« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)



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 Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne

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Jules Verne



« Pas de main,
pas d'arlequin ! »


Jules Verne


Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 378254admin

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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 _


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________________________________________ Sam 25 Mar 2017 - 14:38

« Tout s'effondre... »

Je perds mon centre de gravité.

Je déteste cette sensation de s'éveiller au milieu d'un cauchemar, sans être certain qu'il ait pris fin.

Ma tête lourde et bourdonnante reposait contre une surface dure. J'entrouvris les yeux, reconnaissant les reliefs indistincts de la bibliothèque ravagée. L'air était saturé par la poussière et les débris qui jonchaient le sol. Je gisais au milieu de ce fatras, ruine parmi les ruines. J'étais allongé sur le flanc. Je n'avais que peu de sensations dans le corps, comme s'il avait été coulé dans du plomb. Quelque chose de chaud et de poisseux collait contre ma paupière. Une douleur battait à mon front, ainsi que la même chaleur liquide.

J'entendais des voix lointaines, assourdies. Mes paupières ne demandaient qu'à se fermer de nouveau mais je devais lutter contre l'engourdissement...

Soudain, dans le brouillard de ma vision, j'aperçus la silhouette de Iota, à plusieurs mètres, debout au milieu des débris.

"Non !" s'écria-t-elle.

Une vague d'eau glacée s'abattit sur ma tête, me gelant jusqu'aux os. Au moins, cela eut le mérite de me faire retrouver l'usage de mes membres. Je sursautai et étouffai un grognement. Je m'agitai sur le sol avant de presser mes mains contre mes paupières, tentant de sécher mes yeux en feu. Puis, les ouvrant, je découvris Socrate au-dessus de moi, un grand verre vide dans la main. Il m'observait d'un oeil sceptique, comme s'il songeait déjà à remplir de nouveau le récipient.

Je m'assis sur le sol et jetai un coup d'oeil hagard à la tache de sang qui maculait le plancher, avant de porter la main à mon front douloureux. Une bosse se formait déjà. Ecartant mes doigts, je vis du rouge se mélanger aux gouttes d'eau.

N'écoutant que ma rage, je me relevai d'un bond et attrapai Socrate par la gorge. L'homme-chat ne s'était pas préparé à une riposte aussi vive. Il se retrouva plaqué contre une étagère qui oscillait dangereusement.

"Ne refaites... plus jamais... ça !" ordonnai-je d'un ton haletant.

Je le relâchai très vite, titubant et clignant des yeux. J'avais dû prendre un sacré coup sur la tête pour me sentir si... étrange. L'eau dégoulinait dans mon cou, me faisant frissonner, et elle brûlait mon entaille sur le front. Je pivotai sur mes pieds et m'approchai de Iota d'un pas incertain, butant sur quelques débris de temps à autre. La fillette ne semblait pas rassurée du tout, observant les lieux avec une sorte de crainte respectueuse. Jamais je ne lui avais vu un tel regard dans la bibliothèque lunaire. Une fois à côté d'elle, je lui tendis la main.

"Ca va aller." lui dis-je pour la réconforter, même si je n'en avais aucune idée.

Les enfants ont besoin d'être rassurés. Elle prit ma main sans parler, continuant de regarder autour d'elle, impressionnée.

"Je ne vous permets pas !" caqueta Socrate en tirant sur son petit veston. "J'ai fait ça pour votre bien et vous osez me malmener espèce de..."

"La ferme." coupai-je sèchement. "Avez-vous la moindre idée de ce qui se passe, ici ?"

"Non évidemment ! Ca doit être encore la faute de..."

L'homme-chat coula un regard lourd de sens dans ma direction, ce qui eut l'effet d'une caresse. Je n'avais strictement rien à faire de ce qu'il pouvait penser à mon sujet. Son avis importait si peu.

"Dès que l'un des vôtres se pointe dans l'une de mes bibliothèques, il y a toujours un pépin !"
poursuivit-il, furieux. "Quand est-ce que vous comprendrez que vous êtes des indésirables ici, et que le bâtiment vous le fait bien comprendre ?"

Je plissai des yeux et me plaçai devant Iota, car je me demandais s'il considérait la fillette comme une intruse également.

"Je n'ai fait qu'accepter l'invitation de Diane. Et cessez un peu de vous considérer comme une victime. Peut-être est-ce à cause de vous que ces lieux se détraquent. Peut-être n'êtes-vous pas suffisamment doué pour diriger des bibliothèques de cet acabit. Cela vous dépasse, sans doute. Il faut savoir passer la main quand on n'est plus bon à rien."

Sur les derniers mots, ma voix prit une intonation légèrement goguenarde. Il l'avait bien cherché. Il m'accusait à tort d'avoir déclenché ce tremblement lunaire, alors que je savais pertinemment que je n'y étais pour rien. Comme je m'y attendais, Socrate prit la mouche. Le nez en l'air, il déclara d'un ton hautain :

"J'en dirige depuis des millions d'années. Il n'y a jamais eu le moindre pépin sous le règne de Zeus. Peut-être que vous avez raison : le problème n'est pas vous, mais Diane ! Je lui ferai part de vos remarques."

Je laissai échapper un soupir consterné. Nul doute possible : cet énergumène possédait le cerveau minuscule d'un chat. Impossible d'établir le moindre dialogue censé avec lui. A la limite, si j'avais eu un bout de ficelle à lui donner pour l'occuper, cela m'aurait rendu service.

Soudain, je sentis Iota tirer légèrement sur ma manche, sans lâcher ma main. Je baissai les yeux vers elle avant de plonger mon regard dans le sien.

"Tu les entends, toi aussi ?" demanda-t-elle, craintive.

"Non... Qu'est-ce que tu entends ?"

Elle observa tout autour d'elle et précisa :

"Je les entends tous."

Un grincement résonna au loin, m'arrachant un léger sursaut. Un courant d'air nous traversa, tel une visite d'outre-tombe. Je restai de marbre, l'oreille aux aguets. Même Socrate était devenu silencieux (la chose était rare).

"Comment peut-il y avoir un courant d'air dans un endroit dépourvu de fenêtres et d'atmosphère extérieure ?" songeai-je à haute voix.

La paix fut de courte durée. Le chat se hérissa aussitôt.

"Mais vous êtes débile ? La bibliothèque est vivante ! Tout ce qui appartient à Olympe est vivant !"

La mâchoire contractée, je le fixai, appréciant modérément d'être traité d'imbécile par un rat de bibliothèque asiatique.

"Voulez-vous dire qu'elle possède une... respiration ?"

"Ne soyez pas stupide. Ce n'est parce que c'est vivant que ça doit respirer. Les êtres qui respirent sont en bas de la chaîne alimentaire." expliqua-t-il avec un moulinet précieux du bras pour montrer le sol. "Les autres sont au-dessus. Jules. Bibliothèque. Socrate."

A chaque mot, il monta graduellement la main, avec un sourire narquois. Brusquement, un nouveau grincement se fit entendre. Aussi se ravisa-t-il en vitesse, par peur de vexer les lieux :

"Socrate. Bibliothèque."

Iota accentua la pression de sa main contre la mienne. Je me désintéressai aussitôt de Socrate pour m'agenouiller devant elle.

"As-tu compris quelque chose à ce qui se passe ?" lui demandai-je d'un ton doux et patient. "Même si cela te semble idiot ou incroyable. Dis-le moi, s'il te plaît."

"Je crois que c'est toi qui as fait ça."
murmura-t-elle.

Elle grimaça et plaqua les mains sur ses oreilles, comme si elle entendait quelque chose d'horrible. Elle s'écroula au sol, gardant les mains sur sa tête, les yeux plissés, le visage contracté. Elle ne criait pas. Elle était si courageuse...

Désemparé, je l'observai, les mains ouvertes devant elle sans savoir que faire.

Le grincement diffus sembla se rapprocher alors que le sol recommença à trembler. Trouvant un point d'ancrage, je me penchai vers Iota et passai un bras sous sa tête, l'autre sous ses jambes. Gardant l'équilibre, je me relevai tout en la prenant dans mes bras, contre moi.

"Je suis là. Ne t'inquiète de rien. Je te protègerai."
lui promis-je à voix basse.

Je répétai sans cesse ces paroles, espérant qu'elle les entende et que cela l'aide à braver ce qui lui faisait mal. Ses mains étaient toujours plaquées sur ses tempes. La voir ainsi me faisait énormément souffrir. J'en oubliai le danger environnant. La bibliothèque pouvait bien s'écrouler, je m'en moquais, du moment qu'elle était saine et sauve. Je la serrai contre moi et regardai de tous côtés, ne sachant où me rendre. Quel endroit serait sûr ? Je croisai le regard indécis de Socrate.

"Oh non..."

Je me retournai et compris enfin l'origine du grincement : à l'autre bout de l'allée, les étagères s'inclinaient l'une vers l'autre avant de se fondre en poussière, sans discontinuer. La catastrophe avançait droit sur nous. Sans attendre, je serrai davantage Iota contre moi et entrepris de courir en sens inverse. Je me stoppai net quelques instants plus tard, réalisant que c'était inutile : les rayonnages d'en face se fondaient également en poussière. Nous allions être broyés.

"Il faut que ça s'arrête !"
m'écriai-je.

Je pivotai d'un côté, puis de l'autre, impuissant. Nous étions au coeur d'une tourmente contre laquelle nous ne pouvions rien.

"Je ne suis pas à l'origine de cette folie, c'est impossible !"

Les étagères se rapprochaient de plus en plus, soulevant des vagues de poussières tourbillonnantes. Je mis un genou à terre et me penchai au-dessus de Iota, dans l'espoir que mon corps la protège suffisamment du choc qui allait suivre.

Bientôt, une énorme masse fit pression sur moi à laquelle je tentai de résister. J'avais l'impression que toute la poussière cherchait à m'emporter. J'aurais cédé si je n'avais pas senti quelque chose émaner de Iota et m'environner. Elle me protégeait à sa manière. Grâce à elle, j'étais capable de rester fermement campé sur le sol tout en étant recroquevillé autour de la fillette. Brusquement, une main attrapa la mienne. Nul besoin de tourner la tête pour savoir qu'il s'agissait de Socrate. Il tremblait, mais pas moi. Je la serrai, acceptant d'arpenter le chemin de la mort en sa compagnie.

La pression sur mon dos s'accentua davantage. Je résistai, la mâchoire contractée quand soudain...

Des gouttes d'eau glacées la remplacèrent. Il pleuvait. Un coup de tonnerre gronda alentour. La pression avait entièrement disparu, désormais. Mon pantalon s'imbibait d'eau sur le sol mouillé. Je me redressai et sentis qu'on lâchait ma main.

"Nom d'une souris verte !"
s'écria Socrate en s'éloignant.

Je relevai délicatement Iota et m'assurai qu'elle allait bien. Elle avait enlevé ses mains de ses tempes et ne semblait plus souffrir. Je lui adressai un bref sourire soulagé auquel elle ne répondit pas, me fixant d'un air méfiant. Je ne m'en formalisai pas. La pauvre enfant avait vécu des choses éprouvantes. Je me relevai et observai brièvement la rue dans laquelle nous étions arrivés. Des pavés inégaux formaient la route et le trottoir, et des réverbères à gaz brûlaient ça et là, dispensant une lueur dans la nuit pluvieuse. Cet endroit me rappelait mon époque, bien que je ne le reconnaissais pas.

Je tournai la tête vers Socrate qui s'était abrité dans l'encadrement d'une porte fermée, juste devant une auberge. Il ne semblait pas apprécier la pluie car il serrait ses bras contre lui dans une expression tendue.

Des lumières ainsi que des ombres se découpaient à l'intérieur de l'auberge, depuis les vitres épaisses et floues. Je posai une main dans le dos de Iota pour l'inciter à avancer.

"Allons nous mettre au chaud." lui dis-je.

Je la laissai avancer vers l'auberge pendant que j'en détaillai rapidement la devanture. Un éclair zébra le ciel et me révéla le nom de l'établissement, écrit en grosses lettres noires sur une planche vernie :

BALTIMORE GUN

Je clignai des yeux et rejoignis Iota en vitesse, au comble de la perplexité. Le Baltimore Gun Club était issu de mon imagination. Dans mon roman De la terre à la lune, c'était grâce à l'ingéniosité des hommes de ce club que l'on avait envoyé un projectile sur l'astre des nuits. Cependant, tout était fictif. Par un caprice du destin, l'une de mes oeuvres avait-elle pris vie, une fois de plus, à l'instar du Nautilus ?

J'étais anxieux à l'idée de pénétrer dans cet auberge, et impatient tout à la fois.

A croire que jamais je n'apprendrai de mes erreurs...


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Tant que la tempête fait rage en lui
Il ne peut trouver la paix ni dans la vie, ni dans la mort. Il fera jour après jour ce qui est nécessaire, avec la douleur pour navire et le désir pour boussole.
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Victoire Adler



«T'es vraiment qu'une p*tain d'armoire, Commode !»


Victoire Adler


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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 _


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________________________________________ Dim 26 Mar 2017 - 18:51

Le jour de Saturne
...


Les hommes étaient-ils tous en proie à la fuite dès que quelque chose n’allait pas comme ils le voulaient ? C’était à le croire franchement, entre Dimitri à St-Petersbourg et maintenant Jaimie dans les rues de cette Cité antique. Mais cette fois-ci, Hera était prête et tandis que le jeune homme se détournait d’elle malgré ses appels répétés, elle leva les yeux au ciel, les ferma en expirant un grand coup avant de se mettre à marcher un pas décidé et impérieux, tout en hésitant pas à fendre la foule de ses bras. Le jeune homme était plutôt agile dans sa détresse et maigrichon, ce qui lui permettait sans doute de se mouvoir plus facilement que les deux déesses et bien qu’elle ne le quittait pas de vue, il gagnait tout de même du terrain sur elles, au point qu’elle le vit un moment avec une femme avant de se faire emporter brusquement.

- Non mais c’est pas vrai…

Elle avait soupiré cette phrase rageusement et à voix basse, plus pour elle que pour quelqu’un en particulier, d’autant qu’elle ne souhaitait nullement entendre Aphrodite caqueter dans son dos un « ben bravo, tu l’as perdu ! » ou au contraire un « on s’en fiche ce n’est qu’un cavalier… ». Elle ne savait pas vraiment qu’elle pouvait être la réaction de la blonde au sujet du jeune homme mais une chose était certaine, elle ne voulait rien entendre, quoi que sa phrase pu être. Elle prit quelques secondes pour se masser l’arête du nez avant de se tourner vers Aphrodite en pointant une direction.

- Il me semble qu’ils sont partis dans l’une de ses ruelles perpendiculaires… Je vais le chercher… Je te laisse libre de ton devenir puisque tu sais te débrouiller seule mais dans la mesure où nous ne savons toujours pas où sont les 4 autres, il serait peut-être judicieux de rester groupé…

Elle avait repris la marche en constatant que la déesse de l’amour la suivait tout de même. Tentant de reprendre un ton plus sympathique à cette conversation, elle demanda à la déesse :

- Tu as déjà vécu à Pompéi ? Ou tu sais des choses à son propos ? Je crois que c’est là qu’on est… Pline est préfet de Misène, tu te souviens ? A l’époque de la Rome antique, Misène était un port non loin de Pompéi et il me semble avoir observé les contours d’un volcan en arrivant…

- Fascinant.

