images - que l'on a dessiné la veille. Sinon, panpan culcul...

Aryana Cloud-Sandman
Les poils de Cerbère, la langue de Pascal... qui sera le suivant ?

La déesse de l'Amour, mais aussi la déesse des emmerdes. Avoir un fils qui deviendra Surt, un guerrier légendaire et assasin. Mais aussi vouloir tuer son autre fille, parce qu'elle n'est pas aussi dark que Surt... Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez cette folle divine. Elle a croquée un jour dans une pomme, elle a sauté le pas et Judah... elle a obtenue un enfant. Il s'est divisé en deux. Elle a eu ensuite une autre fille par rêve. Cette femme ne s'arrêtera jamais. Si vous ne la voyez pas tous les mille ans à proximité d'Olympe, c'est parce qu'elle sera dans les Enfers avec ce chers Cerbère. Quand lèvera t'elle une nouvelle fois sa jupe ? Réponse, peut-être dans cette mission... Jamie ? Tiens toi prêt !

Victoire Adler
L'heure de la Victoire a sonnée !

Femme des années 80, quand Zeus était encore prêt à se la taper. Car oui, il la gardait jalousement pour lui. Ce n'était pas grâce à son physique, car franchement, y'a mieux. Mais c'était pour qu'elle garde un oeil sur sa Cité et qu'elle lui permette de rester celui qu'il était. En gros, on n'a jamais su pourquoi elle. Sans doute parce que Diane était trop prude pour accepter la place à ses côtés. En tout cas Hera est bien là. Prête à chanter la chanson de la Victoire ! Elle ne connait pas Jules. Elle ne connait pas Iota. Elle ne connait pas encore Maximus. Elle ne connait pas... enfin, heureusement, y'a un début à tout ! Et là, ça marquera son début à elle. Une Victoire pour les gouverner tous. Une Victoire pour les trouver, les amener et dans les ténèbres, les lier...


« Les pas Olympiens
de pas Olympe - logique aussi. :D »


Jules Verne
Un illustre inconnu qui vient d'une époque lointaine !

Il en a besoin ! De quoi me direz vos ? De Diane peut être... de Robyn... Enfin dans tous les cas, d'une femme. Peut-être pour ça qu'il voyage tellement. Entre l'espace avec son Nautilus. Entre la terre de lions, Arendelle, chez Vaiana... elle n'est pas pour toi ! Entre Paris avec Ellie. Qui n'est pas pour lui non plus. Jules cherche l'Amour, ou juste le sexe. Pour lui, tout a commencé par un soir de pleine lune. Un soir où il cherchait un raccourcis que jamais il ne trouva. Il doit aujourd'hui convaincre un monde incrédule, qu'il a sa place parmi eux. Y arrivera t'il ? Va t'il trouver l'Amour - mais où où où ? On le saura sans doute dans les méandres de cette mission. Car après deux autres passée, il faut bien qu'un jour il fasse une mission où il trouve enfin son bonheur... pour le plus grand malheure des autres...

Jamie Skyrunner
Famine, jusqu'à plus faim !

Jamie s'est tapé une sirène. Enfin il le souhaitait, mais il n'a pas trouvé l'entrée. Faut dire qu'avec des nageoires, ça peut bloquer l'accès. Du coup, il s'est rabattu sur une jeune femme du nom de Robyn. Une friandise à ses yeux, mais qui était aussi composé de trop de sucres gras. Pour son régime, ce n'était pas bon et du coup il l'a quitté. Aujourd'hui, il voyage dans sa maison, d'une pièce à l'autre, à la recherche de réponses. Est-il dark ? Est-il pas dark ? Est-il à moitié dark, à moitié pas dark ? Moitié homme, moitié cavalier, c'est le plus grand de tous les héros ! Jamieman, Jamieman, héros de l'univers ! On répète tous en choeur le refrain.

Louise Hollen
La jeune femme aux Arlequins !

Encore une qui aime les bonbons, mais qui les partage aussi avec les vieux papy. Chacun ses goûts après tout. Que dire de Louise, si ce n'est qu'elle sait guérrir, qu'elle sait rendre heureux les vieux, et qu'elle a une relation torride et sexuelle - bien que ce n'est pas prouvé - avec un marchand de sable. Elle aurait pu prendre un marchand de fruits et légumes, mais le sable permet de faire original ! Elle a le chic pour mettre le nez de partout. Elle trouve des choses que les autres ne voient pas. Elle sait lire, elle sait écrire, elle sait compter... Elle a été à l'école. Ca nous aide pas pour la mission, mais bon... Parlons plutôt de la fille derrière l'avatar... Elle est célibataire, elle cherche l'amour elle aussi et surtout, elle voue un culte au maître du jeu de cette mission. Elle l'aime et un jour, elle lui avouera. Comme tout le monde est passé par là. C'est bien comme ça que Diane Moon est entrée dans le staff ! Bref, Louise, l'amoureuse, Louise la fille au sablée, Louise... Louise... portera une tauge et pour ne pas louper ça, rendez vous dans la mission !


« Les Oly... les invités !
De invita.com, un site de rencontre en ligne ! »


Socrate
Le gardien de la Bibliothèque d'Olympe

Il n'y a rien d'intéressant à dire sur lui, si ce n'est qu'il fantasme sur Ellie Sandman. Et il passe ses journées avec une petite fille dans la bibliothèque... Moi je trouve ça louche... Mais bon, Diane, le laisse faire, donc bon...

Iota
Une petite fille bien particulière...

Elle passe ses journées avec un chat dans la bibliothèque... mais on ne va pas revenir sur ça. C'est une Oneroi. Vous ne savez pas ce que c'est ? Tant pis pour vous ! Fallait lire les 2500 pages des 25 missions divines précédentes. Ne cherchez pas d'excuse, si vous y aurez mis du temps et que vous n'auriez pas lu les Nuances de Grey, vous auriez su qui était Iota. Du coup faudra faire avec...

Maximus Decimus Meridius
Un homme brave...

C'est un homme qu'on découvrira dans la mission. Alors n'attendez pas un résumé. Par contre, pensez à acheter des bavoirs avant le début. Voir des lunettes infrarouge pour le mâter même la nuit...

Numerus Popidius Ampliatus
Un homme pas brave...

C'est Maximus, mais pas en brave. Parce qu'il fallait deux PNJ dans la mission, vue que c'est plus cool qu'un. Si ça se trouve, il ne sera même pas là et il tape juste l'incruste dans les présentations...

Marcus Attilus
Un ingénieur sexy...

Marcus Attilus est ingénieur à l'Aqua Augusta. Depuis plusieurs générations, son père, son grand père, son arrière grand père... ont bâtis leur histoire sur l'eau. Aujourd'hui, Marcus est à Pompéi dans le but de comprendre pourquoi l'eau se fait rare et surtout... pourquoi on trouve désormais de l'eau chaude un peu partout autour des cités tel que Pompéi... ?



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« La véritable amitié, ce n'est pas d'être inséparables...
...c'est d'être séparés et que rien ne change. »


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Maximus D. Meridius


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________________________________________ Jeu 16 Mar 2017 - 22:44

Il y a des histoires que se racontent...
"Les Plaines de Vigrid"



Il y a des histoires qui se vivent...
"Le Réveil des Gardiens" & "Le Requiem des Oubliés"



Mais toutes les histoires disent la même chose...
- Disney Rpg présente... -



« Ce que l'on fait dans sa vie résonne dans l'éternité. »

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Ce que l'on fait dans sa vie...
...résonne dans l'éternité !


Nora


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________________________________________ Jeu 16 Mar 2017 - 22:46


Bonjour Apple, je suis Nora.
Elle a sourie ! FUIS !!! ~ Ne m'approche pas !




    Je ne me sentais pas à l'aise dans le rôle de la jeune inconnue. Anatole Cassini, mon colocataire m'avait surprise dans le salon de notre demeure, en train de tricoter pour occuper mon temps. Il s'était fait tout beau et il donnait l'impression d'être pressé. J'aimais bien quand il enfilait un costume, ça lui allait comme un gant. Mais je n'étais pas fan des regards qu'il me lançait parfois, comme là. Quand il ne savait pas trop comment me demander quelque chose. A dire vrai, à chaque fois qu'il m'adressait la parole, je le sentais un eu effrayé. Pourtant, il avait l'air si sûr de lui avec les autres.

    Sa requête avait été toute simple. Est-ce que je pouvais me rendre jusqu'à l'école et récupérer Apple, la fille d'Aphrodite. Sur le moment, j'avais cru à une blague. Il ne connaissait pas mes sentiments à l'égard de la déesse. On ne se supportait pas mutuellement. Mais bon, Apple était qu'une enfant et il fallait la conduire non pas chez sa mère, mais chez sa tante. Le voyage avait pour destination la maison de Diane et d'Apollon. La première était la déesse de la lune, et le second était le dieu des Arts. Je les avais déjà côtoyés, mais sans plus. Quoi qu'il en soit, j'avais accepté et je m'étais rendu jusqu'à l'école.

    « Regarde maman, elle a un bâton ! » s'écria un petit enfant, qui attendait aux côtés de sa mère.

    J'avais maintenu la pression sur mon bâton, me demandant si je n'aurai pas dû le laisser chez moi. Il ne risquait rien de m'arriver entre ici et la maison et encore moins jusqu'à chez la déesse. Mais je me sentais bien plus en sécurité avec lui. J'avais passé une très grande partie de ma vie avec lui pour seule compagnie. Le restant du temps, attendant la jeune femme, j'étais restée figée, un légère sourire aux coins des lèvres, pour paraître normale, et quand j'avais reconnu Apple, j'avais fait un signe bien trop prononcé de la main.

    « Apple ! Je suis ici ! » m'étais-je écrié, un peu trop fortement.

    La jeune fille me décocha un regard surpris, avant de s'avancer vers moi, son sac sur l'épaule.

    « Qu'est-ce que tu fais là ? »

    « Je t'accompagne chez Diane. Anatole ne peut pas venir. Il s'excuse. Il se rattrapera par la suite. »

    Je récitai ce que le jeune homme m'avait dit quelques minutes auparavant et ça se sentait peut-être un peu trop. Elle me lança un regard hésitant. Apparemment, elle ne comprenait pas pourquoi je parlais ainsi. Fallait dire que moi aussi je me posais la question. Pour changer de conversation et rendre l'instant moins gênant, j'avais tendu la main avec un grand sourire.

    « Je prend ton sac. J'ai amené une pomme. Je te la donne. » dis-je en tendant de mon autre main le fruit.

    Il paraît qu'à la sortie de l'école, les gens aimaient manger. Pourtant ils ne se dépensaient pas. Ils ne partaient pas au combat et ne s'entraînaient pas. En tout cas, je lui avais apporté quelque chose.

    « Merci... mais c'est bon, je garde le sac. Je ne suis pas un bébé, je peux le porter. » précisa t'elle en prenant la pomme et en remettant bien le sac sur ses épaules.

    J'avais la sensation qu'elle l'agrippait fortement, comme si elle craignait que je lui prenne de force. Faisant mine de ne pas avoir remarqué, je pris mon bâton fermement en main et me mis en marche, accompagné de la jeune femme. Le chemin avait été long, car ni elle, ni moi, avions ouvert la bouche. Cependant, elle mangeait sa pomme, ce qui me fit penser qu'elle avait appréciée l'attention. Une fois devant la maison de Diane, je m'étais arrêtée, ramenant mon bâton vers moi et posant le bout contre le sol.

