« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
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 Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne

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Sinmora



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Gouverner Tous ! »


Sinmora


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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 7 _


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________________________________________ Ven 14 Avr 2017 - 12:40


Nous ne pouvons choisir l'heure de notre mort...
...mais nous pouvons décider comment aller à sa rencontre.




    Aeon disait toujours que le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux est le bien le plus précieux qui nous ait été donné. J'avais marché seule pendant très longtemps, tentant de survivre dans un monde hostile où la plupart des personnes avaient perdu espoir. Je pensais devoir rester là pour y attendre le retour d'Aeon et des réponses qu'il m'avait promis. Mais mon attente avait été vaine. Les Titans nous avaient abandonnés, nous laissons seul à notre triste sort. Quand j'avais vue pour la première fois Gaia, notre mère à tous, au moment où ce groupe d'humains, de divins et de sorciers étaient venus secourir mon monde, elle ne m'avait même pas adressé le moindre regard. Les Titans nous avaient réellement abandonnés, préférant peut-être un nouveau peuple, de nouveaux enfants.

    Avec Louise, on avait marché en silence pendant plusieurs heures afin de s'éloigner de la ville. Le but n'était pas de fuir, mais de prendre du recul pour trouver une solution qui nous sauverait tous. On avait désormais le nom du coupable, ou de l'un d'entre eux, mais aucun moyen de le combattre. On était trop peu nombreux. Les déesses n'avaient plus de pouvoir. Ce qu'on devait chercher n'était peut-être pas un moyen de les libérer, mais de libérer la force qui était enfouie en eux. Où fallait-il aller pour chercher des réponses ?

    « Ne le dis à personne. » murmurai-je à Louise pour rompre le silence.

    Il faisait encore nuit, le Soleil n'était pas encore prêt à se lever. On voyait où on marchait grâce à la lune qui illuminait le ciel. Au moins on avait eu cette chance d'arriver un soir de pleine lune. Les mots prononcés par Numerus me revinrent en tête. Sinmora, l'enfant non désirée. L'enfant abandonnée sur une lune vouée à disparaître. Des yeux sont rivés sur vous, fille de Titan ! » Je n'étais pas la fille d'un Titan. On était tous les enfants d'un Titan. Peut-être qu'il avait voulu dire cela. Mais à sa façon de me regarder, j'avais peur que ce ne soit pas le cas. C'était absurde.

    « ...pas pour l'instant. » ajoutai-je à la jeune femme.

    J'espérais pouvoir lui faire confiance. Je ne lui avais rien confié, c'était lui qui avait tout dit. Tant que je n'en savais pas plus, il était inutile d'en avertir les autres. Et de toute façon, je ne voyais pas ce que ça pourrait changer. Notre marche nous avait conduite jusqu'à la forêt. C'était là où ça avait commencé avec Diane. En espérant que ce n'était pas là où ça se finirait avec Louise.

    « Je ne dirai rien, ne t'en fais pas. C'est ta décision après tout... »

    Je lui avais fait un petit signe de la tête afin de lui faire comprendre que j'appréciai son geste. On avait continué à marcher sans en reparler, s'enfonçant d'avantage dans la forêt.

    « Mais je dois te dire quelque chose. »

    Finalement elle avait finie par en reparler. Je ne pouvais pas lui en vouloir, car même si je ne disais rien, j'y pensais tout le temps. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Je n'étais pas comme Aphrodite, Diane et les autres. Je n'avais aucun pouvoir, aucun don particulier. Il devait s'être trompé. Il n'y avait pas d'autres explications possible. Et puis qui était il pour prétendre tout savoir sur nous et notre passé ? Louise s'était arrêtée de marcher. Je m'étais tourné pour la regarder.

    « Hyperion. C'est lui qui t'a donné ton nom, je l'ai... entendue. »

    Je l'avais fixé quelques instants sans ciller ni même ouvrir la bouche. Je tentais de me convaincre que tout ceci n'était pas réel, et voilà qu'elle me donnait non seulement l'impression d'y croire, mais qu'elle m'apportait également un nom. Hyperion. Je ne l'avais jamais vue, mais je savais que c'était le Titan protecteur de nos lunes. Celui pour lequel Aeon se battait, en dehors du Titan Roi Ouranos. Aeon était toujours resté très vague sur les Titans. La seule chose qu'il disait, c'était qu'ils étaient bienveillants et nos créateurs. Il croyait en l'Empire Titania plus qu'en toute autre chose. Du moins jusqu'à la fin, quand les Sentinelles furent abandonnés à leur tour et trahis par l'un des leurs... le guerre légendaire.

    « Comment tu te sens ? » ajouta Louise.

    J'aurai voulu lui dire que je n'étais pas la fille d'un Titan. Qu'il n'y avait aucune raison valable à ça. Mais quelque chose d'autre m'étais revenu dans le discours de Numerus.

    « Tu crois en ce qu'il t'a dit ? » demandai-je avant de marquer une pause. « Comment quelqu'un comme lui pourrait savoir de telles choses ? »

    Louise fit une moue.

    « Je le crois oui, même si je ne l'aime pas. Il... a entendu les voix, tout comme moi, à la différence que lui, il en avait l'habitude. Je pense qu'il les entends depuis longtemps, depuis toujours même. Ca doit être une sorte de prophète ou quelque chose comme ça. Il connaissait mon nom, le tiens. Il sait ce qui va arriver... Et puis il n'a aucune raison de mentir. »


    « J'ai déjà croisé la route d'un Oracle. »
    murmurai-je.

    Il y en avait un sur ma lune que j'allais voir souvent. Toutes ses paroles, aussi difficilles quelles étaient à comprendre, se montraient toujours justes. Apollon l'avait vue quand il était venu sur mon monde. On l'avait vue tous les deux. Louise s'approcha de moi et posa sa main sur mon bras. Je la laissai faire.

    « Ecoute, ne te focalise pas sur ce qu'il a dit. Je sais que tu vas forcément y penser, mais... essaie de garder l'esprit ouvert. On ne sait pas ce qui c'est passé. On ne sait pas comment c'est arrivé, alors... n'oublie pas ce qu'il a dit peut-être interprété différemment selon les événements. »

    Elle soupira. Je comprenais ce qu'elle voulait dire. Gaia était notre mère à tous. Ca paraissait évident que j'étais sa fille, comme toutes les créatures qui peuplaient notre lune. Peut-être qu'il voulait dire Titan comme terme global et qu'on en était tous les enfants. Je ne devais pas me formaliser avec ça. Louise disait juste, il s'était sans doute trompé sur l'interprétation. Ses paroles étaient beaucoup moins censés que l'Oracle de mon monde.

    « Ce que je veux dire c'est qu'on t'a peut-être mise à part pour te protéger... »

    Elle aurait pu s'arrêter à sa précédente théorie. J'aimais moins celle là, qui coïncidait plus avec ce qu'il avait dit. La seconde partie de sa phrase incluait qu'on avait les yeux rivés sur moi. Je n'aimais pas ce sentiment d'être observé. Est-ce qu'on m'observait maintenant aussi ? Pour le moment, il fallait se focaliser sur le réel problème : trouver une solution. On venait d'arriver devant un petit chemin en pierre. Un chemin en pierre en plein coeur d'une forêt, qui montait vers une petite colline. C'était plutôt étrange de trouver ce genre de choses ici.

    « Tu ne seras jamais seule toi non plus. » lui dis-je avant de gravir les marches.

    Elle croyait à ce qu'il avait dit. Une femme perdue, égarée... elle ne le serait pas. Je la guiderai, je serai là pour elle quoi qui arriverait.



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________________________________________ Sam 15 Avr 2017 - 0:13



"Le Jour de Saturne"

Hope is the only thing stronger than fear



Je n'avais pas prononcé un mot de plus, durant le trajet. A quoi bon gaspiller sa salive de toute façon ? Les centurions avaient encore moins de neurones qu'Hadès et leur parler n'aurait rien fait si ce n'est attiser un peu plus ma rage. Si à l'extérieur, mon attitude s'était mué en un masque glacial, à l'intérieur je bouillonnais. L'on nous avait conduit jusqu'à l'arène, pour finalement, nous laisser en prison. Pas besoin, de s’appeler Apollon pour savoir ce qui allait se passer. Nous allions, sans nul doute alimenter le prochain « spectacle ». Aphrodite avait d'ailleurs, également finit par nous rejoindre. Dans un premier temps, personne ne parla. Pendant ce silence de plomb, j'essayais de réfléchir. Il n'y avait ni Louise, ni Nora avec nous. Aussi, espérais-je qu'elles aient réussis à s'enfuir à temps. C'était soit cela, soit il leur était arrivé quelque chose. A m'inquiéter pour tout le monde, j'allais finir par avoir des cheveux blancs songeais-je bien que faire de l'humour ne soit pas, réellement ce qu'il y a de mieux dans ce genre de situation. Soupirant, je jetais un coup d'oeil à travers les minuscules fenêtre. Il faisait toujours nuit, et la lune brillait toujours autant. Malheureusement, cela ne m'attira aucun réconfort. Il fallait essayer de comprendre, ce qu'il était en train de se passer. Essayer d'imbriquer toutes les pièces du puzzle. C'était le seule moyen de s'en sortir. Je n'avais pas peur de mourir, mais entre en avoir peur, et le souhaiter il y avait une grande différence. Et quelque chose me disait, que mon heure n'était pas encore venu. Que lorsque ce jour viendrait, je le saurais, je le sentirais en quelque sorte. Mais pour l'heure, mon regard qui n'avait pas cessé de fixer ma sœur, s'assombrit un peu plus. Il fallait, que je sache ce qu'il lui était arrivé. Si, jamais Néanderthal, avait osé poser ne serait-ce que le moindre doigt sur elle, promesse ou pas j'allais lui faire avaler ses dents à ce rebut de la société.

Doucement, je me levais afin de franchir les quelques mètres me séparant d'Aphrodite et m'installait à ses côtés. Pendant quelques instants, le silence continua tandis-que je réfléchissais à la meilleur manière de l'aborder. Je voulais savoir ce qu'il s'était passé. Si on lui avait fait du mal, parce que si c'était le cas, j'en connaissais un qui allait vraiment, passer un sale quart d'heure. Pouvoirs ou pas, d'ailleurs. Je ne supportais pas que l'on s'en prenne aux gens que j'aimais :

- Qu'est qu'il s'est passé ? Demandais-je doucement pour ne pas la brusquer

Cela n'aurait servit à rien hormis la braquer. Et je préférais, éviter d'en arriver là. Étant moi même, une personne qui se braquait très facilement, j'essayais justement de ne pas mettre en pratique ce que je n'aimerais pas que l'on me fasse avec les autres :

"Je n'ai pas envie d'en parler"
répondit Aphrodite évasive sans me regarder

Ce n'était pas pour me rassurer, et mon inquiétude augmenta d'un cran. Elle, ne m'avait de toute façon pas réellement quitté. J'avais beau essayer, je ne pouvais pas l'occulté totalement. Je ne laissais jamais personne derrière. Et de savoir, que nous en avions perdu deux de plus en cour de route ne me rassurait pas. De toute façon, me ronger les sangs à propos des autres c'était un peu une habitude chez moi. Ma sœur s'adossa finalement à un mur, et soupira tandis-que j'attendais à ses côtés :

"Je suis contente que tu aille bien" me dit-elle avec un pâle sourire

J'aurais aimé le lui rendre, mais je ne fût capable que de soupirer

- Je ne suis pas certaine d'aller bien très longtemps. Nous avons été conduits ici sans savoir pourquoi, et je suis inquiète au sujet de Louise et Nora.

Au moins, c'était dit. Je savais qu'elles ne se connaissaient pas vraiment avec Louise, quand à Nora à nouveau pas besoin de s’appeler Apollon pour voir qu'elles ne s'appréciaient pas. Je l'avais déjà remarqué l'an dernier sur Meter quand nous avions fait sa rencontre. Mais pour mon cas, Louise était un membre de ma famille, et j'appréciais Nora même si je ne la connaissais pas vraiment au fond. Aphrodite leva les yeux, et se mit à observer autour d'elle, surprise :

"Tiens, c'est vrai qu'elles ne sont pas là. Tu es au courant de quelque chose à leur sujet ?"


Je secouais la tête me mordillant la lèvre inférieur gênée :

- J'espérais que tu en aurais. Je m'interrompis quelques instants. Même si j'étais inquiète, je ne pouvais pas dévidé du sujet principal. A savoir essayer de comprendre ce qui mettait ma sœur dans cet état. Si, je commençais maintenant à changer de sujet, je me connaissais, et je connaissais Aphrodite, elle saisirait la perche et j'aurais oublié ce que je voulais dire de base.

- Qu'est qu'il s'est passé Aphrodite ? insistais-je en baissant d'un ton Est-ce qu'il t'as fait du mal ? Parce que si c'est le cas promesse ou pas, je peux te garantir que si j'en ai l'occasion je n'hésiterais pas à lui planter une flèche entre les deux yeux.

Et qu'importe, si tuer n'était pas dans mes principes. Qu'importe si j'allais certainement culpabiliser d'avoir pris une vie humaine. Ce genre de choses ne pouvait tout simplement pas rester impunie. Pour toute action, il y a des conséquences. C'est dans l'ordre des choses. Alors, à nouveau j'attendis tandis-que qu'Aphrodite fronçait ses sourcils. Peut-être aurais-je dût être plus explicite. Je m'apprêtais donc à être un peu plus clair sauf qu'elle sembla subitement réalisé ce que j'avais voulu dire, étant donné sa manière d'écarquiller les yeux

"Oh, non Celsinus ne m'a rien fait. C'est...Il s'est passé beaucoup de choses en seulement quelques heures et...J'ai dû me séparer de quelqu'un qui m'est cher. Ça doit te sembler absurde vu que nous sommes ici depuis peu mais...Ta sœur a un cœur d'artichaut. C'est dur d'ailleurs pour une carpophobe"
ajouta-t-elle sur le ton de la plaisanterie

Je me contentais d'un sourire, sa mine soucieuse m'empêchant en quelque sorte de vraiment apprécier la plaisanterie. Je n'avais jamais osé le lui avouer à l'époque, puisque nous n'étions pas aussi proche que maintenant. Mais, j'avais en quelque sorte voulu lui crée un hommage. Parmi mes chasseresses, j'avais en modelant sa personnalité donné à Calypso un cœur d'artichaut, même si c'était sans doute plus atténué que chez Aphrodite. J'avais également, donné à la dernière que j'avais crée un prénom se rapprochant de celui qu'elle s'était choisis : Ariane. Mais tout ça, c'était du passé, et je ne devais pas trop longtemps me plonger dans mes souvenirs :

- On fait la paire toute les deux. Toi tu t'attache rapidement, alors que je fais en sorte au contraire, de rationaliser mes émotions. Ce qui est tout aussi dur pour une empathe

Et stupide surtout. Les émotions, n'étaient pas une notion rationnel. Je le savais mieux que quiconque. Et pourtant, j'imposais toujours cette espèce de distance entre les autres et moi. Pour autant, il arrivait que parfois, certaine personnalité me touchent plus que d'autres, et que je cherche à les connaître et finalement, devenir amie avec.

- Le préfet, souhaite plaider notre cause au prêt du consul la mis-je au courant. Je crains qu'il n'obtienne pas gain de cause. J'ignore qui il est réellement. Mais, j'ai toute les raisons de croire que ce n'est pas d'ici.