Répondit-elle sans avoir l'air de l'être le moins du monde.

- Non, je ne suis jamais venue à Pompéi. J'ai beaucoup voyagé au fil des siècles et pour tout de dire, certaines périodes de ma vie sont devenues floues.

Elles venaient de tourner à l’angle de l’une des petites rues et la longeaient à présent à un rythme soutenue. Il y avait une porte non loin, ou du moins une entrée recouverte d’un drap… C’était sans doute par là qu’ils avaient disparus…

- Tu sais comment est mort Pline l’ancien ? C’était un grand savant, passionné de découverte… Il était à Misène quand le drame de l’éruption volcanique a eu lieu. Il s’est approché pour observer le spectacle, comprendre la portée de la lave de manière scientifique mais aussi pour tenter de gérer les secours. Et il est mort asphyxiés par les retombées du volcan… Là… il est toujours vivant donc le volcan n’a pas encore explosé… par contre il a presque l’âge de sa mort à vue d’œil…


- Tu trouves vraiment utile de savoir ce genre de truc morbide ?


Finit-elle pars dire d'un ton peu impressionné. Hera se contenta d’observer Aphrodite avec un sourire neutre. Oui, elle trouvait ça utile… elle n’était pas allée chercher le morbide, il faisait juste partie de l’histoire, voilà tout… Et la mort ne l’avait jamais vraiment dérangé… Sans compter que cette fois-ci, c’était bien la connaissance de la mort du préfet qui l’aidait s’évaluer dans le temps. Puis, petit à petit, une moue légèrement moqueuse se dessina sur ses lèvres. Et oui, ce n’était pas parce qu’elle n’était jamais sortie de l’Olympe qu’elle était inutile. Grâce au ciel, on lui avait au moins permit de se balader librement dans la Cité et de lire tous les livres qu’elle désirait, ce qu’elle s’était bien sûr attelé à faire…

- On doit absolument savoir à quelle date nous sommes parce que si on est dans les prémisses de l’explosion, certains risque de mourir comme Nora, Jamie, Jules ou encore Louise… Quant à nous… j’ignore si nous sommes toujours immortelles mais on risque de courir un danger aussi...

- Les bains de lave sont très mauvais pour la peau, donc effectivement, mieux vaut ne pas s'attarder.

Hera avait tiré le rideau d’un coup sec sur les derniers mots d'Aphrodite pour trouver un spectacle plutôt étrange devant ses yeux. La jeune femme qui avait emporté Jamie était à présent à genoux devant lui tandis que le pantalon du jeune homme avait « malencontreusement » glissé à ses chevilles. Interloquée, Hera haussa un sourcil tout en observant la scène d’un air sévère… chacun avait sa notion de l’urgence et du dernier acte avant la mort après tout… Elle se tourna alors vers Aphrodite pour voir si sa réaction était plus propice que la sienne à l’action mais la blonde semblait plus amusée qu’autre chose. Après tout, elle avait toujours était plus disposées aux bordels et à ce genre d’acte sexuel gratuit sans aucun devoir marital ou désir de procréation…

- Ce sont tes amies ?

Non pas vraiment. Hera observa la jeune femme s’approcher langoureusement. Que… Quoi ? Que faisait-elle au juste ? Quel était donc le but de cette manœuvre. Légèrement sur la défensive, la déesse serra les dents en haussant d’autant plus les sourcils. Elle amorça même un mouvement de recul quand la jeune femme lui saisit une mèche de cheveux pour l’embrasser… Non pas qu’elle n’était pas habituée à ce genre de contact… mais disons qu’elle n’avait jamais vraiment eu l’occasion de l’expérimenté avec une femme et le moment était loin d’être propice…

- La Fleur Rouge n’est pas adepte de ce genre de pratique, mais… Je pourrai faire une exception


Avec douceur mais fermeté, la déesse attrapa alors le poignet de la prostituée pour la stopper tandis qu’elle plongeait ses yeux dans les siens.

- Je vous remercie de votre proposition... malheureusement je ne peux accepter... je suis mariée ou du moins... veuve depuis... peu dirons-nous. Mais peut-être pourriez-vous nous renseigner sur la Fleur Rouge ? Ensuite je vous laisserai terminer votre besogne avec le jeune homme ci-présent si telle est votre volonté à tous les deux...


Jaimie la regarda avec des yeux aussi ronds que des soucoupes tandis que son visage devenait aussi rouge qu’une pivoine et qu’il s’était mis à bafouiller des « je… non ! Mais… non ! » qui n’avaient ni queue ni tête. N’assumait-il pas ses désirs ou la demoiselle avait une fin de mois si difficile qu’elle s’apprêter à le violer pour se faire payer ? La demoiselle ne se laissa pas détourner de son objectif puisqu’elle prit une moue provocatrice avant de lui dire :

- Une femme dans la douleur ne devrait pas le rester, surtout pas... De votre beauté... Je pourrais vous faire oublier votre deuil, si vous le souhaitez. C'est un peu.... Notre rôle à la Fleur Rouge.

Sa beauté ? Elle cherchait décidément bien à se faire payer, voilà des années qu’on ne l’avait pas complimenté ainsi… Elle devint encore plus provocante tandis qu’elle se tournait à présent vers Aphrodite :

- Nous comblons les cœurs et les corps qui souffrent... De toutes les façons... Selon vos désirs.

Avec un sourire poli, Hera tira sur le poignet de la demoiselle qu’elle tenait toujours en main pour la diriger complétement vers Aphrodite.

- Je vous remercie, je n’ai nul besoin de votre aide mais je ne me permettrai pas de parler au nom de la demoiselle qui m’accompagne, je vous laisse voir ça avec elle, vous voulez bien ?

Ça leur laisserait quelques instants de répit pour savoir comment fuir.

- Tu comptes rester comme ça tout le reste du voyage ?

Elle baissa les yeux vers le pantalon du jeune homme toujours sur ses chevilles tout en lui faisant signe de se rhabiller, bien qu’il n’avait vraiment pas besoin d’elle pour le faire vu sa vitesse d’exécution. Elle eut une nouvelle fois une petite moue moqueuse qui s’effaça bien rapidement quand une autre fille du lupanar passa un rideau et poussa un cri en la voyant.

- Mais vous ne pouvez pas rester comme ça, c’est indécent ! Thaïs, aide-moi ! Comment as-tu pu la laisser entrer comme ça ?!

Avant même qu’Hera eu le temps de dire quoi que ce soit, la demoiselle s’était retrouvée à genoux devant elle en essayant désespérément de lui enlever son pantalon. Un peu choquée par son action cavalière, la déesse se laissa faire, les yeux écarquillés par la surprise, la bouche légèrement entrouverte et les mains levées pour éviter de la toucher et de toucher la dénommée Thaïs qui s’était détournée d’Aphrodite pour aider sa collègue.

- Par tous les dieux !

Elles ne savaient clairement pas s’y prendre ni avec l’ouverture éclair, ni avec le bouton, ce qui laissait clairement présager qu’elles n’en avaient jamais vue auparavant mais après quelques secondes de lutte acharnées, elles en virent à bout et tandis que Thaïs lui enlevait le pantalon avant de se jeter sur sa veste et son haut, l’autre était revenue avec une robe jaune, similaire à celle qu’elles portaient.

- Lâchez-moi voyons ! Il est hors de question qu…

C’était trop tard, la robe était mise et des chaussures aussi rouges que les leur l’attendaient.

- Je ne suis pas une prostituée, je suis mariée et veuve !

Elle commençait sérieusement à perdre patience et l’une des deux allait finir par se faire gifler si ça continuait… Mais le visage de la seconde semblait soudain s’illuminer… elle se confondit en excuse avant de lui promettre de lui amener d’autres vêtements, digne de son rang. Hera ignorait clairement où elle pensait pouvoir lui trouver ça, mais c’était le dernier de ses soucis puisque la dénommée Thaïs venait de lui prendre la main langoureusement ainsi que la taille avant de la pousser vers un divan non loin et de se mettre au-dessus d’elle.

- Tu ne sembles pas habitué à tout ceci et comme ton ami, il est évident que tu ne viens pas d’ici. Laisse-toi faire, je suis sûre que ça te fera le plus grand bien… cette initiation est gratuite… et crois-moi, bénéfique.

Elle lui fit un petit clin d’œil avant de poser l’une de ses mains sur son genou en remontant vers la cuisse tandis que de l’autre elle lui attrapait la main droite pour l’inviter à toucher ses seins. Hera étouffa un petit cri de gêne tandis qu’elle commençait à se débattre. Elle tourna la tête vers les deux autres qui ne semblaient clairement pas enclin à l’aider… Jamie était là, abasourdi, tandis que l’autre la prostituée s’attaquait maintenant à Aphrodite et tentait de lui changer sa tenue. Elle lui avait d’ailleurs déjà bien arraché le décolleté de sa jolie robe et son soutien-gorge était clairement apparent. La rage entre les dents, la déesse déclara :

- Thaïs, je te jure que je vais te frapper si tu ne me…

Mais un groupe de Centurions arriva soudain à l’intérieur du bordel en toute hâte. A l’heure tête ? Leur bon copain Celsinus qui semblait clairement se délecter du spectacle… Il ne prêta aucune attention à Jamie mais son regard se posa sur la main de Thaïs sur sa cuisse nue, sur sa main à elle, sur la poitrine de Thaïs et sur Aphrodite et sa robe entièrement déchirée où les deux avaient également les mains sur son décolleté. Le regard qu’il posa sur elle était empli d’un désir animal qui lui fit monter une boule à la gorge immédiatement et une envie de vomir. Elle ne connaissait que trop bien ce regard qu’elle ne voulait plus voir.

- Alors il est ici le devin ? Décidément, on aime se faire remarquer.

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les deux déesses et le cavalier s’était fait arrêté par les centurions et on les ramenait à présent dehors. Aphrodite n’avait pas eu le temps de mettre quelque chose de plus décent, elle avait néanmoins réussi à attraper au vol un drap rouge avant de sortir et Hera priait les dieux pour que ça fasse effet… si au moins elle ne la libérait pas de son sort, elle avait sans doute la présence d’esprit de demander au haut placé qu’il la désirerait de récupérer les restes de la troupe… Quant à elle, elle était pieds nus, mais toujours vêtue de la robe jaune que les deux prostituées leur avaient mis de force. Et devant eux, se présentait une fois de plus, Pline l’Ancien.



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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 Rey200

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________________________________________ Dim 26 Mar 2017 - 20:19


Mais qu'est-ce que c'est....
...ce BINZ ???!






    Coray, un contre maître de l'Aqua Augusta, comme il nous l'avait confié durant le voyage, nous avait conduit jusqu'ici, en haut d'une petite colline, où un rugissement s'était fait entendre. On s'était approché discrètement de l'endroit d'où il émanait, et j'avais pu reconnaître au loin, Louise, avec un homme que je ne connaissais pas. Face à eux se tenait un tigre qui s'avançait dangereusement.

    « Ca doit être un des animaux qui a échappé à la vigilance des marchands il y a trois jours de cela. » précisa Coray.

    Ca leur arrivait souvent de perdre des bêtes sauvages ? A voir l'animal, il semblait affamé, ce qui n'était vraiment pas bon signe. Il ne tentait même pas de cacher sa présence à ses proies, préférant les attaquer de front. Comment qu'on allait pouvoir se débarrasser de l'animal ? J'avais jeté un coup d'oeil en direction d'Artémis qui se préparait déjà à utiliser son arc. Quant à moi, j'avais saisi fermement mon bâton. Au loin, je pouvais voir Louise se pencher afin de ramasser une branche. Ca n'allait pas l'aider beaucoup face à une bête de ce calibre. Quand à l'homme à côté, il avait sortit un petit poignard. Je voyais les lèvres de Louise remuer, mais je ne distinguais pas ce qu'elle disait.

    « Il ne pourra pas nous attaquer tous les deux en même temps si on est éloigné l'un de l'autre. »

    « Il faut faire diversion. Ca permettra de blesser l'animal avec une flèche et je pourrai l'attaquer. »
    dis-je à la déesse.

    L'animal ne nous avait pas encore remarqué et il continuait de s'avancer dangereusement vers les deux personnes qui lui faisaient face. Il fallait agir et rapidement. Il n'y avait pas de temps à perdre. Jetant un coup d'oeil à Artémis, j'avais hoché la tête, puis, je m'étais précipité en avant, en direction de l'animal.

    Pendant ce temps, Diane avait bandé son arc et une flèche était passée à proximité de moi, tandis que je levais mon bâton pour donner un coup dans les cotes de l'animal blessé. Entre le coup de bâton et la flèche qui s'était logé dans sa patte, l'animal avait rebroussé chemin. La prochaine fois, il aurait qu'à étudier son attaque avant de la réaliser.

    Une fois l'animal en fuite, Diane et Coray s'étaient approchés, tandis que je m'étais tournée vers Louise et son ami, dont j'avais aucune idée de qui il pouvait être question. Ca devait être l'homme qui accompagnait Louise comme nous l'avait dit Coray.

    « Tu n'as rien ? » dis-je en la regardant, tout en jetant des coups d'oeils en direction de l'homme à ses côtés.

    Louise s'avança vers moi et me prit par les épaules. Je la laissais faire.

    « Non mais t'es pas bien ? T'aurais pu te faire tuer ! Faut pas foncer dans le tas comme ça ! »

    Elle m'observa de bas en haut pour sans doute voir si je n'étais pas blessé. Je ne craignais pas grand chose, j'avais une déesse armée avec moi et j'étais moi-même armée. Elle poussa un soupir soulagé après m'avoir ausculté.

    « ... mais merci... » dit-elle en me faisant un sourire un peu forcé.

    Pourquoi elle me regardait comme ça ? Je n'avais rien fait de particulier. Et ce n'était qu'un Tigre. On était bien loin des loups géants de mon monde, ou des géants tout court. Elle se tourna ensuite vers le jeune homme.

    « Les filles, je vous présente Marcus Attilus. Il est architecte de l'Aqua Augusta. Marcus voici Diane Moon, c'est... notre garde du corps. Et elle c'est Nora... Erica... ma petite soeur. »

    Elle avait posé une main sur mon épaule comme pour me demander de ne pas bouger. Que voulait-elle dire par petite soeur ? J'étais plus grande qu'elle et qui plus est on n'était pas soeurs.

    « Je lui ai expliqué que notre groupe d'explorateur avait été attaqué et qu'on avait été séparé. Vous avez des nouvelles des autres ? »

    Je ne savais pas si il fallait répondre ou pas. Elle commençait à me perturber grandement avec tous ces mensonges. Elle voulait sans doute qu'on joue le jeu face aux nouveaux venus, mais à quoi bon ? Ils pouvaient très bien savoir qu'en réalité on n'était pas soeurs. Enfin bon, si ça lui faisait plaisir que je sois sa soeur, je pouvais bien jouer le jeu le temps de notre passage ici.

    « Il faut qu'on aille en ville chercher les autres. Ils doivent être là bas. C'est lui qui l'a dit. » dis-je en pointant du doigt Coray.

    « J'ai dit que les chances étaient grandes. » répondit Coray.

    « Tu l'as dit... » marmonnai-je avant de me mettre à nettoyer mon bâton.