    « Je crois qu'on y est. J'ai beaucoup aimé parler avec toi. A l'école... au début. »
    dis-je sans trop de conviction.

    « Euh... oué, moi aussi, je crois. »

    « As tu besoin d'autre chose ? »

    « T'es pas obligée de faire ça. »

    « De faire quoi ? » demandai-je sans trop comprendre.

    « D'être toute guindée et stressée. »

    « Oh... oui... » dis-je en me mordant les lèvres et en hochant la tête d'un air embarrassé. « Euh... ça veut dire quoi guindée ? »

    « Ben... comme si t'avais avalé ton bâton. »

    Je le serrai un peu plus fort dans ma main. Comment on pouvait faire ça ? Il était bien trop grand. Mais j'avais saisi le message. Je ne cernais pas toujours l'humour de ce monde, mais parfois je me surprenais. J'avais souris à la jeune femme, un peu trop gaiement. Elle sembla surprise et légèrement inquiète.

    « Si tu veux tu pourrais passer une fois chez moi. Et on jouerait à Just Dance. Ca détend bien. » dit-elle avec un sourire.

    « O...k. C'est un sport de combat ? »
    demandai-je.

    Mais en voyant son regard, j'avais tourné simplement la tête vers Diane qui venait d'arriver. Je lui fis à elle aussi un sourire, sans doute trop gai.

    « Bonjour Diane. » dis-je en me rendant compte que je ne savais pas comment qu'il fallait l'appeler.

    Anatole m'avait demandé d'amener Apple chez Diane, sans préciser la formule à employer.

    « Je vous amène Apple. Elle revient de l'école et elle a mangée une pomme. Anatole ne peut pas venir, il a un empêchement. » récitai-je une nouvelle fois.

    Diane nous accueillis avec un grand sourire, tandis qu'on entendait aboyer chez elle. J'avais cramponné un peu plus mon bâton. On allait devoir combattre ? Est-ce que c'était judicieux de laisser la petite Apple toute seule ici ?

    « Merci de t'en être occupé Nora, c'est très gentil de ta part. Maintenant que j'y pense, il était prévus que j'emmène Anatole sur la lune. Puisqu'il a un empêchement peut-être souhaiterais-tu prendre sa place pour cette fois-ci ? Ça me ferait très plaisir que tu vienne. Apple devait passer un peu de temps avec son oncle. Ça fait des semaines qu'il me rebat les oreilles avec ça. »

    « Comment ça rabattre ? » dit la petite fille quelque peu désemparée.

    Le fait qu'elle parle, me permettait de réfléchir à la proposition. Elle devait aller où avec Anatole ? J'espérais que ce ne soit pas pour faire les boutiques. Je n'aimais pas du tout ça. Puis, quelque chose venait de me revenir. Elle avait dit le mot lune ? Elle parlait de cette chose dans le ciel ? Je venais moi-même d'une lune, mais la mienne était habitée et il y avait de la verdure. En regardant des documentaires à la télévision, j'avais pu voir que la leur n'était pas habitée, ou alors parfois par des créatures à tentacules. Ça ne me semblait pas très prudent de s'y rendre. Mais je ne pouvais pas refuser l'invitation d'une déesse.

    « D'accord. J'ai déjà mon bâton. Je dois prendre autre chose avec ? »

    Une arme plus puissante, pensai-je.

    « Rien de bien méchant, Apple, ne t'en fais pas. C'est Apollon. Je crois qu'il est... très enthousiaste et qu'il s'est senti obligé de partager son enthousiasme avec moi. Je vous ai branché la Wii, et j'ai sortie les jeux qu'on avait au besoin. Evite simplement Mario Kart, il est nul alors il triche pour essayer de gagner. » répondit la déesse à la jeune fille.

    Je ne savais pas trop si je devais moi aussi prendre part à cette discussion. Elles semblaient entre elles, et j'aurai été de trop. Du coup j'avais attendu que vienne mon tour. Elle avait secouée la tête avant de se tourner vers moi, toujours souriante. Je lui avais souris en retour. Je n'aimais pas jouer au jeu des sourires.

    « Je pense que ton bâton fera l'affaire. Sauf si une catastrophe nous tombe dessus, ça devrait normalement être tranquille comme journée. Il n'y a pas de monstres dans mon temple. »

    Voilà qui se voulait être rassurant. Du coup, j'avais laissé la jeune fille entrer dans la maison et je lui avais adressé un petit signe discret de la main en guise de salut. J'espérais qu'elle passerait une bonne journée en compagnie du dieu des arts. On était déjà le milieu de l'après midi. C'était à quinze heures que j'étais allé chercher Apple à son école et le temps d'arriver jusqu'ici, il était déjà seize heures. C'était bizarre d'organiser un voyage aussi tardivement. Je me demandais ce qu'on ferait une fois en haut. En tout cas, j'étais prête. J'avais mon bâton, la déesse était en face de moi. Après avoir jeté un oeil en direction du ciel où la lune se faisait encore discrète, j'avais fait un pas vers la déesse, d'un air confiant.

    « Dois-je vous prendre la main ? » dis-je en lui tendant la mienne.

    « On va d'abord attendre que les autres nous rejoignent. Nous sommes plusieurs en réalité. D'aileurs, on dirait que ça commence à arriver. »

    Elle leva la main pour saluer... Aphrodite, tandis que j'avais encore ma main tendue vers Diane. Aphrodite faisait partie du voyage ? Pourquoi j'avais la sensation que j'aurai dû y réfléchir à deux fois avant de dire oui ?



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Aryana Cloud-Sandman


« Un Oréo pour les gouverner tous, un Oréo pour la trouver. »


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________________________________________ Ven 17 Mar 2017 - 13:42



J'ai cherché un sens à mon existence
J'y ai laissé mon innocence...


Nan, nan, nan, je n’ai pas toujours été sûr de moi
J’ai douté tellement de fois
Nan, nan, nan, je ne sais pas ce que je ferai sans toi
Oh yeah
On dirait, qu’on a tous un ange
On dirait, on dirait bien que c’est toi
On dirait, que dans ce monde étrange
On dirait que t’as toujours été là

J'écoutais cette chanson, tranquillement abandonnée sur mon sofa, dans le salon. Le chanteur avait une voix aérienne et enjouée, la mélodie était entraînante : j'étais conquise. Amir, tu étais mon nouveau rêve.

La porte d'entrée claqua et je perçus l'aura d'une rousse en furie. Un parfum de mûre sauvage fit bientôt irruption dans le salon en même temps qu'un bruit de talons précipités.

"Comment tu as pu faire ça ?" s'écria Hope, indignée.

Surprise par son sans-gêne, je me redressai légèrement sur le sofa. Elle se pencha par-dessus, m'offrant son plus beau regard plein d'amertume.

"Que se passe-t-il ?"
demandai-je, ingénue.

"Tu me demandes ce qui se passe ?"
fit-elle, abasourdie.

Elle mit une main dans ses cheveux volumineux avant de laisser échapper un soupir excédé. Je ne voyais pas ce que j'avais pu faire de mal. Ces derniers temps, je me félicitai d'être altruiste, bonne et charitable en toutes circonstances. C'était ma nouvelle philosophie.

"Toute ma vie, j'peux la passer à t’écouter. La douceur est ton seul refrain."
chantonnai-je en même temps que la musique.

Je ne cherchai qu'à l'encourager, en la taquinant juste un petit peu. Cela n'eut pas l'effet escompté : la demoiselle enflammée plissa des yeux en esquissant une moue agacée. Elle croisa les bras.

"Quand tu m'as proposée ton aide pour organiser les mariages, j'ai tout de suite accepté." dit-elle, sans me lâcher de son regard perçant. "Je me suis dit que c'était une affaire en or. La déesse de l'amour qui m'aide dans mon business, ça ne se refuse pas. Mais tu sais quoi ? J'aurais dû refuser !"

"Et si tu m'expliquais calmement ce qui te tracasse ?"
fis-je en m'asseyant sur le sofa, contrariée que la jeune femme m'empêche d'écouter ma musique en toute tranquillité.

"Ils ont annulé le mariage ! Celui à vingt mille dollars ! Le plus gros que j'ai jamais eu à organiser !" explosa-t-elle. "Et tout est de ta faute !"

"Cette accusation est très grave."
fis-je remarquer en levant le menton d'un air hautain. "As-tu des preuves de ce que tu avances ? Parfois, les gens veulent convoler et ils changent d'avis en cours de route..."

"La fiancée m'a dit que tu lui avais dit que son futur mari ne l'aimait pas !"

Je clignai des yeux avant de lisser ma jupe avec application. Pendant ce court laps de temps, une autre chanson résonna autour de nous et au coeur de moi :

J’ai cherché un sens à mon existence
J’y ai laissé mon innocence
J’ai fini le cœur sans défense
J’ai cherché l’amour et la reconnaissance
J’ai payé le prix du silence
Je me blesse et je recommence

"Tu m'accuses d'avoir dit la vérité ? Je lui ai rendue service en lui révélant l'absence de sentiments de cet homme. Préférais-tu qu'elle soit blessée et dévastée par ce mariage, en le découvrant plus tard ?"

J'avais cru bien agir en usant de mes attributions pour m'apercevoir que le marié se moquait d'elle et souhaitait uniquement sa fortune. Malgré les siècles, l'argent dirigeait toujours le monde. C'était d'un triste...

"J'aurais préféré empocher les vingt mille dollars !" s'écria-t-elle.

Qu'est-ce que je disais...

"Je peux te donner vingt mille dollars si tu les désires tant."
fis-je en haussant les épaules.

Hope ronchonna encore un peu avant de venir s'asseoir à mes côtés, les bras toujours croisés.

"C'pas pareil..." grommela-t-elle.

Je pensais comprendre ce à quoi elle aspirait : réussir par elle-même. A l'avenir, fallait-il que je taise les indices que je trouvais sur les différents couples ? Je réfléchis un peu avant d'orienter la conversation sur l'origine de la discorde.

"De toutes façons, cet homme s'est révélé décevant à tous les niveaux."
soupirai-je en me laissant tomber en arrière sur le sofa.

Hope me dévisagea, scandalisée.

"En plus, tu t'es tapé le marié ?"

"Un petit peu."
dis-je en balayant aussitôt l'information d'un revers de main.

"Mais t'as pas le droit de faire ça ! Ils auraient peut-être pu se réconcilier alors que là... c'est fichu !"

"J'espère pour elle qu'elle ne lui redonnera pas de seconde chance, car ce fut très long cette nuit."

"Plus c'est long, plus c'est bon, non ?"
supposa Hope en fronçant les sourcils.

J'esquissai un léger sourire à la jeune femme. C'était pour cela que je l'appréciais tant : elle pouvait en vouloir à quelqu'un mais ne restait jamais rancunière très longtemps. Nous parlions désormais comme si rien n'avait bousculé notre amitié.

"Ca a quand même duré de vingt heures à deux heures du matin. A un moment donné, je suis partie. Je crois qu'il ne s'en est même pas rendu compte."

Je laissai échapper un petit soupir qui souleva ma mèche. Hope fit une moue compréhensive avant de me tapoter la jambe.

"Parfois, vaut mieux court-métrage intense qu'un long-métrage qui n'en finit pas."
déclara-t-elle, fataliste.