"Il n'obtiendra rien du consul. Et je crois que tu as raison : il en sait trop. Il connaît mon véritable nom...Il m'a appelé Venus. Sa voix venait de baisser d'un ton. Il y a quelque chose de tordu dans ses yeux...C'est lui qui m'a fait mettre en prison. Il m'en veut personnellement. C'est l'impression que j'ai." Elle déglutis difficilement, avant de redresser la tête "A mon avis, il ne reculera devant rien pour nous tuer. On ne peu pas être plus bas que dans une geôle réservée aux esclaves"

J'hésitais. J'aurais voulu lui demander son avis sur la question, si elle pensait que cela avait un rapport avec Surt. Après tout. Nous étions, les deux seules personnes ici, à réellement savoir sa véritable identité. Nous étions d'accord avec Apollon, si nous parlions de Surt aux autres, c'était toujours sans mentionner le fait qu'il s'agissait en réalité de la version futur d'Elliot. Ce n'était pas à nous de le faire. C'était à Aphrodite. J'avais faillit encastrer Pascal dans un mur à l'époque lorsqu'il avait eu la brillante idée de le communiquer à des tierces personnes, malgré l'interdiction de mon frère. Je regrettais de ne pas l'avoir fait d'ailleurs maintenant que j'y pensais. Mais, je savais que si Phobos était mon sujet tabou, Surt était le sien. Ironique, quand l'on savait qu'à peu de choses prêt nos situations étaient similaires. Pour autant, je n'osais lui en parler. Quoi qu'il en soit, tout ceci avait forcément un rapport avec les titans. D'une manière ou d'une autre.

- C'est pour cette raison, que j'ai arrêté de vouloir à tout prix en savoir plus sur nos origines. Ce que j'ai été bête de vouloir de nouveau entreprendre des recherches. A chaque fois, que l'on s'approche de prêt ou de loin du titanesque ça se finit généralement en eau de boudin. Parce qu'il a forcément un rapport avec eux. Ce qu'il a dit cette après midi lorsqu'il passait n'est pas qu'une coïncidence. Je marquais une pause, le temps de reprendre le fil de mes pensées. Et après un regard hésitant, déglutis-je péniblement avant d'articuler la suite. Je suis désolée. C'est en partie de ma faute tout ça. Si je ne vous avait pas demandé de venir, rien de tout cela ne serait ne serait arrivé.

C'était stupide de ma part, d'avoir accepté qu'ils viennent alors que je conservais une forme de méfiance à l'égard de mon temple et de tout ce qu'il pouvait s'y trouver. Comme à chaque fois, je le regrettais amèrement. Pour autant, je savais qu'une fois de retour, je ne pourrais pas me laisser aller. J'allais rapidement reprendre du poile de la bête, enterrant tout ce qui avait bien pu m'atteindre. En m'en détachant complètement. Il, n'y avait que comme ça que l'on pouvait avancer.

Osant un regard dans la direction de ma sœur, je la vit esquisser un rictus sans joie. Tandis-qu'une boule se formait dans ma gorge. On dirait bien que j'avais une fois de plus tout gâché :

"Ouais" approuva-t-elle comme un écho à mes pensée

Je détournais la tête, me mordant à nouveau la lèvre inférieur ne sachant pas quoi dire de plus. J'aurais pu passé des heures à m'excuser mais cela n'aurait rien réparé.

"Je plaisante" repris Aphrodite avec l'ombre d'un sourire espiègle, tandis-que je clignais bêtement des yeux, cherchant sans doute à essayer de bien tout assimiler "rien de tout ceci n'est de ta faute. On a tous pris un abonnement chez Embrouilles et Compagnie. C'est comme ça !"

Elle soupira à nouveau. Même si elle n'avait pas tort, je souhaitais arranger les choses.

- On va trouver un moyen de s'en sortir, il le faut. On doit, retourner chez nous. Il n'est pas question que ça se finisse de cette manière. Et tu ne vas pas aimer ce que je vais te dire mais il va falloir qu'on s'unisse. Parce qu'on est tous dans la même galère. Si on ne le fait pas nous, personne ne viendra nous sauver.

Nous ne pouvions compter que sur nous même. Cette fois-ci, personne ne viendrait nous porter secours comme sur Meter, ou tous les endroits où nous étions allé contre notre gré.

"C'est quoi ta solution" me demanda-t-elle d'un air totalement désillusionné

- On est nul pour la communication entre nous parce qu'on a trop de griefs les uns contre les autres. Si, juste pour cette nuit on essayait tous, et j'inclus Héra et Jamie. Essayer de mettre en commun ce que nous savons. Je pense qu'il y a un moyen de découvrir l'origine de tout ceci et comment repartir. On doit au moins essayer. On ne peu pas abandonner sans se battre.


Je n'étais pas une stratège comme Athéna. Je, n'avais pas de plan ou quoi que ce soit d'autres permettant de nous enfuir. Mais, à nous quatre, si l'on arrivait à surmonter nos rancœurs personnelles et que nous prenions le temps de discuter, j'étais certaine qu'il y avait un moyen de s'en sortir. En tout cas, je voulais y croire.

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Jules Verne



« Pas de main,
pas d'arlequin ! »


Jules Verne


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________________________________________ Sam 15 Avr 2017 - 20:21

« Nous sommes ombres et poussière. »

Je perds mon centre de gravité.

L'adolescent énigmatique était redevenu un homme dont l'expression torturée demeurait inchangée. J'avais écouté attentivement la conversation qu'il avait entretenue avec la déesse Athéna mais je ne comprenais pas tout.

« Je suis responsable de votre mort, déesse Athéna. »

Voilà ce qui me semblait capital dans toute la discussion. Cet homme avait été contraint de tuer la déesse en obéissant à des ordres, ou plutôt, il le ferait dans le futur. Pourtant, il ne ressemblait pas à un soldat. Depuis longtemps, j'avais appris à ne plus me fier aux apparences, surtout depuis que je vivais à Storybrooke. Cette ville avait définitivement levé le voile sur les puériles illusions dans lesquelles s'alimentaient mes convictions.

L'instant d'après, la déesse avait disparu dans un tourbillon de sable. Je fis un pas incertain, de plus en plus dérouté.

"Où est-elle allée ?"
demandai-je à l'homme.

Nous n'étions pas censés nous séparer, pas maintenant que nous avions une alliée de taille à nos côtés.

"Nous sommes dans une faille du Temps. Elle a été emportée ailleurs." répondit Iota. "Mais je la sens toujours près de nous."

L'inconnu observa la fillette attentivement.

"Tu es une Oneroi." déclara-t-il.

Elle hocha légèrement la tête alors qu'il la regardait avec un profond respect. Quant à moi, je m'avançai pour me pencher vers elle et demander d'un ton patient :

"Pourquoi ne sommes-nous pas partis avec elle ?"

"Parce qu'il n'avait pas besoin de vous." intervint l'homme à sa place.

Ils semblaient bien s'entendre tous les deux pour répondre à la place de l'autre. Tout en me redressant, je posai la question d'un ton pincé :

"Qui donc ?"

"Elle est avec le titan roi Ouranos."

La voix de l'homme avait un timbre tendu. Il semblait anxieux.

"Oho..." fit Socrate comme s'il indiquait un moment particulièrement intense de la pièce de théâtre qui se jouait ailleurs, entre Athéna et le titan en question.

"Il n'est pas quelqu'un de confiance ?"

Je n'avais pas la prétention de connaître beaucoup de titans. Les informations que je détenais sur eux étaient plutôt faibles.

"Que savez-vous des Créateurs ?" m'interrogea l'inconnu.

"Très peu de choses. Je ne connais que le seigneur Hypérion, mais il est très sympathique."

L'homme eut un petit rictus crispé. Socrate en profita pour pousser une exclamation courroucée et déclarer :

"Très désagréable, oui !"

Iota lui lança un regard surpris que je partageai tout en croisant les bras.

"Il vient dans ma bibliothèque et il met du désordre ! Il ne fait jamais attention à rien !"
expliqua-t-il en caquetant à moitié.

"Votre avis ne compte pas : je n'ai pas l'impression que quelqu'un, hormis Ellie, ait grâce à vos yeux." répliquai-je d'un ton acrimonieux.

Je me désintéressai de lui pour me focaliser entièrement sur l'inconnu : j'avais remarqué une lueur d'intérêt briller dans ses yeux à l'évocation de mon amie. En entendant son prénom, il avait levé la tête vers moi, brusquement captivé.

"La connaissez-vous ?" m'enquis-je, intrigué.

"Elle est venue ici, un jour." dit-il avant de regarder ailleurs. "Elle est la seule à en être partie."

C'était fort dommage qu'elle ne fasse pas partie du voyage : j'aurais pu lui demander par quel moyen ingénieux elle avait réussi à s'enfuir.

"Elle a été épargnée." ajouta l'inconnu après un court silence.

"Vous ne sauriez pas comment elle s'y est prise, par hasard ? Cela pourrait nous être utile."
fis-je sans grande illusion.

Je doutais qu'il connaisse la solution. Il ne semblait pas mauvais, seulement perdu et dépassé par les évènements. Je peinais à croire que j'avais devant moi un meurtrier, un assassin de déesse. Les apparences sont parfois trompeuses.

"C'est une Gardienne." intervint Socrate d'un ton évident.

Puis, il sembla réfléchir, comme s'il songeait qu'elle et lui avaient un point commun. Il émit un léger ronronnement qui me fit secouer légèrement la tête, lassé. La perspective qu'ils puissent se ressembler d'une quelconque façon m'écoeurait au plus haut point.

"Elle est... comme vous ?"
fis-je, blasé.

"Sûrement oui ! Qui se ressemblent, s'assemblent !"
assura-t-il, le nez en l'air.

"Non." rétorqua l'inconnu d'un ton sec.

"Si, qui se ressemblent, s'assemblent ! C'est comme ça et pas autrement !"
s'entêta l'homme-chat.

"Il voulait dire qu'elle n'est pas une Gardienne." intervint Iota d'une voix douce et prudente.

Socrate ouvrit la bouche pour répliquer quelque chose, mais ne trouvant plus rien pour alimenter son moulin à paroles, il resta silencieux. Il était tellement déçu que ses épaules s'affaissèrent.

"Quelle est cette chose qui est apparue dans le ciel étoilé ?" demanda subitement l'inconnu.

Je le considérai tout d'abord d'un oeil perplexe, avant de comprendre à quoi il faisait allusion. Il mentionnait la forme qui s'était dessinée sur la voûte céleste avant la venue d'Athéna.

"Vous voulez parler de la montre à gousset ? Enfin du moins, c'est ce à quoi cela m'a fait penser."

"Une porte aurait été plus utile. Une porte qu'on aurait pu ouvrir pour sortir d'ici ! Et une corde pour escalader jusqu'à là-haut !" caqueta Socrate en mimant une ascension avec ses mains.

Je pris le parti de l'ignorer. En revanche, je lui aurais volontiers proposé une corde afin de se pendre avec.

Brusquement, l'homme énigmatique posa les doigts sur sa tempe tout en ayant un mouvement de recul, comme s'il venait de recevoir une décharge électrique dans la tête. Il chancela mais resta debout.

Dans le même temps, les yeux de Iota se révulsèrent et elle s'évanouit. Elle s'écroula sur le sol dans un silence épouvantable. Je mis quelques secondes à réaliser ce qui venait de se passer.

"Iota !"

Je me précipitai vers elle et mis un genou à terre, plaçant une main sous sa tête pour qu'elle ne soit pas directement au contact du sol dur et froid. Ses yeux couleur azur papillonnaient par instants. Elle luttait contre quelque chose... mais quoi ?

"Iota ! Que... que se passe-t-il ? Reste éveillée. Reste avec moi !" dis-je, désemparé.

Bouleversé, je posai mon autre main contre sa poitrine afin d'écouter son coeur. Je frémis en sentant sa petite main effleurer la mienne. L'enfant suffoquait tout en me fixant.

Subitement, une décharge électrique traversa mon thorax, comme s'il venait de se déchirer en deux. J'en eus le souffle coupé. Quelque chose faisait pression contre mon coeur et me brûlait.

Mon bras gauche commença à m'élancer alors qu'une sensation de gêne se développait dans ma mâchoire ainsi que dans ma nuque, qui se raidit.

Que m'arrivait-il ?

J'essayai de reprendre une respiration normale mais l'air se raréfiait dans mes poumons. J'étais essoufflé comme si je venais de courir plusieurs heures.

Les forces m'abandonnèrent rapidement ; je basculai en arrière et tombai sur le dos, tétanisé.

Des murmures passaient et repassaient dans mon cerveau de moins en moins oxygéné. Je ne comprenais pas ce que disaient les voix. Par contre, j'entendis Socrate distinctement parler d'un ton apeuré :

"Qu'est-ce qui leur arrive ? Qu'est-ce qu'ils ont ?"

"Le Temps... Le Temps se réécrit."
déclara l'inconnu qui semblait souffrir.

A cet instant, une explosion retentit non loin, mais j'étais bien trop faible pour m'en inquiéter. Mon corps me paraissait de plus en plus lourd et oppressé. Mes yeux grands ouverts fixaient le ciel obscur qui allait bientôt m'engloutir. Je ne pouvais rien faire pour l'en empêcher.

Les murmures dans ma tête devinrent de véritables voix. Je reconnus l'une d'entre elles : elle appartenait à l'homme noir qui possédait un bâton et qui était venu nous sauver après le naufrage galactique du Nautilus.

"Elle ne vous laissera pas y aller." déclara-t-il.

De qui parlait-il ? Et pourquoi cet homme se retrouvait-il à parler dans ma tête ? Après un petit moment, il dit de nouveau :

"Nous pourrions faire appel au Voyageur."

"Non." fit une autre voix masculine. "Il ne doit pas se rendre là-bas. Jamais."

Le seigneur Hypérion. C'était lui qui discutait avec l'homme noir.

"Il pourrait les ramener. Ses pouvoirs ne seraient pas occultés."
insista ce dernier.

"Tout comme il pourrait modifier le futur. Ca ne doit pas arriver." rétorqua le titan d'un ton intransigeant.

J'étais ganté de plomb, mes fonctions motrices ne me répondaient plus. Telle une machine défectueuse, j'allais bientôt devenir hors d'usage. J'avais lutté autant que je le pouvais, mais tout cela me semblait dérisoire, désormais. Ce n'était plus douloureux. D'une certaine façon, je me sentais serein.

La voix de l'homme noir résonna dans ma tête, comme étouffée :

"Il a la puissance d'un soleil. Je ne peux pas le maîtriser."

D'autres phrases me parvinrent en bribes, sans aucune suite logique...

"Ils doivent se sauver eux-mêmes."
déclara Hypérion, soucieux.

D'autres décharges électriques me vrillèrent le crâne, mais je n'avais plus suffisamment de souffle pour crier, ni même me débattre. Il faut de l'oxygène pour avoir envie de lutter.

"Montre-nous ton vrai visage." dit le titan.

Dans une sorte de flash qui ressemblait à un daguerréotype, j'aperçus la bibliothèque lunaire dévastée. Hypérion et l'homme noir se tenaient l'un à côté de l'autre, faisant face à l'ombre néfaste qui s'agitait nerveusement. Un effroi sans précédent m'envahit et je mis quelques secondes à comprendre qu'il n'émanait pas de moi, mais de l'un d'entre eux, et pas forcément du camp adverse. Etait-ce rassurant qu'un titan et son fidèle serviteur ressentent de la peur en présence d'une créature ?

J'entendis alors un mot se répéter à l'infini, si étrange que je ne le compris pas. S'agissait-il du nom de l'inconnu ? Je fis le rapprochement alors que je perdais toutes mes facultés mentales. Il est curieux de constater comme le cerveau possède des capacités insoupçonnées aux frontières de la mort.

Je basculai pour de bon dans une torpeur abyssale.

Le silence. Le néant. La solitude.

Mes paupières étaient-elles closes ? Je n'y voyais plus rien. Je ne ressentais plus rien. Ni peine. Ni doute. Rien du tout.

Si ce n'est...

... Quelque chose d'humide et d'agréable contre mes lèvres entrouvertes.


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Tant que la tempête fait rage en lui
Il ne peut trouver la paix ni dans la vie, ni dans la mort. Il fera jour après jour ce qui est nécessaire, avec la douleur pour navire et le désir pour boussole.
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Victoire Adler



«T'es vraiment qu'une p*tain d'armoire, Commode !»


Victoire Adler


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________________________________________ Dim 16 Avr 2017 - 0:26

Le jour de Saturne
...