    Une fois fait, j'avais regardé Louise et Diane et j'avais jeté un coup d'oeil vers la route à prendre. Pourquoi on attendait ? On n'allait pas camper ici, le soleil venait à peine de se lever. Il fallait retrouver le groupe.

    « On se remet en route ? »

    « Je pense qu'il faudrait faire un arrêt par la villa Hortensia, afin de prévenir le Consul de la présence du tigre. Il est bien trop proche de la ville. Le consul pourra envoyer une patrouille dans les bois. »

    « Je peux le poursuivre. » dis-je.

    « On en doute pas, mais non. Faut qu'on retrouve les autres. » précisa Louise en jetant un coup d'oeil à Diane. « Je suis même étonnée qu'on ne soit pas déjà réunis. »

    C'était vraiment pas un soucis de le poursuivre, mais ce n'était pas grave. De toute façon, je n'avais pas vraiment envie de courir sous cette chaleur. Mieux valait simplement aller dans un endroit où on pourrait se ravitailler. Ce que j'avais bu n'avait pas suffit à faire passer ma soif et encore moins ma faim. Je m'étais passée une main sur mon ventre qui avait gargouillé. Je ne pouvais pas faire style que ce n'était pas moi, car c'était bel et bien mon ventre qui avais émis ce petit bruit, si bien que le dénommé Marcus m'avait observée.

    « Je n'avais jamais vue des femmes se battre de la sorte. Vous pourriez faire pâlir les meilleurs de nos gladiateurs. »

    Chouette, et si on mangeait maintenant ? Il avait regardé en direction de Louise, puis de Diane, avant de faire un signe de la main à Coray pour lui dire qu'on continuait notre route.

    « Tu sais où il nous conduit ? »
    demandai-je à Louise, tandis que Marcus répondit lui-même.

    « A la villa Hortensia ! La plus grande citerne du coin se trouve là bas et je pourrai étudier ce qui reste d'eau tandis que vous pourrez vous reposer avant de rejoindre la ville, et de tenter de retrouver vos amis. »

    Je n'avais aucune idée de ce qu'on allait trouver dans cette villa, mais ça me convenait parfaitement. Surtout après ce qu'il venait d'ajouter.

    « Il y aura de quoi vous sustenter également. »

    Je lui avais répondu par un faible sourire, tout en continuant ma marche et en restant silencieuse pendant tout le temps du trajet. Au bout de quelque minutes, on arriva enfin en terrain plat, devant une grande muraille brune percée d'une entrée voûtée surmontée de deux aigles en fer forgé qui bondissaient pour échanger un baiser. C'était assez particulier comme décoration. Je me demandais qui vivait ici. Des femmes franchirent la porte non gardée, tandis que Marcus s'avança vers elle.

    « Je suis Marcus Attilus, ingénieur de l'Aqua Augusta et mes amis et moi souhaitons nous entretenir avec le Consul Numerus Popidius Ampliatus. »

    « Vous choisissez mal votre moment, étranger. Le Consul n'est pas dans son meilleur jour. Deux de ses anguilles sont mortes cette nuit. Il est justement en train de châtier l'esclave qui en est responsable. »

    Je l'avais observé me demandant de quel châtiment il était question. Et qu'est-ce que c'était que ces anguilles ? Je n'en avais encore jamais vue.

    « Le Préfet Pline l'Ancien est également arrivé et à demandé à s'entretenir avec le Consul. »

    « Le Préfet de Misène est ici ? »

    « Oui, et lui aussi est venu avec des étrangers. »

    Marcus s'était tourné vers nous.

    « Cela doit être vos amis. Il faut que je m'entretienne avec le Consul le plus rapidement possible. Vous n'avez qu'à rejoindre vos amis et je vous rejoindrai tout à l'heure. »

    J'avais hoché la tête, tout en me tournant vers Diane et Louise qui semblaient d'accord. Puis, Marcus s'adressa à Louise.

    « Souhaitez vous m'accompagner ? Je pourrai vous montrer davantage ce que je cherche ici et nous pourrons vérifier vos théories. Qu'en pensez vous ? »

    Je ne savais pas si elle allait accepter ou non, mais ce n'était pas prudent maintenant qu'on s'était retrouvé de se séparer, ou du moins de laisser Louise partir toute seule avec cet homme. Même si on se trouvait à proximité les uns des autres. J'avais adressé un regard à Diane.

    « Je vais l'accompagner. » dis-je à la déesse pour lui faire comprendre que je la protégerai si quelque chose devait arriver.

    Saisissant fortement mon bâton, j'avais suivi Louise et Marcus, tandis que Coray et Diane suivaient les femmes en direction du second groupe qui ne devait pas être bien loin.

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Ca pique !
Est-ce qu'on flotte là bas ?!
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Louise Hollen



« Nous tendons vers toi
notre nez mouché,
et pas mouché »


Louise Hollen


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________________________________________ Lun 27 Mar 2017 - 13:38


Le Jour de Saturne

Ελευθερία ή θάνατος
La liberté ou la mort.

« Les filles, je vous présente Marcus Attilus. Il est architecte de l'Aqua Augusta. Marcus voici Diane Moon, c'est... notre garde du corps. Et elle c'est Nora... Erica... ma petite soeur. »

Autant pour Diane, ce n'était pas difficile a expliquer, avec son arc et la blondeur de ses cheveux, on pouvait difficilement la prendre pour une « fille normale », autant pour Nora... Mais POURQUOI elle avait dit ca ? Son cerveau était totalement pétrifié, angoissé a l'idée que les filles ne disent un mot de travers qui aurait grillé sa couverture. Elle avait l'impression que sa tête était totalement vide et le seul nom de famille qui lui était venue pour Nora.. c'était le sien. Rhaa ! Mais quelle idiote ! Ou peut être que c'était parce qu'elle était une habituée de ce genre de situations et que, sachant que Nora ne l'était elle, pas forcément, elle avait la sensation de devoir veiller a sa sécurité.

Enfin pour autant qu'on pouvait veiller sur la sécurité d'une fille qui fonçait sur un tigre tête baissée et voulait le poursuivre dans la foret.

Louise jeta un coup d'oeil a Diane, essayant de comprendre pourquoi diable ses sœurs n'étaient pas avec elle.Il y avait peu de chance qu'elles n'aient pas été prises dans le voyage, tout comme Jules, alors pourquoi n'étaient elles pas la ? Aux dernières nouvelles, elles étaient toujours sur terre non ? Donc les pouvoirs devaient marcher.

Marcus prit la tête du groupe, les menant a la villa Hortencia. Rien qu'en entendant le nom, Louise sentit ses doigts la picoter. Une véritable villa romaine... il lui fallait absolument une toge pour aller avec le décor. Elle avait toujours voulue voir comment celles de l'époque étaient réellement mises. Oh, et en plus Pline l'ancien se ramenait ! Quelle veine ! Ca avait été l'un des plus grands hommes de son temps, un érudit célèbre décédé a cause de l'éruption.

« Merci de nous avoir conduit jusqu'ici c'est tres gentil de votre part... Vous connaissez bien le consul ? Quel sorte d'homme est ce ? »
demanda elle a Marcus alors qu'il les guidait, elle et Nora, vers le consul.

Elle aurait cru que la jeune fille serait restée avec Diane pour le coup.

« Le Conseil Ampliatus est en charge de Pompéi depuis de nombreuses années. Il a hérité de cette magnifique demeure et des champs avoisinants. C'est dans son domaine que se trouve la citerne que je suis venu voir. Je ne l'ai jamais rencontré, mais j'en ai beaucoup entendu parler. »

Il tourna la tête pour jeter un coup d'oeil a Nora avant de se détourner.

"Et qu'est ce qu'on dit sur lui ?"


« On dit surtout du bien. C'est quelqu'un qui a une grande influence ici. L'homme le plus riche de Pompéi. Sa villa à elle seul à coûtée dix millions de sesterses à ce qu'on en dit ! Et c'est un très grand amateur de poissons également. »


Parfait. Le groupe évoluait dans un terrain immense. La demeure, a la mesure du domaine, dominait les environs. Les bâtiments qui avaient été installés non loin devaient servir a l’entretiens des terres et du bétail. Des vignes certainement, qu'on voyait au loin. Hommes, femmes et enfants évoluaient dans ce vaste milieu les uns les bras chargés, les autres conversant a voix haute de tel ou tel chose. Un homme, le nez plongé dans un rouleau de parchemin, avançait prudemment, suivit par un bambin qui avait un pouce profondément enfoncé dans la bouche.

Pour elle c'était le paradis.

Louise ralentit l'allure pour se mettre au niveau de Nora, lui laissant quelques instants pour s'habituer a sa présence. Cette fille lui faisait penser au renard du petit prince : a apprivoiser.

"Je sais que ce doit être assez perturbant d'être ici, mais je vais essayer de t'expliquer un peu ou on est, ou plus tot quand on est. Ici, c'est la Terre, des centaines d'années avant l'époque d'ou on viens. Pompéi a été détruite par le Vésuve, le volcan qu'on a vu tout a l'heure. A mon avis c'est pour bientôt, ca expliquerai la température de l'eau, mais je ne sais pas quand exactement..."
Elle soupira. C'était ca d'avoir des lacunes en histoire et de se concentrer sur la peinture au lieu d'étudier. "Je ne pense pas qu'on va pouvoir l'éviter mais... Il va falloir qu'on essaie de faire évacuer le plus de monde possible."

Elle avança encore un peu en silence, sans trop savoir comment formuler sa pensée. Nora était une grande fille mais ellel était perdue, que ce soit ici ou a leur époque. Elle avait grandit seule dans une contrée inhospitalière, avait l'habitude de prendre soin d'elle... Ou de ne pas évaluer le danger. Elle finit par dire, avec un sourire amusée en la revoyant vouloir poursuivre le tigre :

"Essaie de ne pas te mettre en danger, d'accord ? Je sais que tu avais l'habitude de te débrouiller toute seule, mais maintenant il y a des gens qui s’inquiètent pour toi."


Elle pensait surtout a Diane qui avait l'air de bien l'aimer. Ou elle même, bien qu'elles ne soient pas si proches au final. Elle gardait un visage neutre, comme si tout cela ne la concernait pas réélement.

"Tu sais pourquoi Diane n'a pas contacté les autres ?"

« Elle a tentée d'entrer en contact avec Apollon, mais ça lui a fait mal. A la tête. »
répondit elle en tapotant sa tempe pour illustrer la douleur.

Un air soucieux passa sur le visage de Louise.

" C'est pas étonnant on est pas a la même époque... mais..."
Elle regarda sa main pendant quelques instants, comme pour y trouver des réponses. "Je n'ai plus de pouvoirs moi non plus. Mais je pense que c'est parce que Storybrooke n'est pas encore là, la magie n'existait pas ici avant. Ceci dit, c'est quand même bizarre..." Elle toucha son front, écartant les quelques lèches qui le barraient pour l’effleurer comme si cela allait lui apporter une réponse. "J'aurais du pouvoir y avoir accès avec ca..."

« Tu as des pouvoirs ? »


Louise eut un rire devant son air étonné.

"Oui, mais rien de bien impressionnant par rapport au autres, pour faire simple je peux guérir les gens... ou les affaiblir en prenant leur énergie pour moi. En très gros. J'ai une étoile sur le front, je te montrerai si tu veux quand ca marchera a nouveau."


Au final, c'était pas mal. Du moins quand ca marchait.

« Tu crois qu'on nous a amené ici pour les sauver ? »


Louise lui jeta un regard surpris. De une, elle montrait de l’intérêt pour la situation autre que celui de manger, et de deux, cette question révélait un echo douloureux, une question plus profonde que la jeune fille n'arrivait pas a formuler et que Louise ne comprenait pas. Elles s’arrêtèrent au milieu du couloir alors que Marcus, un peu plus loin, parlait avec une nouvelle personne. Louise jeta un regard triste vers lui. Il ne méritait pas de mourir ici. Elle devait le faire partir coute que coute. Pourtant, la réalité historique était bien là.
La question était de savoir si le passé était déjà inscrit ou si leur venue pouvait changer les choses.

"Je ne sais pas. J'espere... En tout cas, on peut toujours essayer non ?"
Elle lui fit un sourire encourageant. Elle n'allaient pas laisser tomber. "Je vais essayer d'en parler au consul, si quelqu'un peut nous aider a faire évacuer la ville, c'est lui. Et si ca ne marche pas, on pourra toujours essayer par d'autres moyens."

Marcus revint vers elles, les interrompant.

« La citerne est au delà de la petite coline. Je vais aller voir, vous n'avez qu'à rejoindre le Consul. Il est au niveau des bassins apparemment. L'homme là bas pourra vous y conduire et je vous rejoindrai ensuite. Ca vous permettra de vous ravitailler un peu et de vous reposer après cette marche. »


"D'accord, merci et bonne chance. A tout a l'heure." fit elle en lui faisant un petit signe de la main encourageant alors qu'il s'éloignait. Oui, clairement, il fallait le sauver. Lui et tous les autres.

Louise se tourna vers le nouveau venue, un homme au visage sévère et aux tempes grisonnantes qui la regardait avec l’amabilité d'une porte.

"Bonjour, menez nous au consul s'il vous plait, nous devons le voir pour une affaire de la plus haute importance."


« Suivez-moi. »


Ils traversèrent une sorte de parc de bassins, remplis de poissons et et de créatures marines de toutes sortes. La voix de l'homme s'éleva, las comme si le simple fait de leur adresser la parole était top difficile et indigne de lui.

« Le Consul porte une attention particulière aux poissons de son domaine. Il possède des loups à chair d'un blanc laineux, des mulets, des poissons plats, mais également des poissons perroquets, des daurades, des colins et des anguilles... »


Euuuh ouais ? Le regard qu'il leur jeta attendait une réaction mais quoi. Voulait il qu'elles applaudissent pour une collection de poissons rouges ? Devant leur manque d’enthousiasme, il leva les yeux au ciel.

« Et qu'elle est donc cette affaire de la plus haute importance ? »


"Vous pourrez lui demander directement quand je lui en aurait fait part"
répondit elle du tac au tac avec un sourire mesquin. Ca lui apprendrait a la regarder de haut !

« Soit... »

Oh que ca lui avait pas plu. En attendant, il n'avait ps le choix. L'homme fit demi tour et continua sa route jusqu'à s'arreter a nouveau devant une grande porte. Derrière, on pouvait voir des plantes luxuriante plantées un peu partout autour de bassins a l'eau limpide. Le soleil jouait de ses éclats sur les feuilles et les reflets de l'eau, et ca et la, un papillon voletait de fleure en fleure.

Évidemment, pour ajouter une touche de morbide a une scene aussi délicate, rien de tel que des cris.

« Attendez ici. »
déclara l'homme avant de passer la porte en les plantant la.

« Il ne pense tout de même pas vraiment qu'on vas attendre la ? »
demanda elle a Nora avant de s'enfoncer a sa suite. D'un pas vif, elle le doubla en se dirigeant droit vers l'origine du bruit, passant sans s’arrêter devant de grands bassins ou l'eau agitée ne cessait de bouger, jusqu'à être arrêtée par deux centurions baraqués comme des armoires a glaces.

Plus loin, la scene semblait être tirée d'une peinture ancienne.