N'était-ce pas un peu ridicule que ce soit une princesse de contes de fées qui réconforte la déesse de l'amour ? Malgré tout, je lui adressai un pâle sourire reconnaissant, qui s'évanouit bien vite lorsqu'elle ajouta :

"T'inquiète, tu resteras pas frustrée de la vie bien longtemps. Y a forcément un type doué qui te fera grimper aux rideaux à nouveau."

Je me redressai et lui décochai un regard scandalisé et offensé.

"Je ne suis PAS frustrée. Je ne peux pas l'être. Je suis Aphro..."

"Ouais ouais, continue de vivre dans le déni, c'est bien."
fit-elle en tapotant ma cuisse de plus belle. "Bon, je dois y aller. J'étais juste passée pour t'engueuler un peu, vu que je t'aime bien."

Elle se leva d'un bond et fit voler sa longue chevelure dont elle était tellement fière, depuis qu'elle avait changé de physique. Elle me décocha un clin d'oeil.

"Je pense que pour le bien-être de notre relation, faut qu'on arrête de bosser ensemble. Sinon, tu vas ruiner mon commerce. Allez, bisous bisous !"

Elle me fit un signe de la main et sortit de chez moi, ses talons claquant sur le parquet ciré. Je restai plongée dans la perplexité pendant quelques minutes. Moi, frustrée ? Etait-ce seulement possible ? Malgré ma rupture avec Pascal, j'avais été loin de me comporter comme un modèle de pureté, bien au contraire. Cependant, je devais avouer que Hope avait raison : il n'en avait résulté aucun plaisir particulier. Estomaquée, je m'aperçus que les déceptions avaient été multiples, ces derniers temps. Ce satané caméléon avait-il cassé quelque chose dans mon fonctionnement ? Ou cela était-il antérieur à son arrivée dans ma vie ?

Lasse de toutes ces questions harassantes, je me préparai à me rendre chez ma soeur. Elle m'avait proposée une petite escapade dans son temple sur la lune, et bien que l'idée d'aller bouquiner dans une bibliothèque ancestrale ne m'enchantait guère, je ressentais le besoin de me changer les idées. Peut-être y avait-il un livre concernant mon problème ? "La frustration chez les déesses, manuel pratique pour redécouvrir le plaisir". En plus, je pourrais le prêter à Diane ensuite, cela pourrait lui être utile.

Je vérifiai mon allure dans la psyché du vestibule : je portais une robe couleur crème dont la jupe vaporeuse flottait à chacun de mes pas. J'avais passé une ceinture noire autour de ma taille. En ce moment, j'étudiais la simplicité. J'arrangeai mes cheveux lâchés sur mes épaules et me téléportai chez ma soeur, juste devant la porte. J'y découvris Nora, Diane et Apolline.

Un tressaillement me saisit et je me stoppai net, hésitant à repartir illico. La petite guerrière me toisa alors que la jeune fille m'observait d'un air mêlé de surprise et d'appréhension.

J'esquissai un grand sourire à ma soeur et allai lui faire la bise. Puis, j'hésitai quelques secondes avant d'adresser le même traitement à Apolline. Cette dernière frémit lorsque je m'approchai. Quelque chose dans la forme de son visage me rappelait Pascal. Ainsi que son regard empli d'une douceur humide et douloureuse.

"Je... je vais jouer à la Wii."
bafouilla-t-elle avant d'ouvrir la porte et de disparaître.

Sage décision. Ignorant les battements précipités et chaotiques de mon coeur, je pivotai vers Nora, me faisant violence pour lui adresser un sourire crispé. Elle n'avait pas eu droit à la bise, elle.

Que fait-elle ici ? demandai-je à ma soeur par la pensée.

Elle me répondit de la même manière :

Je l'ai invitée à se joindre à nous. Je sais, que ce n'est pas le grand amour entre vous deux, mais s'il te plait essaye d'être juste cordiale.

Evaluant rapidement la guerrière du regard, je poursuivis mentalement, un peu moqueuse :

Es-tu sûre qu'elle sache lire ?

Après tout, ma question était légitime : nous nous rendions dans un lieu empli de livres. Nora allait se sentir mal à l'aise si cela mettait en relief son analphabétisme. Ma soeur secoua la tête.

Aphrodite. pensa-t-elle d'un ton réprobateur.

Pour toute réponse, j'esquissai un sourire avant de pivoter de nouveau vers Nora. La pauvre enfant allait nous trouver bien impolies de "converser" sans l'inviter. De toutes façons, comme elle ne pouvait rien entendre, elle devait donc se sentir encore plus mal à l'aise dans ce silence pesant.

"Attendons-nous quelqu'un d'autre ?"
demandai-je à haute voix, cette fois-ci. "Histoire que je m'y prépare."

J'espérais qu'il y aurait au moins un bel homme dans notre groupe de lecteurs assidus. Puis, les paroles de Hope me revinrent en mémoire et je baissai la tête en passant la langue sur mes lèvres, contrariée. Fragilité, ton nom est femme ! comme le disait si bien l'un de mes plus anciens amants. Va au diable, William !

"Dois-je te faire la liste complète des invités ?"
répliqua Diane avec un regard amusé.

Je lui adressai une expression maussade, mon enthousiasme terni par mes récentes introspections.

"Peu m'importe, au fond. J'espère qu'il y aura au moins un joyeux drille susceptible d'amuser la galerie."

J'avais bien compris que notre virée sur la lune n'avait rien de festif et que cela allait davantage ressembler à une visite dans un musée ou une église, mais je nourrissais malgré tout l'espoir de me divertir un tant soit peu.

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Je m'exile, trop fragile...
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________________________________________ Ven 17 Mar 2017 - 18:34



"Le Jour de Saturne"

Artémis ou l'art de se faire avoir



Cela faisait, plusieurs semaines que j'avais contacté mes proches afin de leur proposer de se retrouver dans la Bilbiothèque de la lune. Je voulais voir, si les livres avec pour titres nos noms ou bien ceux des titans pouvaient nous apprendre quelque chose. Lorsque Iota m'avait fait lire celui sur Hypérion, il n'y avait qu'une seule phrase de lisible à la toute fin : « Il est l'aurore qui aide le soleil à briller ». Une information, pour le moins nébuleuse donc. Un peu comme notre vie en somme. C'était d'ailleurs pour cela que j'avais finit par dresser une liste des choses que nous savions et des questions encore sans réponses histoire d'y voir un peu plus clair.

Dans la même foulée, il avait été convenue qu'Apple passerait cette journée avec Apollon. Je, n'étais pas contre. Mais la réaction, de mon frère m'avait fait quelque peu regretté d'avoir accepté sur le moment. Un Apollon heureux, est un Apollon insupportable. Son exubérance n'en était que plus renforcé. Et, j'avais dût le temporiser quelque peu, avant qu'il ne fasse trop de plan sur la comète. Étant donné qu'il voulait montrer qu'il était je cite « le tonton le plus cool de la terre ». Je m'étais chargée, de lui parler des goûts d'Apple, et de l'aider à faire de cette journée, quelque chose d'inoubliable, tout en y ajoutant la touche de mesure qu'il manquait à mon jumeau. Et ça incluait, le repas -ou plutôt le goûté- étant donné, que j'étais la seule douée en cuisine de nous deux. J'avais passé ma mâtiné à confectionner une tarte aux pommes, tout en veillant à n'y ajouter aucun ingrédient à base d'arachide.

Puis, en attendant l'arrivée d'Apple et Anatole, je m'étais installée sur le canapé du salon pour lire. Même s'il s'agissait d'un exercice délicat, étant donné que je pouvais sentir jusqu'ici l'impatiente mêlée de nervosité d'Apollon :

- Détends toi. Elle n'a rien fait à Noël, qui puisse te laisser penser qu'elle te détestait, et qu'elle ne voulait surtout jamais avoir de contact avec toi. Tu n'as qu'à...Être toi même et le reste se fera tout seule.


Rassurer ce grand dadet me prit mine de rien jusqu'à l'heure dite de l'arrivée de ma filleule. Aussi, me levais-je d'un bond, attrapant par la même occasion ma paire d'escarpin gisant juste à côté du canapé. Puis, je me hissais sur la pointe des pieds, pour plaquer un baiser sur la joue de mon frère :

- Je vais les accueillir, je te souhaite à l'avance une bonne journée. Ne faites pas sauter la maison, c'est tout ce que je demande rajoutais-je taquine

"Je suis quelqu'un de très responsable" s'offusqua mon frère

- Bien, sur et moi la déesse de l'amour rétorquais-je résistant à l'envie de rire.

Ignorant, parfaitement la grimace qu'il était en train d'esquisser dans mon dos je traversais le hall d'entrée pour sortir sur le perron. Ayant la surprise de découvrir que c'était Nora, et non Anatole qui accompagnait Apple. La première m'expliqua d'ailleurs qu'il avait eu un empêchement. Et c'est à ce moment, que l'idée de lui proposer de venir me traversa l'esprit. J'avais fait une promesse à Hypérion pas vrai ? Et puis, cela me permettrait également, d'apprendre à mieux la connaître. Évidemment, quand Aphrodite arriva, l'ambiance changea quelque peu, me faisant intérieurement soupirer. Est-ce que pour une fois dans leur vie, les membres de cette famille pouvaient mettre leurs différents de côté et essayer s'ils n'étaient pas amicaux, d'entretenir des rapports cordiaux ? J'avais espéré, qu'en occultant Neil, cela me fasse déjà un soucis de moins à gérer : les disputes incessantes avec Jules qui avaient tendance à me porter sur les nerfs et me donner l'envie d'en prendre un pour taper sur l'autre.

Néanmoins, la conversation finit, je ne pu m'empêcher d'avoir une légère pointe de culpabilité devant l'air de ma sœur. J'avais simplement voulut bien faire. Mais, je pouvais sentir que son enthousiasme s'était légèrement amoindrit. C'est dans ces moments là, que je me passerais volontiers de mon pouvoir d'empathie

- Je me rattraperais dis-je finalement mentalement à ma sœur. Nous irons en boite ou ce que tu voudras. Rien que toutes les deux promis-je

C'était un compromis, une manière de présenter mes excuses également en quelque sorte. D'être une sœur rabat joie qui préférait les livres aux sorties un peu plus « animés ». Et c'était aussi, la promesse de faire un peu plus d'effort pour elle.

"Un bain nordique. On a déjà été en boite pour la nouvelle année, il faut savoir se renouveler et faire de nouvelles expériences. Les bains nordiques, ça peut être relaxant et stimulant. Tu vois ce que c'est ? On va en Norvège ou dans un pays froid, là où ils construisent des piscines en bois juste à côté des étendues de neige. On prend les bains à plusieurs. Tu vas adorer. On se programme ça pour quand ?"
Me répondit immédiatement ma sœur

Étrangement, je regrettais d'avoir donné ma parole. J'aurais dût m'en douter qu'Aphrodite profiterait de la situation. Mais en même temps, ce n'était pas non plus un mystère que j'étais facilement manipulable quand il s'agissait de ce côté de la famille. La perspective d'un bain nordique ne m'enchantait pas vraiment. Je n'étais pas aussi à l'aise que ma sœur. Mais, une promesse est une promesse malheureusement :

- Juste après cette journée ça te va ?

"Parfait. On va faire en sorte de lire les bouquins vite fait." Répondit-elle avec désinvolture "Que va-t-on y faire, déjà, dans ta bibliothèque ? Une recherche particulière ? Parce que je me dis que ça ne presse pas et qu'on pourrait reporter, histoire d'aller s'amuser de suite ?"