On avait fini par les mettre dans une cellule un peu austère où déjà trois hommes les attendaient. Mixte donc. A croire qu’ils n’avaient pas vraiment l’habitude d’enfermer des femmes, ce qui devait être le cas. Il y avait deux esclaves noirs ainsi qu’un jeune garçon blanc, parfaitement silencieux, qui ne devait pas avoir plus de 16 ans ou 17 ans. Hera les toisa un instant avant d’aller s’installer dans un coin et de réfléchir. La lune était encore haute dans le ciel, il ne devait pas être à une heure avancée de la nuit, en plein milieu à tout parier… mais le jour arriverait vite, il arrivait toujours vite quand on l’appréhendait et c’était sans aucun doute le cas… ils allaient finir au beau milieu d’une arène avec pour seule délivrance un volcan cracheur de feu… Ils n’étaient pas au complet et la blonde avait clairement l’impression qu’ils avaient perdus leur temps, que leur tâche d’apprentissage avait été vaine… La moitié du groupe avait été perdu… alors que faire ?

Comme pour réponse à ce raisonnement, Aphrodite ne tarda pas de les rejoindre dans leur geôle. Elle était loin d’être celle qu’elle voulait retrouver mais enfin bon, le destin choisissait pour eux, n’est-ce pas ? Les deux « sœurs » s’étaient mises à discuter dans leur coin et la déesse les écoutait d’une oreille attentive mais solitaire tandis qu’elle déambulait à présent dans la cellule à la recherche d’une idée. Ce Numérus était des plus étranges et perturbant… elle n’avait pas encore eu l’occasion de l’approcher bien qu’elle aurait aimée à plus d’une reprise. A croire qu’il se défilait comme une anguille, réapparaissait là où elle ne l’attendait pas… Il semblait les connaître et en vouloir à Aphrodite… étrange.

Le silence était revenu dans la cellule tandis que Diane appelait au soutien. Pour toute réponse, Hera se dirigea vers la petite meurtrière… on y voyait presque rien hormis au loin, dans une autre maisonnette, la cellule des gladiateurs qui attendaient leur sort… Victoire était d’accord avec l’idée de se soutenir mais plus que quatre, ils devaient tenté d’être sept… après tout, tout le monde avait son rôle à jouer dans cette histoire, qu’on soit noire ou blanc, esclave ou libre. Elle se dirigea alors vers le groupe :

- Vous avez peur ? Que pensez-vous qu'il va vous arriver ?
- La même chose qu'à vous.

La mort. Oui. La réponse était claire, nette et concise… un homme résigné était doublement difficile à convaincre. L’autre noir se leva tranquillement pour aller observer au dehors par la meurtrière. Peut-être serait-ce plus simple avec lui ?

- Je pense que ce que vous avez fait ne mérite pas la mort... Vous avez eu la malchance de naître du mauvais côté de la balance, tout comme certains d'entre nous, tout comme moi... Vous n'en avez pas assez de juste subir... et si je vous disais qu'un jour, vous pourriez prendre votre destin en main... n'auriez-vous pas envie que ce soit aujourd'hui ? La lune est haute, la lune est sombre mais l'aube ne tardera pas à se lever... un jour nouveau peut apparaître... si nous nous aidons...

Mais l’homme ne lui répondit pas. C’est son compagnon qui répondit, une fois de plus, pour lui :

- Il… ne parle pas notre langue.

Oh vraiment ? Sérieusement ? Hera le regarda alors d’un air atterré tandis que l’homme continuait de fixer la demi-clarté. Inspirant lentement pour ne pas perdre patience, elle se retourna donc vers l’autre homme de couleur.

- Bien… et vous ? Qu’en pensez-vous ?
- Que vous parlez beaucoup trop… Il faut savoir reconnaître la mort quand elle se présente à notre porte. Il n'y a pas de lune là où on va. Juste un grand champ, un grand soleil et ma famille.
- Je sais reconnaître la mort quand je la vois... elle m'a déjà frappé il y a longtemps de cela. Je te dis que ce jour n'est pas celui de notre mort. Mais si tu veux accueillir la mort, soit.

L’esclave la regarda sans vraiment comprendre. On voyait dans son regard qu’il ne la prenait pas pour autant pour une folle mais qu’aucune autre réaction ne pouvait émerger de son être. Elle décida de changer de cible et de s’adresse au jeune homme qui était resté silencieux. Un si jeune esprit. Il devait être vif et combatif, non ?

- Et toi ? Tu attends la mort, aussi ?

Pour toute réponse, le jeune homme leva la tête vers elle. Hera ressentit alors un léger frisson lui parcourant tout l’échine, sans qu’elle ne puisse vraiment le retenir. C’était plutôt étrange, comme si le garçonnet tentait de la sonder toute entière d’un regard. Légèrement troublée, la déesse estima qu’il valait mieux laisser tomber pour le moment et se dirigea vers le reste du groupe. Jaimie ne semblait pas vraiment détendu, comme les deux femmes d’ailleurs. Il semblait plutôt déterminé à trouver une solution mais c’était à Artemis qu’Hera décida de s’adresser :

- Bon… tu veux qu’on s’entraide, je suis d’accord. Que veux-tu faire ?
- Il faudrait essayer de savoir combien de soldat il y a exactement.
- Deux sont en train de faire la ronde, je les vois passer à tour de rôle...

Cela avait fait partie de ses premières observations après être sortie de sa torpeur. Tandis que les deux blondes s’étaient livrées leur récit de voyage, Hera avait compté les tours de ronde en espérant que cela l’aiderait à y voir plus clair. Visiblement Artemis avait eu la même idée.

- Deux soldats...Il faudrait trouver un moyen de les convaincre d'ouvrir la porte et de les neutraliser.

Elle leur proposait donc de tenter de s’enfuir ? Ce soir ? Oui… c’était encore là qu’ils avaient le plus de chance plutôt que demain, dans l’arène… mais Hera savait bien qu’elle n’avait aucune chance, ni ici, ni ailleurs… Elle n’était pas faite pour se battre mais il fallait coopérer alors… Elle soupira avant de commencer à les énumérer en comptant sur ses doigts :

- Voyons... si l'un de nous se sentirait mal, pense-tu qu'ils nous ouvriraient pour voir comment il va ? La personne évanoui n'aurai de la valeur ajoutée dans l'arène que si elle est en vie... mais ils risquent d'appeler des renforts... Ensuite... ces prisons et les arènes ne sont pas faites pour les femmes, peut-être devrions nous en jouer ? Si deux femmes commençaient à se battre dans cette cellule, peut-être que les centurions partiraient du principe qu'ils n'ont pas besoin de renfort pour maîtriser deux faibles femelles... qu'en pense-tu ?
- Je serais plus d'avis d'essayer cela. Pour le malaise, ils risqueraient non seulement d'appeler du renfort, mais de ne pas s'en préoccuper plus que cela. Même pour un divertissement, ils n'ont pas l'air d'accorder grande attention à autrui. Je les aient vus à l'œuvre avec le berger ce matin. Et pourtant, si les bergers n'ont plus de bête il n'y a pas non plus de quoi se nourrir.

Elle se tourna vers les deux autres. Jaimie se contenta de les regarder pendant quelques secondes. Il semblait déterminé à les suivre, quelque soit l’idée. Pour appuyer cette supposition, il se contenta de dire :

- On va mourir si on se laisse entraîner docilement là-dedans…


Mais Aphrodite se montra bien plus virulente à l’idée, la réfutant de but de bloc. Tentant de garder calme et cohésion au sein du groupe, Hera lui demanda avec la voix la plus sympathique qu’elle pouvait avoir en cet instant :

- Que devrions-nous faire selon toi ?





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L’attribut le plus sacré d’un temple, c’est que c’est un endroit où les hommes pleurent ensemble.

Louise Hollen



« Nous tendons vers toi
notre nez mouché,
et pas mouché »


Louise Hollen


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________________________________________ Dim 16 Avr 2017 - 15:33


Le Jour de Saturne

Ελευθερία ή θάνατος
La Liberté ou la mort.



« Ce que je veux dire c'est qu'on t'a peut-être mise à part pour te protéger... »


Mais de qui ? De quoi ? Nora était sensé être la gardienne de l'épée de Surt ou quelque chose comme ca. Avait on voulue la mettre a l'abri pour cette raison ou pour d'autres, bien plus... "humaines" ? C'était étrange, elle ne parvenait pas a se dire qu'Hypérion l'avait laissée la. Pas sans une bonne raison. Peut être était il son père, peut être pas. Mais c'était lui qui lui avait donné son nom, il n'y avait aucuns doutes. et a partir de ce moment là, il pesait sur ses épaules une responsabilité. Non, elle ne pouvait pas croire qu'il l'ai laissée comme ca. Pas sans une bonne raison.

Devant leurs yeux apparut soudain un petit chemin de pierres et sans vraiment réfléchir, Louise suivit Nora lorsqu'elle emprunta le sentier. Peut être trouveraient elles au bout un endroit pour se reposer ? Un endroit ou elles pourraient trouver le moyen de récupérer les autres et de rentrer.

« Tu ne seras jamais seule toi non plus. »


Louise leva les yeux, surprise vers le dos de la jeune fille qui s'éloignait, avant d'avoir un sourire triste. Si elle savait. Son destin était visiblement tracé depuis longtemps. Sebastian finirait en immortel a garder une ame dans le royaume des morts pendant qu'elle... Elle reposerait six pieds sous terre. Traduire les paroles étranges de Numérus n'avaient, au final, pas été bien difficiles. Elle n'avait d'importance que pour Sebastian et une partie d'elle se demandait si c'était par sa faute, a cause de sa disparition que son futur serait si... différent de ce qu'elle avait pu imaginer. Elle secoua la tête. Non, c'était stupide.
Elle devait se concentrer sur les réels problèmes du moment, et pas s’inquiéter pour quelque chose qu'elle avait ressasser pendant des heures et des heures. Au final, sa décision serait la même : elle laisserait les choses faire. Laisserait les choses aller et verrait ce qui se produirait.

"Nora ?"
demanda elle brusquement. "Pourquoi ton bâton est il si important pour toi ?"

Si le sujet "papa ou maman titan" la gênait, autant changer de sujet. Et puis elle c'était toujours poser la question ; deja a Vigrid elle semblait y tenir énormément...Nora tourna son regard vers le baton, puis vers Louise.

« C'est un ami qui me l'a donné. »
dit elle avant de marquer une pause. « J'y tiens beaucoup. »

"D'accord."


Elles finirent de gravir le chemin de pierres pour arriver a proximité d'une sorte de clairière assez grande. L'herbe, verte, semblait comme marquée par une tache sombre, assez large. Sans hésiter, Louise s’avança, rejoignant Nora au bord du cercle. Du bout du pieds, elle en toucha les bords, comme pour voir si il lui arrivait quelque chose. Un cercle rond, parfait de terre brulée, calcinée. Au milieu d'un endroit comme celui ci ? Ca n'avait aucun sens. Aucunes chances que ce soit un feu de camp, il n'y avait ni bruches brulées, ni assez de cendres... alors quoi ? Elle leva les yeux vers le ciel, cherchant un signe quoi que ce soit... La lune les éclairait, sans pour autant leur être d'une grande aide.

"Qu'est ce que c'est que ce truc ?"


C'était dingue ce que ca lui faisait penser a Thor, dans les Avengers. Quand il se téléportait avec son marteau pour aller dans d'autres mondes, laissant sur le sol des glyphes de terre brulée. Pourtant ce n'était pas exactement la même chose.

"On dirait... peut être une sorte de passage, de portail ? Tu pense que celui ou celle qui nous a amené ici l'a fait ? Ou alors qu'on a été rejoint.."

Louise fit un pas, entrant dans le cercle pour se mettre au milieu, sur le petit ilot d'herbe qui avait survécu. Elle tourna sur elle même, pour voir ce que la personne qui se trouvait en son centre avait vue, en arrivant ici. Au loin, on pouvait deviner la silouhette de la villa de Numérus, le blanc des pierres tranchant sur le paysage nocturne. Derirere, Pompéie et dans l'ombre, on pouvait deviner la haute silhouette du Vésuve, dominant le paysage de toute sa hauteur.

« Ca a l'air plus ancien. Ca n'est pas chaud. »


Louise hocha la tête, alors que Nora se relevait et fixait elle aussi le paysage autour.

« C'est quelqu'un comme toi ou quelqu'un comme eux ? »


Louise la regarda avec surprise. Comment ca quelqu'un comme... Oh ! Oh oui.

"Non, je pense plus a quelqu'un comme... vous."
fit elle avec un sourire amusé. Après tout Nora était de leur famille maintenant, non ? Les divins tout ca... "La question est de savoir ce qu'il fait ici. Ou ce qu'il a fait."

Il y eut un silence pendant lequel elle chercha de qui il pouvait s'agir. Numérus ? Non il avait l'air d'tre la depuis toujours. Pline ? Il n'avait pas l'air de pouvoir se teleporter comme ca, même si juger les gens sur leurs apparences n'était pas malin. Alors quoi ?

« Tu leur fais confiance ? »
demanda soudain Nora. " ...aux déesses."

Louise soupira et bailla un coup avant de s'assoir par terre, le regard tourner vers la lune. Il était tard, elles avaient marché pendant un long moment, la fatigue commençait a se faire sentir. Les bras tendus dans son dos pour la soutenir, elle resta quelques minutes silencieuse, réfléchissant a la réponse qu'elle pouvait donner.

"J'ai confiance en Diane."
finit elle par dire. "On a vécu beaucoup de choses ensemble, c'est quelqu'un de bien, même si parfois elle est un peu... comment dire, rigide." Elle eut un petit rire amusé. "Mais c'est une gentille personne. Une partie de moi se dit qu'elle ne me laisserai jamais tomber... Mais aujourd'hui..."

Aujourd'hui, elle se posait des questions. Son regard dévia vers la ville endormie au loin, vers la maison de Numérus ou peut être, ils s’inquiétaient de leur disparitions. Il n'était pas difficile de penser que Numérus les avait enfermés. Dans quel pétrin les avaient elles mis...

"Je considère Diane comme ma soeur, tout en sachant que jamais je n'aurai la même "place" que les dieux. Mais ca me conviens. Quand a Aphrodite, je ne la connais pas vraiment, et Hera..."


Elle eut un sourire sans joie.

"Visiblement, depuis son arrivée, elle devient l'amie de tout le monde en ce moments j'ai l'impression. Mais je ne lui fais aucune confiance."


Elle avait trop de choses a cacher trop de secrets qu'elle voulait dissimuler. D'après ce que Diane lui avait dit, Hera avait été enfermée sur Olympe pendant toute sa vie. Alors... d'ou venait Alexis la demi déesse ? Avait elle mentis ? Ou étais ce Hera qui mentait, et dans ce cas dans quel but ? Et puis... elle n'avait pas apprécier son attitude. Cette manière de lui attraper le menton comme si elle lui était inférieur... De la juger "enfant" sans même la connaitre ? Non, ca ne passait pas. Son attitude était trop... trop a double jeu.
Louise jeta un regard a Nora avant de lui faire un sourire.

"Mais tu ne dois pas te fier a mon avis pour te faire une opignon. Tu dois expérimenter toi même, te faire ta propre opignon des gens sans te laisser influencer par ce qu'on te dis. Essaie juste de garder en tête que... certes les dieux sont plus puissants que nous, mais au fond, ce sont des personnes normales, avec leurs qualités et leurs défauts. Ils ne sont pas infaillibles, ils font des erreures comme nous tous et... comment dire ?"
Elle s'arreta, un sourire nostalgique sur les lèvres. "Je pense que tu devrai essayer de prendre plus de décisions par toi même sans te laisser diriger par qui que ce soit. On construit notre propre destin après tout !"

Elle se leva soudain, époussetant ses fesses rapidement. Nora allait avoir de quoi réfléchir, du moins elle l'esperait.

"Bon, c'est pas tout mais faut qu'on trouve une solution. Je ne pense pas que Numérus ai prévue de les laisser tranquille apres notre petite discussion, et ce qu'il a dit m'inquiète. Il a parlé des cavaliers de l'Apocalypse et du fait que "il" s’approprierait leurs pouvoirs... Donc "IL" doit être ici, c'est surement lui qui a laissé cette trace... Et ce doit être lui qui bloque les pouvoirs des déesses. Si on le met hors d'état de nuire, elles pourront certainement a nouveau utiliser leurs pouvoirs et on aura plus de chance de sauver la ville et eux par la même occasion." Elle s'arreta pour reprendre son souffle. "Si tu étais un psychopathe qui veut tuer des gens mais doit attendre le bon moment pour cela, ou est ce que tu irai ?"