Deux femmes se tenaient a gauche d'un homme au visage jeune, qui aurait pu être beau s'il n'avait été marqué par cet éclat sombre et ce rictus colérique qui marquait son visage. Devant lui, deux centurions tenaient fermement un esclave a la peau blanche qui, la voix paniquée, implorait.

« Je vous en supplie, je ne suis pas responsable ! »


Un peu en retrait, le dernier centurion gardait le second esclave. Numérus – ca ne pouvait être que lui – le gifla avec force, envoyant sa tête dodeliner sur le coté. Louise fronca les sourcils mais ne dit rien, si l'esclave s'en sortait avec une gifle ce serait deja bien pas la peine d'envenimer les choses. Elle se pencha vers le centurion qu'il l’empêchait de passer. Avant de foncer dans le tas, on essayait la ruse.

"Excusez moi, je suis en retard... On en est ou exactement la ? Non parce que je suis attendue en fait.."


Ah, même pas en rêve il la laissait passer. Super.

« Il n'en démords pas. »
lacha le consul, dégouté, alors qu'a ses coté les deux femmes le regardaient avec un souire forcé. Ouais, un psychopathe en puissance, youpi ! « J'en ai assez entendu ! Qu'on le jette aux anguilles ! »

Avec des gestes brusques, les centurions qui tenaient l'esclave lui arrachèrent la toge fine qui le couvrait, ne laissant que son pagne avant de brutalement lui attacher les mains dans le dos. La suite, elle n'était pas bien difficile a comprendre.

D'un geste brusque, Louise se dégagea en jetant un regard noir aux centurions qui se trouvaient a coté d'elle. Elle devait empecher des abrutis pareille de finir sous la lave, franchement il y avait mieux... Mais ce n'était pas le moment de penser a faire du tri.


"IL SUFFIT !"


Elle fit un pas, puis deux avant d'etre rattrapée par le centurion qui l'avait laché d'un coté, et un nouveau de l'autre. Savait on jamais qu'elle se montre violente...

"Tout ca pour des poissons ? Vous n'avez vraiment pas le sens des valeurs. "
Elle s'arreta une seconde, retenant un frisson désagréable qui lui courait le long de l'échine en sentant leurs grosses mains sur ses petits bras. "Libérez les immédiatement."

Un blanc, un GROS blanc.

Elle devait trouver quelque chose. Un moyen pour qu'ils s'en sortent tous.

"Mon nom est Louisia Erica, je suis envoyée par la Pythie du Temple d'Appolon, a Delphes. J'ai un message pour vous."
Une pause. De toute façon, Appo ne lui en voudrait pas d'utiliser son nom. "Alors liberez cet homme et son compagnon."



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Aryana Cloud-Sandman



« Tic tac,
sonne le glas. »


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________________________________________ Lun 27 Mar 2017 - 19:35



J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre.

Un bordel... allons bon. Décidément, nous avions retrouvé Jamie en bonne compagnie. J'enveloppai les lieux d'un oeil blasé tout en croisant les bras. Je m'attendais à ce que Héra fasse une remarque à mon intention, mais elle était sans doute bien trop accaparée par la prostituée qui essayait de la charmer. Cette scène m'arracha l'ombre d'un sourire goguenard. Si elle essayait vraiment de la décoincer, mieux valait qu'elle se munisse d'un pied-de-biche...

"Je vous remercie, je n’ai nul besoin de votre aide mais je ne me permettrai pas de parler au nom de la demoiselle qui m’accompagne, je vous laisse voir ça avec elle, vous voulez bien ?"

Mon regard se fit perçant, bien qu'elle ne le vit pas puisqu'elle me tournait le dos. J'attendais ce genre de réplique avec une sorte de résignation désabusée. Tout le monde confondait sexe et amour, plaisir et volupté. Ce n'est pas de l'amour quand on vend son corps pour ne pas mourir de faim. Les lupanars, les bordels, les maisons closes... peu importe leurs noms. Ces endroits étaient les plus anciens lieux de "cul"tes fréquentés par les hommes, et tout le monde pensait que je les affectionnais quand au contraire, je les exécrais. Ces filles forcées de vendre leurs charmes et de renoncer à l'Amour véritable pour devenir esclave du moindre désir des autres. Non, il n'y avait rien à saluer là-dedans. Je n'éprouvais rien d'autre qu'une profonde pitié à leur égard.

Une autre prostituée surgit et se mit en tête de changer la tenue de Héra. Je n'eus pas le loisir d'apprécier le spectacle car une fille se planta devant moi et chercha à me déshabiller, mais je retins ses poignets farouchement. Elle était si vive qu'elle avait déjà réussi à arracher le haut de ma robe, qui pendait sur ma taille, révélant les reliefs de mon soutien-gorge en dentelle dépourvu de bretelles.

La prostituée baissa les yeux et observa la pièce de lingerie avec des yeux ronds.

"Tu n'as jamais rien vu de pareil, n'est-ce pas ?" lui demandai-je d'un ton caressant. "Je suis une professionnelle, ma petite."

Je la repoussai quelque peu, sans brutalité et décidai d'enlever totalement ma robe qui, de toutes façons, était fichue. Je n'eus pas l'occasion de mettre mon projet à exécution.

Soudain, une bande de Centurions fit irruption à l'intérieur du lupanar, avec ce bon vieux cher Celsinus qui semblait parader. Ils nous firent sortirent avec leur délicatesse habituelle. J'attrapai une grande pièce d'étoffe rouge avant de me retrouver sous un soleil de plomb, en lingerie. Rapidement, je me débarrassai de ma robe déchirée pour enrouler le tissu rouge et soyeux autour de moi, et de le fixer autour de ma nuque telle une toge improvisée. Je me rendis compte brusquement qu'il s'agissait d'une cape qu'un centurion venu prendre du bon temps avait laissé dans le lupanar.

Sentir cette pièce d'étoffe autour de moi me ramena plusieurs mois en arrière, quand j'avais utilisé la cape de Pascal en guise de vêtement, lors de notre aventure à l'intérieur de différents corps humains. Les armures, les capes rouges... Je venais de comprendre le sentiment de malaise qui ne me quittait pas depuis que j'étais arrivée ici. Déroutée, je passai une main contre ma poitrine, effleurant le tissu cramoisi dont le simple contact me faisait saigner le coeur.

"Femme, comment oses-tu te draper dans la cape d'un citoyen ?"
s'indigna Celsinus.

Il m'attendait au tournant, celui-là. Je soutins son regard sans ciller alors qu'il s'avança vers moi à grands pas lourds, dans un cliquetis d'armure.

"J'ose." articulai-je simplement dans un souffle, provocatrice.

Son regard s'embrasa de rage ou de désir -comme quoi, j'étais capable de l'attiser sans mes pouvoirs- et il eut un geste comme pour m'arracher la cape, ce qu'il mourrait d'envie de faire.

"Et toi, oseras-tu reprendre le présent qu'un général a offert à sa courtisane ?"

Sa main resta suspendue dans l'air, hésitant. Il demeura ainsi plusieurs secondes avant de finalement se rétracter. Brave bête. Soit il me croyait, soit il avait des doutes mais ne pouvait soupçonner son supérieur. En tous cas, j'étais joliment fière de mon mensonge. J'étais la seule à arborer une toge rouge vif à la coupe fantaisie.

Bientôt, des odeurs effroyables parvinrent à mes narines délicates. Comme nous étions à proximité du port, des déjections et déchets de poissons jonchaient le sol, de même que des melons pourris. Je fronçai le nez et tentai de faire abstraction des effluves environnants.

A quelques mètres de là, Pline le vieux machin nous observait.

"Pourrais-je savoir pour quelle raison vous nous avez arrêtés ?"
demandai-je à l'homme, ignorant superbement Celsinus.

Pline me jaugea avec dédain avant de tourner la tête vers cinq chevaux qui avançaient, tirés par des hommes à pieds. Quant à Celsinus, il laissa échapper un rire moqueur en constatant que j'avais reçu un vent.

"Le principe c'est qu'on vous suive docilement sans savoir ce qui nous attend, c'est ça ? Pourtant, j'avais cru comprendre que vous ne feriez pas de nous des esclaves." repris-je à l'adresse du centurion, cette fois.

"Esclave non, mais vous pouvez vous rendre utile autrement. Et puis comme ça... Cormivus pourra se reposer la main, pour une fois." répondit-il en baissant singulièrement les yeux sur mon décolleté.

A sa gauche, un soldat qui tenait une lance eut un sourire fugace. Pour ma part, je tentai de garder mon calme, me composant un sourire de surface tandis que je reposai ma question d'une façon différente :

"Où allez-vous nous emmener ? Pour ce genre d'activité, le mieux aurait été de rester au lupanar, non ?"

Je battis des cils, jouant parfaitement le rôle de la douce ingénue pas si innocente que ça. Celsinus leva sa main vers moi pour la seconde fois et caressa ma bouche du bout du doigt. Sa peau sentait mauvais.

"Quand on sert un homme aussi éminent que lui, on peut espérer mieux qu'un simple bordel."
dit-il tout en inclinant doucement ma tête vers Pline.

"Ah, vous amenez les loisirs à la maison, je comprends." répliquai-je d'un ton entendu. "J'ai aussi eu ma période orgies romaines. Je vous accompagne avec plaisir. Ca ne pourra que faire du bien à mes compagnons, en plus."

Je désignai rapidement Héra et Jamie avant d'emboiter le pas à Celsinus. Ce dernier semblait surpris que je sois si magnanime. Avait-il espéré m'effrayer ? Jamais un homme aussi vil que lui ne pourrait me faire peur. Il paraissait même embarrassé.

Un soldat s'approcha de lui, tirant un cheval par la bride. Trois autres centurions étaient montés en selle, ainsi que Pline le vieux machin. Celsinus monta sur le cheval qu'on venait de lui apporter, avec la prestance innée chez tout soldat chevronné, et un instant je songeai qu'il aurait pu être séduisant s'il n'était pas aussi brute et étroit d'esprit.

"On s'amusera bien une fois de retour à Misène. J'ai envie de te garder à mes côtés."
dit-il en se penchant légèrement vers moi, tout en tenant la bride.

Un instant, je crus qu'il allait me proposer de le rejoindre sur le cheval, mais je préférais encore marcher.

Un peu plus loin, Pline et les trois caballeros partirent au petit trot. Les six centurions à terre se placèrent autour de nous et nous incitèrent à nous mettre en marche, alors que Celsinus nous accompagnait royalement sur son cheval. Histoire de bien représenter notre place dans la chaîne alimentaire -ou tout du moins, la place qu'il croyait être la nôtre.

"J'ai vécu une histoire très intense avec un centurion, il y a peu." lançai-je au cavalier, faisant allusion à Pascal. "Je me demande si vous serez à la hauteur."

Autant le taquiner un peu, puisqu'il n'y avait rien d'autre à faire. Je levai les yeux vers lui ; il avait un sourire joueur.

"Quand j'ai servi aux côtés de notre empereur Titus en Germanie, j'ai appris beaucoup de choses. On avait de très longues soirées. On faisait beaucoup de jeux. Toutes n'ont pas survécu." dit-il d'un ton suave.

Son regard ardent détailla les courbes de mon corps. Je lisais dans ses yeux tous les vices qu'il était impatient de me faire subir. Je compris alors qu'il était un être enragé, animé par des pulsions uniquement bestiales. Rien ne pourrait arrêter ses envies de torture, hormis mes pouvoirs. Il était peut-être temps de les retrouver, non ?

Celsinus accéléra l'allure pour me dépasser et poursuivre le chemin à l'avant. Corvimus, le soldat à la lance, trouva utile de préciser :

"Ce n'est pas un jeu pour lui, tu devrais te méfier."

A la fois anxieuse et agacée, je lançai tout en lui jetant un coup d'oeil désinvolte :

"Tiens donc, la Main a une langue aussi ?"

Corvimus me regarda sans savoir quoi répondre. Il ne s'attendait pas à une telle répartie. Eh oui, je n'avais pas oublié à quoi cet homme passait ses soirées. Puis, il me détailla de haut en bas. Je réprimai un soupir. Cela devenait habituel.

"Pourquoi tu portes une cape de soldat ?"
demanda-t-il.

Oh, il ne s'était pas rincé l'oeil, vraiment ? Sans doute n'avait-il pas vu quand je m'étais changée, en sortant du bordel.

"C'est un cadeau que l'on m'a fait. J'aime créer des vêtements avec des pièces d'étoffe surprenantes."
expliquai-je en donnant des nuances créatives à mon petit mensonge.

"C'est une cape de soldat gradé."
souligna-t-il.

Avait-il des gènes de perroquet ? A moins qu'il ne soit en famille avec Nora, car elle aussi butait sur certaines choses sans que l'on comprenne pourquoi.

"Tu doutes de ma valeur ?" fis-je avec un certain mépris.

"Si tu en as, que fais-tu là toute seule et sans escorte ?"

Excellente question.

"La valeur d'une personne ne se mesure pas au nombre de ses gens ou des joyaux qu'elle arbore."
déclarai-je d'une voix douce.

"Mais sa sécurité, oui. Aucun homme n'aurait laissé un bien si précieux à la portée de n'importe qui."

Je baissai les yeux en esquissant un bref sourire. Ce soldat me semblait beaucoup plus sympathique que Celsinus, en tous cas. Venait-il de me faire un compliment ? Je levai les yeux au ciel pour la forme et lançai avec un léger rire :

"Cesse de vouloir avoir le dernier mot ! C'est agaçant !"

Je croisai son regard et remarquai qu'il était amusé, lui aussi. Au moins, j'avais établi un lien positif avec l'un des centurions. Espérons que cela continue ainsi...

Tournant de nouveau la tête vers Celsinus, je le vis lever la main. Aussitôt, deux centurions sortirent des rangs pour se diriger vers la colline verdoyante qui nous faisait face. Cette dernière était cultivée et pas très haute. Un peu plus loin, deux paysans se tenaient, entourés par des cadavres d'animaux. De là où je me trouvais, je ne pouvais définir de quelle espèce il s'agissait. On nous avait stoppés, le temps d'envoyer les éclaireurs.

Machinalement, je posai de nouveau les yeux sur Corvimus et le surpris en train de m'observer. Son regard était à la fois doux et compatissant, comme s'il pensait "pauvre fille" mais sans aucun mépris. Il détourna vite les yeux et je fis de même. Me mordant les lèvres, je songeai que nous étions peut-être bel et bien perdus.

Il n'est jamais bon de lire de la crainte dans les pupilles d'un soldat.

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________________________________________ Mar 28 Mar 2017 - 18:29



"Le Jour de Saturne"

Zen soyons zen, du sang froid dans les veines soyons zen...



Je n'étais pas rassurée, et je préférais rester sur mes gardes. Si cela n'avait tenue qu'à moi, j'aurais refusé de me rendre à la villa. Trop dangereux. Mon instinct de survie, me dictait de faire profile bas. Je n'étais pas certaine qu'ils aient réellement gobé l'idée de garde du corps. Cela me paraissait un peu trop gros. Surtout sachant que j'étais une femme, et l'on sait tous qu'à cette époque, les femmes n'avaient pas beaucoup de considération. Donner mon nom aussi était une erreur. Je n'avais choisit « Diane » comme nom d'emprunt que bien après l'ère romaine. Estimant que le nom qu'ils m'avaient donné serait plus passe partout qu'Artémis. Généralement, l'on ne nous demandait pas de donner nos noms, lorsqu'Apollon souhaitait que l'on aille en ville. Il suffisait de dire que nous étions des voyageurs de passage, et l'on évitait les problèmes.