Je m'étais fait avoir une fois, pas question que je ne me fasse avoir une seconde fois. Et puis, Aphrodite n'était pas la seule qui devait venir. Si j'annulais maintenant, sous prétexte que ma sœur essayait de me manipuler en me faisant les yeux doux afin que l'on aille s'amuser, je ne pourrais plus me regarder dans le miroir tellement j'aurais honte. Aussi, c'est volontairement avec la même désinvolture qu'elle, que je me décidais à répondre à voix haute cette fois-ci

- Il est très mal élevé de ne pas tenir ses engagements. J'ai promis à plusieurs personnes, pour diverses raisons que l'on passerait la journée dans mon temple, et je m'y tiendrais. On ira prendre ce bain nordique juste après


On aurait pu en rester là. Cela ne m'aurait nullement dérangé. Mais je connaissais Aphrodite, elle voulait avoir le dernier mot :

"Dans ce cas, on emmènera des jeunes hommes musclés avec nous pour le bain. C'est ma condition." Répondit-il, espiègle, en levant le nez en l'air

Pour ma part, j'hésitais une fois de plus à m'exiler au fin fond de l'univers. Mais à bien y réfléchir...En présence de la déesse de l'amour, n'importe qui faisait pâle figure. Ce qui pour certaines auraient pu provoquer une forme de jalousie, arrangeait au contraire parfaitement mes affaires. Sans doute seraient ils beaucoup trop occupé par elle, et elle par eux, pour me prêter un minimum d'attention et avec un peu de chance, je pourrais m'éclipser et cela passerait totalement inaperçus

- D'accord, si tu veux Aphrodite répondis-je avec un soupire signe que je rendais les armes.

Elle ouvrit de gros yeux ronds, étonnés que cela soit aussi facile. Le mieux était de ne pas s'aventurer d'avantage sur ce sujet, si je ne voulais pas être démasqué.

"Eh bien... tu as vraiment changé. Il était temps !" S'exclama-t-elle avec un grand sourie ravis

Si tu savais...Heureusement, qu'il n'y avait qu'Apollon qui pouvait avoir accès à mon esprit. Je n'osais même pas imaginé ce qu'elle aurait pu inventé si elle connaissait le véritable fond de ma pensée :

- Je pense que nous pouvons y aller maintenant annonçais-je simplement.

Je tendis ma main à Nora, souriante et en un instant, nous étions sur la lune. L'atmosphère autour du temple était toujours la même à chaque visite. Mais depuis Halloween, elle m'inspirait un sentiment de tranquillité qui m'avait fait défaut pendant presque tout la période suivant son ouverture. Et cela, je le devais en grande partie à Iota. Un léger sourire flottant sur les lèvres, je m'engageais suivit d'Aphrodite et Nora, à l'intérieur pour y découvrir avec surprise, Jules et Socrate assis à l'une des nombreuses table en train de faire un bras de fer :

- Je vois, que vous vous amusez bien messieurs dis-je simplement, d'un air faussement réprobateur

Les hommes...Sans cesse à vouloir se mesurer les uns aux autres. Je choisis de ne pas leur prêter plus d'attention et m'approchait rapidement de Iota un peu plus loin, pour finir par me mettre comme toujours à sa hauteur et la serrer dans mes bras. Heureuse, de retrouver une fois de plus ma petite grande soeur.


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________________________________________ Sam 18 Mar 2017 - 17:30

« Force et Honneur ! »

Ce que l'on fait dans sa vie résonne dans l'éternité.

J'étais allé trouver Ellie afin de lui demander la lune, ou plutôt de m'y déposer. C'était l'un des lieux que j'aimais le plus, car j'avais depuis toujours une affection particulière pour l'astre des nuits. Je lui avais dédié deux ouvrages, après tout, et énormément d'heures de travail acharné. L'un des bons aspects de ma nouvelle existence était de pouvoir faire le trajet de la terre à la lune en moins d'une minute (alors que je l'avais estimé en quatre-vingt dix sept heures et vingt minutes à l'époque, grâce à un projectile de mon invention). Le progrès était gigantesque, mais n'avait rien à voir avec la science ou les améliorations spatiales. Il me suffisait de prendre la main de mon amie pour être transposé ailleurs de façon immédiate et indolore.

J'avais plusieurs raisons de me rendre dans la bibliothèque de Diane, ce jour-là : premièrement, aller sur la lune m'emplissait d'une félicité particulière que doit ressentir tout astronaute ; secondement, la blonde sélénite avait requis ma présence, ce qui me flattait ostensiblement ; enfin, il me tardait de revoir la petite Iota, ma protégée mais surtout mon amie. Je nouais difficilement de lien avec les enfants, mais celle-ci était la seule survivante du sous-marin dans lequel nous avions dérivé au fil des siècles, dans l'océan de l'univers. Nous étions unis par quelque chose de plus fort que les mots. Je lui rendais fréquemment visite puisqu'elle ne pouvait quitter sa demeure lunaire.

Parfois, tard dans la nuit, je me figurais l'astre la bercer alors qu'elle reposait, endormie, au bord du croissant, contre la voûte du ciel. Il s'agissait d'un conte que j'avais écrit à mes heures perdues, et que je comptais lui offrir ce jour-là. J'avais rassemblé les cinq feuilles qui le composaient, les avais roulées sur elles-mêmes puis liées à l'aide d'un ruban vert clair, de la même couleur que celui qu'elle portait autour de sa robe. Puis, j'avais rangé le conte dans la poche intérieure de mon manteau.

Une fois dans la bibliothèque lunaire, je lâchai la main d'Ellie pour pivoter vers elle, lui adressant un sourire reconnaissant. Je m'aperçus à son allure pressée qu'elle s'apprêtait à repartir immédiatement.

"Tu ne restes pas ?" m'étonnai-je.

Je savais qu'elle entretenait des rapports amicaux et privilégiés avec Diane, aussi en fus-je profondément surpris. Elle prétexta qu'elle était occupée ailleurs. Je voulus ouvrir la bouche mais à cet instant, un sifflement furieux se fit entendre dans mon dos.

"Vous, ici ?" s'indigna Socrate, le gardien des lieux. "Hors de ma vue ! Disparaissez sur-le-champ ! J'ai fait les poussières dans cet endroit aujourd'hui, il est hors de question qu'un auteur oublié colle des saletés partout !"

Pivotant lentement sur mes pieds, j'avisai le nouveau venu d'un oeil méprisant. En bougeant, je lui avais révélé la silhouette d'Ellie, qui avait été jusqu'à présent cachée par la mienne. Aussitôt, ses yeux en amande s'écarquillèrent et il me donna l'impression d'avoir avalé du lait caillé.

"Mademoiselle Ellie." dit-il d'un ton caressant, radicalement différent. "Vous êtes la bienvenue en ces lieux. Vous êtes chez vous ici, naturellement."

La jeune femme haussa un sourcil alors qu'il passait une main derrière son oreille avant de la lécher fugacement. J'avais appris qu'il était un homme-chat, mais malgré tout, ce genre de démonstration restait déconcertante.

"Nous sommes chez Diane." corrigea-t-elle un peu sèchement. "J'aimerais que vous soyez bon avec Jules, car ma tante a réclamé sa présence."

Il émit un ronronnement avant de plaquer la main sur sa bouche, déconfit que ce bruit lui ait échappé. Ellie se mordit les lèvres pour s'empêcher de rire et je croisai son regard, un sourire complice aux lèvres.

"Soyez sages." recommanda-t-elle en posant des yeux insistants sur moi.

J’acquiesçai avec assurance. Elle n'avait rien à craindre. Je savais me comporter en gentleman et ne pas me laisser dicter ma conduite par un vulgaire homme-chat. Ce dernier attendit qu'elle s'en aille pour se planter devant moi et me toiser d'un oeil perçant, alors que je faisais deux bonnes têtes de plus que lui.

"Enlevez vos chaussures." ordonna-t-il. "J'ai fait le ménage."

"Vous cherchez à me faire faire vos quatre volontés car vous êtes chagriné qu'elle me préfère à vous ?"
demandai-je d'un ton désinvolte, bien que mon regard acéré ne lâche pas le sien.

Il poussa un léger feulement entre ses dents serrées. J'aurais pu poursuivre cette joute verbale mais à cet instant, une fillette apparut dans mon champ de vision. Délaissant aussitôt Socrate, je me tournai vers elle et mis un genou à terre. La fillette, tout sourire, se précipita dans mes bras ouverts. Je la serrai tout contre moi avant de la lâcher, découvrant par la même occasion qu'elle tenait une construction de papier un peu froissé dans sa main. Elle posa un regard sérieux et concentré dessus, redonna du gonflant au papier avant de le brandir fièrement vers moi. Mes yeux s'ouvrirent sous la surprise en découvrant de quoi il s'agissait.

"Une montgolfière !" fis-je, impressionné.

Iota hocha plusieurs fois la tête, le regard pétillant. Elle avait construit le ballon avec des feuilles assemblées auxquelles elle avait donné une forme relativement ronde. Pour la nacelle, elle avait formé un petit carré de papier en volume, qu'elle avait ensuite attaché à l'aide de ficelles. Le résultat était des plus réussis. Depuis que je lui avais appris l'origami, elle s'occupait de cette façon.

"C'est pour toi."
dit-elle en me tendant la construction en papier.

"Merci beaucoup."
répondis-je en prenant précautionneusement la montgolfière dans ma main. "J'ai aussi quelque chose pour toi, mais il va falloir deviner de quoi il s'agit."

Je lui lançai un regard malicieux. La fillette sourit de toutes ses dents mais Socrate interrompit notre conversation :

"Avec quoi as-tu fabriqué ça ?"
demanda-t-il d'un ton étranglé.

Il fixait la fillette d'un oeil épouvanté. Observant le ballon avec davantage d'attention, je remarquai qu'il paraissait avoir été construit à l'aide de pages d'un livre, car de nombreux caractères les recouvraient. Iota leva la tête vers l'homme-chat tout en conservant un calme exemplaire. Brave petite.

"Je l'ai fait à partir d'un livre de la bibliothèque."
répondit-elle simplement.

Je crus que Socrate allait s'évanouir, comme les dames d'autrefois. Qu'il n'espère pas que je le réveille avec un baiser... A cette pensée, un léger rire m'échappa. Bien entendu, l'homme-chat crut que je me moquais de lui et poussa un grognement courroucé.

"Un livre ? UN LIVRE ?"
répéta-t-il en plaquant les mains sur sa tête.

Iota ouvrit de grands yeux anxieux ; je posai une main sur son épaule pour la rassurer, avant de fixer Socrate d'un oeil réprobateur. Puis je me relevai.

"Ce n'est qu'une enfant. Vous devriez baisser d'un ton."
lui recommandai-je, autoritaire.

"Vous n'avez pas à me dire ce que je dois faire chez moi !"

"Chez Artémis." corrigea la fillette de sa voix fluette.

J'adressai un regard fier à l'enfant qui, loin de se sentir menacée par Socrate, avança vers lui. Elle joignit les mains devant elle et leva les yeux vers l'homme-chat.

"J'ai sacrifié le livre qui me semblait inutile."

"Aucun livre n'est inutile !" répliqua Socrate d'un ton indigné. "Enfin, à part les torchons écrits par celui-là !" ajouta-t-il, dédaigneux, à mon endroit.

Je le fixai sans ciller alors que Iota conservait un calme admirable.