Nora ne répondit pas, se contentant de montrer du doigt la silhouette d'un homme, debout, immobile, qui les observait sous les rayons de lune. C'était bizare, elles ne l'avaient as vu approcher ...



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Eloise A. St-James



« T'es comme un McDo,
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________________________________________ Lun 17 Avr 2017 - 0:18

Ouranos... Jamais Athéna n'aurait cru qu'elle le verrait un jour. Pour une espèce qui était censée être partie au loin depuis des millénaires, les Titans étaient un peu trop présents dans sa vie et dans celle des autres... Avec ses voyages dans le passé ou dans les différents mondes, la déesse estimait avoir fait la rencontre d'au moins 6 Titans. Aujourd'hui, il semblait bien qu'il s'agissait de la septième rencontre... On dit de par le monde que 7 est un chiffre magique, censé porter chance... Aujourd'hui, la guerrière en doutait un peu. Pas alors que cet homme était aussi puissant et elle aussi démunie.
De plus, il semblait surpris de la voir, de savoir qu'elle avait réussi à survivre avec les autres. Ce qui pour elle ne voulait dire qu'une chose : il aurait préféré la savoir morte. Et les autres avec. Ce qui faisait de ce Titan un être qu'elle n'était pas prête d'apprécier.

- Ouranos je présume ? Dit-elle en le regardant calmement. En quoi cela vous intrigue tant que nous soyons encore en vie ?

Athéna avait beau paraître calme, elle n'en était pas moins nerveuse au fond. La déesse avait beau avoir appris, elle savait que certains éléments devaient jouer pour qu'elle puisse pouvoir espérer échapper à un Titan aussi puissant... Or, ces éléments n'étaient clairement pas réunis... Il n'y avait qu'à voir sa tenue et le fait qu'elle n'avait aucune arme à sa disposition. En temps normal, cela ne l'aurait jamais gêné, mais avec lui, cela ne pouvait que la mettre mal à l'aise : elle était démunie. Et la guerrière avait horreur de cela. Aussi compensait-elle toujours en étant méchante. Même si là, elle n'oubliait pas non plus d'essayer d'avoir des informations : après tout, ce n'était pas tous les jours que l'on se retrouvait devant l'ancien Roi Titan...

« Seigneur et Titan Roi Ouranos. » Répondit-il posément après l'avoir observé quelques instants.

- Si vous voulez. Cela ne change rien au fait que votre nom soit Ouranos. Je ne suis pas comme mon père sur certains points... Je me ne plie que parce que je le souhaite.

Haussant les épaules, Athéna lui fit comprendre qu'elle se fichait pas mal de son titre. Elle savait qu'elle avait affaire à plus fort qu'elle et qu'il était plus que dangereux, mais cela ne l'empêchait pas de ne pas vouloir plier. Une fois la déesse avait plié par la contrainte, pour rester en vie. Aujourd'hui, elle ne le ferait plus. Tant pis si elle venait à mourir... Apollon, Diane et Arès et même Judah pourraient toujours avancer et en venir un jour à vaincre. Elle n'avait aucun doute sur le fait que Judah était entrain de tramer quelque chose... Quoi, elle n'en avait aucune idée mais cela pourrait peut-être leur servir. Quoi qu'il en soit donc, elle n'était pas d'une grande utilité. Sa mort n'aurait pas de gros impact à son avis.

« Tu ignores tout de celui que tu appelles ton père. Je suis également ton père. Toutes les créations de mes frères et de mes sœurs sont mes créations. »

- Je sais qu'il exécute vos ordres et qu'il veut me tuer, comme vous. Ça me suffit. Décréta-t-elle en haussant les épaules.

Il lui confirmait donc qu'ils étaient tous frères et sœurs... Ceci dit, cela ne voulait rien dire. Athéna elle-même déclarait qu'Apollon et Diane étaient son frère et sa sœur alors même qu'ils n'avaient aucun lien de sang. Peut-être était-ce aussi le cas pour Ouranos...

« Je ne pensais pas qu'elle aurait réussi à vous cacher aussi longtemps. » Cette fois, le Titan lui répondit en la regardant droit dans les yeux. Il la fixait, mais Athéna sentait bien qu'il se passait quelque chose : il lisait en elle. « Onze de nos heures et voilà qu'au crépuscule, nos routes se croisent à nouveau. »

Savoir qu'au moins un Titan était capable de lire dans ses pensées avait de quoi être effrayant... De plus, elle ne pourrait rien prévoir pour s'enfuir ou le contrer. Non. Il allait lui falloir agir d'instinct et ce n'était pas sa plus grande force. C'était Arès celui qui agissait plus par instinct, pas elle...

- Donc vous saviez qu'elle avait réussi à nous cacher... Pourquoi n'avoir rien fait ? Et pourquoi est-ce que je suis ici devant vous aujourd'hui ? Demanda-t-elle, faisant fi de l'air admiratif qu'il affichait pour la ténacité de Gaïa sans doute...

« Tu le sauras bien assez vite. Disons que c'est une chance que je ne compte pas laisser m'échapper. » Déclara-t-il avec un petit sourire.

Ce qui n'augurait rien de bon, la déesse en était certaine. Méfiante, elle continua de l'observer et remarqua qu'il avait ramené son bâton devant lui et qu'il s'appuyait dessus des deux mains. Attendant l'attaque, Athéna s'était concentrée sur lui même s'il ne faisait que la regarder. Et c'est ainsi qu'elle manque de ne pas se rendre compte... Elle sentait des picotement le long de la nuque et cela remontait jusqu'à son front. C'était une sensation très gênante... D'autant que cela la démangeait alors que l'aura du Roi Titan se faisait de plus en plus forte et présente.

- Vous pourriez avoir la décence de vous expliquer... Qu'êtes-vous entrain de me faire ? L'interrogea-t-elle en essayant de ne pas grimacer.

C'était franchement horrible et si elle n'avait pas craint d'aggraver les choses, sans doute qu'elle se serait frottée la nuque un bon moment pour faire partir la sensation.

« C'est bientôt terminé. Tu n'as qu'à... me laisser faire et ça n'aura pas la moindre incidence sur toi. »

Bah voyons... Et se porter à elle-même un coup de poignard, ça pourrait être cool aussi non ? Espérant qu'il entendrait cette pensée plein d'ironie, Athéna continua à le regarder droit dans les yeux. Jusqu'à ce qu'un sifflement se fasse entendre. Puis qu'elle ne s'envole en vol plané en arrière. La guerrière fut emportée au loin mais le Titan ne lui laissa pas d'espace. Avec un air amusé qui sonnait plus que faux, il s'était rapproché, la rejoignant.

« Ils seraient prêt à te sacrifier, plutôt à qu'à me laisser entrer... »

Les picotements reprirent mais Athéna se concentra plutôt sur le fait que certaines choses lui étaient inaccessibles. Gaïa et Hypérion, peut-être même Prométhée avaient fait quelque chose. Qui lui bloquait l'accès à leurs esprits. Ceci dit, cela voulait aussi dire que s'il voulait savoir à tout prix un truc, il allait devoir se montrer plus offensif et cela ne se terminerait pas bien pour elle... Comme si elle allait le laisser faire aussi facilement. Alors qu'elle était tombée à genoux à cause des sifflements, la déesse avait mis la main sur un caillou pris dans la neige. L'agrippant, la jeune femme le jeta à la tête du Titan.

- Mais de quoi est-ce que vous parlez crétin de Titan ? S'exclama-t-elle avec colère. Qu'est-ce que vous vouliez faire et qu'est-ce qui semble s'opposer à vous ?

Alors qu'elle venait de lancer son projectile, Athéna eut la sensation qu'on lui enfonçait un poignard sur la joue. Le Titan n'avait pas bougé, il n'avait pas d'arme, mais une entaille était bien là. La guerrière sentait l'odeur de fer du sang dans l'air, et elle était même certaine que cela saignait légèrement... Quant au caillou, plus il avançait, plus il se réduisait en poussière. Il n'en resta rien et Ouranos ne fut pas touché. Il était fort ce con... Mais même si Athéna devait mourir, elle choisirait sa manière pour partir. En combattant. Et tant pis pour le reste. Ouranos s'approcha encore plus d'elle et soudainement, elle fut soulevée par la seule force de la pensée de l'enfoiré. Tendant la main en avant, il la fit venir jusqu'à elle sans qu'elle ne puisse se débattre. Une fois devant lui, il posa une main sur sa gorge.

« Je veux juste savoir qui l'a aidé et où vous étiez. »

Bah voyons... Devait-elle lui dire qu'elle n'avait pas de souvenir de ce type à lui montrer ? Sans doute que non. Il était trop con pour se rendre compte de cela tout seul. En plus, pour un souverain qui voulait paraître calme, il était très susceptible...

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I'm ready to fight

D'après le code de Grey Wind
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Victoire Adler



«T'es vraiment qu'une p*tain d'armoire, Commode !»


Victoire Adler


Ѽ Conte(s) : Intrigue divine
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Hera, déesse du mariage, des femmes et des enfants

Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 7 5ys2

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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 7 _


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________________________________________ Lun 17 Avr 2017 - 12:21

Le jour de Saturne
...



- Que devrions-nous faire selon toi ?

Plutôt mourir dans la gueule d’une bête immonde en étant ingéré et régurgité à l’infini plutôt qu’avouer qu’elle partager une idée avec Aphrodite. Ce plan, c’était l’un des seuls qu’ils avaient, Artemis l’avait bien précisé mais cela ne signifiait pas qu’il était bon pour autant… Aphrodite se décolla alors du mur pour expliquer son dédain :

- Si vous voulez que l'on ait une chance de s'échapper, il va falloir faire davantage travailler votre matière grise. Réfléchissez deux secondes : si les gardes voient deux femmes se battre, ils ne vont pas essayer de s'interposer. Nous n'avons aucune valeur à leurs yeux. Si deux d'entre nous se tapent dessus, qu'est-ce que ça peut leur faire ? Tout ce que nous allons leur offrir, c'est un spectacle susceptible de les exciter. Ca n'aura aucun avantage pour nous. Je vous rappelle que les romains aiment les jeux du cirque et qu'ils n'ont pas l'habitude de voir des femmes se battre... Ils vont forcément bien se rincer l'oeil tout en restant à leur place. Peut-être même appeler des "collègues" pour venir voir, et là on aura tout perdu.

Elle s’était d’autant plus relevé avec un sourire suffisant en direction d’Hera pour préciser :

- Tu t'es donnée à Zeus toute ta vie, tu sais comment fonctionnent les hommes, non ? Si tu avais davantage mis le nez dehors, tu aurais des idées plus intelligentes. Je suis pour l'esprit d'équipe et l'unité, mais pas à n'importe quel prix.

Par tous les cieux, laissez-moi la gifler si fort qu’elle ne s’en relèvera jamais avec sa tête de porcelaine. La déesse n’aurait aucun scrupule à lui faire du mal, à la tuer même, elle avait pris les choses en mains des années auparavant et rien dans l’attitude de la jeune femme à cette époque ou à présent ne lui prouvait qu’elle avait tort de le faire. Les dents serrées, les poings fermés, elle tentait en vain de se retenir mentalement. Elle voyait presque le sourire d’Athéna se dessiner dans sa tête et cela ne l’aider pas vraiment à garder son calme. La déesse de la stratégie s’employait à chaque instant à faire d’elle ce qu’elle était réellement au fond d’elle, quitte à y laisser des conséquences… Mais peut-être que ces leçons étaient loin d’être bienvenues pour le moment… Elle inspira un grand coup avant de répliquer, mais par les mots plutôt :

- Mais toi qui a teeeeeeellement ouvert les cuisses devant le monde entier, tu as non seulement mis les pieds dehors mais aussi très bien compris comment fonctionne les hommes... Hormis saper le peu d'esprit d'équipe je n'ai entendu aucune idée bonne ou mauvaise sortant de ta bouche... alors, tu nous éblouies de ton incroyable connaissance ?

Mais non. Non. Rien d’éblouissant ne sortirait jamais de la bouche de la greluche, elle était juste là pour faire jolie, éblouir par un physique plutôt que par des mots… C’était navrant. S’en rendait-elle seulement compte ? Difficile à dire à cause de cet égo surdimensionné… Une chose était sûr, elle lui coula un regard grandement désintéressé pour lui montrer que quoi qu’elle lui disait, cela n’attendrait pas la déesse Aphrodite. Si elle savait comme Hera se fichait de ce genre de regard… elle en avait vu plus d’un de la sorte dans sa longue vie.

- Je n'ai aucun plan d'évasion, je n'ai pas la prétention de m'improviser déesse de la guerre et de la stratégie, moi.

Oh oui… si seulement Athéna était là…. La blondinette lui offrit son plus beau faux sourire avant de remettre une mèche de cheveux derrière son oreille. Cette fois, elle allait vraiment la gifler.

- Mais je ne veux surtout pas brider vos idées. Allez-y, faites ce que vous voulez. Ne me mêlez pas à tout ça, c'est tout ce que je demande.

Elle s’adossa de nouveau contre le mur avant de préciser :

- Avec un peu de chance, le Vésuve s'animera avant que l'on ait le temps de nous mettre dans l'arène. Et on pourra s'échapper à ce moment-là. Toute la vie est un jeu de chance.

Elle n’y croyait pas plus qu’au reste… elle était juste emplie d’une certaine désillusion. Etait-elle abattue ? Elle ne le montrait pas… mais nombre des déesses réagissaient à l’extrême devant tout sentiment qui lui semblait négative… Diane se refermé comme une huître, Athéna devenait virulente dans ses mots et ses gestes, Aphrodite était bien plus peste qu’à l’accoutumée… quant à elle… Elle se ravisa à l’idée de lui en coller une pour aller s’adosser au mur parallèle à celui de la déesse de l’amour, face à elle. Elle se laissa glisser au sol tout en observant les trois personnes qui étaient présente dans leur cellule… Le jeune homme l’intriguait. Elle avait retenté une approche en lui parlant précédemment, en lui demandant qui il était et d’où il venait… il s’était contenté de rester silencieux et en baissant les yeux au sol pour éviter son regard. Timidité ? Mais ce frisson ? Elle ne frissonnait pas à la première raison.

- Très malin... au moins si le Vesuve explose, on aura effectivement juste à attendre que la lave ronge les murs et les barreaux de cette cellule et à cet instant on aura un demi-millième de seconde pour sortir et en volant si possible car la lave recouvrira le sol...

Elle avait rompu le silence pour répondre à Aphrodite. On sentait dans sa voix qu’il n’y avait à présent plus aucune animosité… Juste de la rancœur désabusée… Jamais elles ne pourraient s’entendre… s’allier… jamais. Avec un peu de recul, elles verraient sans aucun doute nombre de points communs et de similitudes dans leur vie… mais telle une femme regardant avec dédain l’amante de son mari, l’idée même de tenter d’être neutre était nulle et non avenue.

- Le mieux est peut-être juste d'attendre le moment de l'escorte... C'est d'ailleurs sans doute ce que tu voulais dire tout à l'heure...
- Qu’est-ce que tu suggères dans ce cas ?

Pour toute réponse, elle soupira avant de préciser :

- Si Numerus nous connait aussi bien que tu le dis... il est capable d'anticiper nos mouvements... Peut-être que la seule solution pour s'en sortir est de faire tout le contraire de ce qu'on aurait fait habituellement ?
- Je n'ai pas dit qu'il nous connaissait tous. Juste qu'il m'a appelée Venus et que j'ai eu la sensation qu'il savait qui j'étais. Il se prétend augure mais il me semble un peu trop doué.
- Oui... un peu trop doué... Je pense que s'il te connaît toi, il connait la bonne majorité d'entre nous... Nora voulait absolument savoir qui nous avait fait venir ici... Il est possible qu'il soit lié à tout cela... et dans ce cas... il a une connaissance assez grande sur nous...