C'est à nouveau en silence, que je suivis Coray jusqu'à l'autre entrée de la villa. Arrivée, je remarquais un homme assez âgé, probablement Pline l'ancien à côté de chevaux, et entouré par des centurions ainsi que des femmes. Néanmoins, jetant un regard circulaire aux personnes présentes je remarquais qu'aucune n'avait de visage familier. Où étaient donc les autres ?

"Que fais tu là toi. Tu n'es pas censée être dans les cuisines ?"


Je tournais la tête pour remarqué qu'il s'agissait d'une femme. Je laissais néanmoins de côté, mon exaspération, ainsi que la remarque sèche que je n'aurais dans d'autres circonstances pas hésité à faire. Sans l'usage de mes pouvoirs, le mieux était de faire profile bas et éviter de continuer à se faire trop remarqué :

- Je suis ici pour chercher mes amis. Nous faisions route et nous avons été séparé. J'ai entendue dire que des étrangers étaient arrivé. Néanmoins, il semblerait que ceux que je recherche ne soient pas ici

"Des étrangers ? C'est le Préfet Pline l'Ancien en personne qui a fait route de Misène pour voir le Consul. Ce n'est pas n'importe quel étranger." Rit-elle

Oui merci, cette information je l'avais déjà comprise. Je parlais de véritables étrangers, des gens comme moi. Je n'aimais pas l'idée que nous ne soyons pas tous ensemble. Tout comme je n'aimais pas l'idée de rester ici. Si nous avions souvent bénéficié du principe de l'hospitalité du temps où la Grèce était considéré comme la plus importante des puissances antiques avec Apollon. Je n'avais jamais essayé le principe romain. Et le simple fait, qu'ils se mettent à poser des questions, m'imposait la méfiance.

"Vos amis sont sans doute en route. Des Centurions et des femmes font le chemin jusqu'ici à ce qu'un Centurion nous a dit."


Comme pour faire écho à mes pensées, la femme se mit à me détailler de la tête au pied. Trouvant une fois de plus mes vêtements étrange. Néanmoins son regard s'attarda sur mon arc toujours dans mon dos. Avec mes pouvoirs bloqué, je ne pouvais pas le faire disparaître. J'étais donc obligé de le garder à porté de main :

"Vous les trouverez sûrement en partant par là."

Elle indiqua un chemin de terre par lequel les chevaux étaient passé. Pour autant, je préférais ne pas m'aventurer là-bas. Pas en laissant Louise et Nora seules avec des gens qu'elles ne connaissaient pas. Nous, nous étions suffisamment fait remarquer comme cela dans la forêt. Si quelque chose ne se passait pas comme il le fallait, je souhaitais être présente pour essayer de rattraper les choses :

- Je vous remercie, je n'ai plus qu'à les attendre donc rétorquais-je en lui tournant le dos.

S'ils mettaient trop de temps à venir à ce moment là, uniquement je me mettrais en chemin. En attendant je préférais mettre ma main en visière à cause du soleil, et guetter. Je regrettais de ne pas avoir mon frère au prêt de moi, le temps m'aurait parut moins long, et j'aurais sans doute pu le taquiné au sujet du soleil. Grommelant pour la forme, que je l'aimais beaucoup mais que s'il pouvait être un peu moins en forme aujourd'hui je ne l'en aimerais que plus.

"Alors vos amis toujours pas là ?"

A nouveau la femme de tout à l'heure. Les autres commençaient à partir, et j'avais la net impression qu'elle me cherchait. Calme comme je l'avais toujours été, je me contentais de hausser un sourcil amusé :

- La patience est une vertus. En réalité, j'espérais qu'ils arrivent plus vite. Il a dût se passer un imprévu, le mieux est que j'aille m'en assuré par moi même.

Alors, qu'elle repartait, je m'engageais sur le chemin de terre. La route pour retrouver le reste du groupe, était facile, il me suffisait de suivre les traces laissés par les sabots des chevaux. De plus, le fait qu'elle soit déserte me facilitait grandement la tâche. J'estimais mon temps de marche à environ une dizaine de minutes avant que je ne tombe de nouveau sur une colline positionné du côté gauche de la route. Jusqu'ici rien d'alarmant, si je n'entendais pas des bruits au loin, un peu comme des murmures. Méfiante, je me rapprochais tout de même un peu, et découvrit plusieurs animaux à terre, des agneaux pour être plus exacte.

Sur le qui-vive, j'hésitais à m'approcher un peu plus et m'accroupir pour vérifier s'ils avaient subit une attaque. Même si à première vue, il ne semblait rien s'être passé de tel.

"Ne vous approchez pas !"

Un homme venait de surgir en haut de la colline. Le troupeau était très certainement à lui. Prudente, je choisis de reculer de quelques pas. Mieux valait, faire ce que l'on me disait. De plus, étant donné l'air paniqué qu'il arborait, cela me convainc d'autant plus de l'écouter :

"Faites attention, ils sont tombés comme ça les uns après les autres... Ils doivent être malade."

Cela m'arracha un froncement de sourcil soucieux, tandis-que je choisis cette fois-ci de me rapprocher, et une odeur proche de l'oeuf pourrit arriva jusqu'à mes narines me faisant plisser le nez. Nous étions à Pompéi, juste en dessous du Vesuve donc. Du soufre ? Cela me semblait logique. Et étant donné qu'un peu plus loin se trouvait le nécessaire pour les animaux s'abreuvent, sans doute était-ce cela qui les avait empoisonné. Je, ne pouvais néanmoins pas faire part de mes suppositions à haute voix :

- Je sens une odeur bizarre, est-ce normal ? Demandais-je d'un ton anxieux

"Certaines n'allaient pas bien depuis quelque jours, mais je ne pensais pas qu'elles souffraient toutes."

Étrange...Je restais muette, alors que d'autres personnes, arrivaient. Je reconnus sans mal les visages familiers d'Héra, Aphrodite ou encore Jaimie. Mais pâlit légèrement, me rendant compte que Jules et Socrate manquaient à l'appel. Oh pour l'amour de Gaïa, Ellie allait véritablement me tuer, si je lui perdait son écrivain favoris en cours de route. Que Iota ne soit pas présente, cela ne m'étonnait pas. Elle ne pouvait après tout pas quitter la bibliothèque. Cela ne m'empêchait pas pour autant de m'inquiéter pour elle. Mais, que Socrate et Jules ne soient pas présent n'avait rien de rassurant. L'un des six centurions s'approcha, augmentant d'un cran ma méfiance, même si je n'en montrais rien comme à mon habitude :

"Tiens, encore une étrangère sur nos terres ? Ça pousse comme des baies !"

Et les centurions romains seraient certainement très apprécié par les racines. Si je pouvais utilisé mes pouvoirs, il aurait finit parterre ligoté par ces dernières, afin de lui apprendre le respect. Je supposais qu'il allait encore une fois utilisé la carte de la diplomatie. Mnémosyne soit louée, j'étais quelqu'un d'extrêmement patient :

- Je suppose que c'est à vous que je dois le fait de retrouver mes amis saints et saufs. Merci d'avoir veillé sur eux, je suis navrée si notre présence vous dérange cela n'a jamais été dans nos intentions. Répondis-je calmement avec un sourire aimable

Il me regarda quelques instants, avant de s'intéresser à ce qu'il s'était passé ici, me faisant souffler quelques instants. Être diplomate étant extrêmement dure lorsque la personne en face de soit était aussi rustre et peu sympathique. C'était l'une des raisons pour lesquelles, j'avais toujours préféré la forêt. Je me méfiais des hommes, et des soldats par dessus tout :

"Ce ne sont que des animaux morts. Quelqu'un a dû les sacrifier à un dieu. "

"Mais ils n'ont pas de traces de sang ! Ils n'ont pas été sacrifiés ! Ils sont juste morts. Insista le paysan "

Le centurion le foudroya du regard, me faisant intérieurement grincer des dents. Il s'agissait de son gagne pain, s'il ne pouvait pas vendre ses bêtes, il ne pouvait pas vivre. Se croyait-il donc tellement important pour ainsi traiter le berger de la sorte ? Si des gens comme lui n'existaient pas, ta nourriture n'arriverait jamais jusque dans ton assiette bougre d'âne.

"Ça serait dommage que leur propriétaire les suive dans la mort. T'auras qu'à demander au Consul qu'on te rembourse ta perte. Ou mieux protéger ton troupeau la prochaine fois."

Je ne pu m'empêcher d'adresser un discret regard désolé au paysan. J'avais bien plus de sympathie pour lui que pour le Centurion. Et, si j'avais pu je l'aurais volontiers aidé pour son troupeau. Malheureusement, je ne pouvais rien faire. Le soldat fit signe aux autres de se mettre en route :

"On ne doit plus être très loin de chez le Consul." Dit-il avant de me regarder "Tu viens de là bas, femme ?"

Oui homme c'est de là-bas que je viens. Mais, je conçois que tes facultés de réflexions soient digne de Néanderthal. Quoi qu'encore ils étaient sans doute bien plus intelligent. Je me contentais de penser cette réflexion, et toujours aussi diplomate de hocher la tête avant de donner une réponse intelligible :

- J'ai dût laissé le reste du groupe là-bas pour allé à votre rencontre. Nous ne souhaitions pas vous importuné


"Espérons le pour vous."

Après cette remarque, il eu le geste absolument gracieux de se moucher dans sa main, et de jeter la saleté à terre, avant de s'essuyer sur le paysan. La classe incarnée, on comprenait mieux pourquoi j'avais fait le choix de rester vierge pendant des siècles. Et encore, je songeais qu'il aurait bien mieux valut pour tout le monde que je le reste.

"On reprend la route et on ne traîne pas derrière !"

Le mieux à faire pour étouffer l'indignation, face à la manière dont l'on traitait ainsi le pauvre homme qui n'avait rien demandé et ne faisait que s'inquiéter concernant ce qu'il allait advenir de lui, s'il perdait toutes ses bêtes les unes après les autres était encore de partager les informations que j'avais. Étant donné, notre relation actuelle, j'estimais qu'Héra devait en être informée. Aussi est-ce naturellement vers elle que je me dirigeais. Dans un premier temps, elle me fit part des informations qu'elle avait au sujet de Pompéi, cela compléta le peu que j'avais en ma possession déjà. Mais, quelque chose me tracassait, et l'inquiétude pour les autres personnes resté dans le temple, était toujours omniprésente, sans doute devait-elle s'en rendre compte :

- Est-ce que toi aussi tu as aperçu une ombre fantomatique dans la bibliothèque ? J'étais avec Nora, et cette...Chose nous a foncé dessus après quoi, nous nous sommes retrouvés à dévalée une colline, avant de partir dans les bois


Héra prit un instant de réflexion, suite à ce que je venais de dire, et continua le dialogue :

"Je ne peux pas te le dire avec certitude, une chose est sûre, j'ai bien vu une telle chose se diriger vers Aphrodite... Jaimie et moi on s'est mis à courir juste après cela... mais cela me semblerait logique que cette chose ai poursuivi sa route jusque nous... peut-être qu'elle n'a pas touché Socrate et Jules ? ce qui expliquerai leur absence..."

Plausible, même si j'avais un peu de mal à vraiment y croire. Dans ce genre de galère nous subissions généralement tous les conséquences d'une manière ou d'une autre :

- J'espère qu'il s'agisse de cela et qu'ils soient resté sur la lune. Même, si une part de moi ne peu s'empêcher de douter sur cette supposition. Les choses sont rarement aussi simple dans ce genre de cas malheureusement. Je marquais une pause, vérifiant bien que l'on ne nous écoutait pas et reprit : Il faut rester très prudent, et surtout éviter de trop se faire remarqué. Nous avons retrouvé Louise avec Nora, et certaines...maladresses ont déjà été commise. Les gens s'interrogent de me voir ainsi porter un arc, mais je ne peux pas le faire disparaître. Lorsque j'ai tenté de contacter Apollon un peu plus tôt j'ai eu l'impression de recevoir une décharge électrique dans la tête. Mes pouvoirs semblent bloqués, je ne peux pas m'en servir. Est-ce la même chose pour Aphrodite et toi ?

Même si c'était stupide, j'espérais qu'au moins l'une de nous les aient. Nous aurions ainsi un léger avantage. Tout me paraissait hostile, depuis que nous étions arrivé. J'ignorais ce que nous faisions là et qui nous avait envoyé à cette époque. Il faudrait que je songe à le remercier pour son cadeau empoisonné si je découvrais son identité.

"Concernant l'idée d'éviter de se faire remarquer je pense que c'est un peu tard... tant de votre côté que du notre... mais tu as raison, tentons de la jouer fine pour la suite des événements tant que nous ne comprenons pas comme régler la situation"
Elle sembla réfléchir quelques instants et dit "C'est assez étrange, en effet... le pouvoir de séduction d'Aphrodite n'a pas fonctionné non plus sur le garde, bien qu'elle n'ai pas reçu de décharge... Moi en revanche... je l'ai reçu lorsque j'ai tenté de me téléporter à quelques centimètres de là, juste pour essayer... et si..." A nouveau Héra s'interrompit rassemblant ses pensées. "Et si... nous ne pouvions pas utiliser les pouvoirs ayant un impact sur le temps et l'espace ? Tu as tenté de contacter ton frère resté dans notre présent, et j'ai tenté de me déplacer dans un espace révolu... Peut-être devrions-nous tenter de communiquer entre nous deux par la pensée ? Nous serrons fixés... et si ça fonctionne...on sera plus discrètes pour parler"

Héra eu un hochement de tête entendue, auquel je répondis. Néanmoins, lorsque je tentais de la contacter, à nouveau j'eus l'impression de recevoir une décharge à l'intérieur de mon cerveau. Après quoi des murmures se firent entendre de manière bien plus prononcé qu'auparavant

"bon... ça peut confirmer notre théorie..." Commenta Héra en se massant la tête "nous sommes deux personnes du futures tentant de communiquer dans le passer... c'est embêtant... et ces murmures... tu les comprends ?"

Je fronçais les sourcils avant de hocher négativement la tête. La seule que je savais c'était qu'il n'était jamais bon d'entendre des murmures à l'intérieur de sa tête.

- Il y a autre chose. Tout à l'heure, lorsque j'ai tenté de contacter Apollon, je me suis entendue prononcer ma douleur en écho. J'ignore si c'est lié aux murmures en revanche.

L'information, me paraissait plus pertinente à présent, peut-être qu'avec tout cela nous réussirions à poser le doigt sur le réel problème.

"Comme si tu étais dédoublée? ou endormie ?"


Je lui jetais un regard étonné. Certes, je lui avait parlé du fait qu'à présent, quatre d'entre nous avaient «retrouvé » la capacité de dormir. J'avais bien insisté là dessus. Les paroles d'Hypérion, n'étaient pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Mais pour autant, ce dont elle me parlait me paraissait étrange :

"Quand tu fais des cauchemar et que tu hurles, tu hurles parfois réellement... et tu t'entends comme dédoublée... comme si tu étais à différents endroits en même temps... tu vois ce que je veux dire ? Depuis que tu as la possibilité de dormir, as-tu déjà vécu cet événement ?"