"J'ai choisi d'utiliser le livre qui parlait des chats et de la façon de bien s'occuper d'eux. Je l'ai appris par coeur et... je me suis dit que je n'en aurais plus besoin ensuite. Alors, je m'en suis servi pour fabriquer la montgolfière." expliqua-t-elle posément. "Ai-je fait quelque chose de mal ?"

Elle pivota vers moi et je me contentai de secouer légèrement la tête avec une expression attendrie. Quant à Socrate, il ne semblait plus vouloir la sermonner. Les mots lui manquèrent pendant quelques secondes, après quoi il demanda d'un ton pincé :

"Tu as vraiment tout appris par coeur ?"

Elle lui donna quelques preuves en récitant des passages du défunt livre, et je songeai qu'elle savait caresser ce chat dans le sens du poil. Cet incident passé, j'entrepris d'enlever mon manteau et de le poser sur le dossier d'une chaise. J'avais décidé d'offrir le conte à Iota un peu plus tard dans la journée. Pour le moment, il était toujours caché dans la poche. En me voyant prendre mes aises, j'entendis sans surprise Socrate se plaindre à nouveau. Exaspéré par ses enfantillages, je pris le parti de le provoquer en duel. De cette façon, il aurait une véritable raison de se lamenter.

"Vous estimez que je n'ai pas ma place ici, c'est bien cela ?"
fis-je en le toisant de toute ma hauteur. "Que diriez-vous d'un bras de fer ? Le gagnant remporte la bibliothèque."

La tête renversée en arrière, Iota nous observait tour à tour, très intriguée par notre duel de regards. Socrate finit par émettre un léger "Pfeu !" dédaigneux.

"Vous ne pouvez me chasser. Je suis le gardien ! Et je ne m'abaisserai pas à ce jeu de maternelle !"

"Oh, je vois." dis-je tout en posant délicatement la montgolfière sur la table. "Vous ne vous sentez pas de taille à m'affronter. Je comprends."

La provocation, ou l'art ancestral de faire plier n'importe quel homme à sa volonté. Avec les femmes, cela fonctionnait également, mais dans un autre but.

"Je vous impressionne bien trop." ajoutai-je d'un ton désinvolte.

L'homme-chat donnait presque l'impression de vouloir me sauter au visage. Finalement, il se contint et s'installa à la table, le bras levé et le coude posé sur la dessus.

"Eh bien ? J'attends ! Voyons qui est le plus fort !"
lança-t-il avec l'énergie d'un homme que la colère et l'appréhension faisaient déjà trembler.

J'adressai un regard confiant à Iota, qui alla s'asseoir sur une chaise un peu plus loin, nous observant avec attention. Je pris place juste en face de Socrate qui transpirait déjà à grosses gouttes. Pauvre chaton... il n'avait que la peau sur les os. Le battre serait extrêmement facile. Jamais il n'aurait dû accepter.

Réprimant un sourire, je posai le coude sur la table et attrapai sa main, plantant mon regard dans le sien. Il s'engagea bientôt un duel plus laborieux que je ne l'avais escompté. Bien que chétif, le bibliothécaire avait du muscle. Cela était sûrement dû aux piles de livres qu'il transportait avec acharnement. Je rassemblai mes forces et me concentrai. Les secondes s'égrenaient avec une lenteur abominable.

Je faillis être déconcentré en entendant la voix de Diane. Je tournai à peine la tête vers elle, remarquant seulement qu'elle serrait Iota dans ses bras. Socrate, le fourbe, en profita pour accentuer la pression de sa main dans la mienne. Elles se baissèrent dans la mauvaise direction mais je rétablis de justesse l'équilibre, laissant échapper un léger grognement. Le visage de l'homme-chat était rouge tomate ; je savais que le dénouement en ma faveur n'allait pas tarder. Nos mains tremblantes commencèrent à se diriger vers son bras et, déterminé, je donnai une pression supérieure à mes muscles endoloris.

Je sentis alors une douleur vive et cuisante traverser ma peau. J'étouffai un cri. Dans le même laps de temps, ma main se retrouva plaquée sur la table par la sienne, juste avant qu'il ne la relâche et qu'il pousse une exclamation triomphante.

"J'ai gagné ! J'ai gagné !"

Je dépliai mes doigts et grimaçai en remarquant quatre petites marques ensanglantées sur le bord de ma main. La cinquième se situait sur le dessus. Inutile d'être devin pour comprendre que le sale chat avait usé de ses griffes pour gagner en les enfonçant dans ma chair.

"J'ai gagné ! Vous êtes pitoyable monsieur Verne ! Pitoyable ! J'ai remporté la bibliothèque et vous, vous n'avez rien ! RIEN !"
jubila-t-il, les yeux exorbités.

Tricheur, songeai-je en coulant sur lui un regard meurtrier.

J'aurais pu le faire remarquer à haute voix mais je ne souhaitais pas avoir l'air aussi ridicule que lui. S'il avait pu, il serait monté sur la table pour faire la danse de la joie.

Préférant l'ignorer, je me levai de ma chaise pour saluer les nouvelles arrivantes, après avoir essuyé rapidement les gouttes de sang sur ma main à l'aide de mon mouchoir.

"Chère sélénite ! Comme toujours, l'astre des nuits pose sur vous sa lumière délicate et vous honore."
dis-je en m'inclinant devant elle respectueusement.

Je pivotai ensuite vers la jeune inconnue qui l'accompagnait et qui tenait un bâton. Pourquoi pas.

"Je me présente : Jules Verne, romancier et dramaturge. Et vous êtes, mademoiselle ?"

"... agacée d'être saluée la dernière." acheva Aphrodite.

Je tournai la tête vers elle et saisis sa main blanche pour l'effleurer du bout des lèvres avec un léger sourire.

"Je ferai pénitence pour cette erreur, soyez-en assurée." murmurai-je en plongeant mon regard dans le sien.

Elle fit glisser sa main hors de la mienne avant d'afficher une expression dédaigneuse.

"Si vous vous rachetez de la même façon que vous perdez au bras de fer, me voilà enchantée par avance." soupira-t-elle.

Je me redressai, les sourcils froncés. Ce n'était clairement pas ma journée. Je me consolai en songeant que Iota au moins, m'appréciait. Je tentai un sourire hésitant en direction de Diane, espérant gagner ses faveurs, avant de m'apercevoir que mon comportement était ridicule.


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________________________________________ Dim 19 Mar 2017 - 0:38


Le Jour de Saturne

Ελευθερία ή θάνατος
La liberté ou la mort.


".. ce que je veux dire, c'est juste que j'en ai marre de voir des nanas lui sauter dessus a la moindre occasion !"


Elle faisait des allers retour dans la maison, le téléphone collé a l'oreille, alors que sa main libre ramassait la petite centaine de tasses qui trainaient un peu partout dans la maison. L'après midi touchait a sa fin, et les jours commençaient a s'étirer lentement, a mesure que la température ambiante montait. Les neiges d'hivers avaient laissées places a l'entre deux, ce moment ou il ne faisait pas tout a fait assez chaud pour qu'on puisse se dire au "printemps", mais plus tout a fait assez froid pour qu'on parle d'hivers.

"J'ai l'impression qu'il les attire comme du miel ! Même dans la pub d'Axe, le déodorant a moins d'effet !"

Non mais vraiment, c'était a se demander comment il faisait. Elle avait vue avec Jack, en établissant que Sebastian était un dragueur naturel, qu'il draguait sans s'en rendre de compte. C'était presque déprimant !

"Je veux dire, je sais que c'est pas vraiment sa faute... mais ca m'énerve vachement quand même ! Tu crois que si je met un panneau "propriété privée" autour de son cou ca marchera ?"
Elle s'arreta une seconde, s'immobilisant au milieu du couloir les sourcils froncés. "Non... enfin non, c'est pas vraiment officiel... c'est juste que... enfin voila. Arrete de poser des questions comme ca d'abord !"

Elle repartit d'un pas énergique vers la cuisine, lâchant les tasses dans l'évier dans un concert discordant. Enfin elle s'arreta et s'adossa au rebord en métal. Rapidement, Louise passa une main dans ses cheveux et soupira.

"De toute façon, ce n'est pas la question... Ca se passe bien avec Anna ? Et le bébé ? Tu sais que depuis qu'il est au courant, Jack a juré de te tuer... Oh Mon dieu !"


Elle lacha le téléphone sous le coup de sa surprise, avisant un garde Olympien qui venait de se téléporter juste devant elle.

"On vous a pas appris a frapper aux portes sur l'Olympe ou quoi ?!"
lacha elle avant de se pencher pour récupérer le mobile. "Aaron ? Je suis désolée, je dois y aller... si tu veux, tu n'a qu'a passer a la maison un de ces jour, on pourra discuter de tout ca... Oui, entendu. Bonne apres midi."

Elle raccrocha... et soupira, jetant un regard méfiant a l'homme devant elle qui fixait un point devant lui.

"Je suppose qu'on vous a envoyé pour moi... Une tasse de thé ?"


Il sembla surpris, sourcilla un instant avant de dire, d'une voix presque mécanique :

"Non merci madame. Pas pendant le service."


Louise haussa un sourcil. Ce n'était pas comme si il s'agissait d'alcool ou qu'il y soit sensible... Tant pis.

"Désolée pour tout a l'heure, vous m'avez surprise..."
fit elle en l'étudiant plus attentivement. Plus tot jeune, mignon – en même temps, il fallait croire que les gènes de l'olympe exigeaient que chaque personne qui y soit lié soit beau – les cheveux bruns et les yeux foncés. L'air honnête et concentré, comme si il avait peur d'oublier pourquoi il était la.

"C'est la premiere fois qu'on vous envoie ici ?"


Il hocha la tête. Louise s'éloigna de quelques pas, pour attraper son sac a main et vérifier qu'elle avait dedans ce qu'il lui fallait, avant de se diriger vers l'entrée,le garde sur ses talons. Elle ferma la porte avant de mettre les clefs dans son sac, puis se retourna vers le garde les mains sur les hanches et l'air sérieux.

"Vous savez... vous avez le droit de me parler, je ne vais pas vous manger."

"J'ai été envoyé ici pour vous mener jusqu'au temple de la Déesse Artémis"
récita il sagement.

"Oui oui, Di' m'avait dit qu'elle enverrait quelqu'un... Juste un petit truc, la prochaine fois... n'apparesez pas comme ca devant moi. Frappez a la porte, c'est plus polie."

Que la prochaine fois, il ne débarque pas au beau milieu de sa douche !

"Je saurai m'en souvenir madame."


"Appelez moi Louise. Et vous êtes... ?"


"Amos Madame..."


"C'est jolie... Enchantée Amos."
Louise revint vers lui en lui faisant un sourire compatissant.

Amos, "celui qui est chargé d'un fardeau". C'était presque triste comme nom... Mais il lui était sympathique. Louise regarda rapidement autour d'elle, analysant sa cuisine, pour finir par attraper deux mandarines, avant de venir pres du garde.

"Bon, je vous suis !"


Elle passa son bras autour de celui du garde et ferma les yeux, sentant comme une sorte de pression avant de les rouvrir, sur la lune. C'était tres impressionnant de se retrouver là, elle devait l'avouer. Elle lacha Amos et sautilla discrètement sur place... avant de s'arreter, la mine décue. La gravité semblait tristement normale... dommage. Emboitant le pas a son garde, elle s'avanca vers le temple avant de reprendre la parole.