Mais à ce moment précis, un bruit de pas décidé se fit entendre dans le couloir, ainsi qu’un bruit métallique. Une nouvelle garde arrivait. Un peu alarmée et surprise, Hera croisa le regard d’Artemis, d’Aphrodite et de Jaimie avant de se relevait aussi vite qu’elle le pouvait. Face à l’ennemi, autant rester debout, non ? Trois gardes apparurent en plus de ceux qui faisaient leur ronde. Celui du milieu semblait fortement gradé. Il aboya un « Ouvre ! » à l’un des gardes déjà présent qui s’empressa de faire cliqueter la serrure et grincer la porte. Les trois hommes entrèrent légèrement dans la cellule. Le plus gradé coula son regard sur tous les habitants de la cellule avant de la pointer du doigt d’un air décidé. Elle ? Non, vraiment, pas Aphrodite ? Elle ? C’était bien la première fois … ou la seconde… qu’elle passait devant Aphrodite pour un choix…

Hera eu le temps de couler un regard vers le groupe, tentant de leur faire comprendre qu’elle allait les suivre mais qu’elle ne voulait pas qu’ils s’en mêlent… Sortir, même pour l’inconnu, c’était toujours sortir… Peut-être parviendrait-elle à grapiller des informations ? Et venir les redonner une fois qu’ils en auraient fini avec elle… mais c’était sans compter sur Jaimie qui bondit comme un calibri pour se poser entre les gardes et elle.

- Vous l’emmenez où ? Pourquoi vous l’emmenez ?
- Calme toi mon gars et rassis toi.

Le petit cavalier semblait s’inquiéter réellement de son sort… ce qui la toucha plus qu’elle n’aurait bien voulu l’avouer. Un humain était en train de prendre sa défense… Son bourreau de surcroît. Pour cacher toute émotion, elle se contenta d’un sourire moqueur et elle posa une main sur son épaule pour le forcer à la regarder droit dans les yeux.

- Ca va aller.

C’était sans appel. Elle en avait vu d’autre. C’est ce qu’elle tentait de lui montrer à travers son regard. Il était le mieux placé pour le savoir, il l’avait tué, elle s’était laissé faire et aujourd’hui elle était toujours là. Quoi qu’il arrivait, elle s’en sortait toujours. Mais le jeune homme n’était pas prêt à prendre le risque :

- Non ça ne va pas aller.

Il les fusillait à présent du regard, on sentait sa main qui se rapprochait et s’éloigner de la sienne comme s’il hésitait à lui prendre la main. Il était vraiment mignon mais un peu con aussi, il se mettait en danger pour rien. Elle voulut lui passer devant mais il s’enflamma de nouveau. Fais attention gamin…

- Vous ne l’emmènerez pas, je vous laisserez pas f…

Il avait même pas eu le temps de terminé sa phrase. Hera avait appuyé sur son épaule pour le forcer à se tourner vers elle et lui avait lancé la gifle la plus puissante qu’elle était capable de donner. Le bruit avait était assourdissant et sa main la brûlait, sans doute moins que la joue du jeune homme si désarçonné qu’il en perdit quelque peu l’équilibre. La déesse profita de ce moment pour lui passer devant et suivre les gardes. C’était Aphrodite qui lui avait inspiré cette gifle… Ce n’était pas contre Jaimie, c’était juste, selon elle, la seule manière de le protéger de lui-même dans ce moment… La grille de la prison se referma derrière elle, à clé, et elle se fit escorter au dehors, fermement tenue. Craignaient-ils qu’elle les gifle aussi ? Cette pensée la fit sourire mais elle arriva bientôt à sa destination, la caserne des gladiateurs. Elle déglutit face à cette vision et s’engouffra dedans. Mais ce n’était pas dans la cellule des hommes qu’elle se retrouva, non. On l’amena dans une pièce vide, où une table l’attendait. De la paille gisait ci et là. On la força à s’asseoir à une chaise dos à la porte. Elle remarqua qu’elle avait devant elle une carafe de vin ainsi qu’un verre rempli de vin. En face d’elle, un autre verre attendait et une chaise… vide… qui ne tardait pas à se remplir.

- On m’invite donc à un nouveau festin ?

Elle était légèrement impressionnée par la situation. Sa seule arme était l’humour acide et elle tentait de s’en servir allégrement, même si personne ne lui répondit. La porte s’ouvrit de nouveau et quelqu’un entra calmement dans la pièce. Une fois assis, elle put comprendre qu’elle avait en face d’elle le fameux consul. Les fenêtres de l’époque étaient de simples trous et elle put allégrement entendre qu’à l’arrivé de l’homme la pluie avait commencé à tomber, et qu’un grondement s’était fait entendre lorsqu’il avait passé le seuil de la porte. Un orage s’annonçait visiblement. Elle inspira grandement en l’observant par intermittence. Le consul se contenta de boire une gorgée de vin en observant le spectacle au dehors, complétement indifférent à sa présence. Il ne l’évitait pas. Il s’en fichait. Une posture qu’elle connaissait bien. Il fit alors un geste en direction du centurion qui lança quelque chose sur la table. Un objet brillant, magnifique… qui lui tenait fortement à cœur… Sa broche. Estomaquée par cette vision, elle qui pensait ne plus jamais le revoir, elle ne se fit pas prier pour le récupérer à la vitesse de l’éclair, le serrant dans sa main comme si elle tenait l’essence même de la vie au creux de sa paume. Elle coula alors un regard en direction du consul, ses longs cheveux de chaque côté de son visage. Il savait. Il n’était pourtant pas là. Mais il savait. Il savait qu’on le lui avait pris et à quel point il comptait pour elle. Un présent ? Vraiment ?

Elle-même jouait avec son verre, le tournait dans ses mains, l’observait longuement, sans jamais le boire. Un centurion lui tapa sur l’épaule et d’un signe de tête l’invita (ou la força à boire). Pour toute réponse, elle lui relança un regard qui signifiait « merci, j’ai bien compris ce que je dois faire avec ce verre, mais je n’en ai pas vraiment envie, tu vois ? ». Après un long silence, elle se décida enfin à le rompre. Ils n’étaient sans doute pas juste là pour prendre un verre, n’est-ce pas ?

- C'est un nouveau jeu ? Après "je joue à l'augure", "je découvre qui est Venus", on a "je garde le silence, feins l'indifférence et bois du vin" ?

Oui feindre l’indifférence. Uniquement la feindre. On était à la nuit tombée, il ne devait pas être loin de minuit et on la tirait d’une cellule pour lui faire boire un verre avec un Consul qui avait sans doute mille fois mieux à faire que d’être là. On lui rendait sa broche… Non clairement, il y avait un peu plus que de l’indifférence.

- Comporte-toi mieux quand tu t'adresses au Consul.

Le gradé avait eu un ton menaçant, un grondement presque aussi sourd que le tonnerre mais Numerus l’avait fait taire d’un signe de la main, une main sur laquelle il portait une énorme bague qui semblait avait nombre de valeur. Le signe signifiait clairement qu’il valait mieux arrêter de parler pour lui. Il se tourna enfin vers elle, rapprocha son verre et commença à jouer avec sa bague de son autre main. Elle ressemblait à une sorte de chevalière dont la déesse ne voyait pas les contours. Le consul l’observa alors pour la première fois dans les yeux, sans se soucier du reste et Hera soutint son regard, bien qu’en déglutissant..

- J'ai eu le loisir de parler avec l'une de vos amis qui m'a gentiment expliqué d'où vous venez. Mon esprit a fait le reste.
- Quelle amie ? Il va falloir être plus précis, cher Consul, il ne vous aura pas échappé que nous sommes venus nombreux.
- Mais il reste quelques zones d'ombres.

Elle eut un pouffement de rire légèrement dédaigneux. Elle avait brusquement cessé de faire tourner son index autour du bord de son verre. Elle avait un sourire, forcé, mauvais.

- Et vous vous attendez à ce que ce soit moi qui règle vos zones d’ombres ?
- Aucun d'entre vous ne peut choisir l'heure de sa mort, mais vous avez tous la possibilité de décider comment aller à sa rencontre. Les lions ont tendance à aimer la chair fraîche et bien bâtis. Ils se contentent de s'amuser avec les autres, ce qui rend la souffrance bien plus douloureuse et la mort bien plus lente.

Il l’observa de haut en bas avec un sourire. A ses yeux, elle ne ferait clairement pas une bonne proie. Mais Hera ne se laissa pas intimidé et décida de boire son vin pour la première fois de la soirée.

- Vous avez été conduit ici, parce que vous avez profité du tremblement de terre qu'on a subit, pour assassiner le Préfet Pline. On a retrouvé son corps dans la grande cour, là où vous l'avez laissé. Il n'y a qu'une sentence pour ce genre de choses, mais rien ne m'oblige à vous condamner tous.

Le sombre enfoiré. Artemis n’avait au moins plus à se soucier de lui briser le cœur. Hera resta alors très maître d’elle, ne faignant ni la surprise, ni la colère, ni la révolte. Oser hurler face au Consul que tout ceci n’était qu’infamie était stupide. Qui la croirait, elle, plutôt que lui ? Elle se contenta d’hausser un sourcil tout en ayant un sourire en coin vorace. Il jouait dans la cour des grands, il fallait bien admirer l’efficacité du plan. Ils étaient pris. Le sombre enfoiré. Il fallait tenter de la jouer fine. Elle inspira en joignant ses mains devant son verre de vin.

- Et c'est là que je choisi comment je vais à son encontre, n'est-ce pas ? Mais pour choisir encore faut-il avoir un choix... qu'est-ce que vous me proposez au juste ?

Pour toute réponse, il but le reste de son verre avant de croiser les bras et de l’observer. Le garde s’approcha pour lui resservir du vin mais d’un geste de la main, le Consul le stoppa dans son élan en précisant :

- Laissez-nous.

Le garde tenta d’argumenter à travers un regard que ce n’était sans doute pas prudent mais le regard de Numerus lui fit comprendre qu’il n’avait pas vraiment son mot à dire. Les gardes qui étaient jusque-là posté de chaque côté de la porte, sortir enfin de la pièce, attendant la suite des évènements sous la pluie, tandis que l’homme se lever de nouveau pour observer par la fenêtre.

- J'ai compris que je ne saurai pas comment vous êtes arrivé jusqu'ici. Mais j'aimerai connaître les raisons de votre présence. Pourquoi avoir choisi Pompéi ? Pourquoi précisément ce jour aussi ordinaire que les autres ? Il y avait sans doute une raison à cela et je veux la connaître. A moins que cela ait un rapport avec demain... mais comment l'en empêcher ?

Elle se rejeta en arrière sur sa chaise pour l’observer. Que savait-il au juste de tout cela ?

- Demain... comment pouvez-vous savoir ce qu'il va se passer demain ? Je ne crois pas aux Augure... mais je crois aux voyageurs... Nous savons tous deux que si je sais ce qui se passera demain, c'est uniquement parce que je suis voyageuse... Et vous ? D'où venez-vous ?

Elle écarta les mains comme si elle tentait un marché :

- Echange de bons procédés ! Je peux vous aidez à répondre aux questions que vous vous posez... mais j'ai besoin que vous répondiez aux miennes...
- Le monde a toujours été peuplé d'êtres capables de percevoir les lignes du Temps. Quelle que soit vos croyances. Vous en avez sans doute déjà fait l'expérience. Je ne suis pas un Augure parmi tant d'autres. Je suis le meilleur d'entre eux.

Il la regarda un instant avant de retourner se servir du vin.

- J'aurai mes réponses quoi qu'il arrive. Vous auriez juste pu me faire gagner un temps précieux. D'ailleurs, vous m'avez déjà appris que ça sera demain.

Il la regarda avec un sourire tout en prenant une gorgée de vin. Il n’était donc pas certain… Tout comme elle d’ailleurs, elle ne cessait de repousser au lendemain, ça pouvait tout aussi bien être demain qu’après-demain, même si les secousses étaient déjà bien présentes. Mais il fallait savoir un peu bluffé pour avoir des informations. La seule chose qu’elle percevait pour le moment c’est que d’autres le lui avait dit… mai qu’il attendait une confirmation… SA confirmation… pourquoi ? Parce qu’il faisait confiance à la voix du plus grand nombre ou parce qu’il estimait qu’elle était bien plus capable de répondre à cette question ? Elle eu un petit rire désabusé avant de récupérer son verre. Elle le leva devant lui comme si elle lui portait un toast imaginaire avant de dire :

- Vous me rappelez quelqu'un que j'ai bien connu...

Elle prit une nouvelle gorgée tandis qu’elle remarquait que cette phrase faisait naître en lui un petit rictus avant de boire une nouvelle gorgée à son tour.

- Le meilleur des augures... qui n'a aucune connaissance de la date et a besoin de confirmation?

Elle jouait à présent la surprise, se fichant allégrement de lui. La peur avait laissé place à l’amusement.

- Avoir des visions ne signifie pas tout savoir. On peut être un Augure et savoir ce qui va arriver, sans en connaître la date précise. Même si tout porte à croire que c'est imminent.

Il y eu une pause, comme s’il attendait ou hésitait avant de sortir sa phrase, Hera ne savait pas trop :

- Tout comme on peut avoir été un enfant et ne plus en avoir gardé le moindre souvenir.

Cette phrase eu l’effet d’un boulet de canon sur elle mais il était pas question d’être ébranlée pour le moment. Elle sentait que le questionnaire touchait à sa fin et il lui fallait d’autres informations. Refoulant ses émotions, elle lança :

- Pourquoi avoir tué Pline ? Vous et moi savons que nous y sommes pour rien et nous ne serons bientôt plus là pour en témoigner alors expliquez-moi au moins cela... Nous mourrons pour vous... nous méritons au moins cela...

Mais l’homme s’était contenté de boire une nouvelle gorgée avant d’appeler les gardes, sans un seul cri, de manière très calme.

- Nous en avons fini.
- Oh que non... Je pense que nous en sommes encore loin...
- Malheureusement pour vous, je crois que si...

Les hommes arrivèrent rapidement l’évitant de répondre à la dernière question et l’attrapèrent par les épaules pour la forcer à se lever. Le gradé resta cependant à l’intérieur de la pièce et Hera dut attendre quelques secondes sous la pluie qu’il finisse sa conversation avec le Consul. Une fois ceci fait, il lança l’ordre de se remettre en marche. Mais à la grande surprise de la déesse on ne la remmena pas vers le baraquement où les autres étaient emprisonnés… Elle se contorsionna pour tenter d’apercevoir la meurtrière de leur cellule en espérant que quelqu’un verrait qu’elle se faisait emmener. On la dirigea vers une habitation de l’autre côté de la rue. Ils longèrent une petite ruelle avant d’arriver à une espèce d’auberge de l’époque. Les gardes entrèrent avec elles, la firent monter à l’étage et tandis que l’un ouvrait la porte, l’autre la poussait à l’intérieur avant de refermer la porte. C’était une pièce tout ce qu’il y avait de plus confortable, largement plus que la cellule. Il y avait une petite table sur laquelle l’attendait du vin et du raisin, et un lit. Complétement désorienté, elle eut la présence d’esprit de s’approcher près de la porte fermé. Elle entendait quelqu’un qui descendait l’escalier, sûrement le gradé mais les deux autres semblaient tenir sa porte.

- Depuis quand les prisonniers dorment dans une chambre ?
- Ce sont les ordres du Consul, on doit faire avec.
- J'aurai préféré rester chez moi ce soir.

Le Consul l’avait placé dans une chambre ? Mais pourquoi ? Elle se décida à se verser un verre de vin plutôt conséquent avant de le descendre d’une traite. Elle posa un regard sur sa broche qu’elle tenait toujours en main et y déposa le baiser de l’enfant fier de retrouver son trésor. L’enfant… « Tout comme on peut avoir été un enfant et ne plus en avoir gardé le moindre souvenir. » Il savait… il savait quel avait été leur sort… Qu’était-il au juste ? Un titan ? Un éphémère ? Un de ceux qui l’avait privé de tout souvenir… Tout se mélangea dans sa tête, il savait qui était Aphrodite, il savait qui elle était. Il refusait de la considérer comme une esclave puisqu’il lui offrait une chambre. Un autre avait refusé de la considérer comme tel mais avait fait bien pire. Il lui avait redonné sa broche, son seul ami, il avait voulu sa confirmation, il connaissait sa consommation excessive de vin, il avait eu un drôle de rictus quand elle lui avait dit qu’il lui rappelait quelqu’un… Des aigles ornaient les portails de sa demeure… Et si… Mais non… C’était impossible… Comment ? Ce ne pouvait pas être lui… On tentait de le lui faire croire pour l’affaiblir… Zeus n’était pas là… il était à l’Olympe, enfermé dans une sombre cellule… Il n’était pas là. On tentait de lui faire croire. On tentait de l’affaiblir. Et cela marchait peut-être plus qu’elle ne voulait l’admettre. Recoquillé sur le lit dans la position du fœtus, elle ferma les yeux si forts que des larmes coulèrent sur ses joues. Elle serait Argus contre sa poitrine tandis que son cœur battait la chamade. Elle avait tous les honneurs ce soir. Et demain elle mourrait dans l’arène. Une phrase raisonna dans son esprit, une phrase à peine plus haute qu’un murmure, un souffle dans son oreille, elle sentait encore sa présence. Sa main sur sa joue, l’autre dans le bas de son dos.