Je réfléchis. Je n'avais pas l'impression d'avoir déjà vécu cela. Et pourtant cela faisait un moment à présent, que je pouvais dormir. Cela avait finit par devenir une habitude, comme pour les mortels. Tous les soirs de monter dans ma chambre et de me coucher afin de m'endormir. Mais, je ne me souvenais d'aucune chose de la sorte :

- Non jamais, cela fait bien deux ans à présent que j'ai retrouvé cette capacité. Mais, mon sommeil est assez paisible je dirais. Lors de notre dernier voyage, Hypérion nous a dit qu'à présent nous pourrions au fur et à mesure retrouver nos souvenirs grâce au sommeil que ce soit Athéna, Apollon ou bien moi


"Voilà qui est intéressant... mais pour ce qui est de notre problème, je ne vois pas comment te le faire comprendre autrement... et si... nous laissions simplement découler la suite des événements? Peut-être que nous y verrons plus clair... il ne faut en tous les cas ne pas se séparer... surtout des humains... et de Jaimie qui a aussi perdu tout son statut de cavalier..."


- Alors je suppose que Louise n'a plus non plus son don de guérison Rajoutais-je pensivement

Cela me semblait logique, étant donné que tout le monde semblait avoir soit perdu ses pouvoirs, soit les avoirs bloqués comme c'était le cas pour nous.

- Il y a autre chose. J'ai rapidement discuté avec l'homme qui s'occupait du troupeau. J'ai sentie une odeur ressemblant fortement à celle du soufre et je lui ai demandé si c'était normal. Il m'a répondu que certaines bêtes n'allaient pas bien depuis quelques jours mais qu'il ne pensait pas qu'elle souffraient toutes

"Du souffre..." Elle me jeta un regard lourd de sens tandis-que je hochais la tête. Oui, j'y avais également pensé. "Tu ne m'as pas dit que certaines créatures utilisent le sable noir? Le sable noir est un sable volcanique... et il sent le souffre... Et si c'était lié ?"

Je pâlis légèrement, Si j'avais mentionné le fait que certaines personnes semblaient avoir la capacité de le manipuler. Il y en avait une, que je m'étais bien gardée de mentionner. Et ce genre de choses, lui ressemblait assez. Pour autant je me repris. Il s'était déjà fait remarqué en Janvier, après presque un an sans se manifester. Il n'allait pas le refaire, cela me semblait un peu trop imprudent non ? Pour autant...Devais-je faire part de mes soupçons au reste du groupe ? Je n'étais pas sûr d'en être capable. Cela restait un sujet délicat dont je n'aimais pas parler. Aussi, préférais-je me taire et me concentrer exclusivement sur le sable noir :

- Le Sable noir reste très mystérieux, pour nous tous. Pour autant, je sais qu'il existait bien avant nous. Il était déjà présent du temps des titans


Le sourire d'Héra s'adoucit, mon trouble n'avait pas une fois de plus pas dût passé inaperçus aussi fugace eut-il été :

"Et bien voilà que nous recollons les morceaux, du titanesque qui nous pose généralement problème, un volcan, du souffre et du sable noir... Détends-toi, ça va aller... si aujourd'hui était le jour de ta mort, tu le saurais déjà, crois-moi... de même que pour nos amis ici présents..."

Elle me prit le poignet qu'elle pressa doucement, comme pour me rassurer. Aussi décidais-je de mettre mes craintes de côté, et me contentais de la remercier du regard. Ce n'était pas le bon moment, pour se laisser allé. Je devais rassembler toutes mes forces pour me concentrer sur la suite des événements, quelque chose me disait que j'allais en avoir besoin...



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Jamie Skyrunner



« Laissez tomber l’aïoli,
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Jamie Skyrunner


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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 Generation-Kuzco-1

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________________________________________ Mar 28 Mar 2017 - 22:30

Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 Tumblr_nhl4rkLUEZ1tho95mo1_250Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 Tumblr_inline_nhjf8xZrhj1qk5yi9
Euh.... Objection?

C’était peut-être secondaire, voir totalement dépourvu de la moindre once d’intérêt mais Jamie devait l’avouer : jamais il n’aurait cru porté un jour une robe. Enfin, une ‘toge’ comme l’avait préciser son  ‘ravisseuse’, à laquelle Jamie ne parvenait plus à penser sans rougir. Pas que Jamie n’avait jamais eue affaire à une prostituée, ni même qu’il était puceau. C’était juste que Jamie était un garçon très pudique sur ses sentiments. Voir même pudique tout court. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de se balader en petite tenue devant des gens, bien que Callio l’ai vu quelque fois torse nu. Cela ne s’était pas arrangé avec sa… Crise existentiel. Il savait très bien que son corps était devenu beaucoup trop sec, musculeux, assez effrayant en un sens, et c’était devenu encore plus rare, donc. Alors il devait bien avouer que se faire déshabiller sans même un préambule dans une maison de terre, dans un... ‘lupanare’ ? Par une fille de joie voleuse, non, très clairement, Jamie ne risquait pas de pouvoir y repenser sans rougir un jour. Le pire étant d’avoir été ‘pris en flagrant délit (d’innocence ou de naïveté, c’était selon) par non pas une mais deux déesses de l’Olympe. Et pas les moindres ! Sa seule alliée, déesse du mariage et celle qu’il avait tué, déesse de l’Amour.

Rien que d’y penser, Jamie se remit à fixer ses pieds nus dans les graviers. Si il avait eue la présence d’esprit d’enfiler sa jupette quand les soldats romaines étaient entrés, il avait complètement zappé de renfiler ses chaussures. Heureusement qu’il avait eue la présence d’esprit de gardé son t-shirt. Et son boxer. Non parce que très clairement, cela aurait été bien pire sans ce dernier! Déjà que là, il… Découvrait les ‘joies’ et courants d’air d’avoir les jambes entièrement à l’air -et non pas protégées à partir des mollets, comme avec un bermuda ou un short-long… C’était très bizarre comme sensation, ce léger vent qui venait s’engouffrer sous le tissu d’une couleur vaguement ocre, poussiéreuse comme le sol qui lui égratignait les pieds. C’était assez douloureux, surtout maintenant qu’il prenait conscience de ne plus avoir une once de titanesque dans les veines. Enfin…. Ça ça restait à prouver. Mais il était clair que les traces vaguement rougeâtres qui le suivant n’étaient pas en train de s’amenuiser. Au contraire.

Un chuchotement, suivit d’un rire gras lui fit jeter un regard par dessus son épaule. Aussitôt, il fût pousser en avant, manquant de s’étaler sur le sol.

-Eh!

-Avance !

Il obéit, regardant à nouveau vers l’avant. Ses yeux se posant sur Aphrodite. Sa prestance l’abasourdissait. Sa réaction face aux soldats l’avait laissé proprement sur les fesses. Elle avait un tel aplomb, une telle insolence, mais polie, pas réellement punissable tant elle était bien tourné… C’était impressionnant. Même là, captive, elle avait un port de tête fier, à la limite du hautain, qui était véritablement stupéfiant. Malgré lui, Jamie l’observa longuement, jusqu’à la voir esquisser un regard en arrière, comme si elle avait sentit son regard et Jamie détourna aussitôt les yeux, faisant mine d’être absorbé par le paysage. Il ne manquait vraiment plus que cela : qu’elle croit qu’il la mate. Cela finirait d’achever son portrait d’obsédé….

Elle eue une sorte de petit rire, dissimulé dans un soupir, et Jamie manqua à nouveau de rougir comme un gamin.

-Je... Je m'excuse pour... euh... Avant?

On vous avait déjà présenté le prix Nobel de l'éloquence? Des fois, il avait vraiment envie de se mettre d'immenses torgnoles dans la face. Cependant, cela ne semblait pas le rendre plus demeuré aux yeux de la Déesse apparemment.

-Ne t'excuse pas pour ça, soupira-t-elle à son attention, sans vraiment le regarder. C'est dans la nature humaine. Les hommes sont attirés par ce genre d'endroits comme les abeilles par le miel. C'est génétique, tu n'y peux rien, conclut-elle, dans un haussement d'épaules.

Donc non seulement, il s'était ridiculisé, mais en plus, elle le prenait tout simplement pour un mâle en rut. Excellent. Jamie se sentit encore plus à l'aise soudain, vis à vis de cette femme qu'il avait tué... Il était clairement sur la bonne voie pour apaiser leur relation désormais...

Secouant la tête, il finit par détourner le regard à son tour, observant pour la première fois depuis qu'il avait quitter le bordel ce qui l'entourait. Il lui fallut donc un peu de temps pour réaliser que ce qu’il avait prit, en périphérie de son regard, pour une montagne était en réalité beaucoup plus grand. Et d’une forme… Particulière. Singulière. Fronçant les sourcils, Jamie ne se rendit pas compte qu’il ralentissait, observant l’immense forme, la bouche à demi ouverte. En revanche, cela n’échappa pas aux hommes derrière lui.

-Avance exoletus!

A nouveau, cela sembla déclencher un rire gras dans son dos, et Jamie se retourna aussitôt, manquant de peu de se prendre le soldat qui le suivait de plein fouet.

-Il y a un problème?

-Que regardes-tu, infâme ? Ironisa l’homme, provoquant à nouveau, un gloussement gras de la part de son camarade le plus proche, un grand benêt aux boucles brunes désordonnés.

-Toi, aux dernières nouvelles.

Le soldat eue un rictus, s’approchant de lui au point de manquer de le faire reculer. Littéralement beaucoup trop proche, au point que Jamie pouvait admirer avec précision son manque totale d’hygiène buccal. D’un geste, il vint pincer les joues de Jamie entre son pouce et son index, le forçant à avancer les lèvres comme une ado cliché en pleine selfie.

-Bien tenté, exoletus, mais j’ai ordre de te mener à destination…

Sa voix avait une téciture dérangeante, et Jamie se sentit aussitôt extrêmement mal à l’aise.

-Tu sais, si il s’y prend bien, cela ne devrait pas te mettre trop en retard…

-Quel intérêt, si cela ne dure pas !

L’esprit de Jamie se mit à tourner à toute vitesse, fixant tour à tour les deux hommes, avant de se faire de nouveau poussé vers l’avant, se raidissant dès qu’il sentit l’haleine si particulière du moins brun des deux à son oreille.

-Mais après, tu pourras racheter ta ‘liberté’…

Un long frisson se mit à couler le long de son échine, profondément dérangent, et il ne put s’empêcher de légèrement se redresser, comme pour s’extraire de sa proximité.

-J’ignorais que les travestis c’était ton genre Quintus !

La compréhension le fit littéralement blêmir, et l’envie de lever les yeux au ciel le traversa tout aussi vite que la gêne et l’envie d’accélérer le pas. Au final, cela avait de la logique. Ils les avaient récupérés tous les trois dans un bordel. Il portait une ‘toge’ mais sans avoir la moindre preuve qu’il ne s’agisse bien d’un vêtement d’homme -à bien y regarder, Jamie croyait bien qu’il s’agissait de la même couleur que celle que portait la seconde femme arrivée dans la chambre. Et en plus, si il se souvenait bien du peu qu’il avait retenu du lycée, il lui semblait bien que l’homosexualité n’était pas révoquée dans la… Rome antique ? Jamie n’était toujours pas certain de où ni de quand ils avaient tous atterrit mais les noms et les vêtements, ainsi que les charmantes odeurs, le poussait à croire qu’il devait y avoir un César quelque part pas loin.

Génial. Donc non seulement, il devenait la proie des prostituées mais en plus on le prenait pour une prostituée…

C’était quoi le but de l’expédition à la base déjà ? Ah oui. Comment éviter la fin du monde…

Tout était une question de relativisation….

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Bring me champagne when I'm thirsty and reefer when I want to get high. When I'm lonely bring my woman and set her right down here by my side. Well you know there shouldn't be no law, for people that wanna smoke a little dope. You know it's good for your head it will relax your body, don't you know. Well you know I'm gonna get so high, sho' nuff it's my way !

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Gouverner Tous ! »


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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 Rey200

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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 _


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________________________________________ Mer 29 Mar 2017 - 11:15


Mais qu'est-ce que c'est....
...ce BINZ ???!




    L'esclave qu'on traînait au bord du bassin émis des cris perçants qui devaient porter bien au-delà du domaine où on se trouvait. Les femmes observaient l'homme sans dire quoi que ce soit, tandis que les Centurions étaient à deux doigts de le jeter dans l'eau où nageaient des anguilles.

    « Ce n'est pas de ma faute !! »
    cria t'il à s'en arracher la mâchoire.

    Je ne pouvais plus ouvrir la bouche, tentant de trouver une solution. Le Centurion face à moi tenait mon bâton de sa main et mon épaule de l'autre. Même si je passais devant eux, il y avait Louise à côté qui était en proie à un autre Centurion et ils étaient bien trop nombreux pour moi toute seule et mon bâton.

    « Ce n'est pas la nourriture ! C'est l'eau ! » hurla t'il une nouvelle fois.

    Le Consul plissa les yeux devant le scintillement de l'eau. Il leva le bras comme le faisaient les Empereurs romains, le poing serré, le pouce parallèle au sol. Il devait se sentir si puissant de pouvoir décider ou non de la vie d'un homme. Je fulminais, cherchant désespérément une solution.

    « Ne t'en mêle pas, femme. » murmura le Centurion.

    « Il n'a rien fait qui mérite la mort ! » dis-je entre mes dents suffisamment bas pour que seul le Centurion m'entende.

    « Si on devait intervenir à chaque fois qu'un esclave subit un traitement cruel, on n'aurait même plus le temps de manger ou de dormir. »

    « Vous allez le laisser mourir sans rien faire ? »

    « Ce n'est pas à lui que j'obéis, et encore moins à toi. Alors fait silence ou tu subiras le même sort. »

    Sous nos yeux, dans les dernières minutes qui paraissaient tellement longues, un homme avait été déshabillé, lui laissant qu'un pagne en guise de vêtement. On lui avait lié les mains dans le dos et on l'avait conduit au bord du bassin. On avait arrosé son corps d'une substance qui ressemblait à ce que Robyn appelait du vinaigre. Et on s'apprêtait à le jeter dans l'eau.

    « D'ordinaire, les anguilles se nourrissent de têtes de poissons et d'entrailles de poulet. Aujourd'hui, elles feront un bien meilleur festin. »

    Il tourna son poignet et abaissa son pouce vers le sol. Les Centurions le poussèrent dans l'eau, tandis que je serrais ma main fortement sur mon bâton, si bien que le Centurion qui me retenait, m'avait observée, sentant sans doute la pression sur le bout de bois. Mais il était tout aussi fort, très fort même. Je savais en croisant son regard que tôt ou tard, si j'en avais l'occasion, je le tuerai. Je n'hésiterai pas une seule seconde. Ces hommes étaient mauvais. Ce monde était cruel.

    J'avais tenté de ne pas écouter les hurlements de l'homme qu'on avait jeté dans le bassin aux anguilles. Je n'avais pas regardé son corps bouger dans tous les sens, s'agiter au contact de l'eau et des morsures. Je ne m'étais pas rendu compte que désormais, il ne faisait plus que flotter à la surface, quasi immobile, et que tout à coup, son corps fut emporté une nouvelle fois au fond du bassin.