"Vous avez une petite amie ?"
demanda elle soudain, faisant s'arreter le garde qui la regarda d'un air surpris. "Ou un petit amis, ca ne change rien..."

"Euuuh... je..."
Il regarda de gauche a droite comme pour chercher une échappatoire avant de revenir a Louise. "C'est possible... pourquoi ?"

"Qu'est ce que vous feriez si vous voyiez quelqu'un lui tourner autour ?"


"Oh !"
Il sembla soudain bien plus a l'aise et se permit un petit sourire reveur. "Eh bien je le défierait en combat singulier et nous nous battrions jusqu'a ce que le sang de l'un de nous ne tache le sol et que son dernier souffle ne soit rendue. Ou alors je pourrais lui briser les os en espérant qu'il ait compris la leçon."

Louise le fixait, les yeux ronds, et Amos mit quelques temps a s'en rendre compte.

"Bien sur",
reprit il rapidement "Ce n'est qu'une situation hypothétique... Je vous laisse ma dame, je n'ai pas le droit d'aller plus loin."

Et il disparut, la laissant un peu hébétée sur les bord. Oh, eh bien ca... c'était expéditif ! Elle soupira a nouveau avant de rentrer dans le temple ou un sacré comité l'attendait.

"Oh eh bien ca..."
fit elle en se dirigeant automatiquement vers Diane, seule qu'elle connaissait vraiment dans le coin. "Salut Diane... Nora, Aphrodite..."

Louise coula un regard en direction d'une petite fille, certainement Iota dont lui avait parlée son amie. Elle avait pres d'elle un homme.. qu'elle ne connaissait pas, et...

"Monsieur Socrate."
Elle hocha la tête en direction du gardien de la bibliothèque avant de revenir a l'inconnu. "Bonjour, je m'appelle Louise Hollen, je suis une amie de Diane. A qui ai je l'honneur ?" fit elle en lui tendant la main. "Et tu dois être Iota ? Bonjour... Je ne sais pas si Diane t'a parler de moi... Tu veux un Arlequin ?"

Une fois les présentations faites, elle jeta un regard a Diane.

"Il faut vraiment que vous appreniez a vos gardes a frapper aux portes... Il y a de quoi se faire du thé ici ?"
ajouta elle en regardant autour d'elle... avant de faire quelques pas curieux. Les doigts qui glissaient sur le bois polis alors que son regard devenait rêveur en voyant le nombre d'ouvrages présents...

"Pourquoi ne peut on pas les prendre ?"

Elle ne comprenait pas. Le but d'une bibliothèque c'était de pouvoir s'y renseigner non ? Alors si les livres refusaient de se fire lire...

"En tout cas c'est magnifique comme endroit... "

Ca c'était certain. Avisant Nora, elle se dirigea finalement vers elle pour se poster a son coté, lui jetant un regard rapide avant de faire un sourire.

" Tu vas bien Nora ?"
lui demanda elle avant de murmurer pour que les autres ne l'entendent pas : "Ne sois pas aussi tendue... Rassure toi, les dieux sont impressionnants mais au fond ce sont tous de grands enfants... Quand a Socrate il n'aime qu'Ellie. Montre leur que tu es sure de toi et tout se passera bien... même si c'est faux, il faut simplement bluffer...

Elle lui fit un sourire encourageant, avant de lui tendre un Arlequin. Elle préférait peut être les Oréos mais tant pis... C'était juste pour le courage, et elle en profita pour en prendre un.



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Jamie Skyrunner


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________________________________________ Dim 19 Mar 2017 - 9:46


Indésirable n°1


Quand la déesse avait débarqué au Granny, Jamie s’était aussitôt crispé. Depuis des mois maintenant, il avait tenté, avec plus ou moins de succès, de reconsidérer sa colère profonde des Dieux en général. A force de les avoir côtoyé, et depuis qu’il retournait un peu plus régulièrement sur l’Olympe, il devait avouer que le fait d’être un être Divin n’était pas forcément le critère principal d’un comportement de véritable enfoiré.

Bon Connor restait quand même une exception. Et Phoebus aussi. Ces deux mecs étaient vraiment insupportable.

Mais pour les autres, on pouvait peut-être faire quelque chose ! Alors oui, cela lui demanderait probablement, sur le long terme, de leur répondre par autre chose que des mono-syllabes, cela lui demanderait aussi -plus que probablement cette fois- de ne pas les toiser avec méfiance dès qu’ils croisaient son chemin, mais on pouvait toujours…. Espérer ? Peut-être. Après tout, l’espoir faisait vivre. Et Jamie aurait déjà du être mort depuis longtemps.

Les choses avaient changés. Quand exactement, il n’arrivait pas à le déterminer. Mais Jamie avait reprit… Espoir. Enfin, c’était peut-être un grand mot. Pour être franc, il avait plutôt renoncé au désespoir. Renoncé à attendre bien sagement son sort. Pendant des mois, il s’était mit la tête dans le sable, à pleurer, à veiller, à se détruire à petit feu sans jamais décider de prendre les choses en mains. Trop de choses lui étaient retombés sur le coin de visage, et pendant un temps, il avait été incapable de relever la tête, et de détourner les yeux de ce futur macabre que tout désignait.

Famine. Chronos. Apocalypse. Une vraie campagne.

Et puis, il avait finit par le faire. Incapable de se souvenir comment, mais peu à peu, il s’était rendu compte que les choses n’avaient pas à être comme il les avaient vu. Des choses changeaient. Des données, des informations, des personnes avaient été modifiés. Robyn ne faisait plus partie de sa vie. Cela faisait des mois qu’il n’avait pas même recroiser la pâtissière en ville. Or, lorsqu’il s’était vu tuer Neil, il avait le souvenir très vif d’avoir été son meurtrier. De l’avoir tuer alors même qu’il l’aimait. Les choses pouvaient donc changés. Peut-être.

C’était à cause de cette constatation que, petit à petit, Jamie avait réinvesti l’Olympe. Ok, pour lui, l’entrainer comme un soldat était l’une des idées les plus stupides du monde et encore aujourd'hui, il ne comprenait pas qu’eux ne le saisissent pas -même si combattre avec Athéna pouvait vraiment se révéler hyper libérateur. Mais si il y avait bien un lieu où potentiellement, des réponses étaient trouvables, c’était bien là-bas. Il devait forcément exister un truc, un bouquin, une peinture, une prophétie idiote quelque part ! Loki lui avait lu Harry Potter un jour, et si il se souvenait bien, le binoclard se rendait dans une sorte de bibliothèque à boule de cristal pour trouver une prophétie qui devait l’aider à comprendre comment tuer le méchant : à tous les coups, un truc du genre devait exister sur l’Olympe ! C’était certain.

Alors Jamie avait entreprit de mener ses recherches. Ce qui l’avait forcement pousser à recroiser plus régulièrement certaines…. Personnes. Phoebus en l’occurrence, qui semblait toujours autant persuadé qu’il avait besoin d’une figure paternelle. Cela avait prit du temps, mais après avoir tout tenter pour lasser le Dieu, il avait finit par apprendre à lui lâcher un pauvre sourire parfois : étrangement, il avait l’air de s’en contenter,et il laissait Jamie se perdre dans ses recherches. Socrate, aussi, que Jamie avait vraiment mit très longtemps à approcher. Il ne savait pas très bien pourquoi mais il le mettait un peu…. Mal à l’aise. Pour une raison très simple : Jamie avait parfois l’impression d’être un véritable demeuré, niveau savoir, et face à Socrate, c’était mille fois pire. Mais c’était encore lui qui était le plus à même de l’aider, alors… Et puis un jour, il l’avait croisé, elle.

Il ne l’avait pas reconnu tout de suite, mais une part de lui avait frissonner. Une part qu’il était parvenu à endormir il y avait longtemps. Le frisson glacial lui avait parcouru l’échine, se posant sur elle avec une curiosité urgente. Quelque chose, au fond de lui, se souvenait de cette déesse. Et cela n’avait rien d’une bonne nouvelle.

Quand elle se présenta, Jamie cru littéralement se décomposer. Les souvenirs restaient embourbés de pois noire mais il les conservait avec une étrange précision : Hera. L’une des deux déesses que Famine avait tué sans l’ombre d’une hésitation. Aussitôt, Jamie sentit son estomac se contracter, et une sueur froide lui recouvrir la peau. Jamie avait beau savoir qu’il n’était pas responsable des actes de Famine, il lui était impossible de dissocier sa main de la sienne. Ils partageaient un corps. Ils portaient les mêmes fardeaux. Les excuses lui avaient aussitôt échappés, exprimant à la déesse son remord, ce qui sembla presque la surprendre. L’intriguer du moins. C’était plus fort que lui, comme à chaque fois qu’il croisait Aryanna. Aphrodite. La culpabilité se mêlait toujours à un frisson diffus, sourd, et lointain, le rendant toujours profondément mal à l’aise. Mais elle avait fini par… Sourire. Et Jamie était reparti.

Depuis ce jour, Jamie avait fait l’effort de la saluer à chaque fois qu’il la croisait, ce qui arriva de plus en plus souvent. Un jour, elle finit par lui demander ce qu’il faisait sur l’Olympe. Il avait hésiter, mais c’était la première déesse, le premier être divin, à réellement lui poser la question de front. Alors il lui avait dit. Et c’était pour cela qu’elle était venu le chercher à la fin de son service.

Rapidement, Jamie servit son dernier client, encaissant l’argent avant de retourner au comptoir. Opy ne travaillait pas ce jour là -probablement fourrer dans les jambes de ce foutu organiste, aussi les au-revoir ne traînèrent pas en longueur. Reposant son tablier, il attrapa son sac et se dirigea vers la porte, où la déesse l’attendait.

-On peut y aller.

Il dit cela sans avoir la moindre idée d’où ils se rendaient en réalité. Elle lui avait parler de livres, de bibliothèques, de potentielles réponses, et il avait foncé. Perclu d’espoir et de curiosité. Cela dit, il devait quand même avouer qu’elle aurait pu le prévenir qu’il allait se retrouver sur la Lune !

Jamie était un alien, tout ce qui touchait à l’espace lui était familier. Aussitôt, cela lui arracha un immense sourire, se retournant vers la déesse… Se crispant aussitôt. Le regard de Diane n’avait toujours rien d’avenant pour lui.

La déesse blonde avait beau lui avoir assuré son pardon, l’animosité entre eux n’était jamais réellement partie. Jamie l’observa avec distance, presque défiance, avant de constater qu’en réalité, il était loin d’être le seul ‘invité’. Superbe. Encore un Divin manipulateur.

-Salut.

Ce fût tout ce qui lui vint en observant les gens alentours, n’en reconnaissant qu’une poignée. Son visage se crispa imperceptiblement, détaillant chacun des leurs, s’étonnant de l’espèce de joie qui sembla traverser le visage de Louise. Malgré lui, il lui sourit discrètement, resserrant sa main sur la anse de son sac à dos, finissant d’observer les visages. Sentant son torse se contracté de façon… Aléatoire. Le regard de Diane était explicite : il n’avait à faire ici. Pire que cela, il n’était pas le bienvenu. Pas du tout même. Son instinct était catégorique. Et malgré lui, Jamie poussa un énorme soupir.

C’était quoi la magouille cette fois ?

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Victoire Adler


« Si t'es un boulet,
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________________________________________ Dim 19 Mar 2017 - 20:22

Le jour de Saturne
...