Tu vois. Je peux tout te donner. Et tout te reprendre.




crackle bones

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Là ou Dieu a un temple, le diable aura une chapelle
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Louise Hollen



« Nous tendons vers toi
notre nez mouché,
et pas mouché »


Louise Hollen


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________________________________________ Lun 17 Avr 2017 - 19:52


Le Jour de Saturne

??e??e??a ? ???at??
La Liberté ou la mort.

Nora ne répondit pas, se contentant de montrer du doigt la silhouette d'un homme, debout, immobile, qui les observait sous les rayons de lune. C'était bizare, elles ne l'avaient pas vu approcher ... Louise tourna les yex vers Nora.

« Il est la depuis longtemps ?"
demanda elle. Apres tout, elle l'avait repéré. Peut être qu'elle l'avais vue arriver ? "Viens, on va voir ca de plus pres."

Elle sentit la main de Nora se poser sur son bras pour la retenir un instant. Louise lui jeta un regard surpris mais ne dit rien, restant quelques instants a ses cotés pendant que la jeune femme étudiait l'inconnue. Louise ne voulait pas la forcer a venir, a faire quo i que ce soit. Nora se révélait être une jeune femme d'une extrême méfiance, et elle ne voulait pas perdre ce qu'elle en avait eut. Elle finit par doucement relacher le bras de Louise qui rejoignit l'homme, Nora sur ses talons.

De loin, on ne distinguait pas ses traits mais la proximité permettait, grace a la lune d'y voir plus claire. Un visage jeune, qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Un visage qui n'avait... rien a faire ici en soit, pas a une heure aussi avancée de la nuit, aussi loin de la ville.

"Bonsoir... Il est bien tard pour une promenade nocturne n'est ce pas ?"
dit elle pour engager la conversation. C'était assez neutre non ? "Je m'appelle Louise. Vous êtes ?"

Il ne répondit pas. Bon, ok.....

"Qu'est ce que vous faites la ?"
demanda elle finalement d'un ton plus sérieux.

« La onzième heure a sonnée. Le Soleil s'est obscurcis. Le Crépuscule est arrivé. Il vous reste peu de Temps. »


« Et en langage compréhensible, ca veux dire quoi ? »
répondit elle du tac au tac, avant de se rendre compte de ce qu'elle avait dit. Ouh mais c'était... méchant ! Elle ne devait pas être si agressive. L'homme la regarda, puis regarda Nora avant de se détourner pour se mettre en route sur un petit chemin terreux, rapidement suivit par les deux femmes. « Et comment on peut vous appeler ? »

Visiblement on ne pouvait pas. Ou alors il n'avait pas de nom ?

« Tu crois que c'est un allier ou un ennemie ? »


Louise eut une moue, avant de hausser les épaules. De toute façon, ce n'était pas comme si elles avaient une autre piste non ? Quand des gens débarquaient pour vous dire dans un langage bizarre que vous n'aviez plus de temps, on les suivait.

« Si c'était un ennemie, on le saurait. »
Il leur aurait déjà sauter a la gorge... « ou on le saura bientôt. Si tu préfère ne pas rester, je ne t'en voudrai pas tu sais ? » ajouta elle tranquillement. Aprés tout qu'elle se mette en danger c'était bon, mais elle ne voulait pas que Nora agisse contre ses instincts juste pour elle.

« Je ne te laisserai pas seule ! »
S'écria elle d'ailleurs d'un air outré, vexée même que Louise ait pu simplement imaginer cette possibilité.

Elles avancèrent un moment jusqu'à apercevoir au loin un groupe de centurions. Louise n'avait même pas eut le temps d'ouvrir la bouche que Nora l’entraînait déjà dans les fourrés. Planquée derrières les buissons, Louise finit par se redresser juste assez pour voir au dela des buissons. Le groupe de centurions était toujours la. Alors quoi, Bob – il fallait bien lui donner un nom, non ? - voulait simplement les livrer a la garde de Numérus ? Pourtant... pourtant, alors qu'il s'approchait, les gardes ne réagissaient pas. Bob s’arrêta et tourna le regard vers elles, comme si il les attendait. Très rassurant... L'air sérieux de Louise laissa place a un sourire amusé.

« Pourquoi on le suit déjà ? »
demanda elle presque silencieusement, avant de pouffer. La situation était ridicule, si jamais il voulait les amener dans un piège, elle se seraient contenté de le suivre bêtement, sans poser de questions. C'était quand même …. Idiot non ? Pourtant, elle se tourna vers Nora : « Écoute, je vais passer en première pour voir comment ca se passe. » dit elle d'un ton calme. Si jamais ils réagissaient a son approche... elles sauraient a quoi s'en tenir. « Si jamais ils me sautent dessus, je compte sur toi... mais interdiction de se mettre en danger inutilement ! »

Nora hésita puis hocha la tête, laissant Louise se lever et s'avancer vers les centurions. A tout instant elle s'attendait a ce qu'ils se mettent a l’interpeller... mais rien. Rien de rien. Elle passa au milieu d'eux, agitant même la main devant le visage d'un des homme... Sans réaction.

« Nous devons nous remettre en route. »
Déclara l'homme très calmement.

D'un signe, elle invita Nora a la rejoindre et attendit qu'elle soit a ses cotés pour demander :

« Ou est ce que vous nous emmenez exactement? »


Louise observa la montagne qu'il désignait du doigts. Évidemment, utiliser des mots c'était trop compliqué.... Le Vésuve. Si elle avait été seule, elle aurait certainement continuer sans jamais songer a s’arrêter. Mais elle n'était pas seule, pas cette fois. Elle était responsable de Nora. Elle eut un sourire amusé a l'intention de l'inconnu avant de dire :

"Quoi, vous voulez nous jeter dedans ?"


Elle jeta un coup d'oeil vers le groupe de centurions dont ils s’éloignaient peu a peu. Toujours pas d'alertes... Et lui qui ne répondait pas, se contentant d'accelerer le pas.

« Je n'aime pas trop ça. Le fait de le suivre sans savoir où on va. »


Louise soupira.

"Moi non plus, mais on a pas d'autre piste pour le moment... Il sait quelque chose, il a dit que nous n'avions plus beaucoup de temps... et je veux savoir si il parle du Vésuve... ou d'autre chose."


Le silence se fit, et ils reprirent leur marche dans le silence relatif de la nuit. De temps en temps, on pouvait entendre un craquement, le hululement d'une chouette ou le bruisse ment de feuilles sous la brise... ils avancèrent une bonne heure environ, contournant la ville au lieu de la traverser. C'était bizare non ? Si il avait pu les cacher des soldats, ne pouvait il pas faire de même avec le reste de la ville ? Ou alors c'était trop gros pour lui...

« Il faudrait qu'on fasse une pause. Il ne ralentit jamais l'allure. »


Louise acquiessa. Oui, elle avait totalement raison. Elles n'avaient pas arrêter de marcher depuis la fuite de la villa des Hortencia, et ca se faisait sentir : Ses jambes la brûlaient et ses pieds étaient en feu. En plus, elle n'avait aucunes réponses !

"Tu as raison."
dit elle, et sans plus de cérémonies, elle s’arrêta et s’assit soudain sur le sol, les jambes tendues devant elle. Tant pis si il continuait, elles pourraient toujours le suivre de loin non ?

"On fait une pause. »
fit elle a l'intention de l'homme. « Tu vas pouvoir en profiter pour nous expliquer ce que tu veux qu'on fasse la bas."

Elle ne bougerait pas tant qqu'elle n'aurait pas plus d'explications. Ou u moins une bonne motivation pour avancer !

« Vous l'ignorez ? »
répondit il d'un air surpris, presque... perturbé.

Halelluya enfin une réaction !

« Vous avez pu me voir. »
L'idée qu'elles ne sachent pas ce qu'elles étaient sensé savoir avait l'air de l'ennuyer profondément, de le perturber... Ce qui en soit n'était pas surprenant. Après tout elles avaient pu le voir contrairement aux romains.

Bob les observa un moment comme si il essayait de deviner leurs pensées avant de dire :

« Vous n'êtes pas ceux que j'attendais. »


Louise plissa les yeux et l'observa jeter un regard vers la ville.

« Vous avez amener quelque chose avec vous qui ne devrait pas se trouver ici. »


Quelque chose ? A part leurs vêtements, ils n'étaient pas venus avec grand chose... Quelqu'un alors ? Son regard dévia vers le Vésuve. Trois déesses, un cavalier et une Vigridienne. Et un baton, il ne fallait pas oublier le baton. Ca faisait beaucoup de suspects...

« Je ne peux m'arrêter. Je dois me remettre en route. »


Et il le fit, faisant soudain se lever Nora, qui tendit la main a Louise.

« On le suit ? J'y comprend rien, mais si on veut des réponses, soit on le suit, soit on le plaque au sol pour l'interroger. »


La jeune femme émit un grognement avant de lui rendre son sourire en accrochant sa main.

« Ne me tente pas, je serai capable de le faire... »

Amusant de voir comment, en quelques secondes, les rôles avaient été inversés. Elles se remirent en route cotes a cote avançant un moment jusqu'à ce que Louise ne lance :

« Excusez moi mais... vous attendiez qui exactement ? Et qu'est ce qu'on a amené ? On peut peut être vous aider non ? Et puis j'aimerai vraiment avoir un nom, parce que sinon je vais finir par vous appeler Bob définitivement... »
Elle soupira, avant de lacher, a l'intention de Nora : « A ton avis c'est quoi ce qu'on a fait de « mal » ? »

Il s'arreta et se tourna pour leur faire face. Il eut une hésitation avant de lacher :

« Samaël. On m'appelait ainsi... »


« C'est très jolie. Enchantée Samaël. ».
répondit Louise juste avant qu'il ne fasse demis tour et que Nora ne lui jette un regard avec de grands yeux comme pour lui demander si il n'avait pas un grain.Pour un peu, elle l'aurait presque vue agiter le doigts a coté de sa tempe.

Il va se remettre en route et Nora va te regarder comme pour te demander si il n'aurait pas un grain. Louise haussa les épaules, déjà heureuse d'avoir un nom, avant de se remettre a suivre Samaël. Ils se trouvaient a mi chemin quand, a travers les bois, ils appercurent une sorte de petite grotte, un tas de pierres bizarrement assemblées qui formaient une sorte d'entrée qui s’enfonçait dans les ténèbres. Si le jeune homme s'y enfonça sans hésiter, Louise et Nora s'arrétèrent devant.

« Cet homme est bizarre. Je ne sais pas à quoi ressemblait les gens de cette époque, mais il n'a pas l'air comme eux. Il est différent. Effrayant. On ne devrait peut être pas s'aventurer comme ça à sa suite. Il y a peut-être une autre solution pour aider les autres. Et on ne sait même pas si il est une de ces solutions. »


Louise lui jeta un regard, puis un regard vers la grotte. Oui, elle avait raison. Elles n'en savaient rien, peut être que tout cela ne mènerait a rien au final. Et pourtant...

« On ne va pas reculer maintenant qu'on est la, non? »
Elle leva les yeux vers la lune et soupira. « Ecoute... C'est la seule piste qu'on ait. Je veux dire, a quoi cela servirait il d'aider les autres si on ne peut même pas savoir ce qu'on fait la ou comment repartir ? Je ne sais pas si il a ces réponses mais on doit tenter. »

Elle allait s'enfoncer dans la grotte quand soudain, quelque chose la retint. Louise se tourna, jetant un regard assez ... triste a Nora.

« Ecoute . »
fit elle. « Parfois, les gens sont effrayant, c'est vrai. Ils font peur, ils terrifient. Mais la plus part du temps, c'est parce qu'ils tiennent a garder cacher des blessures, des sentiments qui les font souffrir ou leur donne l'impression d'être faible. Parce qu'ils ont mal et qu'ils ne veulent pas l'admettre. Il ne faut pas juger les gens trop durement selon si ils te font peur ou son différents. Parfois, la différence c'est une force. Ca te permet de voir des choses que tu n'aurai jamais imaginer. Quand a la peur... tu dois l'écouter, mais tu ne dois pas la laisser te dicter ce que tu dois faire. »

Elle soupira. Elle partait dans un débat philosophique alors que ce n'était même pas ce qu'elle voulait !

« Moi, je le suis. »
elle posa une main sur son épaule, la caressant doucement. « Je ne veux pas que tu te sente forcer a quoi que ce soit. J'ai déja affronté plein de choses et je saurai m'en sortir. J'ai juste... décidé que je verrai le plus de choses possibles, que je découvrirai le plus de chose avant de mourir. Et que je ne laisserai jamais la peur m'entraver. »

Elle eut un rire géné.

« Et pourtant, elle est la crois moi ! J'ai peur pour Diane, Hera, Aphrodite et Jamie. J'ai peur pour Sebastian, pour le futur. J'ai peur pour Apollon, pour tout un tas de chose. Et j'ai peur pour toi. Mais en même temps, j'ai décidé de vous faire confiance. De me dire que vous etes assez forts pour vous en sortir.... la plus part du temps.»


Elle lui fit un dernier sourire avant de s'enfoncer a son tour dans la grotte. Et nora la suivit.

A peine eurent elles passé la « porte » que celle ci fut recouverte d'un voile sombre. Les deux jeune femmes firent volte face et appercurent du sable recouvrir l'entrée, les condamnant a rester enfermer. En comprenant cela, Louise eut un étrange sourire sur le visage. Amusé, mais aussi crispé. Elle n'aimait pas être enfermée. En face d'elles, un escalier s'enfoncait dans les ténèbres.


« On nous a enfermé ! »


"T'en fais pas, il doit y avoir une autre sortie. Il y a toujours une autre sortie."


Nora tendit la main vers le mur se sabe avant de brusquement la retirer avec un petit couinement de surprise en reculant, rapidement. Le sable semblait s'être détaché du mur pour s'accrocher a elle, la lachant finalement losqu'elle s'en éloigna pour continuer son bruissement discret.

« Il faut rester sur nos gardes. »


« C'est le moins qu'on puisse dire. »


Si il s'agissait de ce qu'elle pensait, de ce qu'on lui avait dit... Sebastian et Pitch manipulaient le sable. Mais pas seulement. Elles déscendirent précautionneusement les marches pour arriver dans une sorte de couloir étrange. C'était magnifique. Des lucioles bleues – des feu folets ? - accrochés au plafond dispensaient une lumière bleuatre – blanche et au fond du couloir, celle ci devenait plus intense.

« Attention ! » s
'écria Nora en l'éloignant du mur qui semblait, lui aussi, recouvert de sable mouvant. C'était... effrayant. Et intrigant. Et eitant. Sans hésiter, Louise s'avanca, prenant garde a ne rien toucher autour d'elle, ni l'eau ni les murs, pour rejoindre piece du fond . Il y avait des pierres partout. Au centre de la piece, une sorte de petit puis et énormément de points lumineux au plafond. C'était... magique.

Samel était au centre de la piece, debout et des lianes de sable noir entouraient ses mains, qui semblaient comme contractées. Devant lui, nonchalamment assis sur une des pierres, un jeune homme a l'air tranquille s’amusait a faire tourner un cailloux dans sa main. Elle connaissait ce visage. Bon, en plus doré et plus lumineux, mais Sab avait un don avec les formes de sable.