    « Sortez-le de là ! »

    Cette fois-ci la voix émanait d'un autre endroit du bassin. En levant les yeux, j'avais vue Marcus s'approcher d'un pas précipité.

    « Je vous en prie, Consul. Sortez-le tout de suite, il est innocent ! »

    Marcus était accompagné par un autre homme que je ne connaissais pas et qu'il avait dû rencontrer en chemin. Le Consul n'avait pas réagis de suite, mais il avait finalement fait un geste de la main et les esclaves autour de lui s'étaient agités. Ils avaient pris une sorte de perche qu'il avait plongé dans l'eau. Ca avait mis du temps, mais quelque chose avait été ramené à la surface et sur le bord du bassin. L'esclave était mort, c'était évident. Marcus n'était pas arrivé assez tôt.

    « Il n'est pas responsable de la mort de vos anguilles. Je reviens de la citerne. Elle est pratiquement vide. Toutes vos réserves sont épuisés et il y a du souffre au fond de la cuve ! Pompéi va finir par se retrouver sans la moindre goutte d'eau ou de l'eau empoissonnée, si ce n'est déjà fait. »

    Il marqua une pause. S'attendant sans doute à une réaction du Consul qui n'arriva pas.

    « Mais ça, vous le saviez déjà. » ajouta t'il. « Il était inutile de tuer cet esclave. »

    « Il est ma propriété. »

    Je sentais que ça l'énervait d'obtenir uniquement ce genre de réponses. Il observa les bassins autour de lui, avant de fixer une nouvelle fois le Consul.

    « Le gaspillage de tant de précieux liquide au coeur même de la sécheresse pour agrémenter les poissons est inadmissible ! »

    « Ces bassins sont également ma propriété. » dit-il sans sourciller.

    « Ils sont tous les deux votre propriété, c'est exact. Mais cette eau appartient à l'Empereur, Consul. »

    Ce dernier eu un petit rictus, tandis que les Centurions nous lâchaient. Est-ce qu'ils étaient obligés de lui obéir en ne faisant rien ? Pourquoi ils suivaient un homme qui faisait tant de mal ? Ils n'avaient pas de courage pour se détourner de lui ?



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Ca pique !
Est-ce qu'on flotte là bas ?!
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Jules Verne



« Pas de main,
pas d'arlequin ! »


Jules Verne


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________________________________________ Mer 29 Mar 2017 - 15:45

« Tout s'effondre... »

Je perds mon centre de gravité.

Passé le moment d'égarement, il me semblait évident que nous nous trouvions toujours dans une aile de la bibliothèque, puisque Iota ne pouvait sortir de cet endroit. C'était la condition qu'avait établi le titan Hypérion et je ne l'avais pas discutée. La présence de l'enfant était en soi un véritable miracle. Cependant, quelque chose clochait. Cela me semblait absurde qu'il pleuve entre les murs de cet édifice. Qui plus est, la lune n'était pas régie par les phénomènes météorologiques.

Pour l'instant, le mieux à faire était d'entrer dans l'auberge afin de découvrir de quoi il retournait. Je demandai à Socrate de rester dehors en compagnie de Iota car je craignais pour la vie de l'enfant. Les dieux seuls savaient ce qui nous attendait une fois la porte passée. Une nouvelle prison comme le Nautilus, ou un piège encore plus fourbe ?

"Vous êtes fou ! Il pleut dehors !" s'insurgea l'homme-chat. "J'ai vu de la lumière à l'intérieur ! J'ai besoin d'une cheminée et d'un bon feu pour me sécher les poils !"

"Et moi, j'ai besoin de quelques minutes pour m'assurer que cette auberge est sans danger."
dis-je en baissant brièvement les yeux vers Iota.

"Mais elle l'est. Vous ne voyez pas le côté convivial ?" fit-il en désignant les vitres illuminées. "En plus, il y a une pancarte !"

Effectivement, juste à côté de la porte, on pouvait lire sur un écriteau élégant le mot "Bienvenue", suivi par d'autres mots écrits en plus petits. Ma mâchoire se crispa.

"Cela me semble être un piège habilement maquillé."

Socrate fit une moue et tourna la tête vers l'écriteau.

"Aha, vous voyez ! C'est très amical. Ca donne envie d'entrer."

Sceptique, je me résolus à lire :

"Bienvenue. Ici vous trouverez à tout casser un bras pour quatre personnes et deux jambes pour six, mais dans tous les cas, vous serez toujours bien accueillis au Baltimore Gun, l'ami !"

Je fronçai les sourcils, partagé entre l'amusement et l'anxiété.

"Ca me rappelle le Gun Club dans ton roman."
intervint Iota d'un ton grave.

"Exactement. Une raison valable de ne pas entrer." déclarai-je, crispé. "Nous sommes deux rescapés du Nautilus. Inutile de plonger tête la première dans une potentielle autre prison."

Malgré tout, ma curiosité m'intimait d'entrer, de découvrir ce que renfermait cette fameuse auberge. Si Iota n'avait pas été présente, sans doute que je me serais laissé tenter. Après tout, je n'étais plus à une mort près.

"Et vous voulez qu'on fasse quoi, alors ?" demanda Socrate d'un ton grincheux. (je notai qu'il me considérait comme le chef des opérations) "Je ne retournerai pas sous cette pluie !"

Il tendit le bras pour désigner l'averse et gémit légèrement en sentant l'eau clapoter contre sa peau délicate.

Je pivotai vers la rue, désemparé, avant de me tourner de nouveau vers l'homme-chat. Je lus dans son regard qu'il ne suivrait aucune de mes recommandations.

"Ouvrons la porte et attendons. Nous aurons déjà un aperçu." proposai-je.

Je pris soin de placer Iota derrière moi, toujours abritée par l'auvent de l'auberge, et posai la main sur la poignée de métal. A cet instant, Socrate me poussa pour passer le premier et ouvrir la porte en grand. Il s'engouffra à l'intérieur avant même que je puisse le retenir.

Je pris la main de Iota et pénétrai dans l'auberge à mon tour. Des odeurs diverses parvinrent à mes narines, mélanges d'alcools, de tabac, de viande grillée et de transpiration camouflée par de l'eau de Cologne. L'homme-chat grimpa souplement les trois marches en bois ; je le suivis, sur le qui-vive et nous débouchâmes sur une vaste pièce aux allures chaleureuses. Plusieurs tables en chêne étaient disséminées ça et là, auxquelles étaient installées des hommes vêtus de costumes de mon époque. Ils étaient tous en grande conversation. En les détaillant, je m'aperçus qu'ils leur manquaient à tous un morceau de leur anatomie. Certains portaient un oeil de verre, d'autres une jambe de bois, d'autres encore un bras articulé. L'un d'entre eux se déplaçait même sur une chaise à roulettes, car il n'avait plus de jambes.

Le plancher grinçait à chacun de nos pas. Les poutres qui soutenaient le plafond étaient apparentes, ce qui conférait un aspect rustique aux lieux. Un cochon rôtissait autour d'une broche dans l'âtre de l'imposante cheminée et un homme s'affairait à un comptoir. Des tonneaux sans doute remplis de vin trônaient dans un coin.

Les hommes accidentés discutaient tranquillement entre eux, faisant des ronds de fumée avec leurs cigares, ou mouillant leurs moustaches dans leurs verres de brandy. Hormis l'atmosphère singulièrement rustique de l'auberge, ces hommes semblaient sortir tout droit du Gun Club de mon roman, De la terre à la lune.

Je me sentais presque intimidé de me retrouver confronté à ces individus. S'agissait-il de mes personnages ou d'une coïncidence étrange ?

"Eh, l'ami !"

Un homme s'avança vers nous en boîtant. Un tablier sale était passé par-dessus ses oripeaux abîmés. J'en déduisis qu'il était l'aubergiste. Avec surprise, je découvris qu'il portait une prothèse en forme de gros saucisson à la place d'une jambe de bois. D'ailleurs, plus il approchait, et plus il dispensait une odeur d'ail et de salami.

"Il me semble que vous ayez un problème." soulignai-je en désignant sa jambe.

L'aubergiste baissa les yeux et fit un geste désinvolte avant de répliquer, d'un ton bourru :

"Oh, ça c'est pas pratique pour l'entretien, mais en cas de famine, c'est l'idéal ! C'est comme ça que Sherman a survécu à la guerre ! Un bras en salami ! Très utile l'ami, très utile !"

Un membre du Gun Club, américain donc, qui discutait charcuterie française, voilà qui était pour le moins surprenant. Je passai une main sur mon front endolori. Peut-être m'étais-je fait plus mal que je ne croyais ? Peut-être étais-je toujours inconscient, à dériver dans les méandres de mon imagination qui partait en... eau de boudin (pour garder les références charcutières) ?

"Certainement." déclarai-je en massant légèrement mon front avec deux doigts. "Pourrions-nous nous installer auprès du feu ? Ma... fille est trempée, ainsi que mon domestique."

J'entendis Socrate émettre un léger feulement indigné, dans mon dos. Je n'y pouvais rien si les asiatiques ne pouvaient espérer meilleur rôle, à mon époque. Un sourire tressauta au coin de mes lèvres alors que je précisai, avec un plaisir évident :

"Il s'appelle Passepartout."

"Bien sûr ! Mettez-vous près du vieux Bilsby !"
fit l'aubergiste en indiquant un endroit non loin de la cheminée. "Vous nous donnez quoi ?" ajouta-t-il en me regardant avec un sourire jovial.

"Depuis quand doit-on payer pour s'asseoir au coin d'un feu ?" objectai-je, méfiant.

"Tout le monde doit faire un don au Baltimore Gun !"
dit l'autre, surpris.

Soudain, je m'aperçus que tout était devenu très silencieux. Les hommes attablés avaient arrêté de parler et nous observaient d'un air choqué. Un vieillard en fit même tomber sa pipe. Désormais, je savais que je me trouvais dans un fragment de mon imagination. Nul ne réagit d'une façon aussi excessive pour une si futile raison, encore moins une vingtaine de personnes.

"Je n'ai rien sur moi hormis des cigares." dis-je d'un ton contrarié. "Vous n'en auriez aucun usage puisque ces messieurs fument déjà."

"Mais... nous ne parlons pas de ce genre de don."
rétorqua l'aubergiste, énigmatique.

Je sentis Iota se rapprocher de moi en serrant plus fort ma main. Je soutins le regard de l'homme sans ciller. Il ne m'impressionnait pas.

"Dans quoi vous nous avez conduit ?"
fit Socrate d'un ton écoeuré.

En détaillant les messieurs attablés, je me rendis compte que leurs prothèses étaient semblables à celle de l'aubergiste : une corne de bouc à la place d'un crochet de métal, un oeil de taureau au lieu d'un oeil de verre, d'autres saucissons pour remplacer des bras ou des jambes... Un frissonnement désagréable parcourut mon échine.

"Tous ceux qui sont entrés ici ont fait un don !"
expliqua l'aubergiste d'un ton évident.

Fallait-il que l'on sacrifie une part de nous-mêmes pour bénéficier d'un peu de chaleur ? De toutes façons, c'était absolument hors de question. Je n'allais pas laisser un cauchemar me dicter la marche à suivre, encore moins autoriser l'ablation d'un membre.

"Merci de votre hospitalité, mais nous comptons pas rester." dis-je poliment tout en me détournant déjà, la main de Iota serrée dans la mienne.

Je revins sur mes pas, descendis les trois marches et posai la main sur la poignée de la porte. Je l'ouvris mais à cet instant, un courant d'air contraire la claqua brusquement. Quelque chose nous empêchait de sortir. Il était inutile de persister. Les mauvais rêves ont toujours le dessus.

Je jetai un coup d'oeil par-dessus mon épaule, remarquant l'aubergiste qui me fixait d'un air narquois. Les autres hommes nous observèrent encore quelques instants avant de reprendre leurs conversations.

"Vous ne serez vraiment pas déçus du service que nous vous proposerons. Ici au Baltimore Gun, on s'éclate bien plus que si on était dehors à distiller de l'huile de baleine ou planter du tabac !" lança l'aubergiste d'un ton guilleret.

Je reconnus quelques lignes remaniées de mon roman, mais cela ne me fit nullement plaisir. L'aubergiste garda les yeux rivés sur ma main libre, comme s'il était impatient de la voir arrachée de mon bras. Je déglutis avec peine.

"Alors, avez-vous fait votre choix ?"
demanda-t-il en levant la tête vers nous.

"Si je vous laisse me couper quelque chose, nous pourrons séjourner ici tous les trois en toute tranquillité ?" m'enquis-je, suspicieux.

Ma phrase aurait pu être humoristique si l'heure n'avait pas été aussi grave. Je restai de marbre, toisant l'aubergiste sans ciller. Evidemment, j'étais terrifié, mais je tentai de me rassurer en me souvenant qu'il ne s'agissait que d'un délire provoqué par un violent choc au crâne. Rien de tout ceci n'était réel et ne prêterait à conséquence.

"Evidemment ! Vous resterez ici pour toujours ! Il n'y aura aucun souci !"
répondit gaiement l'homme bedonnant avec un grand sourire.

A cet instant, un autre homme arriva et posa brusquement une bassine sur le pupitre juste à côté des marches.

"Tiens, l'ami, je t'ai ramené le stock !" lança-t-il à l'aubergiste. "C'est tout ce qu'il nous reste, mais ces braves gens devraient pouvoir trouver leur bonheur."

Il inclina brièvement la bassine vers nous, dévoilant diverses pièces de charcuterie, comme des oreilles de porc, des saucissons, du salami, un jambon, des yeux, de la cervelle...

"Pour la petite, je verrais bien un nez de cochon !" proposa l'aubergiste d'un ton affable.

Je sentis Iota se presser contre moi, ses grands yeux horrifiés fixés sur le contenu de la bassine.

"Ne m'approchez pas !" fit Socrate en reculant d'un pas. "Bande d'humains dégénérés !"

"Nous ne restons pas." coupai-je d'un ton cassant. "Nous avons prévu de nous rendre sur la lune. Peut-être cela vous évoque-t-il quelque chose ?"

Le regard de l'aubergiste devint brusquement intéressé.

"Sur la lune ? Quelle drôle d'idée. Cet homme veut aller sur la lune !"
dit-il d'une voix forte.

Tous les messieurs attablés éclatèrent de rire. L'aubergiste s'appuya sur le pupitre pour m'observer :

"Mais mon ami... vous y êtes déjà !"

L'homme qui avait apporté la bassine s'approcha de Iota pour lui prendre la main. Elle se pressa davantage contre moi et je passai un bras autour d'elle, avant de jeter un coup d'oeil incendiaire à l'inconnu.

Bientôt, les hommes tapèrent leurs verres contre la table tout en scandant :

"Le don ! Le don ! Le don ! Le don !"

"Sommes-nous toujours dans la bibliothèque de Diane ?"
me demandai-je à voix haute.

Instinctivement, comme si elle était en mesure de m'apporter la réponse, je baissai les yeux pour croiser ceux, écarquillés, de Iota.