    Il y a quelques semaines…


Elle avait eu l’occasion de voir le jeune homme à plusieurs reprises en coup de vent, sans avoir vraiment la possibilité de lui parler, ou même de se présenter. Il n’était pas un dieu, il n’était pas même une créature, son aura était quelques peu différente et il ne lui avait fallu qu’un seul vrai regard sur le jeune homme pour savoir exactement à qui elle avait affaire. Elle s’était alors avancée vers lui, d’un pas souple et impérieux, digne de la reine qu’elle avait longuement été pour lui tendre une main blanche.

- Jaimie je présume ? Mon nom est Hera… mais tu peux m’appeler également Victoire.

Son regard était intense, coloré d’une lueur étrange tandis qu’elle le dévisageait sans la moindre gêne. Elle avait toujours eu bonne mémoire… elle s’était souvenue, rabâché ce que Artémis lui avait dit. Alexis, Elsa, Emma pour les déesses magiques qui possédaient respectivement foudre, eau et feu. Jaimie, Wilson, Evelyn pour les cavaliers et plus particulièrement Famine, Peste et Mort. Il y en avait deux qui avaient véritablement attirés son attention, l’un d’eux étant Jaimie, bien entendu. Elle le revoyait s’avancer vers elle, abattre sur lui le coup violent qui avait mis fin à sa temporalité et à sa vie. Ses yeux étaient bien moins fuyants et pleins de nombreux sentiments qu’à présent, mais elle n’y avait prêté guerre attention. Elle se voyait face à l’humain qui l’avait tué, elle se voyait comme un regret dans ses yeux, et cela l’avait encouragé à sourire, à le détendre et à lui poser la question qui avait amorcé leur relation.


    A présent, 1er Mai.


Le printemps commençait réellement à s’installer, les beaux jours revenaient. Hera profitait des derniers rayons de soleil qui se posaient sur son visage, les yeux fermés et un sourire bien ancré. Elle arborait toujours des cheveux bruns, dans un dégradé qui lui tombait sur les épaules. C’était sans aucun doute la seule partie de son corps qui lui plaisait de changer selon ses volontés… Parfois elle gardait sa longue chevelure blonde, à d’autres moments, elle préférait devenir brune, avec une coupe plus actuelle. Et comme il lui fallait à présent être à Storybrooke, elle préférait largement se fondre dans la masse des humains. Vêtu d’un débardeur beige, d’une veste en cuir à mi-chemin entre le gris et beige, d’un pantalon de cavalier noir et de bottes de la même couleur que son blouson qui lui montait jusqu’aux genoux, elle attendait, les bras croisés, une jambe replié avec le pied posé sur le mur, que le jeune homme daigne se pointer, ce qu’il ne tarda pas à faire.

- Très bien. Bonjour Jaimie.

Il ne l’avait pas salué mais elle ne lui en avait pas tenu rigueur, se contentant de l’empoigner par le bras et de le téléporter sur la Lune où Artemis les attendaient. A croire qu’ils étaient tous les deux en crashtests… Lors de leur dernière conversation, la déesse de la chasse lui avait fait par de ses doutes à son sujet, et elles s’étaient décidé d’un commun accord : autant décidé de la valeur de l’autre en se mêlant ensemble aux affaires de la Cité. Après tout, Hera y avait le droit autant que les autres et puis… ils avaient un petit quelque chose en commun avec Apollon qui la légitimait, bien qu’elle ne relevait jamais ce détail. Quant à Jaimie… le cavalier ne lui avait visiblement pas faire que du… « mal » à elle… Aussi s’était-elle portée garante de son arrivé dans le groupe… plus que rempli.

- Bonjour Artemis, excuse-nous de ce retard, Jaimie se devait de finir son service avant notre départ…

Elle appuya un regard en la direction de sa « sœur » pour lui assurer une fois de plus silencieusement qu’elle s’en portait garante. La blonde semblait elle-même encline au pardon puisqu’elle avait eu un sourire sincère envers le jeune homme qui semblait plus que mal à l’aise. Puis le regard de la déesse coula en direction des autres invités… il n’était pas très poli de les éviter même lorsque certains avaient les joues de la candeur, de la rondeur, les pommettes du sex appeal, des yeux de biches et des cheveux soyeux… C’était la première fois qu’Hera recroisait le chemin d’Aphrodite et elle ne lui avait clairement pas manqué durant tout ce temps. Sa mâchoire se crispa instantanément tandis qu’elles se jaugeaient mutuellement. Un corps sublime renfermant la perfidie suprême…

- Bonjour Aphrodite.

Sobre… elle ne savait pas quoi ajouter d’autre après tout. Elle n’avait nullement envie de lui mentir en lui annonçant qu’elle était « ravie » de la revoir, ni même lui avouer sa surprise de la voir ici. Après tout, il fallait bien se douter qu’elle finirait un jour ou l’autre par rejaillir à sa vue. Elle détourna le regard pour afficher un sourire poli sur son visage face aux autres qu’elle ne connaissait pas encore. Nora. Louise. Voilà pour les femmes. Elle s’avança ensuite vers le dernier homme pour lui tendre sa main et recevoir un baisemain. Il semblait aussi habitué qu’elle à cette coutume, ce qui était plutôt déstabilisant bien qu’elle comprit mieux la raison de cette habitude lorsqu’il se présenta à elle.

- Vous êtes donc l’une des personnes que mes « sœurs » nous ont ramenées de ce sous-marin. Je suis enchantée de faire votre connaissance monsieur Verne. J’ai lu nombre de vos œuvres à mes heures perdues.

Elle lui fit un sourire plus engageant, digne de la bienséance, avant de se tourner vers un autre « homme » au visage bien plus familier…

- Socrate ! Voilà donc ta nouvelle fonction ? Je commençais à désespérer de ne plus voir le gardien de notre connaissance arpenter les allées de la bibliothèque de la Cité... ni même de venir me conseiller une certaine lecture... Je suis heureuse de te voir ici, je sais que la bibliothèque d'Artémis est entre de bonnes mains.

- Enfin quelqu'un qui le reconnait. Si vous pouviez le dire à la déesse des lamentations, qui ne respecte pas ma fonction, ça serait magnifique.

Hera s’était contenté d’un sourire en coin, légèrement moqueur, en relevant les yeux vers Artemis. Décidément, ce chat ne changeait pas. Et les querelles non plus… A croire qu’elle n’était jamais morte et qu’elle était toujours mariée… Mais la déesse de la chasse préféra changer de conversation en présentant la seule enfant présente à leurs côtés :

- Héra, voici Iota. J'ai fait sa rencontre à Halloween. C'est...Ma grande sœur on peut dire ça comme ça.

Avec une douceur extrême, la déesse s’avança vers la demoiselle et s’accroupit pour être à sa hauteur. Nulle geste de condescendance ici, bien au contraire… C’était quand on les regardait de haut que les enfants ne se sentaient pas respectés. C’était ici pour se mettre sur le même pied d’égalité qu’elle, surtout qu’elle ne devait être une enfant qu’en apparence, puisqu’elle était plus âgée d’Artemis… C’était fascinant… ainsi il était possible pour les dieux d’avoir d’autres frères et sœurs en dehors de toute divinité ?

- Bonjour Iota... J'ignorai que nous pouvions avoir d'autres frères et soeurs avec d'autres fonctions... tu te plais dans cette bibliothèque ? Tu t'y sens... à l'aise ?

- Je m’y plaît beaucoup.

L’enfant semblait quelque peu déstabilisé par elle ou par le groupe tout entier. Hera ne préféra pas insisté, en se relevant et en se reculant. Tous comme les adultes, ils avaient parfois besoin de leur jardin secret, de temps d’adaptation et d’espace privé. Tout ceci, la déesse brune pouvait parfaitement le respecter, ce qu’elle fit d’ailleurs immédiatement, préférant relancer la conversation du côté de Diane.

- Donc... tu veux bien nous expliquer pourquoi nous sommes autant à être réuni chez toi ? Que voulais-tu nous montrer ? Je pense que nous sommes au complet à présent.

Elle l’espérait parce que bien que la bibliothèque semblait immense, il n’était peut-être pas non plus nécessaire d’inviter tout le cosmos à cette petite sauterie… Ils étaient déjà neuf, si l’on comptait Iota et Socrate, ce devait être suffisant… Artemis ne semblait apparemment n’attendre personne d’autre puisqu’elle enchaîna :

- Lors de ma dernière expédition, je me suis retrouvée l'espace d'un instant à l'intérieur de la bibliothèque, Iota m'a conduit jusqu'à un rayonnage avec des livres portant nos noms ainsi que ceux des Titans. J'aurais aimé les consulter, afin de voir s'il nous était possible d'en apprendre un peu plus. C'est pour cela que je vous ai demandé à tous de venir. Je me suis dit que ce serait mieux de le faire ensemble.

Hera approuva d’un signe de tête. Effectivement, la tâche se révélait des plus intéressantes… Peut-être aurait-il été plus judicieux en ce sens de réunion toute la belle petite « famille », tous leurs « frères et sœurs » qui devaient eux aussi vouloir savoir le pourquoi du comment, mais la déesse ne dit rien à ce sujet. Ils étaient dans le Temple d’Artemis, libre à elle d’inviter qui elle voulait… et puisqu’elle en faisait elle-même partie, elle n’allait clairement pas s’en plaindre… Sans crier gare, elle enroula alors ses bras autour du bras de Jaimie, à la manière d’une reine d’une autre époque invitant un compagnon de route à discuter avec elle. Avec un sourire et une voix déterminée, elle lui lança :

- Faisons équipe, veux-tu ?

Ce n’était pas vraiment une question puisqu’elle l’entraînait déjà avec elle. C’était elle qui avait imposé le cavalier comme signe de sa rédemption. Elle était persuadée que le danger était toujours mieux appréhendé s’il était à nos côté. Soit proche de tes amis, encore plus de tes ennemis, n’est-ce pas ? Elle n’avait jusqu’alors pas vraiment eu d’amis, elle n’apprenait cette partie du dicton que depuis peut auprès de ses « frères » et « sœurs » mais la proximité avec l’ennemi, avec le danger, elle le connaissait plus que par cœur. Ainsi, à son sens, le danger pouvait être évité, contourner, dès lors qu’il était à portée de main, manipulable… C’est ce qu’elle avait tenté d’expliquer à Artémis en l’imposant. Le jeune homme pouvait se trouver être un allier si parvenait à les comprendre, et s’ils parvenaient à le comprendre, elle en était persuadée. Elle s’était bien sûr gardée de dire au garçon qu’elle s’était portée garante pour lui, cela l’aurait sans aucun doute gêné.

Elle posa alors sa main sur l’une des étagères et constata avec surprise que sa main passa au travers des livres sans qu’elle ne puisse en attraper hein… Voilà qui était des plus intéressants… Jamais encore elle n’avait vu une telle chose… Etait-ce la bibliothèque qui choisissait pour vous votre livre ? Ou bien était-ce tout simplement une énigme ? Elle entendit au loin la voix de Socrate qui se voulait presque suppliante :

- C'est lui ! Je veux celui-là.

Il pointait un livre bien précis et Victoire se pencha un peu plus en arrière pour voir à qui il parlait… C’était Iota… Elle pouvait, elle, choisir de prendre n’importe quel livre. Un sourire en coin apparut sur le visage de la déesse et elle fit un signe de tête silencieux au cavalier pour l’inviter à la suivre. Arrivée à leur hauteur, elle tenta d’en savoir un peu plus sur le fameux livre désiré.