« Vous ne pouvez pas vous trouver ici... »


« Blablabla. Arrête de rabâcher tout et n'importe quoi. Surtout quand on a des invités. »
Il tourna la tête vers Louise et Nora, avant de se lever et d'afficher un grand sourire.

« Louise Hollen et la fille au bâton ! »
Il fixa Nora et son sourire diminua lentement. « La fille au bâton... » repeta il lentement, mais d'une manière un peu différente.

"Elle s'appelle Nora."
Lacha Louise d'un ton calme. "Nora, et pas "la fille au baton." "

Il tourna a nouveau son regard vers Louise.

« Sebastian ne me donne plus de nouvelles. Je me suis posé la question de si il m'avait remplacé par toi. »
Louise ne répondit pas, se contentant d'un sourire simple. Elle avait toujours voulue le rencontrer et maintenant il était la. Quand a Sebastian.... Elle ne savait même pas pourquoi il le mentionnait a vrai dire. Elle, savait a quoi s'en tenir.

« Qu'attends tu de moi ? »


« Absolument rien. A dire vrai je suis venu ici que pour assister au spectacle. Enfin... à quelque chose près. Et je dois dire que ça en valait le détour. Maman essaye même de pécho quelqu'un, si c'est pas magnifique. »
ajouta il d'un air réélement amusé.

Louise eut un sourire qui aurait pu être amusé.

"Ravie de te rencontrer Phobos."



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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 7 Rey200

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________________________________________ Mar 18 Avr 2017 - 10:25


Nous ne pouvons choisir l'heure de notre mort...
...mais nous pouvons décider comment aller à sa rencontre.




    « C'est qui ? » demandai-je en regardant à tour de rôle, le jeune homme qui répondait au nom de Phobos et Louise.

    Pour le moment, la personne qui nous avait conduite ici ne représentait pas une menace. Bien au contraire, elle semblait être plus une victime dans l'affaire, en proie avec ce jeune homme.

    « Le fils de Diane. Qui essaie de la tuer. C'est une création d'Elliot. »

    « D'Elliot ? »

    Mais alors c'était un allié ! Pourquoi il tentait de tuer Diane ?

    « Pourquoi Elliot aurait fait ça ? »

    « Bonne question. Attends, elle va te répondre. » précisa Phobos.

    « Je crois qu'il n'a pas fait exprès... c'est un peu compliqué je dois dire... et puis c'est Elliot. Le jour où lui même comprendra pourquoi il fait certaines choses... »

    « Pas fait exprès, c'est un bien vilain mot ! Qui ne fait pas exprès de faire quelque chose ? »

    Il se leva et fit quelque pas dans la grotte, sans pour autant s'approcher de nous. Il fit virevolter son cailloux dans les airs, qui dégageait un peu de poussière noire tout en retombant dans sa main.

    « Nous sommes tous maîtres de notre destin ! » précisa t'il, tandis que le cailloux qui s'éleva une nouvelle fois dans les airs, fonça cette fois ci droit vers l'homme qui nous avait conduit ici, le touchant au niveau du ventre et restant figé en l'air, tentant de... creuser à l'intérieur de son être ?

    « Arrêtez ça tout de suite ! »
    m'écriai-je en prenant fermement mon bâton en main et en m'approchant de ce Phobos.

    « Sinon quoi ? » me demanda t'il en tournant la tête dans ma direction.

    « Arrête, s'il te plais. »

    Louise s'approcha de Samaël afin de retenir le cailloux, mais quand elle tentait de le toucher, le cailloux se transformait en poussière avant de se reconstituer, si bien que ses doigts passaient au travers. Elle se tourna vers Phobos.

    « Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu espères en faisant ça ? Laisse le tranquille. »

    « Si tu savais qui il était, tu ne dirais pas ça. »

    « Fait attention... » murmurai-je à Louise en posant une main sur son avant bras.

    Tandis qu'elle observait Phobos je pouvais voir que le cailloux tombait en cendres et que les lianes en faisaient de même. Qui que ce soit, cet être était doté d'une force surhumaine qui pouvait combattre la créature d'Elliot.

    « Le Temps n'efface pas les blessures ! Il ne fait pas oublier la douleur ! Le Temps ne pardonne pas ! Il ne fait que condamner ! Et il se joue de vous. » acheva t'il avec un petit sourire en coin.

    Ce type était le Temps ? Comment le Temps pouvait être une personne ? Il voulait sans doute nous dire autre chose. Est-ce qu'il avait fait quelque chose par le passé qui avait causé du tord à Phobos ?

    « Soit plus clair ! » lui demandai-je.

    « Sinmora... On t'a caché tellement de choses. Et à toi aussi Louise ! Vous ignorez tout de tout ! Quand on voit le Temps, quand on prend part aux événements, on apprend beaucoup plus de choses que n'importe qui. J'ai vue ton ami d'ailleurs ! Le vieux monsieur qui prétend être de votre côté... Il a tenté de m'arrêter, mais bien trop vieux il est. » dit-il en souriant, tandis que je trouvais sa façon de parler juste bizarre. « Il ne fait pas le poids ! Ou il ne fait plus le poids ! »

    Phobos s'approcha de l'homme, passant devant nous. Je tirai Louise vers moi pour s'écarter de son chemin. Mieux valait ne pas être trop près de lui.

    « Aujourd'hui est le commencement, n'est ce pas ? Et les autres ont été conduits à la fin ! Ils seront les témoins de toute chose. J'adore ! Mais quelqu'un s'est déjà posé la question de quel commencement ? »

    Il nous adressa un regard tandis que des lianes de Sable Noir tentèrent cette fois ci d'entourer les mains de Phobos. D'un simple regard, il les fit tomber en cendres sur le sol, avant de se tourner une nouvelle fois vers le jeune homme.

    « Voyons... ce n'est pas parce qu'on partage le même pouvoir que tu peux avoir le dessus sur moi. »

    C'était un clin d'oeil qu'il venait de lui faire ?

    « Explique toi. Puisque tu es si bien informé. De quoi tu parles ? »

    « De quoi je parle ? »
    dit-il avec un léger sourire. « Du commencement de la fin ! De ce qu'il va déclencher ! D'aujourd'hui, d'hier, de demain ! Des conséquences qui découleront de cet acte ! Des Cavaliers, des déesses magiques, de la mort de la plupart d'entre vous, jusqu'à votre extinction totale ! Tout ça parce que vous ne les avez pas laissé arriver, alors qu'ils sont maître de l'Univers, vos créateurs ! »

    Il semblait tout excité et heureux d'avoir pu évacuer tout ça. J'ignorais totalement de qui il voulait parler, mais cet homme était fou. Simplement cinglé.

    « Elliot n'aurait jamais créé quelque chose comme lui. » dis-je catégorique.

    Il pouffa.

    « En es-tu sûre ? Sais-tu réellement qui est Elliot Sandman ? »

    « Quelqu'un de meilleur que vous ? »

    Aeon m'avait toujours appris que quand une personne tentait de trouver un coupable autre que lui même, c'était qu'il valait moins que la personne qu'il accusait. Louise avait raison. Les gens pouvaient se montrer effrayant, mais ça voulait simplement dire qu'ils avaient peur, que quelque chose les terrifiait. On avait un avantage sur lui. Il était contre Elliot, mais nous non. Elliot ne nous faisait pas peur. C'était un ami, une brave personne, un coeur pur.

    « Vous ne vivez que dans le mensonge. Tous ! Elliot est mon créateur ! C'est le monstre qui m'a fait naître dans un monde réduit en cendres ! Celui qui m'a mis dans le crâne ces mots que j'entends prononcé à l'infini ! »
    hurla t'il en se tapotant la tête.

    « Le monstre c'est vous ! »

    Il s'approcha de moi et me saisi le bras, sans que je puisse faire quoi que ce soit. Je sentais des choses grimper le long de mes jambes. Des sortes de petits picotements dont je n'arrivai pas à distinguer ce que c'était. Ca s'emparait de moi et j'avais beau tenter de bouger, ça ne partait pas. Je ne pouvais pas baisser la tête, me sentant forcée de croiser le regard de ce monstre qui m'observait.

    « Ou eux... tu l'ignores n'est-ce pas ? Sinon tu ne pourrais pas vénérer cet homme ! Ces gens qui prétendent être tes amis ! Qui tentent de te convaincre que le monde est tout beau, tout gai quand tu es à leurs côtés et qui au final anéantissent tes rêves ! »

    « Ils... ne sont pas comme ça... »
    murmurai-je du mieux que je pouvais, tandis que je sentais mon souffle se couper.

    Les picotements étaient montés bien plus haut sur mon corps.

    « Vraiment ? Alors dit moi une chose... Sinmora. »
    il s'était avancé pour être le plus proche de mon oreille, même si il parlait assez fort pour que tout le monde l'entende. « Si ils sont si gentils que cela... pourquoi suivent-ils Surt ? »

    « Ne prononcez pas ce nom... »

    « Tu as raison ! Pardonne moi. Appelons le sous son véritable nom alors. »

    Qu'est ce qu'il voulait dire par là ? Pourquoi il me regardait avec ce regard ? Et pourquoi il prétendait que Louise et les autres suivaient Surt ? Il voulait juste semer la confusion dans ma tête et ne pas me faire me rendre compte de ce qu'il préparait. Même si autour de nous, rien semblait avoir bougé.

    « Appelons le... Elliot Sandman ! »

    « Quoi... ? » laissai-je échapper, avant de sentir les picotements disparaître.

    J'avais tourné la tête vers Louise.

    « Qu'est-ce qu'il veut dire ? »

    Ce n'était pas réellement une question. Je souhaitai juste qu'elle me dise qu'il mentait, que le véritable nom de Surt n'était pas Elliot. Pas celui qui m'avait sauvé, qui m'avait conduite ici, qui prétendait être mon ami !

    « Oui, Elliot... Le dieu de la Renaissance, celui de la Prophétie ! Il tuera sa mère, son père, l'ensemble des créations des Titans ! Celui qui sera craint dans tout l'univers et prendra le nom de Surt ! Le guerrier Légendaire ! Celui qui anéantira ton monde, détruira ta lune, tuera ton Aeon ! »

    Je ne pouvais plus l'écouter. Je ne pouvais pas laisser Louise ici toute seule, mais je ne pouvais pas rester. Ils m'avaient mentis ? Ils m'avaient caché la vérité ? Celui que j'avais considéré comme un ami, comme un frère... était en réalité un traitre ? Voilà pourquoi il ne voulait pas que je vienne avec lui au combat, parce que j'aurai su qui il était vraiment !! J'avais fait marche arrière. Je devais quitter cette grotte !

    « Elliot sandman ! Et il a fait bien pire, fille au bâton ! »

    J'entendais une dernière fois ces paroles sortant de sa bouche, avant de quitter le grotte et de franchir le mur de poussière en haut de l'escalier, qui s'était ouvert devant moi. Une fois dehors, je fis aveuglé par un immense soleil. Comment pouvait-il être aussi haut dans le ciel alors que la nuit battait son plein quand on était entré dans la grotte ? Ca n'avait aucune importance. Je tenais fermement mon bâton en main, accélérant le pas, puis me mettant à courir aussi vite que je pouvais. Je devais me rendre en ville ! Je devais les retrouver ! Je devais régler cette affaire avec Aphrodite à défaut d'avoir Elliot sous la main. Plus de mensonges ! Je la forcerai à me dire toute la vérité ! Ici, elle n'avait pas ses pouvoirs. Moi j'avais mon bâton. La fille aux bâton... C'était donc ça qu'il voulait dire ? Comme un message qu'il me transmettait. Ici j'étais armé, elle non. Je pouvais tout obtenir, il suffisait de poser les questions... ! Tentant d'oublier ma peine, de ne pas tenir compte du fait que ma vue se brouillait, que mes yeux étaient humides, je courrais et courrais encore, une rage intérieure guidant chacun de mes pas.

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Ca pique !
Est-ce qu'on flotte là bas ?!
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Jamie Skyrunner



« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Jamie Skyrunner


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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 7 Generation-Kuzco-1

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________________________________________ Mar 18 Avr 2017 - 19:53

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No wealth, no land, no silver no gold. Nothing satisfies me but your soul.


La baffe qu’Héra lui dédia lui fit très clairement perdre l’équilibre. Pour être franc, il tituba même de quelques pas, réellement surprit de son action. Tout ce qu’il avait tenté de faire, c’était la protéger. Il était vrai qu’à force, il avait finit par accepter l’idée que parfois, les demoiselles en détresses qu’il pensait défendre était bien plus dangereuses que leur agresseur, ou plus violentes. Ça avait souvent été le cas avec Robyn notamment. Mais si les baffes de l’hystérie pâtissière avait plus ou moins toujours fait partie du contrat de leur ‘relation’, il ne pouvait pas vraiment affirmer qu’il s’était attendu à en prendre une de la part de la déesse.

D’un regard torve, biaisé par la joue qu’il massait dans un geste qui tenait plus du réflexe que d’autre chose, il fixa la déesse qui les quittait pour qui savait où. Ou quoi. Qu’allait-elle devoir affronté, au nom de quoi ? S’en sortirait-elle ? Devrait-elle se défendre ou subirait-elle mille souffrance ? Autant de question qu’il n’était visiblement plus légitime de se poser désormais, du moins, plus de sa part. C’était… Cuisant. Pas vraiment humiliant -Jamie avait toujours été plutôt en contact avec les violences physiques, cela n’avait plus rien d’humiliant pour lui, plutôt quotidien, aussi triste que cela pouvait paraître au monde, mais cuisant. Sa joue le brûlait, mais il n’y avait pas que cela. Jamie lui avait fait confiance. Pour la première fois depuis très longtemps, Jamie était parvenu à faire confiance à une déesse, sans craindre de retour de bâton. Visiblement, il avait eue tord. Même grandement tord.

Une part de lui se rebiffait, vexé et énervé d’un tel traitement. L’autre soupirait presque de lassitude. Devait-il vraiment être surpris d’un tel comportement ? Il était la naïveté à l’état brut, l’imbécillité dans toute sa splendeur ! Même devenu la plus grosse menace au monde, il parvenait à être surprit par la violence et la duplicité des divins. A croire qu’il n’apprendrait jamais, ou pire ! Qu’il apprendrait trop tard. C’était probablement une action de trop de ce genre qui allait faire basculer ce monde dans le chaos et les flammes…

- Ne le laisse pas avoir le dessus sur toi.

Sa main toujours sur sa joue, Jamie se tourna vers Aphrodite, persuadée que c’était elle qui lui avait adressé la parole. Pourtant la déesse n’eut qu’un bref regard pour lui, se détournant, bras croisés sur sa poitrine. Aussitôt, Jamie fronça les sourcils, se tournant vers les esclaves qui partageaient leur goêle. Rapidement, il les observa, tâchant de se souvenir de leur voix, sans parvenir à identifier celui qui venait de lui parler. L’un des hommes l’observait avec dédain, presque mépris, quand à l’autre, il venait de se laisser tomber au sol, essuyant la sueur qui coulait le long de sa gorge. Et puis, il y avait le plus jeune.

Quelque chose dans son attitude intrigua Jamie. Ce n’était pas son mutisme, ni son regard résolument posé au sol, non. C’était autre chose. Peut-être dans la courbe de sa nuque, ou dans le furtif mouvement qu’eurent ses yeux lorsqu’il s’approcha d’un pas.

-Quoi? fit-il, s’approchant encore en le voyant entrer subtilement la tête entre ses épaules. De qui tu parles?

-A qui tu parles toi ? l’apostropha l’un des esclaves, avec un haussement de sourcil.

Aussitôt, Jamie releva la tête, observant l’esclave qui s’approcha de lui, marchant de long en large dans la cellule.

-Il ne parle pas depuis qu'il est arrivé, lâcha-t-il, avant de bailler, dépassant Jamie, qui reporta son regard sur l’adolescent qui soudainement, s’anima.

D’un geste presque vif, tellement que Jamie aurait pu croire qu’il l’avait toujours fixé de la sorte, le jeune homme releva la tête, plongeant ses yeux dans les siens.

- J'ai assisté à ta naissance.