Pendant ce temps, l'aubergiste avait quitté sa place pour prêter main forte à son comparse, dans l'intention de m'attraper. Les hommes s'agitèrent davantage en haussant la voix, quand soudain le vent, depuis l'extérieur, frappa la porte en bois. Aussitôt, la folle assemblée se tut.

Je me rendis compte que Iota ne regardait pas vers la porte, à la différence de tous les autres. Elle fixait un homme de dos, assis à une table. Je remarquai alors qu'il était le seul à ne pas participer au délire ambiant. Il était vêtu d'un costume nettement plus contemporain que les autres messieurs.

"Le soleil s'obscurcit."
déclara-t-il d'un ton fatigué.

"Le soleil a rendez-vous avec la lune. Mais la lune n'est pas là et le soleil attend."
murmurai-je d'un ton contracté, en chantonnant à peine.

J'en avais assez d'entendre des boniments et des menaces. Cet homme venait de déclarer un non sens supplémentaire. Je considérais avoir bien le droit moi aussi de tenir des propos sans aucun sens. De plus, prononcer ces paroles de Charles Trenet me réconfortaient, d'une certaine façon.

Curieusement, l'aubergiste se détourna de nous et retourna à ses occupations, ainsi que le reste des hôtes. Etait-ce les mots de l'homme mystérieux qui les avaient intimidés, ou les miens ?

Iota, quant à elle, fixait toujours l'homme de dos. Elle resta immobile dans sa contemplation, avant de brusquement remuer la tête d'un air nerveux et peu naturel, comme si quelque chose la dérangeait. A mon grand étonnement, l'homme de dos bougea la tête dans un mimétisme exact. Je baissai de nouveau les yeux vers Iota ; elle l'observait toujours. Une larme roula sur ses joues et tomba au sol. Une seule. Pourtant, elle semblait toujours impassible. Que voyait-elle à travers l'océan de son regard ?

"Pourquoi pleures-tu ?"
m'enquis-je en tamponnant sa joue avec mon mouchoir.

Elle battit des cils, prit une grande inspiration et posa ses yeux bleus sur moi.

"Je suis désolée, Jules." déclara-t-elle avant de m'entraîner vers l'homme de dos.


crackle bones

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Tant que la tempête fait rage en lui
Il ne peut trouver la paix ni dans la vie, ni dans la mort. Il fera jour après jour ce qui est nécessaire, avec la douleur pour navire et le désir pour boussole.
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Jamie Skyrunner



« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Jamie Skyrunner


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Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 Generation-Kuzco-1

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________________________________________ Jeu 30 Mar 2017 - 10:01

Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 9aaac8d84b990a2900f3858b89d5060db34ab14a?url=http%3A%2F%2F31.media.tumblr.com%2Fec454beb002de42a0d165a104e4fd1b5%2Ftumblr_mwcwtsWEPR1ri5qp0o1_250Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne - Page 3 Tumblr_inline_nzo5miqvCk1rqq37j_500
Could be you, could be me, so let us be you and I.

Jamie n’avait pas tout compris de ce que le vieil homme avait dit, lorsqu’ils étaient finalement arrivés à ‘destination’. Apparemment cela avait un rapport avec les pêcheurs qui l’avait traité de devin au port, mais Jamie ne comprenait pas exactement ce que cela voulait dire. Pour lui, les devins, cela signifiait la même chose que diseuse de bonne aventure à la fête foraine, voir quelqu’un avec un très bon instinct. Autant dire que pour lui, c’était le flou absolu. Mais vu la grimace que fit Héra, ce n’était pas foncièrement très bon signe.

De nouveau, on le poussa en avant, le forçant à entrer dans l’immense bâtisse qui constituait leur destination, à l’instar des deux déesses, et lorsque Jamie regarda par dessus son épaule, il put très clairement voir deux hommes, glaives au côtés, prendre leur poste de chaque côté de la porte principale. Le message était très clair, hors de question de sortir. Et à bien y regarder, Jamie pu constater que la moindre alternative de sortie était ou bouchée ou gardée. Autant dire que plus qu’invités, comme l’avait dit le chef des centurions qui les avaient ‘escortés’, ils étaient prisonniers.

Et ça, sans indice, il savait que ce n’était pas bon signe du tout.

Rapidement, Jamie évalua l’endroit où il se trouvait désormais. De ce qu’il était parvenu à rassembler dans son esprit, il se trouvait dans un autre espace temps, loin, très loin dans le temps. Très probablement en Grèce ou en Italie, et il devait y avoir un Jules pas trop loin. Les soldats qui les entouraient puaient la vinasse et la sueur, mais ils étaient des Centurions. Ce qui signifiait que Jay n’avait aucune chance si il essayait d’en forcer un à les laisser sortir d’ici. D’ailleurs, même si ils étaient prisonniers, il devait bien avouer qu’il s’en tirait à assez bon compte pour le moment. A peine entré dans la pièce la plus bondé de monde, Jamie fût accueilli par des plateaux de raisins tendus par des hommes et des femmes, à des coupes d’eau -presque- fraîche et on le poussa assez rapidement à s’approcher de l’immense table qui composait le centre de la pièce.

Jamie aurait été incapable de distingué la couleur de la table tant celle-ci débordait de nourriture. Bon, d’accord, l’odeur de poisson ambiante était un peu trop forte pour le nez de Jamie, qui se plissa aussitôt, mais cela demeurait très généreux comme disposition. Partout, il y avait des écailles et de la verdure, des fruits et de grosses miches de pain ronde. Et brusquement, Jamie réalisa que l’absence de Famine ne l’empêcherait pas de mourir de faim cette fois. Etrangement, cela suffit à déclencher un brusque appétit chez lui. Après avoir bien vérifié auprès d’une jeune femme, qui lui offrit une coupelle d’eau que Jamie avala aussi avec urgence, qu’il avait bien le droit, Jamie se jeta sur une poignée de figue, qu’il croqua avec joie. C’était tout simplement délicieux, au point que Jamie fut surprit. Il fallait croire que passer des mois à ne plus rien avaler lui avait endormi le palet car chaque bouchée lui semblait un pur bonheur. Au point qu’il se permit même un test, pour vérifier, saisissant une betterave qu’il croqua timidement. Ah non. Ça, il n’aimait toujours pas et rien n’y changerait.

Reposant le légume a moitié croqué sur le côté, Jamie prit un morceau de pain, le mâchant avec impatience. La marche forcé lui avait vraiment donné faim, si bien qu’il sembla presque oublié totalement ses investigations, jusqu’à ce qu’un jeune homme aux boucles désordonnés vint lui tendre une coupe remplit d’un liquide qui ne pouvait être que de l’alcool.

-Un Centurion vous l’offre, expliqua-t-il simplement, repartant dès que Jamie eue prit la coupe entre ses doigts.

Il ne lui fallut pas longtemps pour apercevoir le centurion blond, à l’autre bout de la pièce, qui l’observait avec un regard véritablement dérangeant. Apparemment, le fait de lui offrir du vin devait être une blague désopilante puisque son compagnon brun éclata de rire, vite suivit par le blond, qui revint vite le fixer, croquant avec une espèce d’intensité étrange dans les grains de raisins qu’il portait à sa bouche. Jamie n’avait jamais été un champion de la drague, mais là, clairement, c’était presque sale.

Et rien  à voir avec le jus de raisin qui lui coulait allégrement du menton.

Gêné à l’extrême, Jamie reposa la coupe sur la table, abandonnant son bout de pain par la même occasion, dégageant au plus vite de la vue du centurion… Et il manqua de s’étaler de tout son long, trébuchant sur les pieds de quelqu’un.

-Oh pardon, je suis désol...

Louise eue une sorte de rire, un peu trop aiguë, et Jamie sautilla deux secondes sur place, tâchant de retrouver son équilibre, ce qui la poussa à tendre les mains vers lui, comme pour tenter de le stabiliser, mais sans venir le toucher.

-ça va aller ?

-Je... Oui. Et toi? Excuse moi, répéta-t-il, avec un sourire un peu contrits, j'essaie d'échapper à...

Il eue un geste, un peu vague de la main, avant d’aviser que la jeune femme avait les yeux plutôt… Brillants. Et que son teint lui semblait assez pâle, en comparaison de ses souvenirs. Après, il devait avouer qu’à l’époque, il venait de voir s’échapper son unique porte de sortie, alors il n’avait foncièrement pas été le plus attentif concernant son teint, mais tout de même…

-Je t’ai fais mal ? s’inquiéta-t-il aussitôt, s’approchant doucement d’elle.

-Non t'en fais pas…

Mais son ton demeurait un peu trop lourd pour Jamie. Quelque chose n’allait pas.

-Tu veux t'échapper de qui ? Fit-elle après un instant, regardant par dessus son épaule.

-Un... Centurion qui me prend pour une prostituée apparemment.

Il fit une moue mi gênée, mi amusé, ce qui eue au moins le mérite de la faire rire. Rapidement, elle plaqua sa main sur ses lèvres, mais le rire lui secoua les épaules, et Jamie ne pu s’empêcher de sourire à son tour. Alors certes, il risquait de moins faire le malin si il se retrouvait tout seul face à ce blondinet aux faux airs de Malfoy, mais pour le moment, il se contenta de sourire, passant malgré tout une main nerveuse dans sa nuque.

-Viens, finit-elle par dire, abaissant ses mains pour laisser apparaître un petit sourire contenu, suis moi, on va s'éclipser un peu.

-Je te suis! Louise, c'est ça?

-C’est ça, confirma-t-elle avec un sourire. Et tu es Jamie, celui qui devait m'éliminer pour Popo mais ne l'a pas fait
, continua-t-elle, un sourire bienveillant aux lèvres, avant de baisser les yeux. Je n'ai pas envie de traîner ici de toute façon…

Son sourire se fana aussitôt, et elle se détourna, serrant ses bras autour d’elle comme si soudain, elle avait froid. Doucement, Jamie la suivi, au détour d’une salle, puis d’une autre, toute aussi rempli de monde et de bruit. Malgré lui, Jamie l’observa. Elle semblait si… Perdue dans ses pensées, qu’il n’osa pas vraiment la questionner, préférant attendre qu’elle lui parle. Ce qu’elle finit par faire, s’arrêtant dans l’une des pièces dont les larges portes offraient une vision de la ville d’où Jamie, Héra et Aphrodite étaient venus.

-Pourquoi on est là, à ton avis ?  Murmura-t-elle, si bas, que Jamie du s’approcher pour l’entendre. Je veux dire, reprit-elle, en le regardant cette fois, pourquoi ici et maintenant ? Est ce qu'on doit..  changer les choses ?

-Changer les choses? répéta-t-il, un peu perplexe. Je ne sais même pas comment on a atterrit ici... Ni même ce qui nous arrive...

Elle eue une sorte de moue, fronçant les sourcils, et Jamie baissa d’un ton, s’assurant qu’on ne pouvait pas les entendre.

-Tu n'as rien de bizarre toi? Je veux dire, de.... Choses... Différentes?

-Bizarre ? Répéta-t-elle, le fixant avec surprise. Tu trouve que je suis bizarre ?

-Qu.... Non, non! Pas du tout! T'es... Très bien !

Prix Nobel de l’éloquence ! Parfois sa platitude et sa naïveté pouvait être un handicap des plus flagrant…

-C'est juste... J'ai failli me noyer en arrivant ici. Je suis pas supposé pouvoir me noyer. Je... Respire sous l'eau, normalement. C'est comme si... Le... Cavalier en moi... N'était pas là.

Et il ne savait toujours pas comment gérer cela. Mais la douleur de sa plante de pieds ouvertes n’avait de cesse de lui en rappelé l’entière réalité.

-Tu as atterrit où toi? reprit-il, après un moment, relevant les yeux vers elle, sans souvenir de les avoir baissé.

-Oh. Diane n'a visiblement pas pu contacter Apollon, fit-elle après un instant, s’avançant à nouveau dans la salle, je ne sais pas si le reste de ses pouvoirs sont là mais... Je n'ai plus les miens non plus. Je peux guérir les gens... enfin normalement !

Elle eue un soupir, presque de frustration, s’adossant à l’un des murets qui bordaient l’espèce de terrasse -militairement gardé- où ils avaient atterrit.

-Je suis arrivée dans la forêt, c'est Marcus qui m'a trouvée.

A nouveau, elle resserra ses bras autour d’elle, dans un flagrant réflexe de protection.

-C… Comment tu es arrivé dans cette tenue ? Tenta-t-elle, en le voyant s’avancer à son tour.

-J'ai connu un gars avec ce genre de pouvoir. sourit-il, sans cesser de s’approcher cependant, avant de baisser les yeux vers sa magnifique jupette. Oh ça? Une prostituée me l'a... Offert. Je suppose.

Elle eue une sorte de moue surprise, mimant un sourire, mais Jamie n’était pas dupe. Si il y avait une chose que Sarah lui avait apprit, c’était à lire les différents masque de la tristesse.

-Est-ce que tout va bien?

-J'ai toujours crue que personne ne devait décider de qui devais vivre ou mourir, que les choses devaient se faire seules mais... Là j'en doute.

Son regard se voila, et elle finit par le détourner de lui.

-Je suis désolée, il vaudrait mieux qu'on... trouve un moyen de sortir d'ici. Je n'ai pas envie de rester…

-Louise... qu'est ce qui c’est passé? demanda-t-il d’une voix posée, presque douce, venant s’asseoir à côté d’elle. On t'a fait du mal?

Aussitôt, elle baissa les yeux, passant sa main sur son visage pour ramener une mèche derrière son oreille. Ce qui permit à Jamie de constater la rougeur de ses phalanges.

-A moi non... Mais... Numerus a ... tué un homme…

Un murmure, alors qu’elle se mordit la lèvre, passant furieusement ses mains sur ses joues traîtreusement mouillés.

-Et j'ai rien pu faire…

Ce n’était plus dans ses habitudes. Très clairement, cela n’avait plus rien à voir avec une quelconque habitude dans sa vie, étant donné sa psychose sur le sujet mais cela lui revint comme un réflexe. Comme une évidence. Enfin, cela lui vint en tête comme une évidence mais il lui fallut quelques secondes avant de maladroitement tendre les bras vers elle.

-Tout... Tout va bien Louise, chuchota-t-il contre son oreille, la serrant doucement et gauchement. Tu pouvais rien faire.

Elle eue une sorte de mouvement, comme pour acquiescer ou dire ‘non’ de la tête, mais Jamie ne bougea pas. A peine se crispa-t-il quand il la sentit s’agripper un instant au pan de sa toge, au tissu de son t-shirt l’espace d’une seconde. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps, mais Jamie lui accorda tout celui dont elle pouvait avoir besoin.

-Désolée, je voulais pas... Mais ça va mieux maintenant, assura-t-elle, souriant tristement pour attester de ses mots cependant.

-T’excuse pas.

Elle eue un autre sourire, avant de se redresser, tapant doucement ses mains l’une contre l’autre.

-Bon, on la cherche cette sortie ? Fit-elle, avec un immense sourire.

Jamie n’était pas dupe, au contraire. Il ne connaissait peut-être pas très bien la jeune femme, mais il savait reconnaître une personne dont la tristesse se cachait sous un masque. Et il savait aussi que cet instant de ‘faiblesse’ avait du bien lui coûter…

-Bon plan!

Au moins, elle ne resterait pas seule.

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