- Pourquoi c'est ce livre en particulier que tu convoite ? De par ta fonction, tu as toujours eu un certain flaire sur ce qu'il fallait lire ou non...

Elle ne parvenait pas vraiment à voir de quoi il était question parce que le chat le cachait tant bien que mal. Il observa la déesse, puis l’étagère, puis Iota, feignant avec mauvais jeu le « De quoi ? Mais non ! ».

- Je ne vois pas de quoi vous parlez. Il y a beaucoup de livres aussi. Tenez, il y en a un juste là-bas.

Il pointa des étagères loin, bien loin d’ici… Cherchait-il à l’éloigner ? Voilà qui devenait de plus en plus amusant. Il ajouta rapidement et à voix basse pour la petite fille :

- On verra plus tard pour celui-là.

Puis il s’éloigna d’un pas qu’il voulait serein. Victoire posa alors les yeux sur le bouquin et lu la tranche : « Les lasagnes à travers le temps ». Elle eut un petit pouffement silencieux tout en secouant la tête de gauche à droite comme si elle n’en revenait pas… Elle ignorait clairement qui avait créé ce chat mais il avait à n’en pas douter toutes les caractéristique du mâle : il pliait facilement à la flatterie et tout (ou presque) passait par son estomac… La déesse s’apprêtait à en savoir un peu plus sur le don de l’enfant mais Artemis apparut soudainement près d’eux pour demander de l’aide à sa sœur, afin de récupérer un livre sur Mnémosyne. La déesse garda alors le silence, préférant suivre l’enfant et sa « sœur » vers le livre, espérant que la titanide les mettrait sur la voie. Une journée dans une bibliothèque, une journée comme elle les aimait en somme… si elle avait su qu’un jour elle partagerait ce goût de la recherche et de la lecture avec huit autres personnes dont certaines de ses « sœurs »… il lui aurait été impossible de le croire.



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________________________________________ Lun 20 Mar 2017 - 9:10


Qu'est-ce qui m'arrive ?
Le Temps défile sous mes yeux...




    J'avais accepté de passer la journée avec Diane, même si sa proposition m'avait surprise, mais je ne me sentais pas très à l'aise entouré d'autant de personnes que je ne connaissais pas vraiment. Je préférai quand j'étais avec ceux qui logeaient avec moi, et encore parfois, il m'arrivait de préférer tout simplement de rester toute seule, à tricoter.

    « On est ici chez elle. » murmura une voix dans mon dos.

    Je m'étais tourné, et j'avais vue les yeux bleus de la petite fille, m'observer. Elle s'appelait Iota à ce que j'en avais entendu. Je ne savais pas si elle s'adressait à moi ou non, mais vue qu'elle me fixait, j'avais la sensation que j'étais bien le centre de son attention. Je m'étais approché quelque peu d'elle, tout en portant un regard vers Diane. Je ne savais pas pourquoi je voulais son approbation ou non. Quoi qu'il en soit, elle n'avait pas prêtée attention à moi, discutant avec une autre personne.

    « Tu veux dire chez Diane ? » demandai-je sans trop comprendre pourquoi elle me disait cela.

    « Elle venait souvent s'y reposer, réfléchir, étudier. »
    précisa t'elle en m'observant sans cligner des yeux. « C'est dans la pièce voisine qu'elle vivait. » ajouta t'elle.

    Je sentis un frisson parcourir tout mon être. De quelle pièce parlait-elle ? Il n'y avait que des étagères à perte de vue. Elle me regardait, mais c'était comme si son esprit était ailleurs. Je l'avais vue légèrement incliner la tête, avant de l'entendre murmurer une pensée dans mon esprit.

    « Vous ne devez pas vous attacher à moi. »

    J'eu un mouvement de recul, ne m'attendant pas à l'entendre dans ma tête. Elle n'avait pas bougée les lèvres. La petite fille cligna des yeux, tandis que sa voix se répétait en échos dans mon esprit. J'avais une nouvelle fois tourné la tête vers Diane, mais elle ne se trouvait plus là. Il n'y avait plus personne. J'étais dans un tout autre endroit de la bibliothèque. Les étagères m'entouraient toujours, mais ce n'était plus les même rayonnage. J'avais agrippé mon bâton, ne me sentant absolument pas en sécurité. Je ne me souvenais pas d'avoir bougé.

    « Il y a quelqu'un ?? Diane ?? » demandai-je à plusieurs reprises, avant de voir la déesse apparaître devant moi.

    J'eu une nouvelle fois un mouvement de recul, tendant mon bâton en direction de la femme qui venait d'apparaître. Est-ce qu'il s'agissait réellement d'elle ? Je sentais quelques gouttes de sueur perler le long de mon front. Je couvais peut-être quelque chose. Mais tout ceci semblait si réel. Je m'étais déplacée sans même m'en rendre compte ou on m'avait fait venir ici. Au loin, derrière Diane se trouvait une nouvelle fois la petite fille, qui m'observait, avant de se mettre de profil et de s'avancer vers une autre rangée de livres.

    « Elle m'a parlée ! » dis-je comme si c'était surprenant qu'on s'adresse à moi. « Je... je suis désolée si je l'ai effrayé. Je ne devrais pas rester ici. Je ne suis pas à l'aise avec tout ce monde et... je ne me sens pas en sécurité ici. »

    C'était difficile d'avouer ses faiblesses à quelqu'un. Mais la femme devant moi était une déesse. Elle était une guerrière bien plus puissante que moi, et avoir peur d'avouer qu'on était inférieur face à elle, c'était être stupide. Personne pouvait rivaliser avec une déesse, je l'avais bien compris. Je n'avais qu'une envie, c'était de quitter cet endroit et de retourner à la maison.

    « Doucement, calme toi Nora. » me dit d'une toute petite voix Diane.

    Mon coeur s'était accéléré. J'étais en position de défense, mes sens en alerte, alors qu'aucun danger réel m'entourait. Qu'est-ce qui pouvait bien arriver dans une bibliothèque ? Qui plus est, je n'étais pas seule. Quelque chose était passé une nouvelle fois à travers moi, tandis que je m'agitais. Mais ce n'était pas une aura malfaisante ou autre. Ca avait plutôt un côté... apaisant. Petit à petit, ma respiration reprenait un rythme normal. J’eus un haut le coeur, mais très vite il était passé et la sueur s'était enfin arrêtée de perler le long de mon front. Quelque chose de doux, d'agréable me traversait de tout mon long. J'avais jamais ressentis une chose aussi pure. Est-ce que ça venait de Diane ? J'en avais le sentiment...

    « Je ne pense pas que tu ais effrayée Iota et je suis désolée si tu te sens mal à l'aise. Ce n'est pas ce que je souhaitais. Tu sais, il m'a fallu un peu de temps à moi aussi pour me sentir à l'aise dans cet endroit. »


    Sa voix m'apaisait et je relâchais un peu la pression sur mon bâton. Son bout reposait une nouvelle fois contre le sol.

    « Est-ce qu'il y a quelque chose en particulier qui te tracasse ? » me demanda t'elle d'une voix calme et rassurante.

    Je ne pouvais pas lui dire ce qui s'était passé, car je ne le savais pas moi même. A un moment j'avais été là, puis finalement ailleurs. C'était surement Iota qui avait fait ça, mais pourquoi ? Je l'ignorais.

    « Je suis désolée. Je ne voulais pas vous alerter pour rien. » dis-je en évitant le regard de la déesse.

    Allait-elle m'en vouloir ? Me prendre pour une folle ? Mon regard croisa le siens, puis dévia sur une rangée de livre derrière elle. Je m'étais écarté de la déesse, le regard figé. Quelque chose avait attiré mon attention. Je venais d'un autre monde, où la lecture n'était pas nécessaire. On dessinait sur les murs, mais cela s'arrêtait là. Depuis que j'étais ici, à Storybrooke, je m'étais essayé à divers ouvrages que je trouvais par ci par là dans la maison, mais j'avais du mal à discerner les lettres et à les mettre dans le bon ordre. Il m'avait fallu pas mal de temps pour écrire mes premiers mots. Et il y en avait un que j'avais appris avant tous les autres, et qui se trouvait là, inscrit sur la tranche d'un livre. Je m'étais arrêtée devant ce dernier et j'avais tendu la main pour le prendre, mais ma main était passée au travers.

    « Pourquoi ne puis-je pas le prendre ? »
    demandai-je à Diane en me tournant vers elle. « Pourquoi vous m'en empêchez ? »

    Elle faisait quelque chose qui m'empêchait de le toucher ? Pourquoi ? Et qu'est-ce qu'il y avait noté à l'intérieur de cet ouvrage qui portait mon nom sur la tranche : « Sinmora ».

    « Je ne comprend pas. » dis-je sans comprendre ce qui se passait.

    « Je ne te l'empêche pas Nora. Moi même je ne peux pas les attraper. Et puis, si j'avais un quelconque pouvoir sur cette bibliothèque la seule personne à qui j'empêcherai de les prendre, ça serait Socrate. » dit-il en tentant de me détendre par la plaisanterie.

    Je pouvais lui faire confiance. Elle n'avais aucune raison de me mentir. Mais alors pourquoi je n'arrivais pas à prendre le livre ? Surtout qu'il portait mon nom ! Son regard fut fuyant. Elle observait quelque chose derrière moi. J'hésitais à me tourner. Son teint était devenu pâle, si bien que j'avais finalement tourné la tête pour voir ce qu'elle observait. Il n'y avait rien, ni personne. On était toutes les deux toutes seules. Elle en train de regarder une chose que je ne voyais pas, et moi le livre ouvert dans mes mains...

    ...mon regard se posa sur les pages. J'avais eu une nouvelle absence ? Comment le livre s'était retrouvé dans mes mains ? Je ne pouvais pas bouger mes doigts, ni même tourner les pages. L'ouvrage était ouvert et je me contentais d'observer ce qui y était noté. C'était une multitude de mots que je ne comprenais pas, que je n'arrivais pas à lire. Je m'en voulais de ne pas en avoir appris davantage et de ne pas avoir passé plus de temps à leur apprentissage. Je tentais tant bien que mal de regrouper les mots, de mettre les lettres dans le bon sens, mais ça ne voulait rien dire. Tout était illisibile pour moi. J'aurai voulu demander à Diane de m'aider, mais aucun son sortait de ma bouche. Puis, tout à coup, je sentais une main se poser sur mon épaule, et le livre m'échappa des mains.

    « Nora ? »

    J'avais levée les yeux vers Diane qui m'observait. Elle semblait ne plus être concentré sur autre chose que sur moi. Le livre était par terre entre nous. Il s'était refermé. J'avais clignée plusieurs fois des yeux, avant de me rendre compte que Iota était de retour à quelque pas de nous.

    « Iota ? Dis moi, est-ce que tu sais ce qui se passe ? »

    Je m'étais penchée pour ramasser le livre, mais impossible de le prendre. C'était... pourquoi ? Mon coeur s'était remis à battre la chamade. Qu'est-ce que ça signifiait ? Je m'étais assise par terre, contre l'étagère, ramenant mes cheveux en arrière et mes jambes contre moi. Je ne savais pas qui jouait avec nous, mais ça devait s'arrêter, maintenant !


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« La véritable amitié, ce n'est pas d'être inséparables...
...c'est d'être séparés et que rien ne change. »


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