La phrase naquit dans son esprit, sans que l’esclave eue à bouger les lèvres. Son regard lourd et creusé plongé dans les yeux de Jamie, il le fixait avec intensité, presque violence, pourtant c’était une violence latente et fatiguée, presque triste. Le coeur de Jamie subit une légère embardé, prit au dépourvue. Il avait déjà communiqué par la pensée, mais il pensait avoir perdu ses pouvoirs durant le voyage. Il devait avoir eue tord.

-Ma n….

Aussitôt, il se tût, fronçant les sourcils.

-Ma naissance? reprit-il, mentalement. Ma naissance? De quoi tu parles? Quelle naissance?

-Le pouvoir t'as été donné pour rompre l'équilibre. Il a été créé dans le sang, dans la violence, dans la peur.

Malgré lui, Jamie sentit une sensation familière mais glacée parcourir son échine, alors que le jeune homme détournait soudain les yeux, fixant tour à tour les prisonniers qui l’accompagnait.

-J'ai entendu leurs cris...

Sa voix baissa dans son esprit, comme si il avait murmurer ou chuchoter.

-Leurs agonies... Je les entends encore.

La tristesse de la voix du garçon était perçante. Cruelle, tant elle était coupante. Et sans même le connaître, Jamie sentit son coeur se serrer de compassion. Doucement, il s’avança encore, venant s’asseoir près du jeune homme, appuyant ses avants-bras sur ses genoux, mains jointes. Ses yeux se relevant à peine, fixant l’embrasure où Héra avait disparue.

-Tu parles de la fin du monde, c'est ça? Tu parles... De Famine?

Il eue un pincement de coeur, serrant ses doigts par réflexe.

-Moi aussi, je les entends encore...

Neil. Aphrodite. Héra. Hestia. Arès. Athénas. Tous ces dieux qui étaient morts de sa main. Ou qui l’avait été, l’espace d’une autre histoire. D’une autre réalité.

-Attend... s’interrompit-il, se redressant un peu, avant d’observer les hommes non loin d’eux. Les leurs?! fit-il, les désignant du menton avant de fixer le jeune homme avec un mélange de méfiance et de profonde curiosité. … Qui es-tu?

-Je suis le commencement. 

Lentement, il tourna la tête vers lui, relevant le menton pour à nouveau le fixer. Insondable. Ses yeux creusés et éteints, pourtant encore vif. Exténué. Cet enfant était exténué. De ses prunelles à son visage, tout semblait crier une fatigue si grande que Jamie ressenti une immense peine rien qu’à l’observer. C’était comme fixer le dernier combat d’un homme qui savait pourtant qu’il ne s’agissait pas du dernier. Qu’il y aurait toujours à faire. Encore plus à faire. Et toute la jeunesse du monde ne pouvait que faiblir face à tant de souffrance. De douleur. Et de tristesse.

Le souffle de Jamie ralentit, comme frappé par cette violence quand soudain, le jeune homme leva la main, sans ciller jamais. Sans jamais détourner le regard, pas même un instant, déposant délicatement sa paume à même la peau de Jamie. A même son coeur.

-Je suis une partie de toi.

La chaleur irradia soudain sur le visage de Jamie, suivit d’un court vertige. D’assit, il passa à debout, de la goêle, il passa à une étendue de sable brûlant. Aussitôt, Jamie se crispa, fléchissant les jambes comme pour parer une attaque, ses yeux tournant dans toutes les directions. Tout autour de lui s’élevait des hauts murs de pierres au couleur du sable, brûlant l’air jusqu’en exhaler des vagues de chaleur. Plus haut au-dessus de lui, des gradins s’étiraient, grimpant jusqu’au ciel, l’entourant de toute part, peu importait où il posait ses yeux. Le sable sous ses pieds était brûlant, chauffé à blanc par le soleil qui brillait avec violence au-dessus de lui.

D’eux. Car le garçon était toujours là.

Debout au milieu du sable, il le fixait, impassible. A peine éloigné. A peine plus loin qu’un pas.

-Où sommes-nous? Qu'est-ce que tu veux me montrer?

Cette fois, il avait parlé à voix haute, s’en sentant le droit. Crispé cependant, quand il le vit faire de même.

-Il n'y a ni jour, ni nuit. Uniquement le néant.

Lentement, il détourna les yeux, se penchant pour saisir une poignée de sable, qu’il lui tendit, doigts écartés. Aussitôt, Jamie sentit son coeur s’arrêter. Le sable n’avait pas la couleur de celui qui les entourait. Ce sable là était noir. Mouvant. Et au lieu de s’écouler… Il défiait la gravité, s’envolant légèrement de la paume du garçon.

-Des cendres naît le Temps.

Malgré lui, Jamie tendit la main, comme pour frôler ce sable noir, avant de se figer. Il connaissait ce genre de choses. Cette façon qu’avait ce sable de bouger, de se mouvoir. Il le connaissait même très bien. Famine faisait exactement la même chose quand ils avaient attaqués l’Olympe, la première fois.

-De quoi est-ce les Cendres? Ou de qui? chuchota-t-il, incertain d’à qui était destiné ces mots, avant de relever les yeux vers l’enfant. Qu'est-ce que tu sais à propos de moi?

-Il te choisira. 

Jamie avait beau ne pas savoir de quoi exactement il parlait, il ne put empêcher son torse de se contracté, comme si il subissait soudain la douleur d’un coup. C’était comme avoir la confirmation de ses pires craintes. Ou de ses pires certitudes. Il l’avait vu. Il savait très bien de quoi parlait cet enfant. Il était l’instrument de l’Apocalypse. Le bras droit. L’oeuvre de mort. Le Cavalier maître…

-Le Temps est brisé. Il est entré dans le Bois des Oubliés. Il a ouvert les sceaux. J'étais là...

Sa voix se cassa un peu, son regard se détournant du sien pour revenir fixer sa paume et le sable qui s’y mouvait, comme un animal alangui, tapit dans l’ombre, se reposant. Prêt à attaquer, mais pas encore. Pas tout de suite…

Doucement, il pencha sa paume, laissant le sable s’en échapper, avec une lenteur anormale. Coulant, comme une matière épaisse, et presque gluante, si différente de celle que le sable devait avoir.

-Tu peux rompre le lien.

Le coeur de Jamie rata un battement, son regard se fixant sur l’enfant, qui finit par relever les yeux vers lui. Aussitôt, Jamie se précipita vers lui, venant le prendre par les épaules.

-Dis moi comment faire. Dis moi comment tout arrêter.

Il eue un regard triste, attendant un instant avant de relever la main vers lui. La tendant vers son visage, sans parvenir à le toucher. Jamie se laissa tomber au sol, à genoux devant l’enfant, qui frôla sa tempe, d’un geste doux.

-Il faut oublier la douleur, murmura-t-il, plongeant dans ses yeux. Il faut les laisser partir.

L’espace d’une seconde, Jamie voulu ouvrir la bouche, parler, lui demander de quoi il parlait mais brusquement, il se sentit envahit par une vague diffuse, brutale et pourtant douce, se sentant presque tirer en arrière, au plus profond de son esprit. Une voix résonna, mais il du se concentrer pour la reconnaître, écarquillant les yeux lorsqu’il vit apparaître le visage plein, rond, souriant de sa mère, penché sur lui.

-M… Maman ?

Sarah eue un rire, insouciant et tendre, tendant les mains vers lui avant de le soulever du sol, dévorant son cou de baisers et de rire. Jamie s’entendit rire, rire aux éclats, avant de retomber dans son lit, s’emmitouflant dans sa couverture aux couleurs de patchwork, rappiessée jusqu’à la corne mais imprégné d’une odeur de soleil, de muguet et de fleurs. La chaleur des bras de sa mère l’entourèrent, lui caressant le front avec douceur, déposant un baiser sur sa tempe et il se cala, doucement, contre Sarah qui ouvrit devant lui un livre aux images mouvantes.

-Où est-ce qu’on en était Jim?

Il ne s’entendit pas répondre, subjugué par la beauté de la voix de sa mère. Dans ses souvenirs, elle était rauque et cassée, râpée par l’alcool, épuisée par les potions des médecins, amoindrie par le vomi, brûlée par les cris et les larmes. Cette voix là était belle, douce, câline et rassurante. Protectrice. Infiniment bonne, et gentille. Ses doigts s’agrippèrent au pan de sa manche, tirant dessus, brûlant d’excitation à l’idée de lire avec elle, ou plutôt de l’entendre lire. C’était supposé être un exercice, un devoir même, c’était à lui de lire et non à elle. Mais c’était si merveilleux de l’entendre dire, de l’entendre faire. Elle parvenait à créer en lui un univers infini de sentiments, de sensations, d’images même, tant pis pour celles que le livre projetait ! Elle était la conteuse. Elle était la voix la plus merveilleuse du monde. Magique même. Parce qu’elle était sa mère. Et qu’il l’aimait du plus puissant des amours.

Elle lui avait ouvert la porte avec réticence, des mots plein de haine au bord des lèvres pourtant, quand il prit son visage entre ses mains pour l’embrasser, sa bouche n’avait pas un goût amer. Elle le fixa avec de grands yeux, de ces yeux maladroits qu’il ne lui connaissait que trop bien quand ils se surprenaient à devenir tendres l’un envers l’autre, comme trop peu souvent. Il sentait qu’elle voulait le repousser, ses mains poussant sur ses épaules, mais lorsqu’il enfouit son visage contre son cou, la serrant de toutes ses forces en murmurant des excuses, elle cessa. Se figeant au milieu de l’entrée, son sang pulsant à son oreille.

-Pardon, Robyn, excuse moi… Je… Je suis désolé.

Il venait de frôler la mort. Enfin, on lui avait offert cette libération et on la lui avait reprise aussitôt. D’un claquement de doigts, d’un clignement d’oeil. Un battement de cil. Melody lui avait mentit. Poséidon lui avait mentit. Il ne serait jamais libéré de son fardeau, jamais. Il serait toujours un monstre, destiné à tuer. A la tuer. Elle. Tout commencerait par elle.

Lentement, il la sentit se crisper, mais différemment. Imprudemment. Presque avec douceur, si tant était que Robyn puisse l’être. Elle eue une hésitation, avant de passer ses bras dans son dos. Remontant avec lenteur, jusqu’à l’enlacer complètement. Jusqu’à le tenir contre elle avec une force qu’il n’avait jamais connu, avec une force qu’il ne lui pensait pas avoir. Pas pour lui en tout cas.

-ça va aller Skyrunner. Je suis là.

Une voix hésitante, des bras ancrés à son dos. Un silence encore, et ses lèvres qui revinrent contre les siennes. Sans morsure. Sans griffure. Les mains de Robyn venant se perdre dans sa nuque, à mesure que les siennes glissent, prudentes, presque précieuses, descendant contre ses hanches, avant de la soulever, la prenant contre lui quand elle lui mordille la gorge, l’attirant contre elle pendant qu’il remonte le couloir vers sa chambre.

-Je suis là, tout ira bien Skyrunner. Tout ira bien….

La moiteur de la jungle et la chaleur du rhum. Les chants paillards, encore audible malgré leur éloignement du camp. Elle avait les joues rosies par l’alcool, mais cela ne l’empêcha pas de viser juste lorsqu’elle lui tapa sur la tête, titubant à moitié sur lui, se rattrapant à son t-shirt.

-Moi j't'aime okay ? Et Opy aussi y t'aime t'sais ? T'as pas b'soin de toutes ces débiles méchantes qui te manipulent... Hein ? Tu piges ? 

Elle frappa son torse, comme pour lui confirmer quelque chose, buvant encore une gorgée de rhum alors qu’il la rattrapait, sécurisant sa position en la tenant tant bien que mal par les hanches.

-Donc t’arrêtes de faire des conneries parce que c'est juste des idiotes ! Et méchantes, même si elles sont jolies. Tu nous a tous les deux okay ? 

Si seulement elle avait su qu’elle avait toujours été plus jolies que les autres. Plus jolie qu’Annaelle ne l’avait jamais été. Loki n’était pas seulement belle, elle était aussi merveilleuse. Aimante, vibrante, inspirante. Une boule d’énergie sans fin, une nébuleuse sans attache. Sa nébuleuse. Elle avait toujours su quoi faire pour lui faire sentir qu’il valait un peu plus que le caniveau où il se persuadait d’être, toujours. Même quand il n’en croyait pas un mot et qu’elle devait le lui répéter inlassablement, même quand elle devait lui taper sur le crâne dans l’espoir que cela finisse par rentrer. Infatiguable. Merveilleusement infatiguable.

Sa bouche cherchait son oxygène contre la sienne, comme si il n’en existait pas d’autres sources. Vorace et affamée, incendié par l’alcool qui floutait les barrières. Il aurait du la repousser aussitôt, mais c’était si doux de sentir, l’espace d’un instant, que sa monstruosité pouvait être oublié. Dissimulée. Cachée au yeux du monde et enfoui dans un baiser. Ses mains frôlant sa peau alors qu’il s’en était interdit jusqu’à l’idée. Devenir intouchable, inapprochable. Elle n’en avait cure. Elle avait bousculer toutes ses barrières, envoyé valser sa prudence. Elle s’en fichait. Et au fond, c’était probablement tout ce qu…

La douleur lui vrilla le crâne avec une violence inouïe. Son corps entier chuta en arrière, retombant à même le sable, sa tête entre ses mains. Ses paupières se mirent à battre, furieusement. La brûlure était atroce, irradiant dans tout son crâne, contre lequel il serrait ses mains. Le sable dévorait son esprit. Dès l’instant où l’enfant l’avait touché, il avait sentit le sable noir envahir sa tête, traquant en lui les souvenirs les plus doux qu’il lui avait été donné de vivre. Tout ces sentiments, tout cet amour qu’il avait pu un jour recevoir… Ressentir… C’était comme si le sable s’en nourrissait, grignotant les contours des souvenirs jusqu’à les réduire en cendres. En poussière.

-Pourquoi tu résistes ?

La voix du garçon était curieusement sincère, penchant la tête pour l’observer, à ses pieds. Déchiré de douleur, Jamie eue un cri, se crispant, appuyant chaque paume contre ses tempes, comme pour tenter de faire ralentir les pulsations cuisantes qui lui vrillait l’esprit.

-Tu… crachota-t-il, le souffle coupé, comme à court d’oxygène. Tu… peux pas…. me les enlever… ! Elles... Sont la s.. Seule preuve... Que je peux… faire quelque chose… de bien!

L’enfant eue l’air surprit, un instant, et soudain, la lumière explosa dans ses pupilles. Ce fût comme si soudain, le soleil venait brûler en ses yeux, l’éblouissant de sa lueur, au point de l’obliger à le fuir, fermant les yeux…. Avant de sentir une épaule frôler la sienne.

L’esclave ne s’excusa pas, le regardant à peine, continuant d’avancer dans l’arène, mâchoire contractée. Malgré lui, Jamie battit des paupières, se tournant avant d’être subjugué par la violence du bruit les entourant. Les gradins étaient pleins. Pas une seule place ne semblait avoir été laissée vide. Chaque visage était tourné vers eux, tantôt déformés par la férocité des cris qu’il leur adressait, tantôt lissé par la curiosité de leur arrivée. Le coeur de Jamie s’emballa, violemment, observant tour à tour les esclaves et les déesses, incapable de reprendre son souffle. Il avait la nausée. Le tournis. Mal à la tête et aux poumons. Malgré lui, il se courba, prenant appui sur ses ses genoux, avant de relever la tête. Jetant un regard éperdu autour de lui, jusqu’à croiser un regard.

-C… comment est-ce que j’ai atterrit ici? s’essouffla-t-il, provoquant le regard étonné d’Héra en face de lui.

Etonné… Et perplexe. Presque inquiet, mais pas de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Elle l’observait avec la perplexité de celle qui ne comprenait pas ce qu’il essayait de dire. Ce qu’il disait. Ce qu’il affirmait, alors qu’il avait toujours été à leur côté.

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Bring me champagne when I'm thirsty and reefer when I want to get high. When I'm lonely bring my woman and set her right down here by my side. Well you know there shouldn't be no law, for people that wanna smoke a little dope. You know it's good for your head it will relax your body, don't you know. Well you know I'm gonna get so high, sho' nuff it's my way !

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